Archives mensuelles : septembre 2017

La Rochelle 2017
Christophe FAVRE : l’ignoble Baptiste Severin dans « La mante » !

Favre

Après avoir joué dans des films comme « Radin », « Camping », « Disco », il est absolument démoniaque dans la série « La mante » qu’on vient de suivre sur TF1. Difficile à croire tant dans la vie, Christophe Favre est jovial, souriant et d’une gentillesse extrême !
Il rit lorsque je le lui fait remarquer.
« Belle série, belle réalisation, belle équipe et… beau personnage que l’on m’a offert là. Et quand je dis « beau » c’est que c’est très excitant de jouer ainsi les vrais méchants ! Il est inquiétant à souhait mais ce sont des rôles rares, originaux et très jouissif à jouer !
Comment peut-on penser à toi dans un tel rôle, lorsqu’on te voit aussi jovial dans la vie ?
C’est ce qui est formidable car ça prouve que le diable peut s’incarner chez n’importe qui ! C’est un mec tout simple, insignifiant, qu’on ne remarque pas, en qui, justement, on peut faire confiance et qui est amené aux pires actes. On peut en rencontrer partout, des gens de ce type et c’est tout l’intérêt de jouer un tel rôle.
On entre facilement dans ce genre de rôle ?
Curieusement oui, en décortiquant le personnage, en essayant de comprendre ses émotions, ses objectifs, en découvrant son caractère pour lui donner vie, même si, comme tu le dis, il est à l’opposé de moi… heureusement !
C’est en fait un travail très personnel que je fais durant des heures chez moi, pour le trouver, l’incarner. J’essaie plein de trucs.
Et après la maison ?
On se retrouve sur le plateau, on en parle avec le réalisateur pour voir si l’on est sur la même longueur d’ondes. Le réalisateur nous guide, ensemble on élabore les desseins du personnage afin de le vivre le plus naturellement. C’est vraiment un jeu.
En es-tu sorti indemne ?
Oui car si l’on voit ce qu’il a fait à l’écran, moi je ne l’ai pas joué, je ne l’ai pas vu, je ne l’ai pas vécu. On ne me voit pas trancher la tête heureusement car je crois que j’aurais eu du mal à le faire et ç’aurait été différent pour moi.
Donc je suis sorti d’autant plus facilement du rôle que, le temps d’une nuit de sommeil, le lendemain du tournage je me retrouvais sur le film d’Olivier Marchal « Carbone » où je jouais un avocat auprès de Gérard Depardieu ! Je n’ai pas eu le temps de souffler et du coup, Baptiste a été instantanément oubli.
Mais l’on devait vivre avec tous nos rôles, on deviendrait dingue !
Comment es-tu venu à ce métier ?
Par des chemins détournées, dans le bon sens du terme : Natif de Royan, j’ai longtemps été saisonnier, je partais travailler partout de ville en ville, de pays en pays. Un jour on m’a proposé de faire une silhouette dans un film. Le cinéma c’était mon rêve d’enfant mais je n’y croyais pas. Là je me suis dit : c’est vraiment ce que tu veux faire. J’ai voulu faire du théâtre mais je me suis longtemps cherché, je ne me trouvais pas d’emploi. Je me suis alors tourné vers le cinéma et j’ai compris que c’était là qu’il fallait que j’aille. On a alors commencé à me proposer des rôles, intéressants, riches et variés et tout s’est enchaîné.
Tourner avec Depardieu ?
Une immense joie une grande chance. C’est un comédien remarquable doublé d’un homme formidablement gentil et lorsqu’on est sur un tournage avec lui et Olivier Marchal, il y a une ambiance tellement chaleureuse qu’on ne peut qu’être heureux.
Après « Carbone » que va-t-il se passer ?
J’ai toujours eu la chance d’avoir un projet qui arrive après l’autre et là, je vais tourner un film de Jean-Philippe Grosset « D.K.PIT » (Décidemment !) où je joue le parrain d’une maffia de l’herbe. Le tournage se fera à la Réunion avec Antoine Stip (« Cut ») que je viens de croiser à la Rochelle.

Propos recueillis par Jacques Brachet

 

 

 

 

 

La Rochelle 2017
Audrey ISMAËL… Tout pour la musique

A

Audrey Ismaël est une ravissante et talentueuse musicienne, auteure, compositrice.
Depuis deux ans dans la série « Les grands » que Vianney Lebasque réalise pour OCS, elle œuvre pour que, sur les conseils de réalisateur, la musique prenne plus de place dans cette juvénile série à succès.
Audrey, comment êtes-vous arrivée sur cette aventure ?
Je connais Vianney depuis cinq ans et lorsqu’il a imaginé cette série, il a fait appel à moi et à Bastien Burger pour écrire la musique. Nous avons fait des essais, j’ai écrit le générique et ça lui a plu. Nous sommes donc partis pour deux saisons… et nous préparons la troisième !
C’est votre première musique de film ?
Pour un long métrage, oui, sinon j’ai beaucoup écrit pour des courts-métrages, des pubs. J’ai toujours aimé la musique, j’ai toujours écrit des chansons et j’ai même fait des disques en tant que chanteuse, entre autres avec le groupe Smoking Smoking. Je compose, j’écris, je chante… C’était mon rêve d’enfant, c’est devenu mon équilibre. D’ailleurs, dans la série, c’est moi qui chante le générique et l’on entend ma voix dans certaines scènes.
La musique est aujourd’hui plus présente dans la série…
Oui parce qu, durant le tournage, on a découvert des comédiens qui faisaient de la musique, comme Rio Vega où Mao Touriol qui a une voix superbe. On en a profité pour les faire jouer et chanter, en solo ou en duo.
Rio est un bon musicien mais un piètre chanteur… que vous faites chanter !
(Elle rit). Oui, c’est une idée que nous avons eue lorsqu’il veut à tout prix jouer et chanter pour devenir un DJ star, au grand dam du prof de musique déjanté qui est éberlué ! Vous savez, c’est dur et à la fois très rigolo de faire chanter faux, c’est un exercice de style qui m’a amusée.
Comment travaillez-vous avec Vivien ?
En dehors des génériques, j’attendais qu’il me donne les séquences montées pour savoir si l’on pouvait poser de la musique. Il me donnait son idée et en fonction de ce qu’il désirait, en fonction de l’histoire aussi et de la personnalité des comédiens, j’apposais ma musique.
J’ai eu cette chance de rencontrer Mao qui a une voix exceptionnelle. Ca a été un plaisir d’écrire pour elle.
Avez-vous des projets ?
Prochainement sortira « Blockbuster » de July Hygreck dont j’ai écrit la musique, Vivien prépare un long métrage pour le cinéma et m’a proposé d’en faire la musique, on va démarrer la troisième saison de la série « Les grands » et peut-être un CD sortira avec la musique et les chansons de la série… Je suis dans mon élément car j’adore écrire pour l’image !

Propos recueillis par Jacques Brachet

La Rochelle 2017 Olivier PAGES, de la Russie à l’Angleterre

Pagès

Il est des amis qu’on a plaisir à retrouver au fil des ans.
Olivier Pagès est de ceux-là.
Notre beau comédien que l’on a vu récemment dans « Plus belle la vie » et « Meurtres à la Ciotat », est à la Rochelle comme beaucoup d’autres artistes car c’est dans ces festivals que l’on fait de belles rencontres, amicales ou professionnelles.
Cette année 2017 a été pour Olivier une année cinématographique et internationale.
En effet, il vient de tourner dans un film… russo-arménien, ce qui ne se fait pas tous les jours !
« Je connaissais le réalisateur Alexander Kott avec qui, figure-toi, j’ai tourné des pubs pour le café, en Russie. Il a à nouveau pensé à moi, cette fois pour un long métrage « Spitak ». Il cherchait un comédien français pour interpréter un chef d’équipe venu de France pour intervenir sur le tremblement de terre de cette ville. Il a tourné ce film pour commémorer les 30 ans de ce terrible événement. Le film a des chances d’$être présenté au prochain festival de Cannes.
Et puis, j’ai tourné en Angleterre le film de Florian Hessique « La légende » où je joue le rôle d’un coach de basket… Baskette qui a été le premier sport que j’ai pratiqué dans une équipe de benjamins avant de passer au handball. J’y joue avec Patrick Préjean, Frédéric Radeport, Géraldine Lapalus. Il sortira l’année prochaine. »
A quand le retour à la télé ?
Il n’y a rien de prévu à ce jour pour les mois à venir mais j’ai un projet de théâtre qui devrait se préparer pour l’an prochain. Mais je ne peux rien te dire de plus aujourd’hui ! » .

Propos recueillis par Jacques Brachet

La Rochelle 2017
Le journal de Catherine ARTIGALA

A

Le hasard à la Rochelle fait toujours bien les choses.
C’est comme cela qu’au cours du repas d’ouverture, je me suis trouvé aux côtés d’une charmante comédienne et que nous nous sommes trouvé des amis communs : Charles Berling, Xavier Deluc, Macha Meril, avec qui elle a tourné.
Et de là, l’idée de vous faire découvrir cette comédienne qui, sans tambours ni trompettes, fait une triple carrière au cinéma, à la télévision, au théâtre.
Elle a débuté à Toulouse avec des professeurs tels que Jean Bousquet et Claude Masquard.
Être comédienne, du plus loin qu’il lui en souvienne (comme dirait Barbara) a toujours été sa passion, sa vocation. Elle a beaucoup joué de pièces d’Ionesco car elle a toujours été attirée par les beaux textes.
Évidemment, passage oblige : Paris, d’abord aux cours Florent puis, durant deux ans, dans des stages et de lieux divers et variés. Elle fait donc beaucoup de théâtre avant de venir à l’image avec, pour premier film important « La vouivre » de George Wilson. Il y aura « Grabuge » de Mocky et bien d’autres encore, jusqu’au dernier festival d’Angoulême où elle a présenté, avec la réalisatrice Nan Aurousseau « Jour de pèche ».
A la télévision, il y a eu « Marie et Madeleine », « Plus belle la vie », « Clem », « Section de recherches » entre autres.
Durant cinq ans, elle joué, à Paris et en tournée « Les Bidochons », énorme succès. Elle prête également sa voix pour des documentaires sur TF1, France Télévision, Arte.
La revoici sur scène, du 3 au 28 octobre, à Paris, Théâtre des Déchargeurs pour jouer « Le journal d’une femme de chambre » d’Octave Mirbeau, dans une mise en scène de Jean-Pierre Hane.
« Il y a longtemps que je rêvais de jouer de magnifique texte et j’ai convaincu Jean-Pierre de le monter. Il est, tout comme moi, attiré par la condition féminine à la fin du XIXème siècle, le livre ayant été écrit en 1900. Je l’ai jouée durant le moi de juillet au festival off d’Avignon et après Paris, il y aura une tournée.
La Rochelle est le lieu idéal pour prendre des contacts, retrouver des amis. Certaines années, e suis venu y présenter des films comme je l’ai fait au dernier festival de Cabourg où je suis de la distribution du film de Flavia Coste « Un jour mon prince viendra »
Il y a peu, on l’a également vue dans le film de Nicolas Bedos « Monsieur et Madame Adelman »
« J’aime le cinéma et la télévision – me dit-elle – mais très vite le théâtre me manque et j’y reviendrai toujours pour défendre de beaux textes ».

Propos recueillis par Jacques Brachet

La Seyne-sur-Mer
Jazz au Fort Napoléon Art Bop : 4ième trimestre 2017

A

C’est avec un plaisir renouvelé qu’on peut découvrir le nouveau programme d’Art Bop, car les occasions d’écouter du jazz véritable sont rares à La Seyne sur Mer. Et ça démarre sur les chapeaux de roues !
– 13 octobre 2017 « Remember Chet » : José Caparros trio – Paul Pioli (g) , Pierre Fénichel (b),  José Caparros (tp, flh)
Voilà un beau trio, avec un José Caparros qui a le vent en poupe. Il vient de sortir un disque en quintette (A Walk In Love) chroniqué par Michel Antonelli, du Cri du Port, qui a reçu un S à Jazz Hot, ce qui équivaut à 4 étoiles sur 5 (www.jazzhot.net). Une petite citation : « … il assure dans la tradition du jazz un bon moment dont les concerts doivent être encore être meilleurs à déguster en live. » Donc à venir déguster.
– 20 octobre 2017 « this I dig of you » : Jean Marie Carniel trio – Denis Césaro (p) – Philippe Jardin (dm) – Jean-Marie Carniel (b)
A nouveau un trio admirable formé d’habitués d’Art Bop, tous jazzmen de belle volée, ayant fréquenté pas mal de grosses pointures internationales. Jean-Marie Carniel vient également de se voir couronner par un S à Jazz Hot (jazzhot.net) avec le même trio, sauf le batteur, pour son dernier disque « This I Dig You ».

B C

– 24 novembre 2017 concert jazz et poésie : « l’amour … approche musicale… » – Triplicity : Anne Santelli (p, voc) – Gérard Murphy (s, cl) – Paul Pioli (g) – Anne Santelli et Jean-Michel Agostini (comédiens)
Anne Santelli est bardée de diplômes de musique, d’un deug d’anglais et elle est certifiée de Lettres Modernes. Elle a écrit des nouvelles, organise moult événements, enseigne. La voilà tout à fait armée pour cette création.
Je ne connais pas ce projet alors je me retranche derrière ce qu’en dit Art Bop : « Le trio crée un univers onirique en enlaçant les notes et les mots de silences éclatants, aime s’aventurer dans des pérégrinations improvisées, joueuses, réactives et complices. Triplicity cultive ainsi un … « Inconfort Volontaire (CD paru en 2016) », dans lequel les timbres des instruments et de la voix se tissent et s’entrelacent… » Avec Murphy et Pioli ça devrait secouer.

Serge Baudot
Renseignements : 04 94 09 47 18 – 06 87 71 59 30 – pas de réservations
Ouverture des portes a 21 heures, concert a 21 heures 30

 

 

 

 

La Rochelle 2017
« Meurtres à Sarlat » Cécile BOIS : de Candice à Claire

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Le film
Quittant la fantasque Candice pour endosser la panoplie du capitaine de gendarmerie de Bordeaux Claire Dalmas, cette dernière se retrouve dans sa ville natale de Sarlat pour enquêter sur un meurtre, et elle y retrouve sa famille et, par un curieux hasard, le capitaine de gendarmerie de Sarlat, Eric Pavin, avec qui elle a eu une liaison d’une nuit et avec qui elle devra mener l’enquête. Elle est directe, ne montre aucun sentiment, ni regret, ni explication. Au contraire du gros nounours d’Eric (superbe Thierry Godard) qui éprouve un sentiment pour elle et aimerait une explication.
L’affaire est compliquée, intrigante et nos deux comparses, aussi attachants que possible, vont devoir la démêler avec ce point d’interrogation entre eux.
Belle réalisation de Delphine Lemoine et, à côté du couple-vedette, la petite Sabrina Aliane qui regarde, curieuse, se développer ce couple. Atmosphère lourde dans des paysages magnifiques du Sud-Ouest, autour de crimes qui réveillent de vieilles histoires moyenâgeuses de Jacqueries et les Croquants
Une très belle réalisation qu’on pourra découvrir sur France 3.

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La rencontre
Un regard infiniment bleu, un sourire à tomber par terre, Cécile Bois, c’est le charme et la simplicité incarnées.
Difficile d’avoir rendez-vous avec elle. Du coup, c’est en toute simplicité que je suis allé vers elle et qu’avec la même gentillesse elle a accepté ce moment d’entretien on ne peut plus charmant
Cécile.. encore un flic ?
(Elle rit). Oui, c’est vrai, et je vous avoue que je n’étais pas loin de refuser. Et puis j’ai vu que c’était avec Thierry Godard, comédien que j’aime. J’ai alors demandé de lire le scénario… Et j’ai très vite dit oui !
Vous vous connaissiez ?
Non, nous ne nous étions jamais rencontrés mais je me suis bien vue tourner avec lui. Je pensais que nous avions des choses en commun, que nous étions aussi pudiques et timides l’un que l’autre… Et puis, c’était un défi de comédienne que de faire un flic différent, plus conventionnel, moins déjanté. Je trouvais très drôle d’inverser les rôles dans la mesure où on donne souvent à Thierry des rôles d’ours mal léché et à moi des rôles solaire, que le processus s’inverse. Et ça a bien fonctionné !
Qu’est-ce qui vous a semblé le plus difficile ?
De sortir de ma zone de confort où je travaille toujours avec les mêmes comédiens, les mêmes techniciens qui sont notre premier public, avec qui je me sens à l’aise, moi qui suis très timide. Mais ça m’a permis de sortir de ma réserve, même si, durant les premiers jours, c’était un peu compliqué pour moi. Mais avec Thierry, qui est aussi timide que moi et avec qui on se ressemble beaucoup, on s’est rassuré mutuellement.

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Thierry Godard – Cécile Bois – Sabrina Aliane

Ce film était donc une parenthèse… Candice a repris la route ?
Oui, nous en sommes à la saison 5 et je tourne en ce moment et jusqu’en février, les épisodes 3, 4 et 5. Ca se présente plutôt bien puisque, après quelques bourrasques de la précédente saison, Candice retrouve le grand soleil et reprend du service à plein temps. Ce n’est plus moi qui ai des problèmes mais les autres… Chacun son tour !
Que va-t-il se passer ?
Je ne peux pas vous en dire grand chose sinon que Candice et Antoine seront plus en vue, tout va tourner autour d’eux. Mais vous savez, je ne sais jamais trop à l’avance ce qu’il va se passer et d’ailleurs, ça me va, j’aime garder la fraîcheur de la surprise afin de ne pas avoir à anticiper. Je suis une fille de terrain, j’aime improviser et laisser venir les choses.
Vous avez le champ libre pour improviser ?
En fait non, pas vraiment, j’ai vraiment peu mon mot à dire. Mais c’est une belle équipe, ouverte et on peut se parler sans problème. On m’écoute donc si j’ai un problème mais te tiens aussi à rester à ma place sauf si je sens que la qualité de l’ensemble ne vas pas. Je ne m’impose pas.
Est-ce que cette série vous laisse le temps de faire autre chose ?
Pas vraiment car nous tournons sept mois par an. Ca réduit le champ des possibles et surtout, j’ai envie, le reste du temps, de m’occuper de ma famille, de partager des moments avec elle.
En fait, il ne me reste que peu de temps pour tourner d’autres choses comme « Meurtres à Sarlat ».

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Du coup, le théâtre n’est pas pour tout de suite ?
Le théâtre est ma vocation première mais il faut au moins trois mois d’arrêt pour en faire, un mois de répétition et au moins deux mois à jouer, si ça marche. Ce qui me fait peur, c’est que, plus je m’en éloigne, plus il va me sembler difficile de remonter sur scène. Le théâtre est un exercice immédiat, j’ai toujours un stress énorme et ça ne va pas s’arranger ! Mais ça reste ma raison première et j’y reviendrai car c’est mon école.
Comment êtes-vous venue au rôle de Candice ?
Bizarrement : c’est un producteur qui, quinze ans auparavant, m’avait repérée dans un épisode de « Maigret ». Il avait gardé une photo de moi et en la retrouvant, il a eu un flash. Je sortais alors d’une grossesse et j’étais tout en rondeurs. Il a incorporé ce « surpoids » dans le personnage !
Est-il vrai qu’une close de votre contrat précise que vous ne devez pas maigrir ?
(Rires) Disons qu’on m’a conseillé de rester comme je suis car aujourd’hui ça fait partie du personnage ! Mais vu le mal que j’ai à maigrir et la gourmande que je suis, je n’ai pas trop de mal à garder mes kilos !
Par contre, c’est vrai, au départ, j’ai refusé de le faire par le fait qu’on voulait qu je maigrisse. Je me suis dit que si l’on ne me prenait pas, c’est qu’on n’était pas sur la même longueur d’ondes et que ça ne se ferait pas. Depuis, j’ai perdu 8 kilos et l’on a encore incorporé cet état de fait dans le scénario, sans s’appesantir dessus ! Mais c’était plus un pari pour la prod qu’une condition !
Y a-t-il un projet pour l’an prochain ?
Oui, ce sera un thriller psychologique où je ne serai pas flic mais psychiatre qui me semble très excitant !

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Rencontre amicale avec Alexandre Brasseur

Propos recueillis par Jacques Brachet

La ROCHELLE, 19ème édition

Affiche

En préambule
Il faut avoir envie d’aller à la Rochelle… en train !
Départ Toulon 6h58. 1/4 d’heure pour changer de train à Marseille pour Bordeaux, où l’on change encore de train avec deux heures d’attente pour embarquer à 14h30. Arrivée à la Rochelle 18h52. 12 heures de voyage. Et 14 heures pour le retour car il y a une escale de… quatre heures à Bordeaux ! La SNCF a encore du travail sur la planche !
Arrivée à la Rochelle sous le soleil… Ca ne durera car on aura l’alternance durant la semaine, le temps changeant toutes les heures. Mais bon, on s’adapte, surtout pour les photos call qui changent de lieu selon le temps.
On retrouve la sympathique équipe du festival, les copains journalistes, les habitudes des petits déjeuners , les projections, les rencontres, les interviewes… sans oublier le champagne Bouvet Laduby que l’on retrouve toujours avec joie… Virginie Hocq l’a également apprécié ! (Photos à l’appui !)

Coup de gueule
Ah, les photos call, quel cirque !
Imaginez une bande de fous furieux mal éduqués (pour la plupart) mitraillette.. pardon, appareil photo à la main, hurlant, vociférant, appelant les artistes par leur prénom pour qu’on les regarde, ne se gênant pas au passage pour donner des coups de coude au voisin (quand ce n’est pas un coup de zoom) pour avoir la meilleure photo et avoir, en définitive… la même !
Rarement vu une bande de cinglés, (à part deux ou trois) se croyant seuls au monde. Heureusement qu’il y a Magali, notre jolie responsable, qui essaie d’apaiser et d’arranger tout le monde, avec le sourire et une patience angélique.
Merci à Toi Magali !

Magali Strano
Magali – Stéphane Strano

Stéphane Strano : « La francophonie, mon cheval de bataille »
Le festival débute toujours par une rencontre avec le président du Festival, Stéphane Strano, dont c’est la seconde année. Homme aimable, charmant dont la passion domine sa discrétion et sa timidité naturelles.
« Ce 19ème festival – nous dit-il – est basé sur la francophonie. C’est un peu mon cheval de bataille car c’est un travail de fond, un travail de compréhension, un travail difficile et de longue haleine, en perpétuelle construction. La francophonie est pour moi un grand rêve.
A la Rochelle, on essaie d’être le reflet de la production, de la fiction française, francophone, européenne. Le festival est en train de grossir… hélas, pas les budgets.
On constate que la production, cette année, est assez sombre. Mais si, comme vous, je regrette qu’il n’y ait pas plus de comédies, c’est en fait le reflet de la vie.
Pourquoi alors, au milieu de ce thème, une journée consacrée à la Corée ?
Pour de multiples raisons dont la curiosité de la découverte et d’aimer ouvrir les portes de l’ailleurs. L’Asie étant peu explorée, je pensais qu’il y avait une relation intéressante à avoir avec elle. Il faut savoir qu’on n’étudie le Coréen que dans deux universités en France : Paris et la Rochelle. On essaie de comprendre un territoire. Les Coréens sont aussi très amateurs de la culture française et francophone et lorsqu’on sait qu’ils se déplacent difficilement, on ne peut être qu’honoré de recevoir une délégation coréenne. Cette rencontre est une belle étape dans notre collaboration car il y a quelque chose à développer entre nos deux pays.
Les Coréens ont une grande expérience cinématographique et il sont en train de l’avoir aussi à la télévision.
Vous avez un projet de résidence d’écriture à la Rochelle. Pouvez-vous nous en parler ? Oui, le festival a proposé un pilote pour organiser des résidences en écritures tout azimut : cinéma, télévision théâtre, littérature, scénarios… Nous montons ce projet avec la région et la SACD afin de faire naître des idées, des projets, des oeuvres et les pérenniser. Des lauréats seront sélectionnés pour chaque section et si tout va bien le projet devrait démarrer avant la fin de l’année. C’est l’organisation du festival qui devrait piloter le projet avec la SACD et les différentes chaînes. Le festival apportera son expérience télévisuelle.
Vous voyez…. beaucoup de travail m’attend dès le festival terminé.

Sombre festival…
Du sang, des morts, de la violence, des handicaps et des maladies, des drames et mélodrames, des polars…
La sélection rochelaise est dans l’air du temps. Ce festival ne nous a pas fait souvent rire même si l’on nous a présenté de remarquables réalisations, interprétées par des comédiens superbes, de grandes histoires et de beaux moments d’émotion.
La rentrée, donc, ne sera pas rigolote rigolote même si l’on aura de grands moments de télévision.
Viols, homophobie, racisme, règlements de compte seront donc au menu, à vous de choisir votre plat préféré entre séries de toutes longueurs, unitaires, programmes courts (les plus drôles)… Faites votre choix !

Jury1

Le jury
Sylvie Testud, Présidente du jury – Comédienne, réalisatrice, romancière – Iris Bucher – Productrice – Olivia Côte – Comédienne – Julien Despaux – Réalisateur – Loup-Denis Elion – Comédien – Laurent Juillet – Compositeur Stéphanie Tchou-Cotta – Scénariste.

Deux Virginie – Le palmarès
Avant de vous offrir comptes-rendus et interviewes au long des jours qui vont venir, voici le palmarès de ce 19ème festival.
A noter une ouverture sous le signe de la grâce et de la classe, présentée par le charme incarné de la journaliste et animatrice Virginie Guilhaume. Et l’on a conclu la remise des prix par l’humour foldingue de la déjantée Virgine Hocq, autre Virginie donc mais qui nous a offert des mini one-woman-show irrésistibles et pleins d’humour, entre deux annonces des prix.

Guilhaume
Hocq1 Hocq2

Parmi les 41 oeuvres en compétition (7 Téléfilms unitaires, 4 Séries 90’/Collections, 4 séries 52’, 3 Séries 26’, 3 Programmes courts, 4 Web-séries, 6 Fictions francophones étrangères et 10 Fictions européennes), le jury a donc remis 19 Prix
Meilleur téléfilm : « La consolation » de Magaly Richard-Serrano (France 5/TV5 Monde) d’après le livre de Flavie Flament, avec Lou Gable, Léa Drucker, Emilie Dequenne…
Meilleure série 90′ – collections : « Les petits meurtres d’Agatha Christie » de Nicolas Picard-Dreyfuss (France 2) avec Samuel Labarthe, Blandine Bellavoir, Elodie Frenck
Meilleure séeie 52′ : « La forêt », réalisé par Julius Berg (France 3) avec Samuel Labarthe, Suzanne Clément, Alexia Barlier, Frédéric Difenthal
Meilleure série 26′ : « Ramdam » de Zangro (Bien productions)
Meilleur programme court : « A musée vous, a musée moi » de Fabrice Maruca (Arte)
Meilleure série web et digitale : « Les engagés » de Jules Thénier et Maxime Potheret (Studio 4)
Meilleure réalisation : Vianney Lebasque pour « Les Grands » (OSC)
Meilleur scénario : « Mention particulière » de Christophe Campos (TF1) avec Marie dal Zotto, Bruno Salomone, Hélène de Fougerolles
Meilleure musique : Rob pour « Un ciel radieux » de Nicolas Boukhrief (Arte)

Charrier Yann Gaël
Flament
Marie dal Zotto Léo Legrand

Meilleure interprétation féminine : Anne Charrier pour « Prêtes à tout » de Thierry Petit (France 2)
Meilleure interprétation masculine : Yann Gaël pour « Le rêve français » de Christian Faure (France 2)
Jeune espoir féminin ADAMI : Marie dal Zotto pour « Mention particulière »
Jeune espoir masculin ADAMI : Léo Legrand pour « Un ciel radieux »
(Ces 2 prix remis par la comédienne Eva Darlan)
Meilleure fiction européenne : « Gnomes » de Jan Prusinovsky (République Tchèque)
Prix spécial du jury pour la fiction européenne : « Three girls » de Philippa Lowthorpe (Grande-Bretagne)
Meilleure fiction francophone étrangère : « Plan B » de Jean-François Asselin (Québec)
Prix Nouvelle-Aquitaine des lecteurs de Sud-Ouest : « Prêtes à tout »
Prix des collégiens de Charente-Maritime : « Hollyeed » de Laurent de Vismes (OCS)
Meilleure série de l’année Télé Star – Télé Poche : « Capitaine Marleau » de Josée Dayan (France 3) avec Corinne Masiero, Yolande Moreau, Patrick Bouchitey

Testud Elion
Deux jurés, photographiés… sans l’aide d’attachés de presse !

Système débrouille
Pour terminer ce premier reportage, je voudrais décerner un prix à nombre d’attachés de presse : le prix de l’absentéisme.
En effet, cette année une nouveauté au programme. Au service presse (Et je salue au passage Jeremy Marque avec qui on travaille en très bonne entente tout au long de l’année et qui n’est pour rien dans ce qui va suivre) on nous donne la liste des divers attachés de presse des chaînes. Mais une liste tronquéecar nous n’avons que des mails, plus de téléphones, ces messieurs-dames ne voulant sans doute pas être dérangés. On envoie donc des mails qui restent sans réponses, pas plus que les rares messages que l’on peut laisser quand on a la chance de « voler » un numéro de portable ! Et lorsqu’on vous répond : « Je vous rappelle » n’y comptez pas !
Alors c’est là que 50 ans de journalisme servent à quelque chose : on agrippe les connaissances qui passent par là, artistes ou attachés de presse amis, on va au culot lorsqu’on voit un artiste qui se balade entre deux verres de champagne ou deux tasses de café et l’on demande un instant d’entretien que l’on nous refuse rarement… A diable donc les attachés de presse qui ne savent plus travailler ou qui snobent les « petits » médias au profit des grands qui peuvent leur servir à Paris et leur apporter quelque chose
Lorsque j’étais attaché de presse, il me semble que ma fonction était de faire feu de tout média pour parler de mes artistes ou de mes événements. La fonction a dû changer depuis !
Mais bon, vous verrez au fil des jours que le vieux routard de province s’est débrouillé comme un grand… sans (ou presque) attaché de presse !

Jacques BRACHET

 

TARADEAU
Le Château de Saint-Martin dévoile son Histoire

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Pour la 34ème édition des Journées européennes du patrimoine*, Adeline de Barry ouvre les portes du Château de Saint-Martin les samedi 16 et dimanche 17 Septembre, lieu chargé d’histoire qui fait partie du patrimoine provençal.
Ce patrimoine chargé d’histoire se découvrira au fil des :
Visites de la cave souterraine et des fouilles romaines en présence du Centre Archéologique du Var. Du 1ER au XIIème siècle après J-C, une civilisation gallo-romaine occupe Saint-Martin durant 8 siècles. Du Xème au XVIIIème siècle, Saint-Martin devient un prieuré des Moines de Lérins. Ces derniers bâtirent une chapelle d’un style très pur et une cave souterraine datée du XIIème siècle. (Différents horaires – se renseigner 04 94 99 76 76)
Vinoscénies : où l’histoire du Château de Saint-Martin est contée au cœur de la cave souterraine du XIIème siècle. Un voyage magique entre le monde du vin, la Romanité et le Moyen-Âge. (Différents horaires – se renseigner au 04 94 99 76 76)
La Provence et son patrimoine artisanal seront également présents :
Signatures de livres écrits par différents auteurs régionaux sur le thème de la Provence. Avec la présence exclusive du Pape de la cuisine Provençale, le chef Gui Gedda*.
Ateliers poterie et balades à dos d’âne : en mémoire des périples de Saint Martin à dos d’âne, l’histoire prêtant la taille de la vigne à son âne ayant grignoté les sarments de vignes d’un prieuré.
(5€/personne)
Marché artisanal : bougies, bijoux, savons, produits du terroir…
Déjeuner sur place
Dégustations de vins du domaine et du vin cuit traditionnel
Assiettes de charcuterie et fromages sur place (entre 12 et 15 euros)
Dégustation de la « socca » niçoise (crêpe à base de farine de pois chiche, délayée avec de l’eau et de l’huile d’olive à déguster bien poivrée et bien chaud. Elle est particulièrement appréciée à l’heure de l’apéro avec un verre de rosé !
Sur réservation, le Château organise un déjeuner autour du cochon de lait à la broche.
(20€/personne, verre de vin et dessert inclus.)
Renseignements et réservations : Château de Saint-Martin – route des Arcs – 83460 Taradeau
Tel. 04 94 99 76 76 – mailto:alexandra@chateaudesaintmartin.com

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