PARIS 19 MAI
ISABELLE AUBRET AU PALAIS DES SPORTS
Un grand moment d'émotion

Frêle dans sa robe longue blanche telle un ange c'est avec une grâce infinie qu'elle arrive sur scène et va interpréter de nombreux succès avec sa façon à elle d' ouvrir les bras, cette douceur dans ses gestes et cette voix si mélodieuse.
Elle est accompagnée par l'Orchestre Symphonique National de Debregen (Hongrie) dirigé par son complice de la tournée "Age Tendre" : Guy Mattéoni.
Tel un roc mais si près du roseau, Isabelle charme le public du Palais des Sports avec ce sourire qui force l'émotion et l'amour dont elle est emplie, nous offrant un répertoire qui passe d'Aragon à Brel et bien sûr son Ami Jean Ferrat où se mêlent les chansons d'amour, de guerre ou des cris de révolte.
Messagère lumineuse, elle nous entraîne dans un tourbillon d'émotion et fait palpiter nos cœurs.
D'un courage et d'une volonté exemplaires, notre belle enfant du Nord et pourtant si près du soleil, minuscule sur cette immense scène mais grande par sa prestance, elle nous emporte dans ses paroles de poètes, paroles d' amour, d'espoir, telle une magicienne qui se donne corps et âme avec un charisme incroyable.
Elle nous entraîne de succès en succès : Ma France - La source - La chanson universelle - C'était avant - Un jour - Le temps des cerises - Bd Aragon- Deux enfants aux soleil - Beyrouth - Le Plat pays - Aimer à perdre la raison- Les vieux - Nuit et brouillard - Amsterdam - La Fanette - La montagne avec un public qui chante à l'unisson avec elle - La quête - C'est beau la vie... L'espérance est la même, dit-elle, de Paris à Pékin...
Parmi les grands auteurs, Michelle Senlis était présente.
Comme la source, écoutez là chanter, Isabelle, elle nous fait vibrer de la tête jusqu'au pieds !
Interprète exceptionnelle, cette femme de cœur est heureuse sur scène et ça se sent.
Chante, chante Reine Isabelle avec ta joie de vivre... que c'est beau, c'est beau la vie...
Rappelons-nous qu'en 1962 Isabelle Aubret remporta le grand concours de l'Eurovision avec " Un premier amour " et qu'elle fut tête d' affiche des saisons 4 et 5 de la tournée "Age tendre et tête de bois" .
Ce Palais des Sports fut un moment magique.
Evelyne Laurent
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ISABELLE SUR TOUS LES FRONTS
Isabelle AUBRET : "C'est beau la vie" (Ed Michel Lafon)
Alors qu'Isabelle s'était faite discrète durant des années, même si elle n'a jamais cessé de chanter de par le monde et de nous offrir régulièrement de magnifiques disques, voilà qu'avec la tournée Age Tendre, où elle a obtenu un succès colossal, la disparition de son "tonton" Jean Ferrat, son Palais des Sports et ses 50 ans de carrière, notre belle Ophélie aux yeux d'azur revient au premier plan. Enfin on la redécouvre. Enfin on la remet à la place d'honneur dans une chanson française qui ne se remet pas d'avoir perdu Ferré, Ferrat, Brel, Brassens, Barbara...
Et aujourd'hui, elle si secrète, la voici qui nous raconte son histoire. Et quelle histoire, entre "Cendrillon" et "Les Misérables" mais jamais avec misérabilisme, sans jamais une plainte ni un regret... Avec seulement beaucoup d'amour et de tendresse, avec beaucoup de naturel et d'humilité, elle nous offre une ode à ses parents, à sa mère surtout, à ses frères et sœurs qui, comme des points de suspension, participent à ce livre en racontant, non pas l'artiste mais la petite fille, la sœur, la femme, faite d'amour, de bonté, d'un optimisme à toute épreuve malgré une vie chaotique qui ne l'a pas toujours épargnée. Bien évidemment, Gérard Meys, producteur de Ferrat mais aussi producteur et mari d'Isabelle, est omniprésent dans ce livre, lui qui fut longtemps en pointillé dans sa vie. Cet être qui ressemble à un ange, possède un caractère bien trempé, une force de persuasion inouïe, un optimisme à toute épreuve. Elle ne voit jamais le côté négatif des choses et sa volonté est incroyable.
Une enfance difficile, l'usine à 14 ans, des accidents spectaculaires et on ne peut plus graves mais au-dessus de tout cela, l'amour d'une famille unie, la passion de la musique, la certitude que la chanson c'est sa vie et... que c'est beau, c'est beau la vie !
Ce livre est chargé d'émotion et moi qui ai la chance de la connaître un peu, en parcourant les villes avec elle, je la retrouve telle quelle, si simple, si généreuse, si attentive aux autres, si indulgente. Elle n'a jamais oublié ses origines et elle parle de tout cela avec une sincérité rare surtout dans ce métier où le paraître a tant d'importance.
Elle se raconte en toute simplicité et l'on ne peut que l'aimer un peu plus, notre belle Isabelle.
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Isabelle AUBRET chante FERRAT (disques Meys)
Un somptueux coffret, digne de la grande dame reconnue de la chanson française et Dieu sait s'il y en a peu : Barbara, Gréco, Anne Sylvestre... Et après ?
Mais surtout Isabelle, qui chante depuis toujours de superbes mélodies avec des textes sublimes, beaux, ressentis mot pour mot. Car Isabelle est exigeante et avec Ferrat, Aragon, Fanon, Guichard, Leprest, Coulonges, Lemesle, Michelle Senlis - seule femme au milieu de tous ces grands bonshommes et non la moindre - elle a trouvé des artistes à la mesure de son talent, de ses envies, de ses besoins de perfection.
Gérard Meys, toujours si proche et toujours dans l'ombre, offre ici un cadeau magnifique - et oh combien mérité ! - à Isabelle, après le merveilleux coffret consacré à Ferrat. Et un merveilleux cadeau à ces milliers d'amoureux de la belle chanson et de ce duo inséparable qu'est Ferrat-Isabelle
Ferrat-Isabelle, Ferrat-Isabelle-Aragon... et les autres... Ce coffret de 3 livrets et 3 CD est fait d'amour et de révolte, de légèreté et de profondeur, de sérénité et de colère mais toujours d'émotion car Isabelle, c'est l'émotion à l'état pur, par une voir d'ange pur, au regard d'un bleu aussi pur...
72 chanson qu'on écoute jusqu'à satiété tant chacune d'elles et un bijou. Et en prime une sixième petite rondelle : un DVD avec sa chanson hommage à Jean : "Sa montagne" d'Alain Leprest et Romain Didier, où l'on retrouve ces deux beaux visages et surtout Ferrat l'Ardéchois cœur fidèle dans ces paysages qui sont les miens aussi, que je connais par cœur, comme lui les connaissait...
Et comment ne pas avoir les yeux embués de larmes...
Jacques Brachet

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