ST CYR SUR MER – FESTIVAL DE FREGATE
TINA ARENA… OUI, MAIS…
Elle arrive sur scène avec une coiffure aussi improbable que sa robe, petite liane tout de noir vêtue.
La salle est pleine pour redécouvrir cette jolie chanteuse australienne aux yeux tristes.
J’écris « redécouvrir » car il est vrai que ces dernières années elle s’est faite rare chez nous. Il faut dire que, chantant en plusieurs langues et grâce à son premier succès, BO de « Zorro », elle est très vite devenue internationale, même si, en France, elle a fait à la suite quelques jolis succès comme « Les trois cloches », reprise de Piaf, « Aimer jusqu’à l’impossible », « Je m’appelle Bagdad », « Aller plus haut… »
Trois petits tours et puis s’en va…
Nous étions donc heureux de la retrouver sur scène et, si elle a une pêche d’enfer, si elle communique magnifiquement avec le public dans un français approximatif, si elle a une grande voix, il manque un je ne sais quoi qui en fasse une véritable star.
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Elle n’a pas un répertoire extraordinaire, hormis ses quelques succès qu’elle nous chante évidemment, le reste, pour la majeure partie, nous reste inconnu, les mélodies ne sont pas accrocheuses et toutes sur le même ton.
La voix également reste assez plane, légèrement aiguë et, si elle est au demeurant charmante et chaleureuse, il manque cette petite étincelle pour nous faire vibrer.
Par contre, elle a une totale complicité avec ses musiciens et pour le duo de « Zorro » elle a trouvé une voix superbe pour lui répondre.
Il y a donc eu, durant ce tour, quelques moments où, reconnaissant la chanson, on s’y accrochait, à d’autres où, faisant participer la salle, elle mit presque le feu.
Mais le tour est tout de même resté en demi-teinte et l’on attend d’elle des chansons plus percutantes. Elle le peut.
Attendons… donc, avec ce prochain disque en anglais qu’elle nous promet.
Jacques Brachet |