Sanary – Théâtre Galli : Christelle CHOLLET… Comme un ouragan

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Quelle voix !
Quelle énergie !
Quelle tchatche !
Quelle présence !
Elle sait tout faire la Chollet et tout faire avec talent : chanter, danser, jouer la comédie avec un humour corrosif et même des claquettes… avec les dents !
Elle harangue le public comme aucune autre et elle passe de « Respect » d’Aretha Franklin à « Vezoul » à Brel façon rock’n’roll pour nous offrir une superbe et émouvante version de « Dis, quand reviendras-tu ? » de Barbara, pour mieux repartir sur « Show must go on » de Freddy Mercury et, estocade finale, « Mes amis, mes amours, mes emmerdes d’Aznavour », version de folie qui fait se lever, danser, taper dans les mains, hurler la salle entière du Théâtre Galli pleine à craquer, pour célébrer cette lionne blonde au costume de zèbre jaune.
Sortie d’un ghetto blaster géant (vous savez, cet énorme transistor qu’avant le baladeur ou l’Iphone, les jeunes portaient sur l’épaule en marchant ou patinant), elle déboule avec deux Blues Brothers aussi déjantés qu’elle et démarre au quart de tour, super sexy, avec sa gouaille, sa voix d’un autre monde et elle ne va pas nous laisser une seule seconde de répit, enchaînant chansons, histoires de famille, racontant avec un humour quelquefois grinçant, des histoires, des bouts de sa vie, son mari, son carlin prénommé Jean-Michel (qui la rejoindra sur scène au final), griffant quelques chanteurs au passage et nous offrant un « merdley » des « chansons de merde », revues et corrigées, descendant dans le public pour titiller quelques spectateurs, tout ça en deux heures de temps qu’on ne voit pas filer.
Elle nous aura fait rire jusqu’au bout et vieillir de deux heures (la vieillesse est un peu son point noir) de la plus belle des façons.
Bref, notre ex-empiafée nous a offert un grand feu d’artifice, un show puissance mille, soulevant le public qui l’a ovationné durant dix bonnes minutes.
Ovation méritée.
Un petit regret : qu’elle ne prenne plus le temps de rencontrer la presse (hormis ses amis de Nice Matin) qui pourtant, à Toulon, l’a bien aidée à ses débuts. Sans compter qu’on n’a pas le droit de prendre des photos… et que la prod oublie de nous en envoyer !
La rançon de la gloire ?
Mais bon, ne boudons pas la grande jubilation que nous avons eue de retrouver notre toulousaine devenue toulonnaise par amour.

Jacques Brachet