Archives mensuelles : décembre 2019

Six-Fours… Un Noël Magique !

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«Vous avez vu ? Nous avons fait un effort colossal pour les décorations de Noël !»
C’est la première phrase que nous lance Jean-Sébastien Vialatte, maire de Six-Fours, lors de la rencontre presse. Et il rajoute : «Bien entendu, si la ville est partie prenante, c’est aussi grâce aux associations des commerçants qui se remuent pour que la ville vive et nous offre un beau Noël»
Ces trois associations sont celles du centre-ville «Hello Six-Fours», celle des commerçants du Brusc et celle des artisans et commerçants des Lônes.
Dominique Ducasse, adjointe aux Affaires Culturelles de la ville, précise, après les avoir remerciés, que ces associations œuvrent avec tous les services de la mairie : services technique, culture, communication…

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Cette année, nous pouvons déjà admirer des crèches tout azimut, de l’Hôtel de Ville à la Maison du Cygne en passant par l’Agence Postale du Brusc et la Collégiale St Pierre. A l’hôtel de Ville on peut découvrir les santons d’Isabelle et Georges Delmas, à la Maison du Cygne ce sont les santons Fouque qui, lorsque la crèche sera démontée, viendront prendre place définitivement à la Villa Simone. A la Collégiale St Pierre, la crèche est réalisée par l’association Lou Raioulet.
Pléthore de manifestations donc, aux quatre coins de la commune et toutes ces manifestations, vous les retrouverez sur le site de la ville.
Notons quelques points d’orgue comme, le 7 décembre à partir de 11hn le prix des lecteurs les plus assidus adultes et enfants sera remis à la BDthèque.
Le manège installé place des poilus jusqu’au 7 janvier, va battre son plein dès ce week-end et il est à noter que 3000 tickets ont été offerts aux écoles à raison de quatre tickets par enfant. A ses côtés, se tiendra la Maison du Père Noël auquel les enfants pourront venir apporter leur courrier.

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Le mercredi 11 décembre, espace culturel André Malraux à 15h sera proposé un spectacle de Noël « Le Royaume enchanté » offert à tous les enfants.
Autour du Père Noël avec lequel vous pourrez vous faire prendre en photo , les 21, 23 et 24 décembre, les Lônes vont devenir un quartier pirate où tous les commerçants porteront des tenues adéquates, où seront proposées des promenades en calèche.
Ce mercredi au centre-villei, à l’occasion de la Ste Barbe, nous ferons connaissance avec la nouvelle mascotte SixF’Ours qui vous accueillera avec un chocolat chaud, des jeux de société et des animations diverses.
Le 7 décembre au matin, le marché du centre-ville proposera une castagnade. Et à 18h, la parade de la Saint Nicolas avec distribution de bonbons.
Le 14 décembre à 18h : parade son et lumière « Les anges de la glace ».
Grosses journées les 21 et 22 décembre, avec, de 10h à 12h, déambulation de mascottes. A 10h30, un spectacle folklore ou zumba, à 11h, parade « Luna Rossa ». De 14h à 18h, balade en poneys. Une géode proposera des films, à 16h, place Décugis : spectacle de marionnettes. 17h30, rue de la République : parade Magic Winter. Avec Mickey et Minnie.
Le 14 décembre à l’Espace Malraux, de 9h30 à 19h, un marché de Noël regroupera des artisans d’art, de bouche, une séance photo avec le Père Noël, une tombola et nombre d’animations.
Un carnet de réductions, cadeaux et bons d’achats sera offert durant tout le mois de décembre par une trentaine de commerçants du centre-ville.

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L’élevage de lamas de Six-Fours est aujourd’hui bien connu et apprécié aussi bien des adultes que des enfants. Ils  feront leur entrée le 23 décembre, accompagnés de lutins.
Au Brusc, les 14 et 15 décembre des tas d’animations recevront petits et grands : manège, sculpture de ballons, origami et, de 14h à 18h, une ferme d’autrefois présentera une trentaine d’animaux et les métiers de la ferme. Des ateliers créatifs, festifs et gourmands complèteront cette journée autour de nombreux artistes et artisans locaux qui vous proposeront leurs produits. Des tee-shirts de la ville seront en vente.
Le 22 décembre, castagnade au marché des Lônes avec, à 10h, déambulation de mascottes. A 10h30, concert d’Andréa Caparros. De 14h à 18h, parade « Twirling de Noël » accompagnés des commerçants déguisés; balade en poneys. 15h, concert du conservatoire de musique et 16h, concert d’Andréa Caparros. 17h, déambulation de mascottes.
A 17h30, spectacle de magie, suivi de l’apparition du Père Noël qui arrivera de la mer et sera entouré de la flottille de Lou Capian. Il sera accueilli par la Reine des Neiges et de son ami Olaf et  à 18h, esplanade de la Libération, sera offert un « Conte pyrotechnique et musical ».
Apothéose le 25 décembre où à 18h sera tiré un feu d’artifice à partir de la Batterie du Cap Nègre.

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A noter que, du 20 décembre au 5 janvier, tous les parkings aériens resteront gratuits.
Enfin, un coup des chapeau à tous les commerçants qui jouent le jeu et aux nombreux bénévoles qui encadreront toutes ces manifestations… et les autres, nombreuses, que vous retrouverez sur le site de la ville.

Jacques Brachet

Hyères – théâtre Denis
Concert les Quatre Vents et Three Days of Forrest

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Pour sa session d’hiver Jazz à Porquerolles (partenaire de Jazz sur la Ville) présentait au Théâtre Denis, ce joli petit théâtre à l’italienne dont l’acoustique est un modèle, deux concerts avec deux groupes : Three Days of the Forrest et Les Quatre Vents. Concerts précédés d’un cocktail qui réunissait des personnalités, la presse, le personnel du théâtre et les musiciens.
Three Days of the Forrest, c’est un trio avec une instrumentation rare : une chanteuse, Angela Flahaut, un batteur Florian Satche, et Séverine Morfin au violon alto, instrument rarissime aussi bien dans le jazz, le rock que dans la variété. Et pourtant par sa tessiture grave et a puissance cet instrument devrait y avoir une place de choix. Avec cet alto Séverine assure des parties de basse pizzicato, des tenues, des accompagnements divers, ou un phrasé traditionnel. La chanteuse est assez étonnante ; dans les ballades elle chante avec une voix au charme de celle des chanteuses celtiques (Irlande, Ecosse), et dans les tempos rapides ou les morceaux emportés, elle déploie une puissance rageuse, avec des growls, et des aigus à briser les verres. Florian joue de la batterie tambours battus, à l’africaine, dans une polyrythmie fracassante et un tempo à faire pâlir les métronomes.
Les morceaux reposent sur une mise en musique des textes de poètes afro-américaines dont Rita Dove et Gwendolyn Brooks (elle fut la première Afro-Américaine à gagner le prix Pulitzer). Avec ce trio c’est parfois une tornade qui s’abat sur la scène, avec un engagement, une énergie, une frénésie, une puissance à couper le souffle. On est parfois à la limite de la transe. Difficile de classer cette musique ; c’est du rock, peut-être alternatif, en tout cas c’est l’expression personnelle d’un groupe, qui a trouvé ses voi(es)x. Mais hiatus, il se présente sous Jazz à Porquerolles, pourtant ce n’est en aucun cas du jazz, ni même du free jazz et je comprends mal que ce trio ait été lauréat de « Jazz Migrations 2018 ». Tant mieux pour eux, et ce que je dis là n’enlève rien aux qualités du groupe. Question de vocabulaire, dans un festival Wagner on ne vient pas écouter du Mozart.

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En deuxième partie on revient au jazz avec Les Quatre Vents, bien connus dans la région, d’autant que les quatre musiciens vivent à Marseille. Ce sont Perrine Mansuy au piano, Christophe Leloil à la trompette, Pierre Fénichel à la contrebasse et Fred Pasqua à la batterie, dans un répertoire issu du disque éponyme.
Ce quartette joue ce qu’on pourrait appeler des « suites » où se mêlent écriture savante (Mansuy, Fénichel, Leloil) et improvisation ; ils s’inventent collectivement leur moyen d’expression à quatre voix. Chacun a joué avec pas mal de grosses pointures, et ils ont déjà une discographie qui compte, c’est dire qu’on les attendait et on ne fut pas déçu, au contraire.
Dès le premier morceau « Kin Hin » on baigne dans une atmosphère où règne la beauté des sons, la profondeur de l’expression. Perrine Mansuy, buste droit devant son clavier jouant essentiellement dans le médium et le grave du piano, choix qui donne toute sa chaleur communicative à cette musique. Pierre Fenichel, la tête pratiquement posée sur sa contrebasse, ancre le groupe à la terre ; beau son, impros mélodiques, et une pompe hors des sentiers habituels. Fred Pasqua est un batteur très fin, prévoyant, soulignant, accompagnant les ruptures de rythme, il tient le groupe du bout de ses baguettes. Il nous gratifiera d’un époustouflant solo à la caisse claire et à la grosse caisse, chose devenue rare de nos jours. Quant à Christophe Leloil c’est l’olympien de la trompette. Un son venu de la Nouvelle-Orléans, une virtuosité à toute épreuve, il se ballade sur une grande tessiture avec une puissance égale sur tous les registres, donnant de beaux graves bien ronds, et des aigus  himalayesques. Son phrasé rapide vient en contraste de l’ensemble et procure un décalage qui fait toute la saveur des morceaux.
Qu’on soit sur des tempos lents « Kin Hin ou Time Eats Us Alive » ou médium « Prima Luce » le quartette fonctionne à merveille dans une mise en place et un équilibre parfaits. On a même parfois une musique à tendance descriptive comme « First Light on Muskoka » qui dépeint l’atmosphère du lac Muskoka que Perrine a découvert au Canada.
Pas de frime, pas d’exploits, ils s’expriment au service de leur musique, baignant aux mêmes sources, dans une connivence et un partage qui ravissent l’auditeur-spectateur.
Et le public ne s’y est pas trompé à en juger par les applaudissements.
On peut retrouver les morceaux de cette musique riche et exquise, pour ceux qui étaient au concert, ou la découvrir sur leur nouveau disque qui bénéficie d’une qualité d’enregistrement assez exceptionnelle.

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Serge Baudot
Les Quatre Vents – Music for a Quartet…
Morceaux : Time Eats Us Alive, Kin Hin, Prima Luce, Libeccio, The Bright Suite, First Light on Muskoka, Blake, Deval in Time, West of the Moon.
Musiciens : Perrine Mansuy (p), Christophe Leloil (tp), Pierre Fenichel (b), Fred Pasqua (dm).
Enregistré à La Buissonne les 1 et 2 novembre 2018 – Durée : 57’ – Laborie Jazz 56 (Socadisc)

 

Six-Fours – Théâtre Daudet : OLDELAF… LOL !

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Olivier Delafosse, alias Oldelaf, est un cas dans le monde du Music-Hall.
Auteur, compositeur, musicien, chanteur, comédien, humoriste… Où le caser ? Il sait tout faire et tout faire bien !
Et en plus, il a une sacrée belle voix avec laquelle il aurait pu devenir un chanteur «normal». Mais la normalité n’est pas dans ses aspirations cat il n’y a rien de normal chez lui. Il utilise cette voix ample et bien posée pour chanter des chansons décalées, voire iconoclastes, pleines d’humour, de fantaisie, d’absurdités, de temps en temps de poésie «ma non troppo»
Grâce à sa «Tristitude», postée un jour sur les réseaux sociaux, en quelques jours il a été connu et reconnu. Aujourd’hui il remplit les salles et c’est une vague de rires discontinus durant tout un spectacle dans lequel il s’est adjoint un longiligne barbu lunaire, limite autiste, Alain Berthier ce qui fait de ce duo improbable un numéro de clowns irrésistible qui se renvoie la balle à la vitesse grand V.
Durant tout le spectacle, il nous raconte la vie et la mort de Michel Montana, illustre inconnu, incompris, malchanceux, qui a écrit des tas de tubes, qui a inventé des tas de rythmes mais qui, à chaque fois, se les ai fait piquer par des artistes qui sont devenus célèbres grâce à lui : Michel Jonasz, Carlos, la Compagnie Créole, Claude François…
Il est même l’inventeur de la guitare électrique et de quelques autres inventions qu’il a testées un jour de 11 septembre dans une tour américaine….
C’est donc une histoire musicale poignante, ponctuée par son acolyte qui, s’il n’ouvre pas souvent la bouche sinon pour lâcher quelques borborygmes, joue de multiples instruments, gesticule et a des mimiques qui en disent long.
En fait, ces deux loustics ne seraient-ils pas frères ? Et leur père ne serait-il pas un certain Michel Montana ?
C’est drôlissime, délicieusement loufoque et l’on prend un plaisir extrême à ce spectacle déjanté, inventif, unique en son genre.
De l’Oméga Live de Toulon au Théâtre Daudet de Six-Fours, grâce aux «Fantaisies Toulonnaises » et à Jérôme Leleu, nos deux ostrogoths ont mis le feu, et les rires ont fusé durant une heure et demie.
Beau chanteur, trublion génial, humoriste impertinent, Oldelaf nous réserve toujours de sympathiques surprises, que ce soit en disques ou en spectacles.
La dernière fois que nous nous sommes rencontrés, il m’avait servi un gag  qui, en fait, n’en n’était pas un. Il venait d’avoir un accident. A la question : «Comment vas-tu ?» il m’avait répondu : «Ouais, ça va… enfin, si on veut car l’ai un problème de bras et de doigt qui m’handicape, puisque je suis en pleine tournée et que je ne peux plus jouer de la guitare !

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Que s’est-il passé ?
Juste avant la tournée, un médecin un peu trop zélé m’a opéra de l’épaule par erreur sans mon accord et je suis bloqué pour des mois. Et pour couronner le tout, je me suis cassé la figure sur scène… et je me suis cassé un doigt !
Du coup, quand j’arrive sur scène et que je raconte mon histoire, les gens rigolent. En attendant, j’en ai pour quatre à six mois de rééducation. C’est assez violent, c’est vraiment galère. Mais bon, j’ai le moral et je continue ma tournée, avec mon complice Alain Berthier qui a pris ma place à la guitare ».
Avouez que ça ne pouvait arriver qu’à lui !
Aujourd’hui ce n’est plus qu’un mauvais souvenir et, sa guitare bien en main, il chante, il raconte, il vocifère pour notre plus grand plaisir
Comment te vient l’inspiration ?
D’un instant vécu, d’une situation, d’un mot, d’une phrase, d’une idée… Ce sont des instants fragiles et à ce moment-là, plus rien ne compte autour de moi, la vie s’arrête et j’ai un besoin impérieux d’être seul et d’écrire. Ce ne sont pas toujours des moments qui durent longtemps mais ce sont des moments très précieux et j’oublie tout ce qui tourne autour de moi.
Tu n’as donc jamais le stress de la page blanche ?
Jamais ? Il m’est arrivé quelquefois de me dire : «J’arrête tout, je pars m’isoler et j’écris»… Et je peux t’assurer que, quelquefois, je reviens sans une chanson, avec seulement… quelques kilos en plus !

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Ce qui doit être le cas en ce moment puisqu’il nous avoue préparer un nouvel album qui sortira au printemps et qui sera suivi d’un nouveau spectacle.
On a hâte de le retrouver pour pouvoir rire un bon coup en cette période où l’actualité n’est pas très rigolote !

Jacques Brachet

Toulon – Fête du Livre
Luciano MELIS : Un bel hommage à Lino Ventura

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Luciano Mélis est poète, écrivain, éditeur et si son nom ne sonne pas italien, son prénom n’en fait aucun doute.
A la fête du Livre de Toulon, il présentait un magnifique album sur Lion Ventura, aux côtés du fils de celui-ci, Laurent qui l’a beaucoup aidé dans l’iconographie du livre.
Laurent, comme son père, est un «taiseux» discret et timide, qui plus est agoraphobe. C’est dire qu’il a fait d’énormes efforts pour se retrouve au milieu d’une foule compacte, comme c’est à chaque fois le cas à la Fête du Livre.
Mais Luciano, lui, est heureusement volubile et comme nous nous connaissons, c’est avec lui que nous allons parler de ce livre qui retrace la vie personnelle et la vie d’artiste de l’un des derniers monstres sacrés français disparu trop tôt. Comme il était lui aussi jaloux de sa vie privée et de se dispensait pas en interviewes, grâce à Laurent, nous en savons un peu plus sur l’homme qu’il était, sous la plume de Luciano, le tout parsemé de photos quelquefois inédites mais retraçant une carrière très riche, faite de talent, même si lui-même pensait ne pas en avoir, de générosité, d’intelligence, de fidélité…

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Luciano, pourquoi un livre sur Lino Ventura ?
Parce que j’ai la chance de le connaître dans les années 70 à St Paul de Vence où il passait des vacances en famille, à jouer aux boules avec entre autres Yves Montand, Georges Geret, Jacques Prévert et quelques autres amis dont André Verdet, poète, peintre, sculpteur vivant à St Paul qui est devenu plus tard son ayant droit, et mon ami dont j’ai édité ses œuvres. Là, il vivait en toute liberté, semi-anonymement mais personne ne l’embêtait. Il était dans son élément et pour lui se retrouver là était un vrai bonheur. Ce qui nous a rapprochés, c’est que nous étions tous deux italiens. Grâce à lui j’ai connu sa fille Clélia, Et nous avions des amis communs comme José Giovanni ou Georges Lautner.
C’est un personnage qui m’a beaucoup marqué en tant qu’acteur et en tant qu’homme. Il était humainement très attachant, timide, discret, pudique et pas macho du tout malgré ce qui se dégageait de sa personne. Il était d’une grande simplicité, il aimait être entouré de sa famille, cuisiner pour les copains, partager des matches de foot ou de pétanque…
D’où ce livre…
Oui, l’idée m’étant venue de l’écrire pour le 30ème anniversaire de sa mort, il y a deux ans. J’ai donc contacté Clélia qui, ayant déjà écrit trois livres sur son père, n’était pas très enthousiaste pour un quatrième et qui m’a conseillé de voir son frère, Laurent.
Là ça a été un peu difficile au départ car il n’a jamais voulu être au-devant de la scène. Il était assez réticent mais finalement il a fini par accepter l’idée.
Comment avez-vous travaillé tous les deux ?
Je dois dire que j’avais commencé à écrire le livre avant que Clélia refuse et que Laurent accepte ! J’avais déjà visionné et lu plein de choses mais dès que Laurent a accepté il s’est beaucoup impliqué, m’a proposé beaucoup de témoignages de son enfance. Ensemble on a  choisi les photos et j’ai contacté un maximum de personnalités qui l’avaient connu comme Lelouch, Hossein, bien sûr Lautner et Giovanni, Claudia Cardinale, Brigitte Bardot qui m’a fait un beau cadeau : un texte qu’elle a elle-même écrit, Françoise Fabian, Alain Delon et beaucoup d’autres qui, s’ils ne l’avaient pas connu, l’admiraient et ont écrit de jolies choses. Et puis nous avons aussi répertorié ses films. Il en a fait beaucoup, nous n’avions pas assez de place pour parler de tous. Nous en avons choisi 25 et nous avons beaucoup privilégié l’image.

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Ça n’a pas dû être facile ?
Ça a été un vrai casse-tête car il y avait beaucoup de documents, il fallait faire un choix et pour certaines photos, demander les droits, ce qui était le travail de l’éditrice. Ce furent huit mois de collaboration et de travail. Au fur et à mesure je lui envoyais mes écrits qu’il modifiait où dont il ajoutait des précisions.
Comment s’est fait le montage du livre ?
Tout simplement en suivant la chronologie de sa vie, des événements, des tournages. Et aussi quelquefois par rapport aux documents que nous avions. Au fur et à mesure nous écrivions, nous choisissions les  photos et le travail a avançait petit à petit.
Ça a été une belle expérience, une belle et amicale collaboration.

Propos recueillis par Jacques Brachet