BIOS A GOGO
BRIGITTE BARDOT : PAR AMOUR… ET C’EST TOUT !
par Emanuel BONINI (Ed Alphée – JP Bertrand)
Nième livre consacré à Brigitte Bardot, à qui Henri-Jean Servat a rendu hommage par une expo à Paris et à qui il consacre aussi un livre.
Décidemment, notre BB inspire les auteurs !
Celui est signé Emmanuel Bonini, qui a déjà signé des bios de Piaf, Dalida, Vartan…
Qu’en dire, sinon que l’auteur est un fan acharné de l’actrice car, s’il ne nous apprend pas grand chose dans ses écrits, ceux-ci sont énamourés, dythirambiques, « trop », comme diraient les d’jeuns d’aujourd’hui.
En effet, il veut nous prouver que la star est une sainte !
Il reprend donc tous les sujets et tous ses propos excessifs qui ont fait couler beaucoup d’encre, et, avouons-le, avec astuce et adresse, il les retourne à son profit.
Il est vrai qu’on a beaucoup bavé sur la star et que, si elle n’a pas la langue dans sa poche, elle est souvent allée excessivement loin dans ses propos, ce qui lui a donné une réputation encore plus sulfureuse. Souvent d’ailleurs, ses propos se sont retournés contre elle et, si elle n’a pas toujours tort, elle n’a pas l’art et la manière de s’exprimer et a quelquefois dépassé les bornes.
Il faut savoir trier dans tout ça, ce que ne fait pas Bonini, qui ne lui trouve que des qualités, que des excuses. Bref il finit par nous faire croire que c’est une saint qui n’a que de saintes colères, de saintes intentions, de saints propos que des gros méchants tournent en ridicule ou dénoncent avec colère.
Alors qu’aujourd’hui tous ces propos s’estompent, voici notre guerrier venant ressortir tout ça pour défendre la star… qui n’en a pas vraiment besoin, elle sait se défendre.
Il n’en reste pas moins que BB est une femme engagée, courageuse et sensible et restera « malgré tout » une icône.
En tout cas, elle a trouvé en Bonini un chevalier servant dévoué et admiratif !
MARCEL AMONT : SUR LE BOULEVARD DU TEMPS QUI PASSE
(Ed Christian Pirot)
Lors de nos rencontres sur la tournée « Age Tendre », Marcel Amont m’annonçait ses mémoires qui tardaient à venir.
Les voici, les voilà et notre truculent artiste nous offre là un magnifique et long parcours de vie. Une vie d’artiste avec ses hauts, ses bas, ses traversées du désert, ses joies, ses succès, ses ratages… 60 ans de métier, ça en fait des choses à raconter !
Ce qu’il fait avec une belle énergie, avec un bel humour, avec une belle vitalité et une joie de vivre incroyable. Il mêle sa vie à la vie de la France et l’on voit défiler son histoire et l’Histoire, de sa naissance à aujourd’hui où il fête ses 80 ans, aussi frétillant qu’à 20 ans, comme sa complice Annie Cordy.
Il est – et ce n’est pas une blague ! – le 1 er avril 29. D’où peut-être cet esprit facécieux qu’il a toujours eu et su garder car rencontrer ce jeune homme volubile est toujours un moment unique ! Il écrit d’ailleurs comme il parle, avec cet accent qu’il a su garder de son Sud-Ouest.
De Brassens à Aznavour, de Françoise Hardy à Shirley Mc Laine, de Moustaki à Gréco, il les a tous rencontrés, connus, aimés ou pas, côtyés et n’en est toujours pas revenu !
Il a mené une carrière exemplaire, faite de passion mais il a toujours su rester simple, optimiste mais aussi réaliste.
Seule la fin est quelque peu nostalgique, lorsqu’il voit ses amis partir l’un après l’autre en se disant qu’un jour…
Mais ce jour n’est pas encore arrivé et d’une pirouette dont il a le secret, il ne désespère pas de faire encore le clown dans vingt ans…
Immortel, Amont ? Et pourquoi pas ?
MICHEL BERGER : L’ETOILE AU CŒUR BRISE
par Grégoire COLARD et Alain MOREL (Ed Flammarion)
Dois-je vous l’avouer ? Le peu de fois que j’ai croisé Michel Brger n’ont pas été chaleureuses. Il me semblait lointain, hautain, un peu snob… Peut-être n’était-il que timide, secret, discret, pudique et tourmenté.
Et c’est bien que deux de ses amis intimes, son attaché de presse Grégoire Colard et son ami journaliste Alain Morel, lui aient consacré ce livre et lèvent un temps soit peu un coin de voile de cet artiste jusqu’au bout des doigts, de ce musicien génial et visionnaire, ce Pygmalion qui révéla des artistes comme Véronique Sanson, Daniel Balavoine, Fabienne Thibeault ou relança la carrière de Françoise Hardy ou de Johnny Hallyday.
Car, même si avec ses amis, il ne se confiait guère, à vivre à ses côtés ils apprenaient à le connaître et à mieux comprendre cet homme complexe et certainement pas facile à vivre.
Il faut dire que si la vie lui a donné un talent hors pair, elle lui a offert une vie semée de grandes peines, de sérieux problèmes.
Car, dès son plus jeune âge – 15 ans – il fut confronté au malheur, à la peine de vois son père, le célèbre professeur Hanburger, les abandonner. Le voici chef de famille d’une cadette mais aussi d’un frère aîné qui souffre de sclérose en plaque et qu’il verra mourir. Sa mère, si elle n’avait eu la musique, aurait aussi certainement sombré, tout comme lui d’ailleurs, qui est toujours sauvé par sa passion. Il y aura le suicide de son meilleur ami, l’abandon de son grand amour, Véronique Sanson, dont il ne guérira jamais, la mort de ses amis Coluche et Balavoine et sa fille, atteinte de mucovicidose. Lil n’aura pas à encaisser sa mort venue après la sienne, ni le cancer de France Gall, sa femme, ni l’accident de son fils….
Alors que tout lui réussissait côté métier, sa vie a été semée de malheurs et d’immenses chagrins.
Bref, une vie en noir et blanc que ces deux auteurs nous racontent avec beaucoup d’émotion.
Berger était un boulimique de travail. Peut-être pour supporter tous ces coups du sort. Peut-être parce qu’il sentait confusément que son temps de vie serait trop court. EN tout cas, c’est le portait d’un artiste hors du commun, d’un homme attachant et très méconnu que nous brossent Colard et Morel.
Souhaitons qu’aujourd’hui il ait trouvé son paradis blanc.
DALIDA, LE PROFIL PERDU par Jean-Manuel GABERT
(Ed La Belle Gabrielle)
Dieu sait si, depuis sa disparition, Dalida est un sujet de prédilection pour tous les auteurs en mal d’inspiration ! Aussi, lorsque je découvre quelque chose qui sort de l’ordinaire, j’aime à en parler et ce tout petit livre, qui fait partie de la collection « La légende de Montmartre » est un petit bijou. JM Gabert ne peut bien sûr passer sous silence la vie de la star qui est une grande tragédie antique mais il replace Dalida dans son écrin : Montmartre, un quartier que Dalida a choisi tout de suite après son divorce d’avec Lucien Morisse et qu’elle n’a jamais quitté puisqu’elle y est morte.
Montmartre est un charmant village et « Dali » y avait un eu coup de cœur pour cet hôtel particulier de la rue d’Orchampt, que tous les fans connaissent et vont encore voir même si, hélas, tout a été vendu et où elle ne réapparaîtra jamais à la fenêtre. Elle y avait fait son nid, « sa chaussette » comme aimait à le surnommer. Et elle y a vécu toutes ses joies, toutes ses peines, toutes ses soirées ensoleillées d’amis qui se régalaient de ses énormes plats de spaghetti, toute sa solitude aussi, au milieu d’un décor où la classe se disputait au bon goût.
Jean-Manuel Gabert, d’une belle et émouvante écriture, nous fait prendre les chemins de traverse aujourd’hui hantés par le souvenir de « la belle dame de Montmartre », qui fut marraine de ses Poulbots, qui y avait sa table chez son ami Graziano, qui possède aujourd’hui une place avec son buste, qui dort aussi dans ce cimetière où sa tombe majestueuse sur laquelle elle trône grandeur nature, est toujours couverte de fleurs, plus de vingt ans après.
C’est un livre plein de poésie et de nostalgie… et de souvenirs.
MIKE BRANT DANS LA LUMIERE par Zvi et Yona BRANT & Fabien LECOEUVRE (Ed Marque Pages)
C’est l’album qu’il faut avoir si l’on aime ce chanteur parti trop tôt. Tout d’abord parce que sa famille nous en raconte toute sa courte vie, aidée en cela par Fabien Lecoeuvre passé maître en matière de bios. Et puis parce que ce livre est truffé de belles photos de ce mec qui irradiait de beauté et de sensualité.
Artiste hors pair à la voix immense, il aurait certainement fait une carrière internationale si cette vie d’artiste, au lieu de l’épanouir, l’avait stressé jusqu’à la mort.
Il avait tout pour lui mais je crois, à la lumière de ces écrits, qu’il ne se sentait chez lui nulle part : Il avait quitté ses racine pour devenir star en France et à l’apogée de sa gloire, il n’était plus d’aucun pays. Il avait perdu ses repères, il ne maniait pas le français et se sentait isolé de la vie en France. D’autant plus isolé qu’entouré d’une foule de fans énorme qui l’adorait mais qui le terrorisait. La gloire en avait fait un être cerné, apeuré, solitaire. Le succès ne l’avait pas épanoui, bien au contraire, même si sa vie était de chanter et si chanter a été sa mort.
Ce bel artiste était un être attachant et il est vrai que, l’ayant croisé plusieurs fois dans des circonstances assez intimes (avec Dalida, chez C Jérôme…), lorsdqu’on le voyait arriver, beau comme un dieu, l’air si sûr de lui, on l’admirait d’abord. Et puis, le voyant isolé dans son monde, on avait envie de le protéger, d’aller lui parler… Mais comment lui parler ?
C’est donc un beau livre, émouvant et recelant de plus des trésors de documents superbement présentés.
Les fans aimeront.
LORIE (Ed Marque Pages)
Ce n’est pas une bio mais, comme pour Mike Brant, c’est un livre splendide et luxueux fait pratiquement de photos des plus grans photographes qui ont du vraiment prendre un plaisir extrême à avoir devant l’objectif si beau modèle.
DE la chrysalide d’une très mignonne adolescente est sorti un papillon somptueux et ravissant.
Loris est belle, c’est indiscutable, même pour ceux qui n’apprécieraient pas son répertoire !
Et les photographes le prouvent, en la prenant en scène, en pleine action, nimbée desplus belles lumières qui soient ou alors, posant dans des mises en scène fort originales mettant toujours sa beauté en valeur.
Si Jean-Jacques Goldman en signe la préface, il reste un petit regret : que l’on n’ait pas donné la parole aux photographes pour expliquer pourquoi Lorie et surtout comment sont venues ces idées originales de photos.
Mais bon, les fans, eux, vont certainement acheter deux livres : un pour le garder précieusement, l’autre pour découper ces superbes photos et les accrocher à leur mur !
Bel ouvrage
Jacques BRACHET |