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Toulon… Jean-Marc BARR à l’eau !

JEAN-MARC BARR

Ce 11 septembre a été le jour des retrouvailles.
D’abord, l’après-midi, c’est à l’anse Pipady, située derrière la Tour Royale au Mourillon, que l’ami Jean-Marc Barr nous avait conviés. Il y proposait sa journée musique subaquatique dont il nous avait parlé quelques jours auparavant au Liberté (Voir article) et on le retrouvait sous une chaleur caniculaire, nous habillés, lui à poil, avec son ami le musicien et compositeur Michel Rodolfi.
Une plage noire de monde où Jean-Marc se balade, heureux comme… un poisson dans l’eau,  souriant et parlant en toute simplicité avec les gens venus lui faire une photo ou un selfie et lui s’y prêtant avec son habituelle gentillesse.
Etant donné qu’on n’avait pu faire que quelques photos sur la place de la Liberté, il nous avait proposé de faire quelques dans son élément : l’eau.

JEAN-MARC BARR JEAN-MARC BARR

Et voilà notre photographe crapahutant sur les rochers pour faire des photos avec le fameux tee-shirt de ce bel événement «Sea of sound» puis se prêtant à un déshabillage pour glisser (dans tout le sens du terme, tant il y a de pierres et d’algues) dans cette eau qui lui est devenue aussi habituelle que la terre ferme !
Michel Rodolfi est venu l’y rejoindre pour quelques photos, les baigneurs profitant de l’aubaine pour faire de même, Jean-Marc s’y pliant avec patience et son éternel sourire en toute simplicité.
Malgré cette chaleur, il fallut bien le laisser travailler et quant à nous, de notre côté, deux autres rendez-vous nous attendaient.
Promesse de se revoir bientôt avec Jean-Marc devenu un ami au fil des 20 ans de rencontres datant du «Grand Bleu».

Jacques Brachet
Photocreations.fr



ZIZE-Alain TURBAN
Quand Marseille rencontre Montmartre via l’Ardèche

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Thierry Wilson alias Zize du Panier est de Marseille
Alain Turbanovitch, alias Turban, est de Montmartre mais il a, tout comme moi le cœur en Ardèche où il avait une discothèque à Lavilledieu et où il vit en partie dans sa maison de Ruoms. Auteur du tube «Santa Monica» il a aussi collaboré avec de nombreux artistes : Michèle Torr, Annie Cordy, Michaël Jones,  Jean-Jacques Goldman, Herbert Léonard, Michou et Gilles Dreu entre autres.
Avec Zize, nous nous rencontrons souvent entre Nice et Marseille, où elle tourne avec son dernier spectacle «La famille Mamma mia»
Quant à Alain, je lui fais de temps en temps une visite à Ruoms l’été.
Tous deux sont amis de longue date et nous nous sommes tous retrouvés, il y a quelques temps au Casino de Vals les Bains où tous deux étaient jurés de «Super mamies» avec un autre complice : Gilles Dreu.
Les années passent, les amitiés restent et voici que Zize, qui a aujourd’hui conquis la France avec son bel accent bien de chez nous, se met à chanter. Et c’est carrément un CD de 15 chansons drôlissimes, énergiques et dansantes, signées… Alain Turban et Mario Santageli et arrangées par Frédéric Andrews.
On peut entendre «Faites chauffer la colle» qui évoque un nombre de chansons populaires, de «Tata Yoyo» à  «La chenille» en passant par «Le rire du sergent», «La Macarena», «Big bisou», «Le papa pingouin» et plein d’autres titres qui ont fait les beaux jours des «balettis», des mariages et des événements festifs.
Après le fameux zizi que Pierre Perret a évoqué sous toutes ses formes, voici que Zize nous parle des «Gros nénés», des bonnets A aux bonnets M en passant par les bonnets blancs ! Irrésistible.
Plus évocateur encore et très coquin «J’aime tes rouleaux de printemps». Inutile de vous préciser de quoi il est question. Emprunté chez Prévert (aurait-il apprécié, lui qui avait beaucoup d’humour ?) «Je suis comme je suis», où elle nous chante sa vie d’artiste, de «Reine des cagoles» «sexygénaire» et le CD se termine par une chanson très émouvante que Zize a composé pour parler de ce qu’elle a vécu : «Ma différence».
C’est festif, on s’éclate, on danse, on passe un bon moment de rire ensoleillé avec cet accent qu’aujourd’hui tout le monde connaît, celui de notre Zize devenue nationale.
Qu’on se le Zize !!!

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Rencontres
Il fallait bien que j’en parle avec mon marseillais et mon parigot-ardéchois Alain Turban !
Alain, dans sa campagne, ne sort que pour aller chanter en ces temps de Covid dont, me dit-il, il n’a rien à foutre et se contente de se faire tester plutôt que de se faire vacciner !
Alors, Alain, comment cette idée de faire chanter Zize t’es venue ?
Elle n’est venue ni de moi, ni de Zize. Elle est née chez Michou, qui était un ami commun et où nous nous sommes retrouvés. Et c’est Michou qui m’a lancé : «Pourquoi n’écrirais-tu pas une chanson à Zize ?». L’idée nous a plu à tous les deux et quarante-huit heures après, j’ai proposé «On peut rire de tout», que j’ai écrite avec Mario Santagelli. Zize a aimé, décidé de l’enregistrer et de fil en aiguille, l’idée d’autres chansons est arrivée. Nous en avons finalement écrit douze, orchestrées par mon ami Frédéric Andrews.
Ta version, Thierry ?
Il t’a raconté l’essentiel.
Avec Alain, on se connait depuis les années 90. On s’était rencontrés chez Michou qui était notre ami commun. C’est à l’anniversaire de Michou que celui-ci lui a dit que j’avais envie de chanter depuis longtemps…

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C’était déjà dans ta tête ?
Oui. C’est Coccinelle qui me poussait à le faire. A l’époque j’ai enregistré une chanson mais finalement ça n’a pas abouti. Du coup, Alain m’a  qu’il allait s’y coller… Et le lendemain il m’envoyait le texte de «Faites chauffer la colle» !
C’était juste pour un single ?
Au départ oui  mais on a commencé à en parler avec Alain. Je lui disais que je voulais chanter une chanson sur Marseille, j’avais quelques idées et du coup, Alain s’est lancé…
Alain, Comment s’est fait ce travail à trois ?
A deux surtout car les chansons écrites on les proposait à Zize qui avait bien sûr son mot à dire, qui modifiait quelques trucs, validait ou pas mais elle a accepté toutes les chansons que nous lui avons envoyées. Après quoi on est passé par l’enregistrement, les orchestrations, la voix.
Combien en avez-vous écrit ?
Douze… les douze qui sont sur l’album !
Thierry, en fait tout s’est fait sans vous voir ?
Exactement, moi j’étais toujours par monts et par vaux, lui était souvent en Ardèche. En fait, avec Alain, on se voit surtout à Paris où l’on se retrouve souvent dans sa belle maison avec son épouse qui est une femme adorable.
C’est toi donc, qui donnais les idées de chansons ?
Non, pas vraiment. J’attendais les textes d’Alain, je disais oui ou non, je changeais parfois des mots, des expressions que je ne voyais pas dans la bouche de Zize. Il fallait que ça aille avec le personnage.
Après quoi Mario Santagelli faisait les musiques.

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Il y avait le zizi, non pas de Zize mais de Perret et il y a aujourd’hui les gros nénés de Zize !
J’ai adoré qu’il me propose cette chanson car elle est coquine sans être vulgaire. Comme toutes les chansons car Alain est un poète et même dans des textes drôles il y a cette veine
Y aura-t-il un spectacle autour de ces chansons ?
Alain : Il faudra lui demander ! Lors de quelques dates qu’elle a faites cet été, elle terminait par une chanson. Après, elle fera ce qu’elle voudra. Mais elle a assez de matériel pour faire un mini-concert après son show.
Zize : Effectivement, d’ailleurs nous avons fait un galop d’essai cet été. Nous avons fait quelques dates avec Richard Gardet, qui est le chef d’orchestre de Michèle Torr et qui m’a proposé de faire ce tour sur quelques dates, avec son orchestre. Et ça a très bien marché.
Qui sont tes complices Alain ?
Frédéric Andrews est pianiste classique et jazz, arrangeur et il a accompagné Charles Dumont, Bonnie Tyler, Gérard Lenorman, Jane Manson…
Mario Santagelli est compositeur, arrangeur, pianiste, guitariste… Il a même été choriste.
Il a collaboré avec Bruel, Nicoletta, Charles Trenet, Sacha Distel, Herbert Léonard entre autres.
Aujourd’hui, quelle est votre actualité ?
Zize :
Je prépare un nouveau spectacle intitulé «Sexygénaire», titre d’une chanson de l’album.
Je raconterai des histoires, des choses de ma vie, du CD et j’y mêlerai des chansons de l’album car ça a l’air de plaire aux gens et ça marche. Tous les jours une chanson passe sur Radio Bleu et Laurent Ruquier adore la chanson «J’aime tes rouleaux de printemps»… Va savoir pourquoi !
Alain : Des galas, un spectacle à l’Atelier à Paris le 6 décembre qui s’intitule «Entre la terre et le ciel»
Ce sera à la fois du théâtre et de la chanson. Je viens de sortir un nouvel album intitulé «Eternelle» dont je mettrai quelques chansons dans mon spectacle. Et des concerts en Auvergne, à Lyon et bien sûr à la Ferme théâtre à Ruoms où je fais venir des tas de copains, dont Gilles Dreu. D’ailleurs, Gilles passera au Casino de Vals les Bain le 18 septembres et je viendrai chanter deux ou trois chansons avec lui dont «On chante encore» que l’on a enregistré sur son CD «Le comptoir des amis» où il chante en duo avec Lama, Barbelivien, Stone, Lenorman, Billon, Fabienne Thibault, Marcel Amont…»
Gilles Dreu, rappelons-le, est l’auteur de succès comme «Alouette, alouette», «Pourquoi Bon Dieu ?», «Descendez l’escalier», «Ma mère me disait», qu’il avait écrite pour Dalida… Montmartroise de cœur !

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Thierry, le disque se termine sur une chanson que tu as écrite et qui est très émouvante : «Ma différence»
Oui, j’y raconte ce que l’on peut vivre lorsqu’on est différent. J’avais envie de m’exprimer sur ce sujet car c’est du vécu. C’est assez fort, violent.
Tu écris donc ?
Oui, j’écris beaucoup et ce qui est bizarre c’est que lorsque j’écris mes sketches, c’est toujours drôle et lorsque j’écris des textes de chansons, c’est toujours sinon triste, du moins sérieux.
Tu vas continuer ?
Oui bien sûr, et avec Alain. Alain est un garçon talentueux qui écrit des choses magnifiques. C’est aussi un homme de cœur qui vient de faire un magnifique album.

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Nostalgie quand tu nous tiens…
Un nouvel album est toujours un moment important et voilà donc le nouvel album d’Alain intitulé «Eternelle», la chanson qui ouvre le bal, présenté par sa mère aujourd’hui disparue, qui reste son amour éternel, comme les chansons qu’il nous propose de sa voix feutrée, pleines de nostalgie, de souvenirs, d’intimité et pour la circonstance, il a repris son vrai nom : Turbanovitch.
Rendez-vous manqué (Quand on s’est rencontré), souvenir d’un amour (Pony), hymne à l’amitié (Dans la rue Copernic), reggae sur la différence (Je suis l’homme de couleur), hommage à son Montmartre (La nouvelle Eve sur un tempo jazzy, Le petit café), hommage à son ami Charles Dumont (Dumont et merveilles), souvenirs, souvenirs (Et le monde dansait le twist), le temps qui passe (Si c’était à refaire)… toutes sont belles, émouvantes, poétiques et nous retracent son parcours, non pas de star, mais de vrai artiste qui nous offre encore et toujours  de la vraie chanson française.

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Propos recueillis par Jacques Brachet


« The Artist » Sur France 2, Culturebox et France.TV

Samedi 11 septembre dès 20h40

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Découvrez les 22 artistes en compétition 
Samedi soir en direct, l’expérience «The Artist» démarre pour 22 auteurs-compositeurs et interprètes !
Aux manettes, Nagui, dans le Jury, Elodie Mermoz, Emmanuel Virot et Clara Luciani, marraine de l’émission et invitée de choix de cette grande première ; et depuis chez eux, les téléspectateurs, qui évalueront eux aussi les prestations des candidats via un système de votes totalement gratuit.

Samedi soir, 22 talents réaliseront une reprise de leur choix, enrichie d’une vraie prise de liberté de réécriture et/ou de recomposition, inspirée de leur univers artistique.
Deux choix s’offriront au Jury et aux téléspectateurs à l’issue de chaque passage : une étoile dorée (J’aime) ou un octogone (Je n’aime pas)
Pour décrocher une étoile du Jury, il faudra convaincre un minimum de 2 juges sur 3. Quant aux téléspectateurs, plus de 50% de votes favorables permettront d’obtenir leur soutien.
Pour la première fois en France, ces derniers pourront voter gratuitement, via Instagram et la page officielle de l’émission @theartistoff ainsi que par SMS au 3 2323 (appel non surtaxé).
Pour nos artistes, l’enjeu de ce premier passage sera de taille : aligner les deux étoiles dorées du Jury et des téléspectateurs pour assurer une place en semaine 2.
Aucune étoile n’entrainera une élimination sur le champ. En cas d’étoile unique, les artistes en ballotage auront une deuxième et dernière chance de faire l’unanimité grâce à une composition de leur répertoire personnel. Mais s’ils n’y parviennent pas ils seront eux aussi éliminés du concours.

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De gauche à droite (haut)
Esken, 22 ans, Valentin, 24 ans, Laura Crowe & Him (duo), 31 et 47 ans
Rouquine (duo), 28 et 44 ans, De grands enfants (duo), 37 et 38 ans Coline Capel, 17 ans, Fils Cara, 26 ans, Félixita, 26 ans, Nikola, 20 ans Alphée, 27 ans
De gauche à droite (bas)
Claire Hardy, 25 ans, Diese, 19 ans, Elisa Erka, 32 ans, Cynthia, 27 ans Bandit Bandit (duo), 26 et 30 ans, Petite Gueule, 34 ans, François Henri, 28 ans, Gabiel Joseph, 25 ans, Anissa al Tmayer, 32 ans, Igee, 23 ans, Mauvais oeil (duo), 28 et 30 ans, Joseph Kamel, 25 ans

Quels artistes réussiront à aligner les étoiles ?

 



Carqueiranne – Auditorium Clairval
Tom LEEB : «Je vais où le vent me pousse»

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Il est beau comme un dieu, regard bleu-vert sous la casquette, sourire carnassier et en plus… Il ne se la pête pas !
Il n’y a pas plus gentil, simple et souriant.
Humoriste, chanteur, comédien, à l’instar des américains, avec qui il a partagé quelques années, Tom Leeb sait tout faire. Et tout bien faire.
Pas encore très connu comme chanteur, il crève les écrans, petits et grands car on l’y voit partout. Trois films entre 2020 et 2021, idem pour la télé. Beau parcours d’artiste dont il va me parler après plus d’une heure de répet’ pour le concert qu’il donne ce soir-là dans ce bel amphi en plein air de Carqueiranne avec des oliviers pour décor. Si nous n’avions pas été attaqués par les moustiques, c’eut été idyllique. !

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Tom & Kevin – Avec Camille Lou dans « Pourris Gâtés » –
Avec Claire Keim dans Infidèle » – Avec Alice Pol dans C’est la vie »

Tom, tu es sur tous les fronts. Par quoi tout a commencé ?
En fait, tout a commencé en même temps. J’ai commencé à suivre des cours de théâtre aux Etats-Unis, puis j’ai trouvé une guitare chez moi, j’ai commencé à jouer et à composer des chansons, puis j’ai rencontré Kevin Levy avec qui on a commencé à écrire des textes humoristiques. Et on a créé un duo. Tout est arrivé en même temps, en 2013.
C’est ton père, Michel Leeb, qui t’as mis le pied à l’étrier, puisque tu as joué à ses côtés dans «Madame Doubtfire» ?
Oh, là j’avais 12 ans mais à l’époque j’étais attiré par le tennis où je me débrouillais bien et j’aurais pu en faire une carrière si je n’avais alors pas été centré sur moi : je faisais des trucs sur le terrain uniquement pour qu’on me regarde ! Ça n’a pas duré !
Alors ?
Alors j’ai laissé tomber et en 2014 j’ai été engagé dans la seconde mouture de la série «Sous le soleil.»
Il y a eu aussi «Section de recherches»…
Non, là je n’avais pas de rôle récurrent, j’y suis venu en guest pour un épisode.
Passant d’un art à l’autre, n’as-tu pas eu peur de t’éparpiller ?
Je crois que ça c’est très français, même si aujourd’hui ça s’estompe un peu. Des comédiens chantent, des chanteurs viennent au cinéma. J’avoue que je me suis même pas posé la question. Lorsqu’on me propose quelque chose que j’ai envie de faire, je ne me vois pas refuser sous prétexte que je suis chanteur ou comédien. Je vais où le vent me pousse.
Ton duo «Kevin et Tom» a bien marché ?
Oui, avec Kevin on a traversé la France et la Belgique. Ca fait six ans que ça tourne et c’est le Covid qui a tout freiné. On était en pleine tournée. Avec lui tout est arrivé par hasard. On rigolait bien ensemble, on se renvoyait la balle et on a commencé à écrire des sketches. Ça a marché. Avec l’arrêt, chacun est parti dans une autre direction mais ça ne veut pas dire que c’est terminé. On se retrouvera !

7 EUROVISION 2020 - SOIRÉE À LA Tour Eiffel

Et puis il y a eu le concours Eurovision… qui n’a pas eu lieu en 2020.Comment l’as-tu vécu ?
Pas si mal que ça. D’abord parce que j’étais surpris qu’on fasse appel à moi pour un tel concours alors qu’il y a tant de chanteurs qui ont envie de le faire et que ça ne faisait vraiment pas partie de mes objectifs. Et puis parce que ça a été annoncé en janvier et qu’en mars tout était annulé. Je n’ai donc pas eu grand-chose à faire sinon à présenter la chanson, «Mon alliée», ce qui m’a un peu exposé. Donc ça ne m’a pas vraiment contrarié. D’ailleurs, on m’a proposé de me représenter en 2021 et j’ai refusé. Je suis très fataliste, je me suis dit que si ça n’avait pas marché la première fois c’est que je ne devais pas le faire.
A propos du Covid, comment l’as-tu vécu ?
Du mieux possible. Je n’ai pas voulu broyer du noir et durant le confinement, j’ai eu une période très créative. J’ai écrit pas mal de chansons que je trouvais de moins en moins mauvaises et j’ai eu la chance que le label Roy Music me tende la main. J’ai enregistré, je suis sur des plateformes et je fais des concerts. J’aime la solitude donc tout s’est bien passé.
Tu chantes en anglais. Pourquoi ?
On me pose souvent la question. Ca me vient naturellement et ça fonctionne comme ça pour moi.
Et puis, en dehors de la musique,   j’ai eu la chance que, hors confinement, les tournages aient pu continuer.
A ce propos, depuis «Edmond», tu n’as pas arrêté, au cinéma comme à la télévision !
J’ai eu cette chance puisque, au cinéma, j’ai tourné «C’est la vie» de Julien Rombaldi et «Pourris gâtés» de Nicolas Cuche, avec Gérard Jugnot et Camille Lou qui sortira à la rentrée.
Et que j’ai eu la joie de voir !
Oh la chance ! Tu sais que je ne l’ai pas encore vu ! Alors qu’en as-tu pensé ? Excuse-moi, c’est moi qui fais l’interview !
J’ai beaucoup ri et ton rôle de Colombien avec l’accent est irrésistible. Tu crèves l’écran !
Merci, ça me fait très plaisir. Nous avons tourné un peu à Monaco, beaucoup à Marseille, on s’est beaucoup marrés, Jugnot est sympa et Camille Lou, en plus d’être belle, est d’une gentillesse  extrême.
Par ailleurs, e viens de tourner dans le film de et avec Dany Boon «8, rue de l’Humanité» pour Netflix, avec Laurence Arné, Yvan Attal, François Daemiens, Alison Wheeler.
A la télé, il y a eu deux séries.
Oui l’an dernier : «Infidèle» avec Claire Keim, Jonathan Zaccaï et Chloé Jouannet  et «Plan B» avec Julie de Bona pour TF1. Et là j’enchaîne en parallèle avec «L’amour (presque) parfait», une comédie romantique avec Maud Baeker, Antoine Dulery, Isabelle Vitalli, François Vincentelli, Evelyne Bouix pour France 2, et pour TF1-Netflix je tourne «Les combattantes», une épopée historique tournée dans les Vosges et en baie de Somme avec une belle distribution*
Comment arrives-tu à tout faire ?
(Il rit), il faut beaucoup d’organisation, j’ai un planning très serré et… Je m’en sors !»

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Le soir-même, tenue décontractée, casquette vissée sur la tête, savates aux pieds, en compagnie de son acolyte guitariste Romain, dit «Poc», tout aussi décontracté, en short, il nous offrit une concert tout en anglais de sa belle voix un peu rocailleuse, mi-jazzy, mi-bluesy, mi-country avec des riffs de guitare de folie, en totale complicité tant avec son excellent guitariste qu’avec le public, discutant avec l’un, avec les autres (C’est l’humoriste qui ressort !). On sent, et il l’avoue, l’influence de John Mayal ou de Chris Isaak qui sont ses idoles et dont il reprend une de leurs chansons entre deux de ses compositions.
C’est un concert intimiste qui s’accorde avec ce lieu magique et avant de partir, il revient seul avec un piano voix qui a fait se lever le public.
Inutile de préciser qu’après le concert, nombre de jeunes filles… et quelques mamans, ont voulu un selfie avec lui qui s’est prêté au jeu avec ce sourire qui en a fait se pâmer plus d’une !

PLAN B
« Plan B ». (Photo François Lefebvre)

Jacques Brachet
Photos Carqueiranne Patrick Carpentier
* «Les combattantes» avec Audray Fleurot, Julie de Bona, Camille Lou (les trois héroïnes du «Bazar de la charité», Sofia Essaïdi, Sandrine Bonnaire, Laurent Gerra, Tcheky Kario, Tom Leeb…..


Sanary : The Voice sous les étoiles

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Comme chaque année, l’ami David Rigot nous amène quelques belles voix de l’émission «The Voice» à Sanary. Ces voix qui nous ont fait vibrer, qui nous ont surpris, charmés, semaine après semaines, et que nous avons suivies avec impatience et curiosité chaque samedi sur TF1.
Cette année, nous avons eu droit encore à un bouquet de voix superbes en les personnes de Mentissa Aziza, Jim Bauer, Louise Mambell, Arthur Chaminade et, en invité surprise venu en voisin de Fréjus, Otta. Trois protégés de Marc Lavoine , une de Vianney et un d’Amel Bent.
Inutile de dire qu’ils firent le plein sous les étoiles de Sanary et que, comme chaque année, nous avons essayé de les connaître un peu mieux qu’à travers la télé.
C’est toujours un peu compliqué de les réunir pour discuter un moment, d’autant que cette année ils ne sont pas arrivés ensemble, ils ont dû répéter chacun leur tour mais avec l’aide de David, tout s’est passé le mieux du monde.
Et le concert a été un feu d’artifice de voix superbes, chacun chantant en solo puis en duo et enfin , dans un final choral avec «We are the champions» qui a soulevé la foule.
Foule qui s’est retrouvée nombreuse pour les dédicaces.

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Louise Mambell & Mentissa Aziza

C’est Louise Mambel la toute jolie, la toute douce, qui sait se déchaîner sur scène, qui passe la première sur le grill de l’interview !
« Louise, tu es «La régionale» du groupe puisque tu nous viens de Pertuis…
Oui, et d’ailleurs ce soir toute ma famille est là, ma mère va me voir sur scène pour la première fois et je fêterai l’anniversaire de ma sœur. Ce sera un beau moment.
Comment es-tu arrivée sur l’émission ?
Je me destinais à la coiffure que je pratiquais depuis deux ans. Je chantais chez moi sans penser qu’un jour j’aurais envie de faire ce métier. Puis j’ai un peu chanté dans un groupe et l’on m’a trouvée sur les réseaux sociaux… J’ai découvert un autre monde, même si, au départ, je n’y croyais pas trop. Et puis il y a eu trois auditions avant que je sache que j’étais prise. Je me suis retrouvée dans une autre dimension : les plateaux, les lumières, l’orchestre, c’était très surprenant. C’était du bonheur, du stress, mêlés.
Sauf que cette année il n’y avait pas de public.
C’est vrai qu’au départ ça fait drôle mais on s’y habitue très vite et on entre dans le jeu, on essaie de passer les épreuves. On se fait des amis et on passe des moments de joie et de tristesse comme lorsqu’après la battle j’ai vu Margot s’en aller. C’était triste mais on sait que c’est un jeu et qu’il y a des gagnants et des perdants. Il faut continuer.
Chanter devant quatre fauteuils…
C’est à la fois stressant et impressionnant. Tout en chantant, on espère qu’il y en aura au moins un qui se retournera. Mais ça passe très vite, on essaie de rester concentrée durant deux minutes et c’est le soulagement quand ça se termine avec des fauteuils retournés.
Avais-tu pensé au choix éventuel de ton coach, en l’occurrence Marc Lavoine ?
Non, d’abord parce que je ne voulais pas me faire des idées et puis, je m’étais dit que si certains se retournaient, je choisirais en fonction de ce qu’ils me diraient, j‘agirais au feeling. C’est ce que j’ai fait et je n’ai pas eu à le regretter car Marc reste accessible, il me suit, on s’appelle.
Où en es-tu aujourd’hui ?
Il y a d’abord cette tournée où je retrouve des copains et surtout où je rencontre le public dont on a été privé durant l’émission et ça s’est formidable. Et je prépare un single qui sera suivi d’un EP mais je préfère ne pas en parler. Mais une chose est sûre : fini la coiffure !

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Mentissa Aziza, c’est «The Voice» par excellent, un sourire lumineux et une belle sérénité.
Mentissa tu nous viens de Belgique où tu as déjà fait tes preuves. Pourquoi ne pas avoir fait «The Voice» en Belgique ?
Mais j’ai participé et même gagné «The Voice Kids» en Belgique. Malheuresement en Belgique au niveau de la chanson, ça reste très limité. Mais s’i l’on m’avait appelée, je l’aurais certainement fait. La France était donc une opportunité et l’on prend beaucoup plus la musique au sérieux qu’en Belgique.
La musique, ça a toujours fait partie de ta vie ?
Oui, déjà à 12 ans déjà j’en étais baignée grâce à ma maman qui d’ailleurs m’a toujours soutenue et qui, entendant ma voix, m’a conseillé de tenter ma chance. J’avais commencé par faire de la danse mais j’ai commencé à me présenter à des concours, j’ai de plus en plus été prise par la musique. En fait, ça fait dix ans que je chante.
Alors, se retrouver devant quatre fauteuils retournés, à quoi l’on pense ?
J’étais stressée bien évidemment mais surtout je pensais : «Tu as mis la barre très haut, tu chantes depuis des années, tu n’as pas intérêt à te louper. Il faut qu’au moins un fauteuil se retourne !». Et il y en a eu trois… l’honneur était sauf !
Et là, le choix du roi !
Oui, c’était difficile mais choisir Vianney est en fait une question de génération. Vianney, c’est mon univers musical et de plus j’ai découvert un bel artiste, à la fois humble et humain, il y a eu très vite une complicité entre nous Il m’a toujours laissé choisir les chansons que je voulais chanter, sauf aux battle ou là, on est deux. Mais même là, ça a été un choix que l’on a fait ensemble avec la production.
C’est d’ailleurs un moment difficile car on lie des amitiés et tout à coup on se retrouve dans un combat où l’on sait que l’un des deux va perdre. C’est cruel mais c’est la vie.
Aujourd’hui où en es-tu ?
D’abord il y a le plaisir de retrouver un vrai public dont on était frustré durant les enregistrements. Et se retrouver  sur scène avec les amis et devant tous ces gens qui nous ont soutenus, c’est une immense joie car ils nous ont beaucoup manqués.
Aujourd’hui j’ai gardé des contacts avec Vianney qui continue à m’encourager. Il a tenu sa promesse, il ne me laisse pas tomber et c’est le début de l’aventure. Une autre étape avec un disque qui se prépare.
Mais ça reste confidentiel.

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Arthur Chaminade & Jim Bauer

Arthur Chaminade est le petit lutin de la troupe. Lutin bondissant, souriant, charmeur au sourire ravageur, on a pu entendre les cris de ses fans à chacune de ses apparitions sur scène..
Il a 27 ans et déjà, il vit de la musique et il a failli ne pas participer à l’émission.
Explication…
Je chante depuis que j’ai 14 ans où j’avais déjà un groupe, j’ai fait beaucoup des concerts et des clips avec un groupe : After Ivory, je suis sur les réseaux sociaux et c’est là qu’un casteur de l’émission m’a vu et m’a interpellé. Au départ, je me suis posé beaucoup de questions car j’avais des projets, j’étais heureux de la vie que j’avais et je me demandais à quoi pourrait me servir de faire ce concours. Si l’on m’avait fait la proposition à 18 ans, je n’aurais pas hésité.
Qu’est-ce qui t’a fait changer d’avis ?
Le fait que ça pourrait m’apporter une visibilité pour la suite. Aujourd’hui je ne le regrette pas, c’est une belle reconnaissance, j’ai rencontré Marc Lavoine avec qui ça a bien fonctionné. Nous avons discuté de longues heures face à face ou au téléphone, nous avons eu de beaux échanges. Habitué à la scène avec des centaines de galas que j’ai faits, il m’a fait confiance, laissé le choix des chansons dans lesquelles je me sentais à l’aise. J’ai très vite trouvé ma place et pris beaucoup de plaisir.
Qu’est-ce qui t’a le plus stressé ?
Comme nous tous, la battle où tout à coup tu te retrouves devant un ami qui devient ton ennemi !
C’est difficile car à la fois tu sais que tu dois gagner mais que, si tu gagnes, tu vas évincer quelqu’un avec qui tu as créé des liens. Mais c’est toi ou lui et il faut que tu sois le meilleur.
Et le fait de ne pas gagner ?
On sait d’avance qu’il n’y en aura qu’un et participer est déjà gagné d’avance. D’ailleurs, dès que j’ai été éliminé, j’ai reçu des propositions pour chanter mais aussi, et ça ce n’était pas prévu, pour faire du cinéma !
Ça t’intéresse ?
Pourquoi pas ? Mais d’abord je vais faire mon album et après on verra. Aujourd’hui, le plus important et de retrouver un public dont on a été frustré durant des mois. Ça fait beaucoup de bien autant à nous qu’à lui. Le cinéma, c’est plus par curiosité que par envie car je n’y avais jamais pensé, ce n’est pas mon milieu mais ce peut être excitant à tenter.

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Enfin Jim Bauer, déjà star grâce à ses prestations aussi folles qu’originales et inattendues comme cet improbable version de «Tata Yoyo» ou «Angie» des Stones. Un déjà beau parcours d’auteur-compositeurs pour des chanteurs et non les moindres comme Slimane, Florent Pagny, Amaury Vassili, Jean-Baptiste Guégan, Bénabar, Barbara Pravi qui a représenté la France à l’Eurovision…
Mutique, visage fermé, lunettes de soleil, il est déjà dans sa bulle et le sera jusqu’au concert où là, il s’éclate, véritable bête de scène qui en fait des tonnes et le voilà délivré, sourires aux lèvres et prêt à parler.
Jim, quand on a cette carrière d’auteur compositeur, pourquoi se présenter à «The Voice» ?
D’abord, sache qu’au départ je suis chanteur. J’ai chanté avec des groupes, j’ai enregistré deux singles et ça dure depuis dix ans. J’ai même fait un CD quatre titres en anglais avec un groupe «The Misfit Boys». C’est vrai que depuis, j’avais un peu abandonné mais au bout de ces dix ans, j’ai pensé que c’était le bon moment pour revenir à la chanson. J’étais plutôt dans de la musique underground, c’était la fin d’une époque et plein de choses changeaient.
Mais je dois te dire qu’on m’a proposé plusieurs fois de faire «The Voice» et qu’à chaque fois je refusais. Je me suis dit que c’était le moment.
Et alors ?
Je n’en menais pas large de me retrouver devant ce fauteuil et je me disais que si personne se retournait ce serait un peu la honte… Mais c’est passé !
Alors qu’on savait que tu avais travaillé pour Pagny, on pensait que tu le choisirais comme coach.
Oui mais ça, ce sont des ragots ! D’abord j’ai écrit pour Pagny parce que j’avais des rapports avec Slimane et c’est lui qui m’a proposé d’écrire pour Pagny… que je n’avais jamais rencontré !
Malgré cela, je ne pouvais pas le choisir car dans le métier ça se savait et qu’il y aurait quelques personnes «bienveillantes» qui signaleraient certainement la chose. Je ne voulais pas non plus prendre Amel Bent car elle est trop proche de Slimane. Il me restait donc deux alternatives et si j’ai choisi Marc Lavoine, c’est qu’il était plus proche de ce que j’avais envie de faire. Il est aussi comédien et c’est quelque chose qui me plaît.
Tu as également travaillé avec Clara Luciani ?
Oh là, c’était en 2014, un projet de Marc Collin qui avait décidé de monter un groupe de trip Hop nommé «Bristol», auquel j’ai participé avec Clara. Il s’agissait de revisiter version sixties des morceaux qui n’étaient ni de moi, ni de Clara. C’est vieux ça !
Est-ce que tu as déjà travaillé avec tes parents ?
(Son père est Axel Bauer (Cargo – A ma place avec Zazie) et Nathalie Cardone (Hasta siempre)
Non car je n’ai jamais voulu mêler métier et vie de famille. Mais j’ai quand même écrit une chanson à ma mère l’an dernier.
Est-ce que ce sont eux qui t’ont influencé à faire de la musique ?
Non ,je prenais des cours de musique mais contrairement à ce qu’on peut penser, j’ai écrit une chanson… pour ma prof de musique ! Et à partir de là, la musique m’a rattrapé !
Aujourd’hui, quelle est la suite de l’aventure ?
Je prépare un album mais l’originalité et que je le crée de A à Z, c’est-à-dire que je chante, j’écris paroles et musiques, je fais les orchestrations, je mixe… Bref je suis à tous les postes et ça ne s’est encore jamais fait !»
Encore une originalité de Jim… Il n’a pas fini de nous surprendre !

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Jacques Brachet
Photos Patrick Carpentier




Sanary sous les étoiles : Amaury a encore frappé !

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Et nous revoici avec Amaury Vassili à Sanary où il était passé l’été dernier.
Le revoici dans son récital piano-voix avec son pianiste habituel Timothée Bakoglou avec qui l’on sent la complicité entre les deux artistes. Derrière son magnifique piano il mène la danse  avec ses arpèges qui enveloppent  la voix immense d’un Vassili décontracté, parlant avec le public… qui lui répond et qui reprend avec lui les chansons.
Avec maestria et une facilité déconcertante, il passe de la pop au classique il se réapproprie les musiques, charmant un public conquis dès la première chanson, époustouflé par la maîtrise de cette voix ample et unique de ténor.

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Avec Noël et Mathilde Lebrethon

Standing ovation de celui-ci, avant qu’il ne se précipite pour lui faire signer disques et photos qu’Amaury signera jusqu’au dernier.
L’après-midi, il avait consciencieusement répété avant qu’on ne s’installe un moment pour bavarder, suivi d’une petite et devenue traditionnelle séance photo.
A la fin du spectacle, Noël Lebrethon, président de Sanary Animation, s’il ne lui a pas offert le bouquet traditionnel qu’il offre aux dames, et venu avec Mathilde, son épouse, le féliciter.
Ce fut encore une belle soirée estivale.

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Avec son pianiste Timothée Bakoglou

Jacques Brachet
Photos Patrick Carpentier


Gilbert BECAUD… 2O ans déjà !

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Eh oui, voici déjà 10 ans que Mr 100.000 volts nous a quittés. Et voici 50 ans qu’il a créé ce tube international qu’est devenu «Et maintenant». On ne pouvait passer sous silence ce double événement, d’autant que depuis sa disparition, on a beaucoup plus fait cas d’Aznavour, de Breln de Dassin ou de Cloclo que de lui, pourtant immense auteur-compositeur et chanteur, lui qui a tout inventé de la musique et des rythmes “modernes”, lui qui a été le premier à dépoussiérer la chanson française, lui qui a été “idole” avant les idoles et qui a été l’objet du premier fan club, lui qui est à l’instigation de cette mode étrange de casser les fauteuils de plaisir, de joie, de folie, lui qui a rendues folles les premières fans de chanteurs…
Bref, lui sans qui peut-être, les années 60 françaises n’auraient pas été ce qu’elles ont été.
Et que ce soit un Toulonnais qui soit au début de ce revirement musical incroyable, me comble d’aise, de joie, de fierté. Par contre, ce qui me désole c’est qu’aujourd’hui, il semblerait qu’on l’a oublié alors qu’on commémore des fêtes de beaucoup d’autres chanteurs qui n’ont pas eu, loin de là, la carrière internationale qu’il a eu.
Bien entendu, durant mes pérégrinations journalistiques, j’eus l’occasion de rencontrer souvent l’ami Bécaud car, quoiqu’on ait pu dire de son caractère, il m’a toujours reçu avec gentillesse et simplicité, jusqu’à sa dernière tournée où, comme un symbole, alors qu’il se prêtait à une petite séance photographique, il me fit ce “bonjour” (ou cet adieu !) de la main… Il devait disparaître quelques mois après…
Disparu en 2001, François Silly de son vrai nom, est donc né à Toulon, bercé par ces marchés de Provence qui sont loin d’être entièrement toulonnais, comme on aimerait à le croire
Il est un des seuls artistes à avoir franchi la barrière américaine et certaines de ses chansons ont franchi les mers pour devenir des tubes internationaux comme “Et maintenant”, “Nathalie”, “Je t’appartiens”, “Madame Rosa”, une comédie musicale… qu’il n’a pu monter en France et que devait jouer Annie Cordy…
Nombre d’artistes internationaux ont repris ses chansons qui sont intemporelles.

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Il avait le rythme dans la peau et ce n’est pas pour rien qu’il fut surnommé “Monsieur 1000.000 volts !”
C’est en 1994, alors qu’il fêtait, comme il m’avait dit, “40 ans d’amour”, que je le rencontrai pour la dernière fois.
Incroyable…Les années étaient passées, la maladie aussi et il restait le fringant jeune homme qui, en quelques notes assenées sur un solide piano bien tempéré, avait changé la face de la chanson française, par le rythme qu’il y apportait, la folie qui faisait casser les premiers fauteuils de l’Olympia…
Musicalement, l’éclatement des années 60 en France, se fait grâce à lui.
Fidèle à l’Olympia qui l’a alors accueilli 29 fois, il aura fêté ses 40 ans… au Palais des Congrès !
Si nombre de chanteurs ont écrit un livre de mémoires, lui, il fait un nouveau disque “Mea culpa”.
Ce qui mérite une explication. Qu’il me donnera avec le sourire et la simplicité dont il ne s’est jamais départi, confortablement installé dans sa loge du Zénith-Oméga de… Toulon, duquel il a fait l’ouverture et où il revient deux ans après !

“Deux fois en deux ans à Toulon, c’est exceptionnel tant il est vrai que, par le hasard des itinéraires, je ne m’y suis finalement pas produit souvent… Et pourtant, bien évidemment, je reste attaché à cette ville… Mais comme je le dis dans une chanson : “Quand t’es petit dans le Midi, t’es pas petit comme ailleurs….avant de parler… tu mens !”
Justement, quels souvenirs gardez-vous de votre ville natale ?
Surtout le souvenir de vacances d’été car il faut savoir que je suis allé habiter Nice alors que j’avais un an.
Mais je revenais à Toulon pour revoir ma mémé, mon pépé et mon “tonton jardin”…
Je me souviens d’une petite maison, d’un appartement au troisième étage d’où l’on voyait, d’un côté, les rails de chemins de fer et l’usine à gaz, et de l’autre, un grand jardin… Y revenant adulte, j’ai retrouvé les rails, mais beaucoup moins imposants, l’usine avait disparu et le jardin… je l’ai trouvé vraiment beaucoup plus petit que dans mes souvenirs !

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Alors, ce “Marché de Provence”, finalement, il est toulonnais ou Niçois ?
Il est… provençal ! Né à Toulon et découvrant ce marché du Cours Lafayette l’été et vivant à Nice et voyant le marché tous les jours, je me suis rendu compte qu’il y avait plein de points communs et c’est donc en fait un mélange des deux !
Ces points communs ?
Les sensations, les odeurs, le soleil, l’accent… C’est en fait le marché de Louis Amade !
Alors, cette année, vous fêtez vos 40 ans de carrière et, au lieu d’écrire, comme nombre de vos collègues, un livre de souvenirs, vous nous offrez un disque..
Le disque, ce n’est pas une idée à moi mais de mon équipe…
Je n’aime pas parler de moi et je n’aurais jamais eu l’idée d’écrire mes mémoires, même si nombre d’éditeurs me l’ont demandé. Je pense que je n’aurais même pas eu l’idée de faire ce disque et mon entourage a dû insister deux ans et demi avant que je ne dise oui. Mais attention : ce n’est pas un disque testament. C’est simplement l’histoire d’un homme et d’un chanteur et tout ce que je chante est authentique. Quant au livre, sachez qu’il n’y aura jamais une bio signée de moi.
D’abord parce que je n’ai pas de mémoire, puis parce que je ne suis pas passéiste et enfin parce que j’ai trop de projets pour m’appesantir sur moi et sur mon passé…
Vous avez toujours été fidèle à l’Olympia depuis vos débuts et voilà que vous allez faire la fête au Palais des Congrès !
Et alors ????
Il faut bien de temps en temps changer l’eau des églises !
Vous savez, je fais rarement ce qu’il est “normal” de faire ! Ne vous en faites pas, il y aura un Olympia ! C’est une salle plus intime où l’on se sent plus proche du public… Comme je le chante, “Il est à moi” (l’Olympia !)… Mais le Palais des Congrès est une très belle salle et j’avais envie de m’y installer… Voilà tout.
Satisfait ?
Satisfait !… Après tant d’années, arrivez-vous encore à surprendre le public ?
(Il rit). Difficile de faire parler botanique aux fleurs ! C’est au public qu’il faut poser cette question ! En tout cas, ce qui est formidable, c’est que le public, lui, continue à me surprendre. Il n’est pas toujours là où je l’attends, il fait un succès d’une chanson à laquelle je ne m’attendais pas… Et vice-versa. C’est mystérieux… Et c’est bien !

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En tournée. Arrêt à Nice.

Avez-vous des exemples ?
“Et maintenant” que l’on a écrit très vite alors qu’on bloquait sur une chanson qui me tenait particulièrement à cœur. Si je ne me souviens même pas du titre de la première, la seconde a littéralement explosé en France et dans le monde entier sous le titre de “What now my love”, qu’ont chanté des tas d’artistes comme Petula Clark, Franck Sinatra, Elvis Presley, Sonny and Cher, Bob Dylan, Diana Ross, Johnny Mathis, Shirley Bassey, Sammy Davis, Marianne Faithfull, Barbra Streisand, Judy Garland, Nana Mouskouri
Pour rigoler et imiter les Platters, j’ai fait “Le jour où la pluie viendra” qui a été chantée par plein de chanteurs et a également fait le tour du monde et un énorme succès en Allemagne sous le titre de “Am tag als der regen kam” par Dalida qui l’a aussi enregistré en italien et en espagnol). Elle a d’ailleurs fait aussi un tube en Italie avec “Et maintenant” (Che mai faro) ainsi que Milva, Ricchi e Poveri. Sans compter les chanteurs français qui sont aussi nombreux. (On garde en mémoire les versions de Johnny ou encore de Grégory Lemarchal)
On ne fait pas des standards tous les matins et c’est ça l’intérêt du métier.
A propos de ces chansons qui ont fait le tour du monde, quelles sont vos versions préférées ?
Oh la colle !!!
D’abord, je ne dois pas les connaître toutes… Disons Sinatra, Petula Clark Elvis Presley… Pas mal le petit, belle voix !
Enfant, vous imaginiez-vous que vous deviendriez une star internationale ?
Petit, surtout dans le Midi, comme je le chante sur cet album, tout paraît possible…
J’ai toujours aimé la musique, j’ai fait des études classiques au conservatoire, donc, je savais déjà que ce serait la musique. Mais devenir chanteur et “vedette” comme on disait alors, a été un concours de circonstance. Organisant une fête pour les soldats alors que je faisais mon service militaire, je me suis mis à chanter en m’accompagnant au piano.
Et c’est parti comme ça !
Vous savez, quelquefois on choisit sa vie, son métier et quelquefois ce sont eux qui vous choisissent… C’est ce qui s’est passé”.

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Ultime interview d’un artiste hors norme, hors du temps, qui a sans le savoir, ouvert la porte à toutes ces têtes de bois qui avaient un âge tendre lorsqu’il a débuté, qui est de toutes les époques et qui, aujourd’hui encore, nous surprendrait.
Aujourd’hui je regrette qu’on n’évoque pas Bécaud plus souvent. Il semble oublié et pourtant, il a donné ses lettres de noblesse à la chanson française dans le monde entier.
Petite anecdote : alors qu’il était déjà star, un tout jeune chanteur essayait de percer. Il était alors marié à une danseuse qui, fatiguée de ramer et de vivre avec un chanteur sans avenir, qui plus est, au caractère exécrable, alla travailler avec Bécaud.
Elle se nommait Janet Wollacoott et son mari était… Claude François !
Elle devint sa compagne, lui fit un enfant… Ce que Claude eut du mal à digérer et à pardonner, même si, finalement, il fit la paix avec la star lorsqu’il devint star lui-même… La rencontre eut lieu chez les Carpentier.
Mais ça… C’est une autre histoire !

Jacques Brachet



ANGELINE The new queen of the soul

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Une tornade est passée sur Sanary
Un corps de sirène, un regard étincelant sous une mousse de cheveux, elle surgit sur scène sur des hapeaux de roues… et se poursuivra jusqu’au bout, nous laissant haletants, éblouis.
La tornade Angeline vient de passer, pour rendre hommage à Tina Turner.
Et comme elle le fait bien, sans pour autant lui ressembler car elle a sa propre voix, sa façon de danser à elle. Ni un sosie, ni un clone, ni une pâle copie, elle ressemblerait plutôt à Shirley Bassey, avec l’énergie de Tina.
Des tenues super sexy mais jamais vulgaires, qui mettent sa silhouette en valeur, une aisance et une grâce, aussi bien pour danser que pour entrer en contact avec le public qu’elle tient en main d’un bout à l’autre d’un show éblouissant, Angeline est une révélation.
Et pourtant, elle a déjà fait un long bout de chemin musical, surtout avec les autres.
Les autres qui se nomment Johnny, Sardou, Nicoletta, Farmer, Pagny, Montagné dont elle fut tour à tour choriste. Elle a prêté sa voix pour de nombreuses pubs, a fait des apparitions à la télé, a chanté, avec Catherine Ringer, le générique du film de Josiane Balasko «Un grand cri d’amour», elle était également dans la comédie musicale «Rocky Horror Show» et la voici qui se lance en solo, préparant un disque et une tournée.
Rencontre avec un phénomène à la voix exceptionnelle.

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Angeline, comment êtes-vous arrivée à la chanson ?
Par hasard ! Je travaillais… au Ministère des finances, je suivais des cours de micro-économie !
On est loin de la chanson !
Pas tant que ça car, après les cours, je montais sur le bureau et je faisais le show pour les collègues.
Il faut dire que j’ai toujours chanté. Je suis née au Cameroun, ma mère est africaine et là-bas, tout le monde chante.
Et alors ?
Alors un soir mes collègues m’ont piégée en m’amenant dans un bar-concert. Ils avaient tout combiné et le directeur m’a demandé de chanter. Ça a très bien marché. Il voulait même que je continue. Dans la salle, il y avait un musicien, d’afro-jazz, Rido Bayonne, il fut bassiste de Dizzy Gillespie et de James Brown entre autre. Il était aussi camerounais et avait un orchestre. Il me proposa d’en devenir choriste. Je suis donc partie en tournée avec lui, j’ai commencé à rencontrer des gens dont l’un m’a branché sur Herbert Léonard. C’est donc le premier chanteur avec qui j’ai travaillé. Il y a eu aussi Pierre Vassiliu, puis il y a eu des tas de chanteurs pour qui je faisais la choriste en tournée ou en studio. Sylvie, Pagny, Farmer et bien d’autres.
J’ai aussi travaillé à la télé : « Nulle part ailleurs », « Tapis rouge », où j’accompagnais les chanteurs invités aux émissions.
Puis il y a eu Johnny
La première fois que j’ai joué avec Johnny, c’était au Stade de France, où le premier concert a été annulé pour cause de pluie et où le lendemain il a plu tout autant et nous avons pris une belle douche ! C’était très rock’n roll pour le coup ! Mais ce fut une bonne école car on doit travailler quel que soit le temps.
Mais avant Johnny, j’ai travaillé avec Nicoletta et le chœur gospel dans les églises.
Puis il y a eu Sardou
Oui, en alternance avec Johnny. Lorsque l’un ne chantait pas, je rejoignais l’autre.

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Entretemps vous chantiez en solo ?
J’en avais l’idée, je suis auteur et compositrice, donc j’ai écrit des chansons mitigées rock et camerounais, ce que j’appelle du rock africain ! Avec mon orchestre on a fait des galas. On a même joué pour la Fête de l’Humanité ! Une tornade est passée sur Sanary
Un corps de sirène, un regard étincelant sous une mousse de cheveux, elle surgit des coulisse, sexy en diable et tout à coup une voix explose, et le spectacle démarre sur des chapeaux de roues… et se poursuivra jusqu’au bout, nous laissant haletants, éblouis.
Puis il y a eu Johnny
La première fois que j’ai joué avec Johnny, c’était au Stade de France, où le premier concert a élé annulé pour cause de pluie et où le lendemain il a plu tout autant et nous avons pris une belle douche ! C’était très rock’n roll pour le coup ! Mais ce fut une bonne école car on doit travailler quel que soit le temps.
Mais avant Johnny, j’ai travaillé avec Nicoletta et le chœur gospel dans les églises.
Puis il y a eu Sardou ?
Oui, en alternance avec Johnny. Lorsque l’un ne chantait pas, je rejoignais l’autre.
Entretemps vous chantiez en solo ?
J’en avais l’idée, je suis auteur et compositrice, donc j’ai écrit des chansons mitigées Rock et camerounais, ce que j’appelle du rock africain ! Avec mon orchestre on a fait des galas. On a même joué pour la Fête de l’Humanité ! C’est là que j’ai été sélectionnée pour le stade de France. Il y a même Jean-Louis Foulquier venu me voir, qui voulait nous écouter en «live» pour les Francofollies mais ça n’a pas pu se faire.
Et Tina Turner alors ?
J’ai une grande admiration, autant pour la chanteuse que pour la femme qui a eu une vie incroyable, pas de tout repos, et une carrière formidable. Une femme belle, courageuse. J’avais envie de lui rendre hommage et surtout d’intervenir entre deux chansons pour raconter sa vie et le choix de ses chansons. Car elle n’a pas eu que des tubes originaux. Je voulais que les jeunes génération connaissent son parcours.
Vous écrivez des chansons. Quand allez-vous  les chanter ?
Je vais commencer à en glisser une ou deux dans mon show Tina, pour le faire évoluer, et j’espère qu’avec Jacky Lacomba, producteur de «Atout Scène Production» avec qui je travaille, on va arriver à faire un disque. J’ai aussi, dans un tout autre genre, écrit un conte musical ! J’ai créé un orchestre What’s love, d’après un titre de Tina Turner «What’s love to do with it».
Vous avez aussi enregistré beaucoup de voix off pour des pub…
Oui, toujours au hasard des rencontres. C’’est intéressant à faire car il ne suffit pas de chanter la chanson, il faut être synchro avec les images et j’aime beaucoup faire ça.
En voix off encore, vous avez enregistré le générique du film de Josiane Balasko : «Un grand cri d’amour» et pas avec n’importe qui : Catherine Ringer !
Oui, c’est un grand souvenir, tant Catherine est simple, gentille, adorable, pleine d’humour. C’est une très belle rencontre. On lui a proposé de chanter le générique et j’ai été choisie pour chanter avec elle.

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Lorsqu’on voit votre show si plein d’énergie, on se dit qu’à la sortie de scène vous devez être épuisée !
Même pas ! D’abord, cette énergie, je l’ai en moi et le public est tellement à fond qu’il la centuple. A la sortie, je suis heureuse, j’ai une pêche pas possible !»

Jacques Brachet



Sanary sous les étoiles
Les belles rencontres de Natasha Saint-Pier

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Bleu regard lumineux, sourire éclatant, Natasha Saint-Pier arrive à Sanary avec Bixente son petit bout de chou qui ne la quitte pas une seconde.
Retrouvailles avec cette belle chanteuse à la voix d’or née au Canada, vivant en France. Et c’est avec une grande gentillesse que nous allons parler de ses rencontres qui ont fait qu’en plus de 20 ans, elle s’est façonnée une carrière riche et originale.

«J’ai démarré au Canada en 95. J’avais alors 14 ans et mon premier disque s’intitulait «Émergence». Ma première rencontre importante a donc été le producteur Steve Barakatt qui m’a proposé d’enregistrer ce disque. Pour moi, qui aimais chanter depuis déjà longtemps, cela m’a semblé tout naturel. J’avais une amie, qui pratiquait  le haut niveau, j’étais entourée de gens qui réussissaient. Naïve, je trouvais donc que c’était normal que moi aussi je réussisse !
Et puis il y a eu «Notre-Dame de Paris»
J’avais 17 ans. C’est Guy Cloutier qui m’a proposé le rôle de Fleur de Lys que j’ai donc chanté en français au Canada et en anglais en Angleterre. Mais, malgré ce qu’on a pu écrire ou dire, je n’ai jamais joué le rôle en France.
C’est pourtant grâce à ça que tu viens en France et que tu rencontres Robert Goldman, le frère de Jean-Jacques.
Oui, je préparais mon nouvel album et je voulais une chanson qui soit typiquement française. Robert, qui était ami avec mon producteur, m’a proposé «Je n’ai que mon âme ». Il se trouve que la chanson a été choisie pour représenter la France au 46ème concours Eurovision, à Copenhague en 2001. Je suis arrivée 4ème.
Autre rencontre importante : Pascal Obispo
Nous nous sommes rencontrés pour l’album «De l’amour, le mieux». C’était un an après l’Eurovision. Très vite une grande amitié est née entre nous et nous ne nous sommes plus quittés. Il a participé à presque tous mes albums. Nous travaillons souvent ensemble. Nous sommes devenus un vrai tandem qui fonctionne bien. Je l’inspire, me dit-il !

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Natasha St Pier entourée de Miguel Bose et Pascal Obispo

Justement, comment travailles-tu avec lui ?
On se voit souvent, je lui parle de ma vie, je lui raconte beaucoup de choses car je lui fais totalement confiance. C’est ainsi qu’il s’inspire de ce que je lui confie. Et à chaque fois il tombe juste. Centaines fois, il a l’idée d’un thème, d’un événement dont il a été témoin.
Alors, rencontre inattendue : le chanteur espagnol Miguel Bose !
Je vais souvent chanter en Espagne et en 2002, j’ai voulu enregistrer trois chansons en espagnol  dont «Tu trouveras», devenu «Encontras» et je voulais la chanter en duo avec un chanteur espagnol. Miguel Bose a été d’accord pour faire ce duo avec moi. Nous avons fait une tournée promo ensemble en Espagne et lorsque je vais là-bas, je la chante toujours.
Et il y a eu… Johnny !
Oui, c’est lui qui m’a proposé de faire un duo avec lui au Stade de France. C’était en 2003. Il a choisi «J’oublierai ton nom»
Quel effet cela fait-il de se retrouver sur scène avec l’idole ?
J’étais très impressionnée et pas seulement par Johnny qui a été adorable mais surtout par cette énorme machinerie qui se déploie autour de lui, par ce public frénétique énorme qu’il déplace. C’est très impressionnant de chanter dans un tel lieu avec autant de monde. J’avoue que c’était plus impressionnant que Johnny lui-même !
Il y a aussi l’aventure de la comédie musicale «Don Juan»
Ça, c’est un très bon souvenir, j’ai adoré cette comédie musicale qui n’a pas eu le succès mérité en France. J’ai beaucoup aimé travailler avec Félix Gray qui est un artiste talentueux et un homme adorable. J’avais le rôle d’Elvira, un personnage très torturé que j’ai trouvé passionnant à jouer.
Et puis, je retrouvais le metteur en scène de mes débuts, Gilles Maheux avec qui j’avais travaillé sur «Notre-Dame de Paris». Entretemps, j’avais mûri, évolué et je me suis sentie totalement à l’aise. J’avais pris de l’assurance, confiance à moi. Ça a té une belle aventure et un joli moment de ma carrière.

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Autre belle aventure : «Thérèse, vivre d’amour»
Là encore une belle histoire. C’est Grégoire qui a mis en musique des poèmes de Sainte Thérèse de Lisieux et qui me l’a proposée. Nous avons fait un premier album, puis un second et je suis partie en tournée dans les églises. Tournée hélas qui s’est arrêtée suite au Covid mais nous allons essayer de récupérer les dates à la rentrée et repartir en tournée.
Chanter dans les églises, c’était une nouvelle expérience ?
Oui et une expérience formidable, d’abord parce qu’on est très près du public, en toute intimité avec un piano et des cordes, c’est une écoute tout à fait différente. Ce qui se passe est très émouvant, que le public soit chrétien ou pas.
Et avec ce disque, c’était une occasion de chanter avec Anggun…
Ma rencontre avec Anggun date de beaucoup plus loin. Nous nous connaissons depuis des années, nous avion très envie de chanter ensemble. Mais le moment ne s’était jamais présenté. Et là, cela devenait évident. Anggun fait partie de mes amies et Dieu sait que dans ce métier nous n’en avons pas beaucoup !
Au milieu de toutes ces aventures, tu as aussi été animatrice radio, tu as présenté une émission de télé et tu as même été comédienne !
Comédienne est un très grand mot. J’ai modestement participé en tant que guest à la série «Seconde chance»
J’ai toujours aimé tenter des choses nouvelles, je suis curieuse de découvrir, d’apprendre, de foncer dans quelque chose de nouveau, quitte à me planter. Mais j’adore qu’on me fasse des propositions originales, inattendues.

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Et tu t’es déjà plantée ?
Je touche du bois, pour l’instant pas encore !
Tu as également été jurée de «The voice»… Belgique. Pourquoi la Belgique ?
Tout simplement parce qu’on me l’a proposé ! Il se trouve que j’adore la Belgique qui me fait beaucoup penser au Canada. J’aime aussi beaucoup le peuple belge. Je garde un très bon souvenir de ces deux années. Il y avait une belle équipe et j’ai découvert de beaux artistes. J’ai d’ailleurs gardé quelques contacts avec des participants et avec l’équipe.
Née au Canada, vivant en France, de quel pays es-tu la proche ?
C’est vrai, je suis née au Canada et j’y ai vécu 17 ans. Puis je suis venue en France. J’ai aujourd’hui 40 ans donc j’ai plus d’années passées en France. Il se trouve que mon fils est né en France et que nous y vivons. Par la vie de tous les jours et par l’école, il a appris à y vivre. Mais de mon côté, je lui parle beaucoup du Canada, je lui en apprends l’Histoire. Mais j’ai gardé ma nationalité canadienne.
Le Canada, ça reste mes racines.»

Retrouvant son fils qui s’impatiente, Natasha part se préparer pour monter sur scène.
Elle réapparait en jolie robe printanière et une fois sur scène, accompagnée de l’orchestre de Richard Gardet, elle va nous offrir un spectacle à la fois énergique mais avec de jolis moments d’émotion lorsqu’elle chante un extrait de «Thérèse», «Aimer c’est tout donner», qu’elle dédie une chanson à son fils Bixente qui, sur les marches des coulisses, ne perd pas de vue sa maman, et puis elle nous parle de son pays, de l’Acadie, du Nouveau Brunswick où elle est née, elle reprend «Les Acadiens» de Fugain, «Travailler c’est trop dur» de Zachary Richard, mais aussi un chant tribal en acadien ou encore «Cap Enragé»… Bien sûr, on retrouve les succès qui ont jalonné sa carrière comme «Je n’ai que mon âme», «Tu trouveras», «Si on devait mourir demain»,  une reprise tout en énergie de «Tandem» de Vanessa Paradis, qui a été, dit(elle, sa première chanson coup de cœur lorsqu’elle est arrivée en France. Elle nous offre aussi une chanson country en anglais et, bouquet final, «My way», accompagnée à la trompette par Richard Gardet… Superbe !

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Ce fut un beau concert avec une petite déception du public car Natasha s’est très vite éclipsée sans s’approcher de lui pour les rituelles dédicaces. Mais on peut le comprendre lorsqu’on vit toujours à l’ombre de cette pandémie qui nous guette chaque jour.
Belle soirée sous les étoiles

Jacques Brachet
Photos Patrick Carpentier


La Ciotat – Festival «Musique en vacances»
Amaury VASSILI, le nouveau rockmantique

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Depuis 26 ans, Roland Decherchi, président de l’AMEI (Association Méditerranéenne d’Échanges Internationaux) et sa belle équipe, organisent le festival «Musiques en vacances», nous proposant de grandes pointures de la musique classique, du jazz, du gospel, de la variété.
Cette année encore, le programme était fastueux, malgré tous les ennuis qu’ont pu causer ce Covid qui s’incruste et met en péril spectacles, manifestations, festivals.
Le festival a eu lieu avec succès, se terminant en feu d’artifice avec Amaury Vassili, l’un des plus jeunes et plus prometteurs ténors de sa génération.
Heureux donc de retrouver ce magnifique chanteur avec qui, au fil des ans et des disques, nous avons tissé des liens amicaux.
Heureux, lui aussi, de recommencer à pouvoir chanter devant un public et c’est donc dans ce magnifique écrin de la Chaudronnerie que je le retrouve en pleine répétition car c’est son premier concert de la saison, et il est accompagné pour la première fois de Dominique Spagnolo, avec qui il a réalisé son dernier disque, qui s’installe sur ce piano extraordinaire, véritable œuvre d’art qui suit Amaury en tournée.
Consciencieusement, c’est pendant plus de deux heures qu’il répètera, dix, quinze fois, une note, une mélodie, un passage… qu’il rejouera plus tard devant une salle pleine et émerveillée par cette voix unique, ce physique on ne peut plus romantique et un répertoire qui le fera passer du pop au classique tant il peut tout chanter.
Selon un mot inventé par l’amie Catherine Lara, Amaury est un chanteur «rockmantique» dans son costume noir et or duquel il parait sorti d’un conte de Grimm.

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Ainsi, durant près de deux heures, il passera de «Smile» de Chaplin aux «Moulins de mon cœur» de Legrand, de «Love story» de Francis Lai au «Parrain» de Nino Rota, de «Con te partiro» de Boccelli à «Caruso» de Lucio Dalla, de Mike Brant à Slimane qui, impressionné par sa voix, lui a écrit plusieurs chansons, de «My way» à «Fragilé» version tirée de «La pathétique» de Beethoven rendue célèbre par Louise Tucker en anglais et Michèle Torr en français sous le titre «Midnight blue»
Et pour finir en beauté, il revient avec «Alléluia» de Léonard Cohen et «L’hymne à l’amour» de Piaf.
Il chante en français, en italien, en anglais.
C’est de la haute voltige, sa voix ample et belle semblant sortir tout naturellement, avec une facilité déconcertant pour accrocher les notes les plus hautes. Et le public lui a fait une ovation bien mérité.
Voilà un festival qui ne pouvait pas mieux se terminer.
Saluons au passage la superbe équipe de bénévoles de l’ami Roland qui fournissent un travail de folie, «dans la joie et la bonne humeur» et aussi l’amitié qui les lie depuis tant d’années pour certains, nous offrant chaque année un festival de haute qualité. Merci de leur accueil.

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Et Anatoli entra dans sa vie
Entre la répétition et le repas, on a tout juste  temps de parler de ce nouvel album qui vient de sortir «Crescendo» et de son nouveau rôle depuis un mois : celui de papa !
Du coup, par faute de temps, nous avons terminé l’interview par téléphone et là… On a pris le temps !
«Amaury, voici donc ce nouvel album, enregistré durant cet enfermement obligatoire.
Tout d’abord, pourquoi ce titre «Crescendo» ?
Nous cherchions un titre évocateur, à la fois moderne et classique et la chanson n’était pas encore écrite. Ce mot est pour moi symbolique car c’est une évolution dans ma carrière. J’aime me sentir évoluer et c’était la première fois que je produisais un disque de bout en bout. Ce qui est aussi symbolique c’est de retrouver Dominique Spagnolo avec qui j’avais fait mon premier album «Vincero». Nous avons donc enregistré ce disque entre la France et la Macédoine, puisque nous avons trouvé un orchestre symphonique de quelque 50 musiciens qui enregistraient dans un studio à Skopje et avec Dominique nous coordonnions tout de son studio.

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Ce n’est pas un peu compliqué, un peu frustrant d’être si loin ?
En fait non. D’abord c’était une obligation que de travailler par skype et ça a donné une surprenante énergie musicale. C’était intéressant et de plus, nous n’étions que tous les deux dans le studio et nous nous consacrions seulement à la précision de l’enregistrement. Il n’y avait pas de parasite entre nous.
C’était finalement encore plus pro, plus exigeant, plus précis. Lorsqu’on est entouré de musiciens c’est très agréable mais on est toujours perturbé par quelque chose, alors que là nous étions très concentrés, très à l’écoute. Du coup, on a avancé très vite. En un mois et demi tout était enregistré.
Et la communication, comment se faisait-elle ?
En Anglais. Ça n’a posé aucun problème.
Retrouver Dominique Spagnolol après dix ans, quel effet ça fait ?
Déjà, ça c’est fait par hasard, grâce à un ami commun, car nous nous étions un peu perdus de vue. Pourtant, lorsqu’on s’est rencontré la première fois, nous étions tous deux débutants… En pleine croissance ! Il était mon premier violon. C’est lui qui avait écrit les arrangements de la chanson «Alléluia». Cet ami lui a envoyé un message, il a repris contact avec moi et nous avons eu envie de retravailler ensemble sur l’album de Noël que je préparais… et qui n’a pu se terminer à cause du Covid*. Du coup, nous nous sommes lancés dans cet album intermédiaire car je voulais sortir quelque chose au printemps… Et l’album de Noël n’était pas vraiment d’actualité !
Comment as-tu choisi tes chansons ?
J’ai toujours une petite liste de chansons que j’aime et que j’aimerais chanter dans mon téléphone. Chaque fois que je pense à une chanson, je la note. Il y avait des chansons coups de cœur auxquelles je pensais comme «The prayer» que chantent Céline Dion et Boccelli. «Maria» de «West Side Story», un incontournable pour moi, comme la chanson du film «Gladiator» devenue l’hymne du club de foot de Liverpool «You’ll never walk alone» «Vivro per lei». Et puis est venue une proposition de mon label : une vieille chanson qui fut un chant des partisans devenu un phénomène mondial grâce à sa reprise dans la série «La casa del papel» : «Bella Ciao». Il y en a de nombreuses versions de par le monde mais pas une en version totalement symphonique.
J’ai également voulu me faire plaisir en reprenant une chanson de Bocelli que j’adore mais qui n’est pas un de ses gros succès : «Romanza». C’est mon coup de cœur et je voulais la faire découvrir au public.
Il y a quelques duos mais à part Chimène Badi, les autres chanteurs sont moins connus.
Je ne veux pas faire de duos avec des stars juste pour que le disque se vende. Alors bien sûr, il y Chimène avec qui je suis ami depuis longtemps, depuis 20 ans exactement où, lors de mon premier Olympia, alors qu’elle était disque de diamant, elle avait accepté avec enthousiasme de faire un duo avec moi, ce qui était pour moi inespéré et incroyable. Nous rencontrant dans un studio TV , je lui propose une chanson et pas la moindre : «The prayer». Elle était emballée et pourtant doutait en me disant que c’était un challenge pour elle. Je l’ai rassurée en lui disant que ça l’était autant pour moi. Et ça a marché !
Davide Esposito, je trouve son écriture géniale et ses mélodies qui m’emportent. Il m’avait proposé quelques chansons et sur Internet je retrouve par hasard un duo que nous avions fait en 2012 mais qui n’était jamais sorti, ni chez moi, ni chez lui : «Nord». Dix ans plus tard, nous l’avons réenregistrée en version symphonique.
Coralie Ouatmani, , c’est une jeune chanteuse que j’ai découverte lors d’un concert à Rouen. Je lui avais proposé de faire «Vivro per lei» avec moi. Quand j’ai voulu la reprendre sur le disque, autour de moi on pensait que j’allais demander à Hélène Ségara. Mais je me demandais, après le succès avec Boccelli qui en a fait une star, si ça lui dirait. Et puis j’ai pensé à Coralie et ça me permettait de lui donner une chance comme Boccelli l’avait fait avec Hélène.

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Après avoir fait ce disque symphonique, quel effet cela te fait d’être sur scène en piano-voix ?
C’est tout-à-fait différent car avec un orchestre, on est emporté par les musiciens, on est porté par les orchestrations, on a une telle joie qu’on peut être moins attentif. En piano-voix, l’exigence reste la même mais on ne peut pas se cacher derrière l’orchestre, on ne peut pas cacher voix, c’est un vrai duo, il faut y aller, rester très précis et beaucoup plus attentif. Comme son nom l’indique, il n’y a qu’une voix accompagnée d’un piano, ce doit être plus brut, plus efficace. Il ne peut pas y avoir d’à peu près. De toute façon, on ne chante pas de la même manière dans un théâtre et en plein air, dans une salle ou une église, avec un orchestre ou avec un piano. Il faut savoir s’adapter
Alors, grand événement pour toi : tu as un petit bébé depuis un mois… Ça change la vie, non ?
Oui, et pour beaucoup de raisons : d’abord on est responsable d’un être.
Le plaisir égoïste d’être sur scène donne du bonheur. L’attention se porte sur soi et tout à coup celle-ci se transfère sur cette chose si précieuse qu’est un enfant.
Alors c’est vrai, un fils de chanteur est amené à voir partir son père ou sa mère. J’essaie d’être là le plus possible, de revenir plus vite plutôt que de passer une nuit à l’hôtel …
Tu as choisi Anatoli comme prénom, un prénom russe comme le tien, Vassili. Y a-t-il de la descendance russe dans ta famille ?
Pas du tout ! C’’est ma mère qui avait la passion des prénoms exotiques  et c’est ainsi que je me prénomme Amaury Vassili ! Avec ma compagne, on a eu envie de continuer dans ce sens-là. Anatoli, c’est la version russe d’Anatole, prénom qui revient à la mode. Mais avec Stéphanie, nous ne voulions pas un prénom banal. Nous avons donc choisi ce prénom car ça évoque une belle région de Turquie et que c’est le prénom de Karpov, grand champion d’échecs !
Toute la famille a adoré !»

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A gauche : Dominique Spagnolo

Propos recueillis par Jacques Brachet

Jacques Brachet
Photos Didier Carpentier
*L’album de Noël sortira… à Noël prochain !
A noter : Vassili passera à «Sanary sous les étoiles» le 5 juillet et le 21 décembre à la Garde