Toulon – Le Colbert
Julien COURBET… le retour !

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Il avait fait un tabac, voici quelques mois à l’Oméga Live de Toulon où, avec son spectacle, il avait fait crouler de rire la salle qui lui a fait un triomphe.
Et le revoici à Toulon – autre lieu, autre spectacle – pour nous le représenter, peut-être plus abouti..
Il dit qu’entre les deux spectacles quelque chose a changé : il a fêté ses 50 ans… Enfin, il triche un peu car, si je ne m’abuse, il en a trois de plus !
Mais bon, on ne va pas lui faire un procès si, en vieillissant, en plus qu’il perde les cheveux, que d’autres poils poussent ailleurs, les muscles sont un peu ramollo, notre « James Bond des fenêtres » perd un peu la mémoire !
C’est dans l’ordre des choses.
Ceci dit, il a assez d’humour – et même à en revendre ! – pour ne pas se prendre au sérieux, pour se moquer de lui-même, de son âge qui avancent et de ses quelques avantages qui reculent. Deuxième coming out en fait puisque c’était le titre de son premier spectacle. Aujourd’hui il avoue tout ce qui se détériore chez lui et il est compréhensible que tout les cinquantenaires et plus le comprennent d’autant mieux que cela arrive à tout le monde sans exception.
Alors on compatis, on a de la nostalgie, quelques appréhensions et grâce à lui on reprend le moral en sachant que plein de belles choses existent : l’épilation, les implants, le sport mais aussi la patience et le fatalisme.
On a donc hâte de le retrouver ce vendredi 30 mars à 20h30, au Théâtre le Colbert à Toulon pour vois ce que ce fringant artiste qui a dépassé le demi-siècle a à nous dire.

A

 « Aujourd’hui – nous dit-il – je maîtrise mieux. Le premier spectacle était tout fou, celui-ci est plus mûr et tourne autour d’un seul thème : la cinquantaine, que je viens d’avoir. Je traite de tous les sujets qui vont avec : ma tête et mon corps qui ne sont plus d’accord, les 20 ans de mariage, l’adolescence des enfants. Je passe cet âge au crible avec beaucoup d’autodérision mais quand même en profondeur.
Toulon était une ville-test ?
Oui, d’abord parce que je n’avais joué ce spectacle qu’une quinzaine de fois, qu’il était encore en rodage et que c’était la première grand ville que je faisais, ce qui était un peu stressant Aujourd’hui je sais que c’est déjà complet. Ce qui est rassurant car, dans le Sud, c’est toujours un peu plus compliqué…
C’est-à-dire ?
A Paris, au départ, le public arrive en faisant la gueule mais avec l’intention de se décontracter du stress de la journée. Peu à peu il se déride car il est venu pour ça. Dans le Sud, les gens sont contents de venir mais ils sont plus intransigeants et vous comprenez très vite si ça va ou pas. A moi de faire en sorte qu’ils adhèrent. Mon spectacle est vivant et chaque soir tout peut se passer. A moi de le sentir, de tester, de m’adapter, de réécrire s’il le faut et cela en permanence. Tous les soirs c’est une remise en jeu. C’est très excitant et ça fait monter l’adrénaline. Si ça marche, c’est une véritable bouffée de bonheur que d’entendre les bravos.
C’est ce que vous aimez ?
C’est en fait ce que je préfère. A la télé, rien, ou pas grand chose n’est improvisé. Il y a un script, les mouvements de caméras, les cadrages et on ne peut pas sortir de là. A la radio il y a déjà cette improvisation car on a juste un micro mais on n’a pas le public. La scène, contrairement à ce qu’on pourrait penser, c’est une science, on ne peut pas faire de compromis, pas de copinage, personne pour vous venir en aide. Il y a le public et il est intraitable. Un blanc, une vanne, mal pensés, tout peut arriver.
C’est un vrai match de boxe et lorsque je mets le public KO, c’est mon bonheur !
Espérons donc qu’une fois de plus le public sera KO et que le bonheur sera de part et d’autre.

Jacques Brachet