LE JAZZ A BAUDOT
LA SEYNE SUR MER - JAZZ AU FORT NAPOLEON
ASSOCIATION ART BOP
6 JANVIER 2012 : PHILIPPE DUCHEMIN TRIO
Hommage à OSCAR PETERSON
Belle idée de rendre hommage à ce phénoménal pianiste qu’était Oscar Peterson, et Philippe Duchemin est bien placé pour cela. Quant aux frères Le Van on ne les présente plus tant ils font partie de la base et de la force des concerts d’Art Bop.
3 FEVRIER 2012 : JULIE BENOLIEL QUINTET
Julie Benoliel, que je n’ai jamais entendue, mène depuis deux ans un duo avec Willy Caïd. Je ne peux donc en parler, mais vue la qualité des musiciens qui l’accompagnent, ce qu’on fait de mieux dans le coin, et même ailleurs, on peut être assurer d’une belle soirée jazz. Et il y a une voix à découvrir.
20 JANVIER 2012 SALUT A GUY LONGNON
Belle idée que de rendre hommage au fameux trompettiste Guy Longnon qui joua avec Claude Luter et Sidney Bechet dans la grande époque du retour et de la grande aventure du jazz nouvelle-orléans dans les années 50/60 ; il créa en 1964 la première classe de jazz en conservatoire en France, et ce à Marseille ! Et son neveu, Jean-Loup Longnon, qu’on a entendu au Fort, est l’un des meilleurs trompettistes d’aujourd’hui. Pour les amateurs chevronnés, il suffit de lire la liste des musiciens pour voir qu’on y trouve les meilleurs qu’on puisse entendre par ici, et ailleurs aussi ! Alors, à ne pas rater.
17 FEVRIER 2012 MARIO STANTCHEV TRIO
Voici ce que j’écrivais sur Mario Stantchev dans Jazz Hot : Outre ses qualités de pédagogue il est un pianiste remarquable, en pleine maturité. Un toucher délicat avec une attaque franche, un sens rare du groove, une imagination fertile, une technique de virtuose dont il n’abuse pas, privilégiant toujours la musique, l’émotion. C’est aussi un amoureux de la mélodie. Bref un musicien complet et un grand jazzman…Né en Bulgarie il a émigré en France en 1980, parce qu’il n’était pas libre dans son pays. C’est donc un plaisir immense de le retrouver au Fort Napoléon où il est souvent venu, aujourd’hui en compagnie de Sangoma Everett qui a été le batteur du Golden Gate Quartet en 1999 et 2000, puis a joué avec toute le crème du jazz, dont le Niçois Barney Willen, Dizzy Gillespie, Steve Lacy, etc…et même avec Claude Nougaro. On voit l’éclectisme du musicien. Quant au bassiste il se reconnaît les influences de Jaco Pastorius, Scott Lafaro, NHOP, Ron Carter, Stanley Clark, c’est à dire les plus grands ! On connaît aussi ses influences flamenca : voilà donc un beau mélange. Là encore, un concert à ne pas rater. Décidément…nous avons de la chance !
CONCERTS à 21 HEURES 30 : Pas de réservations
Renseignements : 04 94 09 47 18 06 87 71 59 30
email : michel.le-gat@orange.fr
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HYERES - 7ième SAISON JAZZ AU THEATRE
Une saison de Piano Solo
Pour la 7è année, Jazz à Porquerolles prolonge l’événement sur la saison hivernale du Théâtre Denis.
Cette saison le Steinway du Théâtre va frissonner sous les doigts de quelques-uns des meilleurs pianistes de la planète jazz, de Jean-Michel Pilc à Omar Sosa, en passant par Stephan Oliva, Laurent de Wilde ou Joachim Kuhn ! De quoi découvrir ou redécouvrir toutes les nuances et couleurs de cet instrument pas comme les autres…
Nous retrouverons également le Tremplin Jazz à Venir les 4 et 5 mai prochain, la quatrième édition de l’unique tremplin consacré aux jeunes jazzmen du Sud de la France.
Voici donc une chance unique de voir et d’entendre quelques-uns des grands pianistes de jazz, dont trois français. Le premier à venir sur la scène étant Jean-Michel Pilc ; Pour le présenter à ceux qui n’ont pas le plaisir de le connaître je me permettrai de reproduire ma chronique de son dernier disque « Essential » parue dans Jazz Hot le 31 octobre 2011 :
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Jean-Michel Pilc est venu à New York en 1995 où il forma son fameux trio avec François Moutin (b) et Ari Hoenig (dm). On sait qu’il est l’un des grands pianistes d’aujourd’hui, d’une richesse et d’une invention harmonique époustouflantes, à la tête d’une belle discographie.
Il est l’un des rares jazzmen autodidactes de cette génération - dans les suivantes il n’ y en a plus - puisque pratiquement tous passent par de grandes écoles, ce qui est inévitable et nécessaire certainement vu l’évolution du jazz, qui en moins d’un siècle est passé d’une musique de l’instinct, de l’émotion, à une musique très savante , à l’instar de la musique classique européenne qui est partie des mêmes prémices, de la monodie aux complexités actuelles en passant par la polyphonie, mais ceci en plusieurs siècles, avec des phares majeurs au long des siècles. Accélération de l’histoire oblige, et puis quand le jazz est né, il y avait déjà eu des Purcell, Monteverdi, Haendel, Bach, Vivaldi, Mozart, Beethoven, Chopin, Wagner, Debussy, Fauré, Poulenc, et quelques dizaines d’autres. Il était inévitable que le jazz évolue et se complexifie avec la rencontre des autres musiques, d’autant que pour sa naissance il doive beaucoup aux musiques européennes. Ce qui n’a rien à voir avec cette bouillie sonore qu’on auréole du mot de « world music ». J’écoute et j’aime les faces les plus complexes du jazz d’aujourd’hui, mais je n’y trouve jamais le même plaisir, la même émotion, qu’en réécoutant les solos du Hot Five et du Hot Seven, les
fondements du jazz ; mais peut-être parce qu’il y a plus de 60 ans je suis entré en jazz par Louis Armstrong. Cependant, cette grâce, ce swing, cette puissance, cette sonorité jamais retrouvée, cette générosité du chant humain… Tout cela pour dire que Jean-Michel Pilc résume et porte en lui cette évolution du jazz. Dans sa musique on entend le ragtime, Duke Ellington, Dave Brubeck, Bill Evans, et toute la palette du piano jazz, plus le romantisme et l’impressionnisme ; et c’est impressionnant ! Ecouter ce qu’il fait de standards comme « Caravan », « Someday My Prince Will Come », « Take The A Train », « Blue In Green », « Mack The Knife », c’est inouï, c’est renversant, décapant ! Quant à ses 6 tableaux c’est une merveille de palette sonore. Comme quoi les autodidactes ont toujours été les princes du jazz.
Jean-Michel Pilc enregistra en deux soirées en public sur un piano Fazoli F-228 au son ample et cristallin, qui convient parfaitement au phrasé lumineux et détaché du pianiste
Le CD se termine par une video live pendant laquelle on voit et entend le pianiste jouer « Etude-Tableau N° 4 », version plus longue (5’ 30) avec une main gauche en ostinato, et bien sûr complètement différente de celle du CD (2’51) qui est plus brisée, avec une main gauche plus rythmique, plus en échange avec la droite.
Un disque « essentiel ».
Serge Baudot
Samedi 28 janvier 2012 à 21h : Jean-Michel Pilc
Vendredi 17 février à 21h : Joachim Kühn
Samedi 17 mars à 21h : Stephan Oliva
Samedi 7 avril à 21h : Omar Sosa
Samedi 16 juin à 21h : Laurent de Wilde
Renseignements et réservations : 06.31.79.81.90 ou 08.92.68.36.22
www.jazzaporquerolles.org
Théâtre Denis – 12 cours de Strasbourg – Hyères 83400 |