OPERA DE TOULON - CARMEN de Georges BIZET
Vendredi 27 novembre 20h00 - Dimanche 29 novembre 15h00
Mardi 29 décembre 20h00 – Jeudi 31 décembre 20h

C’est par le chef d’œuvre le plus joué, le plus populaire, que l’Opéra de Toulon terminera l’année : « Carmen » de Bizet, tirée de la nouvelle éponyme de Prosper Mérimée, dont chaque morceau de bravoure est ce qu’on appellerait aujourd’hui un tube. Tous les titres qui y sont interprétés sont sur toutes les lèvre de « L’amour est enfant de Bohême » à « La garde montante » en passant par l’air des « Cigarières », « La fleur que tu m’avais jeté », « Près des remparts de Séville »….
Dans cette version présentée à Toulon, nous retrouverons la belle Carmen incarnée par Giuseppina Piunti, alors que ses deux amoureux, Don José et Escamillo seront respectivement interpréts par Romn Shulackoff et Franco Pomponi. N’oublions pas la douce Micaëla, jouée par Nathalie Manfrino.
Avec, évidemment, l’orchestre, chœur et ballet de l’Opéra et le chœur spécialisé d’enfants du CNR Toulon Provence Méditerranée, tous menés par deux chefs d’orchestres : Giuliano Carelle les 27 et 29 novembre et Jean-Luc Tingaud les 29 et 31 décembre.
La mise en scène est signée Frédérique Lombart, la chorégraphie, Erick Margouet.
Tous joueront dans des costumes de Llorenç Corbella et des décors de Gerardo Trotti, mis en lumière par Marc-Antoine Vellutini.
GEORGES BIZET
Né en 1838 à Paris, fils d'un coiffeur-perruquier également professeur de chant et d'une mère pianiste amateur, Georges Bizet, révèle très tôt des dons exceptionnels pour la musique et entre au Conservatoire de Paris à l'âge de neuf ans, où il collectionnera les prix (solfège, piano, orgue, fugue). Composée en 1855, sa Symphonie en ut, malgré sa facture classique, dénote une personnalité certaine. Second prix de Rome avec sa cantate David, puis premier prix avec son autre cantate Clovis et Clotilde, Bizet passe cinq ans en Italie, où il compose des oeuvres déjà remarquables, notamment un opéra bouffe, Don Procopio (1859), inspiré du Don Pasquale de Donizetti et des pièces pour orchestre regroupées en symphonie sous le titre Roma (1860-1868). De retour à Paris, il partage son temps entre les travaux alimentaires (réductions pianistiques d'opéras et composition de mélodies et de pièces pour piano) et ses tentatives pour s'imposer sur les scènes parisiennes. Les Pêcheurs de Perles sont représentés dans l'indifférence du public et de la critique en 1863, malgré les qualités évidentes qui ont assuré à l'œuvre sa pérennité. Fruit d'une commande sur un mauvais livret, La Jolie Fille de Perth, malgré un modeste succès à sa création en 1867, est une oeuvre de moindre originalité. La malchance poursuit Bizet dans les années 1870, déjà marquées par la guerre. Heureusement, il est à l'abri des soucis matériels depuis son mariage avec Geneviève Halévy. Son opéra Djamileh est un échec en 1872. Quant à Don Rodrigue, il ne sera jamais achevé à cause de l'incendie de l'Opéra de Paris. L'Arlésienne, musique de scène pour la pièce d'Alphonse Daudet, composée pour petit ensemble en 1872, ne connaîtra le succès que plus tard, une fois remaniée pour grand orchestre.
Bizet n'a plus que quelques années à vivre, miné par une maladie de coeur et des rhumatismes, lorsqu'il commence à travailler à l'oeuvre qui restera son seul grand succès universel, son opéra Carmen. A la création, en 1875, il sera néanmoins victime des censeurs (à commencer par le directeur de l'Opéra-Comique), qui jugent l'oeuvre indécente, et de l'indifférence du public. Ce n'est qu'à Vienne, une fois arrangé en grand opéra auquel Ernest Guiraud a ajouté des récitatifs, que Carmen connaîtra un succès définitif. Bizet meurt en 1875, au soir de la trente et unième représentation, avant d'avoir pu achever la composition d'un oratorio, Geneviève de Paris. Il avait composé deux autres opéras, moins importants : Numa et Ivan le Terrible, une opérette, La Prêtresse, ainsi que de nombreuses esquisses inachevées. Sa disparition prématurée empêche de savoir quelle place il aurait pu prendre dans l'évolution de la musique à la fin du siècle, entre un Massenet dont le sentimentalisme submergeait l'opéra français et un Wagner dont l'ombre tutélaire influençait et intimidait toute la musique dramatique européenne.
Renseignements, réservations : 04.94.92.70.78