Crimes à la télé

France 3 – Mardi 17 décembre A 21.05
Crimes parfaits
2 x 52 min
Écrit par Céline et Martin Guyot
Réalisé par Lionel Chatton

CRIMES PARFAITS

Le crime était-il parfait ? Rien n’est moins sûr… Nouveaux épisodes de la collection « Crimes parfaits » avec Philippe Caroît et Garance Thenault, prêts à démêler le vrai du faux.
Avec Philippe Caroit et Garance Thenault
Épisode 3 – Pour l’éternité
Le soir de son mariage, Iris, une jolie séductrice, est froidement assassinée par Mathilde, l’organisatrice du mariage.
Mathilde a soigneusement prémédité son crime, de façon à le faire passer pour un suicide… Mais, en dépit de toutes les précautions prises, pas assez soigneusement pour berner le commissaire Roche.
Guests : Gwendoline Hamon et Aurélie Vaneck

CRIMES PARFAITS CRIMES PARFAITS

Épisode 4 : À cœur ouvert
Le célèbre professeur David se débarrasse de Cédric, un infirmier qui jouait les maîtres chanteurs, en mettant en scène le meurtre de manière à ce que tout le monde pense que c’est lui qui était visé en raison de ses prises de position favorables à l’IVG. Mais le commissaire Roche n’est pas exactement « tout le monde »…
Guests : Jean-Yves Berteloot et Sandrine Quétier

France 2 – Vendredi 20 décembre à 21h05
Le crime lui va si bien
90′
Ecrit par Olgan Vincent et Stéphane Kaminka
Réalisé par Stéphane Kappa

LE CRIME LUI VA SI BIEN

Au départ, la capitaine Gaby Molina n’était pas du tout censée s’occuper de cet accident de voiture mortel en rase campagne. C’était du ressort des gendarmes. Mais voilà, Gaby a autant de flair que son chien truffier. Elle en est sûre : Harry Fergusson, célèbre écrivain anglais installé dans son village, a été assassiné et le crime maquillé en accident. Elle n’était pas non plus censée faire équipe avec cette Céline Richer, débarquée de Paris. Un binôme, c’est niet ! Il faut en convenir, Gaby n’a pas un caractère facile d’autant qu’elle mène la double vie peu ordinaire de flic et paysanne. Sa ferme, héritée de son grand-père, a beau s’écrouler, le toit fuir, pas question, là aussi, d’y renoncer. Et pour calmer son banquier, rien ne l’arrête : jouer les vigiles en boîte de nuit, dealer ses truffes, et même faire chambre d’hôtes, pourquoi pas ? Avec l’aide de son indic Vargas, Gaby va vite découvrir qu’Harry Fergusson allait publier un livre où il allait dénoncer un crime resté impuni. L’a-t-on tué pour l’en empêcher ?

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Avec : Claudia Tagbo, Hélène Seurazet, Stéphane Freiss, Guillaume Denaiffe, Julien Ratel, Bruno Lochet, Laurent Manzoni, Norbert Ferrer

 

 

 

Toulon – Le Telegraphe : Joyeux anniversaire !

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Il y a un an, le 24 novembre 2018, naissait dans l’ancienne poste de Toulon, 2, rue Hyppolite Duprat, le Telegraphe, lieu de culture unique, original, à la fois beau et convivial, devenu en, une seule année un lieu incontournable de la vie culturelle toulonnaise. Un lieu de découvertes, de rencontres, où tous les arts, toutes les expressions sont représentés, du théâtre à la danse en passant par les musiques, les arts plastiques, le cabaret, le cinéma, la science…
L’on peut y découvrir des spectacles en tous genres, des expositions, y pratiquer des ateliers de création et aujourd’hui un atelier de lithographie, «Empreinte» animé par Mario Ferreri, l’un des derniers lithographes en France.

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Pour fêter cet événement, son directeur, François Veillon, fils de la célèbre nutritionniste Marion Kaplan, tous deux instigateurs de ce magnifique projet, nous offrait un grand brunch tout droit issu de chez « Maman», traiteur et restaurant sis  2bis, rue Baudin, qui nous a offert entre autres mets délicieux, sa spécialité, le burger mouillé cuit à la vapeur, garni de sauce bolognaise… Une tuerie !
C’est dans le bar-restaurant du rez-de-chaussée, qu’a donc débuté cette journée anniversaire, alors que les hamburgers cuisaient dans le «Vitaliseur» inventé par Marion Kaplan, tenu par Florent Lamiaux qui, avec son éternel sourire, sa gentillesse et son humour, a pris un bain de vapeur tout en discutant avec tout le monde.

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Suite à ce brunch apprécié de tous, nous avions rendez-vous au premier étage dans l’atelier Empreinte, où, dans son coin, très concentré, Mathurin Louis préparait le dessin de l’affiche anniversaire qu’allaient réaliser Mario Ferreri et Joël Ramos, sous l’œil attentif d’un public silencieux et curieux. Affiche qui sera tirée et vendue à 30 exemplaires seulement, véritable travail d’art ancestral.
Et puis la musique et la danse prirent la relève avec le groupe marseillais Rara Woulib qui, pour la circonstance, avait invité quarante choristes gospel à se joindre à lui. Ambiance on peut plus festive et joyeuse.

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Durant cette journée, deux femmes d’exception, étaient présentes : Marion Kaplan et Rona Hartner.
Marion Kaplan est donc, comme je vous l’ai dit, nutritionniste connue et reconnue, qui nous a offert de nombreux livres sur l’alimentation, la micro nutrition, la psychologie.
Dès 15 ans, elle s’intéresse au «bien manger» en découvrant… le jeûne ! Depuis, elle a collaboré avec les plus grands professeurs : Henri Joyeux, André Cocard, Catherine Kousmine, Alain Bondil, Albert-Claude Quemoun, Vincent Castronovo… Elle anime des séminaires et est aussi l’inventeur de ce Vitaliseur qui conserve toutes les spécificités, les vitamines, les qualités nutritives des aliments… Et c’est délicieux !

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Rona Hartner est une artiste multi-casquettes : chanteuse, danseuse, comédienne, qui a un parcours original et incroyable.
Née à Bucarest, franco-roumaine d’origine allemande – ce qui n’est déjà pas banal ! – parlant cinq langues, sa carrière est parsemée de récompenses. La liste des gens avec qui elle a collaboré est impressionnante : David Lynch, Tony Gatlif, Charles Berling, Romain Duris, Denis Granier-Deferre, James Ivory, Xavier Deluc, Brigitte Roüan, Jean-François Séevenin… et j’en passe !
Elle joue de la guitare, du piano, du sax, danse et chante. Elle a entre autres sorti un album en hommage à Boris Vian, chante du jazz, du tzigane, du gospel…
Incroyablement, elle est venue s’installer à Toulon où elle s’est mariée l’an dernier… au Télégraphe dont elle est la marraine !
Un gros grain de folie, une grosse pincée d’humour et de joie de vivre… elle mérite le détour !
Nous reviendrons sur ces deux femmes exceptionnelles.
Ce fut une belle journée de convivialité, de joie, de bonne humeur et l’on souhaite un joyeux anniversaire et une longue route à ce lieu magnifique, chaleureux et multi-culturel.
On en avait bien besoin !

Jacques Brachet

Sanary – Théâtre Galli
Christian VADIM : «J’ai découvert ma drogue : le rire»

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Que voilà un duo plein de charme reformé 25 ans après sa première rencontre !
Charlotte Valandrey qui, en ce moment, a beaucoup de problèmes dans la série de TF1 «Demain nous appartient» et Christian Vadim qui a momentanément quitté ses deux compagnons de route Philippe Lellouche et David Brécourt pour partir tous deux en tournée avec la pièce de Benjamin Auray «Station Bonne Nouvelle».
David est chef de cette station qui est fermée pour rénovation et dans laquelle il dort pendant les travaux. Arrive en pleine nuit Julie, qui veut avoir des nouvelles de son mari travaillant avec David à la station.
En pleine crise d’hystérie elle apprend que son mari est parti avec une bimbo et se déchaîne sur ce pauvre et naïf David qui n’y est pour rien.
Autant il est placide, autant elle est survoltée et ça va faire des étincelles entre eux jusqu’à ce qu’elle arrive à se calmer… La suite, il fallait être à Galli pour le savoir et pour cela affronter la tempête !
Charlotte, au fil des ans, est devenue une amie dont chaque rencontre est un plaisir. Christian, c’est plus récent, rencontré au fil des ans sur les pièces qu’il a jouées avec ses acolytes.
Arrivés tard à cause des intempéries, Charlotte viendra juste pour la bise et la photo car elle doit se préparer. Christian, lui, m’accorde un moment d’entretien.

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« Alors Christian, tu as quitté ton trio de prédilection ?
(Il rit), oui, mais pas pour longtemps puisque nous repartons en tournée dès le mois de mars !
Parle-moi de cette nouvelle pièce 
J’ai été approché voici un an et j’ai demandé à la lire. Je devais retrouver Charlotte avec qui je n’avais plus joué depuis «Roméo et Jeannette» de Daniel Ivernel et ça remonte à 92 !
J’ai donc demandé à ce qu’on fasse une lecture  et ça a tout de suite collé entre nous.
Comment définirais-tu cette pièce ?
Ce n’est pas une comédie de boulevard, je dirais que c’est une comédie naturaliste avec des dialogues de tous les jours, une comédie moderne comme on en faisait aux États-Unis dans les années 50/60. Une pièce toute simple qui met en scène deux personnes qui se détestent, qui s’apprivoisent et on se doute de sa finalité mais c’est léger, plein d’humour, de tendresse et on ne boude pas son plaisir de la jouer.
Aujourd’hui, tu as pris le parti de faire rire et avec talent !
Merci ! C’est vrai que j’ai découvert cette drogue grâce à Philippe Lellouche qui a senti très vite ce potentiel qu’il y avait en moi. C’est plus difficile de faire rire que de faire pleurer ! J’avais déjà flirté avec la comédie que j’avais jouée avec Marie Fugain en 94 «Mec, mic, mac», Marie que j’ai retrouvée dans «Boire, fumer et conduire vite». J’ai très vite senti que j’avais des affinités avec la comédie.

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A propos de ce trio qui a fait ses preuves, n’y a-t-il pas à un moment une lassitude ?
Ça n’a jamais été le cas, je crois qu’on ne s’est jamais posé la question. On est amis, on s’entend bien, on aime se retrouver, à la ville comme à la scène et repartir avec eux est toujours un plaisir. C’est pour ça qu’on se retrouve en mars avec «Le jeu de la vérité», avec en plus Gaston Lagaf’.
Lagaf’ que je retrouverai en septembre prochain dans une comédie à quatre personnages de Nadège Méziat. Cette pièce est l’enfant naturel de «Brèves de comptoir» et de «Trois hommes et un couffin» !
On te retrouve dans une série TV sur TF1 «Quand sort la recluse»
Ce n’est pas une série, ce sont des unitaires tirés de l’œuvre de la romancière Fred Vargas qui écrit des polars. J’ai joué dans un épisode. Il y a une magnifique distribution : Jean-Hugues Anglade, Jacques Spiesser, Sylvie Testud, Elizabeth Depardieu, Pierre Arditi, Corine Masiero….
Et tu n’es que dans un épisode ?
Par la force des choses… je pars en prison !
Tu joues beaucoup au théâtre et à la télé, on a pu te voir dans de nombreuses séries : «Nina», «Section de recherches», «Alex Hugo»…Et le cinéma ?
J’ai tourné «A cause des filles ?» de Pascal Thomas avec Audrey Fleurot et j’ai tourné cet été à Marseille avec Monica Bellucci.
Donc jouer à la télé n’empêche pas de jouer au cinéma ?
Pour moi non car je n’ai jamais joué dans des séries récurrentes. Le problème est lorsqu’on te voit durant des mois dans une série , tous les soirs, ou toutes les semaines. Forcément ça te marque et souvent, à cause de ça, on est honni par le cinéma qui est un monde très différent et l’on atteint très vite le plafond de verre. La question ne se pose pas avec le théâtre. Beaucoup de comédiens dits «de télévision» font du théâtre. Mais avec le cinéma c’est plus compliqué, même si les comédiens de cinéma passent à la télé, le contraire est encore difficile. Il n’y a que Jean Dujardin qui s’en est bien tiré !»

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Charlotte vient nous rejoindre pour la photo et il est bientôt l’heure d’entrer en scène.
Et nos deux comparses vont s’en donner à cœur joie dans un dialogue brillant, vif, rapide, chacun étant l’antithèse de l’autre, ce qui donne des situations cocasses et une pièce enlevée et drôle.
Malgré la pluie qui a fait peur à quelques spectateurs, le succès était au rendez-vous et Christian a remercié les courageux ayant affronté le temps !
Un duo d’acteur plein de charme et de drôlerie.

Jacques Brachet

Marseille : Galerie1809 présente son « Expositon de Noël »

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Du jeudi 5 décembre au mardi 17 décembre 2019, Galerie1809 présente sa grande exposition de Noël.
En cette occasion, Galerie 1809 a chosi de mettre en avant six artistes,principalement de la région :
Laëtitia Giraud : lumières et couleurs étranges de la nuit
France Gobbo : des paysages urbains entre fiction et réalité
Alexandra Delya : notre coup de cœur Art Brut du moment
Valérie Betoulaud : un univers mêlant nostalgie et modernité
Renaud Grizard : une valeur sûre de l’art contemporain
Grégoire Gardette : Reverso ou une vie à rebours 2019-1961
Artistes présents côté corner shop :
Stéphane Dupuis, Alexandra Melin Lopez, Clément Garnung, Lionel Borla, Valérie Betoulaud, Julien Solé, Raphaële Anfré, Nathalie Berger, Salam, Alexandra Delya, Elise Oudin Gilles, Sophie Geider, Séverine Dietrich, Sébascen Arcouet, Lcot, Marynn, Cécile Pujol, Julien Isnard, Silas, Clémence Renaud, Florent Touchot, Amandine Maria, Sourski.
L’exposition aura lieu juste à côté du Vieux Port, au 84 rue d ela République, dans un bel eipace de 250M2.
«Les amateurs d’art et collectionneurs, ainsi que le grand public, pourront apprécier cette nouvelle exposition de Galerie 1809 où une fois de plu éclectisme des artistes de la galerie mais aussi où de nouveaux artistes sont à l’honneur. Pour cet événement nous avons sélectionné dei artistes aux styles et univers variés, est il y aura un corner shop avec une sélection petits formats, parfaite pour se faire plaisir ou pour offrir, avec Noël qui
approche !» nous explique Florent Touchot, artiste est co-fondateur de Galerie 1809.
Vernissage vendredi 6 décembre 2019 à partir de 18h30
Adresse : 14 rue de la République 13001 Marseille
Métro Vieux Port – Parking Charles De Gaulle – Parking République
Exposition tous les jours du 5 au 17 décembre 2019 de 11h à 19h30.
contact@galerie1809.com – Florent Touchot 06 64 19 93 16

OPERA de TOULON : Les pêcheurs de perles

vendredi 27 décembre – 20h – dimanche 29 décembre – 14h30 – mardi 31 décembre – 20h

Les Pecheurs ©Dominique Jaussein Opéra de Nice

Opéra en trois actes de Georges Bizet (1838-1875)
Livret de Michel Carré (1822-1872) & Eugène Cormon (1810-1903)
Création : Paris, Théâtre Lyrique, 30 septembre 1863
Mise en scène Bernard PisaniScénographie Alexandre Heyraud
Avec : Leila Anaïs Constans – Nadir Reinoud Van Mechelen – Zurga Jérôme Boutillier Nourabad Jacques-Greg Belobo
Orchestre et Chœur de l’Opéra de Toulon dirigé par Robert Tuohy
« Les Pêcheurs de perle »s, un conte oriental qui invite à la rêverie à partir de légendes et fables d’autrefois.
Une plage sur l’île de Ceylan, la mer, omniprésente, allant jusqu’à la brûlure… Je laisse délicieusement vagabonde rmon imagination à l’écoute de cette partition sensuelle, envoûtante et soudain les images hollywoodiennes des films de mon adolescence défilent et se bousculent…
Comment Bizet, n’ayant jamais quitté Paris mis à part un voyage à Rome en 1857, peut-il ainsi s’imprégner d’espaces lointains et nous distiller leurs effluves enchanteurs ?
Les premières vagues glissent sur le plateau bleuté, cinq hommes du haut de leurs mâts sont en observation ! Ce sont cinq danseurs, cinq danseurs-pêcheurs, omniprésents tout au long de l’ouvrage. Puis un Temple doré dans le lointain se meut tandis que Leïla, irréelle, surgit de l’onde et se hisse au sommet d’un rocher improbable !
L’antre nacré de Zurga, le dégradé ocre orangé des costumes et le camaïeu bleuté du décor sont les tons dominants de cette conception scénographique flirtant avec le baroque.
Ainsi mon rêve commence… Et si ce rêve devenait réalité !…

Bernard Pisani, metteur en scène

Toulon – Fête du Livre
David LELAIT-Helo dans l’intimité de la reine d’Angleterre

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Paul Scarborough est un garçon timide, timoré, sans ambition réelle, que sa femme a quitté et qui vit à Londres chez sa mère.
Sans boulot, il boit plus qu’il ne devrait et vit un peu comme un zombie.
Jusqu’au jour où il entend à la radio que le Brexit a été voté. Tout à coup le voilà qui se réveille, qu’il s’énerve pour la toute première fois et qu’il prend une décision, ce qu’il n’a jamais fait de sa vie : il décide d’aller rendre visite à la reine d’Angleterre.
Il semble qu’on ne puisse approcher facilement sa majesté, cloîtrée dans son immense palais de Buckingham mais, aujourd’hui il ose et est prêt à toutes les tentatives pour l’approcher.
En fait, ce ne sera pas si difficile, profitant d’un jour de visite du palais, il se laisse enfermer dans ce lieu immense où, quand vient la nuit, il arpente couloirs et escaliers pour trouver la chambre de la reine… qu’il trouve, s’y introduit et découvre la reine endormie.
La reine se réveille et, à peine surprise de cette intrusion, contre toute attente, elle commence à discuter avec Paul, le trouvant sympathique et la faisant sortir de son ordinaire. Et voilà que tout étonné, il va converser toute la nuit avec elle.
David Lelait-Helo nous offre avec ce roman «Un oiseau de nuit à Buckingham» (Editions Anne Carrière), un conte original, surréaliste plein de fantaisie, d’humour et d’émotion mêlés et lui qui est habitué à écrire des biographies, il nous raconte habilement une situation improbable et nous fait découvrir la reine comme on n’aurait jamais pu l’imaginer, qui, si elle n’était pas ce qu’elle était, aurait pu être une ménagère lambda, qu’on découvre en chemise de nuit liberty, qui n’en peut plus de s’ennuyer, de se geler dans cet immense vaisseau.
Ayant trouvé cet être simple et naïf, elle va se confier comme jamais elle ne l’a fait, lui raconter des bouts de sa vie passée à faire quelque chose dont elle ne rêvait pas : être reine, une vie pas si rose que ça, pas idéale du tout, qu’elle subit par la force des choses.
C’est à la fois drôle et émouvant, même si David extrapole un peu, n’étant pas dans l’intimité de la reine ! (Enfin, je le pense que si c’était le cas, il m’en aurait parlé !) C’est aussi une réflexion sur la liberté, cette liberté qu’en fait elle n’a jamais connue, sur la destinée, la sienne n’ayant pas été choisie «of course» et l’on suit donc ce dialogue avec délice et curiosité.
C’est à la Fête du Livre que je retrouve cet ami chaleureux qui est à la fois journaliste, biographe, auteur de chansons et de romans et de recueil de sagesse.

David, la reine d’Angleterre pour héroïne… Gonflé, non ?
Ça fait écho à un fait divers qui s’est passé en 82, où un homme s’était introduit dans la chambre de la reine. Bien entendu il n’y est pas resté longtemps car il a très vite été interpellé.
J’avais trouvé ça incroyable mais j’étais aussi déçu qu’on l’ait arrêté tout de suite. Et je me suis alors posé la question : que ce serait-il passé s’il avait pu y rester plus longtemps ?
A partir de là j’ai commencé à penser à ce face à face et j’ai imaginé un dialogue entre eux.
Au départ, je voulais en faire une pièce de théâtre et j’avais pensé à Line Renaud pour jouer la reine. Mais à 90 ans passés elle ne se voyait pas remonter sur scène. Du coup, j’en ai fait un roman !
Qui pourrait toujours devenir une pièce de théâtre ?
Oui, bien sûr car c’est très dialogué mais à part Line, je ne vois pas qui pourrait endosser ce rôle. S’il me vient une idée, pourquoi pas ?
Il y a beaucoup de descriptions du palais de Buckingham et beaucoup de choses que tu fais dire à la reine. Je suppose que tu as étudié la question à fond. Est-ce que tout est exact ?
Tout est exact sauf le ressort dramatique que j’ai bien sûr inventé. J’ai lu une dizaine de livres, de bios, beaucoup de témoignages de ses proches, de ses majordomes. Mais bien sûr, ce n’est pas une biographie ni un documentaire sur la reine. C’est une rencontre que j’ai inventé sur des faits réels. Lorsque le prince l’appelle «ma saucisse», je ne l’ai pas inventé ! Toutes les anecdotes sont vraies.

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Et la chemise de nuit Liberty ?
C’est plausible, non ? Je ne l’imagine pas avec des déshabillés ou des dessous rouges par exemple ! C’est aujourd’hui une vieille dame et même jeune, je ne pense pas qu’elle ait pu porter des dessous affriolants !
Le ton est à la fois plein d’humour mais il y a aussi de jolis moments d’émotion.
Oui car je pense que la reine a beaucoup d’humour et c’est en fait une rencontre pleine de tendresse avec Paul. De plus, ce livre sort comme par hasard au moment où sort aussi la série télé «The crown» car aujourd’hui, la reine a retrouvé sa popularité un peu perdue avec les événements que l’on sait. La revoilà au-devant de la scène et il y a un nouvel attrait pour elle. C’est certainement dû à ce qu’elle est une vieille dame. Après avoir été ringardisée, elle est devenue une icône. C’est souvent le cas pour des personnalités qui, en, vieillissant ou en mourant, sont portées au nues. Regarde Line, Annie Cordy, Dalida…
C’est pareil pour la reine et lorsqu’elle disparaîtra, ce sera un grand choc et pas seulement pour son peuple. Aujourd’hui elle est passée à la postérité.
Envisages-tu de lui envoyer le livre ?
C’est drôle que tu me poses cette question qui m’a aussi été posée par une dame à la Fête du Livre de Toulon. Je ne l’avais pas envisagé mais pourquoi pas ?
Je pense qu’elle a assez d’humour et de recul pour livre ce livre, d’autant qu’elle lit très bien le français. Je ne vois rien qui puisse la choquer car le roman l’humanise et j’y ai mis beaucoup de tendresse.
C’est presque une psychanalyse que tu lui fais subir !
C’est vrai, d’abord parce qu’elle se confie à un inconnu, ce qui n’a jamais dû lui arriver car elle est enfermée dans sa fonction, dans sa posture. Elle est verrouillée et n’a pas le droit de s’épancher. Ce qui exclut toute pensée personnelle dite à haute voix…  «Never explain, never complain», ça dit bien ce que ça veut dire car elle n’a pas le droit, hélas, de s’exprimer sur ses sentiments, la couronne est lourde à porter, elle ne peut jamais se permettre d’osciller. Elle ne peut s’exprimer que par symboles.
Tu lui fais d’ailleurs dire : «A quoi je sers ?»
Oui car elle doit souvent se poser cette question. Elle incarne quelque chose d’énorme mais elle a les mains liées, elle n’a pas le droit de s’exprimer, ce n’est pas elle qui décide. C’est ce qui la rend émouvante, d’autant que, au contraire de sa sœur, ce n’est pas la vie qu’elle avait choisie de vivre. Elle l’a vécue par la force des choses, par devoir, par amour pour son père. Mais il lui a toujours manqué la liberté qu’elle aurait voulu avoir.
En face d’elle, Paul, qui est l’antithèse de la reine !
Il est totalement à l’opposé ! Et lui qui pense avoir tout raté dans sa vie, qui l’envie, ne comprend pas qu’elle se plaigne car il lui semble qu’elle a tout pour être heureuse. Elle va le persuader que c’est lui qui a tout : la jeunesse, la liberté, le droit de choisir sa vie… Tout ce qu’elle n’a jamais pu avoir. Elle a renoncé à beaucoup de choses.
Cette rencontre aura pour résultat que la reine aura pu parler pour une fois à cœur ouvert et que Paul verra la vie différemment »

Propos recueillis par Jacques Brachet

La Seyne-sur-Mer – Villa Tamaris :
Alun Williams : « Lux Fecit »

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En ce novembre pluvieux, en présence de nombreuses personnalités, la Directrice de la Villa Tamaris, Isabelle Bourgeois, présenta Alun Williams, artiste peintre qu’elle connaît bien puisqu’elle l’avait déjà exposé il y a quelques années à la Galerie Le Moulin  à La Valette, et qu’il était également venu à La Tête d’Obsidienne à La Seyne sur Mer.
Isabelle Bourgeois rappela que cette exposition était le fruit d’une résidence d’un mois de l’artiste, qui travailla jusqu’à 14-15h par jour. Elle nous dit comment Alun williams s’était emparé du lieu et de son histoire pour créer in situ ce « Lux Fecit ». Elle reprit succinctement la genèse de cette villa dont le nom complet était Villa Tamaris-Pacha, du nom de son constructeur, Michel Pacha*.
Celui-ci fut le bâtisseur des phares et balises en méditerranée et sur le Bosphore pour l’Empire Ottoman. Il eut trois épouses Augustine, Marie Rose et Amélie et une fille Elodie, toutes choses qui vont servir d’éléments picturaux à Alun Williams.
La Villa Tamaris-Pacha qui resta inachevée jusqu’en 1991 fut réhabilitée et transformée en Centre d’Art en 1995. Depuis, elle a acquis une renommée nationale et internationale.
Ensuite Alun Williams donna quelques clés de son œuvre. Tout d’abord le titre « Lux Fecit » qui veut dire à peu près « Il a fait la lumière, ou bien ce que la lumière fait », d’où son emploi des phares et de la lumière méditerranéenne comme thèmes de base, ainsi que des personnages de la famille de Michel Pacha (cités plus haut) et de sa rencontre avec Jules Verne.
D’autre part cette exposition s’inscrit dans le cadre de la réouverture du Musée de Toulon avec l’exposition « Picasso et le paysage méditerranéen », thème qui va aussi servir d’expressions à Alun Williams.
A l’issue de la présentation, par choix du peintre, un comédien lut « Les phares », poème de Charles Baudelaire tout à fait de circonstance puisque Baudelaire y dépeint le style de quelques peintres majeurs de l’histoire de l’art. C’est aussi l’ouverture à la visite car de nombreux peintres sont cités dans les tableaux d’Alun Williams: Picasso, Matisse, Boudin, Manet, Ingres, Moreau, Signac, Magritte, d’Ursule, de Staël, Rothko, Morandi, De Chirico, Tiepolo… Il est facile de les reconnaître au fil des toiles. Le peintre s’est exprimé avec une maîtrise parfaite dans sa réappropriation des styles et à l’aide de citations de certaines des œuvres de ces peintres.

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La facture de ceux-ci se retrouve magnifiquement interprétée, majoritairement pour les phares, sur des sortes de fresques, toiles de jutes déployées comme une pellicule de film sur les murs des grandes salles. Voyages dans la peinture et autour de la Méditerranée.
Si la peinture est d‘abord lumière, Alun Williams en fait la démonstration triomphante. Cette « lux » sort de la peinture pour éblouir l’œil du regardeur. Le dessin peut être très précis en écho à une nature impressionniste, tel « Aux visionnaires modernes : la rencontre de Jules Verne et de Michel Pacha. ». Ou bien un décor très précis pour entourer des personnages matissiens comme cet « Hommage à la ténacité des femmes : Marie Rose, Amélie et Elodie Michel ». Un humour léger baigne toutes les œuvres, ce qui rend leur appréhension encore plus jubilatoire.
Les peintures d’Alun Williams sont belles, accessibles au premier coup d’œil, puis lentement on se laisse glisser à l’intérieur, et comme l’écrit Baudelaire : « …C’est un phare allumé sur mille citadelles… ». Ce sont les phares de la peinture qui nous éclairent.
Pour que « Lux Fecit », que la lumière fasse,  il a fallu d’abord que « Fiat lux et facta est lux », Que la lumière soit et la lumière fut ; et c’est ainsi que la peinture d’Alun Williams donne ses lumières.
Serge Baudot

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Villa Tamaris Centre d’Art – 295 avenue de la Grande Maison – 83500 La Seyne sur Mer. Tel : 04 94 06 84 00 – www.villatamaris.fr
*Marius Michel, comte Michel de Pierredon, dit Michel Pacha (1819-1907) qui fut d’abord capitaine au long-cours, puis vice-amiral sous Napoléon III avant de devenir le bâtisseur des phares et balises en méditerranée et au Bosphore pour l’empire Ottoman (d’où ce nom de Pacha). Né à Sanary sur Mer il se retire à La Seyne sur Mer où il est mort. Il fit de Tamaris une station touristique à la mode.

 

Sanary… un Noël comme nulle part ailleurs !

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Cette année encore, Sanary invite les petits et les grands à vivre des moments inoubliables pour les fêtes de fin d’année. Dans une ambiance chaleureuse et conviviale, venez vivre aux rythmes des parades lumineuses, feux d’artifice, embrasements, concerts d’orgue, spectacles de magie, déambulations d’échassiers lumineux, crèches grandeur nature et provençales, chasse au trésor… Sans oublier l’arrivée très attendue du Père Noël en bateau !
Après avoir déposé leur lettre dans la Boîte aux Lettres géante du Père Noël, les enfants pourront laisser libre cours à leur imagination lors des ateliers créatifs, rire aux éclats devant les spectacles de marionnettes, ou bien s’émerveiller en découvrant les Univers de Noël et les bulles à thèmes dans le centre-ville. Une envie gourmande ? Venez déguster les savoureux produits du terroir du marché gourmand et découvrez le marché des créateurs. La patinoire vous attend pour glisser tout en admirant les pointus illuminés… Pour clôturer les festivités en beauté, l’incontournable caravane des Rois Mages apportera une dernière touche de magie le samedi 5 janvier, au cœur de la Ville.
Fêter Noël à Sanary, c’est vivre intensément des moments de joie, de partage et de sérénité… Enfin, mon objectif est de créer toutes les conditions pour, qu’en famille, vous puissiez vivre de vrais moments de rêves et de partage.

Joyeux Noël à tous !
Ferdinand Bernhard, Maire de Sanary-sur-Mer, Président de la Communauté d’Agglomération Sud Sainte Baume, Conseiller Départemental du Var

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Programme
Samedi 23 novembre 2019
Foire aux jouets de Noël – Allée d’Estienne d’Orves, de 9h à 17h. En partenariat avec l’UNICEF (En cas d’intempéries, consultez le site www.sanarysurmer.com pour rester informés).
Projection du dessin-animé Auditorium Ernest Blanc, 10h : «Iqbal, l’enfant qui n’avait pas peur»
Flashmob par les élèves du groupe de danse Funky Dinamix Kiosque à musique, 15h
Participation ouverte à tous – Chorégraphie sur le site de la Ville et les réseaux sociaux
Mardi 26 novembre 2019 au samedi 4 janvier 2020
Exposition photos. Retour en images sur les animations de Noël 2018 (Club Photographier Autrement), Médiathèque Jacques Duhamel
Mercredi 27 novembre 2019
Ateliers créatifs de Noël. Création d’un calendrier de l’avent, pour adultes et enfants Médiathèque Jacques Duhamel, 15h. Sur réservation : 04 94 32 97 80
Vendredi 29 novembre 2019
Inauguration des illuminations de la place Arnaud Beltrame,16h30
Samedi 30 novembre 2019
Messe de l’Avent Église Saint-Nazaire, 17h
Ouverture Officielle, illuminations de la Ville, Gospel de Noël, Parvis de l’église Saint-Nazaire, 18h30 – Mise en lumière de la bougie de l’Avent Église Saint-Nazaire, à l’issue du discours – Feu d’artifice Port de Sanary-sur-Mer, 19h – Forêt de sapins et bulles des automates
Quai Esménard et Place Cavet
Mercredi 4 décembre 2019
Spectacle enfants «Enfant de neige» Médiathèque Jacques Duhamel, 16h30 – Sur réservation : 04 94 32 97 80
Vendredi 6 décembre 2019
Concert de Noël – Musique au Temple, Ensemble Horae, Église Protestante Unie, 20h30
Samedi 7 et dimanche 8 décembre 2019
Salon des créateurs – «Chœurs de créateurs» – Quai Esménard, 9h – 19h
Jeudi 12 décembre 2019
Inauguration des univers de Noël et de la ferme de Noël – Parvis de la mairie, rendez-vous à 17h30
Vendredi 20 décembre 2019
Parade lumineuse «Fiers à cheval», Port de Sanary-sur-Mer, 18h
Samedi 21 décembre 2019
Feu d’artifice Port de Sanary-sur-Mer, 19h
Dimanche 22 décembre 2019
Parade lumineuse «Les gondoles célestes» Port de Sanary-sur-Mer, 18h

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Lundi 23 décembre 2019
Arrivée du Père Noël Port de Sanary-sur-Mer, 15h – Goûter des enfants Port de Sanary-sur-Mer, 15h30 – Concert Middle Jazz Orchestra – Parvis de l’Église, 17h Feu d’artifice Port de Sanary-sur-Mer, 19h
Mardi 24 décembre 2019
Veillées de Noël – Crèche vivante pastorale – Théâtre Galli, 17h – Messe anticipée – Théâtre Galli, 18h – Veillée de Noël – Église Protestante Unie, 18h – Veillée et Messe de Noël – Église Saint-Nazaire, à partir de 23h30
Mercredi 25 décembre 2019
Messes de Noël – Église Saint-Nazaire, 9h – Théâtre Galli et Église Protestante Unie, 10h30
Fermeture des univers de Noël mais ouverture de la ferme de Noël Place des Poilus, 14h – 19h
Vendredi 27 décembre 2019
Spectacle de marionnettes – Parvis du Théâtre Galli, 15h30
Samedi 28 décembre 2019
Parade lumineuse «La magie de la lumière» Port de Sanary-sur-Mer, 18h
Dimanche 29 décembre 2019
Concert d’orgue – Grégoire Rolland, Organiste de la cathédrale d’Aix-en-Provence, Église Saint-Nazaire, 16h
Lundi 30 décembre 2019
Spectacle de marionnettes Parvis du Théâtre Galli, 15h30
Mercredi 1er janvier 2020
Fermeture des univers de Noël mais ouverture de la ferme de Noël Place des Poilus, 14h – 19h
Jeudi 2 janvier 2020
Spectacle de marionnettes Parvis du Théâtre Galli, 15h30
Vendredi 3 janvier 2020
Chasse aux trésors Départ du kiosque à musique, 14h30 – Spectacle de marionnettes Parvis du Théâtre Galli, 15h30
Samedi 4 janvier 2020
Les Rois Mages – Port de Sanary-sur-Mer, 15h

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Animations quotidiennes «Chœurs de Lumière»
Samedi 21 décembre 2019 au samedi 4 janvier 2020
Ateliers créatifs et exposition interactive Église Saint-Nazaire, 14h – 18h
Samedi 14 décembre 2019 au samedi 4 janvier 2020
Marché gourmand et patinoire Parking de l’Esplanade – derrière l’Office de Tourisme,
Marché
Du 14 au 19 décembre 2019 : 16h – 22h es mercredis – samedis – dimanches : 11h – 22h
À partir du 20 décembre : 11h – 22h
Patinoire
Du 14 décembre 2019 au 4 janvier 2020 : 14h – 20h
Samedi 21 décembre 2019 au samedi 4 janvier 2020 Spectacle de magie au Théâtre Galli Petit Galli, 16h / 17h / 18h

 

Toulon : Le Télégraphe fête son premier anniversaire !

annivtelegraphe

LE TELEGRAPHE Fête son premier anniversaire
Dimanche 24 NOVEMBRE à partir de 12h30 sera en fête pour le premier anniversaire du Telegraphe !

Pour l’occasion un brunch sera soigneusement concocté : du salé, du sucré, à boire et à manger, pour célébrer la première année de notre foyer !
C’est entrée libre pour le reste de l’après-midi : dès 14h30, chacun pourra assister à l’impression d’une lithographie anniversaire par Mario Ferreri, une œuvre crée  par Mathurin Louis, en 30 exemplaires disponibles à la vente…
Le Telegraphe offrira aussi son écrin magique à la compagnie Rara Woulib, pour une carte blanche. La chorale de 50 chanteurs investira l’ensemble du lieu en fin d’après-midi… Un moment unique construit autour du projet SOUVNANS, entre création et cérémonie, un concert-fête entraînant le public sur le fil d’un voyage passant par Port-au-Prince en Haïti, Santiago de Cuba et la Nouvelle-Orléans…

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Un répertoire né de la rencontre d’un quartet de musiciens traditionnels issu de la compagnie (chants sacrés afro-caribéens, percussions, conques, vaksins…) avec un quartet de jazz, accompagnés pour cette occasion par la chorale afro-caribéenne Afrimayé.
Direction musicale, chef de chœur : Alexandra Satger
Mise en scène : Julien Marchaisseau
Musiciens : Alexandra Satger, Wilda Philippe, Olivier Boyer, Matthieu Maigre, Pierre Mougne, Djamel Taouacht, Sylvian Terminiello, Wim Welker

Toulon – Fête du Livre
Jean SICCARDI , un polar de montagne !

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Chaque année, la fête du Livre de Toulon me permet de retrouver un ami de longue date ave qui on a fait, comme on dit «Les cent dix-neuf coups» avec d’autres copains aujourd’hui hélas disparus : Jean-Michel Thibaux et Jean-Max Tixier.
Un ami écrivain dont les romans sentent la Provence, cette Provence qu’il aime profondément, qu’il n’a jamais quittée et qu’il décrit toujours, après une soixantaine de romans, avec un amour profond, un talent  toujours renouvelé et dans cette Provence qu’il décrit, à chaque fois ni tout à fait la même, ni tout à fait différente, il a le don d’y inscrire une histoire originale où drames et joies se mêlent, une histoire toujours forte, âpre et belle comme le sont les paysages qu’il dépeint avec minutie, avec de belles envolées lyriques, avec un vocabulaire choisi qui donnent la force à ses histoires.
Avec lui, on parcourt les chemins de la Provence profonde avec une histoire et des personnages hauts en couleur, aux personnalités bien campées, comme Noël Bertrand et Gaston des Vignes, ce dernier ayant donné le titre à cet ultime roman paru chez Calmann-Levy.
Nous voilà dans la Haute Provence d’après-guerre, à la ferme du Saut du Loup où vivent Noël et sa mère, Madeleine. Revenu de la guerre en héros, Noël va se retrouver confronté à Cécile, qui fut son amour de jeunesse, qui vit une vie dissolue avec un étrange visiteur qui a l’air d’avoir des vues sa ferme. Il retrouve Gaston des Vignes, devenu son mari, un mari trompé, berné et vieillissant duquel il va se rapprocher avant que celui-ci ne meure dans d’étranges conditions, juste après sa femme assassinée et son amant disparu.
Qu’est-ce qui se trame dans ce paysage si calme, au pied du Bec du Ponchon qui, tel un volcan non éteint, menace de s’écrouler sur le village et ses environs.
Jean nous offre là un thriller qu’on ne peut plus lâcher dès les premières pages, qui nous entraîne dans une histoire sombre et dramatique dans un pays de taiseux où peu à peu vont, malgré tout se révéler d’étranges histoires.
Il a encore frappé fort, cet homme placide et à l’imagination débordante, à la fois romancier, poète, auteur de théâtre, qui vient d’obtenir avec ce roman, le prix Nice Baie des Anges 2018.

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Jean, peut-on dire que tu as écrit un thriller provençal ?
Plutôt un polar de montagne ! Le mot «provençal» aujourd’hui, ça me gave un peu. Lorsqu’on dit que je suis un auteur provençal, je réponds que je suis un auteur comme les autres qui vit en Provence au lieu de vivre à Paris.
Bon, ceci mis au point, revenons à ce «polar de montagne» !
C’est un roman sur la désertion. Après «L’auberge du gué» j’avais toujours mes personnages en tête et je m’y étais attaché. Je n’arrivais pas à m’en détacher mais je ne savais pas quoi en faire. Je voulais que mes héros aient une vie plus romanesque, plus terrible. J’ai pensé qu’ils pouvaient avoir un secret. J’ai eu l’idée d’en faire disparaître quelques-uns comme dans une tragédie grecque.
Je trouve que tu fais des descriptions de paysages magnifiques…
Tu sais, pour moi c’est facile, j’y vis dedans, au milieu des forêts, des roches, je connais les lieux, je les aime, si je ne suis pas provençal dans l’écriture, je le suis dans le cœur et je suis enchaîné à cette terre, à cette montagne, à l’Italie qui est toute proche. Ce sont des choses qu’on ne peut pas inventer. J’ai failli être bloqué par la neige pour venir à la fête du livre mais c’était tellement beau !
Tu es un véritable peintre !
(Il sourit) Tu sais, la littérature a bouffé ma vie, il ne se passe pas un jour que je n’écrive. J’ai écrit jusqu’à huit, dix heures par jour. Aujourd’hui je me suis calmé et je vis dans la solitude et dans une sérénité presque bouddhiste ! Je n’ai personne autour de moi, rien qui ne vienne me troubler. J’écris moins longtemps mais j’arrive à écrire des choses différentes sans que ce soit complexe. Nous avons une belle langue, à la fois simple et difficile.
Comment travailles-tu ?
Beaucoup ! Le travail, c’est le plus important. J’écris dans mon bureau. En principe, lorsque je commence à écrire, j’ai toute l’histoire dans la tête. Après, je mets le temps qu’il faut pour écrire. Pour «Gaston des vignes», ça fait plus d’un an que je suis dessus. Il y a un roman sur lequel je travaille depuis près de 18 ans. Je l’avais commencé en 2002 et je pense que ce sera le dernier que j’écrirai. Je ne veux pas écrire un roman de plus mais faire une œuvre littéraire.
Ça veut dire que tu vas arrêter d’écrire ?
Oui, ce roman sera mon testament posthume ! Mais j’ai encore quelques idées avant d’arrêter. D’ailleurs, mon prochain roman sort le 14 janvier. Il s’intitule «Les dames du mardi». Il se déroule entre Nice et Gênes et ça n’a plus rien à voir avec mes précédents romans. C’est l’histoire d’un homme qui rêve de devenir riche et pour cela il est prêt à tout, même à devenir «barbot» (proxénète). Ça se passe dans un bar qui est en fait le dernier bordel existant du côté du Cannet.
J’écris aussi un autre livre avec Hélène Grosso : «Le relieur du diable». C’est la vie romancée du dernier tanneur de peau humaine !
Et puis je suis sur un autre livre : «Voyage en folitude» sur tout ce qui m’est arrivé de fou en tant qu’écrivain.
Bon, je vois que la retraite, ce n’est pas pour tout de suite ! Ça ne va pas te manquer de ne plus écrire ?
Je ne crois pas car lorsque je suis dans ma montagne, je n’arrête pas… J’ai appris à ne rien faire que lire, rêver, écouter. Tiens, un exemple : il est un compositeur que je n’aimais pas : Bruckner. Eh bien, j’ai appris à l’écouter et à l’aimer.

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Mendy RAYNAUD, illustratrice et carnettiste
Aux côtés de Jean Siccardi, une femme au sourire lumineux qui n’est pas à côté de lui sans raison. Elle est illustratrice et carnettiste. De descendance hollandaise, elle un parcours, selon ses dires, «biscornu» car elle est autodidacte. Elle a pratiqué différents métiers alimentaires avant de se rendre compte qu’elle avait un certain talent pour le dessin et les arts plastiques en général. Elle s’y est donc jetée et sa rencontre avec Jean et Hélène Grosso a été déterminante.
« J’ai fait des expositions mais j’aimais écrire aussi. J’avais envie de lier les deux en proposant des livres. Mais j’étais loin d’être sûre de moi. Hélène m’a alors formée dans des ateliers d’écriture  puis j’ai eu le courage de solliciter Jean pour qu’il me dise ce qu’il pensait de mes écrits et de mes poèmes. Il a lu et il m’a prodigué beaucoup de conseils. Nous avons donc travaillé ensemble sur un premier livre qui est sorti voici un an : «Alioth, le croqueur de nuages», un conte pour enfants qu’il a écrit et que j’ai illustré. Et je viens d’écrire et illustrer «D’encre et la nuit»  (Ed Encres de Siagne). En parallèle, j’ai créé une collection de livres pour enfants.
Je prépare un livre qui s’intitulera «La petite histoire du papier», un conte pour enfants, l’histoire d’une petite boule de papier qui va raconter comment elle est née. Il sortira au printemps. Et je prépare une exposition en collaboration avec Hélène Grosse au Moulin à Papier».

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Voilà donc un nouveau virage pour Jean : mentor. Alors, on n’est pas près de le perdre de vue.

Jacques Brachet