Archives mensuelles : février 2019

Six-Fours – Maison du Patrimoine
Chantal SAËZ… Quand un bateau passe…

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Elle a le regard pétillant, le sourire permanent, l’énergie débordante.
Et par dessus tout ça, comme aurait dit Bécaud, elle a un talent fou et l’on est heureux de retrouver cette artiste, déjà venue exposer plusieurs fois à Six-Fours, qu’est Chantal Saëz.
Elle avoue être heureuse d’être exposée à la Maison du Patrimoine, lieu qui correspond totalement à son thème qui tourne autour de l’eau et des bateaux, intitulée « Barcos », ces barques qui sont à quelques mètres de l’exposition et dorment au soleil.
Cette ancienne enseignante est entrée aujourd’hui, et depuis quelque temps, de plain pied dans sa passion de la peinture, du dessin, de la sculpture.
Ici, comme son nom l’indique, elle s’est intéressée aux bateaux, barques et autres cargos, petits ou grand bateaux qu’elle nous offre sur petits ou grands formats et quelques installations présentées avec originalité.

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D’un côté de petits formats carrés reposent sur le sable, comme autant de coquillages échoués, d’un autre, une grande toile voyant des silhouettes ramassant tout ce que l’homme dégurgite sur nos plages et en dessous, tout ce qu’ils peuvent y trouver. Sans prôner quoi que ce soit sans être militante, elle constate et montre ce que peut devenir notre monde si l’on n’y prend pas soin.
Ses toiles sont fortes, puissantes, souvent dans des camaïeux de gris-bleus, l’on peut y voir des paysages houleux, des étraves de bateaux qui invitent aux voyages, des envols de mouettes, et tout à coup une toile est traversée d’un éclair de lumière où d’aplats plus violents, de jaune, de rouge…

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Curieux cheminement que celui de cette prof de théâtre qui s’est épanouie dans cette autre forme d’art qu’est le dessin, la peinture la gravure, la sculpture. Pour cela elle fut à bonne école avec son professeur aux Beaux-Arts de la Seyne, Véronique Pibarot qui était d’ailleurs à ses côtés pour ce vernissage, accompagnée également par Roger Lafont avec qui elle avait exposé à la Batterie du Cap Nègre.
Elle nous avoue devoir beaucoup à ces personnes ainsi qu’à Claude-Henri Pollet, disparu aujourd’hui, qui l’a beaucoup influencée et à qui elle dédie cette exposition. Sans oublier son mari, omniprésent dans sa vie, qui est toujours là pour l’encourager et la booster !
Curieuse de tout, elle aime tester, appréhender, s’essayer à des techniques mixtes, trouver divers supports pour créer, que ce soit des pierres, des objets divers ramassés ça et là, des tissus, de l’isorel, des toiles de toutes origines,de la terre, du bois… Je la soupçonne de récupérer des éléments échoués sur les plages !

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Avec Dominique Ducasse, Adjointe aux Affaires Culturelles, Véronique Pibarot, son prpfesseur aux Beaux-Arts de la Seyne – Roger Lafont

D’année en année, Chantal Saël bâtit une œuvre véritable, inspirée, originale, sensible, évocatrice et cette exposition nous le prouve, installée dans ce lieu qui ne pouvait pas mieux lui aller, près de cette mer qu’elle exprime avec bonheur, avec amour, véritable appel à de lointains voyages.
Moment de complicité avec l’artiste : une séance photo pas banale, où elle s’exprime tout autant avec son corps que lorsqu’elle a un pinceau au bout des doigts, sans rester en place une seconde.
Quel plaisir que ce moment de connivence au milieu de ses toiles d’où elle semble s’échapper !

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Jacques Brachet

Opéra de Toulon : Le masque de la mort rouge

Mardi 12 février 2019 – 19h – Foyer Campra
LE MASQUE DE LA MORT ROUGE
Création d’Olivier Lechardeur d’après Edgar Allan Poe
Avec : Laurence Monti violon – Olivier Lechardeur piano – Sophie Brochet comédienne
Espérant échapper à la terrible épidémie de Mort rouge, le prince Prospéro abandonne son peuple et se barricade dans une abbaye fortifiée en compagnie de mille de ses courtisans.
Un jour, le prince décide d’organiser un bal masqué…
L’une des plus célèbres histoires extraordinaires d’Edgar Allan Poe, mise en musique par Olivier Lechardeur

Laurence Monti Olivier Lechardeur Sophie Brochet

Laurence Monti violon
Laurence Monti obtient à Nice ses prix de violon et de musique de chambre. Sa rencontre avec Aaron Rosand, professeur au Curtis Institute de Philadelphie, seradéterminante. Elle entre au Conservatoire Supérieur de Musique de Lyon et obtient un diplôme d’études supérieures de musique ainsi qu’un premier prix de violon. à l’âge de 18 ans, elle est violon solo de l’Orchestre Franco- Allemand et effectue des séries de concerts en Europe.
Passionnée de musique de chambre, elle se produit régulièrement en sextuor à cordes dans un répertoire classique et contemporain (création au Festival d’Avignon). Parallèlement, elle participe à des concerts au sein du Chamber Orchestra of Europe dirigé par Claudio Abbado.
Elle enseigne au Conservatoire de Musique de Cannes avant d’être engagée à l’Opéra de Paris en 1995. En 1998, elle est violon solo à l’Opéra de Marseille.
Elle se produit parallèlement en musique de chambre aussi bien en France qu’à l’étranger (Libye, Rome-Villa Médicis, Malte…). En 2006, elle obtient le poste de super soliste à l’Orchestre de l’Opéra de Toulon, au sein duquel elle se produit régulièrement en tant que violon solo lors de concerts
OLIVIER LECHARDEUR piano
Olivier Lechardeur est né à Marseille. Après l’obtention des prix de Piano, Violon, Musique de Chambre et Analyse musicale, il part se perfectionner au ConservatoireSupérieur de Genève, dans les classes d’Elisabeth Athanassova et de Guy-Michel Caillat.
Son parcours l’amène alors à côtoyer des personnalités telles que Georgy Sebok, Vladimir Spivakov, Ruggiero Ricci, Michel Portal… Depuis lors, sa passion pour la musique de chambre lui a permis de rencontrer de nombreux musiciens de tous pays avec lesquels il s’est produit en France, Italie, Belgique, Suisse, Norvège, Tunisie, Syrie, Algérie, Chine…
Depuis 2006, il s’associe à des comédiens ( Philippe Girard, Didier Sandre, Marie-Christine Barrault, Samuel Labarthe, Sophie Brochet…) dans le cadre de spectacles mêlant musique, théâtre, lecture … (Debussy-Van Gogh, Le Loup, L’Effroyable Histoire du Petit Poucet, Aux animaux-aux enfants, Trazom, L’Intruse…)
L’année 2008 voit la création de l’ensemble « Australoquintet » dans lequel il partage son enthousiasme pour le tango et les musiques du Sud avec quatre musiciens passionnés, complices de longue date.
En 2011, il fonde le Trio des Esprits avec la violoniste Laurence Monti et le violoncelliste Frédéric Lagarde. Entre 2013 et 2015, il enseigne la musique de chambre au Cefedem Sud.
Olivier Lechardeur est actuellement professeur d’enseignement artistique au Conservatoire à rayonnement départemental d’Aix-en-Provence.
Sophie Brochet comédienne
C’est en Franche-Comté, région dont elle est originaire, que Sophie Brochet découvre le théâtre. Elle poursuit ensuite des études d’Arts Dramatiques au Conservatoire de Manosque, dans la classe de Daniel Hanivel. Pendant cette formation, elle découvre et approfondit les spécificités de la commedia dell’arte dans un atelier animé par Patrick Rabier.
Elle rencontre le metteur en scène Jean-Pierre Weil avec lequel elle jouera plusieurs pièces (notamment Trazom, lectures de poèmes Le Cornet à dés de Max Jacob…).
Parallèlement à ses pratiques théâtrales, elle réalise de nombreuses lectures publiques. Elle rejoint les « Diseurs d’archives » (groupe de comédiens créé par Jacqueline Ursch), avec lesquels elle parcourt le département en diffusant à voix haute dans les villages les petites et grandes
histoires du patrimoine local.
Depuis 2006, elle fait partie des « Lecteurs de Giono », qui assurent la diffusion des oeuvres de l’écrivain. En outre, elle participe régulièrement à plusieurs festivals littéraires tels que « Blues et Polar » et « les RencontresGiono » à Manosque.
Son parcourt l’amène à rencontrer des musiciens de grand talent, tels Jean-Guihen Queyras ou le trio Dumky, avec lesquels elle réalise plusieurs lectures musicales C’est en 2007 qu’elle croise la route du pianiste Olivier Lechardeur. Leur complicité et leur exigence réciproque les
amèneront à poursuivre leur collaboration.
Conjointement à ses activités artistiques, Sophie Brochet se passionne également pour la pédagogie.

operadetoulon.fr – 04 94 92 70 78
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Sanary – Théâtre Galli
Jean-Michel COUSTEAU rencontre les écoles

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Les chats ne faisant pas des chiens, Jean-Michel Cousteau, 80 ans aujourd’hui, est le digne fils de son père, le commandant Jacques-Yves Cousteau, explorateur océanographique, scientifique et rendu célèbre entre autres par son film « Le monde du silence » et son célèbre bateau, le « Calypso ».
Il faut dire que, né à Sanary, ville à laquelle il a toujours été fidèle, à 7 ans il plongeait déjà au large de ce port avec sa famille. Il a donc, comme il dit, fait de la randonnée palmée depuis son enfance. Petite confidence : « Tous les matins, avant d’aller en classe, j’allais ramasser les poulpes que je vendais ensuite… Mon meilleur client était le chef de la police ! »

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Cela, il le raconte devant une salle pleine à craquer, au théâtre Galli où étaient, jeudi, réunies 24 classes des écoles de la communauté de communes Sus-Est-Ste Baume, réunis par le maire en personne, Ferdinand Bernhard, qui eut fort à faire à se faire entendre dans le brouhaha d’une cour d’école puissance dix. Mais le silence se fit dès qu’il prit le micro pour présenter son invité.
« On sait – devait-il dire en s’adressant aux enfants – que la planète va mal et nombre d’individus, d’associations, de communes font beaucoup d’efforts pour la sauver tant qu’il est encore temps.
Dans le cadre du programme d’éducation à l’environnement et au développement durable, créé voici 20 ans par une institutrice sanaryenne, Mme Béranger, nombre de personnes se sont associées au projet, c’était une belle idée et elle est contagieuse, la preuve en est qu’elle existe toujours.
Aujourd’hui, nous recevons un homme qui se bat dans cette direction depuis nombre d’années, il va vous apprendre beaucoup de choses et il faudra les apprendre à votre tour à vos parents. »
Jean-Michel alors présenta quelques extraits de films dont certains remontaient aux tout débuts de la création des caméras sous-marines qui ont bien changé depuis, devait-il souligner en riant.

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« Grâce à ces expériences que j’ai commencé à faire à votre âge, j’ai très vite compris qu’il fallait s’occuper des mers et des océans. La planète est recouverte de 70% d’eau, elle s’évapore, la pluie et la neige la renvoient à l’océan et c’est grâce à elle que nous pouvons y vivre.
Aujourd’hui, beaucoup d’espèces souffrent, disparaissent et l’eau est essentielle à leur survie car elle ne peuvent pas se défendre. Il n’y a que l’humain qui peut décider de disparaître ou pas.
Grâce au progrès fait sur le matériel cinématographique sous-marin, aujourd’hui on peut descendre jusqu’à 300 mètres et filmer en trois D, permettant de découvrir des espèces qu’on ne connaissait pas.. Après 73 ans de plongée, je suis encore heureux de découvrir des merveilles ».
Ainsi nous montra-t-il des images d’animaux superbes et incroyables, semblant tout droit sortis de la science-fiction.

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Puis il nous parla, images à l’appui, des poissons qui sont ses préférés : les requins (il y en a 46 espèces), dont le plus grand, nommé le requin-baleine est le seul à n’avoir pas de dents. Les mérous dont il a découvert les cachettes pour y pondre et élever les petits, et qu’il va visiter tous les ans. Et puis ses préférés entre tous : les orques-épaulards à qui il a consacré un livre qu’il offrira aux écoliers.
Toutes ces expéditions, il les fait aujourd’hui avec ses enfants, Fabien et Céline, dont il ramène des films, des documents qu’il présente lors de conférences afin de dire aux gens de prendre soin du système aquatique dont nous dépendons tous.
C’est toujours sa mission depuis des années et le jeune public a été passionné par cet homme magnifique qui méritait bien une école qui porte son nom à Sanary !

Jacques Brachet

Six-Fours – Six N’étoiles
« Prochain arrêt : Utopia »… Une aventure humaine

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Au départ Vio-Me est une filiale d’une grande entrepris BTP de carrelages et de colle-ciment qui périclite et entraîne avec elle la petite entreprise de Thessalonique en Grèce.
Les ouvriers s’éparpillent alors pour chercher du travail ailleurs. Reste un noyau dur de 70 hommes, puis 40, puis 15 qui ont décidé de ne rien lâcher, d’occuper l’usine et de continuer vaille que vaille, malgré toutes les embûches qu’ils vont rencontrer, dont celle de gérer une équipe humainement et financièrement.
C’est leur seul but, leur seule issue, c’est une utopie. Mais une utopie nécessaire à leur survie, dans un pays où la crise est toujours omniprésente.
Du coup, ils changent leur façon de faire et décident de créer une ligne de produits d’entretien totalement naturels, lessives, savons, produits de vaisselle…
Et avec acharnement, ils y arriveront, montant une coopérative et restant dans « leur » usine, malgré l’épée de Damoclès qui plane au-dessus de leur tête : la vente aux enchères de celle-ci pour éponger les dettes. Ainsi vivent-ils depuis trois ans dans l’incertitude, mais sans jamais baisser les bras, ayant trouvé autour d’eux une entr’aide, une solidarité car ils ont ému la Grèce entière et aujourd’hui leurs produits sont exportés en Europe (France, Belgique, Allemagne…)
Cette magnifique aventure humaine en a donc ému plus d’un, dont un réalisateur, Apostolos Karakasis qui avec l’aide de son ami producteur, Marco Gastine, a décidé, dès le départ de l’aventure, de réaliser ce documentaire « Prochain arrêt : Utopia » et de l’accompagner en Grèce et dans certains pays d’Europe, dont le France et, bien entendu, le Six n’étoiles de Six-Fours, toujours partant, avec la complicité de l’association « Lumières du Sud » pour nous offrir ce genre de cinéma-vérité ,accompagné par Marco Gastine, qui en dehors du fait qu’il présente le film, emmène avec lui les fameux produits Vio.Me dont la vente va tout droit à ces travailleurs acharnés qui ont mis leur cœur et leur vie dans cette aventure bouleversante d’humanité.
Marco Gastine est réalisateur et producteur. De mère grecque, de père français, il est né à Paris, a entrepris des études d’architecture. Le hasard a fait que, parti pour trois mois découvrir le pays de sa mère… il n’en n’est plus reparti et y vit depuis 40 Ans, ayant changé de route pour devenir réalisateur puis producteur.

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« Je suis – m’avoue-t-il en riant – un étudiant en archi réadapté ! Très jeune, je rêvais déjà de cinéma et le hasard a fait qu’un jour j’ai sauté le pas. Mais l’architecture n’est pas si loin du cinéma en fait, ce sont deux arts impurs et grâce à l’archi j’ai appris le processus de création que j’ai réutilisé au cinéma. Surtout dans le documentaire, la similitude étant que l’on part sur un projet mais qu’au fil de la réalisation, beaucoup de choses changent et souvent le final est autre de ce qu’on imaginait. De plus, ce sont deux métiers de collaboration car pour chacun il faut beaucoup de gens autour de soi pour réaliser un projet.
De réalisateur, vous êtes donc passé à la production ?
Oui et pour plusieurs raison. D’abord j’ai décidé de produire mes propres films car j’en avais assez d’aller frapper aux portes pour arriver à mes fins. Après, j’en ai eu assez d’être toujours seul avec moi et j’ai décidé de produire pour les autres. Ca a d’abord été un hasard qui est finalement devenu une nécessité et depuis vingt ans je réalise et produit des documentaires, j’ai longtemps travaillé pour la télévision grecque avant qu’elle ne ferme ses portes suite à la crise.

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Pourquoi le documentaire plutôt que la fiction ?
J’ai essayé mais le cinéma grec est un milieu très fermé qui, alors, acceptait mal « les étrangers » même si je suis « demi-grec » et si j’y vis depuis des années. Et puis, le documentaire me convenait parce que je pouvais raconter des histoires réelles. La fiction, d’autres le font mieux que je ne l’aurais fait. Sans compter que les gens que je filme sont souvent de meilleurs acteurs que les vrais ! Ils sont plus spontanés, ils sont vrais, ils ne jouent pas, ils sont et leurs répliques spontanées sont souvent inénarrables ! Je suis passionné par leurs histoires qui sont une richesse inépuisable.
Comment trouvez-vous vos sujets ?
Il suffit de regarder autour de soi et les sujets s’imposent d’eux-mêmes. Je rencontre des gens qui me parlent d’autres gens et ce qui est à la fois excitant est difficile c’est qu’on ne peut pas écrire de scénario : on prend une histoire et on va la suivre sans savoir quand ni comment elle va se terminer. C’est du cinéma-vérité, les choses se passent devant les caméras. Malgré cela, j’écris beaucoup car j’ai besoin d’avoir un guide pour mieux comprendre l’histoire qui se joue devant moi.
Le documentaire est en fait un art à part. Quelle différence avec le reportage télé ?
L’art du documentaire c’est à la fois de savoir ce qu’on veut faire et s’adapter à la réalité. C’est comme l’art de la guerre : on a un plan d’attaque, un dispositif , et puis il y a un général qui mène l’affaire mais qui, au fil du temps, doit s’adapter à la réalité sur le terrain. Pour un reportage c’est différent car d’abord, ça ne dépasse pas, en principe, les 45 minutes et puis l’approche est autre car on écrit avant de mettre en image et l’on est là seulement pour informer et donner son point de vue de journaliste. Le documentaire, lui, c’est une histoire dramatique avec des personnages qui sont porteurs de l’histoire. Pour le reportage, on montre, pour le documentaire, on démontre.

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Marco Gastine avec les équipes Six N’étoiles-Lumières du Sud

Et avec la fiction ?
Autre façon de faire : il y a une histoire écrite de bout en bout dont on connaît la fin. On sait donc d’avance ce qu’on va tourner . Une fois le scénario écrit, il faut le suivre même si souvent, on ne tourne pas les scènes dans l’ordre. Pour le documentaire, on ne connaît pas la fin et l’on est obligé de filmer dans l’ordre l’événement qui se déroule au jour le jour. Après, au montage, libre à nous d’interverser les scène dans une certaine cohérence.
Parlons donc de ce film « Prochain arrêt, Utopia »...
Je travaillais alors pour la télévision grecque où je réalisais des reportages sous le titre « Doc Ville » et j’étais toujours à la recherche d’un sujet. Je connaissais Apostolos qui avait été monteur sur l’un de mes films et je lui dit que je suis en quête de sujet. Nous sommes alors au début de la crise gracque. Quelques temps après il me parle de cette usine, le sujet m’intéresse mais je vois très vite qu’il déborde le cadre de ma série. Nous décidons alors d’en faire un film d’une heure trente pour le cinéma, lu,i réalisant, moi, produisant.
Cela s’est fait sans problème avec les travailleurs ?
Certains n’étaient pas chauds pour qu’on les filme et puis ils ont dit oui avec une condition : voir le film une fois monté et leur conseil d’administration déciderait alors de l’accepter ou non, d’enlever des scènes pour lesquelles ils ne seraient pas d’accord. Autre limite : ne pas les filmer dans leur intimité. On a joué le jeu malgré quelques inquiétudes, surtout pour ceux qui avaient mis l’argent sur le film. Et au final ils ont accepté le film tel qu’il était. Je vous avoue qu’on a été soulagé !

Depuis, Apostolos et Marco accompagnent le film partout, faisant connaître cette histoire exceptionnelle car c’est la seule entreprise en Grèce qui a réalisé ce tour de force, beaucoup d’autres ayant jeté l’éponge. Aujourd’hui, toujours dans l’incertitude de se voir retirer l’usine, malgré le président actuel qui, durant sa campagne, leur avait promis de les aider et qui jusqu’ici, ne l’a pas fait.
Vio.Me est en plein développement, la solidarité est toujours là dans plusieurs pays dont le France, l’entreprise a un site Internet qui rayonne partout et aujourd’hui leur réseau de vente s’étend en Europe, proposant des produits naturels qu’ils ont affiné depuis, s’étant structuré et continuant une lutte de tous les jours, soudés et sans patron, avec pour maxime : « occuper, résister, produire ». Et ça marche !

Jacques Brachet

BARCELONE (suite)
La Sagrada Familia, l’œuvre gigantesque d’un homme :
Antoni GAUDI

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Le Templo expiatorio de la Sagrada Familia (en français : Temple expiatoire de la Sainte Famille) est l’œuvre d’une partie de la vie d’un architecte catalan : Antoni Gaudi i Cornet, né en 1852.
Tout d’abord influencé par l’art néogothique et orientaliste, il se tourne très vite vers l’art nouveau.
A la fois artiste, technicien, visionnaire, il va trouver son style et l’imposer en mêlant, à ses immeubles, ses balcons, ses monuments, la céramique, le bois, le verre, la ferronnerie. Un style reconnu mondialement dont plusieurs de ses oeuvres sont aujourd’hui inscrites au Patrimoine Mondial de l’Humanité par l’UNESCO, dont la fameuse Sagrada Familia, qui sera l’œuvre de sa vie, commencée en 1882 et restée par lui inachevée, puisqu’il décède à Barcelone en 1926, écrasé par un tramway.

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Mais les travaux n’ont jamais été arrêtés puisque, suivant les maquettes qu’il avait construites (il n’a jamais fait aucun plan), l’œuvre continuera à se construire. Elle devrait être achevée en 2016, pour commémorer les cent ans de sa disparition.
Ce monument est aujourd’hui considéré comme le summum du modernisme catalan du siècle dernier même si, lorsqu’on le découvre, on peut y trouver un côté baroque évident, fait de symboles, de mysticisme et d’audace. La basilique a été consacrée par le pape Benoît XVI en 2010.
Au départ, Gaudi ne faisait pas partie du projet.
L’idée est née en 1881, de l’association des dévots de St Joseph, qui propose au philanthrope et promoteur Josep-Maria Bocabella d’élever une église dédiée à la Ste Famille, projet totalement financé par le denier du culte. Il choisit l’architecte Francisco de Paula del Villar y Lorenzo mais très vite, des désaccords apparaissent entre les deux hommes.
Débuté en 1882, le jour de la St Joseph, en 1883, c’est la rupture et voilà donc Gaudy qui entre en scène. Il a alors 31 ans et présente un projet plus ambitieux, à la fois moderne, humaniste et mystique, composé de cinq nefs, dix-huit tours, la plus haute étant dédiée à Jésus, cumulant à 172,5 mètres, trois façades représentant la nativité, la passion, la gloire.

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Il invente et utilise de nombreux moyens techniques. Son imagination est débordante pour construire « son » oeuvre qui mesure 120 mètres de long et 45 mètres de large, pour une superficie de 4500 mètres carrés, faisant de ce monument le plus grand et le plus haut de Barcelone, reflétant l’histoire et les mystères de la foi chrétienne.
Tout en continuant d’autres travaux, que l’on peut découvrir dans toute la ville, la Sagrada Familia sera l’œuvre de sa vie qui survivra après sa disparition.
Sachant qu’il ne pourrait la terminer, il laissa un nombre incroyable de maquettes faites au dixième, afin que les travaux puissent perdurer sans lui, sans savoir évidemment qu’il disparaîtrait plus tôt que prévu, le 10 juin 1926, écrasé par un tramway. Il sera, quelques jours après, enterré dans la crypte de la chapelle.
Il aura travaillé 25 ans sur ce monument.
C’est d’abord son assistant, Domenec Sugranes qui achèvera les tours, entre 1926 et 1936. En 1936, des anticléricaux catalans incendient son atelier dans lequel disparaissent nombre de ses maquettes. La construction dût s’arrêter pour ne reprendre qu’en 1914. Plusieurs architectes travailleront au plus près de ce qui restait des projets de l’artiste.
Les premières statues prennent place en 1990, grâce à un autre Josep-Maria : Subirachs. Elles provoquèrent une polémique, les critiques arguant qu’elles étaient trop contemporaines par rapport au style de Gaudi.

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La Sagrada Familia a été couverte en 2008 et ouverte au culte et au public alors que les travaux continuent. Lorsqu’on en fait le tour, on y voit les grues qui émaillent le ciel, travaillant sans cesse à l’élaboration de l’ouvrage dont la basilique, pour laquelle un permis de construire a été signé en 2018 entre le groupement et la mairie de Barcelone.
Ainsi peu à peu se réalise le rêve fou d’un génie imaginatif qui a laissé son empreinte dans toute la ville et dont l’œuvre majeure est ce monumental édifice qu’est la Sagrada Familia.

Reportage Monique Scaletta et Jacques Brachet

AUGUSTE ESCOFFIER ET ROGER VERGE ONT LEUR PLACE A MOUGINS !

Voici quelques jours, à Mougins deux plaques de rues ont été dévoilées en hommage à Auguste Escoffier célèbre cuisinier des rois et rois des cuisiniers, et Roger Vergé chef emblématique au5 étoiles du Moulin de Mougins, ayant exporté la Cuisine du Soleil sur les cinq continents.

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Autour du Maire Richard Galy, Jean-Noel Tramoni Conseiller Municipal (Ville de Villeneuve-Loubet) Michel Escoffier et Richard Duvauchel (Fondation Escoffier) et les Chefs de la région disciples d’Escoffier

Un moment fort en émotion, qui a permis à Richard Galy, Maire de Mougins d’évoquer le parcours incroyable de deux grandes personnalités à la fois visionnaires et ambassadrices de la cuisine française devant leurs proches Denise Vergé et Michel Escoffier, visiblement très émus de cet hommage rendu par la Ville de Mougins.
Mougins destination gastronomique, qui,  comme l’a rappelé le Maire, honore le talent des chefs puisque rues, ruelles et plaques, sont baptisées chaque année aux noms des plus grands qui ont fait l’honneur de parrainer les Etoiles de Mougins depuis leur création en 2006 (Roger Vergé, Paul Bocuse, Christian Willer, Marc Veyrat, Emile Jung, Eric Frechon, Anne Sophie Pic, Frédéric Anton, Christelle Brua, Philippe Conticini, Gérald Passedat, Thierry Marx, Daniel Boulud et Philippe Etchebest).
Première action d’un partenariat scellé entre la ville de Mougins et la Fondation Escoffier
Ce dévoilement de plaques de rues est la première action d’un partenariat touristique et gastronomique signé le 20 septembre 2018, entre la Ville de Mougins et la Fondation Escoffier. Ces deux entités ont en commun histoire et renommée gastronomique. Le Musée Escoffier de l’art culinaire perpétue l’image du célèbre cuisinier Auguste Escoffier ; Mougins célèbre Roger Vergé, chef emblématique qui l’a rendu célèbre. Forts de leur identité gastronomique, les deux parties se sont rapprochées afin de promouvoir leurs territoires par la mise en place de différentes actions visant à perpétuer et à faire rayonner leur image de destinations touristiques et gastronomiques, tant en France qu’à l’étranger.

indexAutour du Maire Richard Galy, Denise Vergé, et les chefs mouginois de gauche à droite : Basile Arnaud (Hôtel de Mougins), Nicolas Decherchi (Paloma), Didier Chouteau (L’Amandier de Mougins)

Opéra de Toulon – Festival de Musique de Toulon
Nuit du piano

Dans le cadre de « L’Hivernal 2018-2019″, l’Opéra de Toulon reçoit le Festival de Musique pour la quatrième année, la Nuit du piano sur le thème : « Paris 1900  » samedi 9 février de 17h30 à 23h30 à l’Opéra de Toulon avec quatre grands pianistes : Nathanaël Gouin, Fanny Azzuro, David Bismuth et Célia Oneto Bensaid.

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Nathanaël Gouin – David Bismuth

La Nuit du piano est une autre façon d’aborder la musique classique.
Un format de concert singulier : pas de récital ni d’artiste unique, mais quatre pianistes qui joueront huit fois trente minutes, et un récital découverte avec des étudiantes de l’IESM d’Aix-en-Provence
Le public pourra aussi se restaurer sur place, profiter de l’architecture conviviale de l’Opéra de Toulon et composer son programme…
Fanny Azzuro, quant à elle, animera une Master class qui se déroulera le vendredi 8 février de 17h à 19h au Foyer Campra de l’Opéra de Toulon
Programme :
8 récitals x 30 minutes / 15 minutes de pause entre chaque récital
Restauration proposée par Xerri Cheri, comptoir basque (formule à 12€), au Foyer Campra de l’Opéra. 3 horaires de repas au choix : 19h30-20h15 / 20h15-21h / 21h-21h45
Réservation avant le 4 février au 04 94 18 53 07 ou 04 94 93 55 45
Retransmission du concert en direct au Foyer Campra
17H30 / 18H : RÉCITAL DÉCOUVERTE
(Partenariat avec l’IESM, Institut d’Enseignement Supérieur de la musique d’Aix-en-Provence)
LÉA GARNIER : Gabriel Fauré  : Nocturne pour piano n°2 en si majeur, opus 33 n°2 / Nocturne pour piano n°3 en la bémol majeur, opus 33 n°3 / Barcarolle n°6 en mi bémol majeur, opus 70
FABIOLA BARTOLI ; Maurice Ravel  « Ondine », extrait de Gaspard de la Nuit / Gabriel Fauré :  Nocturne n°6 en ré bémol majeur, opus 63
18H15 / 18H45 : FANNY AZZURO : Claude Debussy Images I / Isaac Albéniz Iberia livre III (extraits El Polo, El Albaicín)
19H / 19H30 : NATHANAËL GOUIN : Claude Debussy  Préludes – Livre 1 (Danseuses de Delphes / Voiles / Le vent dans la Plaine / Les sons et les parfums tournent dans l’air du soir / Ce qu’a vu le vent d’ouest / La fille aux cheveux de lin / La sérénade interrompue / La cathédrale engloutie / La danse de Puck / Minstrels)

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Fanny Azzuro – Célia Oneto-Bensaid

19H45 / 20H15 : CÉLIA ONETO BENSAID : Maurice Ravel  Miroirs
20h30 / 21h : DAVID BISMUTH : Gabriel Fauré : Nocturne n°1 en mi bémol mineur, opus 33 / César Franck  Prélude, Fugue et Variation, opus 18 / Claude Debussy :  Suite « Pour le piano » (Prélude, Sarabande et Toccata)
21H15 / 21H45 : CÉLIA ONETO BENSAID : Claude Debussy  Préludes – Livre 2 (La puerta del vino / Bruyères / General Lavine – eccentric / La terrasse des audiences du Clair de lune / Feux d’artifice) / Estampes
22h / 22h30 : DAVID BISMUTH : Ernest Chausson  Sonate en fa mineur / Camille Saint-Saëns  Étude n°2 « Pour l’indépendance des doigts », opus 52 – Allegro Appassionato en ut dièse mineur, opus 70
22H45 / 23H15 : FANNY AZZURO & NATHANAËL GOUIN : Claude Debussy Petite Suite (extraits)  – Maurice Ravel Ma mère l’Oye  – Erik Satie  Trois morceaux en forme de poire – Nazareth  Tango brésilien « Odéon » (1910) – Zequinha de Abreu  Tango brésilien « Tico Tico no fubà » (1917.
Pour réserver vos places : Auprès de Béatrice au 04 94 18 53 07 à l’office du tourisme de Toulon
(Place Louis Blanc – Mardi, Mercredi et Vendredi de 13h à 17h)

Opéra de Toulon
Voyage musical dans les bois et… avec Charlot !

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Emmanuel Abbühl – Mzrc Trénel – Juliette Hurel – Raphaël Sévère

C’est en musique évidemment que l’Opéra de Toulon nous propose deux thématiques qui vont ravir les mélomanes, les cinéphiles et plus particulièrement les nostalgique d’un certain Charlie Chaplin plus connu sous le nom de Charlot.

INTO THE WOOD
La première escale, intitulée « Into the woods », nous est proposée le vendredi 8 février à 20 heures par l’Orchestre Symphonique de l’Opéra de Toulon, dirigé par Benoît Fromanger.
Cette soirée, présentée par Joël Nicod, réunira la flûtiste Juliette Hurel, le basson Marc Trénel-, le clarinettiste Raphaël Sévère et le hautboïste Emmaniel Abbühl.
Ensemble ils nous proposeront quatre concertos où chacun aura son moment de gloire : Juliette Hurel y interprètera le concerto pour flûte et orchestre de Jacques Ibert, Marc Trénel, le concerto pour basson d’André Jolivet, Raphaël Sévère, le concerto pour clarinette en la majeur, K622 de Mozart et Emmanuel Abbühl le concerto pour hautbois en ré majeur de Richard Strauss.
Benoît Fromanger
Né à Paris, Benoît Fromanger étudie la musique et de la flûte au Conservatoire de Paris avec d’éminents professeurs comme Roger Bourdin et Jean-Pierre Rampal.
Soliste de l’orchestre de l’Opéra National de Paris pendant dix années, puis de l’Orchestre Symphonique de la Radio Bavaroise, sous la direction de chefs d’orchestre comme Leonard Bernstein, Carlos Kleiber, Lorin Maazel, Bernard Haitink, Zubin Mehta, Carlo Maria Guilini, Daniel Barenboim…
Benoît Fromanger décide de mettre à profit ces expériences musicales et sociales et d’interrompre sa brillante carrière de soliste et musicien d’orchestre afin de se consacrer
exclusivement à la direction d’orchestre qu’il étudie avec Valery Gergiev et Rolf Reuter à la Hochschule de Berlin.
Toutes ces influences l’aident à développer sa sensibilité, son enthousiasme et sa musicalité.
Il se produit dans de nombreux festivals et concerts où il dirige entre autres l’Orchestre Métropolitain de Montréal, l’Orchestre Symphonique de la Radio diffusion slovène, l’Orchestre Symphonique de la radio suisse-italienne, la Philharmonie de Coblence, l’Orchestre Philharmonique de Nice, l’Orchestre National de Lille, l’Orchestre Philharmonique de Haïfa, les Concerts Colonne et Concerts Lamoureux (Paris), le Sinfonia Rotterdam, le Tokyo Symphony…
Benoît Fromanger a été nommé, en 2004, professeur à la Hochschule für Musik « Hanns Eisler » de Berlin. Il est, depuis 2011, directeur musical et chef d’orchestre principal de l’Orchestre Symphonique de Bucarest.

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Benoît Fromanger – Charlot Policeman

CHARLOT TOUS COURTS
Aujourd’hui, ces « Ciné-Concerts » sont devenus un rendez-vous incontournable de l’Opéra de Toulon. Le principe est de proposer des films muets et d’y appliquer une musique originale créée par un musicien et pianiste de talent, qui plus est toulonnais : Hugo Gonzalez-Pioli.
Cette année, c’est l’emblématique Charlot, qui a bercé l’enfance de nos ancêtres et même les plus vieux d’entre nous. Le génial Chaplin a interprété des centaines de films, longs et courts métrages et pour cette après-midi du dimanche 17 février à 14h30, notre ami Hugo a choisi de mettre en musique, accompagné par l’Orchestre Symphonique de l’Opéra de Toulon qu’il dirigera également, « Charlot Policeman », « L’émigrant » et « Charlot s’évade ».
Nul doute que le public aussi saura s’évader dans ses souvenir de jeunesse et apprécier la musque composée par Hugo Gonzalez-Pioli.

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HUGO GONZALEZ-PIOLI
Hugo Gonzalez-Pioli étudie aux conservatoires de La Seyne/Mer et de Toulon. Il se perfectionne ensuite au CNSMD de Lyon puis à Los Angeles dans la prestigieuse University of Southern California. En France, il commence sa carrière en composant pour des courts-métrages et en s’illustrant dans des concours de composition.
En 2016, il signe la bande originale du film Arrête ton Cinéma de Diane Kurys et en 2018, celle du film Demi-soeurs de Saphia Azzeddine et François-Régis Jeanne. Il travaille régulièrement avec l’Opéra de Toulon et le FIMÉ. Il compose une musique sur le court-métrage The Love of Zero (concerto pour basson) qui sera jouée par le Los Angeles Chamber Orchestra. En dehors de la musique à l’image, il compose pour des orchestres prestigieux tels que la Musique Principale des Troupes de Marines (De Cao Bang à That Khê créé aux Invalides) ou l’Orchestre Symphonique de l’Opéra de Toulon qui lui commande Poèmes de Guerres, pièce pour orchestre symphonique et soprano. Il dirigera de nouveau l’Orchestre Symphonique de l’Opéra de Toulon lors d’un ciné-concert Charlot, tous courts en février 2019. Pour ce dernier, l’Opéra de Toulon lui a passé commande les partitions de musique de film pour les courts-métrages de Chaplin.
Hugo Gonzalez-Pioli est compositeur en résidence à l’Opéra de Toulon pour la saison 2018/19.

JB