Archives mensuelles : septembre 2017

Six-Fours – Paroisse Ste Anne
Témoins de l’Amour dans tous ses états

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Elena Vallade, Liliane Santoro, Le père Roni, Stéphane Bernard, Dany Cayol, le père Rafaël, Fabiola Casagrande

Lorsqu’on rencontre l’équipe de la Paroisse Ste Anne à Six-Fours, que l’on soit croyant ou non, chrétien ou autre, on se sent aussitôt porté par l’amour, la bonté, la bienveillance.
Que se soit de la part des prêtres brésiliens, le père Rafaël ou le père Roni, ou encore les belles âmes qui les entourent : Dany Cayol, présidente de l’association paroissiale « Myriam », qui enseigne le catéchisme aux enfants, Stéphane Bernard, musicien mais aussi plasticien, qui crée affiches et flyers pour la paroisse, Liliane Santoro, rédactrice de la paroisse, Elena Vallade, responsable de l’aumônerie, Fabiola Casagrande, conseillère municipale.
Ensemble ils ont construit une belle manifestation pour aller vers les autres, quels qu’ils soient, intitulée « Témoins de l’Amour ». Cette manifestation qui se déroulera du 4 au 8 octobre, touchera tous les arts : cinéma, musique, danse, littérature mais aussi de jolis moments de convivialité.

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« Notre Pape François – nous confie le père Ronicès dit « Roni », nous demande de sortir de l’église pour irradier vers la périphérie de la commune, afin d’aller vers les personnes en détresse, malades ou seules afin de leur apporter réconfort, aide, le sujet n’étant pas que la religion mais l’humain. Nous travaillons beaucoup avec le côté rtistique, sur la musique entre autres tant on sait qu’elle est importante chez nous au Brésil. Grâce à Stéphane Bernard, nous avons pu enregistrer deux CD et un troisième se prépare.
– Il oublie de dire – précise Stéphane – qu’il écrit et compose les chansons. Moi je lui amène les musiciens, je fais les arrangements et nous enregistrons avec les moyens du bord, c’est à dire dans l’église même. Nous avons sélectionné musiciens (guitare, piano, nous éloignant de l’orgue) et chanteurs, enfants et adultes pour enregistrer ces deux disques intitulés « Laus Dei, messe pop Louange Six-Fours ». Nous avons tourné deux clips que l’on peut voir sur youtube
– Cela semble encore bizarre pour certains ici – reprend le père Roni – mais chez nous au Brésil c’est courant, il y a toujours eu cohabitation de l’Eglise et de la Culture et c’est ce que nous avons voulu faire ici afin d’y habituer les gens.
C’est le second événement que nous organisons et nous le faisons pour faire passer un message. Ce n’est pas pour ma gloire mais pour montrer que l’on est joyeux et surtout pour créer un lien avec la rue, entre nous et la société.
Le titre de cet événement « Témoins de l’Amour » est justement pour témoigner de cet amour, du don de soi, d’aller vers l’autre et de ne pas attendre que l’autre vient vers nous ».

C’est vrai que ces prêtre brésiliens ont fait souffler à Six-Fours, un vent de fraîcheur, de simplicité, de gentillesse qui incite à aller vers eux. Et la preuve que ça peut marcher : Dany Cayol nous précise que c’est l’une des paroisses qui regroupe le plus d’enfants allant au catéchisme, ceux-ci étant au nombre de 118 !
« C’est – nous explique le père Roni – notre évêque qui nous a fait venir du Brésil parce qu’il n’y a plus suffisamment de prêtres français. Savez-vous que dans cinq ans, il y aura 5.000 prêtres en moins en France ? Il est donc venu nous chercher dans notre communauté et je suis très heureux d’être ici.
Savez-vous jusqu’à quand ?
En principe pour cinq ans mais après, on peut prolonger.
Mais ce n’est pas de notre fait.
– Il faut dire – précise Dany Cayol – qu’ils ont dû apprendre le Français sur place, ce qui est d’autant plus méritant qu’ils risquent de se retrouver dans un autre pays d’ici quelques années » ! »
Il faut aussi savoir que pour être prêtre, il faut 9 ans de formation générale, spirituelle, communautaire, ce qu’on fait ces prêtre brésiliens qui arrivent en France « prêts à servir », et ce qui permet en France d’économiser cette formation.

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Venons-en donc au programme concocté par cette belle équipe.
Démarrage donc le mercredi 4 octobre à 20h30 au Six N’étoiles avec la projection, en avant-première, d’un film italien « Tout mais pas ça ! » (Si Dio vuole), l’histoire pleine d’humour d’un père confronté à la volonté de son fils de devenir prêtre. C’est Noémie Dumas, directrice du cinéma et toujours partante de tels événements, qui a proposé ce film qui sera suivi d’un débat.

Le jeudi 5 octobre, toute l’équipe se retrouvera, dès 9 heures, sur le marché du Brusc pour partager un petit déjeuner et un moment musical. Le soir à 20h30, l’on pourra assister au récital de Véra Vetrano, qui chantera entre autres ses propres chansons que l’on peut retrouver sur son CD « La voix est le reflet de l’âme ». Une voix puissante qui chante Piaf à ravir… et qui est la sœur de Lisa Angel, qui, en 2015, a représenté la France à l’Eurovision.
Grand moment le vendredi 6 octobre à 20h30, toujours à l’église qui recevra le Dr Theillier, écrivain, ancien médecin permanent du sanctuaire de Lourdes, qui nous parler de son dernier livre « Expériences de mort imminente », le thème étant tout trouvé : « Y a-t-il quelque chose après la mort ? », question que, chrétien ou non, tout le monde se pose. La conférence sera précédée d’un temps de louange à 20h et se terminera par un verre de l’amitié.
Le samedi 7 octobre, après une rencontre-partage à 9h devant le parvis de l’église, à 18h aura lieu une messe unique au Brusc , suivie, à 19h30 place des Poilus, une soirée brésilienne avec animation musicale du groupe toulonnais Recado (qui signifie : message), suivie de danses et de démonstration de capoéira et surtout, pour les 60 premiers venus, dégustation de feijoada, plat brésilien préparé par Elena.
Enfin, tout se terminera le dimanche 8 octobre à 10h où « la messe de l’unité rassemblera tous les fidèles. Ce sera la seule messe de ce dimanche et, comme le dit Stéphane  « ce sera Noël avant l’heure et l’on verra certainement cette belle église de 700 places totalement remplie ! »
A 12h, l’on se retrouvera pour un pique-nique des sacs sur le stade de la Repentance, suivi d’un match de foot… où l’on pourra admirer les jambes de nos prêtres qui, pour une fois, se déferont de leur soutane ! Un concours de pétanque sera également organisé.

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Que voilà donc une belle initiative menée par cette équipe qui porte joie et bonheur en elle, avec, nous avoue le père Roni, toujours l’inquiétude et l’envie d’aller toujours vers les autres »

Jacques Brachet
Photos Monique Scaletta
www.paroisse-sainte-anne.com

Toulon – Le Liberté
Théma # 26 : « La raison du plus fou est toujours la meilleure »,

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Pendant la saison de septembre à juin, le Liberté organise un théma tous les deux mois environ. C’est une façon de regrouper autour d’un thème fédérateur un ensemble de manifestations et d’intervenants divers.
Présentation de ce premier théma pour la nouvelle saison par Pascale Boeglin Rodier co-directrice avec Charles Berling du Liberté, scène nationale, en compagnie de Thiefaine Samson responsable des programmations thématiques, et des artistes invités .
Zabou Breitman pour « Se souvenir des belles choses », un spectacle qui a demandé deux ans de travail, nous dit-elle, commencé en résidence au Liberté et joué à Avignon.
Moussa Sarr, qui a étudié aux Beaux-Arts de Toulon, présente des vidéos, et nous dit que l’artiste dans sa folie traverse le mur et en sort fabuliste. Il se revendique d’un humour qui fait réfléchir.
Jean-Marie Cartereau, plasticien bien connu dans la région et ailleurs, anime depuis 30 ans l’Atelier d’Arts du Centre Hospitalier Henri-Guérin de PIerrefeu (psychiatrie générale). Il pose la question de savoir si l’art rend fou ou bien s’il soigne. Certaines des œuvres de ses «élèves » ont été exposées dans des galeries d’art contemporain dans plusieurs pays à côté de grands noms de l’art d’aujourd’hui. L’exposition est à voir à la galerie Lisa dirigée par Jean-François Ruiz. (23 rue Pierre Sémard à Toulon).

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René Caussanel présente ses dessins au crayon : Portraits de La Borde, une sélection parmi 200 œuvres conçues à la clinique psychiatrique de La Borde où il fut pensionnaire pendant deux ans. Ce sont des portraits troublants, au crayon, qu’une modèle de l’artiste a qualifié de « portraithérapie ».
Les deux artistes d’Epectase, Corentin Fohlen et Printemps von Zilw, absents, furent présentés par Thiefaine Samson : Il s’agit de performances in situ, sans trucages. Les deux artistes s’emparent d’un paysage, au feeling, l’un pose, parfois d’une façon acrobatique, mais toujours pour décaler la réalité, en faire ressortir la folie, l’absurdité, et l’autre photographie. Ces photographies, intitulées « Le Philosophe » sont le moment le plus fort des expositions dans le hall.
Tout au long de ce théma il y aura des films dont « Une femme sous influence » de Cassavetes et « Pink Floyd The Wall » d’Alan Parker ; des documentaires ; des pièces dont « Folles de joie » de Paolo Virzi ; des conférences dont « L’Empire de l’or rouge » de Jean Baptiste Mallet qui raconte le capitalisme mondialisé à travers l’épopée de la tomate, posant la question de savoir si le monde est devenu fou ; un grand débat autour d’une question cruciale « Tous les artistes sont-ils fous ? » ; et tant d’autres choses…
« La raison du plus fou est toujours la meilleure », c’est une affirmation de Raymond Devos, choix judicieux qui ramène la folie à la lucidité et à la sagesse. Ce qui fait penser aux fous du roi, souvent des sages qui étaient en fait des conseillers du monarque. Je reprendrai la déclaration d’intention du Liberté : « Dans cette exposition où plane le goût de Raymond Devos pour « le sens du non-sens », sont réunies des œuvres d’artistes insolites, décalées, qui nous invitent à rencontrer cette part absurde de l’autre et de soi. Autant de propositions qui questionnent notre regard sur la loufoquerie, l’extravagance, l’aliénation… N’est-il pas pure folie que de vouloir être raisonnable dans un monde de fous ? » That is the question…

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Serge Baudot
Programme détaillé et renseignements www.theatre-liberte.fr et dans les lieux habituels. Tel : 04 98 00 56 76

Michaël GREGORIO sur grand écran !

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C’est l’un des artistes les plus doués de notre génération.
Michaël Grégorio est inclassable : chanteur ? imitateur ? comédien ?
Tout ça ensemble peut-être maisl ui pourtant ne se dit pas imitateur :
« En fait, je n’ai qu’une seule voix – me dit-il – et je n’imita pas vraiment. J’essaie de faire croire, de suggérer, mais jamais de reproduire. S’il vous trouvez une justesse d’imitation… c’est vous qui faite le travail !. Moi, je me contente de m’imprégner de l’univers des artistes plus que de leur voix, même si leur voix fait partie de leur personnalité.
Est-ce que vous ne faites que des artistes que vous aimez ?
Pas particulièrement. Lorsque je les aime, c’est peut-être plus facile mais ce n’est pas pour ça que je m’arrête là. Par contre, mon but est de les détourner, de les prendre en otage.
Avez-vous des retours de ces artistes ?
Oui mais même si certains me disent qu’ils aiment, qu’ils sont bluffés, c’est toujours en public, lors d’émissions de télé ou de radio. Donc, est-ce vraiment sincère ? Mais ça ne me préoccupe pas plus que ça.
Quand vous êtes-vous aperçu de ce don ?
J’ai commencé par faire du théâtre et là, je me suis rendu compte que je pouvais modifier ma voix qu’elle pouvait devenir un outil de travail. C’est vrai qu’au départ j’ai vu que j’avais des prédispositions mais derrière de « don », il y a beaucoup de travail.
Vous avez aussi fait du cinéma, de la télévision, ce qui est différent d’être seul en scène et d’interpréter vos propres textes…
Dans la mesure où j’ai commencé par le théâtre donc je suis habitué à dire les textes des autres et de jouer avec d’autres artistes. Mais d’une manière comme une autre, mon plaisir, vraiment, c’est de jouer… Jouer, quel beau mot pour dire qu’on travaille. J’ai toujours gardé ce rapport à l’enfance qu’est de jouer. Ce n’est pas pour rien que j’ai intitulé mon spectacle « J’ai dix ans ».
L’interprétation est le dénominateur commun de tous ces arts du spectacle et j’ai toujours du plaisir à interpréter.
Et puis, jouer un rôle me rends déjà moins responsable, même s’il y a toujours du stress. C’est confortable de se faire diriger, de ne pas être seul devant à co-écrire, à jouer, à mettre en scène. on s’investit différemment mais c’est tout aussi intéressant.

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Au cinéma : « Venise sous la neige » – « Les fusillés »

Ce vendredi 29 septembre l’on va donc vous voir sur nombre d’écrans de cinéma* et découvrir votre show. Avez-vous réfléchi longtemps pour dire oui, n’avez-vous pas eu peur de perdre des spectateurs en salle, car votre tournée n’est pas finie ?
J’avoue qu’au départ j’étais quelque peu sceptique. Mais d’abord, nous devions faire une captation du spectacle pour un DVD et je me suis dit pourquoi pas ? Quand à perdre des spectateurs je ne pense pas car un film ne remplacera jamais un spectacle vivant, qu’il soit au cinéma ou sur le petit écran. Je pense que les deux sont complémentaires car la proximité de la caméra fait découvrir d’autres choses grâce à des gros plans, des mouvements, une ambiance autour de l’artiste
Certains artistes comme Dupontel, Valérie Lemercier, n’ont jamais voulu laisser de trace filmée de leurs spectacle. Vous, ça ne vous gène pas ?
Non, je peux comprendre leur façon de voir les choses mais je pense que les gens qui nous apprécient sur scène ont envie de garder un souvenir de leur soirée, de revoir un spectacle qu’ils ont aimé. Même si rien ne remplace d’être dans une sale, face à l’artiste.
Vous avez fait de la musique, du cirque… Continuez-vous ?
Oh, le cirque, ça remonte à l’enfance. J’en ai fait de la 6ème à la quatrième. Je faisais du jonglage, j’adorais ça mais je n’étais pas particulièrement doué, même si j’en ai de bons souvenirs et quelques moments de trac ! Et puis très vite, le théâtre a pris le pas.
Quant à la musique, j’en ai toujours fait, j’en fait toujours, j’ai même écrit une chanson pour un film « Dépression et des potes ». J’ai aussi écrit une chanson pour Barcella. Peut-être un jour il la sortira.

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Et, comme le Luron faire un disque avec votre propre voix, vos propres chansons et les proposer à d’autres chanteurs ?
Je ne dis pas non car je passe mon temps de lire à écrire des chansons. Si certains en veulent, pourquoi pas ? Quant à moi, il y a toujours cette idée dans un coin de ma tête mais pour le moment, ce n’est pas d’actualité.
Vous regarder à l’écran pour vous améliorer, est-ce que c’est quelque chose que vous faites ?
Malheureusement, je suis bien obligé de le faire mais ce n’est pas ce que j’aime le plus. J’ai bien dû le faire pour ce film et c’est vrai que ça peut aider à s’améliorer. Il faut un certain recul et ça fait partie des outils de travail.
La tournée continue donc ?
Oui jusqu’au début de 2018. Nous terminerons par la Réunion. Après j’ai envie d’un peu me poser; de penser à d’autres projets…
Si vous aviez un mot pour définir ce que vous faites ?
Le plaisir ! C’est un moteur extraordinaire. Et quelle chance incroyable de faire ce qu’on aime, de vivre de ce qu’on aime… même si le trac est toujours là !

Propos recueillis par Jacques Brachet

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*Vendredi 29 septembre – Pathé Live – La Valette – 20h

Jean-Pierre SAVELLI… Revoir Toulon

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Notre Toulonnais devenu célébrissime grâce à un tube incontournable « Besoin de rien, envie de toi » sous le nom de Peter, indissociable de Sloane, revient à Toulon, non pas pour y passer quelques jours en famille mais pour y revenir définitivement.
Le voici depuis cet été, installé sur les hauteurs de la Valette du Var, entouré de verdure, d’arbres, les pieds dans la piscine, la tête au soleil, ce soleil qui lui a tant manqué à Paris et qu’il ne voyait qu’épisodiquement.
Avec Jean-Pierre, c’est 50 ans d’amitié puisque nous nous sommes connus lui, chanteur débutant, moi, journaliste débutant et attaché de presse des tournées Renzulli sur lesquelles nous nous sommes rencontrés. De Toulon à Paris, de Paris à Toulon, nous ne nous sommes jamais perdus de vue.

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« Tu te rends compte que j’ai quitté Toulon en 69… Il était temps que j’y revienne !
Qu’est-ce qui t’a fait prendre cette décision ?
L’idée trotte dans ma tête depuis pas mal de temps car aujourd’hui, avec les moyens que nous avons, l’on peut pratiquer ce métier n’importe où. Nombre d’artistes ont quitté Paris pour vivre en province. Le problème est que Sandry, mon épouse, avait à Paris une école de zumba. Elle est parisienne, avait son travail et il était difficile de tout quitter. Et puis l’an passé, ma mère est décédée et ça a été le déclic. Je me suis dit qu’il fallait que je me rapproche de ma famille.
La décision a donc été prise; on était prêt à sauter le pas, on a commencé à chercher une maison et à s’organiser afin de pouvoir continuer tous les deux à travailler.
C’est à dire ?
Il fallait d’abord que Sandry puisse continuer à donner ses cours de zumba et de body fight, donc à trouver un local, condition sine qua non pour la décider à quitter Paris. Quant à moi, je voulais monter une école de comédie musicale où l’on pourrait coacher chanteurs et danseurs.
Pour cela, j’ai fait le tour des mairies et j’ai eu beaucoup de réactions positives, notamment à la Garde et à Solliès-Pont.

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Le Chevalier Cristal

Ton idée, c’est quoi au juste ?
D’aider et de pousser des aspirants artistes de la région, leur donner des bases pour chanter et danser, les incorporer dans mes différents spectacles et créer avec eux, une comédie musicale. Pour cela, je ferai passer des castings le 7 octobre à la Garde et le 11 à Solliès-Pont.
Y a-t-il un âge requis ?
Non, ce peut être des ados, des enfants, des plus âgés, des plus jeunes. Le tout est qu’ils sachent bouger et qu’ils sachent chanter et trouver quelques bons éléments pour travailler ensemble et monter ce spectacle.
Ce sera quoi ?
Un spectacle basé sur les airs célèbres des comédies musicales actuelles et proposer, avec Sandry au mois de juin, trois spectacles de fin d’année : zumba, body fight, comédie musicale.
Et toi, en tant que chanteur, que deviens-tu dans tout ça ?
Je chante !!!
Je continue à tourner dans les différents spectacles que j’ai montés : le spectacle pour enfants « Le chevalier Cristal », le spectacle années 40 autour des chansons que chantait mon père Carlo Cotti, pour lui rendre hommage, accompagné de mon ami accordéoniste Damien Michel, mon spectacle « Années 80″ et mon spectacles de chansons qui retracent ma carrière. Je ne suis entouré que d’artistes varois, mon but étant de les faire travailler. Et crois-moi, il y en a beaucoup et qui ont du talent.
Au mois de novembre, je mettrai en ligne le premier titre de mon prochain disque. J’ai écrit la musique avec Damien Michel, ma complice Patricia Lenoir en a signé les paroles et Olivier Beretta a fait les arrangements. C’est un slow intitulé « L’hiver en juillet », une histoire d’amour qui se passe à Sienne, en Italie. Nous l’avons mixé ici.

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Et le producteur ?
Il produit ! Mon disque d’abord, mes spectacles et une jeune chanteuse hispanique, Sabelita, qui est d’Aix-en-Provence, qui a une voix de folie. J’ai retrouvé un titre que j’avais écrit et enregistré « Reste là » et on en a fait une version espagnole. C’est très latino. Ça sortira dans les mois à venir.
Revenons donc à ces stages. Ils se dérouleront où et quand ?
A Solliès-Pont ce sera à la salle des fêtes le mercredi de 14h à 16h30. Une heure de chant que j’animerai, une heure de danse. que Sandry animera.

A la Garde, ce sera au Mas Ste Marguerite le samedi matin de 10h à 11h30.
Je tiens à remercier le maire de la Garde, M Masson et son adjoint à la culture, M Granarolo, tout comme le maire de Solliès-pont, M Garron et son adjointe à la Culture, Mme Smadja, ainsi que tous les interlocuteurs de ces deux communes, qui nous ont magnifiquement accueillis.
Et puis te voilà avec le second volet du film « Stars 80″ dont le premier avait fait un tabac.
Il sort le 6 décembre, je viens juste de le visionner. Une grande avant-première aura lieu à Paris le 3 décembre, le lendemain du lancement de la nouvelle tournée « Stars 80, le triomphe » qui aura lieu donc le 2 décembre au nouveau stade de rugby Arena.
Le 21 novembre nous serons au Pathé de la Valette avec quelques-une des artistes, pour présenter le film.
Et puis, je présenterai le film le 9 décembre au cinéma de… Besse-sur-Issole ! Le directeur y a une petite salle, il passera le film trois fois d’affilée et j’irai le présenter. J’ai trouvé ça sympathique !
D’autres spectacles en vue ?
Il y en a pas mal à travers la France, quelques-uns cet été qui s’annoncent dans la région, je serai le 4 novembre à l’ATE de la Crau avec mon spectacle « Années 80″ (Il faut réserver), le 20 décembre, je présenterai « Le chevalier Cristal » à la Garde, salle Gérard Philipe, pour le Téléthon…

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Alors, heureux d’avoir retrouvé Toulon ?
On ne peut plus heureux ! Je retrouve la mer, le soleil, ma famille, mes amis et… le RCT !
Avec ma fille Lola, nous sommes de vrais supporters. Tu sais, je suis de Besagne et ça a toujours été notre club de cœur. Du coup, au lieu de les voir deux fois par an, nous serons de tous les matches !

Propos recueillis par Jacques Brachet
Inscriptions à l’atelier de comédie musicale, aux cours de zumba et de Body fight :
07 50 93 01 05 – sandry.chore@gmail.com

France 2 : NINA, troisième saison

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Troisième saison pour cette série à succès de France 2, où l’on va retrouver Nina et ses acolytes pour dix épisodes.
« Nina », alias Annelise Hesme, renfile donc sa blouse dès le mercredi 18 octobre prochain, à 20h55, et retrouve ses partenaires récurrentsThomas Jouannet, Nina Mélo, Grégoire Bonnet et Muriel Combeau. Chaque mercredi, les téléspectateurs découvriront ainsi deux inédits de cette nouvelle saison. L’on va retrouver le personnel de l’hôpital en plein chamboulement puisque, comme révélé en fin de saison 2, le service de médecine interne est contraint de fusionner avec celui de l’hôpital Nord et découvre une nouvelle chef de service, qui prend Nina en grippe. Et pas de chance pour l’infirmière, la reprise de ses études de médecine ne lui permet d’être présente qu’à temps partiel à l’hôpital, tandis qu’elle doit aussi faire face au retour de Costa à son domicile.

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Qui est Nina ?
A 39 ans, Nina se retrouve infirmière stagiaire sous les ordres de Léo, une « gamine » de quinze ans sa cadette, dotée d’un tempérament difficile, et du Dr. Proust qui s’amuse à lui faire peur… Pas simple !
D’autant que pour tous, Nina est la femme du patron, Costa Antonakis, son ex avec lequel rien n’est vraiment réglé malgré leur divorce. Mais après avoir soigné Lily, leur fille, pendant dix ans, rien ne fait peur à Nina !
Forte de ses années passées dans les hôpitaux au contact des médecins comme des infirmières et des aides-soignants, Nina, fille d’un grand interniste et d’une obstétricienne renommée, prend le risque de les décevoir pour tracer son propre chemin dans l’univers hospitalier auquel elle ne peut décidément pas échapper…
L’écoute et le soin comme profession de foi, l’envie de vivre et d’aimer comme prescription…

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Thomas Jouannet – Marie-Christine Adam – Grégoire Bonnet

Casting
Annelise Hesme (Nina), Thomas Jouannet (Costa), Nina Mélo (Léo), Grégoire Bonnet (Dr Proust), Muriel Combeau (Gabrielle), Stéphane Fourreau (N’Guyen), Farid Elouardi (Bensaïd), Clément Moreau (Kévin), Alix Benezech (Dorothée), Ambroise Michel (Fred), Marie-Christine Adam (Gloria), Sophie Charlotte Husson (Caroline Bergman), Ben (Julien Dimaggio), Ilona Bachelier (Lily), Roman Magloire (Neo)
Et puis une longue liste de « gusts » qui vont apparaître au fil des saisons : Nicole Croisille, Charles Templon, Xavier Mathieu (ép. 1) ; François Bureloup, Élise Diamant (ép. 2) ; Dounia Coesens, Guillaume Cramoisan, Philippe Lavil (ép. 3) ; Anne Girouard, Matthieu Rozé, Camille Aguilar, Sophie Le Tellier (ép. 4) ; Frédérique Tirmont, Christian Rauth, Vanessa Demouy, Jérémie Covillault (ép. 5) ; Doudou Masta (ép. 6) ; François Feroleto (ép. 7) ; Gwendoline Hamon, Cédric Chevalme (ép. 8) ; Stéphane Freiss, Sara Mortensen (ép. 9) ; Linda Hardy, Vincent Primault, Nicolas Wanczycki (ép. 10)

La Rochelle 2017
DEMAIN NOUS APPARTIENT

« Demain nous appartient »… L’énorme succès de l’année

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Depuis quelques semaines, cette nouvelle série de TF1 tient tous les soirs en haleine un public toujours plus nombreux, dans des intrigues et des événements qui s’enchaînent à la vitesse grand V.
Tourné en pays sétois, les décors sont magiques mais il s’en passe, des drames, sous le soleil !
Une équipe de comédiens remarquables, nombre sont des comédiens récurrents de séries. On a plaisir à admirer la belle Ingrid Chauvin, on a beaucoup d’émotion à retrouver Charlotte Valandrey, à découvrir Lorie Pester qui a abandonné la chanson pour un moment, à voir au générique Alexandre Brasseur, à admirer la toujours hiératique Laure Killing… Bref, on ne peut pas tous les nommer tant ils sont nombreux et tant les événements s’entrelacent et nous surprennent à chaque épisode.
Inutile de dire qu’à la Rochelle, ce fut de la folie furieuse à l’arrivée d’une bonne partie de l’équipe récurrente : Alexandre Brasseur et Ingrid Chauvin, époux divorcés dans la série, leur fils, le jeune Clément Riemens, leur fils, Maud Baecker, qui joue la sœur d’Ingrid, Lorie Pester et Samy Gharby, respectivement lieutenant et capitaine de police, Anne Caillon qui est l’adjointe au maire, Charlotte Valandrey qui est juge d’instruction en couple avec Juliette Tresanini, enseignante.
Dans la Cohue de cette après-midi de fou, on a pu approcher quelques-un de ces protagonistes.

A

Ingrid Chauvin : « Je suis heureuse de tourner avec un réalisateur que je connais bien : Thierry Peythieu, puisqu’il est mon mari ! Nous tournons à Sète jusqu’au 15 novembre et si le succès est toujours au rendez-vous, nous sommes tous d’accord pour repiquer au jeu et qu’il y ait une suite ! Nous avons constitué une belle famille, on est heureux de tourner et de vivre ensemble et on travaille dans des conditions idylliques.
Charlotte Valandrey : Je n’avais pas tourné depuis longtemps, à part un passage dans le film de Maïwen « Le bal des actrices » Retrouver l’atmosphère d’un plateau me rend très heureuse. Ca me manquait beaucoup et je me bagarre depuis 15 ans pour ça. De plus je retrouve ce public qui ne m’a pas oubliée, qui m’a même soutenue. C’est ma plus belle récompense.
Lorie Pester : J’ai failli ne pas être de l’aventure car j’avais entamé l’enregistrement de mon prochain disque. Mais il était difficile de refuser une telle aventure et du coup ça a été la course entre le plateau et le studio. La production a eu la gentillesse de suivre le mouvement et m’a permis de m’absenter quelquefois.

D B

Juliette Trésanini : Je suis la femme de Charlotte dans la série et ce rôle est important pour moi. J’ai démarré dans un épisode de « Joséphine, ange gardien » puis « fais pas ci, fais pas ça ». La prod m’a découverte sur ma chaîne Youtube et l’on m’a proposé ce rôle qui est à l’opposé de ma vraie nature. C’est ce qui m’a plu et j’ai été heureuse de passer de la comédie au drame.
Maud Baecker : Toute ressemblance avec Ingrid Chauvin pourrait-elle être fortuite ?
C’est vrai je joue sa sœur et lorsqu’on m’a proposé ce rôle, je n’ai pas hésité car je suis une de ses grandes fans. Je pense qu’au fur et à mesure du tournage nous nous sommes rapprochées et l’on est vraiment devenues sœurs !

E C

Clément REMIENS
Parmi toutes ces femmes, l’un des plus jeunes comédiens de la série est Clément Rémiens.
Physique à la Delon… jeune, beau sourire qu’on voit peu dans la série, il est tout heureux de débuter dans un tel projet avec de tels comédiens.
Comment es-tu venu sur ce projet, Clément ?
J’ai fait du théâtre amateur durant dix ans dans le Pas de Calais. Ca a toujours été ma passion et j’ai donc décidé de venir à Paris où je suis entré directement en seconde année au cours Florent. J’y suis resté deux ans… ou presque. Je dis presque parce que, à un jour de jouer le spectacle de fin d’année, j’ai dû partir à Sète. Une directrice de casting m’avait repéré. Elle m’a fait passer le casting le 15 mai, le 17 j’étais accepté et le 28 j’arrivais à Sète sans encore savoir que mes parents seraient Ingrid Chauvin et Alexandre Brasseur !
Tu aurais pu tomber plus mal ! (Il rit et son visage s’illumine)… Dommage que tu ne ris ou souris plus souvent à l’écran.
C’est vrai mais mon rôle est très tourmenté. C’est un ado dont les parents divorcent, de plus, il va apprendre que son meilleur ami est en fait son cousin, il se découvre une tante qui est en fait la mère de son copain et il découvre que sa sœur est gravement malade ! Il y a de la colère en lui et il faut prendre tout cela en compte pour le comprendre.

Clément Remiens

Comment appréhende-t-on un rôle aussi lourd, alors que c’est ta première expérience ?
Je l’ai beaucoup creusé en profondeur, je me suis mis à sa place afin de voir comment j’aurais pu réagir et c’est vrai que d’être confronté à tous ces événements, ça ne laisse pas beaucoup de place à la rigolade. Il a une adolescence pour le moins perturbée.
Le tournage te semble-t-il difficile ?
Oui et non. Oui car c’est mon premier et qu’on tourne cinq séquences par jour du lundi au vendredi. C’est énorme mais c’est aussi pour un jeune comédien comme moi une école formidable. Au début ça a été difficile car du jour au lendemain j’ai dû apprendre mes premiers textes. C’est une belle expérience et l’ambiance est tellement formidable que c’est le bonheur !
Pas de regret d’avoir quitté le théâtre ?
Non, sinon qu’à deux jours près j’aurais pu jouer. Les profs l’ont mal pris et je les comprend. Mais je suis jeune et j’aurai tout mon temps pour y revenir parce que tout m’attire dans ce métier. J’aime tout autant être devant que derrière une caméra. Je pense que je ferai un jour de la réalisation ou de la mise en scène. L’envers du décor me plait beaucoup mais c’est quand même être comédien qui me plaît le plus.
Tu as toujours voulu être comédien ?
J’ai balancé un temps entre être comédien et… basketteur !
Qu’est-ce qui a fait pencher la balance ?
J’étais en sports-études et c’est ma mère qui m’a inscrit à un cours de théâtre. Ça a été la révélation.
Un de tes grands souvenirs de ce tournage ?
Pour la première scène je me suis retrouvé assis sur une chaise avec, devant moi, debout, cinq comédiens dont Ingrid et Claude… C’était très impressionnant, ça a été une grande émotion et je me suis vite rendu compte de la chance que j’avais !
J’espère que ça va continuer.

Propos recueillis par Jacques Brachet.

La Rochelle 2017
PLUS BELLE LA VIE

Cette année, les séries récurrentes ont été nombreuses et sont venues en bandes : « Demain nous appartient », « Plus belle la vie, « Cut », « Les grands ».
Ainsi se sont posés tous ces comédiens populaires et leurs équipes, à la grande joie de tous les fans venus par centaines pour les voir, les toucher, les « selfier » (je viens de l’inventer!) et se faire signer les photos.
Belles cohues mais dans la joie, les cris, quelquefois les pleurs, chacun (et beaucoup plus de chacune !) emportant leur souvenir dans leur cœur et dans leurs têtes.

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 La vie est toujours belle, de Marseille à la Rochelle.
Tous les ans, une équipe de la célèbre série de France 3 descend tout droit de Marseille jusqu’à la Rochelle.
Cette année encore, elle a quitté le soleil de la cité phocéenne pour retrouver le crachin de la Charente Maritime. Ce qui n’a pas découragé les fans venus emmagasiner un peu de chaleur du Midi.
Cette année, la directrice éditoriale de la série, Christine Coutin, avait emmené dans ses bagages Stéphane Henon, Pauline Bression, Lara Menini, Avy Marciano, Joakim Latzko et Fabienne Carat.
Nous en avons profité pour faire le point sur cette série qui, depuis 15 ans, passionne les ados (et les autres !) avec un succès jamais démenti.
« Nous sommes toujours aussi enthousiastes – nous confie Christine – et pour cette prochaine saison nous avons choisi des thèmes fédérateurs : l’amour et la famille… « Nos » familles ! Large thème puisque plusieurs familles se côtoient au Mistral et que les sujets traités seront nombreux.
Et il y aura plusieurs naissances !

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Fabienne Carat et Stéphane Henon

Samia et Jean-Paul Boher (Carat/Henon) vont se séparer suite à un malentendu et une tromperie, l’occasion pour nous de traiter de tout ce qui se passe autour d’un grave sujet : la séparation. La famille Nebout (Marie Réache et Jerôme Bertin), va être confrontée à la maladie d’alzheimer et les effets que cela répercute dans la famille. Baptiste et Emma (Bryan Trésor et Pauline Bression) vont avoir un bébé, ce qui nous permettra d’aborder l’arrivée d’un bébé chez de très jeunes parents.
Ce sera d’ailleurs le sujet principal du prime time du 26 septembre, suivi d’un documentaire.
Autre naissance ce même jour : le seul site numérique officiel de la série, où l’on trouvera tout ce que l’on veut et doit savoir sur la série, sur le tournage et les personnages.
Autre sujet abordé : jusqu’où est-on capable d’aller par amitié ?
On vous réserve beaucoup de surprises dont le retour du juge Estève… mort en 2010 !!!
Mais les fans étant mécontents de sa mort, on va le faire revivre… mais on ne vous dira pas comment ! Tout est possible au Mistral !

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Pauline Bression et Avy Marciano

On ne voit jamais de guest stars dans la série ?
C’est vrai, et on n’en verra pas, c’est une volonté de la production. On fait toujours venir de très bons comédiens, sans pour cela qu’ils soient célèbres. Par contre, nombre de comédiens de la série commencent à devenir des stars, donc pas besoin d’en rajouter !
Il fut un temps où les comédiens qui venaient jouer dans la série étaient snobés, interdits de séjour dans d’autres productions. Mais vu le succès de la série, aujourd’hui les choses s’inversent et on vient les chercher. On ne compte plus les artistes qui ont appris leur métier dans « Plus belle la vie ».
Aujourd’hui la série est devenue une énorme machine…
Oui, elle fait travailler 150 personnes par jour mais ce qui est formidable c’est que tous les comédiens peuvent avoir d’autres projets et partir un temps vers un autre tournage. Le tout est de le savoir à l’avance afin que les scénaristes en prennent compte et prévoient leur départ et leur retour .
Il faut savoir que la série a démarré avec 19 personnages et qu’aujourd’hui ils sont 64. Nombre d’entre eux y ont débuté et c’est une belle école pour eux. »
Bref, vous aurez compris que la série est loin de s’arrêter, que tous les artistes sont heureux d’y jouer, que notre amie Christine est gonflée à bloc et en parle comme si c’était son enfant, d’ailleurs elle nous précise que l’écriture ne s’arrête jamais et que l’on n’est pas au bout de nos surprises et de l’imagination des auteurs !

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Lara Menini et Joakim Latzko

Propos recueillis par Jacques Brachet

 

 

 

 

 

La Rochelle 2017 Bernard MENEZ et l’ADAMI au festival

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Bernard Menez n’est pas que le rigolo du tube qui lui colle aux basques depuis des décennies « Jolie poupée », il est aussi un comédien qui a aujourd’hui une jolie carrière théâtrale et cinématographique. Il siège également au conseil d’administration de l’ADAMI, qui est une société de gestion collective des droits de propriété intellectuelles des artistes, qu’ils soient auteurs, compositeurs, comédiens, chanteurs, musiciens et existe depuis 60 ans.
Notre très populaire comédien était à la Rochelle avec un groupe de jeunes comédiens que l’ADAMI aide à concrétiser leurs projets. Il nous rappelle qu’en 85, Jack Lang, alors ministre de la Culture créa une loi visant à rémunérer les artistes dont les oeuvres enregistrées passaient alors sur les écrans ou sur les ondes, alors qu’ils ne touchaient rien. Aujourd’hui, Internet s’y est ajouté. »Ce ne sont pas des sommes exorbitantes – nous dit-il mais cela permet souvent à des artistes âgés ou travaillant peu, à vivre ou à survivre. On a dont créé une société de répartition et des commissions, chacune s’occupant section dont les oeuvres passent sur les médias ou sont enregistrées sur CD et DVD… »

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Marie Kremer et Laurette Tessier

L’ADAMI favorise également l’éclosion de jeunes talents et les aide à monter leurs projets artistiques. Ainsi en 2016, 1216 projets ont été soutenus par l’ADAMI, pour un budget de près de 18 millions d’Euros.
L’ADAMI est présent sur nombre de festivals, dont celui de la Rochelle qui a permis de mettre quelques jeunes talents en valeur, comme Marie Kremer, qu’on a pu voir dans des séries comme « Un village français », « Caïn » ou « Profilage » (Elle y joue la sœur d’Odile Vuillemin). On a pu la voir à la Rochelle dans le film de Nicolas Boukhrief « Un ciel radieux » pour Arte et elle vient de tourner, en tant que réalisatrice « Pérou » dans lequel elle joue également, avec Laurette Tessier avec qui elle était au festival.

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Patrick Ridremon et Joffrey Verbruggen

Nous avons également pu voir un court-métrage totalement déjanté et trash signé Patrick Ridremont, « La station », Patrick que l’on a pu également voir dans le film en compétition « La forêt » de Julius Berg (France 3) dans lequel joue. Dans son court-métrage, on découvre le comédien belge Joffrey Verbruggen (Avec une apparition d’une autre Belge, Virginie Effira). Joffrey, quant à lui, a tourné quelques films et a pu, grâce au Jamel Comedy Club, monter son premier one man show.
Et puis, chaque année, le jury remet le prix des meilleurs espoirs féminin et masculin.
Cette année, ont été récompensés Marie dal Zotto pour « Mention particulière » de Christophe Campos (TF1) et Léo Legrand pour « Un ciel radieux » de Nicolas Boukhrief (Arte)

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Marie dal Zotto et Léo Legrand

Comme on le voit, l’ADAMI est omniprésente et est une source d’espoir pour les artistes, qu’ils soient jeunes ou âgés puisqu’elle les suit tout au long de leurs parcours.

 

Jacques Brachet

La Rochelle 2017
Samuel LABARTHE, flic de charme

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Samuel Labarthe, c’est la classe incarnée, le charme et l’humour à l’anglaise… même s’il est franco-suisse !
Sa longiligne silhouette se promène nonchalamment sur le port de la Rochelle, souvent arrêté par les passants qui le reconnaissent grâce à cette série à succès de France 2 « Les petits meurtres d’Agatha Christie », série on ne peut plus populaire dont il partage l’affiche avec Blandine Bellavoir et Elodie Frenck.
Cet ex sociétaire de la Comédie Française devenu Swan Laurence, allie l’humour à la simplicité et se prête avec gentillesse aux autographes et aux selfies.
Cette série qui, avec l’assentiment du petit-fils de la grande Agatha, a quelque peu détourné ses romans en les traitant « à la française », tout d’abord avec le duo Dulery-Colucci puis aujourd’hui avec le trio de charme suscité.
Est-ce que ça a été difficile de passer après le duo ?
Non, je n’ai pas cherché à faire « du Dulery » ni à le faire oublier. En fait, nous sommes entrés dans une série nouvelle avec pour base les histoires d’Agatha Christie. Je suis entré dans le rôle de ce policier un peu coincé, assez satisfait de lui-même tout en gardant de la distance, de l’humour, pris entre ces deux femmes, sa secrétaire et la journaliste, qu’il aime bien, tout en étant quelquefois assez mufle avec elles. C’est très intéressant à jouer.

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Trio de choc : Elodie Frenck – Blandine Bellavoir – Samuel Barthe

On s’éloigne quelquefois beaucoup des romans d’Agatha Christie, non ?
L’histoire reste la même mais ce sont les situations qui changent puisque ici il n’y a ni Hercule Poirot ni Miss Marple. Mais nous avons eu le feu vert de son petit-fils qui, pour la première fois, a accepté cette version française et il en a été très intéressé.
Et ça marche en plus !
Effectivement car on a gardé les intrigues qui sont formidables. Seule la manière de les aborder change puisque c’est un trio qui mène l’enquête. Les derniers épisodes ont réuni quelque cinq millions de téléspectateurs. C’est une grande chance et tant que ça marche, on continue à tourner à raison de quatre épisodes par an.
On vous vu ces derniers temps en travesti, en flic bourré…
Oui et vous n’êtes pas au bout de vos surprises !
Cette année la série est en compétition dans la catégorie 90’/collections…
C’est une surprise et c’est la cerise sur le gâteau car on ne vient pas pour ça. On vient surtout parce qu’on est superbement reçu à la Rochelle et le public nous fait à chaque fois un excellent accueil. S’il y a un prix en plus, ce sera épatant !
Et ça l’a été puisque le jury leur a accordé ce prix… sans Samuel, sans Elodie, déjà partis pour d’autres tournages, mais avec Blandine et l’équipe du film.
Mais avant son départ, Samuel devait présenter une nouvelle série de six fois 52′ dans lequel il joue encore un flic mais tout à fait différent. Il s’agit de « La forêt », réalisé pour France 3 par Julius Berg, avec Suzanne Clément, Frédéric Difenthal, Alexia Barlier, Patrick Ridremont entre autres.*

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Samuel avec Frédéric Difenthal… toujours aussi souriant !
Blandine Bellavoir reçoit le prix avec l’équipe des « Petits meurtres »

On quitte l’atmosphère farfelue des « Petits meurtres » pour entrer dans une sombre histoire qui se passe, comme son nom l’indique, en forêt, autour de Montfaucon. Le capitaine Decker mène l’enquête sur le meurtre d’une jeune fille et la disparition de ses deux copine.
Une enquête qui nous tient en haleine dès le départ, avec nombre de rebondissements, superbement maîtrisée par un Samuel Labarthe beaucoup plus sérieux, plus humain, qui prend fait et cause pour ces événements qui le touchent de près.
A voir très bientôt sur France 3 et à préciser que le film a reçu le prix de la meilleure série 52′.

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Samuel avec Alexia Barlier, Patrick Ridremont, Christophe Carmona (La forêt)

Propos recueillis par Jacques Brachet
*A partir du mardi 21 novembre sur France 3

 

La Rochelle 2017
Christophe FAVRE : l’ignoble Baptiste Severin dans « La mante » !

Favre

Après avoir joué dans des films comme « Radin », « Camping », « Disco », il est absolument démoniaque dans la série « La mante » qu’on vient de suivre sur TF1. Difficile à croire tant dans la vie, Christophe Favre est jovial, souriant et d’une gentillesse extrême !
Il rit lorsque je le lui fait remarquer.
« Belle série, belle réalisation, belle équipe et… beau personnage que l’on m’a offert là. Et quand je dis « beau » c’est que c’est très excitant de jouer ainsi les vrais méchants ! Il est inquiétant à souhait mais ce sont des rôles rares, originaux et très jouissif à jouer !
Comment peut-on penser à toi dans un tel rôle, lorsqu’on te voit aussi jovial dans la vie ?
C’est ce qui est formidable car ça prouve que le diable peut s’incarner chez n’importe qui ! C’est un mec tout simple, insignifiant, qu’on ne remarque pas, en qui, justement, on peut faire confiance et qui est amené aux pires actes. On peut en rencontrer partout, des gens de ce type et c’est tout l’intérêt de jouer un tel rôle.
On entre facilement dans ce genre de rôle ?
Curieusement oui, en décortiquant le personnage, en essayant de comprendre ses émotions, ses objectifs, en découvrant son caractère pour lui donner vie, même si, comme tu le dis, il est à l’opposé de moi… heureusement !
C’est en fait un travail très personnel que je fais durant des heures chez moi, pour le trouver, l’incarner. J’essaie plein de trucs.
Et après la maison ?
On se retrouve sur le plateau, on en parle avec le réalisateur pour voir si l’on est sur la même longueur d’ondes. Le réalisateur nous guide, ensemble on élabore les desseins du personnage afin de le vivre le plus naturellement. C’est vraiment un jeu.
En es-tu sorti indemne ?
Oui car si l’on voit ce qu’il a fait à l’écran, moi je ne l’ai pas joué, je ne l’ai pas vu, je ne l’ai pas vécu. On ne me voit pas trancher la tête heureusement car je crois que j’aurais eu du mal à le faire et ç’aurait été différent pour moi.
Donc je suis sorti d’autant plus facilement du rôle que, le temps d’une nuit de sommeil, le lendemain du tournage je me retrouvais sur le film d’Olivier Marchal « Carbone » où je jouais un avocat auprès de Gérard Depardieu ! Je n’ai pas eu le temps de souffler et du coup, Baptiste a été instantanément oubli.
Mais l’on devait vivre avec tous nos rôles, on deviendrait dingue !
Comment es-tu venu à ce métier ?
Par des chemins détournées, dans le bon sens du terme : Natif de Royan, j’ai longtemps été saisonnier, je partais travailler partout de ville en ville, de pays en pays. Un jour on m’a proposé de faire une silhouette dans un film. Le cinéma c’était mon rêve d’enfant mais je n’y croyais pas. Là je me suis dit : c’est vraiment ce que tu veux faire. J’ai voulu faire du théâtre mais je me suis longtemps cherché, je ne me trouvais pas d’emploi. Je me suis alors tourné vers le cinéma et j’ai compris que c’était là qu’il fallait que j’aille. On a alors commencé à me proposer des rôles, intéressants, riches et variés et tout s’est enchaîné.
Tourner avec Depardieu ?
Une immense joie une grande chance. C’est un comédien remarquable doublé d’un homme formidablement gentil et lorsqu’on est sur un tournage avec lui et Olivier Marchal, il y a une ambiance tellement chaleureuse qu’on ne peut qu’être heureux.
Après « Carbone » que va-t-il se passer ?
J’ai toujours eu la chance d’avoir un projet qui arrive après l’autre et là, je vais tourner un film de Jean-Philippe Grosset « D.K.PIT » (Décidemment !) où je joue le parrain d’une maffia de l’herbe. Le tournage se fera à la Réunion avec Antoine Stip (« Cut ») que je viens de croiser à la Rochelle.
J’en chaînerai sur un film fantastique où je joue un double personnage de concierge et de croquemitaine !
Ça n’arrête pas !
C’est vrai, j’ai cette chance et aussi le fait que me dit souvent que j’ai un jeu très anglo-saxon.
Peut-être ceci explique cela !

Propos recueillis par Jacques Brachet