Archives mensuelles : avril 2018

Toulon – Le Liberté : CAUBERE, le magnifique

LE BAC 68, Histoire comique et fantastique, écrite, mise en scène et jouée par Philippe Caubère au theatre des Carmes dans le cadre du festival d'Avignon OFF 2015

The show must go on…
C’est l’expression utilisée lorsqu’un problème se présente au cours ou avant qu’un spectacle n’ait lieu.
Et là, le problème était de taille puisque, arrivé à Toulon, au Liberté, pour jouer trois spectacles sur trois soirées, Philippe Caubère apprend par les journaux l’accusation de viol dont il est l’objet par une femme rencontrée il y a plusieurs années.
Imaginez l’état d’esprit de l’artiste devant monter sur scène quelques heures à peine après avoir appris cette nouvelle, comme tout le monde, non pas par la police mais par média interposé.
Il faut savoir que, durant trois jours, le Liberté fait salle pleine.
Philippe Caubère décide alors d’intervenir sur scène avant le spectacle, auprès de Pascale Boeglin-Rodier co-directrice du Liberté.
« Je voudrais tout d’abord remercier le Théâtre Liberté, digne du nom qu’il porte, de l’accueil que j’ai reçu malgré cette affaire qui vient d’éclater et que j’ai découverte en même temps que vous.
Je vous remercie, vous aussi public, d’être là et j’espère avant tout vous donner le meilleur de moi-même, malgré, ce que vous pouvez imaginer, ce qui se passe en ce moment dans ma tête.
Aussi, je vous demande de m’excuser si je peux avoir des absences durant le spectacle. Ma fidèle assistante sera là, comme chaque soir, pour m’aider à m’en sortir. »
Pascale devait ajouter qu’elle était navrée, comme tout le monde, de cette situation mais que, jusqu’à nouvel ordre, la présomption d’innocence existe et que dans ces cas-là, il n’était nullement question d’annuler quoi que ce soit.
Quittant la scène, Philippe Caubère demandait au public de patienter quelques instants pour intégrer le rôle et revenir jouer le premier spectacle de sa trilogie, regroupée sous le titre « Adieu Ferdinand » : « Le bac 68″

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Et ce fut de la haute voltige.
Un Caubère qui mit simplement quelques minutes à investir ce rôle de Clémence, mère de Ferdinand et qui fut magistral durant deux heures, ne s’épargnant pas, fonçant dans le tas, interprétant à la fois Clémence et Ferdinand sur le fil du rasoir, nous prouvant, s’il en était besoin, quel magnifique comédien il est.
Et par la même occasion, le superbe auteur qui nous propose un texte ciselé, plein d’humour et de vérité, plein de subtilité mais aussi de force et d’énergie.
La dernière demi-heure, lorsque Ferdinand passe le bac en cette fameuse année 68, qu’il n’en a rien à foutre mais voudrait l’avoir pour pouvoir être… comédien, est totalement jubilatoire et surréaliste.
Le comédien s’est donné à fond et, s’il avait au départ demandé à un certain public qui pourrait le siffler pendant le spectacle, de ne pas intervenir et de venir le voir après le spectacle, il dut être rassuré, d’abord par les rires qui fusèrent durant deux heures et par l’ovation que celui-ci lui fit au salut.
Il vint rejoindre quelques amis pour boire un verre après le spectacle et nous dit tout le bonheur qu’il avait eu à jouer ce soir, ce qui lui permit de se laver le cerveau et de jouer peut-être comme il ne l’avait jamais fait.

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On gardera donc le souvenir du spectacle éblouissant que nous a offert l’artiste et de son sourire revenu.

Jacques Brachet

Sanary : Quant l’Art & l’Espace ne font qu’un

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Georges Klimoff, ingénieur conseil et interprète, a deux passions : l’espace et la Russie dont il est issu.
Varois de cœur, il navigue entre la Seyne où il vit et Sanary, où il a des attaches avec l’hôtel 4 étoiles « La Farandole » tenu par une équipe russe et avec Oleysia Sudzhan, qui possède la galerie Kvartiras à Moscou et propose dans cet hôtel des expositions d’artistes de sa galerie.
Notre ami est toujours partant pour monter avec elle des manifestations culturelles franco-russes de prestige.
Cette fois, il va faire très fort, en organisant à Sanary, du 26 avril au 6 mai, un événement qui va réunir l’art, la science et la culture.
Elle s’intitulera « L’Homme et l’Espace » et va faire rencontrer au public des artistes, des scientifiques de haut niveau, français et russes, des cosmonautes et proposera rencontres, expositions, films, débats, conférences, tables rondes.

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Evgenia Plokhikh _ Oleyssia Sudzhan – Georges Klimoff – Pierre Kuentz – Hélène Kuntz

La genèse de cet événement; Georges Klimoff nous la raconte :
« Je reçois un jour, à 8 heures du matin, un coup de téléphone du maire de Sanary, Ferdinand Bernhard qui, rentré de Moscou, a été ébloui par la découverte de la Cité des Etoiles et la l’entraînement des cosmonautes auquel il a pu assister. Il me dit qu’il a aussitôt fait un parallèle entre eux et le travail de Dumas-Taïllez-Cousteau fait en partie entre Six-Fours et Sanary. Il m’a alors demandé de réfléchir sur une rencontre entre ces deux mondes, ces deux milieux de l’extrême Le sujet était donc tout trouvé et aussitôt Oleysia a été partante pour y ajouter la dimension artistique en proposant une exposition d’artistes russes et français sur le thème de l’espace, mêlant le réel et l’imaginaire, les peintres et les astronautes
– Nous avons – ajoute Oleysia – un modeste galerie à Moscou, ce qui ne nous a pas empêché de réaliser 39 événements en deux ans. La réalisation de celui-ci est donc très important pour nous, d’abord parce qu’il est exceptionnel et prestigieux et aussi parce que l’objectif est de développer et resserrer des liens entre la France et la Russie et d’échanger dans les domaines de la culture et de la science »
Il est aussi vrai que depuis la communication journalière qu’a fait Thomas Pesquier pendant son séjour dans l’espace a créé un nouvel engouement et irradié tous les pays.
Afin de proposer une manifestation de prestige, il a remué terre et… ciel et Sanary va vibrer à l’heure russe tout azimut, puisque l’événement est soutenu par le Consulat Général de la Fédération de Russie à Marseille.

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Sasha Pasternak – Anton Totibadze – Marie-Jo Parron

Sur le thème « Voyage dans le cosmos », La Farandole, la médiathèque de Sanary et le kiosque à musique, proposeront de découvrir des peintres russes : Anton Totibadze, Alexandra Pastenak, Denis Petroulenkov. S’associeront deux artistes français fort originaux : Pierre Kuentz, peintre Aubagnais, spécialisé dans la peinture du cosmos et Marie Joe Parron, qui vit à Lus la Croix Haute, peintre astrophysicienne autodidacte. Viendra se joindre à eux Patrice Garcia, qui vit à Six-Fours et a créé les décors et les personnages des films de Luc Besson « Valérian et les 1000 planètes » et « Le cinquième élément ».
Bien évidemment, le public pourra rencontrer tous ces artistes et découvrir leurs œuvres et le 5 mai, le peintre russe Anton Totibadze proposera une master class à la Farandole.
A noter qu’Alexandra Pasternak est la petite-fille de Boris Pasternak qui avait reçu le prix Nobel de littérature pour son œuvre « Le docteur Jivago » dont David Lean avait tiré un film qui eut un succès international.
Une exposition de photos de l’espace prises depuis la station spatiale par les cosmonautes russes Oleg Kotov et Sergueï Riazanski sera proposée sur le parvis de l’hôtel de ville de Sanary et à la Farandole. Elle s’intitule « 28.000 km/h »

Une soirée de gala se déroulera le 4 mai à la Farandole, parrainée par l’Ambassadeur de la Fédération de Russie, entouré du Consul Général et de ses consuls, du maire de Sanary, Ferdinand Bernhard, des artistes, des personnalités du monde scientifiques et des élus locaux et varois. Avec une belle surprise à la clé : une liaison télévisée en direct avec la station spatiale ISS, organisée par Roscosmoss et l’accueil, à l’entrée de l’hôtel par la combinaison d’entraînement des cosmonautes conçus par la COMEX, la plus performante au monde.
Côté scientifique, seront présents :
– Jean-Pierre Goux, ancien chercheur en mathématiques à la Northwestern University et au Argonne National Laboratory de Chicago, qui a obtenu en 2002, le prix SIAM Optimization pour ses travaux en mathématiques.
– Jean-Pierre Haigneré, spationaute français, astrophysicien, dont l’épouse Claudie, est aussi spationaute, qui fut membre de la 4ème mission spatiale franco-russe Alataï.
– Peter Weiss, responsable du département « Espace » de la COMEX qui présentera un film sur le module d’habitation SHEE pour la lune et Mars.

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Hans Schneider – Peter Weiss – Oleg Korov

– Oleg Kotov, cosmonaute russe qui a réalisé plusieurs expéditions spatiales et qui, le 9 novembre 2013, a porté la torche olympique dans l’espace pour l’ouverture des jeux de Sotchi.
– Alain Tixier cinéaste et spécialiste de l’espace qui présentera ses films
– Michel Fadeev, directeur du département des communications de Roscosmoss, agence spatiale russe.
– Hans Schneider, docteur en physique qui travaille sur les champs magnétiques
– Pierre Giacomoni, président du Club d’astronomie Vega à Ollioules et Hélène Kuntz, présidente du club Orion de Sanary.
– Patrick Strozza, chargé de mission par l’Inspection Pédagogique Régionale, coordinateur académique d’Edusismo-Provence.
A noter que, parmi toutes ces rencontres et conférences, notre ami Klimoff nous racontera ses souvenirs avec Yuri Gagarine dont il fut l’interprète lors de sa venue en France, sur l’île de Bendor. Une plaque commémorative devrait d’ailleurs faire l’objet d’une autre manifestation sur l’île de Bendor, avec la famille Ricard.
A noter que, depuis deux-trois ans Kotov et Fadeev ont un projet qui avance pas à pas : un programme pour conquérir la Lune et Mars. Projet utopique ? Pas tant que cela lorsqu’on qu’on voir qu’en 50 ans, depuis le voyage de Gagarine, l’aventure humaine et spatiale a fait des bonds prodigieux et des avancées spectaculaires.

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Toutes ces manifestations seront offertes au public et à toutes les écoles qui voudront y participer.
Nous reviendrons en détail sur le programme qui vous fera regarder le ciel d’une autre manière.

Jacques Brachet

 

Sanary – Petit Galli
Le retour de Jimmy BREGY

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Voici deux ans, l’infatigable et passionnée Andrée Bonifay – qui sait de quoi elle parle lorsqu’elle parle de la chanson française, puisqu’elle n’est autre que la cousine de Fernand Bonifay, auteur toulonnais aux multiples succès – nous faisait découvrir un beau chanteur de 20 ans à la voix forte, ample et grave : Jimmy Bregy.
Coup de cœur pour elle, coup de cœur pour nous qui le découvrions au Petit Galli de Sanary pour son premier concert solo.
Enfin un chanteur français… qui chantait français ! Après toutes ces reprises en anglais qu’on écoute à longueur de temps dans « The voice » ou « La nouvelle star », ça faisait du bien de retrouver Brel, Aznavour, Berger, Delpech et autres, remarquablement bien interprétés par ce grand (très grand !) garçon au charme et au charisme indéniables, au talent incontestable
Il a aujourd’hui 22 ans, donc, il a pris de l’assurance et du métier et nous a de nouveau offert au petit Galli, durant deux heures, un éventail de ce qu’il y a de mieux dans notre chanson française.

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Il nous avoue d’ailleurs qu’il a eu beaucoup de difficultés à choisir ce répertoire varié de succès et quelquefois de chansons moins connues du grand public mais tout aussi belles… Il aurait pu y passer la nuit !
S’il n’a pas pu « tout » chanter, il a très bien dosé son tour plein de poésie, de musicalité, avec des chansons intemporelles de notre patrimoine. Il a évidemment rendu hommage à nos trois grands disparus cette année : Johnny Hallyday, France Gall, Jacques Higelin.
« Johnny -nous confie-t-il parce que c’est notre maître à tous et que sa disparition m’a fait beaucoup de peine. France Gall parce que c’était une grande dame et que si j’ai fait ce métier c’est parce qu’un jour j’ai découvert Michel Berger. Quant à Higelin, c’était un fou dans le bon sens, un fou génial et depuis des années… il est le chanteur préféré de ma maman ! »
Sa maman qui était présente dans la salle, à qui il a dédié « Tombé du ciel ».
Évidemment, son père était également à ses côtés et comme il adore lui aussi chanter, il l’invita sur scène, à ses côtés, pour interpréter avec lui « Salut les amoureux » de Joe Dassin. Un joli moment d’émotion.

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Avec Jean-Claude, son père – Avec Andrée Bonifay

Entre Ferrat et Bénabar, Berger et Lama, Goldman et Bécaud, Fugain et Brel, Ferré et Chédid, Sanson et Cocciante, il a su nous émouvoir, nous faire chanter avec lui, taper dans les mains et prouver qu’avec cette superbe voix, il pouvait tout chanter, choisissant avec intuition et sensibilité des œuvres qui lui vont, comme « La bête immonde » de Fugain, « Amsterdam » de Brel, « la Maritza » de Vartan, « L’indifférence » de Bécaud, « Les Carpentier » de Bénabar, « Marguerite » de Cocciante, qui fit passer un grand frisson dans la salle, « Quand j’étais chanteur » de Delpech; Delpech qu’il aimait beaucoup, qui l’avait fait gagner dans l’émission « N’oubliez pas les paroles » et à qui il avait rendu hommage en lui dédiant une chanson… ce qui déclencha un buzz, la rumeur disant qu’il était son fils ! Mais aussi en interprétant une magnifique chanson, très inspirée « Vie d’artiste » d’un certain… Patrick Sébastien qui, quand il le veut, peut faire autre chose que faire tourner les serviettes et serrer les sardines ! Une chanson vérité sur le chanteur qui n’a souvent « rien en banque mais tout à donner et ne changerait de métier pour rien au monde »… Profession de foi de bien des artistes et de Jimmy en particulier.
Chanteur et comédien, Jimmy a créé une compagnie et un spectacle musical « Ces gens là » autour des chansons de Brel, qui a reçu un beau succès à Paris et mériterait qu’il vienne jusqu’à nous. Il y joue Jacky.
Et enfin, bonne nouvelle, le voici qui écrit ses propres chansons, qu’il prépare un disque qu’on espère écouter bientôt. En attendant, il travaille  avec Claude Lemesle, l’un de nos plus brillants auteurs de chansons, dans le cadre des ateliers de celui -ci… Il est à bonne école ! Vous pouvez d’ailleurs retrouver un petit échantillon de Jimmy comédien interprétant avec brio et humour un texte humoristique qu’il a écrit et que lui a inspiré Claude Lemesle intitulé « La mygale et la souri », ou La Fontaine revisité !

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Une belle route s’ouvre donc à notre bel artiste, qui le mérite, et qu’on espère retrouver bientôt au « grand » Galli ou ailleurs, avec son propre répertoire.
C’est tout ce qu’on lui souhaite… Et qu’on nous souhaite !

Jacques Brachet

Six-Fours – Maison du Patrimoine
Quatre artistes entre abstraction et suggestions

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Trois femmes, un homme :
Anne Verger, Maria Garcia-Molio, Marie Morriss et Patrick PognantGros.

Ils sont installés à la Maison du Patrimoine de Six-Fours jusqu’au 13 mai et samedi dernier nous avions la chance de les rencontrer pour mieux connaître leur œuvre et leur cheminement d’artistes.
Une après-midi très conviviale où l’abstraction et les suggestions étaient le sujet central, animée par Dominique Baviéra qui est à la genèse de l’exposition et de la rencontre de ces quatre artistes et de leur public.
Pour une fois l’homme étant seul, c’est par lui que le feu des question a démarré.

Patrick Pognant-Gros, ancien élève des Beaux-Arts de la Seyne, nous a surpris par son virage à 90° car il est passé de la figuration à l’abstraction. Pourquoi ?
« J’avais – nous dit-il – l’impression de tourner en rond, je me sentais un peu prisonnier et j’avais besoin de liberté, de trouver autre chose pour évoluer et dans l’abstraction je me sens plus libre… même si j’ai surpris ceux qui me suivent !
J’avoue qu’au début ça été très dur… Chassez le naturel ! 30 ans de figuration, ça marque mais j’ai insisté et j’ai continué. C’est en quelque sorte une mise en danger mais j’y suis allé à fond.
Ma façon de travailler a bien entendu changé : je peins, j’efface, je reviens, je repars mais cette façon de faire est une nouvelle motivation et c’est ce qui me plait ».
On lui fait remarquer que dans ses toiles, il y a beaucoup de noir… Pourquoi ?
« Il faudrait peu-être me psychanalyser pour le savoir ! Peut-être pour mieux faire ressortir les couleurs. J’aime aussi travailler sur de grands formats, même si je sais que ce n’est pas dans l’air du temps car il faut de la place… et c’est plus cher.
Mais aujourd’hui c’est ce qui me convient.

S’installant à Sanary,  Marie Moriss a fait ses classes avec Isabelle Agnel-Gouzy et Raymond Scarbonchi aux Beaux-Arts de la Seyne et ce qui nous touche dans ces toiles, c’est l’éclatement des couleurs, la joie de peintre.
« C’est – dit-elle – une peinture intuitive, instinctive. Je pose des taches en fonction des couleurs choisies et j’entre dans ma toile, je recherche surtout la lumière et le mouvement. Tant que j’étais aux Beaux-Arts d’Aix je ne faisais rien de personnel. J’ai alors arrêté et j’ai recommencé à peindre à la retraite avec deux artistes, deux professeurs qui m’ont redonné confiance. Et là, je me suis sentie libérée, ne faisant que ce que j’avais envie de faire. Quelquefois, de mes taches ressort un paysage sans que je l’ai choisi. Je travaille aujourd’hui avec confiance et rapidité ».

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Anne Verger est aixoise et sa façon de s’exprimer est originale : sans pinceau, avec mains et ongles, elle invente des volutes, souvent dans les camaïeux de verts et de bleus, pour tout à coup, instinctivement, passer à l’orange, avec beaucoup de mouvement.
« J’ai dû quelque part rester une enfant car pour moi la peinture est physique et c’est pour ça que je peins avec les mains. J’ai besoin de ce corps à corps avec la toile, de cette confrontation physique. Je travaille de façon frontale avec la toile et la couleur.
Je n’ai jamais fait de figuratif. Je le pourrais, j’en ai les bases et les capacités mais je trouve que c’est quelque chose qui m’enferme et je veux pouvoir m’évader. Ma peinture est très ouverte, elle raconte des histoires. J’ai eu un professeur Italien, je vais beaucoup en Italie. Ce pays et sa peinture m’inspirent beaucoup ».

Maria Garcia-Molio et celle qu’on a le plus de mal à cerner : d’origine espagnole, ayant vécu en Bretagne, à Londres et aujourd’hui à Toulon, toutes ces influences font de cette artiste une sorte d’OVNI qui traverse des périodes qui modifient à chaque fois sa façon de peindre.
Partie de l’Espagne, du bandonéon, du flamenco, elle a eu sa période flamboyante, exubérante avec des personnages en mouvement. Après une courte période provençale, elle est revenue à la musique avec… Wagner qui lui a inspiré de grandes toiles pleines de force, de violence quelquefois, avec des brumes, des vagues, des symboles très wagnériens.
« Je suis plus dans la suggestion que dans l’abstraction. Les opéras de Wagner m’ont inspiré ces toiles sans que je m’en rende compte. C’est une fois terminée que je m’aperçois de ce que cette musique m’a fait inconsciemment faire. Aujourd’hui, vivant dans un quartier au bord de l’eau, avec des plantes, des roches, des fleurs, des animaux, je passe à une période minérale.
Et je suis passé à la 4ème et 7ème de Beethoven ! La musique est toujours là.
Mais au départ je n’ai aucune intention particulière. Je ne sais pourquoi, on m’a demandé d’exposer à Valencia dans un salon dédié aux animaux. J’ai beaucoup réfléchi avant de dire oui. D’un côté, je ne voyais pas ce que j’avais à y faire, de l’autre c’était la première fois qu’on m’invitait à exposer dans mon pays.
Du coup, je me suis mise à peindre ce que j’ai autour de moi, à ma façon bien sûr : canards, héron, grenouilles, renard et même sanglier…
Qu’est-ce que ça va donner ? Je ne le sais pas encore moi-même ! »

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Quatre artistes, quatre  personnalités, quatre façons d’appréhender leur art avec intuition, suggestion, abstraction, chacun à leur manière, ce qui les amènent à nous offrir cette exposition à quatre mains,tous quatre totalement engagés dans un cheminement qui est le leur et qui les amènent à ces œuvres à la fois très personnelles, très intenses et que l’on a pu mieux appréhender grâce à cette belle rencontre.

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Propos recueillis par Jacques Brachet

Toulon – Le Colbert
Le phénomène Axel AURIANT

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Je viens de rencontrer un surdoué. Il se nomme Axel Auriant.
Il est musicien, batteur de talent. Il est comédien, un comédien solaire, fait d’énergie et de passion.
Ce garçon a vingt ans, il a encore l’air d’un ado et pourtant, il semble avoir quarante ans de métier. Mais un métier qu’il pratique naturellement, avec une maîtrise époustouflante et en même temps une intelligence, une vérité, une sincérité incroyables.
Sans compter qu’il a choisi, pour ce premier seul en scène, d’interpréter Adrien, ce jeune autiste, de la pièce créée et jouée par Cédric Chapuis « Une vie sur mesure » que ce dernier a joué des années avec succès et un Molière à la clé.
Il fallait être gonflé et Axel y est allé de tout son cœur, jouant cet autiste qui, malmené par un père qui le frappe et frappe sa mère, se réfugie dans sa musique dont il devient un phénomène… ce qu’est Axel qui, s’il n’est pas autiste, manie les baguettes avec une dextérité formidable. Et le langage itou !
Notre jeune artiste s’est totalement approprié ce rôle difficile et délicat avec maestria, toujours sur le fil du rire, de l’humour, de la tendresse, de l’émotion… Du grand art.
Il est totalement habité, lumineux, drôle et bouleversant dans sa naïveté et sa passion.
Si, comme il me l’a dit, il jubile de monter chaque soir sur scène, de notre côté, il nous scotche au fauteuil que pourtant nous quittons comme un ressort pour une standing ovation, ce qui est rare en ces temps-là.
Quel plaisir de rencontrer ce jeune garçon attachant de 20 ans, encore un « minot », avec à la fois tant de candeur et de maturité, bien dans ses baskets, bien dans sa tête au regard brillant et au sourire lumineux.

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Axel, batterie, théâtre… Par quoi tout a commencé ?
J’ai commencé la batterie à 6 ans et j’en ai fait jusqu’à 16 ans. A 15 ans, j’animais des mariages orientaux.
Explication ?!
Je connaissais la petite-fille de Jack Lang et un soir elle me branche sur une soirée de l’Institut du Monde arabe. A cette soirée, un monsieur m’entend jouer de la batterie et vient me proposer d’animer des mariages avec un trompettiste et d’autres artistes. Je me suis vraiment éclaté. En parallèle, je préparais mon bac et faisais un peu de théâtre
Et le théâtre a pris le pas ?
Non car la batterie a toujours été omniprésente dans ma vie et je ne me projetais pas en tant qu’acteur mais j’ai eu alors mon premier chagrin d’amour et j’ai décidé de faire du théâtre comme exutoire, une catharsis, une façon de dire merde à celle qui m’avait lâché !
Mettre de l’émotion sur un texte a été pour moi une révélation.

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Alors vous voilà en scène joignant vos deux passions mais pour corser le tout, vous voilà seul en scène jouant un autiste. Compliqué non ?
(Il rit). Oui car d’abord il a fallu que je me remette à fond à la batterie, même si elle n’était jamais très loin. J’ai fait, durant deux semaines, quelque six, sept heures de batterie par jour. Après que j’ai dû apprendre mon texte en douze jours !
Comment se prépare-t-on pour jouer un autiste ? En allant en rencontrer ?
Non, je n’ai pas voulu faire ça car chaque autiste est différent, c’est un spectre très large et chacun le vit de façon différente. Je me suis imaginé un garçon qui est dans sa bulle et qui s’évade grâce à la batterie. Ca a été un grand travail de réflexion et c’était super intéressant. Je me suis même laissé surprendre par ce type déconnecté du monde tout en y étant. La seule peur que j’avais, c’était d’être caricatural.
Par contre, lors de spectacles, quelques-uns sont venus me voir et d’un regard, d’un sourire ils m’ont à la fois ému et rassuré.

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Comment êtes-vous venu sur cette pièce ?
C’est Cédric qui l’a jouée durant dix ans avec succès qui m’a choisi. Il l’a jouée 800 fois et voulait qu’elle ait une seconde jeunesse. Il ne m’a rien imposé, il m’a laissé m’approprier le rôle à ma manière et jouer comme je le sentais.
Quant au metteur en scène, Stéphane Battle, il est génial, c’est un mec formidable. Je suis très heureux de cette rencontre et j’espère retravailler avec lui. J’aimerais qu’il soit mieux connu, il le mérite. Il m’a dit une chose essentielle : « Si tu ne ressens rien en toi, fais autre chose » !
C’est un type droit, sincère, très respectueux des comédiens et du public et c’est aussi comme cela que je conçois ce métier. Nous sommes sur la même longueur d’onde.
En tant que batteur, vous avez accompagné des artistes comme Nicoletta ou Manu di Bango !
Oui… une seule fois ! J’avais quinze ans et on ‘a demandé de les accompagner, eux et d’autres artistes comme Joyce Jonathan, pour une soirée en faveur du handicap. Ca reste un très beau souvenir car il y a eu de beaux échanges et accompagner de telles pointures, vivre ça à cet âge, c’est une chance.
En parallèle, vous avez tâté du cinéma, de la télé…
Oui, j’ai eu de petits rôles dans « Nos chers voisins », « Fais pas ci, fais pas ça » et au cinéma dans « Jamais contente ». J’ai fait du doublage pour le film « La traversée de Florence » et je joue en ce moment dans une série sur France 4 « Skim » qui est une sympathique et intelligente série sur les jeunes d’aujourd’hui, sans pathos, mais qui aborde tous les sujets qui préoccupent les jeunes. La deuxième saison vient de commencer.
Dans tout ça, que préférez-vous ?
J’ai envie de vous dire : tout ! car chaque discipline est différente. Être seul en scène, c’est une grande expérience, mais aussi un risque car on est… seul en scène ! En l’occurrence avec le public et deux batteries ! Au théâtre, on vit une expérience de groupe, on a toujours quelqu’un à qui se raccrocher et on partage une aventure. J’aimerais bien y revenir. Derrière la caméra, il n’y a pas le public et c’est moins risqué car on peut recommencer si ça ne va pas.
Mais je vais vous faire une confidence : le théâtre, c’est ma drogue… Je ne connais que celle-là et je sais que le théâtre est vraiment la vie que j’ai choisie; mon rêve : mourir sur scène… devant les projecteurs !!!
Le théâtre, c’est vraiment mon bonheur.

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Alors, l’avenir ?
L’avenir imminent c’est la tournée avec « Une vie sur mesure ». A Toulon, au Colbert, qui est un théâtre magnifique, j’ai fêté ma 150ème et le coup d’envoi d’une tournée que je vais faire durant un an et demi, jusqu’en 2019. Je ne pourrai donc pas faire grand chose d’autre !
Mais c’est galvanisant d’être tous les soirs sur scène. Vous vous rendez compte ? On me paie pour faire quelque chose que j’aime par-dessus tout !
Elle est pas belle la vie ?!!

Propos recueillis par Jacques Brachet

Sanary – Espace Saint-Nazaire
Raku : le bonheur dans le hasard

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S’il est un art ancestral, c’est bien celui du raku, de son vrai nom « Raku-Yaki », qui signifie « Cuisson confortable », technique d’émaillage qui a vu le jour au Japon et en Corée. Créée pour la cérémonie du thé, par le grand maître du thé Rikyu, il demanda à un potier, Chojiro, de créer un bol tout simple en argile, façonné à la main, aucun n’étant pareil à l’autre. Ces bols arrivèrent jusqu’à l’Empereur qui, charmé, accorda au potier et ses descendants l’honneur de signer leurs oeuvres du sceau portant l’idéogramme « raku » (prononcez « rakou »).
Ce bol exprimait la notion de bonheur, d’aise, de joie mais aussi du hasard car, comme nous l’explique Benoît de Souza, l’un des grands sculpteurs de notre région, sis à Digne et faisant partie des 14 exposants réunis pour la 4ème édition à l’Espace St Nazaire de Sanary, le hasard fait souvent bien les choses et ce n’est pas pour rien que cette exposition s’intitule « Le bonheur dans le hasard.

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Mais un hasard en effet qui fait que le bonheur n’est pas toujours au rendez-vous :
« Le raku nous réserve toujours de grandes surprises, belles ou mauvaises car il y a souvent de la casse et des échecs dans cette technique mais lorsque la pièce tient le coup, l’on a de merveilleuses satisfactions et de grandes joies. On ne sait donc jamais ce qui va sortir du four surtout au niveau des couleurs.
En France, si la base de la technique reste la même, des éléments ont été ajoutés au fur et à mesure que les artistes ont de mieux en mieux maîtrisé cet art, incluant des objets, du bois, du bambou, des émaux et bien d’autres choses.
Il faut savoir que cette cérémonie du thé au Japon fait partie des coutumes ancestrales mais que seuls les bols épurés sont en raku, et jamais la théière ».

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A noter que les 21 et 22 avril et les 9 et 10 mai, sur le port et devant l’Espace St Nazaire, l’on pourra assister à des démonstrations. Les artistes interviendront, émailleront devant le public et l’on pourra vivre avec eux ce merveilleux hasard qui fait qu’une pièce unique est réussie ou ratée.
En riant, Benoît de Souza ajoute : « Si vous faites de la mosaïque, surtout ne ratez pas ce rendez-vous car vous pourrez récupérer de très beaux débris d’objets ratés ! »
Pour revenir à cette exposition qui se tiendra jusqu’au 27 mai, elle regroupe 14 artistes, plus de femmes que d’hommes d’ailleurs, qui rivalisent d’inventivité et de talent pour nous offrir des oeuvres uniques, objets, sculptures, bijoux aux effets chatoyants, aux réalisations surprenantes dus à leur inventivité et à ce hasard qui, dans ce cas, a bien fait les choses, nous offrant des oeuvres minimalistes ou monumentales, drôles, inattendues, mystérieuses, somptueuses, nous faisant voyager dans des mondes imaginaires, traditionnels, figuratifs, abstraits, spirituels mais aussi très contemporains, ou le bestiaire et l’humain se mêlent dans une belle sérénité, dans un camaïeux infini de couleurs.

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De très beaux panneaux décoratifs vous expliquent cette technique très particulière.
De beaux artistes et des œuvres uniques à découvrir avec curiosité et plaisir.

Jacques Brachet
Artistes exposant : Karine Abril, Dominique Allain, Sophie Bayeux, Annie Chaigneau, Sabine de la Casinière, Sophe Delpy, Benoît de Souza, Fara, Mary Larsson, Bénédicte Montier, Emmanuelle Not, Christine Perrin, Philippe Plaisir, Clarisse Roche.

 

Le festival les Aoûtiennes de Bandol
une programmation 100% francophone

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Le festival Les Aoûtiennes revient pour une deuxième édition à Bandol (83) les 09, 10, et 11 août prochain. La première édition en 2017 a rassemblé près de 9000 personnes venus assister aux performances de Matt Pokora, Véronique Sanson ou encore The Avener sur la scène à ciel ouvert du stade Deferrari. Au programme cette année : un plateau de talents francophones éclectique et transgénérationnel.

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Le programme 2018 :
Top départ le jeudi 09 août avec les BB BRUNES : dix ans après leur premier album qui a déchainé les passions avec des tubes comme « Dis-moi », les BB rockeurs ont bien grandi et présenteront leur quatrième album « Puzzle » plus métissé : pop, rock, électro, groove. A leurs côtés la jeune marseillaise MARINA KAYE découverte en 2011 dans l’émission La France a un incroyable talent qui entame la tournée de son second album « Explicit ».
Le vendredi 10 août sera une nuit électro venue du Plat Pays dont les héros seront le jeune prodige de la « Tropical House » LOST FREQUENCIES et les mythiques Frères de 2MANYDJS fondateurs du groupe d’électro-rock Soulwax
Après 10 ans d’absence, l’interprète de « Bouge de là » et « Solaar pleure » revient en 2018 avec sa tournée « GÉOPOÉTIQUE », du nom de son nouvel album aussi inattendu qu’enthousiasmant. MC SOLAAR, à l’affiche de nombreux festivals, sera sur la scène des Aoûtiennes le 11 août prochain pour sa seule date de l’été dans le sud-Est.

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Jeudi 09 août : Voodoo Story // Marina Kaye // BB Brunes
Vendredi 10 août
 : Head on Television // 2manydjs // Lost Frequencies
Samedi 11 août
 : The Weird Art // MC Solaar

Informations pratiques :
Billetterie en ligne sur www.lesaoutiennes.com ou dans les points de vente habituels : FNAC, Digitick…
Tarifs : pass 1 jour à partir de 27€ (hors frais de location)
Pass 2 jours : 64€, -Pass 3 jours : 83€.
Contacts : Festival : lesaoutiennesbandol@gmail.com

Des jeunes d’une cité de Toulon
participent à une régate bateau

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Avec l’association Le Rocher, Oasis des Cités, des jeunes habitants de la cité de Sainte Musse à Toulon vont participer à la Spi Dauphine, une régate de bateau à voile afin de découvrir la voile en compétition.
Quel est le but du Rocher, Oasis des Cités ?
La mission du Rocher est en réponse à la crise sociale des quartiers. Les salariés et volontaires de l’association ont fait un choix : habiter au cœur des cités et quartiers populaires français, pour accompagner les jeunes et leurs familles.
L’association existe depuis 2000, et est présente désormais dans huit quartiers en France, dont deux à Toulon. Dans chaque cité, l’association suit une même maxime : Vivre avec – Grandir avec – Bâtir avec.
Pourquoi participer à la Spi Dauphine ?
Ce projet a plusieurs aspirations. Tout d’abord, dans la lignée de l’objectif général du Rocher, il s’agit d’ouvrir de nouveaux horizons aux jeunes de la cité, en créant des ponts avec eux et en leurs faisant découvrir de nouveaux mondes, ici celui maritime. A l’inverse, ce projet permettra également à ces grands jeunes de créer des liens avec de nombreux étudiants de toute la France, afin de casser cette barrière qui existe malheureusement entre les deux, dans les deux sens. Enfin, c’est également une occasion pour les volontaires de témoigner de leur mission auprès de plus de 600 potentiels volontaires !
La Spi Dauphine, qui se déroule du 14 au 21 avril, sera également l’occasion de faire découvrir la voile aux plus petits, à travers différentes activités quotidienne, et peut-être une visite aux marins lors de la régate !

oasis.stemusse@assolerocher.org

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Cannes 2018 – Du 12 au 19 mai : VISIONS SOCIALES

Parrain : Nicolas Philibert
Renccontres – débats – expositions
Château des Mineurs, Domaine d’Agecroft, Mandelieu-La Napoule.
Entrée libre dans la limite des places disponibles.

Depuis plus de vingt ans, les Activités Sociales de l’énergie s’attachent à montrer un cinéma d’auteur ouvert et exigeant, qui questionne l’ordre social et l’état du monde.
Après des années de présence sur l’Esplanade Pantiero, à Cannes, elles se sont installées en 2003 dans le fantastique décor du domaine d’Agecroft, sur les hauteurs de Mandelieu-La-Napoule (à 10 mn de Cannes), donnant ainsi naissance à Visions Sociales, une manifestation en accès libre pour tous.
Visions Sociales, dont la 16e édition se déroulera du 12 au 19 mai, sera parrainé par le grand cinéaste du réel, Nicolas Philibert (Le Pays des sourds, Être et avoir…). Lors du week-end d’ouverture, il présentera deux de ses films : La Maison de la Radio (12/05, 21h) et Retour en Normandie (13/05, 18h).
Un parcours à travers le cinéma lusophone actuel, du Portugal au Mozambique en passant par le Brésil, et une sélection de longs et de courts métrages découverts dans les festivals soutenus par les Activités Sociales de l’énergie seront montrés en journée, en présence des cinéastes et de spécialistes invités, et en soirée (21h), chacun des partenaires de Visions Sociales – l’ACID, la Semaine de la Critique, la Quinzaine des Réalisateurs et le Festival de Cannes – Un Certain Regard – fera découvrir aux festivaliers un film inédit de sasélection. Enfin, le samedi 19 mai, un film de la Semaine de la Critique (10h) et un film primé de la Quinzaine des réalisateurs (14h30) viendront clore cette l’édition 2018 de Visions Sociales.
Comme chaque année, une exposition et des débats viendront enrichir cette édition qui n’oubliera pas de fêter les 50 ans de mai 68 !

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PARRAIN 2018 – NICOLAS PHILIBERT
Selon le critique de cinéma Patrick Leboutte, «on doit à Nicolas Philibert d’avoir réconcilié le grand public avec le cinéma documentaire, sans rien lâcher de son art et sans la moindre concession. Film après film, il met en lumière le quotidien et ce qui en constitue les joies, les peines, la grandeur et les petits riens. Bien réels et souvent drôles, parfois poignants, on ne peut oublier ses personnages qui nous ressemblent bien souvent.»
Réalisateur dedocumentaires internationalement reconnus, auteur entre autres de La Voix de son maître (son premier film co-réalisé avec Gérard Mordillat en 1978), La Ville Louvre (1990), Le Pays des sourds (1992), Être et avoir (2002) ou encore Nénette (2010), Nicolas Philibert nous fait l’honneur de sa présence lors du week-end d’ouverture où il présentera La Maison de la Radio (2013) – le 12/05 à 21h – et Retour en Normandie (2007) – le 13/05 à 18h – deux films qui, comme il le dit lui-même «ne sont pas des films sur, mais des films avec et grâce à».

THÉMATIQUE 2018 – CINÉMA LUSOPHONE
La lusophonie, c’est plus de 260 millions de personnes dans le monde, de l’Angola au Brésil, du Cap-Vert à la Guinée-Bissau, du Portugal au Mozambique et jusqu’à Macao ! A l’image du Portugal, marqué depuis des siècles par le contact avec différentes civilisations, le cinéma lusophone, varié, audacieux, attachant, a cette extraordinaire capacité à promouvoir la rencontre de différentes cultures. Les 16es Visions Sociales proposent un focus sur la production cinématographique lusophone actuelle à travers dix films choisis pour leur liberté de création et leur originalité, qui seront montrés en présence des cinéastes.

Programmation lusophone (sous réserve de modifications)
Menina, Cristina Pinheiro – Saint Georges, Marco Martins – L’Usine de Rien, Pedro Pinho – Casa grande, Fellipe Barbosa – Comboio de sal e Açúcar, Licínio Azevedo – Ausência, Chico Teixeira – Lettres de Guerre, Ivo M Ferreira – Tous les rêves du monde, Laurence Ferreira-Barbosa – Sélection « ACID Trip Portugal ».

SOUTIENS AUX FESTIVALS PARTENAIRES
Les Activités Sociales de l’énergie soutiennent de nombreux festivals en France. Chaque année, Visions Sociales présente une sélection de films découverts et primés par les bénéficiaires des Activités Sociales de l’énergie lors de ces festivals, et invite deux d’entre eux lors de séances spéciales «Festivals invités».

Site : www.ccas-visions-sociales.org
Facebook : www.facebook.com/visions.sociales

RAMATUELLE 2018 : Demandez le programme !

Le programme, commenté par Michel Boujenah

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Mercredi 1er août : « Edmond » – Mise en scène et création Alexis Michalik
C’est le spectacle – phare qui, depuis deux ans, bat tous les record alors qu’il n’y a aucune vedette. Un très beau texte, celui de Rostand entre autres, qui tourne autour de la création de « Cyrano de Bergerac ». C’est un spectacle magnifique qui a obtenu 5 Molière en 2017. On a eu beaucoup de mal à l’avoir mais on y est arrivé

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Jeudi 2 août : Francis Cabrel
Là encore j’ai eu beaucoup de mal à faire venir Francis Cabrel Nous avons des bureaux mitoyens et chaque fois que je le croisais, je lui disais : tu viens quand ? Tu viens quand ? Il me répondait : Continue, tu es sur la bonne voie ! Lorsque son producteur Gilbert Coulier, m’a appelé et demandé quand il pouvait venir, je n’en revenais pas ! Je n’en suis toujours pas revenu car je ne vous dit pas ce qu’il nous coûte… Et encore il nous a fait un prix ! Aussi, les places sont à 70€. Mais je crois que ça en vaut la peine.
Vendredi 3 août : Ary Abittan « My story »
Je l’ai vu démarrer et là, c’est lui qui me tannait : je viens quand ? Il a fait d’énormes progrès donc je lui ai dit oui. Il a sauté au plafond ! Il en rêvait… Je l’ai réalisé, on est heureux. Lui aussi !

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Samedi 4 août : « Art » de Yasmina Reza avec Charles Berling, Jean-Pierre Darroussin, Alain Fromager
La pièce est déjà venue à Ramatuelle avec Pierre Vaneck, Pierre Arditi et Fabrice Luchini. Entre temps, elle a fait un succès dans le monde entier. Toujours dans la mise en scène de Patrice Kerbrat, elle revient donc avec trois autres et magnifiques comédiens

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Dimanche 5 août : « La raison d’Aymé de et avec Isabelle Mergault, mise en scène et avec Gérard Jugnot
C’est une pièce un peu fantastique où Isabelle Mergault est une sorte de Jiminy Cricket. Et ça fonctionne. Isabelle en vacances, viendra tout exprès pour le festival.
Lundi 6 août : « Fausse note » de, mise en scène de Didier Caron avec Christophe Malavoy et Tom Novembre.
Tous deux pour la première fois à Ramatuelle. Tom est formidable. Christophe est incroyable et difficilement reconnaissable dans cette pièce forte, dure qui tourne autour d’un vengeance sur fond de musique classique.
Mardi 7 août : « Silence, on tourne » de et mise en scène de Patrick Haudecoeur
Après l’incroyable succès de « Thé à la menthe ou t’es citron ? », Patrick nous revient avec une pièce tout aussi déjantée. C’est le genre de pièce iconoclaste dont on se dit : mais pourquoi j’ai ri ? Et ça fonctionne d’un bout à l’autre de la pièce.

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Mercredi 8 août : Julien Clerc
Il revient à Ramatuelle. Quand il m’a dit j’ai 50 ans, je lui ai répondu… Tu les fais pas ! 50 ans de carrière, Julien fait partie intégrante du patrimoine de la chanson française. Il est magnifique et prend la mesure du temps qui passe. Dans l’intimité, il se livre peu. Sur scène il s’ouvre. C’est superbe.
Jeudi 9 août : « Faisons un rêve » de Sacha Guitry mise en scène et avec Nicolas Briançon avec Marie-Julie Baup, Eric Laugerias, Michel Dussarat
Retour d’un fidèle parmi les fidèles car il est rare qu’il ne soit pas d’un festival, en tant que comédien ou metteur en scène. Il nous offre un Guitry grave et léger, plein d’humour, avec un quatuor pétillant
Vendredi 10 août : « Deux mensonges, une vérité » de Sébastien Blanc et Nicolas Poiret , mise en scène de Jean-Luc Moreau, avec Lionel Astier, Raphaëlle Goupilleau, Frédéric Bouraly, Julien Kirsche
Nicolas Poiret est le fils de Jean Poiret et Caroline Cellier. La pièce est un beau duo sur le thème : est-ce qu’après 25 ans de mariage chacun connaît vraiment l’autre ? Lionel Astier y est incroyable. J’aurais aimé jouer ce rôle !

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Samedi 11 août : Alex Lutz
On termine donc avec celui avec lequel on aura commencé ! Dans son précédent spectacle, il jouait un cheval dans l’un de ses sketches. Là il fait fort car il amène un cheval sur scène ! On est en train d’étudier comment il va pouvoir monter sur scène !
Alex est un malade de travail et de précision… pas comme un certain Méditerranéen que je connais !!!

Propos recueillis par Jacques Brachet
Réservations à partir du 11 avril : www.festivalderamatuelle.com