Archives pour la catégorie Musique

Guy BONNET… La Provence au fond du cœur

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Guy Bonnet est un artiste atypique.
Passionné de musique et de sa Provence, il a su allier les deux en écrivant et chantant des chansons en langue occitane et depuis des décennies il nous enchante de ses belles mélodies chantées dans ses deux langues.
Il y a eu plusieurs épisodes dans sa vie. Celui où il voulait devenir santonnier, puis auteur-compositeur pour les autres. Après deux années de galère à Paris, il a compris que ce n’était pas là sa place. Il faut dire que lorsqu’on arrivait dans la capitale avec un accent, quel qu’il soit, on était le bouseux dont on se moquait, même si le talent était là. Avec un accent, on n’était pas pris au sérieux.

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Comme Pagnol, il s’en est revenu plein d’usage et raison dans son «Avignoun» natal et s’est mis à écrire pour nombre d’artistes : Michèle Torr, Sylvie Vartan, Mireille Mathieu Nicole Rieu, Caterina Valente, Rika Zaraï, Marie Laforêt… Beaucoup de belles voix dont celle d’Isabelle Aubret à qui il a écrit «La source qui a représenté la France à l’Eurovision en 68 et qui s’est classée troisième.
Il y a eu aussi quelques hommes : Franck Fernandel, ce qui était incontournable mais aussi Jean-Claude Pascal, Roland Magdane, Daniel Gélin et même… Cliff Richard !
Pour en revenir à l’Eurovision, il est le seul artiste à y avoir participé trois fois, en représentant la France, la première avec Isabelle, la seconde en tant que chanteur avec «Marie-Blanche» en 70 où il est arrivé quatrième, la troisième avec «Vivre» en 83 où est arrivé huitième.
En dehors de ses propres chansons, souvent chantées dans les deux langues, il a aussi traduit et chanté Brel (Quand on n‘a que l’amour), Arnavour (La mamma), Bécaud (Les marchés de Provence) et il a consacré un album entier à Charles Trenet, adoubé par Trenet lui-même et Aznavour, éditeur de Charles.

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Il a une carrière riche et ensoleillée, qu’il a bâtie pierre après pierre dans son «Miejour»( son Midi) et Avignon sa ville, à l’ombre de Mistral et d’autres chantres de la Provence dont il est devenu l’un des leurs, « le poing levé, le cœur ouvert » dit-il, car il a toujours défendu sa belle Provence bec et ongles, paroles et musiques, contre vents et marées, contre un show biz parisianiste et arrogant et même contre quelques provençaux qui ne supportent pas qu’il sorte de leur folklore.
Tout comme Stivell et sa Bretagne, I Muvrini et leur Corse, Guy porte haut les couleurs de son « pays », nous faisant retrouver nos racines et nous faisant avancer dans le présent.
Je suis heureux et fier d’être son ami depuis de longues années et les rares fois, hélas, où nous nous retrouvons c’est toujours un moment chaleureux d’amitié… avé l’assent !

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Aujourd’hui il nous offre un livre où il raconte son histoire, son cheminement, ce parcours original d’un artiste qui a toujours cru à son histoire, l’histoire d’un berger provençal. Une vie riche, non dénuée d’embûches mais que la passion a tenu debout. Ce livre, c’est sa vie en chansons. Il s’intitule «La Provence au fond du cœur» et c’est un livre d’amour pour sa  Provence, pour la musique et les mots. On y retrouve toutes les étapes d’un parcours riche, passionnant et passionné, émaillé de photos.
Ce bel album est préfacé par Jacques Bonnadier, journaliste et écrivain marseillais et par Jean-Pierre Richard, président de l’Observatoire de la langue et la culture provençale dont Guy reste un magnifique ambassadeur, ainsi qu’une postface du santonnier Gilbert Orsini

Jacques Brachet





Hyères – Auditoriums du Casino
Erick BAERT, l’OVNI de l’imitation !

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Par OVNI, il faut lire : «Organe Vocal Non Identifiable» !
Cet OVNI se nomme Erick Baert et je l’ai découvert cet été, alors qu’il passait en première partie de Liane Foly sur la tournée Var Matin-Nice Matin.
Je dois dire – et je j’avais alors écrit –qu’il m’avait scotché par son talent, son énergie, sa voix exceptionnelle et sa façon de mêler les voix des autres aussi différentes que AC/DC et Farinelli, le fameux castrat, Johnny et Christophe, Mike Brant et Serge Gainsbourg, les Bee Gees et Edith Piaf, Joe Cocker et Céline Dion et… 130 autres voix !
Ebouriffant !
Et le public – chose rarement vue – lui faisant plusieurs standing ovations durant le spectacle. Après ça, il fallait du courage à Liane Foly pour passer dernière cette tornade !
Vue la foule qui, après le spectacle, s’agglutinait pour le rencontrer, on se doutait qu’on n’avait pas fini d’entendre parler de lui. Je me demandais même comment, alors qu’il a 40 ans passé, on avait pu aussi longtemps passer à côté d’un tel phénomène !
C’est ce que j’allais lui demander lors de son passage, samedi dernier à l’auditorium du Casino de Hyères qui affichait complet.

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Un grand sourire plein de simplicité nous accueillait et l’on voyait le bonheur sur son visage.
A ma question, il m’explique son cheminement :«C’est entièrement de ma faute car, dès le départ, j’ai travaillé avec des entreprises, j’ai fait des animations dans les casinos. C’étaient des concerts privés, j’y faisais le plein, ça marchait, je gagnais bien ma vie et ça me suffisait. J’ai enchaîné avec des animations de karaoké où je faisais des imitations sur des bandes orchestre.
Quand est-ce que ça a changé ?
J’ai fait l’émission «Graines de stars» que j’ai gagnée trois, quatre fois, je tournais alors avec cinq autres animateurs sous le nom des «Six clones». Là, Michel Drucker m’a remarqué et j’ai fait deux saisons avec lui.
Ça a dû te changer des entreprises ?
Pas tant que ça car avec elles, j’ai fait le tour du monde et j’étais à chaque fois reçu comme une vedette ! Je n’avais pas de rêve de gloire, je gagnais bien ma vie et j’avais créé une personnalisation d’entreprises…
Qu’est-ce que c’est ?
Durant deux jours, je m’immergeais dans l’entreprise avec laquelle je travaillais, je prenais des notes, je m’imprégnais de l’ambiance, des personnages clef et durant la soirée, je consacrais vingt minutes à celle-ci.
Après Drucker, il s’est passé quelque chose ?
Oui. J’ai été approché par Canal + pour les Guignols, par TF1, par «Rires et chansons»…
Et alors ?
Alors… j’ai refusé !
Pourquoi ?
Je ne me sentais pas au niveau, je n’ai pas osé… Ai-je eu tort ou raison ? En tout cas, d’autres ont profité de mes refus !

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Tu ne l’as jamais regretté ?
Non, car c’était mon choix, j’ai refusé en toute connaissance de cause, je ne me sentais pas prêt jusqu’au jour où j’ai enfin pris la décision de me produire seul sur scène. Durant quatre ans j’ai travaillé ma voix quinze heures par jour, toute la semaine. Du coup, j’ai gagné deux octaves et tout a commencé à changer pour moi.
Et tu as fait un carton tout l’été, durant quarante dates avec cette tournée !
Je dois tout à cette tournée. Quand j’ai vu la joie des gens, cet engouement, j’ai vraiment pris confiance en moi. J’ai été très heureux et j’avoue que certains soirs j’en ai pleuré de joie.
Ça a donc été un tournant !
Oui et pour beaucoup de raisons. J’ai compris que  là était ma place, sur scène, devant un public. J’étais mal entouré et j’ai fait le vide autour de moi, j’ai repris ma liberté, ma confiance en moi. J’ai tout changé, jusqu’à ma façon de travailler, de jouer avec le public. Et dans la foulée, j’ai récupéré les musiciens de la tournée qui sont fantastiques !
Donc, aujourd’hui tout va bien ?
Le mieux du monde ! Je suis heureux, je travaille avec ma femme, mes deux filles sont heureuses de ce que je fais… Que demander de plus ?
Tu fais quelques 140 voix, ce qui est déjà extraordinaire. Y en a-t-il qui t’échappent ?
Beaucoup de  voix de femmes car la mienne est très grave. Côté hommes : Freddy Mercury car il a une voix très lyrique, ce que je n’ai pas. J’ai bien essayé de prendre des cours mais d’abord, je n’ai aucune patience et si ça ne marche pas tout de suite, j’abandonne. Et puis, on me l’a déconseillé, au risque de perdre ma propre voix.
Mais bon, ça ne m’empêche pas de dormir, le plus important pour moi est de monter sur scène. Il y a toujours du stress, mais c’est du bon stress et c’est là que je suis heureux».

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Propos recueillis par Jacques Brachet
Photos Patrick Carpentier


Martine MARION : Le passé est passé mais reste si présent !

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Il était une fois une petite fille varoise qui un jour, sur l’écran de sa télé, découvre Claude François.
Il vient de disparaître, les émissions-hommages se multiplient et la petite Martine Marion découvre tout un monde musique. Le monde de cette idole trop tôt disparue mais dont elle devient fan, dont elle apprend toutes les chansons et tous les pas de danse, jusqu’à se dire qu’un jour elle deviendrait Claude François.
Il y a 30 ans aujourd’hui.
Elle en a le physique longiligne, elle adopte sa coiffure, et jusqu’à sa voix et peu à peu elle entre vraiment dans la peau de son idole. Et c’est ainsi qu’elle devient son unique sosie femme et de loin le meilleur sosie parmi nombre de caricatures qui se prennent pour lui ! Elle passera à la télé, fera une apparition dans le film «Podium», sera élue meilleur sosie européen de Claude et, jusqu’à aujourd’hui, continue de parcourir la France avec son spectacle qui, plus de 40 ans après la disparition de Cloclo, continue à déchaîner les foules !

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«J’ai un public fidèle – me dit-elle en riant – qui me suit depuis la mort de Claude et ça me fait plaisir de leur faire plaisir». Ce qui est drôle c’est qu’elle est plus demandée dans le nord que dans sa région !
Mais voilà qu’il y a quelques temps, elle reçoit un mail d’un certain Luc Pionnier, chanteur, auteur, compositeur, qui l’a découverte sur Internet et lui propose une chanson intitulée comme par hasard «Pas la même chanson», hommage à Claude, qu’il a décidé de proposer à d’autres chanteurs.
«J’ai aussitôt été séduite par la musique, les paroles, qui sont un peu mon histoire et je lui dis très vite oui. Nous nous retrouvons dans son studio à Paris et sur la lancée il me propose une autre chanson «Le passé est passé» que j’enregistre aussi sous le titre de Marion.
Et voilà son premier bébé où, si l’ombre de Claude plane toujours, elle chante cette fois avec sa propre voix, au timbre grave. Et du coup, décide de poser ces deux chansons sur youtube, accompagnés de deux clips réalisés par un jeune artiste de 18 ans, qui fait ses études à l’école de cinéma de Montpellier, qui a déjà réalisé quelques courts métrages. Il se nomme Blaise Casanova.
«Et là, je quitte mes habits de lumière et après le show, je me change pour revenir chanter mes deux chansons».

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Bien évidemment, c’est pour le plaisir qu’elle fait tout ça et pour un peu se démarquer de l’empreinte de l’idole qui la poursuit depuis tout ce temps. Elle sait qu’on ne verra jamais Claude vieux… mais elle si et qu’il faudra un jour qu’elle arrête de chanter et danser à sa manière un jour ou l’autre !
Mais la chanson reste sa passion et pourquoi pas alors se confectionner un répertoire et des chansons bien à elle ? Elle y pense sans que ça l’empêche de dormir.
Son regret, évidemment, est de n’avoir pas rencontré son idole.
Mais comme elle le chante, «Le passé est le passé» et si ce n’est plus la même chanson, ça reste de la musique, avec toujours l’ombre de Claude dont elle reste fidèle à son souvenir.

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Avec Blaise Casanova

Jacques Brachet
Photos Christian Servandier





Toulon – Conservatoire TPM l’art de l’improvisation et de la transmission

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Jean-François Zygel est un maelstrom musical qui va de Brel à Mozart, de Barbara à Beethoven, en passant par le jazz et toutes les musiques du monde.
Mélange familial entre la grande chanson française qu’aimait sa mère et la musique dite «classique » qu’aimait son père.
Du coup, il n’a pas eu à choisir et s’y est engouffré, le piano a fait le reste, vite assimilé, vite improvisé,
Ce musicien et compositeur en est devenu un vrai grand spécialiste reconnu, pratiquant également les ciné-concerts qui consistent, comme dans le temps des balbutiement du cinéma, d’accompagner les films muets.
Sa vie est riche d’expériences musicales car il est curieux de tout. Touche à tout de génie, il a conquis un énorme public, aidé par l’émission de France 2 «La boîte à musique», où il recevait musiciens et chanteurs de tous bords. Il a l’art de décortiquer la musique quelle qu’elle soit, il sait la transformer et l’amener au public, du plus branché au plus néophyte, toujours avec une passion infinie car en plus, il est un magnifique raconteur d’histoires et sait éveiller l’intérêt et la curiosité. Quatrième Invité d’honneur du Conservatoire TPM de Toulon, après Barre Philips, André Gabriel et Rhys Chatham pour son cycle annuel «Transmission», il sera présent en Février et mars pour des conférences, des master classes, un ciné-concert à l’Opéra, accompagnant le film de Rupert Julian «Le fantôme de l’Opéra» le jeudi 13 février et un concert au Liberté le 31 mars sur le thème «Fantaisies sur Beethoven» dont on commémore le 250ème anniversaire.

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C’est donc à l’auditorium du Conservatoire que nous avons rendez-vous avec cet artiste magnifique, intarissable, érudit et d’une grande simplicité.
Notre rencontre a lieu sur la scène car – nous dit-il d’emblée – «la scène c’est la vraie vie, c’est l’essence de la vie».
Il nous rappelle ses venues à Toulon, au Conservatoire pour la FIME, en 2005 pour un ciné-concert autour d’un film de René Clair suivi d’un master class, également présent pour l’inauguration du Liberté en 2008 où il avait donné, en compagnie du jazzman Antoine Hervé, un concert pour deux pianos jazz-classique. La veille, tous deux avaient donné cours et conférence sur ces musiques.
«L’improvisation – nous confie-t-il – est souvent assimilée au jazz alors que déjà, les musiciens classiques du XVème siècle improvisaient sur leurs propres musiques. On peut improviser sur tous les genres de musiques, c’est une question de changement de vocabulaire.
N’importe quel musicien peut-il improviser ?
Non, ça s’apprend, ça… ne s’improvise pas ! Depuis 15 ans, j’ai fondé une classe d’improvisation et aujourd’hui nombre de conservatoires ont une classe d’improvisation. Car on ne peut pas faire n’importe quoi, il faut connaître le sujet, travailler sur des automatismes, connaître tous les styles de musiques. Il faut un travail préalable.  Beethoven a donné à Vienne trois concerts improvisés qui restent dans les annales. Beaucoup d’autres grands compositeurs ont fait de même. Bien sûr, on connaissait leurs œuvres mais le public était friand d’entendre quelque chose de nouveau, d’inédit.
Ça a été un peu oublié un certain temps ?
Oui, durant la moitié du XIXème siècle, ça s’est perdu. Ca n’a perduré que dans les concerts liturgiques et les églises pour les messes dont on ne connaissait jamais la longueur et où alors, il fallait improviser. Aujourd’hui, l’improvisation revient en force car la musique dite «classique» connaît une mutation forte. Le rituel est remis en question et, modestement, j’y suis un peu pour quelque chose car je l’ai relancée. Déjà, parler durant un concert ne s’était jamais fait et j’ai eu envie de le faire pour éclairer les spectateurs et avoir un autre rapport avec lui plutôt que d’arriver sur scène, saluer et jouer.

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Musique classique, musique moderne… Qu’en pensez-vous ?
Ce titre de musique classique est assez récent car durant des siècles, il y avait «la» musique, «les» musiques et tout à coup il y a eu cette dénomination qui partage la musique d’hier et celle d’aujourd’hui. Pour moi, quelle qu’elle soit, c’est toujours de la musique.
Alors, comment définiriez-vous la musique d’improvisation ?
C’est la fraîcheur, la liberté, c’est l’émotion. C’est l’art de la conséquence. Souvent je n’ai pas la moindre idée de ce que je vais faire.
C’est aussi un art éphémère ! N’est-ce pas frustrant ?
C’est vrai puisqu’on improvise et qu’il n’en restera rien que des souvenirs, des émotions mais c’est ce qui en fait sa beauté un peu comme lorsque Claudel parle de l’odeur d’une fleur. C’est un moment éphémère et il n’en restera que le souvenir et l’émotion que l’on aura eus sur l’instant.
Et puis, aujourd’hui, il y a l’enregistrement, si l’on veut en garder une trace.
Mais vous savez, combien de compositeurs ont écrit des partitions qui sont aujourd’hui oubliées ?
Le problème de l’éphémère, moi je l’ai totalement intégré. On joue, c’est bien, moins bien, c’est fait, ça ne sera plus. C’est un instant, un moment et là, on ne peut pas jeter la partition si l’on n’est pas content !
Mais c’est le plaisir de la création en direct qui offre au public la garantie d’un œuvre unique. C’est ce que j’appelle l’art de la scène.
Et le ciné-concert ?
C’est une rencontre avec une œuvre cinématographique. C’est un art du spectacle à part entière. Au début du muet, il y avait déjà un pianiste qui improvisait et le pianiste était différent dans chaque cinéma. Donc à chaque fois c’était une autre musique. C’est un spectacle ouvert vers l’avenir et c’est un vrai travail de création et j’aime ça. J’ai improvisé sur quelque trois cents films et c’est toujours un plaisir renouvelé. «Le fantôme de l’Opéra» j’ai dû l’illustrer une vingtaine de fois avec un plaisir chaque fois renouvelé ».

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Un plaisir que nous avons partagé avec cet authentique «Honnête Homme» qui nous a éblouis par ses connaissances, son talent de conteur et de musicien et, après plus d’une heure et demi, on en redemandait encore et on avait du mal à le quitter tant il est fascinant.
Vivement Zygel !

Jacques Brachet



Michaël JONES… Un clip, une tournée

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Michael Jones offre à ses fans un clip inédit de la chanson « Pas Toi » de Goldman et annonce une nouvelle tournée
On a tous dans le cœur et dans la tête cette chanson incontournable de Jean-Jacques Goldman, sortie en mars 1986 : « Pas Toi ». A l’époque (et même encore maintenant !), elle est sur toutes les lèvres : le single se vend à plus de 400 000 exemplaires et reste classé 21 semaines au Top 50.
Sur scène et dans les coulisses, le célèbre chanteur est accompagné par son complice de toujours : Michael Jones, le même Michael Jones qui fera partie du trio Fredericks/Goldman/Jones.
Mais « Pas Toi », ce n’est pas seulement une douce mélodie qui fait chavirer les cœurs ! Lors du Live 1999, la chanson est jouée en différentes versions (reggae, rock, rap, jazz, tango) dans un medley rythmé contenant une partie chantée en anglais par Michael Jones.
Alors pour fêter les 20 ans de cette version et remercier ses nombreux fans de leur fidélité, l’artiste Gallois et son groupe lancent un clip inédit et décoiffant de « Pas Toi » ! Surprenant, décalé et très original, il va ravir tous ceux qui ont la nostalgie de ce titre culte, de leurs interprètes, mais aussi de façon plus générale tous les amoureux de la belle chanson française. Surtout lorsqu’elle ne se prend pas au sérieux !
En 2019, Michael Jones est parti à la rencontre de son public pour fêter ses 48 ans de carrière.
Pendant 6 mois, lors de chaque concert, il joue la chanson « Pas Toi » et suscite un véritable enthousiasme auprès du public. Les retours positifs de ses fans, leur fidélité, lui donnent une idée : pourquoi ne pas faire un clip en clin d’œil à la version medley jouée sur scène en 1999 lors d’un Live devenu inoubliable ?

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La vidéo est tournée en juillet 2019 sur un enregistrement live, puis le montage vidéo et le mixage du son prennent six mois pour obtenir un rendu parfait… et délicieusement second degré !
Lancé le 1er janvier sur YouTube, et partagé sur Facebook et Twitter, le clip a fait immédiatement un carton auprès des fans : il a totalisé 4 000 vues en moins de 24 heures dont 2 000 vues durant les premières heures de diffusion.
Les commentaires laissés sur les réseaux sociaux sont enthousiastes :
Michael Jones souligne :
«L’accès au clip est volontairement gratuit pour tous ! Au départ, je tenais à remercier toutes les personnes qui me suivent fidèlement depuis des années et qui sont venues assister aux 98 concerts de 2019. Mais je suis agréablement surpris de voir que tous les amoureux de la chanson française et des années 80 se retrouvent aussi dans ce clip  »

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J’ai eu l’occasion de rencontrer Michaël quelquefois, garçon on ne peut plus charmant et simple et chaque interview a été un moment de grand plaisir. En voici pour l’occasion quelques extraits.
Michaël, comment un Gallois devient-il une star de la chanson française ?
Star ? … oublions ce mot.
Ça s’est passé par accident. Ma maman était française et nous venions voir sa famille en vacances. J’ai rencontré des musiciens avec qui j’ai commencé à m’amuser, avec qui je me suis entendu… Et je suis resté ! Et voilà 44 ans que je m’amuse et que je suis heureux car vivre de sa passion, c’est exceptionnel.
Au Pays de Galles, jouais-tu déjà ?
Oui, j’ai joué avec quelques groupes mais juste pour le plaisir car au départ je n’étais pas destiné à la musique. Pour moi, la musique était simplement un plaisir et il n’était pas concevable que j’en fasse un métier, même pour gagner de l’argent.
A quoi te destinais-tu ?
La musique, comme Obelix, je suis tombé dedans très jeune. C’est ma potion magique. Mais j’ai passé un diplôme d’ingénieur de la médecine du sport. Mon ambition était de faire de l’assistance sur des rallyes… Tu vois, on était loin de la musique, même si je ne l’ai jamais quittée. Jusqu’au jour où il y a eu le déclic et je me suis dit que peut-être, mon avenir était dans la musique.
Retournes-tu au Pays de Galles
Non, je vis ici dans l Midi. Je suis resté six ans à St Maximin. Je n’y vais que pour aller visiter la tombe de mes parents ou pour faire visiter ce beau pays à des amis. Pays que j’aime mais dont je n’ai pas la nostalgie. Ma vie est en France. Et si je suis farouchement pour garder l’Histoire et le souvenir, je ne suis jamais nostalgique du passé. Je tourne les pages et j’avance.

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Et que les fans qui ont raté les précédents concerts se rassurent : Michael Jones repart en tournée en 2020 ! Toutes les dates sont disponibles ici : http://www.michael-jones.net/
Jacques Brachet




Le Pradet – Ouverture du Conservatoire TPM

Inauguration Conservtaoite TPM - Le Pradet (c) O Pastor TPM

Décidément, en ce moment dans le Var, la Culture s’amplifie, les lieux de culture font florès et, après la rénovation du Musée de Toulon, le Complexe Chalucet, voici que vient de naître le Conservatoire TPM du Pradet, ce 22 janvier.
Les élèves y sont entrés officiellement lundi 27 janvier.
Construction remarquable constituée de plus de 1200 blocs de pierres massives du Lubéron, ce bâtiment au bilan carbone très bas, est labellisé Bâtiment Durable Méditerranéen niveau Argent.
Quinze mois de travaux ont été nécessaires pour élever ce site, complétant le Pôle Culturel de la ville du Pradet, inauguré le 24 novembre dernier et constitué de la bibliothèque municipale et d’une ludothèque.
Après avoir été installés provisoirement à l’intérieur de modules de type « Algéco » (jusqu’en 2018), puis dans des locaux mis à disposition par la commune au sein du BIJ au Pradet, les élèves du Conservatoire TPM pratiquent désormais leur discipline artistique dans le tout nouveau site du Pradet.
Ce chantier, dont la première pierre a été posée le 11 janvier 2019, a duré près de dix mois pour un coût total de 2 400 000 euros TTC, financé par TPM, l’Etat, la Région Sud Provence-Alpes-Côte d’Azur et le Conseil départemental du Var.
Le nouveau bâtiment, d’une superficie d’environ 620 m2 est réparti sur deux niveaux et composé de :
• 6 salles de cours et de répétition à haute performance acoustique
• 1 salle pouvant accueillir jusqu’à 90 personnes, servant aux pratiques collectives instrumentales et vocales (répétitions, accueil de master classes et d’auditions élèves).
Ce sont les agences Studio 1984 et Boris Bouchet Architectes qui ont été toutes deux missionnées pour mener à bien le projet, en raison de leur démarche architecturale, sociale et écologique innovante.
Le bâtiment a été implanté dans le centre-ville du Pradet, au 130 boulevard Jean Jaurès, à l’ancien emplacement de l’école Jean Jaurès construite au début du 20ème siècle. Rénovée à plusieurs reprises, celle-ci a été fermée en septembre 2014, afin de procéder au désamiantage et à la démolition de modules alors implantés dans la cour.
Après la réalisation de ces travaux au premier semestre 2015, la commune du Pradet a souhaité réaliser, dans les locaux existants de l’école, un centre culturel comprenant une bibliothèque (déménagement de la bibliothèque existante), une ludothèque et le nouveau site du Conservatoire TPM, ce dernier étant mené sous maîtrise d’ouvrage de la Métropole TPM.

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La bibliothèque municipale et la nouvelle ludothèque ont été inaugurées le 24 novembre 2019.
Le projet de construction s’est attaché à conserver l’ambiance singulière de ce lieu, dans sa relation au centre-ville comme au grand paysage de la colline qui le domine. L’implantation générale s’est donc appuyée sur les bâtiments et équipements existants afin de favoriser l’intégration des volumes et organiser la continuité des parcours et des accès.
La cour, pensée comme une place publique, dispose d’un ensemble de lieux de passage et articule centre historique, faubourg, espaces naturels et alignement de platanes.
Cela a conduit à organiser l’équipement sur deux niveaux afin de permettre une meilleure compacité de l’enveloppe et une réduction importante de l’emprise au sol du bâti.
Le Conservatoire TPM est un établissement d’enseignement artistique spécialisé (classé dans le réseau national des Conservatoires à Rayonnement Régional) qui a pour vocation l’apprentissage des pratiques de la musique, de la danse, du théâtre et du cirque.
Son objectif est de permettre à chaque élève de s’ouvrir aux différentes disciplines en développant et en perfectionnant ses dispositions artistiques. Il propose plusieurs cursus, de l’initiation à la formation pré-professionnalisante, que l’élève envisage de pratiquer en amateur ou de s’orienter vers un métier artistique. Le Conservatoire TPM est aussi un lieu d’échange et de diffusion.
L’établissement propose près de 80 disciplines.
Il accueille 3600 élèves encadrés par près de 200 enseignants.
Pour rappel, il est composé de 3 pôles comprenant aujourd’hui 11 sites répartis sur le territoire TPM : Pôle Est : Carqueiranne, Hyères, La Garde et Le Pradet – Pôle Centre : La Valette-du-Var, Le Revest-les-Eaux et Toulon – Pôle Ouest : La Seyne-sur-Mer, Ollioules, Six-Fours-les-Plages et Saint-Mandrier-sur-Mer.
Aujourd’hui, le Conservatoire poursuit son développement, et ce nouveau bâtiment sur le site du Pradet en est un bel exemple. Ce sont donc 141 élèves qui sont rattachés administrativement au site du Pradet et 185 qui y suivent régulièrement des cours encadrés par 17 enseignants dans les Disciplines suivantes : Accompagnement instrumental ; Atelier parents/enfants ; Chant choral dominant Maîtrises enfants et ados et Approfondissement du travail des maîtrises ; Chant choral choeur enfants ; Clarinette ; Ensemble instrumental à vent ; Ensemble de violoncelles ; Ensemble vocal ; Formation musicale ; Guitare ; Guitare jazz ; Piano ; Piano complémentaire pour les maîtrises ; Saxophone ; Trompette ; Violon ; Violoncelle.

www.conservatoire-tpm.fr



Opéra de Toulon – Nuit du piano
Beethoven and Co

SAMEDI 8 FÉVRIER – A partir de 17H30
La  Nuit du piano», un format de concert singulier : pas de récital, ni d’artiste unique, mais quatre pianistes, un trio et une violoniste qui joueront 8 fois 30 minutes. Le public pourra aussi se restaurer au Foyer Campra de l’Opéra où le concert sera retransmis en direct, et profiter de l’architecture conviviale de l’Opéra de Toulon. Ainsi, chacun composera son programme…
17H30-18H : RÉCITAL DÉCOUVERTE
OLGA BONDARÉNKO
Ludwig van Beethoven Sonate n°13 « Quasi una fantasia » en mi bémol majeur,
Op. 27 n°1
TRIO GABBIANO
Ludwig van Beethoven Trio en do mineur, Op. 1 n°3 (2ème & 4ème mouvement)

Igor Tchetuev, PianistPhoto: Marco Borggreve de wilhencourt

18H15-18H45 : IGOR TCHTETUEV
Ludwig van Beethoven Sonate « La Tempête » no 17 en ré mineur, Op. 31 nº 2 Ludwig van Beethoven Rondo « Colère pour un sou perdu » en sol majeur, Op. 129
19H-19H30 : TANGUY DE WILLIENCOURT
Anton Webern Variations Op. 27
Ludwig van Beethoven Sonate « Pathétique » n°8 en do mineur, Op. 13
19H45-20H15 : FLORIAN NOACK
Ludwig van Beethoven Sonate « Les Adieux » n°26 en mi bémol majeur, Op. 81
Robert Schumann Etudes en forme de variations d’après la 7ème Symphonie
de Beethoven, WoO.31
20H30-21H : IGOR TCHETUEV & FANNY CLAMAGIRAND Ludwig van Beethoven Sonate « Le Printemps » pour piano et violon no 5 en fa majeur, Op. 24
21H15-21H45 : TANGUY DE WILLIENCOURT
Alban Berg Sonate, Op. 1
Ludwig van Beethoven Sonate « Au clair de lune » n°14 en do dièse mineur, Op. 27 n°2
22H-22H30 : FLORIAN NOACK
Muzio Clementi Sonate n°2 en fa majeur, Op. 33
Ludwig van Beethoven – Charles-Valentin Alkan Concerto n°3 en do mineur,
1er mouvement (Cadence, Alkan)
22H45-23H15 : IGOR TCHETUEV & FANNY CLAMAGIRAND Ludwig van Beethoven Sonate « À Kreutzer » pour piano et violon no 9 en la majeur, Op. 47

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Beethoven, dont on célèbre en 2020 le 250ème anniversaire de la naissance, est universellement reconnu comme le plus grand Maitre de la musique. Son indépendance, son exigence de liberté et de rigueur dans l’écriture et la forme n’ont d’égales que son originalité et son génie novateur.
S’il fut le grand modèle des romantiques, il reste encore et toujours la référence des pionniers du XXème siècle y compris des compositeurs dodécaphoniques, sériels et néo-sériels.
Au XXIème siècle, alors que l’on pensait que l’atonalisme avait définitivement triomphé, c’est avec le retour à une nouvelle idée du système tonal que les jeunes compositeurs minimalistes, élevés au biberon du Rock et du Jazz, recherchent une nouvelle inspiration à la source Beethovenienne. Une Beethoven-attitude en quelque sorte, qui place ce pianiste et compositeur rebelle en pleine lumière. [Monique Dautemer]
« Master class »
VENDREDI 7 FÉVRIER | 17H-19H | AUDITORIUM DU CONSERVATOIRE
Master class publique avec Florian Noack et des élèves du Conservatoire TPM
Entrée libre sur réservation au 04 94 18 53 07 ou 04 94 93 55 45
& festival.billetterie@orange-business.fr

La Seyne-sur-Mer
Art Bop – Jazz au Fort Napoléon

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Art Bop, membre de Jazz sur la Ville, propose pour 2020 un programme digne des meilleurs festivals. Du jazz, rien que du jazz, du style New Orleans le plus pur aux expressions contemporaines.
Michel Le Gat et son équipe de bénévoles dévoués à la cause jazz méritent la médaille d’or pour la persévérance, la durée (24 ans d’âge), l’accueil et la programmation. Qu’on se le dise, haut et fort !
Car les nombreuses tentatives de faire vivre un lieu véritable et permanent de jazz dans la région toulonnaise ont souvent fait long feu. Il est bien que dans ce Fort Napoléon qui accueillit pendant plus de 30 ans l’un des meilleurs festivals de jazz en France, lieu dont les murs résonnent de cette musique, qu’Art Bop donc continue à accueillir d’excellents groupes deux fois par mois.

Serge Baudot

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Programme  2020 :
17 janvier 2020 « Jean Paul Daroux Project – La légende des 7 sages »
Jean Paul Daroux (piano) –   Jean Christophe Gautier (contrebasse) –  Luca Scalambrino (batterie)
07 février 2020 « i love Garner trio »
Lionel Dandine (piano) – Nicolas Kodinger (contrebasse) –  Thierry Larosa (batterie)
06 mars 2020  Hot Jazz Band
Jean Dionisi (trompette, cornet, chant) –  Jean François Bonnel (clarinette, sax) –  Stéphane Matthey (piano) –  Jean Claude Tycock (batterie)
20 mars 2020 « Michel Petrucciani Souvenirs »
Alexis Tcholakian (piano) –  Christophe le Van (contrebasse) – Philippe le Van (batterie)
03 avril 2020 « Ananda »
Rudy Piccinelli (batterie, voix) –  Romain Thivolle (guitare) – Nicolas Grassone (contrebasse) –  Geoffrey Nicolas (claviers)
08 mai 2020 « Christian Brazier Trio Origine »
Christian Brazier (contrebasse) – Gérard Murphy (sax) – Nicolas Aureille (batterie)
29 mai 2020 Fred Pasqua Trio
Frédéric Pasqua (batterie) – Robin Nicaise (sax) – Pierre Fénichel (contrebasse)

 Renseignements : Fort Napoléon, La Seyne sur mer, chemin Marc Sagnier ;
Ouverture des portes : 21h – Concert 21h30 – Pas de réservation.
04 94 09 47 18 – 06 87 71 59 30 – michel.le-gat@orange.fr



La rentrée à l’Opéra de Toulon

vendredi 24 janvier – 20h – dimanche 26 janvier – 14h30 – Mardi 28 janvier – 20h
Le Comte Ory, opéra de Rossini
Opéra-comique en deux actes de Gioacchino Rossini (1792-1868)

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Livret de Eugène Scribe (1791-1861) & Charles-Gaspard Delestre-Poirson (1790-1859)
Création : Paris, Opéra Le Peletier, 20 août 1828
Mise en scène Denis PodalydèsChorégraphie Cécile Bon
Avec : Marie-Ève Munger, Ève-Maud Hubeaux, Sophie Pondjiclis, Khatouna Gadelia, Francisco Brito, Armando Noguera, Thomas Dear, Laurent Podalydès & Léo Reynaud
Orchestre et Chœur de l’Opéra de Toulon
Direction musicale Jurjen Hempel
Denis Podalydès
Entré en 1997 à la Comédie-Française, Denis Podalydès en devient sociétaire en 2000. Il joue entre autres dans Le Revizor (Molière de la révélation théâtrale), La Forêt, La Grande Magie, L’Avare, Hamlet, et cette année Les Damnés.
Il joue dans de nombreux films au cinéma, notamment avec son frère Bruno, Emmanuel Bourdieu, Arnaud Desplechin, Bertrand Tavernier, François Dupeyron, Yves Angelo…
Il a notamment mis en scène Cyrano de Bergerac (Molière de la mise en scène), Fantasio, Lucrèce Borgia et plus récemment Les Fourberies de Scapin. À l’opéra, il a signé les mises en scène de Fortunio, Don Pasquale, La Clémence de Titus. Il a publié plusieurs livres dont Voix off (prix Femina Essai 2008) et récemment l’album Pléiade Shakespeare. Il est officier dans l’ordre des Arts et Lettres.
Francisco Brito Le Comte Ory
Né en Argentine Francisco Brito y commence ses études musicales. En 2004, en Italie , il approfondit le répertoire Rossinien avec William Matteuzzi à l’Académie d’Art Lirica d’Osimo, puis à Scuola dell’Opera Italiana (Bologne). Il fait ses débuts en 2006 à Pesaro sous la direction d’Alberto Zedda. De Rossini, il chante notamment Lindoro, Belfiore, Eacide, Bruschino Jr… Il chante Ernesto/Don Pasquale (Darmstadt, Trento, Francfort), Fenton/Falstaff à Francfort, Don Ramiro/ La Cenerentola (Dresden Semperoper), Almaviva/Il Barbiere di Siviglia (Wiesbaden, Erl, Venise), Dorvil/La Scala di Seta (Mannheim, La Fenice, Circuit Lombardo), Conte Alberto/L’Occasion de il Ladro (Trieste), Il Signor Bruschino et La Cambiale di Matrimonio (Venise), L’Italiana à Alger (Trevise), Ariodante (Dublin), Donna del lago (Pesaro), Giannetto/La Gazza Ladra (Francfort, Bari, Milan), Otello (Naples), I Puritani (Stuttgart), Così fan tutte (Dubaï), Il Barbiere di Siviglia (Erl, Venise), L’Italiana in Algeri (Trieste), Don Pasquale (Moscou), Il Barbiere di Siviglia et Il Signor Bruschino (Venise), Il Viaggio a Reims (Mascate), Il Castello di Kenilworth et Pietro il Grande de Donizetti (Bergame).
Prochainement, il chantera dans L’Italiana à Alger au Filarmonico de Vérone et Il Barbiere di Siviglia à Nancy.

samedi 1er février 2020 – 20h
En partenariat avec le Festival de Musique de Toulon et sa Région
«Passion Galliano»

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Richard Galliano accordéon
Orchestre Symphonique de l’Opéra de Toulon dirigé par Marzena Diakun
Richard Galliano
Richard Galliano étudie le piano et l’accordéon avec son père Lucien Galliano, accordéoniste et professeur.
Particulièrement doué et investi, il entre au Conservatoire de Nice et suit les cours d’harmonie, de contrepoint et de trombone à coulisse. Il obtient un 1er Prix en 1969 pour cet instrument. Il arrive à Paris en 1975 et rencontre Claude Nougaro dont il deviendra l’ami, l’accordéoniste et le chef d’orchestre, et ce jusqu’en 1983. De cette étroite collaboration naîtront bon nombre de chansons qui font partie du patrimoine de la chanson française.
La deuxième rencontre déterminante aura lieu en 1980, avec le compositeur et bandonéoniste argentin Astor Piazzolla qui l’encourage à créer le «New Musette» français, comme il a lui-même inventé auparavant le «New Tango» argentin.
Au cours de sa longue et prolixe carrière, Richard Galliano enregistre plus de 50 albums sous son nom. Il collabore en parallèle avec un nombre impressionnant d’artistes et de musiciens prestigieux : Chet Baker, Eddy Louiss, Ron Carter, Wynton Marsalis, Charlie Haden,Gary Burton, Michel Portal, Toots Thielemans, Kurt Elling, pour le jazz; Serge Reggiani, Claude Nougaro, Barbara, Juliette Greco, Dick Annegarn, Georges Moustaki, Allain Leprest, Charles Aznavour, Serge Gainsbourg, pour la chanson française; Nigel Kennedy pour le répertoire classique et un grand nombre d’orchestres. Au cours de ses tournées dans le monde, il se produit dans les théâtres les plus prestigieux.
En 1997, il est récompensé par une Victoire de la Musique Jazz pour son album New York Tango. Il l’est à nouveau en 1998 pour l’album Blow Up, enregistré en duo avec Michel Portal. En 2009, il est nommé Officier dans l’Ordre des Arts et des Lettres. Il enregistre un album Bach en 2010.
Il est nommé Commandeur de l’Ordre des Arts et des Lettres en 2011. Il obtient la Victoire de la Musique Classique en 2014 et reçoit également le Prix du Meilleur Compositeur de l’année.
Il enregistre en 2016 un nouvel album dédié à Mozart et un second en quartet New Jazz Musette.
En 2016, il est promu Officier de l’Ordre National du Mérite par le Président de la République François Hollande.

Musique – Mes coups de cœur

J’ai toujours aimé la musique, les belles mélodies, qu’elles soient classiques ou modernes, les belles voix, qu’elles soient d’opéra ou de la variété. Et me voilà servi en cette fin d’année avec quelques CD qui m’ont particulièrement marqué et je je voulais partager avec vous.

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Vladimir COSMA « 24 caprices pour mandoline solo » (Larghetto Music)
Vladimir Cosma est un musicien et compositeur de légende que j’ai eu la joie de rencontrer et qui plus est un homme d’une grande simplicité. Il est surtout connu pour ses nombreuses musiques de films à succès comme «La boum», «Rabbi Jacob», «La gloire de mon père», «Diva», «L’amour en héritage», «Dîner de cons», «Le père Noël est une ordure» et bien d’autres célébrissimes musiques.
Il a multiplié les expériences musicales, écrivant des chansons, collaborant avec des orchestres symphoniques où il nous a offert de sublimes envolées lyriques.
Cette fois, il nous offre un disque on ne peut plus intimiste où il a quitté son piano et sa baguette de chef d’orchestre… pour une mandoline qu’il partage avec un autre célèbre mandoliniste : Vincent Beer-Demander.
A l’instar d’un Vivaldi ou d’un Paganini, il nous propose 24 caprices, tous tirés de ses propres musiques où l’on retrouve tous ses plus grands succès façon classique et c’est à la fois original, magnifique et joyeux Si on ne les connaissait pas par cœur, on pourrait penser que ces musiques nous viennent d’Antan, car c’est de la véritable musique classique que l’ami Vladimir nous propose.
Et pour couronner le tout, une pochette fort originale nous prouve l’humour que ce bel homme de près de 80 ans qui est resté un grand enfant passionné de musique.

GAROU «Soul City» (Universal)
A sa manière, Garou est une grande voix, loin du classique, une voix éraillée c’est vrai, mais reconnaissable entre toutes et inoubliable voix de Quasimodo dans la comédie musicale «Notre Dame de Paris»
Ce québécois tombé en amour avec la France, a voulu rendre hommage à la Tamla Motown qui fête ses 60 ans et qui berça nos années 60 de rythm’n’blues et de soul.
Créée par Berry Gordy, celui-ci  a fait éclater la black music avec un son unique et fait découvrir nombre de chanteurs noirs comme Diana Ross et les Suprêmes, la famille Jackson, Stevie Wonder, les Four Stops, Martha and the Vandellas, Marvin Gaye, The Temptations, Les Pointer Sisters, Lionel Ritchie et bien d’autres et quelques magnifiques auteurs et compositeurs comme Lamont Dozier, les frères  Holland, Norman Whitfield…
Les tubes mémorables, il y en a à la pelle, créés par ces artistes mais repris par d’autres, et qui ont fait le tour du monde. Le choix de Garou s’est porté sur 13 tubes incontournables comme «It’s the same old song des Four Stops (que Cloclo a repris sous le titre «C’est la même chanson»), «Reach out i’ll be there», des mêmes Four Stops et du même Cloclo sous le titre «J’attendrai», «You can’t hurry love» des Suprêmes et encore Cloco avec «Des filles et des fleurs», «My girl» de James Newton avec encore qui ? Cloclo sous le titre «Ma fille» mais aussi Nancy Holloway sous un autre titre «Bye bye».
Un monument : «Dancing in the street» créé par Martha and the Vandellas mais repris cent fois entre autres par Pétula Clark, le duo David Bowie/Mick Jagger, The Mamas and the Papas, Phil Collins, Little Richard, The Who, Neil Diamond…
Bref, que des tubes à qui Garou redonne une nouvelle jeunesse et un nouveau son musical que sa voix transcende dans une atmosphère joyeuse et nous montre que les bonnes chansons traversent les âges. Grâce à lui un nouveau public va les découvrir… Et c’est du solide !

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Jean-Baptiste GUEGAN «Puisque c’est écrit» (Sony Music)
Johnny ressuscité ? On pourrait le croire en fermant les yeux et en écoutant ce phénomène qu’est Jean-Baptiste Guégan, non pas sosie mais clone vocal de Johnny, de la voix chantée à sa voix parlée… Bluffant !
On n’en fera pas des tonnes sur lui qui, en quelques mois, a pulvérisé les ventes d’albums et rempli des zéniths comme au bon vieux temps de l’idole disparue.
Du coup, en voici un qui est content : Michel Mallory, qui a retrouvé la voix de son ami et lui a refilé les chansons qu’il lui avait écrites avec son fils Jean-Thomas. Rien, à changer, du rythme à la tessiture, juste changement de mec… et ça marche !
L’expression «Bon endroit au bon moment» a dû être créée pour lui qui s’est présenté à l’émission «Incroyable talent», qui a fait pleurer le jury qui croyait retrouver Jojo et qui a estomaqué un public qui, fidèle à Johnny, a reporté son amour sur Guégan !
Il est vrai aussi que les Mallory ont fait du sur mesure et que les chansons accrochent et sont impeccablement servies. Et en plus il est beau gosse et n’essaie pas de ressembler physiquement à Johnny comme les font ces pathétiques sosies !
Espérons que le feu qu’il a allumé dans le cœur des fans qui retrouvent leur idole disparue, ne s’éteindra pas trop vite et que Jean-Baptiste trouve sa route personnelle.

Johnny HALLYDAY «Johnny symphonique» (Panthéon)
Pour le coup, c’est bien lui, revu et corrigé par le magicien de la musique, Yvan Cassar.
Johnny rêvait, paraît-il, d’enregistrer avec un orchestre symphonique. Cassar l’a fait avec 70 musiciens, 42 choristes et le London Symphonic Orchestra. Et c’est du grand, du très grand Johnny dont les musiques ont été choisies par Yvan Cassar après avoir écouté nombre de versions chantées par l’idole au mieux de sa voix et de son charisme.
C’est tout simplement magnifique et «Diego», «Que je t’aime», «Non, je ne regrette rien», «Requiem pour un fou», «Vivre pour le meilleur», «L’envie», toutes prennent souffle, une amplitude, une force encore plus grandioses que ses concerts live et Dieu sait si pourtant il dégageait sur scène, le Johnny.
En fait, on retrouve le Johnny qu’on a aimé, qu’on aime et qu’on aimera toujours avec en plus des orchestrations semi-classiques dues au génie d’un Cassar qui connaissait bien son chanteur pour l’avoir accompagné. Et voilà qu’il l’accompagne somptueusement, pour un dernier concert.

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Sarah BRIGHTMAN «Hymn» (Universal)
Cette soprano britannique aux trois octaves est une voix venue du ciel. Comédienne de théâtre, star des comédies musicales dont «Cats» ou d’opérettes (La veuve joyeuse), danseuse, elle est dans la pure tradition de ces artistes anglaises ou américaines qui savent tout faire .
Elle a déjà vendu des millions de disques et pourtant en France on a l’air de la découvrir grâce au duo qu’elle vient d’enregistrer avec Vincent Niclo «Sogni» qu’on retrouve sur les deux disques. Le douzième de l’artiste.
Elle a choisi pour ce nouvel album intitulé «Hymn», des thèmes d’opéra connus mais par forcement chantés par des femmes. Mais avec sa voix, elle peut s’attaquer à quelque chant que ce soit. Du coup, elle passe sans problème de Morricone à Franz Lear, de John Lees à Yoshika Hayaghi.
Une très belle version de «Quand te partiro» d’Andrea Boccelli entre autres mais un superbe album dont la voix sublime est accompagnée par le London Symphonic Orchestra (comme Johnny !)

Vincent NICLO  «Ténor» (Warner)
Vincent Niclo, c’est, avec Pagny, la plus belle voix qu’on ait en France.
C’est aussi, plus que Pagny, un homme d’une extrême élégance.
C’est encore un chanteur hors normes, multi-styles qui nous chante aussi bien de la variété que de l’opéra en passant par l’opérette, les chansons de crooner, le tango ou les musiques de Michel Legrand ou encore les nombreuses comédies musicales qu’il a interprété (Autant en emporte le vent, entre autre).
Il sait tout chanter et surtout, tout bien chanter et ce nouveau disque «Ténor» (Warner) ne me contredira pas puisqu’il passe de Verdi à Saint-Preux, de Haendel à Tchaïkovski, de Ravel à Puccini, nous proposant un éventail de thèmes connus et quelques duos remarquables : «Le chœur des esclaves» de Verdi avec Nana Mouskouri, «La sarabande» de Haendel accompagné par les merveilleuses sœurs Berthollet, un extraordinaire Christmas  avec le fabuleux Placido Domingo, un inattendu «Boléro de Ravel», façon incantation africaine avec Angélique Kidjo et… un improbable duo : «Loin d’ici» (que Dalida a chanté sous le titre «Fine la comédie») avec Laetitia Milot, loin d’avoir la voix d’une diva mais plutôt de Jane Birkin. Le problème est que Jane chantait avec Gainsbourg et que Laetitia chante avec un ténor avec lequel elle ne fait pas le poids. Mais le clip est joli !
Ce disque est un enchantement, enregistré à Abbey Road. Jusqu’à la pochette noir et or avec un beau Niclo en nœud pap ‘s… L’élégance jusqu’à la fine moustache à la Reth Butler !

Jacques Brachet