Archives mensuelles : janvier 2018

Six-Fours – Théâtre Daudet
Les mardis du théâtre de la Godille

le 23 janvier à 20h30

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Au théâtre Daudet la jeune troupe : « La poule et le soleil » présente
« Octave et les valeureuses » d’Alberto Lombardo
Mise en scène Marie Eve Venezianni

Octave est un « »omme à femmes » comme on dit dans le vaudeville. Entre Sylvie, la cantatrice angoissée, Josy, l’étudiante en quête de sens, Joëlle, nymphomane, Eliane la fiancée impeccable, Brigitte qui lit dans sa tète et sa mère qui n’aime pas l’avoir conçue, son cœur balance,. Quadragénaire immature Octave s’occupe uniquement que de séduire ignorant la portée des sentiments et des désirs qu’il provoque. Il s’étonne toujours trop tard des conséquences de sa cécité et des dommages causés par son incapacité à choisir. Il se révèle tour à tour veule, égocentrique, ambigu, pitoyable, et son désengagement finit par pousser les belles à prendre leur destin en main .Octave doit désormais faire front.il ne reculera devant aucune contorsion, aucun ridicule, pour échapper au grand amour.
Cette pièce a obtenu le prix spécial du jury de l’Académisa Internazionale « il corvivio » en Sicile

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Avant le spectacle un casse croute vous sera offert a partir de 19h30 mais il vous faudra réserver.
renseignements –  réservations : 0672232854

Jacques MALATERRE
donne une chance sur six à Patrick SÉBASTIEN !

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Si l’on connaît l’animateur et le chanteurs de tubes écrits pour les mariages et les fiestas, derrière le rigolo qu’est Patrick Sébastien, se cache un mec sensible, intelligent et aux divers talents puisqu’il est également écrivain et comédien.
Et lorsqu’il est comédien, il ne va pas dans la gaudriole mais dans des films dont les personnages sont plutôt dramatiques mais aussi originaux.
Et pour cela, il a trouvé son alter ego en la personne de Jacques Malaterre, réalisateur, metteur en scène, qu’il a rencontré en 2014 sur le tournage de « Monsieur Max et la rumeur ». Tiré d’une pièce qu’il a écrite et dont il a tiré le scénario pour ce téléfilm, c’est Jacques Malaterre qui l’a réalisé et ça a été le coup de foudre de l’amitié.
Depuis, ils se sont retrouvés deux ans après pour « L’affaire de Maître Lefort » scénario tiré d’une nouvelle de Patrick.
Et les revoilà ensemble sur France 2 mercredi 17 janvier avec un scénario tiré d’une nouvelle de Patrick : « Une chance sur six », dans lequel il joue un antiquaire homosexuel raffiné qui vit dans le sud de la France avec une riche héritière plus âgée que lui qu’il essaie de déposséder de sa fortune. A ses côtés la belle comédienne Evelyne Dandry, la toute jeune comédienne et chanteuse Anne Sila issue de l’émission « The Voice » et qui incarne Marie dans la comédie musicale d’Obispo « Jésus de Nazarth ».
Le tournage s’est déroulé à Cassis, Bandol, la Ciotat.
Une occasion de retrouver Jacques Malaterre que j’avais rencontré à Marseille sur le tournage de « La loi de Christophe » avec Richard Anconina.

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« Dès que nous nous sommes rencontrés avec Patrick Sébastien, nous nous sommes reconnus. Il semblait que nous nous étions toujours connus et une vraie complicité, une vraie amitié se sont aussitôt développées. Au fil du temps, nous sommes de plus en plus complices. De plus, Patrick écrit superbement bien et il me propose toujours des scénarios magnifiques et originaux.
Comment travaillez-vous tous les deux ?
Il écrit lui-même le scénario qu’il me propose et que nous revoyons ensemble. Ce qu’on cherche avant tout, ce sont des histoires un peu « diaboliques » qui sortent des sentiers battus. Nous n’avons pas envie de faire un énième polar avec un flic récurrent mais des histoires pleines de mystères et de rebondissements. On aime prendre des risques, se faire peur !
Ses personnages sont de plus en plus complexes et inattendus. Il a été boucher puis avocat et cette fois antiquaire bisexuel. Il ne veut surtout pas s’enfermer dans la routine. L’écriture de Patrick se rapproche beaucoup d’Hitchcock, d’Agatha Christie.
Et pour le casting ?
Hormis son rôle, je travaille avec un directeur de castings, qui me propose des comédiens. Je regarde ce qu’ils ont fait, je les rencontre à travers une séance de travail et je crois à ce contact-là. Il faut qu’il y ait entre nous une vraie rencontre et qu’on se choisisse mutuellement. Qu’on ait vraiment envie de travailler ensemble.
Si je comprends bien, il y a encore des projets avec Patrick ?
Oui car on a toujours envie de travailler ensemble.
Je suis en train de mettre en scène son prochain spectacle « Avant que j’oublie », qui démarrera à Vias dans l’Hérault le 9 février. En juin sera diffusée la 200ème de son émission « Le plus grand cabaret du monde » qui sera tourné à Monaco et dont je filmerai les coulisses de l’émission. Puis nous tournerons un docu-fiction sur « Molière et l’affaire Tartuffe »
Vous pouvez nous en parler ?
Lorsque Molière écrit « Tartuffe » en 1664 et la présente au roi, la censure de l’époque fait interdire la pièce. Molière est même menacé d’excommunication et même du bûcher par les intégristes catholiques de l’époque. Elle ne sera en fait rejouée qu’en 1669 après que Molière ait dû la remanier. Vous voyez, rien n’a beaucoup changé depuis, Molière est toujours d’actualité !

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Il y a d’autres choses en cours je crois… sans Patrick !
Oui, je suis directeur artistique pour France 5 du documentaire tiré du livre d’Eric Pinkas, historien et rédacteur en chef d' »Historia » « Qui a tué Néandertal ? ». C’est mon monteur, Thomas Cirotteau qui le réalise. C’est un tour d’horizon sur notre cousin lointain puisque, aujourd’hui, il est prouvé que nous avons tous du sang de Néandertal !
Et puis, toutes les semaines sur Arte, je propose un film de 26 minutes dans une collection intitulée « Les oubliés de l’Histoire ». Ce sont des héros oubliés qui ont préféré l’ombre à la lumière. Des héros européens tels que le torero Manolete, Gala, la femme de Dali, le footballeur George Best, l’aviatrice Jacqueline Auriol, Théo Sarapo, le dernier compagnon de Piaf, Jerzt Popielusko, prêtre et martyr polonais, la comédienne et chanteuse Jeannette Mac Donald et quelques autres moins connus. Ca a été un travail de longue haleine : 3 ans pour réaliser vingt portraits de 26 minutes
Vous n’arrêtez jamais !
(Il rit). Vous savez, ce métier est tellement aléatoire que lorsqu’on vous propose de beaux projets, il ne faut pas hésiter à les prendre. C’est ce que je fais, en variant les plaisirs !

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Propos recueillis par Jacques Brachet
Photos Malaterre : Christian Servandier

 

2017 au Mucem : année de consolidation

Scénographie Mucem Exposition Roman-Photo Décembre 2017 © Francois Deladerriere

En 2017, la fréquentation du Mucem a atteint 1 255 000 visites, dont 413 747 ont découvert une ou plusieurs expositions et 35 162 ont participé à la programmation artistique et culturelle.
A noter que ces chiffres ne sont pas directement comparables avec ceux de 2016, dans la mesure où la Galerie de la Méditerranée, proposition permanente du musée, est restée fermée pour réaménagement pendant 6 mois, entre juin et fin novembre 2017. La réouverture de cette salle le 28 novembre 2017, avec l’exposition de longue durée « Connectivités », consacrée aux villes, mégapoles et mégalopoles en Méditerranée du XVIème au XXIème siècle, a permis d’enregistrer une forte augmentation de la fréquentation durant le mois de décembre 2017 (+27% de fréquentation par rapport à novembre). Il convient de noter qu’en 2016 – année marquée par le très important succès de l’exposition Picasso et les arts et traditions populaires
La fréquentation des expositions et de la Galerie de la Méditerranée avait atteint 544 018 visites.
Par ailleurs, le public marseillais continue de représenter près d’un quart des visiteurs français. Les personnes interrogées par l’Observatoire permanent des publics (période : 1er juillet – 30 septembre 2017), se déclarent satisfaites ou très satisfaites à 98%.

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La fréquentation des groupes scolaires atteint 40 500 élèves, niveau comparable à ceux de 2015 et 2016. De même, les publics âgés de 18 à 25 ans se maintiennent à un niveau de fréquentation de plus de 28 000 personnes (stable par rapport à 2015 et 2016), soit 7,5% de la fréquentation totale.
Sur les réseaux sociaux, la communauté du Mucem continue de progresser : fin décembre, Facebook compte 144 280 abonnés, Twitter 18 300 followers, et Instagram 22 400 abonnés. Le Mucem est également présent depuis septembre 2017 sur Google Art & Culture avec une visite virtuelle et six expositions d’objets phares des collections.
L’année 2017 est une année exceptionnelle en termes de présence du Mucem hors de ses murs avec la présentation de lieux saints partagés au Musée national du Bardo en Tunisie, au Musée national d’histoire de l’immigration à Paris (exposition ouverte jusqu’au 21 janvier 2018) et au nouveau musée du Palais Dar el Bacha à Marrakech. « J’y crois, j’y crois pas », l’exposition sur la magie et sorcellerie avec plus d’une centaine de pièces des collections du Mucem est présente au Musée de Bretagne jusqu’au 1er avril 2018. En Corée du sud, deux expositions ont été présentées : « Junk » au National Folk Museum de Séoul (Vies d’ordures), et Imaginative Geography à l’Asia Culture Center de Gwangju (inspirée des collections du Mucem)

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Mucem J4 – Niveau 2 (800 m²)
Le roman-photo a mauvaise presse. Le terme sous-entend tout à la fois la niaiserie sentimentale, la frivolité, ou encore l’ingénuité. À ce jour, il n’a que rarement retenu l’attention des historiens de l’image, et encore moins celle des musées.
Grave erreur ! Car le roman-photo a pourtant bien des choses à nous dire… et pas seulement des mots d’amour.
Né en 1947 en Italie, le roman-photo a constitué le plus gros succès éditorial de l’après-guerre, et restera pendant plus de vingt ans le best-seller de la littérature populaire en Méditerranée. Les lecteurs – en majorité des lectrices – se comptaient par millions ; les revues dans lesquelles ils étaient publiés passaient de main en main et c’est ainsi que dans les années 60, on estime qu’un Français sur trois lisait des romans-photos. Reconstituer ces petites mythologies sentimentales permet ainsi d’offrir une relecture originale de l’avènement de la société de consommation et de l’évolution des mœurs, tout autant qu’un regard décalé sur l’émancipation et la libération des femmes dans l’Europe méditerranéenne de la seconde moitié du XXe siècle.
C’est l’enjeu de l’exposition « Roman-Photo », qui réunit plus de 300 objets ,films, photographies, documents, et, bien entendu, quelques-unes des plus belles réalisations de cet artisanat devenu en peu de temps une industrie une industrie culturelle de masse, dont certaines productions élaborées par des réalisateurs proches du néo-réalisme italien s’avèrent d’une qualité exceptionnelle.

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Jalousies et trahisons, tendres baisers et cœurs brisés, décapotables et micro-ondes, Dolce Vita et lutte des classes : « Roman-photo, un feuilleton riche en surprises, rebondissements et coups de foudre (esthétiques), à ne manquer sous aucun prétexte !

 

Toulon – Le Liberté
Yann PIAT… 24 ans après

CARTON INVITATION

Les Varois et les Toulonnais se souviennent encore du séisme politico-judiciaire qu’a provoqué, dans la région, voici 24 ans, l’assassinat de la députée du Var Yann Piat.
24 ans après notre ami réalisateur Christian Philibert revient sur l’affaire avec ce document remarquable « L’affaire Yann Piat » que lui a commandité France 3 Région, en la personne de sa directrice régionale PACA, Isabelle Staes.
Entre fictions et documentaires, Christian Philibert nous a déjà proposé quelques films hors des sentiers battus comme l’inénarrable film devenu culte « Les quatre saisons d’Espigoule », suivi de « Travail d’arabe » et « Afrik’aïoli » ou encore, côté documentaires « Massilia Sound System » ou « Provence 15 août 1944, l’autre débarquement », déjà pour France 3, avec la voix off de Charles Berling. Ce dernier qu’on retrouve à nouveau en « off » dans ce film présenté en avant-première au Liberté par sa co-directrice Pascale Boeglin-Rodier, Charles Berling étant absent, d’Isabelle Staes, de Thierry Affalou, producteur de Comic Strip Production, Jacques Dussart, co-scénariste du film et de quelques journalistes ayant participé au film et ayant beaucoup écrit à l’époque sur cette affaire devenue nationale.
Ce film sera diffusé sur France 3 régions les 15, 19 et 21 janvier et Isabelle nous rappelle que France 3 c’est déjà quelque 250 documentaires et 4000 heures de portraits et récits concernant notre région.

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Pascale Boeglin-Rodier, Isabelle Staes, Thierry Affalou, Christian Philibert

S’attaquer à cet événement était une gageure et Thierry Affalou précise que France 3 leur a laissé toute liberté en prenant le risque de faire ressurgir cette affaire qui, sur de nombreux points, reste un mystère, et le courage d’aller jusqu’au bout de la création.
« Alors que je vivais à la Seyne – rappelle Christian Philibert – et Jacques à Solliès-Pont, nous ne pouvions alors qu’être touchés par cette affaire qui touchait aussi tous les Varois. Nous nous sentions particulièrement concernés et ça a été un vrai plaisir que de nous plonger dans les archives de l’époque et de rencontrer ces journalistes qui étaient alors sur l’affaire comme Claude Ardid, José Lenzini, Jean-Jacques Bertolotti, Jean-Michel Verne, Jean-Pierre Bonicco, Patricl Lallemant, qui ont suivi jour après jour ce procès retentissant.
Le projet était épineux, notre but n’étant pas de retrouver les commanditaires de l’attentat… par sécurité, il ne fallait pas aller jusque là ! Mais il était difficile de s’approcher de la vérité car nombre d’acteurs de ce drame ont bizarrement disparu. Mais il y a encore beaucoup de fils à tirer dans cette histoire »

Ce documentaire, on peut le dire, est remarquablement monté, fait de documents de l’époque et de la paroles de ces journalistes qui ont été au cœur de l’affaire, laissant la porte ouverte à la question : qui a tué qui ?
« Chaque dossier que l’on ouvrait – précise Jacques Dussart – ouvrait une nouvelle porte à d’autres dossiers. Il a fallu faire un travail d’historiens qui a duré deux ans autour des deux personnages centraux de cette histoire : Fargette, parrain du milieu varois dont on a dit qu’il était le commanditaire, un homme trop gourmand et Yann Piat, femme ambitieuse et naïve, trop curieuse, qui se savait menacée et ne s’en cachait pas. Par ailleurs, il fallait être très prudent, faire attention aux limites à ne pas franchir par peur d’être attaqué en diffamation, tout en allant le plus loin possible et en frôlant la vérité au plus près »

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Christian Philibert, Jacques Dussart

Ce furent alors des heures, des jours, des mois à compulser des archives, à essayer de rencontrer les quelques acteurs encore vivants de cette affaire et ce sont ces journalistes qui ont suivi l’affaire qui ont été de précieux interlocuteurs en racontant leur ressenti.
« Il est en fait très difficile de se retrouver dans tout ce qui a été dit et écrit – ajoute Christian Philibert – tant de fausses rumeurs ont été colportées, tant il y a eu de manipulations, tant l’affaire a été instrumentalisée. Il fallait rester dans la légalité, ne pas verser dans le complotisme, essayer d’ouvrir des pistes. A chaque découverte, c’était une remise en question constante tant les pistes se brouillent. Il était difficile, en dehors des journalistes approchés, de trouver des témoins et surtout de ne pas avoir de problèmes comme Antoine de Caunes a pu en avoir lorsqu’il a tourné sa fiction. J’avais envie de faire ce film car jusqu’à ce jour aucun documentaire n’a été fait sur cette affaire.. Malgré cela, je pense qu’on ne trouvera jamais le fin mot de l’histoire. Nous avons une certitude : on le saura peut-être lorsque tous les acteurs, les témoins seront morts ».

Jacques Brachet

 

FRANCE 2 – Soirée continue
Mercredi 24 janvier à partir de 20h55

JACQUELINE DILS(Mathilde SEIGNER) PATRICK DILS(Thomas MUSTIN) JEAN DILS(Jean-Claude LEGUAY) LAURENT VANNIER(Jean-Michel LAHMI) ANDRE MARQUAND(Steve DRIESEN) ERIC GRUMBACH(Philippe RESIMONT) PATRICIA VESTRAETE(Emilie GAVOIS ) KAHNCAPITAINE (ANGE ALBERTI) Guillaume FAURE (PRESIDENTE LYON)

Accusé à tort : Faut-il avoir peur de la justice ?
Fiction : Je voulais juste rentrer chez moi » d’après le roman éponyme de Patrick Dils (Ed Michel Lafon)
Production : Chabraque Productions – Clémentine Dabadie et Gram Prod – Yves Rénier
Réalisation : Yves Rénier – Scénario – Jean-Luc Estèbe
Directrice de l’unité fiction France 2 : Fanny Rondeau
En septembre 1986, les corps de deux enfants sont découverts sur un talus de chemin de fer à Montigny les Metz. C’est le début de ce qui va devenir « L’Affaire Patrick Dils », une des erreurs judiciaires les plus emblématiques dans les annales de la justice depuis la 2ème guerre mondiale.
Au-delà de l’erreur judiciaire, c’est surtout l’histoire d’un combat.
Le combat d’une mère qui va se transformer en guerrière pour affronter la machine judiciaire ; le combat d’un adolescent (Patrick a 16 ans à l’époque) qui, après 15 ans de prison, ressortira grandi d’une mécanique programmée pour le broyer.
Des gens ordinaires, jusqu’ici sans histoire, qui vont puiser au plus profond d’eux-mêmes des
ressources qu’ils ne se soupçonnaient pas, au nom d’une vérité qu’ils sont seuls à défendre.
Avec: Mathilde Seigner, Thomas Mustin, Yves Rénier, Jean-Claude Leguay, Jean-Michel Lahmi, Steve Driesen, Xavier Martel, Philippe Resimont.

 

© Alain Guizard - Sur la photo : Patrick Dils, Mathilde Seigner, Julian Bugier. Conférence de presse de présentation de « Je voulais juste rentrer chez moi », le film d' Yves Rénier avec Mathilde Seigner consacré à l' affaire Patrick Dils, diffusé sur France 2 le 24 janvier prochain. Paris, France Télévisions, le 21 décembre 2017.

© Alain Guizard – Sur la photo : Patrick Dils, Mathilde Seigner, Julian Bugier.


22h25 le débat : Accusé à tort : faut-il avoir peur de la justice ?
présenté par Julian Bugier
Production : MFP – Réalisateur : Philippe Lallemant – Préparé par Caroline Durand
Unité Magazines de société de France 2 : Nicolas Daniel, Ophélie Radureau
Conseillère de programmes fiction France 2 : Sophie Exbrayat
Suite à la diffusion du film, France 2 propose une nouvelle soirée continue animée par Julian Bugier en présence de Patrick Dils.
Chaque année en France, ils seraient plus de 500 à demander réparation à la justice pour une détention injustifiée. Parmi eux : Patrick Dils qui deviendra un « symbole de l’erreur judiciaire ».
En 1989, ce jeune homme de 16 ans est accusé du meurtre de deux enfants à Montigny-les-Metz. Après avoir avoué ce double meurtre, il se rétracte quelques jours après mais il est déjà trop tard. Condamné à la réclusion criminelle à perpétuité il lui faudra passer quinze ans en prison avant d’obtenir un nouveau procès et un acquittement en 2002.
Patrick Dils aspire aujourd’hui à la tranquillité mais la justice n’a toujours pas trouvé le coupable des meurtres. Patrick Dils souffre de cette lenteur à faire éclater la vérité et déplore l’impunité de ceux qu’il juge responsables de l’erreur judiciaire dont il a été victime.
Il sera présent sur le plateau.
Pourquoi a-t-il avoué un crime qu’il n’a pas commis ? Pourquoi la justice censée nous protéger peut-elle nous accuser à tort ? Médias, magistrats, policiers, qui porte la responsabilité de ces erreurs ? Et peut-on les éviter ? Julien Bugier donnera la parole aux victimes mais aussi aux avocats et aux représentants de l’institution judiciaire. Ensemble, ils viendront partager, comprendre mais aussi débattre sur les ratés d’une institution qui peut parfois briser des vies.