Camélia JORDANA, meilleur espoir féminin

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Notre petite Varoise n’arrête pas de nous surprendre depuis 2009 où elle a été révélée par l’émission « Nouvelle Star » où elle termine 3ème.
Ce qui ne l’empêche pas de très vite se faire un nom dans la chanson. Et ça aurait pu s’arrêter là, c’est-à-dire qu’elle aurait pu se contenter d’être chanteuse.
Mais très vite, la télévision et le cinéma font appel à elle, ce qui est très rare car en France, on a des petits tiroirs où l’on met les artistes : chanteuse, télé, ciné…
Et elle, elle est appelée partout.
On la voit donc auprès de Daniel Prévost à la télé, dans « Mauvaises têtes », puis au cinéma dans « La stratégie de la poussette » auprès de Raphaël Personnaz, « Bird People » qu’elle présente à Cannes, avec Anaïs Dumoustier et Rochdy Zem… quelques autres encore et puis « Le brio » d’Yvan Attal avec Daniel Auteuil, qui vient de lui valoir le César du meilleur espoir féminin.
Elle était venue à Toulon présenter ce film avec Yvan Attal
Le hasard a fait que la première date de promo du film s’est passé dans cette ville où elle est revenue, nous disait-elle alors, avec plaisir.

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Les mauvaises têtes – La stratégie de la poussette
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Bird People – Le brio

« C’est trop chouette et très émouvant pour moi. Je suis heureuse et j’ai hâte de voir les réactions de ma famille, de mes copains qui seront tous là. Et ça va être le premier échange avec le public.
Camélia, votre première rencontre avec Yvan Attal ?
J’avoue que j’étais très excitée. Je connaissais et j’aimais son travail et j’avais très envie de travailler avec lui. Notre rencontre a été humainement immédiate pour moi comme pour lui. Il m’a tout de suite semblé que je retrouvais un vieux copain. Et le tournage a encore resserré notre complicité.
Qu’est-ce qui vous a séduite dans ce rôle ?
Je ne pouvais qu’être séduite par le caractère de Neila. J’aime sa force, sa ténacité, son envie de se battre et de s’en sortir. Le film raconte beaucoup de choses, au-delà des mots, du langage, de l’éloquence qui sont pour Neila des armes pour arriver à atteindre son but, être avocate.
Avec ce film, le cinéma va-t-il prendre le pas sur la musique ?
Pas du tout car la musique reste essentielle à ma vie et aujourd’hui, j’ai besoin des deux. J’ai d’ailleurs enregistré un EP qui sort ce mois-ci. Je prépare un album avec Laurent Bardainne « Lost » qui devrait sortir en février. En attendant sa sortie, je m’amuse à réaliser des clips et je ferai le Casino de Paris. Dès l’enfance, la musique a été mon hobby. Je chantais à l’école mais n’avais alors à aucun moment envisagé d’en faire un métier car je ne pensais pas que c’était un art dont on pouvait vivre ! En 2009, à 16 ans, grâce à l’émission « Nouvelle Star », tout s’est accéléré et c’est devenu mon métier. Mais j’ai toujours dit à mon manager que je voulais aussi être comédienne. Il m’a donc trouvé un agent et par chance, ça a très vite marché.
Et, ce qui est rare, aussi bien au cinéma qu’à la télé !
Oui c’est vrai mais je pense que cette émission a été un bonus qui a accéléré les choses. D’ailleurs, ça a été tellement rapide que je m’attendais à un accueil violent et à ma grande surprise, il n’y a eu que de la bienveillance à mon égard »

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Côté musique, elle fut l’une des protagonistes du nouvel enregistrement de « Soldat rose », elle a travaillé ave André Manoukian, Alain Chamfort, Alex Beaupin, a participé à un hommage à Chet Baket, a chanté avec Yaël Naïm et Nolween Leroy « Quand on n’a que l’amour » de Brel, le 27 novembre 2015 en hommage aux victimes du 13 novembre. Elle fut une magnifique, hiératique et symbolique Marianne, a joué à Paris et Marseille dans un spectacle intitulé « Mimi Puccini », car elle passe aisément de la variété au jazz ou à l’Opéra.
Bref, notre petite varoise de la Londe trace superbement sa route, sans tambours ni trompettes, en toute sérénité, sans esbroufe, gentiment et sûrement.
Elle a tout d’une grande et les César s’en sont rendu compte. Quand le métier et le public sont d’accord, c’est bon signe !

JB