Archives mensuelles : janvier 2021

Gilles PARIS : Certains cœurs lâchent pour trois fois rien (Ed Flammarion)

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 «Tu es une merde, tu ne feras rien de ta vie»
C’est avec ces «mots d’amour», qu’entre humiliation, coups de poing, de pied, de ceinture, de son père, Gilles Paris a  dû essayer de se construire.
Gilles est romancier et attaché de presse d’auteurs, donc des deux côtés de la barricade de l’édition qu’il pratique avec talent et passion.
Parmi ses autres romans à succès «Ma vie de courgette» fut un succès mondial qui a également fait l’objet d’un film.
C’est donc entre les violences d’un père et une mère lointaine qui laisse faire, que Gilles va suivre son chemin de souffrance, entre deux dépressions et quelques tentatives de suicide. Un long cheminement, un long tunnel, un itinéraire d’un enfant pas gâté du tout.
Son enfance, son adolescence, sa vie d’homme, il essaiera de les construire  tant bien que mal, ses suicides étant plus des appels au secours qu’une véritable envie d’en finir.
Sa vie chaotique est en dents de scie, entre deux métiers qu’il aime et essaie de faire au mieux malgré ses passages d’hôpitaux en établissements psychiatriques.
Son histoire est l’histoire d’une errance, d’une recherche de soi, un combat de tous les jours qu’il nous raconte avec à la fois émotion et lucidité.
Son histoire est poignante et ressemble à celles des écrivains  maudits qui noient leur mal être dans toutes les drogues possibles, l’alcool et le sexe. Une vie de débauche, de tous les excès.
Mais à chaque fois, tel un Phénix, il renait de ses cendres. Après une tentative, un médecin lui a dit cette phrase : «Certains cœurs lâchent pour trois fois rien». Le sien résiste, aidé par Laurent, son ami, son amour, son mari, toujours à ses côtés dans le meilleur comme dans le pire, fidèle, patient, compréhensif et quelquefois aussi paumé que lui.
Auteurs de romans magnifiques, malgré les succès, le burn out n’est jamais loin et il le voit chaque fois venir avec angoisse. Après cette lecture, si l’on a lu ses romans, on le retrouve dans chacun d’eux, tapi dans un personnage.
Il a besoin d’exister mais lorsqu’on est une merde, c’est un pari difficile à tenir.

Paris2-®-Didier-Gaillard-Hohlweg- Gilles Paris

Il ne vit que par ses deux passions, par Laurent, par la musique. Ce sont ses bouées de sauvetage.
Quand on le connaît tant soit peu (j’ai eu l’occasion de le rencontrer dans des fêtes des livres et je travaille avec lui depuis longtemps) on a l’impression d’un homme calme, serein, gentil mais derrière cette façade, la tempête gronde toujours…
Cet homme dévasté sera-t-il en paix un jour ? Arrivera-t-il à passer de l’ombre vers la lumière ?
Il y croit malgré tout.
Gilles Paris nous offre là un livre bouleversant, il se livre totalement avec des mots quelquefois très durs, avec une colère qu’il essaie de canaliser, pas toujours d’ailleurs, mais ses mots expriment cette envie de s’extirper de cette spirale infernale qui en fait un homme toujours sur le qui-vive avec à la fois la peur de sombrer à nouveau et l’envie de pouvoir enfin avoir une vie, sinon normale et heureuse du moins tranquille et apaisée.
Lorsque la lecture est terminée, on reste abasourdi de tant de violence et on a envie de lui dire : «Tiens bon, Gilles, tu n’es pas tout seul et la vie vaut la peine de lutter pour avoir enfin la lumière en soi»

Jacques Brachet



Michèle LAROQUE… Le bonheur de faire ce métier

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Catherine (Michèle Laroque) pourrait être heureuse de retrouver une vie de couple avec Yann (Stéphane de Groodt), alors que leurs deux filles ont quitté le foyer.
Seulement voilà, Yann, tout en occultant le voyage qu’il avait promis de faire avec sa femme.
Yann, venant de prendre sa retraite, tourne en rond et est devenu accro aux bonzaïs avec qui il entretient des relations… humaines.
Comble de joie, leur fille Anna (Alice de Lencquesaing) revient à la maison avec Thomas, son compagnon (Olivier Rosemberg), celui-ci ayant à la fois perdu son job (ce qu’il ne dit pas à Anna) et l’appartement que leur prêtait un copain.
Cela bien sûr, va perturber Catherine qui, tout en aimant sa fille, ne veut plus retourner à la case départ. Elle va donc tout faire pour que le couple ne s’incruste pas.
Ca donner lieu à des scènes cocasses où en fait, personne n’est dupe, jusqu’à ce que le petit noyau familial explose.
C’est une comédie que signe Michèle Laroque dont c’est le second film en tant que réalisatrice, après le succès de «Brillantissime», ce scénario étant coécrit avec Julien Colombani.
C’est drôle, les dialogues sont percutants, les scènes drolatiques et les comédiens épatants, entre autre Stéphane de Groodt désopilant en retraité  à côté de la plaque mais qui n’est à aucun moment dupe de ce qui se trame entre les personnages.

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Michèle Laroque était de passage à Toulon pour présenter ce film quelques jours avant le premier confinement. Evidemment, les salles fermées, le film est resté en rade et n’a pu sortir.
Nouvelle annonce pour cette fin de mois… Le film sera-t-il reporté ? C’est fort possible étant donné les circonstances. Mais nous osons espérer qu’il finira par sortir et que, comme les quelques chanceux dont nous avons été, vous pourrez découvrir cette comédie drôle, émouvant e à la fois, superbement maîtrisé par une comédienne devenue avec bonheur réalisatrice.
Michèle, vous voilà avec votre second film en tant que réalisatrice… Vous y avez donc pris goût ?
Oui, d’autant que pour «Brillantissime», j’étais très stressée. J’avais peur de ne pas en être capable même si l’envie était là. J’ai eu la joie que ce film marche et ait eu un gros succès. Et, bonne surprise, cette fois c’est Studio Canal qui m’a contactée en me proposant ce scénario.
J’ai tout de suite adhéré au projet et nous avons, avec Julien Colombani, travaillé sur une seconde mouture afin de pouvoir m’approprier l’histoire. Nous avons tous beaucoup parlé, une confiance mutuelle s’est très vite installée car ma condition sine qua non était que j’aime l’histoire et me l’approprie. Sinon je n’aurais pas accepté le film.
Qu’est-ce qui vous a plu dans cette histoire ?
Ça tourne autour de la famille et d’un couple dont  l’histoire, sans être dramatique, est un peu compliquée. Mais avant tout, tous s’aiment même si, quelquefois, ils ont du mal à se supporter mais n’envisagent jamais de se séparer et cherchent plutôt des solutions pour gérer tous leurs problèmes.
Vous savez, une famille c’est souvent compliqué, il y a des hauts et des bas mais ça n’empêche pas de s’aimer. On s’engueule, on se dispute, on se dit des choses pas toujours agréables à entendre, mais une fois dites, personne ne boude dans son coin et l’on tourne la page.

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Ça vous parle ?
Comme ça parle à tous. J’ai aimé raconter le retour des enfants adultes à la maison, c’est un sujet qui parle à beaucoup de familles : les parents pensent pouvoir un peu respirer après avoir élevé les enfants et le avoir vu partir faire leur vie et… les revoilà parce qu’ils ont des problèmes, ne savent pas où aller et sont obligés de revenir… Ce n’est facile à vivre pour personne. Cette histoire, je le vois lors de cette tournée pour présenter le film, ça touche beaucoup de familles, toutes les générations. Nombre de spectateurs viennent m’en parler après avoir vu le film. Beaucoup s’y retrouvent.
Vous formez un couple incroyable avec Stéphane de Groodt !
Stéphane est fabuleux ! Il y a longtemps que nous nous connaissons et que nous avons envie de travailler ensemble. Il est hyper intelligent et drôle, il comprend tout, tout de suite. Je lui ai envoyé beaucoup de messages pour lui expliquer ce que je voulais, ce que j’attendais de lui. Il est arrivé sur
le plateau totalement imprégné du sujet et de son rôle, il m’a fait des propositions qui allaient dans le droit fil de ce que j’attendais, il a rebondi sur chaque proposition… Il a été incroyable.
Je suis heureuse et fière de lui avoir proposé ce rôle qui sort de ce qu’il a l’habitude de faire, il est plutôt dans le rire et les jeux de mots. Là il joue un rôle décalé de ce retraité qui s’est réfugié dans les bonzaïs, qui a l’air à côté de la plaque mais qui comprend tout de ce qui se passe autour de lui. Il n’est jamais dupe. Il a tout compris, il a foncé et grâce à ça, nous avons gagné beaucoup de temps sur le tournage qu’on devait réaliser en sept semaines. D’un regard, nous nous comprenons.
Vous avez un casting épatant…
Merci, ça me fait plaisir. J’avais découvert Alice de Lencquesaing dans le film de Maïwen «Polisse» où je l’avais trouvée exceptionnelle. Je ne l’ai jamais perdue de vue, j’ai suivi son parcours, elle est incroyablement vraie. C’est un petit animal.
Olivier Rosemberg, je l’ai rencontré par hasard en découvrant les courts métrages qu’il avait réalisés et dans lesquels il jouait. J’ai adoré son humour dans le film «Family business».
J’ai aussi fait appel pour des «guests», à trois copains : François Berléand, Lionel Abelanski et Vinnie Dargaud qui jouaient déjà ensemble dans la pièce de théâtre «Encore un instant».
François adore jouer les psy, Lionel était heureux que je lui propose de jouer ce prof qui a des idées derrière la tête avec Anna étudiante à la Sorbonne, quant à Vinnie, vu dans «Scènes de ménages», c’est sa première apparition dans un film et il est tellement beau !
Il y a encore ma vieille copine Lola Burbeuil qui joue une femme qui veut tout diriger mais que son mari laisse tomber. Enfin il y a ma fille Oriane Deschamps avec qui je joue pour la troisième fois. Elle était dans «Brillantissime» et «Comme t’y es belle» et je savais qu’elle serait bien dans le rôle de mon autre fille. Elle m’a dit que ce serait la dernière fois !

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Ce tournage s’est en fait tourné en famille ?
Totalement et nous avons eu des fous-rires inénarrables. Il y a de quoi faire un sacré bêtisier !
Tout s’est fait dans la joie même durant la canicule où nous avons tourné sous 40° dans une pièce, dans le noir avec 40 personnes !
Au générique, pour les chansons, il y a Gaétan Roussel. Comment s’est fait ce choix ?
J’ai toujours aimé ses chansons et pendant que j’écrivais m’est revenue cette chanson d’un album que j’adorais : «Trafic». Les paroles de la chanson intitulée «Tu me manque, pourtant tu es là» s’adaptaient parfaitement au film et je me suis dit : «C’est «ma» chanson» ! Et puis j’avais découvert un groupe, «Third world» lorsque j’étais étudiante à Montréal. Je l’ai retrouvé au théâtre Edouard VIII et j’ai demandé à son producteur, le fils de Bob Marley, de la mettre dans le film. Il n’était pas très chaud au départ mais j’ai été tenace et il a dit oui ! Quant au groupe Téléphone, nous avons tous une de ses chansons dans la tête et je côtoie Jean-Louis Aubert sur «Les enfoirés». C’est aussi la famille et c’était cohérent.
Alors, vos impressions après ce film ?
J’ai pris beaucoup plus de plaisir avec ce deuxième film car j’avais plus confiance en moi, j’étais entourée d’une belle équipe et j’avais une certaine connaissance du tournage. J’étais donc plus rassurée et je dois vous avouer que, succès ou échec peu m’importe car je me suis fait plaisir. Bien sûr je serais heureuse que le film marche mais on sait très bien que dans ce métier, il y a des hauts et des bas ; J’ai eu les deux sur la cinquantaine de films que j’ai tournés dont quand même treize qui ont dépassé le million d’entrées. J’ai toujours su rebondir et j’ai la chance et le bonheur de faire un métier qui me passionne, d’avoir tourné avec de grands réalisateurs, de magnifiques comédiens. Que demander de plus ?

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Justement… Et maintenant ?
J’ai quelques projets en tant que comédienne mais aussi en tant que réalisatrice. J’étudie tout ça, je ne sais pas quel chemin je vais prendre… On verra… Et vous verrez !

Propos recueillis par Jacques Brachet
Photos Patrick Carpentier

Vladimir COSMA – Vincent-BEER-DEMANDER
Grégory DALTIN – Alberto VINGIANO
Classique ou moderne ?

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Vladimir Cosma, on ne le présente plus tant ses musiques de films ont marqué le cinéma français, de «Rabbi Jacob» à «La gloire de mon père», en passant par «La boum», «Le grand blond», «Diva», «Le père Noël est une ordure» et bien d’autres, sans parler de deux tubes monumentaux pour des séries TV «L’amour en héritage» et «Châteauvallon».
Nana Mouskouri, Herbert Léonard mais aussi Marie Laforêt, Guy Marchand, Mireille Mathieu, Lara Fabian, Nicole Croisille… Que de belles voix, l’ont chanté.
Les plus grands musiciens ont joué avec lui : Chet Baker, Stéphane Grapelli, Jean-Luc Ponty, Ghorghe Zamfir, Ivry Giltis… Il a même composé un opéra autour des œuvres de Marcel Pagnol «Marius et Fanny» qu’ont interprété Roberto Alagna et Angela Gheorghiu.
Si ce compositeur prolifique, ce franco-roumain est connu pour ses musiques de films, il n’en est pas moins l’auteur de musiques dites «classiques».
Mais classique, lyrique, moderne… Où est la frontière ?
Vladimir Cosma n’en a pas et peut composer à son gré des chansons, des musiques folkloriques ou autres… Musiques avec un grand M.
Et il nous l’a prouvé tout au long de sa carrière impressionnante.
Il y a quelques temps d’ailleurs, il nous avait proposé un disque «24 caprices pour mandoline solo» (Larghetto Music) composé pour Vincent Beer-Demander, où l’on retrouvait  mélopées, ballades, gavottes, sérénades quelquefois issues de ses célèbres musiques de films.

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Il récidive avec Vincent Beer-Demander sur ce disque : «Suite populaires et œuvres pour mandoline et accordéon» (Larghetto Music), l’accordéoniste étant Grégory Daltin, de disque étant scindé en quatre volets : «La suite populaire» qui regroupe six danses qui se rapprochent de l’univers roumain de Cosma qui compose là un univers folklorique imaginaire allant de l’Italie à la Provence en passant par… la Transylvanie. Le «Concerto méditerranéen», c’est un désir de Beer-Demander dont le thème tourne autour de la Provence, qu’ils aiment tous les deux et où l’on retrouve le thème de «Marius et Fanny». «Fantaisie concertante» date de 1940 mais n’a pas perdu de sa jeunesse et de sa vigueur et surtout de sa virtuosité, sur des rythmes mêlés de tango, de mazurka, de pizzicato. Enfin «Cinéjazz» est le thème revu et corrigé de trois musiques de films : «Le dîner de cons», «Le jouet», «Le bal des casse-pieds» où l’o retrouve la verve jazzistique du compositeur. Et l’on comprend pourquoi les plus grands musiciens de jazz ont joué avec Cosma car il y prouve, là encore, son talent.
Voilà pour l’ami Vladimir, que j’ai eu l’occasion de rencontrer, que j’avais même invité au festival du premier film de la Ciotat et qui était d’une jeunesse et d’une énergie incroyables. J’en garde de jolis souvenirs.

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Et puis, revenons à Vincent Beer-Demander qui, avec un autre comparse, le guitariste Alberto Vingiano nous prose «La dolce vita» (VBD), une belle ballade italienne à travers les plus belles musiques de films des plus grands compositeurs italiens. On y retrouve «La vità è bella» de Nicola Piovani, «Cinema paradiso» ou encore «Le bon, la brute et le truand» d’Ennio Morricone, «Il padrino» (le parrain) de Nino Rota, «Omaggio a Fellini» de Simone Lanarelli… Et beaucoup d’autres grands compositeurs moins connus en France mais tout aussi magnifiques.
Alors qu’on connait ces musiques interprétées par de grands orchestres, on les retrouve ici épurées et intimistes avec ce son italien qui nous renvoie, avec ces deux instruments à cordes, aux années 40/50 qui leur donnent un côté à la fois désuet et nostalgique et nous revoient à ces promenades à travers l’Italie à cheval sur la fameuse Vespa. De très jolis moments musicaux… italianissimes !

Jacques Brachet




Du nouveau sur France 3

MEURTRES À ALBI

Meurtres à Albi – Samedi 23 janvier à 21h05 – 90’
Ecrit par  Delphine Chouraqui et Fabien Adda – Réalisé par Delphine Lemoine
Un nouvel opus de la collection « Meurtres à » au cœur de la cité épiscopale et de ses mystères.
Avec  : Léonie Simaga (Annabelle Dalmasio), Bruno Debrandt (Marc Lemaire), Frédérique Kamatari (Léopoldine Morel), Hélène Vincent (Suzanne Dalmasio), Alain Doutey (Michel Dalmasio), Catherine Allégret (Mylène Bouvier), Amélie Robin (Gloria Cazals), Daniel Njo Lobe (Gilles Carasco)

MEURTRES À ALBI

Après de longues années d’absence, Annabelle rentre à Albi, où elle a grandi, avec  sa fille Pauline, 12 ans. Tout juste promue commissaire, elle est la première femme à prendre la direction du commissariat, au grand dam de Marc, convaincu que le poste lui revenait. Le meurtre d’un vieil agriculteur, bientôt suivi de celui d’une assistante sociale, va l’entraîner dans une enquête qui lui fera découvrir ses origines.

ALEXANDRA EHLE

Alexandra Ehle Ep. 6 « La Peste », mardi 26 Janvier à 21h05 – 90 min
Créé et écrit par Elsa Marpeau
Réalisé par Magaly Richard-Serrano
Julie Depardieu retrouve le personnage d’Alexandra Ehle pour un sixième épisode, après le succès des précédents opus qui ont réuni en moyenne 4,5 millions de téléspectateurs.
Avec : Julie Depardieu (Alexandra Ehle), Bernard Yerlès (Antoine Doisneau), Xavier Guelfi (Théo Durrel), Sara Martins (Diane Dombres), Sophie Le Tellier (Ludivine Moret), Émilie Lehuraux (Iggy), Quentin Baillot (Louis Pincé)
Avec la participation de Thomas VDB (Samuel), Catherine Allégret (Arlette)
Alexis Loret (Luc), Kim Higelin (Thétis), Rio Vega (Ulysse), Marie Le Cam (Emilie), Julie Papin (Angèle), Jérôme Thévenet (Jérémie), Mathieu Barbet (Docteur Mangin), Françoise Goubert (Mme Le Gall)

ALEXANDRA EHLE ALEXANDRA EHLE

Un homme est retrouvé mort dans un bateau amarré au port de plaisance de Bordeaux.
Son corps est couvert de pustules, ses extrémités noircies… Pour Alex, le diagnostic est sans appel : cet homme est mort de la peste !
Un périmètre de sécurité est établi autour du bateau, et les dernières personnes à l’avoir fréquenté, des membres de sa famille, mises en quarantaine sur le domaine viticole qu’ils possèdent.
Très vite, Alex découvre que cet homme n’a probablement pas été contaminé par hasard. Quelqu’un lui a inoculé le bacille. Mais qui ? Le coupable est forcément parmi ses proches, et Alex va devoir résoudre le mystère de ce Cluedo familial…

 



Du nouveau sur France 2

 

LES SANDALES BLANCHES

Les Sandales blanches avec Amel Bent – Lundi 25 Janvier à 21h05 – 90′
Écrit par Mikaël Ollivier et Christian Faure Un film réalisé par Christian Faure
D’après le livre de Malika Bellaribi-Le Moal (Éditions Calmann Lévy, 2008)
Avec Amel BENT (Malika), Naidra AYADI (Fatima), Mhamed AREZKI (Mohamed), Stéphane RIDEAU (Christian), Théo FRILET (Paul), Laurence JOSEPH (Gabrielle)
Malika Bellaribi, la Diva des quartiers
Tirée d’une histoire vraie, la fiction « Les Sandales blanches » retrace la vie de Malika Bellaribi, une mezzo-soprano française d’origine algérienne rescapée d’un grave accident de la route alors qu’elle n’était qu’une fillette dans les années 1960.
Les soins qu’elle doit suivre seront pour elle, de nombreuses souffrances qui l’éloignent de sa famille et la conduisent d’hôpitaux en maisons de convalescence. Soignée par les sœurs de Saint Vincent de Paul, elle se rend à la messe. Ce jour est une révélation : elle découvre le chant sacré et au final, sa voie (et sa voix!), jusqu’à devenir « la diva des banlieues ».

LES SANDALES BLANCHES LES SANDALES BLANCHES

LES SANDALES BLANCHES LES SANDALES BLANCHES

Tout commence au début des années 60, dans le bidonville algérien de Nanterre.Malika a 5 ans. Sa mère vient de lui acheter une paire de sandales neuves.
Des sandales si blanches que la fillette ne les quitte pas des yeux et ne voit pas le camion qui recule.
C’est le début d’années d’hôpital, d’opérations à répétition, de souffrance et de lutte. Des années loin des siens durant lesquels la petite musulmane, aux mains de bonnes sœurs et d’infirmières catholiques, va, à la messe, découvrir la musique et le chant. Dès lors, affrontant le racisme d’une société française qui peine à se remettre de la guerre d’Algérie, mais butant aussi contre les aprioris tenaces de sa propre communauté, Malika va suivre son rêve et déplacer des montagnes pour devenir celle que toutes et tous appelleront un jour « la Diva des quartiers. »

 DISPARITION INQUIETANTE

Disparition inquiétante : Une affaire personnelle – Mercredi 27 janvier à 21.05 – 90’
Réalisation  Arnauld Mercadier  – Scénario Johanne Rigoulot
Une Affaire Personnelle
Avec : Sara Forestier (Maya Rosetti), Pierre Rochefort (Clément Herrmann), Bruno Dreyfürst (Lieutenant Dietsch), Selma Kouchy (Lieutenant Perez), Nicolas Giraud (Tony Koenig), Delphine Cogniard (Alexandra Koenig), Arthur Huster (Mathis Koenig)
Avec la participation de Gabrielle Lazure
Marié, deux enfants, un petit pavillon, Tony coche toutes les cases du bonheur de carte postale. Mais, cette perfection a un prix et ses fins de mois seraient intenables sans les petits deals auxquels il se livre en cachette de sa famille. Tony s’accommode de ces coups de canif à ses valeurs jusqu’à ce que, Laura, l’une de ses clientes meurt d’une overdose. L’enlèvement de la procureure Dassault serait-il en lien avec ce fait divers ? C’est ce que va tenter de découvrir Maya Rosetti, enceinte, en explorant l’intimité d’une femme dont elle ignorait tout.

DISPARITION INQUIETANTE DISPARITION INQUIETANTE
DISPARITION INQUIETANTE DISPARITION INQUIETANTE

 

 



Robert HOSSEIN
Un de nos derniers monstres sacrés

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Décidément, cette année n’aura pas épargné nos artistes en fin d’année.
Sans spectacles passés et à venir, sans rencontres, on fait des nécrologies à n’en plus finir.
Le dernier en date est Robert Hossein.
Je ne l’ai rencontré qu’une seule fois dans ma carrière et au départ, ce n’était pas en tant que journaliste.
J’étais alors responsable du festival du premier film de la Ciotat et chaque année, nous rendions hommage à un grand : Claude Lelouch, Annie Cordy, Françoise Fabian, Vladimir Cosma, Claude Pinoteau…
Et j’avais demandé à Robert Hossein de venir pour rendre hommage à une carrière exceptionnelle, tant au théâtre qu’au cinéma, tant en tant que comédien que réalisateur. Hommage qu’il refusa.

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Lorsque je le joignis au téléphone, il me dit qu’il n’était pas très friand de ce genre d’honneur car cela prouvait qu’il avait un certain âge et pas loin de disparaître !
Il me le dit avec drôlerie et gentillesse mais, comme chaque année, nous rendions aussi hommage à un musicien et compositeur qui avait écrit des musiques de films, il se trouve que sortait alors un CD regroupant les musiques de films de son père, André Hossein, grand musicien et compositeur natif d’Iran.
Il avait signé entre autres, les musiques de «Le chant du monde», «J’ai tué Raspoutine», «Un été 42» et des films de son réalisateur de fils «Toi le venin»,  «La mort d’un tueur», «Les misérables», «Point de chute» avec Johnny Hallyday.
Et Robert venait de réenregistrer une musique de son père pour son spectacle théâtral titanesque «Ben Hur».
Et c’est par là que j’ai pu le convaincre en lui demandant de venir recevoir le trophée posthume pour son père.
Et là, il me dit aussitôt oui et fit mieux en m’envoyant l’enregistrement de la symphonie qu’il utilisa pour «Ben Hur» et qui n’était pas sortie !
Il arriva donc en toute simplicité à la Ciotat, me remerciant chaleureusement de cet hommage à son père que personne alors ne lui avait rendu. Il fut d’une gentillesse extrême et chaque fois qu’on lui proposait quelque chose, ou qu’il désirait quelque chose, il était très gêné, ne voulant pas nous importuner.

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Le soir où l’on rendit hommage à son père et où nous passâmes donc ses musiques, il ne put se retenir de verser une larme et ce fut un moment très émouvant.
Il était heureux de se trouver parmi nous, de retrouver des amis communs que j’avais aussi invités, Macha Méril et Laurent Malet et ce fut une magnifique soirée où l’on découvrait un homme tout aussi magnifique.
Il repartit deux jours après avec le trophée de son père et, dès son arrivée à Paris, il fit parvenir à mon épouse un énorme bouquet pour nous remercier de l’accueil que nous lui avions fait.
Ce fut un joli moment, une belle rencontre et le regret de n’avoir pu mieux le connaître.

Jacques Brachet