«30 jours max», entre cascades et humour… évidemment !

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Et revoilà Lacheau et Boudali !
On avait Laurel et Hardy, Poiret et Serreau, Footite et Chocolat, Pipo et Mario… Aujourd’hui on a Lacheau et Doudali ! On ne voit pas l’un sans l’autre, ils écrivent ensemble, ils jouent ensemble ils réalisent… l’un après l’autre prenant toujours l’autre dans son casting.
Donc évidemment, pour ce nouveau film «30 jours max», c’est Tarek Boudali qui est aux commandes mais tous deux se retrouvent aussi devant les caméras.
Duo de charme, d’humour et d’action, une fois de plus, et un accompagnement top niveau : Vanessa Guide, la petite nouvelle, Reem Kherici la fidèle, Julien Arruti, fidèle itou et deux comparses incroyables : Marie-Anne Chazel qui ressemble à Sylvie Vartan années 70 et José Garcia qui fait penser à Dolph Lungrun !
Rayane est un jeune flic trouillard et maladroit sans cesse moqué par les autres policiers. Le jour où son médecin lui apprend à tort qu’il n’a plus que trente jours à vivre, il comprend que c’est sa dernière chance pour devenir un héros au sein de son commissariat et impressionner sa collègue Stéphanie. L’éternel craintif se transforme alors en véritable tête brûlée qui prendra tous les risques pour coincer un gros caïd de la drogue…

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Tarek, Au-delà de la comédie, étiez-vous tenté par l’idée d’un fil d’action ?
Pas spécialement. L’idée de base, c’est la question que tout le monde s’est posée à un moment ou un autre : que ferais-je s’il me restait trente jours à vivre ? Je voulais tirer de la réponse une comédie, avec comme détonateur comique le fait que le personnage condamné se rend compte qu’il n’est plus condamné…
Or, entre temps, il fallait qu’il fasse des trucs de fou, n’ayant plus rien à perdre, et qu’il soit impossible pour lui de stopper l’engrenage. Et le métier où on prend beaucoup de risques, c’est évidemment policier. À partir de là, le film d’action s’est naturellement collé à la comédie.
Comment avez-vous préparé votre rôle ?
En passant un peu de temps avec la police. Un service de jour et un autre de nuit avec la brigade anti-criminalité (BAC). C’est peu, mais ça laisse le temps de voir comment ça se passe… et de vivre des trucs

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Etes-vous fan de films policiers ?
Non seulement ça, mais aussi des émissions comme «90’ Enquêtes» ou «Appels d’urgence ». Sinon, au cinéma «Piège de cristal», «Mission impossible»…
Vous auriez aimé être cascadeur ?.
D’une certaine manière, je le suis — cascadeur, pas policier ! En bon amateur de sensations fortes, j’ai décidé de faire toutes mes cascades moi-même. Je n’ai aucune doublure. Le tout premier jour de tournage, je suis passé à travers la planche d’une hauteur de 5 mètres pour la séquence du début. À partir de là, l’équipe savait dans quoi on s’embarquait…
Et le numéro de funambule ?
Je suis vraiment monté sur cette planche entre deux immeubles ! Je voulais tout faire pour de vrai. J’ai dû batailler avec la production, mais au bout du compte, c’est passé. Et à la fin du tournage, j’ai remercié le courtier qui m’a assuré !
Et la poursuite à moto ?
Oui. J’ai même passé mon permis moto deux mois avant pour ça ! Mais ce ne sont pas les cascades qui étaient le plus dur, mais la météo. La plupart des séquences où je suis en cape et torse nu ont été tournées entre Novembre et Décembre, souvent la nuit par -2° ! Quand je slalome en moto à 90 km/heure, sans casque ni protection, il faisait un froid de gueux et il s’est même mis à pleuvoir… Si je me loupais, je mourais !

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Des blessures ?
Une seule blessure, et lors d’une scène dite facile ! Et de ma faute, en plus ! Quand je saute du fauteuil et je m’étale sur le bureau. Le responsable cascades m’a demandé de mettre mes protections, mais on était dans le speed et je ne voyais pas le danger. Et je me suis fait mal. La traversée de la vitre, également : j’ai été stoppé net par la façade extérieure, et je me suis fait un gros hématome à la cuisse.
Le rôle de crétin, vous l’avez donné à votre complice, Philippe Lacheau !
Bien sûr ! C’était une vengeance. Il m’a quand même bien défoncé sur «Nicky Larson et le parfum de Cupidon» ! Maintenant, quand on travaille sur un scénario, on ne prête pas tout de suite attention aux personnages qu’on va jouer. On étudie surtout la mécanique de l’histoire, l’efficacité des gags…
Avez-vous beaucoup ri sur le tournage ?
Moi non. J’étais trop stressé ! D’autant que les scènes à l’ambassade, par exemple, étaient parmi les premières du plan de travail. Comme on a commencé à tourner fin septembre, il fallait profiter des derniers beaux jours pour la garden-party. De toute façon, d’une manière générale, quand Philippe réalise, on est tous très détendus tandis que lui est très concentré, et quand c’est moi qui mets en scène, c’est l’inverse !