Archives pour la catégorie Musique

NICE CLASSIC LIVE du 30 juillet au 16 août 2020

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A L’OMBRE de MATISSE
Nice vibrera au rythme du festival Nice Classic Live !
Événement majeur de la vie culturelle estivale niçoise, le Nice Classic Live propose des concerts exceptionnels, dans la continuité du festival du Cloître dont il a repris le flambeau en 2018. La programmation, sous l’impulsion de la pianiste Marie-Josèphe Jude, offre au public de larges répertoires classiques ainsi que des créations contemporaines uniques.
Cette troisième édition, qui vient marquer la reprise des spectacles vivants, offrira au public des incursions musicales dans des directions variées – musique classique, contemporaine et jazz -, proposées par des artistes de renommée internationale, mais aussi des jeunes talents.
Au programme : concertos, musique de chambre ou encore récitals de Debussy, Fauré, Saint-Saëns, Ravel, Glass, Fauré, Turina, Gerschwin, Bernstein, Piazzolla et
Beethoven, dont on célèbre les 250 ans de sa naissance. Parmi les artistes à l’honneur : Michel Beroff, Marc Coppey, Bertrand Chamayou, Pierre Génisson,
Marie-Josèphe Jude, Karine Deshayes, Emmanuel Strosser, Patrick Messina, Jean-Francois Heisser, Quatuor Modigliani, l’Orchestre de Cannes et bien d’autres.
Organisé sur trois week-ends et en dix soirées thématiques prévues en plein air, devant le Musée Matisse, le Nice Classic Live est heureux de retrouver son public, convié à profiter en toute sérénité de la beauté de la musique.
Le festival confirme ainsi son ambition de faire aimer et de partager au plus grand nombre la musique dans sa diversité, qu’elle soit classique, contemporaine ou jazz, et d’apporter à chacun ce que l’art peut offrir de plus beau.

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Pierre Bertrand – Julien Beaudiment & Marie-Pierre Langlamet
Karine Desayes & Delphine Haidan – J



« Mon été à Nice »

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Dégustez votre petit-déjeuner sur la scène de l’Opéra Nice Côte d’Azur !
Samedi 4, dimanche 5, samedi 11 & dimanche 12 juillet à partir de 10 heures

Savourer la première collation de la journée dans un établissement lyrique tout en se délectant de musique et de chants, c’est ce que la Ville de Nice et l’Opéra Nice Côte d’Azur vous proposent de vivre les 4, 5, 11 et 12 juillet prochains avec l’opération «Petits déjeuners sur scène».
A partir de 10 heures et durant 1h15, le public, attablé sur la scène de l’Opéra (tables distanciées), pourra apprécier la musique de l’Orchestre Philharmonique de Nice et les chants du Chœur de l’Opéra, respectivement installés dans les loges et fauteuils de la salle. Les spectateurs se trouveront ainsi au cœur d’un spectacle exceptionnel, avec la salle de l’Opéra comme seul décor, éclairée comme jamais auparavant.
Au programme : des extraits d’œuvres du répertoire classique (le Chœur de l’Opéra sera réuni au grand complet pour chanter de grands morceaux de bravoure comme, par exemple, le Chœur des esclaves de Nabucco) mais aussi des « hits » fameux du jazz et de la variété.
Un spectacle aux différentes facettes réalisé dans des conditions d’installation inédites : cette fois, les spectateurs seront sur scène pour applaudir… la salle !

Tarif : 30 euros
Opéra de Nice – 4 – 6, rue Saint-François-de-Paule – Nice
Renseignements et réservations : 04 92 17 40 79
Ou par internet : www.opera-nice.org


Toulon – Opéra : Les Vendredis à Campra

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Après un long silence, la musique reprend progressivement ses droits à l’Opéra.
Trois concerts et un récital gratuits sont programmés en juillet au Foyer Campra à 19h

Vendredi 3 juillet – 19h
Wolfgang Amadeus Mozart  Quatuor pour hautbois et cordes Kv370
Alessandro Marcello  Concerto pour hautbois et cordes
Arnold Bax  Quintette pour hautbois et cordes
Guillaume Deshayes, hautbois – Benoît Salmon, violon – Anne Fabre, violon – Alain Pélissier, alto – Natacha Cartigny-Sedkaoui, violoncelle

Vendredi 10 juillet – 19h
Ludwig van Beethoven  Trio à cordes en mi bémol majeur, Op. 3 (extrait)
Joseph Haydn  1er Trio de Londres pour flûte et cordes
Wolfgang Amadeus Mozart  1er Quatuor pour flûte et cordes, Kv285
Franz Doppler Fantaisie Pastorale Hongroise pour flûte et cordes
Boris Grelier, flûte – Benoît Salmon, violon – Alain Pélissier, alto – Manuel Cartigny, violoncelle

Vendredi 17 juillet – 19h
Carte blanche aux artistes du chœur de l’Opéra de Toulon
Rosemonde Bruno La Rotonda, soprano – Josiane De Langenhagen, soprano – Annick Mazzani, alto – Éric Venezia, ténor – Antoine Abello, basse – Béatrice Skaza, piano

Vendredi 24 juillet– 19h
Jean-Sébastien Bach Double Concerto pour hautbois, violon et orchestre à cordes
Antonín Dvořák  Sérénade pour cordes
Laurence Monti, violon solo- Guillaume Deshayes, hautbois- Benoît Salmon, direction musicale  Orchestre à cordes de l’Opéra de Toulon

Concerts gratuits
(dans la limite des places disponibles)
Réservation obligatoire 04 94 92 58 65  du lundi au vendredi de 10h à 12h
Port du masque obligatoire



Festival de Musique de Toulon – Les Concerts Été 2020

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Ensemble Télémaque

Très impatients de partager la musique avec les artistes et le public, le Festival de Musique est extrêmement heureux d’annoncer le report d’une grande partie de notre saison Les Concerts Eté 2020 initialement prévue début juillet à la Tour Royale et qui se déroulera en août.
Si l’évolution de la situation sanitaire et des conditions d’accueil dans l’espace public est favorable, le Festival espère aussi reporter en septembre les concerts «entrée libre» sur la Place Puget.
Les concerts avec les élèves du Conservatoire Toulon Provence Méditerranée au Théâtre de Verdure du Mont Faron et Place de l’Equerre, ainsi que la journée Pianos Sauvages ont dû être annulés, mais rendez-vous en juin 2021 pour retrouver ces manifestations !
Les concerts de la fin de saison 2019-2020, programmés en mars au Lycée Dumont d’Urville avec les pianistes Bertrand Massei, Frantz Baronti et la conférencière Coline Miallier, et en avril au Palais Neptune avec le pianiste Nelson Goerner sont reportés en octobre et novembre prochains, dans le cadre de la saison 2020-2021.
Par ailleurs, nous apprenons le changement de présidence pour le Festival de Musique, Didier Patoux succède donc à Claude-Henri Bonnet.

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Nuit Andalouse – Trio Karenine

Tour Royale – 21h : 7, 10 et 13 août
En cas d’intempéries : Eglise Saint-Jean Bosco
Accueil du public dans le respect des consignes sanitaires en vigueur, port du masque, sauf les enfants de moins de 11 ans

Vendredi 7 août :  La nuit andalouse
Marie Pons, contralto – Ensemble Télémaque dirigé par Raoul Lay
Entre Tango et Flamenco, le chant des Suds…
Joaquin Turina  La Oración del Torrero
Manuel De Falla  El amor Brujo)
Astor Piazzolla  Vuelvo al sur (arr. Raoul Lay)

Lundi 10 août : Quintette à 2 violoncelles
Victor Julien-Laferrière, violoncelle – Quatuor Modigliani : Amaury Coeytaux, violon – Loïc Rio, violon – Laurent Marfaing, alto – François Kieffer, violoncelle
Schubert Quatuor n°15 en sol majeur, D. 887  / Quintette à deux violoncelles en ut majeur, D. 956

Jeudi 13 août : Triple Concerto
Trio Karenine : Fanny Robillard, violon – Louis Rodde, violoncelle – Paloma Kouider, piano



France 2 – Jeudi 25 juin 21h,05
100 ans de comédies musicales

 LES STARS CHANTENT POUR SIDACTION

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France Télévisions a décidé de mobiliser ses antennes autour de l’Association Sidaction le jeudi 25 juin 2020. Rappelons que l’Association avait été contrainte d’annuler l’édition 2020 du Sidaction en raison en raison de la crise sanitaire sans précédent que nous traversons. Point d’orgue de cette mobilisation, la diffusion, en première partie de soirée sur France 2, du divertissement évènementiel, «100 ans de comédie musicales – Les stars chantent pour Sidaction», enregistré quelques jours avant le début du confinement.

France 2 propose une soirée exceptionnelle autour des grandes comédies musicales le jeudi 25 juin, à 21h05, sous la présidence de Line Renaud.
Inspirée des émissions de Gilbert et Maritie Carpentier, découvrez cette fiction-variété unique en son genre, orchestrée par Marie-Sophie Lacarrau qui vous transportera dans l’univers des comédies musicales de Broadway, Las Vegas ou Paris.
Spécialement conçus et chorégraphiés pour l’émission, vivez de l’intérieur les plus beaux tableaux revisités de «West Side Story», «Notre-Dame de Paris», «New York, New York», «Roméo & Juliette», «Moulin Rouge», «Mozart, l’Opéra Roc », «Cats», «Hello Dolly !», «Chicago», «Les Dix Commandements» et beaucoup d’autres…
De nombreux artistes d’aujourd’hui referont vivre ces spectacles musicaux féériques dans des mises en scène inédites : Patrick Bruel, Maëlle, Vincent Niclo, Nicole Croisille, Jean-Paul Gaultier, les danseuses du Moulin Rouge, Chimène Badi, Agustin Galiana, Véronic Dicaire, Loïc Nottet, Anggun, la troupe du Paradis Latin, Bilal Hassani, Marina Kaye, Kamel Ouali, Élodie Fégé, Arielle Dombasle…

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Mais aussi les interprètes originaux des comédies musicales de légende qui viendront réinterpréter leurs plus belles chansons : Daniel Lévi (Les Dix Commandements), Florent Mothe(Mozart, l’Opéra Rock), Julie Zenatti (Notre-Dame de Paris), Cécilia Cara & Damien Sargue (Roméo & Juliette)…
Une grande soirée d’engagement pour l’association Sidaction afin de sensibiliser les téléspectateurs et faire appel à leur générosité.
Afin de donner le maximum d’impact et de soutien aux actions de l’Association Sidaction en matière de recherche, d’aide aux malades et de prévention, les antennes et les programmes de France Télévisions accompagneront éditorialement cette mobilisation tout en multipliant les appels aux dons.

Pour faire un don à Sidaction : Par téléphone : en appelant le 110 (numéro d’appel gratuit) ; Par Internet : www.sidaction.org ; Par SMS au 92110 : en envoyant le mot «DON» pour faire un petit don de 5€ (coût d’envoi du SMS gratuit ou inclus dans les forfaits SMS). Par courrier : Sidaction – 228, rue du Faubourg Saint-Martin 75010 PARIS




Jacques JULLIEN Grand agitateur de jazz à La Cadière d’Azur

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Il y avait à La Cadière d’Azur, ce vivant et riant village du Var assis sur la colline dans le bleu de la Méditerranée, un fou de jazz, qui s’était installé là pour y développer sa passion, et faire swinguer le village. C’était Jacques Jullien, un doux personnage, généreux et courageux, qui consacra sa vie à faire connaître cette musique qu’il avait chevillée au corps. Son autre passion était la peinture à laquelle il dépensa autant d’énergie que pour la musique, soit en peignant lui-même  –  on a vu quelques unes de ses œuvres exposées notamment à La Cadière – ou en se consacrant à des recherches sur de grands peintres, tout en aidant et promouvant des artistes locaux. Il était le créateur de l’association « Présence André Lhote ».
Après avoir œuvré dans un petit club à Port d’Alon et fondé Jazz Convergences à La Ciotat avec Jacky Ritz en 1990, avoir animé des émissions radio, Jacques Jullien vint s’installer à La Cadière en 1993, où il reprit le Club Jazz Azur pour en faire l’Association Jazz Azur avec Jean Parente (qui décéda quelques semaines avant lui), Anne Marie Politelli qui offrait à chaque concert un repas convivial et savoureux aux musiciens, et l’aide musicale du pianiste-compositeur Stéphane Caplain.
Jacques était venu au jazz en écoutant les disques de jazz New Orleans de son père sur son Teppaz. Puis après avoir reçu le choc de Charlie Parker il se tourna vers le jazz moderne. Vers l’âge de 15-16 ans il venait écouter du jazz dans un petit club de La Ciotat, « Le Stereo ». C’était parti pour la découverte du monde du jazz.
C’est plus de 40 ans de sa vie consacrés à cette musique. En 2016 Il espérait pouvoir fêter ses 30 ans de jazz. On était en pleines restrictions budgétaires. Il n’avait plus que la subvention de la Mairie, grâce au Maire qui le soutenait. Il réussit ainsi, avec aussi l’aide de quelques bénévoles, des amis mécènes et son argent personnel, à fêter ses 30 ans de jazz, avec un concert « chaud » mené par un de ses grands amis, le saxophoniste Daniel Huck, grand swingueur devant l’éternité.
Malheureusement la maladie, les ennuis, l’obligèrent à espacer puis à renoncer à ses activités jazzistiques.
A la Cadière d’Azur, dans la chapelle de la Miséricorde reconvertie en lieu culturel, ainsi que dans d’autres lieux, défilèrent le gratin du jazz du Grand Sud et de grandes vedettes telles par exemple François Méchali, Dave Liebman, Géraldine Laurent..
Jacques, qui avait une douceur féminine, eut à cœur de donner une place de choix aux Jazzwomen, en créant « La nuit du jazz au féminin » à l’ancien Moulin de la Roque, et ce pendant une quinzaine d’années, associant jazz, vin et gastronomie provençale pour le meilleur.
Jacques Jullien savait accueillir tous les spectateurs avec une gentillesse et une joie communicatives, comme s’ils étaient des amis de longues dates.
On se souvient de ses présentations des artistes, un peu trop longues et un peu trop élogieuses parfois, mais elles faisaient partie du spectacle. Et je dois dire qu’elles nous manqueront. Il savait faire de ses concerts, de ses rencontres, un moment de partage unique et chaleureux.
Hélas, Jacques Jullien nous a quittés ce dimanche 17 mai après une longue maladie, qui n’avait épuisé ni son affabilité ni son sourire. C’est tout un pan de l’histoire du jazz dans le Var qui restera dans la mémoire.
Nous présentons nos plus sincères condoléances à sa famille et à ses amis.

Serge Baudot


CHRISTOPHE… Nos paradis perdus

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1964.
J’avais 18 ans et partais pour la première fois en tournée d’été avec Michèle Torr, Christophe, Hervé Vilard… Les trois idoles du moment.
Si Michèle et Hervé sont devenus mes amis au fil des années, ça n’a pas été le cas pour Christophe qui était un loup solitaire, malgré «Aline», son immense succès .
Il est vrai que, je l’ai déjà raconté, la tournée n’était pas tous les jours au beau fixe.
Durant des années nous ne nous somme donc plus croisés. Une fois au festival de Cannes dans une émission où Drucker m’avait invité, où je retrouvais mon amie Nicole Croisille, et où Christophe, beau comme un Dieu dragua honteusement ma femme ! Et une fois à Toulon où je l’interviewais pour RTL Toulon à la sortie d’un disque.
Alors, quel plaisir de renouer avec cet artiste hors norme, qui avait gardé une belle simplicité et qui, loin de caméras et autres objectifs, était un être volubile et passionné.
J’avais sollicité une interview lors de son passage au théâtre Galli de Sanary. Interview qui m’avait tout de suite été accordée. Ça nous changeait des tergiversations de nos «idoles» d’aujourd’hui !
La rencontre se ferait après le spectacle.
Ce fut un bien beau spectacle et le retrouver quelques minutes après dans sa loge, nous fait remonter le temps, l’époque des années «Age Tendre» où l’on s’était connu… Lui qui a l’air si sombre, malgré quelques plaisanteries qui détendent l’atmosphère sur scène, le voilà souriant, volubile et parlant de son spectacle comme si l’on s’était quitté hier…
Et pourtant, 50 ans ont passé !

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Je le retrouvai, donc très disponible derrière ses lunettes bleues et la conversation fut on ne peut plus cordiale. On se souvenait de cette tournée pas banale qui réunissait trois artistes émergents, lui, Michèle Torr et Hervé Vilard et… en coulisses, une certaine Nicole Grisoni qui servait d’habilleuse à Hervé et deviendrait, peu de temps après… Nicoletta !.
Tout démarrait alors pour nous et l’on était tous sur un pied d’égalité. Il n’y avait entre nous ni producteur, ni attaché de presse, ni agent pour jouer les senseurs, nous interdire les photos, «protéger» les artistes des journalistes. Bien au contraire.
On fait une photo ? OK ! tu veux une interview ? Pourquoi pas ?
C’est vrai que c’était Christophe le plus difficile à convaincre, d’autant qu’il vivait une période plutôt bizarre avec Michèle Torr, qui allait rentrer de tournée enceinte de Romain, qu’il ne reconnut pas. Mais c’étaient leurs affaires et à part les journaux à scandales (déjà), nous n’en parlâmes jamais.
Noud n’en avons d’ailleurs pas parlé ce soir là qui fut notre dernière rencontre.
Il m’accordada un long entretien dont voici un extrait.
Ce qui est formidable, Christophe, c’est qu’aujourd’hui, comme Johnny, tu es devenu un «classique» avec qui tout le monde a envie de collaborer !
C’est très touchant mais je ne pense pas avoir changé. Je suis ma route… Je suis toujours en suspension et je ne me pose pas trop de questions. Moi, je vis de musique, elle me nourrit et c’est le principal. Le reste, je m’en fous…

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Tout de même,  «Les mots bleus», c’est vraiment une chanson inter-générations !
Bien sûr, je ne suis pas un sauvage comme on le croit, la preuve ! Et ça fait toujours plaisir de savoir qu’on t’aime, qu’on apprécie ce que tu fais. Ça permet d’avancer, d’évoluer…
Sais-tu que la musique des «Mots bleus», je l’ai écrite en dix minutes ! J’adore la version de Bashung, celles aussi de Thierry Amiel et Soan… Et je ne compte pas les versions étrangères !
C’est ton plus gros tube ?
Non, bizarrement c’est «Aline» qui a le plus de versions à travers le monde !
Elle est d’ailleurs ressortie en 79, c’est à dire 15 ans après et l’on en a vendu 1 million 500 mille !
Des regrets, Christophe ?
Non, aucun… si ce n’est celui de ne plus avoir 20 ans !»

Il en avait Aujourd’hui 74 et il nous a quitté à, cause de ce sale virus… Il avait 74 ans.
Adieu l’ami

Jacques Brachet
Photos Christian Servandie


Guy BONNET… La Provence au fond du cœur

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Guy Bonnet est un artiste atypique.
Passionné de musique et de sa Provence, il a su allier les deux en écrivant et chantant des chansons en langue occitane et depuis des décennies il nous enchante de ses belles mélodies chantées dans ses deux langues.
Il y a eu plusieurs épisodes dans sa vie. Celui où il voulait devenir santonnier, puis auteur-compositeur pour les autres. Après deux années de galère à Paris, il a compris que ce n’était pas là sa place. Il faut dire que lorsqu’on arrivait dans la capitale avec un accent, quel qu’il soit, on était le bouseux dont on se moquait, même si le talent était là. Avec un accent, on n’était pas pris au sérieux.

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Comme Pagnol, il s’en est revenu plein d’usage et raison dans son «Avignoun» natal et s’est mis à écrire pour nombre d’artistes : Michèle Torr, Sylvie Vartan, Mireille Mathieu Nicole Rieu, Caterina Valente, Rika Zaraï, Marie Laforêt… Beaucoup de belles voix dont celle d’Isabelle Aubret à qui il a écrit «La source qui a représenté la France à l’Eurovision en 68 et qui s’est classée troisième.
Il y a eu aussi quelques hommes : Franck Fernandel, ce qui était incontournable mais aussi Jean-Claude Pascal, Roland Magdane, Daniel Gélin et même… Cliff Richard !
Pour en revenir à l’Eurovision, il est le seul artiste à y avoir participé trois fois, en représentant la France, la première avec Isabelle, la seconde en tant que chanteur avec «Marie-Blanche» en 70 où il est arrivé quatrième, la troisième avec «Vivre» en 83 où est arrivé huitième.
En dehors de ses propres chansons, souvent chantées dans les deux langues, il a aussi traduit et chanté Brel (Quand on n‘a que l’amour), Arnavour (La mamma), Bécaud (Les marchés de Provence) et il a consacré un album entier à Charles Trenet, adoubé par Trenet lui-même et Aznavour, éditeur de Charles.

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Il a une carrière riche et ensoleillée, qu’il a bâtie pierre après pierre dans son «Miejour»( son Midi) et Avignon sa ville, à l’ombre de Mistral et d’autres chantres de la Provence dont il est devenu l’un des leurs, « le poing levé, le cœur ouvert » dit-il, car il a toujours défendu sa belle Provence bec et ongles, paroles et musiques, contre vents et marées, contre un show biz parisianiste et arrogant et même contre quelques provençaux qui ne supportent pas qu’il sorte de leur folklore.
Tout comme Stivell et sa Bretagne, I Muvrini et leur Corse, Guy porte haut les couleurs de son « pays », nous faisant retrouver nos racines et nous faisant avancer dans le présent.
Je suis heureux et fier d’être son ami depuis de longues années et les rares fois, hélas, où nous nous retrouvons c’est toujours un moment chaleureux d’amitié… avé l’assent !

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Aujourd’hui il nous offre un livre où il raconte son histoire, son cheminement, ce parcours original d’un artiste qui a toujours cru à son histoire, l’histoire d’un berger provençal. Une vie riche, non dénuée d’embûches mais que la passion a tenu debout. Ce livre, c’est sa vie en chansons. Il s’intitule «La Provence au fond du cœur» et c’est un livre d’amour pour sa  Provence, pour la musique et les mots. On y retrouve toutes les étapes d’un parcours riche, passionnant et passionné, émaillé de photos.
Ce bel album est préfacé par Jacques Bonnadier, journaliste et écrivain marseillais et par Jean-Pierre Richard, président de l’Observatoire de la langue et la culture provençale dont Guy reste un magnifique ambassadeur, ainsi qu’une postface du santonnier Gilbert Orsini

Jacques Brachet





Hyères – Auditoriums du Casino
Erick BAERT, l’OVNI de l’imitation !

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Par OVNI, il faut lire : «Organe Vocal Non Identifiable» !
Cet OVNI se nomme Erick Baert et je l’ai découvert cet été, alors qu’il passait en première partie de Liane Foly sur la tournée Var Matin-Nice Matin.
Je dois dire – et je j’avais alors écrit –qu’il m’avait scotché par son talent, son énergie, sa voix exceptionnelle et sa façon de mêler les voix des autres aussi différentes que AC/DC et Farinelli, le fameux castrat, Johnny et Christophe, Mike Brant et Serge Gainsbourg, les Bee Gees et Edith Piaf, Joe Cocker et Céline Dion et… 130 autres voix !
Ebouriffant !
Et le public – chose rarement vue – lui faisant plusieurs standing ovations durant le spectacle. Après ça, il fallait du courage à Liane Foly pour passer dernière cette tornade !
Vue la foule qui, après le spectacle, s’agglutinait pour le rencontrer, on se doutait qu’on n’avait pas fini d’entendre parler de lui. Je me demandais même comment, alors qu’il a 40 ans passé, on avait pu aussi longtemps passer à côté d’un tel phénomène !
C’est ce que j’allais lui demander lors de son passage, samedi dernier à l’auditorium du Casino de Hyères qui affichait complet.

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Un grand sourire plein de simplicité nous accueillait et l’on voyait le bonheur sur son visage.
A ma question, il m’explique son cheminement :«C’est entièrement de ma faute car, dès le départ, j’ai travaillé avec des entreprises, j’ai fait des animations dans les casinos. C’étaient des concerts privés, j’y faisais le plein, ça marchait, je gagnais bien ma vie et ça me suffisait. J’ai enchaîné avec des animations de karaoké où je faisais des imitations sur des bandes orchestre.
Quand est-ce que ça a changé ?
J’ai fait l’émission «Graines de stars» que j’ai gagnée trois, quatre fois, je tournais alors avec cinq autres animateurs sous le nom des «Six clones». Là, Michel Drucker m’a remarqué et j’ai fait deux saisons avec lui.
Ça a dû te changer des entreprises ?
Pas tant que ça car avec elles, j’ai fait le tour du monde et j’étais à chaque fois reçu comme une vedette ! Je n’avais pas de rêve de gloire, je gagnais bien ma vie et j’avais créé une personnalisation d’entreprises…
Qu’est-ce que c’est ?
Durant deux jours, je m’immergeais dans l’entreprise avec laquelle je travaillais, je prenais des notes, je m’imprégnais de l’ambiance, des personnages clef et durant la soirée, je consacrais vingt minutes à celle-ci.
Après Drucker, il s’est passé quelque chose ?
Oui. J’ai été approché par Canal + pour les Guignols, par TF1, par «Rires et chansons»…
Et alors ?
Alors… j’ai refusé !
Pourquoi ?
Je ne me sentais pas au niveau, je n’ai pas osé… Ai-je eu tort ou raison ? En tout cas, d’autres ont profité de mes refus !

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Tu ne l’as jamais regretté ?
Non, car c’était mon choix, j’ai refusé en toute connaissance de cause, je ne me sentais pas prêt jusqu’au jour où j’ai enfin pris la décision de me produire seul sur scène. Durant quatre ans j’ai travaillé ma voix quinze heures par jour, toute la semaine. Du coup, j’ai gagné deux octaves et tout a commencé à changer pour moi.
Et tu as fait un carton tout l’été, durant quarante dates avec cette tournée !
Je dois tout à cette tournée. Quand j’ai vu la joie des gens, cet engouement, j’ai vraiment pris confiance en moi. J’ai été très heureux et j’avoue que certains soirs j’en ai pleuré de joie.
Ça a donc été un tournant !
Oui et pour beaucoup de raisons. J’ai compris que  là était ma place, sur scène, devant un public. J’étais mal entouré et j’ai fait le vide autour de moi, j’ai repris ma liberté, ma confiance en moi. J’ai tout changé, jusqu’à ma façon de travailler, de jouer avec le public. Et dans la foulée, j’ai récupéré les musiciens de la tournée qui sont fantastiques !
Donc, aujourd’hui tout va bien ?
Le mieux du monde ! Je suis heureux, je travaille avec ma femme, mes deux filles sont heureuses de ce que je fais… Que demander de plus ?
Tu fais quelques 140 voix, ce qui est déjà extraordinaire. Y en a-t-il qui t’échappent ?
Beaucoup de  voix de femmes car la mienne est très grave. Côté hommes : Freddy Mercury car il a une voix très lyrique, ce que je n’ai pas. J’ai bien essayé de prendre des cours mais d’abord, je n’ai aucune patience et si ça ne marche pas tout de suite, j’abandonne. Et puis, on me l’a déconseillé, au risque de perdre ma propre voix.
Mais bon, ça ne m’empêche pas de dormir, le plus important pour moi est de monter sur scène. Il y a toujours du stress, mais c’est du bon stress et c’est là que je suis heureux».

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Propos recueillis par Jacques Brachet
Photos Patrick Carpentier


Martine MARION : Le passé est passé mais reste si présent !

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Il était une fois une petite fille varoise qui un jour, sur l’écran de sa télé, découvre Claude François.
Il vient de disparaître, les émissions-hommages se multiplient et la petite Martine Marion découvre tout un monde musique. Le monde de cette idole trop tôt disparue mais dont elle devient fan, dont elle apprend toutes les chansons et tous les pas de danse, jusqu’à se dire qu’un jour elle deviendrait Claude François.
Il y a 30 ans aujourd’hui.
Elle en a le physique longiligne, elle adopte sa coiffure, et jusqu’à sa voix et peu à peu elle entre vraiment dans la peau de son idole. Et c’est ainsi qu’elle devient son unique sosie femme et de loin le meilleur sosie parmi nombre de caricatures qui se prennent pour lui ! Elle passera à la télé, fera une apparition dans le film «Podium», sera élue meilleur sosie européen de Claude et, jusqu’à aujourd’hui, continue de parcourir la France avec son spectacle qui, plus de 40 ans après la disparition de Cloclo, continue à déchaîner les foules !

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«J’ai un public fidèle – me dit-elle en riant – qui me suit depuis la mort de Claude et ça me fait plaisir de leur faire plaisir». Ce qui est drôle c’est qu’elle est plus demandée dans le nord que dans sa région !
Mais voilà qu’il y a quelques temps, elle reçoit un mail d’un certain Luc Pionnier, chanteur, auteur, compositeur, qui l’a découverte sur Internet et lui propose une chanson intitulée comme par hasard «Pas la même chanson», hommage à Claude, qu’il a décidé de proposer à d’autres chanteurs.
«J’ai aussitôt été séduite par la musique, les paroles, qui sont un peu mon histoire et je lui dis très vite oui. Nous nous retrouvons dans son studio à Paris et sur la lancée il me propose une autre chanson «Le passé est passé» que j’enregistre aussi sous le titre de Marion.
Et voilà son premier bébé où, si l’ombre de Claude plane toujours, elle chante cette fois avec sa propre voix, au timbre grave. Et du coup, décide de poser ces deux chansons sur youtube, accompagnés de deux clips réalisés par un jeune artiste de 18 ans, qui fait ses études à l’école de cinéma de Montpellier, qui a déjà réalisé quelques courts métrages. Il se nomme Blaise Casanova.
«Et là, je quitte mes habits de lumière et après le show, je me change pour revenir chanter mes deux chansons».

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Bien évidemment, c’est pour le plaisir qu’elle fait tout ça et pour un peu se démarquer de l’empreinte de l’idole qui la poursuit depuis tout ce temps. Elle sait qu’on ne verra jamais Claude vieux… mais elle si et qu’il faudra un jour qu’elle arrête de chanter et danser à sa manière un jour ou l’autre !
Mais la chanson reste sa passion et pourquoi pas alors se confectionner un répertoire et des chansons bien à elle ? Elle y pense sans que ça l’empêche de dormir.
Son regret, évidemment, est de n’avoir pas rencontré son idole.
Mais comme elle le chante, «Le passé est le passé» et si ce n’est plus la même chanson, ça reste de la musique, avec toujours l’ombre de Claude dont elle reste fidèle à son souvenir.

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Avec Blaise Casanova

Jacques Brachet
Photos Christian Servandier