Archives mensuelles : avril 2019

Six-Fours prépare la fête des voisins

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20 ans.
Vingt ans déjà que chaque année, Six-Fours organise la Fête des Voisins qui, partie de Paris, a conquis toute la France pour célébrer cette fête quasi nationale.
Elle aura lieu cette année le vendredi 7 juin et le principe en est simple : chaque quartier s’associe pour une rencontre festive à laquelle chacun apporte qui un plat salé ou sucré, qui des boissons, pour partager une soirée de rencontres.
Rencontres très importantes pour connaître les voisins qui vivent autour de nous, certains âgés, certains solitaires, afin de faire connaissance et passer une soirée de convivialité qui débouche souvent par des relations amicales et qui resserrent les gens d’un quartier, un lotissement, un immeuble.

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Le maire et ses « trois grâces »

Chaque année le nombre de points de rencontres s’amplifie. 69 l’an dernier, qui ont réuni quelque 3000 personnes. Le record sera-t-il battu cette année ?
Le lancement de cette jolie manifestation a donc été faite cette année ce samedi 20 avril, en présence du maire de Six-Fours, Jean-Sébastien Vialatte et, comme il les appelle, « ses trois grâces » qui ne sont autres que les trois adjointes de quartiers : Delphine Quin, adjointe du quartier Cap Sicié/Cap Nègre, Nadine Espinasse, adjointe du quartier Tante Victoire, Christiane Giordano, adjointe du quartier du Fort.
Chaque responsable doit donc inscrire son quartier à partir du 23 avril à la Mairie qui offrira, à partir du 30 avril, sur demande, son aide en mettant à disposition tables, chaises, nappes, ballons, affiches et tee shirts au logo de la Fête des Voisins. Nos trois adjointes seront là pour aider les six-fournais et proposera des passages de musiciens et danseurs dans chaque lieu qui sera investi par la fête, sans compter des animations qui seront proposées au centre-ville. Cette année les animations auront pour thème le Mexique et rien ne vous empêche de devenir pour un soir des mexicains !
Cette année aussi, reconduction du concours photo chacun usant de ses dons artistiques et créatifs pour réaliser des photos originales à envoyer à l’adresse suivante : maphotofetedesvoisinssixfours@gmail.com en précisant bien l’organisateur et l’adresse où le cliché a été pris. Les meilleures photos seront publiées sur le profil facebook de la ville et le bulletin municipal de l’été.
Enfin pour prolonger ce moment de convivialité, la mairie propose de fêter l’été, le 21 juin à partir de 16 heures, autour d’un grand pique-nique dans le parc Jean robert. Il vous suffit d’apporter votre pique-nique, d’emmener vos voisins et amis, tables et chaises seront installées, un apéritif sera offert par la mairie, le tout accompagné d’un concert de jazz. D’ailleurs tous les artistes y seront les bienvenus. Les enfants ne seront pas oubliés puisque des animations diverses leur seront proposées.

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Delphine Quin, Nadine Espinasse, Christiane Giordano

Lors de cette réunion, Le maire en a profité pour parler de l’incendie de Notre-Dame de Paris, ajoutant que les dons étant faramineux, il a préféré garder ceux de la ville pour la rénovation des divers monuments de la ville et a engagé les six-fournais à en faire autant. Certains bâtiments ont aussi besoin de soutiens, dans tout le sens du terme !
La fête s’annonce encore une fois festive, d’autant qu’on n’a pas tous les jours 20 ans.
Pour tous renseignements, l’on vous conseille de vous adresser au coordinateur de l’événement, Gérald Lerda, au 04 94 34 93 69 ou au 06 76 72 38 14
Nous souhaitons à tous une bonne fête.

Jacques Brachet

Toulon – événement
BARTABAS dans nos murs avec son théâtre équestre Zingaro

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Hubert Falco, président de la Métropole TPM, Bartabas, Pascale Boeglin Rodier, co-directrice de la scène nationale Le Liberté-Châteauvallon, et Robert Beneventi, maire d’Ollioules, conseiller régional et vice-président de TPM.

C’est un magnifique événement qui va se dérouler à Toulon du 19 novembre au 15 décembre grâce à la scène nationale Le Liberté-Chateauvallon : la venue de Bartabas et de son spectacle équestre Zingaro.
Il nous proposera son ultime spectacle « Ex Anima » sous chapiteau, sur les plages du Mourillon pour 20 représentations, les mardis, vendredis et samedis à 20h30 et les mercredis et dimanches à 18h30
« Comme un souffle de l’âme, un cheval hennit quelque part jusqu’à la fin du monde ». S’inspirant de cette phrase de Joseph Delteil, Bartabas crée une ode à la gloire du cheval sans cavaliers ni voltigeurs.
Quand les chevaux deviennent les acteurs de leur propre spectacle, c’est tout à coup une magie nouvelle, imprévue, qui surgit. Pour « Ex Anima » qu’il présente comme son « ultime spectacle », Bartabas laisse tout l’espace à l’animal qui prend, seul, la lumière. Il en résulte des scènes à la beauté soufflante, telles ces colombes qui se posent, une à une, sur le dos d’un irish cob. Jamais, peut-être, l’artiste n’avait atteint un tel sens de l’épure. Sur une musique puissamment animiste, il célèbre les chevaux avec une tendresse infinie et en révèle la beauté sous mille facettes. Auréolé de son mystère, le cheval apparaît sous un jour à la fois poétique et à certains égards, proche de l’humain auquel il tend un déroutant miroir.
« J’ai vu parfois dans le regard du cheval, la beauté inhumaine d’un monde d’avant le passage des hommes » nous dit-il.
Pour cet extraordinaire événement qu’on attendait depuis longtemps, Bartabas était l’invité d’Hubert Falco, président de la Métropole TPM, Pascale Boeglin Rodier, co-directrice de la scène nationale Le Liberté-Châteauvallon, et Robert Beneventi, maire d’Ollioules, conseiller régional et vice-président de TPM.

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Chacun de vos spectacles semble trouver sa genèse dans le spectacle précédent. Qu’y avait-il dans « On achève bien les anges » qui vous a conduit à créer Ex Anima ?
Avec le temps, ma relation avec les chevaux évolue. Elle s’approfondit. Je travaille avec eux, je les regarde vivre, je comprends chaque jour un peu plus, spectacle après spectacle, ce qu’ils m’apportent. C’est comme cela qu’aujourd’hui il m’a semblé qu’il était temps pour moi de leur rendre un hommage à la hauteur de ce qu’ils m’ont donné, de les célébrer comme les acteurs véritables de notre Théâtre équestre. Voilà presque trente ans qu’au coeur de l’aventure de Zingaro les chevaux vivent et travaillent à nos côtés (certains sont là depuis vingt ans). Ils sont les inspirateurs de nos créations, notre moteur de désir. Nous nous sommes servis d’eux depuis tant d’années, à notre tour de les servir. Je parle aussi bien de Zingaro que de l’humanité en général, les chevaux ont payé un lourd tribut à l’humanité dans les siècles passés.
La phrase de Joseph Delteil « Comme un souffle de l’âme, un cheval hennit quelque part, jusqu’à la fin du monde » pourrait être l’argument poétique de ce spectacle…
Oui, et j’ai fait le pari que non seulement une telle « démonstration » pourrait constituer un spectacle entier mais que ce spectacle-là saurait emmener les spectateurs au plus près des chevaux, de ce qu’ils sont vraiment quand ils ne sont pas eux-mêmes en représentation, pour qu’ils découvrent d’autres beautés, pour qu’ils leur apprennent à s’ensauvager.
Des chevaux et des hommes. Sur la piste, pas de cavaliers, pas de voltigeurs, pas d’exploits. Des femmes et des hommes, à pied, dans l’ombre, et des chevaux dans la lumière...
Les interprètes de la compagnie seront là, mais différemment, en effet ils ne seront pas des cavaliers, il seront des ombres, vêtus d’habits sombres, à la façon des « acteurs » visibles/invisibles du bunraku, au service des chevaux. Il faudra qu’ils se dépouillent de leur égo, de leur corps individuel au profit d’un corps partagé. Il ne s’agit plus alors de proposer au public d’apprécier une technique, une virtuosité, mais bien d’accepter humblement de recevoir les leçons que les chevaux nous donnent, de comprendre qu’ils sont « une partie mémorielle de nous-mêmes » comme l’écrit Michel Onfray.
Peut-on dire que vous prenez là un risque majeur avec un tel spectacle ?
Il y a bien sûr un risque énorme à construire un spectacle de la sorte, unique je crois, où le metteur en scène n’a plus aucune prise sur l’impondérable. Jamais je n’ai été dans un tel état d’incertitude. Les chevaux referont chaque soir ce qu’ils ont à faire seulement s’ils le veulent bien. Il n’y a pas de garde-fou, ni de cavalier pour les guider. En même temps, la beauté du spectacle tiendra à ça, à la façon dont chaque cheval se saisira de sa liberté. Ce ne sera pas pour autant un spectacle « désordonné », les séquences sont construites, fortes de l’apprentissage quotidien, de toute la connaissance que nous avons de nos chevaux, de la confiance que nous leur faisons. Nos chevaux « comprennent » ce qu’ils ont à faire. Mais il faut accepter qu’ils le fassent à leur manière, et cette manière on ne pourra évidemment pas la contrôler de façon précise.

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Le titre « Ex Anima » évoque à la fois l’âme et le souffle ; ceux du cheval, ceux de la musique ?
S’il est un thème dans ce spectacle, c’est en effet le souffle, le souffle puissant et sonore des chevaux, et en même temps le souffle comme principe vital et spirituel qui anime les corps. La musique originale du spectacle ne pouvait être alors que celle qui naît d’instruments « à souffle ». La flûte a des origines immémoriales, comme le cheval elle nous transmet quelque chose de l’histoire profonde des hommes. Dans Ex Anima, on entendra des Hulusi (flûtes de Chine), des Tin-Whistles (flûtes d’Irlande), des Bansuri (flûtes d’Inde du Nord), des Shakuhachi, des Ryuteki, des Nokan (flûtes du Japon).
Pourrez-vous jamais atteindre un degré supplémentaire dans votre relation au cheval ? À propos d’ »Ex Anima », vous parlez d’ultime création…
Si le spectacle fonctionne comme je l’espère, que puis-je faire après ? Je vois bien, sans le vouloir vraiment, que c’est là un achèvement. Je fais un rêve depuis quelques temps, je vole. Je vole comme s’il était normal de voler. Cela vient je crois de ces moments, dans le Centaure et l’Animal, où, sur mon cheval Soutine, bras écartés, j’avais réellement l’impression de voler. Alors, après ce spectacle, entreprendre un voyage extatique avec lui, façon Pégase ? Est-il bien certain que ce jour-là je pourrai emmener le public avec moi ?

Photos Marion Tubiana

35ème édition du Festival de Ramatuelle
Michel Boujenah avare et directeur artistique !

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Le restaurant les Jumeaux ayant vécu, c’est un autre lieu qui devient le quartier général du Festival de Ramatuelle : la Séréna, sur la plage de Pampelone, chaleureusement accueillis par son directeur Térence Turchi-Fridrici et bien évidemment la présidente du Festival, Jacqueline Franjou, Michel Boujenah, son directeur artistique et toute leur équipe.
Avant d’attaquer le programme de la 35ème mouture du festival, Michel nous parle de son projet immédiat qui démarrera mardi prochain pour dix-huit représentations, au théâtre Athéna d’Antibes : « L’avare » de Molière.
Invité par son directeur Daniel Benoin, c’est une création qui prend en ce moment toute la tête et tout le temps de notre ami qui y est en pleine répétitions.
« En ce moment, je vis avec Harpagon, il m’a envahi, il me prend la tête, le corps, le cœur et du coup, passer une journée à Ramatuelle me fait le plus grand bien.
Mais bon, j’ai accepté, alors que je devais être en vacances et que j’ai encore quelques dates de mon one man show. Mais je ne pouvais pas rater un tel rôle car je crois que je vais jouer le personnage le plus riche que j’aie eu à interpréter. C’est Daniel Benoin qui me l’a proposé, qui en a fait les décors qui sont somptueux. L’équilibre décor/jeu est à tomber par terre.
Harpagon est un personnage incroyable à jouer car en fait ce n’est pas un radin mais un homme malheureux. C’est un personnage que j’aime, même s’il est détestable. Il est ambigu et difficile à cerner. Michel Bouquet qui l’a beaucoup interprété m’a dit qu’il avait mis quinze ans à le comprendre ! « .

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On sent tout à la fois la passion, l’exaltation et… le stress que Michel a à entreprendre cette belle aventure.
Mais revenons au Festival de Ramatuelle qui se déroulera donc du 1er au 11 août, avec, pour entrée en matière, les Nuits Classiques qui se dérouleront juste avant, les 27, 28 et 30 juillet, dont on reparlera avec Jacqueline Franjou.

« Pour débuter, le 1er août, nous avons choisi un chanteur au charme certain, à la voix de velours, aux yeux revolver : Marc Lavoine. C’est un artiste à la fois affirmé et atypique, chanteur et comédien attachant, élégant, discret, qui a su mener une carrière sans faille et a su traverser les décennies. J’adorerais le diriger dans un film. Son seul défaut : il est plus beau que moi et ça m’énerve ! Mais il va bien dans le cadre de Ramatuelle.
Le 2 août, nous recevrons ceux qui sont devenus les pensionnaires de festival : Philippe Lellouche, Christian Vadim, David Brécourt pour la pièce de et mise en scène par Philippe : « Le temps qui reste ». Ils sont beaux (encore !), talentueux et les recevoir c’est un peu comme une série dont on suivrait chaque épisode. Quant à la petite nouvelle, Mélanie Page, elle est belle et joue magnifiquement.

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Et voilà que le 3 août revient Virginie Hocq. Elle était venue pur la soirée de l’humour et avait, la pauvre, dû patient jusqu’à minuit pour entrer sur scène. Cette fois elle vient pour la pièce d’Emmanuel Robert-Espalieu « C’était quand, la dernière fois ? » avec Zinedine Soualem. Virginie est l’une des comédiennes les plus douées de sa génération. On va la découvrir sous une autre facette.
Le dimanche 4 août, nous recevrons « La légende d’une vie », une superbe pièce de Stephan Zweig, avec deux remarquables comédiennes : Macha Méril et Natalie Dessay. Avec aussi Bernard Alane, Gaël Girodeau et Valentine Galey. C’est une grande pièce à la fois exigeante et populaire, comme quoi les deux peuvent aller ensemble. J’ai vu la pièce alors que Michel Legrand, le mari de Macha, était encore là. Il venait de faire un disque et un spectacle avec Natalie Dessay et les retrouver toutes les deux est très émouvant. Je suis très heureux d’accueillir cette pièce.
Sans le faire exprès nous avons cette année nombre de spectacles qui ont reçu un Molière, alors qu’on les a signés avant, ce qui nous fait très plaisir et prouve que Jacqueline et moi avons bon goût et qu’on a du flair ! Nous essayons de donner du plaisir aux spectateurs sans tomber dans la facilité, en étant exigeants et en offrant la qualité. Et si « La machine de Turing » de Benoît Solès n’a pas encore eu de prix, ça ne saurait tarder. C’est pourquoi nous la présenterons le lundi 5 août. J’espère que le public nous fera confiance et viendra la découvrir.
Que dire de Zazie, qui viendra le mardi 6 août, sinon que, comme Marc Lavoine, je la voulais depuis longtemps. Elle vient de sortir un magnifique album et nous prouve à chaque fois qu’elle est une grande artiste.
Le mercredi 7 août, nous aurons la pièce de François Bégaudeau « Le lien » avec Pierre Palmade et Catherine Hiegel. Duo inattendu et surtout grand risque pour Pierre qui sort des personnage que l’on connaît, auprès d’une comédienne hors pair qui est, mieux qu’une Rolls, une Bentley ! Elle est incroyable et vient à Ramatuelle pour la première fois. C’est une histoire de famille, sujet que j’aime particulièrement avec une confrontation frontale incroyable. C’et à la fois drôle et émouvant. La pièce se passant dans un appartement avec un décor important, du coup je le fais jouer dans un jardin !
Alors qu’à Paris, il y a 150 humoristes qui jouent chaque soir, ceux qui ont du talent sont quelquefois noyés dans la masse. Caroline Vigneaux, qui viendra présenter son one woman show « Croque la pomme » le jeudi 8 août, est un vrai talent. Elle est drôle, intelligente, gonflée sans jamais être vulgaire et en plus, elle est belle. Elle porte la parole des femmes et ça ne rigole pas, elle y va… et on rigole ! Elle viendra accompagnée en première partie d’Elodie Pou dont on commence à beaucoup parler.
Vendredi 9 août, un habitué, Nicolas Briançon, revient vendredi 9 août en compagnie d’Anne Charrier, François Vincentelli et Sophie Artur avec une pièce increvable qu’il met aussi en scène : « Le canard à l’orange » . Ils y sont magnifiques et drôles et on sent leur complicité et leur plaisir à la jouer.

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Michel, Jacqueline, Terence (foulard) et les autres, sponsors et équipe du festival

Samedi 10 août, c’est Richard Berry qui viendra, seul en scène présenter « Paidoiries – Je vous demande l’impossible ». C’est Matthieu Aaron qui a rassemblées des plaidoiries, choses qu’on ne peut jamais lire. Il a choisi cinq affaires judiciaires signées entre autres Gisèle Halimi, Paul Lombard, Jean-Pierre Mignard… Certains avocats sont de véritables comédiens, Richard Berry incarne un excellent avocat.
Enfin, le dimanche 11 août, la clôture sera étincelante et c’est la surprise que je vous réservais puisque Gérard Depardieu en personne viendra chanter Barbara. Je l’ai beaucoup supplié car au départ il voulait arrêter de jour ce spectacle. Il ne pensait pas qu’il aurait un tel succès. Je l’avais rencontré sur un tournage et durant celui-ci, ma mère lui avait confectionné un couscous dont il se souvient encore ! Ce fut une soirée mémorable et ça a dû aider à le décider. Quant à Barbara, j’avais été voir son spectacle et elle m’avait subjugué. Allant la voir en coulisses pour lui dire : « Laissez-moi vous aimer », je n’en eus pas eu le temps. Elle m’a pris dans ses bras et m’a dit : Alors, où tu en es ? ». Ce fut un grand moment.
Grand moment aussi, comme à chaque fois, que de retrouver l’ami Boujenah, si volubile, si sincère, si sensible, si passionné, si fidèle aussi.
Tout à sa pièce et son festival, il en a retardé, au grand dam de ses producteurs, le film dont il a terminé le scénario « Frères » et qu’il devrait tourner… Dès que possible. Seule certitude. S’il démarre à Paris, il se terminera dans la région. Nous y serons… dès que possible !

Propos recueillis par Jacques Brachet
Photos Christian Servandier

AIX en PROVENCE : FESTIVAL DU TAMBOURIN

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La Ville d’Aix-en-Provence et l’association culturelle provençale « Li Venturié » s’apprêtent à fêter la 33ème année d’existence du Festival du Tambourin.
Ce festival met en avant le Galoubet et le Tambourin, instruments provençaux par excellence. Rassemblement, concerts, balèti, conférence et forum réunissant facteurs d’instruments et exposants sont au programme. Un événement annuel à ne pas rater pour tous les tambourinaires et les curieux.
Une scène ouverte permettra à des ensembles musicaux, confirmés ou nouvellement créés, de se produire devant des spectateurs à travers des morceaux de musique, traditionnels ou actuels. Simultanément, dans le hall du conservatoire, des stands de facteurs d’instruments, d’éditeurs de musique pour tambourin ; d’associations spécialisées ou de discographies proposeront au public la large gamme de production.
Cette manifestation originale contribue à la connaissance et à la reconnaissance du galoubet-tambourin, instrument emblématique de Provence, en mettant en exergue tant son aspect traditionnel que contemporain.

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Mercredi 24  avril , de 19h00 à 20h30 à  l’Oustau de Prouvènço
Conférence de Sylvain Brétéché : «L’exotisme provençal dans la musique savante»
20h30 Un concert gratuit  avec le groupe «Lei Veirèn Bèn » (Entrée gratuite)
Jeudi 25 avril
20h30  salle des Arcades, 6 Place Barthélémy Niollon
Concert des « Cigales Engatsées »
Samedi 27 avril 14h 00 place des Martyrs de la Résistance (vers le cours Mirabeau) près de 200 tambourinaires joueront ensemble. Les participants arrivent de tout l’espace géographique où se pratique actuellement le tambourin : Provence-Alpes-Côte d’Azur, Drôme, Gard, Hérault. Ce rassemblement est tout à la fois un instant privilégié de rencontre, de partage entre musiciens et un enchantement pour le public toujours fidèle au rendez-vous
16h00, Conservatoire : Forum du Tambourin  (Entrée libre).
Programme complet sur : liventurie.org ou aixenprovence.fr

Collectif Manifeste Rien : une vocation jamais démentie,
actualité brûlante de l’éducation populaire…

Communiqué MR Théâtre populaire 3 exils d'Algérie

Tout en préparant sa prochaine création « Homo ça coince ! » dont la première sera donnée les 23 et 24 mai prochains Scène Nationale Le Liberté à Toulon, le Collectif Manifeste Rien n’en poursuit pas moins sa mission au plus près d’un large public en se produisant dans les théâtres de quartier, dans les centres d’animation et centres sociaux, dans les établissements scolaires et pénitentiaires. Les pièces présentées hors les murs ne sont jamais livrées brutes, elles sont accompagnées en amont d’ateliers de médiation et sciences humaines et en aval de débats constructifs.
En ce mois d’avril 2019, le Collectif a présenté « Rappel à l’ordre ! » à la prison de Salon-de-Provence et il sera bientôt à la Maison pour tous La Maurelle à Marseille et au lycée Pasquet à Arles avec « Les 3 exils d’Algérie »…
Deux spectacles qui déconstruisent le temps et nous permettent ainsi d’éclairer le présent par le passé : « Rappel à l’Ordre ! », en lien avec les luttes sociales et violences judiciaires d’hier et d’aujourd’hui, » Les 3 exils d’Algérie » revenant sur la pluralité de l’Algérie alors que le peuple se défait d’un pouvoir unique.

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Les 3 exils d’Algérie :
Un voyage qui nous mène des débuts de la colonisation française à l’indépendance algérienne entre mémoire et histoire, entre quête personnelle et enquête historique…
La comédienne Virginie Aimone donne vie à des photos de famille qui révèlent d’arbitraires ruptures qui marqueront plusieurs générations. Créant les lieux d’échanges et de batailles, elle interprète les personnages de différentes époques : des leaders algériens, de grands rabbins, un enfant et sa mère débarquant dans cet autre pays qu’est la France…
Cette adaptation du livre de Benjamin Stora nous fait découvrir la richesse et la complexité des relations entre juifs et musulmans en reconstituant les trois exils des juifs d’Algérie qui sont sortis par trois fois de ce qui était leur univers familier : ils sont passés de l’indigénat à la citoyenneté française avec le décret Crémieux en 1871 puis ont été rejetés hors de cette citoyenneté en 1940 avec les lois de Vichy.
À Salon-de Provence, à Arles comme à Marseille, les représentations sont précédées par des ateliers de médiation et sciences humaines avec Marie Beschon, anthropologue, chercheuse associée au Collectif Manifeste Rien, s’appuyant sur des matériaux hétérogènes
Après les représentations, un débat en présence de l’auteur – metteur en scène Jérémy Beschon permet aux participants de partager leur analyse critique et d’approfondir les réflexions suscitées par la pièce sur le déracinement, les traces laissées par l’histoire, l’histoire qui éclaire le présent…

couv-stora Communiqué MR Théâtre populaire 3 exils d'Algérie

Maison pour tous La Maurelle à Marseille (13013) le 25 avril à 18h
Lycée Pasquet à Arles le 29 avril à 14h
Ateliers à Marseille les 19 et 23 avril, à Arles le 29 avril.
Débats suite aux spectacles les 25 et 29 avril.
http://manifesterien.over-blog.com – https://www.facebook.com/events/2313247368919059/

NOTES de LECTURES

Izaguirre vuillardVincent

Marian IZAGUIRRE : D’Elisabeth à Térésa (Ed Les Escales -379 pages)
Traduit de l’espagnol par Hélène Melo
Ecrivain vivant à Madrid, auteur d’une dizaine de romans, Marian Izaguirre publie en français un deuxième livre, après « La vie quand elle était à nous ».
C’est l’histoire de deux femmes ayant vécu à cent ans d’intervalles dans le même lieu sur la Costa Brava.
Le récit est raconté par une personne déclarant qu’elle connaît Térésa Mendieta depuis qu’elle est enfant. On apprendra plus tard qu’il s’agit de Philippe son maître d’armes qui est parti à la recherche de Térésa, brusquement disparue.
Nous sommes le 4 octobre 2009. Térésa est en train de fermer l’hôtel qu’elle tient avec quelques employés et qui est près de la faillite. A l’origine c’était une maison avec une tour carrée flanquée de quatre horloges, magnifiquement située sur une falaise en bord de mer, qui a été agrandie pour devenir un hôtel. Cette maison a été léguée à la famille de Térésa par Elisabeth Babel, femme sourde et muette qui s’écrivait à elle-même des lettres que Térésa a trouvées dans une boite en fer.
Le roman va alterner les épisodes de la vie de Térésa avec les lettres d’Elisabeth, datées de 1915 à 1931, qui sont comme un journal intime.
Le lecteur va ainsi découvrir parallèlement la vie de ces deux femmes qui malgré le siècle qui les sépare présente des goûts, des apprentissages, des expériences, des joies et des souffrances assez identiques au point d’en être troublantes dans leurs similitudes.
Un long roman dans lequel la vie des deux héroïnes en Catalogne émeut et interroge sur la place de la femme, sur la difficulté à trouver le bonheur et l’équilibre quand on ne trouve pas l’amour.
L’écriture en chapitres alternatifs au gré des personnages et des narrateurs rend le suivi de l’histoire parfois complexe.
Éric VUILLARD: La guerre des pauvres ( Ed Actes sud – 68 pages)
C’est le récit flamboyant d’un homme qui, meurtri dans son cœur et dans son âme lorsqu’il assiste à douze ans à la pendaison de son père, va se battre par la parole. La parole dans les églises, la parole sur les places de village, la parole qui réclame réparation pour les pauvres laïcs et paysans.
Thomas Müntzer, né en Bohême au XVIème siècle, n’est pas le premier à se révolter. D’autres en Angleterre comme John Bull, Wat Tyler, Jack Cade ont fait trembler la royauté et l’église. Et désormais avec l’invention de l’imprimerie, la Bible est accessible, le quotidien des pauvres ne correspond pas à la promesse du Christ, un Christ crucifié entre deux voleurs.
«Pourquoi le Dieu des pauvres est-il si bizarrement du côté des riches, avec les riches ?»
La Bible est maintenant traduite en allemand, la messe doit être dite en allemand pour que tout le peuple entendre la sainte parole. Et Müntzer, prédicateur à Zwickau, puis en Bohême s’enflamme, écrit, s’adresse aux princes, une colère gronde en lui, elle s’exprime et le peuple des paysans munis de fourches ira se battre contre les puissants. La violence, la folie de Müntzer deviennent du délire. Mais face à l’armée de l’Empire, c’est le chaos, une troupe de vagabonds contre des princes armés, c’est le massacre, le pillage et le triomphe du prince. Des milliers de morts semble le prix à payer quand on est pauvre. La guerre des pauvres connaîtra-t-elle une issue ?
Éric Vuillard, récompensé par le prix Goncourt pour «L’ordre du jour» en 2017, écrit ici avec force la révolte, le combat des petits, l’illumination de certains qui «gueulent leur foi, rameutent la misère, la rage, le désespoir et l’espoir».
L’auteur n’a que les mots, mais les mots d’Éric Vuillard résonnent très fort aujourd’hui au XXIème siècle, des mots qu’on entend sur nos ronds-points. Des mots à transmettre car jusqu’à présent les révoltes au nom de Dieu, de l’injustice, de la violation des droits n’ont jamais transformé la réalité.
Et de cela, chacun doit être conscient et responsable.
Gilles VINCENT : Peine maximum (Edi Cairn – 214 pages)
Février 1947, un petit garçon assiste à la pendaison de son père, «chasseur de Juifs». Soixante ans plus tard Marseille découvre, chaque jour le corps supplicié d’un vieillard. L’enquête va révéler l’origine juive des victimes.
Un ex-flic et une jeune psychanalyste vont se lancer dans une course folle contre l’Histoire refoulée de la Libération. Ils ont six jours pour trouver le coupable. La barbarie des meurtres monte en puissance.
Sur fond d’holocauste, ce roman noir, sur la mémoire du passé et sur l’héritage que l’on transmet à ses descendants, est bouleversant.
Le tueur n’avait jamais eu peur de la mort. Ce n’est pas elle qu’il fuyait depuis des années, mais sa propre histoire.

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Rodolphe BARRY : Honorer la fureur.(Ed. Finitude- 280 pages)
Sans doute fasciné par l’environnement de quelques écrivains américains, Rodolphe Barry nous livre après son «Devenir Carver» un deuxième roman biographique autour de James Agee cette fois.
Il s’agit de suivre le cursus de cet auteur sans concession, anarchiste, alcoolique et révolté du capitalisme américain, décédé en 1955 à New York.
Les premières pages du roman s’ouvrent sur le bureau de James Agee alors que celui-ci en équilibre sur la margelle de sa fenêtre considère la ville du haut de l’immense Chrysler Building en plein centre de Manhattan.
Engagé comme journaliste à «Forme épanouie du mensonge» par le magasine  » Fortune », l’écrivain, poète non identifié, davantage reporter engagé que rapporteur d’idéaux d’une société libérale, végète dans une attitude résignée, persuadé qu’il est de l’inutilité de son travail.
L’espoir survient lorsque son rédacteur en chef l’envoie dans le sud des États Unis faire une enquête sur la vie des métayers dans l’Oklahoma. Il sera accompagné de Walter Evans photographe.
Un road movie au départ de New York, dans les années 30, en pleine Grande Dépression!
S’ils paraissent dissemblables physiquement, les deux engagés travailleront dans une parfaite communion avec le souci de rendre le plus fidèlement possible la pénibilité des conditions de travail, la pauvreté des foyers, la docilité et l’endurance des ouvriers agricoles. D’abord accueillis avec réserve par les populations, ils s’attacheront à ces familles de fermiers. De belles rencontres, les photos comme les textes dénonceront le modèle libéral américain «une abjection» aux yeux de James Agee. Ces cris de colère ne satisferont pas le magasine
Le lecteur en revanche sera séduit par l‘exactitude et la véracité des scènes racontées. L’écriture de Rodolphe Barry, rapide, efficace, entrecoupée de mini-dialogues, empreinte parfois de termes volontairement surannés, prête aux descriptions un exotisme attachant.
Si pour « Fortune » l’exercice n’est pas réussi, le nom du journaliste, se met à circuler et attise la curiosité de l’intelligentsia américaine. La personnalité de l’écrivain séduit jusqu’à la côte ouest. On aime ses indignations, sa sensibilité, ses engagements et même ses addictions.
Il pourra alors se proposer entre autres, à la rédaction du scénario de « La nuit du Chasseur », de Charles Laughton, de se lier d’amitié avec Charlie Chaplin qui partage ses idées, de faire vivre sa famille, de subvenir à ses mariages successifs et d’honorer son addiction au whisky… jusqu’à la dernière cuite.
Bien documentée grâce à l’échange épistolaire retrouvé avec le révérend Flye, cette vie retracée, cette belle épopée, est celle d’un homme derrière une œuvre.
Quand un écrivain raconte un autre écrivain… à découvrir !
Rosa VENTRELLA : Une famille comme il faut (Ed :Les escales – 282 pages)
Traduit de l’italien par Anaïs Bouteille-Bokobza
Pas facile d’être la fille de Tony Curtis dans cette petite ville des Pouilles dans le sud de l’Italie, d’être un être rebelle, aux jambes fluettes, au torse creux,aux oreilles proéminentes, aux mèches folles et au teint si mat qu’on l’a surnommée Malacarne. Pas forcément un modèle de douceur cette petite fille, surtout avec un père pêcheur, beau comme Tony Curtis, qui souvent règne chez lui par les accès de violence, une mère soumise et deux frères aînés ayant des comportements complètement opposés. Dans le village, tout se sait, chacun a un surnom, on parle le dialecte, très peu l’italien. Le maître d’école décèle en Malacarne une enfant très douée, réceptive, qui comprend vite que pour sortir de l’ornière familiale elle devra travailler dur et viser haut.
L’auteur décrit subtilement les villageois en traits parfois caricaturaux mais savoureux, les amitiés, les méchancetés, les amours, la délinquance et la misère d’une population sans espérance. Une amitié lie Maria Malacarne à Michele, garçon obèse, aux yeux si doux mais qui a le malheur d’être rendu responsable de la mort du jeune frère de Malacarne. Cette amitié ne se démentira jamais, au contraire, elle grandira jusqu’à devenir un amour profond bien qu’interdit par le dictat d’un père aigri qui ne se fait entendre qu’en cognant, cassant et hurlant.
Cette famille comme il faut rappelle la saga de Helena Ferrante, la lecture est fluide, c’est une analyse juste de cette société encore très féodale qui règne dans cette Italie du sud.
Gwenaële ROBERT : Le dernier bain (Ed Robert Laffont – 235 pages)
Attiré par une couverture reproduisant le célèbre tableau de David «La Mort de Marat», dans la collection Les Passe-Murailles, publiée aux éditions Laffont, le lecteur ne sait pas encore qu’il va vivre intensément et en direct, les trois derniers jours de la vie de Marat.
Nous sommes le 11 Juillet 1793, en pleine Terreur, alors que se préparent à Paris, les festivités commémorant la prise de la Bastille.
La République a été proclamée, le roi mort, les couvents vidés, Marie-Antoinette emprisonnée avec sa sœur et le jeune Louis Capet. La révolution se crispe cependant car le peuple aspire maintenant au bonheur qu’on lui a promis.
Il fait très chaud en cet été de l’An II, nous parcourons avec l’auteure les rues de la capitale. Il y règne une totale liberté mêlée d’un sentiment d’impunité. Tous sont citoyens, et devenues citoyennes, les femmes ont aussi le droit d’agir à leur guise.
Forte d’une écriture quasi cinématographique Gwenaële Robert reconstitue un Paris de figures anonymes toutes portées par un même élan, le même vent de l’Histoire. La tension est extrême parfois, le Comité de salut public inquiète, la peur se lit sur certains visages ; peur des dénonciations, peur des massacres, de la guillotine.
Dans la rue des Cordeliers, non loin du numéro 30, habitée par le Député de la Montagne, plusieurs personnages se croisent et nous deviennent familiers. Gros plan sur leurs préoccupations. Il est vrai qu’ici Marat a «érigé la délation en vertu patriotique»…
Alors Jane, Marthe, Théodore, Charlotte interviennent. Il ou elles veulent, soit venger leur père, donner un nom à un enfant, revivre leur foi ou retrouver la pureté de l’élan révolutionnaire… et la baignoire entre dans l’Histoire !
Le tableau de David, peintre officiel de la jeune République, nous semble alors avoir été idéalisé. Marat ami du peintre, n’est en fait qu’un effrayant personnage, rongé par la maladie, trempant dans un bain de soufre censé amoindrir ses douleurs, partisan actif de la purge républicaine jusqu’au coup de poignard mortel.
Magnifiquement documenté et écrit, très visuel ce roman qui mêle fiction et réalité est une réussite.
Curieusement, il arrive aussi au moment où dans Paris, les  Gilets Jaunes»rêvent également d’une révolution.
A méditer !

dazy PARIS Actu Ben Jelloun 2019.indd

Sylvie DAZY : L’embâcle (Ed Le Diletante – 253 pages)
C’est un roman choral où se côtoient Paul, Louise, Malick, Théo , dans cette ville qui a connu une période industrielle florissante. Aujourd’hui ellevégète mais pourrait bien retrouver une seconde vie en attirant les jeunes ménages avec enfants qui ont un désir de verdure et de fraîcheur au bord de l’eau. Car en effet, cette ville se situe entre deux fleuves. Il y a bien eu, au siècle dernier, de graves inondations mais qui s’en souvient ?
La jeunesse n’en a cure, encore moins les promoteurs immobiliers qui rassurent et endorment le client avec des propos bien rodés.
C’est, chapitre après chapitre, la vie de cette ville proche de la capitale et donc attrayante qui voit l’évolution de l’habitat où l’on pousse les personnes âgées vers des résidences de plain-pied plus confortables, où le propriétaire du bar voit sa clientèle déserter. Adieu les petits cafés du matin et le débriefing joyeux des amis du quartier, où la jeune assistante sociale essaie en vain de convaincre son voisin reclus dans sa grande maison de bien vouloir bloquer ce fichu volet qui claque jour et nuit au premier souffle d’air, où l’agent immobilier toque aux portes pour satisfaire un patron aux ambitions démesurées car ce pourrait être son dernier grand coup dans sa carrière. Il y a entre autres cet homme enfermé dans sa maison, atteint du syndrome de Diogène, roi du pliage, dont il veut qu’il lui cède absolument un vieux local immense, inutilisé mais au potentiel immobilier phénoménal !
Tout ce petit monde se croise. Sseul Paul résiste à toute invasion chez lui, il sait être dans son droit. Rien ne l’oblige à ouvrir sa porte, malheur à celui qui voudrait l’importuner. Et c’est pourtant, malgré tous les beaux projets, la ville qui surprend et rappelle la mémoire du passé : cette grande inondation du siècle qui a tout englouti sur son passage. Les plans Orsec n’y feront rien, les réunions au plus haut niveau de l’Etat non plus. C’est l’embâcle, l’accumulation d’objets emportés par les eaux lors d’une crue puis bloqués dans le lit de la rivière qui donne fort justement le titre de ce roman de Sylvie Dazy.
Un roman où l’auteur rend les personnages bien réels. Mais c’est aussi une critique virulente sur la promotion immobilière, le non-respect de la nature et l’oubli de la mémoire de la ville.
Un roman qui laisse à réfléchir.
Gilles PARIS – AlineZALKO : Inventer les couleurs (Ed Gallimard Jeunesse – 51 pages)
Je connaissais l’attaché de presse efficace qu’est Gilles Paris. Je connaissais le romancier talentueux qu’il est aussi. Je connaissais moins son talent d’écriture pour les enfants, hormis ce livre devenu un immense succès césarisé au cinéma : « Ma vie de courgette ».
Gilles a toujours été très proche de l’enfance, son dernier roman, recueil de nouvelles intitulées « La lumière est à moi » paru chez Gallimard en atteste, histoires simples, poétiques, touchantes où l’on sent toute la nostalgie de sa propre enfance.
Cette fois, c’est une très jolie histoire qu’il nous propose à quatre mains, lui écrivant, Aline Zalko l’illustrant, y ajoutant son talent poétique.
Hyppolite vit en province avec son père qui l’élève seul depuis que sa maman est partie avec le voisin. Un papa formidable et aimant malgré un travail épuisant en usine. Un papa pas très conventionnel qui picole à la bière, fume comme un pompier, pète, rote, se cure le nez… Et portant ça n’empêche pas un amour fusionnel entre les deux.
Hyppolite adore dessiner et invente son monde avec ses propres couleurs, nous racontant sa vie à la maison où il retrouve son père qui l’aime et qu’il aime, à l’école avec ses copains Gégé, Antar, Fatou, Firmin et les autres. Son imagination est débordante et il vite sa vie autant qu’il la rêve.
Jusqu’au jour où toute la classe se rebelle contre le professeur de mathématique. Rébellion sans suite où tout se termine comme par enchantement. Lorsqu’il raconte l’histoire à son père, celui-ci lui conseille de se remettre à ses dessins et à ses couleurs. Ce qu’il fera.
C’est drôle, plein de cette nostalgie qui fait partie intégrante de l’auteur, rehaussé de dessins pleins de couleur d’Aline Zalko qui a su capter la poésie de l’auteur.
Ce livre serait-il les réminiscences de la propre enfance de Gilles Paris ?
Tahar BEN JELLOUN : L’insomnie (Ed.Gallimard – 260 pages)
Un scénariste tangérois ne supporte plus de ne pas dormir : c’est un grand insomniaque.
Il veille sa vieille mère qui a déjà un pied  dans la tombe. Devant ses souffrances morales et physiques, avec délicatesse, sans violence, il l’étouffe avec un oreiller….et le soir même il fait une nuit complète
Il en déduit que pour bien dormir, la seule solution est de tuer quelqu’un mais en phase terminale. Un ami lui sert de rabatteur. Ses victimes sont des crapules, des corrompus, des tortionnaires. Plus sa victime est importante, plus il dort. Il s’adjuge un système de récompenses sous forme de crédit points sommeil (C.P.S). plus ou moins nombreux en fonction de la personne qu’il tuera. C’est un « hâteur de mort » qui fait du bien puisqu’il abrège leur souffrance.
Mais c’est l’escalade…. et une erreur peut tout  faire basculer .
Entre fable et thriller malicieux, d’une plume légère, l’auteur aborde des sujets sensibles : l’euthanasie, la corruption et autres problèmes sombres de la société marocaine.
Cet académicien semble s’être bien amusé à écrire ce roman.
Il a réussi à faire sourire plus d’une fois son lecteur.

Aznavour Actu Schlink 2019.indd Trouchaud

Jacques PESSIS : Charles Aznavour, dialogue inachevé (Ed Tohu Bohu – 206 pages)
On le croyait immortel. Grâce à son oeuvre, il le sera comme le sont Brel, Brassens, Bécaud et quelques autres, tant ils ont marqué à tout jamais la chanson française.
Nombre de livres lui ont, depuis pas mal de temps, rendu hommage et ce n’est certainement pas fini.
Mais ses dernières confidences, il les aura faites à son ami et voisin de Mouriès, dans le Lubéron : Jacques Pessis, grand amoureux de la chanson française et de ses interprètes.
Avec lui, il avait commencé un dialogue lorsque l’artiste super-actif, se posait à Mouriès. Dialogue interrompu par sa disparition puisque Jacques avait encore quelques confidences à entendre et surtoutà choisir avec lui les photos qui devaient illustrer le livre.. Cela n’a pu se faire et du coup le dialogue reste inachevé et l’auteur nous raconte simplement la vie de l’artiste à travers ce qu’il a bien voulu lui confier.
Peu de choses en fait qui ne soient déjà connues tant en sept décennies, Charles a maintes fois raconté sa vie. Les pages les plus intéressantes sont celles où l’auteur nous raconte l’enfance et l’adolescence de l’artiste qu’il fut très jeune et dans laquelle on entre de plain pied.
Après, ce sont plus des souvenirs communs de leurs nombreuses rencontres de voisinage ou ailleurs, seuls ou accompagnés d’autres personnes comme Davoust, Trenet, Piaf, Coquatrix, Leeb… de ses concerts à l’Olympia ou à l’autre bout du monde. Et Jacques Pessis se souvient : de son élégance, de sa simplicité, de sa complicité avec les habitants de Mouriès, de déjeuners dans les restaurants et bistrots du voisinage, de cette piscine de 17 mètres dans laquelle Charles y plongeait à l’aube, de ses anniversaires, de leurs premières rencontres, des histoires juives qu’il aimait raconter… Tous ces détails qui font apparaître l’homme sous la star qu’il était.
Jacques Pessis écrit comme il raconte, avec volubilité, avec talent et surtout avec l’immense admiration qu’il portait à son voisin. Un très joli livre.
Bernhard SCHLINK : Olga (Ed Gallimard – 270 pages)
Traduit de l’allemand par Bernard Lortholary
De milieu modeste, orpheline, Olga vit chez sa grand’mère qui ne l’aime pas, dans un village de Poméranie, loin de toute modernité.
Fillette, observatrice singulière, elle cultive la solitude et ne rêve que de poursuivre ses études pour enseigner et transmettre le savoir.
Herbert, son meilleur ami, son amoureux, est le fils du riche industriel qui habite la maison de maître. Les barrières sociales font obstacle à leur amour. Il refuse la voie toute tracée de l’héritier; il est obsédé par les immensités et ne pense qu’à devenir explorateur.
Or nous sommes à la fin du XIXème siècle dans l’Allemagne du « funeste Bismarck « qui, dans son désir de grandeur, rêve de civiliser l’Afrique et de conquérir l’archipel du Spitzberg.
Herbert adhérera  aux deux expéditions dont l’une lui sera fatale car mal préparée ; il n’en reviendra pas. Il s’est perdu dans la fuite et n’a pas su voir que le bonheur était proche de lui et non dans les aventures fortes.
Dans la première partie du livre c’est la voix du narrateur qui décrit la vie d’Olga jusqu’à cinquante ans et sa passion pour Herbert. Puis dans la deuxième partie c’est la voix d’un jeune ami d’Olga à qui elle se confie.  Et enfin la troisième partie : les lettres d’Olga à son grand amour qui lui a échappé et qui à ses yeux n’est pas mort. Olga a fait de ce bonheur chaotique un réel Bonheur.
Roman superbe et profond. C’est le portrait émouvant et subtil d’une femme humble et déterminée qui, solitaire, a brisé les contraintes de son temps dans une société patriarcale qui ne lui apporte nul crédit, enfermée dans un pays obsédé par la folie nationaliste.
Marie-Jeanne TROUCHAUD : Donnez confiance à votre enfant (Ed Plon)
Marie-Jeanne Trouchaud fut enseignante avant d’être formatrice en relations humaines.
Ayant rencontré le philosophe Frédéric Lenoir, elle s’engagea dans son association « SEVE (Savoir Etre et Vivre Ensemble) afin d’animer des ateliers dont celui de la relation bienveillante de l’enfant, de l’adolescent, qui sont tous en fait des « ex-adultes ». Elle en a rencontré beaucoup et ce livre en est le résultat. Ce qui a tout déclenché, c’est cette petite phrase dite par une femme : « Les enfants ne peuvent pas se syndiquer ».
Et c’est la réalité car un enfant qui souffre est souvent très seul et a du mal à trouver quelqu’un pour s’épancher.
Chaque enfant, nous dit-elle, a un vécu, une personnalité qui lui viennent de la naissance, une naissance qui peut avoir été normale, bousculée, violente… Et elle est convaincue qu’une éducation doit être adaptée à l’enfant dans la réalité de son développement.
Pour cela, il faudra passer par de nombreuses et différentes phases adaptées à un vécu qui peut l’avoir fragilisé, l’avoir rendu vulnérable suite à des mensonges, des brutalités, de l’indifférence ou le désintérêt de sa famille, une mauvaise éducation, une injustice, une trop forte autorité…
Que faut-il à un enfant ? D’abord de l’amour, bien sûr et de l’intérêt du père comme de la mère, de la bienveillance, de la confiance, de l’écoute, du respect.
Tout cela elle nous l’explique, exemples à l’appui, dans ce livre dédié aussi bien à la mère qu’au père d’un enfant afin qu’il grandisse dans les meilleures conditions.
Françoise Dolto nous a quittés, voilà Marie-Jeanne Trouchard qui continue sa croisade pour le bonheur et l’épanouissement de l’enfant et pour mettre les parents devant leurs responsabilités.
Très instructif

Lesbre de la genardière chauffier

Michèle LESBRE : Rendez-vous à Parme ( Ed  Sabine Wespieser – 99 pages)
Comment résister à cette demande, non à cette prière de son ami Léo qui lui a laissé à sa mort des cartons de livres et dans ces livres « La Chartreuse de Parme », livre dont il se souviendra au paradis.
Une première lecture de ce roman a eu lieu sur une plage de Normandie, un livre au programme de troisième sans doute, une lecture dictée par le travail scolaire qui ennuie plus qu’il ne séduit mais qu’un homme a voulu lui lire à haute voix comme s’il s’adressait aussi à sa fille disparue et qu’il a priée de venir relire sur place à Parme. Et bien sûr, la jeune femme va partir à Parme pour sceller une amitié indéfectible avec Léo nouée dans ses jeunes années dans ses cours de théâtre amateur, Léo qui lui a révélé la magie du théâtre, magie qu’elle n’aura de cesse de chercher et trouver chez les plus grands metteurs en scène Chéreau, Vaclav Havel, Kantor, Peter Brook, Ariane Mnouchkine. Mais Parme ne répond pas ou plus à la jeune femme, d’autres villes d’Italie seront sans doute un écho à sa quête dès lors qu’elle aura retrouvé un amant parisien délaissé mais pugnace. C’est alors un partage mais un profond respect de la liberté de l’autre dans le couple. Déambuler dans les rues de Bologne la rouge, se laisser porter par les souvenirs, admettre que le temps passe vite et qu’il ne faut surtout pas laisser glisser les années sans dire adieu à cet homme qui dans ses jeunes années lui a confié avec pudeur sa peine.
Michèle Lesbre nous entraîne dans son amour pour le théâtre,pour des beaux textes, des créations, c’est profond et léger à la fois, un véritable plaisir de lecture.
Philippe de la GENARDIERE : Mare Nostrum (Ed Actes Sud – 260 pages)
Une tornade vient bouleverser la vie bien rangée d’Adelphe employé, dans une grande maison d’édition, à transformer des manuscrits à l’état de livres. Adelphe qui le soir joue du clavecin ou lit de la poésie, Adelphe élevé sévèrement dans un château austère de Bourgogne, seul avec une mère exigeante, Adelphe que la peau noire de Maïsha va séduire, captiver, obséder. Une rencontre de deux mondes si différents, deux peaux si contrastées, l’une blanche, l’autre noire ébène, si jeune, si lisse, la peau de Maïsha qui n’a jamais connu l’Afrique et qu’Adelphe contemple à en devenir fou.
Car la folie est là, elle le mène même en hôpital psychiatrique après une crise de délire mystique, où la vue de la Méditerranée, mare nostrum, la douceur des vers du poète lisboète Passoa rêvant comme lui «de départs définitifs vers le large, mais demeurant immobile sur son malheureux quai» n’apaiseront en rien une rupture butant sur une explosion de violence. Car si Adelphe vit enfin, à soixante ans, en se noyant dans la beauté de la peau noire de Maïsha, il fait remonter à la surface la douleur infinie de l’enfant d’esclaves, ces noirs violentés, vendus, soumis au bon vouloir du blanc.
Maïsha voudra revoir Adelphe qu,i rentré chez lui, apaisé, joue toujours son répertoire baroque au clavecin dans le château familial. Elle veut sceller la paix entre eux, le remercier de lui avoir ouvert les yeux sur son peuple et donc sur elle-même.
Ce roman truffé de références psychanalytiques est dérangeant par la brutalité des deux amants. L’auteur, par des phrases alambiquées et beaucoup trop longues se complaît à décrire la destruction d’un couple, un couple qui s’automutile, phénomène d’attraction, répulsion bien connu.
Roman pessimiste, dégageant un malaise permanent tant dans l’atmosphère que dans l’écriture.
Gilles MARTIN-CHAUFFIER  : L’ère des suspects (Ed.Grasset – 286 pages)
Un jeune flic d’un commissariat des banlieues nord de Paris, accompagné de sa jeune stagiaire «bobo» parisienne titulaire d’un master de droit, font une tournée de quartier. Accrochés par deux jeunes branchés s’ensuit interpellation, vérifications de papiers algarades et geste incivique qui entrainent une course poursuite dans la ville pour récupérer un portable volé compromettant. Course qui s’achève par la chute du jeune homme que l’on retrouve mort au bas d’un talus. Pour tout le monde le jeune flic est le coupable. Ce sera le point de départ de cet accident vu et revu de toute la société française, chacun donnant son point de vue, sa version des faits, avec chacun son langage et ses codes : avocats, juge, journalistes, famille, amis, entourage. Chaque communauté va reprendre l’enquête en utilisant son langage, ses valeurs, ses vérités et ses mensonges ou ses non-dits. En fait chacun est suspect par l’interprétation qu’il en fait afin d’illustrer sa version
Cette histoire mouvementée autour d’un incident au départ mineur rend ce roman vif et très actuel et démontre l’art de faire du «buz» autour d’un fait mineur, qui devient une affaire et qui passe du local à Paris.
Un bien écrit, bien étudié et très actuel.


 

Six-Fours – Batterie du Cap Nègre
Tony FUSCO, un grand maître

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Tony Fusco est de la génération des Baboulène, Etienne, Anfonso, Tamari…
Cet Italien né en 1934 est venu s’installer en France, plus particulièrement à Toulon où, comme Baboulène, il fut décorateur de théâtre, particulièrement à l’Opéra.
Il fréquenta l’École des Beaux-Arts de Toulon et à partir de là, passionné et curieux, il va, de décennie en décennie, s’essayer à toutes les tendances, du figuratif à l’abstrait, du presque impressionnisme au contemporain . Et là où certains échouent, lui, traverse, les époques et les courants avec un égal bonheur, montrant, suggérant, jouant avec les couleurs car il est aussi un magnifique coloriste et un dessinateur hors pair. A admirer ses croquis qui, en quelques traits, nous offre un personnage, un paysage.

H I G

On peut s’en apercevoir dans cette magnifique exposition de la Batterie du Cap Nègre à Six-Fours où toutes ses palettes (et même la vraie !) nous sont présentées pour montrer 50 ans d’un travail superbe, quelque époque que ce soit.
Il joue avec les harmonies, les couleurs et quel que soit le style et l’époque, il y a toujours une grande émotion qui s’en dégage. Emotion qui, me confie-t-il est nécessaire, même indispensable à cet artiste inspiré.
Selon la toile il se dégage du lyrisme, de l’intime, de la réflexion, de l’intuition, grâce à cette « quête de la petite lumière au bout du tunnel » nous dit-il encore.
Il travaille à l’inspiration du moment sans autre but que de créer, de jeter sur la toile ses impressions, ses coups de cœur, cette recherche d’univers différents afin de ne pas prendre racine dans un genre, un style et l’on suit son parcours, de toile en toile, de période en période, ni tout à fait un autre, ni tout à fait le même mais toujours avec la même sincérité, la même passion, la même maîtrise.

F D C

En plus de 50 ans de travail (qui pour lui, n’est pas un travail), on découvre une œuvre véritable.
Quant à l’homme, il est d’une grande simplicité, et le rencontrer ajoute au plaisir de découvrir son œuvre. Vous pourrez vous en rendre compte si vous venez à sa rencontre le 4 mais prochain pour un « Art-Thé » où vous pourrez échanger en toute convivialité

Jacques Brachet
Exposition jusqu’au 26 mai à la Batterie du Cap Nègre.

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SANARY – JUST’ROSE – 10/12 MAI
FESTIVAL INTERNATIONAL DU ROSÉ

JUST ROSE 10 - 12 Mai 2019

Le festival Just’Rosé est né de l’initia ive de l ’associa ion des commerçants de la ville de Sanary-sur -Mer. Il s’ inscrit aujourd’hui comme l ’évènement viticole incontournable du printemps.
Cette édition 2019 réuni ra 71 vignerons pour cet immense salon à ciel ouvert dans la ville. Dans une ambiance familiale et décontractée chaque domaine fera déguster ses cuvées de vin rosé, et non loin de 80.000 bouteilles seront vendues en trois jours.
Le vin rosé émoustille, séduit et se retrouve sur les plus grandes tables dans le monde entier. Ici on lui dédie un événement magique, ludique et très bien organisé.
La volonté de l ‘association Just’Sanary est simple : proposer une manifestation pour tous ! Que l ‘on soi t connaisseur dans le domaine viticole ou non, que l ‘on soit grand ou petit , de Sanary-sur-Mer, d’Aix-en-Provence ou de Marseille, Réunir ,fédérer autour de notre territoire si riche et particulier est tout simplement l’âme du festival .
Une septième édition qui sera, à n’en pas douter, à la hauteur de l ‘investissement et de l’amour pour leur patrimoine qu’ont les bénévoles.
L’an dernier fut une année record. Le Festival Just ‘Rosé, c’est l ‘aboutissement de l’ambition des membres de l ‘association Just ‘Sanary.
Entre réunions, discussions, ajustements et temps investi , la récompense est évidente et fondée : des festivaliers totalement sous le charme et une organisation plus que professionnelle.

JUST ROSE 10 - 12 Mai 2019

Dégustations, déambulation au fil des rues du centre-ville, balade au bord de l ‘eau sur le port et animations, tout est pensé pour émerveiller et faire rosir les joues de plaisir des 7 à 77 ans.
Varier les goûts et les plaisirs …Prendre le temps de découvrir l’ensemble des exposants, animations et spectacles …Pas une rue, pas une place qui ne sera parée de rose et ne vivra au rythme de cet élan coloré et convivial !
Just’Rosé c’est la volonté de transmettre aux visiteurs l’incroyable patrimoine viticole et gastronomique varois. Autour des 71 vignerons, ce sont 17 restaurateurs qui penseront et cuisineront un menu 100% « pink attitude ».
Le Village Gourmand sera à nouveau installé et proposera tout au long de la  manifestation de quoi se restaurer sur le pouce sans en oublier le bon goût et l’envie de cuisiner local.
Enseigner, faire découvrir, partager de façon ludique et sympathique, voilà le dessein de l’association des commerçants de Sanary-sur-Mer.
Animations musicales, cours de danse ou de pilates, street art, expositions, randonnées mais également le parcours Just’Kids pour les plus jeunes en quête d’aventures et de rires : ces trois jours ont été pensés de façon à intéresser et combler l’ensemble de la famille.
Pas moins de 22 animations artistiques différentes sur les trois jours de festival sont mises en place. Le tout en plein air !
Le résultat impressionne et ce voile de rose, jouant des ombres, posé sur la ville propulse cette dernière sur le devant de la scène nationale et internationale.
Une nouveauté
Une borne éthylotest pour reprendre la route en toute sérénité.
Cette année les festivaliers qui viennent à Sanary en voiture pourront tester leur taux d’alcoolémie avec une nouveauté sécurité : une borne éthylotest électronique sera à leur disposition les 3 jours du festival, de 14h à 19h à l’entrée du parking de l’Esplanade. Un animateur invitera les festivaliers à se tester avant de reprendre la route, les sensibilisera et pourra éventuellement réorienter les festivaliers vers d’autres moyens de transport pour rentrer chez eux :tuk-tuk, navettes jusqu’à la gare, transports en commun.
Rappel : Lors du retrait de son pass, chaque festivalier complète une charte de dégustation, il déclare être majeur et consommer avecmodération, s’engage à tester son alcoolémie avant de reprendre la route.

JUST ROSE 10 - 12 Mai 2019 D

Informations pratiques
billetterie
comment obtenir votre kit de dégustation ? Achetez vos billets à Sanary Au Bureau du Festival, salle Flotte du 3 au 9 mai – Pendant le Festival, auprès des équipes des tentes
accueil
Tarif sur place : 10€ le kit dégustation pour 3 jours
Horaire de points de vente et de retrait des verres : Du vendredi 10 au dimanche 12 mai de 10h à 16h
Les vignerons vous accueillent du  vendredi 10 au dimanche 12 mai : 10h – 18h
Retrait de vos achats : Tente logistique, parking de l’esplanade, tous les jours : 12h – 19h
Parking extérieur ouvert du 10 au 12 mai
Un parking en extérieur vous est proposé les 3 jours du festival : garez-vous au parking du jardin d’hiver (ancien chemin de Toulon) et pro tez des navettes offertes jusqu’au port de Sanary.
Dormir sur place
Renseignements et informations Office du Tourisme de Sanary-sur-Mer
sanary-tourisme.com • 04 94 74 01 04

JUST ROSE 10 - 12 Mai 2019

Sanary : Les Floralies reviennent !

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Les Floralies de Sanary furent, durant dix ans, l’un des temps fort de cette ville qui est l’une des plus culturelles de la région.
Mais c’était certainement l’une des plus onéreuses manifestations de la ville et elle disparût.
Avant de renaître cette année, du 7 au 10 juin, plus belle, plus colorée, plus inventive que jamais.
La culture horticole a été l’un des fleurons de la ville de Sanary. Alors que l’arrière pays était la terre de fleurs cultivées en plein air, les zones plus proches du centre ville, telles La Baou ou la Vernette, ont progressivement développé leur nombre de serres, abritant œillets, tulipes, glaïeuls, renoncules, anémones, plantes en pot… Aujourd’hui, riche de son passé,
Sanary possède le label « Villes et villages fleuris » avec 4 fleurs obtenues dès 2004, fruit des actions menéesen faveur de l’embellissement du cadre de vie et de la qualité environnementale et du fleurissement exceptionnel. Elles sont le reflet valorisant d’un accueil optimal, que ce soit pour les touristes ou les administrés. Son patrimoine végétal, sa politique culturelle et touristique, son attachement aux valeurs en terme de développement durable, ses initiatives pour gérer au mieux les ressources, sont autant d’atouts qui lui valent aujourd’hui une estimable reconnaissance nationale

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Les Floralies de Sanary sur Mer, c’est toute une ville qui se mobilise pour rendre un hommage vibrant à la Fleur, en un mariage harmonieux de savoir-faire horticole, d’art floral et d’ambiance festive.
Avec 50 000 visiteurs en moyenne, les Floralie’s de Sanary sont incontestablement l’un des événements les plus populaires de la région. Mises en scène dans un écrin authentique et convivial, au cachet à la fois provençal et méditerranéen, elles contribuent au rayonnement de toute une région.
La ville de Sanary est ainsi faite que le visiteur a tout loisir de se hasarder délicieusement au cœur de ses multiples ruelles.
La fine stratégie des lieux d’implantation des Floralie’s l’amène à découvrir, au fil de ses déambulations, d’innombrables et charmants recoins. Les Floralie’s sont, de plus, une occasion rêvée pour les résidents occasionnels de séjourner à Sanary.
Forte de sa certification à l’accueil, une chose est sûre, les visiteurs seront reçus avec chaleur et enthousiasme.
Pour leur 11ème édition, les Floralie’s 2019 vous proposent un véritable tour du monde floral et végétal.

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Les sites (galeries d’expositions, médiathèque Jacques Duhamel, théâtre Galli, église, chapelles, temple,…) se muent en autant d’écrins rivalisant de créativité pour magnifier le thème de l’Art Floral… C’est en les parcourant que les visiteurs pourront apprécier la créativité de nombreux spécialistes mondiaux, qui mettront pour l’occasion plus de 100 000 fleurs en scène afin de créer des espaces enchantés, riches d’une poésie incroyable.
Les places et ruelles de la Cité se parent, avec la complicité des commerçants et des résidents, des mille couleurs des jardins, métamorphosant le cœur historique de Sanary en un somptueux théâtre à ciel ouvert, dont la vedette est la fleur coupée….
De longs mois de préparation, de réflexion et un remarquable travail d’équipe qui unit associations, commerçants, élus et services municipaux va commencer pour faire de l’édition 2019 un vrai spectacle !
En quelques chiffres pour cette 11ème édition : 4 jours de fête animées par les 12 meilleurs ouvriers de France, 200 personnes mobilisées, 7 sites à découvrir où s’épanouiront quelque 10.000 fleurs, 19 artistes présents…
De multiples thèmes au programme comme les paysages d’Asie, Perles de lumières, sensibilité marine, les jardins d’Eden et évidemment ne seront pas oubliés les pointus et celui qui a obtenu le label 2018 du plus beau marché de France. De la musique partout et en tous genres ajoutera un côté festif. Et les enfants ne seront pas oubliés puisque sont prévues pour eux des tas d’animations.

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L’Art Suspendu des Floralie’s est une exposition de toiles géantes (150 X 200 cm) qui aura lieu dans les rues de Sanary-sur-Mer, du 7 au 15 juin 2019 inclus. Véronique Dessaint, Steevens Hill, Diodore, Claire Tresse et Manon Giai Via vont nous présenter leur thème « Des fleurs et des couleurs »
Et à l’heure où la ville annonce une autre manifestation annuelle qui se déroulera du 10 au 12 mai « Just Rosé » qui réunit chaque année 71 domaines, évidemment le vin ne sera pas oublié puisque Le domaine Ray-Jane, issu d‘une lignée de vignerons installée au Castellet depuis 1288, s’associe à l’événement et propose une édition spéciale de la Cuvée de la ville de Sanary «La cuvée des Floralies». Les visiteurs pourront acheter leurs verres sérigraphiés aux couleurs de l’événement et déguster cette édition spéciale.
l’Association des Commerçants Just’Sanary sur l’Allée D’Estienne d’Orves, organisera « Les terrasses des Floralies ». Tout pour aménager votre espace extérieur, que vous disposiez d’un petit balcon ou d’un grand jardin :
Venez à la rencontre des exposants pour créer votre petit coin de paradis avec les conseillers en aménagement paysager, optimiser votre surface et meubler votre terrasse, décorer votre extérieur ou même installer un spa ou une piscine dans votre jardin.

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Draguignan – Théâtre en Dracénie
Festival L’impruDanse troisième édition

A

Le festival » L’impruDanse » est devenu un rendez-vous incontournable de la saison. Début avril, chaque année, nous vous donnons rendez-vous pour découvrir les meilleures créations de danse du moment.
Pour cette 3ème édition, nous avons souhaité accueillir de grands noms de la scène internationale. C’est un plaisir de pouvoir programmer Tero Saarinen, immense chorégraphe finlandais, avec Morphed, spectacle puissant et entêtant. La très sensible et talentueuse Ambra Senatora sera également à l’honneur sur la grande scène du théâtre avec son magnifique Scena Madre*. Gilles Cailleau continuera à nous faire voyager en nous proposant sa pièce Tania’s Paradise, véritable ôde à la femme. Comme toujours chez Gilles le lieu sera atypique : une petite yourte !
Et puis nous retrouverons le très détonnant Romain Bertet dans une «chorégraphie du sol  :, Écouter voir« .
« People what people » de Bruno Pradet magnifiera les rapports humains, le duo déjanté des Déclinaisons de la Navarre nous fera beaucoup rire.
Et ne ratez pas le très joli spectacle Des Gestes Blancs moment de tendresse à découvrir en famille.
Et puis toujours les débats, tables rondes, projections cinéma, exposition, un stage cette saison avec notre nouvel artiste associé Arthur Perole ( ) …
Rendez-vous pour 4 jours festifs où la danse imprudente est à l’honneur
C D B