Six-Fours – Maison du Patrimoine
Un trio de choc pour une exposition inhabituelle

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Trois regards dans la même direction

Lorsqu’on arrive à la Maison du Patrimoine, l’on est tout de suite surpris au regard des toiles qui y sont exposées. Alors que, comme son nom l’indique, ce lieu est dévolu aux peintres dits « classiques », nous tombons sur des œuvres qui auraient tout à fait leur place à la Maison du Cygne tant elles sont beaucoup plus contemporaines et tout à fait adéquates au thème qui les réunit : « Abstraction et suggestion ».
Car cette exposition réunit trois artistes toulonnais : Philippe Teurnier, Patrick Pognant-Gros et Gilles Mazzeï.
Remarquables coloristes, ils sont de la -presque !- même génération et leur style se rapprochant, cela donne une exposition très homogène. Même si chacun a sa personnalité l’on en découvre des points communs comme l’énergie, l’expression, la spontanéité.

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Énergie de l’émotion pour Philippe Teurnier dont les couleurs explosent, traitées à l’huile, au couteau ou au pinceau. On y retrouve une certaine sensibilité et des réminiscences de sa propre vie. Une certaine nostalgie s’en dégage, mais une nostalgie joyeuse, donnée par ces couleurs lumineuses.
Patrick Pognant-Gros, lui est beaucoup plus abstrait mais lui aussi est attiré par les couleurs vives et vivantes qui se côtoient, qui s’opposent dans une déconstruction maîtrisée, de grands à plats qui s’entrechoquent et tourbillonnent.
Gilles Mazzei est peut-être le plus joyeux des trois dans une écriture à la fois plus figurative, plus naïve où, là encore, la couleur domine, accentuée par des dessins qui donnent naissance à des formes, des symboles, que l’on peut apercevoir lorsqu’on s’approche de ses toiles.
En fait cette exposition est placée sous le signe du plaisir, de la passion, de la joie et de l’exubérance de trois artistes aux personnalités bien affirmées dont le regard part dans la même direction pour nous offrir un travail à la fois spontané et contrôlé d’où en ressort la force et le caractère   de chacun.
A voir à la Maison du Patrimoine jusqu’au 5 mai.

Jacques Brachet

Toulon – Le Liberté : 33ème Thema : « Féminin-Masculin »

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Charles Berling et Pascale Boeglin-Rodier, co-directeurs du Liberté et de Chateauvallon

Chaque année, le Liberté propose un travail avec les jeunes autour d’un thème choisi en rapport avec les discriminations. Ce travail consiste à réaliser des courts-métrages autour du thème choisi et ce 33ème Théma est donc inscrit sur « Féminin-Masculin ». Grande question d’aujourd’hui où, même si le mariage pour tous est devenu une loi il est encore loin de faire l’unanimité, tout comme le transgenre, l »homosexualité, les travestis qui posent encore de nombreuses questions sur la normalité. Peut-on être un homme efféminé, une femme masculine ? Quelle part chaque être a de féminin ou de masculin ?
Y a-t-il une norme ?
Toutes ces questions vont donc être abordées au cours de ce Théma et nombre de personnalités viendront se joindre à Mme Christiane Taubira, qui sera la marraine de cet événement et présidera une table ronde le lundi 13 mai à 19h30, entourée d’artistes, de réalisateurs, d’intellectuels, de jeunes…
De nombreux films seront présentés tournant autour de ces thèmes, présentés par des réalisateurs, des conférenciers des chorégraphes, des photographes, qui, d’ailleurs, proposent leur travail au Liberté.

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Il s’agit de Stéphanie Renoma, styliste et photographe qui a créé avec sa famille la marque Renoma, d’où son pseudonyme. Styliste et photographe, ses modèles sont androgynes, ce qui l’intéresse particulièrement, et dans la mode et dans la photographie. On y retrouve une part de sensualité, de mystère, de glamour et d’érotisme, où hommes et femmes se mêlent dans un jeu de miroir, de faux-semblants.
Quentin Houdas s’est intéressé au phénomène « Queer » qui signifie, » étrange, bizarre » créé dans les années 2000 aux Etats-Unis, regroupant tous les genres sexuels. Et si la Gaypride représente tous ces genres, toutes ces identités dans une fête colorée et exubérante. Quentin Houdas a voulu montrer que dans tous les genres, il y a l’humain. il n’a pas voulu montrer des corps mais des personnages habillés de façon originale. Ses portaits ressemblent à des peintures des XVIIIème et XIXème siècles.
On pourra également découvrir au centre historique de Toulon, rue des Arts, des photographie d’Alejandra Carles-Tola, artiste espagnole basée à Londres où elle présente des vietnamiens masqués qui se distinguent justement par ces masques et une équipe de rugby féminine loin des stéréotypes qu’on se fait d’une sportive.
La sexualité dans tous ses états durant deux mois au Liberté

Jacques Brachet

Toulon – Le Liberté
DARROUSSIN – FROMAGER – BERLING…
Au sommet de leur « Art »

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Depuis 1994, ont avait eu la version Pierre Vaneck – Fabrice Luchini – Pierre Arditi, puis la version Pierre Vaneck – Jean-Louis Trintignant – Jean Rochefort.
Plus de 20 ans plus tard, après avoir fait le tour du monde traduite en 35 langues, la pièce de Yasmina Reza « Art », revient avec un nouveau trio : Charles Berling – Alain Fromager – Jean-Pierre Darroussin, remplissant tout autant des salles pleines à craquer, faisant à la fois rire et réfléchir sur le thème de l’art contemporain, sa subjectivité, son incompréhension chez certains, son amour excessif chez d’autres, son snobisme encore chez ceux qui souvent ne trouvent à dire qu’il y a… quelque chose…
C’est aussi un prétexte à une immense scène de ménage entre trois amis d’enfance où chacun va s’exprimer en toute vérité , en toute mauvaise foi, en arrivant aux mains.
Serge (Alain Fromager) est un dermatologue réputé, content de lui, fréquentant les hautes sphères. Il n’hésite pas à débourser 30.000 € pour acheter une toile de maître… blanche, c’est-à-dire peinte en blanc, agrémentée de filaments… blancs. Au grand dam de Marc (Charles Berling), ingénieur aéronautique colérique et égocentrique qui tout d’abord éclate de rire avant d’entrer dans une colère noire contre son ami qui a claqué tant d’argent pour « une merde » !
Le ton monte et voici qu’arrive Yvan (Jean-Pierre Darroussin), le « raté » de l’équipe qui prépare son mariage sans grand enthousiasme avec la fille de son patron qui l’a fait entrer dans l’imprimerie familiale. Personnage naïf, simple, qui a horreur des conflits, perturbé par la préparation du mariage qui se passe mal, il n’a vraiment pas besoin d’être le tampon entre ses deux amis. Il essaie, comme à son habitude, de ne pas prendre parti, de ne pas trop se mouiller et ça va se retourner contre lui, se faisant agonir d’injures par les deux autres.

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Au bout de trente ans d’amitié, celle-ci va-t-elle exploser pour une œuvre d’art ?
C’est une pièce à la fois drôle, intelligente qui n’a pas pris une ride, l’art contemporain étant toujours une source de contradictions qui, là, vont être poussées au paroxysme, entre ces trois personnages de noir vêtus passant d’un appartement à l’autre par un système ingénieux de décor… tout blanc !
Nos trois comédiens sont au sommet – on peut le dire – de leur art, Alain Fromager sûr de son fait d’avoir acheté une oeuvre extraordinaire, Marc essayant de lui tenir la dragée haute en voulant lui prouver qu’il est dans l’erreur, yvan, pris entre deux mecs en crise et d’une évidente mauvaise foi, cette bagarre qui le dépasse, ses problèmes de famille, à la fois mortifié, peiné et terriblement humain.
Une scène d’anthologie, lorsque, soudain très en colère il explique ses problèmes au sujet du faire part de mariage qui, là aussi, a fait l’objet de discussions sanglantes entre les familles recomposées entre les ex, les belles-mères, les mères dont il n’arrive pas à se sortir, comme chaque fois qu’il a un problème. Lui, toujours calme, incolore, tout à coup se lance dans une litanie à 200 à l’heure irrésistible.
Trois personnages à l’opposé les uns des autres, trois comédiens de grande envergure qui nous ont fait passer une très grande soirée de théâtre, standing ovation à l’appui.
On en redemande !

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Jacques Brachet

OPÉRA de TOULON

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Les Virtuoses
Samedi 6 avril 20h
Un spectacle musical de Mathias & Julien Cadez
Avec Mathias & Julien Cadez, Clément Goblet, Loïs Marles
Ces deux pianistes se lâchent sur scène avec une seule ambition : mélanger musique, magie moderne et clowneries à la Chaplin. Dans un spectacle musical empreint de folie et de poésie, Les Virtuoses allient la virtuosité du concertiste à l’âme du clown. Osant le grand écart entre musicalité débridée et mise en scène spectaculaire, ils déchaînent le classique avec une délicieuse extravagance. À quatre mains expertes et espiègles, Les Virtuoses s’amusent avec Mozart, Vivaldi, et bien d’autres… Mais le duo ne joue pas seulement avec la musique, il la sublime d’une magie extraordinaire. Et, du bout des doigts, emmène les spectateurs dans une rêverie fantastique et musicale.
Une lumière qui joue la diva et virevolte dans les airs, des notes qui s’envolent dans un battement d’ailes de colombe… La magie des virtuoses, à la fois lyrique et électrique, rend grâce à leur musique.
Musiciens, comédiens, magiciens… Les irrésistibles virtuoses relèvent le pari fou de concilier la fantaisie et le sérieux, pour réconcilier la grande musique avec tous les publics. Une célébration musicale et onirique, menée tambour battant par deux pianistes aux multiples facettes !

Menotti : « Le téléphone » & « Amélia va au bal »
vendredi 26 avril 20h – dimanche 28 avril 14h30

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Le téléphone (The téléphone)
Opéra bouffe en un acte de Gian Carlo Menotti (1911-2007) – Livret du compositeur
Création : New York, Heckscher Theater, 18 février 1947
Mise en scène Sylvie Laligne – Décors Jeanne Artous – Cassandra Bizzini
Benjamin Grange & Joana Henni sous la coordination de Tommy Laszlo
Costumes Giovanna Fiorentini Lumières Patrick Méeüs
Avec Micaëla Oeste, Guillaume Andrieux
Chanté en anglais – Durée environ 25mn
Ben vient, avec un cadeau, rendre visite à Lucy dans son appartement, il veut lui dire quelque chose d’important avant de partir en voyage.
Malgré ses tentatives pour attirer son attention et lui poser sa question, Lucy est occupée par des conversations interminables au téléphone.
Quand Lucy quitte la pièce, entre ses appels, Ben essaye même de couper le cordon téléphonique, mais sa tentative échoue.
Ne voulant pas rater son train, Ben part sans lui avoir poser la question : «Veux-tu m’épouser ?». Cependant, il faitune dernière tentative et appelle Lucy depuis une cabine téléphonique de la rue pour lui faire enfin sa proposition.
Elle y consent mais lui demande de bien prendre son numéro afin de la rappeler tous les jours durant son voyage.

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Amélia va au bal (Amelia goes to the Bal)
Opéra bouffe en un acte de Gian Carlo Menotti – Livret du compositeur
Création : Philadelphie, Curtis Institut of Music, 1er avril 1937
Avec Micaëla Oeste, Marie Kalinine, Guillaume Andrieux, Christophe Poncet de Solages,
Thomas Dear
Chanté en anglais – Durée environ 55mn
Orchestre et Chœur de l’Opéra de Toulon
Direction musicale Jurjen Hempel
Production Opéra Théâtre de Metz Métropole
Amélia, une jeune femme aisée, est dans son boudoir et se prépare pour aller au premier bal de la saison. Cependant, son mari ayant découvert qu’elle avait un amant, refuse de l’accompagner à moins qu’elle ne lui révèle son nom.
Quand elle lui apprend qu’il s’agit de leur voisin du dessus, une mêlée générale éclate entre le mari jaloux, l’amant et Amélia qui finit par casser un vase sur la tête de son mari.
La police arrive, Amélia déclare qu’un cambrioleur est entré dans l’appartement et a assommé son mari avec le vase. Le mari est emmené à l’hôpital, l’amant est arrêté comme cambrioleur et Amélia s’en va au bal au bras du chef de la police venu enquêter.

 

Côteaux Varois : le goût du style

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Portée par un fier collectif de producteurs et de négociants, la plus jeune des appellations des Vins de Provence porte en elle le charme intimiste de la Provence. Son terroir, qui couvre une grande partie du territoire de la Provence verte, est unique. Il est caractérisé par une altitude moyenne plus élevée que dans les vignobles voisins et un climat aux influences ouvertement continentales. Les vins sont ciselés, très dans l’époque, avec un profil organoleptique délicat,aérien et minéral, lié à des équilibres marqués par la vivacité et la rondeur.
Située hors des sentiers battus, l’AOC Coteaux Varois en Provence a pour décor la Provence Verte, un arrière-pays méconnu voire secret. Étonnants par leur rapport qualité-prix, les vins, authentiques et sincères, regorgent de pépites qui, s’inscrivant dans le sillage de l’excellence de la Provence, portent aussi la griffe d’un terroir particulier, tardif, frais et aux lentes maturations.
Les vins
Le style
La singularité du terroir donne vie à des vins séducteurs, vifs et ronds, à la fraîcheur et à la minéralité distinctives. Rosés, rouges et blancs partagent ainsi un même sens de l’équilibre, de même qu’un potentiel aromatique de premier ordre. Réputés dans le monde entier, les rosés constituent la majeure partie de la production mais les rouges et les blancs sont aussi prisés.
La consommation
Les vins de l’appellation se boivent généralement dans leur jeunesse mais certaines cuvées de rouge et de blanc sont travaillés pour la garde. Petits farcis, poissons grillés, soupe au pistou et cuisine épicée accompagneront les vins rosés, qui peuvent aussi se déguster en toute simplicité, avec une planche de charcuterie, un bol de tapenade ou quelques olives. Les rouges seront par exemple servis avec une daube provençale, une volaille en sauce ou une viande grillée. les blancs avec un plateau de fruits de mer, une bouillabaisse ou une assiette de fromages de chèvre de la région.

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Eric Lambert, président du Syndicat des Vins Côteaux Varois en Provence

Le Millésime 2018
Les blancs
Ils affichent une belle couleur franche et élégante, jaune clair aux reflets verts. Le nez est aromatique, il s’ouvre progressivement sur des arômes de fruits blancs et d’agrumes (mandarine), parfois des notes mentholées. La bouche est friande et ample, marquée par des notes intenses de fruits et de fleurs. L’équilibre entre rondeur et fraîcheur, caractéristique des blancs de l’appellation, est présent une fois de plus.
Les rosés
Ils arborent une couleur très pâle, aux tendances saumonées et pêche avec des reflets rose pâle voire sable. Ils dévoilent au nez des notes aromatiques d’agrumes associées à des notes de fruits rouges, plus rarement de fruits jaunes. En bouche, les vins sont légers et présentent une belle fraîcheur où domine le fruité.
Les rouges
Ils présentent une belle robe rouge rubis. Le nez, de puissance modérée, est marqué par des notes de fruits rouges, végétales et d’épices. La bouche, de structure moyenne, est dominée par les fruits rouges. Les vins sont souples et agréables, prêts à boire.
Le positionnement
Nous assumons – nous confie Eric Lambert, président du Syndicat des Vins Côteaux Varois en Provence – une production exigeante et homogène, qui permet à nos opérateurs de présenter des vins qui garantissent un profil organoleptique identitaire : un équilibre entre d’un côté l’acidité, la fraîcheur et la minéralité et de l’autre côté une belle rondeur. Nos rosés ont aussi la particularité commune de tenir dans le temps. Tous nos opérateurs voient leurs vins soumis à une dégustation syndicale ainsi qu’à une dégustation effectuée par un organisme externe. Les acheteurs ont ainsi la garantie d’un produit de grande qualité, quel que soit l’opérateur. L’AOC Coteaux Varois en Provence est l’appellation d’une petite région : elle a vocation à la fois à demeurer confidentielle et à briller par ses vins. Nous travaillons à monter encore en gamme, en élevant nos exigences mais aussi en réfléchissant à l’introduction de nouveaux cépages, comme le calacoc ou le castets, particulièrement adaptés à la production de vins rosés.

Conservatoire TPM
un trimestre d’événements et de spectacles

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Toujours fidèle à sa volonté de présenter des programmes qualitatifs, le Conservatoire TPM dévoilera durant tout ce trimestre un ensemble de travaux pluridisciplinaires (musique, danse, théâtre, cirque) ou plus exclusifs aux pratiques individuelles des élèves, de quoi contenter tous les goûts et toutes les curiosités.
Toute l’équipe du Conservatoire TPM aura ainsi à cœur de vous y retrouver et de vous accueillir à chaque moment que vous aurez choisi dans le programme.
Des événements tout azimut : Créations, spectacles hors les murs, productions d’élèves, concerts, spectacles, conférences, rencontres, master clas…
Lieux de spectacles ; Conservatoire TPM deToulon, de la Seyne, de Hyères – Chapiteau-école de la Seyne-sur-Mer – Chateauvallon, Ollioules – Eglise anglicane de Hyères – Eglise St Flavien de Toulon – Espace Malraux de Six-Fours – Jardin du Las, Muséum départemental de Toulon – Le Port des créateurs de Toulon – le Lycée Dumont d’Urville de Toulon – Le Musée des Arts asiatiques de Toulon – l’Opéra de Toulon – le Théâtre de Verdure du Faron – le Théâtre Jean Racine de Toulon – le Liberté Toulon – le site archéologique Olbia de Hyères.

Programme : www.conservatoire-tpm.fr

Six-Fours
Jean-Christophe SPINOSI : Cet été c’est sacré !

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Jean-Christophe Spinosi est aujourd’hui un musicien et chef d’orchestre connu, reconnu et apprécié dans le monde entier.
Il passe sa vie entre les voyages en avion et les plus grandes scènes du monde sans jamais oublier la France où il est invité dans les plus grands festivals. Particulièrement à Six-Fours où chaque année, il nous propose, lors du Festival de Musique de Toulon et sa région, de magnifiques concerts à la collégiale de Six-Fours.
Cette année, il a décidé, avec l’orchestre qu’il a créé, l’Ensemble Matheus, de nous proposer deux soirées consacrées à Antonio Vivaldi le mercredi 17 juillet et le vendredi 19 juillet à 20h30. Comme chaque année, entre les deux concerts, il proposera une générale, c’est-à-dire, la dernière répétition avant le concert.

« C’est – nous dit-il – une jolie tradition dans laquelle il y a cette idée de partage, de faire de la musique pour tout le monde et de faire découvrir des chefs d’œuvre en démontrant que la musique dite « classique » n’est pas réservée à une élite, même si, quelquefois, elle peut-être plus pointue.
Pourquoi le choix de Vivaldi ?
Durant près de 250 ans, il a été oublié. Aujourd’hui il a été rendu au grand public et ce n’est que justice tant il a écrit de chefs d’œuvre, entre autres des dizaines d’opéras, quelque six-cents concertos…
Il écrivait sa musique sur de vieux papiers et l’on a retrouvé de nombreux manuscrits dont un recueil de concertos. Sur les pages de la fin du cahier, il a gribouillé sept mesures séparées par une double barre entre deux mouvements, deux morceaux pour se souvenir de ce qu’il avait en tête, dans diverses tonalités. Ce sont les débuts d’histoires différentes où se retrouvent entre autres l’ouverture d’un opéra, des morceaux pour piano, orgue et ça se termine par un feu d’artifice !

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Avec Jean-Sébastien Vialatte, maire de Six-Fours et Dominique Ducasse, adjointe aux Affaires Culturelles

C’est ce que tu nous proposeras le 17 juillet ?
Oui, sous le titre « Index pro memoria ».
C’est en fait un programme de concert qui dure 1h20. J’ai retrouvé la trace de cette programmation que nous allons jouer. C’est d’une virtuosité incroyable, plein de panache et de joie qui met l’interprète à rude épreuve mais qui permet de s’élever, de se surpasser. On y découvre les secrets du passé, un peu comme dans la série « Cold Case » ou comme une pièce de musée que l’on a oubliée et que l’on redécouvre.
Drôle de comparaison !
(Il rit). C’est à la fois scientifique et archéologique… C’est « Jurassic Park » ! C’est une découverte comme si l’on découvrait un dinosaure car c’est une oeuvre qui n’a jamais été jouée depuis sa création. C’est plein de virtuosité et pour la jouer il faut beaucoup de temps et de travail. Ceci explique peut-être que personne ne s’y soit collé et c’est aussi ce qui est excitant.
C’est en quelque sorte une table des matières et c’est pour cela que j’ai intitulé le concert « Index pro memoria ».
Passons à la seconde soirée…
Ce sont trois oeuvres de Vivaldi, trois chefs d’œuvre intitulés « Dixit Dominus », « Beatus Vir » et Lauda Jerusalem ». Ce sont à la fois trois oeuvres sacrées symboliques qu’on ressent au plus profond de soi et des oeuvres à double chœur. C’est en quelque sorte Vivaldi qui a inventé la première « battle » musicale et le son dolby en mettant face à face deux chœurs qui se répondent. Mais c’est plus émotionnel que scientifique. C’est pour cela que j’ai intitulé ce concert « La battle des Anges ». Cette écriture pour double chœur libère la musique, nous emmène dans la troisième dimension. Ca sort des rails, c’est une divagation par rapport au thème de la musique sacrée et c’est déjà de la polyphonie.
A part ce concert à Six-Fours, quelle est ton actualité ?
Je viens d’enregistrer un album consacré à Vivaldi avec Cécilia Bartoli qui est pour moi la plus grande star la plus belle voix du monde depuis Callas et c’est un grand privilège. Nous avons travaillé ensemble plusieurs fois, au festival de Salzbourg où l’on a joué « La Cenerentola » et « L’Italienne à Alger », au théâtre des Champs-Elysées pour « Othello ». Pour moi, c’est une chanteuse mythologique ! Elle est vraie et tellement émouvante. A chaque spectacle, elle atteint l’absolu. Durant les sept représentations d’Othello, je l’ai vue pleurer… Et j’ai pleuré avec elle !

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Nous offriras-tu encore cette année une soirée « Barock’ n’ rock » ? au Parc de la Méditerranée ?
Non, cette année nous changeons un eu : ce sera « Baroque and Pop » intitulé « Il giardino d’amore ». Ce sera le 20 juillet.
Et à part ça ?
Je suis un pigeon voyageur. Depuis quatre ans je vais régulièrement à Moscou. J’y donne des concerts et des master class. J’y retourne d’ailleurs dans trois semaines. J’irai à l’Opéra de Monte-Carlo pour un spectacles de ballets sur des musiques de Tchaïkovski, Strauss et des danses hongroises. En France, je jouerai en Corse, en Bretagne, à Lyon. Il y aura aussi Stockholm, l’Allemagne, la Suède, l’Espagne Je vais également aller fêter en Egypte les 150 ans de la création du Canal de Suez. J’y jouerai avec des musiciens égyptiens, avec les instruments de leur pays. Il se pourrait qu’il y ait une captation du concert pour un CD, un DVD ou une diffusion. Le ministère de la Culture semble s’y intéresser.
Tu es un véritable ambassadeur français de la musique !
Je crois que tous les musiciens sont des ambassadeurs. D’ailleurs, tous les ambassadeurs devraient être des musiciens. La musique réunit les peuples et le monde irait beaucoup mieux, surtout dans cette période perturbée où en en aurait bien besoin.
C’est peut-être utopique mais on peut rêver !

Propos recueillis par Jacques Brachet

Cannes
Croix-Rouge Française : Première COP humanitaire

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Santé et changements climatiques : soigner une humanité à +2°C
Une Conférence mondiale organisée par la Croix-Rouge française les 15 et 16 avril 2019 à Cannes.
À l’occasion du centenaire de la création de la Fédération internationale Croix-Rouge et Croissant-Rouge, la France organise la première «COP humanitaire» pour faire le point sur les dernières recherches scientifiques et présenter des solutions innovantes pour relever le plus
grand défi de santé publique du XXIème siècle.
Les changements climatiques ont déjà des effets sur la santé humaine et les projections sont alarmantes. Même en limitant la hausse à +2°C, ambition portée par l’Accord de Paris sur le climat (COP21), il y aura des conséquences, parfois dramatiques, pour les populations. Du nord au sud, tous les pays du monde sont concernés et doivent s’adapter, notamment pour protéger les plus vulnérables.
Vagues de chaleur en milieu urbain, épidémies, catastrophes, mouvements de populations, malnutrition, conflits, santé mentale : pendant deux jours nous croiserons les regards d’experts internationaux et d’ONG, les actions et témoignages de terrain, pour formuler des solutions d’adaptation concrètes et innovantes et mobiliser les citoyens et les décideurs publics et privés sur le rôle de la prévention, de la préparation et de l’action collective.

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Sur place : 400 experts internationaux et acteurs de terrain, 15 conférences-débats, un espace projets, un studio de réalité virtuelle, des projections de films, des expositions photos, etc.
Parmi les intervenants : Pr. Sir Andy Haines (Président de la commission On Planetary Health, Nick Watts (The Lancet Countdown), Diarmid Campbell-Lendrum (OMS), Virginia Murray (Public Health England), Mihir Bhatt (All India Disaster Mitigation Institute), Maarten K. Van Aalst
(Centre Climat de la Croix-Rouge et du Croissant Rouge), Githinji Gitahi (Amref Health Africa), Laurent Fabius (Président du Conseil Constitutionnel,
ancien Président de la COP21), Lionel Zinsou (SouthBridge), Philippe Quénel (EHESP), Dorothea Hilhorst (International Institute of Social Studies), Susan Clayton (GIEC), etc.
1919-2019 : 100 ans d’action humanitaire
La Conférence mondiale est organisée à l’occasion des 100 ans de la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge
(FICR), plus grand mouvement humanitaire mondial. La FICR a été créée le 5 mai 1919 à l’initiative des Croix-Rouge américaine, britannique, italienne,
japonaise et française. Un mois avant, du 1er au 11 avril 1919, ces sociétés nationales s’étaient réunies lors d’une conférence médicale à Cannes, pour proposer une meilleure coordination des actions et une mutualisation des ressources des «Comités» Croix-Rouge : l’Histoire de la Fédération Internationale de la Croix-Rouge et du Croissant Rouge était en marche.
Informations pratiques :
Dates : lundi 15 et mardi 16 avril 2019.
Lieu : Théâtre Croisette de Cannes, lieu historique de la Conférence médicale de 1919.
Traductions : français et anglais
Programme complet et liste des intervenants sur worldconference.croix-rouge.fr

Nice – Le Théâtre Francis-Gag obtient le label «Famille Plus»

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Le Théâtre Francis-Gag de la Ville de Nice vient d’obtenir le label «Famille Plus» après instruction du dossier auprès de l’Office de Tourisme de Nice. Ce label souligne le travail d’ouverture aux familles et aux enfants que la Ville de Nice réalise dans ses structures culturelles et sportives. Le Théâtre Francis-Gag y contribue notamment avec des spectacles et des évènements dédiés mais également avec une démarche complémentaire de sensibilisation et d’éveil au théâtre et à l’art vivant : l’école du spectateur. Mise en œuvre par le Pôle Nice Théâtre et Arts Vivants, l’école du spectateur permet, chaque année, à près de 2.000 enfants d’assister à des représentations en temps scolaires ainsi qu’à des ateliers de pratique pour approfondir leur connaissance d’une œuvre et de la pratique théâtrale.
«Famille Plus» est un label national né de la collaboration entre 3 associations de communes touristiques : l’Association Nationale des Élus des Territoires Touristiques, l’Association Nationale des Maires des Stations de Montagne et la Fédération Française des Stations Vertes de Vacances et des villages de Neige. Ce label est destiné à valoriser les communes adhérentes ayant engagé une démarche globale en faveur de l’accueil des familles.
Les critères concernent : l’accueil et l’information, les animations de la commune, les activités, la découverte et la sensibilisation à l’environnement et aux patrimoines, l’hébergement, la restauration et les commerces et services, les équipements, les transports et la sécurité, les tarifs adaptés aux familles et/ou aux enfants…
Pour répondre aux attentes et aux envies des familles, ce label est décliné en 4 territoires : mer, montagne, nature et ville.

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A venir prochainement au Théâtre Francis-Gag, deux spectacles familiaux :
Mercredi 3 avril à 14h00
« Micky et Addie » de Rob Evans par la Compagnie Robert Aime Jocelyne
Jeudi 11 avril à 14h30, dans le cadre du Printemps des Mômes  : « Fifi Bric à Brac »
De et avec Marina Matic
theatre-francis-gag.orgtheatre.fgag@ville-nice.fr – 04 94 00 78 50

Var : LES CHÂTEAUX SAINTE ROSELINE, LA COSTE
ET DE SAINT MARTIN RÉCOMPENSÉS !

CP Lauréats Vignoble Provence

Terre de Vins et les acteurs des filières viticoles et touristiques réunis au sein du Cluster OEnotourisme de Atout France ont allié leurs forces pour lancer en octobre 2018 les Trophées de l’OEnotourisme. Les résultats de cette première édition ont été dévoilés vendredi 29 mars 2019 dans les salons du Ministère de l’Europe et des Affaires Étrangères. Une manifestation qui était placée sous le Haut Patronage de de Monsieur Jean-Baptiste Lemoyne, Secrétaire d’État auprès du Ministre de l’Europe et des Affaires Étrangères.
Le vignoble de Provence a été triplement récompensé :
• Château Sainte Roseline (Les Arcs) a reçu la Médaille d’Argent dans la catégorie Séjour à la Propriété,
• Château La Coste (Le Puy Sainte Réparade) s’est vu décerné la Médaille d’Argent dans la catégorie Restauration dans le Vignoble,
• Château de Saint-Martin (Taradeau) a pour sa part reçu la Médaille de Bronze de la Catégorie Art & culture.
Les trois lauréats seront également présents dans le Hors-Série Terre de Vins Spécial Oenotourisme, en kiosque le 10 avril prochain, qui propose aux Français de les accompagner sur les sentiers des plus grands vignobles de France, à la rencontre de 400 adresses, réparties en 43 circuits exceptionnels, pour découvrir le vignoble français autrement. Ce Hors-Série propose également une sélection des meilleurs hôtels et restaurants. Un guide précieux qui servira tout au long de l’année !

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Le Château Ste Roseline à Taradeau et sa propriétaire Aurélie Bertin

Cinq mois après le lancement de cette toute première édition, plus de 350 dossiers sont passés entre les mains du jury. Pour Sylvie Tonnaire, Rédacteur en Chef de Terre de Vins, « ce grand jury a fait preuve d’une combinaison d’exigence et d’écoute. Nous avons pu une fois de plus prendre la mesure de la diversité des offres et de leurs émetteurs : château prestigieux ou petite propriété familiale, chacun peut entrer dans le jeu de l’oenotourisme et mettre en scène ce qui fait son caractère propre.
Ce qui compte c’est d’avoir de l’authenticité et de la conviction dans sa démarche ».
Ces Trophées ont pour ambition de mettre en lumière, encourager les domaines et châteaux viticoles qui se mobilisent au quotidien pour mettre en place des propositions oenotouristiques
fortes et adaptées aux demandes de la clientèle hexagonale et internationale.
Récompenser celles et ceux qui en sont à l’origine, valoriser les régions viticoles et leurs offres touristiques ainsi que les produits oenotouristiques labellisés Vignobles & Découvertes…, tels sont les principaux objectifs que se sont fixés les organisateurs de cette première édition des Trophées de l’OEnotourisme.