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SIX-FOURS Jean-Christophe SPINOSI
Une vie d’émotions

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C’est à la Maison de la Mer, au port de la Coudoulière, que Jean-Sébastien Vialatte, maire de Six-Fours, Dominique Ducasse, adjointe aux affaires culturelles, Delphine Quin, adjointe déléguée au quartier du Brusc et Viviane Thiry, adjointe à la communication, avaient donné rendez-vous aux sponsors, amis de la Collégiale et personnalités, pour inaugurer le désormais fameux et incontournable « Festival de la Collégiale » dont le héros n’est autre que Jean-Christophe Spinosi, violoniste et chef de l’ensemble Matheus qu’il a créé en 1991.
C’est ainsi que tout le monde se retrouvait sur la terrasse de la Maison de la Mer… sous un soleil retrouvé après une mini-tempête qui arrosa la ville de Six-Fours !
Quel plaisir de srencontrer Jean-Christophe Spinosi dont la passion est LA musique, toutes les musiques dont il nous parle avec amour et humour mêlés car le monsieur en a une sacrée dose… d’amour comme d’humour d’ailleurs !
Il était venu à ce repas aussi informel que chaleureux avec quelques-uns de ses musiciens de l’orchestre Matheus et au cours du repas, Natasha nous offrit un morceau de violoncelle, puis vint le tour du maître au violon, accompagné par Thierry, qui nous présenta un titre fort connu « Summertime », arrangé à sa manière… En riant, il nous dit avoir eu l’idée de jouer « I will survive » mais pensait qu’on l’avait un peu trop entendu !
Mais avant cela, alors que, face à lui, je lui disais mon désir de l’interviewer, tout de go il me dit : « profitons de ce dîner », je vous écoute ! »
J’avoue que mon envie était de surtout de l’écouter et ce fut un moment extrêmement agréable que de discuter avec lui.

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Jean-Christophe, comment devient-on violoniste ET chef d’orchestre ?
Par amour de la musique, tout simplement, parce qu’il y avait une école de musique pas très loi cde chez moi et le violon était un instrument que j’aimais et l’un des moyens de m’exprimer. Mais j’avais aussi envie d’aller plus loin et très vite j’ai voulu être aussi chef d’orchestre.
De toutes façons, pour moi, tous les moyens sont bons pour faire de la vraie musique et avoir la joie de communiquer les émotions, d’échanger émotionnellement.
Si vous jouez beaucoup de musique classique, vous allez aussi vers bien d’autres musiques. Est-ce que c’est toujours mal considéré que de passer de l’un à l’autre ?
Longtemps c’est vrai, ça n’était pas très apprécié des puristes mais aujourd’hui le monde, les postures changent, les murs de verre tombent. Il y a pas mal de choses qui bougent, c’est l’écho de la vie, de la société. Les gens, les musiciens, le public ont besoin de ce genre d’expérience, de ce saut dans le vide pour mieux échanger. Alors pourquoi pas ce saut musical entre les genres, les siècles, en gardant malgré tout toute la rigueur nécessaire et ne pas faire n’importe quoi.
Faire changer les mentalité ne doit pas être facile ?
C’est vrai, il faut beaucoup d’abnégation pour faire tomber ces murs mais on y arrive avec la volonté et je crois que c’est aussi l’époque qui veut ça. Il faut être de notre temps pour arriver à faire partager les vraies émotions et pour moi ce n’est pas si difficile que ça. C’est à la fois une joie, un vertige, un plaisir presque enfantin.
J’ai la chance de travailler avec des musiciens émotionnels, qui aiment les changements et qui considèrent que c’est tout sauf un gadget que d’aborder les différentes phases de la musique. C’est partager, échanger.
Vous parlez beaucoup d’émotion !
Parce que c’est ça, la musique ! partager les choses que l’on ressent, partager cette émotion qu’on a en nous… Ca veut dire beaucoup. C’est ce qui nous fait avancer. Moi, je vis d’émotions et de partage. C’est de l’amour à l’état pur, ça vient naturellement. Les émotions viennent de l’âme.

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Avec le maire Jean-Sébastien Vialatte et Noémie Dumas, responsable du Six n’Etoiles

Comment choisissez-vous les œuvres d’une soirée, comme celles que vous proposez à la Collégiale St Pierre ?
En petit comité, avec le noyau dur de mon orchestre. On choisit ensemble, on discute de ce que chacun a envie de faire et l’on est souvent d’accord. Il y a des oeuvres qui s’imposent au lieu où l’on joue et la Collégiale St Pierre est un lieu vertigineux, à la fois grandiose et simple. Il y a des morceaux que l’on aime et que l’on a vraiment envie de partager avec le public qu’on aime. C’est un peu comme la cuisine : on aime faire des choses, les proposer aux gens, en espérant qu’ils vont aimer.
Vous avez créé ces fameuses soirées « Barock’n’roll » qui ont aujourd’hui un succès fou !
Oui, parce qu’on y mêle toutes les musiques et qu’on s’amuse comme des grands enfants que nous sommes restés. D’ailleurs ce sont des concerts pour les grands enfants, musiciens et public. Ca sollicite chez les gens quelque chose de merveilleux.
Vous qui jouez avec l’ensemble Matheus dans le monde entier, comment vous êtes-vous retrouvé pour ce festival annuel à Six-Fours ?
C’est d’abord Claude-Henri Bonnet, directeur de l’Opéra de Toulon et programmateur du Festival de Musique qui m’y a invité. Et puis, j’ai des attaches à Toulon où je venais y voir ma tante Angèle car j’ai de la famille toulonnaise à qui je venais rendre visite de temps en temps. J’ai des attaches et même plus, j’ai une histoire d’amour avec cette ville. Et découvrir la Collégiale a été un gros coup de cœur.

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Votre fils, Mathieu, a-t-il suivi son père ?
Il est violoniste et joue dans mon orchestre. Mais il est aussi comédien. Il a tourné pour la télévision dans « Clem », il a un rôle important dans la série « Guyane » et il a fait plusieurs films dont « Les souvenirs » de Jean-Paul Rouve, dans lequel il joue le petit-fils d’Annie Cordy… Il se débrouille bien.
Après la Collégiale, des vacances ?
Pas vraiment !
Je pars jouer au Festival de Cornouailles, puis au Festival de Salzbourg avec Cécilia Bartoli pour l’Opéra de Rossini « L’Italienne à Alger », je dirigerai la Philharmonique de Berlin, puis il y aura l’Espagne, Vienne, l’Irlande, Monte-Carlo….
C’est de la folie !
Oui, c’est beaucoup de travail mais aussi beaucoup de joie que d’avoir des projets multiples… C’est dans mon ADN ! »
Bref, c e fut une belle rencontre, pleine de chaleur et de convivialité, avec cet homme aussi talentueux et brillant que simple et drôle, qui nous fit partager sa passion… et ses émotions !
Ce sont ces moments-là qui me font dire que j’ai réellement bien fait de choisir le métier de journaliste !

Jacques Brachet

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Programme
Mercredi 18 juillet 20h30, Collégiale St Pierre : Récital baroque avec Veronica Cangemi, soprano et l’ensemble Matheus dirigé par Jean-Christophe Spinosi
Vendredi 20 juillet 20h30, Collégiale St Pierre : « Dixit Dominus/Gloria » par l’ensemble Matheus dirigé par Jean-Christophe Spinosi
Samedi 21 juillet 14h30, Parc Jean Robert : Concert de jazz par l’ensemble Matheus dirigé par Jean-Christophe Spinosi
Samedi 21 juillet 21h, Parc de la Méditerranée : « Barock’n’roll » par l’ensembles Matheus dirigé par Jean-Christophe Spinosi

NICOLETTA redevient comédienne

Samuel LE BIHAN (Vincent) et Nicoletta (Jeanne)

Samuel LE BIHAN (Vincent) et Nicoletta (Jeanne)

Il était une fois trois jeunes loups partant en tournée avec leur premier tube : Michèle Torr, Christophe, Hervé Vilard.
Dans les coulisse, l’habilleuse d’Hervé Vilard, Nicole Grisoni… et moi, tout jeune journaliste sur sa première tournée d’été.
Un an plus tard, Nicole est devenue Nicoletta avec la carrière que l’on sait, dont elle va fêter les 50 ans !
50 ans donc que je connais Nicoletta, que je retrouve avec toujours le même plaisir et là, sous la pinède Gould de Juan les Pins où nous avons déjà vécu quelques « Roses d’or ». Elle est là pour soutenir Fabrice et Barbara Ravaux, qui ont créé l’association « Enfants, Star et Match » en faveur des enfants malades et où, me dit-elle, elle se devait d’y participer avec plaisir.
Toujours volubile, toujours une pêche inébranlable, toujours une voix extraordinaire et c’est donc au bord de la mer qu’on se retrouve pour parler du bon vieux temps sans nostalgie aucune et qu’elle m’annonce son retour au petit écran.
En effet, on la retrouvera en Octobre sur France 2 dans un télé-film intitulé « Chute libre », libre adaptation du roman de Marc Welinski « Le syndrome de Croyde », auprès de Samuel le Bihan et Frédéric Difenthal. La réalisation est signé Denis Malleval.

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C’est la troisième fois seulement que tu passes devant une caméra en tant que comédienne, Nico ?
Oui, j’ai tourné en 71 avec José Giovanni « Un aller simple » et en 99 un épisode de la série « Commissaire Moulin ».
C’est le chef de la fiction TV d’Antenne 2 qui a pensé à moi pour jouer le rôle d’une femme de ménage, mère de Samuel le Bihan qui est chef d’entreprise. Elle garde en elle un secret de trente ans.
Un drame va tout faire ressurgir.
Nous avons tourné à la Ciotat, dans les calanques et au Cap d’Agde.
Heureuse de redevenir comédienne ?
Très heureuse d’autant plus que j’ai joué le jeu de tourner une femme âgée, pas maquillée, mal fagotée… Un rôle à la Signoret. Je pense que je vais être remarquée !
Comment s’est passé le tournage ?
Très agréablement, le réalisateur, Denis Malleval, m’a dirigé avec souplesse, avec une grande gentillesse. Je connaissais mon texte au cordeau et j’avais un coach qui m’a formidablement aidée.
Je crois que j’ai pris un virage et j’espère que ça va marcher car j’ai pris beaucoup de plaisir et j’aimerais continuer, en me partageant entre la comédienne et la chanteuse.

Nicoletta (Jeanne)

Nicoletta (Jeanne)

Ce n’est pas difficile de jouer non apprêtée ?
Je t’avoue que je m’en fiche totalement ! Je n’ai pas cette coquetterie d’avoir une belle image lorsque je joue un tel personnage et si le rôle s’y prête. J’ai quand même plus de 70 ans, je ne le cache pas, j’ai un fils de 40 ans… Je suis comme je suis et j’ai peut-être ma chance car, justement, peu de comédiennes osent faire ce que j’ai fait. J’ai donc peut-être une place à me faire.
Je suis d’autant plus heureuse d’avoir joué dans un film de qualité. La preuve : il a été sélectionné pour trois festivals : la Rochelle, Cognac et Colmar !

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Avec Liane Foly, Jean-Christophe, Jérôme Anthony

Revenons à la chanson !
Je vais fêter mes 50 ans de métier à l’Olympia. Une captation du spectacle sera faite par Alexandre, mon fils, dont c’est le métier et qui vient de faire celle du concert de l’ami Hervé Vilard.
Je suis donc très heureuse et… très fière de mon fils, tu t’en doutes !
Ce sera quoi, ce spectacle ?
Je chanterai évidemment tous mes succès, des chansons que j’aime, le final sera gospel et je suis heureuse de la venue de Bernard Lavilliers. Lorsque je lui ai parlé du projet, c’est lui qui m’a tout de
de suite dit : je veux être à tes côtés ! Et évidemment, ça me remplit de joie ! ».
Une joie de vivre qu’elle porte sur elle, toujours volubile et chaleureuse pendant que Jean-Christophe, son mari-producteur, veille dans l’ombre en souriant, aussi discret qu’elle est pétulante !
Rendez-vous donc est déjà pris à la Rochelle où l’on redécouvrira la comédienne.

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Propos recueillis par Jacques Brachet
Photos Christian Servandier

 

LOU : Charme et charisme

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J’avais eu l’occasion de l’interviewer lors de la sortie de son album (Voir portrait)
Mais ce n’était que par téléphone chez son papa où elle se reposait de sa vie trépidante.
Je la rencontre enfin à Juan les Pins, sous la pinède Gould car elle fait partie de la belle escouade de chanteurs venus soutenir l’association « Enfants, Stars & Match » de Fabrice et Barbara Ravaux.
Inutile de vous dire la popularité de cette jeune et talentueuse adolescente à la fraîcheur et au sourire irrésistible.
Jolie comme un cœur, souriante, elle est très abordable, au contraire de certains confrères et consœurs de sa génération !), répond aux interviews, pose pour les photos… Bref, c’est un amour.
Entourée de son père et de son manager, elle forme un trio on ne peut plus sympathique. J’ai même droit aux remerciement de ses deux hommes pour le papier que j’ai fait et qu’ils ont apprécié, ce qui fait toujours plaisir.

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Lou a une actualité chargée puisqu’elle và de galas en spectacles. Mais ce n’est pas tout puisque son album est ressorti enrichi de quelques nouvelles chansons dont « Miraculous », qu’elle chante en deux versions, française et anglaise, avec Lenni-Kim, ce jeune chanteur venu du Canada, découvert dans l’émission « Danse avec les stars », qui a fait une apparition dans la série « Demain nous appartient » et qu’elle retrouve donc pour ce duo sur le générique de la série animée « Miraculous »
Duo encore avec Adryano. le nouvel espoir français de l’année 2018, qui a choisi une formule originale : celle de chanter des mélodies qui balancent entre musique urbaine, beats electro/reggeaton, et textes franco-hispaniques. Ambiance plein de rythme et de soleil qui se marie bien avec la chanson de Lou « Une fille du soleil » devenue, pour la circonstance « Mi Eldorado ». Enfin, un troisième duo avec Evan et Marco, duo de pop-rap français issu de la saison 3 de « The Voice Kids » et qui cartonnent avec la reprise de « La tribu de Dana ». Les voici donc en trio avec Lou pour la chanson « M’en aller ».
On retrouve la voix de Lou, aux côtés de Jenifer, dans le second film d’animation consacré à Maya l’abeille « Les jeux du miel ». Elle y interprète Violette, adversaire de Maya.

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Enfin, pour revenir à la série « Demain nous appartient, dans laquelle Lou joue et chante le générique qu’elle a composé, elle retrouve le coach de « The voice Kids » Patrick Fiori qui joue le rôle de… Patrick Fiori, avec qui elle chante « Une fille du soleil ».
Comme on le voit, notre adorable Lou ne chôme pas et ce soir-là sous la pinèdes, tous les enfants et ados, handicapas ou pas, lui ont fait une ovation.
Et l’on a pu voir la déjà belle maîtrise qu’elle sur scène, tout à fait à l’aise et, on le sent, heureuse, ayant avec le public un contact immédiat et chaleureux.
Elle est vraiment une vraie graine de star, mêlant à la fois ses talents d’auteur-compositeur et de chanteuse à la voix déjà bien placée… Bref, une vraie pro !
Lou, ça a été un plaisir de te rencontrer.

Jacques Brachet
Photos Christian Servandier

Liane FOLY… Et maintenant, elle écrit !

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Je connais Liane depuis les tout débuts de sa carrière et au fil des rencontres, l’amitié s’est installée et je n’ai raté aucune occasion de la retrouver.
Et nous revoilà sous la pinède Gould à Juan les Pins, pour « Stars à Juan » ce grand concert organisé par l’association créée par Barbara et Fabien Ravaux « Enfants, Star & Match » au profit des enfants malades (voir article).
Lors de notre dernière rencontre elle était prête à tourner dans le film de Claude Lelouch « Chacun sa vie » et nous reprenons donc la conversation là où nous l’avions laissée.

Comment t’es-tu retrouvée sur ce film, Liane ?
Je connais Claude depuis trente ans, j’ai déjà fait deux films avec lui, c’est donc le troisième…
Je suppose que ça s’est bien passé ?
Tourner avec lui, c’est génial, ça se passe toujours bien. Celui-ci était un film choral exceptionnel et l’on s’entendait tous tellement bien que, le tournage terminé, on se retrouvait tous et il nous semblait qu’on continuait à tourner. On avait toujours l’impression de jouer !
Claude sait mixer les choses et les gens. Il est fin psychologue et sait qui mettre avec qui en sachant que ça se passera bien.
Tu chantes également le générique du film…
Ca s’est fait tout naturellement. Claude avait écouté mon disque « Crooneuse », il cherchait une chanteuse de jazz, mon rôle était donc tout trouvé. Dans le film, je chante diverses chansons et je lui ai proposé de chanter le générique. Je l’ai co-écrit avec Francis Lai et Grégoire Lacroix
Il y avait Johnny à tes côtés
Oui et l’on s’est beaucoup amusé, on a beaucoup ri. C’était vraiment super. Il a voulu écouter mon disque et une fois fait, il m’a dit : « Il est extraordinaire… mais je préfère le rock’n’roll ! ». J’ai adoré tourner la scène finale avec lui.

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Avec Véronique de Villèle

Alors, aujourd’hui, Liane, ton actualité ?
La première et la plus importante, c’est un livre qui sort en octobre chez Grasset, que j’ai écrit avec Wendy Bouchard, une amie qui est animatrice sur la 2 et la 3. Il s’intitule « Nos femmes de cœur ».
Nous y traçons des portraits de femmes qiui ont compté dans notre vie. Nous avons chacune parlé
des femmes qui nous ont marquées. Par exemple, elle parle de Brigitte Bardot, de Catherine Deneuve…
Et toi ?
Il y en a beaucoup, ça va de Simone Veil à Barbara en passant par mon amie Carla Bruni, Piaf et même Dorothée, qui a bercé mon enfance.
Ce sont toutes des femmes qui m’ont inspirée, qui m’ont transmis des choses, de mon enfance à aujourd’hui, toutes générations confondues. Il y a bien sûr mes divas du jazz mais encore Maritie Carpentier, Danièle Gilbert. Il y a même des personnages fictif comme la Claudine de Colette ou encore Angélique marquise des Anges qui m’ont révélée sexuellement !
Ca t’a donné envie de continuer ?
C’est peut-être un peu prétentieux mais nous voulons créer une collection où l’on aborderait divers thèmes comme : Nos hommes de cœur, nos villes de cœur, nos musiques de cœur…
Et côté musique, théâtre, cinéma ?
Je tourne toujours avec mon spectacle piano-voix et je suis en train de terminer d’écrire une pièce de théâtre qui sera jouée à Paris en 2019. Il s’agit d’une comédie qui s’intitulera « Comme deux gouttes d’eau »… J’ai d’autres projets mais je t’en reparlerai plus tard !

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Nous sommes sous cette fameuse pinède Gould où se sont déroulées les fameuses Roses d’Or et où il y a un fameux festival de jazz sur lequel tu as un joli souvenir !
Oui, je suis venu voir le concert de mon ami Michel Petrucciani et il m’a proposé de faire un duo avec lui. Nous avons interprété « Misty » et par bonheur il a été enregistré en live. Du coup, je l’ai ajouté sur mon disque « Lumière ». C’est d’autant plus émouvant, que je l’ai perdu quelques temps après. Tout comme Elie Kakou et Didier Derlich qui sont presque tous partis en même temps.
Tu sais, sur ma route, j’ai rencontré des gens extraordinaires, qui m’ont enrichie et fait évoluer.
Grâce à eux, je vois la vie de façon différentes ».

Propos recueillis par Jacques Brachet
Photos Christian Servandier.

Antibes-Juan les Pins
Enfants Star et Match… de la musique pour les enfants

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Barbara et Fabrice Ravaux

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Lou, Kyo, Jérôme Anthony

Originale et superbe journée sous le pinède Gould à Juan les Pins en ce 10 juillet.
Cette date vous dit quelque chose ?
Évidemment, ça se passait du côté de la Russie entre Français et Belges !
Mais nous n’étions pas là pour ça mais pour tout autre chose : la soirée « Stars à Juan » organisée par l’association Enfant, Stars & Match qu’a créé, voici dix ans, un magnifique couple nommé Fabrice et Barbara Ravaux, en faveur des enfants malades, souffrants, convalescents, en organisant des événements musicaux, culturels, sportifs et en les y faisant participer afin de les sortir de leurs hôpitaux et maisons de convalescence, de leur solitude, car pour cela, il faut de l’argent.

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Entourés de nombreux bénévoles, chaque année, notre couple réalise des prouesses et des manifestations diverses comme ce « Stars à Juan » qui réunit chaque année un plateau d’artistes qui y chante gratuitement.
En quelques chiffres : Ces événement ont déjà réuni quelque 2000 enfants malades, plus de 400 célébrités de tous horizons qui les soutiennent, plus de 100 bénévoles et plus de 30 hôpitaux partout en France.
Cette année donc on les retrouvait sous la pinède entourés de nombreux artistes de tous styles et de toutes générations, de Kyo à Liane Foly, de Lou à Nicoletta, de Shy’m à Soprano, de Madame-Monsieur, nos Français de l’Eurovision à Jérôme Anthony, sympathique animateur qui a aussi un sacré beau brin de voix.
Mais il y en a une qu’on ne peut pas rater : c’est Véronique de Villèle, du célèbre duo sportif Véronique et Davina de l’émission « Gym Tonic ». Rappelez-vous… too too too you too..

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Véronique de Villèle : Toujours là pour eux !
« Je connais Fabrice et Barbara – nous confie-t-elle – depuis 8/10 ans et ce qu’ils font est tellement magnifique que très vite, je suis entrée dans leur association et suis devenue leur ambassadrice. J’essaie de faire un maximum de bruit sur les réseaux sociaux, je partage, j’informe, je fais connaître ce qu’ils font. Ca me prend beaucoup de temps, d’autant que je ne fais pas que ça.
Ce qui veut dire…
J’ai créé, voici 13 ans, avec le docteur La Doucette à Paris, « Le Cercle de la forme », un truc de fou où j’entraîne des gens de tout âge… Et il y en a de plus en plus ! Durant un an, avec Liane Foly, j’ai eu une rubrique dans son émission…
Une rubrique sport ?
(Elle rit) Loin de là ! Elle s’intitulait « Les bonnes manières de la comtesse » où j’enseignais avec humour les us et coutumes, les bonnes manières qui ont tendance à disparaître.
Quelle idée !
C’est une constatation : je trouve que les enfants aujourd’hui sont de plus en plus mal élevés, répondent à leurs parents, se curent les dents à table, où ils se mêlent des conversations ou
lisent leurs messages, ou encore ne savent plus lever leur casquette en saluant quelqu’un. Tout ça se perd et j’ai essayé de faire passer le message durant toute une année.

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Véronique de Villèle durant notre entretien – Avec Jérôme Anthony et Fabrice Ravaux

Comment avez-vous connu Fabrice et Barbara ?
C’est Michèle Laroque qui est la marraine officielle de l’association, qui me les a présentés.
Ça a été un coup de foudre et nous ne nous sommes plus quittés. Dès qu’un événement se présente, j’accours. J’essaie, dans les soirées de galas, les mondanités, de faire comprendre aux gens qui, pour se donner bonne conscience, viennent y donner un chèque en profitant de l’occasion de sa montrer sur les réseaux sociaux. Je voudrais qu’ils comprennent que ce n’est pas suffisant d’apporter une obole car c’est toute l’année qu’on abesoin d’argent.
Ainsi ce soir je suis venue ouvrir le spectacle. Quelquefois je fais lever le public pour lui faire faire un peu de sport !
Nous organisons aussi beaucoup d’animations pour les enfants et j’y mets beaucoup d’énergie.
Que vous avez à revendre !
C’est vrai, même si quelquefois c’est fatigant. Mais je pense que si l’on sait se rendre utile, la vie nous le rend toujours un jour, c’est obligatoire.
Et à part ça ?
Ça va, merci ! Ah, je suis dingue de pétanque et je fais tous les concours qui se présentent, de France et d’ailleurs. J’ai été la partenaire officielle d’Henri Salvador.
Le 20 septembre j’organise un concours de boules au bois de Boulogne dont la recette sera reversée en faveur de la maladie d’Alzheimer.
Vous vous arrêtez quelquefois ?
J’avoue que j’ai du mal à me poser mais je ne veux rien laisser tomber.
Par exemple aujourd’hui j’avais mon cours à 14h30, j’ai pris une douche, ma valise et direct Orly pour venir ici avec quelques-uns de mes élèves. Demain 5h30, direction aéroport pour, dès mon arrivée à Paris, partir à mon cours.
Faut vous suivre ! A propos, avez-vous des nouvelles de Davina ?
Oui, elle vit heureuse dans un monastère où elle donne des cours de yoga et s’occupe d’une association pour les enfants du Tibet. Nous nous appelons tous les deux jours et elle va merveilleusement bien. Pour elle, c’est plus calme que pour moi ! »

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Liane Foly : On ne se quitte plus !
Durant cette rencontre, notre couple ne cesse de tourner, virer, étant à tous les postes, toujours avec une gentillesse et un sourire naturels. Entre lui qui n’a pas le temps, elle qui s’occupe de plein de choses, difficile de les attraper pour une interview !
Mais les amis se chargent de parler de l’association, comme ma complice de longue date Liane Foly, qui, à son tour, est entrée dans l’association et chante à cette soirée.
« Michèle Laroque, la marraine, était dans l’impossibilité de venir et du coup, elle m’a appelée pour la remplacer au gala qui a été donné la veille de la soirée à Juan. J’ai donc joué le rôle de la marraine remplaçante et dans la foulée, je suis venue chanter ici.
Tu connaissais Barbara et Fabrice ?
Je suis très amie avec Véronique et c’est elle qui m’a présenté Fabrice. Lorsqu’on l’approche, on ne peut qu’adhérer à la cause. Du coup, Fabrice m’a demandé de venir animer un après-midi au Carlton, le 28 janvier, avec des enfants malades. Nous sommes devenus amis, j’ai décidé de participer à l’aventure et quand Michèle m’a appelée pour la remplacer j’ai tout de suite dit oui et ce soir je retrouve avec grand plaisir ma nouvelle petite famille. »

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A2 B2 C2
DNicoletta, son mari Jean-Christophe, Madame-Monsieur, le groupe Kyo,…
On est en finale !

Et c’est vrai qu’une vraie famille s’est formée autour de ce couple hors du commun, que ce soient des personnalités ou des bénévoles qui sont à tous les postes avec la même banane que le couple, la même sérénité et le même sourire dans les moments de folie, la même patience.
Bravo et merci à eux et tout leur entourage pour cette si belle, si chaleureuse et si brillante soirée qui a attiré un monde fou malgré « the » match… qui était évidemment sur écran dans les coulisses où tous les artistes s’agglutinaient, jusqu’au moment où la France a marqué le but et où les hurlements et les pleurs sont parvenus jusque sur la scène alors que Nicoletta chantait « Mamy Blue ».
On se souviendra de cette belle soirée !

www.enfantstaretmatch.com

Jacques Brachet
Photos Christian Servandier
(A voir les interviews de Liane Foly, Lou et Nicoletta)

Happy birthday, RINGO !

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En ce premier samedi de juillet, il fallait être à Nice, exactement au Hard Rock Café, qui fêtait les dix ans d’un événement international intitulé « Peace and love ».
Cet événement est né le 7 juillet 2008 à Chicago, sous l’impulsion de Ringo Starr, célèbre batteur des mythiques Beatles, qui invitait pour la première fois ses fans, ses amis, sa famille à se réunir dans la rue de cette ville pour fêter son anniversaire avec pour leit motiv « Peace and love », deux mots qu’ont toujours prôné nos quatre garçons dans le vent.
Et ça a marché au-delà de ses espérance car des milliers de gens se sont réunis dans la rue, les réseaux sociaux ont pris la suite et c’est alors devenu un événement mondial puisque dès la première année plus de vingt pays se sont réunis sous le bannière du désormais « Sir » Ringo Starr, adoubé chevalier de la monarchie britannique.
Cette année c’est donc au Hard Rock Café de Nice (les Hard Rock du monde entier étant partie prenante) que l’événement a eu lieu, en hommage à ce 14 juillet meurtrier de 2016, sur la promenade des Anglais à Nice. Evénement doublement symbolique, retransmis dans le monde entier grâce à la Fondation de David Lynch qui l’accompagne.

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Mais tout ne se passa pas vraiment comme prévu puisqu’au départ, un tapis rouge avait été installé devant le Hard Rock Café pour accueillir les invités et Mister Starr in person.
Rendez-vous était pris à 10h pour la presse, le photo call à 10h45, suivi d’interviews avec l’artiste et Ringo devait lancer « the salutation Peace ans love » à midi pile.
Effectivement, la presse fut accueillie au bar, avec café, croissant, jus de fruits à 10h10 pendant que dehors, commençaient à s’agglutiner les fans sous un soleil de plomb.

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Et l’attente commença, nous à la fraîcheur, les fans qui, durant deux heures, eurent le temps de suer… et de se faire suer !
Pas de Ringo à l’horizon, pas plus que d’invités VIP car aucun ne passa l’entrée, tous entrant par une porte dérobée, à l’abri des regards. L’on apprit alors que quelques privilégiés purent rencontrer Ringo à raison de… quatre minutes chacun.
Puis, deux heure après, une cinquantaine de VIP sortirent du fond du café avant que n’apparaissent l’idole, sa femme, Barbara Bach, ex James Bond Girl connu sur un tournage intitulé « L »homme des cavernes », titre on ne peut plus singulier, lui qui est né avec les Beatles à la Carvern de Liverpool !

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Ses musiciens, « The All Starr Band », étaient là aussi et la séance photo dura… quatre minutes… certainement chiffre imposé par la « starr » ou son staff !
Les musiciens entamèrent quelques succès des Beatles, rejoints enfin par Ringo qui chanta deux chansons dont le fameux « With a little help for ma friend », l’une des seules chansons qu’il composa du temps du groupe. Il ne chanta même pas le single qui vient de sortir « Give me more love », au son très Beatles puis déclara ouverte la fameuse journée « Peace and love » en jetant aux fans quelque peu frustrés, des bracelets en caoutchouc et des biscuits… comme au zoo, sans jamais s’approcher d’eux.

P O
F G H

Sa famille vint le rejoindre pour accueillir le gâteau et les deux pâtissiers qui l’avaient concocté. Le temps de prendre quelques photos dans une cohue indescriptible (les photographes sont une race à part, féroces et mal élevés, prêts à vous donner des coups de zoom pour faire « leur » photo !) déjà le gâteau reprit le chemin des cuisines sans qu’on en ait goûté la moindre miette !
Et l’on vint nous dire qu’il n’y aurait pas d’interview, pas plus de show case qu’attendaient les fans. Il devait d’abord se passer sur la plage mais, pour raison de sécurité, il aurait dû se dérouler à l’intérieur du café. C’est l’ersatz de ce mini-mini-concert qui le remplaça. Ils durent se contenter d’une chanson et demi chantée par leur idole et nous, de refermer blocs et appareil photos… La fête était finie !
Curieuse façon de célébrer la paix et l’amour !
Bon, ne boudons pas le plaisir d’avoir pu voir – sans le rencontrer – une idole mythique mais quand même, tout le monde resta sur sa faim… même du gâteau qui semblait appétissant !
Joyeux anniversaire quand même, Ringo Starr, en souvenir de notre jeunesse bercée par les chansons des Beatles.

Jacques Brachet

Amaury VASSILI… Déjà dix ans !

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Amaury Vassili, c’est une voix, l’une des plus belles de la chanson française. C’est aussi un physique de « grand » jeune premier au sourire lumineux, qui fête déjà dix ans d’une carrière originale faite de chemins de traverse, passant de l’Opéra à la pop, de Jacques Brel à Mike Brant, du français à l’italien et l’anglais, chantant en Corse à l’Eurovision.
Pour ses dix ans de carrière, il s’offre et nous offre un magnifique album dont il a écrit la plupart des textes, aidé entre autres par Slimane et William Rousseau, parsemé de quelques classiques revisités signés Haendel, Beethoven. La voix est là, plus belle, plus forte, plus musicale que jamais et les textes qu’il a signés en fontt un disque plus personnel que les précédents. La pochette est très soignée, très classe et l’on y découvre un Amaury qui a perdu ses longues mèches romantiques pour une coupe plus moderne.
Le rencontrer est toujours un réel plaisir tant le contact est direct, chaleureux, et la conversation amicale.
Ça s’est passé ce vendredi à Aubagne où il faisait un show-case-dédicaces à Culture.

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Amaury, peut-on dire que ce CD est plus personnel que les autres ?
(Il rit) On peut le dire, tu as raison totalement. Après l’album hommage à Mike Brant et la tournée qui a suivi, j’ai voulu prendre du recul sur ma carrière car ça fait dix ans que je chante. Je me suis donné une année « sympathique » car je voulais mettre en ordre toutes les idées que j’avais en tête. Je voulais chanter principalement en français, je suis parti en Normandie avec mes deux complices Pierre Lamy et Laurent d’Alessio et pour la première fois, j’ai commencé à écrire des textes, en prenant tout mon temps.
Et alors ?
Alors est arrivé un appel de Warner qui m’a demandé de réfléchir sur un nouvel album et comme cette fois, je voulais le prendre en main de A à Z, j’ai commencé à chercher avec qui je pouvais travailler. Slimane s’est imposé à moi comme une évidence. Encore fallait-il le convaincre. Je l’ai contacté par twitter avec appréhension et sa réponse a été immédiate : Il était emballé et quatre jours après il me proposait la maquette de « Tout ».
Et après ?
La chance a continué car j’ai reçu un coup de fil de Mathieu Johan qui voulait me faire écouter des chansons, non écrites par lui mais qui pouvaient me convenir. Dans le tas, j’ai retenu « 12 septembre » et « Le commun des mortels ». Puis j’ai rencontré William Rousseau, qui a participé à « Mozart, l’Opéra rock », « Les amants de la Bastille », qui a écrit des chansons pour Nolwenn Leroy, Chimène Badi, Christophe Willem, Roch Voisine. J’ai aimé sa musicalité, la relation entre nous a été instantanée et j’ai décidé que ce serait lui qui réaliserait mon album.
Comment s’est faite votre collaboration ?
Nous avons travaillé assez rapidement. Il me proposait des bouts de musique, et au fur et à mesure j’écrivais des textes. Ca a été très enrichissant, nous nous sommes beaucoup impliqués et je suis fier du résultat !
Tu me dis que tu voulais un disque « français » mais il y a plusieurs chansons en anglais dont deux morceaux « classiques » !
C’est vrai qu’au début je n’étais pas trop convaincu et je me suis posé la question : est-ce judicieux ? Puis j’ai eu l’idée de reprendre la chanson de Thierry Mutin « Sketch of love » tirée de la sarabande de Haendel. Du coup, William m’a proposé de revisiter « L’hymne à la joie » de Beethoven dont il a fait un subtil mélange de classique et de pop, avec un texte sur la séparation. C’est devenu « Once upon a time » et tout s’est enchaîné.
Et cette fois, pas d’italien ?
Ça ne se prêtait pas à l’album, ça n’était pas dans la ligne que je voulais donner. La musicalité est différente. Je voulais quelque chose de plus brut et j’avais plus une vision franco-anglaise ».
A propos d’italien, n’es-tu pas attiré par un disque pour l’Italie qui apprécie les grandes voix comme la tienne ?
Pourquoi pas ? Je suis toujours attiré par de nouveaux projets mais aujourd’hui le marché du disque italien est encore plus mal en point que le notre. Ca a failli se faire après l’Eurovision où j’ai eu des propositions mais j’ai été appelé par d’autres pays : le Japon, la Corée, l’Afrique du Sud, le Canada… J’ai choisi.

E

Justement, l’Eurovision t’a-t-il servi de tremplin, même en n’ayant pas gagné ?
Oui, ça m’a ouvert beaucoup de portes, d’autant que je faisais partie des favoris, à tel point que, médiatiquement, avant l’Eurovision, ça s’est déchaîné et j’ai eu des papiers dans le monde entier. C’était à ce point surdimensionné que ça a commencé à gêner pas mal de gens. Et c’est peut-être à cause de ça que je n’ai pas gagné. Heureusement que tout s’est fait avant le concours car le lendemain de l’Eurovision, il y avait un sujet qui l’a écrasé : l’affaire DSK ! Du coup on a peu parlé du concours… et de ma défaite !
Tu es considéré comme un baryton « Martin »… C’est quoi au juste ?
C’est entre le baryton et le ténor, c’est-à-dire que je peux atteindre des notes intermédiaires, graves, basses ou hautes.
Et avec ça tu n’as jamais envisagé une carrière classique ?
Non, pas vraiment car l’Opéra est une case bien déterminée dans laquelle je ne voulais pas m’enfermer. Je voulais pouvoir chanter de l’opéra façon pop, du Brel comme du Brant, en toute liberté. Le classique demande d’abord beaucoup de travail, de concentration, on est plus dans la performance vocale. Je préfère avoir plus de spontanéité, pouvoir faire de l’impro si ça me chante, ce qu’on ne peut pas faire à l’opéra. Je ne peux pas concevoir de m’isoler dans un genre. Je veux être libre, à l’aise et faire ce que j’ai envie de faire. J’ai envie de faire vibrer, de donner de l’émotion au public, à ma manière.
Tu parlais de Brel, de Brant… Deux genres diamétralement différents !
(Il rit) Oui mais ça correspond à deux périodes de ma vie. Tout petit, j’écoutais Brel parce que ma mère était fan. A tel point qu’à 13 ans on m’a offert l’intégrale et je me suis régalé à découvrir son répertoire au fil des ans, alors que je mûrissais et pouvais comprendre le sens de ses chansons. Brant est venu plus tard car j’aimais les grandes voix et à l’époque, c’était un phénomène. D’ailleurs,, lors de ma première télé avec Pascal Sevran, j’avais 15 ans et il m’a demandé de chanter « Tout donné, tout repris » ! Plus tard je lui ai consacré un album avec, condition sine qua non, l’adoubement de la famille Brandt, sinon je ne l’aurais pas fait.
Je crois d’ailleurs que Patrick Fiori avait l’idée de le faire mais la famille avait déjà pensé à moi !

G H

Justement Fiori et toi avez un point commun, pour revenir à l’Eurovision : vous avez chacun chanté en Corse !
C’est vrai mais parce que c’est la langue qui se rapproche le plus de l’italien et puis, pourquoi pas chanter en corse, en breton, en basque, qui sont nos langues, plutôt que de chanter comme la plupart en anglais, tout ça pour atteindre un plus grand public. Ce qui d’ailleurs ne fait pas forcément gagner !
Te voilà donc aujourd’hui sur les routes avec ce nouvel album.
Oui, je fais des galas où je mêle les chansons de Mike, les classiques, des reprises, des chansons des années 70 et trois chansons du disque. L’an prochain je ferai une tournée avec un autre spectacle et beaucoup plus de chansons de cet album.

Propos recueillis par Jacques Brachet
Photos Christian Servandier

Christophe WILLEM : « La scène, c’est l’essentiel de ma vie »

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Aujourd’hui le métier de la chanson a tellement changé, est tellement encadré, « cerné de barricades » qu’on en est malade ! Interviewer un chanteur est aujourd’hui devenu le parcours du combattant : pas de rencontre, pas de photo, un « phoning », oui mais trois minutes… Bref, lorsqu’on arrive à ça on doit s’en contenter.
Alors, lorsque l’on demande une interview de Christophe Willem, qu’on vous dit tout de suite : oui, quand ? et qu’en plus c’est lui qui appelle, on est totalement surpris et surtout quel bonheur, quel plaisir !
Pour l’avoir déjà rencontré à ses débuts, je l’avais trouvé charmant et concerné et après douze ans de carrière, je retrouve le garçon inchangé, sympathique, simple, volubile et c’est une vraie joie que de converser avec lui pour parler de son dernier disque « Rio », de sa tournée au titre éponyme et de plein d’autres choses.

A B

« Christophe, ce 5ème album s’intitule « Rio ». Ca semble être un coup de foudre pour ce pays. Parlez-moi de sa genèse.
Je terminais ma tournée « Paraît-il » durant laquelle il y avait eu ces terribles événements à Paris. Je commençais à travailler avec Aurelien Mazin en pensant au prochain album. Vu les événements que je ne pouvais pas occulter, je voulais faire des chansons optimistes, aussi bien pour les paroles que pour la musique. Rio a été le détonateur alors que, bizarrement , devant y chanter une semaine pour les Jeux Olympiques, je n’y allais pas de gaieté de cœur. Ce n’était pas un pays qui m’attirait vraiment.
Et pourtant …
Pourtant, j’ai tout de suite été happé par ses paysages, par les gens qui y sont super accueillants, qui font tout le temps de la musique, qui rient, qui chantent. Je crois que cela vient du fait qu’ils ne sont pas optimistes sur l’avenir de leur pays et donc du leur. Ils ne se projettent plus, ils vivent l’instant présent et essaient d’en profiter au maximum.
Du coup, j’ai commencé à écrire et je suis revenu avec quatre chansons en sachant exactement ce que j’allais en faire, en ayant aussi déjà dans la tête d’autres titres à l’humeur brésilienne. J’ai aussi rencontré par hasard un type génial : Igit avec qui j’ai travaillé.
Le hasard chez vous fait souvent bien les choses, non ?
Vous avez tout à fait raison, c’est complètement le cas. J’ai souvent la tête en l’air, je ne suis jamais calculateur, les rencontres se font sans calcul, simplement. Si ça marche c’est bon, sinon je continue ma route. Ca m’a quelquefois joué des tours mais je suis comme ça.
Du coup, vous retournerez à Rio ?
Mais j’y suis déjà retourné plusieurs fois car je m’y suis fait des amis, ils viennent me voir, je vais les voir, j’ai tourné un clip… Il y a un échange continu.
La pochette du disque… Fallait oser !
(Il rit) Mais je trouve qu’aujourd’hui on s’ennuie tellement. J’ai trouvé cette coiffe haute en couleur et j’ai eu envie de m’amuser. D’un côté il y a la coiffe et de l’autre, mon regard sur le côté qui est un clin d’œil, une façon de dire que l’on ne se prend pas au sérieux.

EFG

C’est votre côté original. D’ailleurs vous avez dit une phrase qui vous résume : « Être hors norme, ça ne fait de mal à personne » !
J’ai toujours été plus ou moins en décalage, je ne fais pas partie d’une famille et je sais que j’ai quelquefois des goûts qui déstabilisent. En même temps, je ne peux ni ne veux me changer.
Sur ce disque, il y a une sublime et émouvante chanson, « Madame », en hommage à Latifa Ibn Ziaten.
Ça a été une rencontre très particulière. J’avais écrit la musique mais je la trouvais mélodiquement puissante, peut-être trop grandiloquente. Je voulais y mettre un texte qui soit très simple pour compenser et ne pas en rajouter. Je suis tombé sur une émission où j’ai découvert cette femme que je ne connaissais pas mais qui m’a bouleversé. J’ai voulu la rencontrer, elle a été d’accord et nous avons passé une journée ensemble. J’ai été très impressionné de rencontrer une femme bienveillante qui vous fait du bien, qui a transformé sa peine en quelque chose de bon, de positif, n’ayant pas une once de haine, totalement dénuée d’ego. Il y a quelque chose de noble en elle. Dans ce marasme d’aujourd’hui ça devient rare. Je suis devenu le parrain de son association et nous nous voyons souvent. C’est un cadeau de la vie incroyable.
Cette chansons, sans être un tube, j’espère qu’on la chantera encore dans 50 ans.
Autre personne qui compte dans votre vie, qui ne vous jamais quitté : votre coach… Zazie !
Elle est toujours présente dans ma vie. D’ailleurs elle a signé deux chansons de mon album :
« Vivement qu’on vive » et « Nos balles perdues ». Avec Zazie, il y a une complicité inexplicable, une espèce d’évidence. On peut ne pas se voir de six mois puis se voir tous les jours et toujours avec le même plaisir. Et puis, on ne peut pas nier qu’elle est une des rares chanteuses à faire de la musique intelligente. Surtout par rapport à l’hécatombe dont on a droit aujourd’hui ! C’est une grande artiste.
J’adore son nouveau single « Speed », c’est une chanson sur le temps qui passe, la vieillesse, les marques du temps, surtout chez les femmes. Elle qui est très pudique a osé faire cette chanson très émouvante.
Parlez-moi un peu de votre aventure « Eurovision » ?
C’est quelque chose de très marrant. Je n’ai jamais fait partie des Eurofans mais j’ai été très impressionné par cette énorme machinerie réglée comme une horloge. Ce sont les jeux olympiques de la chanson. J’ai apprécié qu’il y ait cette année plus de chansons chantées dans la langue du pays. Après ça, il y des trucs bien, des choses loufoques, des chansons incroyables… Mais je ne critique pas car chaque pays a ses chansons, ses codes. Pourquoi en rigoler ? Peut-être que certains trouvent notre musique à chier !!! Il faut donc savoir prendre du recul. Ca a été une formidable expérience.
12 ans de chansons… Revenez-vous quelquefois en arrière ?
Pas souvent, je l’avoue mais je n’ai aucun regret car depuis douze ans j’ai toujours fait les choses à fond, c’est un peu une série d’instantanés dans ma vie, des moments que j’ai vécu intensément. Il m’arrive de rigoler de certains looks que j’ai pu avoir mais c’étaient des moments que je n’analyse pas. Ce sont des évidences. Par contre je me rends compte que c’est passé très vite et je me sens rattrapé par le temps.
Déjà ? A votre âge ?
(Il rit) J’ai 12 ans de plus, je fatigue plus vite, j’ai besoin de sommeil car je suis un gros dormeur. Mais je garde le moral, en vieillissant, je prends plus de recul et j’espère que les prochaines années seront plus sereines. De toutes façons, l’âge, c’est dans la tête, c’est un état d’esprit.
Ah, quand même ! Et justement, que pensez-vous faire en vieillissant si vite ?!
Continuer à chanter, à faire de la scène car c’est là mon vrai plaisir. C’est même essentiel à ma vie. Un disque, c’est un objet inanimé mais la scène, c’est le partage, l’intensité, la vibration. C’est là que je me sens utile.

Tournage Rio - Christophe Willem

D’autres envies ?
J’adore chanter en français car je veux être compris. Mais j’aimerais peut-être faire quelque chose à côté. Vous savez, je viens du gospel, du jazz, j’écoutais Sinatra, Count Basie et j’ai envie de temps en temps de sortir de la pop. Par exemple, si je devais faire du jazz, ce ne pourrait pas être en français ! Mais je ne ferai jamais que ce que j’aime car je veux rester authentique à 100% et non faire des choses pour de mauvaises raisons.
En fait, comment, ambitionnant d’être prof d’économie et de gestion… devient-on chanteur ?
Par hasard car j’aimais chanter, je donnais des cours mais je n’aurais jamais fait l’émission « Nouvelle Star » si ma sœur ne m’y avait pas inscrit sans me le dire. Je n’ai jamais compris comment je m’y suis retrouvé, de gré ou de force, je me suis laissé faire sans réfléchir.
Mais j’ai très vite compris que c’était un métier dans lequel je pouvais être utile. D’ailleurs il m’arrive encore de donner des cours de chant. Pour le plaisir de transmettre, de donner des émotions et surtout transmettre les bonnes raisons de faire ce métier. Aujourd’hui, c’est l’apologie du vide, de ce qu’on appelle « les people » à qui l’on consacre des pages entières. Le monde est plus sur le fond que sur la forme, sur l’image que sur le continu.
Et c’est quelque part assez désespérant ».

Propos recueillis par Jacques Brachet
Christophe Willem sera le mercredi 8 août au Théâtre de la Mer à Sainte-Maxime et le vendredi 9 novembre au Théâtre Galli de Sanary

 

Le Festival de Musique de Toulon et sa Région
L’ESTIVAL 2018 du 13 juin au 18 juillet

Le Bruit des Hommes

Polychronies

Pour sa 68ème édition le Festival de Musique de Toulon et sa Région présentait son programme de l’Estival 2018.
Cette année changement de taille : la présentation avait lieu en plein air, devant un public nombreux, sur la place des Savonnières qui jouxte la nouvelle Rue des arts de Toulon.
Autre changement : pas de conférence cette année.

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Monique Dautemer et Claude Pinet

Sur scène le Président Claude Pinet et la musicologue du festival Monique Dautemer. Au Président les annonces des différentes manifestations ; à la musicologue le soin de donner toutes les informations musicales, avec la compétence et la culture qu’on lui connaît.
Un émouvant hommage fut rendu à la cantatrice Isabelle Andréani décédée dimanche 3 juin 2018 et qui s’était retirée à Toulon. Elle avait été la Carmen mise en scène par Raymond Rouleau, le premier homme de théâtre à mettre en scène un opéra en 1959.
En ouverture une série de concerts gratuits tout au long du mois de juin sur différentes places de la ville : Victor Hugo, Puget, le Carré du Port, et le théâtre de verdure du Mont Faron.
Résumé des événements pour un choix d’œuvres éclectique, de quoi satisfaire les goûts divers :
– « Les pianos sauvages », le mercredi 13 juin. 4 pianos en liberté en différents endroits, Place Victor Hugo, Place Puget, Carré du Port, Galerie du centre Mayol à la disposition des amateurs.
– « Le Sacre du Printemps » avec deux pianistes : Frantz Baronti et Bertrand Masset, le mercredi 13 juin 18h, Place Puget
– « Le Faron fête la musique » avec les élèves du Conservatoire TPM, au Théâtre de Verdure du Mt Faron le samedi 23 juin à 11h30.
– « Voyage musical » avec l’Orchestre d’Harmonie Toulon Var Méditerranée, dirigé par Benoît Gonzales, le mercredi 27 juin 18h, place Victor Hugo
– « Venise-Paris-Vienne au XVIème° siècle » par l’Ensemble Instrumental de Toulon et du Var. dirigé par René-Pierre Faedda, le vendredi 29 juin 18h, Place Puget
Les grands concerts de juillet se dérouleront comme depuis l’origine à la Tour Royale.
– « Polychronies – 20 ans de percussion », mercredi 4 juillet à 21h30

Arpèges Andalous Funambules
Arpèges Andalous – Les Funambules

– Les « Arpèges Andalous », avec le grand harpiste Xavier de Maistre, Toulonnais issu du Conservatoire, et la grande danseuse Lucero Tena qui l’accompagnera aux castagnettes, le dimanche 8 juillet à 21h30.
– le Trio Karénine pour « Debussy / Ravel : Impressions Nocturnes », le lundi 9 juillet à 21h30
– « Funambules » un duo avec Thomas Enhco au piano et Vassilena Serafimova au marimba, le jeudi 12 juillet à 21h30
Présentation spéciale du concert des « Polychronies » qui fête leur 20 ans de percussions, par Jacques Keriguy (Président de l’Académie du Var, écrivain, historien, auteur d’un opéra…) et Florent Fabre, le directeur artistique du groupe. Jacques Kériguy développe le programme musical qui repose sur sept compositeurs, tandis que Florent Fabre brosse l’historique de cet ensemble de percussions connu internationalement, rappelant que les percussions sont la musique première ; cet ensemble se donne pour mission de faire connaître les différentes formes musicales des XX° et XXI° siècle. Pour ce concert anniversaire l’ensemble des quatre percussionnistes s’est adjoint une chorégraphe danseuse, Maud Boissière, et les flûtes de Jean-Marc Boissière.

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Le jeune violoncelliste Andréa Pron – Monica Cangemi

Le Festival de La Collégiale de Six-Fours se déroulera entre le 21 juin et le 21 juillet. La présentation aura lieu le 21 juin à 2Oh30 au Parc Jean Robert de Six-Fours suivie de la présentation de l’Ensemble Matheus, en résidence, dirigé par Jean-Christophe Spinosi, qui assurera les quatre concerts, dont le premier, le jeudi 21 juin à 21h au Parc Jean Robert à l’occasion de la deuxième édition du pique-nique « Six-Fours fête l’été, suivi des concerts à la Collégiale.
– Récital baroque avec Veronica Cangemi, soprano, et l’ensemble Matheus, le mercredi 18 juillet à 20h30
« Dixit Dominus/Gloria » par les solistes de l’ensemble Matheus.
Nous les retrouverons le samedi 21 juillet 14h30, au parc Jean Robert pour un concert de jazz et le samedi 21 juillet à 21h, au Parc de la Méditerranée pour « Barock’n’roll »
Après cette présentation eut lieu in intermède musical par le jeune violoncelliste Andrea Pron, élève du Conservatoire, qui s’exprima avec concentration sur des Suites de Bach, Menuet et Sarabande.
Et pour clore, le traditionnel « apéro » offert par les dynamiques « Amis du Festival » présidés par madame Colette Gluck
Si vous n’aimez pas la musique, passez votre chemin.

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Jean-Christophe Spinosi

Serge Baudot
*En cas d’intempérie des lieux de repli sont prévus.
Renseignements :
festival.billetterie@orange-business.frwww.festivalmusiquetoulon.com
Office de Tourisme de Toulon, place Louis Blanc : 04 94 18 53 07 et dans les différents lieux de vente des billets.

St Maximin
Trois jeunes filles rêvent, jouent, chantent et dansent

Affiche les trois Art's font leur cabaret

Trois jeunes filles plus belles les unes que les autres.
Il y a Morgane Solignac, jeune chanteuse à la voix puissante, au regard pétillant et au sourire encore adolescent, encadrés de boucles rousses. Puis il y a sa sœur, Gaëlle au regard à la fois bleu et pénétrant, pleine de grâce et de légèreté, qui a choisi la danse.
La troisième, Chrystelle Canals, est amie avec les deux autres et a choisi, elle, la voie de la comédie avec un tempérament de feu, une belle énergie et un bel humour.
Trois filles qui n’ont pas froid aux yeux, qui sont pleines de la passion de l’art qu’elles ont choisi et qui ont finalement décidé d’unir leur amitié et surtout leur talent en s’écrivant un spectacle intitulé « Les Trois Art’s font leur cabaret ».
Morgane nous en raconte l’histoire :
« Trois colocataires partagent un appartement avec chacune un rêve : Morgane veut devenir chanteuse, Chrystelle actrice et Gaëlle danseuse. Le problème est que ce n’est pas facile, la concurrence est rude, les places sont comptées et le coût de la vie est élevé. Croire en ses rêves, est-ce vraiment possible ? Vont-elles y arriver ? »
Voilà, c’est tout simple et elles n’ont pas eu à aller chercher bien loin l’histoire qui, en fait, est leur histoire, celle qu’elles mettent toute leur énergie à ce que leur rêve devienne réalité.
Et elles se sont partagé les tâches : Chrystelle a écrit l’histoire, Morgane a choisi les chansons dont certaines ont été écrites pour elles par Bernard di Domenico. Et, vous l’aurez compris, c’est Gaëlle qui signe les chorégraphies.

Chrystelle Canals 2 (1) Gaelle Solignac 4 Morgane 16
Chrystelle, Gaëlle & Morgane

A noter qu’elles inviteront en première partie un petit bout de chou très prometteur : Hugo Boyer.
Tout cela avec l’appui de France Bleu Provence qui a eu le coup de foudre pour ce joli trio féminin bien déterminé. Vous les retrouverez d’ailleurs en interviewes le 15 juin, le 1er juillet à 17h15 et le 7 juillet à 11h20. Et enfin, l’émission « L’aïolive » leur sera consacrée le 30 juin.
Leur spectacle se déroulera le dimanche 8 juillet à 20h à la Croisée des Arts à St Maximin où nos artistes sont presque des sociétaires du lieu !
En fait, pas besoin d’aller bien loin pour découvrir de nouvelles stars !

Jacques Brachet
La Croisée des Arts – St Maximin – La Sainte Baume
Réservations : 06 12 96 30 49 – 06 82 91 88 26