Toulon : La revue TESTE, véhicule poétique

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Accueillie en ce dimanche matin 14 octobre 2018 par la Librairie Le Carré des Mots à Toulon la Revue Teste, qui se déclare véhicule poétique, présentait son 32ième numéro consacré cette fois uniquement à des auteures.
Dans son préambule Cédric Lerible prit soin de préciser qu’il ne s’agissait en rien d’un numéro féministe, que d’ailleurs il ne croyait pas à une écriture féminine en tant que telle, puisque toutes les lectures « en aveugle » montraient autant d’erreurs sur l’affirmation auteurs hommes ou femmes ; que l’écriture est le reflet d’une sensibilité, et qu’on sait qu’il y a en chacun de nous une part de masculin et de féminin, dont l’une peut être prépondérante sur l’autre quel que soit notre genre.
Il s’agissait simplement de « donner à lire des voix que nous (le collectif Parole d’Auteur) apprécions particulièrement et de mettre en évidence les singularités propres à leur naissance ».
Ceci posé la flûtiste Olivia Rivet imposait le silence par la voix de sa flûte afin d’occuper ce silence par sa musique. Excellente flûtiste qui joue des souffles, des sons de sa voix, de tous les moyens d’expression de cet instrument si proche de la voix humaine et des sons de la nature. Elle ponctua les lectures avec un à propos parfait.
Ce numéro 32 présente donc les œuvres de 20 auteures entourées par des dessins énigmatiques et des photos de quelques sculptures (pas moins de 20 œuvres) de Sophie Menuet, dont on a vu des expositions à Marseille, Aix en Provence, Villefranche sur Saône, Istres, Villa Tamaris Pacha à La Seyne sur Mer, et ce n’est pas fini…On doit aussi à Sophie Menuet les photos de ses œuvres, dans de splendides et luxueuses présentations pleine page.
Le choix des auteures est éclectique. Teste n’est pas une revue à thème, mais à chaque numéro la réunion d’artistes qui naît d’un écho entre les œuvres. Ces poètes viennent de différentes régions de France et du monde : Russie, Guatemala, Italie.

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On pourra lire quelques textes bilingues, espagnol/français, russe/français. Nombre d’auteures étaient présentes à cette lecture pour faire vivre leurs textes avec beaucoup d’émotion. Et des voix d’hommes, celles de Patrick Sirot, Paul Antoine, Laurent Bouisset (traducteur de Regina Jose Galindo) firent entendre magnifiquement des textes de leurs consœurs absentes.
Une lecture riche et variée, qui permit d’entrer dans des univers, des écritures, des préoccupations et des thèmes différents, toutes œuvres bien ancrées dans le monde d’aujourd’hui.
La libraire «Le Carré des Mots» dans son nouveau lieu peut accueillir confortablement et convivialement artistes et public. Elle offre aussi le plaisir de déambuler à travers les livres, livres choisis avec compétente par les libraires Marion et Raphaël Riva, qui ont obtenu le label LIR (Libraire de Référence) dont le but est de faire reconnaître, valoriser et soutenir les engagements et le travail qualitatifs des libraires indépendants.

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Pour plus de renseignements sur la revue Teste voir <evasionmag.com> du 3 juillet 2016
Ce très beau numéro 32 de Teste avec une somptueuse photo de couverture de Raoul Hébréard est en vente au Carré des mots :
30 rue Henri Seillon – tel : 04 94 41 46 16.

Serge Baudot

Vincent NICLO : « Je suis un chanteur… hybride ! »

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Vincent Niclo, c’est le charme, la gentillesse, le sourire qui en fait craquer plus d’une, la passion, la voix et le talent… Il y en a qui sont nés sous une belle étoile !
Mais il y a aussi son éclectisme car, depuis ses débuts, il n’est jamais là où on l’attend, il prend sans arrêt des chemins de traverse qui l’amènent chaque fois au succès, passant de la variété française avec Fiori, Obispo, Lama, puis à l’opérette avec un hommage à Luis Mariano. On le retrouve avec les chœurs de l’Armée Russe, puis crooner avec les Gentlemen ou encore chanteur d’Opéra avec Alagna, Domingo, Dessay, Miguenes, sans parler des comédies musicales comme « Autant en emporte le vent » ou « Les parapluies de Cherbourg » avec Michel Legrand avec qui il part en tournée jazz.
Et le voilà aujourd’hui chanteur et danseur de « Tango », voix suave, port de tête espagnolissime, regard noir…
Quoiqu’il entreprenne musicalement, il le transforme en succès et pourtant, il garde cette simplicité qu’on retrouve avec plaisir avec cet entretien qu’il m’accorde à Cultura à Plan de Campagne, où est en promo « show case – dédicaces ».

C H

« Vincent, pourquoi le tango ?
C’est une envie que j’ai depuis longtemps. J’ai toujours aimé les sonorités latines, j’adore Julio Iglesias, Pavarotti, Domingo lorsqu’il chantent du tango et lorsque j’ai fait « Danse avec les stars », on m’a dit que j’avais l’attitude d’un danseur de tango ! J’aime ces rythmes lancinants, sensuels et le tango est une danse, une musique qui ont traversé les décennies. D’ailleurs, tous les chanteurs ont un tango à leur répertoire. Le tango n’est jamais démodé. Souvenez-vous de Gotten Project. D’ailleurs, lorsque j’ai proposé ce thème à ma maison de disques, je n’ai eu aucune réticence, aucune difficulté à la convaincre. Et des copains comme Fiori et Slimane ou Obispo et Lionel florence,sont venus spontanément me proposer de m’écrire une chanson ! Et puis il y a eu le duo électro Sky Dancers à qui j’avais demandé une participation sans trop y croire… Ils ont en fait, fait tout le disque. Vous voyez, c’est en fait hyper branché !
Comment, avec tous les tangos existants, avez-vous fait votre choix ?
Vous savez, ce n’est pas nous qui choisissons une chanson, c’est la chanson qui vous choisit. Et si elle ne me choisit pas, je l’abandonne. Je voulais à la fois des classiques et des inédits, du français et de l’espagnol. J’ai fait une liste de classiques auxquels je pensais et des auteurs et compositeurs m’ont proposé des inédits. J’ai même écrit les paroles de « Libertango » devenu « Mi amor » un que j’aurais abandonné s’il n’avait pas été choisi. Il se trouve qu’il est arrivé dans le top 3 !
Justement, « Libertango » de Piazzola, a déjà eu deux versions : celle de Guy Marchand et celle de Grâce Jones. Vous avez préféré cette dernière !
Il y a là deux méthodes et faire un mélange des deux me paraissait difficile. Celle de Grâce Jones
me semblait plus sensible, plus exprimée. En fait, il y a deux chansons en une, l’une mettant en valeur le refrain, l’autre le couplet. Pour ma voix, j’ai choisi celle qui me convenait le plus.
Choisir de chanter ces chansons en français ou en espagnol… Dilemne ?
Non, pas vraiment, en dehors du fait qu’il est vrai que la langue espagnole s’adapte d’évidence mieux pour le tango. C’est plus musical, plus sensuel, ça dégage plus d’émotion. Mais je voulais que mon public s’y retrouve. J’ai donc fait la part des choses.
Depuis le début, Vincent, vous nous surprenez par vos choix éclectiques et inattendus !
Je vous avoue que je déteste faire à chaque fois la même chose car je m’ennuie très vite. Alors, par goût, par plaisir, par curiosité, j’essaie de me diversifié car j’aime toutes les musiques et je fais des essais. Je n’ai pas envie de m’enfermer dans un style. J’ai la chance d’avoir toujours eu cette liberté et surtout que mon public me suive car c’est vrai qu’à chaque fois c’est un risque de faire de tels écarts… quelquefois le grand écart ! D’ailleurs, j’ai encore d’autres idées !

G F E

J’ai lu quelque part que vous regrettiez qu’une certaine presse vous considère comme « ringard »…
C’est vrai, j’ai dit ça après quelques articles d’une certaine presse parisienne qui l’a écrit. Ca n’est jamais agréable à entendre mais en fin de compte, c’est ce que pense le public qui est important et de ce côté-là ça marche au-dessus de mes espérances. Et puis ce n’est qu’en France puisque ça marche aussi en Angleterre, en Allemagne et même en Russie… Alors, la presse parisienne !…
On me reproche, comme à d’autres, d’être un chanteur « à voix »… C’est un pléonasme car être chanteur, c’est bien avoir une voix, non ?
J’arrive aujourd’hui de Russie où j’ai chanté au Kremlin pour les 45 ans des Chœurs de l’Armée Rouge. J’étais le seul invité étranger, c’est une expérience incroyable et émouvante et un honneur. J’ai fait deux tournées avec eux et la première partie de Céline Dion qui a souvent eu les mêmes critiques que moi. Alors, si c’est ça être ringard, je veux bien continuer à l’être !
On se perd un peu dans votre parcours : chanson, télé, théâtre, cinéma… En fait, par quoi avez-vous commencé ?
Par l’opéra. J’ai fait mes classes à l’Opéra de Wallonie puis celui d’Avignon. J’ai donc au départ un parcours classique mais j’avais envie de faire d’autres choses et l’un de mes professeurs m’a dit que si je continuais à chanter l’Opéra, le « classique » prendrait le dessus. Comme une danseuse classique, qui a plus de mal à faire du contemporain. J’ai donc décidé d’être un chanteur « hybride », un 4xA, un chanteur tout terrain !
Et le reste ?
C’était pour payer mes cours. Il faut savoir qu’une heure de cours classique, c’est entre 150 et 200€. J’ai donc fait tout ce qui se présentait pour les payer : mannequin, défilés, photos, télé, cinéma, castings en tous genres…
Ce qui est drôle c’est que j’ai joué mon premier rôle avec… Guy Marchand, dans « Nestor Burma ». Puis ça a été « Sous le soleil »… en plein hiver et en plein froid !
Il y a eu aussi les comédies musicales…
Oui, « West Side Story », « Titanic », « Roméo et Juliette », « Autant en emporte le vent »… J’adore cette discipline qui allie musique, chanson, danse, comédie ». J’aime par-dessus tout entrer dans une histoire et, il y a cet esprit de troupe qui est formidable.

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Et Michel Legrand aussi ?
Oui, qui m’a proposé « Les parapluies de Cherbourg ». Entrer dans son monde, chanter avec Nathalie Dessay a été un cadeau et la tournée que j’ai faite avec lui et un jazz band a été un grand moment de ma carrière.
Il y a encore eu « Danse avec les stars » !
Grande expérience mais aussi l’un des plus éprouvants moments de ma vie d’artiste car, en dehors des répétitions intenses et épuisantes, je faisais la promo de mon disque anglais en Angleterre, des galas en Allemagne et j’enregistrais un disque en studio. J’avais un planning de folie et je mangeais en voiture entre deux avions ! C’était hallucinant ! Mais je suis content de l’avoir fait… même si j’espère chanter mieux que ce que je danse !
Vous avez donc fait un album en anglais ?
Oui, il s’intitule « Romantique » et il m’a permis de devenir… animateur !
Racontez.
La BBC2 cherchait un animateur « hors circuit » pour présenter une émission sur la St Valentin. Grâce au succès du disque et à son titre, elle a fait appel à moi. Ça a très bien marché. On m’a alors appelé pour une deuxième émission puis sollicité pour animer une émission qui s’appelle « Carte Blanche », où je reçois des personnalités française connues en Angleterre. Ils voulaient Brigitte Bardot comme elle refuse tout, je pensais que ça ne se ferait pas. Elle a accepté et nous avons enregistré l’émission chez elle, à St Tropez. Une fois fait, elle m’a avoué qu’elle avait accepté parce qu’elle aimait mes chansons qu’elle écoutait. C’est un honneur pour moi. J’ai aussi fait Jane Birkin, Michel Legrand, Charles Aznavour… La BBC voulait Alain Delon. BB m »a dit « Je l’appelle ». Ca devrait se faire !
Avec tous ces termes abordés, je suppose que monter un spectacle est un peu difficile ?
Oui et ce ne peut être qu’un spectacle… « hybride » ! Alors j’ai imaginé le faire autour de ma vie d’artiste en racontant au public toutes les étapes de cette vie, de mes expériences , en espérant que ça les intéresse. En fait, ma vie est le fil conducteur et chaque chanson est un tableau, une facette de ce que j’ai fait.
J’ai toujours été très friand des coulisses de ce métier, de comment se font les choses. J’espère que le public aimera ça ».

B

Après cette heure d’interview, Vincent recevait 10 gagnants qui avaient concouru sur France Bleu d’Aix-en-Provence. C’est avec toujours la même gentillesse qu’il discuta avec eux, fit des photos et des dédicaces… avant d’aller faire son show case et à nouveau dédicacer avec la même patience, à la grande joie des fans venus nombreux le rencontrer.

Propos recueillis par Jacques Brachet
Photos Christian Perrin

Opéra de Toulon – Samedi 27 octobre 20h
Récital « Voix nouvelles » des lauréats 2018

Initié en 1988 par le Centre français de promotion lyrique (CFPL) et la Fondation France Télécom, aujourd’hui Fondation Orange, les trois précédentes éditions du concours »Voix Nouvelles » (1988, 1998, 2002) ont permis de révéler des chanteurs aujourd’hui reconnus sur la scène internationale lyrique comme Natalie Dessay, marraine de cette édition 2018.
L’objectif principal du concours est de détecter, auditionner et sélectionner de nouveaux chanteurs lyriques et de les aider dans la réussite de leur insertion professionnelle.
Il permet à de jeunes chanteurs, y compris ceux dont la formation ne s’inscrit pas dans un parcours dit «classique», de se faire entendre par des professionnels de l’art lyrique (directeurs d’opéras et de structures de productions, chefs d’orchestre, chefs de chant, metteurs en scène, agents artistiques).
Sa spécificité est d’aller à la rencontre des chanteurs en maillant le territoire : les pré-sélections sont organisées en région, grâce à la participation d’opéras « points relais » en France métropolitaine, mais aussi dans les départements ultra-marins, en Belgique, en Suisse et au Canada.
Ils étaient 607 candidats inscrits pour cette 4e édition, le 10 février 2018, ils n’était plus que 12 à s’affronter lors de la finale à l’Opéra-Comique à Paris.

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HÉLÈNE CARPENTIER soprano
Hélène Carpentier est l’une des artistes lyriques les plus prometteuses de sa génération : 1er Prix et Prix de la meilleure interprète du répertoire français du concours «Voix Nouvelles 2018», elle est désignée «Révélation Classique 2018» de l’ADAMI. En 2017, elle est lauréate du 1er Prix «Femme Opéra», 2e Prix «Mélodie Française», Prix Jeune Espoir, Prix du Public et Prix Spécial du Jury du 29e Concours International de chant de Marmande, Grand Prix et Prix de la meilleure interprète du répertoire italien du 3e Concours Opéra Raymond Duffaut Jeunes Espoirs d’Avignon, Prix Jeune Espoir du 2e Concours International de Chant Robert Massard de Bordeaux.
Pianiste et flûtiste de formation, elle étudie d’abord le chant à Amiens. Admise en 2015 au sein du choeur d’adultes de la Maîtrise Notre-Dame de Paris, elle intègre le CNSM de Paris dans la classe de Marcel Boone. Durant ses études, elle chante sous la direction de chefs tels que Laurence Equilbey, Paul Agnew, David Reiland, Lionel Sow, Yann Molénat et Bruno Cocset : elle est soliste des cantates de Bach, chante Hanna/Die Lustige Witwe et Gabriel/La Création et participe à la création du Laudes Creaturarum d’Arthur Oldham à la Philharmonie de Paris. Elle invitée par l’Opéra de Rennes dans le cadre d’un «Révisez vos classiques !» consacré à Roméo et Juliette de Gounod et se produit au Festival au Bolchoï de Minsk.
Durant l’été 2018, elle se produit à «Musiques en fête» aux Chorégies d’Orange et lors de concerts au Festival Debussy à Argenton-sur-Creuse, aux Musicales du Luberon, à Volcadiva, aux Musicales de Pommiers et au Festival de la Haute-Clarée. Parmi ses projets : un «Hommage à Gabriel Fauré» à l’Auditorium de Bordeaux, Albina /La Donna del Lago à Marseille, Gabriel/La Création avec l’Orchestre national de Lorraine ainsi que Micaëla/Carmen à Rouen et au Théâtre des Champs-Elysées. Hélène Carpentier est soutenue par le Fonds de Tarrazi ainsi que par la Fondation Meyer en 2016.
CAROLINE JESTAEDT soprano
Née à Bruxelles, la soprano franco-allemande Caroline Jestaedt étudie au Conservatoire royal de Bruxelles. Elle se perfectionne ensuite à l’Académie de musique Hanns-Eisler de Berlin avec Janet Williams et Michail Lanskoi, étudie le bel canto avec Peter Berne, le lied avec Wolfram
Rieger et l’opéra avec Julia Varady. Elle entre en 2014 à l’Académie de musique et des arts du spectacle de Vienne dans la classe de chant de Claudia Visca et les classes de lied et oratorio de Robert Holl et Florian Boesch. Elle se spécialise ensuite dans le domaine de l’opéra lors de sa dernière année de master (2016). Elle a récemment rejoint le Studio de l’Opéra national de Lyon.
En 2007, elle fait ses débuts dans Die Zauberflöte à la Monnaie, elle y retourne en 2011 et 2014 pour Cendrillon et Les Mamelles de Tirésias. Elle participe à de nombreuses productions dans les conservatoires et universités qu’elle fréquente : Adele/Die Fledermaus, Nanetta/Falstaff, Anna Reich/Les Joyeuses Commères de Windsor, Blondchen/L’Enlèvement au Sérail, La petite Renarde rusée. Elle est invitée à la Schubertiade Dürnstein (2016-2017) et au Festival international de lied de Zeist (2016-2017-2018).
En 2016, elle participe au projet Songbook en collaboration avec Arte et l’ORF (Radiodiffusion autrichienne) et chante en soliste au Festival Allegro Vivo (Basse-Autriche).
En 2018, elle est la voix du ciel/Don Carlos (mise en scène de Christophe Honoré) à l’Opéra national de Lyon et la fée/Pinocchio de Philippe Boesmans (mise en scène de Joël Pommerat) à l’Opéra national de Bordeaux.
AMBROISINE BRÉ mezzo-soprano
Ambroisine Bré intègre le Département Supérieur pour Jeunes Chanteurs Professionnels du CRR de Paris, puis en 2013, le CNSMDP dans la classe d’Yves Sotin et se perfectionne auprès de Michel et Emmanuel Plasson, Sophie Koch, José Van Dam, Teresa Berganza, Christophe Rousset, Anne le Bozec, Jeff Cohen, Dietrich Henschel, Fritz Schwinghammer, Susan Manoff, Christoph Pregardien. En 2015, elle est Chérubin/ Le Nozze di Figaro lors d’une tournée en France. Elle chante le Requiem de Donizetti au Festival de Saint-Denis. En 2016, elle chante aux côtés de Sabine Devieilhe, Robert Getchell et Alain Buet dans un programme autour de Brahms dans le cadre des Musicales de l’Orne. En 2014, elle se distingue lors du Concours International de Marmande en obtenant le prix Jeune Espoir, le 2e Prix mélodie et le 2e Prix opéra, puis le Prix d’Excellence du Concours de l’UPMCF 2016. Elle est lauréate de la Fondation Royaumont. Elle remporte quatre prix au concours Paris Opéra Compétition 2017 lors de la soirée « Les Mozart de l’Opéra » au Théâtre des Champs-Élysées. En 2017, elle chante dans Alceste de Lully au Festival de Beaune avec Christophe Rousset et participe à l’enregistrement de l’oeuvre. On l’entend au Festival de Colmar lors d’un concert en hommage à Michel Plasson. Plus récemment, elle est soliste dans La Nuit de Walpurgis de Mendelssohn avec l’orchestre de Paris. Avec sa pianiste Qiaochu Li, elle remporte le Grand Prix Duo du concours international Nadia et Lili Boulanger. Elle chante dans Vanda de Lionel Ginoux à Reims puis Avignon, elle est Sesto/La Clémence de Titus sous la direction de Marc Minkowski à Prague. Dernièrement, elle chante dans un programme autour de l’oeuvre de Cavalli sous la direction de Leonardo Garcia Alarcon. On pourra également l’entendre cet été au Festival de Radio France de Montpellier dans un programme de mélodies Françaises, à Orange pour le concert de l’Adami, ainsi qu’au Festival de Menton dans Actéon de Charpentier ainsi que dans Didon et Enée avec Christophe Rousset.
Ambroisine Bré est également Révélation classique de l’ADAMI 2017.

Mathieu Pordoy piano

St Cyr sur Mer
Les cigognes au pays des cigales !

GRAND MARCHÉ DE TERROIR ET DE NOËL ALSACIEN – 14e édition
DU VENDREDI 12 OCTOBRE A 15H AU DIMANCHE 14 OCTOBRE 2018 A 18H
Boulodrome Henri Salvador – Centre-Ville/parkings gratuits à proximité

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Les Cigales accueillent pendant trois jours festifs leurs amies Cigognes sur le Boulodrome Henri Salvador, en centre-ville.
Une vingtaine de stands tenus par des Alsaciens offrent un bel éventail de produits du terroir et spécialités alsaciennes : charcuterie, lard, palette fumée, viande fumée, fromages, biscuits, pains d’épices, nougat, bretzels, kougelhopfs, crémantaises, bredeles, gâteau Hansi, tartes flambées, tartines, pains de campagne, tartines au Munster, burgers alsaciens…confiture, miels, jus, nectars, foies gras, vins d’Alsace, bières artisanales, poteries et moules, préparation pour pâtisserie, nappes, linge de maison, décoration, épices et herbes aromatiques… de quoi se régaler sur place ou à emporter et offrir de jolis présents à quelques semaines de Noël.
Les visiteurs ont la possibilité, outre de flâner, de se restaurer sur place grâce aux espaces de convivialité dressés pour l’occasion. Des animations sont prévues tout le week-end pour occuper les enfants pendant que les grands savourent leurs spécialités alsaciennes.
La convivialité se poursuit tout le week-end sous chapiteau avec d’une part, le grand loto des Cigognes et des Cigales qui offre la possibilité de gagner de nombreux lots de qualité et d’autre part, avec la dégustation de choucroute faite par un maître artisan alsacien les vendredi et samedi soir ainsi que samedi et dimanche midi (20€ : choucroute, forêt noire, café / Billetterie du 9 au 12 octobre, chalet parking Gabriel Péri de 9h à 12h et de 15h à 18h / Service Vie Locale et Associative 04 94 32 19 46 / Office de Tourisme 04 94 26 73 73 / sur le marché alsacien à compter du 12 octobre à 15h).

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Programme :
Vendredi 12 octobre
15h : Ouverture du marché
18h30 : Inauguration et vin d’honneur en présence du groupe folklorique «Les Coquelicots » et de l’Orchestre d’Harmonie « Le progrès Musical » de Saint-Cyr-sur-Mer
20h : Repas alsacien sous chapiteau – Ambiance musicale
Samedi 13 octobre
9h – 21h : Marché alsacien
12h30 : Repas alsacien sous chapiteau – Ambiance musicale
20h : Repas alsacien sous chapiteau – Ambiance musicale
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Dimanche 14 octobre
8h – 18h : Marché Alsacien
11h30 : Tirage de la tombola (corbeille garnie à gagner)
12h30 : Repas alsacien sous chapiteau – Ambiance musicale
15h30 : Grand loto des Cigognes et des Cigales sous chapiteau
Animations enfants

Service animation : 04 94 26 26 22 – Office de Tourisme : 04 94 26 73 73
www.saintcyrsurmer.fr

MICHEL FUGAIN :
« Je chante pour le public,, pour partager… »

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Michel Fugain, c’est une boule d’énergie.
Il déboule sur scène avec une pèche pas possible et une joie qu’on ressent aussitôt.
Et aussitôt, il va enchaîner succès sur succès… 50 ans de chansons et ce jeune homme de 76 ans nous en fout plein les yeux et les oreilles. Il est terriblement et pour toujours ancré dans la chanson française car il a fait des chansons inoubliables.
En dehors du fait qu’aujourd’hui il a les cheveux cours, blancs et qu’il est imberbe, il est aussi svelte et léger qu’au temps du Big Bazar où il avait barbe et cheveux longs bruns !
Il bouge, il danse, il virevolte et nous raconte sa vie à travers ses chansons. Et le public de tout âge vibre avec lui et reprend en chœur ses refrains.
Il y a une totale osmose entre lui, ses musiciens et ce public.
Je l’ai rencontré aux Studios de la Victorine à Nice alors qu’il avait son école et que se préparait le Big Bazar. C’est dire que ce n’est pas d’hier ! Après la tournée que je fis avec ce groupe enfin monté, nous nous revîmes épisodiquement, lorsque ses galas l’amenaient dans la région. Toujours avec cette même amicale chaleur qui fait partie de lui.
Avec Véronique Aïache, fan de la première heure, il s’est confié en toute liberté, en toute pudeur aussi car Michel est un être pudique, qui cache ses peines (la perte de sa fille, son divorce) derrière un sourire toujours rayonnant, une énergie folle. Il sait se reconstruire, ce qui ne lui fait rien oublier mais c’est ce qui fait qu’il continue son chemin, aux côtés de Sanda aujourd’hui, qui est un appui essentiel, indissociable de lui. Dans ce livre « En confidence » (Ed flammarion), il confie de belles choses à Véronique, comme cette phrase : « Dans sa globalité, la vie est difficile et cruelle mais elle est aussi enchanteresse. Il faut la vivre telle qu’elle est ». Même s’il dit encore : « L’attitude que j’ai eue à la mort de Laurette et que j’ai encore, je la dois à mon instinct de survie. J’ai dit, je répète et j’affirme que j’ai reçu un coup de sabre japonais qui m’a coupé en deux »…
Dan ce livre, il se révèle juste ce qu’il faut pour comprendre que ce bonhomme est exceptionnel de gentillesse, de simplicité et d’optimisme… malgré tout.
Il y a quelques temps, nous avions pu bavarder un long moment.

C D

« Le public, me confiait-t-il – est ce pourquoi je fais ce métier et je suis content lorsque je le vois heureux et attentif. Je lui raconte une histoire, mon histoire et lorsque je vois qu’ils me suit, je trouve ça… gouleyant ! Ils m’envoient une telle tendresse ! Aussi je donne pour recevoir ça !
Tu tournes tout le temps, Michel ?
Oui, tant qu’on me demande et surtout parce que j’aime ça et qu’avec avec mes musiciens, on est une équipe soudée. Ils ont besoin de travailler et surtout, je ne reste jamais très loin d’eux car je ne voudrais pas que cette complicité, cette amitié, se délitent. Nous avons besoin d’être ensemble.
L’on est étonné, en voyant ton spectacle, du nombre de succès que tu as accumulés… et que les gens n’ont pas oubliés et chantent avec toi…
Parce que ces chansons sont entrées dans la mémoire collective. Ce sont des chansons populaires – et le mot n’est pas péjoratif ! – qui sont étroitement liées à la société de cette époque. Aujourd’hui, tout le monde se regarde le nombril et si ça continue, il n’y aura plus de chanson populaire.
Mes chansons évoquent une époque essentiellement heureuse où tout semblait facile, sans problèmes. C’était une époque porteuse d’espoirs. Les gens s’accrochent à ces chansons, le feu n’est pas éteint… il suffit d’une étincelle…
Toi qui fut un précurseur des comédies musicales à une époque où ça n’était pas la mode (Un enfant dans la ville), aujourd’hui que c’est redevenu « tendance », n’as-tu pas envie de t’y recoller ?
Depuis déjà longtemps je suis sur un projet musical autour de l’œuvre d’Edmond Rostand « Chanteclerc ». Là encore, gros challenge car je garde les merveilleux alexandrins de l’auteur !
Et si ce n’était pas si démodé, je dirais que ce serait plutôt une opérette qu’une comédie musicale où tout est chanté. Moi j’y veux le texte, la musique, la théâtralité. A te dire vrai, c’est assez ardu à monter et je ne le fais pas parce que c’est la mode !

B A

Pas facile à monter dans le show biz d’aujourd’hui…
Le show biz ? c’est aujourd’hui devenu un sous-métier et je m’en éloigne au galop. Je ne suis pas prêt à accepter leur diktat parisien car ce sont des freineurs de projets qui ne savent parler que de marketing. L’artistique, ils ne savent même pas que ça existe !
Alors ?
Alors je ferai ça pour la télé. Ce sera plus facile. Mais ça se fera !
Tu n’aimes pas la tournure qu’a pris le métier ?
Bien évidemment ! Aujourd’hui un chanteur n’est plus considéré comme un artiste mais comme un produit qu’on lance, qu’on presse et qu’on jette. Les jeunes sont formatés, tout comme les radios, ce qui fait qu’il y a de moins en moins de chanteurs et de chansons populaires. Chaque radio a une spécificité et du coup, aujourd’hui, un chanteur a du mal à se faire entendre de tous. Quant à nous, ceux de ma génération, nous sommes interdits d’antenne ! Tout juste si l’on nous appelle pour une soirée nostalgie ou caritative et on doit chanter pour la dix millième fois « notre tube » !
Tu es nostalgique des années Big Bazar, que j’ai un peu partagées avec toi sur les routes ?
Je n’aime pas être nostalgique mais dans ces années-là on rêvait d’espoir et on le faisait partager. Et puis les marchands sont revenus et ça a été le commencement de la fin. Aujourd’hui on oublie l’être humain, on ne voit que l’image et l’argent et si ça ne change pas, c’est la mort de la chanson populaire.
C’est ce qui te fait continuer à écrire et chanter des chansons ?
Je ne fais pas des chansons pour moi mais pour le public, pour communiquer, pour partager. Sinon ce n’est pas la peine. Et si l’artiste oublie ça, il meurt ! »

Propos recueillis par Jacques Brachet
Michel est en tournée avec « La causerie musicale » où il mêle chansons et souvenirs.
Lundi 26 mars 20h30, Casino du Colombet à Sanary

La Ciotat – L’Eden : 113 ans… + 5 ans !

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C’est en effet en 1899 que les Frères Lumières ont créé le premier cinéma du monde avec ce fameux train entrant en gare qui a fait frémir nombre de spectateurs se voyant déjà écrasés par lui !
L’Eden, donc, fait aujourd’hui partie des monuments historiques mais durant une période, il est tombé en ruine. Il a fallu toute la volonté d’une Mairie qui voulait le voir renaître de ses cendres. et grâce à son maire, Patrick Boré et son adjoint aux affaires culturelles, Jean-Louis Tixier, voici 5 ans, tout neuf, tout rouge, tout pimpant, il a ré ouvert ses portes aux spectateurs.
5 ans, ça se fête et c’est ce qui s’est passé ce mardi 9 octobre où une soirée fut offerte aux Ciotadins . Soirée en deux parties où en prélude, Jean-Louis Tixier présenta des films souvenirs, des films familiaux, des films d’archives d’une ville qui a connu ses hauts et ses bas, d’un chantier qui a périclité avant de renaître lui aussi, de deux guerres qui l’ont blessée et qui s’est toujours relevée, devenant aujourd’hui la ville du cinéma grâce aux frères Lumière, à Michel Simon qui y a vécu, grâce aussi à des gens comme le réalisateur Olivier Dahan, dont on va reparler.

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Sous le regard des frères Lumière – Jean-Louis Tixier et son équipe

Ce film est fait de petits films auxquels nombre de ciotadins ont participé en fouillant dans leur greniers, retrouvant des instants de vie familiale, de témoignages, aidés aussi par la Fondation Gaumont-Pathé qui a retrouvé quelques archives et les ont offertes à la Mairie.
Jean-Louis Tixier en a fait bon usage en collaboration avec Thierry Mabily, responsable des archives de la ville, André Simien, président du Ciné Club Amateur de Provence et Georges Véra, photographe, caméraman, technicien numérisation, président de l’association Tout Visuel. Ils ont réalisé un travail colossal et déjà imaginé deux films, un troisième étant en préparation.
Nous avons pu découvrir le second, courant sur la période de 1911 à 1960, avec entre autres, le lancements de grands paquebots, des images inédites de la Libération de la Ciotat, des images de Ray Ventura inventant le clip, sur le succès « Qu’est-ce qu’on attend pour être heureux », tourné à la Ciotat et des images émouvantes de Michel Simon se promenant dans la ville, se baladant en bateau, recevant Henri Langlois alors président de la Cinémathèque, les premiers communiants, les mariages, les parties de boules lyonnaises avant de devenir la pétanque… Bref , 50 ans d’une vie de tous les jours avec ses épisodes dramatiques, drolatiques et très émouvants pour les anciens qui ont retrouvé des souvenirs pas si lointains.

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Après un apéritif succinct, Jean-Louis Tixier recevait un réalisateur né à la Ciotat : Olivier Dahan, réalisateur de « La Môme, « Les rivières pourpres », « Grâce de Monaco », mais aussi réalisateur de nombreux clips pour Mylène Farmer, Renaud, Cabrel, Zucchero, France Gall, les Cranberries et bien d’autres. Il fut aussi le metteur en scène de l’opéra-rock « Mozart ».
Il nous présenta, avec toujours son éternelle casquette vissée sur la tête, un film tourné en 2010 aux Etats-Unis « My own love song » en version sous-titrée, réunissant René Zeelweger, Forest Whiteker, Nick Nolte… Un film très émouvant et très musical.
A noter que l’Eden a reçu mercredi 26 septembre à Deauville, lors du 73e Congrès de la Fédération Nationale des Cinémas Français, une mention spéciale du prix CNC de la salle innovante 2018 en présence de Frédérique Bredin, présidente du CNC – Centre National du Cinéma et de l’image animée.
Le jury, présidé par Laura Smet a tenu à récompenser l’Eden à travers son exploitant Michel Cornille, Président des Lumières de l’Eden, pour sa capacité à allier tradition et modernité à travers la mise en valeur résolument moderne d’un patrimoine historique exceptionnel.
Une belle reconnaissance pour le plus ancien cinéma du monde à la veille du 5e anniversaire de sa rénovation, que Michel Cornille a tenu à partager avec toute l’équipe de l’Eden, salariés et bénévoles, ainsi qu’avec ses partenaires et les adhérents des Lumières de l’Eden.
Une belle soirée encore, au cours de laquelle Jean-Louis Tixier a lancé un appel à tous ceux qui pourraient avoir, sommeillant dans leurs greniers, des films familiaux qui sont le témoignage de nombreuses vies mais surtout un patrimoine qu’il faut garder, protéger, rénover afin que celui-ci ne parte pas dans les oubliettes.

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Jacques Brachet

Opéra de Toulon – Vendredi 19 octobre 20h
« Entrez dans la danse »

Avec David Kadouch, piano et l’Orchestre symphonique de l’Opéra de Toulon dirigé par Gabor Takacs-Nagy.
En partenariat avec le Festival de Musique de Toulon et sa Région – (Grieg, Kodàly, Bartok)

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GÁBOR TAKÁCS-NAGY
Gábor Takács-Nagy est né à Budapest où il commence à jouer du violon dès l’âge de 7 ans. Encore étudiant à l’Académie Franz Liszt, il gagne en 1979 le 1er Prix du concours de violon Jenó Hubay. Par la suite, il suit des cours de violon avec Nathan Milstein et de musique de chambre avec Ferenc Rádos, András Mihaly et György Kurtag. En 1982, il reçoit le Prix Liszt.
Au sein du Quatuor Takács, qu’il fonda en 1975 et dont il fut le premier violon pendant dix-sept ans, Gábor Takács-Nagy s’est fait une spécialité de la musique de son pays, la Hongrie, mais également de Haydn, Mozart, Beethoven ou Schubert, compositeurs dont les enregistrements par le quatuor ont fait date.
En 1996, il fonde le Takács Piano Trio et enregistre les Trios pour piano de Franz Liszt, de Sándor Veress et de Lászlo Lajtha ainsi que l’oeuvre complète pour violon de Sándor Veress.
En 1999, il crée le quatuor à cordes Mikrokosmos avec ses compatriotes, Miklos Perényi, Zoltán Tuska et Sándor Papp et en 2009 leur enregistrement des Six Quatuors de Bartók a été récompensé par le Prix «Pizzicato-Excellentia».
Lorsqu’il est passé de l’archet à la baguette en 2002, ce chambriste dans l’âme n’a pas renoncé à sa conception de la musique comme un partage. C’est ainsi qu’il a fondé en 2005 un ensemble à cordes, la Camerata Bellerive et, en 2006, le Weinberger Kammerorchestra. Deux ans plus tard, il prend la tête du Verbier Festival Chamber Orchestra.
De 2010 à 2012, il est directeur artistique de l’Orchestre Symphonique MAV Budapest et en septembre 2011 est nommé directeur artistique de la Manchester Camerata, l’un des plus éminents orchestres de chambre du Royaume-Uni. Depuis août 2012, il est également chef invité principal du Budapest Festival Orchestra et directeur artistique du Irish Chamber Orchestra.
Depuis 1997, Gábor Takács-Nagy donne des «master classes» dans de nombreuses académies internationales. En juin 2012, il a été nommé membre honoraire du Royal Academy of Music à Londres

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DAVID KADOUCH
David Kadouch se forme auprès d’Odile Poisson au CNR de Nice, de Jacques Rouvier au CNSM de Paris, de Dmitri Bashkirov à l’École Reina Sofia de Madrid et se perfectionne auprès de Murray Perahia, Maurizio Pollini, Maria-Joao Pires, Daniel Barenboim, Vitaly Margulis, Itzhak Perlman, Elisso Virsaladze et Emanuel Krasovsly. À 13 ans, il joue au Metropolitan Hall de New York, à 14 ans au Conservatoire Tchaïkovski de Moscou. En 2005, il est l’invité des académies de Salzbourg et de Verbier, puis finaliste du «Leeds International Piano Competition» en 2009. Depuis 2007, il est lauréat de l’ADAMI, de la Fondation Natexis Banque Populaire, «Révélation Jeune Talent» des Victoires de la Musique 2010 et «Young Artist of the Year» aux Classical Music Awards 2011.
Il est invité dans de nombreux festivals Lucerne sous la direction de Pierre Boulez, Klavier-Festival Ruhr, Gstaad, Montreux, Verbier, Jérusalem, Aix-en-Provence, Colmar, Deauville, La Roque d’Anthéron, Montpellier, Saint-Denis, Piano aux Jacobins à Toulouse et en Chine. Il se produit en musique de chambre avec Renaud et Gautier Capuçon, Edgar Moreau, Nikolaj Znaider, Antoine Tamestit, Frans Helmerson, Sol Gabetta, Patricia Kopatchinskaja, Michel Dalberto, ainsi qu’avec les quatuors Ebène, Modigliani, Quiroga et Ardeo.
Il se produit avec l’Orchestre de la Tonhalle de Zurich et David Zinman, le BBC Symphony Orchestra et Marc Minkowski, l’Orchestre Philharmonique de Radio France et Myung-Whun Chung, l’Orchestre National de France et Daniele Gatti, l’Orchestre National de Lille et l’Orchestre de la Fondation Gulbenkian avec Jean-Claude Casadesus, l’Orchestre de Strasbourg et Marc Albrecht, le Halle Orchestra et Robin Ticciati, Israël Philharmonic, le Hong-Kong Sinfonietta, l’Orchestre Insula et Laurence Equilbey, l’Orchestre National de Montpellier, l’Orchestre Philharmonique de Marseille, le BBC Scottish Symphony Orchestra et Matthias Pintscher. Il a enregistré le 5e Concerto de Beethoven, l’intégrale des Préludes de Chostakovitch, un disque Schumann avec le Quatuor Ardeo, un disque de musique russe, un récital consacré à Bach, Janacek, Schumann et Bartók, un récital en duo avec Edgar Moreau autour de Franck, Strohl, Poulenc, de la Tombelle.

operadetoulon.fr – 04 94 92 70 78

La Rochelle – Festival de la Fiction TV
Thibault de Montalembert 10% série, 110% comédien

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Entre la série « Dix pour cent », que vous allez bientôt retrouver sur France 2 et la vraie vie, le look de Thibault de Montalembert est totalement différent. Entre l’agent des stars un peu rigide, costume trois pièces, rasé de près et brushing parfait et le jean, chemise bariolée, la barbe, il y a un monde, même s’il a toujours la même prestance, la même classe et un sourire éclatant.
Le rencontrer est un vrai grand plaisir et l’interview devient très vite une conversation amicale.

C

« Qu’est-ce qui vous a fait accepter ce rôle dans cette série à succès ?
Je viens de la scène où j’ai beaucoup interprété de drames. Aussi, qu’on me propose une comédie a été un grand bonheur. D’autant que c’est une comédie à la fois humaine et élégante. Les métiers du spectacle fascinent les gens, surtout lorsqu’on les emmène dans les coulisses. Là, ils entrent dans le monde d’une agence artistique, avec des comédiens qui jouent leur propre rôle et ça les fascinent. Les gens s’y retrouvent.
A la ville, vous n’avez pas, loin de là, le look du film !
(Il rit) Je joue un bourgeois bien assis, avec un look un peu rond, qui se donne la carrure du chef qu’il voudrait être mais qui ne l’est pas. C’est un personnage à double fond, qui a une vie à côté. Il joue sur plusieurs tableaux, il cache longtemps une fille qui se fait embaucher dans l’agence et c’est formidable à jouer. En fait, il ressemble à tout le monde, il peut être à la fois charmant et odieux. Il est un peu lâche, ambiguë, ce qui ne l’empêche pas d’avoir de l’humour.
Mêler des acteurs qui jouent un rôle avec des acteurs qui jouent leur propre rôle, c’est assez rare et original !
C’est aussi ce côté qui m’a plu. Grâce à Dominique Besnehard, qui les connaît tous, peu refusent de venir tenir leur propre rôle. Dans la saison trois, nous avons la chance d’avoir Monica Bellucci, Isabelle Huppert, Béatrice Dalle, Jean Dujardin qui est incroyable, Isabelle Adjani, Gérard Lanvin, Julien Doré… Et ça, ça plait beaucoup au public qui se retrouve derrière le rideau.

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Et ça marche !
A tel point qu’il y aura une saison quatre. Pourtant, au départ, ça n’était pas gagné car personne ne voulait de la série. On a mis près de dix ans pour que ça se débloque, grâce à Cédric Klapisch qui a été intéressé pour la réaliser. Aujourd’hui, grâce à son passage sur Netflix, toute l’Amérique connaît la série et nous a fait connaître.
Et ça a eu une incidence sur votre carrière ?
Oui car c’est grâce à ça que j’ai reçu des propositions de là-bas. J’ai ainsi joué dans le film de David Michôd « The king », d’après « Henri V » de Shakespeare, produit par Brad Pitt, avec Sean Harris et Lily-Rose Depp entre autres. il va sortir aux Etats-Unis.
Et en France ?
Ca, c’est une autre histoire, mais je l’espère.
Ce métier de comédien, vous avez toujours voulu le faire ?
Déjà, avant-guerre, ma grand mère irlandaise montait des pièces. Ma famille aimait le théâtre et j’ai toujours eu l’amour des planches.

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Vous avez débuté avec Francis Huster. Quel professeur était-il ?
(Il sourit) C’est un type passionné et boulimique, amoureux fou du théâtre, mais en tant que pédagogue, on pouvait avec lui avoir le pire et le meilleur !
Mais j’ai surtout beaucoup appris avec Patrice Cherreau. C’est un homme génial, un grand artiste qui savait transmettre un enseignement, un peu comme le font les asiatiques. J’ai travaillé avec lui sur des pièces de théâtre, des films. Pour monter sa troupe des Amandier, il a eu près de 2500 demandes. Il en a gardé 19 et 9 ont été embauchés. J’ai été de ceux-là. Ca a été pour moi une période fantastique.
Il y a eu aussi l’aventure de la Comédie Française !
Avant, il y a eu les trois premiers films d’Arnaud Desplechin. C’était une période où je travaillais peu. J’ai rencontré Louis-Do de Lencquesaing qui préparait « Il faut qu’une porte soit ouverte ou fermée » de Musset. Nous répétions à l’Odéon et Louis, sans en parler au directeur, invitait une cinquantaine de spectateurs à assister aux répétitions. Un journaliste de « Libération » vend la mèche, Benoît Jacquot l’apprend et en fait une captation pour Arte. Marcel Bluwal la voit et me propose de jouer dans « Intrigue et amour » de Schiller à la Comédie Française. J’ai enchaîné sur « Lucrèce Borgia » de Victor Hugo, puis j’ai repris le rôle d’Alceste dans « Le misanthrope » de Molière et « 1000 francs de récompense » d’encore Victor Hugo, avec Jean-Pierre Miguel…
Combien y êtes-vous resté de temps ?
Deux ans. Mais je commençais à m’ennuyer, c’était trop classique, j’avais envie que ça bouge et je n’ai pas voulu m’engager pour dix ans comme sociétaire. J’ai un peu regretté de partir si tôt. Muriel Mayette m’a relancé deux fois, deux fois j’ai refusé. Mais si j’étais resté, je n’aurais pas fait « Dix pour cent ».

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Vous avez en fait un parcours atypique…
Oui, car j’aime découvrir de nouveaux univers. C’est ce que j’ai toujours fait et j’en suis satisfait. Ça m’a permis de jouer dans « La dame au camélia’ avec Isabelle Adjani, que j’ai retrouvée avec joie sur la série.
Et le cinéma ?
J’ai une quarantaine de films à mon actif. L’an dernier j’ai tourné dans « Aurore » de Blandine Lenoir, « Jalouse » de David Foenkinos et « Le portrait interdit » de Charles de Meaux. J’ai des propositions mais mon plaisir reste le théâtre. En Mars, je jouerai Harpagon dans « L’avare de Molière, que l’on créera à Antibes chez Daniel Benoît, puis qu’on jouera à Paris. Cette aventure m’excite beaucoup.
Et puis, je suis en train de monter un spectacle avec ma femme, Hélène Babu, autour du « Dictionnaire de cuisine » d’Alexandre Dumas. Nous le jouons pour la circonstance au restaurant le Thelème. M Gurney, son propriétaire, passionné de théâtre, y reçoit des artistes comme Catherine Salviat, Jacques Weber pour des lectures-théâtre.
Pour continuer ce parcours atypique, vous faites aussi du doublage et pas des moindres : Hugh Grant, Antonio Banderas, Pierce Bosnan !
(Il rit) Pour les deux dernier, c’est occasionnel mais pour Hugh Grant, c’est le pape du doublage Hervé Icovic qui me l’a proposé et ça fait vingt ans que je le double sans jamais l’avoir rencontré. Mais j’ai une véritable tendresse pour lui.
Pour boucler la boucle… vous vous êtes mis à écrire !
Je viens de terminer un livre qui sortira le 24 octobre aux éditions de l’Observatoire. Il s’intitule « Et le verbe se fait cher ». C’est une collection où les artistes écrivent leurs rapports avec la littérature. A travers ce livre, je raconte un peu mon parcours.
Et à part ça, que faites-vous lorsqu’il vous reste un peu de temps ?!
Plein de choses diverses. J’aime prendre de nouvelles directions, découvrir, être surpris, étonné.
Je vais certainement trouver des choses nouvelles à faire !!!

Propos recueillis par Jacques Brachet
On retrouvera bientôt Thibault dans « Dix pour cent », sur France 2. A noter qu’elle a reçu, à la Rochelle, le prix de la meilleure série 52′.
Mais auparavant nous le retrouverons sur France 3 le 13 octobre dan la série « Meurtres à… » Ce sera en Haute Savoie, réalisé par Roger Menzor et il y sera entouré de l’ami Bruno Putzulu (Voir portrait), Gwendoline Hamon et Jacques Weber.

 

TOULON – GC32 TPM MED CUP

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Du 11 au 14 octobre, Toulon et la Métropole TPM accueillent la grande finale de la course GC32, avec en lice un bateau aux couleurs de TPM ! Pendant 4 jours, les spectateurs sont attendus nombreux sur les plages du Mourillon pour admirer le spectacle sur l’eau et dans le village ouvert à tous.
Depuis plus de 10 ans, TPM est en effet l’initiateur et l’animateur de grands événements et actions dans le domaine maritime, en accueillant deux Tall Ships Regatta en 2007 et 2013, en soutenant des courses de notoriété internationale comme la Sailing World Cup ou le Tour de France à la Voile et en accueillant la seule escale française des Louis Vuitton America’s Cup World Series en 2016. Cette année aussi, des voiliers légendaires, l’Hermione et le Belem, ont fait escale dans notre rade.
Aujourd’hui, c’est tout naturellement que TPM accueille et participe à la GC32 TPM Med Cup : un évènement nautique qui verra l’élite de la voile sur ce plan d’eau exceptionnel qu’est la rade.
La métropole confirme ainsi son ambition maritime. Pendant 4 jours, TPM va offrir un spectacle et un village gratuit et ouvert à tous. Les bateaux seront au plus près de spectateurs sur le plan d’eau de la rade devant les plages du Mourillon.
Des catamarans volants à Toulon
Après la seule étape française de l’América’s Cup en 2016, TPM accueille cette fois les catamarans volants de la classe GC32. Les équipages et spectateurs vont partager les frissons autour d’une des classes les plus rapides du monde sur l’eau, avec des voiliers à foils défiant la gravité. Deux des plus grands skippers de l’America’s Cup vont se retrouver en compétition à Toulon : Sir Ben Ainslie et Franck Cammas, leader actuel du GC32 Racing Tour 2018 à bord de Norauto powered by Team France.

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Un site unique ouvert à tous
Regroupant sur le même site des plages du Mourillon à l’Anse Tabarly, l’ensemble des facettes de la manifestation (voiliers au port – zone technique – villages grand public et partenaires), l’événement sera avant tout destiné au grand public avec un accès gratuit au spectacle le long des digues. 
La zone de course principale sera en rade des Vignettes face aux digues et aux plages du Mourillon, très visibles du littoral. En mer, des zones de sécurité avec des distances raisonnables : 100 à 150 mètres permettant le suivi des bateaux.
Régates: du jeudi 11 au samedi 13 octobre de 13h à 16h ; dimanche 14 octobre de 12h à 16h.
Un village grand public, ouvert de 11h à 21h du jeudi 11 au samedi 13 octobre et de 11h à 18h le dimanche 14 octobre, avec de nombreux exposants, proposera des animations (baptêmes nautiques, modélisme naval, groupes de musique) et un écran géant permettant de suivre la course en direct avec un commentateur (Sébastien Destremeau, skipper du Vendée Globe).
Un stand mutualisé (TPM, Département, ville de Toulon, Office de Tourisme Intercommunal) « promotion du territoire » sera présent au cœur du village.
Temps forts
Jeudi 11 à 17h: présentation officielle des équipages
Dimanche 14 à 17h: remise des prix de la GC32 TPM MED CUP

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Un équipage aux couleurs de TPM
Afin de porter les valeurs de la Métropole tournées vers le nautisme et la mer, TPM a souhaité engager un bateau et un équipage dans cette course. 5 marins de cette équipe ont participé au Tour de France à la Voile en 2013 et 2014 et courront dans la finale française de cet événement majeur de la voile internationale, à bord du GC32 mis à disposition par le grand marin français Sébastien Rogues.

Infos pratiques
www.metropoletpm.fr/GC32Toulon
@metropoleTPM – @TPMmedcup

La Rochelle – Festival de la fiction TV
La loi des séries

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Plus belle la vie

Il y en eut une, puis deux, puis trois…
Aujourd’hui trois séries cartonnent : La plus ancienne, « Plus belle la vie » sur France 3 qui réunit quelques 4 millions de téléspectateurs chaque soir. La seconde arrivée est installée depuis un an et demi sur TF1. C’est « Demain nous appartient » qui en réunit près de trois millions cinq, grignotant un peu la première. Enfin, la toute nouvelle que l’on peut voir depuis quelques semaines sur France 2 : « Un si grand soleil » frôle déjà les quatre millions.
C’est donc une bagarre acharnée que se livrent les trois chaînes et les trois séries, chacune ayant un public fanatique, on a pu le voir à la Rochelle ou chaque série avait délégué ses stars pour des dédicaces de folie.

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Fabienne Cara – Rebecca Hampton – Stéphane Hénon
Déjà, le 15 septembre à 7 heures du matin, commençait à s’agglutiner, un nombre incalculable de fans qui nous offraient en spectacle une queue phénoménale bien encadrée de barrières et d’agents de sécurité, les dédicaces ayant lieu pour la première de 11h à 13h, pour la seconde, de 15h30 à 16h30, et pour la troisième de 17h à 19h.
Ainsi se mélangeaient allègrement nos nouvelles stars du petit écran, Rebecca Hampton, Fabienne Cara, Stéphane Henon,, Ingrid Chauvin, Lorie Pester, Charlotte Valandray, Alexandre Brasseur, Mélanie Maudran, Chrystelle Labaude et quelques autres.
Pour « Plus belle la vie, le trio de choc était là : Hampton – Henon – Cara, trois visages emblématiques depuis le début de la série. Ce sont des habitués de la Rochelle , chacun y étant déjà venu une ou deux fois si ce n’est plus.

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Lorie Pester – Alexandre Brasseur – Hector Langevin

L’an dernier, l’on avait eu un arrivage de choc pour « Demain nous appartient », le quatuor étant encore là cette année : Chauvin – Pester – Valandrey – Brasseur. Cette année vinrent s’y ajouter Samira Lachhab et le jeune et blond Hector Langevin, qui fit se pâmer les adolescentes.
L’an dernier encore, nous avions eu le non moins charismatique Clément Rémiens, qui avait fait le même effet à ces demoiselles. Il était absent cette année pour cause de… « Danse avec les stars » ! On avait pu l’interviewer ainsi que les trois comédiennes principales. Du coup, cette année, je vous ai rapporté les interviews d’Alexandre Brasseur et Hector Langevin… A suivre…

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Mélanie Baudran – Gary Guénaire – Chystelle Labaude – Jeremy Baster

Et puis, voilà qu’a débarqué une partie de l’équipe de la toute nouvelle série « Un si grand soleil » : La belle Mélanie Maudran au regard de ciel bleu qu’on a plaisir à retrouver après quelques années « d’arrêt-bébés », toujours aussi belle et totalement bluffée de voir un tel public rien que pour eux ! Je retrouvais avec plaisir ma copine Chrystelle Labaude, que j’avais connue sur la série  » Section de recherches », retrouvée sur une pièce de théâtre avec mon vieil ami Francis Perrin : « Un stylo dans la tête ». Ils étaient accompagnés de Fred Bianconi, de Jeremy Banster et du tout jeune Gary Guénaire, encore un que les fans filles approchèrent en hurlant !
Croyez-moi, ce jour là sous la tente du village du festival, entre la chaleur, les cris, les va et vient, ce fut une journée de folie, fort sympathique d’ailleurs.

En fait, aujourd’hui, les vraies stars, ce sont ces héros et ces héroïnes de séries qui rentrent chaque soir chez des millions de familles qui suivent leurs aventures amoureuses, carambolesques quelquefois, dramatiques souvent, policières, dont les rebondissements n’en finissent jamais, sous des paysages de rêve, que ce soit à Marseille, à Sète ou a Montpellier… A noter que c’est rarement à Lille ou Tourcoing qu’elles se tournent !
Ils sont tous à tel point entrés dans la vie des téléspectateurs, que l’on n’entend jamais crier le nom des comédiens mais le prénom des rôles qu’ils tiennent chacun dans leurs séries respectives !
Ce fut une belle bousculade mais tous sont repartis avec leurs photos dédicacées, leurs selfies et des étoiles dans les yeux… en leur donnant déjà rendez-vous l’an prochain !

Jacques Brachet

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Alexandre BRASSEUR : « Nous avons créé une vraie famille »
Dans « Demain nous appartient » la vie d’Alex (Alias Alexandre Brasseur) est loin d’être un long fleuve tranquille. Marié, deux enfants, il divorce de Chloé (Ingrid Chauvin) parce qu’il l’a trompé. Il découvre que ses parents ne le sont en fait pas car ils l’ont kidnappé enfant. Il retrouve sa vraie mère et un frère qui ne le voit pas arriver d’un bon oeil. Une ex qui le retrouve le drogue et l’enlève. Puis il tombe amoureux d’une intrigante dont il est accusé de son meurtre… E chloé a de son côté une aventure avec un ex (Bruno Madinier) Bref son personnage n’est pas de tout repos.
Je l’avais rencontré furtivement alors que j’intervewais Cécile Bois (Candice Renoir) et n’avait pu faire qu’une photo avec ces deux amis. Cette année, c’est vers lui que je suis directement allé pour ne pas le rater !
Alexandre, comment définiriez-vous votre personnage ?
C’est un terrien bien vivant et amoureux de sa femme
Qu’il trompe pourtant ! N’est-il pas un peu naïf ?
Tout dépend comment vous interprétez le mot « naïf » car pour moi ce n’est pas péjoratif et ça m’ennuierait que vous le pensiez. Car pour moi, la naïveté est quelque chose de beau et de poétique… Et je la défends ! La naïveté, c’est la confiance en l’autre, c’est la complicité et l’envie de faire les choses du mieux possible. Des choses bien. Dans la naïveté, il y a beaucoup d’humilité, de sincérité. Bien sûr, quelquefois on se fait avoir mais c’est l’autre qui est critiquable, pas le naïf !
Cette série fourmille de rebondissements, de coups de théâtre, d’événements en tous genres. Ca tue beaucoup et ça couche beaucoup !
(Il rit) Oui mais c’est le but du jeu dans ce format journalier de 26 minutes. C’est le format idéal d’aujourd’hui et il faut surprendre tout le temps, laisser chaque soir le téléspectateur en haleine. D’autant que s’il rate un épisode, il peut aujourd’hui le voir en replay. On veut avant tout donner du rêve, de l’émotion, du suspense. Nous somme un peule miroir déformant de notre vie d’aujourd’hui.
Avez-vous votre mot à dire sur les situations qu’on vous fait jouer ?
Non, pas du tout. Moi je ne suis qu’un interprète. Il faut savoir qu’il y a entre Trente, quarante scénaristes qui travaillent sur la série. Nous travaillons avec eux en bonne intelligence, nous nous rencontrons, nous nous parlons beaucoup, nous pouvons exprimer notre point de vue, notre ressenti. Après ça, je reste un interprète et je me plie au rôle.
Il semble que dans votre carrière, la télé ait pris le pas sur le cinéma…
Oui et c’est typiquement français. Si vous êtes à la télé, le cinéma vous oublie. Si vous êtes sur TF1, vous ne pouvez pasêtre sur France2. Si vous êtes dans le théâtre public, difficile de passer dans le théâtre privé… C’est en train d’évoluer, le plus remarquable exemple est Jean Dujardin qui a démarré à la télé et est allé chercher un oscar en Amérique. Aux Etets-Unis, passer de l’un à l’autre est monnaie courante.
Mais pour moi, ce n’est pas un problème : je préfère jouer dans une bonne série que dans un mauvais film !

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L’an dernier à la Rochelle avec Czcile Bois – Cette année avec Samira lachhab

Vous venez de jouer au théâtre une pièce en hommage à votre grand père, Pierre Brasseur…
Ce qui n’est pas du tout le cas ! Beaucoup de gens ont cru cela et c’est entièrement de ma faute car j’ai choisi le mauvais titre : « Brasseur et les enfants du Paradis », alors que c’est l’histoire de la rencontre entre Trauner, Prévert et Brasseur qui, durant l’occupation, ont combattu pour la liberté alors qu’ils étaient dans une situation ambiguë, un fil ténu entre résistance et collaboration… Comme des funambules. D’ailleurs, ce qu’on ne sait pas, c’est que « Les enfants du Paradis » devaient s’appeler « Les funambules », le Paradis étant en fait le nom d’un théâtre où se jouait la pantomine et des numéros de cirque.
J’avoue donc humblement que je me suis totalement gourré dans le titre. Et comme je vais reprendre la pièce, que j’ai écrite avec Daniel Collard, où je suis seul en scène, je vais la rebaptiser « Funambules ».
Avoir dans sa famille deux monstres sacrés, votre grand père et votre père, Claude, est-ce que ça donne envie d’être le troisième ?
Vous savez, je crois beaucoup à l’éducation silencieuse. J’ai été le spectateur des deux, sans compter ma mère qui était comédienne et écrivain. Je suis donc le troisième homme…
Pourrait-il y en avoir un quatrième, avec votre fils ?
Je ne pense pas car il a choisi la restauration ! Peut-être ma fille, mais rien n’est sûr.
Peut-être serez-vous un jour, comme votre père, président du festival de la fiction TV ?
(Il éclate encore de rire) Oh la la… vous me rappelez des souvenirs ! Lorsqu’il l’a été, c’était à St Tropez et j’étais descendu le rejoindre. Ca a été très chaud, nous avons fait une nouba d’enfer !
Après le festival, retour à Sète ?
Oui, pour retrouver ma deuxième famille. Ca fait un peu mièvre de dire ça mais c’est vrai. Nous avons formé une vraie famille et nous avons un plaisir extrême à nous retrouver, vivre et jouer ensemble.

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Hector LANGEVIN : « Je veux emmener les gens avec moi… »
C’est un beau garçon romantique qui n’est pas sans rappeler Gérard Philipe, même s’il est blond aux yeux bleus !
Sa venue à la Rochelle a émoustillé nombre de demoiselles (et pas que…) et pour son premier rôle, il fait carton plein et joue direct dans la cour des grands.
Il est sympa, souriant, un peut timide, comme l’était l’an dernier son collègue Clément Rémiens et nous dit son plaisir de rencontrer un public aussi nombreux.
Hector, c’est votre premier rôle… Comment ça s’est-il passé ?
Très vite ! J’étais au cours Florent lorsque la production de la série y est venue faire un casting sauvage. J’ai été pris et je suis parti directement à Sète, sur la série ! Ca fait aujourd’hui un an et quatre mois que ça dure.
Vous avez donc dit oui tout de suite ?
Bien sûr, c’était pour moi une belle opportunité. C’est une formidable vitrine pour un jeune comédien qui n’était connu de personne.
Comment évolue votre personnage ?
Selon les idées, les propositions des scénariste. On découvre les rôles, les scènes à jouer, les événements au fil des semaines et j’aime cette façon d’être surpris par l’évolution de mon personnage . Le personnage de Bart a été créé en fonction des événements, de l’histoire, en fonction aussi des réseaux sociaux qui donnent leur avis. Chaque semaine on me donne ce que j’ai à jouer et j’ai comme l’impression de lire un livre, de découvrir l’histoire au fil des pages et de rester sur ma faim car je ne sais pas comment ça va continuer… C’est très excitant !
Lorsque vous avez appris que vous auriez une histoire d’amour avec un homme, avez-vous eu une appréhension ?
Non, pas du tout. C’est une autre façon de voir évaluer Bart dans l’histoire. C’est une autre facette tout aussi intéressante à jouer.
Vous avez donc quitté le cours Florent… Et le théâtre par la même occasion !
En fait, c’est un peu plus compliqué car je me demandais si j’étais capable de pouvoir jouer devant un public car au cours Florent, on ne jouait que devant des élèves. En fait, je me suis ouvert à beaucoup de choses.
Que vous arrivez à faire malgré le tournage ?
Oui car je ne travaille sur la série que trois jours par semaine, ce qui me permet de faire autre chose à côté.

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Quoi, par exemple ?
Du sport, de la boxe, du vélo, rien de professionnel mais pour la forme et le plaisir.
Et surtout, il y a la musique. Je suis DJ producteur, je compose et d’ailleurs, je suis en train de travailler sur un album avec le projet de faire plus tard de la scène. Mais je prends mon temps car je veux monter mes propres projets.
Parlez-moi de l’ambiance du tournage ?
C’est, comme le disait Alexandre, une ambiance formidable, une vraie vie de famille. Clément, c’est un peu comme un cousin, Samira, c’est « Tata Sami », Maud Baeker, c’est « Mounette ». En fait j’ai trois mères : Maud, Anne Caiilon et ma vraie mère… De quoi devenir schizophrène !
Avec la série et la musique, n’avez-vous pas peur de vous disperser ?
Je pense justement que, dès le début, je ne veux pas être enfermé dans quelque chose. Je suis prêt à casser les codes, à partir du moment que mes projets restent artistiques. On peut très bien faire plusieurs choses à la fois, regardez Bruel, Eddy Mitchell, et bien d’autres.
J’ai envie d’emmener les gens avec moi dans des domaines artistiques différents.
Je pense que c’est possible.

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Propos recueillis par Jacques Brachet