Archives pour la catégorie Musique

Six-Fours – La Collégiale
Amadeus et Matheus : «Jupiter», l’apothéose

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Troisième volet de ce Festival de la Collégiale avec la symphonie N°41 de Mozart, dite «Jupiter», qui fut l’ultime symphonie de cet illustre compositeur. Elle fut écrite en 1788. Il mourut en 1791.
De l’avis général de tous les musiciens et compositeurs, elle est considérée comme la plus grande symphonie jamais composée à cette époque.
Et c’est ce que Jean-Christophe Spinosi nous offrit en feu d’artifice final avec l’ensemble Matheus.
Tout d’abord il dut préciser qu’ils allaient jouer dans le cadre normal de la collégiale, c’est-à-dire dans la nef, comme il le fait habituellement.
Mais le projet originel était de faire participer tout le public en disposant les musiciens disséminés autour et au milieu des spectateurs. Hélas, faute encore à ce maudit virus, cela ne put se faire et l’on devait donc avoir un spectacle «normal».
Mais avec Jean-Christophe, la normalité étant rarement à l’ordre du jour, il nous offrit, avant  l’interprétation de cette symphonie, un prologue fort intéressant et fort brillant.
Tout d’abord, il devait faire la comparaison entre Mozart et Haydn qui fut en quelque sorte le père spirituel de ce premier. Pour cela, il vint au milieu des spectateurs pour nous donner une magistrale leçon de musique, extraits d’œuvres à l’appui. Puis il nous expliqua l’œuvre de Mozart qu’ils allaient jouer en ajoutant qu’à chaque fois qu’il décider d’interpréter une œuvre, avant de répéter, il en faisait de même avec ses musiciens afin qu’ils s’en imprègnent, au-delà de la partition.
Ce fut un joli moment où passion et humour furent de la fête.

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Puis vint le moment attendu : «Jupiter», roi des dieux et des cieux dont Mozart, au faîte de son génie musical, écrivit une œuvre, puissante et bien évidemment, notre ami Spinosi nous en offrit la substantifique moelle avec une force, une énergie jubilatoires qui galvanisa ses musiciens et le public.
La preuve en est qu’on n’avait jamais vu le chef trempé de la tête aux pieds, le cheveu dégoulinant, la chemise mouillée plaquée sur le corps.
Ce fut un moment intense où l’heureux public en resta abasourdi.
Mais le spectacle n’était pas fini car, avouant qu’il avait du mal à quitter ce lieu qui lui est devenu très cher et pour remercier le public venu malgré la pluie et le Covid il joua les prolongation et nous offrit une œuvre de Haydn, aussi forte que celle de Mozart, nous expliquant encore avec amusement, comment ces deux œuvres pouvaient être comparées et nous offrant un suspense réitéré à plusieurs reprises, le public applaudissant croyant que c’était fini et Jean-Christophe relançant la machine, avec la complicité de tout son orchestre.
Jolie récréation et final incroyable que le public, debout, applaudit à tout rompre.
Il faut dire que Spinosi ajouta que c’étaient ses premiers concerts depuis le confinement, que durant tous ces mois où les festivals étaient déprogrammés les uns après les autres, il avait beaucoup souffert de ne pas jouer et de ne plus rencontrer le public. C’est certainement ce qui fit qu’en cette ultime soirée, il se déchaîna et ne voulait plus quitter ce lieu qui est aujourd’hui sa deuxième maison.

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On se souviendra longtemps de ce moment de grâce qu’il nous offrit alors que nous étions aussi frustrés que lui d’être privés de concerts.
Merci à lui et à la mairie d’avoir maintenu ce festival qui nous a faits vivre d’intenses moments… Ça nous avait tellement manqué !

Jacques Brachet


Six-Fours, festival de la Collégiale, deuxième :
Magnifique Magnificat

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Nous avions démarré ce festival de la Collégiale avec la première des premières de l’opéra de Vivaldi «L’Olimpiade» de Vivaldi, que Jean-Christophe Spinosi est venu créer avec l’orchestre Matheus.
Cadeau extraordinaire qu’il a fait à la ville de Six-Fours dont il est aujourd’hui le fidèle résident estival. A noter qu’il vont parcourir la France dans des formes différentes, jusqu’aux Jeux Olympiques de Paris auxquels ils pourraient participer.
Affaire à suivre…
Alternant la générale gratuite avec les concerts, voilà que la seconde soirée est encore consacrée à Vivaldi dont il est un fervent admirateur et un extraordinaire interprète : le fameux «Magnificat».

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Pour cela, il avait doublé les équipes, aussi bien des musiciens que des chœurs de l’ensemble vocal «Millésimes» et des solistes, la nef de la Collégiale étant juste suffisante pour y faire entrer tout ce monde. Tout comme les spectateurs venus en nombre malgré le covid qui plane toujours sur nos têtes.
Ce «Magnificat» est l’une des œuvres les plus connues de Vivaldi et Spinosi et les siens en ont fait un moment somptueux qui restera inoubliable.
Avec sa fougue habituelle, il a mené sa troupe à la baguette avec tellement de conviction que tous furent parfaits… magnifiques, n’ayons pas peur de ce jeu de mots, à tel point que les spectateurs, Monsieur le maire et son épouse en tête, subjugués, leur offrirent une longue, très longue ovation, debout.

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Mais Jean-Christophe, avant cet incroyable chef d’œuvre de Vivaldi, nous offrit une mise en bouche en invitant Stéphane Fuget, qui interpréta un concerto de clavecin de Bach.
Le clavecin résonnant dans ce lieu sacré fut un grand moment de recueillement dans une interprétation magistrale.

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Stéphane Fuget est pianiste, organiste, claveciniste chef d’orchestre, enseignant, il travaille avec les plus grands, joue sur les grandes scènes internationales, Bach, Haendel, Lully, Vivaldi, Charpentier, Monteverdi… Les Baroques n’ont plus de secrets pour lui, il nous a montré sa virtuosité dans ce concerto en ré mineur de Bach et on l’a également retrouvé dans ce «Magnificat».
Bref, ce fut une grande, très grande soirée et l’on attend évidemment avec impatience la troisième, consacrée à la symphonie «Jupiter» de Mozart.
Merci à la Ville de Six-Fours, d’avoir eu le courage de ne pas supprimer ce festival qui a aujourd’hui dépassé le Var, devenant un incontournable de la vie musicale estivale.

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Jacques Brachet



Six-Fours – Collégiale : VIVALDI, SPINOSI & L’Olimpiade

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«L’Olimpiade» est un opéra baroque que Vivaldi créa en 1734, d’après Herodote et sur un livret du poète Metastase (On ne choisit pas son nom !)
L’histoire se passe durant les jeux olympiques il y a 2000 ans et Vivaldi y a ajouté une histoire d’amour. Donc, ces jeux se jouent à travers un mélodrame un peu abracadabrant où nombre de protagonistes entrent en jeu, ce qu’il peut être difficile à suivre lors d’un concert et non d’un opéra.
C’est à cette œuvre que notre ami Jean-Christophe Spinosi s’est attaquée pour la septième mouture du festival de la Collégiale de Six-Fours que nous avons eu la chance de ne pas voir disparaître cette année, comme nombre de festivals. Mais bien entendu, avec des mesures draconiennes et une collégiale à moitié pleine pour cause de coronavirus.
Plaisir de retrouver notre ami musicien et chef d’orchestre comme chaque année, avec toujours un programme original dont cette Olimpiade qui a une belle histoire.

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D’abord, nous explique-t-il, ce n’est pas pour rien qu’il s’est attaqué à cette œuvre peu ou mal connue car il a pensé que dans quatre ans, si tout va bien, auront lieu les Jeux Olympiques à Paris. Et il a décidé de proposer cette œuvre en ouverture de cet événement.
«Mais –ajoute-t-il – cette œuvre aura plusieurs versions car elle nécessite au départ beaucoup de monde, chanteurs et musiciens et comme nous espérons la jouer durant ces quatre années, un peu partout et le plus possible, nous devrons nous adapter aux lieux comme nous l’avons fait ce soir qui, je le précise, est la première des premières, que nous avons réservée à Six-Fours. D’ailleurs, nous avons fait notre premier filage aujourd’hui, notre première générale ce soir et notre première demain soir !» (Nous sommes le 24 août).
Nous avons donc eu la joie  d’assister à la naissance d’une œuvre que, je l’avoue, je ne connaissais pas.

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La musique est somptueuses, les voix* magnifiques et Jean-Christophe, pour la compréhension de l’histoire un peu compliquée et chantée en Italien, a trouvé une façon originale en faisant appel à un beau comédien, Emanuel Daumas qui joue avec plein d’humour et de fougue, un journaliste commentant les épreuves des JO, avec tous les aléas d’un direct et toutes les péripéties qui s’ensuivent au cours des épreuves où se mêle le sport et une intrigue amoureuse très particulière.
C’est du grand art que maîtrise avec le brio, l’énergie et la passion  qui le caractérisent notre  ami devenu incontournable de ce moment musical annuel six-fournais.
Dommage que ce virus ait un peu perturbé la manifestation, le nombre de places étant limité pour respecter la distance barrière.
Au cours de ce premier spectacle, l’on retrouvait avec plaisir Dominique Ducasse qui, durant des années, fut l’adjointe aux affaires culturelles et passait le relais (pour rester dans le sport !) à  Fabiola Cassagrande qui a pris la relève.
And the show must go on !

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Jacques Brachet

*Marlène Assayag, Blandine de Sansal, Ambroisine Bré, Emilie-Rose Bry, Jean-Jacques l’Anthoen, Mathieu Toulouse
Direction : Jean-Christophe Spinosi
Ensemble Matheus
Chœur de chambre Mélisme(s) dirigé par Gildas Pungier)
Prochain programme
Vendredi 28 août : «Magnificat» de Vivaldi
Samedi 29 août : Symphonie «Jupiter» de Mozart
Les concerts sont à 20h30, des navettes vous amèneront à la collégiale. Elles sont gratuites et vous attendent devant la salle Scarantino.




Sanary en Musique :
Emmanuelle BERTRAND & Pascal AMOYAL,
invités de Françoise GNERI

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Emmanuelle Bertrand

Françoise Gnéri, magnifique musicienne Alto a créé, on vous en a déjà parlé, le collectif «Fractales» afin d’aider les jeunes musiciens de talent à se faire connaître, à jouer sur une scène, accompagnés de grandes pointures de la musique classique.
Chaque année, dans le cadre de «Sanary sous les étoiles», elle nous offre «Sanary en musique» avec, à la clef quelques belles soirées où de jeunes talents se réunissent autour de grands noms de la musique classique.
Cette année elle y a entre autres invité le violoniste, pianiste, chef d’orchestre Pascal Amoyal et la violoncelliste Emmanuelle Bertrand, duo dans la vie comme sur la scène, tous deux également professeurs au Conservatoire de Paris et Lausanne.
Ils sont venus pour deux soirées : ce jeudi 20 août pour  un duo violoncelle- piano et vendredi 21 Emmanuelle reviendra avec le collectif Fractales.
Emmanuelle a toujours baigné dans la musique, toute sa famille y étant plongée et leurs enfants ayant suivi.
«Ça fait partie de ma vie», m’avoue-t-elle et depuis vingt ans elle partage donc sa vie et sa passion avec Pascal Amoyal. Ils ont enregistré de nombreux CD ensemble, ont fait de nombreuses tournées de par le monde et ont toujours de multiples projets dont Emmanuelle Bertrand a bien voulu me parler.

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Emmanuelle Bertrand, Pascal Amoyal, Françoise Gnéri

«Lorsqu’on est musicienne, que l’on vit sur scène, comment se sont passés ces derniers mois, Emmanuelle ?
Ça a été une période très particulière sans la joie de jouer depuis cinq longs mois. Nous avons vécu quelque chose d’unique et vous ne pouvez pas savoir la joie que nous avons de nous retrouver à Sanary,l’ unique festival «rescapé» de cette situation. Retrouver la scène et le public est un grand moment d’émotion. Même si les réseaux sociaux nous ont permis de ne pas tout arrêter, rien n’est plus beau que de jouer devant un public.
Jouer devant un public masqué, quel effet ça vous fait ?
Bien entendu, lorsqu’on arrive sur scène, ça surprend un peu mais très vite, on oublie tout pour ne se consacrer qu’à la musique. C’est une petite contrainte mais si ça nous permet de nous retrouver, c’est le principal. C’est un spectacle vivant, un grand moment de partage qui rassemble les gens, avec ou sans masques.
Lors d’un récital, on est seul face au public, on ne peut pas ne pas le regarder mais peu à peu on intègre cet obstacle et le principal est que le public soit là.
Votre rencontre avec Françoise Gnéri et Fractales, comment s’est-elle faite ?
Ce collectif existe depuis des années et Françoise est aussi une amie depuis longtemps et donc, à chaque fois qu’on se croise on en parle et nous avons depuis longtemps le projet d’y venir. Cette fois, ça y est !
Je trouve cette idée remarquable que de mélanger les générations, en faisant venir de jeunes musiciens pleins d’avenir avec des artistes confirmés. Nous sommes dans la même mouvance de cette transmission, nous donnons des cours et d’un coup nous voilà dans l’action, tous ensemble. C’est un grand moment de partage avec eux, avec le public. Et une belle expérience pour tous.
Le plein air ne vous gêne-t-il pas, vous qui êtes habituée à des salles, à plus d’intimité ?
Je crois qu’il faut dépasser cela, et nous devons nécessairement nous adapter à cette situation. C’est vrai que ce n’est pas toujours facile, qu’on peut avoir des problèmes d’acoustique mais je dois dire que les techniciens, à Sanary, ont fait du bon travail. C’est vrai aussi que le concert prend une autre dimension mais on s’adapte et on limite les risques… C’est le prix à payer si l’on veut continuer à faire notre métier.

4 5 Robin Renucci, juillet 2019
Photo de droite : Robin Renucci

Comme beaucoup d’artistes, je suppose que vos projets ont été suspendus depuis quelques mois…
Comme pour tout le monde, tout s’est arrêté mais petit à petit tout reprend.
Avant le confinement, Pascal Amoyal a créé au théâtre du Ranelagh, ce qu’il a appelé du théâtre musical. Intitulé «Looking for Bethoven», pour tout public qui raconte la vie du compositeur à travers son œuvre. Je jouais à ses côtés. Le spectacle a été enregistré et le CD devrait sortir ces jours-ci chez Harmonia Mundi.
Et puis, nous avons repris les répétitions d’un spectacle original «Oblomov» d’après l’œuvre d’Ivan Gontcharov, adapté par Nicolas Kerszenbaum et mis en scène par Robin Renucci pour les Tréteaux de France. C’est lui qui a fait appel à nous et pour la première fois, je ne serai pas seulement violoncelliste mais… comédienne ! J’y jouerai même deux rôles : celui de la nourrice et celui d’Agafia qui deviendra la femme d’Oblomov.
C’est pour moi une grande première et Robin a su nous communiquer l’âme russe. Ce projet m’a bloquée quatre mois, j’ai donc arrêté les concerts mais l’expérience est très excitante. Ca valait la peine. Nous ferons une tournée avec les Tréteaux de France ».
Avant de nous quitter elle voudrait ajouter quelques remerciements :
«J’aimerais dire un grands merci aux organisateurs de ce festival, à Françoise Gnéri évidemment et à tous les techniciens qui ont eu le courage de maintenir ces festivités. Tant d’autres ont préféré annuler que je veux les saluer tous… Ils nous ont redonner l’énergie et la joie de remonter sur scène».
Retrouvons donc Emmanuelle Bertrand et Pascal Amoyal jeudi 20 août sur l’esplanade pour un florilège de compositions de Fauré, Saint-Saëns, Liszt, Brahms et Emmanuelle Bertrand et Fractales vendredi 21 août à 21h30
Spectacle on ne peut plus alléchant !

Jacques Brachet




Sanary sous les étoiles
Amaury VASSILI, star de la tournée «Route 83»

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La première fois que je rencontrais Amaury Vassily, c’était en 2014 pour la sortie de son album hommage à Mike Brant. Il avait un air rieur et romantique sous sa blonde crinière. En 2018 pour la sortie de son album tout simplement intitulé «Amaury», je le retrouvai avec une coupe sage, très petit garçon. Et voilà que je le retrouve aujourd’hui dans le cadre de la tournée de Michel Mitran «Route 83» avec à nouveau une crinière blonde, avec toujours ce regard rieur et tellement abordable et sympa.
«Que veux-tu – me dit-il en riant – le confinement est passé par là !»
En fait, ça va plutôt mieux à ce baryton martin, une des plus belles voix de la chanson française qui peut aussi bien chanter de la variété, du rock, de la pop ou du classique.
Cette tournée est pour lui un réel bonheur et une bouffée d’air frais (même si ce soir il est plutôt très chaud à Sanary) et il est heureux de partager cette tournée avec un jeune chanteur belge de descendance espagnole, Fernando, qui a choisi de rendre hommage à… Julio Iglésias et à l’ami Henri Giraud qui, lui, a choisi de rendre hommage à Coluche dont il a la voix et le physique.
Ambiance cool et rieuse dans les coulisses où Michel Mitran nous offre un apéro bienvenu par cette chaleur et où tout le monde se retrouve en chahutant… Tout en écoutant le match de foot Lyon-Manchester City… C’est d’ailleurs juste avant d’entrer en scène qu’on entend un grand cri d’Amaury  pour célébrer la victoire de Lyon !

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On se retrouve dans sa loge-caravane pour faire le point sur sa carrière hors du commun puisqu’en dix ans, six albums (le premier, «Vincero» sorti en 2009) il a conquis un public français et étranger et a déjà parcouru le monde.
«Alors Amaury, depuis notre dernière rencontre, que s’est-il passé ?
Eh bien, il y a eu beaucoup de galas et de promo puis la création d’une tournée piano-voix qui a été stoppée dans notre élan avec le confinement. Mais qui va reprendre dès la fin de l’année*… Du moins je l’espère !
Quel en est le contenu ?
Ce sont des chansons que je n’ai jamais chantées sur scènes ou qu’on a adaptées.
Comme ?
Comme «L’hymne à l’amour» de Piaf, des classiques comme «Con te partiro» ou «Caruso», des indémodable, des chansons de mon dernier album
C’est un nouveau concept pour moi. Nous sommes donc deux sur scène plus un piano très spécial qui est tout doré. Ça donne une image forte. Nous avons déjà beaucoup de dates. Espérons qu’il ne faudra pas encore tout annuler.
Qu’as-tu fait de ces mois de confinement ?
J’ai beaucoup travaillé sur un nouvel album qui devrait sortir à la fin de l’année et que je produits, puisque aujourd’hui je suis mon propre producteur. Je l’ai réalisé avec 55 intermittents du spectacle, musiciens, techniciens de France et de Navarre. C’est un album de reprises sur un thème bien précis.
Mais pour le moment je ne veux rien dévoiler.
Les spectateurs masqués, ça te dis quoi ?
D’abord je dois dire que c’est une grande chance de faire cette grande tournée avec «Route 83». C’était inespéré et retrouver le public, même masqué c’est magnifique. On joue tous le jeu en espérant que tout ça va se terminer un jour. Avec tous ces événements, les gens ont besoin de se divertir psychologiquement et retrouver un semblant de normalité est le moindre mal, même si c’est compliqué.

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Amaury, Fernando, Henri Arnaud

Tu joues avec différents styles de musiques… A quand un nouveau disque classique ?
Tu sais, j’ai aujourd’hui une grande liberté d’esprit puisque je me produits, je produits d’autres artistes. Le classique reste mon premier amour mais je suis curieux et je veux explorer d’autres voies. Donc, je reviendrai certainement au classique. Peut-être d’ici un an.
Tu t’es d’ailleurs fait connaître dans le monde entier par le classique au départ.
Oui, c’est vrai car la musique classique est internationale. Je chante en français, en anglais, en italien, en espagnol et grâce à ça je suis parti au Japon, en Afrique du Sud, en Corée, au Canada… C’est une aventure extraordinaire. Et avec ce prochain album, je pense que je continuerai à me développer à l’étranger.
Parles-tu ces langues ?
Pas toutes, je parle en anglais, je me débrouille en italien et je suis heureux qu’on me dise que j’ai un excellent italien ! Et ça, ça fait plaisir !
Peut-être une carrière classique italienne ?
Ce sera difficile je crois car l’Italien est un perfectionniste, il a une formation classique et la moindre fausse ou mauvaise note, il est prêt à la dénoncer. Donc, je suis loin d’être prêt !
Je suis un autodidacte et l’Opéra c’est un régime de vie ascétique. On ne peut pas faire d’erreur. Et ça ne me fait pas rêver. De plus, le public italien ne se satisfait pas d’une émotion. Il lui faut de la précision dans la voix. Je pense que tout ça ne me convient pas.
Et la variété alors ?
Là encore, ils sont très chauvins et si tu n’es pas Italien, tu as du mal à faire une carrière dans leur pays. Et puis, le marché du disque en Italie va mal. Il y a un marché parallèle illégal et le disque est presque mort. Regarde le nombre de chanteurs italiens qui viennent en France. Ils sont peu nombreux par rapport aux années 60/70. Et pour nous c’est la même chose : s’imposer en Italie quand on est français est devenu très difficile.
Alors, je me contente de chanter en italien… en France !

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En scène : Fernando, Michel Mitran, Henri Giraud

Et en Corse pour l’Eurovision 2011 où tu as représenté la France avec une chanson Corse «Sognu» !
L’Eurovision est un magnifique souvenir, même si je n’ai pas gagné c’est une aventure hors du commun et que j’ai eu plaisir à vivre. D’abord, tu sais que tu es vu par cent millions de téléspectateurs… Ça donne le vertige ! Ça nous donne une visibilité internationale immense. Et puis il y a une ambiance incroyable, fraternelle, on côtoie des artistes de tous les pays, c’est très enrichissant.
Pourquoi choisir de chanter en Corse ?
Parce que c’est une langue régionale de France, qu’elle chante bien et que j’aime cette langue.
Est-ce que pour ta carrière, l’Eurovision a été un tremplin ?
Un très grand tremplin car je me suis fait connaître partout et que si j’ai pu faire toutes ces tournées internationales, c’est grâce à l’Eurovision.
Il y a eu aussi ce disque hommage à Mike Brant…
Il avait tout, ce mec, la voix, le charisme, le physique et je l’admirais beaucoup. C’est pour ça que j’ai voulu lui rendre hommage avec l’accord de la fille son frère, de toute la famille. Ils ont été satisfaits du résultat.
Comment as-tu choisi les titres ?
Il y a des tubes incontournable, indissociable de ca courte carrière. Du coup, tu arrives vite à l’essentiel. J’y suis resté fidèle tout en y imprégnant ma personnalité.
Tu es aujourd’hui producteur… Qui produis-tu ?
Moi en premier et puis des jeunes artistes auxquels je crois et que je veux aider. En ce moment, je m’occupe d’un jeune mentaliste : Clément Freeze.
On est loin de la chanson !
Et alors ? Il y a des talents partout et si je peux aider certains, pourquoi pas ?»

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Il est l’heure du spectacle et la soirée est loin d’être terminée.
Après la présentation, toujours pleine d’humour du maître de cérémonie Michel Mitran, après nous avoir présenté le groupe le groupe Margarita qui va assurer la partie musicale de tout le spectacle, il fera venir sur scène les trois artistes sélectionnés à Sanary, concourant pour la finale du trophée Laurent Gerra (Le parrain de Route 83) qui aura lieu le 28 août à la Crau : Patrick Oumier, d’Ollioules, qui a interprété «Au suivant», de Jacques Brel, Francine Casanobe de St Cyr sur Mer, qui a interprété «Amstrong» de Nougaro et Audrey Villa de Sanary qui nous a proposé «Pas sans toi» de Lara Fabian… et qui l’a remporté !
En piste alors pour Fernando qui nous vient de Belgique et qui est la voix bluffante de Julio Iglesias, qui nous interprètera quelques incontournables de l’artiste sans caricature, avec son physique de jeune premier et qui, lorsqu’on ferme les yeux, nous fait croire que l’idole ibère est parmi nous.
Autre voix, autre physique mais tout aussi bluffant : Henri Giraud, qui rend hommage avec le costume et la voix au grand humoriste tragiquement disparu et nous propose des histoires de son cru… Grand moment de drôlerie et de nostalgie.
Et voilà qu’Amaury Vassili se lance sur le podium en démarrant très fort avec «Land of hope and glory» d’Elgar. La voix est là, ample, forte semblant sortir sans effort de ce longiligne artiste au coffre magique. Viendront un patchwork de classique et de pop avec un hommage à Mike Brant, «Il a neigé sur Yesterday» de Marie Laforêt, «We are the champions» de Freddy Mercury,  et autres morceaux de bravoure comme «L’envie d’avoir envie» de Johny Hallyday où il nous montre qu’un chanteur d’Opéra peut être aussi un chanteur de rock. Des incontournables comme «Caruso» et «Con te partiro» sans oublier «Sugno» et «Tout» de son dernier album.
Un bel éventail de chansons de tous styles et une étendue de voix qui a fait frémir un public qui, malgré la chaleur, a eu de temps en temps la chair de poule tant l’émotion était omniprésente.
Du beau, du grand art et on attend avec impatience ce piano-voix qu’il nous a promis.

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Jacques Brachet
*16 décembre à la Garde – 17 décembre à Carnoux

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DOROTHEE… Merci
Dorothée et cette femme burinée par le soleil varois qu’elle ne maitrise pas encore tout à fait car elle est… de Lyon !
En 2013, elle a été engagée par la société Sécuri-France, entreprise de sécurité, comme son nom l’indique, de sureté et de gardiennage.
La voici responsable des entrées et sorties sur le festival «Sanary sous les étoiles» mais pour elle c’est plutôt «Sanary sous le soleil» et croyez-moi, devant le portail, il n’y a rien pour se protéger. Du coup elle a pris des coups de soleil mais, pleine de courage et d’optimisme, elle garde un sourire et une sérénité à toute épreuve. Et en plus, elle voit tous les artistes qui passent devant elle.
«Au début – me confie-t-elle – j’avais un peu d’appréhension de rencontrer l’équipe organisatrice, les techniciens et les artistes et puis, je me suis trouvée comme un poisson dans devant les équipes on ne peut plus sympathiques, organisées, avec qui ça s’est très bien passé. Et je les remercie de leur accueil.
Quant aux artistes, on ne pouvait pas être plus gentil. Lors de la venue des jeunes chanteurs de «The Voice», ma fille, qui est fan, était désespérée de ne pas pouvoir les voir. Du coup je leur ai demandé des autographes, de faire des photos ensemble. Le producteur m’a alors demandé mon numéro de téléphone et m’a dit : «On va faire une surprise à votre fille». Le lendemain, sur mon téléphone, ma fille découvrait qu’ils s’étaient filmés et lui envoyaient des messages !
Vraiment, je ne m’attendais pas à tant de gentillesse.
Pareil pour Amaury qui est venu spontanément faire une photo avec moi».
La gentillesse attire la gentillesse et je voulais dire merci à mon tour à Dorothée qui a été si sympathique, qui réglait les problèmes avec un grand sourire et qui nous a permis de vivre ce festival… en toute sécurité !




Sanary sous les étoiles : Eric BAERT le Fregoli de la voix

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Quel plaisir de retrouver Erick BAERT ce magnifique imitateur que l’on avait découvert l’an dernier sur la tournée de Var Matin, qui avait volé la vedette à Liane Foly et avait fait soulever une foule subjuguée par ses multiples voix…
Nous nous étions rencontrés justement à Sanary puis retrouvés au Casino de Hyères et, nullement rassasié par son spectacle… spectaculaire, je me précipitais donc pour le rencontrer à nouveau sous les étoiles de Sanary.
Ce Lillois a trouvé son premier grand public lors de cette tournée et il a été immédiatement adopté par des milliers de spectateurs hébétés de tant de folie, de présence et d’une voix qui va des castrats aux voix les plus graves.
Mis sur orbite mais hélas, comme beaucoup, coupé dans son élan à cause de ce maudit virus, le voilà qui reprend la route et nous revient, toujours aussi fringant, sa voix semblant s’être encore amplifiée et toujours aussi… stressé !

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Nous nous retrouvons aux balances où, consciencieusement il répète d’arrache-pied, avant que, toujours aussi simple et gentil, il m’accorde un grand moment d’entretien… pour faire le point depuis le printemps dernier.
D’emblée il me dit son plaisir de se retrouver ici :

«Quel plaisir d’être à nouveau à Sanary et dans le Var où je garde le souvenir d’un public exceptionnel. Et comme c’est bon de le retrouver après ces mois de confinement !
Justement, comment as-tu vécu ces mois d’enfermement ?
Comme beaucoup, très stressé… Déjà que je le suis pas mal ! Mais je n’ai pas arrêté de travailler en organisant des soirées «Live» sur les réseaux sociaux.
C’est-à-dire ?
J’ai trouvé un moyen de garder le contact avec mon public et c’est lui qui m’a fait travailler. Il me demandait des voix, des artistes, des chansons et crois-moi, j’ai eu de sacrées surprises car on me proposait tout et n’importe quoi et même des artistes que je ne connaissais pas ! Mais j’ai mis un point d’honneur à relever le challenge. Je choisissais les propositions, je travaillais les voix durant la nuit et le lendemain je leur offrais ce qu’ils m’avaient demandé. C’était dingue ! Mais ça m’a aussi permis de travailler ma voix.

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Et ça a donné quoi ?
De belles surprises à tel point que j’ai déjà mis quelques voix dans mon show et que je compte en mettre beaucoup dans le prochain spectacle que je proposerai le printemps prochain. Je fais un medley de 50 voix que je vais peaufiner.
As-tu eu des difficultés avec certaines propositions ?
J’ai eu surtout de grosses surprises, par exemple lorsqu’on m’a demandé de faire Casimir, Pierre Perret, Amanda Lear… Mais, même si ce n’était pas toujours facile, j’y suis toujours arrivé. L’un des défis le plus difficile a été d’imiter la voix de Jean-Baptiste Guégan. Je fais déjà la voix de Johnny mais, même s’il est «la voix» de Johnny, il reste Guégan et n’est pas vraiment Johnny. Il m’a fallu du temps pour trouver son truc ! Mais je pense y être arrivé car ses fans m’ont félicité.
Depuis la fin du confinement, tu as repris quelques dates. Quel effet ça fait de chanter devant un public masqué ?
Au début, c’est très bizarre car tu ne vois que des yeux, tu ne vois pas les sourires et même leurs voix sont étouffées lorsque je les fais chanter. Mais bon, on s’y fait, je retrouve le public avec plaisir, leur amour et ça fait chaud au cœur. De toute façon, il faut le faire. Mais j’espère que tout ça va très vite être un mauvais souvenir.
Alors justement, si tout rentre dans l’ordre, quels sont tes projets ?
Reprendre la tournée qui a été annulée. J’ai la chance que les dates aient été seulement reportées. J’avais peur au début que cet arrêt soit fatal mais je suis rassuré de voir que les producteurs jouent le jeu et surtout de voir que le public ne m’a pas oublié.
Je n’oublierai pas le Var grâce à qui je suis là aujourd’hui et qui est devenu ma seconde famille. Je ferai donc une quinzaine de dates varoises dont la Casino de Hyères le 3 avril où je ferai une captation de mon spectacle. Je tenais à ce que l’enregistrement de ce DVD soit varois !
Et je chanterai avec un orchestre».

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Mick Jagger – Joe Cocker – Yves Montand et Henri Salvador

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Duo virtuel avec Dalida

En attendant cette date, où nous nous retrouverons, bien entendu, nous avons passé une soirée magique où une centaine d’artistes sont venus tour à tour nous donner un spectacle magistral et où Erick nous a offert une palette impressionnante de voix et de duos qu’il appelle improbables… Il est vrai que Pavarotti et Joe Cocker chantant ensemble «Caruso», tout comme Luis Mariano et Julien doré reprenant «Coco câline» de concert, Hollande et Sarkozy conversant ensemble, Erick devenant Lama, chantant avec Maurane et Dalida virtuelles et Montand et Salvador, chantant «Syracuse», Erick changeant de voix et de chapeau avec une virtuosité inouïe… c’est du grand art.
Grand art encore avec «My way» qu’il chante avec une dizaine de voix, passant de Sinatra à Presley, de Ray Charles à Tina Turner, des Bee Gees à Barry White… C’est franchement impressionnant. Le trio anglais Bowie-The Cure-Dépêche Mode nous fait chavirer… Qui est qui ?
Enfin, estocade finale, «L’envie d’avoir envie» avec Johnny et tous les autres artistes, on se demande où Erick s’arrêtera.
Il a également esquissé les 50 voix que ses fans lui ont proposées, en un temps record.
Il nous a suffoqués, ébahis, étourdis, épatés, époustouflés… et s’il ne voyait pas leurs sourires, il a pu voir leur regard d’étinceler, la salle  se lever comme un seul homme, et les entendre chanter à tue-tête, applaudissant à tout rompre et le rappelant à l’infini…

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Edith Piaf & Joe Starr

Erick est un phénomène, un OVNI et il nous a propulsés avec lui dans les étoiles sanaryennes.
A propos de l’organisation, je voudrais saluer toute l’équipe, Serge Loigne et sa femme, Maryse, Noël Lebrethon et tous les autres, qui ont eu le courage de maintenir ce festival estival malgré tous les problèmes et les contraintes dus à la situation et surtout d’avoir pu gérer avec discrétion, patience et gentillesse quelques imbéciles qui se sont mis en travers des règles, comme ajouter des chaises entre la distance nécessaire, refuser de porter le masque et même entasser des chaises que tous les jours l’équipe doit remettre en place sous un soleil de plomb.
Bravo à eux et merci pour leur travail magnifique… et bénévole !

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Répet avec Maurane

Jacques Brachet




Sanary, 19 au 25 août : Sanary en Musique

Affiche

Dans le cadre de «Sanary sous les étoiles», l’association Fractales, sous la direction artistique de Françoise Gneri, présente une série de concerts «Sanary en Musique». Compositeur invité : Philippe Hersant.
Programme
Mercredi 19 août
dAdA oPéRa – Cabaret de poche – méGalodrame en 5 actes – tuba et 2 voix lyriques.
Trois jeunes solistes délicieusement effrontés font l’école buissonnière pour improviser un cabaret en fugue et contrepieds autour de Kurt Schwitters, Francis Picabia, Tristan Tzara, André Breton, Man Ray, Hugo Ball, John Cage, Gioacchino Rossini et Mozart… Un petit opéra-nomade farfelu, léger et frivole.
Soprano : Manon Lamaison – Mezzo-soprano : Anne-Lise Polchlopek – Tuba & tuba de poche : Ulysse Manaud – Graphisme et illustrations : Anaélie Lartigue
Jeudi 20 août
Emmanuelle Bertrand – violoncelle et Pascal Amoyel – piano
Fauré, Après un rêve et Elégie – Saint-Saëns, Première Sonate opus 32 – Liszt : 1ère élégie pour violoncelle et piano et Lugubre Gondole lugubre pour violoncelle et piano – Brahms : 1ère Sonate op.38 en mi mineur pour violoncelle et piano
Vendredi 22 août
Rencontre avec Emmanuelle Bertrand violoncelle – Françoise Gnéri, alto et le Collectif Fractales Violons : Juliette Leroux, Joschka Flechet-Lessin, Emma Gibout – Altos : Françoise Gnéri, Mateo Verdier, Clément Sozanski, Paul Zientara – Violoncelles : Emmanuelle Bertrand et Manon Leroux Paul Zientara : alto prix Fondation Safran
Quintette en ut majeur de Mozart K515 – The 3 G’s de Kenji Bunch compositeur américain – Sextuor de Brahms opus 18

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Samedi 22 août
Les frères Bouclier – violon et accordéon
Astor Piazzolla : Violentango, Ave Maria, Meditango, Vladislav Zolotarev : Rondo Capriccioso – Victor Vlasov : Goulag pour accordéon solo – Sergueï Voïtenko : Révélation – Richard Galliano : Tango pour Claude – Anton Chalaïev : Hiver
Lundi 24 août
«De la Musique avant toute chose» concert-lecture avec la joyeuse participation d’Ariadna Teyssier et de Coline Infante et le Collectif Fractales.
Violons : Pierre Alvarez, Camille Labroue, Emma Gibout et Quentin Reymond – Alto : Mateo Verdier, Clément Sozanski – Violoncelle : Manon Leroux et Quentin Rebuffet
Quatuor de Mozart en Ré mineur K421 – Trio opus 87 de Florentine Mulsant – Quintette de Dvorak dit l’américain opus 97
Mardi 25 août
« Irisations » – Création de Philippe Hersant
Trois Hymnes primitifs, pour soprano, harpe et ensemble à cordes.
Avec Coline Infante soprano, Anais Gaudemard, harpe et le Collectif Fractales
Symphonie pour cordes numero 10 de Mendelsohn – Danse sacrée et profane de Debussy pour harpe et petit ensemble à cordes – «Bamyan» de Philippe Hersant pour harpe seule – 3 hymnes primitifs de Philippe Hersant pour voix, harpe et ensemble à cordes – Mallarmé : Massenet, Jules (1842-1912) : On dit ! (poème de Jean Roux) (chant – violoncelle – harpe) – Air d’opéra, avec Coline Infante, soprano

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Sanary sous les étoiles
Avec Yves PUJOL : 30 ans d’Aïoli… et pas rassasiés !

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30 ans… qui pourrait le croire ?
Eh oui, nous allons fêter avec Yves Pujol, les trente ans à la fois du groupe Aïoli et de notre amitié née du premier concert du groupe !
Le temps est passé très vite, nous avons pris trente ans dans la tête mais elle reste jeune, énergique, folle et surtout fidèle à ce qui nous a réunis : l’envie, la passion, l’humour, l’amitié.
Durant ces trois décennies, j’ai suivi le parcours de ce trublion qui est passé de la chanson au one man show en faisant une incursion au théâtre et au cinéma.
Aîoli, s’il a beaucoup tourné, c’est dans le bon sens, se modifiant, se bonifiant et en ajoutant un ingrédient succulents : deux jolies femmes.

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Après un passage in extrémis au théâtre Galli et un concert annulé à la Garde pour cause de Coronavirus (quel vilain mot !) les revoici, les revoilà grâce à Noël Lebrethon, Serge Loigne et toute la bande de Sanary Animations sur le plateau estival de «Sanary sous les étoiles».
Ce sont des retrouvailles chaleureuses, Pujol and Co étant des fidèles du lieu et c’est devant un apéro-pizza qu’on fête le retour de ce groupe à l’accent bien de chez nous connu, comme la Canebière, du monde entier… enfin, de la France… enfin du Var comme le précise Yves, pièce rapportée à la Provence par un heureux hasard car, si ça ne se voit, ni dans son physique surmonté d’un éternel chapeau à la Raimu, ni dans son accent chantant qui n’a rien à voir avec celui de Lille où il est né, le petit ch’ti est devenu «Provençau libre» comme il le chante d’ailleurs.
C’est avec le chant des cigales qu’on a trinqué aux retrouvailles et on en avait bien besoin, après ce confinement forcé.

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«Qu’as-tu fait durant ce temps d’enfermement, Yves ?
J’ai peint, j’ai écrit de nouvelles chansons et comme il fallait bien se protéger j’ai tué le virus avec l’alcool ! Je rigole mais j’ai été inspiré par tout ce qu’ont fait les pompiers, ne serait-ce que d’aller risquer leur vie pour éteindre des feux que des crétins ont allumé, soit exprès, soit en jetant les mégots par la fenêtre de leur voiture. Ca a donné deux chansons : «Toi qui jettes» où je dis que ce petit bout de cigarette n’est pas plus gros que la quéquette de ceux qui le balancent par la fenêtre, en causant des dégâts irréversibles. La seconde s’intitule tout simplement «Pompiers»
Aïoli a drôlement évolué en trente ans !
Heureusement ! Nous étions cinq mecs au départ, nous le sommes toujours mais avec en plus deux filles.
Présente-nous ton équipe…
Il y a… Moi, ce qui est important et je suis entouré de Franck Pantin, Julien Pierre, Sylvestre Etienne, André di Santos, Nadège Salaun et Karine Litessart.
Alors, aujourd’hui que semble tout redémarrer, en espérant qu’il n’y aura pas de retour au confinement, quels sont tes projets ?
Je vais reprendre mon one man show «Best of, le meilleur du mieux». Je serai d’ailleurs au Colbert à Toulon pour le 31 décembre. Puis nous allons reprendre avec Patrick Sébastien la tournée de la pièce «Le secret des cigales» interrompue par le virus et nous serons avec Aïoli le 27 novembre au Zénith de Toulon pour fêter nos trente ans.
Quel effet cela fait-il de jouer devant des gens masqués ?
Nous avons repris le 14 juillet à la Cadière et j’avoue que ça fait un bien fou de retrouver le public car il a autant besoin de nous que nous d’eux, tout en respectant les règles sanitaires. Mais c’est vrai que c’est à la fois rigolo d’avoir devant nous des visages qu’on ne voit pas mais c’est triste à la fois. Il faut le prendre avec humour»

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Et heureusement, l’ami Pujol en a à revendre. Et il nous l’a encore prouvé après avoir trinqué et savouré des pizzas… végétariennes pour lui et du coup, pour nous !
Un spectacle à 200 à l’heure l’orchestre assure un max, les deux jolies femmes l’accompagnent et dansent à ravir et Pujol,, en véritable transformiste, se change presque à vue, devenant pêcheur breton puis Tina Turner, cagole puis pompier, Bee Gees puis marin à l’arsenal, chanteur de charme sans charme puis Maître Gim’s et j’en oublie.
Deux heures d’un show où se mêle le rire, l’humour, le rythme, le charme, la caricature et le joli moment d’émotion de la fin en hommage à nos pompiers
Que dire de plus sinon qu’on s’est régalé et qu’on en redemande !
Longo maï les amis !

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Jacques Brachet


Six-Fours : La Collégiale en fête

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L’on a longtemps cru que ce satané virus qui a plombé notre vie durant trois mois, ferait que, comme beaucoup d’autres festival, celui de la Collégiale de Six-Fours ferait partie des festivals annulés.
Eh bien non, Saint-Pierre étant avec nousd, note ami Jean-Chistophe Spinosi et son Ensemble Matheus seront au rendez-vous en cette fin du mois d’aaoût pour trois magnifiques concerts en partenariat avec le Festival de Musique de Toulon.
Connu et offrant des concerts dans le monde entier, Jean-Christophe Spinosi estt aujourd’hui un maillon indispensable de la vie musicale six-fournaise.
Se partageant entre la musique baroque dont il est un spécialiste passionné, entre autres avec Vivaldi qu’il vénère, il s’ouvre également à d’autres musiques, d’autres compositeurs et pour ce festival il a choisi Vivaldi et Mozart, ce qui nous promet de belles soirées dans ce lieu unique qu’est la Collégiale Saint-Pierre.
Bien évidemment, des mesures draconiennes seront prises pour que ces trois soirées se passent dans toutes les précautions requises en ces moments délicats où la bête sommeille au-dessus de nos têtes, les inscriptions sont obligatoires de façon à ce que les concerts se déroulent dans les meilleures conditions, avec masques obligatoires et que vous puissiez bénéficier des navettes gratuites pour monter à la Collégiale.
Ce sera un festival un peu spécial bien sûr mais le principal est qu’il est lieu.
Donc observez toutes les mesures de sécurité.

Programme – Les concerts sont à 20h30
Lundi 24 août : Générale de l’Olimpiade de Vivaldi
Mardi 25 août : Création de l’Olimpiade de Vivaldi
Jeudi 27 août : Générale du Magnificat de Vivaldi
Vendredi 28 août : Magnificat de Vivaldi
Samedi 29 août : «Jupiter» de Mozart
Inscription au service communication : 04 94 34 93 50

Sanary sous les étoiles : Un «Summer Tour» éblouissant

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L’équipe au grand complet

Ils sont quatre, issus de la célébrissime émission «The Voice» : Antoine Délie, Toni, Rita Kassid et Terence, finalistes ou demi-finalistes, heureux de se retrouver sur cette tournée «Summer Tour» qui a fait arrêt pour un soir à Sanary… sous les étoiles, bien sûr !
Heureux de prolonger l’aventure télévisée et de chanter devant un public qui les a suivis tout au long des semaines dans les auditions à l’aveugle puis les battles puis les KO avant, pour certains, de se retrouver en finale. Bien sûr entretemps, il y a eu une longue période de confinement et aujourd’hui, ils se retrouvent sur une scène devant un vrai public.
Dans les coulisses, c’est la franche rigolade entre nos quatre  protagonistes, rejoints par deux chanteuses de l’étape : Ambre, qui devrait être de la prochaine mouture de «The Voice» et Laureen qui fut de la saison précédente, toutes deux varoises.
Belle ambiance que je vais un peu perturber par mes interviewes auxquelles ils se prêtent avec une grande gentillesse.

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Antoine DELIE
Une voix d’ange, un regard lunaire et timide derrière ses lunettes d’intello, Antoine nous vient de Belgique où il avait déjà participé chez lui, il y a cinq ans, avec Chimène Badi. Donc pour lui la page était tournée jusqu’à ce qu’on lui propose l’aventure française. Il a hésité puis s’est dit : «Après tout, pourquoi pas ?». Bien lui en a pris puisqu’il a fait partie des quatre finalistes.
«Comment s’est passée ta sélection, Antoine ?
Je suis arrivé avec la chanson que j’avais choisie «la pluie» (Orelsan/Stromae) en piano voix. La production a tout de suite aimé. C’était le bon choix puisque les quatre coaches se sont retournés.
Tu avais donc le choix. Pourquoi Marc Lavoine ?
Parce que je pensais que nous avions quelques points communs et je ne m’étais pas trompé.
C’est-à-dire ?
Je trouve qu’il a l’insolence d’un enfant, il me semblait qu’il avait vécu plusieurs vies. Il y avait en lui une folie lunaire. Je sentais qu’il y avait chez lui un vécu et une grande profondeur.
Comment ça s’est passé avec lui ?
Il a été d’une grande écoute, d’une grande gentillesse, beaucoup d’attention. Aux réunions, il nous apportait les croissants, on se voyait plusieurs fois par semaine jusqu’au confinement où l’on a dû travailler par skipe.
Ça a été un peu frustrant de ne plus se  voir physiquement. A la fin, il n’y avait plus de public et c’était un peu déroutant. Et le jour de la finale a été un peu frustrant car il était prévu une fête qui devait tous nous réunir et qui, évidemment, n’a pas eu lieu. Nous sommes tous paris de notre côté et c’était triste.
Alors, aujourd’hui ?
Je prépare un album, toujours suivi et conseillé par Marc qui est fidèle. L’album devrait sortir avant la fin de l’année et si ça marche, il y aura une tournée. Mais en attendant, je suis heureux de partager celle-là !»

Hasard de la tournée, les trois autres concurrents ont eu pour coach Amel Bent, dont ils ne tarissent pas d’éloges.

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TERENCE
Beau grand blond au physique nordique et romantique… Normal, il nous vient d’Ecosse et s’est posé pour un temps à Paris après avoir travaillé aux Etats-Unis, en Angleterre, en Russie, en Angleterre et… en Thaïlande !
Drôle de parcours pour ce finaliste de «The Voice» !
«Au départ – me confie-t-il – je n’avais jamais pensé à me présenter à une telle émission. Je suis producteur, auteur, compositeur, j’ai beaucoup travaillé avec des artistes russes, des  américains, dans un super studio en Thaïlande…
Alors, comment t’es-tu retrouvé là ?
C’est ma fiancée qui, sans me le dire, m’y a inscrit. Elle trouvait que j’avais une belle voix… Là-dessus ma mère s’en est aussi mêlée et je me suis retrouvé là. Moi, j’étais heureux de vivre de ce métier, je ne cherchais pas la gloire et je ne pensais pas un jour chanter.
Et alors ?
Alors, je suis totalement tombé amoureux de la scène et aujourd’hui, je ne pourrais plus m’en passer ! J’avais choisi pour l’audition à l’aveugle, la chanson «Leave a light on» de Tom Walker et je dois dire que c’est le pire et le meilleur moment de ma vie…
Explique !
Entrer sur scène face à un public dans un silence total, voir ces quatre fauteuils retournés et se demander s’ils vont pivoter, crois-moi, c’est stressant, on se sent très seul ! J’ai eu une peur horrible jusqu’à ce que l’orchestre attaque. Et là, j’ai tout oublié, j’ai été tout de suite dans ma chanson et tu connais la suite !
Le choix d’Amel Bent ?
Elle s’est retournée au dernier moment et je n’ai pas eu à le regretter. C’est une personne généreuse qui m’a beaucoup appris : à me relaxer sur scène, à me tenir, à prendre confiance en moi. D’ailleurs elle est toujours présente. C’est une belle rencontre.
Aujourd’hui, la suite ?
Je vais continuer à faire ce que je faisais car j’aime ça mais je prépare un album avec mes propres compositions. Il y aura quatre chansons en français et huit en anglais.
Pourquoi ce choix alors que tu es en France ?
D’abord par ce que je ne suis pas qu’en France, je voyage beaucoup aux Etats-Unis, je vais souvent travailler à Londres et j’aimerais créer une chanson qui puisse s’exporter.
Peu de français y ont réussi…
Je sais mais le handicap, souvent est qu’ils chantent mal en anglais alors que moi, c’est ma langue natale et que je la maîtrise parfaitement. Je travaille avec beaucoup d’anglo-saxons.
Tu écris beaucoup ?
J’ai matière à faire dix albums ! Mais je vais quand même écrire de nouvelles chansons pour ce premier album.
Ton rêve ?
Monter en France un home studio comme celui dans lequel je travaille en Thaïlande. Et travailler avec plein de chanteurs».

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TONI
Cette versaillaise a une tonicité incroyable, une voix non moins incroyable, elle est la gaité et l’humour et, du plus loin qu’elle se souvienne, elle a toujours chanté, d’autant qu’elle vit dans famille très musicale. Mais de là à en faire son métier…
«J’ai toujours fait des tournées avec des orchestres, pour le plaisir, j’ai été choriste mais je poursuivais des études à la Fac sans penser un jour en faire un métier, même si la musique m’a toujours attirée. Ce n’était pas un rêve.
Alors, comment t’es-tu retrouvée à «The Voice» ?
J’ai été repérée sur scène mais je vivais déjà bien de ce métier et ça me suffisait. Je me suis laissée embarquer dans l’aventure et je ne le regrette pas !
Ayant l’habitude de la scène, comment as-tu vécu l’audition à l’aveugle ?
C’était super bizarre car tu rentres sur scène, tu vois ce public immense mais le plus effrayant ce sont ces quatre fauteuils retournés. Tout à coup c’est le silence et ces quelques secondes avant que l’orchestre attaque te semblent une éternité. Même si le public ne parle pas, tu entends tout ce qu’il pense !
Et puis tu te laisses emporter par la musique, l’orchestre qui est magnifique, les lumières qui sont fantastiques et c’est un moment unique… surtout quand les coaches se  retournent !
Pourquoi avoir choisi Amel Bent ?
D’abord, au départ, je ne savais pas que les coaches avaient changé par rapport à l’an dernier. Je l’ai su à la dernière minute. Du coup j’ai d’abord pensé à Lara Fabian que j’aime depuis des années. Puis j’ai pensé à Marc Lavoine : je voulais voir sa réaction face à une fille qui faisait du rap, loin de ce qu’il fait. Si j’ai choisi Amel Bent, c’est par ce qu’elle m’a dit, qui m’a touchée et j’ai senti qu’on avait des atomes crochus. Elle disait des choses que je pensais… Et ça a été elle !
As-tu eu peur ?
Pas vraiment, sauf pour la battle quand j’ai su que j’allais chanter «Toute la musique j’aime» de  Johnny Hallyday. Je l’avais toujours trouvé inaccessible, j’avais toujours eu peur de m’attaquer à son répertoire. Avec lui, on ne pouvait pas faire les choses à moitié… Il fallait être… à 100% !
Ton «après Voice», c’est quoi ?
Une nouvelle aventure puisque je suis en train d’écrire des chansons pour mon album qui devrait sortir en janvier. Je suis bien entourée, j’ai une équipe solide autour de moi, je pense avoir trouvé les bonnes personnes. Je suis confiante».

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Rita KASSID
C’est la plus jeune de la bande. Belle, lumineuse, pleine d’énergie, c’est un feu follet qui ne tient pas en place. Ella 19 ans, nous vient du Maroc, elle a fait une école de musique à Paris où on lui a proposé de faire un casting pour participer à «The Voice»
«Au départ, je ne voulais pas le faire car je ne voyais pas l’importance que ça pouvait avoir. Mais j’ai tellement été pressée par ma famille que j’ai fini par y aller.
Mais il y avait une étoile au-dessus de moi : j’ai passé le casting le jour de mon anniversaire, j’ai fait l’audition à l’aveugle le jour de l’anniversaire de mon frère et la première diffusion a eu lieu le jour de l’anniversaire de ma mère !
Première scène, première impression ?
Un stress terrible d’autant qu’au jour de l’audition à l’aveugle, j’avais perdu ma voix et je n’étais pas loin d’abandonner. D’autant que je devais chanter «Non, je ne regrette rien»  d’Edith Piaf. J’étais donc prête à craquer mais j’étais trop près du but pour arrêter. Et le miracle a eu lieu : J’ai foncé dans ce silence impressionnant, j’ai tout oublié et je me suis lancée. Et ça a marché !
Pourquoi, alors que tu es toute jeune, chanter du Piaf ?
Parce qu’elle a bercé toute mon enfance. Ma mère l’écoutait sans cesse. C’est une chanteuse que j’ai appris à aimer, je l’admirais et l’admire toujours. En quelque sorte, commencer par elle était un hommage que je lui dédiais.
Malheureusement, tu as été éliminée de la compétions avant le confinement.
Oui, je n’ai donc pas connu ce que les autres ont connu. J’ai été très triste, j’ai beaucoup pleuré et, là encore, miracle, le lendemain un producteur m’a appelée. Il voulait me voir.
Qu’est-ce que ça a donné ?
Il a tout de suite voulu travailler avec moi et aujourd’hui je prépare un single.
Que t’a apporté «The Voice» ?
D’abord une aventure exceptionnelle, une grande confiance en moi, une histoire que je n’attendais pas, cette tournée avec les copains que je retrouve avec un vrai plaisir, un single qui devrait déboucher sur un album… Que demander de plus ?»

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Etrange soirée où nos artistes ont joué devant 700 personnes masquées et éloignées les unes des autres… sans compter tous ceux qui n’ont pu rentrer… et qui se sont agglutinés à l’extérieur faisant malgré tout un chahut monstre à  chaque entrée et sortie de nos six chanteurs qui ont chanté seuls ou en duo sans une minute d’interruption accompagnés de quatre musiciens aussi chauds qu’eux, Rémi aux claviers (musicien des Frangines), Mathieu le bassiste, Dorian, le batteur fou et grimaçant qui vaut un spectacle à lui tout seul et Antoine le guitariste et arrangeur.
Un show de deux heures fait de joie, d’émotion, d’énergie, de couleurs qui promet de leurs succès futurs tous étant des graines de stars en puissance.
Ce fut une belle soirée sous les étoiles.

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Jacques Brachet