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PARIS – AVANT-PREMIERE FRANCE 2
L'HOMME AUX CERCLES BLEUS
Un film de Josée Dayan
D'après le roman : " L'Homme aux cercles bleus  "de Fred Vargas
(Passage télé courant octobre)


L’univers de Fred Vargas, la magnifique réalisatrice qu’est Josée Dayan, en est tombée amoureuse avec le tournage de « Sous les vents de Neptune ».
La voici qui repique au jeu en nous offrant deux nouvelles enquêtes, toujours pour France 2, où nous retrouvons « the lonesome Adamberg » alias Jean-Hugues Anglade et le troublant et énigmatique Danglard, alias Jacques Spiesser, bras droit du comissaire, toujours tiré à quatre épingles.
« L’homme à l’envers » se déroule dans le Mercantour autour d’une série de meurtres violent, le s »cond « L ‘homme aux cercles bleus » se situe à Paris où, après avoir découvert sur les pavés, des cercles bleus entourant des objets hétéroclites, il y découvre un matin une femme égorgée.
C'est un thriller, un vrai psych-polar qui se passe dans Paris la nuit, dans une ambiance glauque qui vous imprègne d'un certain malaise mais où l'humour n'est jamais très loin pour désarmorcer des atmosphères lourdes. Chaque personnage est captivant et attachant pour diverse raisons. Le trio Jean-Hugues Anglade-Jacques Spiesser-Corinne Masiero (photo 2) est fasinant. Charlotte Rampling est absolument fascinante, à la fois étrange et émouvante, Hélène Filières, qui joue Camille dont Adamsberg est amoureux, est à la fois irréelle, insaisissable et nous fait rêver(photo 1)
Avec la maîtrise qu’on lui connaît, Josée Dayan nous plonge dans le monde de Frad Vargas avec ses deux complices aussi surprenants que talentueux avec, en « guest star », la non moins énigmatique Charlotte Rampling au regard troublant.
On retrouve tout ce joli monde autour d’une table pour un sympathique déjeuner où je me retrouve auprès d’un Jean-Hugues Anglade particulièrement agréable, charmant, sensible, touchant. Jacques Spiesser à aussi beaucoup de charme, un magnifique sourire et semble être un bon vivant. Quant à Josée Dayan, quelle personnalité ! quel charisme ! quelle énergie ! On sent chez elle une volonté prête à défier toutes les montagnes !
Et l’on ressent très vite la complicité qui les lie. On sent entre eux un grand plaisir, ce mot étant le leit motiv de nos conversations.

JOSEE DAYAN : le plaisir d’être productrice
« J’aime l’univers de Vargas, ce mélange de profondeur et d’humour et l’idée d’entreprendre une collection s’est vite imposée. D’ailleurs après ces trois volets, je tournerai l’an prochain « Un lieu certain »Mes personnages, interprétés par le duo Anglade-Spiesser, étaient l’évidence même et j’ai pris un énorme plaisir – je dirai même un plaisir jouissif ! – en leur laissant une grande liberté, tout en ayant une grande organisation pour le tournage.
Je voulais à tout prix avoir Charlotte Rampling pour le rôle de Malthilde, car elle est une actrice exceptionnelle et entre tout à fait dans le monde de Vargas.
Mais pour cela, il fallait que je n’aie pas de frein au niveau production car déjà, on est limité dans le temps (on a tourné les 2 films en 38 jours !). C’est d’ailleurs pour pouvoir être totalement libre de toute contingence que je suis devenue productrice. Je n’ai plus rien à demander à personne, je prends les artistes que je veux, et pour moi c’est important d’avoir des comédiens avec qui j’ai des affinités, des désirs, je tourne en 35 mm, je n’ai plus d’intermédiaires, ce qui me fait gagner un temps précieux »

JEAN-HUGUES ANGLADE : le plaisir de retrouver un personnage
« J’aime mon personnage, c’est un loup solitaire, instable, insaisissable et qui a un grand besoin de liberté. Je l’avais tellement aimé que j’étais un peu frustré de le quitter. C’est donc avec une grande joie que je le retrouve et je dois aussi dire que je me retrouve aussi beaucoup dans ce personnage, j’ai beaucoup d’affinités avec lui car j’aime être maître de ma vie, être libre et je suis très solitaire. A 54 ans, j’élève seul mes deux enfants, j’en prends le temps car c’est important pour moi. Je fais – autant que faire se peut – ce que j’ai envie de faire. Je n’ai pas de velléités de passer derrière les caméras et surtout pas vraiment envie de faire du théâtre : faire tous les soirs la même chose, ne me tente pas !
Par contre, j’adore tourner avec Josée Dayan, justement parce que, si elle nous donne beaucoup d’indications au départ, après, elle nous laisse une grande liberté de jeu. Elle nous fait confiance et on se sent vraiment porté. » 

JACQUES SPIESSER : le plaisir de tourner avec Josée Dayan
« Depuis « Les rois maudits », j’ai pu connaître et apprécier Josée Dayan et j’avoue être toujours aussi heureux de la retrouver sur un tournage. Nous avons construit une relation d’amitié, de respect, d’admiration, on s’apprécie vraiment et je suis déjà très heureux de savoir qu’il va y avoir une suite à cette belle aventure. Il y a à la fois, d’un côté une grande précision dans sa façon de travailler, un sens du détail et de l’autre, une extrême confiance en ces comédiens pour nous lâcher la bride et nous laisser une liberté de champ qui nous permet de donner le meilleur de nous-mêmes. Elle nous laisse le choix et ça, c’est rare. J’ai ainsi pu ajouter quelques touches à mon personnage qui est très ambigu, en y apportant un côté obsessionnel, un côté un peu intello, tout en gardant le caractère du personnage écrit par Vargas ».
A noter que « L'Homme aux cercles bleus » a déjà été récompensé l ors du 8e Forum International cinéma et littérature qui s'est déroulée du  19 au 21 mars 2009 à Monaco, Josée Dayan a reçu le prix de la meilleure adaptation.

Evelyne Laurent

© 2008 Evasion Mag