Archives mensuelles : mai 2018

Six-Fours
Au Six N’Etoiles… comme à Cannes !

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Cate Blanchet, présidente  et Martin Scorcese déclarent ouvert le 71 ème festival de Cannes

Mardi soir, le festival de Cannes s’ouvrait… à Six-Fours !
Explication : comme chaque année, la direction du Six N’Etoiles organise, pour ce grand événement, la montée des marches. Montée beaucoup plus modeste mais avec tapis rouge, s’il vous plait où après s’être fait photographié par… trois photographes, le public s’installait pour voir en direct la vraie montée des marches et la cérémonie d’ouverture sur grand écran.
Mais cela ne s’arrêtait pas là puis que Paul Bertin, le grand ordinateur de cette soirée, nous offrait à la fin de la cérémonie, un verre de champagne, avant ne l’on rejoigne la salle pour assister en direct comme à Cannes, au film d’ouverture.

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Il s’agissait du film d’Asghar Farhadi « Everybody knows » avec le couple vedette, à la ville comme à l’écran, Penélope Cruz et Javier Bardem.
Un film un peu étrange, entre thriller et film d’atmosphère où, à l’occasion du mariage de sa sœur, Laura (Pénélope Cruz) revient en Espagne avec ses enfants, son mari Alejandro (Ricardo Darin) n’ayant pu l’accompagner. Elle y retrouve entre autre Paco (Javier Bardem, avec qui elle eut une liaison.
Au cours du mariage, sa fille est enlevée avec demande de rançon à l’appui. Pour ne pas prévenir la police, Paco mène l’enquête et très vite, le secret de famille dont personne ne parle mais que tout le monde croit connaître, à savoir que la fille est celle de Paco va orienter le ou les coupables vers la famille. Mais la famille étant nombreuse quels pourraient être les coupables de cette machination ?

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Jusqu’au bout la suspicion va de l’un à l’autre car beaucoup d’entre eux peuvent, pour différentes raisons, être les auteurs de l’enlèvement.
En cela le film est intéressant car il nous retient en haleine jusqu’aux dernières images. Par contre, il y quelques longueurs et certaines scènes sont maladroitement filmées.
Les trois comédiens principaux sont par contre, parfaits chacun dans son rôle, Pénélope Cruz en mère éplorée, Javier Bardem en meneur d’enquête qui a toujours un sentiment pour Laura et est prêt à tout pour sauver sa fille lorsqu’il apprend qu’il en est le père et Ricardo Darin, qui joue sur le fil de l’ambiguïté, puisque père de substitution, mari bafoué ou tout simplement père accablé ?
Après ce film quelque peu oppressant, le sourire revenait à cinq spectateurs dont le tirage au sort de leur billet les désignaient comme gagnants de places de cinéma.
A noter que sur les invitations à cette soirée, il avait été demandé aux spectateurs de venir en tenue de gala. Mais Six-Fours n’étant pas Cannes, peu d’entre eux s’y plièrent. Par contre, voir Paul Bertin « encravaté » était une grande première et tout son personnel et les élèves de la section accueil du lycée de la Coudoulière avaient joué le jeu et étaient beaux comme des soleils !

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Ce fut une belle soirée cannoise… sous le ciel de Six-Fours !

Jacques Brachet

Sanary ou la vie en ros…é
sur le plus beau marché de France !

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Si Toulouse avait vu ces jours-ci Sanay, elle aurait pâli tant la ville avait revêtu ses habits roses annuels de la manifestation « Just Rosé » !
Entre pluie et soleil, le rose a donc dominé pour la sixième fois, le vin a coulé sans modération, les domaines et châteaux ont pu faire apprécier leurs millésimes sur un port où il était difficile de faire un pas. Quant aux voitures, n’en parlons pas, tous les parkings affichaient « complet » et si l’on ne venait pas à l’aube, entre les bouchons (qui n’étaient pas millésimés, eux !) et le manque de place, on mettait des heures pour se garer quelquefois fort loin.
La rançon de la gloire !
L’an dernier, près de 60.000 personnes ont investi la ville, cette année sûrement, le record aura été battu tant le succès de cette manifestation a dépassé la commune, le Var, les départements limitrophes, sans compter les réseaux sociaux qui ont été inondés de photos roses !

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L’an dernier, nous avions eu une ville toute décorée de ballons roses, de parapluies roses. Cette année, plus sagement, elle fut décorée de rubans, toujours roses évidemment mais peut-être de moins bel effet.
120 bénévoles repérés par leur tee-shirt « Just rosé » se sont démenés comme de beau diables roses, toujours avec le sourire, pour répondre au questions, aider les gens et leur distribuer ce verre aujourd’hui devenu collector. Et 70 exposant ont prouvé que notre terroir sait donner de beaux produits, nos vins en l’occurrence.

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Emilie PARRA, pour voir la vie en rosé.
Mais à la boutique, l’on pouvait découvrir, outre les verres, des mugs, des tee-shirts, des tabliers, des stylos, des tire-bouchon, des bouchons avec le logo « Just Rosé » mais aussi avec une très sympathique affiche signée Emilie Parra.
Elle est illustratrice free lance, vit à Six-Fours et, toute souriante, cette jolie maman est heureuse et fière de voir sa belle affiche illustrer cet événement.
Comment a-t-elle été choisie ?
« Tout simplement – m’explique-t-elle – en ayant été contactée par le syndicat des commerçants qui avait vu mon travail sur mon blog.
Comment vous est venu ce talent et cette envie de faire ce métier d’illustratrice ?
J’ai toujours aimé dessiner et en 2014, j’ai créé un blog pour montrer ce que je faisais. Dès la première semaine, j’ai commencé à avoir des commandes. Aujourd’hui, je travaille pour des magasins de modes, pour de grandes marques comme Minelli, Beauty Success, Réminiscences car je reste dans un univers très féminin, très « girly ».
Et vous travaillez chez vous à Six-Fours ?
Oui, je suis restée 5 ans à Paris en finalement me rendant compte que je pouvais très bien travailler de chez moi, d’autant qu’entre temps j’ai eu deux enfants. Et avec les réseaux sociaux, ça marche très fort.
En dehors de ces marques citées, quelle est votre clientèle ?
Elle est très diverse. Ce peut être un particulier qui veut un portrait de famille. Auquel cas je demande des photos, je me renseigne sur leur taille, leurs goûts, leurs habitudes vestimentaires. Je travaille aussi pour de nombreuses petites marques mais encore pour des cartes d’anniversaires, d’événements divers comme les enterrement de jeunes fille. Je m’adapte à ce que les gens désirent…
Et tout ça sans rencontrer les gens ?
Oui, c’est ça la force des réseaux sociaux et du coup, je travaille sur la France entière, la Suisse, la Belgique… Quelquefois plus loin. En fait, c’est avec ma région que je travaille le moins ! Ma clientèle se compose de 30% de particuliers et de 70% de pub.
Alors, pour cette affiche, comment ça s’est passé ?
Nous avons fait un briefing car il fallait que je sache ce que je devais faire. Le sujet était donc « La vie en rose » et il fallait que sur l’affiche on voit une famille, un pointu et le clocher de l’église. Ceci mis à plat, j’ai donné libre cours à mon imagination. Je n’ai d’ailleurs réalisé qu’une maquette qui a été acceptée !
Donc vous êtes une artiste heureuse ?
(Grand sourire) Bien sûr, c’est très valorisant de voir son travail décliné sur plein de supports et de voir son affiche un peu partout.
Des projets ?
oui, j’ai toujours quelques projets à développer et j’espère que mon affiche aura plu et que je serai encore là l’an prochain ! »

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La ville en fête
Durant quatre jours, malgré la pluie qui a par moments gâché la fête, cette ruée familiale venue de tous bords a trouvé de quoi passer de belles journées car si le rosé était le phare de cette manifestation, toute la famille pouvait y trouver son compte. Et si les grands sirotaient, les petits n’étaient pas en reste puisqu’on pouvait trouver au fil des stands un rosé… sans vin !
Un rosé sans alcool ? Une aberration ? Une blague ? Eh non, aujourd’hui on peut donc boire du rosé sans se saouler !!!
Mis à part cette nouveauté, les enfants trouvaient des tas de jeux à pratiquer, l’on eut droit à l’aubade brésilienne avec Alex Rosa et son équipe, des tas d’artistes et sportifs venus se produire sur le podium, des magiciens et artistes en tous genres dont des street-artistes nous offrant des oeuvres sur place, à emporter aussitôt faites…
Bref, Sanary a vécu durant quatre jours la vie en ros et le maire, Ferdinand Bernhard peut se targuer d’avoir une ville qui bouge en tous sens puisque, durant cette manifestation, une autre avait lieu : « L’homme et l’espace » avec la venue de scientifiques et de cosmonautes russes et français. Dommage d’ailleurs que ces deux manifestations se chevauchent car elles avaient toutes deux un très grand intérêt et que par moments, il fallait choisir.
A revoir si l’an prochain les deux manifestations ont à nouveau lieu.

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Sanary élu plus beau marché de Farnce !
Enfin, cerise (ou plutôt… raisin !) sur le gâteau, voilà que dans la course au plus beau marché de France, organisée par TF1, Sanary est arrivée en tête et remporte le concours. Mardi on y pensait un peu en voyant TF1 débarquer dans le ville mais c’est ce mercredi, comme par hasard jour du marché, qu’à 13 heures est apparu à l’écran Jean-Pierre Pernault dans le kiosque à musique emblématique de la commune et quelques minutes plus tard, l’on voyait le maire brandir le trophée, ému, heureux et fier, offrant à sa commune une vision nationale qui va certainement amener un afflux de curieux et de vacanciers.
Pour rappel, l’opération « Votre plus beau Marché », une initiative totalement inédite de Jean-Pierre Pernault et de son équipe, a été lancée le 15 janvier dernier dans le JT de 13 heures, en partenariat avec la presse régionale.
Cette toute première élection a déclenché une mobilisation exceptionnelle dans les villes et régions concernées, avec à la clé 3,8 millions de votes sur le site TF11Vous, à la clôture du concours, vendredi 4 mai.
Avec tout ça, pourvu que les prix n’y flambent pas !!!

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 Jacques Brachet

MAURANE
Elle nous manque déjà

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Décidément, la chanson francophone ne va pas bien. Après Johnny, France Gall, Higelin, voici que Maurane nous quitte alors que, après deux années de galère avec ses cordes vocales, elle revenait sur le devant de la scène avec un hommage à Brel.
Aujourd’hui j’ai de la peine car, pour l’avoir rencontrée souvent, je me souviens de nos fous-rires car Maurane était tout sauf une rabat-joie. Elle aimait rire et son rire était sonore.
Je me souviens de folles soirées arrosées de champagne, dont elle n’était jamais sevrée, avec l’amie Catherine Lara ou encore avec Philippe Lafontaine, son alter ego belge.

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Première photo pour la promo – Marseille, fête de la musique

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St Tropez. Première rencontre, première rigolade

Ces soirées n’engendraient pas la mélancolie.
J’avais pris contact avec Maurane par téléphone. Elle n’était encore qu’une chanteuse débutante belge et, étant alors attaché de presse, sa maison de disques m’avait confié sa promo dans le Midi. N’ayant pu se déplacer, nous nous étions longuement téléphoné pour que j’aie le plus d’éléments possibles à donner à la presse.
Ce n’est que plus tard, alors que sa carrière française avait démarré qu’un jour mon amie Catherine Lara me la présenta. Nous étions à St Tropez et Catherine, que je suivais partout, m’invita pour une émission de télé présentée par Stéphane Collaro dans laquelle participait également Maurane.
Nous avons passé une soirée à rire autour de cocktails biens serrés et les contrepèteries et les jeux de mots de Catherine faisaient hurler Maurane de rire… Tout comme les gens autour. L’enregistrement d’une émission télé dure une éternité et entre deux chansons et une interview le temps est long. Mais là, on ne vit pas passer le temps et une amitié avec Maurane était scellée.

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Festival de la chanson Française, Aix-en-Provence

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A Sanary sous les étoiles

Je devais la retrouver à Marseille pour une fête de la musique où elle avait amené ses copains belges : Marka et Philippe Lafontaine (Cœur de loup). Là encore le champagne coula à flot car partout où elle allait elle demandait « des petites bulles » ! Je me souviens d’un fou-rire avec Philippe Lafontaine avec qui nous partagions un platane… pour faire pipi et de Mauranr qui criait : « Eh les garçons, restez pas trop longtemps ensemble… ça devient louche !).
C’était tout Maurane, ça. Avec Philippe, elle avait monté en Belgique un spectacle hommage à Brel qui eut beaucoup de succès mais qui n’arriva pas, hélas, jusqu’à nous.

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Ramatuelle, première… et deuxième !

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Il y eut encore beaucoup de rencontres, toujours autour d’un verre de champagne, au festival de Ramatuelle, où elle vint deux fois, où la soirée avec Jean-Claude Brialy fut étincelante, où celle avec Michel Boujenah fut joyeuse. Il y eut aussi le festival de la chanson française à Aix-en-Provence et beaucoup d’autres rencontres aussi amicales que savoureuses.
Outre sa voix magique, son talent d’interprète incontestable, je garderai le visage rieur, la gouaille de cette magnifique femme avec qui, sans être son ami, j’avais tressé des liens amicaux et avec qui une interview devenait toujours un moment de rigolade.
Tu nous quittes bien jeune, Maurane, et tu avais encore tellement à donner à cette chanson francophone dont tu es le fleuron.
Je ne t’oublierai pas.

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Avec Philippe Lafontaine à Marseille – Champagne à Ramatuelle

Jacques Brachet
Quelques photos en souvenir de nos beaux moments

 

Sanary en direct avec l’espace

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Grande et belle soirée de gala à l’hôtel la Farandole où Olessya Sudzhan, directrice de la Galerie Kvartira à Moscou nous recevait pour ce beau moment où tous les acteurs de cette grande manifestation « L’Homme et l’espace », organisée par celle-ci et Georges Klimoff, étaient réunis dans une belle fraternité franco-russe, sujet qui fait encore et toujours rêver car, qui n’a jamais rêvé de voler ?
Pour cela, il faut des qualités physiques et psychologiques, un mental d’acier, un entraînement de folie et des références techniques, et nos deux cosmonautes invités, le Français Jean-Pierre Haigneré et le Russe Oleg Kotov, nous l’ont bien expliqué, mais aussi, la passion et le désir leur a permis de franchir tous les obstacles.

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Ferdinand Bernhard, Maire de Sanary
Sergey Molchanov, consul général de la Fédération de Russie à Marseille

A noter qu’à l’entrée de l’hôtel, nous étions accueillis par la combinaison d’entraînement des cosmonautes conçue par la COMEX, la plus performante du monde, prêtée par Peter Weiss, directeur du département de la recherche spatiale et des innovations de la COMEX (Franc)
Cette soirée dans ce magnifique hôtel face à la mer, réunissait donc tous les protagonistes de ces journées (voir articles précédents) ainsi que les artistes russes et français qui, de la médiathèque au kiosque à musique en passant par la Farandole, nous ont offert leur talent et leur appréhension de l’espace : les Français Patrice Garcia, Pierre Kuentz et Marie-Jo Parron, les Russes Sasha Pasternak, Anton Totibadze et Denis Petrulenkov.

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Marie-Jo Parron – Pierre Kuentz – Patrice Garcia -Anton Totibadze – Sasha Pasternak, artistes invités – Hans Schneider , ingénieur scientifique et Oleg Kotov, cosmonaute russe

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Olessya Sudzhan – Robert Bénéventi – Jean-Pierre Luminet – Serge Klimoff – Oleg Kotov

Venu exceptionnellement se joindre à toutes ces belles têtes pensantes : Jean-Pierre Luminet, astrophysicien, conférencier, écrivain et poète français, spécialiste de réputation mondiale des trous noirs et de la cosmologie, parrain de la manifestation, M Ferdinand Bernhard, maire de Sanay grâce à qui l’événement a eu lieu, M Robert Bénéventi, maire d’Ollioules, et Sergey Molchanov, consul général de la Fédération de Russie à Marseille
Enfin, ultime surprise : grâce à Mikhail Fadeev, directeur du département des communications de l’agence Roscosmos, nous eûmes droit à un exceptionnel direct avec les spationautes de la Station Internationale.

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Mikhail Fadeev et Georges Klimoff conversent avec les spationautes en direc des étoiles
Mikhail Fadeev – Georges Klioff – Ferdinand Bernhard – Olessya Sudzhan et son époux

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Soudain, apparaissait de l’au-delà, sur l’écran, les six cosmonautes qui gravitent en ce moment si loin de nous et tout à coup si près et qui purent discuter un instant avec les invités émus, médusés et heureux.
Bravo pour la performance technique !
Ce fut un grand moment d’émotion et de joie qui fut longuement applaudi et qui fut le point d’orgue de cette élégante et internationale soirée où se côtoyaient et se mêlaient les langues russes, françaises, anglaises dans une belle ambiance de convivialité.
Le Consul devait dire sa joie de ces moments exceptionnels qui réunissaient deux pays plus amis qu’on ne le dit, avec l’espoir que le Maire de Sanary veuille bien reconduire cet événement pour en faire une manifestation annuelle.
Et pourquoi pas… avec la grâce des étoiles ?
Qu’en pensez-vous, Monsieur le Maire ?

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Jacques Brachet
Photos Monique Scaletta

Jean-Pierre HAIGNERE
Un héros des temps modernes

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Ex pilote de montagne, d’hydravion, de chasse et chef pilote d’essai, qui a réalisé plus de 5000 Heures de vol, Jean-Pierre Haigneré, célèbre cosmonaute, fait partie de ces nouveaux héros, de ces grands aventuriers français qu’on vénère dans notre pays.
Engagé en 1985 par le CNRS comme spationaute, il participes aux études préliminaires de l’avion spatial Hermès. De novembre 1992 à juin 1993, désigné membre de la 4e mission spatiale franco-russe Altaïr, il fait ses classes à la Cité des Étoiles en Russie.
Il rejoindra la Station MIR en 1999 dans laquelle il passera 186 jours puis devient chef astronaute à l’ESA à Cologne.
A noter que son épouse, Claude, fut la première spationaute française sur MIR.
Après voir rêvé devant le petit écran sur ses voyages et ses sorties dans l’espace, il est émouvant de rencontrer cet homme qui a gardé une simplicité et une discrétion qui lui font honneur.

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Oleg Kotov, Jean-Pierre Haigneré

Jean-Pierre Haigneré, est-ce que, enfant, être cosmonaute était un rêve comme d’autres rêvent d’être pompier ou vétérinaire ?
Je dois vous avouer qu’à 11 ans, je n’avais jamais vu un avion et pourtant je rêvais souvent que j’ouvrais mes bras et que je m’envolais. A 15 ans, la question commençait à se poser, séduisante et incongrue. C’était une fenêtre ouverte sur le rêve qui rejoint un jour la réalité.
Ce rêve, ce bonheur, cette sensation de voler, je les ai retrouvés lors de mon premier vol.
Le rêve rejoint donc la réalité !
C’est le rêve absolu pour l’Homme de quitter la terre !
Un rêve, si on le veut vraiment, peut devenir réalité. Mais ce n’est quelquefois pas sans mal. Il faut, je puis dire, garder malgré tout les pieds sur terre et il y a souvent beaucoup de travail : d’abord un long travail de préparation, physique, psychologique, technique. L’entraînement est très intensif.
Lorsqu’on en revient, dans quel état d’esprit est-on ?
J’ai travaillé 8 ans à la Cité des Étoiles, ce qui signifie beaucoup de sacrifices. Il faut donc être motivé et lorsqu’on a réussit son vol, c’est l’accomplissement d’une vie.
J’ai réalisé trois vols dans l’espace, de trois fois six mois. Ce qui fait un an et demi dans l’espace. J’ai vécu des moments inouïs de partage. J’ai réalisé six sorties et j’ai même brandi la flamme olympique ! Ce sont des choses gravées à jamais.
C’est une expérience qui apporte beaucoup de sérénité car c’est un enrichissement extraordinaire. On est en contact avec beaucoup de gens différents, de nombreuses cultures. On se sent donc plus riche et on a envie de partager.
Ce qu’on a vécu permet de voir la vie autrement.
Je me souviens, lorsque j’ai fait mon premier vol en solo sur un avion de chasse, j’avais alors 23 ans mais j’étais nerveux, égocentré, j’avais envie, c’est le cas de le dire, d’aller plus loin, plus haut.
Aujourd’hui, l’âge aidant et le rêve accompli, je m’assagit, je me sens plus serein, plus disponible pour les autres.

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Georges Klimoff, Mikhail Fadeev, directeur du département des communications de l’agence 3roscosmos », Oleg Kotov, Jean-Pierre Hignerai

Aviez-vous des appréhensions avant de partir pour la première fois ?
Lorsqu’on a une préparation aussi intense, on n’a pas le temps d’avoir de la peur ou de l’appréhension. D’abord parce qu’on a choisi de le faire et qu’on n’a qu’une envie : partir.
La seule appréhension que j’ai pu avoir c’est de me dire qu’à tout moment il pouvait y avoir une chose qui m’empêcherait de partir et il pouvait y avoir des tas de causes, dont celle d’être inapte physiquement.
Ce n’est que lorsque j’ai été installé dans la fusée et que j’ai décollé, que je me suis dit : « Voilà, ça y est, personne ne peut plus me prendre mon aventure »
Quel est votre souvenir le plus marquant ?
De me trouver en appesantir dans un milieu hostile, dans le noir total. On se rend alors compte qu’on n’est pas grand chose, on se sent écrasé par cette échelle incommensurable.
C’est une sensation à la fois forte, exaltante, riche et je dirais presque « exotique » !
Et de voir ainsi sa planète suspendue dans l’immensité, c’est une expérience unique.
Par ailleurs c’est un sentiment de réalisation personnelle mais aussi de participer au progrès.
Et puis, lorsqu’on a eu pour héros des gens comme Cousteau, Tazieff, Paul-Emile Victor et de penser qu’on prend leur suite, c’est un grand sentiment de fierté ».

Propos recueillis par Jacques Brachet
Photos Monique Scaletta

Sanary
La médiathèque dans l’espace

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Jamais la médiathèque de Sanary n’a vu tant de têtes pensantes réunies autour de la même table. Grâce à Georges Klimoff et Oleysia Sudzhan, Russes et Français, unis par une même passion, un même but, génies modernes qui oeuvrent dans la même direction, dépassant les langues originelles, se retrouvaient en ce lieu pour nous faire rêver.
C’était à la fois émouvant et excitant de voir côte à côte deux magnifiques astronautes, le français Jean-Pierre Haigneré, le russe Oleg Kotov, entourés d’éminents scientifiques comme Hans Schneider, ingénieur scientifique qui travaille sur les champs magnétiques, Peter Weiss, responsable du département « Espace » de la COMEX, Michel Fadeev, directeur du département des communications de Roscosmoss, agence spatiale russe, Patrick Strozza, chargé de mission par l’Inspection Pédagogique Régionale, coordinateur académique d’Edusismo-Provence.
Qui aurait pu imaginer, voici 50 ans, de voir devenir ce qui était alors de la science-fiction, le présent et le futur qui a fait qu’aujourd’hui, on a vraiment marché sur la lune, on marchera un jour sur Mars et la conquête de l’espace ne s’arrêtera plus. Hergé, Verne et quelques autres étaient des visionnaires et seraient fiers et heureux de voir ce qui se passe aujourd’hui entre la terre et le ciel.

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Oleg Kotov et Ollesya Sudzhan – Georges klimoff avec Jean-Pierre Haigneré et Oleg Kotof

Malgré cela, Oleg Kotov était encore ébloui par ce qu’il découvrait de la Provence… Comme quoi la terre a encore son charme !
Médecin, ingénieur, pilote, cosmonaute, il se souvient que la collaboration avec la France date déjà de 50 ans et qu’elle ne s’est jamais démentie depuis. L’Amérique aussi a joué son rôle et ce n’est d’ailleurs que de cette façon, précisait-il, en alliant les moyens de chacun, que l’exploration de l’espace pourra se poursuivre.
Il nous a proposé des photos et un film afin de nous montrer la vie dans une station de l’espace. Une vie de tous les jours avec de nombreuses tâches à effectuer, des expériences à faire très techniques mais aussi pratiques, comme faire pousser des plantes dans l’espace, la façon de se mouvoir, et comme il n’existe ni haut ni bas, la façon de dormir debout dans un sac de couchage accroché aux parois, ou encore la façon de s’alimenter.
Il nous a proposé des images sublimes vues du ciel, de notre planète, images magiques de déserts, de champs, de villes, de montagnes et même d’orages impressionnants.
Il se souvient aussi d’avoir fêté deux de ses anniversaires en plein ciel, souvenirs inoubliables, tout comme son collègue Jean-Pierre Haigneré qui a aussi quelques souvenirs similaires (voir interview).

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Hans Schneider – Un échantillon de la nourriture des cosmonautes

Hans Schneider nous avoue avec humour et son bel accent, qu’il n’a jamais quitté la terre mais, spécialisé dans les champs magnétiques, il nous explique que si la terre possède des millions de grains de sables, il y a dans l’espace encore plus d’étoiles… quelque 200 milliards identifiées !
Sur terre comme dans l’espace, c’est le champ magnétique qui nous protège, sans cela il n’y aurait pas de vie possible.
« En ce moment – nous précise-t-il -nous essayons de prouver l’existence de la matière noire, nous tentons de la mesurer. Les travaux sont en cour, toutes nations confondues et nous poursuivons une coopération fructueuse avec le Centre de Recherches Nucléaire de Russie ».
Il nous avoue encore sa passion et toute sa vie dédiée à la science, à la recherche, qui l’a amené à recevoir avec son équipe, le prix Nobel.

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Patrick Strozza (à droite) et ses collègues

Et puis, à côté de ces éminents scientifiques, un « simple » professeur, selon ses dires, mais tout de même chef de l’Inspection Pédagogique Régionale, Patrick Strozza, qui, avec quelques collègues de collèges d’Aix-en-Provence et de Valbonne a monté un projet éducatif, avec la collaboration de la Nasa et de l’Agence européenne de l’Espace, autour de la mission « Insight », dont le module a été lancé ce samedi, donc un jour après cette rencontre, pour une arrivée prévue sur la planète Mars en novembre de la même année. L’engin est en fait une station géophysique fixe qui déploiera deux instruments principaux  et qui convoiera aussi avec lui deux micro-puces sur lesquelles seront gravées les noms de centaines de milliers de personnes  qui se sont inscrites sur le site de la NASA l’année dernière.
« Nos élèves – dit-il – sont les futurs touristes de l’espace et ce samedi à 13h, de la NASA en Californie, ils assisteront en direct à son lancement. Il est doté de capteurs européens et possède une station sismologique conçue par les Français afin de réaliser des échographies et des forages sur Mars, d’enregistrer les nombreux séismes et d’en découvrir les origines »
Pour cela, ils ont réalisé de superbes panneaux pour expliquer la mission et les élèves vont suivre ces recherches au jour le jour et faire des études en direct.
Une magnifique idée pour ouvrir aux ados les portes de l’espace et certainement susciter des vocations.
Patrick nous a dit sa joie et son honneur de rencontrer aujourd’hui de tels scientifiques, se sentant tout petit à côté d’eux !
Tout petit peut-être, mais à sa place, avec ses collègues car il fait partie de cette chaîne qui, au fil des années, fait découvrir un monde encore mystérieux que l’on n’a pas fini d’explorer.

Jacques Brachet
Photos, Monique Scaletta

 

Toulon – Espace Comédia
« De Gaulle 68, La Révérence » Création 2018
Cie Artscénicum Théâtre

De Gaulle 68, La Révérence

De Gaulle 68, La Révérence

Mai 68 ! L’évocation de cette date claque toujours comme le bouleversement d’une époque, moment où naissait cette nouvelle société dont nous vivons encore aujourd’hui les métamorphoses.
À travers les revendications du droit à une autre manière d’apprendre, du droit à la liberté de vivre et d’aimer sans entrave, l’évènement marquait aussi l’avènement d’une société de loisirs et de consommation, aboutissement majeur de la promotion de l’individu initiée par le siècle desLumières. Moment de trouble profond et d’incertitudes, d’affrontements entre anciens et modernes, c’est aussi l’histoire des hommes que nous raconte ces faits d’il y a 50 ans.
Pour raconter notre histoire, nous avons choisi de nous plonger dans les arcanes du pouvoir,lors des 29 et 30 mai 1968. Deux journées méconnues qui furent un po int de bascule politi que majeur, pendant lesquelles les risques d’embrasement et de guerre civile sont réellement possibles, là où le pouvoir, gouvernement et chef de l’état, harassés par plusieurs semaines de crise intense et de nuits blanches sont à bout, prêts à craquer.
En nous intéressant aux vicissitudes du Général de Gaulle dans sa fuite secrète à Baden-Baden, la pièce racontera comment le vieux chef refusant la défaite, va, dans un dernier coup d’éclat, retourner la situation à son avantage. Victoire en trompe l’œil cependant puisqu’un an plus tard il devra se retirer en plein milieu de son mandat de Président de la République.
À travers l’incarnation sur scène des personnages clés : le Général Massu, Georges Pompidou,Yvonne de Gaulle et d’un invité surprise ; d’images d’hier et d’aujourd’hui comme la parole de l’Amiral François Flohic, aide de camp du Général qui a témoigné spécialement pour cette création, la pièce, tel le parcours tragique du dernier «Roi des Francs», tentera de poser les enje ux et les contradictions de la dernière convulsion révolutionnaire que la France ait connue.

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Philippe Chuyen
Comédien, auteur et metteur en scène né à Toulon en 1964. C’est Laure Fouilloux qui en 1989 lui transmet la passion du théâtre, cette dame fut élève de Louis Jouvet et animait depuis 1965 l’Atelier de la Licorne à Toulon. En 1998, Il fonde dans le Var la Cie Artscénicum Théâtre et crée ses propres textes : 1851, Le Banquet des insurgés, 1907, Batailles dans le Midi et en 2012 Les Pieds tanqués qui obtient le prix du Centenaire Jean Vilar au Festival d’Avignon Off. La pièce n’a cessé d’être jouée depuis. Adaptateur de La Mandragore de Machiavel, Carrière célèbre Giono et de Germain Nouveau, le Mendiant Magnifique, beaucoup de ses spectacles se situent dans la recherche de liens que peuvent unir création théâtrale et un territoire régional porteur de sens.
En prenant comme sources d’inspiration l’Histoire ou la littérature (souvent celles du Sud), il invente des récits qui n’oublient pas le contexte mais éclairent notre époque de manière populaire et exigeante. Depuis 2001, les créations d’Artscénicum ont générées plus de 600 représentations, touchant près de 80 000 spectateurs sur environ 500 communes et institutions théâtrales à travers la France.

José Lenzini
Journaliste et écrivain né à en Algérie à Sétif en 1943, il est resté très attaché à son pays de naissance et y revient très régulièrement pour donner des conférences ou retrouver ses amis de Kouba, où il a passé son adolescence et sa jeunesse. Journaliste il fut longtemps un des responsables de Var Matin et correspondant du journal le Monde entre 1981 et 2003, mais aussi de la Tribune et de BFM TV. Il a notamment enseigné à l’école de journalisme de Marseille entre 1993 et 2005.
Auteur d’une vingtaine d’ouvrages, il a consacré une importante partie de son œuvre à son pays natal en s’intéressant à des figures marquantes de l’histoire de l’Algérie dont L’Algérie de Camus plusieurs fois réédité, Les derniers jours de la vie d’Albert Camus et Mouloud Feraoun : un écrivain engagé aux éditions Actes-Sud.
Il s’intéresse en outre à des figures et des faits politiques marquants dont Arreckx, sénateur et parrain (Edisud) ou encore Mai 68 Baden : la mort du gaullisme (Ed transbordeurs).
Il dirige depuis 2016 la collection «Méditerranées» aux éditions de l’Aube où il fait paraître en 2017 un livre d’entretiens croisés entre Boualem Sansal et Boris Cyrulnik L’impossible paix en Méditerranée.

 

La Fondation CARMIGNAC
s’installe à Porquerolles

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La Fondation Carmignac est heureuse d’annoncer l’ouverture du site de Porquerolles, le 2 juin 2018.
Ce projet n’aurait pas pu voir le jour sans une étroite collaboration avec les principaux acteurs locaux, en particulier la ville d’Hyères et le Parc national de Port-Cros.
C’est à Porquerolles, joyaux méditerranéen rattaché à la ville d’Hyères, que la Fondation créée en 2000 à l’initiative d’Édouard Carmignac, donne rendez-vous au public le 2 juin prochain.
«Partager ma passion est une immense satisfaction. (…) La découverte de Porquerolles a suscité en moi le désir d’y créer un lieu dédié aux arts ouvert à tous. Cet environnement préservé et unique créé les conditions les plus propices pour une rencontre avec l’art», explique Edouard Carmignac, Président de la Fondation.
Au milieu d’un Parc national exceptionnel, les visiteurs découvriront en effet, de 2 juin au 4 novembre – pour la première année -, une exposition qui proposera une sélection parmi les 300 œuvres d’art contemporain de la collection Carmignac et un jardin de 15 hectares ponctué de sculptures.
Selon les mots de son Directeur, Charles Carmignac : «Arrivé sur l’île, le visiteur découvrira un mas provençal fondu dans le paysage. A l’intérieur, les volumes se dilatent et révèlent 2000 m2 de salles d’exposition. La lumière naturelle, filtrée par un plafond aquatique, éclaire les espaces cachés sous la surface. A l’extérieur, un jardin de 15 hectares imaginé par le paysagiste Louis Benech est habité par une série d’œuvres, inspirées du lieu.»

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La fréquentation de la Villa Carmignac sera limitée à 50 personnes par demi-heure afin d’offrir un contact privilégié avec des oeuvres accessibles au plus grand nombre. Des tarifs préférentiels seront proposés en marge du tarif plein à 1€, notamment pour les 12-26 ans qui bénéficieront d’un tarif à 5€. L’entrée sera, quant à elle, gratuite pour les enfants de moins de 12 ans mais aussi pour les porquerollais qui disposeront d’un laissez-passer permanent
pendant toute la période d’ouverture.
Des activités dédiées aux scolaires et aux enseignants, avec des visites en famille suivies d’un atelier seront également au programme pendant que des médiateurs seront à disposition du public adulte pour faire vivre aux visiteurs
l’expérience inédite de ce site d’exception.
«Contribuer au développement de l’attractivité culturelle de la ville d’Hyères et de toute la région grâce à l’installation de la Fondation Carmignac est une grande satisfaction » explique Jean-Pierre Giran, Maire d’Hyères.
Il ajoute : « L’implantation de cette fondation vient brillamment ponctuer un parcours culturel d’exception que l’histoire nous a légué, du site archéologique d’Olbia à la Villa Noailles en passant par notre patrimoine médiéval et le futur Musée de cultures et du paysage».

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Photos Mathieu Salveig

Édouard Carmignac – Président
Édouard Carmignac est Président et fondateur de la société Carmignac, spécialisée dans la gestion d’actifs. Après une enfance passée au Pérou, il étudie l’économie à Paris et est
diplômé de l’université de Columbia. Dès le début des années 80, il collectionne l’art contemporain au contact de la scène new yorkaise.
Si la Fondation Carmignac a un maître-mot, c’est celui de «liberté».
Pour échapper au conformisme et au convenu, un coup d’œil à mes complices Andy Warhol, Jean-Michel Basquiat ou Roy Lichtenstein est le bon antidote. Leurs détournements révolutionnaires,devenus des codes universels, sont une source évidente d’inspiration et d’énergie : un appel constant à l’autocritique, à la vigilance et à la lucidité.
Ainsi, après avoir rassemblé avec passion, ces vingt dernières années, une collection au sein des bureaux de mon entreprise, la découverte de Porquerolles a suscité en moi le désir d’y créer un lieu ouvert à tous.
Cela correspond aussi à une envie profonde de m’engager plus encore dans l’art contemporain : auprès des artistes en les exposant dans un environnement préservé et unique, auprès du public en créant les conditions les plus propices pour qu’une rencontre ait lieu.
C’est donc un projet à l’échelle d’une vie, à taille humaine qui s’apprête à voir le jour. Une promesse de voyage qui s’apprête à devenir réelle, une aventure qui n’a de sens que par sa vocation à être partagée.
Charles Carmignac – Directeur
Entrepreneur impliqué dans le monde artistique et l’écologie, Charles Carmignac, 39 ans, a lancé de nombreuses initiatives dans le domaine du journalisme, de la communication et des arts après des études à l’ESCP et Sciences Po Paris. En parallèle, il a mené une activité d’auteur et de musicien dans le groupe Moriarty pendant 20 ans.
Il prend la direction de la Fondation en janvier 2017 pour se consacrer notamment à l’ouverture du site sur l’Ile de Porquerolles, le 2 juin 2018.
« Une île, c’est toujours un ailleurs. Ici, en passant sur l’autre rive, on s’éloigne du monde pour mieux s’y plonger.
Porquerolles confronte à des questions essentielles. A la fois Parc national et lieu de forte affluence, l’île interroge l’homme et sa présence au monde.
La Fondation Carmignac a choisi cet ailleurs à l’équilibre fragile comme lieu de partage de sa collection constituée de visions incisives, libres et inspirées sur le monde contemporain.
Ces visions partagées sur l’île de Porquerolles, auront peut-être le pouvoir de transformer le regard de ceux qui les croisent.
C’est le sens de notre projet ».

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