Archives mensuelles : mai 2017

La Seyne pour la 9ème année aux couleurs urbaines

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Lorsque le soleil tape chez nous ce n’est pas « pour de rire », surtout si en cette matinée de presque été, on se retrouve sous un chapiteau surchauffé !
Rassurez-vous, le 9ème festival « Couleurs urbaines » se déroulera dans le parc « Circoscène » des chapiteaux de la Mer… mais en plein air !
Ceci dit, nous étions conviés par Beligh Guezah, créateur et directeur du festival, Romain Strozyk, chargé de production et Pierre Poupeley, conseiller municipal responsable des événements de la ville.
Un festival qui a donc déménagé, passant de l’esplanade Marine à ce beau lieu en bord de mer où les parkings ne manquent pas.
« Cette année – devait souligner Pierre Poupeley – nous fêtons les 100 ans du pont et nous avons recréé un comité es fêtes, à la demande de nombreux Seynois, pour faire un retour aux fêtes populaires. Il y en aura de nombreuses autour du pont et en ville.
Le festival de musiques actuelles attire de plus en plus de monde et il créait d’abord des nuisances sonores que les nouveaux habitants alentour n’appréciaient pas vraiment. De plus, avec les plans vigie pirate, nous avions beaucoup de difficultés techniques et financières pour protéger le site. Le parc des chapiteaux sera plus facile à préserver, les voisins alentour sont moins nombreux et éloignés… et chacun pourra aller prendre son bain avant ou après le concert, la plage étant à proximité ! »

Beligh Guezha - Pierre Poupeley Damien Strozyk
Beligh Guezah et Pierre Poupeley – Romain Strozyk

Beligh Guezah, quant à lui, nous a précisé : « A l’aube du dixième anniversaire de ce festival, on est serein. Après quelques turbulences, cette année les choses rentrent dans l’ordre et nous devons avoir une positive attitude. Avec ce nouveau président, nos espérons que la Culture sera au centre de ses préoccupations.
Nous voici donc dans ce nouveau site que nous allons aménager, nombre de bénévoles, que je remercie car ils sont fidèles et efficaces, vont inventer une scénographie et créer durant deux jours un village accueillant et chaleureux. C’est une nouvelle aventure qui commence, le public réserve déjà ses places, nous espérons qu’ils seront le plus nombreux possible et que nous atteindrons les 3.000 places, qui est la jauge de ce parc. Ce site a une histoire, une vie culturelle et nous sommes heureux de nous y installer3.

Floya Jam DaddyWhitie
Floya Jam – Daddy Mory
En fait, si deux soirées, le 1er et le 2 juin, sont proposées avec nombre d’artistes à l’affiche dans ce lieu, les événements démarreront le avec des « off » à Toulon : le 26 mai à l’Oméga Live, avec une soirée consacrée au rap, au hip hop, grâce à l’association Tremplin animée par Sylvain Besse. Ainsi se produiront Davodka, Romeo Elvis, Swift Guard. Le 31 mai, Floya Jam proposera, à partir de 14h30, des animations à l’Hôtel des Arts, avec des ateliers de street art pour enfants… et parents. Elle y recevra le chanteur Léo, issu du groupe Respigaou.
Quant au festival, recevra des pointures du genre avec Hilight Tribe, le Peuple de l’Herbe, Puppetmastaz, Dub Inc, Mo’Kalamity, Big Red, Papa Style, avec une scène sound system où Daddy Whitie recevra des groupes locaux.
Et puis, pour finir en beauté, le 4 juin, la scène sera donnée à Daddy Mory et ses « guests ».
En attendant les 10 ans du festival, où Beligh nous promet déjà de l’inédit, venez découvrir ces musiques nouvelles et urbaines dans un festival accessible à tous, la politique tarifaire étant de permettre à tout public de venir passer de belles soirées musicales sous les étoiles.

Jacques Brachet
romaincouleursurbaines@gmail.com

Bruno PUTZULU… le grand chelem !

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Bientôt 50 ans, l’allure d’un adolescent, Bruno Putzulu est un comédien à la fois talentueux et discret. Lorsqu’il fait parler de lui, c’est toujours pour de bonnes raisons et en ce moment, il est le gagnant du grand chelem : théâtre, télévision, cinéma, littérature, chanson… Qui dit mieux ?
Je suis toujours heureux de retrouver cet ami chaleureux et souriant, que je considère un peu comme un petit frère. On s’écrit beaucoup, on s’appelle un peu moins mais on se retrouve dès que cela est possible.
Et je suis surtout heureux de le retrouver avec la pèche car il a passé une année douloureuse son père étant décédé de la maladie d’Alzheimer.
Maladie qui est d’ailleurs un peu le sujet de la pièce de Jean-Claude Grumbert qu’il joue au théâtre de l’Atelier jusqu’au 2 juillet avec Catherine Hiegel.

 » C’est une pièce à la fois sur la mémoire individuelle et collective. Individuelle car cet homme que je joue vient voir sa maman en maison de retraite, qui le reconnaît ou pas, selon les moments, qui a des absences et qui pourtant se souvient très bien des camp où sa maman est morte. D’où aussi, la mémoire collective. Mais c’est une pièce drôle, même un peu loufoque, où l’on rigole beaucoup. Avec cette langue que Grumberg manie avec bonheur.
Tu vis donc un peu sur scène ce que tu as vécu avec ton papa.
Oui, c’est vrai et je sais donc de quoi je parle. Quant à cette maladie, elle prend diverses formes selon les personnes et sous ce nom, c’est une grande poubelle où l’on trouve un peu de tout. Mais j’avoue avoir aussi vécu avec mon père des moments très drôles, surtout au début de la maladie.
Autre sujet grave : celui qui est abordé dans le film qui passe mercredi soir sur France 2 : « Baisers cachés ».
Oui, c’est un film sur l’homophobie, de Didier Bivel, sur un scénario de Jérôme Larcher, avec Patrick Timsit, Catherine Jacob, Barbara SChulz et les deux ados Bérenger Anceaux et Jules Houplain. Lors d’une fête dans un lycée, deux ados s’embrassent. Quelqu’un les photographie et met la photo sur les réseaux sociaux. L’un des deux étant de dos, la vie devient un enfer pour l’autre. Les deux pères sont Timsit et moi, Timsit rejetant son fils et moi n’arrivant pas à comprendre ce qui se passe. Ce qu’il pourrait comprendre chez les autres, il ne le comprend pas chez lui, comme beaucoup de gens.

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Votre maman – L’attentat – Baisers cachés – Sélection officielle

Passons au cinéma où sort, également mercredi « Sélection officielle », film de circonstance où ce soir-là démarre le festival de Cannes !
C’est un film de Jacques Richard, inspiré du livre éponyme de Thierry Frémaux, avec Bernard Menez, Jean-Claude Dreyfus, Jackie Berroyer, Jeanne Goupil, Géraldine Danon… et moi !
Jacques Richard est un réalisateur un peu à part qui avait réalisé un documentaire remarquable sur Henri Langlois. C’est un film très drôle, presque une caricature des gens de cinéma, acteurs, réalisateurs, producteurs, qui se retrouvent dans un festival… Mais des caricatures intelligentes qui décrivent bien ce milieu du cinéma où l’on connaît tous des gens qui leur ressemblent !
Passons aux CD… Il y a deux événements pour toi !
Oui, d’abord, le coffret de 5 CD qui vient de sortir, où j’ai enregistré le roman d’Honoré de Balzac « Le père Goriot ». Ca a été un énorme travail car c’est un gros roman avec de nombreux personnages. Mais j’ai adoré faire ça car ça permet à ceux qui ne peuvent pas lire, de découvrir ce roman et pour ceux qui le connaissent, de l’aborder sous un autre angle.
Et puis, cet été, j’enregistrerai mon second album avec des chansons que j’ai entièrement écrites. J’ai beaucoup écrit, jeté, repris, modifié. J’ai fait ça sur plusieurs années, j’ai pris mon temps et il en ressort douze à treize chansons. Le CD devrait sortir fin 2017, début 2018.
Venons-en à l’écriture… Tu es en train d’écrire un livre ?
Oui, c’est un livres de nouvelles, dans tout le sens du terme, puisque, sous forme de lettres, je donne des nouvelles à mon papa qui m’a quitté. Je lui raconte plein de choses de ma vie… Je suis en plein travail d’écriture.
Après tout ça, as-tu encore du temps de libre ?
Oui… pour reprendre à la rentrée, en tournée, la pièce de théâtre « L’attentat », tirée du roman de Yasmina Khadra, mise en scène par Franck Berthier, que nous avons jouée l’été dernier à Avignon.
C’est l’histoire d’un chirurgien qui vit avec sa femme à Tel-Aviv. Lors d’un attentat, sa femme meurt et il apprend que c’était elle la kamikaze. Il va essayer de comprendre ce qu’il n’a pas pu déceler en vivant auprès d’elle, de refaire le trajet avec elle ».
C’est bien tout ???
(Rires) Oui… pour le moment !

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Propos recueillis par Jacques Brachet

 

Mouans-Sartoux – Festival de la photographie
Deux six-fournais à l’honneur

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Durant ce dernier week-end, Mouans-Sartoux (06) a reçu le 31ème festival de la photo, rendez-vous annuel de cet art où nombre de clubs et d’amateurs se retrouvent se rencontrent et rencontrent un public venu toujours nombreux.
Durant deux jours, ce sont des expositions tout azimut, des animations, des rencontres, des projections, des conférences,d’ateliers, un marathon photos et un stand de vente et échange de matériel.
Et quelle sympathique surprise de retrouver deux talentueux passionnés six-fournais mis à l’honneur par une exposition de leurs œuvres : Henri Chich, président de Phot’Azur et son inséparable complice Jean-Daniel Tosello, qui ont présenté le nec plus ultra de ce qu’on peut voir en matière de macro-photographie.

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Car ils sont passés maîtres en la matière en s’approchant au plus près de tout ce microcosme animalier, nous faisant découvrir d’étranges créatures multicolores..
C’est dans une salle du château, à eux seuls consacrée, qu’ils ont offert à un public subjugué leurs véritables chefs d’œuvres qui dépassent de loin l’amateurisme.
Et ce n’est pas Francine Chich, épouse d’Henry mais aussi présidente de l’Union Régionale PACA de la Fédération Française de Photographie, invitée elle aussi, qui nous contredira !
Un public nombreux a donc découvert le remarquable travail et le talent de nos deux photographes, heureux et fiers de leur succès mais déjà prêts pour de nouvelles aventures dans la région mais aussi dans les pays lointains pour ramener des photos de pleins de jolies bébêtes qu’ils traquent durant des heures, allongés dans l’herbe, attendant le face à face d’une abeille et d’une araignées, l’accouplement de deux papillons, la danse gracieuse d’une mante religieuse…

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Jean-Daniel Tosello – Francine et Henry Chich – Affiche : Je m’oyais déjà…

Patience et longueur de temps… C’est un peu leur devise et le résultat est aussi magnifique que surprenant !

Jacques Brachet

Hyères – Théâtre Denis
7ème édition du Tremplin Jeunes Talents
organisé par Jazz Porquerolles

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Ce Tremplin, qui se déroule en public sur deux jours, réservé en principe aux jeunes jazzmen du Sud-Est de la France pour des formations allant du duo au quintette a pour but de découvrir des jeunes talents et de leur mettre le pied à l’étrier puisque les prix sont des invitations à des concerts, à des festivals et des radios.
Récompenses offertes :
Deux Prix du Public (1 par soir) offrant une programmation en 1ère partie sur les deux prochaines saisons de Jazz au Théâtre Denis.
Un Prix du Jury : Le prix Festival, conduisant à une programmation en 1ère partie sur le Festival Jazz à Porquerolles 2017, une enregistrement au Studio 26 d’Antibes et une heure de live sur France Bleu Provence.
Un prix du Provençal : offrant une programmation sur la saison 2018 des Apéros Swing à l’Hôtel le Provençal à Giens
Un prix spécial du jury créé exceptionnellement pour cette édition offrant au lauréat un concert sur la saison de la Ville d’Hyères.

Six groupes sont sélectionnés sur enregistrements pour participer à la finale. Pour cette édition 2017 ils furent une trentaine à présenter leur candidature, mais il fut assez difficile aux sélectionneurs d’en retenir six de bon niveau.
Furent retenus : Adrien Brandeis Quintet (Cagnes sur Mer), Jussanam Da Silva Quintet (Cannes), Kevin Norwood et Pierre-François Maurin Duo (Arles), Phasm (Toulon), Thomas Mayeras Trio (Marseille), Kolmoset (Saint Mandrier sur Mer).
Six groupes d’inspirations diverses dont cinq pour un jazz très écrit, bien en place et bien maîtrisé avec des solistes de haut niveau, et présentant presqu’uniquement des compositions personnelles. J’ai dit cinq car il y eu un gros couac, le Jussanam da Silva Quintet, complètement inattendu, car composé de cinq musiciens ayant largement dépassé la cinquantaine, et même plus pour certains, manifestement réunis à la hâte, totalement impréparés et à côté de la plaque, pour accompagner une chanteuse brésilienne complètement perdue. Elle était la leader et avait proposé au jury sélectionneur une tout autre musique. Qui croyait-elle tromper ?
Un très jeune batteur, Nathan Vandenbulcke, a été la révélation de ce festival, enthousiasmant et le public, et le jury. Certainement un futur grand.

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Les lauréats :
Prix du jury : Kolmoset : Zacharie Canut (ts) / Yves Marcotte (b) Nathan Vandelbulcke (dm)
Prix du du Provencal et du Public : Adrien Brandeis Quintet : Adrien Brandeis (p), Joachim Poutaraud(as), Guillaume Leclerc (b), Philippe Ciminato (perc) Ludovic Guiverch (dm)
Prix Spécial du Jury : Kevin Norwood (voc), Pierre-François Maurin (b)
Prix du Public : Phasm : Nathan VAandelbucke(dm), Yves Marcotte(b), Louis Matute(g), Antoine Favennec (s)
Prix spécial du jury : Nathan Vandelbucke (dm),

Composition du jury :
Serge Baudot (Jazz Hot, Evasionmag)
François Carrassan (Adjoint à la culture de la ville d’Hyère
Frank Cassenti (Président de Jazz à Porquerolles et Président du Jury)
Christophe Dal Sasso (Président de Jazz à la Londe et Musicien)
Mme Florence Ducommun (Journaliste à Culture Jazz)
Christophe Ernoul (Resp. des affaires transversales – musiques actuelles DRAC PACA)
Régis Guerbois (Président du Festival Jazz des 5 continents)
Damien Piffet (Gérant de l’hôtel Le Provençal et de son festival jazz)

Serge Baudot

 

Solliès-Pont
12 sculpteurs remarquables

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Bronze, marbre, raku, acier, cuivre, pierre, céramique… papier…
Tout support pouvant devenir sculpture a été prétexte à offrir au public, dans ces superbes galeries du château de Solliès-Pont, une exposition de douze sculpteurs remarquables, venus du Var, des départements alentours et même de Haute Savoie et… du Massachusetts !
Sculpteurs réunis par Benoît de Souza, commissaire de l’exposition, lui-même sculpteur et exposant, et Jeanne Autran, qui oeuvre pour nous offrir des expositions toujours magnifiques et nous faire découvrir des artistes d’exception, sous le regard admiratif du maire de Solliès-Pont, André Garron et de son adjointe à la culture, Marie-Aurore Smadjza. Et évidemment d’un public venant toujours nombreux et jamais déçu.
Benoît de Souza devait nous dire à la fois son plaisir de monter une telle exposition dans ce lieu magique qui met en valeur les artistes, et toutes les difficultés, pour gérer un tel événement, choisir les artistes, les faire venir avec leurs oeuvres, d’autant qu’il y a, parsemées dans le domaine, des sculptures monumentales.
« L’art est toujours un ciment pour réunir les gens, surtout dans cette morosité existentielle d’aujourd’hui », devait-il nous confier.
Mais il peut être fier du travail accompli car la mise en scène d’une telle exposition est aussi un casse-tête chinois… et il l’a réussie !
Jeanne Autran devait remercier toute l’équipe de la mairie qui, autour d’elle, s’active avec passion pour offrir un tel résultat. Hormis le public de visiteurs, il faut aussi la féliciter pour le travail qu’elle fait avec les enseignants car, dit-elle « c’est par les enfants que tout commence ».
Elle souhaiterait que ce genre d’exposition devienne une biennale et que tous les deux ans l’on puisse découvrir une douzaine de créateurs…
Monsieur le Maire… Avez-vous entendu l’appel ?!

C’est avec Marie-Claude Lamarche, belle plasticienne qui a déjà exposé au château, que nous avons parcouru l’exposition, qu’elle nous a fait découvrir ces oeuvres si différentes, si éclectiques et leurs auteurs heureux de se retrouver dans un tel lieu.

Niccole Dubois Rosa Gilissen-Vanmarke Corinne Vallière

Nicole Dubois : Cet ex médecin vit à la Garde (83) et a choisi le raku, la céramique, le pit fire et l’acier. Entre la médecine et la sculpture, elle a trouvé un point commun : Saint Luc, leur patron !
Rosa Gilissen-Vanmarcke : de sa Flandre natale à Bergentier (83) où elle vit, de la couture à la sculpture, la marraine de cette exposition nous offre ses oeuvres diverses, miniatures ou monumentales d’une originalité folle.
Corinne Vallière : Vivant dans son atelier de Montclus (05) « L’homme et l’oiseau », elle travaille la glaise pour métamorphoser les êtres de chair qu’elle crée au grès de son imagination

Dominique Mercy Herrel Benoit de Souza

Dominique Mercy : Né à Luneville, dracénois d’adoption, il a une large gamme de supports ses œuvres très architecturales, allant du bronze… au papier, tout en délicatesse.
Herrel : Vivant à Aigues Mortes (30) l’artiste a très vite choisi le marbre pour sa pureté, qu’il travaille en taille directe. Sensible à l’environnement et la nature, ses dernières œuvres rendent hommage aux arbres.
Benoît de Souza : Il vit dans la nature à Digne les bains (04) et manie avec bonheur l’eau, l’argile, le feu pour recréer le passé provençal. On lui doit le choix de ces douze artistes exposants.

Daniel Williams Patrick Cortez Laurent Castellain

Daniel Williams : Quand un gars du Massachusetts rencontre une provençale… il s’installe à Trans-en-Provence (83) pour réaliser des œuvres en plâtre d’une grande pureté, à la limite du mystique.
Patrick Cortez : Ce hyèrois (83) a deux amours : le marbre et le cuivre. Deux supports très différents qui lui donnent la possibilité de créer aussi des œuvres très différentes, à la fois fortes et sensuelles.
Laurent Castelain : Ce haut savoyard à la stature imposante aime mélanger les terres. Grès, céramique, raku, argile… Il nous offre des oeuvres murales très imprégnées d’un pays qui le fascine : le Tibet.

Stephanoff Frédéric Lange Maria Siri

Stephanoff : Cette varoise des Arcs, prénommée Christine et certainement la plus originale par ses oeuvres monumentales pleines d’humour, avec lesquelles elle prend… son ou plutôt, ses pieds !
Frédéric Lange : Lui aussi vivant aux Arcs, certainement le plus grand par la taille mais aussi par le talent, venu de la terre, parvenu au bronze, il nous propose des oeuvres d’une grande force et d’une grande beauté.
Maria Siri : le Muy (83) a adopté cette jolie italienne à l’accent chantant qui se ballade avec sérénité dans son champ bucolique de coquelicots de terre

NICE 2017 – Ecole(s)
Expositions du 24 juin au 15 octobre 2017

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Quatre expositions exceptionnelles dans quatre lieux emblématiques de l’art dans notre ville.
Ces expositions mobiliseront toutes les collections des musées de la ville,
avec de nombreux prêts nationaux et internationaux.
Après les événements « Nice 2013 – Un été pour Matisse » et « Nice 2015 – Promenade(s) des Anglais », la ville de Nice propose un nouvel événement estival pour le 70e anniversaire de « l’École de Nice » : NICE 2017 – ECOLE(S) DE NICE, une exposition exceptionnelle, qui se déroulera sur 4 lieux différents et emblématiques : le Musée Masséna, sur la totalité du dernier étage de la Villa, le MAMAC sur deux étages du bâtiment et dans son extension, la Galerie des Ponchettes,  et le 109.
Elle se déroulera du 24 juin au 15 octobre 2017 sous le commissariat général de Jean-Jacques Aillagon, ancien Ministre de la Culture, et sera coordonnée par Olivier-Henri Sambucchi, conservateur en chef du Patrimoine, directeur général adjoint des services de la Ville de Nice pour la Culture et le Patrimoine.
Cette exposition rassemblera les œuvres des collections des musées et institutions municipales, des prêts exceptionnels consentis par une centaine de musées, d’institutions, parmi les plus prestigieux, de collectionneurs particuliers de France et d’Europe.

Exposition présentée au Musée Masséna : Nice à l’école de l’Histoire
du 23 juin au 15 octobre 2017
Commissariat : Jean-Jacques Aillagon, assisté d’Aymeric Jeudy  – Scénographie & conception graphique : Kristof Everart & Marcel Bataillard
L’exposition propose une exploration de quelques millénaires de l’histoire de Nice et en souligne les articulations avec l’histoire générale, elle constitue l’esquisse d’un portrait de la cité où se rencontreront des chef-d’œuvres de toutes les époques.

Exposition présentée au Musée d’Art Moderne et d’Art Contemporain (MAMAC) :
A propos de Nice

Une exposition du 40e anniversaire du Centre Pompidou – Du 24 juin au 22 octobre 2017
Commissariat : Hélène Guenin avec le concours de Rébecca François – Commissariat associé : Florence Ostende et Géraldine Gourbe
Scénographie : PEAKS dans le cadre de la bourse de recherche curatoriale du CNAP
Dans le cadre de l’événement « Nice 2017″ : École(s) de Nice »
organisé par la Ville de Nice, sous le commissariat général de Jean-Jacques Aillagon et des célébrations du 40e anniversaire du Centre Pompidou, le MAMAC vous propose une traversée du phénomène d’émulation qui s’est manifesté à Nice sur près de trois décennies, à travers près de 400 œuvres et documents réparties en III Actes.

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Exposition présentée à la Galerie des Ponchettes : Noël Dolla. Restructurations spatiales.
Du 24 juin au 22 octobre 2017
Commissariat : Hélène Guenin avec Élodie Antoine
Noël Dolla formule à partir de l’automne 1969 une série de propositions à l’échelle du paysage dans l’arrière-pays niçois. Alors actif dans le mouvement Supports/Surfaces, il invente des formes nouvelles dans la nature, assumant leur dimension éphémère et la rencontre intime, voire confidentielle, avec ses interventions dessinées à même la montagne. L’exposition revient sur ces interventions historiques mais aussi sur des projets récents au travers des documents et des photographies. À l’occasion de l’exposition, l’artiste propose également une intervention in situ qui métamorphose l’espace de la galerie des Ponchettes.

Exposition présentée au 109 : The surface of the East from Nice to New York
Du 23 juin au 15 octobre 2017
Commissariat : Marie Maertens
L’exposition « The Surface of the East Coast From Nice to New York », représentant le mouvement artistique né à la fin des années 60 ; Supports/Surfaces, se propose de faire dialoguer les générations et géographies différentes, en montrant comment elles peuvent se répondre, se nourrir et aborder, aujourd’hui, de nouvelles pistes de réflexion.
Claude Viallat, Louis Cane, Daniel Dezeuze, Noël Dolla, Marc Devade, Patrick Saytour et Bernard Pagès  : allant à l’encontre des créations de leur époque, ces artistes en appellent à une absence de lyrisme et de profondeur expressive. Souhaitant revenir aux fondamentaux de l’œuvre, ils se concentrent sur la toile et le châssis, sans y apposer la moindre représentation.

Saint-Tropez – Classic Tennis Tour, 21 & 22 juillet
Lucas Pouille rejoint Richard Gasquet !

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Le français Lucas Pouille (13ème mondial) a confirmé qu’il participerait pour la 1ère fois au Classic Tennis Tour Saint-Tropez. Il rejoint son partenaire de Coupe Davis, Richard Gasquet (24ème mondial) mais aussi Mickaël Llodra, Mansour Bahrami, Ilie Nastase et Sergi Bruguera habitués du tournoi depuis sa création en 2011. A noter également, la 1ère participation de l’ancien vainqueur de Roland-Garros, l’italien Adriano Panatta.

Le Classic Tennis Tour, organisé par Sports TG est devenu un événement estival incontournable dans la célèbre cité varoise. Plus de 20 joueurs et joueuses de légende d’hier et d’aujourd’hui ont foulé le court central éphémère du port de Saint-Tropez. Après les perturbations climatiques et les malheureux attentats de Nice survenus en 2016 qui avaient gâché la fête, Christian Bimes, l’organisateur du tournoi tenait à réunir un plateau prestigieux et inédit cette année : « Nous sommes très heureux de la présence de Lucas Pouille, étoile montante aujourd’hui confirmée du tennis mondial les 21 et 22 juillet prochains. Le face à face Gasquet – Pouille sera inédit puisqu’ils seront hors du circuit ATP, dans un cadre magnifique, ils seront la pour prendre du plaisir et le partager avec le public présent. Il y aura bien sur des doubles orchestrés par les magiciens de la petite balle jaune Mansour Bahrami et Mickaël Llodra, sans oublier, les anciens vainqueurs de Roland Garros, Sergi Bruguera, Adriano Panatta et Ilie Nastase. »

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Programme 2017
Jeudi 20 juillet
18h30 : Partie de pétanque avec la participation des joueurs et personnalités – Place des Lices
(entrée gratuite pour le public)
Vendredi 21 juillet
16h30 : Clinic Head avec les espoirs régionaux
17h-21h : Matchs (simples et doubles)
Samedi 22 juillet
10h : Tournoi PRO-AM (entrée gratuite pour le public)
17h-21h : Matchs (simples et doubles)
Dimanche 23 juillet
10h-13h30 : Tournoi PRO-AM au Tennis Club de St-Tropez (entrée gratuite pour le public)

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Infos pratiques
Prix des places: Plein tarif 30 €, Tarif réduit 18 €
Gratuit pour les moins de 14 ans
Vente Billetterie: www.fnac.com
Philippe Pons Smash – 04 94 97 41 13
Tennis Club de Saint-Tropez – 04 94 97 15 52
Office du tourisme – 0 892 68 48 28 ou sur site le jour de l’événement

 

Frank CASTELLANO et Choeur du Sud
Retour à Toulon et Fréjus avec Patrick FIORI

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S’il existe un passionné, c’est bien Frank Castellano qui, depuis 1999, dirige des chorales et a créé en 2012 le Chœur du Sud.
Ce Chœur du Sud réunit quelque 700 choristes, tous venus du Var, de Toulon au Pradet, de Six-Fours à la Crau, et propose d’immenses concerts qui ont fait sa popularité, d’autant qu’à certains concerts, des « guests » viennent s’ajouter à ce plus grand chœur de France. Ainsi sont venus Hélène Ségara, Maurane, Mikelangelo Loconte (Mozart,) Daniel Levi, Maurane, Joyce Jonathan, Julie Zenatti et bien d’autres…
Et pour deux concerts exceptionnels, c’est l’ami Patrick Fiori qui s’y colle : le samedi 27 mai au Zénith-Oméga de Toulon et le samedi 24 juin aux Arènes de Fréjus.
Patrick qui chantera ses plus grands succès dont on vous laisse la surprise, au cour de ce grand show qui durera deux heures et demi, avec écran géant de 11 mètres sur 6, pyrotechnie et en prime, un duo Patrick-Frank dont on vous réserve la surprise.
Depuis plusieurs mois déjà, nos 700 voix répètent de ville en ville dans des grandes salles prêtées par les communes, car il faut faire entrer tout ce monde !
Déjà, plus de 4.000 personnes ont réservé leurs places au Zénith de Toulon… et il y en a encore. Réservez vite car ce serait dommage de rater un si bel événement !
Si Patrick a évidemment déjà choisi les chansons qu’il interprètera, il arrivera le jour même pour répéter avec cette chorale géante et découvrira les arrangements faits à ses chansons et Frank est déjà sûr qu’aussitôt la magie s’opèrera car ils ont travaillé d’arrache-pied… (et d’arrache-voix !) pour offrir un splendide écrin à la voix puissante de notre ami Patrick… Et croyez-moi, le soir du concert, ça va dépoter !
On sera là, évidemment !

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Patrick Fiori, invité du Chœur du Sud
Il porte sur lui la gentillesse.
Il a le soleil dans la voix, le sourire au bord du cœur et la simplicité. Ce qui devient rare aujourd’hui chez les chanteurs.
Notre première rencontre remonte à ses débuts et c’est mon ami Franck Fernandel qui me l’avait présenté alors qu’il avait 12 ans et jouais dans une pastorale auprès de Franck. Je devais le retrouver en première partie d’une autre amie, Michelle Torr…
Patrick est un fidèle et chacune de nos rencontres est marquée par le sceau de la fraternité.
Lors d’une interview (et il y en a eu beaucoup !) il me confiait :
« Franck a été plus que mon parrain, c’est grâce à lui que tout a commencé puisqu’il m’a présenté à un grand monsieur, René Baldaccini, qui montait alors une comédie musicale « La légende des santonniers ». Franck m’a présenté à lui pour jouer le fils du rémouleur.
Quant à Michelle, c’était l’époque où il y avait encore une première partie dans les spectacles et elle m’a pris avec elle. Comme l’ont fait d’ailleurs aussi Gilbert Montagné, Fabienne Thibeault… Je leur dois beaucoup, à tous ces gens.
Marseille, la Corse, l’Arménie… Tes origines sont riches…
Oui et je me considère comme l’homme le plus riche du monde. J’ai trois origines dont je suis très fier. Je suis bien dans mes pompes. J’ai ainsi plusieurs familles et je me sens bien avec les trois !
Tu es un homme de passion !
C’est vrai. mais tout vient de mon héritage, de l’éducation que j’ai eue : être poli, respectueux, faire les choses avec le cœur, avec l’envie, sans penser à ce que ça va rapporter…

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Retour à Marseille, le Coeur au Sud, avec Michèle Torr, Bosso et Hélène Ségara

Revenons à Marseille où tu as des milliers de souvenirs. S’il ne devait qu’y en avoir qu’un, lequel serait-il ?
Oh, il est tout simple, tout bête : c’est le jour où mes parents m’ont donné l’autorisation de sortir tout seul, comme un grand. Je suis descendu sur le port, je me suis assis à une terrasse près de la mairie et je me suis dit : « Je suis enfin libre de vivre ma vie, de faire ce que j’aime, chanter ». J’ai eu un sourire de confiance en regardant la Bonne Mère qui était en face, alors que je ne suis pas spécialement croyant et j’ai encore devant les yeux cette image de carte postale. Je me suis encore dit : « Je vais y arriver ». Et j’y suis arrivé.
Marseille est une grande et belle ville, les Marseillais ont toujours été là pour moi comme moi je serai toujours là pour eux.
Je suis toujours très heureux d’y revenir et ‘y retrouver « mes tribus » !
Heureux aussi de retrouver le Sud et c’est avec plaisir qu’il viendra s’immiscer dans cet immense chœur du Sud de Franck Castellano pour deux dates : le 27 mai au Zénith-Oméga de Toulon, le 24 juin aux arènes de Fréjus.
Jamais le Chœur du Sud n’aura si bien porté son nom !

Jacques Brachet
Photos F Castellano : Frank Bulteau

Bandol
Le Festival des Écoles du Monde

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Centre Culturel – Salle Pagnol – Rue Gabriel Péri à Bandol
Mercredi 10 mai

17 h 00 • Inauguration du Festival des Écoles du Monde
17 h 30 • Conférence de Jean-Jacques Cruchant (Hamap-Humanitaire) : “Les écoliers du Burkina Faso”
Jeudi 11 Mai
à partir de 9 h • Activités ludo-éducatives “les Écoles du Monde”
17 h 30 • Témoignages : nos invités partageront avec le public leur expérience sur le système éducatif de différents pays
Vendredi 12 Mai
à partir de 9 h • Activités ludo-éducatives “les Écoles du Monde”
17 h 30 • Conférence de Marion Duvauchel : “Langue khmère et place du français au Cambodge”
Samedi 13 Mai
à partir de 9 h • Activités ludo-éducatives “les Écoles du Monde”
11 h 00 • Conférence de Florence Makpolo-Soni (Congo-Action) : “Les écoles du Congo”
14 h 30 • Clôture du Festival des Écoles du Monde. Intervention des “Jeunes Reporters” de l’association Taoumé
15 h 00 • Spectacle de danse sur les musiques du Monde par les associations “Etoiles de Rue” et “Clé de Sol”. Spectacle suivi d’un gâteau d’anniversaire pour les 10 ans de Taoumé !
Toutes nos conférences sont suivies d’un apéritif…

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Centre Culturel – Hall d’accueil – Rue Gabriel Péri à Bandol
Du Mercredi 10 au Samedi 13 Mai 2017
à partir de 9 h Rencontre avec des bénévoles humanitaires : Association Congo-Action – Association Hamap-Humanitaire – Association Pteah Barang (la maison Française)
Samedi 13 Mai 2017
à partir de 9 h Présence d’auteurs jeunesse du “Cercle des Auteurs Bandolais” qui dédicaceront leurs ouvrages (bandes dessinées, romans,…) : Behem – Josiane Bonnot – Hélène Botasso – Myriam Collet – Chantal et Francis Porta – Ann Villiers Collomb

Médiathèque – Rue des écoles à Bandol
Du Lundi 8 au Samedi 20 Mai 2017
Exposition photos “À la découverte des Écoles du Monde” par l’association de solidarité internationale “Partage”, l’association ”Jeunesse et d’Éducation Populaire” – Club Unesco

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www.taoume.cominfo@taoume.com
contact : 33 9 70 44 85 70 – Florence Butterati

Toulon – Le Liberté
Mardi Liberté : Rivages

A

Pour son dernier Mardi de la saison le Théâtre Liberté présentait « RIVAGES » avec la pianiste Nathalie Négro et la chanteuse Françoise Atlan sur un répertoire mêlant des chants folkloriques de tradition orale ou écrite, des poèmes, à des musiques proches de notre époque ou contemporaines, d’auteurs tels que par exemple Moultaka, Ohana, De Falla, Hemsi… avec en arrière plan les rivages de la Méditerranée et ses cultures.
Disons-le d’emblée c’est une parfaite réussite. Les textes, le chant, la voix, le piano, tout s’harmonise à la perfection dans un profond recueillement et une émotion intense. Nous sommes soudain transportés dans un salon pour y écouter des lieder.
Les deux artistes se présentent vêtues de noir, la pianiste, cheveux bruns courts frisés, en pantalon et chemisier ; la chanteuse en robe longue et longs cheveux roux : toutes deux d’une élégance parfaite. Leur duo fut créé en 2011.
Le concert débute par des chants de guerre mis en musique par un jeune compositeur libanais. Françoise Atlan dit le poème, puis le chante. Puis on écoutera un magnifique chant de louanges à la vierge remis au goût d’aujourd’hui pour la musique ; des chants pour les enfants, très gais et entrainants ; des chants d’amour d’un compositeur turc, U.C. Erkin, d’influence ottomane et assez proche de Manuel de Falla ; des berceuse libanaises ; des chants de Maurice Ohana d’une grande sensualité, à la recherche des racines judéo-espagnoles, on entre dans El-Andalus « Des perles dans un écrin feutrés » dit Françoise Atlan, qui s’accompagne ensuite d’un grand tambourin (un bendir certainement) pour un chant de louange chrétien qu’elle va chanter divinement en araméen (la langue de Jésus), puis un chant enfantin où elle va s’envoler dans une longue modulation sur toute la tessiture de sa chaude voix de mezzo-soprano : du grand art. Ajoutons une diction claire et juste dans toutes les langues qu’elle chante. Elle terminera par un chant de la grande Fairuz, un mouachah (un poème à structure libre en arabe ou en hébreu), un poème né au XIV° siècle à la période d’Al-Andalus, un chant qui exprime les souffrances de l’amour.

C D

L’accompagnement au piano est un modèle du genre, au service du chant, ne jouant que les notes essentielles, utilisant non seulement le clavier, mais aussi les cordes frappées, à la main ou avec une mailloche.
Pour ce dernier mardi un moment de ferveur profonde, une communion avec le chant, la poésie et la musique

Serge Baudot

Quelques notes sur les artistes :
Nathalie Négro est née à Marseille. Elle a fait ses études musicales aux CNR de Marseille et de Nice, avant d’entreprendre une carrière internationale et de s’engager dans de nombreuses créations contemporaines originales. C’est une pianiste sans frontières et toujours dans l’expression la plus forte, douée d’une grande sensibilité.
Françoise Atlan est née à Narbonne dans une famille juive berbère et andalouse, nous dit France Musique. Elle étudie le piano avec sa mère, obtient un CAPES en musicologie et étudie les techniques du chant lyrique. Elle a obtenu des prix majeurs pour ses productions vocales pendant ses 25 ans de carrière. Elle chante en arabe, en hébreu, en judéo-arabe, en dialecte ottoman, en espagnol, en ladino, et d’autres encore. Elle appelle cela ses « voix mêlées »

B