Archives mensuelles : juillet 2017

Michèle TORR, de Pertuis à Aix-en-Provence

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Depuis quelques années, nous avons pris l’habitude d’aller retrouver, en début d’été, Michèle Torr dans son village natal : Pertuis, dans le Vaucluse.
En effet, notre « petite Française née en Provence » donne rendez-vous à ses amis, sa famille et ses fans pour deux journées très importantes pour elle.
La première, c’est pour un concerts unique puisqu’ils rassemble quelques artistes autour d’elle pour une bonne cause : la sclérose en plaques dont son fils, Romain Vidal, est atteint depuis plusieurs années. Il lutte avec autant de courage que d’optimisme et a voulu créer, à Aix-en-Provence, où il vit auprès de sa mère, une association pour lutter contre cette maladie : SEP (Sclérose en Plaque) en pays d’Aix dont bien sûr Michèle est la marraine.

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Il organise ainsi quelques événements dont les bénéfices sont reversés au service du Professeur Pelletier, qui est responsable de ce service à la Timone à Marseille.
Afin de l’aider, Michèle propose chaque année un concert exceptionnel où ses amis viennent lui prêter main forte bénévolement et passer un moment sur scène avec elle.
Ainsi sont déjà venus Hervé Vilard, Danyel Gérard, Stone, Michel Leeb, Dave, Herbert Léonard et quelques autres dont le compositeur et chef d’orchestre Guy Mattéoni et sa fille Stella.
Cette année, alors que Guy et Stella lui restent fidèles tout comme Henri Giraud, sosie de Coluche, sont venus se joindre Nicoletta, les Chevaliers du Fiel et l’orchestre de Michèle dirigé par Gérard Gardet qui a d’ailleurs offert au public un show éblouissant.

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Moment de joie et d’émotion pour moi qui retrouvais, réunies Michèle et Nicoletta que j’ai connues en même temps voilà… 50 ans ! Et depuis Ce temps, alors que j’ai souvent revu l’une et l’autre, c’était la première fois que nous nous retrouvions tous les trois !
Que de souvenirs partagés, de tournées, de galas, de quelques galères dont nous parlons avec plaisir et nostalgie. Un autre sujet est venu se greffer à tout cela, pour les septuagénaires que nous sommes devenus : nos bobos !!!
Eh oui, l’âge aidant, même si nous avons toujours bon pied bon oeil, nous avons tous nos problèmes qu’en ce jour de retrouvailles, nous avons mis de côté pour passer une merveilleuse journée sous le soleil et les étoiles de Pertuis.
Trois heures de spectacle non stop où chacun est venu amuser et charmer un public venu toujours nombreux, où Romain et Michèle ont remis un chèque de 1000€ à l’équipe du professeur Pelletier et où deux des petites filles de Michèle lui ont fait la surprise de chanter « L’oiseau et l’enfant »… Des graines stars, des chats ne faisant pas des chiens !

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Autre jolie surprise : un duo exceptionnel, celui de Michèle et Nicoletta chantant ensemble « Quand on n’a que l’amour » de Brel, chanson on ne peut plus appropriées et que le public a applaudi debout, dans un grand frisson.
Bref, ce fut une soirée magnifique sous le signe de la musique, de l’amitié, même si l’on a tendance à entendre que dans ce métier c’est chacun pour soi.
Toute la famille de Michèle était, comme toujours, réunie autour d’elle, Émilie et Romain ses enfants bien sûr et tous ses petits enfants qui ont tenu la boutique de vente au profit de l’association.

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Le lendemain c’est à Aix-en-Provence que tous les fans se retrouvaient autour d’elle pour le traditionnel repas d’anniversaire. Peu d’artistes peuvent se vanter de fêter leur anniversaire avec ses admirateurs, dont certains viennent du bout de la France pour retrouver celle qui les fait rêver depuis 50 ans.
C’est en véritable star que Michèle est arrivée, toute de noir vêtue, de la capeline à la tenue en passant par les lunettes indispensables à cette très chaude journée ensoleillée.

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Les traditions perdurant d’année en année, nous eûmes droit à la photo de famille, suivie d’un excellent repas, de la remise des cadeaux, Michèle étant toujours très gâtée et enfin d’un immense gâteau qu’elle distribua à tous et dont chacun se régala.
Encore un week-end dont chacun se souviendra avec joie, emportant souvenirs et photos car Michèle n’en est pas avare.
Nous lui souhaitons le meilleur, pour elle et sa famille et surtout pour Romain à qui nous pensons très fort.
Bon anniversaire Michèle !

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Jacques Brachet
Photos Christian Servandier et Jacques Brachet

JAZZ A TOULON
Richard Bona & Mandekan Cubano Place de la Liberté

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En ce 15 juillet de canicule et pour le coup d’envoi de Jazz à Toulon 2017, 28ième édition, Richard Bona et le groupe Mandekan Cubano ont mit le feu à la place de la Liberté.
Mandekan Cubano c’est, réunis autour du prestigieux contrebassiste, Ludwig Afonso (dm), Osmany Paredes (p), Luisito Quintero (perc), Roberto Quintero (perc), Rey Alejandre (tb), Dennis Hernandez (tp), pour une musique qui mêlent l’héritage du jazz et des musiques traditionnelles afro-cubaines. Creuset d’une fusion brûlante et torrentueuse.
Trois percussionnistes ensemble c’est difficile sur le plan rythmique, il faut éviter la redondance, c’est à dire qu’ils fassent tous la même chose. Ecueil évité en beauté. Ces trois là sont au sommet, que ce soit le joueur des quatre congas, le joueur de tambours cubains, bongos, cajon et autres percussions, ainsi que le batteur : ils jouent parfaitement en contrepoint offrant un tapis rythmique diluvien qui vous transporte dans les rues de La Havane ; Ils sont flamboyants dans leurs solos. Un trompettiste parfait dans le genre, un tromboniste, le point faible du groupe, assez brouillon et rarement sur le temps dans ses solos. La révélation fut le pianiste, auquel Richard Bona laisse, avec raison, une large place dans les solos d’inspiration très jazz, mais également maître des expressions cubaines. Quant au leader à la basse électrique à cinq cordes, sa facilité, son agilité, la perfection des attaques à la mitrailleuse, la richesse de ses lignes de basse, son imagination dans les solos, son lyrisme, sont rares et époustouflants. Que dire de sa voix suave, caressante et envoutante, montant en douceur dans les aigus. C’est aussi un grand showman, sachant communiquer avec le public avec bonhomie, sincérité, humour et un plaisir évident. Naturellement il provoqua l’immense foule à chanter en l’imitant, et la fit se lever (du moins les assis) pour qu’ils s’agitent et tapent dans leurs mains. A noter un instant de calme vers le milieu du concert, la seule mais somptueuse ballade façon slow qui fit se pâmer bien des cœurs.
Départ retentissant du festival, en tambours, trompettes, et cetera…

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Serge Baudot
Prochains concerts :
Lundi 17 :
– Place Bouzigue : Natalia M.King, chanteuse-guitariste pour une tout autre musique, qui revient après une longue absence. C’est un mélange de soul, blues et jazz. Gageons que là encore la surprise sera au rendez-vous.
– Place de la Poissonnerie à 17h30 avec Jazz Pana

Marie MYRIAM 40 ans de carrière…
et toujours la dernière gagnante française de l’Eurovision !

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Lorsqu’on évoque Marie Myriam, aussitôt vient en tête le refrain de « L’oiseau et l’enfant » qui la fit triompher à l’Eurovision… voici 40 ans ! Depuis, aucun chanteur ne l’a seulement fait trembler de son socle !
« Je vais entrer dans le Guiness des records », me dit-elle en riant !
Car Marie, ce n’est pas seulement une chanson, c’est une carrière semée de succès tels « Los Olvidas », « Sentimentale », « La leçon de Prévert », « Nostalgia », « Un homme libre » et bien d’autres succès qui lui ont fait faire le tour du monde et ont bâti une magnifique carrière avec l’une des plus belles voix de la chanson française.
Carrière riche et belle qui continuerait peut-être si la disparition de son mari et producteur Michel Elmosnino voici bientôt quatre ans.
Quelques souvenirs de tournées, avec Delpech, avec « Age Tendre », l’évocation d’amis communs comme C Jérôme, annie Cordy, Guy Mattéoni…et l’on se retrouve toujours avec le même plaisir.
Un livre de souvenirs bouleversant « La fille du Ribatejo » qui a vu la petite portugaise déracinée devenir une grande chanteuse française (Ed Archipel), un double CD magnifique regroupant quarante chansons qui ont essaimé sa carrière sous le simple titre « 40 ans de carrière » (Ed Wagram)… Il n’en fallait pas plus pour qu’on se retrouve et qu’on parle de ce double événement… en espérant qu’il y aura une suite.

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Bon, commençons par ce qui fâche : l’Eurovision où chaque année on rappelle que depuis 40 ans plus aucun français n’a remplacé la petite Marie qui fêtait alors ses 20 ans… Pénible ?
(Elle rit) Mais non, ce n’est pas pénible car c’est là que tout s’est déclenché pour moi. Je trouve seulement dommage qu’il n’y ait toujours pas de relève.
Heureusement, cette année, pour la première fois, c’est le Portugal qui a gagné. Heureuse ?
Déçue pour la petite Alma qui représentait la France mais très heureuse pour Salvador Sobra qui représentait le Portugal avec une chanson qui était totalement à contre-courant de ce qu’on imagine être « Une chanson pour l’Eurovision » ! Ca a été un grand moment de bonheur, de grâce, de poésie, de simplicité. Je l’avais d’ailleurs sélectionné sur mon face book mais ça a été une grande surprise.
Ça m’a rappelé des souvenirs car j’étais dans le même cas avec ma chanson qui n’était alors pas dans la mouvance Eurovision. Comme moi il démarre sa chanson a capella, ce qui est très casse gueule. Même les pays de l’Est ont voté pour lui, ce qui prouve que l’amour compte toujours. Et c’est rassurant.
Ça ne donne pas des envies de retour ?
Non, du moins pas pour l’instant. Cela faisait 35 ans que nous vivions et travaillions ensemble avec Michel. Lorsqu’il est parti si soudainement, c’est le monde qui m’est tombé sur la tête. Au départ de mon père, il avait une leucémie et on s’y attendait, même si sa disparition a aussi été très dure. Ca a été et ça reste une difficile période de ma vie et aujourd’hui, je n’arrive pas à imaginer monter sur scène sans lui à mes côtés. Et puis, le métier a tellement changé, plus business que show. C’est devenu un monde très difficile surtout pour des artistes de mon époque que l’on ringardise facilement. En France, c’est l’argent et le jeunisme qui priment.

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Des regrets ? De la nostalgie ?
On a tous des regrets à divers degrés mais j’ai plus de nostalgie que des regrets sinon le fait d’avoir perdu des êtres chers trop tôt, ce que je trouve un peu injuste.
La nostalgie c’est de voir ce métier devenir une usine à argent plus que de musique. C’est un métier qui se déshumanise, qui perd sa sincérité. En France, il y a « les branchés » (si le mot est encore à la mode !) et « les ringards ». Voyez « Les enfoirés ! Dans nombre de pays, on voit les jeunes et les moins jeune se mêler, les jeunes respectant les plus âgés. C’est pour ça que refaire un album pour qu’il ne soit pas diffusé ne servirait pas à grand chose.
Il y aurait de quoi faire ?
Oh oui, pas mal de chansons ont été enregistrées, qui n’ont jamais fait l’objet d’un disque. Mais à quoi bon ? A 60 ans, personne ne m’attend. Et puis, pour tout dire, je n’en ai plus envie. Je me suis tellement occupée des autres et j’ai été tellement prise par le métier qu’aujourd’hui, les enfants ont leur vie même s’ils sont toujours très près de moi, j’ai envie de m’occuper de moi, de faire des choses que je n’ai jamais pu faire comme aller écouter un concert de musique classique.
Je vais donc un peu plus penser à moi.
Écrire a-t-il été une thérapie ?
En quelque sorte… Ça m’a évité d’aller voir un psy, même s’il y a eu des moments très difficiles, douloureux même. Écrire a été quelque chose de beaucoup plus intime que de parler. Je l’ai aussi fait pour les gens qui m’aiment, pour leur dire que je les aime aussi et qu’ils sont toujours importants pour moi. Je l’ai fait aussi pour mes enfants et mon neveu, qui connaissent mal l’histoire de notre famille dont on n’a jamais eu le temps de parler. ils ont découvert beaucoup de choses et ils pourront les transmettre à leurs enfants.

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Qu’est-ce qui a été le plus dur ?
Le fait de relire mon histoire et de revivre certaines choses écrites par moi. D’ailleurs, si je n’avais pas eu à mes côtés Mathieu Johann et Serge Poézévana, peut-être n’y serais-je pas arrivée. Mais en même temps ça m’a fait beaucoup de bien et ça m’a soulagée de quelque chose. Écrire, c’est être en tête avec soi-même, c’est plus fort, plus vrai que de se raconter oralement. Et ça fait du bien.
Choisir les chansons de ce beau disque a dû être plus facile ?
Oh que non ! Pas de choisir les chansons mais d’être obligée de me battre avec Universal qui n’avaient même pas l’idée de faire une compilation de Marie Myriam mais qui, voyant que je voulais la faire avec Wagram, m’ont mis des bâtons dans les roues, m’ont demandé des droits monstrueux… Ca a été la guerre et j’ai dû prendre un avocat. Mais j’y suis arrivée.
Il y a quelques inédits dont de très jolis duos…
Oui, de belles rencontres, de beaux moments de complicité avec l’inattendu Jean-Louis Murat qui m’aime bien, Pascal Sevran avec qui je me suis beaucoup amusée et fait de belles rencontres, Nazaré Péreira avec qui on a improvisé un duo en rigolant et qu’on a eu envie d’enregistrer. Avec Toots Thielemans qui a joué avec d’immenses pointures et m’a fait l’honneur de jouer de l’harmonica pour moi… Et puis aussi quelques chansons sorties seulement sur vinyle, que des fans me demandaient. C’est un cadeau pour eux..
C’est un patchwork qui représente bien mes 40 ans de chansons.
Le jazz, le Brésil, sont très présents sur ce CD et pourtant il n’y a jamais de disque sur ces thèmes…
(Rires) On est en France ! J’ai pu à chaque fois imposer quelques chansons brésiliennes ou jazzy mais faire un album complet – c’était mon rêve ! – n’a jamais été possible. Les maisons de disques sont frileuses et lorsque l’on met un artiste dans un tiroir, difficile d’en changer.
Revenons à l’écriture… Envie de continuer ?
Je ne sais pas. Il est vrai que j’ai vécu tant de belles choses, rencontré tant de belles personnes que j’ai plein de souvenirs à raconter… et de quoi écrire plusieurs livres. Mais ce n’est pas mon métier et pour celui-là j’étais motivée car je voulais raconter mon histoire. Après, ce n’est qu’anecdotique mais j’aimerais, c’est vrai, rendre hommage à quelques personnes que j’ai appris à aimer. Mais pour l’instant ce n’est pas d’actualité… On verra avec le temps.

Propos recueillis par Jacques Brachet

 

 

LE THORONET
27ème édition des Rencontres Internationales

20 au 28 juillet 2017 – Abbaye du Thoronet – Saint-Raphaël, Brignoles et Cotignac

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Lieu magique à l’acoustique exceptionnelle, la prestigieuse nef de l’abbaye cistercienne du Thoronet est l’écrin de l’un des plus grands festivals européens de musique ancienne : les Rencontres Internationales du Thoronet, dans le Var. Pour cette 27ème édition des concerts seront également donnés sur l’ensemble du territoire à Saint-Raphaël, Brignoles et Cotignac. Le festival a reçu les ensembles prestigieux dans le domaine de la musique du Moyen-Age.
Si la musique du Moyen-âge reste la période centrale, les musiques traditionnelles – portes ouvertes sur le monde – sont toujours mises en regard de celle-ci, apportant d’intéressantes perspectives d’interprétation des répertoires anciens. Dorénavant, le festival s’ouvre également à des concerts portant sur la Renaissance et le début du17è siècle. Les Rencontres offrent ainsi au public une immersion dans le courant musical qui a pris sa source dans le chant grégorien, au 9è siècle, et qui a connu au cours de l’Histoire diverses évolutions stylistiques.
Dominique Vellard, directeur artistique du festival, réalise chaque année la programmation.
– Jeudi 20 Juillet 21h – Saint-Raphaël – Vendredi 21 Juillet 21h – Abbaye du Thoronet – Samedi 22 Juillet – Brignoles
Solistes & chœurs de l’Académie de Musique Ancienne : « Les Vêpres de la Vierge » de Claudio Monteverdi
Académie du 12 au 22 juillet 2017
– Dimanche 23 Juillet 21h – Cotignac : Ensemble Rumorum -« Fair weder » – Musiques anglaises, XIIème et XIVème siècles
– Lundi 24 Juillet 21h – Abbaye du Thoronet : Musica Nova  « Descendi in ortum meum » – France & Angleterre, XVème siècle.
– Mercredi 26 Juillet 21h – Abbaye du Thoronet  Miroir de Musique« Sulla lira » – la voix d’Orphée
– Jeudi 27 Juillet 21h – Abbaye du Thoronet : Waed Bouhassoun, Kudsi Erguner, Pierre Rigopoulos – Répertoires traditionnels de Syrie et de Turquie
– Vendredi 28 Juillet 21h – Abbaye du Thoronet : Ensemble Gilles Binchois – « Fons luminis » – Manuscrit du monastère Santa Maria la Real de Las Huelgas, XIVème siècle

http://musique-medievale.fr/

 

Le Chien Rouge revient au Cannet des Maures

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Festival de tous les publics, le Chien Rouge est un festival gratuit et en plein air. Depuis son apparition, il n’a eu de cesse d’offrir à un public de plus en plus nombreux des programmations riches de sens, festives et fédératrices. Faisant se croiser des artistes d’univers différents, il a su au fil des étés et depuis 2010 affirmer son caractère fort et populaire, à l’image de la sculpture canine de William Sweetlove qui a inspiré le nom du festival et qui trône tel un symbole sur tous ses visuels.
Le festival s’affirme par une originalité de programmations et une variété de genres qui permettent à tout un cha­cun de combler ses envies d’évasions. Un jeune et pétillant festival qui va sur ses 7 ans !
Pour son édition 2017, le Chien Rouge vous propose de découvrir sur ses planches l’incontournable humoriste Ve­rino, notamment rendu célèbre par ses interprétations dans la série « Bref », ou encore dans « Fonzy » aux côtés de José Garcia. L’artiste Zaho nous fera également le plaisir de présenter au Cannet des Maures son dernier opus « Le Monde à l’envers ». La clotûre du festival sera réalisée par le groupe Sinsemilia qui, après six ans d’absence, reprend le micro pour un nouvel album éclectique intitulé « Un autre monde est possible ».

SAMEDI 15 JUILLET : VÉRINO
« Vérino s’installe ! » et c’est au Cannet des Maures ! Que ce soit lors de prestigieux festivals (Montreux, Montréal, Paris fait sa Comédie,…), comme comédien (dans la série « Bref » à la télé ou au cinéma dans « Fonzy » auprès de José GARCIA), qu’on le retrouve à guichet fermé à l’Olympia, qu’on le suive sur internet où ses gags font toujours mouche ou qu’on le croise à la télé dans l’émission « On n’demande qu’à en rire » présentée par Laurent RUQUIER, VÉRINO a su depuis 2005 imposer son style si particulier. Aujourd’hui, après déjà plus de 15 000 spectateurs pour son nouveau spectacle, ce grand spécialiste du « Stand up » vient prendre le micro pour l’ouverture de l’édition 2017 du festival du Chien Rouge. Et ça décape
VENDREDI 21 JUILLET : ZAHO
Depuis 2008 où elle apparaît dans les charts avec son single « C’est Chelou » et son album « Dima » qui se place dans les 100 meilleures ventes de l’année, ZAHO n’a cessé d’enchaîner les featurings prestigieux : SOPRANO, IDIR, Justin NOZUKA, SEAN PAUL, Tara MC DONALD, LA FOUINE, CHEB MAMI, et bien d’autres. Elle a également collaboré avec Céline DION pour son dernier opus « Encore un soir » , paru en août 2016.
« Meilleure artiste francophone » des MTV Music Awards en 2008 , « Révélation française de l’année » des NRJ Music Awards en 2009, cette artiste complète, guitariste, auteure, compositrice et interprète intègre en 2015 l’équipe de compositeurs de « La légende du Roi Arthur » où elle interprétera, sur la demande de DOVE ATTIA, le rôle de la Fée Morgane.
En février 2017 elle sort son nouvel album « Le monde à l’envers » dont elle viendra nous offrir la version Live
SAMEDI 05 AOÛT : SINSEMILIA
Malgré le succès, les tournées à n’en plus finir et les multiples disques d’or, les artistes de SINSEMILIA sont toujours restés fidèles à eux mêmes. Après 25 ans durant lesquels ils ont distillé leur musique et 10 albums, ces showmen insatiables reprennent la route en 2017 pour une tournée d’exception.
Le Festival du Chien Rouge les accueillera au coeur de l’été pour sa date de clôture pour que tous – ceux qui les suivent depuis le début comme ceux qui les découvrent – puissent profiter de leurs textes engagés et de leurs grooves festifs ska et reggae.

http://www.lecannetdesmaures.com/index.php/actualites-cannetoise/item/997-festival-du-chien-rouge-edition-2017

 

SIX-FOURS
Le club d’été des Cachalots a ouvert ses portes

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Pour la quatrième année consécutive, l’AS Cachalots de Six-Fours s’est installée jusqu’au 25 août sur l’esplanade du Rayon de Soleil, plage de Bonnegrâce pour animer un club d’été ouvert à tous, jeunes, moins jeunes, plus jeunes encore, six-fournais et vacanciers.
Ouvert sept jours sur sept de 9h30 à 12h et de 15h à 18h15, il est animé par Corinne Hermange, présidente de l’AS Cachalots et toute une équipe de bénévoles.
Ce club d’été est une structure détachées de l’AS Cachalots qui est présidée par Mme Perez, et qui propose des stages de natation de quinze jours à raison de cinq jours par semaine. Pour les pratiquer, il suffit de prendre une licence annuelle. Chacun peut alors choisir selon ses goûts, ses envies, son âge car le club propose un large éventail de pratiques.
Tous les jours de 9h30 à 10h, un cours d’aquagym est assuré par des éducateurs diplômés et réunit tous les adultes.
Pour les nageuses qui voudraient découvrir la natation synchronisée, quatre cours de quarante-cinq minutes sont proposés de 15h30 à 16h15.
Les 3/6 ans sont invités à l’éveil aquatique avec des animations de trente minutes, tous les jours à 10h, 10h30 et 16h30.
Les 5 ans et plus pourront s’inscrire à l’apprentissage afin d’apprendre les bases de la respiration, de l’équilibre et des déplacements. Ces cours durent quarante cinq minutes tous les jours de 10h30 à 17h.
Des cours de perfectionnement sont proposés aux 7/12 ans tous les jours de 11h15 à 17h. Durée quarante cinq minutes.
Enfin une formule intitulée « J’apprends à nager » est proposée durant quinze jours à raison d’une heure par jour. Elle sera sanctionnée d’un diplôme.

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Une sympathique réunion en début de semaine nous présentait toute l’équipe, entourés des sponsors (Mc Donald’s, Emoa mutuelle du Var, Aluconfort) ainsi que la ville de Six-Fours représentée par de nombreux élus venus les soutenir, dont Patrick Perez, l’homme aux multiples casquettes puisqu’il fut le président des Cachalots, qu’il est adjoint délégué aux affaires sociales de Six-Fours et aujourd’hui président de la Fédération Nationale de Natation.
« Il est normal et indispensable – devait-il déclarer – que vivant en bord de mer, l’on apprenne à nager aux enfants, dès leur plus jeune âge. Ce club, institué en 2014 par la municipalité, est symbolique de la volonté de la ville à proposer des animations à la fois sportives et citoyennes. Le Club des Cachalots est aujourd’hui reconnu en France et est devenu incontournable. Rappelons que nous avons trois champions olympiques issus de ce club ! Grâce à l’aide du Ministère des Sports, nous prenons le défi d’apprendre à nager en quinze jours à des enfants encadrés par des moniteurs professionnels ».

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Corinne Hermange devait préciser que l’an dernier le club avait enregistré 860 inscriptions. Quant à cette année, en une semaine il y a déjà 160 inscrits qui barbotent dans deux bassins de 5×10 mètres, offerts par Mc Donald’s, la maintenance étant assurée par les services municipaux dirigés par Hervé Fabre, adjoint délégué aux ports et aux travaux., remercié par Patrick Perez.
Cette rencontre s’est terminée par un superbe cocktail concocté par Cécilien Marongui, chef traiteur de « Cécibio » sur le port de Bandol, heureux de retrouver « son » club car, ainsi que ses employés, ils ont tous fait partie du Club des Cachalots, tout comme son père, ce qui fait dire à Corinne Hermange que ce Club est une grande famille !
Sept jours sur sept non stop jusqu’au 25 août, toute l’équipe vous recevra pour vivre de beaux moments entre mer et soleil.

Jacques Brachet

LA ROCHELLE
19ème ÉDITION DU FESTIVAL DE LA FICTION TV
DU 13 AU 17 SEPTEMBRE 2017

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Le Festival de la Fiction TV de la Rochelle se déroulera du 13 au 17 septembre 2017.
L’ensemble des professionnels et le grand public se retrouveront une nouvelle fois pour
découvrir le meilleur de la création audiovisuelle.
Cette année, la francophonie prend la place du coeur dans le plus grand festival de fiction
française, et lui offre de nouvelles missions, de nouveaux défis :
– Inscrire la création de langue française au coeur de l’Europe et offrir à l’Europe d’entendre
notre langue.
– Explorer le territoire francophone international dans la pluralité de ses cultures et
démultiplier nos sources d’inspiration avec des oeuvres en provenance de localités d’Afrique,
d’Asie, d’Amérique et d’Europe.
– Défendre et promouvoir la circulation de notre langue dans le monde.

PIERRE CHOSSON

PIERRE CHOSSON – RESPONSABLE DU COMITÉ DE LA SÉLECTION 2017
Cette année, Pierre Chosson est nommé responsable du comité de sélection de la 19ème édition du Festival de la Fiction TV de la Rochelle.
Les films en compétition seront annoncés lors des conférences de presse à Paris et à La Rochelle, fin août.
Après un passage à la Cinémathèque Française, Pierre Chosson a commencé à écrire pour le cinéma dans les années 80 avec une adaptation de Romain Gary, « Les Faussaires » de Frédéric Blum.
Une quinzaine de films ont suivi, parmi lesquels « Les Liens du Sang » de Jacques Maillot, « Dans les Cordes » de Magaly Richard Serrano, « Disparue en Hiver » de Christophe Lamotte, ou « Hippocrate » de Thomas Lilti (coécrit avec Baya Kasmi et Julien Lilti).
Côté télé, il a co-signé « Froid comme l’été », et « Un singe sur le dos » (encore Jacques Maillot) ou « Dérives » (toujours Christophe Lamotte), récompensé du FIPA d’Or du meilleur scénario en 2001.
« Tuer un homme », écrit avec Olivier Gorce pour Isabelle Cajka et Arte, a reçu le prix du meilleur téléfilm au Festival de la Fiction TV de La Rochelle 2016.
Au fil des ans, il lui est aussi arrivé de se risquer à la réalisation avec une poignée de courts métrages (« Malika », « Te Ecuerdo »).
Il est également co-président d’une nouvelle association de scénaristes, le SCA (scénaristes de cinéma associés).

Franck SEMONIN, comédien et homme de cœur

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Chaque année, sur le tournage de la série TV de TF1 « Section de recherches » qui se tourne dans les environs de Grasse, nous essayons de rencontrer un des protagonistes qui tourne autour du héros de la série, l’ami Xavier Deluc, que je retrouve toujours avec le même plaisir.
L’an dernier, si nous avions pu déjeuner avec Xavier et Franck Sémonin, alias le lieutenant Lucas Auriol, le tournage très serré ne nous avait pas permis de l’interviewer.
On avait promis d’y réussir cette année… Voilà qui est fait !
Ce beau ténébreux dont les sourires sont rares dans la série est dans la vie un garçon sympa, drôle, volubile… et, je vous le jure, il possède également un beau sourire !
Entre deux scènes et un changement à vue de costume, il nous a parlé de son chemin fait de hasard, de chance et de talent.

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Franck, on t’a découvert dans la série « Plus belle la vie » mais avant, il y a eu une grande période théâtrale.
C’est vrai, j’ai commencé dans une école de théâtre-chant-danse, appelée à juste titre « Fame ». C’était en 98. En 2002, j’ai rejoint la compagnie Acthalia, créée par Olivier Couasnon, qui m’a beaucoup appris et avec qui j’ai joué plein de pièces durant dix ans. J’ai aussi créé le site Internet de la compagnie pour annoncer toutes les pièces et en parler. Enfin, en 2006, j’ai rejoint Robert Hossein. Ca a été une belle surprise et un grand bonheur.
Pourquoi une surprise ?
Parce que j’ai passé les auditions pour « Ben Hur et Messala » qu’il devait monter mais c’est Anthony Delon qui a été choisi. Puis il s’est désisté et… jackpot !, c’est moi qui ai eu le rôle de Messala.
La télé est venue après ?
Tu sais, lorsqu’on travaille pour un bonhomme comme Hossein, on commence à avoir du crédit et les portes qui s’ouvrent. J’ai joué dans « Cyrano » auprès de Jacques Weber et mon agent m’a trouvé des rôles dans des séries comme « Julie Lescaut », « Diane, femme flic », « No limit ». En 2012, j’ai été appelé sur « Plus belle la vie ». Là encore, au casting, j’ai été coiffé au poteau par un autre comédien. Mais il était trop gourmand. Du coup, on m’a appelé pour le remplacer !
J’ai donc intégré l’équipe le 8 février 2012. Le 23, Olivier Couasnon décédait et n’a donc pas pu me voir dans la série. C’est l’un des grands regrets de ma vie car c’était un homme magnifique.

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Tu vas donc quitter Marseille pour Nice… Comment cela s’est-il fait ?
C’est encore une chance : Marie-Anne le Pezennec, scénariste entre autres de « Section de recherches », ne manquait jamais un soir « Plus belle la vie » dont elle était fan. Elle m’y découvre et appelle aussitôt la productrice Dominique Lancelot en lui disant qu’elle veut créer un personnage pour moi dans la série, qui, de Bordeaux, venait s’installer à Nice. Je n’ai aes au beaucoup de chemin à faire pour les rejoindre !
Sans regrets de quitter Marseille ?
Bien sûr que oui car j’ai rencontré des techniciens et des comédiens formidables. Je me suis fait des amis dont Philippe Caresse avec qui j’ai fait beaucoup de musique. C’est un type extraordinaire. Mais bon, intégrer la série de TF1 qui est la meilleure série française, ça ne se refuse pas !
Donc… heureux ?
(Rires) Oui… et à la fois très angoissé !
Pourquoi ?
Je ne sais pas pourquoi, j’avais une peur énorme que la série s’arrête car elle était déjà très haut et souvent, ça ne peut que redescendre. J’ai emm… dé Xavier avec cette idée durant trois ans !
Et aujourd’hui ?
Me voilà enfin rassuré de voir que la série continue à faire des scores incroyables… même pendant les élections !
Et toujours pas de lassitude ?
Comment en avoir lorsqu’on te propose toujours de bons scénarios, que tu as vraiment un rôle fort à jouer, avec toujours de belles surprises. Avec Laurent Perrier et Elise Castel, les scénaristes, nous collaborons étroitement et souvent notre vie, nos histoires, nos anecdotes sont incorporées dans les sscénarios. C’est toujours un bonheur que de venir « travailler » sur ce plateau.
Je crois savoir que tu as aussi la musique pour passion ?
Oui, c’est vrai. Gainsbourg disait qu’il avait raté sa vie de peintre pour la musique. Moi j’ai raté ma vie de musicien en devenant comédien !
J’ai eu ma première guitare à 14 ans et pour mes 40 ans, ma femme m’en a offert une magnifique. Je suis devenu un élève assidu et un vrai fou. J’ai aujourd’hui 13 guitares ! J’ai fait de la scène avec des groupes comme « Glamour » avec Lionel Aubet ou encore avec « Miss América » avec Tommy Rovs. C’est un groupe de pop-rock qui va faire mal !
D’autres passions ?
Oui mais je me suis surtout investi dans une superbe association créée par Frédéric Gamet, qui travaille à l’hôpital Larcher à Nice et qui s’appelle « Sourire et partage ». Elle a pour but d’aider moralement, affectivement et financièrement les enfants gravement malades et leurs parents, souvent très démunis devant la maladie de leurs enfants. Nous organisons des opérations diverses, des spectacles, faisons venir des artistes ou des sportifs, recevons les plus valides sur le tournage, leur offrons des cadeaux… Je me suis totalement investi et j’appelle tous tes lecteurs à nous aider.
Nous passons l’info *
Encore deux questions
Vas-y !
Ne peux-tu pas demander à tes scénaristes de te faire un peu plus sourire ?!
(Il s’esclaffe) D’abord, c’est mon personnage qui veut ça et puis, avec Xavier nous avons eu une idée : Tu te souviens de Roger Moore et Tony Curtis dans « Amicalement votre » ? Eh bien nous avons voulu jouer sur ce duo où Xavier est le flegme et l’élégance et moi le bourru, l’impulsif. Et je crois que le duo contrasté est efficace et marche bien !

E F

Entre temps, on vient apporter à Franck son costume pour la prochaine scène. Et le voilà qui, en riant, nous offre un strip-tease tout en continuant la conversation comme si de rien n’était, disant à Christian, le photographe, qu’il pouvait continuer à faire ses photos ! C’est aujourd’hui chose surprenante et rare lorsqu’on voit combien certains artistes font attention à leur « image de marque » !
Alors, ta dernière question ?
Qu’est-ce que vous faites, Xavier et toi, pour que toutes les comédiennes désertent la série ? (Chrystelle Labaude, Manon Azem, Julie Fournier, Valérie Kaprisky et bientôt Raphaëlle Bouchard) ?
(Il rit et avec un regard plein d’humour) Après qu’elles soient passées dans ma loge, on ne les revoit plus… Va savoir pourquoi ?!

Propos recueillis par Jacques Brachet
Photos Christian Servandier
*www.sourireetpartage.com

Il était une fois…Nicole CROISILLE

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Nicole Croisille aurait dû être Américaine.
Elle est incontestablement l’une des plus belles voix de la chanson française, elle a fait du music-hall, du mime, de la chanson, du jazz, du théâtre, du cinéma, de la télévision. Elle a même été meneuse de revue…
Mais elle a mis du temps pour faire comprendre à un show biz français quelque peu borné que, savoir tout faire n’était pas un délit, bien au contraire.
Alors qu’elle était faite pour la comédie musicale, il a d’abord fallu que la France « imagine » que cela pouvait se faire en France et pas seulement en Amérique. Aujourd’hui, il y a pléthore de comédies musicales, du meilleur comme du pire. Mais ça marche, alors tout est bon, même les sujets les plus éculés.
Nicole a quand même été une pionnière du genre en jouant en 57 « L’apprenti fakir » avec Jean Marais, « Comme la neige en été » avec Régine et « Hello Dolly », en anglais en 92.
Aujourd’hui, elle enchaîne ce genre de spectacles… Il était temps !
« Follies » de Stephen Sondheim, créé à l’Opéra de Toulon, « Irma la douce » de Marguerite Monot, « L’Opéra de quat’sous » de Bertold Brecht et Kurt Weill et la voici avec « Night in white Satie », créé au théâtre du Rond Point à Paris, qu’elle jouera au festival off d’Avignon, jusqu’au 30 juillet, avec la compagnie des Gens qui tombent, mis en scène par Pierre Notte. Sur la musique d’Erick Satie, évidemment.

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Encore une belle étape pour cette belle artiste qui reste toujours curieuse d’aborder une originale et nouvelle aventure.
Et puis, côté CD, je lui avais dit mon regret, lors d’une rencontre (Et Dieu Sait s’il y en a eu depuis 50 ans !) de ne pas entendre de nouvelles chansons. Et elle m’avait répondu :
« Pourquoi faire un nouveau disque qui ne passera nulle part, d’autant qu’aujourd’hui, à de rares exceptions près, les CD ne se vendent plus ? Je ne vois donc pas l’intérêt, d’autant qu’on me demande toujours les mêmes chansons et que j’ai un répertoire assez étoffé pour continuer à faire des spectacles ».
L’intérêt ? Celui de ne par perdre cette voix unique, d’une pureté et d’une étendue inégalables.
Alors il faudra se contenter de réécouter, ses succès de redécouvrir des chansons qui l’on moins été et des versions étrangères inédites en France.
Et tout ça, on va le retrouver dans un superbe double album « Il était une fois… Nicole » édité par United Music Foundation, qui regroupe 33 titres remastérisés, 12 titres bonus dont 4 inédits et des versions anglaises et espagnoles de ses succès. Sans compter un magnifique livret de 40 pages qui raconte la genèse de chansons intemporelles comme « Une femme avec toi », « Téléphone-moi », « La valse des lilas », « Parlez-moi de lui », « Vivre pour vivre » ou le fameux « Da ba da ba da » du film de Lelouch « Un homme, une femme ». Ces chansons, on les retrouve en français, en anglais ou en espagnol, car on oublie qu’elle a fait une carrière internationale et ces versions ne sont jamais sorties en France. Quelques chansons inédites, des reprises qui, si elles n’ont pas été des tubes, sont des fleurons de la chanson française comme « Léo », bel hommage à Ferré signé Barbelivien et qu’elle a eu la joie de chanter devant lui.
On retrouve de grandes pointures d’auteurs compositeurs qui tous, à un moment ou à un autre, ont eu l’envie de s’entendre chanter par elle : Bergman, Delanoé, Gaubert, Cosma, Legrand, Barouh, Lai, Marnay, Bachelet, Barnell et bien d’autres.
Au cours de l’écoute de ces deux disques, on s’émerveille de l’ampleur de sa voix, de la richesse de son oeuvre car, au fil des décennies, elle a construit une oeuvre et c’est vrai que deux CD et 40 chansons, ce n’est presque qu’un échantillon de sa vie d’artiste… Et ce n’est pas fini !
Ce disque, qu’elle a supervisé de bout en bout, sort à l’occasion de la journée mondiale du patrimoine audiovisuel, proposé par l’UNESCO.
L’intégralité des recettes de la vente de cet album hors normes servira à réaliser d’autres projets de sauvegarde, de restauration, de mise en valeur de notre patrimoine musical dont Nicole est l’un des fleurons.
Ce disque nous permet de retrouver notre Croisille éternelle et c’est un beau témoignage d’une carrière exceptionnelle.

Jacques Brachet

Un Toulonnais à Avignon : Frédéric ANDRAU

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Frédéric Andrau est Toulonnais. Il a d’ailleurs fait ses classes au Conservatoire de Toulon avant d’être engagé dans la Comédie de St Etienne.
Comédien de théâtre et de cinéma, il a réalisé un court métrage et mis en scène nombre de pièces.
Il n’a jamais oublié sa ville, où vit sa famille et où il vient sporadiquement mettre en scène un opéra.
Durant l’été c’est à Avignon qu’on pourra le voir, jusqu’au 30 juillet, dans le cadre du festival off, au Ninon Théâtre., – 5, rue Ninon Vallin.
Il y joue et met en scène « Intégral dans ma peau ou le monde selon Josh » de Stéphanie Marchais. Auprès de lui : Sylvie Amato, Geoffrey Dahm, Benoît Giros, Sophie Tellier.
« Intégral dans ma peau » est une fable qui explore cette période troublante, parfois crépusculaire de l’adolescence où l’on touche à la frontière entre les rêves absolus de l’enfance et l’âge adulte.
Il y a Josh, adolescent brillant, atypique, solitaire et désorienté, qui s’investit d’une mission : éradiquer tous les cons, en commençant par ceux de son lycée par esprit de logique, et par amour pour sa prof, Christine, qui évoque en cours “un problème de surpopulation”…
Il y a aussi la question de ses parents qu’il rêve de séquestrer, de son père, absent, rigide et paumé qui finit parfois par hurler, frapper, à la demande de sa femme désemparée pour que tout rentre dans l’ordre…
Il y a Christine D, obèse et généreuse, qui subit des interrogatoires au commissariat et raconte sa version des faits et sa vision passionnée du personnage de Josh… Christine, que l’on retrouve en cours avec Josh, qui, lui, rêve les yeux ouvert en la regardant pendant qu’elle essaie de retenir son attention…
Josh croise le chemin de Tite et Sson, 7 ans et Tutite, 5 ans, des enfants qu’il regarde avec nostalgie, comme par le trou d’une serrure, et dont l’histoire se déroule en parallèle de la sienne. Ils décident de fuguer la nuit de chez leurs parents et de partir en Afrique. Ils veulent jouer à l’amour, comme “les grands”. Leur projet est d’organiser le mariage de Tite et Sson dont Tutite sera le témoin, mais d’abord il leur faut apprendre à faire “le baiser qui scelle”..
Un beau moment de théâtre sous le soleil d’Avignon

Jacques Brachet.