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Jazz à Toulon revient du 16 au 24 juillet 2021

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L’aventure du Festival de Jazz de Toulon a commencé en 1989…
«Jazz is Toulon» eut lieu pour la 1ère fois du 16 au 21 juillet 1990 place du Théâtre, plage du Mourillon, place Bouzigues, carré du Port, place Martin Bidouré avec notamment à l’affiche Michel Petrucciani, Tania Maria, Philippe Créttien…
Daniel Michel alors directeur du Comité Officiel des Fêtes assure la programmation jazz (par ailleurs en 1999, le COF devient le COFS : Le Comité Officiel des Fêtes et des Sports de Toulon.
En 1996, le festival prend l’appellation actuelle de «Jazz à Toulon»
De 1996 à 2007 : la formule «ateliers jazz» ou « workshop » est au programme. Les workshop étaient destinés aux musiciens amateurs ou professionnels. Pour ces musiciens, il s’agissait de suivre des cours donnés par des professionnels du jazz pendant une semaine, pour des performances travaillées ou improvisées. Le travail fourni était alors restitué sous la forme d’un concert public placé sous la houlette des professeurs.
Les principes fondamentaux de «Jazz à Toulon» subsistent toujours :
– l’itinérance au cœur même de Toulon (places et quartiers)
– la gratuité pour tous
– la récurrence annuelle au mois de juillet
– une période d’environ 10 jours avec une quinzaine de concerts répartis en concert à l’heure de l’apéritif et en soirée.

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Kenny Barron – Sylvain Rifflet – Samy Thiebault

En 2001, le Studio 11 (salle de concerts située à l’Espace Culturel des Lices, Bd Commandant Nicolas à Toulon et gérée par le COFS) est inauguré par Jacky Terrasson, le seul musicien français à s’être produit à la Maison Blanche !
Cette petite salle de concerts qui peut accueillir une centaine de personnes, invite toute l’année, toutes sortes de talents dignes des grands clubs de jazz. C’est une façon de prolonger l’esprit du festival de jazz au fil des mois.
Le Studio 11 est désormais surnommé « la petite salle aux grand concerts ».
C’est en 2014, après avoir été salariée de la Ville de Toulon et mise à disposition de l’association pendant 30 ans, que Bernadette Guelfucci (en retraite) devient la 7ème Présidente du COFS. Elle reprend la programmation de JAZZ A TOULON et du STUDIO 11 avec son conseil d’administration.
En 2019, pour fêter la 30ème édition, « Jazz à Toulon» a offert quelques étoiles du jazz dont Manu Dibango, Randolph Matthews, Manu Guerrero Quintet, Agathe Iracema, Théo Ceccaldi Trio, Riccardo Del Fra Quintet et l’orchestre de l’Opéra de Toulon, Tony Allen, The Kenny Garrett Quintet…
Et l’édition s’est fait un point d’honneur à rendre hommage à l’inoubliable Michel Petrucciani avec un concert place du Théâtre pour se souvenir que 30 ans auparavant c’est lui-même qui inaugurait la 1ère édition du Festival. Pour ce concert unique se sont retrouvés : Stéphane Bernard (piano), Sylvian Rifflet (saxophone) Olivier Miconi (trompette), Mathias Allamane (contrebasse) et Sylvain Ghio (batterie) avec la participation de Philippe et Louis Petrucciani qui ouvrirent la soirée en duo pour saluer la mémoire de leur frère.
«Jazz à Toulon» n’a pas fini de célébrer cette musique venue d’Afrique, devenue le fruit du métissage entre un peuple afro-américain et une culture européenne car elle résonne toujours comme une ode à la liberté !

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Julia Biel – Leslie Lewis

Edition 2021
C’est une édition exceptionnelle que le Comité Officiel des Fêtes de Toulon propose cette année : un lieu unique pour 9 concerts à 21h30. C’est sur l’esplanade du Zénith de Toulon que nous vous présenterons cette année de prestigieux talents de la musique Jazz.
Pour garantir la sécurité de tous, vous pouvez prendre connaissances des diverses consignes que nous vous demandons de respecter. Jazz à Toulon reste gratuit et accessible à tous, cependant l’accueil du public sera limité à 1700 personnes assises. Aussi, nous vous invitons à réserver vos places, obligatoirement pour chaque soirée, à partir de ce site.
Cette année, tous les concerts auront lieu sur l’esplanade du Zénith de Toulon. Des mesures sanitaires seront mises en place pour assister aux concerts en toute sécurité. La réservation est obligatoire (lien vers la billetterie sur la page de chaque concert).
Les concerts ont lieu à 21h30
En raison du contexte sanitaire les concerts de fin d’après midi réservés aux talents locaux et régionaux sont annulés.
L’édition 2021 proposera 9 concerts entièrement gratuits.
Programmation :
Vendredi 16 juillet à 21h30 : Sylvain Rifflet, Remember Stan Getz
Samedi 17 juillet à 21h30 : Bojan Z Trio featuring Julien Lourau
Dimanche 18 juillet à 21h30 : Kenny Barron Quartet
Lundi 19 juillet à 21h30 : Philippe Duchemin Trio invite Leslie Lewis
Mardi 20 juillet à 21h30 : Samy Thiébault, Caribbean Stories
Mercredi 21 juillet à 21h30 : Brooklyn Funk Essentials
Jeudi 22 juillet à 21h30 : Tom Ibarra Group
Vendredi 23 juillet à 21h30 : Julia Biel
Samedi 24 juillet à 21h30 : Chucho Valdés Quartet
Protocole sanitaire

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Tom Ibarra Group

Plan de circulation du public défini selon plusieurs accès
Port du masque obligatoire
Réservation obligatoire via : www.jazzatoulon.com
Réservations ouvertes 2 jours avant la date de chaque concert, à partir de 9h30, et limitées à 2 places par réservation


Six-Fours – les Nuits du Cygne
Renaud et Gautier CAPUCON… un plaisir rare

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Dans la famille Capuçon, il y a deux prodiges : Renaud et Gautier, chose rare dans le monde musical dit classique.
Tous deux natifs de Chambéry, le premier en 76, le second en 81, si les parents ne sont pas musiciens, ils sont cependant mélomanes et les deux frères baignent dans la musique. Tous sont très jeunes de vrais prodiges, Renaud choisissant le violon, Gautier le violoncelle.
Honorés de nombreux prix et récompenses, très vite ils joueront chacun de leur côté avec les plus grands musiciens et instrumentistes, dans le monde entier et les lieux les plus prestigieux. Et bien évidemment ils joueront très souvent ensemble.
Si Renaud a épousé la journaliste Laurence Ferrari, Gautier lui a épousé, une violoncelliste, Delphine Borsarello, fille du violoniste Jean-Luc Borsarello… On reste dans les cordes !
Il a également écrit un livre remarquable, «Mouvement perpétuel» (Ed Flammarion)
En 2013, Renaud crée le Festival de Musique d’Aix-en-Provence. Quant à Gautier, il fait partie du jury de cette belle émission «Prodiges», il anime une émission sur Radio Classique et il fut choisi pour rendre hommage à Johnny lors de ses obsèques.
Nous avions eu, l’an dernier la joie de voir et écouter Gautier Capuçon à la Maison du Cygne de Six-Fours. Le voilà qui revient cette année mais la joie est double puisque, à deux jours d’intervalle, il succède à son frère. Avec un petit regret : qu’ils n’aient joué ensemble.
Mais le bonheur était complet et on ne remerciera jamais assez Fabiola Casagrande, adjointe aux Affaires Culturelles, de les avoir invités pour «Les Nuits du Cygne», ces concerts en plein air dans le jardin remarquable de cette maison éponyme.

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Comme l’an dernier, on y refusa du monde, le concert de Renaud étant avancé pour cause de couvre-feu mais sous la tonnelle entourée d’arbres d’où filtrait le soleil, le concert fut féérique.
Accompagné par l’excellent pianiste qu’est Guillaume Bellom, Renaud nous offrit un bouquet musical de haute qualité, où se mêlaient les musiques de Massenet et Morricone, de Wagner et Chaplin, de Grapelli et César Franck, de Mancini et John Williams…
Inspiré, concentré, jouant les yeux fermés mais avec un sourire sur son bonheur de retrouver la scène et le public «en chair et en os», il fut brillant et le public lui fit une standing ovation.
Après le concert, il y eut la queue pour le féliciter, l’approcher et  lui demander un autographe qu’il fit avec cette simplicité et cette gentillesse, inhérents à ce duo de musiciens exceptionnels. Comme quoi talent et célébrité peuvent très bien s’accoler à simplicité.
Certains artistes (les chanteurs en particulier) pourraient en prendre exemple.
Et voici que, deux jours plus tard, Gautier arrive, presque un an après sa prestation de l’an dernier dans ce même lieu. Toujours ce magnifique sourire, cette silhouette de jeune homme et il a la gentillesse de se souvenir de notre rencontre… malgré les masques.
Comme l’an dernier, il sera brillantissime et nous offrira un programme varié, passant de Beethoven à Schumann, de Debussy à … Piaf, d’Albinoni à Rossini …
Entre chaque morceau, il nous en explique la genèse. C’est ainsi qu’on apprend que le fameux adagio présumé d’Albinoni serait de Rémo Giazotto qui aurait utilisé le fragment d’une sonate de ce premier. Quant à la délicate sonate de Debussy, nommée «Clair de lune», issue de «La suite bergamasque» et dont le nom est inspiré d’un poème éponyme de Verlaine, il en a fait une magistrale adaptation, celle-ci ayant été composée pour piano. A noter que Renaud aussi l’interprète au violon.

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Le final fut à la fois émouvant et grandiose puisqu’il termina, avec une très sensible et délicate interprétation de «L’hymne à l’amour» de Piaf dans un incroyable duo avec son pianiste Jérôme Ducros et, comme l’an dernier, c’est avec le czardas des «Danses hongroises» de Monti, tout en légèreté, en agilité et avec une incroyable maestria qu’il termina ce récital devant un parterre debout  et applaudissant à tout rompre.
Plaisir rare que cette rencontre avec ces deux frères aussi talentueux que sympathiques et si différents, Renaud tout en retenue et sobriété, Gautier tout sen ourire et décontraction.
Ne pas oublier deux magnifiques pianistes invités à ces Nuits : Frank Braley et David Frey qui complétèrent ce mini-festival de haute voltige.
Après les frères Capuçon, ce serait génial que viennent les remplacer l’an prochain… les sœurs Berthollet, Camille étant comme Renaud violoniste, Julie étant comme Gautier, violoncelliste !
Affaire à suivre !

Jacques Brachet




Opéra de Toulon

Printemps des Jeunes – 5e édition
10 & 11 juin 2021
Auditorium du Conservatoire de Toulon
Action pilotée conjointement par l’Opéra de Toulon, le Festival de Musique de Toulon et sa Région, la Ville de Toulon, l’Inspection Académique du Var, le Conservatoire Toulon Provence Méditerranée, avec le financement de Canopé et la Fondation Daniel et Nino Carasso    ; Grâce au soutien de la Société Fortil.

Le Printemps des Jeunes est un partenariat entre l’Opéra de Toulon, le Festival de Musique de Toulon et sa région, l’Inspection Académique du Var, la ville de Toulon (service éducation) et le Conservatoire Toulon Provence Méditerranée.
Ce dispositif permet à des élèves de participer à la création d’une production musicale, vocale ou chorégraphique et ainsi de les sensibiliser à l’art lyrique dans le but de contribuer à former le spectateur de demain.
Il est destiné aux élèves des classes élémentaires de la métropole.
Quatre établissements scolaires participent à cette 5e édition : L’école Philippe Rocchi – Le Revest, l’école Val Fleuri – Toulon, l’école Lucie Tardivier – La Garde, l’école La Florane – Toulon
Accompagnés par l’Orchestre de l’Opéra de Toulon, sous la direction de Cédric Clef, les élèves interpréteront :
Les mille tours d’Edison et Les Musiciens de Brême de Julien Joubert,
Un petit Prince de Coralie Fayolle, Les Indes Galantes de Rameau
Le Printemps des Jeunes se déroulera cette saison les 10 et 11 juin à l’Auditorium du Conservatoire de Toulon

thumbnail_Cédric Clef MarzenaDiakun©ChristopheAbramowitz valerio galli©Imaginarium Creative Studio
Cédric Cerf, Marzena Diakun, Valerio Galli

Cédric Clef direction musicale
Percussionniste de formation, diplômé au Conservatoire de Toulon dans la classe de G. Van Gucht, cofondateur des «percussions de Strasbourg», Cédric Clef rejoint la Musique des équipages de la flotte de Toulon, orchestre de la  Marine Nationale, à l’âge de 19 ans où il y restera jusqu’en 2017.
Il aura l’opportunité de diriger cette formation lors de son dernier concert. Durant cette période, il enseigne la percussion dans les conservatoires de Nice, Toulon et à l’école de musique de Cuers. Actif au sein de différentes formations, il participe à la création d’ensembles de percussions et New Orleans. Il se produit avec les ensembles Musicatreize, Télémaque, Polychronie et joue dans l’Orchestre de l’Opéra de Toulon, l’Orchestre des Pays d’Aix et l’Orchestre philharmonique de Varsovie lors du festival de la Roque d’Anthéron.
Attiré par la direction d’orchestre depuis son plus jeune âge, il décide de créer son propre orchestre l’Azur Symphonic Orchestra, avec le soutien de Giuliano Carella, ancien directeur musical de l’Opéra de Toulon.
Dans le cadre du «Printemps des Jeunes», il est chef invité à l’Opéra de Toulon depuis 2017, année de la création du dispositif.
Marzena Diakun et Valerio Galli à la tête de l’Orchestre de l’Opéra de Toulon
La direction de l’Opéra de Toulon a le plaisir d’annoncer la nomination à partir de septembre 2021 de deux chefs principaux : la cheffe polonaise Marzena Diakun pour l’activité symphonique et l’italien Valerio Galli pour l’activité lyrique. Ce talentueux duo succède ainsi au Maestro Jurjen Hempel qui occupait cette fonction depuis 2018.
Conscient de l’importance des enjeux en matière d’égalité Femme- Homme et des richesses artistiques et humaines qu’ils représentent, l’Opéra de Toulon s’est à maintes reprises engagé dans cette voie.
La jeune et brillante cheffe Marzena Diakun a déjà dirigé l’Orchestre Symphonique de l’Opéra de Toulon pour un concert mémorable avec Richard Galliano en 2020. Elle a récemment été à sa tête pour l’enregistrement vidéo de musiques de grands films hollywoodiens qui sera diffusé en juillet sur la chaîne YouTube de l’Opéra de Toulon. Elle dirigera l’orchestre en décembre pour un concert Prokofiev/Tchaïkovski/ Waksman/Duparc.
Valerio Galli est l’un des chefs les plus prometteurs de sa génération et fait partie des grands noms de chefs d’orchestre déjà invités à l’Opéra de Toulon. Accueilli à deux reprises, en 2017 pour  Madama Butterfly» et en 2019 pour «L’Elisir d’Amore», il dirigera la saison prochaine «L’Heure Espagnole» de Ravel et  «La Bohème» de Puccini. l’Opéra de Toulon souhaite la bienvenue à ces deux grands artistes.

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Festival de Musique de Toulon & sa région 2021

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Pas moins de neuf concerts à découvrir dans toute la ville de Toulon et sa région du 16 juin au 8 juillet.

Mercredi 16 juin 2021
Déambulation musicale
De 11h à 20h – Centre-ville de Toulon – Entrée libre
Pianos sauvages – en partenariat avec Le Comptoir musical et le Port des créateurs
Quatre pianos en liberté !
11h-18h Kiosque à musique Jardin Alexandre er, Places Puget & des Savonnières, Galerie du Centre Mayol
… & au programme récitals, auditions publiques avec la participation des élèves du Conservatoire, rendez-vous à 12h15 au Kiosque à musique, à 13h30 Place Puget, à 14h45 au Centre Mayol et à 16h Place des Savonnières
18h-18h30 Place des Savonnières : Présentation de la saison Été 2021 suivi du
Quintette de Cuivres de la Musique des Equipages de la Flotte
Samedi 19 juin 2021
Le Faron fête la musique
11h – Théâtre de verdure du Mont Faron : Concert avec les classes de cuivres du Conservatoire Toulon Provence Méditerranée
Entrée libre / Téléphérique : tarif réduit aller-retour

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Orchestre du Conservatoire de Toulon

Mercredi 30 juin 2021
Un salon à Vienne avec Mozart
20h – Église Saint-Paul : Lorenzo Coppola : clarinette d’amour / Pablo Valetti :  1er violon / Céline Frisch : piano-forte et les membres de l’ensemble Café Zimmaermann
Tarifs : 26,50 €, réduit 22,50 €, spécial 13,50 €
(concert initialement prévu le 19 avril au Palais Neptune)
Jeudi 1er juillet 2021
Scherzos, nocturnes, ballades
21h30 – Tour Royale : Abdel Rahamanel Bacha piano
Tarifs : 26,50 €, réduit 22,50 €, spécial 13,50 € / Pack Tour Royale : 2 concerts 50€ , réduit 40€, 3 concerts 69€, réduit 54€
Samedi 3 juillet 2021
Orchestre du Conservatoire Toulon Provence Méditerranée – Pop !
21h30 – Tour Royale : Jean-Louis Maes direction – Entrée libre sur réservation auprès de la billetterie du Festival de musique
Les 60 élèves de l’orchestre symphonique du Conservatoire TPM reprendront le répertoire de la culture populaire du – pas si lointain – siècle dernier et de ses plus célèbres airs…

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Félicien Brut – Lucienn Renaudin

Lundi 5 juillet 2021
Latin music
21h30 – Tour Royale : Lucienne Renaudin Vary : trompette – Félicien Brut : accordéon
Tarifs : 26,50 €, réduit 22,50 €, spécial 13,50 € / Pack Tour Royale : 2 concerts 50€ , réduit 40€, 3 concerts 69€, réduit 54€
Jeudi 8 juillet 2021
Nuit bohémienne
21h30 – Tour Royale : Nuit bohémienne – Quatuor Modigliani – Jean-Frédéric Neuburger
Tarifs : 26,50 €, réduit 22,50 €, spécial 13,50 € / Pack Tour Royale : 2 concerts 50€ , réduit 40€, 3 concerts 69€, réduit 54€

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Quatuor Modigliani – Jean-Frédéric Neuburger

Six-Fours, Festival de la Collégiale – 17 au 22 juillet
Le Festival de musique est partenaire des concerts à la Collégiale Saint-Pierre organisés par la ville de Six-Fours
Avec l’Ensemble Matheus sous la direction de Jean- Chistophe Spinosi

Dimanche 18 juillet 20h30 : Tempête et fureur – Extraits d’opéras et motets
Avec Anna Aglatova, soprano (Vivaldi, Haendel, Marin Marais)
Mercredi 21 juillet 20h30 : La bataille
Avec José Coca Loza, basse & Filippo Mineccia, contre-ténor
Airs baroques de Vivaldi, Haendel enrich Biba
Jeudi 22 juillet 20h30
Une soirée chez Mozart

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Ensemble Matheus – Jean-Christophe Spinosi

Infos pratiques
En cas d’intempérie
Pianos sauvages : 2 pianos Galerie du Centre Mayol, un piano Port des créateurs
Concert et présentation de saison 16 juin : repli Port des créateurs
Concert 19 juin : annulation
Concerts 1er, 5 et 8 juillet : repli église Saint-Jean Bosco
Concert du 3 juillet : report au dimanche 4 juillet
Tarifs

Concerts Eglise St Paul & Tour Royale (30 juin, 1er, 5 et 8 juillet)
26,50 € | réduit 22,50 € | spécial 13,50 €
Réduit (sur justificatif) Amis du Festival / Association pour les musées de Toulon / Groupes (minimum 10 personnes) / Professeurs du Conservatoire TPM
Spécial (sur justificatif) Jeunes de moins de 26 ans / Demandeurs d’emploi (attestation du mois en cours) / Personne titulaire d’une carte d’invalidité
Packs Tour Royale
En vente exclusivement auprès de la billetterie du Festival de musique de Toulon et par correspondance.
2 concerts : 50€ | réduit : 40€
3 concerts : 69€ | réduit : 54€
4 concerts : 88€ | réduit : 68€
Réservation
Bon de commande téléchargeable sur le site internet festivalmusiquetoulon.com
• Billetterie du Festival de musique 06 34 29 59 33 / billetterie@festivalmusiquetoulon.com
• Billetterie de l’Opéra de Toulon 04 94 92 70 78 www.operadetoulon.fr
• Fnac, Carrefour, Géant, Systeme U, Intermarché 0892 683 622 (0,34€/min.) www.fnac.com – www.carrefour.fr – www.francebillet.com
• Réseau Ticketmaster : Auchan, Cora, Cultura, E. Leclerc 0892 390 100 (0,34€/min.) www.ticketmaster.fr
Adulte : de 13,50 à 26,50 €.
Infos/réservations festivalmusiquetoulon.com – toulontourisme.com

Six-Fours – Le Six N’Etoiles part en Live !

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Se retrouver au Six N’Etoiles était devenu l’inaccessible… étoile…
Et pourtant nous voilà au sortis de ce cauchemar et franchir à nouveau ce lieu de l’image qui nous a tant manqué a été, avouons-le un moment de joie et d’émotion..
Dès le 19 mai donc, tout recommencera à êtrede nouveau possible et pour fêter cette première étape, nous nous retrouvions ce jeudi autour de Noémie Dumas, Paul Bertin, les deux directeurs du cinéma six-fournais, des deux co-gérants, Frédéric Perrot et jérôme Quattieri, Fabiola Casagrande, adjointe au service culturel de la ville de Six-Fours et la journaliste-animatrice de Métropolitan, le magazine interactif varois, pour un streaming autour de la culture et du cinéma de cette commune varoise.
Quel plaisir de s’y retrouver et surtout de retrouver cette salle de cinéma et pouvoir reparler de tout ce qu’on aime.
Jérôme Quattiéri avouait avoir eu du mal à entendre que le cinéma était «non essentiel» alors qu’en être privé était se priver d’une partie de la culture, cet art faisant partie du plaisir, de la connaissance et, comme beaucoup, il a souffert de cette injustice.
«Se retrouver tous autour du 7ème art aujourd’hui, c’est renouer avec le public qui nous a tant manqués, et heureusement que les réseaux sociaux ont pu garder ce lien indispensable et nous a permis de nous inventer, comme ces «live» qui ont fleuri dans quelques villes dont Six-Fours, grâce à «Métropolitan» et Caroline qui est venue occuper les lieux pour offrir au public ces quelques streaming bienvenus. Ils ont été un vrai soutien tout au long de cette année»

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Malgré  la bonne nouvelle de cette date du 19 mai, réjouissons-nous sans sauter de joie car tout peut encore arriver et il va falloir reprendre vie par échelons.
Noémie nous explique le concept qui va se dérouler en trois étapes :
«A partir du 19 mai, donc, démarre la première étape qui verra se remplir un tiers des salles où le public devra respecter les consignes : deux fauteuils d’écart entre chacun d’eux et le masque obligatoire. La contrainte sera que le public aura dû quitter les salles à 20h30 au plus tard puisque le couvre-feu sera toujours maintenu, même si ce sera à 21h. Evidemment les horaires seront adaptés à ces exigences.
La deuxième étape démarrera le 9 juin et les salles pourront être aux 2/3 remplies avec un seul fauteuil d’écart.
Enfin, le 30 juin verra les salles pouvoir se remplir… si tout va bien évidemment. Et là, ce sera la fête, tout repartira, on organisera des nuits, des thèmes, des événements.
On essaiera de combler le retard car 400 longs métrages sont en sommeil… C’est l’embouteillage total.
Comment allez-vous faire ?
Il va falloir faire des choix, ce ne sera pas facile, balancer entre les nouveautés, les quelques perles incontournable, les films qu’il faudra reprendre car certains n’ont eu qu’un ou deux jours de  programmation, il y aura les sorties nationale, les films pour enfants… Il faudra hélas faire un choix et essayer de contenter tout le monde car chacun a des goûts différents.
Nous allons retravailler comme nous l’avons toujours fait avec notre partenaire des débuts, l’association «Lumières du Sud» en organisant des débats autour de thèmes divers. Nous allons également retravailler avec les écoles  et avec la Mairie comme nous l’avons toujours fait également, le 26 mai à 17h, nous présenterons le film «L’oubli que nous serons» du colombien Fernando Trueba, avec la collaboration d’Amnistie International.
Enfin, s’annonce la quatrième salle, dont nous parle Frédéric Perrot :
Elle monte, elle monte et elle va être dotée du nec plus ultra. Avec une qualité image et son hight tech, des projections laser , un confort et un espace de fauteuils où même les plus grand pourront s’allonger ! Y sera accolée une salle de convivialité avec terrasse où nous pourrons proposer des rencontres, des échanges, des conférences de presse et nous travaillerons avec la brasserie pour organiser apéros, cocktails, … Nous allons travailler tous ensemble.
La mairie, et en particulier Fabiola Casagande, se dotent là d’un magnifique outil qui va encore faire progresser l’attraction du public.

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Gauthier Capuçon – Fabiola Casagrande

Auparavant, j’avais pu la retrouver et elle nous disait son plaisir de voir la reprise de la vie culturelle :
«Pour un adjointe à la culture, il n’y a rien de plus désolant que de faire et défaire, annuler, reporter… et ne plus pouvoir rien faire.
C’est donc avec un immense plaisir – et surtout l’espoir que nous n’aurons plus à tout annuler ! –
que je peux t’annoncer que dès le 29 mai l’artiste Chantemesse s’installera à Maison du Patrimoine, le 4 juin s’installera le Centre Archéologique du Var à la Batterie du Cap Nègre,  et une exposition s’installera à la Maison du Cygne. Suivra l’Espace de Greling mais nous sommes en train de de terminer la programmation  car on a tellement déprogrammé qu’il faut un peu de temps. Mais nous serons prêts et c’est Dominique Baviera, directeur du Pôle Arts Plastiques qui t’en offrira la primeur.
Par contre, les 4, 5 et 6 juin se déroulera à la Maison du Cygne «Rendez-vous aux jardins» manifestation nationale proposée depuis quelques années par le Ministère de la Culture. La journée du 4 sera réservée aux scolaires et nombre de manifestations, de rencontres, dont une avec  un paysagiste, d’expos, d’ateliers pédagogiques, de conférences, de concerts seront proposés durant ces trois jours.
Et côté musique ?
Nous organiserons, toujours dans ce lieu magique, «Les nuits du Cygne», quatre soirées classiques où nous recevrons de grandes pointures : le 8 juin, le violoniste Renaud Capuçon, auquel succèdera son frère, Gauthier, violoncelliste, qui était déjà venu l’an dernier et qui reviendra le 10 juin. Puis suivront deux grands pianistes : Franck Braley le 11 juin et David Fray le 12 juin. Ces concerts sont gratuits mais il faudra réserver vu le nombre de places limité.
J’imagine que notre ami Jean-Christophe Spinosi sera de la fête, cette année encore ?
Bien sûr puisqu’il organisera une fois de plus «Les nuits de la Collégiale» du 17 au 22 juillet. Trois concerts payants et deux ou trois générales gratuites où il faudra s’inscrire.
Il jouera avec l’orchestre Matheus et les spectacles tourneront autour de Vivaldi, Marin Marais, Jean-Fery Rebel, Haendel et Mozart.
J’imagine que les concerts de rock de l’île du Gaou ne seront pas programmés.
Tu imagines bien les concerts de rock se déroulant debout et la promiscuité ne le permettant pas.
Malgré tout, nous programmerons quelques concerts assis fin juillet :
Le 29 juillet, Benjamin Biolay. Le 30 juillet Morcheeba et Aaron. D’autres dates sont à confirmer».

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Voilà.
Tout recommence, la Culture reprend ses droits avec une joie non dissimulée.
Pourvou qué ça doure !!!

Jacques Brachet




JOHNNY – RAUTUREAU – PUTZULU… Chacun son histoire

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Offenburg en Allemagne, 1964.
Un certain Jean-Philippe Smet y fait son service militaire. Un jour comme les autres, il est demandé à l’entrée. Stupeur : il y découvre un clochard qui lui saute dans les bras et lui offre un ours en peluche. Au même instant éclatent des flashes. C’est son père, venu avec des journalistes qui a monté ce traquenard. Il s’enfuie en courant et en pleurant. Ce père, il ne l’avais jamais vu depuis son enfance. C’est alors qu’un certain Jean-Claude, dit JC console ce soldat qui est en fait Johnny. Johnny lui dit qu’il ne l’oubliera pas.
L’histoire pourrait s’arrêter là…
Vendredi 26 novembre 76, 17heures exactement. On sonne chez JC. Et lorsqu’il ouvre  la porte, il se trouve devant Johnny 33 ans, 11 ans après. Il a tenu sa promesse, il est venu rendre visite à son pote, incognito. Johnny est heureux de son petit effet, JC surpris et heureux aussi. Ils se retrouvent avec beaucoup de joie et de pudeur.
Johnny s’installe chez lui pour trois jours et pendant ces trois jours, ils ne se quitteront pas, Johnny préparant le repas à son pote, JC l’emmenant en balade au bord de l’Océan, comme deux touristes. Deux ami en vacances.
Soirées au coin du feu où ils se racontent leur vie, JC étant correspondant de presse, marié, un enfant , Johnny lui parlant de sa vie d’homme, d’artiste, de star, de Sylvie de David, des fans, des femmes, de ce sacré métier qui le bouffe mais dont il ne peut se passer… Jamais de l’armée.
JC n’a pas une star en face de lui, c’est un Johnny simple, naïf, sincère est vrai, un homme mélancolique, nostalgique, ambivalent aussi qui voudrait être le commun des mortels avec des joies simples mais qui marche à l’adrénaline et qui a besoin de reconnaissance.
Il lui parlera beaucoup de son Amérique fantasmée et vécue
D’ailleurs, après trois jours dans l’ombre,  le dernier soir, il veut aller manger au restaurant où il sait qu’on le reconnaîtra. Ce qui est le cas, il y crée une émeute, est invité à manger par le maire qui soupe là avec sa famille. Maire qui les invitera à dormir chez lui… et il en profitera pour sauter sa femme !!!
Le voilà sur le départ et avant de partir, Johnny lui confie que, le jour où il disparaître, il pourra avoir un beau scoop à raconter et lui propose de l’intituler «La balade de Johnny».
Ils ne se reverront jamais.
Cette histoire est très simple et très émouvante.
Précisons toutefois que c’est un roman et non une histoire vécue, même si l’histoire paraît belle et si on a envie d’y croire. Ce  roman, écrit par David Rautureau, correspondant de presse et romancier, comme celui de l’histoire, date de 2018 et voilà que ce récit paraît sous un coffret de trois CD, toujours  écrit par David mais narré par mon ami Bruno Putzulu et quelle plus belle voix ne pouvait raconter, lui qui est issu de la Comédie Français !
Rappelons qu’il nous a déjà offert un magnifique coffret sur les entretiens qu’il avait eu avec Philippe Noiret, qu’il avait rencontré sur le tournage du film de Michel Boujenah «Père et fils» avec qui il s’était lié d’amitié.
Amitié aussi, avec Johny d’ailleurs, avec lequel il avait tourné «Pourquoi pas moi ?» de Stéphane Giusti, à Barcelone en en 1996, date de leur amitié naissante. Il a 31 ans, Johnny 55 et après le tournage, ils seront inséparables, une amitié, avoue-t-il scellée autour de la bouffe, du sport… et de la peur du temps qui passe car tous deux ont peur de la mort, du départ des gens qu’ils aiment.
Une amitié vraie, réelle, sans intérêt d’aucune part mais faite aussi d’une admiration réciproque, Bruno étant heureux et fier de fréquenter une telle star qui paraissait inaccessible, Johnny admirant et enviant l’artiste de la Comédie Française, ce qu’il savait qu’il ne serait jamais.
Alors que depuis la disparition de l’idole, Bruno n’a jamais voulu en parler malgré nombre de propositions de beaucoup de médias, cette fois, il a accepté, outre de lire le roman mais aussi de parler de Johnny avec David Rautureau.

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«Parce que, quoique, David n’ait pas connu Johnny «en vrai», Bruno le retrouve incroyablement comme lui l’a connu, simple et timide, généreux et poète à ses moments, naïf et drôle, bosseur et nonchalant.  Fidèle également et lorsqu’il était fidèle, il voulait qu’on le soit aussi.
«Avec – précise-t-il – le don d’aimer faire des blagues et même de faire exprès de mettre ses potes dans l’embarras, pour le plaisir de rigoler en disant «C’est pas grave, c’est juste une blague», ce qu’il a fait à Bruno en l’invitant à la Lorada pour son anniversaire en même temps que son ex petite amie… Simplement pour voir sa tête ! Très farceur, il était resté un gamin insupportable !
«Par contre – ajoute-t-il – je ne l’ai jamais vu préparer un repas comme le raconte Davis ! Mais ce que je retrouve, c’est cette façon d’être bien ensemble et de rester des heures à ne pas dire un mot.
Il n’exigeait rien de ses amis, sinon une vraie amitié et d’être là lorsqu’il en avait besoin. Par contre, en vacances ensemble, sur son bateau, c’est lui qui me faisait répéter mes textes».
Bruno avoue aussi avoir gardé tous les messages téléphonés de Johnny.
« Même si c’est puéril, je suis heureux de pouvoir dire : c’est Johnny qui m’appelle. Par contre, il ne supportait pas d’entendre un répondeur, il aimait qu’on lui réponde tout de suite.
Un jour il me dit : «Ton message est lugubre, il me donne envie de pleurer. Tu es plus marrant que ton message. Je vais t’en faire un !»

Bruno Putzulu tout azimut.
Avec Bruno, nous nous connaissons depuis 15 Ans. On s’est rencontré à une fête du livre dans ma ville, à Six-Fours. Il signait son Noiret, je signais mon Brialy. Nous nous sommes trouvés côte à côte, nous avons parlé théâtre, cinéma, chanson… italienne aussi car il a été bercé par celle-ci dans les années 60, puisqu’il est de parents italiens et que j’ai toujours adoré la chanson italienne.
Ça a été un coup de foudre qui ne s’est jamais démenti et même si la Covid nous éloigne depuis un bon bout de temps, les mails, SMS et coups de fils ne cessent jamais longtemps entre nous.
Et là, l’occasion était belle, d’autant qu’il va rattraper le temps perdu avec une année on ne peut plus mouvementée.
Bruno, toi qui t’étais toujours refusé à parler de Johnny (même à moi !) depuis sa disparition, voilà que tu te lâches ! Qu’est-ce qui t’a fait changer d’avis ?
David Rautureau qui m’a contacté. Au départ, je t’avoue avoir refusé. J’avais tellement lu d’articles, de livres de ses soi-disant amis qui rapportaient n’importe quoi et qui me faisaient gerber, tout ça pour se faire mousser et passer à la télé, que j’avais décidé de me taire mais David m’a proposé de lire le roman et si je refusais, il n’en parlerait plus. J’ai trouvé le roman étonnant, émouvant et bizarrement, alors que David n’a jamais rencontré Johnny, je le retrouve complètement. C’est ce qui m’a fait changer d’avis.

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Et dans la lancée, après l’enregistrement du livre, tu as accepté une interview avec David !
Oui, ça a provoqué quelque chose en moi et puis ç’était un prolongement du roman. C’était en fait un travail littéraire, puisque ce travail s’est fait avec les éditions Frémeaux & Associés, comme je l’avais fait pour Noiret.. J’y ai ajouté quelques trucs personnels comme ces messages téléphoniques que j’ai toujours. Pas les plus intimes ! J’ai trouvé ça rigolo, mignon, ça donnait une image farceuse de Johnny.
Tu as déjà eu des échos des fans ?
Oui, très positifs. Je crois qu’ils en ont encore et besoin. Ils m’accostent comme un ami de «la famille». Je me rends compte que depuis des décennies, nous avons, quel que soit notre âge et même si on n’est pas fan, quelque chose de Johnny, un souvenir, une chanson. Johnny fait un peu partie de la vie de tout le monde.
Dans le CD, tu dis qu’à un moment tu n’as plus vu Johnny. Y a-t-il eu un problème, une brouille ?
Pas du tout, nous n’avons jamais été fâchés mais il est allé vivre à Los Angeles, mon boulot était à Paris et il y a eu quelques rendez-vous manqués. Je devais le retrouver pour son anniversaire aux USA quand mon père a développé la maladie d’Alzheimer et je ne voulais pas le quitter. Et puis c’est lui qui devait venir me voir au théâtre dans «Occupe-toi d’Amélie» et c’est là qu’il a eu ses problèmes de santé et qu’il est entré à l’hôpital Cedar-Sinaï. Et je n’y suis pas allé comme tous ceux qui sont allés s’y faire voir !
Vous parliez beaucoup avec Johnny ?
Pas tant que ça, on pouvait rester des heures côte à côte sur son bateau sans se dire un mot. Et puis on partait faire la fête et c’était un autre Johnny. On n’avait pas besoin de toujours parler et on restait comme ça, sans aucune gêne. C’étaient les deux facettes de Johnny : le côté taiseux, sombre, silencieux et puis le déconneur. Il était fantasque, quelquefois inattendu.
Je me souviens d’un jour où il se faisait une fête de partir avec moi et Gérard Darmon avec son avion, pour aller voir un match à Marseille. C’est lui qui l’avait proposé mais au bout d’un moment, alors que le match avait commencé, t il s’écrie : «Qu’est-ce qu’on se fait chier… Je ne comprends pas le plaisir que vous avez à voir courir ces mecs derrière un ballon !». Et il est parti. Ce qui lui plaisait en fait c’était d’être parti entre potes avec la promesse d’un bon repas. Et puis il n’e n’avait plus envie.
Il y avait finalement un être humain derrière la star.
On connaissait moins ce Johnny !
Oui, parce qu’il était en perpétuelle représentation, il devait toujours être l’idole, le superman pour qui tout va bien. Il n’y a que les intimes qui voyaient ce côté sombre qu’en fait nous avons tous en nous.

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Bon, venons-en à Guillaume Devaut, alias Bruno Putzulu, dans la série qui fait un carton «Ici tout commence»… Tu es loin du rigolo que je connais !
(Il rit !) Il n’y a pas de quoi : j’ai une femme pas toujours sympa qui m’a menti sur ma paternité (Elsa Lunghini), j’ai un fils qui en fait n’est pas mon fils et qui plus est, tombe amoureux de sa demi-sœur, ce qu’il ignore au départ, je suis proviseur «adjoint» car mon beau-père Auguste Armand, le patron de l’école hôtelière (Francis Huster) l’a décidé ainsi… En fait, il ne vit pas sa propre vie, il la subit souvent. Mais c’est un rôle intéressant et plein d’émotion.
Donc, tu restes ?
Oui, tant qu’on ne me tue pas ou qu’on ne m’envoie pas ailleurs et que je disparaisse !
Au théâtre, où en es-tu ?
A cause du confinement, la tournée que je devais faire avec la pièce de Cavanna «Les ritals», avec Grégory Daltin, où je joue Cavanna, mis en scène par Mario, mon frère, a été reportée. Nous avons déjà quelques dates de re-signées, en Normandie le 6 juin, au festival de Sarlat en juillet, à Aix-en-Provence le 23 septembre, à Nice le 3 décembre et au Théâtre Toursky à Marseille. Je ne sais pas encore quand.
Tu m’avais également parlé d’un nouveau disque ?
Ca y est, il est enregistré : Musiques de Denis Piednoir, musiques de… moi !
On est en recherche de producteur, ce qui n’est pas simple aujourd’hui !
De quoi parle-t-il ?
De mon père, de ma mère, du temps qui passe, du monde dans lequel on vit et même de… Donald Trump ! Le titre de l’album est celui de la première chanson : «C’était quand ?»
Et le cinéma ?
Je partirai en octobre/novembre du côté de St Etienne tourner «Paul Emploi», un film choral de Laurent Vinasse-Raymond avec Bruno Solo, Philippe Torreton, Bernard Lecoq, Olivier Marchal…
Pas de femmes ?
Je sais qu’il y aura Delphine Depardieu…»

Eh bien, que voilà une rentrée bien remplie ! Avec tout ça, on essaiera de se voir . Peut-être aussi u festival télé de la Rochelle où en principe les héros de série en sont les vedettes. Si avec ça on ne se croise pas ?!
Car nos rendez-vous nous manquent.

Jacques Brachet

 






CD NEWS

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LAUGHING SEABIRD «The transformation place» (L’autre)
Sous le nom de Laughing Seabird, se cache Céline Mauge, chanteuse, auteure, compositrice, comédienne, et Emmanuel Heyner, musicien et arrangeur.
Ravissante et lumineuse jeune femme issue de Bretagne et aux airs de Sharlene Spiteri du groupe Texas, elle ne renie pas ses origines franco-celtiques et cela se ressent dans sa voix de cristal et les rythmes de ses chansons, de belles mélodies, des ballades intimistes accentuées par le violon et le violoncelle.
Elle chante en français et en anglais, deux langues qu’elle maîtrise parfaitement… of course !
Mais elle n’a pas que le chant comme corde à son arc, elle est également comédienne, ce qui lui a valu, au théâtre, un Molière du théâtre public en 2015 pour «Les coquelicots des tranchées» de Georges-Marie Loridon, mis en scène par Xavier Lemaître.
Elle vient de tourner pour le cinéma dans «Ça tourne à St Pierre et Miquelon», un film déjanté de Christian Monnier auprès de Patrick Bouchitey, Philippe Rebbot, Jules Sitruck, Claire Nadeau, Valérie Mairesse et quelque autres pointures.
Mais ce n’est pas tout : pour ceux qui suivent la série «Grey’s Anatomy», elle est la voix française de Mérédith.
Ah… ne pas oublier qu’en 2006 elle fait partie de la comédie musicale de Boris Bergman «La nuit du rat» ! Avec deux versions : française et anglaise.
Elle sait varier les plaisirs, sait tout faire et tout bien faire.
Voici donc ce second album (Le premier s’intitulait «And I become») aux sons pop-folk, dont les racines s’enfoncent tout au fond du pays celtique qui l’a vue naître.
C’est à la fois beau, mélodique, élégant, avec un rien de mélancolie et de mystère. C’est tout simplement beau.

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ROUGE «Derrière les paupières»(Laborie)
Rouge est la couleur de l’amour et de la sensualité, de la colère et du courage, du danger et de l’interdit. Mélange de magenta, représentant le piano de Madeleine Cazenave,  du jaune, qui serait la contrebasse de Sylvain Didou, du bleu, représentant  la batterie de Boris Louvet.
Ainsi se mêlent les sons et les couleurs de ce trio magnifique qui nous offre des étincelles, des flagrances, des vibrations jazzistiques légères, évaporées ou appuyées bien tempérées, des mélodies qui s’envolent comme des bulles de savon lancinantes, enivrantes, des rythmiques scintillantes.
Une musique intimiste.
Le trio navigue entre classique, jazz et moderne et nous fait penser par moments aux Gymnopédies de Satie
Ils se sont bien trouvés ces trois-là, Madeleine arrivant du conservatoire classique de la Rochelle, Sylvain le Breton, rechercheur de sons acoustiques, passionné par l’improvisation et essaimant dans des projets et des mondes différents comme le cirque, le théâtre, le cinéma, et Boris qui nous vient des percussions classiques, qui s’est aussi approché de métal, des musiques électroniques, des musiques coréennes, ayant travaillé avec le chanteur traditionnel Heemon-Lee et des musiques asiatiques, ayant travaillé avec le musicien indonésien Mo-Hong.
Cet album est à la fois très original et très abouti où chacun se mêle à l’univers de l’autre et à la musique de  Madeleine Cazenave.
A écouter avec les oreilles… et les paupières fermées car il dégage beaucoup de sérénité et de plaisir.

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Simon DENIZART + Elli MILLER MABOUNGOU «Nomad» (Laborie)
Et nous revoilà avec du jazz. Un jazz plus énergique, plus brut, avec de très beaux passages mélodiques que nous offrent Simon Denizart, pianiste parisien qui s’est fait remarquer par le public du Québec où il a enregistré trois disques et fut nommé révélation de l’année en 2016/2017. Il a parcouru, autre le Québec, la Belgique, l’Allemagne, la république Tchèque, la Pologne et évidemment la France, avant de retourner au Québec pour recevoir de l’Adisq le trophée de l’album jazz de l’année.
Elli Miller Maboungou rejoint son complice au Québe où il reçoit en 2017 le prix Stingray de la meilleure composition au festival International de Montréal.
C’est un batteur original puisque batteur… de tambour qu’il a appris dans la compagnie de dance Nyata Nyata, dirigée par Zab… Maboungou (tiens, tiens !). C’est tout petit qu’il a appris en famille  à battre le tambour. Il a travaillé avec les grands maîtres tambourinaires et a par la suite créé son groupe afro-jazz Jazzamboka avec lequel il a remporté son prix. Il joue également de la calebasse.
S’ils ont nommé cet album «Nomad» c’est qu’ensemble ils en sont devenus puisque durant plus d’un an, ils ont sillonné le Texas, la Californie, le Canada, le Maroc et la France.
Rencontre musicale, amicale et évidente entre nos deux musiciens que des épreuves ont soudé avec un troisième larron Michel Médrano Brindis rencontré au Québec, même s’il n’a pu être présent sur ce disque.
Un jazz fluide, optimiste qui est un peu une renaissance, que ces arpèges légers qui se baladent dans ces huit morceaux très inspirés et joyeux.

Jacques Brachet


Du nouveau dans le rock : GUT GUT

thumbnail_3-Serge Gonnet GUT GUT

Les amateurs de rock se souviennent certainement des groupes mythiques emmenés par Serge Gonnet, alias Markis Sarkis : Madame Rose, Kissing Jane (3 albums), MAAM qui produira en 2003 l’album Trans-Hôtel et fera partie du spectacle du même nom, trois groupes qui enflammèrent la scène rock, et particulièrement celle du Sud.
Depuis, Serge Gonnet toujours avide de nouveau, a tenté diverses aventures musicales, avec toujours la production d’albums concepts, c’est à dire qu’ils sont une œuvre globale et non pas une juxtaposition de titres, bien qu’on puisse écouter les morceaux dans l’ordre qu’on veut.
Serge Gonnet est compositeur, chanteur et multi instrumentiste, son instrument de prédilection étant la guitare. Pour chanter il s’est inventé une langue étrange avec son vocabulaire et sa syntaxe.
Et voilà que durant le premier confinement en mars-avril 2020 Serge Gonnet a concocté un nouvel opus « Delice M », en homme orchestre, en jouant de tous les instruments. Citons l’auteur : « J’ai écrit cet album dans une solitude forcée, entouré de fantômes et je dois dire que leur compagnie fut plutôt délicieuse . . . Je les écoutais très attentivement, je parvenais alors à capter leur souffle qui me suggérait quoi jouer ; quels fantastiques moments nous avons eus ! Comme possédé par leur présence magique, j’ai ainsi pu jouer tous les instruments, aidé tout de même par quelques programmations. » Rien de tel que les fantômes pur créer de la musique et se laisser emporter par une imagination sœur du rêve. Ainsi en est-il des vidéos.
L’album a été enregistré à L’Imagerie Musicale Mobil Studio, qui est sa roulotte de gitans (my Gypsy Caravan, dit-il), transformée en « studio mobil » ; c’est dans cet antre que furent tournées les images de « Bi Nental » qui accompagnent la musique.

thumbnail_4-GUT GUT Art-Rock

Des gens de radio en Angleterre ont créé leur label « Dr Johns Surgery Records » et « Surgery Records Radio » qui anime une émission dédiée essentiellement à ses artistes, dont « Gut Gut » fait partie ; cette émission est reliée par Radio Shepton et Radiobeatz au Bengladesh. « Gut Gut » y est également programmé et passe sur Radio Las Vegas Rock aux USA, Power Plant Radio au Canada, ainsi que sur une autre fréquence en Australie. « Gut Gut » a ainsi acquis une envergure internationale, juste récompense de tant d’années de travail et de persévérance ; plusieurs centaines de milliers d’amateurs. Le mérite de cette réussite en revient pour une part non négligeable à Isabelle Singer, maître de conférence à l’université Aix-Marseille, créatrice de vidéos et de court métrages parmi lesquels on note un film pour l’exposition Roland Barthes au Centre Pompidou à Paris. Elle a réalisé ou pris part à la plupart des vidéos qui accompagnent « Delice’ M ».
Pour Serge Gonnet les vidéos sont la suite artistique logique de son travail en musique car dès l’étape de composition musicale il a déjà des images en tête. C’est aussi une sorte d’extension à sa passion de peindre (car la peinture est sa seconde activité artistique). Et de citer Paul Valéry : « le peintre est amené à ressentir sa peinture et le musicien à voir sa musique. »
Dans ses vidéos il fait preuve d’une imagination délirante, riche et onirique, parfois surréaliste, très proche de la facture de ses tableaux. Ce sont des images sans logiques apparentes qui collent parfaitement à la musique, et pourtant on peut regarder la vidéo sans musique, ou écouter la musique sans vidéo.

thumbnail_Recto Delice'M

Le nouvel opus « Delice’ M » se compose de 10 titres, tous très mystérieux, dans la langue Markis-Sarkis. Règne dans ce disque une atmosphère envoûtante, lancinante, captivante, assez « Space Rock », qui n’est pas sans évoquer celle du dernier disque de David Bowie (Blackstar), influence bénéfique pour « Gut Gut », mais dans une tout autre construction où se mêlent les influences des grands, tels Frank Zappa, David Gilmore, Pink Floyd, Santana, cela dit simplement pour essayer de situer cette musique. C’est avant tout du « Gut Gut ».
Une rythmique béton, du groove plein les neurones, on renoue avec la grande époque du rock électrique. « Bi-Mental » en est un bon exemple, ça chauffe, entre Bowie et les Rolling Stones, et un solo de guitare digne de Santana. Ou encore le très prenant « Al Delase » avec une belle partie chantée sur un arrangement de petits motifs et des plaintes de guitare sous jacentes ou affleurantes, et « L’Menta » ou la guitare en majesté.
Après cela il ne reste plus qu’à écouter les dix morceaux, dans l’ordre, puis dans le désordre, ou le contraire.

Serge Baudot
Faites vous une idée en allant sur : www.markis-sarkis.com



Patrick JUVET… La musica s’est arrêtée

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Nous partagions, Patrick Juvet et moi, quelques souvenirs du temps où, avec « l’équipe à Barcaly », on se quittait rarement, lui, moi, Nicoletta, Léo Missir, Patricia Carli, Annie Markhan, des noms qui nous relient à une époque où les tournées étaient une récréation, où l’on passait de folles nuits blanches chez Eddie, où le MIDEM était un lieu de rendez-vous de fêtes, où Johnny venait nous rejoindre et où nous passions de joyeuses soirées car toutes les occasions étaient bonnes pour faire la «nouba».
On se rencontrait pour chaque occasion, pour fêter un anniversaire, un disque d’or, l’arrivée du printemps, la signature d’un petit nouveau dans l’écurie Barclay, un festival,… Bref, tout était prétexte à faire des fêtes et je me souviens d’une spaghetti-party organisée sur la plage face au martinez, pour la remise d’un disque d’or à Patrick Juvet. Car il y avait là, outre les personnes citées, Sardou, Salvador, Delpech, Vassiliu, Jean-Pierre Savelli, Daniel Seff et même Jean Sablon… Nicoletta faisait la maîtresse de maison et l’on rentrait le soir avec quelques beaux coups de soleil ! Patrick fêtait, je m’en souviens, le disque d’or pour son titre « La musica » et à ce moment-là, lorsqu’on donnait un disque d’or, ça n’était pas pour une poignée de disques vendus, comme aujourd’hui, mais pour un million de disques…
A notre époque, on en est loin !!!
Il venait aussi de triompher à l’Olympia où il avait monté un spectacle fort original où il arrivait, le visage maquillé et couvert de strass du plus bel effet ! Cela avait bien sûr fait couler beaucoup d’encre car en France, un mec maquillé sur scène, c’était nouveau !
« Je ne vois pas pourquoi – m’avait-il dit – le maquillage serait réservé aux filles sans compter que ce que je fais se rapproche plus d’un masque que d’un maquillage. De toute façon, j’en avais envie depuis longtemps mais je ne trouvais pas le maquilleur qu’il fallait. Jusqu’au jour où j’ai rencontré celui de David Bowie qui a accepté de s’occuper de moi. Et j’ai pu ainsi faire ce Musicorama avec ce maquillage…  »
Patrick était un artiste très original et fut ainsi un précurseur dans ce domaine. Il avait d’ailleurs à l’époque un autre projet fou : partie en tournée avec un cirque !
« Pourquoi pas ? J’ai fait des photos dans un cirque et j’ai véritablement eu le coup de foudre… J’ai envie de chanter au milieu de lions, de tigres, de léopards, avec autour de moi des clowns, des équilibristes, des trapézistes… J’ai envie de me sortir de mon public de minettes et, par ce genre de spectacle, attirer d’autres personnes… Le danger fait partie de mes maîtres-mots. J’aime me mettre en danger… »
Et il s’y est d’ailleurs mis souvent, et pas seulement pour des spectacles ou même en moto, mais en allant très loin avec drogue et alcool, chose dont il parle dans sa biographie  » Les bleus au cœur  » (Ed Flammarion).
Mais à l’époque, les chansons qu’il chantait, étaient alors très en vogue grâce à CloClo – rappelons que c’est lui qui lui a écrit « Le lundi au soleil » – mais il en avait un peu marre, d’autant qu’il aimait beaucoup le rock’n roll, chose qu’il n’avait pu faire chez Barclay car dans ce métier, on ne change pas facilement les étiquettes…
« Ma période romantique, j’en ai un peu marre… Je veux montrer que je peux faire autre chos « .
Il l’a prouvé plus tard en devenant l’un des rois incontesté du Disco.
Je le retrouvai donc sur la tournée « Age Tendre » et, le soir où nous étions à Toulon, il avait le souvenir de la région toulonnaise où de temps en temps, incognito, il posait ses valises à la Tour Blanche à Toulon où encore à Six-Fours où je vis.

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« Patrick, tout comme Catherine Lara, tu n’es pas de ces mythiques années « Age Tendre » puisque tu es plutôt des années  » Disco « … Alors, que fais-tu là ?!
Parce qu’on me l’a demandé !
Tu sais, j’ai quand même été baigné par ces fameuses années. Je suis né en 50, donc ado j’ai connu tout ça, « Age Tendr », « SLC » et cette musique a bercé ma jeunesse même si l’on m’a fait faire du piano classique ! J’adorais déjà la musique anglo-saxonne et c’est elle qui m’a attiré vers la chanson.
Et puis il y a eu dans ta vie la période CloClo avec « Le lundi au soleil » que tu a écrit pour lui.
Oui, au départ j’écrivais seulement des chansons et je lui ai proposé celle-ci qui a été un énorme succès et que je chante d’ailleurs aujourd’hui. Après ça, je lui ai proposé « Rappelle-toi minette » dont il n’a pas voulu, alors je l’ai enregistrée et ça a démarré comme ça, puis il y a eu  » La musica « .
Dur de travailler avec Claude ?
Non, car je n’étais pas attaché à lui par un contrat, je n’étais pas un de ses employés et je n’étais pas très ami avec lui.
On faisait quelques dîners ensemble mais j’ai toujours été plus près de Johnny
Je me contentais donc de lui proposer des chansons qu’il prenait ou pas, c’est tout. Je garde malgré tout un joli souvenir de lui car il avait dit de moi une chose très gentille : « Patrick Juvet c’est la perfection au masculin » !
Après, ma carrière a démarré et j’ai gardé mes chansons pour moi.
J’en ai écrit quelques-uns pour les autres comme  » L’amour qui venait du froid » pour Dalida, que j’ai reprise après sous le titre de « Sonia ». Je n’ai pas eu de chance car la face A du disque de Dalida était « 18 ans » !

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Comment te trouves-tu au milieu de tous ces chanteurs que tu ne devais pas tous connaître ?
Mais j’y suis très bien, tout le monde est heureux de vivre cette tournée.
Pour moi, c’est la première mais je m’y suis très vite incorporée et je m’y sens bien. Et puis c’est formidable de voir combien le public aime venir et revenir retrouver des succès, des standards qui ont marqué leur vie.
Je trouve l’idée formidable car on fait beaucoup de choses pour les jeunes et très peu de choses pour les autres. Donc tout le monde y trouve son compte et ça permet à nombre de chanteurs de chanter devant une foule énorme.
Toi tu leur offres du disco bien sûr !
Évidemment, c’est ce que le public attend et connaît de moi. C’est vrai que quinze minutes c’est court mais je chante les chansons que le public connaît et aime et le principal est de lui donner du bonheur.
Tu as longtemps disparu de la circulation !
Oui car il est arrivé un moment où j’en avais ras le bol et surtout, j’ai eu pas mal de problèmes dont la mort de mon amie et productrice Florence Aboulker. Alors j’ai beaucoup voyagé durant les années 90. Je suis allé très souvent aux États-Unis, je m’y suis presque installé et puis j’ai recommencé à chanter lorsque l’envie s’est faite sentir. J’ai aussi beaucoup travaillé avec d’autres artistes, des gens que j’aimais particulièrement, à qui je trouvais beaucoup de classe et c’était très flatteur pour moi que des gens comme Marc Lavoine, Françoise Hardy, Hélène Ségara fassent appel à moi.
Je me suis donc retrouvé dans ce milieu avec plaisir et sans aucune nostalgie pour le passé. Si j’ai plein de jolis souvenirs, j’aime vivre le moment présent. Vive dans la nostalgie, ça n’est pas mon truc et je pense que ça empêche d’avancer.
Je peux dire aujourd’hui, comme dans la chanson « Non, je ne regrette rien »… Je suis un romantique dans l’âme !
Alors aujourd’hui tu repars ?
Oui, après avoir travaillé pour les autres, je retravaille pour moi, je vais faire un nouveau disque. Il sera très « dance » et je vais le faire en collaboration avec un DJ célèbre… qui n’est pas David Guetta… Devine ! J’ai vraiment envie de faire quelque chose qui bouge… avant qu’il ne soit trop tard ! Je vais enregistrer en Andalousie. Mais tu sais, j’ai toujours été précurseur puisque «Où sont les femmes ?» je l’ai fait avec Jean-Michel Jarre ! Mais j’écris pour d’autres si on me le demande. La preuve : Annie Cordy m’a demandé de lui écrire une chanson… rigolote ! Pas facile mais je vais peut-être me piquer au jeu car ce sera nouveau pour moi même si ce n’est pas facile !

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Photos Christian Servandier

Mais le comique, tu connais ?
Tu sais, lorsqu’on a des amis qui s’appellent Muriel Robin ou Pierre Palmade, on est à la bonne école ! J’étais aussi très ami avec Thierry le Luron…
Tu as longtemps été « le chanteur à minettes ». Ça t’a gêné ?
Oui parce que c’était un peu réducteur mais c’est ma rencontre avec Jean-Michel qui m’a fait prendre un tournant et m’a classé dans une catégorie… « mec » !
Tu as eu un choriste célèbre !
Tu veux parler de Balavoine ? Effectivement, il avait une voix incroyable et je l’ai d’ailleurs fait chanter sur mon album  Chrysalide ». Je l’accompagnais au piano. Léo Missir l’a entendu, a été accroché par cette voix et l’a signé. Il lui a fait faire « Le chanteur » et tout a démarré pour lui.
Aujourd’hui tu vis toujours en Suisse ?
Non, il y a longtemps que je n’y vis plus. J’y vais seulement pour y voir ma famille mais après l’Angleterre, l’Amérique, Paris, aujourd’hui je vis en Espagne et j’y suis très bien. Je n’y suis pas beaucoup connu, j’y ai des amis mais comme je suis un solitaire, j’y suis très heureux, je vis dans l’anonymat. Je peux sortir comme je veux, l’Espagne est un pays joyeux et j’aime vivre en province.
Je suis un provincial à la basse puisque j’habitais Montreux !

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Première et dernière rencontre

J’y retourne pour le festival de jazz… Mais c’est tout « .
Et aujourd’hui… C’est tout. Je garde le souvenir d’un garçon charmant, délicat, assez solitaire même s’il était très socable et aimait s’amuser.
C’était un bel artiste et un adorable compagnon de fêtes.

Jacques Brachet


MUSIQUE !

 Du blues, du blues, du blues
Le blues, venu des Etats-Unis au temps de la ségrégation raciale, est une musique créée par les noirs afin d’exprimer leurs tristesses, leurs joies mais aussi leur drame dû à l’esclavagisme.
Depuis le début du XXème siècle cette musique a évoluée, artistes blancs et noirs la mâtinant de negro spiritual, de rock, de jazz, de soul.
Né dans la région du Mississipi et du Texas, le blues a ainsi très vite conquis les musiciens du monde qui l’ont adopté, joué, chanté, modifié et aujourd’hui de grands musiciens continuent à se l’approprier.

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Bjön BERGE : «Heavy Gauge» (Blue Mood recors)
Il est la preuve que le blues a conquis le monde puisque Björn Berge est norvégien ! Il a à son actif une douzaine d’albums et est aujourd’hui l’un des plus grands bluesmen européen, bardé de prix et de récompenses. Ses influences sont multiples, de Motorhead à Joni Mitchell en passant par Chuck Berry, Hot Chili Peppers et dont il reprend souvent leurs morceaux à sa manière et avec une virtuosité insolente. Il signe sur ce CD toutes les chansons avec Ellis del Sol. Chapeau vissé sur ses longs cheveux, de sa voix «rockailleuse», il nous assène des riffs sauvages de guitare avec «The wrangler». On pense aux Rolling Stones. Puis il part sur du reggae avec «A matter of time» sur un pur solo de guitare ou encore «Coliseum». D’une voix de basse il nous propose «Bound to rambles» où l’on retrouve la vraie pureté du blues pour mieux repartir sur un air plus rock «I got it made» et encore plus free rock avec «Rip off» et «Alone again» avec des riffs incroyables de guitare. Retour à la ballade blues pure avec «Stray dog» pour finir sur l’étrange «Bottle floats» d’une voix avinée.
Accompagné de Kjetil Ulland (basse) et Kim Christer Hylland (batterie, percussions), il nous offre là un disque qui mériterait qu’on le connaisse mieux en France.

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ABAJI : «Blue Shaman» (Abajimusic)
On pourrait le nommer «Multi Abaji» car ce libanais imprégné de la musique de son pays, s’imprégnera très vite des toutes les musiques du monde qu’il va découvrir en voyageant, principalement de l’Inde et de l’Orient… Et du blues ! Né d’une famille de musiciens, il joue de la guitare, de la clarinette, des percussions, de l’oud, du bouzouki, des flûtes diverses, c’est dire le musicien qu’il est devenu (et polyglotte à la fois) à force de traverser le monde.
Ce musicien globe-trotter nous a déjà proposé un CD «Route & Roots» qui marquait son retour dans son pays après 33 ans d’exil, et voici «Blue Shaman» où l’on retrouve toutes les réminiscences de l’Orient avec «Nâtir» dans laquelle il mêle sa langue natale à notre langue. «Celtic blues», provient de son voyage à Glasgow où il rencontre Donald Shaw et Michaël McGoldrick, ce qui lui inspire cette musique où se mêlent les deux cultures, avec sa voix éraillée à la Arno et un très bel accompagnement de flûte celtique… qu’il interprète. Dans «Blue Shaman», c’estl’harmonica qui accompagne cette ballade auquel se joint une guitare double-neck. Et voici que le duduk revient de ses racines pour cette mélopée intitulée «Ararat». Etrange est ce «Balkanik Tango» où se mêlent deux cultures inattendues quoique méditerranéennes. Puis il nous emmène dans une envoûtante «Nuit turquoise» où s’entrecroisent bamboo, clarinette, percussions, flûte et accordéon. La langue anglaise vient s’accoler à un mélange d’accordéon, de double neck guitar et d’oud pour cette «Dance for me». Ainsi voyage-t-on sur 16 morceaux où se marient tous ces instruments, toutes ces langues qui font de ce disque un véritable album de World Music.

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Stephano di Battista : «Morricone Story» (Warner)
Passons du blues au jazz de Stefano di Battista qui a décidé de rendre hommage au grand compositeur Ennio Morricone en reprenant à sa manière de grands standards de musiques de films qu’a signées ce grand compositeur. Mais il est aussi allé à la recherche de morceaux qui n’ont pas eu le succès international de «Le bon, la brute et le truand», «The mission», «1900» «Il était une fois en Amérique», «Peur sur la ville», «Le grand silence» que l’on retrouve évidemment sur ce disque, revus et corrigés jazzy par ce beau musicien qu’est Stefano di Battista, qui s’est entouré de belles pointures comme notre ami André (dit Dédé) Ceccarelli à la batterie, le pianiste Frédéric Nardin et le contrebassiste Daniele Sorrentino, lui-même étant alto et saxophoniste. Il nous offrira d’ailleurs de superbes solos  comme dans «La cosa buffa» (La drôle d’affaire) ou encore «Deborah’s thème» tiré de «Il était une fois en América», très bluezzy, Belle acrobatie musicale avec le thème de «Metti, una sera à cena» (Disons, un soir à dîner) où Stefano s’amuse avec les notes. «Apertura della caccia» tiré du film «1900» est un magnifique duo piano-sax. Belle virtuosité du sax de di Battista pour le thème de «Flora» et l’on termine en feu d’artifice avec «Le bon, la brute et le truand» qui nous fait presque oublier l’harmonica de Franco de Gemini !
Un très bel hommage à ce compositeur immense qu’était Morricone par le tout aussi immense  sax Stefano de Battista !

8 7

Lalo SCHIFRIN for mandoline (Maison Bleue)
A l’instar de Vladimir Cosma, Lalo Schiffrin est musicien, compositeur, pianiste et chef d’orchestre et comme lui, on ne compte plus les musiques de films qu’il a signées, de «Bullitt» à «Duel dans le Pacifique», en passant par «Inspecteur Harry», «Amityville» pour le cinéma et tout autant prolixe pour les séries télé comme «Starky et Hutch», «Mannix», «Des agents très spéciaux», «Mission impossible».
Aussi passionné de musique classique que de jazz, il a d’ailleurs sorti un disque avec Dizzy Gillespie et nombre d’albums solo.
Aujourd’hui, c’est un disque «classique» par sa forme parce que c’est quand même ses musiques qui sont interprétées par l’accordéoniste Grégory Daltin et le mandoliniste Vincent Beer-Demander… deux magnifiques musiciens qu’on avait d’ailleurs déjà rencontré sur le dernier disque de Vladimir Cosma «Suite populaire». Comme quoi il est vrai que les grands esprits et les grands musiciens se rencontrent. Le tout dirigé et interprété pas le talentueux pianiste Nicolas Mazmanian
Tour à tour ces trois musiciens interprètent donc des musiques du grand compositeur mais qu’ils nous offrent en toute intimité dans un style dépouillé comme ces variations sur des thèmes de ses compositions qui se terminent avec humour par la b.o de «Mission impossible»  revues et corrigées façon piano et mandoline. Comme cette «Sonata» qui suit. Puis c’est le pianiste et le mandoliniste qui nous offrent une «Fantaisie concertante. «Fantaisie» encore pour piano et accordéon pour terminer ce disque. Tout au long de celui-ci, apparaissent de temps en temps les thèmes qu’on reconnait, repensés avec génie par ces trois grands musiciens.
Lalo Schiffrin a dû apprécier… Et nous aussi !

9 10

Timothée ROBERT: «Quarks» (La pluie qui chante)
C’est du jazz pur et dur, presque expérimental , qui ne s’adresse peut-être pas à tout le monde tant il est puissant et original. Mais les puristes apprécieront.
Timothée Robert est compositeur, arrangeur, bassiste et a travaillé avec nombre de jazzmen new soul, contemporains, limite underground, aux effluences africaines, comme les Zoufri Maracas, David Linx, Coccolite, bref, un mélange de cultures musicales
Pour vous expliquer pourquoi Timothée Robert a intitulé ce disque «Quarks »,il faut savoir (Et je ne le savais pas !) que les quarks sont des particules élémentaires constituant la matière observable qui s’associent pour former des particules composites comme les neutrons… Où va se cacher la musique !
Bref, on en retient que c’est une interaction qui s’adapte à la musique qui fait se rapprocher des musiciens entres autres comme ceux choisis par Timothée et qui sont toutes des peintures : Olivier Laisnez trompettiste, Melvin Marquez sax ténor, Nicolas Derand aux claviers, Paul Berne à la batterie et évidement Timothée Robert à la basse. A noter les envolées lyriques surprenantes du trompettiste qui sont du grand art. Certains morceaux seraient dignes de devenir des musiques de films de polars, tant l’ambiance est prenante.
C’est du grand art pour les amateurs de jazz.

Jacques Brachet