Guy BONNET… La Provence au fond du cœur

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Guy Bonnet est un artiste atypique.
Passionné de musique et de sa Provence, il a su allier les deux en écrivant et chantant des chansons en langue occitane et depuis des décennies il nous enchante de ses belles mélodies chantées dans ses deux langues.
Il y a eu plusieurs épisodes dans sa vie. Celui où il voulait devenir santonnier, puis auteur-compositeur pour les autres. Après deux années de galère à Paris, il a compris que ce n’était pas là sa place. Il faut dire que lorsqu’on arrivait dans la capitale avec un accent, quel qu’il soit, on était le bouseux dont on se moquait, même si le talent était là. Avec un accent, on n’était pas pris au sérieux.

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Comme Pagnol, il s’en est revenu plein d’usage et raison dans son «Avignoun» natal et s’est mis à écrire pour nombre d’artistes : Michèle Torr, Sylvie Vartan, Mireille Mathieu Nicole Rieu, Caterina Valente, Rika Zaraï, Marie Laforêt… Beaucoup de belles voix dont celle d’Isabelle Aubret à qui il a écrit «La source qui a représenté la France à l’Eurovision en 68 et qui s’est classée troisième.
Il y a eu aussi quelques hommes : Franck Fernandel, ce qui était incontournable mais aussi Jean-Claude Pascal, Roland Magdane, Daniel Gélin et même… Cliff Richard !
Pour en revenir à l’Eurovision, il est le seul artiste à y avoir participé trois fois, en représentant la France, la première avec Isabelle, la seconde en tant que chanteur avec «Marie-Blanche» en 70 où il est arrivé quatrième, la troisième avec «Vivre» en 83 où est arrivé huitième.
En dehors de ses propres chansons, souvent chantées dans les deux langues, il a aussi traduit et chanté Brel (Quand on n‘a que l’amour), Arnavour (La mamma), Bécaud (Les marchés de Provence) et il a consacré un album entier à Charles Trenet, adoubé par Trenet lui-même et Aznavour, éditeur de Charles.

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Il a une carrière riche et ensoleillée, qu’il a bâtie pierre après pierre dans son «Miejour»( son Midi) et Avignon sa ville, à l’ombre de Mistral et d’autres chantres de la Provence dont il est devenu l’un des leurs, « le poing levé, le cœur ouvert » dit-il, car il a toujours défendu sa belle Provence bec et ongles, paroles et musiques, contre vents et marées, contre un show biz parisianiste et arrogant et même contre quelques provençaux qui ne supportent pas qu’il sorte de leur folklore.
Tout comme Stivell et sa Bretagne, I Muvrini et leur Corse, Guy porte haut les couleurs de son « pays », nous faisant retrouver nos racines et nous faisant avancer dans le présent.
Je suis heureux et fier d’être son ami depuis de longues années et les rares fois, hélas, où nous nous retrouvons c’est toujours un moment chaleureux d’amitié… avé l’assent !

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Aujourd’hui il nous offre un livre où il raconte son histoire, son cheminement, ce parcours original d’un artiste qui a toujours cru à son histoire, l’histoire d’un berger provençal. Une vie riche, non dénuée d’embûches mais que la passion a tenu debout. Ce livre, c’est sa vie en chansons. Il s’intitule «La Provence au fond du cœur» et c’est un livre d’amour pour sa  Provence, pour la musique et les mots. On y retrouve toutes les étapes d’un parcours riche, passionnant et passionné, émaillé de photos.
Ce bel album est préfacé par Jacques Bonnadier, journaliste et écrivain marseillais et par Jean-Pierre Richard, président de l’Observatoire de la langue et la culture provençale dont Guy reste un magnifique ambassadeur, ainsi qu’une postface du santonnier Gilbert Orsini

Jacques Brachet





France 2 : Nouvelle série de 8×52′
Astrid et Raphaëlle, dès le vendredi 13 mars à 21.05

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Après le succès de leur première enquête, Raphaëlle Coste, commandant à la brigade criminelle, et sa comparse autiste Astrid Nielsen, archiviste à la documentation criminelle, vont de nouveau être confrontées à des énigmes criminelles inextricables.
Avec : Sara Mortensen, Lola Dewaere, Benoît Michel…
Guests : Kamel Isker, Elisabeth Mortensen, Fanny Bastien, Charlélie Couture, Benjamin Egner, Richard Gotainer, Ariel Wizman, Stéphane Guillon, Stéphanie Pareja, Daniel Mesguich, Anne Le Nen, Fauve Hautot, Michel Bompoil, Raphaël Mezrahi, Hugo Horiot, Vincent Moscato, Gérard Miller

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Sarah Mortensen/Lola Dawaere : Rencontre croisée.
Comment vous êtes-vous retrouvées dans cette aventure ? Et qu’est-ce qui vous a séduites ?

Lola Dewaere : La différence et la singularité du duo m’ont beaucoup plu. Et le fait qu’il s’agisse d’un duo femme/femme également !
Sara Mortensen : Grâce d’abord à mon agent qui lit absolument tous les scénarios ! Il y avait aussi une envie de la part de France 2 qu’on tente l’aventure ensemble. Après, jouer un personnage différent, qui prône la différence, c’est un vrai cadeau et un challenge pour un acteur. Ce qui est formidable avec Astrid, c’est que je ne pense pas comme elle, je ne parle pas comme elle, je ne me déplace pas comme elle, je ne fais rien comme elle, en fait et c’est génial d’être à ce point-là «pas soi».
Vous vous connaissiez auparavant ? Aviez-vous déjà eu l’occasion de travailler ensemble ?
Lola : Non, je ne connaissais pas Sara avant.
Sarah : Nous n’avions jamais travaillé ensemble. Nous avons été choisies chacune de notre côté et ensuite on s’est rencontrées autour de la table pour faire la première lecture du scénario. En fait, je crois que ça s’est très bien passé parce que nous sommes aussi différentes dans la vie qu’Astrid et Raphaëlle.
Comment définiriez-vous votre personnage ? Qu’est-ce que Raphaëlle apporte à Astrid, et vice versa ? Quel est le rôle de chacune dans ce duo d’enquêtrices pas vraiment banal ?
Lola : Raphaëlle est une bonne pâte, une flic très intuitive, simple, honnête et entière, ce qui peut l’amener à quelques maladresses, un peu trop souvent d’ailleurs ! Astrid est une autiste, mais ça ne veut pas dire qu’elle n’a pas sa propre singularité, en raison notamment de ses passions : les casse-tête, les puzzles, les énigmes à résoudre… C’est pour cela que ce binôme, pourtant si différent, est très complémentaire. Astrid apporte un cadre à Raphaëlle, qui a des méthodes de travail très bordéliques. Elle va aussi l’aider à redorer son blason auprès de sa hiérarchie. Quant à Raphaëlle, elle donne une chance à Astrid de s’ouvrir au monde qui l’entoure malgré la violence que cela implique pour elle de se confronter aux neurotypiques. Raphaëlle la bouscule dans sa rigidité d’autiste, ça passe ou ça casse… Elle la « sort » de ses archives et veut prouver à Astrid et à son équipe qu’elle est capable de bien plus qu’elle ne le croit et très précieuse pour les enquêtes. Au début, c’est un rapport très intéressé et très opportuniste que Raphaëlle établit avec Astrid et puis, très vite, une amitié sincère et très forte va naître entre ces deux femmes.

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Sarah : Raphaëlle est une femme très spontanée, très bordélique, très borderline, très intuitive et qui va jusqu’au bout des choses. Astrid, au contraire, est quelqu’un de très organisé, très méthodique, qui a besoin de points de repère en permanence et ne supporte ni l’improvisation ni l’imprévu. Elle travaille de fait « sous terre », puisqu’elle opère dans un service de documentation au sous-sol, alors que Raphaëlle est dehors sur le terrain, elle est plus « solaire ». Grâce à elle, Astrid, qui enregistre tout ce qu’elle lit, va enfin pouvoir aller sur les scènes de crime « en vrai » et utiliser ses capacités hors du commun.
Ça saute aux yeux : vous êtes très différentes physiquement. Était-ce une volonté de la part des réalisateurs ? Avez-vous l’impression que ça vous a aidées à construire votre personnage ?
Lola :
Oui, je crois que c’était une volonté très nette de la part des réalisateurs, de la production et de la chaîne. Et en effet ça aide, parce que, du coup, il n’y a aucun effet miroir, donc on réussit à trouver plus facilement sa singularité dans le jeu.
Sarah : À mon avis, il y avait surtout au départ la volonté de mettre deux énergies ensemble ; le fait d’être à l’opposé physiquement, le fait d’avoir une brindille et un bulldozer, je pense que ça rajoute du punch à ce duo, qui est improbable. Et puis cette différence entre les deux permet à toutes les femmes de pouvoir s’identifier aux personnages. Le duo fonctionne hyper bien parce qu’elles se complètent totalement.
Vous êtes-vous renseignées sur l’autisme avant le tournage ? Le personnage d’Astrid est-il crédible ?
Lola :
Je suis une personne très curieuse, je m’intéresse à tout, donc j’avais lu des choses sur l’autisme, mais je n’ai pas voulu faire de recherches plus précises quand on m’a proposé ce rôle. Je voulais me rapprocher du personnage de Raphaëlle et en savoir le moins possible sur l’autisme.
Sarah : Évidemment que je me suis renseignée sur cette différence cognitive, évidemment que j’ai énormément échangé avec des autistes, avec les personnes du spectre, comme on dit. J’ai beaucoup évolué avec eux. Et oui, le personnage est crédible. Il y a autant de neurotypiques et d’autistes qu’il y a d’êtres humains. Tout le monde est différent… De son côté, Raphaëlle, elle aussi, est un cliché de neurotypique, elle oublie d’aller chercher son fils à l’école, etc. Ce qu’on peut dire d’Astrid, c’est qu’elle n’a pas eu beaucoup d’efforts à faire, parce que son cadre d’évolution sociale et environnemental n’a pas été défavorable et qu’elle n’a pas eu à s’adapter à trop de choses en fait. Quand elle va être confrontée à des rapports sociaux, elle va être obligée d’apprendre à gérer. Mais c’est tout à fait plausible.

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C’était compliqué, Lola, de se retrouver en face d’un comédien qui joue quelqu’un de «différen » ? Et vous Sarah, de s’astreindre à ne pas regarder les autres dans les yeux, d’avoir à retenir vos gestes ?
Lola :
C’est troublant au début. Mais Sara a une énergie et une force de jeu telles que, même si j’avais dû jouer les yeux bandés, je n’aurais jamais été perdue ou seule.
Sarah : C’est beaucoup, beaucoup de concentration, parce que l’essentiel pour moi était que tous les gens concernés de près ou de loin par le spectre autistique ne se sentent ni ridicules, ni trahis, ni blessés. C’était ça, la part la plus importante du travail. Je suis donc restée extrêmement concentrée, sur le fil, comme pour un exercice de funambulisme. Après, ça reste un plaisir ; ce qu’il faut avec Astrid, c’est qu’elle me plonge dans un état où je suis complètement avec elle, c’est-à-dire qu’il y a des séquences où moi-même je ne sais pas comment elle va réagir, où je la laisse faire, où je la laisse prendre le dessus dans ce qui va se passer. Le fait de ne pas regarder les gens est assez intéressant, parce que ça force à une autre écoute, à observer d’un autre point de vue, à bouger de cadre, et ça force du coup à regarder des choses que d’habitude je ne regarderais jamais : les vêtements des gens, leur gestuelle, leurs bouches, leurs mains, leurs pieds, des choses dans le décor, et finalement ça ouvre une écoute absolument incroyable puisqu’on n’est que dans l’écoute auditive et dans l’observation.

Propos recueillis par Beatriz Loiseau



Six-Fours – Théâtre Daudet
Loïc BARTOLINI, aventurier, photographe et comédien !

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Aujourd’hui, il y a pléthore d’humoristes… Et tous sont loin d’être géniaux.
Les conférences-photos, c’est très vite soporifique, si les photos sont moyennes et le conférencier tout autant ennuyeux.
Et voilà qu’apparaît comme par magie (il est aussi magicien !), un garçon fort sympa qui a débuté comme comédien, qui s’est passionné pour les voyages et la photographie et qui a décidé de faire de ses passions un spectacle original mêlant ses souvenirs de voyages de façon humoristique, avec une volubilité incroyable, ponctués de ses propres photos, d’anecdotes drôlissimes, concluant par un très joli et émouvant monologue sur la vie, la solitude, le partage, le voyage intérieur et, dans une pirouette, nous faisant un tour de magie.
Cette pépite qui nous vient de Genève a été découverte par l’ami Jérôme Leleu, qui préside au programme du théâtre Daudet et qui a eu le coup de foudre pour Loïc Bartolini à Avignon où il présentait ce spectacle original… parmi 1570 spectacles !
Il a du flair, Leleu !
L’Ecosse, la Bolivie, l’Islande, la Chine (avant le virus, rassurez-vous !), la Norvège, l’Argentine, les Emirats, le Sri Lanka… Il n’a pas arrêté de voyager seul, avec son appareil photo, entre deux spectacles car il est toujours tiraillé entre ses deux passions qu’il a su si bien marier.

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«J’ai – me dit-il – découvert la photo voici huit ans, le théâtre depuis plus longtemps, la magie aussi, j’ai joué des pièces puis j’ai créé mon premier «One man chose» et j’ai souvent été tiraillé entre tout ça, mais j’ai trouvé un équilibre entre la scène où je rencontre beaucoup de monde et les voyages en solitaire.
La solitude est un peu le fil rouge de ma vie, je la trouve apaisante, quelquefois interrogative mais jamais pesante, même si aujourd’hui j’en ai fait le tour et je pars avec des copains, mes parents car c’est aussi le partage. Avant je ne partageais qu’à travers mes photos, aujourd’hui j’aime bien partager ces voyages. Mais  en voyageant seul j’ai toujours fait de belles rencontres, des gens qui voyagent, des personnes qui m’ont hébergé… Seul, on est ouvert aux autres.
Tu n’as pas eu de problème de langue ?
Avec l’Anglais on se débrouille partout… sauf en Chine où il fallait souvent se parler par gestes. Mais je suis toujours arrivé à me faire comprendre, surtout qu’aujourd’hui avec les applications, on peut avoir une traduction immédiate.
Comment as-tu eu l’idée de ce spectacle mêlant tes deux passions ?
Mais premiers one man show étaient plutôt des sketches mais j’ai toujours aimé raconter mes voyages, raconter des situations cocasses, j’aimais le faire avec humour, et j’ai vu que ça plaisait aux gens. Et puis, même s’il n’y a rien d’improvisé, je suis détendu sur scène, je joue en toute liberté et comme je raconte des choses qui me sont arrivées, si je me trompe je peux très vite me rattraper sans que le public s’en rende compte. D’autant que c’est moi, avec une petite boîte appelée télécommande, qui suis maître des images et du son. Je peux donc facilement me rattraper et faire participer le public sans problème.
Tu joues d’ailleurs beaucoup avec le public
Oui, souvent je prends une personne du premier rang que je ne lâche pas de tout le spectacle. Souvent aussi, lorsque je demande qui est allé dans tel ou tel pays, certains lèvent le doigt et je leur demande leur avis. C’est un peu risqué car quelquefois la personne commence à me raconter son voyage et je dois la maîtriser très vite. Mais c’est bon enfant et toujours sympathique.

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Que t’ont apporté ces voyages et le spectacle, qui sont deux mondes très différents ?
J’ai découvert ma sensibilité à travers les photos. Déjà même si j’aime les partager, je ne fais plus de photos pour les autres, je ne fais pas ce qu’ils peuvent attendre sinon je fais de la carte postale ! Aujourd’hui, je fais les photos que je ressens, je cherche à montrer autre chose qu’un reportage touristique. Je fais des milliers de photos mais je n’en garde en fait que très peu. Je fais un choix drastique.
Lorsqu’on est comédien, est-ce qu’on ne  risque pas de rater un projet ou de se faire oublier ?
Ca a toujours été le problème, c’est pour ça que mes voyages ne dépassent pas trois semaines, un mois. Mais aujourd’hui c’est plus facile car je n’attends pas un rôle puisque j’écris moi-même mon spectacle. Ce qui n’est pas si facile, entre le choix des photos, les choses que j’ai envie de raconter. Là encore j’ai un tri à faire car je pourrais en raconter durant des heures. J’ai mis deux ans et demi à écrire ce spectacle En fait, j’aime raconter des histoires… Je suis un conteur marrant et j’essaie de faire passer des messages.
Quant au comédien, il est là car en fait, je joue un rôle sur scène. Mais les deux sont complémentaires et j’en ai besoin.
As-tu envisagé de faire des expositions ?
J’en ai fait par deux fois mais les lieux étaient mal choisis. Aujourd’hui je me balade avec douze photos, douze petits formats, que j’expose dans la salle où je joue, et  je propose des cartes postales en fin de spectacle. Certaines personnes me commandent des grands formats que je fais à leur convenance, dans la dimension et sur le support qu’ils désirent.

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Quelle va être ton prochain voyage ?
J’aimerais découvrir l’Inde mais là, je vais être pris durant plus d’un an. Je crois que je vais avoir trois jours de congé ! Du coup, je pars moins et je vais en profiter pour visiter… la Suisse ! C’est mon pays et je me rends compte qu’il y a des paysages magnifiques que je n’ai jamais visités !

Propos recueillis par Jacques Brachet




Les chefs de Saint-Tropez fêtent les producteurs

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Le temps est maussade, il pluviote, et nous roulons direction Collobrières, sur une route sinueuse dont on ne voit pas la fin.
Ouf, une pancarte qui nous annonce la Bastide de la Cabrière, lieu de notre rendez-vous.
Comme son nom l’indique, nous sommes accueillis par un troupeau de chèvres et leur propriétaire, le comte Loïc de Saleneuve, qui, dans une autre vie fut rugbyman … et poète ! Il est aujourd’hui chevrier, éleveur, fromager, cultivateur… Bref, depuis 45 ans le comte est devenu paysan, par passion, pour le plaisir et tout aussitôt il nous présente ses chèvres, ses poules, son potager de légumes, de fraises, de framboises, ses plantations d’oliviers et de poiriers entre autres, dans une nature magnifique qui ne nous fait pas regretter les virages.
Comme nous le dit en riant son propriétaire : «Après 280 virages… ça se mérite !»
Avec son fils Geoffroy qui a pris le relais, il nous fait avec fierté visiter sa fromagerie… dont nous apprécierons un peu plus tard avec délice ses produits tout ce qu’il a de plus naturel et bio.

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Si l’on est aujourd’hui chez lui c’est qu’il y a réuni quelques paysans, artisans et restaurateurs de la région de Saint-Tropez où se déroulera, du 23 au 26 avril une superbe manifestation qui réunira chefs et producteurs de cette belle et célèbre région varoise.
Entre autres présents, Robert van Straeten de la Villa Belrose à Gassin, Eric Canino du restaurant la Réserve de Ramatuelle, Sébastien Rosella de l’hôtel Sezz à St Tropez, Philippe Colinet du Château la Gordonne,  Vincent Maillard, directeur de la restauration Lily of the Valley et quelques autres…
«Ce sera – nous confie Robert van Straeten – un événement exceptionnel afin d’honorer tous ces hommes, paysans, artisans, vignerons, pécheurs, chef, de notre région qui nous montreront
le fruit d’un travail acharné, authentique, un savoir-faire et nous révèleront les richesses, les trésors de notre terroir. Durant quatre jours, sur la place des Lices de Saint-Tropez, ce seront eux les stars»
Éric Canino poursuit : «Nous voulons montrer la face caché de notre travail, de notre savoir-faire, faire connaître nos histoires faites d’engagements et de passion. C’est une fête que tous méritent, un coup de projecteur à tous ces métiers, producteurs, cuisiniers, qui travaillent cachés et modifier une image quelquefois surfaite et fausse de Saint-Tropez»

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«En effet – poursuit Loïc de Saleneuve – nous voulons montrer que Saint-Tropez n’est pas que cette image mondialement connue d’une commune estivale et festive, un peu superficielle. Saint-Tropez l’hiver, c’est un petit port paisible, magnifique où les gens sont accueillants. J’y ai rencontré de belles personnes, de «vrais» chefs, comme Arnaud Donckele, chef de la Vague d’or, devenu mon frère, Vincent Duclos, maraîcher à Tourves… Tous ces gens qui ont une démarche d’authenticité, de simplicité, des hommes de passion car il faut imaginer l’énergie qu’il faut déployer, une constante remise en question et qui réalisent de belles choses».
Avant d’organiser cette réunion in situ, toute l’équipe est allée présenter cette grande manifestation à Paris, reçus par le chef des cuisines de l’hôtel Bristol, Éric Frechon qui est partie prenante, tout comme l’est Arnaud Donckele à Saint-Tropez, tous deux parrains de ces journées.
C’est donc en grande partie sur la mythique place des Lices, que, durant trois jours, se déroulera cet événement public afin de présenter tous ces métiers de bouche qui font la richesse de notre terroir autour de l’excellence, la sincérité, le partage, l’authenticité, la convivialité.
Quatre jours d’échanges, de partage, de transmissions et peut-être de secrets révélés autour des dégustations.
Le but est donc de célébrer tous ces artisans et producteurs, de faire découvrir une région autrement que par «le ciel, le soleil et la mer» et sa saison estivale mais aussi de faire découvrir, aux jeunes comme aux moins jeunes, toutes ces richesses d’un département magnifique.
Et Loïc d’ajouter : «Si vous prenez le temps d’écouter la vie des plantes, vous vous rendrez compte qu’on peut réaliser des choses extraordinaires»

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Et chacun nous le prouvera lors de ces journées, autour d’un programme festif où chacun trouvera son plaisir.
Les trois coups seront frappés le jeudi 23 avril à 18h avec l’accueil des chefs sur le port et un cocktail de bienvenue offert par la Mairie de Saint-Tropez dans les jardins de l’Annonciade.
Ouverture des réjouissances le vendredi 24 avril à 9h avec l’ouverture du Marché des Producteurs, place des Lices, des démonstrations culinaires avec la complicité du Collège Culinaire de France.
Un atelier de pâtisserie sera proposé aux  «pitchouns» à 16h, à 17h un concours incontournable de pétanque qui réunira des équipes de trois : un chef, un producteur, un invité. Cela se passera en musique autour de la dégustation de produits artisanaux.
A 20h, disséminés dans les établissements partenaires, vous seront proposés des repas à quatre, quelquefois six mains, les chefs se regroupant pour offrir des plats originaux.
Avec à peu près les mêmes animations, s’ajouteront, le samedi 25 avril, à 10h30, une course de garçons de café, tradition aujourd’hui hélas disparue. Le départ se fera place des Lices avec arrivée sur le port.
A 16h aura lieu un concours de pâtisserie où nous retrouverons les pitchouns pour un dressage qu’ils nous proposeront de déguster. Concours de  pétanque et « re-dîner » à quatre mains clôtureront la journée.
A noter que vendredi et samedi aura lieu, à 15h30 un tirage au sort des dîners offerts aux producteurs.
Enfin pour terminer en beauté ces journées gourmandes, un barbecue géant sera proposé le samedi midi sur la sublime et mythique plage de Pampelonne à Ramatuelle, en présence de tous les participants.
Quant à nous, malgré la pluie, nous avons passé un magnifique moment ensoleillé en dégustant quelques produits du terroir, dont la fameuse tropézienne et la bière de châtaignes de Collobrières mais aussi les fameux fromages de chèvre de Loïc et Geoffroy.
C’est vrai que ce lieu se mérite et qu’au bout de la route nous avons découvert un vrai coin de paradis.
Et inutile de vous dire que nous ne manquerons pas ces belles journées tropézienne qui vont nous faire découvrir toutes les richesses et les saveurs de notre Provence.

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Jacques Brachet
Photos Monique Scaletta


Toulon – Pathé Liberté : «Petit pays», mais grand film

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Nous sommes dans les années 1990 au Burundi avant que n’éclate la guerre civile et le génocide des Tutsis au Rwanda.
Gabriel est un petit garçon de 13 ans, insouciant qui vit entre son père français, sa mère rwandaise et sa petite sœur. Jusqu’à ce qu’éclate, d’abord la séparation de ses parents puis la guerre civile, ce qui va le faire grandir, perdre son innocence et devenir un petit adulte qui essaiera de se reconstruire en France.
C’est le roman qu’a écrit Gaël Faye, jeune chanteur qui, avec ce livre, est devenu un romancier universellement connu avec un million de livres vendus et un nombre incalculable de prix et récompenses.
Et c’est ric Barbier qui vient d’en faire l’adaptation cinématographique en collaboration avec l’auteur.
Il est entre autres le réalisateur de «La promesse de l’aube», tirée d’un roman de Romain Gary et nous fait entrer de plain-pied dans cette histoire forte, poignante, bouleversante, histoire vue par ce petit garçon magnifique interprété par Djibril van Copenolle. A ses côtés, sa petite sœur Dayla de Medina, sa maman Isabelle Kabano et son père Jean-Paul Rouve, très loin du personnage des Tuche.
C’est à la fois un film vérité mais aussi une histoire romancée où la poésie est présente, le réalisateur ayant pris le parti de montrer, non pas les atrocités de la guerre qui sont  en fond mais l’histoire d’un petit garçon qui va grandir trop vite.
Le film est totalement maîtrisé, à la fois violent et poétique, chargé d’amour et de tendresse malgré ce que vit cette famille qui va se disloquer. Et les images sont magnifiques,
Le film se termine sur une chanson de Gaël Faye et nous laisse cloué dans le fauteuil d’émotion. C’est un grand coup de poing que l’on prend direct au cœur.
Eric Barbier et Isabelle Kabano sont venus présenter le film à Toulon.

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«Eric, comment êtes-vous venu à réaliser ce film ?
J’ai lu ce film grâce à ma fille qui l’avait lu pour le concours des lycéens dont il avait reçu le prix. J’ai été touché dès la première lecture par l’histoire de cet enfant qui assiste à la séparation de ses parents juste avant le génocide. Tout se passe à travers lui, sa famille, ses copains et c’est ça le vrai sujet dans ce livre. Gabriel est pris par la violence, d’abord de la séparation de ses parents puis, petit à petit, des événements qui se rapprochent. C’est ce qui permettait de filmer et de donner une unité au film. Je ne voulais pas aborder cette histoire de manière frontale.
Et vous Isabelle ?
C’est une drôle d’histoire car comme beaucoup de Rwandais, j’ai lu ce roman voici deux ans. Il a été traduit et bien sûr nous voulions tous savoir comment Gaël Faye avait abordé ce sujet qui nous touche. J’avais été très émue par cette lecture mais je n’avais alors jamais imaginé qu’un jour je tournerais ce film. Comme il y avait un casting, j’y suis allée sans trop y croire et un mois avant le tournage, Eric m’a appelée pour me dire que j’avais le rôle. J’ai dit oui sans hésitation avec des sentiments mêlés de joie et de peur. Mais j’ai aimé ce rôle car c’est un rôle ascensionnel. Il y a des moments de joie, d’extase puis des moments dramatiques. C’est magnifique à jouer.
– Je dois dire – précise Eric – que je n’ai pas eu à voir beaucoup d’actrices, cinq, six, pas plus et lorsque j’ai vu Isabelle je l’ai tout de suite repérée. Elle avait à la fois ce côté mondain, «bling bling» qu’elle joue au début du film, sa vie tourne autour de ses amies et son rêve est d’aller à Paris. Et puis j’ai vu cette profondeur dans son regard lorsqu’elle prend conscience du drame que vit son pays et dont elle en sera une victime lorsque l’histoire la rattrape.
Eric, vous avez tourné avec beaucoup de non comédiens ?
Oui, dont la grand-mère qui raconte l’histoire et qui est magnifique.
Durant cinq jours j’ai fait un casting et j’ai choisi les personnalités qui pouvaient donner quelque chose car je leur fait jouer une histoire qu’ils connaissent et ils apportent une vérité. Certains même ont vécu cette histoire, ce qui donne une vérité aux scènes. Beaucoup ont improvisé, faisant ressurgir des souvenirs, des imagent qui leur reviennent.

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Et pour les enfants ?
Je leur ai laissé beaucoup de liberté et ce n’est pas moi mais les adultes qui les dirigent. Je voulais qu’ils aient cette impulsion spontanée, cette fraîcheur, afin qu’ils n’aient pas l’air de jouer.
Par exemple, lorsque la petite fille téléphone à sa grand-mère, je ne lui avais pas dit que c’était sa vraie grand-mère qui allait lui répondre. Ce qui a donné cette surprise et cette joie naturelles.
Et pour cette scène poignante où la mère ayant perdu ses esprits, oblige sa fille à chanter ?
La gamine n’était pas avertie de ce qu’allait lui dire Isabelle. Et j’ai laissé Isabelle à mener cette scène où la gamine a peur et éclate en sanglots.
– Ca a été difficile – explique Isabelle – car elle appréhendait déjà cette scène mais ne savait pas la violence que j’allais y mettre. Ça l’a surprise et elle a vécu la scène comme une scène réelle, elle a eu une peur bleue et pendant quelque temps, elle ne pouvait plus m’approcher. Elle a eu du mal à supporter ça. Mais il fallait cette surprise pour qu’elle soit prise au jeu car on ne peut pas tourner dix fois une telle scène avec une petite fille.
Où en est la situation aujourd’hui ?
Isabelle : Depuis 25 ans, ça n’a pas changé même s’il y a un calme de façade, il y a une violence latente et ça n’a pas encore évolué. Les élections arrivent et on appréhende toujours ce moment.
Eric : Je veux préciser que ce n’est pas un film sur cette guerre, tout comme le livre c’est au départ l’histoire d’un petit garçon qui voit ses parents se déchirer, se séparer, qui perd son enfance à travers ce qui pour lui est le vrai drame plus que la guerre. Le cœur du film est ce paradis qu’il a perdu, cette enfance volée. Pour lui c’est une déflagration
Ce qui est formidable dans ce film c’est que chaque fois que l’histoire devient trop dramatique, il y a une scène poétique, presque onirique, qui vient la balancer.
C’est exactement ce que je voulais, d’abord parce que le pays est magnifique. Pour des raisons politiques, nous n’avons pu tourner au Burundi mais reconstitué les décors au Rwanda. Je voulais montrer cette belle vision de l’Afrique. Il y pleut beaucoup et le paysage est très verdoyant.
Et le but n’était de faire un film sur ce génocide. On doit bien évidemment l’évoquer mais ce n’était pas le sujet. C’est d’abord l’histoire d’un enfant qui découvre la violence, d’abord celle de la séparation de ses parents et puis, qu’est-ce que comprend un enfant entre toutes ces violences, cette absurdité du racisme de base ? C’est de là que vient la rupture avec l’enfance.

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Que pense Gaël Faye du film ?
Nous avons travaillé étroitement ensemble au scénario et bien entendu il a fallu adapter des situations, en enlever d’autres, beaucoup d’anecdotes qui, dans le livre, apportent cette nostalgie de l’auteur mais qu’on ne pouvait retracer à l’écran. Il a été satisfait de notre travail.
Est-ce que le film sera présenté au Rwanda ?
Isabelle : Nous y partons dans quelques jours pour le présenter en avant-première et c’est un moment très attendu là-bas !
Eric : Et en plus nous emmenons toute l’équipe, Gaël Faye compris ! Ce sera la première fois qu’on se retrouvera tous et surtout les enfants qui ont tissé de vrais lien et qui sont disséminés un peu partout. Je pense que ce sera une vraie fête et un grand moment d’émotion».

Propos recueillis par Jacques Brachet
Sotie du film : 18 mai



Hyères – Auditoriums du Casino
Erick BAERT, l’OVNI de l’imitation !

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Par OVNI, il faut lire : «Organe Vocal Non Identifiable» !
Cet OVNI se nomme Erick Baert et je l’ai découvert cet été, alors qu’il passait en première partie de Liane Foly sur la tournée Var Matin-Nice Matin.
Je dois dire – et je j’avais alors écrit –qu’il m’avait scotché par son talent, son énergie, sa voix exceptionnelle et sa façon de mêler les voix des autres aussi différentes que AC/DC et Farinelli, le fameux castrat, Johnny et Christophe, Mike Brant et Serge Gainsbourg, les Bee Gees et Edith Piaf, Joe Cocker et Céline Dion et… 130 autres voix !
Ebouriffant !
Et le public – chose rarement vue – lui faisant plusieurs standing ovations durant le spectacle. Après ça, il fallait du courage à Liane Foly pour passer dernière cette tornade !
Vue la foule qui, après le spectacle, s’agglutinait pour le rencontrer, on se doutait qu’on n’avait pas fini d’entendre parler de lui. Je me demandais même comment, alors qu’il a 40 ans passé, on avait pu aussi longtemps passer à côté d’un tel phénomène !
C’est ce que j’allais lui demander lors de son passage, samedi dernier à l’auditorium du Casino de Hyères qui affichait complet.

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Un grand sourire plein de simplicité nous accueillait et l’on voyait le bonheur sur son visage.
A ma question, il m’explique son cheminement :«C’est entièrement de ma faute car, dès le départ, j’ai travaillé avec des entreprises, j’ai fait des animations dans les casinos. C’étaient des concerts privés, j’y faisais le plein, ça marchait, je gagnais bien ma vie et ça me suffisait. J’ai enchaîné avec des animations de karaoké où je faisais des imitations sur des bandes orchestre.
Quand est-ce que ça a changé ?
J’ai fait l’émission «Graines de stars» que j’ai gagnée trois, quatre fois, je tournais alors avec cinq autres animateurs sous le nom des «Six clones». Là, Michel Drucker m’a remarqué et j’ai fait deux saisons avec lui.
Ça a dû te changer des entreprises ?
Pas tant que ça car avec elles, j’ai fait le tour du monde et j’étais à chaque fois reçu comme une vedette ! Je n’avais pas de rêve de gloire, je gagnais bien ma vie et j’avais créé une personnalisation d’entreprises…
Qu’est-ce que c’est ?
Durant deux jours, je m’immergeais dans l’entreprise avec laquelle je travaillais, je prenais des notes, je m’imprégnais de l’ambiance, des personnages clef et durant la soirée, je consacrais vingt minutes à celle-ci.
Après Drucker, il s’est passé quelque chose ?
Oui. J’ai été approché par Canal + pour les Guignols, par TF1, par «Rires et chansons»…
Et alors ?
Alors… j’ai refusé !
Pourquoi ?
Je ne me sentais pas au niveau, je n’ai pas osé… Ai-je eu tort ou raison ? En tout cas, d’autres ont profité de mes refus !

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Tu ne l’as jamais regretté ?
Non, car c’était mon choix, j’ai refusé en toute connaissance de cause, je ne me sentais pas prêt jusqu’au jour où j’ai enfin pris la décision de me produire seul sur scène. Durant quatre ans j’ai travaillé ma voix quinze heures par jour, toute la semaine. Du coup, j’ai gagné deux octaves et tout a commencé à changer pour moi.
Et tu as fait un carton tout l’été, durant quarante dates avec cette tournée !
Je dois tout à cette tournée. Quand j’ai vu la joie des gens, cet engouement, j’ai vraiment pris confiance en moi. J’ai été très heureux et j’avoue que certains soirs j’en ai pleuré de joie.
Ça a donc été un tournant !
Oui et pour beaucoup de raisons. J’ai compris que  là était ma place, sur scène, devant un public. J’étais mal entouré et j’ai fait le vide autour de moi, j’ai repris ma liberté, ma confiance en moi. J’ai tout changé, jusqu’à ma façon de travailler, de jouer avec le public. Et dans la foulée, j’ai récupéré les musiciens de la tournée qui sont fantastiques !
Donc, aujourd’hui tout va bien ?
Le mieux du monde ! Je suis heureux, je travaille avec ma femme, mes deux filles sont heureuses de ce que je fais… Que demander de plus ?
Tu fais quelques 140 voix, ce qui est déjà extraordinaire. Y en a-t-il qui t’échappent ?
Beaucoup de  voix de femmes car la mienne est très grave. Côté hommes : Freddy Mercury car il a une voix très lyrique, ce que je n’ai pas. J’ai bien essayé de prendre des cours mais d’abord, je n’ai aucune patience et si ça ne marche pas tout de suite, j’abandonne. Et puis, on me l’a déconseillé, au risque de perdre ma propre voix.
Mais bon, ça ne m’empêche pas de dormir, le plus important pour moi est de monter sur scène. Il y a toujours du stress, mais c’est du bon stress et c’est là que je suis heureux».

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Propos recueillis par Jacques Brachet
Photos Patrick Carpentier


Ollioules : Inauguration de la Maison du Patrimoine

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La Maison du Patrimoine, centre d’Interprétation du Patrimoine Métropolitain à Ollioules, est officiellement inauguré. Plus d’une année de travaux a été nécessaire pour réhabiliter entièrement ce lieu exceptionnel qu’était l’ancienne «Maison des têtes», inscrite à l’inventaire supplémentaire des Monuments Historiques.
Ses richesses architecturales et ses décors de gypserie classés ont été minutieusement restaurés. Le bâtiment abrite désormais 500 m2 d’espaces muséaux innovants, immersifs et interactifs, sur le thème du patrimoine métropolitain à la fois passé et contemporain. De nombreux visiteurs sont attendus dès l’ouverture au printemps prochain.
La Maison du Patrimoine à Ollioules, inscrite à l’inventaire supplémentaire des Monuments Historiques, est un hôtel particulier du XVIIème siècle doté d’une façade néo-Louis XVI des années 870.
De cet édifice, on possède peu d’information, si ce n’est qu’il a appartenu à un certain Melchior Martinenq qui l’acheta en 1632. Plus tard, cette demeure fut revendue successivement à différents propriétaires jusqu’à nos jours ; elle fut acquise par la ville d’Ollioules et transférée à TPM en 2007. La ville compte environ une vingtaine de ces imposantes et élégantes demeures bourgeoises.
Celle-ci, située en plein centre ancien, a la particularité d’être un bâtiment traversant entre les rues Gambetta et Berthelot.

Microsoft Word - 20200228 DP Inauguration Maison du Patrimoine

Elle a été autrefois communément appelée «La Maison des têtes» du fait de ses imposantes têtes gypseries maniéristes (sculptures en plâtre typique de la Renaissance), datant de 1620 et qui garnissent harmonieusement le corridor d’entrée ainsi que les couloirs des étages. Elle possède également de grandes voûtes d’arrêtes d’époque Renaissance, un escalier monumental à balustres ainsi que des plafonds à la française situés au dernier étage de la demeure. L’exceptionnelle qualité de ces décors de gypserie et leur bon état de conservation leur ont valu d’être classés Monument historique.
La Métropole, avec la ville d’Ollioules, a entrepris sa réhabilitation. Les travaux débutent en juin 2018. L’objectif est de créer la Maison du Patrimoine, centre d’interprétation du patrimoine métropolitain : un nouvel espace muséal, tourné vers le numérique et les nouvelles technologies, invitant le public à découvrir les merveilles passées et contemporaines du territoire.
Plusieurs mois de travaux, menés à bien par la Métropole TPM, ont été nécessaires pour que la
Maison du Patrimoine prenne forme et couleurs et puisse aujourd’hui proposer des espaces muséaux modernes, accueillant le public dans des conditions optimales.
Coût total de l’opération : 5 350 000 € TTC
Le bâtiment a été entièrement réhabilité et restructuré afin de reconstruire les différents espaces de l’ensemble du bâtiment, du sous-sol jusqu’à la toiture. L’ensemble de ces travaux a été réalisé dans le plus strict respect des normes de construction garantissant à la fois, la sécurité, l’accessibilité, et les normes environnementales.

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En même temps que les travaux de réhabilitation, un minutieux travail de restauration sur les décors de gypseries et des peintures murales a été effectué. S’étendant du sol au plafond sur une large partie du bâtiment, ces décors exclusivement faits de plâtre, classés Monuments historiques, ont été complexes à restaurer et ont nécessité des savoir-faire exceptionnels issus de métiers devenus rares. Pas moins de 80 ornements différents, d’époque Louis XIII, typiquement provençaux pour la plupart, ont été restaurés dans leur aspect d’origine. On retrouve des putti, guirlandes, animaux fabuleux, atlantes, frises végétales, clés de voûte, clés pendantes, ainsi que d’énigmatiques têtes d’empereurs romains César, Néron, Vitellius, Vespasien…
Tout a été pensé pour que cet espace devienne un lieu emblématique, pour la ville mais aussi pour l’ensemble du territoire de TPM grâce à une muséographie innovante et interactive. Celle-ci propose aux visiteurs une immersion totale dans l’histoire du territoire : ses grands personnages, son architecture emblématique, ses grandes épopées, ses traditions… Pour ce faire, c’est un parcours pensé comme un spectacle scénographique qui a été souhaité par la Métropole. Chaque visiteur, muni d’une tablette, voyage dans le temps et se trouve, au fil des salles, dans de multiples univers virtuels, ludiques et sensoriels.
Ainsi, au fil de leur visite dans cet intérieur bourgeois du XVIIème siècle, les visiteurs découvrent 7 salles d’exposition réparties sur 3 niveaux de façon cohérente et logique. Ils sont invités à suivre un parcours muséographique ludique, didactique et virtuel, qui ira du dernier étage vers le rez-de-chaussée du bâtiment.
La visite dure environ 1h30 avec au programme un voyage à travers le temps pour découvrir un panorama du patrimoine de la Métropole TPM, donner des clés de lecture du territoire local, de ses richesses, de son architecture contemporaine.
L’originalité de ce lieu réside dans le fait qu’il ne propose pas une simple visite de la Maison du Patrimoine, mais un véritable parcours de découverte immersif. Il s’agit d’une «expérience à vivre» au travers d’ambiances et de médias ludiques, pédagogiques et interactifs.
Pas moins de six entreprises spécialisées dans la mise en scène muséale, se sont relayées pour donner vie au scénario d’exposition imaginé par TPM et mis en œuvre sous la responsabilité et l’expertise de la Directrice de la Maison du Patrimoine afin de créer un parcours, intégrant des outils de médiation innovants qui répondent aux attentes du plus grand nombre. Cette scénographie originale invite ainsi le visiteur à découvrir et à accéder aux connaissances en s’immergeant, en jouant, en expérimentant. Investi de ce pouvoir d’action, sa posture de recherche documentaire change et il devient acteur de sa visite.

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Chacune des salles de la Maison du Patrimoine est en effet dotée des dernières technologies : tablettes et écrans tactiles, personnages virtuellement animés, jeux de manipulation, carte interactive… mais aussi de pièces de collection d’une grande diversité, des maquettes en 3D…
Ces technologies viennent épouser à la perfection le lieu, plongeant ainsi le visiteur tantôt dans le virtuel, tantôt dans le réel.
Pour accompagner les visiteurs tout au long de leur visite, un visio-guide surnommé «Gaspard» (de Besse) permet de visiter le musée salle par salle en toute liberté.
Ce brigand au grand cœur bien connu des provençaux, se manifeste dès l’accueil du musée par le biais d’une tablette numérique. Une géolocalisation permet ensuite d’accéder à des contenus (textuels, images, audio), de guider les visiteurs et faciliter leur accès au savoir. Ainsi, ce compagnon, haut en couleur, à l’accent provençal, les accompagne, les informe et les incite à participer et à interagir notamment pour trouver les différents indices d’une chasse au trésor permettant d’obtenir le diplôme du «chercheur de trésors», «Grand explorateur », «Grand aventurier» et «Super héros»
La Maison du Patrimoine est un outil culturel, scientifique, pédagogique et ludique au service du plus grand nombre. Elle organisera dès son ouverture des expositions, visites guidées, conférences, ateliers pour le jeune public et est dotée d’outils du 21ème siècle misant sur l’accessibilité, l’accueil, la médiation en s’appuyant sur les nouvelles technologies.



Boostez votre énergie par la gymnastique taoïste

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Cécile Limier, CN 6 eme dan de karaté, professeur de karaté et de tai-chi-chuan Diplômée d’état organise un stage d’initiation de Gymnastique taoïste Dimanche 8/03/2020 au Gymnase Reynier- Rue du Collège  à Six-fours de 9h30 à 11h30. 
La gymnastique taoïste fait partie de la médecine chinoise comme le chi-kong et le Tai-chi-Chuan. Le but est d’ouvrir l’espace intérieur pour y faire  rentrer le maximum d’énergie, ainsi libérer les tensions et prévenir les maladies modernes. Après une séance de Gymnastique taoïste, vous sentirez une euphorie vous habitez et un état de détente optimisé, en libérant en vous les tensions. 
Inscription souhaitée.


Martine MARION : Le passé est passé mais reste si présent !

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Il était une fois une petite fille varoise qui un jour, sur l’écran de sa télé, découvre Claude François.
Il vient de disparaître, les émissions-hommages se multiplient et la petite Martine Marion découvre tout un monde musique. Le monde de cette idole trop tôt disparue mais dont elle devient fan, dont elle apprend toutes les chansons et tous les pas de danse, jusqu’à se dire qu’un jour elle deviendrait Claude François.
Il y a 30 ans aujourd’hui.
Elle en a le physique longiligne, elle adopte sa coiffure, et jusqu’à sa voix et peu à peu elle entre vraiment dans la peau de son idole. Et c’est ainsi qu’elle devient son unique sosie femme et de loin le meilleur sosie parmi nombre de caricatures qui se prennent pour lui ! Elle passera à la télé, fera une apparition dans le film «Podium», sera élue meilleur sosie européen de Claude et, jusqu’à aujourd’hui, continue de parcourir la France avec son spectacle qui, plus de 40 ans après la disparition de Cloclo, continue à déchaîner les foules !

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«J’ai un public fidèle – me dit-elle en riant – qui me suit depuis la mort de Claude et ça me fait plaisir de leur faire plaisir». Ce qui est drôle c’est qu’elle est plus demandée dans le nord que dans sa région !
Mais voilà qu’il y a quelques temps, elle reçoit un mail d’un certain Luc Pionnier, chanteur, auteur, compositeur, qui l’a découverte sur Internet et lui propose une chanson intitulée comme par hasard «Pas la même chanson», hommage à Claude, qu’il a décidé de proposer à d’autres chanteurs.
«J’ai aussitôt été séduite par la musique, les paroles, qui sont un peu mon histoire et je lui dis très vite oui. Nous nous retrouvons dans son studio à Paris et sur la lancée il me propose une autre chanson «Le passé est passé» que j’enregistre aussi sous le titre de Marion.
Et voilà son premier bébé où, si l’ombre de Claude plane toujours, elle chante cette fois avec sa propre voix, au timbre grave. Et du coup, décide de poser ces deux chansons sur youtube, accompagnés de deux clips réalisés par un jeune artiste de 18 ans, qui fait ses études à l’école de cinéma de Montpellier, qui a déjà réalisé quelques courts métrages. Il se nomme Blaise Casanova.
«Et là, je quitte mes habits de lumière et après le show, je me change pour revenir chanter mes deux chansons».

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Bien évidemment, c’est pour le plaisir qu’elle fait tout ça et pour un peu se démarquer de l’empreinte de l’idole qui la poursuit depuis tout ce temps. Elle sait qu’on ne verra jamais Claude vieux… mais elle si et qu’il faudra un jour qu’elle arrête de chanter et danser à sa manière un jour ou l’autre !
Mais la chanson reste sa passion et pourquoi pas alors se confectionner un répertoire et des chansons bien à elle ? Elle y pense sans que ça l’empêche de dormir.
Son regret, évidemment, est de n’avoir pas rencontré son idole.
Mais comme elle le chante, «Le passé est le passé» et si ce n’est plus la même chanson, ça reste de la musique, avec toujours l’ombre de Claude dont elle reste fidèle à son souvenir.

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Avec Blaise Casanova

Jacques Brachet
Photos Christian Servandier





Barnaby existe… Je l’ai rencontré !
Il revient sur France 3

INSPECTEUR BARNABY

J’ai eu la chance de rencontrer l’inspecteur Barnaby, alias Neil Dudgeon, au festival de la fiction TV de la Rochelle, accompagné de son fidèle sergent Jamie Winter, alias Nick Hendrix.
Typiquement anglais par son flegme, son sourire, sa simplicité, il n’est pas passé inaperçu au festival et nous a accordé un moment d’entretien.
Nous avons découvert en France cette série en 2001, elle existe depuis 1997. Heureux du succès ?
«Depuis tout ce temps, nous avons créé une vraie famille, même si quelques comédiens sont partis, ont été remplacés. A chaque fois que l’un d’eux disparaît, on dit qu’il est parti à Brighton !
Ce qui ne nous empêche pas de nous revoir.
Votre, ou plutôt, vos femmes sont très importantes aussi bien dans votre vie que dans vos enquêtes !
En fait, ce sont souvent elles qui nous aident à résoudre les énigmes car elles sont plus intelligentes, plus intuitives que nous ! Elles sont aussi plus douces… A mon avis, elles doivent avoir des intérêts dans la production, elles font en sorte de commettre ou de commanditer les meurtres. C’est pour cela qu’elles sont mieux au courant que moi. C’est en fait un complot contre moi !
A quoi attribuez-vous cette longévité, ce succès de la série ?
Neil Dudgeon : Certainement au chien et à la musique de la série ! Chaque fois que je rencontre quelqu’un, il me la chante !
Nick Hendrix : Les enquêtes sont tirées de romans de Caroline Graham et c’est donc en grande partie grâce à sa façon d’écrire que l’histoire est toujours intéressante. C’est vrai aussi que les paysages de la campagne anglaise sont un atout de cette série. De plus, ce n’est pas une série intellectuelle, elle s’adresse à tout le monde, chacun peut s’y reconnaître.
Neil Dudgeon : Sauf les cadavres ! Mais c’est vrai qu’on tourne dans des villages typiques de la campagne anglaise, du comté de Midsomer, qui sont pleins de charme. Chaque épisode est basé sur une formule simple et les sujets sont très divers et très différents d’un épisode à l’autre et à chaque fois il y a de nouveaux acteurs.

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Le village de Midsomer existe-t-il  vraiment ?
C’est en fait le comté de Midsomer qui se trouve au cœur de l’Angleterre, qui réunit un certain nombre de villages. Et à chaque épisode, on tourne dans un village différent, ce qui en fait aussi l’intérêt. D’ailleurs, depuis le succès de la série, il y a des visites organisées autour de ces villages.
Combien d’épisodes tournez-vous par an ?
La cadence a beaucoup diminué. Nous en sommes aujourd’hui à quatre par ans mais à une époque nous en avons tourné jusqu’à dix.
Finalement, vous arrivez à résoudre tous les meurtres !
A chaque fois oui, sinon on laisserait le spectateur dans l’embarras. Mais il nous est arrivé à deux reprises de ne pas résoudre l’enquête… pour la bonne raison qu’en fait il n’y avait pas eu de meurtre !
Etes-vous déjà sorti d’Angleterre pour tourner un ou des épisodes ?
Ça ne nous est arrivé qu’une fois où nous sommes allés tourner à Copenhague. Mais j’avoue que j’aimerais bien venir tourner en France car j’adore votre pays. Ce serait bien d’y venir tourner la centième !
A Paris ?
Pourquoi pas ? Et pourquoi pas à la Rochelle ? C’est une très belle ville.
A quand la nouvelle saison ?
Chez vous, ce sera au mois de mars sur France 3 »

INSPECTEUR BARNABY

En cadeau, nous avons eu droit à un épisode de la prochaine saison : «Midsomer murders», épisode 1 de la 21ème saison. Cela se passe dans un très beau lieu où se déroule un concours de danse de salon, le Paramount Dance Extravaganza, où bien sûr, un meurtre va être commis. Il est question de jalousie et de passion à travers la danse et les paillettes. Et nous avons eu la chance d’entendre les vraies voix de nos comédiens !
Épisode 1 – Le Point d’équilibre
D’après les romans de Caroline Graham
Scénariste : Nick Hicks-Beach – Réalisatrice : Audrey Cooke
Avec notamment : Neil Dudgeon (Inspecteur Barnaby) – Nick Hendrix (Sergent Jamie Winter) – Annette Badland (Dr Fleur Perkins) – Fiona Dolman (Sarah Barnaby)
L’inspecteur Barnaby enquête sur la mort de Rosa Corrigan, une journaliste freelance championne de danse. Elle devait participer à un concours organisé par l’Institut de biorobotique médicale fondé par Andrew Wilder, magnat du commerce souffrant d’une maladie neurodégénérative. Rosa préparait un article sur  la famille Wilder et ses fractures internes
Vous découvrirez cet épisode le dimanche 8 mars à 21h05

Jacques Brachet