Archives pour la catégorie Musique

Jean-Christophe SPINOSI… Heu-reux !

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Avec Dominique Ducasse

Retrouver Jean-Christophe Spinosi est toujours un vrai plaisir, tant ce grand violoniste et chef d’orchestre reconnu mondialement, est d’une grande simplicité, chaleureux et passionné.
La musique c’est sa vie et ce rendez-vous annuel à la Collégiale de Six-Fours est devenu incontournable pour des centaines de spectateurs qui, chaque année, de précipitent à ses deux concerts, toujours originaux, réunissant à la fois les mélomanes et les néophytes, car Jean-Christophe a aussi le talent de rendre la musique dite « classique » populaire et accessible à tous.
Plaisir donc de le retrouver dans ce cadre idyllique, pour la générale du premier concert qui se déroulera le mercredi 17 juillet à 20h30.
Cette générale à la particularité d’âtre gratuite, ouverte à tous, ce qu’ont voulu Jean-Christophe, le maire de Six-Fours Jean-Sébastien Vialatte et son adjointe aux affaires culturelles Dominique Ducasse.
« Cette initiative – nous confie Jean-Christophe –a un sens universel et nous rapproche des gens. C’est une  création sur l’Humain, dans un contexte de partage, le but étant de faire ressentir à tous que cette musique dite « du passé », reste moderne et plus vivante que jamais. Ca donne du sens et de l’oxygène !
C’est pourquoi j’essaie toujours de montrer leur modernité.
C’est pourquoi cette année, je mêle Vivaldi, Haendel, Purcell , Paul Mc Cartney, John Lennon, Freddy Mercury dans le second concert intitulé « La battle des anges » qui aura lieu le vendredi 19 juillet à 20h30
Toutes ces œuvres s’imbriquent car elles ont un point commun : elles sont énergiques et virtuoses. C’est pourquoi j’ai imaginé un double chœur qui se répond dans une spiritualité pleine de joie et d’espoir. Le premier chœur est baroque, le second inocule le virus du gospel. Ca a quelque chose d’universel, une sorte de mise en abîme temporelle entre le classique et la pop anglaise, qui déclenche l’émotion. Mon but est de faire ressentir une œuvre en prenant des chemins détournés et prouver que classique et moderne peuvent se confondre »

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Revenons à ce premier concert qui s’intitule « Index pro memoria »
Il est parti d’un gribouillis découvert au verso d’une partition. J’ai pu y déchiffrer sept mesures, séparées de deux barres, ce qui signifie que nous avons affaire à sept œuvres différentes, avec des thèmes très différents, ce qui est très étrange. J’ai donc dû parcourir tout le catalogue des œuvres de Vivaldi et Dieu sait s’il a été prolixe ! J’ai ainsi découvert l’ouverture d’un opéra, des concertos pour cordes et violons et même pour orgue, ce qui est rare chez ce compositeur. Ca  se termine par un concerto pour deux pianos d’une grande virtuosité et par un véritable feu d’artifice ».
Cette générale a été magistrale même si, comme toute générale qui se respecte, il y eut quelques arrêts pour des mises en place, des modifications, des mises au point. Ce fut un grand moment fortement ovationné, l’apothéose étant cet extraordinaire avec son premier violon.
Un CD de ces concerts est-il prévu, Jean-Christophe ?
Why not ? J’aimerais beaucoup. L’avenir nous le dira.
Bien entendu, alors que nous avions déjà eu l’occasion de nous entretenir sur ses multiples projets  qui ne cessent de s’allonger et de l’emmener au bout du monde, il avait été question d’un voyage en Russie pour des concerts à Moscou et St Petersburg qui se sont superbement déroulés, il a eu la joie et l’honneur de la visite de Valery Querquier, chef d’orchestre russe mondialement connu et d’Alexeï Shalashov, directeur de l’orchestre philharmonique de Moscou.
A St Petersburg, il a joué avec l’orchestre philharmonique de Monte Carlo, les grands musiciens français : Ravel, Debussy, Dukas, Fauré, Saint-Saens.
Il a déjà d’autres concerts de prévus en Russie mais entretemps, deux événements qui lui tiennent à cœur :

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« Fin août, je suis invité au théâtre Colo de Buenos Aires, un immense et incroyable opéra, qui est un lieu historique. Début octobre, je donnerai des concerts au Liban et en Egypte (Le Caire, Alexandrie) pour le 150ème anniversaire du Canal de Suez. Ce sera un concert qui mêlera musiciens, musiques et instruments occidentaux et égyptiens ».
Tout ce qu’il aime : les métissages, les musiquent qui se mêlent et se répondent, des musiciens de diverses origines.
En fait, Jean-Christophe Spinosi est un homme et un musicien heu-reux !

Jacques Brachet

Michèle TORR à Pertuis… La renaissance

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C’est devenu un rendez-vous immuable chaque été : Amis, famille et fans de Michèle Torr se retrouvent autour d’elle le temps d’un week-end, d’abord pour fêter son anniversaire, même si celui-ci a lieu en réalité le 7 avril et le lendemain, pour un concert exceptionnel où quelques amis artistes de retrouvent pour partager la scène afin de les soutenir, elle et Romain, son fils qui a la sclérose en plaques.
Deux jours show-chauds dans son village natal, à Pertuis où « elle a laissé ses souvenirs » et les retrouve très vite, entourée de sa famille.
Pour Michèle, ce fut une année difficile puisque, en dehors de Romain qui lutte vaillamment contre la maladie, elle a eu elle-même quelques ennuis de santé et surtout la séparation d’avec son mari qui a été un moment intense et critique car ça ne s’est pas fait sans douleur. Mais aujourd’hui, c’est un soulagement pour elle que d’avoir pu se sortir d’une situation qui devenait très pesante.
Du coup, la voici qui reprend goût à la vie, qui retrouve son sourire et qui, plus belle que jamais, est arrivée à la salle Georges Jouvin, rayonnante, toute de blanc vêtue, comme un symbole de la sérénité retrouvée.

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Parmi les cadeaux, des chaises et un tapis pour sa nouvelle maison

Inutile de dire que tout le monde a également été soulagé de retrouver la Michèle que l’on aime et qui, pour fêter ce renouveau, nous a offert un magnifique album dont je vous ai parlé et qui résume tout puisque intitulé « Je vais bien » !
Comme chaque année, tout le monde l’a beaucoup gâtée et a pensé qu’à nouvelle vie, nouvelle maison, il fallait de nouveaux objets pour la meubler. Après un excellent repas, nous avons eu droit au gâteau traditionnel, un superbe fraisier que nous avons partagé avec elle.
L’habitude veut que le concert ait lieu avant l’anniversaire. Cette année, les journées furent interverties pour des problèmes techniques et du coup, Michèle partit en fin d’après-midi pour se reposer, la chaleur et le stress aidant, et être en forme le lendemain pour ce concert spécial puisque toute la recette est reversée à l’association « SEP en pays d’Aix » créée par elle et Romain, qui est parrainée par le professeur Pelletier qui œuvre dans ce service à la Timone.

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Chaque année, un nombre incroyable d’artistes vient les soutenir. Sont déjà venus Dave, Michel Leeb, Hervé Vilard, Stone, François Valéry, Danyel Gérard, les Chevaliers du Fiel, Claude Barzotti, Nicolette, Christian Delagrange, Herbert Léonard… J’en oublie…
Fidèles au poste le musicien et chef d’orchestre Guy Mattéoni et sa fille Stella qui sont toujours là et qui, cette année, ont participé au dernier CD de Michèle.
Ils étaient donc là encore cette année, accompagnés du groupe Condor, de Frédéric Zeitoun e de la présence exceptionnelle de Michel Drucker, revenu tout exprès de Londres où il était allé rencontrer Céline Dion.
C’est sous un chaud soleil que les répétitions démarrent. Déjà beaucoup d’amis sont là. Michèle est sur scène, rayonnante et joyeuse malgré la fatigue de la veille. Il y a longtemps qu’on ne l’a pas vue ainsi.
Richard Gardet, ses musiciens et ses deux beaux choristes entreprennent de répéter avec elle les chansons du nouveaux disque. Sous l’œil attentif et heureux de son père, sa mère et sa grand mère, Stella répète son duo avec Michèle, une chanson très sixties écrite par le père et la fille pour Michèle et qu’elles chantent en riant, très complices, « Les jours heureux » une chanson de circonstance tant aujourd’hui ceux-ci semblent être revenus pour notre belle chanteuse.
Pendant ce temps tous les petits enfants sont là pour tenir le stand de l’association « La SEP en Pays d’Aix », tous les bénéfices allant, comme la soirée au profit de celle-ci.

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David Lelait-Helo, Pierre Maldiney, Charles Vitello, Frédéric Zeitoun, Michel Drucker,
Guy Mattéoni, Adda Abdelli, Jean-François Gérold, alias Condor

Frédéric Zeitoun arrive et l’on est très heureux de se retrouver, se remémorant une certaine journée de la Fête du Livre de Toulon où nous étions l’un à côté de l’autre parlant évidemment musique. Une belle surprise aussi : David Lelait-Helo, écrivain de talent et qui a écrit beaucoup de chansons, dont certaines pour Michèle, est venu d’Avignon où il présente sa pièce, tirée de son dernier livre « Quand je serai grand je serai Nana Mouskouri » mise en scène par Virginie Lemoine. Là encore retrouvailles chaleureuses car nous avons aussi de jolis souvenirs ensemble. Et puis, voici qu’arrive un beau quatuor de grands médecins venus soutenir Michèle, Romain et l’association : Evidemment le professeur Pelletier en tête, entouré du docteur Pierre Maldiney, cardiologue réputé, médecin nutritionniste et anti-âge, le docteur Charles Vitemo, médecin anti-âge venu de St Etienne et le docteur Audrey Rico, neurologue à la Timone.
Et puis voici qu’arrive un gay luron : le comédien de la série « Vestiaires » Adda Abdelli, qui est aussi scénariste. Etant dans les parages, évidemment concerné par les handicaps et de surcroît fan de Michèle, il et venu à sa rencontre.

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Une partie de la famille de Michèle avec le Condor et Michel

Tout ce petit monde se retrouve dans la fraîcheur de la Chapelle de l’Enclos de la Charité pour un sympathique repas catering. Ca discute, ça fait connaissance, la médecine se mêle à la chanson.
Bien entendu il y a également tout l’orchestre et les belles danseuses de Richard Gardet qui papillonnent autour de nous et aussi toute l’équipe du Condor, alias Jean-François Gérold qui fait partie du spectacle avec son magnifique concert, mêlant la musique provençale aux rythmes d’aujourd’hui, qui remplit les salle et les amphis du monde entier. Il fit, il y a quelques années, la première partie du spectacle de Michèle à l’Olympia. Depuis, ils ne se quittent plus et travaillent souvent ensemble. Il était donc évident pour lui d’être là pour l’épauler.
Le dernier arrivé fut Michel Drucker, revenu tout exprès de Londres pour être de la fête.
Tout le monde étant là, le spectacle pouvait démarrer avec les ballets multicolores et l’orchestre de Richard Gardet. Envol de jambes, de plumes et de paillettes pour un magnifique hommage à Charles Aznavour.
Puis Michèle vint sur scène, avec Romain et son fils Raphaël, rappeler les buts de cette association et de ce spectacle.
Nos médecins furent présentés par Michèle et ils expliquèrent au public cette maladie dont Romain est atteint, la sclérose en plaques, les progrès qui sont faits chaque année avec beaucoup d’espoirs à la clé et le travail attentif de nombreux médecins et chercheurs travaillant dans l’ombre.

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La sublime Stella vint chanter, accompagnée de son père et recueillit des bravos bien mérités puisqu’elle est autant talentueuse que belle.
Quant à Frédéric Zeitoun, il nous enchanta littéralement avec ses « duos en solitaires ». En fait de duos c’était avec son guitariste et en solitaire car toutes les chansons qu’il nous chanta fut celles composées et chantées dans son CD avec Oldelaf, Fugain, Marie-Paule Belle, Aznavour, Linda Lemay, Duteil et quelques autres, toutes des pointures qui font que la vraie chanson française existe encore. De belles mélodies et des textes pleins d’humour, de poésie, d’émotion qui enchantèrent le public plus beaucoup habitués à entendre des textes de cette qualité. D’ailleurs, il se pourrait qu’on retrouve Frédéric sur un prochain disque de Michèle avec qui l’on a beaucoup bavardé.
Toujours bon pied bon oeil l’ami Drucker nous proposa une compilation de quelques histoires de son tout premier show agrémenté de quelques anecdotes de on second qu’il prépare. Il est à lui seul la mémoire de la télé, de la chanson, du théâtre, du cinéma et c’est toujours un plaisir de le retrouver pour échanger quelques souvenirs de toutes nos rencontres et des amis que nous avons en commun.

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Puis Michèle vint terminer la première partie en mêlant ses tubes incontournables à ses nouvelles chansons, dont son duo avec Stella Mattéoni, et en terminant avec « Hallelujah » qu’elle chanta en se promenant avec le public heureux de la voir de si près.
Cette année le spectacle était loin d’être fini puisque, durant un entre acte où Michèle signa livres, CD, DVD, programmes à tour de bras, le Condor installait son orchestre, et ses nombreux instruments typiquement provençaux pour nous offrir un fabuleux feu d’artifice avec toutes ces musiques que le public chanta avec lui tant chez nous la musique provençale est ancrée dans nos gènes. Toutes ces chansons mâtinées rock ou à consonance celtiques prennent avec lui et ses splendides musiciens des teintes multicolores, universelles qui nous emmènent autour du monde comme cette version de « Titanic » qui emporta la salle.

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Ultime estocade, Michèle vint le rejoindre sur scène pour chanter avec eux l’hymne provençal « Coupo Santo », Moment ultime d’émotion et de joie mêlées que le public levé ovationna.
Dieu sait si, grâce à Michèle et ses amis artistes, nous avons eu depuis ces années, de beaux moments mais cette année, la qualité et le concept du spectacle atteinrent des moments intenses et exceptionnels.
Ce fut une grande soirée qui se termina vers deux heures du matin après que ceux qui restaient aient trinqué une dernière fois avec l’héroïne de cette grande fête.
On est déjà partant pour la prochaine !

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Jacques Brachet
Photos JB et Christain Servandier

Le Festival de Musique de Toulon et sa région
L’Estival 2019 : Forever

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En ce vendredi 6 juillet surchauffé, sur la place de l’Equerre de Toulon, l’Orchestre symphonique du Conservatoire TPM donnait un concert intitulé « Forever », « pour toujours », bien nommé puisqu’il s’agissait d’un programme basé sur des thèmes issus de grands films emblématiques de leur époque, thèmes que tous les plus de 20 ans doivent connaître.
L’Orchestre Symphonique du Conservatoire TPM était renforcé par la participation d’enseignants et d’élèves des classes de jazz et musiques actuelles amplifiées. C’est dire que sur scène était présenté un immense orchestre, dirigé avec maestria par Jean Louis Maes.
Celui-ci eut l’idée de présenter chaque morceau sous forme de quizz (devinette en français) en donnant l’année, le nom de quelques acteurs, un résumé du film. A charge pour le public de trouver le titre du film. Facile pour l’immense public qui remplissait la place. Cette façon de procéder permettait d’inclure joyeusement le public dans cette soirée, et de nous faire travailler la mémoire. Je regrette que Jean Louis Maes, n’ait pas nommé les compositeurs de chaque pièce, sauf pour « Lawrence d’Arabie » et « Docteur Jivago » de Maurice Jarre. Chauvinisme ? Je plaisante bien sûr. Tant ce petit jeu était bon enfant. Les musiques étaient de Elmer Bernstein, Maurice Jarre, Henry Mencini, Ennio Morricone, Serge Gainsbourg, Scott Bradley, Louiguy
On entendit donc des airs majeurs de « La Panthère rose, du Parrain, des 7 mercenaires, et d’autres ; et des chansons qui, extraites de films, ont fait une carrière qui dure encore, Forever. C’est « Singing in the Rain, La Javanaise, Pull marine (paroles d’isabelle Adjani), la Gadoue toutes trois de Serge Gainsbourg, la Vie en rose (parole d’Edith Piaf) » arrangée par Franck Pantin; chansons chantées avec conviction par Nina Montanaro, avec une très belle réussite sur « Pull marine», d’une tessiture difficile

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Les moments les plus forts, musicalement, me semblent avoir été « Les 7 Mercenaires et Lawrence d’Arabie », ce qui n’enlève rien aux autres interprétations.
Ce sympathique concert se termina par « La Bamba », écrite sur un air traditionnel mexicain, la musique du film étant composée par Miles Goodman et Carlos Santana. Cette « Bamba » fut le tube inévitable des années 60. Pas étonnant que le public l’ait chantée avec l’orchestre lors de la reprise.
Chapeau bas à cet orchestre d’un soir et à son chef Jean Louis Maes car c’est une gageure que d’arriver à mettre en place un tel groupe, nombre des musiciens sont encore des adolescents, et surtout, en si peu de temps, une semaine m’a-t-on dit, et cela après avoir donné d’autres concerts auparavant.
Saluons l’action du Festival auprès de la jeunesse, car tout au long de l’année un travail de fond est mené auprès des scolaires, des collégiens, des lycéens, pour leur faire connaître et aimer la musique. Et mettre sur scène ceux qui pratiquent la musique.

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Serge Baudot
Concerts à venir à la Tour Royale à 21h30 :
Lundi 8 juillet : Die Innere Stimme : Simon Ghraichy au piano dans un répertoire éclectique.
Mardi 10 juillet : Odyssées avec Alexandra Soumm au violon et Illya Amar au vibraphone dans une interprétation des folklores de l’Europe de l’Est, d’Israël et du Bassin Méditerranée, plus quelques auteurs classiques. Un voyage à découvrir.

Festival de Musique de Toulon et sa région
L’Estival 2019 : Les voix animées

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Le 4 juillet, le groupe vocal Les Voix Animées venait fêter ses 10 ans par des « Célébrations A Cappella » dans le cadre merveilleux de la Tour Royale de Toulon, sous les étoiles d’une nuit chaude, avec parfois le cri d’une mouette, et le parfum de la Méditerranée qui roulait doucement ses vagues au pied de la Tour.
Le programme habituel des Voix Animées est en général constitué de ce qu’on appelle la musique sérieuse. Grande nouveauté, voire une nouvelle étape, les Voix Animées ont choisi de fêter leurs 10 ans en chansons, la grande chanson française, britannique, et celle des comédies musicales : Bécaud, Dutronc, Vian, Montand, Brassens, ABBA, The Mamas and the Papas, Bernstein, Rodgers and Hammerstein…
La question qu’on pouvait se poser : comment vont-elles s’y prendre. Un leader accompagné par les autres interprètes qui imiteraient des instruments ? Eh bien non ! Elles ont fait appel à des arrangeurs, et non des moindres (la plupart étaient présents dans l’enceinte) : Etienne Desaux, Alcibiade Minel, Anne Mirou, Etienne Planel, qui surent, chacun à leur façon, construire des sortes de concertos grosso en utilisant les différentes voix selon leur tessiture et leurs qualités, mêlant fugues et contrepoints, sans oublier le rythme propre à chaque chanson. On peut d’ores et déjà dit que ce fut une réussite totale.
On connaît la qualité des Voix Animées qu’on a souvent le plaisir d’entendre dans la région dans des répertoires divers.
Le concert débuta et se termina par des chants du répertoire « sérieux » (Orlande de Lassus, Giovanni Pierluigi da Palestrina) avec en intermède au milieu du concert le « Pastime with Good Company » écrit par le roi Henri VIII, dans une brillantissime interprétation.
Quelques chansons se détachèrent plus particulièrement comme « Il est cinq heures, Paris s’éveillent », dans une tout autre approche que celle de Jacques Dutronc, et un arrière plan qui faisait oublier la flûte de Roger Bourdin. Le « J’suis Snob » de Boris Vian, détaillé délicieusement et malicieusement, une véritable saynète. A bicyclette offrait toute la joie d’une promenade à vélo dans la campagne. « La mauvaise réputation » de Brassens envoyait dinguer les « braves gens ». Une trouvaille sensationnelle pour « Et maintenant » de Bécaud-Delanoë chanté sur un accompagnement Boléro de Ravel ; sacré trouvaille ! Et la « Mélodie du bonheur » de Rodgers et Hammerstein, là encore une saynète acrobatique vocalement, et réjouissante.

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Il y avait peut-être un peu moins d’invention sur les thèmes anglo-saxons, mais eux aussi étaient traités d’une façon absolument neuve et originale.
Apothéose oblige : la création mondiale de l’œuvre de Philip Lawson (ex baryton et arrangeur des King’s Singers) composée sur des thèmes des grandes comédies musicales d’Andrew Lloyd Webber, intitulée « A Lloyd Webber Medley ». Un véritable feu d’artifice.
Ce soir les Voix Animées étaient Anara Khassenova, Sterenn Boulbin, Isabelle Schmitt, Raphaël Pongy, Damien Roquetty, Mathieu Becquerelle, emmenées par le baryton Luc Coadou qui assure également la présentation des morceaux, et des imprévus, avec un sobre humour britannique absolument roboratif.
Pour clore cet anniversaire les Voix Animées « se » chantèrent « Joyeux Anniversaires », avec nos vœux les plus sincères, avant de nous quitter sous un jet de lumière.
Certes on aimerait entendre ce concert en acoustique dans une salle, mais la sonorisation de Marc Poveda était remarquable, laissant entendre chaque voix séparément dans le même registre de puissance, avec la rondeur des ensembles. J’ai moins apprécié les lumières colorées se manifestant de temps en temps derrière le groupe, mais c’est la mode. Des lumières naturelles auraient mis la pierre en valeur et donné plus d’intimité, de concentration. Mais ce n’est qu’un petit détail.
Un concert qui certainement marquera une date dans l’histoire de l’Estival du Festival de Musique de Toulon et sa Région

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Serge Baudot

Concerts à venir à la Tour Royale à 21h30 :
Lundi 8 juillet : Die Innere Stimme : Simon Ghraichy au piano dans un répertoire éclectique.
Mardi 10 juillet : Odyssées avec Alexandra Soumm au violon et Illya Amar au vibraphone dans une interprétation des folklores de l’Europe de l’Est, d’Israël et du Bassin Méditerranée, plus quelques auteurs classiques. Un voyage à découvrir.

Six-Fours : JOHNNY revit à la Maison du Cygne

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Ils sont venus, ils sont tous là…
C’est la première fois que l’on voit autant d’adjoints et de conseillers municipaux – et même le maire ! – à un vernissage d’exposition.
Il faut dire que si le photographe exposant, Tony Frank, n’est pas connu de tout le monde, son modèle, Johnny, est dans le cœur, dans le regard, dans la tête de plusieurs générations et avec cette superbe exposition, on se rend compte que le mythe Johnny n’est pas près de s’éteindre.
Avec Tony, nous nous sommes croisés souvent dans le sillage de Johnny, que ce soit sur la tournée du fameux Johnny Circus, chez notre ami Eddy Barclay à St Tropez ou encore sur l’île de Bendor où il était venu faire avec lui un calendrier pour Paul Ricard. Car il fut son photographe officiel dès 1960 et jusqu’au bout de sa carrière puisque ses dernières photos datent de la déjà mythique tournée des Vieilles Canailles, réunissant trois bêtes de scène : Johnny, Eddy, Dutronc.
Tony a réalisé des milliers de photos de son ami, ce qui ne l’a pas empêché – métier oblige – d’aller fixer les portraits de Véronique Sanson, Julien Clerc, Voulzy-Souchon, Serge Gainsbourg, Nathalie Baye, Barbara, Françoise Hardy, Hugues Aufray et entre autres les emblématiques fesses de Michel Polnareff ! Sans compter des artistes internationaux comme Sonny and Cher, Queen, Dylan, Sting, les Stones….

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Jean-Sébastien Vialatte, Jacqueline Franjou, Tony Frank, Dominique Ducasse, Cyril Bruneau, Dominique Baviéra

Tony, comme beaucoup d’entre nous, est né des années 60, c’est à dire à une époque où tout éclatait, tout explosait, où la jeunesse se libérait et créait ses propres codes, des propres musiques, ses propres mode. et c’est donc dans cette année mythique que naît le rock, le twist, Salut les copains, le Golf Drouot, où il fera sa rencontre avec notre Jojo.
Amitié sans faille, confiance absolue avec juste l’ombre d’une certaine Laetitia qui les éloignera quelque peu.
Tony vient donc se poser tout l’été à la Maison du Cygne, magnifique écrin, à la fois intérieur et extérieur pour notre idole nationale. Et si Tony a posé là ses photos sur les cimaises mais aussi disséminées dans le jardin remarquable du Cygne, c’est grâce à Cyril Bruneau, photographe devenu officiel du Festival de Ramatuelle, déjà venu exposer au Cygne et qui a proposé à son ami Tony Frank d’y venir rendre hommage à Johnny.
Une exposition magnifique qui retrace 50 ans de carrière, 50 ans d’amitié où l’on redécouvre les multiples visages de Johnny « Ni tout à fait le même, ni tout à fait un autre » tant il a changé de look au cours des décennies. Mais on y retrouve un point commun : le regard. Ce regard si bleu qu’il a fait chavirer des milliers de femmes mais, ce qui est plus rare, c’est que sa personnalité a fait aussi craquer autant de mecs, ce qui est unique pour un artiste masculin. Et on les a vus en larmes lors de sa disparition, ces fans « mâles » !

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Johnny renaît donc pour tout l’été dans cette maison du Cygne grâce à Tony Frank dont le talent n’a d’égal qu’une modestie sereine, heureux du travail accompli, plus à l’aise, nous avoue-t-il, derrière un appareil photo que devant un micro, ce micro autour duquel, étaient donc réunis Le maire de Six-Fours, Jean-Sébastien Vialatte, son adjointe à la Culture, Dominique Ducasse, Dominique Baviéra, directeur du Pôle Art Plastiques, Cyril Bruneau et Jacqueline Franjou, présidente du Festival de Ramatuelle, créatrice de « L’œil en Seyne », festival de photographie qui se tient tous les ans à la Villa Tamaris, joliment chapeautée, venue soutenir « ses » photographes, félicitant Tony pour avoir non seulement su saisir le regard de l’idole mais aussi son histoire. Car dans cette exposition, c’est toute l’histoire d’un artiste, d’un homme dans tous ses états, qui, jusqu’à la fin de sa vie, fut d’une beauté, d’une présence, d’un charisme incroyables. Et toute l’histoire d’une époque bénie.
Et puis, comme le chantait Johnny…. « Souvenirs, souvenirs… ». ils sont en partie accrochés là nos souvenirs d’une jeunesse insouciante, très rock n’roll. C’étaient nos jeunes années et l’on a tous dans le cœur quelque chose de Johnny.
Et cette expo est à la fois joyeuse et nostalgique.
Quel bonheur de retrouver toutes ces photos et de revoir Tony qui a eu cette chance de partager une grande amitié avec l’idole de tout un pays !

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Jacques Brachet

Jazz à Toulon du 19 au 28 juillet
30 ans de concerts gratuits à travers la ville

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Manu di Bango

Jazz à Toulon fête cette année ses 30 ans. Dire que tout est parti d’un pari. Fin des années 80 le maire de Toulon était monsieur François Trucy. Il cherchait un moyen d’apporter de l’animation en même temps que de la culture dans les quartiers de la ville. Il faut dire qu’à l’époque l’offre culturelle était assez pauvre, contrairement à aujourd’hui où l’on n’a que l’embarras du choix. Son Chef de cabinet, Jean-Pierre Colin, amateur de jazz, qui venait de faire son service militaire à Boston où il avait fréquenté les jazzmen de la Berklee, lui proposa des concerts de jazz gratuits en itinérance dans différents quartiers de la ville. Le maire dit banco. Jean-Pierre Colin passa le bébé à Daniel Michel, alors directeur du COFS, musicien et jazzfan lui-même, qui mit la chose sur pied. Le festival s’appela d’abord « Jazz is Toulon », pour devenir plus modestement depuis quelques années « Jazz à Toulon ». Il y a 30 ans donc, en 1989, ce fut le départ, avec un invité de choix, Michel Petrucciani. C’est pourquoi cette année le festival rendra hommage au grand pianiste trop tôt disparu, en présence de ses deux frères : Louis, le contrebassiste, et Philippe, le guitariste, qui ouvriront le concert en duo, suivis par un groupe de musiciens qui ont participé au cours des ans aux fameux Worshops du festival qui propulsèrent tant de musiciens, amateurs ou professionnels. Ce seront Stéphane Bernard (p), Sylvain Rifflet (s), Olivier Miconi (tp), Mathias Allamane (b) et Sylvain Ghio (dm). Gageons que les frères Petrucciani se joindront à eux pour un bœuf mémorable.
Jazz à Toulon poursuit sa route, avec des concerts gratuits qui sillonnent la ville, sous la houlette de sa Présidente, madame Bernadette Guelfucci, et sa vaillante équipe. Rappelons qu’au cours de ces 30 ans c’est environ 2000 musiciens qui s’y sont fait entendre, parmi lesquels on peut compter quelques dizaines des plus grands.

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Ricardo del Fra – Agathe Iracema

Petite revue de détails pour cet été :

Pour les grands concerts du soir, quelques pointures :
Manu Dibango avec son  African Soul Safari ; Randolph Matthews et son Afro Blues Project : Manu Guerrero Quintet ; la chanteuse brésilienne Agathe Iracema ; Théo Ceccaldi Trio ; un événement avec le quintette de Ricardo del Fra pour un hommage à Chet Baker. Ricardo del Fra a accompagné Chet Baker pendant 9 ans. Il lui avait rendu hommage en 1989 (date du premier festival Jazz is Toulon) avec un album « A Sip of your Touch », puis il a renouvelé l’hommage 25 ans plus tard sous le titre « My Chet My Song » avec le Deutsches Filmorchester Babelberg. (Les deux œuvres ont paru en un coffret de 10 mai dernier). A Toulon ce sera en direct avec l’orchestre de l’Opéra, donc une nouvelle création ; Tony Allen avec The Source ; Kenny Garrett et son quintette, certainement le concert le plus purement jazz.

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Theo Ceccaldi – Manu Guerrero – Kenny Garrett

Pour les concerts apéros :
Caravancello, deux violoncelles et des percussions ; The Po’Boys, menés par Poupa et Didou qu’on ne présente plus ici ; Sonia Winterstein dans son répertoire manouche ; Spirale Trio, de la fusion ; Ananda Revival avec de nouveaux musiciens pour un autre genre de fusion ; et le trio de l’excellent pianiste Alexis Tcholakian.
A noter une nouveauté, «Jazz Ambiance », une déambulation dès 10h du matin, le 19 juillet au centre ville avec Swing Pocket Manouche, et le 24 juillet du Pont du Las au Mourillon avec les Angels City Players qui jouent différents styles de jazz.
Oyez ! Oyez ! Voilà de quoi occuper ses journées et ses soirées, si on aime le jazz, bien sûr i

Serge Baudot
Renseignements : www.jazzatoulon.comwww.cofstoulon.fr – 04 94 09 71 00
Brochure dans lieux habituels.

Six-Fours – La Maison du Cygne
La leçon de musique de Jean-Christophe SPINOSI

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Entre un concert à l’Opéra de Monte-Carlo dimanche, un concert mardi au Château de Versailles, et avant de nombreux concerts en Allemagne, en Russie et à… Six-Fours dans le cadre du Festival de Musique*, notre ami Jean-Christophe Spinosi a fait une halte amicale à la Maison du Cygne de Six-Fours, invité par Dominique Ducasse, adjointe au service culturel, pour parler musique avec des élèves de CM1/CM2 et CE/CE2 du collège Reynier, du Brusc et des Lones. En tout cinq classes et quelque 150 élèves sont arrivés en file indienne, s’installant sur le gazon de la cour de la Maison du Cygne, encadrés par leurs professeurs.
Auparavant, on leur avait projeté le DVD du violoniste-chef d’orchestre pour qu’ils aient une idée plus précise de ce qu’est la vie d’artiste qui passe son temps sur les routes, dans les avions et sur les scènes du monde entier avec l’orchestre qu’il a créé, l’ensemble Matheus ou en tant que chef invité par d’autres orchestres.

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Ils ont aussi eu une approche de la musique classique et sont arrivés armés de petites questions. Entre eux et lui, le courant est immédiatement passé, les gamins tout heureux de rencontrer un grand musicien, d’autant que simple et d’une gentillesse extrême, Jean-Christophe a aussitôt entamé le dialogue. Très vite les questions ont fusé sur le métier de musiciens, certains enfants jouant d’un instrument… mais pas un seul jouant du violon, à la grande surprise du chef d’orchestre. Ca ne les a pas empêchés de poser de nombreuses questions sur un orchestre, les différents instruments, les compositeurs, le travail avec les musiciens, jusqu’au questions plus personnelles comme l’âge du violoniste, où il habitait, s’il avait des enfants et comment il faisait pour les voir…
Avec sa gentillesse et son humour il n’a éludé aucune question, fait passer sa passion qui date de l’enfance, en précisant que, pour devenir musicien, ou tout autre métier d’ailleurs et bien le pratiquer, il faut avant tout l’aimer.
Avec Dominique Ducasse, il les a invités à venir à la Collégiale avec leurs parents, lors d’une répétition générale. Puis, n’ayant aucun instrument de musique, il leur a expliqué les notes en les faisant chanter, en trois groupes, dans des tons différents, une chanson que tous connaissaient : « Petit Papa Noël ». Il fut en cela aidé par Fabiola Casagrande, conseillère communautaire qui nous a ainsi révélé sa belle voix !
La rencontre terminée, les enfants eurent droit à un goûter mais certains ont préféré continuer à discuter avec Jean-Christophe, et lui demandant des autographes.
Bel après-midi ensoleillé, sous le signe de la musique.

E G F

Jacques Brachet

*Festival de Musique – Concerts à la Collégiale Saint-Pierre de Six-Fours
Le 17 juillet 20h30 «Index Pro Memoria» avec l’Ensemble Matheus dirigé par Jean-Christophe Spinosi dans un répertoire Vivaldi.
Le 19 juille 20h30 «La Battle des Anges» avec l’Ensemble Matheus et le chœur de chambre Melisme(s) dirigé par Gildas Pungier et le chœur Matheus, à nouveau dans un répertoire Vivaldi.
Le samedi 20 juillet 21h au Parc de la Méditerranée «Baroque and Pop – Return to Forever» Il Giardino d’Amore avec Natalia Kawalek (mezzo), Stan Plewniak (chant), Stefan Plewniak (violon et direction). Sur de célèbres musiques pop et classiques.

Le Festival de Musique de Toulon et sa région
L’Estival 2019 du 12 juin au 20 juillet

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Suivant un rite bien établi depuis quelques années L’Estival a commencé (le 12 juin cette année) avec un programme hautement éclectique, par une journée de déambulation musicale « Les pianos sauvages », cinq grands pianos installés en divers endroits du Centre Ville et mis à la disposition de tout pianiste, débutant ou concertiste, passant par là entre 11h et 18h ; ils étaient aussi joués par des professeurs et des élèves du conservatoire. : belle occasion de partager des voyages musicaux.
Le soir à 18h c’était la présentation, sous la présidence de monsieur Claude-Henri Bonnet, de la saison estivale sur la place Puget, suivie par un récital à deux pianos avec Frantz Baronti et Bertrand Massei pour « Un voyage au dessus de l ‘Atlantique » ; et plus tard dans la soirée à 22h sur la place des Savonnières on pouvait assister à la projection du film «Buena Vista Social Clu » de Wim Wenders.
Cette année, le 14 juin, le Concert au profit de Pharmacie Humanitaire se déroula à l’église Saint-Jean Bosco avec le chœur de chambre Kallisté (direction Régine Gasparini) et l’Ensemble instrumental de Toulon et du var (direction René-Pierre Faedda dans un répertoire Mozart.
Le 22 juin montée au Mont Faron pour « Le Faron fête la musique » par l’Ensemble de cuivre des élèves du Conservatoire TPM.
En juillet viennent les grands concerts. Cette année le programme, très riche, fait preuve d’une belle diversité, et sort des sentiers battus. Différents styles de musique sont proposés aux mélomanes qui pourront satisfaire leur curiosité, et même faire des découvertes comme avec ce duo violon-vibraphone.
Tous les concerts de juillet se dérouleront à 21h30 à la Tour Royale, sauf celui du 6 juillet : en cas d’intempéries refuge à l’Opéra de Toulon.

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Violoncellopéra – Simon Ghraichy

Le 2 juillet place aux violoncelles français avec « VioloncellOpéra », 8 violoncellistes célèbres dans un répertoire classique et varié.
Le 4 juillet, l’excellent groupe vocal « Les Voix Animées » donnera ses « Célébrations a Cappella » pour un concert-événement des 10 ans de l’Ensemble (2009-2019), sur un répertoire de chansons modernes. Gageons que ce sera un grand et étonnant moment.
Le 6 juillet, «Forever» sur la Place de l’Equerre, un grand concert avec l’Orchestre Symphonique du Conservatoire TPM sous la direction de Jean Louis Maes avec des enseignants et des élèves des classes de jazz et musiques actuelles, sur des thèmes issus de comédies musicales.
Le 8 juillet, en piano solo «Die innere Stimme» (la voix intérieure) par Simon Ghraichy ; là encore un répertoire varié.
Le 10 juillet «Odyssées» duo avec Alexandra Soumm au violon, et Illya Amar au vibraphone, dans un voyage musical de Bartók à des musiques folkloriques d’Europe, d’Israël et de la Méditerranée.

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L’ensemble Matheus dirigé par Jean-Christophe Spinosi

Concerts à la Collégiale Saint-Pierre de Six-Fours
Dans une deuxième partie l’Estival en partenariat avec la ville de Six-Fours propose trois concerts dont deux à la Collégiale Saint-Pierre à 20h30:
Le 17 juillet «Index Pro Memoria» avec l’Ensemble Matheus dirigé par Jean-Christophe Spinosi dans un répertoire Vivaldi.
Le 19 juillet «La Battle des Anges» avec l’Ensemble Matheus et le chœur de chambre Melisme(s) dirigé par Gildas Pungier et le chœur Matheus, à nouveau dans un répertoire Vivaldi.
Le samedi 20 juillet à 21h au Parc de la Méditerranée «Baroque and Pop – Return to Forever» Il Giardino d’Amore avec Natalia Kawalek (mezzo), Stan Plewniak (chant), Stefan Plewniak (violon et direction). Une curiosité à découvrir sur de célèbres musiques pop et classiques.

Serge Baudot.
Renseignements : www.festivalmusiquetoulon.com – Tel : 04 94 93 55 45
Réservations : 04 94 18 53 07
Vente de billets aux endroits habituels

MONTPELLIER – Les Folies D’O 2019

Une Plongée Inédite dans l’univers d’Offenbach 
les 2, 3 et 4 juillet à l’amphithéâtre du Domaine d’O

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Rendez-vous attendu du Domaine d’O, les Folies d’Océlèbrentcette année les 200 ans de la naissance d’Offenbach, unerencontre entrepassé et présent à travers un voyage symphonique et diversifié. La Métropole de Montpellier est fière de porter et d’accompagner, depuis deux ans maintenant, ce festival pour lequel nous avons choisi de renforcer notre soutien cette année, avec une subvention à la hausse.Le Domaine d’O est fidèle à sa réputation. Chaque année, il sait se renouveler avec une programmation de qualité, toujours plébiscitée, pour chacun de ses rendez-vous. Métropolitain désormais, les synergies sont toujours plus nombreuses entre nos institutions culturelles. Aussi, je suis ravi de voir Marion Guerrero, formée à l’EcoleNationale Supérieure d’ArtDramatique de Montpellier(ENSAD), mettre en scène l’édition 2019 des Folies d’O.Un exemple de réussite qui témoigne de la qualité des enseignements dispensés à Montpellier, capablesde faire émerger les talents de demain, et contribuant largement à faire de Montpellier ce qu’elle est, une destination culturepar excellence.Trois jours durant, le Domaine d’O va vivre au sond’Offenbach, pour le plus grand plaisir d’un public mélomane,toujours fidèle et encore plus nombreux
Le 200ème anniversaire de la naissance d’Offenbach est l’occasion d’une production surprenante proposée par les Folies d’O, rebaptisées pour l’occasion les Folies d’Offenbach. Humour et originalité seront au rendez-vous de cette édition 2019 : une plongée inédite dans l’univers du créateur de l’opéra-bouffe.
Une enfant du pays signe la mise en scène
Jérôme Pillement, chef d’orchestre et directeur artistique du Festival les Folies d’O, a confié la mise en scène de cette création 2019 à Marion Guerrero. Montpelliéraine, Marion Guerrero a une trentaine de mises en scène à son actif. Cette femme engagée et dotée d’un solide sens de l’humour est la directrice artistique de la compagnie locale Tire pas la Nappe et endosse régulièrement des rôles de comédienne, au théâtre comme au cinéma.
Une piscine au cœur de la scénographie
Ce spectacle nous emportera de La Vie Parisienne aux Contes d’Hoffmann en croisant Les Brigands, La Belle Hélène, La Grande Duchesse de Gérolstein, La Périchole et nous invitera au Voyage dans la Lune.

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«Je ne voulais pas couper l’espace des musiciens du reste de l’action et je me suis demandée comment transformer la fosse en quelque chose qui serait en cohésion avec la scène. Et tout à coup, cette fosse a fait naitre l’image d’une piscine. Tout s’est construit autour de cette image», raconte Marion Guerrero. Un orchestre jouant dans une piscine ? Attendez-vous à de l’absurde ! Mais aussi à de belles voix et de la grande musique…
La distribution
Solistes, Chœur de l’Opéra national Montpellier Occitanie et Orchestre national de Montpellier Occitanie, comédiens, pas moins de 75 personnes seront réunies pour cette production inédite.
Parmi eux : la soprano Mélanie Boisvert, la mezzo-soprano Antoinette Dennefeld, le ténor Loïc Felix et le baryton Armando Noguera.
Les comédiens : Elodie Buisson et Julien Bodet.
A noter : possibilité d’organiser des reportages en amont de la Première.
Le Domaine d’O, un écrin magique
«Folie» du XVIIe siècle nichée dans un grand parc méditerranéen, le Domaine d’O s’est doté en 2003 d’un amphithéâtre à ciel ouvert de 1 800 places. Un lieu unique absolument fabuleux ! Depuis 12 ans, comédies musicales et opérettes y sont données sous les étoiles… C’est ici que Jérôme Pillement convie chaque année connaisseurs et néophytes à un merveilleux voyage en compagnie de la grande famille des arts vivants. Car pour ce chef d’orchestre sans frontières, c’est cela la magie de l’opéra : des acteurs, musiciens, chanteurs et danseurs vibrant à l’unisson !

Points de location – domaine d’O :  0 800 200 165 (service et appel gratuits) /
www.domainedo.fr – Du lundi au vendredi de 13h à 18h,
jusqu’à 22h les soirs de représentations

Michèle TORR… Elle va bien !

A

« Je vais bien » est le titre du nouvel album de Michèle Torr.
Une belle confession après beaucoup de problèmes personnels et de santé qui l’avaient affectée depuis ces derniers mois.
Aujourd’hui tout va bien, les problèmes s’estompent et sa seule préoccupation reste aujourd’hui son fils Romain qui est atteint de sclérose en plaque et avec lequel elle a créé l’association « SEP en pays d’Aix ».
Et quand elle chante « Je vais bien », on ne peut plus en douter en la voyant retrouver son sourire, sa sérénité alors que ces temps dernier elle l’avait un peu perdue, son regard éteint le démontrait. Aujourd’hui, elle est de nouveau rayonnante, elle a changé de look et puis la voix… cette voix ample, ensoleillée est plus belle que jamais, ce CD nous le prouve.

B C

Elle s’est beaucoup investie sur cet album, écrivant la plupart des textes ce qui fait que, comme elle me l’a écrit, il lui ressemble vraiment. Elle l’a concocté avec les Mattéoni, le père, Guy, superbe musicien, compositeur et chef d’orchestre, ami fidèle et la fille, Stella, chanteuse, auteure, compositrice. Tous deux ont entre autre signé la chanson qui donne le titre au disque : « Je vais bien ». Pour les autres paroles, il ne peut pas plus ressembler à Michèle qui a souvent chanté sa vie : « Je m’appelle Michèle », « A ma mère », « Mon père », « Charlotte » sa petite fille, sa Provence dont le fameux « Pont de Couthézon » et souvent sa vie de chanteuse.
Et « Ma première chanson » est… la première chanson de l’album qui raconte ses débuts avec « C’est dur d’avoir 16 ans », d’autant plus dur que c’est à cette époque que sa maman s’est tuée en voiture. Une enfance qui s’achève brutalement et cette chanson partagée avec de nombreux fans qui, plus de 50 ans après, sont toujours là.

D E
Michèle en compagnie de Stella Mattéoni, Hervé Vilard, Guy Mattéoni et Didier Barbelivien

« Je n’ai plus le temps » raconte ses problèmes matrimoniaux, la délivrance d’un mari violent, sa séparation, la liberté retrouvée et l’aveu qu’elle n’a plus de temps à perdre et qu’on ne peut vivre en étant maltraitée et sans respect. A bon entendeur !
« On aurait pu, on aurait dû » parle des choses qu’elle a pu rater, qu’elle aurait pu éviter dans sa jeunesse… Pense-t-elle à Christophe ?
« Les jours heureux », sur un tempo très sixties, est un bilan de ses heurs et malheurs de sa vie de femme et de chanteuse, qui ne regrette rien et espère encore plein de belles choses.
On retrouve aussi quelques reprises remises au goût du jour par Guy Mattéoni et l’on a plaisir à retrouver « Les choses de la vie », écrite par Romain, son fils et l’ami Didier Barbelivien. Didier qu’on retrouve sur cette belle « Chanson inédite »
Grand plaisir aussi de retrouver l’un de ses tubes « La grande chanson » et encore cette émouvante profession de foi : « Rentrer sur scène » signée par Guy et elle-même.
Ce disque est un petit bijou, on y sent une Michèle délivrée, libérée (comme le dit une autre chanson qui n’est pas d’elle !), pleine d’énergie, en pleine possession de cette voix grave et puissante qui explose.
Un disque sans nostalgie sur sa vie de femme et d’artiste faite de hauts et de bas et dont elle ne veut garder que le meilleur.

F G

Michèle qui a eu 72 ans le 7 avril dernier qui est loin de faire son âge et qui, comme chaque année fêtera cet anniversaire avec son fan club le samedi 6 juillet dans sa ville natale, Pertuis. Et comme chaque année également, elle donnera un concert, toujours à Pertuis, le lendemain, 7 juillet au profit de « SEP en pays d’Aix »  à l’enclos de la Charité, en compagnie de Romain, du Professeur Pelletier avec lequel elle travaille et la venue de quelques médecins : Audrey Rico, Pierre Malodiney, Charles Vitello, pour parler de cette maladie.
Et puis sur scène quelques amis la rejoindront comme à chaque fois. Déjà de nombreux artistes amis ont participé à cette soirée : Nicoletta, Hervé Vilard, François Valéry, Stone, Michel Leeb, les Chevaliers du Fiel, Danyel Gérard, Christian Delagrange, Dave, Herbert Léonard et quelques autres.
Cette année, viendront, Michel Drucker, Condor, Stella Mattéoni, Frédéric Zeitoun et son orchestre dirigé par Gérard Gardet.
Évidemment que nous serons là pour les soutenir, elle et Romain et pour nous rendre compte que Michèle va vraiment très bien !

Sans titre - 1

Jacques Brachet
Réservations : 06 61 21 83 13
Réservation billet CE/Groupe. – 06 44 67 42 22 – nathalie@fan-prive.com