Archives mensuelles : octobre 2018

Aix-en-Provence – Samedi 20 octobre de 9h30 à 17h30
7ème salon Studyrama des Grandes Écoles
(Commerce, Ingénieurs, Art)

logo

Le salon Studyrama Grandes Écoles (Commerce, Ingénieurs, Art) d’Aix-en-Provence est le rendez-vous incontournable pour trouver sa Prépa ou sa Grande Ecole de Commerce, de Management, d’Ingénieurs ou d’Art. Il réunit toutes les formations admissibles après un Bac, une Prépa, ou un Bac+2/3, et d’aider les étudiants à trouver leur école dès le début de l’année scolaire.
Bachelors, PGE, Master, MS, MBA, MSC… Tous les programmes des grandes écoles seront représentés. De nombreuses grandes écoles (de commerce, d’ingénieurs, d’art …) et prépas seront présentes pour proposer des formations post-bac et en admission parallèle. Les visiteurs pourront ainsi s’informer sur ces cursus prestigieux, sur les modalités pour y accéder et découvrir les métiers auxquels ils préparent.
Dois-je intégrer une classe préparatoire ou une école post-bac ? Choisir directement un cursus en 5 ans ou intégrer un Bachelor en 3 ans ? Intégrer une école par la voie des admissions parallèles ou poursuivre en MS, Master 2 ou MBA ? Faire une formation en initial ou en alternance ? Quelles sont les différences entre les concours ? Les visiteurs trouveront les réponses à leurs interrogations lors du 7e salon Studyrama des Grandes Écoles (Commerce, Ingénieurs, Art) d’Aix-en-Provence qui réunira toutes les formations, admissibles après un Bac, une Prépa, ou un Bac+2/3. Avec plus de 5 200 visiteurs en 2017, cet événement est le rendez-vous à ne pas manquer pour trouver sa formation !

Aix_201018 (3)

Les « Plus »
Tout savoir sur les banques d’épreuves Des spécialistes renseigneront les visiteurs sur les classes préparatoires privées et les différents concours d’entrée des écoles. Le guide Studyrama des Grandes Écoles sera remis gratuitement à tous les visiteurs dès l’entrée du salon. Des conférences thématiques, animées par des spécialistes de l’orientation, sur des thèmes tels que l’Alternance, les Grandes Écoles… Moments privilégiés pour échanger et dialoguer, ces conférences apporteront des réponses pratiques à des questions clés. Le programme des conférences sera bientôt disponible sur Studyrama.com/salons/aix Ateliers d’Orientation Ton Avenir « Les 10 critères pour choisir sa grande école » Des conseillers Ton Avenir échangeront avec les étudiants pour les aider à trouver le type d’études et d’école les plus adaptés à leur profil.

Le salon
40 établissements présents : Prépas, Ecoles de commerce, Ecoles d’ingénieurs… – 5 200 visiteurs l’an dernier – 4 conférences
Centre de Congrès – 14 Boulevard Carnot – 13100 – Aix-en-Provence
Info pratique : invitation gratuite à télécharger sur Studyrama.com

Marcel AMONT : 90 ans l’an prochain
Bon pied, bon oeil, bonne plume, bon humour…
et toujours belle voix !

DSC00004

Il est né le 1er avril 1929… Après ça, l’on comprend son esprit facétieux !
Il traverse les décennies comme l’amie Annie Cordy, avec une pêche d’enfer. Les années glissent sur lui, il est toujours beau, svelte, ses cheveux sont blancs depuis si longtemps qu’ils font partie de cette silhouette longiligne qui devient, sur scène, un de ses atouts. D’autant qu’ils saute, danse et virevolte comme lorsqu’on l’a connu voilà…plus de 50 ans !!!
Il fait tellement partie de notre beau paysage de la chanson française que même nos grands parents parlent de lui. Lui, il rigole et à chaque concert il fait un malheur, tout comme lors de la tournée Age Tendre où il était plus jeune que nombre d’autres artistes qui avaient 20 ans de moins que lui. Il faut dire que, si sur scène il ne se ménage pas, il suit un régime draconien,
condition sine qua non pour continuer cette vie trépidante…
« Ordre de mon médecin après une petite alerte cardiaque… Mais rassurez-vous, tout va bien ! »
Il est disert, volubile et très heureux de vivre, de chanter, chose qu’il n’a jamais arrêté de faire, même durant « sa traversée du désert », où on ne le voyait plus à la télé, poussé par… ceux avec qui il partagea la vedette sur la fameuse tournée et qui, à leur tour, furent poussés par des petits nouveaux… qu’on retrouve aujourd’hui sur la tournée !!! Il en a beaucoup ri :
« J’ai trouvé ça très amusant que l’on se retrouve tous sur un même programme… C’est un clin d’œil du destin !
Ce qui me fait rire c’est lorsque j’entends des gens dire : « Oh la la… il a pris un sacré coup de vieux, celui-là » ! Mais finalement c’est le principe même de cette tournée : que sont-ils devenus ? comment sont-ils ? Le but est de faire entendre aux gens les chansons de leur jeunesse…. Et l’on vous parle d’un temps… comme disait son ami Aznavour !
Cet ami que l’on retrouve en duo avec lui pour ce nouvel album paru chez Universel où se mêlent anciennes et nouvelles chansons, anciennes et nouvelles voix puique, pour l’accompagner, il a réuni Charles donc, pour la chanson que celui-ci lui écrite et qui fait partie de ses plus gros succès : « Le mexicain ». Puis « Bleu, blanc, blond » autre grans succès revisité par les Nouveaux compagnons de la Chansons, recrée par Julien Dassin,fils de Joe et formé de chanteurs et comédiens vus dans diverses comédies musicales. Marcel est aussi l’un des seuls chanteurs à qui Georges Brassens ait écrit une chanson. C’est « Le chapeau de Mireille », qu’il reprend avec son « pays » de l’Ouest, Francis Cabrel. Participent à cet opus, Maxime le Forestier, auteur, avec Julien Clerc de la chanson « La galère », Alain Souchon de même avec « Viennois », François Morel (Monsieur) un certain Mathias fils de Marcel, né Miramon, et quelques autres. Pour ouvrir l’album une chanson d’Igit « Par-dessus l’épaule » qui donne le titre du CD et pour conclure, « Les moulins de mon cœur » de Michel Legrand.
Un bel album plein de souvenirs, sans aucune nostalgie et quel plaisir de retrouver ce magnifique artiste qu’on n’avait jamais perdu de vue.

artwork_5bab50f5dd3b8_511x9PJxg0L ma3

Le rencontrer est toujours un grand plaisir.
Marcel, vous avez commencé quand, exactement ?

Je suis « monté » à Paris en 51. J’avais un peu plus de 20 ans et je me destinais à un métier honorable », quelque chose comme enseignant . Mais très vite j’ai l’appel du théâtre puis de la musique et à 20 ans on me voyait plus sur les planches du conservatoire que sur les bancs de la fac. J’ai donc décidé de quitter Bordeaux où il ne se passait rien à cette époque et de tenter Paris. J’ai eu quelques années un peu dures mais j’ai commencé à percer en 56, date de mon premier Olympia, et je suis vraiment devenu une vedette reconnue avec quelques tubes (qu’on appelait alors succès populaires !)… en 60 ! Voyez, on n’en est pas si loin. Et voyez pourquoi ça m’a fait drôle de chanter aux côtés de ceux qui nous ont chassés !
En 60, je n’avais quand même que 30 ans mais avec leur arrivée j’ait fait office de « vieux briscard » ! Tout est relatif !
Et aujourd’hui, vous paraissez l’un des plus jeunes… Comment faites-vous ?
J’ai toujours fait attention à ma santé, à ma façon de vivre, de boire et de manger, à entretenir mon corps. Sans une certaine hygiène de vie, on ne tient pas longtemps dans ce métier et lorsque vous dites cela de moi ou d’Annie, ça prouve qu’il n’y a pas de secret !
Que pensez-vous du métier aujourd’hui ?
Il a complètement changé, c’est évident et je doute que nombre de tous ces chanteurs qui fleurissent en ce moment fassent de longues carrières Il y a une grande partie d’entre eux qui sont interchangeables et donc, ceux qui s’en sortiront, sont ceux qui ont une réelle personnalité, un réel talent. Il faut savoir que dans ce métier il n’y a pas de place pour tout le monde et qu’on ne peut pas lancer un chanteur comme un produit ménager, ce qui est aujourd’hui souvent le cas.
J’ai quatre enfants dont le plus jeune a plus de 30 ans. Il veut faire de la musique et, si je ne l’en empêcherai jamais, je lui dis : « Sois sûr de ton coup sinon, tu rejoindras le banc des oubliés ».

DSC00055 - Copie ma2

Vous n’avez jamais arrêté ce métier ?
Non, jamais et j’ai eu du bol car, lorsque les contrats se sont mis à se faire rares en France, j’allais chanter en Allemagne, en Italie et beaucoup plus loin car je chante en huit langues. J’ai animé des émissions et fait beaucoup de galas et de disques ailleurs, entre autres en Italie. J’ai beaucoup parcouru la planète. Même aux jours les plus difficiles, j’ai pu résister et subsister avec ce métier. Je n’ai jamais arrêté de vivre de la chansonnette et puis, j’avais un autre violon d’Ingres : écrire. J’ai toujours écrit des chansons, des textes, des livres, même si je ne me considère pas comme un écrivain. Si je n’avais pas chanté j’aurais peut-être pu être écrivain ou journaliste ».

Il aurait pu mais il l’est, écrivain, il quelques livres à son actif dont son autobiographie : « Il a neigé… ».
Vous avez mis du temps à sortir votre autobiographie !
Oh la la… Ca a été un long travail… C’est que je n’ai pas dix ans de carrière, mon bon monsieur !!! J’avais quelque deux mètres cubes de doc à compulser !
Lorsqu’il a été question que je fasse mes papiers pour ma retraite et faire valoir mes droits, ma femme a fait des recherches entre disques, programmes, articles de presse, documents divers… Après, il a fallu tout trier. Bien sûr que je ne raconte pas tout, il faudrait plusieurs volumes mais… il a fallu faire un choix ! Sans compter qu’il n’était nullement question que je raconte mes galipettes car ce n’est pas mon genre, même si je sais que ça plait au public »
Après cette autobiographie, il a continué avec un livre fort original tout simplement intitulé « Lettres à des amis ». Comme son nom l’indique, il nous offre, sous forme épistolaire, des bouts de vie partagés avec des artistes comme Serge Lama qui était en tournée avec lui lorsqu’il a eu son terrible accident, Michel Drucker, Pascal Sevran, qui ne l’ont jamais laissé sur le bord du chemin lorsque les télés ne l’invitaient plus, Georges Moustaki avec qui il fit ses débuts, Alain Souchon avec qui il a « souchonné » et qui lui a écrit une chanson, Brassens, vieux complice qui lui a offert « Le chapeau de Mireille », Jacques Brel qu’il a vu débuter… Evidemment, quelques-uns ont aujourd’hui disparu… Mais ça, c’est l’effet de l’âge car, » mon bon monsieur », si le Marcel sautille comme un jeune homme, il n’en a pas moins loin de 90 ans et certains de ses amis l’ont quitté, comme Charles Aznavour, il y a peu. Mais le joyeux drille n’est jamais dans le pathos. Tout dans l’émotion, lorsqu’il s’adresse à ses parents, ses enfants, sa femme, l’amitié, la fraternité. Souvent aussi dans l’humour et le dérisoire comme cette lettre à JFK ou celle, soit-disant écrite à George Sand par un amoureux de la langue française qui – et c’est un euphémisme ! – ne la maîtrise pas.
On pourrait toutes les citer car toutes ont leur originalité, leur clin d’œil, leur style et le Marcel, il a du style et il manie la langue française avec un rare bonheur.

M. Amont 1 - Copie

Lorsqu’on vous voit sur scène, on se rend compte de tous les succès que vous avez fait !
Pas tant que ça vous savez. Bon, c’est vrai, j’ai plus de 60 ans de carrière mais peu de grands succès populaires. J’ai sorti mon premier disque à 27 ans et il se trouve que j’ai eu, avec Gainsbourg, le grand prix du disque… sans tube ! le premier « Tout doux, tout doucement » est arrivé après, suivi de quelques-uns comme « Bleu, blanc, blond », « Le Mexicain » que m’a écrit Aznavour, « Le chapeau de Mireille » que m’a écrit Brassens, « Dans le cœur de ma blonde », « L’amour ça fait passer le temps »…. Je n’ai jamais fait « la chanson qui tue » mais je me suis toujours plus considéré comme un homme de scène. Lorsque j’ai vu Montand pour la première fois, j’ai été sidéré et je me suis dit : C’est ça que je veux faire »
Aujourd’hui vous nous offrez un nouveau disque !
J’ai toujours continué à écrire des chansons et c’est bien dans ce but mais surtout de pouvoir les chanter sur scène car aujourd’hui, qui achète les disques ? les croulants comme moi qui se rabattent sur leur jeunesse… Les jeunes achètent de moins en moins de disques et de plus, il n’iront pas acheter Marcel Amont. Mais mon désir de faire de nouvelles chansons vient du fait que je n’ai pas envie de toujours tourner en rond avec les mêmes succès que je chante depuis des décennies. C’est pour cela que je n’ai pas continué la tournée Age Tendre. Je ne crache pas dans la soupe, je suis très heureux d’avoir fait cette tournée mais j’ai besoin d’une autre nourriture et, sinon de remplir des Zéniths de cinq mille personnes, de remplir une petite salle de mille personnes. Je préfère chanter dans un théâtre ou en tournée seul, avec mon répertoire et non finir ma carrière sur un pot-pourri de quelques succès. C’est mon but ultime ».
Les surprises ne sont pas toujours mauvaises. Cet album est de ces imprévus qui se dégustent. C’est inespéré, je suis fou de joie »
Dont acte… avec ces quelques succès remaniée et « duotisés » pour la circonstance… à ne pas traiter par-dessus l’épaule !

Propos recueillis par Jacques Brachet
Photos Christian Servandier

Le Festival de Musique de Toulon et sa Région
L’Hivernal 2018-2019

A

Pour la 69ième édition du Festival de Musique de Toulon et sa Région grand changement dans son administration. Pour des raisons personnelles le Président Claude Pinet n’a pas représenté sa candidature aux élections statutaires, c’est Claude-Henri Bonnet, Directeur de l’Opéra de Toulon, qui a été élu à cette Présidence. Le Président Bonnet connaît bien la « maison » puisqu’il en a été le directeur artistique sous la Présidence de feu Henri Triscornia, et également sous la présidence de Claude Pinet. C’est dire qu’il n’y aura pas de hiatus dans la marche de ce grand festival. Le Conseil d’Administration voit l’arrivée de nouveaux membres auprès d’anciens.
Claude Pinet, très ému, vint faire ses adieux de président, rendant hommage à celui qui fut son mentor et le fondateur du festival, Henri Triscornia secondé par sa femme Jacqueline, réaffirmant combien il avait été heureux d’assumer cette présidence aidé des membres du bureau, des salariés et des bénévoles des Amis du Festival.

B C D
Claude Pinet – Claude-Henri Bonnet – Monique Dautemer

Claude-Henri Bonnet vint prendre sa place sur le podium aux côtés de la musicologue du Festival, Monique Dautemer. Après que le nouveau Président a fait l’éloge de son prédécesseur et de Ghislaine, et les remerciements d’usage, la présentation de l’Hivernal était lancée dans un savant duo, chacun des protagonistes ajoutant des détails aux propos de l’autre dans une sorte de ballet verbal érudit et joyeux.
L’Hivernal se déroulera du 10 décembre 2018 au 13 mai 2019 avec neuf grands événements menés par de très grands artistes dans différents lieux : Église Saint-Paul, Opéra de Toulon, Palais Neptune, Lycée Dumont d’Urville, Port des Créateurs.
Le 10 décembre, première avec le « Concert de Noël » du duo clavecin violon intitulé « Café Zimmerman » (nom du café où Bach jouait à Leipzig), pour du Telemann et du Bach.
Chaque concert porte un nom générique, une sorte de thème : De Vienne à Paris – Le concert des élèves du conservatoire de TPM – Piano 1900 – Les Saisons – Grand Piano.
Nous retrouverons la « Nuit du Piano » rallongée cette année, de 17h30 à 23h30 précédée d’une Master Class Publique de la pianiste Fanny Azzuro avec les élèves du Conservatoire TPM. L’occasion de voir comment s’enseigne la musique à haut niveau.
Chaque année le Festival mène une forte action pédagogique pour la gloire de la musique auprès de quelques 20 000 élèves du primaire au lycée.
Le Président annonça que le Conseil d’Administration envisage des réformes profondes qui seront annoncées en leur temps. Il rappela que les concerts symphoniques se dérouleront à l’Opéra entre le 15 septembre 2018 et le 4 ami 2019 sur des thèmes très porteurs.
En guise de conclusion il fit remarquer que peu de villes ont un tel programme de concerts de cette qualité.

E F G
Mateo Camivassa – Julia Lopiccolo – Nicolas Goudin

Ensuite place à la musique avec un concert donné par trois jeunes guitaristes du Conservatoire TPM, présentés par leur professeur : Mateo Camivassa en solo, Julia Lopiccolo en solo et en duo avec Nicolas Goudin sur un répertoire Tango Argentin. Nous avons admiré la maîtrise des doigtés et des accords de ces très jeunes musiciens dans l’interprétation de morceaux extrêmement difficiles à exécuter. Le public leur fit une longue ovation très méritée.
La présentation de l’Hivernal se termina par le traditionnel verre de l’amitié offert par les Amis du Festival.

thumbnail_P1010898
Le nouveau conseil d’administration présidé par Claude-Henri Bonnet

Serge Baudot

 

 

Renseignements : www.festivalmusiquetoulon.com – tel : 04 94 18 53 07

Point de vente : Office du tourisme de Toulon – place Louis Blanc – 83000 TOULON
tél : 04 94 18 53 07 – mardi & vendredi de 13h à 17h

Nice -17 – 20 octobre – Bibliothèque Raoul Mille
Exposition itinérante « Couleurs pour la paix »

Cérémonie : Vendredi 19 octobre à 16 heures, en présence de Jean-Luc Gag, Conseiller municipal délégué au patrimoine historique, à l’archéologie, aux archives, à la littérature, à la lutte contre l’illettrisme, au théâtre et à la langue niçoise et d’Antonio Giannelli, Président de l’Association « I Colori per la Pace »

thumbnail_image006

Cette semaine, la Ville de Nice accueille l’exposition itinérante « Couleurs pour la paix » organisée par l’association « I Colori per la Pace », qui soutient le Parc National de la Paix de Sant’Anna en Italie, fondé en 2000 à la mémoire des 560 victimes du massacre du 12 août 1944 à Sant’Anna.
L’objectif de cette exposition est de recueillir et transmettre les messages de paix d’enfants à travers le monde. Le dessin étant un langage universel et un des moyens d’expression de prédilection pour les plus jeunes, l’association a sollicité les écoles du monde entier afin que leurs écoliers dessinent des messages de paix.
En moins d’une année, l’association a reçu plus de 4000 dessins de 200 écoles provenant de 80 pays et représentant les 5 continents. Une partie de ces dessins, exposés dans de nombreux pays (Italie, Roumanie, Émirats arabes unis, Brésil, Ukraine…) mais aussi dans le cadre de la réunion du G7 en 2017, arrivent aujourd’hui à Nice pour être exposés à la bibliothèque municipale Raoul Mille.
Une délégation niçoise s’était rendue à Sant’Anna le 12 août 2016 pour la commémoration du massacre de 1944. Aujourd’hui, avec cette exposition, l’association « I Colori per la Pace » souhaite rendre hommage aux victimes de l’attentat du 14 juillet 2016 et porter un message de paix et d’espoir à Nice et aux Niçois.

Bibliothèque Raoul Mille – 33, avenue Malausséna – Nice . 04 97 13 54 28
Entrée libre mardi-mercredi-samedi 10h-18h – jeudi-vendredi 14h-18h

Toulon : La revue TESTE, véhicule poétique

thumbnail_lect2

Accueillie en ce dimanche matin 14 octobre 2018 par la Librairie Le Carré des Mots à Toulon la Revue Teste, qui se déclare véhicule poétique, présentait son 32ième numéro consacré cette fois uniquement à des auteures.
Dans son préambule Cédric Lerible prit soin de préciser qu’il ne s’agissait en rien d’un numéro féministe, que d’ailleurs il ne croyait pas à une écriture féminine en tant que telle, puisque toutes les lectures « en aveugle » montraient autant d’erreurs sur l’affirmation auteurs hommes ou femmes ; que l’écriture est le reflet d’une sensibilité, et qu’on sait qu’il y a en chacun de nous une part de masculin et de féminin, dont l’une peut être prépondérante sur l’autre quel que soit notre genre.
Il s’agissait simplement de « donner à lire des voix que nous (le collectif Parole d’Auteur) apprécions particulièrement et de mettre en évidence les singularités propres à leur naissance ».
Ceci posé la flûtiste Olivia Rivet imposait le silence par la voix de sa flûte afin d’occuper ce silence par sa musique. Excellente flûtiste qui joue des souffles, des sons de sa voix, de tous les moyens d’expression de cet instrument si proche de la voix humaine et des sons de la nature. Elle ponctua les lectures avec un à propos parfait.
Ce numéro 32 présente donc les œuvres de 20 auteures entourées par des dessins énigmatiques et des photos de quelques sculptures (pas moins de 20 œuvres) de Sophie Menuet, dont on a vu des expositions à Marseille, Aix en Provence, Villefranche sur Saône, Istres, Villa Tamaris Pacha à La Seyne sur Mer, et ce n’est pas fini…On doit aussi à Sophie Menuet les photos de ses œuvres, dans de splendides et luxueuses présentations pleine page.
Le choix des auteures est éclectique. Teste n’est pas une revue à thème, mais à chaque numéro la réunion d’artistes qui naît d’un écho entre les œuvres. Ces poètes viennent de différentes régions de France et du monde : Russie, Guatemala, Italie.

thumbnail_teste40 thumbnail_petitgoutte3mail

On pourra lire quelques textes bilingues, espagnol/français, russe/français. Nombre d’auteures étaient présentes à cette lecture pour faire vivre leurs textes avec beaucoup d’émotion. Et des voix d’hommes, celles de Patrick Sirot, Paul Antoine, Laurent Bouisset (traducteur de Regina Jose Galindo) firent entendre magnifiquement des textes de leurs consœurs absentes.
Une lecture riche et variée, qui permit d’entrer dans des univers, des écritures, des préoccupations et des thèmes différents, toutes œuvres bien ancrées dans le monde d’aujourd’hui.
La libraire «Le Carré des Mots» dans son nouveau lieu peut accueillir confortablement et convivialement artistes et public. Elle offre aussi le plaisir de déambuler à travers les livres, livres choisis avec compétente par les libraires Marion et Raphaël Riva, qui ont obtenu le label LIR (Libraire de Référence) dont le but est de faire reconnaître, valoriser et soutenir les engagements et le travail qualitatifs des libraires indépendants.

thumbnail_flutiste1 thumbnail_lectrice1 thumbnail_lectu1

Pour plus de renseignements sur la revue Teste voir <evasionmag.com> du 3 juillet 2016
Ce très beau numéro 32 de Teste avec une somptueuse photo de couverture de Raoul Hébréard est en vente au Carré des mots :
30 rue Henri Seillon – tel : 04 94 41 46 16.

Serge Baudot

Vincent NICLO : « Je suis un chanteur… hybride ! »

A

Vincent Niclo, c’est le charme, la gentillesse, le sourire qui en fait craquer plus d’une, la passion, la voix et le talent… Il y en a qui sont nés sous une belle étoile !
Mais il y a aussi son éclectisme car, depuis ses débuts, il n’est jamais là où on l’attend, il prend sans arrêt des chemins de traverse qui l’amènent chaque fois au succès, passant de la variété française avec Fiori, Obispo, Lama, puis à l’opérette avec un hommage à Luis Mariano. On le retrouve avec les chœurs de l’Armée Russe, puis crooner avec les Gentlemen ou encore chanteur d’Opéra avec Alagna, Domingo, Dessay, Miguenes, sans parler des comédies musicales comme « Autant en emporte le vent » ou « Les parapluies de Cherbourg » avec Michel Legrand avec qui il part en tournée jazz.
Et le voilà aujourd’hui chanteur et danseur de « Tango », voix suave, port de tête espagnolissime, regard noir…
Quoiqu’il entreprenne musicalement, il le transforme en succès et pourtant, il garde cette simplicité qu’on retrouve avec plaisir avec cet entretien qu’il m’accorde à Cultura à Plan de Campagne, où est en promo « show case – dédicaces ».

C H

« Vincent, pourquoi le tango ?
C’est une envie que j’ai depuis longtemps. J’ai toujours aimé les sonorités latines, j’adore Julio Iglesias, Pavarotti, Domingo lorsqu’il chantent du tango et lorsque j’ai fait « Danse avec les stars », on m’a dit que j’avais l’attitude d’un danseur de tango ! J’aime ces rythmes lancinants, sensuels et le tango est une danse, une musique qui ont traversé les décennies. D’ailleurs, tous les chanteurs ont un tango à leur répertoire. Le tango n’est jamais démodé. Souvenez-vous de Gotten Project. D’ailleurs, lorsque j’ai proposé ce thème à ma maison de disques, je n’ai eu aucune réticence, aucune difficulté à la convaincre. Et des copains comme Fiori et Slimane ou Obispo et Lionel florence,sont venus spontanément me proposer de m’écrire une chanson ! Et puis il y a eu le duo électro Sky Dancers à qui j’avais demandé une participation sans trop y croire… Ils ont en fait, fait tout le disque. Vous voyez, c’est en fait hyper branché !
Comment, avec tous les tangos existants, avez-vous fait votre choix ?
Vous savez, ce n’est pas nous qui choisissons une chanson, c’est la chanson qui vous choisit. Et si elle ne me choisit pas, je l’abandonne. Je voulais à la fois des classiques et des inédits, du français et de l’espagnol. J’ai fait une liste de classiques auxquels je pensais et des auteurs et compositeurs m’ont proposé des inédits. J’ai même écrit les paroles de « Libertango » devenu « Mi amor » un que j’aurais abandonné s’il n’avait pas été choisi. Il se trouve qu’il est arrivé dans le top 3 !
Justement, « Libertango » de Piazzola, a déjà eu deux versions : celle de Guy Marchand et celle de Grâce Jones. Vous avez préféré cette dernière !
Il y a là deux méthodes et faire un mélange des deux me paraissait difficile. Celle de Grâce Jones
me semblait plus sensible, plus exprimée. En fait, il y a deux chansons en une, l’une mettant en valeur le refrain, l’autre le couplet. Pour ma voix, j’ai choisi celle qui me convenait le plus.
Choisir de chanter ces chansons en français ou en espagnol… Dilemne ?
Non, pas vraiment, en dehors du fait qu’il est vrai que la langue espagnole s’adapte d’évidence mieux pour le tango. C’est plus musical, plus sensuel, ça dégage plus d’émotion. Mais je voulais que mon public s’y retrouve. J’ai donc fait la part des choses.
Depuis le début, Vincent, vous nous surprenez par vos choix éclectiques et inattendus !
Je vous avoue que je déteste faire à chaque fois la même chose car je m’ennuie très vite. Alors, par goût, par plaisir, par curiosité, j’essaie de me diversifié car j’aime toutes les musiques et je fais des essais. Je n’ai pas envie de m’enfermer dans un style. J’ai la chance d’avoir toujours eu cette liberté et surtout que mon public me suive car c’est vrai qu’à chaque fois c’est un risque de faire de tels écarts… quelquefois le grand écart ! D’ailleurs, j’ai encore d’autres idées !

G F E

J’ai lu quelque part que vous regrettiez qu’une certaine presse vous considère comme « ringard »…
C’est vrai, j’ai dit ça après quelques articles d’une certaine presse parisienne qui l’a écrit. Ca n’est jamais agréable à entendre mais en fin de compte, c’est ce que pense le public qui est important et de ce côté-là ça marche au-dessus de mes espérances. Et puis ce n’est qu’en France puisque ça marche aussi en Angleterre, en Allemagne et même en Russie… Alors, la presse parisienne !…
On me reproche, comme à d’autres, d’être un chanteur « à voix »… C’est un pléonasme car être chanteur, c’est bien avoir une voix, non ?
J’arrive aujourd’hui de Russie où j’ai chanté au Kremlin pour les 45 ans des Chœurs de l’Armée Rouge. J’étais le seul invité étranger, c’est une expérience incroyable et émouvante et un honneur. J’ai fait deux tournées avec eux et la première partie de Céline Dion qui a souvent eu les mêmes critiques que moi. Alors, si c’est ça être ringard, je veux bien continuer à l’être !
On se perd un peu dans votre parcours : chanson, télé, théâtre, cinéma… En fait, par quoi avez-vous commencé ?
Par l’opéra. J’ai fait mes classes à l’Opéra de Wallonie puis celui d’Avignon. J’ai donc au départ un parcours classique mais j’avais envie de faire d’autres choses et l’un de mes professeurs m’a dit que si je continuais à chanter l’Opéra, le « classique » prendrait le dessus. Comme une danseuse classique, qui a plus de mal à faire du contemporain. J’ai donc décidé d’être un chanteur « hybride », un 4xA, un chanteur tout terrain !
Et le reste ?
C’était pour payer mes cours. Il faut savoir qu’une heure de cours classique, c’est entre 150 et 200€. J’ai donc fait tout ce qui se présentait pour les payer : mannequin, défilés, photos, télé, cinéma, castings en tous genres…
Ce qui est drôle c’est que j’ai joué mon premier rôle avec… Guy Marchand, dans « Nestor Burma ». Puis ça a été « Sous le soleil »… en plein hiver et en plein froid !
Il y a eu aussi les comédies musicales…
Oui, « West Side Story », « Titanic », « Roméo et Juliette », « Autant en emporte le vent »… J’adore cette discipline qui allie musique, chanson, danse, comédie ». J’aime par-dessus tout entrer dans une histoire et, il y a cet esprit de troupe qui est formidable.

a07bb170c4a36161aa1f8f4859c19794_XL D

Et Michel Legrand aussi ?
Oui, qui m’a proposé « Les parapluies de Cherbourg ». Entrer dans son monde, chanter avec Nathalie Dessay a été un cadeau et la tournée que j’ai faite avec lui et un jazz band a été un grand moment de ma carrière.
Il y a encore eu « Danse avec les stars » !
Grande expérience mais aussi l’un des plus éprouvants moments de ma vie d’artiste car, en dehors des répétitions intenses et épuisantes, je faisais la promo de mon disque anglais en Angleterre, des galas en Allemagne et j’enregistrais un disque en studio. J’avais un planning de folie et je mangeais en voiture entre deux avions ! C’était hallucinant ! Mais je suis content de l’avoir fait… même si j’espère chanter mieux que ce que je danse !
Vous avez donc fait un album en anglais ?
Oui, il s’intitule « Romantique » et il m’a permis de devenir… animateur !
Racontez.
La BBC2 cherchait un animateur « hors circuit » pour présenter une émission sur la St Valentin. Grâce au succès du disque et à son titre, elle a fait appel à moi. Ça a très bien marché. On m’a alors appelé pour une deuxième émission puis sollicité pour animer une émission qui s’appelle « Carte Blanche », où je reçois des personnalités française connues en Angleterre. Ils voulaient Brigitte Bardot comme elle refuse tout, je pensais que ça ne se ferait pas. Elle a accepté et nous avons enregistré l’émission chez elle, à St Tropez. Une fois fait, elle m’a avoué qu’elle avait accepté parce qu’elle aimait mes chansons qu’elle écoutait. C’est un honneur pour moi. J’ai aussi fait Jane Birkin, Michel Legrand, Charles Aznavour… La BBC voulait Alain Delon. BB m »a dit « Je l’appelle ». Ca devrait se faire !
Avec tous ces termes abordés, je suppose que monter un spectacle est un peu difficile ?
Oui et ce ne peut être qu’un spectacle… « hybride » ! Alors j’ai imaginé le faire autour de ma vie d’artiste en racontant au public toutes les étapes de cette vie, de mes expériences , en espérant que ça les intéresse. En fait, ma vie est le fil conducteur et chaque chanson est un tableau, une facette de ce que j’ai fait.
J’ai toujours été très friand des coulisses de ce métier, de comment se font les choses. J’espère que le public aimera ça ».

B

Après cette heure d’interview, Vincent recevait 10 gagnants qui avaient concouru sur France Bleu d’Aix-en-Provence. C’est avec toujours la même gentillesse qu’il discuta avec eux, fit des photos et des dédicaces… avant d’aller faire son show case et à nouveau dédicacer avec la même patience, à la grande joie des fans venus nombreux le rencontrer.

Propos recueillis par Jacques Brachet
Photos Christian Perrin

Opéra de Toulon – Samedi 27 octobre 20h
Récital « Voix nouvelles » des lauréats 2018

Initié en 1988 par le Centre français de promotion lyrique (CFPL) et la Fondation France Télécom, aujourd’hui Fondation Orange, les trois précédentes éditions du concours »Voix Nouvelles » (1988, 1998, 2002) ont permis de révéler des chanteurs aujourd’hui reconnus sur la scène internationale lyrique comme Natalie Dessay, marraine de cette édition 2018.
L’objectif principal du concours est de détecter, auditionner et sélectionner de nouveaux chanteurs lyriques et de les aider dans la réussite de leur insertion professionnelle.
Il permet à de jeunes chanteurs, y compris ceux dont la formation ne s’inscrit pas dans un parcours dit «classique», de se faire entendre par des professionnels de l’art lyrique (directeurs d’opéras et de structures de productions, chefs d’orchestre, chefs de chant, metteurs en scène, agents artistiques).
Sa spécificité est d’aller à la rencontre des chanteurs en maillant le territoire : les pré-sélections sont organisées en région, grâce à la participation d’opéras « points relais » en France métropolitaine, mais aussi dans les départements ultra-marins, en Belgique, en Suisse et au Canada.
Ils étaient 607 candidats inscrits pour cette 4e édition, le 10 février 2018, ils n’était plus que 12 à s’affronter lors de la finale à l’Opéra-Comique à Paris.

CARPENTIER Helene -® Harcourt JESTAEDT-Caroline BRE-photo portrait

HÉLÈNE CARPENTIER soprano
Hélène Carpentier est l’une des artistes lyriques les plus prometteuses de sa génération : 1er Prix et Prix de la meilleure interprète du répertoire français du concours «Voix Nouvelles 2018», elle est désignée «Révélation Classique 2018» de l’ADAMI. En 2017, elle est lauréate du 1er Prix «Femme Opéra», 2e Prix «Mélodie Française», Prix Jeune Espoir, Prix du Public et Prix Spécial du Jury du 29e Concours International de chant de Marmande, Grand Prix et Prix de la meilleure interprète du répertoire italien du 3e Concours Opéra Raymond Duffaut Jeunes Espoirs d’Avignon, Prix Jeune Espoir du 2e Concours International de Chant Robert Massard de Bordeaux.
Pianiste et flûtiste de formation, elle étudie d’abord le chant à Amiens. Admise en 2015 au sein du choeur d’adultes de la Maîtrise Notre-Dame de Paris, elle intègre le CNSM de Paris dans la classe de Marcel Boone. Durant ses études, elle chante sous la direction de chefs tels que Laurence Equilbey, Paul Agnew, David Reiland, Lionel Sow, Yann Molénat et Bruno Cocset : elle est soliste des cantates de Bach, chante Hanna/Die Lustige Witwe et Gabriel/La Création et participe à la création du Laudes Creaturarum d’Arthur Oldham à la Philharmonie de Paris. Elle invitée par l’Opéra de Rennes dans le cadre d’un «Révisez vos classiques !» consacré à Roméo et Juliette de Gounod et se produit au Festival au Bolchoï de Minsk.
Durant l’été 2018, elle se produit à «Musiques en fête» aux Chorégies d’Orange et lors de concerts au Festival Debussy à Argenton-sur-Creuse, aux Musicales du Luberon, à Volcadiva, aux Musicales de Pommiers et au Festival de la Haute-Clarée. Parmi ses projets : un «Hommage à Gabriel Fauré» à l’Auditorium de Bordeaux, Albina /La Donna del Lago à Marseille, Gabriel/La Création avec l’Orchestre national de Lorraine ainsi que Micaëla/Carmen à Rouen et au Théâtre des Champs-Elysées. Hélène Carpentier est soutenue par le Fonds de Tarrazi ainsi que par la Fondation Meyer en 2016.
CAROLINE JESTAEDT soprano
Née à Bruxelles, la soprano franco-allemande Caroline Jestaedt étudie au Conservatoire royal de Bruxelles. Elle se perfectionne ensuite à l’Académie de musique Hanns-Eisler de Berlin avec Janet Williams et Michail Lanskoi, étudie le bel canto avec Peter Berne, le lied avec Wolfram
Rieger et l’opéra avec Julia Varady. Elle entre en 2014 à l’Académie de musique et des arts du spectacle de Vienne dans la classe de chant de Claudia Visca et les classes de lied et oratorio de Robert Holl et Florian Boesch. Elle se spécialise ensuite dans le domaine de l’opéra lors de sa dernière année de master (2016). Elle a récemment rejoint le Studio de l’Opéra national de Lyon.
En 2007, elle fait ses débuts dans Die Zauberflöte à la Monnaie, elle y retourne en 2011 et 2014 pour Cendrillon et Les Mamelles de Tirésias. Elle participe à de nombreuses productions dans les conservatoires et universités qu’elle fréquente : Adele/Die Fledermaus, Nanetta/Falstaff, Anna Reich/Les Joyeuses Commères de Windsor, Blondchen/L’Enlèvement au Sérail, La petite Renarde rusée. Elle est invitée à la Schubertiade Dürnstein (2016-2017) et au Festival international de lied de Zeist (2016-2017-2018).
En 2016, elle participe au projet Songbook en collaboration avec Arte et l’ORF (Radiodiffusion autrichienne) et chante en soliste au Festival Allegro Vivo (Basse-Autriche).
En 2018, elle est la voix du ciel/Don Carlos (mise en scène de Christophe Honoré) à l’Opéra national de Lyon et la fée/Pinocchio de Philippe Boesmans (mise en scène de Joël Pommerat) à l’Opéra national de Bordeaux.
AMBROISINE BRÉ mezzo-soprano
Ambroisine Bré intègre le Département Supérieur pour Jeunes Chanteurs Professionnels du CRR de Paris, puis en 2013, le CNSMDP dans la classe d’Yves Sotin et se perfectionne auprès de Michel et Emmanuel Plasson, Sophie Koch, José Van Dam, Teresa Berganza, Christophe Rousset, Anne le Bozec, Jeff Cohen, Dietrich Henschel, Fritz Schwinghammer, Susan Manoff, Christoph Pregardien. En 2015, elle est Chérubin/ Le Nozze di Figaro lors d’une tournée en France. Elle chante le Requiem de Donizetti au Festival de Saint-Denis. En 2016, elle chante aux côtés de Sabine Devieilhe, Robert Getchell et Alain Buet dans un programme autour de Brahms dans le cadre des Musicales de l’Orne. En 2014, elle se distingue lors du Concours International de Marmande en obtenant le prix Jeune Espoir, le 2e Prix mélodie et le 2e Prix opéra, puis le Prix d’Excellence du Concours de l’UPMCF 2016. Elle est lauréate de la Fondation Royaumont. Elle remporte quatre prix au concours Paris Opéra Compétition 2017 lors de la soirée « Les Mozart de l’Opéra » au Théâtre des Champs-Élysées. En 2017, elle chante dans Alceste de Lully au Festival de Beaune avec Christophe Rousset et participe à l’enregistrement de l’oeuvre. On l’entend au Festival de Colmar lors d’un concert en hommage à Michel Plasson. Plus récemment, elle est soliste dans La Nuit de Walpurgis de Mendelssohn avec l’orchestre de Paris. Avec sa pianiste Qiaochu Li, elle remporte le Grand Prix Duo du concours international Nadia et Lili Boulanger. Elle chante dans Vanda de Lionel Ginoux à Reims puis Avignon, elle est Sesto/La Clémence de Titus sous la direction de Marc Minkowski à Prague. Dernièrement, elle chante dans un programme autour de l’oeuvre de Cavalli sous la direction de Leonardo Garcia Alarcon. On pourra également l’entendre cet été au Festival de Radio France de Montpellier dans un programme de mélodies Françaises, à Orange pour le concert de l’Adami, ainsi qu’au Festival de Menton dans Actéon de Charpentier ainsi que dans Didon et Enée avec Christophe Rousset.
Ambroisine Bré est également Révélation classique de l’ADAMI 2017.

Mathieu Pordoy piano

St Cyr sur Mer
Les cigognes au pays des cigales !

GRAND MARCHÉ DE TERROIR ET DE NOËL ALSACIEN – 14e édition
DU VENDREDI 12 OCTOBRE A 15H AU DIMANCHE 14 OCTOBRE 2018 A 18H
Boulodrome Henri Salvador – Centre-Ville/parkings gratuits à proximité

thumbnail_image001

Les Cigales accueillent pendant trois jours festifs leurs amies Cigognes sur le Boulodrome Henri Salvador, en centre-ville.
Une vingtaine de stands tenus par des Alsaciens offrent un bel éventail de produits du terroir et spécialités alsaciennes : charcuterie, lard, palette fumée, viande fumée, fromages, biscuits, pains d’épices, nougat, bretzels, kougelhopfs, crémantaises, bredeles, gâteau Hansi, tartes flambées, tartines, pains de campagne, tartines au Munster, burgers alsaciens…confiture, miels, jus, nectars, foies gras, vins d’Alsace, bières artisanales, poteries et moules, préparation pour pâtisserie, nappes, linge de maison, décoration, épices et herbes aromatiques… de quoi se régaler sur place ou à emporter et offrir de jolis présents à quelques semaines de Noël.
Les visiteurs ont la possibilité, outre de flâner, de se restaurer sur place grâce aux espaces de convivialité dressés pour l’occasion. Des animations sont prévues tout le week-end pour occuper les enfants pendant que les grands savourent leurs spécialités alsaciennes.
La convivialité se poursuit tout le week-end sous chapiteau avec d’une part, le grand loto des Cigognes et des Cigales qui offre la possibilité de gagner de nombreux lots de qualité et d’autre part, avec la dégustation de choucroute faite par un maître artisan alsacien les vendredi et samedi soir ainsi que samedi et dimanche midi (20€ : choucroute, forêt noire, café / Billetterie du 9 au 12 octobre, chalet parking Gabriel Péri de 9h à 12h et de 15h à 18h / Service Vie Locale et Associative 04 94 32 19 46 / Office de Tourisme 04 94 26 73 73 / sur le marché alsacien à compter du 12 octobre à 15h).

IMG_1806 IMG_1752

Programme :
Vendredi 12 octobre
15h : Ouverture du marché
18h30 : Inauguration et vin d’honneur en présence du groupe folklorique «Les Coquelicots » et de l’Orchestre d’Harmonie « Le progrès Musical » de Saint-Cyr-sur-Mer
20h : Repas alsacien sous chapiteau – Ambiance musicale
Samedi 13 octobre
9h – 21h : Marché alsacien
12h30 : Repas alsacien sous chapiteau – Ambiance musicale
20h : Repas alsacien sous chapiteau – Ambiance musicale
Animations enfants
Dimanche 14 octobre
8h – 18h : Marché Alsacien
11h30 : Tirage de la tombola (corbeille garnie à gagner)
12h30 : Repas alsacien sous chapiteau – Ambiance musicale
15h30 : Grand loto des Cigognes et des Cigales sous chapiteau
Animations enfants

Service animation : 04 94 26 26 22 – Office de Tourisme : 04 94 26 73 73
www.saintcyrsurmer.fr

MICHEL FUGAIN :
« Je chante pour le public,, pour partager… »

F

Michel Fugain, c’est une boule d’énergie.
Il déboule sur scène avec une pèche pas possible et une joie qu’on ressent aussitôt.
Et aussitôt, il va enchaîner succès sur succès… 50 ans de chansons et ce jeune homme de 76 ans nous en fout plein les yeux et les oreilles. Il est terriblement et pour toujours ancré dans la chanson française car il a fait des chansons inoubliables.
En dehors du fait qu’aujourd’hui il a les cheveux cours, blancs et qu’il est imberbe, il est aussi svelte et léger qu’au temps du Big Bazar où il avait barbe et cheveux longs bruns !
Il bouge, il danse, il virevolte et nous raconte sa vie à travers ses chansons. Et le public de tout âge vibre avec lui et reprend en chœur ses refrains.
Il y a une totale osmose entre lui, ses musiciens et ce public.
Je l’ai rencontré aux Studios de la Victorine à Nice alors qu’il avait son école et que se préparait le Big Bazar. C’est dire que ce n’est pas d’hier ! Après la tournée que je fis avec ce groupe enfin monté, nous nous revîmes épisodiquement, lorsque ses galas l’amenaient dans la région. Toujours avec cette même amicale chaleur qui fait partie de lui.
Avec Véronique Aïache, fan de la première heure, il s’est confié en toute liberté, en toute pudeur aussi car Michel est un être pudique, qui cache ses peines (la perte de sa fille, son divorce) derrière un sourire toujours rayonnant, une énergie folle. Il sait se reconstruire, ce qui ne lui fait rien oublier mais c’est ce qui fait qu’il continue son chemin, aux côtés de Sanda aujourd’hui, qui est un appui essentiel, indissociable de lui. Dans ce livre « En confidence » (Ed flammarion), il confie de belles choses à Véronique, comme cette phrase : « Dans sa globalité, la vie est difficile et cruelle mais elle est aussi enchanteresse. Il faut la vivre telle qu’elle est ». Même s’il dit encore : « L’attitude que j’ai eue à la mort de Laurette et que j’ai encore, je la dois à mon instinct de survie. J’ai dit, je répète et j’affirme que j’ai reçu un coup de sabre japonais qui m’a coupé en deux »…
Dan ce livre, il se révèle juste ce qu’il faut pour comprendre que ce bonhomme est exceptionnel de gentillesse, de simplicité et d’optimisme… malgré tout.
Il y a quelques temps, nous avions pu bavarder un long moment.

C D

« Le public, me confiait-t-il – est ce pourquoi je fais ce métier et je suis content lorsque je le vois heureux et attentif. Je lui raconte une histoire, mon histoire et lorsque je vois qu’ils me suit, je trouve ça… gouleyant ! Ils m’envoient une telle tendresse ! Aussi je donne pour recevoir ça !
Tu tournes tout le temps, Michel ?
Oui, tant qu’on me demande et surtout parce que j’aime ça et qu’avec avec mes musiciens, on est une équipe soudée. Ils ont besoin de travailler et surtout, je ne reste jamais très loin d’eux car je ne voudrais pas que cette complicité, cette amitié, se délitent. Nous avons besoin d’être ensemble.
L’on est étonné, en voyant ton spectacle, du nombre de succès que tu as accumulés… et que les gens n’ont pas oubliés et chantent avec toi…
Parce que ces chansons sont entrées dans la mémoire collective. Ce sont des chansons populaires – et le mot n’est pas péjoratif ! – qui sont étroitement liées à la société de cette époque. Aujourd’hui, tout le monde se regarde le nombril et si ça continue, il n’y aura plus de chanson populaire.
Mes chansons évoquent une époque essentiellement heureuse où tout semblait facile, sans problèmes. C’était une époque porteuse d’espoirs. Les gens s’accrochent à ces chansons, le feu n’est pas éteint… il suffit d’une étincelle…
Toi qui fut un précurseur des comédies musicales à une époque où ça n’était pas la mode (Un enfant dans la ville), aujourd’hui que c’est redevenu « tendance », n’as-tu pas envie de t’y recoller ?
Depuis déjà longtemps je suis sur un projet musical autour de l’œuvre d’Edmond Rostand « Chanteclerc ». Là encore, gros challenge car je garde les merveilleux alexandrins de l’auteur !
Et si ce n’était pas si démodé, je dirais que ce serait plutôt une opérette qu’une comédie musicale où tout est chanté. Moi j’y veux le texte, la musique, la théâtralité. A te dire vrai, c’est assez ardu à monter et je ne le fais pas parce que c’est la mode !

B A

Pas facile à monter dans le show biz d’aujourd’hui…
Le show biz ? c’est aujourd’hui devenu un sous-métier et je m’en éloigne au galop. Je ne suis pas prêt à accepter leur diktat parisien car ce sont des freineurs de projets qui ne savent parler que de marketing. L’artistique, ils ne savent même pas que ça existe !
Alors ?
Alors je ferai ça pour la télé. Ce sera plus facile. Mais ça se fera !
Tu n’aimes pas la tournure qu’a pris le métier ?
Bien évidemment ! Aujourd’hui un chanteur n’est plus considéré comme un artiste mais comme un produit qu’on lance, qu’on presse et qu’on jette. Les jeunes sont formatés, tout comme les radios, ce qui fait qu’il y a de moins en moins de chanteurs et de chansons populaires. Chaque radio a une spécificité et du coup, aujourd’hui, un chanteur a du mal à se faire entendre de tous. Quant à nous, ceux de ma génération, nous sommes interdits d’antenne ! Tout juste si l’on nous appelle pour une soirée nostalgie ou caritative et on doit chanter pour la dix millième fois « notre tube » !
Tu es nostalgique des années Big Bazar, que j’ai un peu partagées avec toi sur les routes ?
Je n’aime pas être nostalgique mais dans ces années-là on rêvait d’espoir et on le faisait partager. Et puis les marchands sont revenus et ça a été le commencement de la fin. Aujourd’hui on oublie l’être humain, on ne voit que l’image et l’argent et si ça ne change pas, c’est la mort de la chanson populaire.
C’est ce qui te fait continuer à écrire et chanter des chansons ?
Je ne fais pas des chansons pour moi mais pour le public, pour communiquer, pour partager. Sinon ce n’est pas la peine. Et si l’artiste oublie ça, il meurt ! »

Propos recueillis par Jacques Brachet
Michel est en tournée avec « La causerie musicale » où il mêle chansons et souvenirs.
Lundi 26 mars 20h30, Casino du Colombet à Sanary

La Ciotat – L’Eden : 113 ans… + 5 ans !

010

C’est en effet en 1899 que les Frères Lumières ont créé le premier cinéma du monde avec ce fameux train entrant en gare qui a fait frémir nombre de spectateurs se voyant déjà écrasés par lui !
L’Eden, donc, fait aujourd’hui partie des monuments historiques mais durant une période, il est tombé en ruine. Il a fallu toute la volonté d’une Mairie qui voulait le voir renaître de ses cendres. et grâce à son maire, Patrick Boré et son adjoint aux affaires culturelles, Jean-Louis Tixier, voici 5 ans, tout neuf, tout rouge, tout pimpant, il a ré ouvert ses portes aux spectateurs.
5 ans, ça se fête et c’est ce qui s’est passé ce mardi 9 octobre où une soirée fut offerte aux Ciotadins . Soirée en deux parties où en prélude, Jean-Louis Tixier présenta des films souvenirs, des films familiaux, des films d’archives d’une ville qui a connu ses hauts et ses bas, d’un chantier qui a périclité avant de renaître lui aussi, de deux guerres qui l’ont blessée et qui s’est toujours relevée, devenant aujourd’hui la ville du cinéma grâce aux frères Lumière, à Michel Simon qui y a vécu, grâce aussi à des gens comme le réalisateur Olivier Dahan, dont on va reparler.

002 006
Sous le regard des frères Lumière – Jean-Louis Tixier et son équipe

Ce film est fait de petits films auxquels nombre de ciotadins ont participé en fouillant dans leur greniers, retrouvant des instants de vie familiale, de témoignages, aidés aussi par la Fondation Gaumont-Pathé qui a retrouvé quelques archives et les ont offertes à la Mairie.
Jean-Louis Tixier en a fait bon usage en collaboration avec Thierry Mabily, responsable des archives de la ville, André Simien, président du Ciné Club Amateur de Provence et Georges Véra, photographe, caméraman, technicien numérisation, président de l’association Tout Visuel. Ils ont réalisé un travail colossal et déjà imaginé deux films, un troisième étant en préparation.
Nous avons pu découvrir le second, courant sur la période de 1911 à 1960, avec entre autres, le lancements de grands paquebots, des images inédites de la Libération de la Ciotat, des images de Ray Ventura inventant le clip, sur le succès « Qu’est-ce qu’on attend pour être heureux », tourné à la Ciotat et des images émouvantes de Michel Simon se promenant dans la ville, se baladant en bateau, recevant Henri Langlois alors président de la Cinémathèque, les premiers communiants, les mariages, les parties de boules lyonnaises avant de devenir la pétanque… Bref , 50 ans d’une vie de tous les jours avec ses épisodes dramatiques, drolatiques et très émouvants pour les anciens qui ont retrouvé des souvenirs pas si lointains.

007
19242971.jpg-r_1920_1080-f_jpg-q_x-xxyxx 19242975.jpg-r_1920_1080-f_jpg-q_x-xxyxx

Après un apéritif succinct, Jean-Louis Tixier recevait un réalisateur né à la Ciotat : Olivier Dahan, réalisateur de « La Môme, « Les rivières pourpres », « Grâce de Monaco », mais aussi réalisateur de nombreux clips pour Mylène Farmer, Renaud, Cabrel, Zucchero, France Gall, les Cranberries et bien d’autres. Il fut aussi le metteur en scène de l’opéra-rock « Mozart ».
Il nous présenta, avec toujours son éternelle casquette vissée sur la tête, un film tourné en 2010 aux Etats-Unis « My own love song » en version sous-titrée, réunissant René Zeelweger, Forest Whiteker, Nick Nolte… Un film très émouvant et très musical.
A noter que l’Eden a reçu mercredi 26 septembre à Deauville, lors du 73e Congrès de la Fédération Nationale des Cinémas Français, une mention spéciale du prix CNC de la salle innovante 2018 en présence de Frédérique Bredin, présidente du CNC – Centre National du Cinéma et de l’image animée.
Le jury, présidé par Laura Smet a tenu à récompenser l’Eden à travers son exploitant Michel Cornille, Président des Lumières de l’Eden, pour sa capacité à allier tradition et modernité à travers la mise en valeur résolument moderne d’un patrimoine historique exceptionnel.
Une belle reconnaissance pour le plus ancien cinéma du monde à la veille du 5e anniversaire de sa rénovation, que Michel Cornille a tenu à partager avec toute l’équipe de l’Eden, salariés et bénévoles, ainsi qu’avec ses partenaires et les adhérents des Lumières de l’Eden.
Une belle soirée encore, au cours de laquelle Jean-Louis Tixier a lancé un appel à tous ceux qui pourraient avoir, sommeillant dans leurs greniers, des films familiaux qui sont le témoignage de nombreuses vies mais surtout un patrimoine qu’il faut garder, protéger, rénover afin que celui-ci ne parte pas dans les oubliettes.

ZOOM La Ciotat 2018 copie

Jacques Brachet