THEATRE DU ROCHER, LAGARDE : OH LES BEAUX JOURS DE BECKETT
MARYSE COURBET REPREND LE RÔLE DE WINNIE
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Depuis sa création Le Bruit des Hommes se consacre exclusivement aux écritures contemporaines : au répertoire du Bruit des Hommes se sont succédé au fil des saisons desauteurs français et étrangers tels que : Pinter, Grumberg, Vinaver, Minyana, Jouanneau, Galéa, Lerch, Corman, Py, Bon, Serena, Siméon, Levin, Pontcharra, Valletti… et des dizaines d’autres qui ont fait l’objet de lectures, de mises en espace ou de travaux d’élèves.
Le passage par la «case» Beckett est incontournable pour qui s’interroge sur le théâtre d’aujourd’hui. Il a ouvert la voie.
L’œuvre de Beckett est une matrice, une référence. Une re-source . La question «mais pourquoi Beckett ?» est une question qui n’est plus à l’ordre du jour. Notre siècle, notre temps ont fait en sorte que le «monde beckettien» ne soit plus une prophétie, une abstraction mais devienne réalité.
L’intérêt du public pour cette oeuvre pourtant déroutante, dans les romans notamment, ne faiblit pas, il ne fait que croître. Il n’est que de voir le succès renouvelé depuis plus de 20 ans du ballet de Maguy Marin «May B».
Après avoir fait découvrir au public une pièce radiophonique « Tous ceux qui tombent », la compagnie propose cette nouvelle version de « Oh les beaux jours »
Mise en scène par Yves Borrini, avec Maryse Courbet et Gérard Lacombe.
OH LES BEAUX JOURS, ou la Symphonie des petits bonheurs….
À la grande souffrance de la disparition, aux grands malheurs qui accablent l’humanité (l’espace de « Oh les beaux jours » n’est rien moins qu’un désert brûlé) Beckett répond par les préoccupations simples de ses personnages : le boire, le dormir, le manger, le marcher, le parler, la pousse d’une seule feuille et même le faire pipi.
Le chapeau de Winnie, sa brosse à dents, son sac à main et son contenu de babioles si indispensables à la vie de tous les jours, aux souvenirs, font d'elle une forcenée de l’optimisme. «Encore une journée divine» répète-t-elle constamment, alors même qu’elle est en train de s’enfoncer inexorablement dans la terre…
Douce ironie, cruelle lucidité, splendide fraternité, désespérante fantaisie, réconfortante fêlure… Voilà qui répond à la question du pourquoi Beckett ?
A voir au Théâtre du Rocher, la Garde, du 18 au 22 mars
18 et 19, 19h – 20 et 21, 21h – 22, 17h
Réservations : 04.94.08.99.34 |