Châteauvallon – Liberté… C’est… enfin la rentrée !

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En ce dimanche 5 septembre, quel plaisir de se retrouver à Châteauvallon, après une année pesante à tous les amoureux de musique, de théâtre, de danse qui nous ont tant manqués !
Malgré les pass, les masques sous un soleil torride, l’on retrouvait avec joie ce lieu magique où nous recevaient le maître de Châteauvallon-Liberté Charles Berling , la présidente de l’association de Châteauvallon Françoise Baudisson, le directeur des relations publiques du lieu, Stéphane de Belleval et Robert Bénéventi, maire d’Ollioules, autour de quelques artistes qui feront les beaux soirs de la saison du Liberté ou de Châteauvallon.

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D’habitude, chacun s’assoit à une table, devant un public qui écoute la longue litanie des spectacles à découvrir toute la saison Mais cette année, notre ami Charles a trouvé une idée originale : faire des groupes de 25 spectateurs autour d’un artiste dans des lieux divers du site : la régie, l’atelier, le local des décors, la terrasse du bar, le théâtre couvert, la cour du château, l’amphithéâtre….
Ainsi ont-ils pu découvrir certains lieux qui ne sont pas obligatoirement ouverts au public et ont-ils eu une vraie communication avec les artistes jouant le jeu.
Un jeu original et sympathique car tous les quarts d’heures, une corne de brume annonçait la fin de la rencontre et chacun, à l’instar des chaises musicales, partait d’un lieu à l’autre, d’un artiste à l’autre.
Etaient présents les chorégraphes Nassim Battou et Romain Bertet, l’équipe des Voix animées, les comédiens Christine Citti, Jean-Louis Martinelli, Frédéric Fisbac, Bérangère Warluzel, Jean-Baptiste Sastre, Alain Béhar, Jeanne Mathis, Claire Nebout, Carole Errante, Gustavo Giacosa, le musicien Fausto Ferraiuolo…
Après l’ouverture qui se fit dans l’amphi, chacun s’éparpilla donc, immense fourmilière où l’on se croisait, montait et descendait les escaliers (nombreux !) du site et se reposant de temps en temps sur les chaises longues aux couleurs de l’affiche.

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Robert Bénéventi  nous faisait part de sa joie de revenir à Châteauvallon :
«Je tenais absolument à être ici aujourd’hui car le lieu nous a manqué et je voulais féliciter le travail remarquable de toute l’équipe qui perpétue l’esprit de Châteauvallon. Je remercie particulièrement Charles Berling qui nous offre des programmes de grande qualité».
Charles Berling et Françoise Baudisson devaient également remercier les équipes qui ont continué à œuvrer malgré le Covid qui a d’ailleurs touché certains collaborateurs.
Ainsi toute la journée, le public a pu déambuler dans ce beau lieu, approchant les artistes qui parlaient de leurs spectacles et leur posant beaucoup de questions.
Arrêt à 13h car un pique-nique offert réunissait tout le monde sur la terrasse du bar, chacun arrivant avec son petit sac et s’asseyant autour des tables, se rencontrait au soleil ou à l’ombre, dans un même bonheur de retrouver une vie culturelle «normale», arrosée d’un petit rosé venant des domaines Lolicé et Figuière, offerts par l’association des Vins de Provence.
Et l’on pouvait voir un Charles heureux du résultat :
«C’est vrai, j suis très heureux – me confiait-il – car c’est une expérience originale et j’étais un peu inquiet de savoir ce qu’allaient penser les gens. C’était la première fois que l’on tentait autre chose et à voir les mines joyeuses et les gens venant me dire leur plaisir, je pense qu’à partir d’aujourd’hui, on va garder cette formule qui est un beau moment de communication. Je remercie les artistes qui ont joué le jeu avec nous, l’équipe qui s’est dépensée sans compter… et le beau temps qui a été avec nous !»
D’ailleurs, il devait récidiver le soir même au Liberté qui fêtait ses dix ans.

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Comme à chaque fois, il a accepté avec gentillesse et humour la traditionnelle séance photo, avec une chaise longue puis avec Claire Nebout venue nous rejoindre.
Nous avons prolongé la séance avec Claire qui présentera, les 22 et 23 février, en avant-première à Châteauvallon, un spectacle intitulé «Viva Frida» :
«C’est un spectacle tiré d’un livre et de lettres de frida Kahlo, qui était une artiste peintre mexicaine et qui, quoique frappée de poliomyélite jeune et après un grave accident de bus, s’est retrouvée handicapée, n’en a pas moins continué à vivre, à combattre, à peindre. Elle était communiste, anticonformiste et une grande combattante pour la condition féminine. Malgré les problèmes, la douleur, elle n’a jamais cessé le combat. Elle était une artiste originale et son talent a été reconnu.
Le texte est de Didier Goupil et la mise en scène de Karine Prugnant»
Claire sera en résidence à Châteauvallon et nous avons déjà rendez-vous avec elle.
Autre rencontre à la fois joyeuse et émouvante : celle avec Jeanne Mathis, que j’ai connue «minote», dans les jambes de ses parents Henri Komatis, cet architecte génial à qui l’on doit ce lieu superbe et Simone Komatis, qui fut l’âme de ce même lieu.
C’étaient des amis et leur départ fut une grande peine.

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Aujourd’hui disparus, Jeanne revient à Châteauvallon. Elle est comédienne et a écrit une pièce qu’elle présentera en avant-première… au Liberté les 30 et 31 mars.
«La pièce s’intitule «De l’autre côté des vagues»
«C’est – me dit-elle – la vision de trois jeunes Africains, Katio, ancien activiste sans espoir, son ami Kouami, qui n’attend plus rien de son pays et Akouba, la seule à croire encore en l’avenir. C’est à la fois la vision d’une Afrique réelle et une Afrique fantasmée sur fond de musique à la fois moderne et traditionnelle, composée par Djéké Koffi».
Entre Châteauvallon et Liberté, de beaux artistes viendront s’ajouter à ceux présents ce jour : Jane Birkin, Nicole Garcia, Jean-Pierre Darroussin, Macha Makeïeff, Alain Fromager, Robin Renucci, et des auteurs aussi divers que Théophile Gautier, Nelson Mandela, Sénèque, Carlo Goldoni, Federico Garcia-Lorca, Rainer Werner Fassbinder, Charles Péguy, Molière, William Shakespeare, Marguerite Duras.
Beaucoup de musique, de danse, de cirque aussi avec le cirque Aïtal, les chorégraphes Hofesh Shechter, Alonzo King, Michel Kelemenis, Régine Chopinot, Debussy, Beethoven, Bach, Coltrane,  Brad Mehldau, Jean-François Zygel…
N’oublions pas les «Themas» au Liberté proposant trois thèmes par saison où se mêlent spectacles, expositions, films, conférences, rencontres.
Le premier, d’octobre à décembre, s’intitule «Quoi ? L’éternité» et pose la question : Quel temps nous reste-t-il pour agir, si l’on veut que l’univers ne continue pas sans la Terre, sans nous ?
Le second, de janvier à Mars, nous proposera de parler du rire dont on a tant besoin en ces temps difficiles. Il s’intitule «La farce cachée du rire» et abordera tous les rires possibles et existants et reposera la question éternelle : Peut-on rire de tout ?
Enfin, le troisième, d’avril à mai, s’intitulera «Miroir, mon beau miroir» et abordera le thème  du rapport avec son physique, avec son corps, des différences, de la soumission à une norme et bien sûr de la diversité.

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Beau programme que voilà, éclectique et audacieux que nous espérons pouvoir découvrir sans qu’aucun problème ne vienne encore perturber la saison !

Jacques Brachet
Photocreations.fr
Renseignements : 09 80 08 40 40