Jazz à Toulon – Michelle HENDRICKS & Olivier TEMINE

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Après la pause du dimanche, troisième grand concert en ce lundi 23 juillet, cette fois à la périphérie de Toulon, Square Guy Rapale au 4 Chemin des routes, Square qui jouxte la Place Bouzigue, plus favorable aux concerts, mais refusée pour cause de Sécurité. Néanmoins le lieu offre un écrin de verdure, plus intimiste, avec une scène en hauteur qui permet à chaque spectateur, où qu’il soit, de voir tout le spectacle. Et quel spectacle ! D’ailleurs les cigales ont arrêté leur concert, dépitée devant la supériorité de la chanteuse, Michelle Hendricks, grande show-woman, aussi à l’aise que si elle nous recevait dans son salon.
Michelle Hendricks, digne fille de Jon Hendricks (1921-2017) qui fonda l’un des plus grands trios vocal du jazz sous le nom de Lambert-Hendricks-Ross. Michelle (née en 1953) a chanté avec son père dès l’âge de 8 ans, c’est dire le métier. Adolescente elle fut éblouie par Ella Fitzgerald qui la marqua à jamais ; d’où cette hommage à la grande Ella. Certes l’influence d’Ella sur la façon de chanter de Michelle Hendricks saute aux oreilles. Elle chante essentiellement en scat, ayant d’ailleurs repris le phrasé et les onomatopées de son inspiratrice. (Pour les non-initiés : le scat est une façon de chanter non pas avec des paroles, mais avec des onomatopées afin de traiter la voix comme un instrument, et donnant toute liberté pour improviser. Chaque interprète doit trouver les articulations qui lui conviennent le mieux.)
Voix grave, mais qui peut monter dans l’aigu, puissante, chaude avec du grain, maîtrise absolue des registres, et swing galvanisant, qui pousse les musiciens, survoltés sur la profession de foi d’Ellington, qu’elle partage et le prouve : « It don’t mean a thing if it ain’t got that swing ». Elle se donne à fond, avec une conviction qui emporte l’adhésion. Beaucoup d’émotion quand elle interpréta une chanson de son père, décédé l’an dernier, » I’ll die Happy » (Je mourrai heureux). Un grand moment à la fin du concert, quand elle imita la contrebasse d’une façon époustouflante, battant le contrebassiste sur son propre terrain. Du grand art. Ajoutons qu’elle chanta quelques-unes de ses chansons dont elle écrit paroles et musique, chansons qui tiennent la route à côté des standards.

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Elle était accompagnée par un quartette en en or avec Arnaud Mattei, qui s’envola magnifiquement vers la fin galvanisant l’orchestre, Bruno Rousselet, contrebassiste puissant, qui pousse la chanteuse à donner le maximum, Philippe Soirat, batteur serein qui offrait un tapis rythmique qui soude l’ensemble, et Olivier Temime au ténor, qui a gagné en profondeur et en chaleur de son, qui manifestement se régalait de dialoguer avec la chanteuse, sans oublier ses grandes qualités du soliste. Il fallait voir la tendresse de ses regards vers Michelle quand il l’écoutait ; osmose parfaite entre les deux, comme avec tout le groupe d’ailleurs. Rappelons qu’Olivier Temime a fait ses débuts il y a quelques années à Jazz à Toulon.
Saluons ce choix judicieux du COFS de Toulon mené par Bernadette Guelfucci et sa vaillante équipe.

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Concert d’après-midi
A 17h30 sur la place Dame Sibille, noire de monde, officiait le groupe « ALF and Half » qui tourne avec succès dans la région depuis de nombreuses années, dont les musiciens sont très connus, à savoir Marc Abel à la guitare et au chant, Stéphane Leroy à la basse électrique et Frank Farrugia à la batterie. Ils présentaient leur nouveau disque « Wacky ». C’est un trio qui se sert également de machines électroniques diverses non seulement pour étoffer le groupe, mais cela fait partie intégrante de leurs compositions. ALF pour les initiales , Half (demi, moitié) pour l’ajout des machines.
Ils pratiquent à leur manière un jazz assez proche du jazz rock, qui ne s’interdit pas d’autres influences, présentant un répertoire divers et riche. Ils avaient invité pour l’occasion le saxophoniste Cyril Goinguené, excellent au ténor. Grand succès public pour ce groupe qui le mérite amplement.

Serge Baudot
Renseignements : www/jazzatoulon.com – COFS : 04 94 09 71 00

 

 

La grande aventure YESTUDENT !

Yestudent, l’auberge de jeunesse nouvelle génération pour des vacances de dernière minute à petit prix !

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Il est souvent difficile pour les jeunes avec un petit budget de voyager et partir en vacances àmoindre coût. C’est maintenant possible avec Yestudent ! Une plate-forme qui permet aux jeunes de moins de 30 ans de trouver un hébergement partout en Europe à petit prix. Une auberge d’un nouveau genre alliant accueil, entraide, partage et découverte pour un logement à 15€ la nuit en moyenne.
C’est en voyageant aux quatre coins du monde en stage et en université que Camille Raymond, Gwenaël Bonnafoux, Soffyan Lesteven et Paul-Adrien Genet se sont rendus compte de la difficulté de trouver un logement d’accueil à petit prix. Avec la baisse du coût des transports et les compagnies lowcost, les jeunes ont de plus en plus envie de voyager mais comment faire avec un petit budget ? C’est ainsi qu’est née l’idée de créer Yestudent ! En 2013, la plate-forme n’était qu’un projet de site Internet permettant de dormir chez les étudiants de Toulouse. Aujourd’hui, Yestudent facilite la mobilité des jeunes dans le monde entier avec déjà plus de 100 000 utilisateurs actifs dans plus de 30 pays d’Europe !
Le concept
Pour faire la fête, découvrir un lieu le temps d’un week-end ou s’installer dans une nouvelle ville, Yestudent permet un contact exclusif avec des jeunes locaux qui aiguillent chaque jour les voyageurs dans une ville qu’ils ne connaissent pas.
Son plus ? Un hébergement pour 15€ la nuit en moyenne, et de multiples services proposés par les locataires : faire visiter la ville, faire à manger, offrir le premier verre… Yestudent c’est tout simplement une auberge de jeunesse nouvelle génération réservée aux jeunes de moins de 30 ans, étudiants ou non, pour plus de fun, de partage et de voyage à bas prix !

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Comment ça marche ?
Rien de plus simple, il suffit de préciser sur le site la ville souhaitée, les dates d’arrivée et de départ, ainsi que le nombre de personnes. La plate-forme Yestudent affiche ensuite une liste
d’hébergements disponibles avec le profil de l’hôte, les services proposés et le prix par nuitée. Il ne reste plus qu’à réserver ! Yestudent propose également des sélections d’évènements et
de villes à ne pas rater pour toujours plus de sorties et découvertes. Yestudent c’est avant tout un réseau de partage et d’entraide entre jeunes du monde entier. Une vraie solution de consommation à la manière du co-voiturage. Les jeunes hôtes partagent les frais avec celui qui se fait héberger : un hébergement à petit prix pour le voyageur et une compensation
financière pour le locataire. Une expérience enrichissante, qui est également disponible pour la rentrée où le coût d’un logement peut être élevé. Yestudent permet aux étudiants de trouver un hébergement proche de leur établissement scolaire, avec des services tels que « je t’accompagne le jour de ton concours », toujours dans la même optique : le partage, l’entraide et les rencontres !
A propos de Yestudent
Lancée en 2015 par une bande d’étudiants toulousains, Yestudent est une plat-forme qui connecte les jeunes pour trouver un hébergement partout en Europe à petit prix. Un concept fun et sécurisé avec plus de 100 000 utilisateurs actifs dans plus de 30 pays d’Europe. Plus d’informations sur https://www.yestudent.com/

Jazz à Toulon – 29ème édition

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Myles Sanko

Lancement de la 29ième édition de Jazz à Toulon en ce vendredi 20 juillet sur la grande place de La liberté à Toulon avec le jeune chanteur britannique Myles Sanko dans son show « Just Being Me » (Je suis juste moi-même) avec cinq musiciens occupant tout l’espace de côté cour à côté jardin ; ce qui laisse au chanteur toute la surface de l’immense scène pour se promener en chantant.
Myles Sanko se revendique chanteur de « Soul Jazz ». Hélas les musiciens du groupe ne sont pas à la hauteur, sauf le guitariste, Phil Stevenson, à qui le chanteur devrait laisser plus de place.
Ce chanteur possède une voix assez proche de celle de Gregory Porter, en plus crooner. Il chante chaque note en force, sans nuances, ce qui provoque assez vite un certain ennui.
Myles Sanko est un showman, il utilise tout le folklore de la « Soul » déclarant la main sur le cœur : I need you, you need me, we need each other ; I believe in me, I believe in you, etc… (J’ai besoin de vous, vous avez besoin de moi, nous avons besoin les uns des autres ; Je crois en moi, je crois en vous, etc…) Et la foule acquiesce avec générosité. Elle se lève pour taper dans les mains, et pour chanter à la demande de l’artiste. Pour une fois ça donne un peu de dynamisme.
Ce garçon possède assurément de grandes possibilités, à développer, mais pour l’instant il est plutôt dans de la « Soul Variété ».

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Lucky Peterson

21 juillet : Place Martin Bidouré, dans ce grand quartier populaire du Pont du Las. Le Festival avait revêtu ses habits des grands jours. Du blues, du blues, du blues… avec Lucky Peterson, qu’on s’impatientait de voir à Toulon derrière son orgue Hammond ou sa guitare, pour son hommage au grand Jimmy Smith. Il était entouré de Kelyn Crapp à la guitare, Ahmad Compaoré à la batterie, et le régional de l’étape, Nicolas Folmer à la trompette.
Lucky Peterson calé derrière son orgue qui ne laisse dépasser que la tête allait nous offrir pendant trois heures un concert surréaliste qu’on peut diviser en trois parties. Dès le départ, la joie, le plaisir de jouer, éclatent sur son visage au grand sourire.
Première partie : des grondements de l’orgue, des phrases jetées aux étoiles, l’organiste se cherche. De magnifique fulgurances, et puis souvent du n’importe quoi, rattrapé, sauvé, par Nicolas Folmer qui lance de magnifiques solos tant à la trompette Wa-wa électrique, qu’en trompette ouverte ; il joue le blues avec son phrasé habituel et ça fonctionne à merveille.

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Le guitariste est du même tonneau avec une grande technique bien d’aujourd’hui, et le batteur, excellent, avec un drumming très jazz sur martèlement blues. Tous trois recadrent également le tout. C’est la fête du Blues, et dans l’ensemble on est sur les hauteurs.
Deuxième partie : Les musiciens quittent la scène, Lucky sort de derrière son orgue et prend sa guitare rouge, Il lance à la nuit des rugissements de cœur blessé du fond de sa guitare. Par sauts de puces, tout en jouant, il vient s’asseoir sur le bord de la scène, et là, c’est l’extase. Le blues, le grand, le dramatique, l’enfer et le paradis, la souffrance et la joie, oui, le blues est là. Lucky chante toute la douleur du monde, les drames de l’amour (« 6 O’clock Blues »), la joie de vivre, de sa voix brisée, d’abord sans micro, puis un technicien viendra aimablement lui en tenir un près de la bouche, ajoutant au côté émouvant de la scène. Lucky est ailleurs, il est le blues. Trois notes de Lucky sur sa guitare vous collent l’âme au bord des larmes, quand toute la grande et belle technique de l’autre guitariste ne vous suscite que rarement de l’émotion : c’est ça le Blues.
Troisième partie : Des invités entrent en scène.

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Samantha Peterson – Philippe Petrucciani & Nicolas Folmer

Samantha Peterson en chapeau blanc pour quelques morceaux avec l’orchestre et Lucky qui a repris sa place derrière l’orgue.
Le guitariste Philippe Petrucciani, qui jouera le 25 à Saint Jean d Var, se frotte au blues avec un plaisir évident et s’en sort avec les honneurs.
Puis le quartette reprend sa place pour un délire final qui s’acheva vers minuit avec la foule en liesse. C’était « Lucky Happy Peterson »

Serge Baudot
Renseignements : www.jazzatoulon.com

Six-Fours
L’ensemble MATHEUS : du baroque à la bossa

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Suite à ma rencontre avec ce grand violoniste et chef d’orchestre Jean-Christophe Spinosi (voir portrait), nous attendions donc ses concerts multiples et variés, de la Collégiale St Pierre au Parc de la Méditerranée.
Et comme à chaque fois, nous n’avons pas été déçus puisque nous avons pu découvrir à la Collégiale, avec l’Ensemble Matheus, qu’il a créé, son concert baroque absolument magnifique, alternant entre autres des airs d’opéra de Haendel, de Vivaldi, où intervenait la splendide soprano qu’est Véronica Cangemi avec qui la complicité est évidente – ils ont fait une grande tournée consacrée à Vivaldi – et qui a, ce soir-là, entre autres, fait un triomphe avec le célèbre « Liberta », tiré de l’opéra de Haendel « Rinaldo ».

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Hormis le fait qu’il joue du violon et qu’il dirige l’orchestre, Jean-Christophe est un conteur né et il nous raconte ces œuvres qu’il nous propose, avec à la fois l’intelligence et l’humour qui le caractérisent, sans compter sa grande connaissance des compositeurs, de leurs œuvres, de cette musique qu’il aime profondément et qui fait sa vie.
Ainsi nous explique-t-il que ces opéras baroques écrits aux XVII et XVIII èmes siècles, sont les comédies musicales de l’époque et que ce sont ces compositeurs qui ont inventé des histoires humaines en musique.
Autre complice de ce récital : la violoniste Aurelia Pagam avec qui il a interprété un duo d’une grande pureté.

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Le public était venu nombreux, nombre de personnalités du milieu culturel varois étaient aux côtés du maire, Jean-Sébastien Vialatte, qui est venu saluer sur scène, les interprètes et en particulier Véronica Cangemi qui fut longuement ovationnée.

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Changement de décor, changement de style : l’incontournable concert « Barock’n’roll » que le public aujourd’hui attend avec curiosité et impatience car notre ami, le fougueux Jean-Christophe, nous offre ce soir-là, des surprises de taille et un numéro de haute voltige avec un mélange classico-rock, en nous interprétant avec son orchestre, des classiques revisités rock et du rock façon classique.
Enfin, c’est ce qu’il nous offre habituellement car cette année, il nous a offert un concert venu des Amériques, l’Amérique de Presley mais aussi l’Amérique du Sud avec des airs ensoleillés venus du Brésil, de Chico Buarque et Joao Gilberto, des rythmes samba-bossa que sa chanteuse Rany Boechat nous a interprétés avec sensualité et grâce.

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Grâce et sensualité aussi avec Emilie, qu’on avait pu admirer l’an passé et qui nous a offert entre autres un meddley de « Carmen » revu et corrigé par l’ami Spinosi, étrange, drôle et il a même fait des digressions en chantant un improbable duo avec elle ! Bizet a dû bien rigoler.
Inutile de dire que, comme d’habitude, le parc de la Méditerranée était noir de monde, le public étant venu nombreux avec couvertures, fauteuils pliants et casse-coûte très tôt en fin d’après-midi, ce qui fait que tous les parkings alentours regorgeaient de voitures et que les derniers arrivants firent quelques kilomètres de marche à pied.

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Le vent s’étant levé, la scène fut quelque peu modifiée et le feu d’artifice prévu après concert, annulé.
Jean-Christophe était un peu inquiet par ce vent qui soufflait assez fort mais ce n’est pas cela qui a fait peur à notre artiste qui en a vu d’autres et qui sait s’adapter à toutes les circonstances.
L’ensemble Matheus, Jean-Christophe, Rany, Emilie nous ont offert un superbe concert dans le vent et sous les étoiles, pour clore ce festival aussi barock’n’roll que rockmantique, classico-sensuel et original.

Jacques Brachet

SANARY
Le retour surréaliste de Geneviève CANTO

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Nous avions quitté Geneviève Canto alors qu’elle proposait une master class à l’hôtel la Farandole à Sanary, dans le cadre des rencontres franco-russes organisées par Olesya Sudzhan, directrice de la galerie Kvartzas à Moscou. Ces rencontres ont pour but de faire connaître des artistes russes et de leur faire rencontrer des artistes français lors de leur séjour dans notre région.
Geneviève Canto n’est pas une inconnue puisque, élève de Salvador Dali, dont elle a gardé l’empreinte, ayant fait ses études d’art plastique à l’école de l’IPEDEC (Institut de Peinture Décorative de Paris), elle a professé son art à Aix-en-Provence, avant de venir, voici 8 ans, s’installer à Bandol où, accueillie à bras ouverts, elle ouvre son d’école d’art et aujourd’hui, elle y enseigne à plus de 40 élèves.

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Elle a développé un style qu’elle appelle « Trompe l’œil narratif » et nous le présente à la superbe galerie la St Nazarienne qui présente toute l’année des oeuvres et des artistes de haut niveau.
Geneviève Canto ne pouvait donc qu’y trouver sa place, d’autant que Pierre Chazal, adjoint aux affaires culturelles de Sanary, a eu le coup de foudre pour l’œuvre de cette artiste.
Et cela, grâce à Georges Klimoff, le plus varois de nos russes, qui travaille main dans la main avec Olesya Sudzhan et qui a conseillé à Pierre Chazal d’aller faire un tour du côté de l’école de Geneviève Canto. Ce qu’il fit et la suite, on la découvre dans cette Galerie où l’artiste a accroché ses oeuvres, en y amenant également ses 45 élèves « dont 40 femmes, a ajouté Pierre Chazal… mais il y a de la place pour les hommes »… Qu’on se le dise !

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Donc, jusqu’au 16 août, vous pouvez découvrir cette exposition sur le thèmes « objets détournés » et l’on y découvre tout d’abord l’œuvre de « la prof », une oeuvre pleine de folie, très surréaliste, originale et inattendue où plein de petits personnages y sont disséminés. Le formidable de ses oeuvres, c’est qu’on peut les admirer vingt fois et vingt fois l’on y découvre un nouveau détail.
C’est à la fois drôle et touchant et l’on ne peut qu’admirer avec jubilation.
Ses élèves ne sont pas de reste, qui sont partis avec elle dans la même folie, la même imagination et, toutes oeuvres mêlées, on découvre une chaussure d’où sortent plein de petits personnages, un robinet greffé sur une pomme pour en extraire le jus, un décapsuleur devenu phare, une raquette de tennis qui sert de poêle à frire, une pipe devenue luminaire, une ampoule-vaporisateur… Brève c’est un inventaire aussi surréaliste que celui de Prévert… Il n’y manque qu’un raton-laveur !

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C’est une exposition qui nous fait sourire et rêver à la fois et l’on ne peut qu’admirer l’imagination créative de ces artistes en herbe et de leur maître pour qui la passion de peindre n’a d’égale que celle d’enseigner.
A noter qu’Olesya Sudzhan et son époux, devant venir à Sanary, ont changé les dates de leur venue pour être présents à l’exposition, aux côtés de Georges Klimoff et son épouse, fidèles amis et admirateurs de l’artiste.
Exposition à ne pas rater.

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Geneviève Canto, entourée d’Olesya Sudzhan et son époux   et de Georges Klimoff et son épouse

Jacques Brachet

SIX-FOURS Jean-Christophe SPINOSI
Une vie d’émotions

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C’est à la Maison de la Mer, au port de la Coudoulière, que Jean-Sébastien Vialatte, maire de Six-Fours, Dominique Ducasse, adjointe aux affaires culturelles, Delphine Quin, adjointe déléguée au quartier du Brusc et Viviane Thiry, adjointe à la communication, avaient donné rendez-vous aux sponsors, amis de la Collégiale et personnalités, pour inaugurer le désormais fameux et incontournable « Festival de la Collégiale » dont le héros n’est autre que Jean-Christophe Spinosi, violoniste et chef de l’ensemble Matheus qu’il a créé en 1991.
C’est ainsi que tout le monde se retrouvait sur la terrasse de la Maison de la Mer… sous un soleil retrouvé après une mini-tempête qui arrosa la ville de Six-Fours !
Quel plaisir de srencontrer Jean-Christophe Spinosi dont la passion est LA musique, toutes les musiques dont il nous parle avec amour et humour mêlés car le monsieur en a une sacrée dose… d’amour comme d’humour d’ailleurs !
Il était venu à ce repas aussi informel que chaleureux avec quelques-uns de ses musiciens de l’orchestre Matheus et au cours du repas, Natasha nous offrit un morceau de violoncelle, puis vint le tour du maître au violon, accompagné par Thierry, qui nous présenta un titre fort connu « Summertime », arrangé à sa manière… En riant, il nous dit avoir eu l’idée de jouer « I will survive » mais pensait qu’on l’avait un peu trop entendu !
Mais avant cela, alors que, face à lui, je lui disais mon désir de l’interviewer, tout de go il me dit : « profitons de ce dîner », je vous écoute ! »
J’avoue que mon envie était de surtout de l’écouter et ce fut un moment extrêmement agréable que de discuter avec lui.

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Jean-Christophe, comment devient-on violoniste ET chef d’orchestre ?
Par amour de la musique, tout simplement, parce qu’il y avait une école de musique pas très loi cde chez moi et le violon était un instrument que j’aimais et l’un des moyens de m’exprimer. Mais j’avais aussi envie d’aller plus loin et très vite j’ai voulu être aussi chef d’orchestre.
De toutes façons, pour moi, tous les moyens sont bons pour faire de la vraie musique et avoir la joie de communiquer les émotions, d’échanger émotionnellement.
Si vous jouez beaucoup de musique classique, vous allez aussi vers bien d’autres musiques. Est-ce que c’est toujours mal considéré que de passer de l’un à l’autre ?
Longtemps c’est vrai, ça n’était pas très apprécié des puristes mais aujourd’hui le monde, les postures changent, les murs de verre tombent. Il y a pas mal de choses qui bougent, c’est l’écho de la vie, de la société. Les gens, les musiciens, le public ont besoin de ce genre d’expérience, de ce saut dans le vide pour mieux échanger. Alors pourquoi pas ce saut musical entre les genres, les siècles, en gardant malgré tout toute la rigueur nécessaire et ne pas faire n’importe quoi.
Faire changer les mentalité ne doit pas être facile ?
C’est vrai, il faut beaucoup d’abnégation pour faire tomber ces murs mais on y arrive avec la volonté et je crois que c’est aussi l’époque qui veut ça. Il faut être de notre temps pour arriver à faire partager les vraies émotions et pour moi ce n’est pas si difficile que ça. C’est à la fois une joie, un vertige, un plaisir presque enfantin.
J’ai la chance de travailler avec des musiciens émotionnels, qui aiment les changements et qui considèrent que c’est tout sauf un gadget que d’aborder les différentes phases de la musique. C’est partager, échanger.
Vous parlez beaucoup d’émotion !
Parce que c’est ça, la musique ! partager les choses que l’on ressent, partager cette émotion qu’on a en nous… Ca veut dire beaucoup. C’est ce qui nous fait avancer. Moi, je vis d’émotions et de partage. C’est de l’amour à l’état pur, ça vient naturellement. Les émotions viennent de l’âme.

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Avec le maire Jean-Sébastien Vialatte et Noémie Dumas, responsable du Six n’Etoiles

Comment choisissez-vous les œuvres d’une soirée, comme celles que vous proposez à la Collégiale St Pierre ?
En petit comité, avec le noyau dur de mon orchestre. On choisit ensemble, on discute de ce que chacun a envie de faire et l’on est souvent d’accord. Il y a des oeuvres qui s’imposent au lieu où l’on joue et la Collégiale St Pierre est un lieu vertigineux, à la fois grandiose et simple. Il y a des morceaux que l’on aime et que l’on a vraiment envie de partager avec le public qu’on aime. C’est un peu comme la cuisine : on aime faire des choses, les proposer aux gens, en espérant qu’ils vont aimer.
Vous avez créé ces fameuses soirées « Barock’n’roll » qui ont aujourd’hui un succès fou !
Oui, parce qu’on y mêle toutes les musiques et qu’on s’amuse comme des grands enfants que nous sommes restés. D’ailleurs ce sont des concerts pour les grands enfants, musiciens et public. Ca sollicite chez les gens quelque chose de merveilleux.
Vous qui jouez avec l’ensemble Matheus dans le monde entier, comment vous êtes-vous retrouvé pour ce festival annuel à Six-Fours ?
C’est d’abord Claude-Henri Bonnet, directeur de l’Opéra de Toulon et programmateur du Festival de Musique qui m’y a invité. Et puis, j’ai des attaches à Toulon où je venais y voir ma tante Angèle car j’ai de la famille toulonnaise à qui je venais rendre visite de temps en temps. J’ai des attaches et même plus, j’ai une histoire d’amour avec cette ville. Et découvrir la Collégiale a été un gros coup de cœur.

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Votre fils, Mathieu, a-t-il suivi son père ?
Il est violoniste et joue dans mon orchestre. Mais il est aussi comédien. Il a tourné pour la télévision dans « Clem », il a un rôle important dans la série « Guyane » et il a fait plusieurs films dont « Les souvenirs » de Jean-Paul Rouve, dans lequel il joue le petit-fils d’Annie Cordy… Il se débrouille bien.
Après la Collégiale, des vacances ?
Pas vraiment !
Je pars jouer au Festival de Cornouailles, puis au Festival de Salzbourg avec Cécilia Bartoli pour l’Opéra de Rossini « L’Italienne à Alger », je dirigerai la Philharmonique de Berlin, puis il y aura l’Espagne, Vienne, l’Irlande, Monte-Carlo….
C’est de la folie !
Oui, c’est beaucoup de travail mais aussi beaucoup de joie que d’avoir des projets multiples… C’est dans mon ADN ! »
Bref, c e fut une belle rencontre, pleine de chaleur et de convivialité, avec cet homme aussi talentueux et brillant que simple et drôle, qui nous fit partager sa passion… et ses émotions !
Ce sont ces moments-là qui me font dire que j’ai réellement bien fait de choisir le métier de journaliste !

Jacques Brachet

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Programme
Mercredi 18 juillet 20h30, Collégiale St Pierre : Récital baroque avec Veronica Cangemi, soprano et l’ensemble Matheus dirigé par Jean-Christophe Spinosi
Vendredi 20 juillet 20h30, Collégiale St Pierre : « Dixit Dominus/Gloria » par l’ensemble Matheus dirigé par Jean-Christophe Spinosi
Samedi 21 juillet 14h30, Parc Jean Robert : Concert de jazz par l’ensemble Matheus dirigé par Jean-Christophe Spinosi
Samedi 21 juillet 21h, Parc de la Méditerranée : « Barock’n’roll » par l’ensembles Matheus dirigé par Jean-Christophe Spinosi

Six-Fours
Henry-Jean SERVAT, Fidèle à leur souvenir…

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Jérôme Levy, qui organise chaque année « Les entretiens de l’été » à Six-Fours, en invitant des auteurs renommés à rencontrer le public, a eu beaucoup de mal avec ses deux premiers invités, Henry-Jean Servat et Patrick Malakian, puisqu’ils étaient programmées le soir de la finale de la coupe du monde de football avec la France en finale!
Du coup, changement de programme : la soirée fut reportée le lundi. Malheureusement, une mini-tempête l’obligeait à annuler l’événement, alors que les invités arrivaient à Six-Fours.
L’on dut faire contre mauvaise fortune bon cœur mais connaissant Henry-Jean depuis quelques années, suivant ses écrits et ses conférences, il voulut bien m’offrir un moment d’entretien.
Tout comme moi, Henry-Jean est de l’ancienne école des journalistes, qui aiment les artistes, les stars… les vraies et leur est fidèle. Il y a certes de la nostalgie dans cette admiration et cette fidélité mais lorsqu’on évoque les stars d’aujourd’hui, il y en a peu qui peuvent se targuer de l’être et qui feront des carrières comme l’ont fait Jean Marais, Jean Gabin, Danielle Darrieux, Michèle Morgan, Edwige Feuillère…
Nous avons eu cette chance de les connaître et Henri-Jean, évoque toutes ces actrices merveilleuses sous le titre bien à-propos : « Les immortelles » (Ed Hors Collction). Actrices que, c’est vrai, « les moins de 20 ans ne peuvent pas connaître » mais qui ont traversé des décennies et que les anciens adulaient.
Volubile et intarissable, il a un talent unique de conteur et il écrit et raconte avec une aisance et un vocabulaire choisis que nombre de journalistes d’aujourd’hui pourraient prendre en exemple.

A B

Henry-Jean, comment es-tu venu à t’intéresser à ces actrices ?
Au départ par hasard. J’étais étudiant aux USA, j’y avait pour copain le prince Albert de Monaco puis je suis rentré à Paris où je m’ennuyait ferme.
Un jour, je reçois par hasard une invitation d’un type un peu particulier qui organisait dans une villa un après-midi consacré aux vieilles stars et entre autres à Gaby Morlay dont on évoquait les vingt ans de sa disparition. Je m’ennuyais tellement que je suis rendu à l’invitation, à Bougival. Arrivé là, me serais cru à la cour des miracles, l’ambiance y était dantesque et je décidai de ne pas m’attarder, lorsqu’on me demanda d’écrire un article pour le Figaro, étant donné que n’était venu aucun journaliste. Je pensai plutôt à Libération qui accepta et qui m’octroya trois pages pour parler de ces actrices oubliées et de Gaby Morlay. Ca a marché, du jour au lendemain je devenais la starlette de Libération ! J’étais invité partout.
Ca aurait pu s’arrêter là ?
Oui mais il se trouve que comme ça avait marché, on me proposa d’en faire d’autres. Et j’ai continué.
Et ce livre, comment est-il né ?
Lors du décès de Danielle Darrieux, Bénédicte Dumont, chef du service documentation de Libération me demande d’écrire un article et me dit, par la même occasion, avoir retrouvé mes anciens papiers et qu’en les relisant, elle a été émue. Elle avait alors eu l’idée de les réunir pour faire ce livre. C’est vrai que beaucoup étaient tombées dans l’oubli mais il y avait tellement de souvenirs émouvants que j’ai eu envie d’aller plus loin en y ajoutant des d’autres souvenirs comme celui où je fis se retrouver Arletty avec Marcel Carné, rencontre émouvante car elle vivait dénuée de tout mais avait toujours ce même rire et leurs retrouvailles furent un joli moment.
Tout comme mes rencontres avec Michèle Morgan qui, devenue aveugle alors que ses yeux avaient fait sa gloire, je venais chez elle lui lire des livres. Son seul plaisir était de suivre la série « Plus belle la vie ».

C

Tu as toujours beaucoup d’émotion à parler de ces artistes…
J’aime raconter et j’ai vraiment l’amour de ces femmes-là que j’ai eu la chance de rencontrer, pour la plupart. Ce sont pour moi de magnifiques souvenirs. Et puis c’étaient des gens qui avaient du talent, du panache, de la classe. Difficile auoud’hui de retrouver ça !
Est-ce que tous ces portraits sont exhaustifs ?
Non, je pourrais en faire beaucoup d’autres tant j’ai rencontré de femmes sublimes, comme Claudia Cardinale, Brigitte bardot… A propos de Bardot, je peux avouer que c’est elle qui m’a libéré sexuellement et j’ai plus appris avec elle qu’avec Kierkegaard ou Schopenhauer ! »
Tu viens de rencontrer Patrick Malakian, fils d’Henri Verneuil… Tu dois avoir des souvenirs avec un tel réalisateur qui a fait tourner les plus grandes stars ?
Il y a justement beaucoup à dire sur Verneuil, qui fut un très grand réalisateur populaire, qui fait partie du patrimoine du cinéma français et qui pourtant fut contesté toute sa vie par l’intelligentsia, qu’on a méprisé tout simplement parce qu’il était populaire et qui faisait d’énormes succès au box office. On le considérait comme un réalisateur « commercial ». 35 films et presque autant de succès. Il avait un véritable talent de conteur qui captivait le public.
Pourtant il n’a jamais été reconnu par le métier et lorsqu’on lui a décerné un César d’honneur en 96, c’est à peine s’il a été applaudi. Lorsqu’à Cannes il s’est retrouvé en compétition avec Godard, on a crié au scandale. Pourtant, lorsqu’on a demandé à Gordard qui il aurait aimé être, il a répondu : Verneuil !

Propos recueillis par Jacques Brachet

 

Découvrez le sentier archéologique d’Olbia

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Le sentier sous-marin archéologique d’Olbia est le premier sentier archéologique créé en FranceLes vestiges du quai romain font face au site archéologique d’Olbia, forteresse grecque devenue romaine. La ballade permet de déambuler au milieu d’énormes blocs de pierre. Arrivé au bout du quai, on découvre une vaste étendue de blocs en vrac. Des traces d’assemblage comme des trous en queue d’aronde et des incrustations de plomb qui permettaient de tenir les blocs entre eux. Nous sommes sur le « môle », zone de déchargement des navires. Quelques coups de palmes supplémentaires et nous sommes au-dessus d’une Tartane. Elle a fait naufrage dans les années 1860, chargée de blocs de pierre massifs et aujourd’hui encore bien rangés. Trois mètres de fond : pas besoin de descendre pour admirer cette épave dont le bois est encore visible à l’arrière.
De retour vers la plage, le paléo-tombolo, socle rocheux qui abrite une vie très riche.
À quoi va servir le financement ?
L’AREVPAM a commencé à promouvoir et à développer le sentier sous-marin archéologique d’Olbia à partir de 2009. Elle a créé le sentier sous-marin archéologique d’Olbia autour des vestiges immergés. Depuis 2012, plus de 1000 personnes tout public et plus de 200 scolaires sont accueillis tous les ans. Depuis 2013-14 nous n’avons pas obtenu de subvention pour l’amélioration du sentier et le renouvellement des panneaux, bouées immergées, etc.
Nous avons besoin de renouveler les panneaux suite aux tempêtes, à l’usure, etc.
Nous souhaitons aussi installer des ancrages écologiques.
Aidez nous à financer notre campagne crowdfunding pour le renouvellement du sentier sous-marin et la randonnée palmée.

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À propos du porteur de projet et pour en savoir plus :
L’AREVPAM est une association hyéroise de Recherches, Études, et Valorisation du Patrimoine Mondial, association loi 1901 d’intérêt général agréée Éducation Nationale.
Elle est composée d’archéologues, de professionnels de la plongée et de photographes et a déjà de belles réalisations à son actif : création de deux sentiers de randonnée palmée : l’un pour la valorisation des vestiges archéologiques d’Olbia, l’autre avec la remise à l’eau d’amphores à la Tour Fondue.
L’AREVPAM, ce sont aussi des recherches et des fouilles archéologiques sous-marines pour le DRASSM et des études historiques terrestres pour le Parc national de Port-Cros. Enfin, une part importante des activités consiste en médiation auprès des scolaires : patrimoine sous-marin, fortifications de la côte et des îles, plongée professionnelle et initiation à l’archéologie sous-marine sont au programme des écoliers et des collégiens.
Nicolas Ponzone, le président de l’AREVPAM, c’est aussi un passionné d’histoire et d’archéologie mais aussi de photo sur et sous l’eau.
Juillet, Août le sentier archéologique sous-marin est ouvert et gratuit pour tous !
www.sentiersousmarin.frwww.arevpam.org 

Ramatuelle à Six-Fours

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S’il est un festival cher à mon cœur, c’est bien celui de Ramatuelle puisque, dès sa création j’étais auprès de l’ami Jean-Claude Brialy qui m’y avait invité et Jacqueline Franjou, dont je faisais connaissance, les deux instigateurs de cet événement, devenu l’un des phares de la vie artistique et culturelle de notre région.
Jean-Claude disparu, c’est un autre ami, Michel Boujenah, qui est venu continuer cette belle œuvre et ce, depuis dix ans déjà.
Le festival a vu passer les plus beaux noms du théâtre, de la chanson, de l’humour, de la musique et continue son chemin, Jacqueline y tenant les rênes, Michel concoctant chaque année un programme aussi divers que de qualité.
Aussi, quel plaisir que Ramatuelle s’invite à Six-Fours, dans ce jardin extraordinaire et labellisé « remarquable » qu’est la Maison du Cygne où le photographe Cyrille Bruneau, qui a succédé à Jean-Marc Fichaux, qui a rejoint Jean-Claude, expose quelques-unes de ses œuvres, accompagnées de quelques photos souvenir de la création du festival qui a aujourd’hui 34 ans.
34 ans d’émotion, nous dit Jacqueline car chaque photo est un instant de la vie de ce festival hors du commun, toutes ont une histoire, et sont symboliques d’un instant.

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Jacqueline ajoute, avec toujours la même émotion « Lorsque Jean-Claude est parti, puis Jean-Marc, je me suis sentie un peu seule, seule survivante avec la peur de savoir ce que tout ça allait devenir. Heureusement, j’étais entouré d’une équipe qui m’a soutenue et surtout, après avoir essayé de trouver un nouveau directeur artistique en pensant à plusieurs artistes, Michel Boujenah a dit oui et la transmission a été faite aussitôt, comme elle a été faite avec Cyrille Bruneau.
La vie continue, donc, le festival démarrant le 1er août jusqu’au 11 août, où seront cette année présents Julien Clerc, Francis Cabrel, Ary Abittan, Charles Berling, Gérard Jugnot, Christophe Malavoy, Nicolas Briançon, Lionel Astier, Alex Lutz et quelques autres.
En attendant, nous découvrons cette belle exposition jusqu’au 2 septembre à la Maison du Cygne, accompagnée d’une autre exposition remarquable de deux photographes, Zagros Mehrkian et Sandy Ott sur le thème « Homeplaces from Tehéran to Toulon » et puis, il faudra aller aussi à la Maison du Patrimoine, découvrir une autre très belle exposition, sélection d’œuvres du fonds de la villa Tamaris, sur le thème du jazz, proposée par sa directrice Isabelle Bourgeois, puis repartir vers la Batterie du Cap Nègre pour découvrir une sélection d’œuvres du fonds d’art contemporain de la ville de Marseille et du fonds régional d’art contemporain de la région PACA sous le titre « Many dreams 2012″
Un beau chemin à suivre à travers les arts plastiques.
L’on devait retrouver tout ce beau monde à la Maison du Cygne où le maire de Six-Fours, Jean-Sébastien Vialatte, était donc entouré de quelques-uns de ses adjoints, dont Dominique Ducasse, adjointe aux affaires culturelles, de Jacqueline Franjou, de Cyrille Bruneau, d’Isabelle Bourgeois, Jean-Marc Avrilla représentant l’Ecole Supérieure d’Art, Yann Tanguy, adjoint aux affaires culturelles de la ville de Toulon.

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Jean-Sébastien Vialatte devait nous dire sa joie de cette vie culturelle six-fournaise, en citant entre autre le magnifique succès du festival de la Collégiale, lieu magnifique s’il en est, où s’est installé depuis plusieurs années, Jean-Christophe Spinosi et son ensemble Matheus pour nous offrir chaque année quelques concerts prestigieux..
Évidemment il souligna ce « parcours culturel » de ces lieux d’exposition qui, toute l’année, nous permettent de découvrir nombre d’artistes, confirmés ou en devenir.
Il devait aussi souligner tous ces partenariats avec par exemple le festival de musique de Toulon, le festival de jazz de la Seyne, véritables passerelles entre musiciens et plasticiens et formidables lieux de rencontres.
Il devait aussi rappeler son bonheur de souvent aller au festival de Ramatuelle qui est « avant tout un rendez-vous, celui de l’amitié, celui de la fidélité à Jean-Claude Brialy, qui nous accueille à l’entrée de ce jardin, comme il trône sous le figuier du théâtre de verdure », festival, soulignait-il encore, où on va comme un rite initiatique, entre ciel et terre, entre mer et colline, offrant des moments privilégiés, des moments d’éternité, et saluant le travail remarquable de Cyrille Bruneau aujourd’hui exposé, qui illustre bien cette magie.
Cyrille, qui découvrait la Maison du Cygne avec surprise et admiration, étant très honoré d’exposer ses photos dans un tel lieu, lui qui se considère comme un simple photographe, maillon de la chaîne de ce festival, ces photos représentant la magie de ces deux lieux et la joie de partager ces beaux moments.

Jacques Brachet

NICOLETTA redevient comédienne

Samuel LE BIHAN (Vincent) et Nicoletta (Jeanne)

Samuel LE BIHAN (Vincent) et Nicoletta (Jeanne)

Il était une fois trois jeunes loups partant en tournée avec leur premier tube : Michèle Torr, Christophe, Hervé Vilard.
Dans les coulisse, l’habilleuse d’Hervé Vilard, Nicole Grisoni… et moi, tout jeune journaliste sur sa première tournée d’été.
Un an plus tard, Nicole est devenue Nicoletta avec la carrière que l’on sait, dont elle va fêter les 50 ans !
50 ans donc que je connais Nicoletta, que je retrouve avec toujours le même plaisir et là, sous la pinède Gould de Juan les Pins où nous avons déjà vécu quelques « Roses d’or ». Elle est là pour soutenir Fabrice et Barbara Ravaux, qui ont créé l’association « Enfants, Star et Match » en faveur des enfants malades et où, me dit-elle, elle se devait d’y participer avec plaisir.
Toujours volubile, toujours une pêche inébranlable, toujours une voix extraordinaire et c’est donc au bord de la mer qu’on se retrouve pour parler du bon vieux temps sans nostalgie aucune et qu’elle m’annonce son retour au petit écran.
En effet, on la retrouvera en Octobre sur France 2 dans un télé-film intitulé « Chute libre », libre adaptation du roman de Marc Welinski « Le syndrome de Croyde », auprès de Samuel le Bihan et Frédéric Difenthal. La réalisation est signé Denis Malleval.

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C’est la troisième fois seulement que tu passes devant une caméra en tant que comédienne, Nico ?
Oui, j’ai tourné en 71 avec José Giovanni « Un aller simple » et en 99 un épisode de la série « Commissaire Moulin ».
C’est le chef de la fiction TV d’Antenne 2 qui a pensé à moi pour jouer le rôle d’une femme de ménage, mère de Samuel le Bihan qui est chef d’entreprise. Elle garde en elle un secret de trente ans.
Un drame va tout faire ressurgir.
Nous avons tourné à la Ciotat, dans les calanques et au Cap d’Agde.
Heureuse de redevenir comédienne ?
Très heureuse d’autant plus que j’ai joué le jeu de tourner une femme âgée, pas maquillée, mal fagotée… Un rôle à la Signoret. Je pense que je vais être remarquée !
Comment s’est passé le tournage ?
Très agréablement, le réalisateur, Denis Malleval, m’a dirigé avec souplesse, avec une grande gentillesse. Je connaissais mon texte au cordeau et j’avais un coach qui m’a formidablement aidée.
Je crois que j’ai pris un virage et j’espère que ça va marcher car j’ai pris beaucoup de plaisir et j’aimerais continuer, en me partageant entre la comédienne et la chanteuse.

Nicoletta (Jeanne)

Nicoletta (Jeanne)

Ce n’est pas difficile de jouer non apprêtée ?
Je t’avoue que je m’en fiche totalement ! Je n’ai pas cette coquetterie d’avoir une belle image lorsque je joue un tel personnage et si le rôle s’y prête. J’ai quand même plus de 70 ans, je ne le cache pas, j’ai un fils de 40 ans… Je suis comme je suis et j’ai peut-être ma chance car, justement, peu de comédiennes osent faire ce que j’ai fait. J’ai donc peut-être une place à me faire.
Je suis d’autant plus heureuse d’avoir joué dans un film de qualité. La preuve : il a été sélectionné pour trois festivals : la Rochelle, Cognac et Colmar !

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Avec Liane Foly, Jean-Christophe, Jérôme Anthony

Revenons à la chanson !
Je vais fêter mes 50 ans de métier à l’Olympia. Une captation du spectacle sera faite par Alexandre, mon fils, dont c’est le métier et qui vient de faire celle du concert de l’ami Hervé Vilard.
Je suis donc très heureuse et… très fière de mon fils, tu t’en doutes !
Ce sera quoi, ce spectacle ?
Je chanterai évidemment tous mes succès, des chansons que j’aime, le final sera gospel et je suis heureuse de la venue de Bernard Lavilliers. Lorsque je lui ai parlé du projet, c’est lui qui m’a tout de
de suite dit : je veux être à tes côtés ! Et évidemment, ça me remplit de joie ! ».
Une joie de vivre qu’elle porte sur elle, toujours volubile et chaleureuse pendant que Jean-Christophe, son mari-producteur, veille dans l’ombre en souriant, aussi discret qu’elle est pétulante !
Rendez-vous donc est déjà pris à la Rochelle où l’on redécouvrira la comédienne.

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Propos recueillis par Jacques Brachet
Photos Christian Servandier