Archives pour la catégorie Musique

OPÉRA de TOULON

vendredi 22 mars, Mardi 26 mars 20h – dimanche 24 mars 14h30
NONIZETTI : »L’élixir d’amour » – Opéra en deux actes de Gaetano Donizetti (1797-1848)
Livret de Felice Romani – D’après Le Philtre de Scribe
Création : Milan, Teatro della Canobbiana, 12 mai 1832
Mise en scène Stefano Mazzonis di Pralafera – Décors Jean-Guy Lecat – Costumes Fernand Ruiz – Lumières Sylvain Geerts

Avec Lucrezia Drei, Eleonora de la Peña, Santiago Ballerini, David Bizic, Pablo Ruiz
Orchestre et Chœur de l’Opéra de Toulon. Direction musicale Valerio Galli
Production Opéra Royal de Wallonie

L'Elisir d'Amor (Officielles - Juin 2015) -® Jacques Croisier - Op+®ra Royal de Wallonie-Li+¿ge3

Valerio ALLIi – direction musicale
Valerio Galli a commencé sa carrière en tant que pianiste.
Il a suivi l’enseignement notamment de Pietro Rigacci, Paul Badura-Skoda, Bruno Canino, Piero Rattalino ou Franco Scala. Il a effectué une intense activité de concert (Budapest, Barcelone, New York, Los Angeles, Amsterdam, Francfort, Shanghai, Paris, Tokyo, Londres, Pékin, Abu Dhabi, Tripoli). Depuis 2003, il s’oriente vers la direction en travaillant avec les maîtres tels que Piero Bellugi, Aldo Faldi, Donato Renzetti et Carlo Moreno Volpini.
Il fait ses débuts de chef d’orchestre en 2004 avec Madama Butterfly à Orvieto. Sa carrière a été lancée en 2007, au 53e Festival Puccini où il dirige Tosca à 27 ans.
En 2013, il a reçu le 42e prix Puccini, son compositeur de prédilection dont il a aussi dirigé Gianni Schicchi, Suor Angelica, Turandot, La Bohème, La Rondine, Le Villi. Il dirige Il Trovatore, Norma, Un ballo in maschera, L’élisir d’amore, Pagliacci, Il campanello di notte (Donizetti), Rigoletto, Carmen, La Traviata, La forza del destino, Fedora, Adriana Lecouvreur, Cavalleria Rusticana, Carmen, Don Carlos dans des maisons d’opéra en Italie comme de Gênes, Pise, Rovovigo, Livourne, Modene, Parme, Vérone, Naples, Piazenza, Florence… Il se produit aussi pour des scènes telles que le Fresno Grand Opéra, le Michigan Opera (Détroit), l’Opéra de Macédoine (Skopje), le San Diego Opera. C’est un invité régulier du Festival Puccini de Torre del Lago.
Valerio Galli dirige également le répertoire symphonique notamment pour des concerts à Moscou, Livourne, Gênes, Modène, Lucca, Pise, Saint-Marin… à Toulon, il a dirigé Madama Butterfly en 2017.
Parmi ses projets : Tosca à Gênes, Turandot à Bologne. à Florence, il dirigera Pagliacci, Il trittico et la création mondiale de Noi, due, quattro de Riccardo Panfili.

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Stefano MAZZONIA di PRALAFERA – Mise en scène
Pendant des études de droit et musicales à Rome, Stefano Mazzonis di Pralafera approche déjà la mise en scène avec le théâtre universitaire.
En 1983, il signe ses premières mises en scène d’opéra qui remportent rapidement un vif succès et c’est ainsi, en tant que metteur en scène/décorateur qu’il est invité dans plusieurs théâtres italiens (Comunale de Florence pour le Mai Musical Florentin, au Théâtre Ventidio Basso, au Théâtre Sistina à Rome) ainsi qu’en Allemagne, Israël, Suisse, France… et par de nombreux festivals en Italie et à l’étranger (Festival della Perdonanza, Festival de Pescara,
Festival de Pesaro, Festival de la Méditerranée, Festival de Bad Kissingen et celui de Ludwigsburg). Avant sa nomination à la tête de l’Opéra Royal de Wallonie-Liège, il a été directeur artistique de nombreux festivals, des Concerti Telecom et directeur général du Teatro Comunale de Bologne. Familier des médias audiovisuels, il a produit et présenté de nombreuses émissions à la télévision à la radio (RAI).
Parmi les nombreux opéras qu’il a mis en scène, citons notamment : Il barbiere di Siviglia, La Traviata, Le pays du sourire, Rita ou le mari battu, Il campanello di notte, L’inimico delle donne, L’equivoco stravagante (récompensé par le Prix de la critique française)… et en 2018/2019, les nouvelles productions d’Aïda et d’Anna Bolena. à Toulon Stefano Mazzonis di Pralafera a mis en scène Il barbiere di Siviglia en 2012.

Un petit mot de Magic Buck
Une tournée… magique !

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J’ai repris ma route le mois dernier à travers ces surprenants paysages d’hiver dans un beau temps frisant l’insolence.!
Le Week-End Blues du Billy Bob’s à Marne la Vallée était ma première destination et c’était assez excitant de vivre ce petit mais sérieux festival à l’intérieur de ce gigantesque machin qu’est Disneyland Paris. En s’ouvrant par une soirée de cette ampleur, 2019 commençait bien pour moi. J’y ai retrouvé quelques-uns des fidèles de la région parisienne qui me suivent depuis le début, voire avant pour certains.
Dès le lendemain, je me retrouvais dans un tout autre genre de lieu que j’affectionne particulièrement, le bistrot de campagne, dans une petite salle pleine à craquer, en plein cœur du Berry. Quoi de plus naturel quand on pratique le Blues rural que cette ambiance rupestre et les petites routes pour s’y rendre et en repartir, le cœur empli de tous ces échanges cordiaux et sincères. Merci Pascal et Alain pour avoir rendu possible cette halte. Il y aura d’autres Bars des Amis un peu partout cette année, puissent-ils être aussi épatants qu’à Ivoy le pré !
Ce mois-ci je vais me retrouver en Isère et en Ardèche… Encore des petites routes qui vont lentement avec de belles gens au bout.
Voici un aperçu de mes virées à venir, je la sens bien cette année !

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OPÉRA DE TOULON

VENDREDI 1er mars 20h, En partenariat avec le Festival de Musique de Toulon et sa Région
«LE SONGE D’UNE NUIT D’ÉTÉ»
Orchestre Symphonique de l’Opéra de Toulon, dirigé par Maxim Emelyanychev
Chœurs de femmes de l’Opéra de Toulon dirigé par Christophe Bernollin
Avec Alexandre Kantorow, piano – Roxane Chalard, soprano, Pauline Sabatier, mezzo
Johannes Brahms (1833-1897 : )Concerto pour piano n°2 en si bémol majeur, Op. 83
Felix Mendelssohn (1809-1847) : Le Songe d’une Nuit d’Été (Musique de scène)

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Maxim Emelyanychev direction musicale
Né en 1988 dans une famille de musiciens, Maxim Emelyanychev étudie le piano et la direction d’orchestre à l’école de musique de Nijni-Novgorod avant d’intégrer le Conservatoire Tchaïkovski de Moscou dans la classe du légendaire Gennady Rojdestvenski. Lauréat de nombreux concours internationaux, comme claveciniste, chef ou les deux à la fois. Il reçoit en 2013 un « Masque d’or », prix le plus prestigieux de Russie, pour sa participation au clavecin à la production des Noces de Figaro à l’Opéra de Perm (CD). Depuis ses débuts de chef d’orchestre à l’âge de 12 ans, il se produit avec le même bonheur à la tête d’orchestres baroques et d’orchestres symphoniques. Il est chef principal de l’orchestre «Il Pomo d’Oro» et de l’Orchestre de jeunes de Nijni-Novgorod. Il collabore avec de nombreux artistes tels que Riccardo Minasi, Max Emanuel Cencic, Xavier Sabata, Julia Lezhneva, Sophie Karthäuser, Franco Fagioli, Dmitry Sinkovsky, Marie- Nicole Lemieux, Alexei Lubimov, Teodor Currentzis, Patrizia Ciofi, Katia et Marielle Labèque, Joyce Di Donato.
La saison 2016/17 est marquée par une grande tournée internationale avec Joyce Di Donato, après la sortie de leur CD intitulé In War and Peace, Harmony through music qui remporta un Grammophon Award 2017 ; ses débuts à l’Opéra de Zurich, pour L’Enlèvement au sérail ; ou encore son concert à la tête de l’Orchestre national du Capitole de Toulouse.
Parmi les temps forts de la saison 2017/18, citons son retour à Toulouse et à Séville, ses débuts avec l’Orchestra della Svizzera Italiana de Lugano et ses engagements à la tête de l’Orchestre national de Lyon, de l’Orchestra Sinfonica di Milano – Guiseppe Verdi, du Royal Liverpool Philharmonic, de l’Orchestre national de Bordeaux et de l’Orchestre Symphonique de Saint-Pétersbourg.
La saison 2018/19 le verra diriger le Netherlands Philharmonic Orchestra, le Real Orquesta Sinfonica de Sevilla, l’Orchestra della Svizzera Italiana, l’Orchestre National du Capitole de Toulouse, le Belgian National Orchestra, le Tokyo Symphony Orchestra, le Royal Philharmonic Orchestra et l’Orchestra of the Age of Enlightenment au Festival de Glyndebourne.
Maxim Emelyanychev a déjà dirigé l’Orchestre Symphonique de l’Opéra de Toulon en mars 2017.

Alexandre Kantorow piano
Alexandre Kantorow a commencé à se produire très tôt, à 16 ans il était invité aux folles journées de Nantes et de Varsovie avec le Sinfonia Varsovia et il a depuis joué avec de nombreux orchestres tels que le Kansai Philharmonic Orchestra avec Augustin Dumay, le Taipei Symphony Orchestra, l’ONPL, l’Orchestre Philharmonique Royal de Liège, l’Orchestre de Genève, l’Orchestre de Berne …
En 2015, il a participé à la saison inaugurale de la Philharmonie de Paris avec l’Orchestre Pasdeloup, ce dernier l’ayant réinvité en 2017 pour un concert à la salle Gaveau.Passionné par la musique de chambre, ses derniers concerts l’ont amené à se produire notamment avec le quatuor Talich et avec Roland Pidoux mais aussi avec Shuichi Okada, Aurélien Pascal et Amaury Viduvier.
Parmi ses prochains engagements, des récitals à travers l’Europe dont ses débuts au Bozar de Bruxelles, au Konzerthaus à Berlin, au festival d’Heidelberg mais aussi avec l’ONDIF à la Philharmonie de Paris.
En 2018/19, il jouera pour la première fois au Concertgebouw d’Amsterdam, retournera à Toulouse avec l’Orchestre du Capitole, sera également l’invité de l’Orchestre de Nancy et donnera à nouveau de nombreux récitals : Liège, Limoges, Clermont, Nohant, Metz, Royan…
Alexandre Kantorow est lauréat de la fondation Safran.
Il a enregistré les concertos de Liszt, Saint-Saëns ainsi qu’un CD consacré à la musique russe (Choc Classica 2017) Alexandre Kantorow est nommé dans la catégorie «Soliste instrumental» des Victoires de la musique classique 2019.

La Seyne sur Mer – Cercle des Travailleurs
Jazz à la Philharmonique

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Le Cercle des Travailleurs, association créée en 1878, très active jusque dans les années 70, relance depuis une dizaines d’années des activités en organisant des concerts, des repas hebdomadaires le jeudi midi, en mettant également ses locaux à la disposition d’autres associations.
En 2016, Le Cercle des Travailleurs déménage et s’installe sur la place Bourradet où il crée le bar associatif La Quadrature, qui continue les mêmes activités.
Depuis Novembre 2018, grâce à un partenariat avec la Société Philharmonique La Seynoise, présidée par Frédéric Denoyer, Le Cercle organise des « Concerts A La Philharmonique », clin d’œil à Norman Granz et son « Jazz at the Philharmonic », tous les 1er samedis du mois, plus 2 samedis supplémentaires, dont le deuxième sera le 23 mars 2019. Ces concerts reçoivent le nom, selon le type de musique, de Jazz à la Philharmonique (JALP), Rock à la Philharmonique (RALP), Chanson à la Philharmonique (CALP) …
Cette salle est la propriété de la Société Philharmonique La Seynoise qui se prépare à fêter le centenaire de sa construction en 2021. La Seynoise a été créée en 1840. Avec le Cercle des Travailleurs, ce sont les deux plus anciennes associations de la Seyne sur Mer.
Lors des « Concerts à La Philharmonique » un décor et des lumières intimistes procurent une ambiance chaleureuse de cabaret. Les bénévoles de l’association proposent une petite restauration légère et tiennent une buvette.
La programmation vise à valoriser la scène locale et régionale, y compris quand les musiciens locaux ont acquis une audience internationale.
Nous voulons souligner également que beaucoup d’artistes qui sont programmés le fond à titre amical, pour soutenir l’association du Cercle des Travailleurs.
La saison s’arrête au mois de juin, quand commence le programme municipal des Vendredis de Bourradet..
Ajoutons que la vie du Cercle est assurée par 15 bénévoles passionnés et généreux.
Pour ce qui est de la musique la programmation est proposée par Eric Marro, et plus particulièrement le jazz.

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Virginie Teychené & Gérard Maurin – Lionel Belmondo

Pour 2019 rien que des grosses pointures :
* le 2 mars : La chanteuse Virginie Teychené, l’une des meilleures chanteuses de jazz d’aujourd’hui, encensée par toute la presse spécialisée ; elle a connu de magnifiques succès dans les grands festivals. Elle sera accompagnée par deux autres musiciens de poids, Gérard Maurin à la contrebasse et à la guitare, Stéphane Bernard au Fender Rhodes, pour un nouveau répertoire, du blues avec « I gotta right to sing the blues ».
*le 23 mars : « In the Mood for Chopin » avec Jean Cortes à la contrebasse, Claudio Céléda au piano, Piero Iannetti à la batterie. Jean Cortes connaît Chopin sur le bout des doigts ; il a osé interpréter le grand Frédéric en jazz par des arrangements exceptionnels. Pari gagné, c’est une grande réussite. Un « bœuf » ouvert à tous les musiciens se tiendra après le concert. Avis aux amateurs.
*le 6 avril : Lionel Belmondo, Thomas Bramerie + Feat. Ils sont archi connus, et comptent parmi le gotha du jazz. Ce sont des enfants du pays, venant de l’école de musique d’Yvan Belmondo, le père.
*le 4 mai : Christophe Dal Sasso Syvian Ghio + Feat (invités). Christophe Dal Sasso se fit connaître avec le « Grand Huit ». Il est maintenant reconnu comme un des meilleurs arrangeurs pour Big Band ; il est à la tête d’une belle discographie.
*le 1er juin : La chanteuse Missko & Friends pour de la grande chanson française.
Comme on le voit, c’est une programmation à faire pâlir de jalousie les grandes scènes. Cet exploit repose sur l’amitié ; les artistes perçoivent 30% de la recette, ce qui est généreux si la salle d’une jauge de 150 places était pleine à chaque fois. Hélas on en est loin. Si on veut continuer à voir venir à la Seyne sur Mer de tels artistes, il est vital qu’un public nombreux assiste à ces concerts, afin également de permettre au Cercle des Travailleurs de développer ses activités. Alors…ils vous attendent !

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Serge Baudot
La Philharmonique – salle Edouard Aillaud, 7 boulevard Charles Gounod à La Seyne sur mer.
Les concerts ont lieu à 20h.
Réservation par texto au 06 42 33 11 33 – Tapez code CALP10 et indiquez votre nom et le nombre de personnes. On peut venir sans réservation.

Toulon – Oméga Live
Magic Buck, le Blues à la française.

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Le var et sa région sont depuis longtemps Terre de Blues. Certes le Mississippi n’y coule pas, mais la Méditerranée les enchante ; et puis le Blues et universel.
Parmi les bluesmen et women de ce Sud de la France se détache Magic Buck qui a fêté ses 20 ans de carrière par la tournée « 20ième anniversaire » inaugurée à Lyon le 8 mars 2008 pour se terminer en beauté à Toulon à l’Omega Live le 8 décembre 2018, par un concert de 3 heures; Magic Buck rayonnant était entouré de ses potes du blues venus de tous les coins, avec entre autres: Mike Green (drôme) et Lou Brazzi, qui avait reformé leur trio « Medecine Men », Alain Augustyniak (nord), La Môme Emily (Toulon), Michele Biondi (Italie), The Gospel choir, Marc Poveda (Toulon), Tony Zombi (La Seyne sur Mer), Marc « Hanta Yo » Lozzino (Méounes), Poupa Claudio, l’autre grande figure du blues varois et personnage haut en couleurs (Toulon), sans oublier les trois enfants de Magick Buck , Théo, Colin, et Emmylou : l’aventure continuera encore longtemps.
Le concert s’est terminé avec « Shankila Washte », titre Lakota de son premier album il y a 20 ans.

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To the roots-Nord – Hommage à ma fille

La particularité de Magic Buck c’est qu’il écrit et compose ses propres blues, ce qui évidemment lui donne une touche très personnelle qui le détache des bluesmen accros aux thèmes classiques. C’est ainsi que tout en restant ancré dans la tradition il peut chanter l’époque actuelle, et créer en somme un blues à la française avec une sincérité, et une vérité profondes. Quand tant d’autres singent une vague tradition. Il ne s’interdit pas non plus d’aborder des thèmes classiques de temps en temps, pour les interpréter à sa façon.
Il a débuté dans des groupes rock ce qui lui donne son assise rythmique, le background rentre-dedans. Il choisit le plus souvent de se produire seul en accompagnant son chant à la guitare et à l’harmonica, rien d’original, mais en produisant la rythmique avec un instrument de son invention réunissant sur un tabouret un tambourin et une planche dont il joue avec les pieds pour assurer la partie de batterie ; rappelons que les esclaves du Sud des Etats-Unis fabriquaient leurs instruments avec des caisses, des manches à balais, des cordes et des fils de fer.

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Magic Buck a déjà enregistré 5 albums sous son nom, et ce n’est pas fini. (Bootstompin’ The Blues -1998 ; Thankful – 2008 ; Love & Light – 2011 ; This Magic will Buck you up – 2015 ; Soul confidence – 2017).
Magick Buck ne se repose pas sur ses lauriers. Il reprend la route des concerts dès le 22 février à Marnes-la-Vallée (78) ; le 23 février à Ivoy le pré (18) ; Le 8 mars à Vienne (38) ; le 9 mars à Rompm (07), Le 2 mai à l’Isle d’Abeau (38), le 21 juin à Lyon (69) dans sa ville de résidence.
Long and happy life with the blues, sir Magic Buck.

Serge Baudot

Opéra de Toulon : Le masque de la mort rouge

Mardi 12 février 2019 – 19h – Foyer Campra
LE MASQUE DE LA MORT ROUGE
Création d’Olivier Lechardeur d’après Edgar Allan Poe
Avec : Laurence Monti violon – Olivier Lechardeur piano – Sophie Brochet comédienne
Espérant échapper à la terrible épidémie de Mort rouge, le prince Prospéro abandonne son peuple et se barricade dans une abbaye fortifiée en compagnie de mille de ses courtisans.
Un jour, le prince décide d’organiser un bal masqué…
L’une des plus célèbres histoires extraordinaires d’Edgar Allan Poe, mise en musique par Olivier Lechardeur

Laurence Monti Olivier Lechardeur Sophie Brochet

Laurence Monti violon
Laurence Monti obtient à Nice ses prix de violon et de musique de chambre. Sa rencontre avec Aaron Rosand, professeur au Curtis Institute de Philadelphie, seradéterminante. Elle entre au Conservatoire Supérieur de Musique de Lyon et obtient un diplôme d’études supérieures de musique ainsi qu’un premier prix de violon. à l’âge de 18 ans, elle est violon solo de l’Orchestre Franco- Allemand et effectue des séries de concerts en Europe.
Passionnée de musique de chambre, elle se produit régulièrement en sextuor à cordes dans un répertoire classique et contemporain (création au Festival d’Avignon). Parallèlement, elle participe à des concerts au sein du Chamber Orchestra of Europe dirigé par Claudio Abbado.
Elle enseigne au Conservatoire de Musique de Cannes avant d’être engagée à l’Opéra de Paris en 1995. En 1998, elle est violon solo à l’Opéra de Marseille.
Elle se produit parallèlement en musique de chambre aussi bien en France qu’à l’étranger (Libye, Rome-Villa Médicis, Malte…). En 2006, elle obtient le poste de super soliste à l’Orchestre de l’Opéra de Toulon, au sein duquel elle se produit régulièrement en tant que violon solo lors de concerts
OLIVIER LECHARDEUR piano
Olivier Lechardeur est né à Marseille. Après l’obtention des prix de Piano, Violon, Musique de Chambre et Analyse musicale, il part se perfectionner au ConservatoireSupérieur de Genève, dans les classes d’Elisabeth Athanassova et de Guy-Michel Caillat.
Son parcours l’amène alors à côtoyer des personnalités telles que Georgy Sebok, Vladimir Spivakov, Ruggiero Ricci, Michel Portal… Depuis lors, sa passion pour la musique de chambre lui a permis de rencontrer de nombreux musiciens de tous pays avec lesquels il s’est produit en France, Italie, Belgique, Suisse, Norvège, Tunisie, Syrie, Algérie, Chine…
Depuis 2006, il s’associe à des comédiens ( Philippe Girard, Didier Sandre, Marie-Christine Barrault, Samuel Labarthe, Sophie Brochet…) dans le cadre de spectacles mêlant musique, théâtre, lecture … (Debussy-Van Gogh, Le Loup, L’Effroyable Histoire du Petit Poucet, Aux animaux-aux enfants, Trazom, L’Intruse…)
L’année 2008 voit la création de l’ensemble « Australoquintet » dans lequel il partage son enthousiasme pour le tango et les musiques du Sud avec quatre musiciens passionnés, complices de longue date.
En 2011, il fonde le Trio des Esprits avec la violoniste Laurence Monti et le violoncelliste Frédéric Lagarde. Entre 2013 et 2015, il enseigne la musique de chambre au Cefedem Sud.
Olivier Lechardeur est actuellement professeur d’enseignement artistique au Conservatoire à rayonnement départemental d’Aix-en-Provence.
Sophie Brochet comédienne
C’est en Franche-Comté, région dont elle est originaire, que Sophie Brochet découvre le théâtre. Elle poursuit ensuite des études d’Arts Dramatiques au Conservatoire de Manosque, dans la classe de Daniel Hanivel. Pendant cette formation, elle découvre et approfondit les spécificités de la commedia dell’arte dans un atelier animé par Patrick Rabier.
Elle rencontre le metteur en scène Jean-Pierre Weil avec lequel elle jouera plusieurs pièces (notamment Trazom, lectures de poèmes Le Cornet à dés de Max Jacob…).
Parallèlement à ses pratiques théâtrales, elle réalise de nombreuses lectures publiques. Elle rejoint les « Diseurs d’archives » (groupe de comédiens créé par Jacqueline Ursch), avec lesquels elle parcourt le département en diffusant à voix haute dans les villages les petites et grandes
histoires du patrimoine local.
Depuis 2006, elle fait partie des « Lecteurs de Giono », qui assurent la diffusion des oeuvres de l’écrivain. En outre, elle participe régulièrement à plusieurs festivals littéraires tels que « Blues et Polar » et « les RencontresGiono » à Manosque.
Son parcourt l’amène à rencontrer des musiciens de grand talent, tels Jean-Guihen Queyras ou le trio Dumky, avec lesquels elle réalise plusieurs lectures musicales C’est en 2007 qu’elle croise la route du pianiste Olivier Lechardeur. Leur complicité et leur exigence réciproque les
amèneront à poursuivre leur collaboration.
Conjointement à ses activités artistiques, Sophie Brochet se passionne également pour la pédagogie.

operadetoulon.fr – 04 94 92 70 78
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Opéra de Toulon – Festival de Musique de Toulon
Nuit du piano

Dans le cadre de « L’Hivernal 2018-2019″, l’Opéra de Toulon reçoit le Festival de Musique pour la quatrième année, la Nuit du piano sur le thème : « Paris 1900  » samedi 9 février de 17h30 à 23h30 à l’Opéra de Toulon avec quatre grands pianistes : Nathanaël Gouin, Fanny Azzuro, David Bismuth et Célia Oneto Bensaid.

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Nathanaël Gouin – David Bismuth

La Nuit du piano est une autre façon d’aborder la musique classique.
Un format de concert singulier : pas de récital ni d’artiste unique, mais quatre pianistes qui joueront huit fois trente minutes, et un récital découverte avec des étudiantes de l’IESM d’Aix-en-Provence
Le public pourra aussi se restaurer sur place, profiter de l’architecture conviviale de l’Opéra de Toulon et composer son programme…
Fanny Azzuro, quant à elle, animera une Master class qui se déroulera le vendredi 8 février de 17h à 19h au Foyer Campra de l’Opéra de Toulon
Programme :
8 récitals x 30 minutes / 15 minutes de pause entre chaque récital
Restauration proposée par Xerri Cheri, comptoir basque (formule à 12€), au Foyer Campra de l’Opéra. 3 horaires de repas au choix : 19h30-20h15 / 20h15-21h / 21h-21h45
Réservation avant le 4 février au 04 94 18 53 07 ou 04 94 93 55 45
Retransmission du concert en direct au Foyer Campra
17H30 / 18H : RÉCITAL DÉCOUVERTE
(Partenariat avec l’IESM, Institut d’Enseignement Supérieur de la musique d’Aix-en-Provence)
LÉA GARNIER : Gabriel Fauré  : Nocturne pour piano n°2 en si majeur, opus 33 n°2 / Nocturne pour piano n°3 en la bémol majeur, opus 33 n°3 / Barcarolle n°6 en mi bémol majeur, opus 70
FABIOLA BARTOLI ; Maurice Ravel  « Ondine », extrait de Gaspard de la Nuit / Gabriel Fauré :  Nocturne n°6 en ré bémol majeur, opus 63
18H15 / 18H45 : FANNY AZZURO : Claude Debussy Images I / Isaac Albéniz Iberia livre III (extraits El Polo, El Albaicín)
19H / 19H30 : NATHANAËL GOUIN : Claude Debussy  Préludes – Livre 1 (Danseuses de Delphes / Voiles / Le vent dans la Plaine / Les sons et les parfums tournent dans l’air du soir / Ce qu’a vu le vent d’ouest / La fille aux cheveux de lin / La sérénade interrompue / La cathédrale engloutie / La danse de Puck / Minstrels)

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Fanny Azzuro – Célia Oneto-Bensaid

19H45 / 20H15 : CÉLIA ONETO BENSAID : Maurice Ravel  Miroirs
20h30 / 21h : DAVID BISMUTH : Gabriel Fauré : Nocturne n°1 en mi bémol mineur, opus 33 / César Franck  Prélude, Fugue et Variation, opus 18 / Claude Debussy :  Suite « Pour le piano » (Prélude, Sarabande et Toccata)
21H15 / 21H45 : CÉLIA ONETO BENSAID : Claude Debussy  Préludes – Livre 2 (La puerta del vino / Bruyères / General Lavine – eccentric / La terrasse des audiences du Clair de lune / Feux d’artifice) / Estampes
22h / 22h30 : DAVID BISMUTH : Ernest Chausson  Sonate en fa mineur / Camille Saint-Saëns  Étude n°2 « Pour l’indépendance des doigts », opus 52 – Allegro Appassionato en ut dièse mineur, opus 70
22H45 / 23H15 : FANNY AZZURO & NATHANAËL GOUIN : Claude Debussy Petite Suite (extraits)  – Maurice Ravel Ma mère l’Oye  – Erik Satie  Trois morceaux en forme de poire – Nazareth  Tango brésilien « Odéon » (1910) – Zequinha de Abreu  Tango brésilien « Tico Tico no fubà » (1917.
Pour réserver vos places : Auprès de Béatrice au 04 94 18 53 07 à l’office du tourisme de Toulon
(Place Louis Blanc – Mardi, Mercredi et Vendredi de 13h à 17h)

Opéra de Toulon
Voyage musical dans les bois et… avec Charlot !

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Emmanuel Abbühl – Mzrc Trénel – Juliette Hurel – Raphaël Sévère

C’est en musique évidemment que l’Opéra de Toulon nous propose deux thématiques qui vont ravir les mélomanes, les cinéphiles et plus particulièrement les nostalgique d’un certain Charlie Chaplin plus connu sous le nom de Charlot.

INTO THE WOOD
La première escale, intitulée « Into the woods », nous est proposée le vendredi 8 février à 20 heures par l’Orchestre Symphonique de l’Opéra de Toulon, dirigé par Benoît Fromanger.
Cette soirée, présentée par Joël Nicod, réunira la flûtiste Juliette Hurel, le basson Marc Trénel-, le clarinettiste Raphaël Sévère et le hautboïste Emmaniel Abbühl.
Ensemble ils nous proposeront quatre concertos où chacun aura son moment de gloire : Juliette Hurel y interprètera le concerto pour flûte et orchestre de Jacques Ibert, Marc Trénel, le concerto pour basson d’André Jolivet, Raphaël Sévère, le concerto pour clarinette en la majeur, K622 de Mozart et Emmanuel Abbühl le concerto pour hautbois en ré majeur de Richard Strauss.
Benoît Fromanger
Né à Paris, Benoît Fromanger étudie la musique et de la flûte au Conservatoire de Paris avec d’éminents professeurs comme Roger Bourdin et Jean-Pierre Rampal.
Soliste de l’orchestre de l’Opéra National de Paris pendant dix années, puis de l’Orchestre Symphonique de la Radio Bavaroise, sous la direction de chefs d’orchestre comme Leonard Bernstein, Carlos Kleiber, Lorin Maazel, Bernard Haitink, Zubin Mehta, Carlo Maria Guilini, Daniel Barenboim…
Benoît Fromanger décide de mettre à profit ces expériences musicales et sociales et d’interrompre sa brillante carrière de soliste et musicien d’orchestre afin de se consacrer
exclusivement à la direction d’orchestre qu’il étudie avec Valery Gergiev et Rolf Reuter à la Hochschule de Berlin.
Toutes ces influences l’aident à développer sa sensibilité, son enthousiasme et sa musicalité.
Il se produit dans de nombreux festivals et concerts où il dirige entre autres l’Orchestre Métropolitain de Montréal, l’Orchestre Symphonique de la Radio diffusion slovène, l’Orchestre Symphonique de la radio suisse-italienne, la Philharmonie de Coblence, l’Orchestre Philharmonique de Nice, l’Orchestre National de Lille, l’Orchestre Philharmonique de Haïfa, les Concerts Colonne et Concerts Lamoureux (Paris), le Sinfonia Rotterdam, le Tokyo Symphony…
Benoît Fromanger a été nommé, en 2004, professeur à la Hochschule für Musik « Hanns Eisler » de Berlin. Il est, depuis 2011, directeur musical et chef d’orchestre principal de l’Orchestre Symphonique de Bucarest.

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Benoît Fromanger – Charlot Policeman

CHARLOT TOUS COURTS
Aujourd’hui, ces « Ciné-Concerts » sont devenus un rendez-vous incontournable de l’Opéra de Toulon. Le principe est de proposer des films muets et d’y appliquer une musique originale créée par un musicien et pianiste de talent, qui plus est toulonnais : Hugo Gonzalez-Pioli.
Cette année, c’est l’emblématique Charlot, qui a bercé l’enfance de nos ancêtres et même les plus vieux d’entre nous. Le génial Chaplin a interprété des centaines de films, longs et courts métrages et pour cette après-midi du dimanche 17 février à 14h30, notre ami Hugo a choisi de mettre en musique, accompagné par l’Orchestre Symphonique de l’Opéra de Toulon qu’il dirigera également, « Charlot Policeman », « L’émigrant » et « Charlot s’évade ».
Nul doute que le public aussi saura s’évader dans ses souvenir de jeunesse et apprécier la musque composée par Hugo Gonzalez-Pioli.

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HUGO GONZALEZ-PIOLI
Hugo Gonzalez-Pioli étudie aux conservatoires de La Seyne/Mer et de Toulon. Il se perfectionne ensuite au CNSMD de Lyon puis à Los Angeles dans la prestigieuse University of Southern California. En France, il commence sa carrière en composant pour des courts-métrages et en s’illustrant dans des concours de composition.
En 2016, il signe la bande originale du film Arrête ton Cinéma de Diane Kurys et en 2018, celle du film Demi-soeurs de Saphia Azzeddine et François-Régis Jeanne. Il travaille régulièrement avec l’Opéra de Toulon et le FIMÉ. Il compose une musique sur le court-métrage The Love of Zero (concerto pour basson) qui sera jouée par le Los Angeles Chamber Orchestra. En dehors de la musique à l’image, il compose pour des orchestres prestigieux tels que la Musique Principale des Troupes de Marines (De Cao Bang à That Khê créé aux Invalides) ou l’Orchestre Symphonique de l’Opéra de Toulon qui lui commande Poèmes de Guerres, pièce pour orchestre symphonique et soprano. Il dirigera de nouveau l’Orchestre Symphonique de l’Opéra de Toulon lors d’un ciné-concert Charlot, tous courts en février 2019. Pour ce dernier, l’Opéra de Toulon lui a passé commande les partitions de musique de film pour les courts-métrages de Chaplin.
Hugo Gonzalez-Pioli est compositeur en résidence à l’Opéra de Toulon pour la saison 2018/19.

JB

Toulon -Théâtre Liberté – Scène nationale
Songbook

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Benjamin Biolay et Melvin Poupaud ont trouvé le titre idéal avec « Songbook »pour leur spectacle, puisque le Songbook est un répertoire de chansons. C’est donc à un florilège de chansons françaises, et des meilleures, tant anciennes que d’aujourd’hui auquel nous allons assister. Preuve que la grande chanson française ne meurt pas.
Grand piano côté jardin, batterie côté cour, un block de synthétiseurs au centre en arrière plan, deux guitares et une basse électrique posées sur leur stand, deux chaises en bois, deux micros. En fond de scène un rideau qui va capter les éclairages, doux et discrets, chaque fois en accord avec l’esprit de la chanson. Voilà pour le décor.
Entrent en scène les deux protagonistes. Benjamin Biolay en costume gris de jeune homme de bonne famille, chemise blanche col ouvert, souliers noirs. Melvil Poupaud costume gris croisé, cravate, Borsalino sur la tête, chaussures blanches et noires façon Derby. Un vrai caïd des années 20/30. Puis le pianiste-claviériste-accordéoniste tout de noir vêtu.
Contrastes vestimentaires qui vont servir très subtilement d’éléments de mise en scène.
Les deux chanteurs-comédiens, nés la même année, sont aussi des musiciens accomplis. Melvil : batterie, guitare, basse électrique et harmonica. Benjamin : piano, guitare, et trompette avec un bon son new-orleans, mais quel concerto de canards, on lui pardonne tant ceci se passe dans la bonne humeur et l’humour.
Benjamin Biolay possède une voix chaude de baryton, avec du grain et une puissance maîtrisée. Melvin Poupaud a une voix plus douce, très crooner, là encore le contraste dans les interprétations apporte des attraits supplémentaires.

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Tout est donc en place pour une belle soirée cabaret, et telle fut-elle, très belle même. On se sent très proche des artistes, avec l’impression d’être assis à la première table devant la scène.
Chaque chanson est mise en scène selon son climat. Par exemple « Tu t’laisses aller » d’Aznavour est jouée d’une façon drôle et délicieuse, chacun étant à tour de rôle le mari, ou la femme. « Maman-Papa » de Brassens (chanté jadis avec Patachou) en tempo très rapide reprend une nouvelle vie. Idem avec la chanson de Léo Ferré «Jolie Môme », ils détaillent avec gourmandise et postures « T’es toute nue sous ton pull… ». Beau moment de nostalgie quand Melvin Poupaud s’accompagnant à la guitare susurre « Le jardin d’hiver » que Benjamin avait composé pour Henri Salvador. Il y aura même un hommage à Rina Ketty (seuls les plus de 70 ans doivent se souvenir d’elle, et encore !) avec son fameux tango « Pardonne-moi » de 1939, interprété avec une gentille moquerie. Gainsbourg, et d’autres ne furent pas oubliés. Etonnant qu’ils n’aient pas mis « Vieille Canaille » à leur répertoire.
Toutes les chansons, quels que soient les auteurs, sont à citer. Chacune est un bijou rutilant. Bien sûr ils en interprétèrent quelques-unes, parmi les plus fortes, de Benjamin Biolay, l’un des grands compositeurs de chansons d’hier et d’aujourd’hui. Il nous a offert pas mal de chefs-d’œuvre, et un bon nombre d’artistes lui doivent une part de leur succès.
Gros bémol à propos de la sono : trop forte pendant au moins les trois quarts du spectacle; cela empêche de comprendre les paroles et gâche la sonorité des instruments et la beauté des voix.
Fin de spectacle original, des hommes en blouse blanche viennent sur scène et emportent petit à petit les instruments, sous les huées amusées de la salle pleine à craquer ; le concert se termine en trio accordéon, caisse claire, guitare… puis plus rien.

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On sent la connivence, le plaisir des trois artistes à être là, sur scène, entre eux et pour nous. Tout est fait avec légèreté, élégance et un brin d’humour. On ne peut que se laisser prendre et emporter par le charme de ce spectacle.

Serge Baudot

Six-Fours les Plages
de Malraux à Daudet, de la musique à l’humour

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Grâce à une municipalité et un service culturel très actifs et ouvert, Six-Fours s’est doté d’un cinéma, le Six N’étoiles , où il se passe plein de choses grâce à Paul Bertin, Jérôme Quaretti et Noémie Dumas, d’une salle de concerts avec l’Espace Malraux où Vincent Lechat nous propose un programme éclectique qui va du pop au jazz, du rap au reggae, de l’électro à la chanson française. Enfin, le Théâtre Daudet où, grâce à Jérôme Leleu, l »humour est roi, décliné sous toutes ses formes du stand up à l’impro en passant par les one man shows, la comédie, la magie, l’hypnose et même le mime !
Les six-fournais et les habitants des villes alentours sont très gâtés donc et Six-Fours fait partie de ces villes varoises où l’on peut découvrir plein de spectacles et d’artistes.
Pour cette rentrée 2019, Jérôme Leleu et Dominique Ducasse, adjointe au service culturel de la ville, nous avaient donné un sympathique rendez-vous pour nous présenter leurs vœux et nous parler de cette saison qui démarre et ne s’arrêtera pas jusqu’à l’été.
Rencontre d’autant plus sympathique que Jérôme venait avec, d’abord son épouse qui aujourd’hui prend en main l’accueil de Daudet, Jérôme devant aussi s’occuper d’autres salles de spectacles dont l’Oméga Live de Toulon. Et aussi avec Guillaume Bats, qui est une des révélations de ces dernières années du spectacle seul en scène. Personnage « hors cadre », comme le titre de son one man show l’indique, Guillaume avait à la base tous les handicaps possibles mais il avait la foi, l’humour, l’énergie, la volonté et a fait de son handicap, une réussite aujourd’hui incontestable.
La vie ne l’a pas épargné et aujourd’hui il n’épargne pas la vie et le lui rend bien et peut tout se permettre même si quelquefois son humour est irrévérencieux et corrosif.
« Il est – nous dit Jérôme, qui est devenu son ami – le miroir de notre société, de nos états d’âme, des états du temps, des travers de l’homme ». Et ça le définit bien.
« A ma naissance – nous avoue-t-il – on ne donnait pas cher de ma vie et pourtant je suis là aujourd’hui. Mon parcours a été chaotique. Jusqu’au jour où je me suis dit que, puisqu’on riait de moi, autant que j’en rie moi-même et que je fasse rire les autres. Je suis alors monté à Paris bien décidé à maîtriser ce rire à mon avantage, en abordant plein de thèmes à travers mon histoire, avec beaucoup d’autodérision »

B C A

Et c’est vrai que sur scène il décape, le bougre et ne s’interdit rien qu’il parle de handicap, de sexe, de politique, toujours avec un humour qui peut quelquefois être à la limite du cynisme et de la bienséance tant il est impertinent, insolent et pourtant tellement drôle et touchant.
Guillaume Bats a su se faire aimer « malgré tout », aussi bien du public que de ses confrères comme Kavanagh, Bigard, et deux autres lurons nommés Arnaud Tsamère et Jeremy Ferrari avec qui il a créé à Paris, un sketch dans son spectacle. Tous deux sont venus improviser « Notre Dame de Paris » et, nous avoue-t-il : « Le sketch est complètement partie en c…les, d’abord parce que j’ai oublié mon texte, que nous avons improvisé et que ce qui devait durer dix minutes s’est prolongé vingt-cinq minutes ! Sans compter qu’Arnaud en Esméralda, ça n’était pas triste ! »
Guillaume, accompagné de son chien blanc de blanc nommé… Obama, ça vaut le détour et l’année humoristique a donc bien commencé à l’Oméga Live où il se produisait vendredi, suivi de Daudet ce samedi.
Après que Dominique Ducasse nous ait présenté la saison musicale de Malraux*, Jérôme nous a présenté sa saison à Daudet, où il a u mêler les genres, les nouveaux à qui il offre une scène, les « vedettes » d’aujourd’hui et même les stars qui lui font aujourd’hui tellement confiance qu’elles viennent roder et tester leur nouveau spectacle avant Paris. Ainsi au fil des mois verra-t-on revenir Tano (18 janvier), Warren Zavatta (2 février), Patrick Cottet Moine (9 février), Yves Pujol (23 mars), Maxime (29 mars) et quelques autres, pour finir en beauté avec le retour d’un « two man show » avec les frères Taloche.
Bien évidemment nous vous tiendrons informés de la programmation que vous pouvez d’ores et déjà découvrir en son entier sur www.fantaisie-prod.com.
Le duo Jérôme-Dominique semble fonctionner à merveille puisque Jérôme a remercié Dominique pour son accueil et son accompagnement et que Dominique en a fait autant en le félicitant pour la qualité de sa programmation et son accueil avec le public.
Bref, l’atmosphère fut sur le signe de l’amitié, de l’humour bien sur et Obama manifesta sa joie d’être en si bonne compagnie !
Un peu de rire et de chaleur en ces temps perturbés, ça fait du bien à tout le monde !

Jacques Brachet
*Prochaines dates à Malraux : 15 mars : Odezienne – 16 mars : Dafur Arnalds – 4 avril : Miossec – 11 avril : Tiken Jah Fakdy – 19 avril : RK – 23 mai : Hailey Tuck