Six-Fours
Au Six N’Etoiles… comme à Cannes !

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Cate Blanchet, présidente  et Martin Scorcese déclarent ouvert le 71 ème festival de Cannes

Mardi soir, le festival de Cannes s’ouvrait… à Six-Fours !
Explication : comme chaque année, la direction du Six N’Etoiles organise, pour ce grand événement, la montée des marches. Montée beaucoup plus modeste mais avec tapis rouge, s’il vous plait où après s’être fait photographié par… trois photographes, le public s’installait pour voir en direct la vraie montée des marches et la cérémonie d’ouverture sur grand écran.
Mais cela ne s’arrêtait pas là puis que Paul Bertin, le grand ordinateur de cette soirée, nous offrait à la fin de la cérémonie, un verre de champagne, avant ne l’on rejoigne la salle pour assister en direct comme à Cannes, au film d’ouverture.

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Il s’agissait du film d’Asghar Farhadi « Everybody knows » avec le couple vedette, à la ville comme à l’écran, Penélope Cruz et Javier Bardem.
Un film un peu étrange, entre thriller et film d’atmosphère où, à l’occasion du mariage de sa sœur, Laura (Pénélope Cruz) revient en Espagne avec ses enfants, son mari Alejandro (Ricardo Darin) n’ayant pu l’accompagner. Elle y retrouve entre autre Paco (Javier Bardem, avec qui elle eut une liaison.
Au cours du mariage, sa fille est enlevée avec demande de rançon à l’appui. Pour ne pas prévenir la police, Paco mène l’enquête et très vite, le secret de famille dont personne ne parle mais que tout le monde croit connaître, à savoir que la fille est celle de Paco va orienter le ou les coupables vers la famille. Mais la famille étant nombreuse quels pourraient être les coupables de cette machination ?

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Jusqu’au bout la suspicion va de l’un à l’autre car beaucoup d’entre eux peuvent, pour différentes raisons, être les auteurs de l’enlèvement.
En cela le film est intéressant car il nous retient en haleine jusqu’aux dernières images. Par contre, il y quelques longueurs et certaines scènes sont maladroitement filmées.
Les trois comédiens principaux sont par contre, parfaits chacun dans son rôle, Pénélope Cruz en mère éplorée, Javier Bardem en meneur d’enquête qui a toujours un sentiment pour Laura et est prêt à tout pour sauver sa fille lorsqu’il apprend qu’il en est le père et Ricardo Darin, qui joue sur le fil de l’ambiguïté, puisque père de substitution, mari bafoué ou tout simplement père accablé ?
Après ce film quelque peu oppressant, le sourire revenait à cinq spectateurs dont le tirage au sort de leur billet les désignaient comme gagnants de places de cinéma.
A noter que sur les invitations à cette soirée, il avait été demandé aux spectateurs de venir en tenue de gala. Mais Six-Fours n’étant pas Cannes, peu d’entre eux s’y plièrent. Par contre, voir Paul Bertin « encravaté » était une grande première et tout son personnel et les élèves de la section accueil du lycée de la Coudoulière avaient joué le jeu et étaient beaux comme des soleils !

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Ce fut une belle soirée cannoise… sous le ciel de Six-Fours !

Jacques Brachet