NOTES DE LECTURES DE L’ÉTÉ
Par les Plumes d’Azur

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Véronique OVALDE & Johann SFAR : A cause de la vie : (Ed Flammarion)
C’est un conte moderne qui se déroule en 1984 à Paris dans un immeuble où habitent deux adolescents Nathalie et Eugène, que leur différence avec les autres enfants va rapprocher : Nathalie, qui s’est rebaptisée « sucre de pastèque » s’ennuie avec les enfants de son âge tous nuls selon elle et Eugène dont les autres se moquent parce qu’il bégaie
Leur rencontre se fait autour d’une pompe à vélo qu’Eugène vient demander à sa voisine, il est subjugué par cette grande fille si sûre d’elle et elle pense retrouver le chevalier de ses lectures dont le bégaiement devient un » intéressant maléfice ».  Elle décide de lui imposer des épreuves comme dans l’amour courtois au terme desquelles le chevalier pourra obtenir les faveurs de la dame. Eugène obéit et remporte vaillamment trois épreuves mais « à cause de la vie », les choses ne se passent pas comme dans les livres.
Au-delà d’un conte moderne, de nombreux problèmes actuels sont évoqués : difficultés des rapports entre enfants, entre adultes, le poids des préjugés mais toujours avec légèreté et humour
L’originalité vient également de la bande dessinée qui n’est pas seulement illustrative mais qui, par ses couleurs, ses personnages attachants et peu conventionnels donne, avec humour, une lecture complémentaire du roman.
Tous ces éléments font de « A cause de la vie », roman doublé d’une BD, une œuvre originale et d’une très grande richesse.

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Jeanne BENAMEUR : L’enfant qui (Ed Actes Sud)
C’est l’enfant qui, depuis le départ de sa mère marche dans la forêt avec son fidèle compagnon, un chien que nul ne voit mais qui le guide et le protège. C’est l’enfant dont le père a mal aimé la mère, la femme à la jupe rouge délavée rencontrée un jour de marché à bestiaux et qui lui a lu les lignes de la main. La femme qui a toujours marché sur les routes. La femme qui a expliqué à l’enfant ,dans sa langue incompréhensible pour les autres, la maison de l’à-pic. Cette maison qu’il faut atteindre, cette maison au fond de chaque être, cette maison d’où il faudra redescendre sans peur pour reprendre la marche de la vie.
C’est l’enfant dont la grand-mère n’a jamais su ni voulu communiquer avec la mère, cette grand-mère violée dans sa jeunesse qui affronte sa blessure profonde et désormais relève la tête.
C’est l’enfant dont le père a perdu sa liberté le jour où il a giflé la mère, cette liberté insoutenable au village, cette liberté qui est la vie et que le père n’a pas vécue.
C’est l’enfant qui a entendu sa mère parler de grande ville, de bateau, de mât. C’est l’enfant qui, sans parler, a su retenir les noms innombrables enfouis à jamais, la langue qui appartient à tous, la langue de l’enfant, la mère, le père, la grand-mère. La langue de l’univers.
Un nouveau petit bijou d’écriture de Jeanne Benameur, plein de beauté, de poésie, d’imaginaire mais aussi d’une violente réalité.
Un livre d’espérance porté par l’enfant qui marche vers la liberté, vers son horizon lointain. Magnifique.
Denis BENEICH : D’accord (Ed Actes Sud)
Dans ce petit livre de seulement 95 pages, l’auteur parle à la première personne.Il se souvient des coups de gueule fréquents et souvent incohérents de son père.
Il lui rend visite dans sa maison de retraite et y a emmené son fils.
Le père a débranché d’avec le monde qui l’entoure. Encore quelques ruades verbeuses dans lesquelles il cherche ses mots et son souffle. Le fils a un contact plus facile avec le grand père.
En repartant ils tombent sur une vieille dame en roue libre qui semble s’enfuir en robe de chambre … et le récit devient moins sinistre ….
Avec une écriture d’une étonnante justesse l’auteur raconte une histoire totalement contemporaine, malheureusement banale.
A lire de préférence avant le quatrième âge !

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Joolz DENBY : Billie Morgan (Ed du Rocher) – Traduction Thomas Bauduret
Nous sommes en Angleterre dans le Yorkshire, de nos jours. A Bradford.exactement.
Billie Morgan raconte ses mémoires, « La vérité telle qu’elle existe dans mon souvenir » dit-elle en préambule.
Nous sommes alors entraînés dans un thriller infernal mêlant étude sociologique et parcours personnel où le réalisme dérangeant et le style particulièrement adapté de l’auteur nous captive.
Certes nous savons que Billie a assassiné. Elle dit : « J’ai pété un plomb, j’ai mis fin à sa vie, je l’ai éliminé ». Elle s’en est sortie.
Mais elle porte toujours en elle le fardeau de ses secrets.
L’intrigue se résume donc à : Qui ? Comment ? Pourquoi ?
Les dernières pages nous le révèleront alors que peu à peu nous avons été amenés à cerner l’univers de la délinquante.
Née d’une famille dysfonctionnelle, d’un petit milieu anglais, abandonnée très jeune par son père, rejetée par sa mère, l’adolescente rebelle rejoindra un groupe de bikers, le Devil’s Own.
Dans cet univers dérangeant et violent elle trouvera un mari, Micky, membre du gang, qui aurait pu la protéger et la sauver.
Le destin basculera un soir… Il ne lui restera de cet univers artificiel et sans projet que l’affection qu’elle porte à Nat l’enfant de Jas, une jeune noire inconséquente.
Parce qu’il est cru et réaliste, profond dans le regard porté sur l’humanité, ce thriller autorise le lecteur à s’attacher à ses personnages en déshérence.
Le livre refermé, Billie Morgan nous manque déjà.

Stéphanie DES HORTS   : Paméla (Ed Albin Michel )
Paméla, petite aristocrate anglaise sans le sou, a épousé dans les années 50, le fils de Winston Churchill. C’était un bon à rien, ils ont eu un fils et ont divorcé . Par contre elle a toujours été appréciée et soutenue par son beau père .
Ambitieuse , intelligente et très belle, elle va se marier plusieurs fois à des hommes importants dont elle espère de l’amour et de l’argent. Devenue américaine elle va contribuer à l’élection de Bill Clinton qui la nommera ambassadrice à Paris.
A part les nombreuses amours de Paméla, on a droit à une impressionnante liste de personnages plus ou moins célèbres, plus ou moins connus qui ont tous fait la joie des potins mondains et des tabloïdes du XXème siècle.
L’auteure est très documentée .
La personnalité de Paméla est évidemment assez extraordinaire pour justifier qu’on s’y attarde mais tout ça finit par devenir lassant.

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Emmanuel DONGALA : La sonate à Bridgetower (Ed Actes Sud)
On est surpris dès le départ par les personnages de ce roman : un jeune violoniste de neuf ans, polonais par sa mère et dont le père est originaire de la Barbade. Un métis donc que son père pousse et exhibe dans les cours aristocratiques de Vienne, de Paris puis de Londres. Un prodige qui galvanise son public et qui met en lumière un noir.
Une autre idée que l’on avait alors d’un esclave ou d’un domestique.
Le roman est passionnant par l’évocation de la vie de cet enfant, d’abord exploité par son père mais qui s’émancipe vite, assez opportuniste pour se libérer de ce joug. C’est l’occasion pour de côtoyer des personnages connus des cours aristocratiques d’Europe, ouvertes au progrès et la culture et au mécénat mais aussi à l’existence d’un certain racisme.
C’est l’occasion de bâtir un roman historico-musical où le jeune prodige, élève de Haydn au départ, va devenir l’ami de Beethoven qui lui a d’abord dédié cette « Sonata Mulatica » avant de se fâcher et de l’offrir à Kreutzer qui ne l’interprètera jamais.
Emmanuel Dongala brosse un tableau fort bien documenté du siècle des lumières, de la passion des princes pour la musique, mais aussi de l’évolution des sciences avec la définition du mètre étalon et, toujours en filigrane, le grave sujet de l’esclavage que l’auteur a sans doute lui-même vécu. Un style coloré, enlevé, une foule de personnalités, de détails historiques et musicaux en font une épopée richement documentée.

Arthur LOUSTALOT : Ostende 21 (Ed Les escales)
Ce roman est l’histoire passionnelle et passionnée d’un jeune couple même pas trentenaire. La passion de deux jeunes vies qui s’ennuient un peu à Paris parmi leurs amis et qui, suite à une escapade à Ostende vont tomber amoureux de cette ville un peu désuète et grise et de ses vieux hôtels charmants. Ils reviendront plusieurs fois et ivres de sensations fortes ils s’essayeront au jeu, au casino, au Black Jack en se promettant de ne jamais déraper, de garder le sens de la mesure à ne pas dépasser. Mais ils joueront avec le feu et le croupier qui les suit dans leurs aventures va nous faire partager leurs engouements puis leur addiction jusqu’à la remise en question de leur couple.
De très belles descriptions des paysages du Nord autant que de la fougue de ces jeunes gens passionnants, ponctuent le récit très enlevé.

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Santiago PAJARES : Imaginer la pluie (Ed Actes Sud) – Traduit par Claude Bleton
Suite à un accident d’avion dû à un cataclysme, une mère, et son fils qui vient de naître se retrouvent seuls au milieu du désert. La mère construit une baraque rudimentaire, creuse un puits au pied d’un palmier. Elle enseigne à son enfant toutes les connaissances du monde d’avant car cet enfant doit survivre à sa mère qui retournera à la poussière. Elle décrit un monde détruit par la folie des hommes, un monde qu’il devra affronter pour l’aventure de la vie sans mode retour.
Le lecteur pense tout de suite au Petit Prince de Saint Exupéry, merveilleusement illustré par la couverture de Carole Henaff. C’est l’innocence de l’enfant qui ne peut imaginer la pluie !
Ce roman de Santiago Pajares apporte espérance, joie, bonheur ; le lecteur ne lâche pas le livre, il reste captivé par ce petit d’homme découvrant le monde, un monde qui n’est pas seulement un puits, un appentis, deux palmiers et un potager minuscule.
Non le monde est à ceux qui sauront le sauvegarder.
Beaucoup d’émotion, de poésie dans ce roman très contemporain.

Baptiste ROSSI : Le roi du Sud (Ed Grasset)
Ce deuxième long roman écrit par un jeune auteur de 22 ans, est certes très documenté et très travaillé. Il met en scène un lieu indéfini et où sont mêlés faits réels et romanesques mais certainement très fondés. Le narrateur, jeune homme né dans une famille désunie par l’abandon du foyer par la mère et du désintérêt d’un père qui l’abandonne à des internats, réapparait donc à 20 ans dans la vie de son père originaire du Nord de la France mais solidement installé sur la Côte entre Monaco et Marseille, ville dont il est le maire. Livré à lui-même dans l’aisance et l’oisiveté, il va faire son apprentissage de la vie aux côtés de son père parmi toutes les magouilles et les intrigues, dans ces années 70/80, dans une ville qui ressemble à Toulon. Tout y passe : sombre panorama autour du SAC, intrigues pour obtenir le pouvoir et être au top de la renommée, de la puissance et de l’argent.
Un très long roman qui ne nous épargne rien, très documenté car on reconnait les évènements mais écrit avec une certaine maladresse dans le détail et une écriture fastidieuse, criblée d’une abondance de virgules qui cassent et ralentissent encore la lecture très longue de cette triste reconstitution.

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Jean-Christophe RUFIN : Le tour du monde du roi Zibeline (Ed Gallimard )
Un couple vient raconter à tour de rôle l’histoire de leurs aventures à Benjamin Franklin, immobilisé dans un fauteuil et soumis à la vigilance de sa fille qui veut lui éviter toute fatigue. Mais l’histoire d’Auguste et d’Aphanasie est fabuleuse
Parti de Hongrie où Auguste a vu le jour et d’où il s’enfuit vers la Sibérie, il y rencontre sa femme. ils rejoignent à travers mers et océans des contrées hostiles et peu civilisées avant d’arriver à Madagascar où les attend un destin fabuleux . C’est l’occasion d’évoquer rapines et colonisatio, de revisiter une époque où le but était d’établir des relations commerciales et d’installer des bases territoriale , avec, souvent, le désir d’éclairer le monde et d’y apporter les lumières de ce XVIIIème siècle .
Roman intéressant comme toujours avec Jean-Christophe Rufin, où l’on retrouve les finesses de l’auteur, sa connaissance à la fois de l’Histoire, de la Géographie et de l’Homme. Au fil de la lecture on se sent redevenir un enfant aussi enthousiaste qu’on l’était en lisant « Les enfants du capitaine Grant » !

Michel TREMBLAY : Conversations avec un enfant curieux ( Ed Léméac /Actes Sud)
« 
Michel, commence pas avec tes « questionnages », là ! » est la phrase qui résume le dernier roman de Michel Tremblay.
Tout d’abord, parce que l’auteur rapporte les interrogations qu’il formulait petit garçon, jouant avec la patience de ses proches et, aussi parce que le vocabulaire utilisé dans le texte est issu du parler populaire québécois.
L’ensemble réunit, sous forme d’une trentaine d’instantanés, les échanges que Michel, alors âgé de dix ans, a eu avec ses parents, ses grands-mères et tantes, ses amies, ses enseignantes.
Avide de connaissances, le gamin pose sans cesse des questions.
Et pourquoi ? Et pourquoi ?
Les questions sont percutantes. S’il s’intéresse au « Bambi » de Disney, au couronnement de la Reine Élisabeth II, il lui faut aussi comprendre les usages de la langue ou les mystères de la religion. Avec opiniâtreté et rationalité, l’enfant provoque.
Que répondre ? Les tentatives de digression et la mauvaise foi des adultes n’y mettent pas un terme.
De ces anecdotes le lecteur retiendra la formidable énergie, la pertinence et la vitalité de ce jeune esprit.
En revanche si certains mots nous deviennent familiers au cours du récit, il est, pour des européens, bien difficile de lire le « joual « dans le texte !
Parce qu’inspiré de sa vie privée, il reste ce regard critique mais attendri de l’auteur sur le peuple ouvrier du quartier de Montréal dont il est issu.
Un peu lassant tout de même parfois dans sa formulation.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Jazz à Toulon du15 au 23 juillet 2017

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Pour sa 28ème édition « Jazz à Toulon », festival gratuit, ne change pas une formule qui a fait ses preuves, ô combien ! Le but étant d’amener le jazz dans quelques quartiers de Toulon, afin de faire entendre cette musique en direct aux habitants du coin, aux amateurs alléchés par des concerts gratuits, ainsi qu’à des touristes. Certains prennent même leurs vacances dans la région pour suivre ce festival. Ce sont chaque année des milliers de spectateurs qui répondent présents.
Programme alléchant cette année avec :
– Un grand concert chaque soir. Cette année nouveauté avec un concert (Jo Harman Band : une chanteuse anglaise à découvrir) sur la nouvelle place de l’Equerre qui borde la rue des arts (galeries, boutiques d’art, club de jazz, bistros).
En tête d’affiche pour ces grands concerts du soir: Roy Hargrove Quintet – Olivier Ker Ourio Quintet – Trio Ponty-Lagrène-Eastwood – Richard Bona Mandekan Cubano. Du jazz au sommet.
-Les concerts de 17h30 qui donnent leur chance à des groupes débutants, locaux, ou moins connus, sur des places centrales très fréquentées à ces heures-là. Du lourd avec le Claude Basso Quintet, et d’autres moins connus mais qui valent le détour.
– Une déambulation parade de 10h à 12h30 le 18 juillet dans les quartiers du centre ville avec Freaks Band et d’autres musiciens, amateurs et professionnels.
Jazz in the city : Scènes ouvertes de 13 à 16h du 18 au 21 juillet avec le trio Jazz In The City (Marc Tosello (b), Lucien Chassin (dm) et un pianiste) qui accueille sur une place du centre ville les musiciens qui veulent s’exprimer en groupe ou recevoir des conseils.
En tout 15 concerts d’un choix éclectique, donnant une belle place aux femmes.

Serge Baudot
Renseignements et programme détaillé: jazzatoulon.com 
réseaux sociaux – offices de tourisme – cofstoulon.fr – 04 94 09 71 00

GRASSE… Les recherches continuent !

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Stéphane Soo Mongo – Marine Sainsily – Franck Semonin –
Xavier Deluc – Félicité Chaton – Raphaël Bouchard

Depuis six ans, nous avons pris l’habitude d’aller faire une visite à Grasse dans une gendarmerie pas comme les autres puisque c’est celle qui sert de cadre au tournage de la série TV de TF1 « Section de recherches », où je retrouve toujours avec le même plaisir, mon vieil ami Xavier Deluc, alias major Martin Bernier et ses acolytes, qui rempilent pour une douzième saison. La série a démarré en 2006 à Bordeaux et a rejoint la Côte d’Azur en 2014.
Si Xavier est le pilier de la série, nombre de personnages ont tourné depuis les débuts et changent au fil des saisons. Entre autres les femmes qui, depuis leur installation à Grasse se succèdent à la vitesse grand V : Chrystelle Labaude, Julie Fournier, Manon Azem, Valérie Kaprisky et Raphaëlle Bouchard qui va quitter la série bientôt.

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G D
H E

Pour ce 132ème épisode intitulé « Avis de tempête », il est donc entouré de Franck Sémonin, Raphaëlle Bouchard, Félicité Chaton, Stéphane Soo Mongo et Marine Sainsily.
Nous sommes début juillet, la chaleur est aussi intenable sur la terrasse en plein soleil que dans cette ancienne école transformée en gendarmerie, sous les feux des projecteurs.
Si l’ambiance est toujours très studieuse, elle est aussi décontractée et chaleureuse (dans tout le sens du terme !), que ce soit au niveau de l’équipe technique que du réalisateur Jean-Marc Thérin ou encore des comédiens, tous souriants, abordables et patients. Six scènes seront répétées, tournées et retournées durant la journée, pour cinq minutes maximum que vous verrez à l’écran.

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Xavier est toujours aussi heureux d’être le héros de cette série dont le succès, d’année en année, ne se dément pas, même si, tourner 14 épisodes dans l’année, ne lui laisse pas beaucoup de temps pour respirer. D’autant qu’entre temps, il a pris le temps de tourner un épisode de la série « Meurtres à… ». pour France 3. Vous retrouverez donc à la rentrée, Xavier sur TF1 puis sur France 3 pour « Meurtres dans les Landes » auprès de la belle Barbara Cabrita avec qui il forme un duo très glamour.
Tourner en costume avec cette chaleur est très éprouvant pour tout l’équipe, ce qui n’empêche pas le tournage des scènes qui s’enchaînent sans que personne ne s’énerve, tout en buvant beaucoup d’eau entre deux prises et en reprenant les maquillages qui résistent difficilement à l’étuve dans laquelle nous sommes baignés.
Mais aucune lassitude ne se lit sur l’équipe transpirante qui se remet en place après chaque prise.

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Jean-Marc Thérin

Silence… moteur demandé… ça tourne…
Et ça tournera jusqu’à 18 heures.
Quant à nous, nous disparaîtrons discrètement ente deux séquences… au plaisir de les retrouver l’an prochain !

Jacques Brachet
Photos : Christian Servandier – Jacques Brachet

 

La seyne-sur-Mer : Centenaire du Pont Levant

vila 236 526 Jours : nouvelles et poèmes pour les 100 ans du pont transbordeur

Le pont levant, basculant, transbordeur – on le nomme de ces trois noms selon les auteurs – des Chantiers Navals de La Seyne sur Mer fête ses 100 ans en cette année 1917.
Petit rappel historique : Ce pont qui avait pour but d’éviter que les trains ne traversassent le centre ville fut commandé à la Société Daydé en 1913. Il entra en service en 1920. Les travaux furent achevés en 1917, date qui est retenue pour les commémorations. Après la disparition des Chantiers le Pont fut abandonné et laissé dressé et inutile à l’entrée du port, jusqu’à ce qu’il soit inscrit à l’inventaire des monuments historiques en 1986 pour être restauré en 2007, devenant mémoire des Chantiers, emblème de la Ville, et attraction touristique. De grandes fêtes et animations sont prévues en ce mois de juillet pour rendre un digne hommage à cet hymne de fer, gloire du travail humain.

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Donc « Cet été on fait tous le pont ! ». C’est ainsi que l’écrivain et journaliste Jo Dechiffre, cheville ouvrière de l’association Passions d’Auteurs, eut l’idée de proposer à des écrivains et autres artistes vivant à La Seyne sur Mer, ou tout près, de produire des œuvres ayant quelque rapport avec le Pont, mais sans sombrer dans la relation historique, ce qui est le travail des historiens. Pour ce faire il s’associa avec Nello Tammaro de la Librairie Charlemagne. Les voilà lancés dans cette aventure pour produire un recueil de 104 pages, sans aucune aide officielle, édité par Passions d’Auteurs, intitulé « 36 526 Jours » avec une couverture de Laurent Guérin, et l’amical soutien de Boris Cyrulnik. Pourquoi 36 526 jours? On s’en doute, c’est l’âge du Pont à la date anniversaire de la fin des travaux le 26 juin 1917.
Ce sont 13 volontaires : Véronique Adam, Serge Baudot, Adrien Biscos, René Caplan, Jo Dechifre, Erick Demeurs, Drör, Elyane Deslondes, Denise Hémery, Marcus Malte, Jean-Paul Piazza, Jean-Christophe Vila et Jean-Marc Vincenti qui ont, avec des imaginations diverses et multiples, déployés souvenirs et aventures allant du quotidien au fantastique, en passant par l’érotique et la fantaisie, sans oublier l’humour, pour rendre hommage à ce centenaire qui a trouvé une nouvelle jeunesse à l’entrée du port de La Seyne sur Mer.

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Serge Baudot
Livre en vente à la Libraire Charlemagne : 27 quai Gabriel Péri – La Seyne sur Mer
(tel 04 94 06 01 10)

La Londe les Maures – 23 juillet 2017
10ème Anniversaire du chœur régional Gospel Var

AFFICHE 10 ème anniversaire GOSPEL VAR

Le trompettiste et chanteur Olivier Leroy est un infatigable créateur. Voilà 41 ans qu’il se mesure aux pointures du jazz et du gospel à travers le monde. Après des années de tournées avec son groupe pour jouer et chanter Ray Charles, et avec son quartette vocal « Gospel Singers » depuis 32 ans, il a créé à La Londe les Maures en 2000 une école de Gospel de laquelle est émané le « Chœur Gospel Var » en 2007, qui a déjà donné 190 concerts et autres prestations. Voilà donc 10 ans achevés ; l’occasion de fêter en concert cet événement.
L’école de gospel a démarré avec 6 élèves, aujourd’hui elle en compte 50 ; et de puis sa création elle a vu défiler quelques 280 élèves : on peut dire que la graine gospel a pris racine dans la région.
Le « Chœur Gospel Var » a déjà enregistré deux disques : «  KumbajaA » et « We Shall Overcome » sur des arrangements vocaux signés Olivier Leroy et des arrangements musicaux de Jérôme Buigue, avec un chœur de 25 chanteurs. CD qu’on peut se procurer à la FNAC.
A noter que ce chœur a participé à plusieurs émissions télé sur TF1 et France 3.
Il est donc tout à fait légitime que La Londe les Maures accueille le « Chœur Gospel Var », et ce sur la plage de l’Argentière en sa 8ième Nuitée du Gospel, pour fêter les 10 ans d’existence de ce chœur.

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Ensuite le chœur partira en tournée pour une quinzaine de concerts : le 1er Août au festival « Les étoiles sur le sable » de L’Ayguade » avec les Gospel Singers ; le 3 août à Apt dans les Carrières de Pierre Cardin ; le 5 Août à Port Grimaud, etc…
Fans de gospel, retrouvez-vous le 23 juillet à 21 heures sur la plage de l’Argentière à La Londe les Maures. (Entrée libre)

Serge Baudot
Renseignements :  : www.olivier-leroy.com/groupes/choeur-regional-gospel-var/

SANARY – Théâtre Galli
Pour le meilleur et pour le rire

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Le Théâtre Galli de Sanary sera, pour la saison 2017/2018, sous le signe de l’humour.
Et c’est le maire de Sanary, Ferdinand Bernhard, qui a donné le ton lors de la conférence de presse, présentant, auprès d’Edouard Leperlier, directeur artistique et de toute l’équipe du théâtre, la programmation puisque, comme à son habitude, il nous a fait son show, toujours plein d’humour (plus, que certains artistes dits « humoristes » !). Car à chaque présentation, il nous offre de drôles d’anecdotes, griffe au passage quelques politiques et, comme il l’avoue, lorsqu’il a un bon public, il en rajoute !
Ce qu’il a encore fait cette année, à la grande joie d’une salle pleine et acquise venue découvrir ce qui nous attend à Galli dès la rentrée.

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Mais c’est par de la danse qu’a débuté la présentation, avec la jeune sanaryenne Thaïs Boissier, issue de l’école de Danse Arts’& Co, qui a déjà à son actif nombre de prix et récompenses, qui fait partie de la compagnie d’Anne-Marie Pourras et qui devrait très vite s’envoler vers les Etat-Unis pour ses études, aidée par la municipalité.
Mais si vous voulez aussi aider cette jeune étoile en herbe, vous pouvez le faire en prenant contact avec la mairie.
Après avoir précisé qu’il allait « quand même » deux fois par an chez le coiffeur, ce qui a fait rire toute la salle, il a remercié le public pour sa fidélité, arguant que le théâtre n’était plus en déficit, depuis qu’il n’achetait plus les spectacles, au risque des producteurs et des tourneurs : 25.000 billets vendus sur la saison qui s’achève, 70.000€ donnés par le département, 900.000€ de recettes,… et les artistes qui n’ont qu’une envie : venir rejouer dans cette salle où tous sont superbement accueillis par l’équipe et par le public..
Dès aujourd’hui, vous pouvez réserver vos places sur Internet ou, si vous êtes de la vieille école (comme lui, avoue-t-il !) venir au théâtre.
A noter en passant que le budget culturel reste le budget N°1 de la commune.
Un mot pour le casino qui, enfin, après sept années de procédure, verra le jour en septembre ou octobre 2018, avec une salle d’exposition et également une salle de spectacles de 500 places qui ne sera pas une salle concurrente mais une salle complémentaire à Galli.

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Et puis, a défilé sur l’écran, la programmation prochaine qui a été très (trop ?) basée sur les humoristes, le théâtre et la chanson étant un peu devenus les parents pauvres de cette saison. Seulement quatre chanteurs : Vincent Niclo, Isabelle Boulay, Amaury Vassili, Amir.
Quant aux humoristes, ils sont pléthore, plus d’une quinzaine et côté théâtre, pas de grandes pièces à succès ni de comédiens vedettes : Franck Leboeuf, Martin Lamotte, Thierry Beccaro, Pierre Santini, n’étant pas des comédiens qui font courir les foules, même si ce sont de bons comédiens.
Par contre, René Raybaud sera omniprésent avec sa compagnie Poquelin, le jazz club de Sanary proposera une belle série de concerts au petit Galli réaménagé, un peu de classique, un peu de danse, classique ou internationale dont les russes et les Celtes toujours appréciés… Somme toute, une saison où le rire sera roi car de ce côté là, vous n’aurez que l’embarras du choix !

Jacques Brachet

Marseille
Pluie de stars à la Vieille Charité

A B
E F J

Monter jusqu’à la Vieille Charité à 14H en plein cagnard sous près de 35° de température, faut le vouloir !
On l’a voulu pour la bonne cause puisque c’est ce lieu construit au XVIIème siècle par Pierre Puget afin d’abriter les indigents, classé monument historique en 1950 et devenu un lieu culturel, qui recevait ce week-end, non pas des indigents mais des personnalités venues présenter leur biographie.
Certainement à cause de la canicule et… de la plage à côté, ce n’était pas la foule des grands jours mais l’ambiance était… chaude et les artistes ont joué le jeu avec les signatures, les selfies et la discussion avec le public. Même les plus réticents comme Sheila ou Mathieu Madénian, qui n’aiment pas particulièrement les photos… et les journalistes.
C’est sous le préau qui fait le tour de l’édifice, qu’on avait installé les personnalités. Un lieu très étroit où ça se bousculait et où quelques personnes on failli se casser la figure en reculant et ne voyant pas la marche !

I H G
C D

Mais tout s’est bien passé en ce samedi, malgré quelques déceptions de certains qui ne trouvaient pas « leur » célébrité annoncée comme Stéphane Plaza, Jacques Weber, Michel Drucker, Aure Atika, Dominique Besnéhard, Natashe St Pier… En effet, il n’avait pas été précisé que certains ne viendraient que le dimanche ! Ou encore Guy Bedos qui ne resta que le matin.
Mais il y avait quand même du beau monde sous le préau surchauffé et l’on put aussi assister à quelques conférences dans la fraîcheur d’une salle.
Ainsi retrouvais-je aussi quelques amis comme Alain Chamfort ou Stone, nous souvenant de notre jeunesse puisqu’en calculant bien, avec Stone (voir portrait) nous nous connaissons depuis 50 ans, avec Alain ce sont les années « Flèche » avec Claude François, Fiona Gélin que je retrouve toujours avec plaisir pour parler d’une famille que j’aime et que je connais depuis longtemps : la sienne !
Retrouvailles avec Gérard Jugnot, que j’ai souvent croisé, pas plus tard que quelques semaines au Six N’Etoiles de Six-Fours. Depuis nos tournées « Age Tendre », où elle est l’une des rares à m’avoir snobé, je ne fais que passer devant Sheila et la laisse à ses fans. Sylvie Tellier joint à la fois la beauté, la gentillesse et la simplicité, tout comme Olivier Mine, Pierre Menès ou Jérôme Anthony, animateurs aussi sympathiques sur petit écran que dans la vie…
Bref, si la chaleur météorologique était au rendez-vous, elle y était aussi avec ces célébrités avec qui l’on a passé de jolis moments.

Jacques Brachet
Photos Evelyne Arnaud

STONE… Bien vivante… encore !!!

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Ma rencontre avec Stone remonte à 1966… 50 ans !
C’était sa première tournée avec Charden, Michel Delpech, Hugues Aufray, Pascal Danel, et quelques jeunes qui pointaient leur nez. « Inventaire 66″ était le titre de la tournée et c’était mon premier reportage !
Je devais retrouver le couple infernal sur une autre tournée où en première partie, les accompagnaient C Jérôme, Charlotte Jullian et Michel Jonasz, tous devenus des amis.
Déjà j’avais quelques difficultés avec un Charden irascible, qui se la jouait un peu star, même avec un pied dans le plâtre !
Je les retrouvais sur les tournées « Age Tendre ». Mais Annie, alias Stone, avait rencontré son Mario (d’Alba !) depuis quelques décennies puisque voilà plus de 30 ans qu’ils sont mariés.
Malgré un Charden inchangé, c’est avec Annie et Mario qu’on allait passer du bon temps à rire, s’amuser, et se retrouver toujours avec plaisir sur « Stars en cuisine » à Ste Maxime où je les invitais, en tournée avec « Le clan des veuves », à Pertuis avec une autre amie, Michèle Torr pour un concert « SEP en pays d’Aix »…
Aujourd’hui, à 70 ans (et elle en fait bien 10 de moins !) Stone a décidé d’écrire et nous offre un pavé de 380 page « Complètement Stone » (Ed Robert Laffont) où elle nous raconte sans tabous, son enfance difficile, ses années « Stone et Charden » pas toujours réjouissantes, ses années « sexe, drogue et rock’n roll » mais aussi son amour des animaux, la chirurgie esthétique, sa vie de végétarienne, sa passion pour l’au delà »… Bref, de quoi faire une mise au point, comme toujours sous le signe de l’humour et de l’optimisme… même si elle nous annonce sa mort imminente !

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Annie, tu as osé… et tu as mis le paquet… Tu racontes tout !
(Elle rit) C’était le but du jeu et la condition sine qua non que de ne vouloir rien cacher. J’adore lire les bios mais je suis souvent frustrée par certaines qui ne font que survoler la vie des gens. L’intérêt c’est de tout dire, sinon je n’en vois pas l’intérêt.
Tu démarres donc par une enfance difficile avec un père pas commode…
Oh, ce n’est quand même pas « Les misérables » ! Moi, je m’en suis bien sortie malgré le caractère difficile de mon père. C’est surtout mon frère Christian qui a subi un enfer et une haine odieuse jusqu’à se suicider. Moi en fait, j’ai été épargnée, je ne sais pas trop pourquoi et j’avais une mère aimante. J’ai été chanceuse.
Tu auras aussi ta période de folie durant quelques années avec Eric puis ta période « sexe, drôle et rock’n roll » !
Oh n’exagérons rien ! C’est après ma période « Stone et Charden » et lorsque j’ai rencontré Mario, J’avais près de 40 ans mais je précise que ça n’a été qu’occasionnel. Le hasard des rencontres a fait qu’on a vécu quelques expériences mais ça n’a pas duré longtemps. Je suis bien trop attachée à la santé.

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Alors que certaines artistes disent qu’elle n’ont pas eu recours à la chirurgie esthétique et que ça se voit comme le nez au milieu de la figure (quant il y est encore !), toi, alors que ça ne se voit pas, tu l’avoues sans problème !
Bien sûr, parce que je ne vois pas où est le problème ! En vieillissant, ça ne s’arrange pour personne, surtout pour les femmes et plus encore les artistes. Alors pourquoi ne pas s’en servir à bon escient, de la façon la plus naturelle, sans outrance. Quant à s’exposer devant le public, autant le faire dans les meilleures conditions… Et surtout s’adresser aux bonnes personnes pour ne pas être défigurée !
Aujourd’hui, tu as quitté la chanson. Tu t’es tournée vers le théâtre…
Disons que la chanson m’a quittée depuis que Charden est parti. D’abord, je n’ai pas de répertoire seule et ce n’est pas aujourd’hui que je vais m’en faire un, chanter de nouvelles chansons, faire un disque… Ca n’intéresse plus personne car déjà, plus personne n’achète de disques et on vit dans la nostalgie. Vois le nombre de chanteurs qui font des compilations, des remix, des duos avec d’anciens succès. Nous l’avons d’ailleurs fait avec Charden. Stone et Charden, ça fait partie de l’inconscient collectif, ça représente une époque, des chansons qui ne meurent pas, qui sont dans la nostalgie des gens de notre génération.
Alors je m’éclate au théâtre !
« Les monologues du vagin », « Les 3 Jeanne », « Le clan des veuves »… Que des succès !
Chaque fois avec 3 femmes. La recette est bonne !

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Comment ça a commencé ?
En 79 Mario et Roger Mirmont écrivent une pièce « On vous écrira », qui raconte les tribulations et les infortunes de deux apprentis comédiens. Ca a été un gros succès qu’ils ont joué un an au Théâtre des 400 coups. Avec Charlotte Jullian,, amie de longue date, on s’est dit : « Et pourquoi pas nous ? ». On s’est donc écrit une pièce « Le plus beau métier du monde », avatars de deux chanteuses qui montent à Paris pour conquérir la gloire. Il y a dans la pièce beaucoup de choses vécues qu’on a joué un an et demi d’abord au Théâtre des 400 coups puis au Splendid St Martin. Ca a été un succès et un régal !
Et puis il y a eu la rencontre avec Eliane Boéri qui, avec sa sœur Martine, avait créé « Les Jeanne » avec un énorme succès. Jusqu’à ce que Martine décède. En 2002, Eliane a décidé de remonter le spectacle avec moi et Marthe-Hélène Rollin. Nous avons fait Paris, une tournée, le festival d’Avignon. C’était formidable.
Enfin, nous avons repris avec succès « Le clan des veuves » avec ma copine Sophie Darel.
Aujourd’hui tu joues en famille
Oui, nous sommes six sur scène : Mario et moi, ma fille Daisy et son compagnon, mon fils Martin et sa compagne, tous dans le spectacle. alors je me suis dit : pourquoi pas écrire une pièce et réunir toute la famille. C’est ainsi qu’est née « Famille, je vous aime », qu’on a jouée au festival d’Avignon l’an dernier, puis en tournée et encore cette année à Avignon, du 7 au 30 juillet au Cinévox, dans le cadre du festival off. Et on s’éclate d’être tous réunis.

F G

Revenons au fameux duo « Stone et Charden », reformé pour la fameuse tournée « Age Tendre ». Ça a été difficile ?
Pas qu’on se retrouve car on ne s’est jamais fâchés avec Eric. Le problème est qu’il voulait chanter ses propres chansons et pas nos succès d’alors. Mais c’était le principe de la tournée que d’offrir aux gens nos succès et leurs souvenirs de jeunesse. Ca a donc un peu tiraillé au départ puis tout est rentré dans l’ordre.
Avant qu’il ne disparaisse, il a quand même été d’accord pour reformer le duo sur disque ?
C’est grâce à mon fils, Baptiste qui a voulu produire ce disque de duos célèbres. Eric, déjà malade, était tout heureux de le faire, même si ça a été difficile. Il est parti un mois après et nous n’avons eu que très peu de temps pour le présenter. C’était symbolique car en matière de duos, nous avons été les précurseurs.
Alors, aujourd’hui que tout va bien… tu nous annonces ta mort prochaine !!!
(Elle rit) Je crois à la médiumnité, à l’au-delà et qu’il y a autre chose après la mort. La vie sur terre n’est qu’une étape. Il y a quelques années, l’on m’a prédit ma mort en juillet 2017. Si cela se produit, ce sera la surprise du chef ! Mais je ne m’en préoccupe pas plus que ça et de toutes façons je suis très sereine face à la mort. Je crois fermement qu’on a plein d’autres choses à vivre, des choses qu’on ne peut pas imaginer. Donc, je ne me fais aucun soucis.
J’ai encore un mois à vivre pleinement avant la date fatidique… On aura le temps de se revoir !

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Et l’on s’est revu samedi lors de la manifestation « Des livres de stars » à la Vieille Charité (Voir article), où elle était bien vivante !!!

Propos recueillis par Jacques Brachet
Photos Christian Servandier – Evelyne Laurent – Jacques Brachet

 

 

 

Toulon – Tour Royale
ROCKORAMA
L’événement musical : Indé à Toulon est de retour

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Rendez-vous du 29 juin au 2 juillet

Lieu magique, face à la mer, au pied d’une tour classée monument historique
depuis le 11 avril 1947, 3 jours de concerts sous le soleil…
Différents courants musicaux dérivés du Rock :
Pop, électronique, garage, noisy, lo-fi, post rock … seront au rendez-vous ;
Attaché à l’actualité du mouvement « Indé » le Rockorama Festival présente des groupes éloignés des standards commerciaux.
Découvertes, coups de cœur, et incontournables de l’année !
Jeudi 29 Juin
✶Entrée gratuite✶
18h00-20h00 | RockoDJS (Sélecters) – Nany Cool /Satan je t’aime – PPLC
20h00-20h40 | Korine (Fr))
21h00-21h40 | Brother James (Fr)
22h00-22h40 | Dame Civile (Fr)
23h00-23h40 | Potochkie (Fr)
VendrediI 30 Juin
*Pass*
19h00-20h00 | RockoDJS (Sélecters) – Nany Cool/ Satan je t’aime / PPLC
20h00-20h40 | Flashing Teeth (Fr)
21h00-21h40 | Slowes (DK)
22h00-22h40 | Mourn (Esp)
23h00-23h40 | Dream Wife (IC/UK)
00h00-00h40 | Sydney Vlette (Fr)
01h00-03h00 | Piu Piu (Fr/Dj set)
Samedi 1er Juillet
*Pass*
19h00-20h00 | Indiscipline (Sélecters)
20h00-20h40 | Tuesdays (Fr)
21h00-21h40 | The Goon Sax (Aus)
22h00-22h40 | Gloria (Fr)
23h00-23h40 | Motorama (Rus)
00h00-00h40 | Vox Low (Fr)
01h00-03h00 | Pouvoir Magique (Fr)
Dimanche 2 Juillet
Jardins de la Tour Royale
✶Entrée gratuite✶
Carte blanche à Barbi(e)Turix !
15Hh0-16h30 | Warm Up/ PPLC (Da Rockorama Festival)
16h30-18h00 | Sara Zinger(Dame Noir /Marseille)
18h00-19h30 | Nari FSHR (Résidente BBX / Paris)
19h30-21h00 | RAG (Résidente BBX / Paris)
21h00-22h00 | Caspian Pool (Fr/Live)
22h00-Minuit | RBK Warrior (Fr/Dj set Sexy Sushi)

Billetterie : de 20 à 23 € Pass de 35 à 40 €

 

Les Arcs sur Argens
Festival de musique « Gloriana » au Château Ste Roseline

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Parmi les nombreuses manifestations estivales proposées par le Château Ste Roseline à partir du 16 juillet nous pourrons assister à quelques concerts classiques qui, entre Les Arcs, Bormes, Cotignac, s’y installent dans le cadre du 17ème festival Gloriana, créé par le grand violoncelliste Eric Courrèges.
Alors que les plus grands noms de la musique et de l’Opéra, remplissent d’immenses salles de concerts dans le monde entier, Eric réussit chaque année à les faire jouer dans ce lieu intimiste, sous les étoiles, devant un public restreint, en petit comité. Et si le public est heureux de les rencontrer, les artistes sont heureux de jouer en ce lieu, d’autant qu’à la place d’aller dans un hôtel impersonnel, ils sont invités à dormir dans les chambres d’hôtes dans un décor on ne peut plus bucolique.
Il faut savoir que ce festival est aidé par la région et l’ADAMI, le département n’ayant pas encore décidé de l’aider malgré sa qualité et ses 17 ans d’existence.
« Ce qui prouve – ajoute Eric – que même avec de petits moyens, on peut faire de grandes choses ». A noter que ce festival est parrainé par la cantatrice Mireille Alcantara et l’animateur de Radio Classique Jean-Michel Dhuez.

Les concerts au Château Sainte Roseline :
ROMANCE À TROIS – TRIO VIOLON, COR, PIANO | le lundi 17 juillet, à 19h00 :

Concert classique allant du génie de Koechlin, en passant par Saint Saëns, Debussy, Ravel et Brahms. Trois artistes de renommée internationale pour un concert exceptionnel : Stéphanie-Marie Degand au violon, André Cazalet au cor et Georges Pludermacher au piano.
Programme :
18h30 : Dégustation des vins du Château
19h00 : Concert (tarif : 25 €) 20h30 : Dîner (tarif : 27 €)
UNE NUIT À L’OPÉRA | le vendredi 28 juillet, à 19h00 :
Concert lyrique : Offenbach, Mozart, Massenet, Bizet, Verdi, Puccini. Des artistes confirmés sur les scènes internationales pour un marathon lyrique avec les plus beaux airs et ensembles du répertoire d’opéra. Laurent Arcaro, Jérémy Duffau, Violette Polcchi, Chantal Perraux aux voix et Philip Richardson au piano.
Programme :
18h30 : Dégustation des vins du Château
19h00 : Concert (tarif : 25 €) 20h30 : Dîner (tarif : 27 €)
LES GRANDES MUSIQUES DE FILMS | le lundi 7 août, à 19h00 :
Revivez de grands moments de cinéma : Les Parapluies de Cherbourg, un été 42, West side Story, Pirates des caraïbes, Lawrence d’Arabie, Huit et demi, Roméo et Juliette… romantisme et émotion garantis !
Programme :
18h30 : Dégustation des vins du Château
19h00 : Concert (tarif : 25 €) 20h30 : Dîner (tarif : 27 €)

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SALON ROSSINI | le mardi 8 août, à 18h30 :
Chant lyrique et fantaisies pour piano autour de l’oeuvre de Gioachino Rossini. Avec la participation de Dominique Plancade au piano, et de la grande Mezzo-soprano Karine Deshayes au chant, qui a été consacrée par les Victoires de la Musique Classique comme « Artiste Lyrique de l’année » en 2011, puis de nouveau en 2016 !
Programme :
18h00 : Dégustation des vins du Château 18h30 : Concert (tarif : 25 €) 20h00 : Dîner dans le parc du Château, préparé par Max Callégari, Chef du Restaurant « Le Logis du Guetteur » aux Arcs-sur-Argens – vin compris (tarif : 65 €)

contact@sainte-roseline.com
Voir le programme complet
Festival Gloriana : 06.60.90.17.23 | www.festivalgloriana.fr