Archives pour la catégorie Musique

SOLLIES-PONT… Le Festival du Château s’annonce

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L’équipe organisatrice de Sud Concerte et de la Mairie de Solliès-Pont, encadrant le maire André Garron

 A mi-chemin entre Hyères et Toulon, la ville de Solliès-Pont accueille le Festival du Château.
Situé en plein centre-ville, le Château de Forbin entouré de son magnifique parc botanique et son étang offrent un cadre exceptionnel au festival, sans compter que la scène se trouve aux pieds de cet imposant édifice, dont l’architecture date du XVIème siècle.
La structure d’accueil s’intègre parfaitement à ce cadre enivrant pour accueillir dans les meilleures conditions nos spectateurs et leur faire vivre un moment inoubliable
Programme
Mercredi 24 juillet 20h45 : Malik BENTALHA
Après avoir conquis le public avec son tout premier spectacle « Malik se la raconte »,
Retrouvez Malik Bentalha dans son second One Man Show : « Encore ».Avec son sens de la vanne, de l’improvisation et sa répartie, Malik nous emmène pendant 1H30 découvrir ce qui lui est arrivé ces dernières années.
En première partie : Paul Damy
Jeudi 25 juillet 20h45 : Patrick BRUEL
Nouvel album, nouveau show et toujours la touche Bruel : le tour 2019 de Patrick Bruel vous fera voyager ici et là, entre succès mythiques et audaces toujours inattendues. Des millions d’albums vendus, des tournées gigantesques et des concerts qui restent gravés dans les mémoires, retrouvez Patrick Bruel dans les plus grandes salles de France, Suisse, Belgique et Canada à partir de février 2019.
L’aventure continue…! Retrouvez dès à présent son nouvel album « Ce soir on sort… »
En première partie : Philippine et Théo

DOSSIER DE PRESSE DOSSIER DE PRESSE

Vendredi 26 juillet 20h45 : ZAZIE
Zazie quitte l’autoroute et reprend le chemin de la tournée ! Portée par les succès de son sublime dixième album et du single phénomène « Speed », l’incomparable Zazie revient enfin sur scène avec le « Zaziessenciel Tour » qui démarrera le 29 mai prochain.
Zazie et ses musiciens sillonneront les routes de France, de la Belgique et du Luxembourg et poseront notamment leurs valises à l’Olympia (Paris) du 12 au 16 novembre 2019.
Allez hop !
En première partie : Naya
Samedi 27 juillet 20h45 : DADJU
Issu d’une famille de musiciens, Dadju baigne dans la musique depuis son plus jeune âge.
Le 24 novembre 2017, du haut de ses 26 ans, il présentait un premier album intimiste intitulé Gentleman 2.0, n°1 des ventes, disque d’Or seulement 15 jours et à présent 3 fois disque de platine ! Une réédition est disponible depuis le 5 octobre 2018 comportant 10 titres inédits dont le single Jaloux pour lequel le clip a été vu 10 millions de fois en à peine plus d’une semaine. Auteur, compositeur, le respect, les femmes et leurs combats mais aussi l’amour et la famille sont les thèmes essentiels de ces albums. Ce qui fait la force de Dadju, c’est cet aspect urbain quasi-inné mixé à des sonorités et des textes qui échappent totalement aux codes du rap.
En première partie : Penn Skort

Opéra de Toulon : Eugène Onéguine

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Opéra en trois actes de Piotr Ilitch Tchaïkovski (1840-1893)
Livret du compositeur d’après Alexandre Pouchkine
vendredi 24 mai 20h – dimanche 26 mai 14h30 – Mardi 28 mai 20h
Mise en scène Alain Garichot – Chorégraphie Cooky Chiapalone – Production Opéra de Lorraine, repris par Angers-Nantes Opéra
Avec : Natalya Pavlova – Fleur Baron – Nona Javakhidze – Sophie Pondjiclis – Simon Mechliński – Pavel Valuzhin – Andrey Valentiy – Eric Vignau – Mikhael Piccone
Orchestre et Chœur de l’Opéra de Toulon, dirigés par Dalia Stasevska
Dalia Stasevska direction musicale
Originaire de Kiev, Dalia Stasevska est une cheffe d’orchestre et une altiste finlando-ukrainienne.
Arrivée en Finlande à l’âge de 5 ans, elle commence le violon à 10 ans comme élève d’Ari Angervo au Conservatoire de Tampere.
Elle a poursuivi ses études musicales à l’Académie Sibelius avec comme professeur Kaija Saarikettu en 2004. Elle change son instrument pour l’alto sous la direction de Teemu Kupiainen et Ilari Angervo.

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Elle commence l’apprentissage de la direction d’orchestre avec Jorma Panula à l’Académie royale de musique de Suède et poursuit à l’Académie Sibelius avec Leif Segerstam, elle en sort diplômée en 2012. Ses autres professeurs sont Hannu Lintu, Jukka-Pekka Saraste, Susanna Mälkki, Mikko Franck et Sakari Oramo. Elle dirige la Philharmonique de Turku et la Sinfonietta d’Oulu. Elle a été l’assistante d’Esa-Pekka Salonen. Depuis l’automne 2009, Dalia Stasevska est la directrice artistique du Helsinki Summer Chamber Festival.
En 2014, elle devient assistante de Paavo Järvi à l’Orchestre de Paris. Dalia Stasevska a dirigé des orchestres prestigieux parmi lesquels : le Philarmonia Orchestra, l’Orchestre National de Lyon, l’orchetre Philarmonique d’Helsinki, le Houston Philarmonic, le Royal Stockholm
Philarmonic, le BBC Symphony Orchestra, le Symphonique de Trondheim, le Philamonique d’Oslo…
En ce qui concerne l’opéra, elle a dirigé entre autres dans les pays scandinaves, « La petite Renarde rusée », « Lucia di Lammermoor », « La traviata », « Don Giovanni » et bientôt « Madama Butterfly » à Oslo.
À partir de juillet 2019, Dalia Stasevska sera la cheffe principale invitée du BBC Symphony Orchestra.

La Seyne sur Mer
Café Théâtre 7ième Vague

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Dans la rue Berny, anciennement rue des Chais, petite rue sombre à la longue histoire, près du port de La Seyne sur Mer, officie le Café-Théâtre « 7ième Vague » qui fête ses 20 ans en 2019, régi par Gérard Rinaldi et Cédric Psaïla.
«Un lieu de loisirs culturels, d’intimité avec le public, et d’apprentissage du théâtre et des métiers du spectacle…qui bénéficie d’un cachet patrimonial : sol pavé, arcades murales et haut plafond de remise, dans des couleurs et une spatialité des plus harmonieuses». Une salle des plus chaleureuse qui peut accueillir 50 personnes dans de bonnes conditions de confort avec sièges et tables, et un bar. La salle ouvre une heure avant les concerts et offre une petite collation pour une somme modique.
Nous sommes accueillis chaleureusement par le  patron-fondateu » Gérard Rinaldi, plus connu sous le nom de Tonton Djé, artiste, généreux animateur et grand activiste pour le développement de la culture populaire à la Seyne sur Mer, qui créa pour mener à bien son action le «Constroy Mouvement».
Le nom « 7ième Vague » a été inspiré par le film « Papillon » qui raconte l’histoire de ce prisonnier français qui s’évada du bagne de Guyane. Il comprit qu’il pouvait bénéficier du ressac de la septième vague. A l’aide d’un sac de noix de coco il gagna le large et recouvra la liberté. Devenant ainsi l’emblème de ceux qui osent entreprendre en assumant les risques.
Qu’est-ce que la septième vague ? Dans son roman Daniel Glattauer la définit ainsi : « Les six premières sont prévisibles. Elles se suivent, se forment l’une sur l’autre, n’amènent aucune surprise. La septième vague est longtemps discrète. Elle s’adapte à celles qui l’ont précédée, mais parfois elle s’échappe. La septième vague remet tout à neuf. Pour elle, il n’y a pas d’avant, mais un maintenant. Et après, tout a changé ! »
Gérard Rinaldi en compagnie de la Présidente Estelle Vailland, alias Stella, de Didier Delfino responsable de la communication et de Cécile Vaquier en charge de «Constroy Mouvement», (toutes et tous artistes) présentaient les événements qui vont marquer les 20 ans de la 7ième Vague.

CB

Cet anniversaire va se dérouler sur trois jours, du 20 au 22 septembre 2019, avec une grande fête qui réunira 100 bénévoles, 100 artistes, en différents lieux de la Seyne : la place Perrin, la place Bourradet, le chapiteau des Sablettes avec un pique-nique avant les spectacles, et bien sûr la salle de la rue Berny. Il y aura des spectacles de toute nature : musiques, clown, théâtre, poésie, slam, défilé ; et même un immense apéro offert sur la place Perrin. Comme le répète Tonton Djé : On va faire pétiller la culture à la Seyne !
Nous reviendrons en détails sur ces manifestations.
Le café-théâtre recrute des bénévoles pour la réalisation de ce festival ; il est également en recherche de 7000 €uros par co-funding (internet) pour en assumer les frais. Avis aux générosités.
Autour de la 7ième vague se greffe un projet de tournage de trois films, avec des acteurs de renom, sous la houlette de Jean Noël Grougnet. A savoir «A fond de cale – Les larmes du diable – L’ange de la mort».
L’association se compose de 1078 adhérents à ce jour et de plus de 2500 abonnés, avec une équipe de 13 bénévoles permanents, d’une salariée à mi-temps, et d’un collège d’une trentaine d’artistes qui participent au choix des manifestations et à la programmation.
La 7ième vague organise aussi des résidences d’artistes.
Tonton Djé a de grandes ambitions pour l’activité culturelle de la ville. Avec sa foi, son dynamisme, sa ténacité, et l’aide enthousiaste de son équipe, nul doute qu’il réussira, pourvu que les responsables officiels de tous échelons administratifs veuillent bien lui prêter main forte.

Serge Baudot

 

Renseignements 7ième Vague, 38 rue Berny, 83500 La Seyne sur Mer –

tel : 04 94 06 02 52 – cafetheatre7vague@free.fr

Frédéric ZEITOUN, AZNAVOUR, FUGAIN, BELLE… et les autres

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Quel double plaisir que de retrouver Frédéric Zeitoun dont je garde des souvenirs joyeux de nos rencontres, entre autres celles sur les tournées Age Tendre et surtout la Fête du Livre de Toulon sur laquelle nous dédicacions nos livre l’un a côté de l’autre en riant beaucoup et en parlant chanson française dont nous sommes tous deux de fervents amoureux et défenseurs.
Le voilà qui nous fait la belle surprise d’un album de duos et quels duos : Aznavour, Lavil, Doc Gyneco, Marie-Paule Belle, Linda Lemay, Fugain, Macias, Oldelaf, Duteil, Manu di Bango…
Il aborde tous les styles, toutes les générations avec un florilège de 12 chansons, plus une où il chante seul, « Duo en solitaire », qui a donné le titre à l’album (Prod Roy).
De la belle, de la bonne chanson française et éternelle dont il a écrit tous les superbes textes et quatre musiques : « Comme tout le monde » qu’il chante avec Doc Gyneco, « La vie continue » en duo avec Linda Lemay, « Le pot de départ à la retraite » avec Oldelaf et son fameux « Duo en solitaire » pour d’autres, il a été aidé par Charles Aznavour qui a signé la musique de « Bien au contraire », moment émouvant de retrouver leur voix mêlées, Marie-Paule Belle qu’on a un plaisir évident de retrouver sur « Le monsieur de la télé », de Michel Fugain pour « Je ne désaime pas » et quelques autres aussi talentueux, toutes plus belles les unes que les autres. N’oublions pas « Ma bonne étoile » composée par son complice Gérard Capaldi qu’il chante avecla chorale de Rueil-Malmaison. Il nous les offre avec son beau grain de voix, cette voix qu’on connaît aussi lorsqu’il est chroniqueur ou animateur car ce monsieur sait tout faire.
Il rit à cette remarque.
« Ce ne sont pas des chansons que j’ai adaptées pour la circonstance. Ce sont des chansons qui existent depuis un certain temps et que je chante seul sur scène, ce que j’ai fait il y a peu à l’Alhambra. D’ailleurs, à cette occasion, certains sont venus me rejoindre sur scène.
Comment est né ce projet de disque ?
Au cours d’un repas avec deux complices, deux Gérard : Gérard Davoust et Gérard Capaldi qui sont souvent venus m’entendre et qui m’ont donné l’idée de faire ces duos avec des amis et autres artistes que j’ai souvent croisés. Nous avons commencé à faire le casting par rapport aux chansons que je chantais.
Il était évident que les chanteurs qui avaient écrit la leur comme Belle, Fugain, Aznavour, viennent faire ces duos. Ils ont accepté.
Pour les autres chansons, y a-t-il eu des refus ?
Il y a eu très peu de refus mais ce qui me fait plaisir c’est que ce n’était jamais incorrect ou méchant mais tout simplement parce qu’ils avaient d’autres projets ou qu’ils n’étaient pas libres.

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Quelle émotion de retrouver la voix d’Aznavour. Quel plaisir de retrouver celle de Marie-Paule Belle !
C’est très émouvant pour moi qu’Aznavour ait dit oui. Nous avons enregistré la chanson il y a tout juste un an jour pour jour, le 8 mai dernier. Je crois que c’est le dernier enregistrement qu’il ait fait. Quant à Marie-Paule, j’étais heureux qu’elle me rejoigne, elle qui a eu l’humilité de passer à l’Olympia en première partie de Serge Lama. Elle va revenir et c’est une bonne chose, c’est l’une des plus grandes artistes qu’on ait en France.
Alors, l’accueil médiatique de ce disque ?
Je suis à la fois très heureux et surpris car ça se passe magnifiquement bien et c’est une grande joie lorsqu’on sait qu’aujourd’hui, sortir un disque quand on n’est pas uns star, ça devient périlleux. Mais les médias réagissent bien, Drucker m’a reçu dans son émission. Pour les radios, c’est un peu plus compliqué mais on se débrouille.
Ce qui est marrant, c’est qu’aujourd’hui les artistes terminent souvent leur carrière par un disque de duos, alors que moi, c’est le contraire. Je débute avec eux !
Et avec ça, il y a de nombreux galas à la clef !
Effectivement, je tourne pas mal. Je serai le 9 juin au festival « les notes en vers » de Perigny, les 12 et 13 juin à Paris, au Café de la Danse, le 14 juillet aux Francofolies de la Rochelle, le 16 juillet, je rejoindrai Michèle Torr à Pertuis pour son spectacle annuel au profit de la sclérose en plaque, avec Michel Drucker entre autres, le 18 juillet au Théâtre de Blois…
Et avec ça, toujours chroniqueur, animateur, écrivain… multicarte !
Oui et c’est un plaisir que de faire tout ça. A la télé ou la radio, je parle des autres, en ce moment j’écris aussi des chansons pour Frédéric François, Enrico Macias et je prépare un livre dont on parlera plus tard.
A propos de ces duos, ont-ils été enregistrés ensemble ou chacun de son côté ?
Tous sauf un ont été enregistrés ensemble. Il n’y a que Linda Lemay qui, étant au Québec et ne pouvant se déplacer, l’a enregistré là-bas.
C’est donc un CD de duos avec juste une chanson solo, drôlement intitulée « Duo en solitaire » tout en disant dans la chanson que vous préférez chanter seul ! Explication…
C’est évidemment du second degré car j’adore chanter avec les autres. Mais j’ai voulu m’amuser de la mode d’aujourd’hui que les maisons de disques ont d’obliger les chanteurs à enregistrer leurs tubes avec d’autres chanteurs pour vendre. Il y a tout un langage autour du duo que j’utilise dans la chanson comme « le CD décédé », « Sans duo plus de salut »… C’était drôle à faire.
En fait, vous aimez tous les styles de chansons et de chanteurs, ce disque le prouve.
Je ne suis pas sectaire, j’aime une chanson lorsqu’elle est bonne, qu’elle soit faire pour rire, pleurer, danser, réfléchir… J’aime la variété dans son ensemble et tous les chanteurs aussi car chacun a une fonction. Et si la chanson est bonne… elle est bonne !
Alors, avec ce disque… heureux ?
Bien sûr lorsque je vois que lorsque les chanteurs que j’aime viennent me rejoindre sur scène ou sur un disque, c’est toujours un grand cadeau qu’ils me font et je les en remercie;

Propos recueillis par Jacques Brachet

Opéra de Toulon : « Un Américain à Paris

samedi 4 mai 20h
En partenariat avec le Festival de Musique de Toulon et sa Région
Orchestre Symphonique de l’Opéra de Toulon dirigé par Jan Latham-Koenig
Karen Gomyo violon

Jan Latham-Koenig est né au Royaume-Uni.
Depuis 2011, il est directeur musical de l’Opéra Novaya de Moscou et, depuis 2012, directeur artistique de l’Orquesta Filarmónica de la UNAM à Mexico.
Son vaste répertoire d’opéras comprend Thaïs (Massenet), Il viaggio a Reims (Rossini), I Puritani (Verdi), Lohengrin, Tristan et Isolde (Wagner), Aïda, Macbeth (Verdi), La Bohème, Turandot (Puccini), Peter Grimes (Britten), Carmen (Bizet), Pelléas et Mélisande (Debussy), Jenufa (Janacek), Dialogues des Carmélites (Poulenc) et bien d’autres.
l dirige dans de nombreux opéras internationaux de premier plan, dont le Staatsoper de Vienne, l’Opéra National de Finlande, le Théâtre National de Prague, l’Opéra de Toronto, l’Opéra de Gênes, l’Opéra National de Paris, l’Opéra de Copenhague, le Teatro Massimo de Palerme, le Théâtre Municipal de Santiago du Chili, le Teatro Colon de Buenos Aires.
Jan Latham-Koenig dirige des orchestres symphoniques dans le monde entier et a été directeur musical de l’Orchestre de Porto, du Teatro Massimo de Palerme, de l’Orchestre Philharmonique de Strasbourg et de l’Opéra national du Rhin. À l’Opéra d’Israël, il a dirigé Il Barbiere di Siviglia (Rossini).

Jan Latham-Koenig, Karen Gomyo

Karen Gomyo est née en 1982 à Tokyo au Japon et a grandi à Montréal où elle étudie dès son plus jeune âge le violon. Elle part ensuite à New York pour étudier à la Juilliard School à l’invitation de Dorothy DeLay.
À 15 ans, elle remporte les auditions internationales de Young Concert Artists.
En tant que soliste, elle a joué avec les principaux orchestres américains, y compris le New York Philharmonic, le LA Philharmonic, le San Francisco Symphony, le Philadelphia Orchestra et le Cleveland Orchestra. En Europe, elle a joué avec le Danish National Symphony,
le Royal Liverpool Philharmonic, le Scottish Chamber Orchestra, le City of Birmingham Symphony Orchestra, le Radio-Sinfonieorchester Stuttgart, le Bamberger Symphoniker, le Mozarteum Orchester de Salzbourg, le Wiener Kammerorchester, le Tokyo Symphony,
l’Orchestre Philharmonique de Hong Kong, l’Orchestre Symphonique de Taipei et le National Taiwan Symphony Orchestra. Elle fait également des apparitions régulières en Australie avec leurs principaux orchestres.
En 2014, un film documentaire sur Stradivarius intitulé «Les Mystères du violon suprême», dans lequel elle est violoniste et narratrice, a été diffusé dans le monde entier sur NHK World .
En 2015, Karen Gomyo a interprété la première américaine du Concerto pour violon «Mar’eh» de Matthias Pintscher avec la National Symphony de Washington DC et la direction du compositeur, au Kennedy Center.
Karen Gomyo est également acclamée pour son interprétation de la musique Nuevo Tango et joue avec Pablo Ziegler, pianiste de longue date d’Astor Piazzolla.
Karen Gomyo joue le Stradivarius «Ex Foulis» de 1703 prêté par un donateur privé.

OPÉRA de TOULON

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Les Virtuoses
Samedi 6 avril 20h
Un spectacle musical de Mathias & Julien Cadez
Avec Mathias & Julien Cadez, Clément Goblet, Loïs Marles
Ces deux pianistes se lâchent sur scène avec une seule ambition : mélanger musique, magie moderne et clowneries à la Chaplin. Dans un spectacle musical empreint de folie et de poésie, Les Virtuoses allient la virtuosité du concertiste à l’âme du clown. Osant le grand écart entre musicalité débridée et mise en scène spectaculaire, ils déchaînent le classique avec une délicieuse extravagance. À quatre mains expertes et espiègles, Les Virtuoses s’amusent avec Mozart, Vivaldi, et bien d’autres… Mais le duo ne joue pas seulement avec la musique, il la sublime d’une magie extraordinaire. Et, du bout des doigts, emmène les spectateurs dans une rêverie fantastique et musicale.
Une lumière qui joue la diva et virevolte dans les airs, des notes qui s’envolent dans un battement d’ailes de colombe… La magie des virtuoses, à la fois lyrique et électrique, rend grâce à leur musique.
Musiciens, comédiens, magiciens… Les irrésistibles virtuoses relèvent le pari fou de concilier la fantaisie et le sérieux, pour réconcilier la grande musique avec tous les publics. Une célébration musicale et onirique, menée tambour battant par deux pianistes aux multiples facettes !

Menotti : « Le téléphone » & « Amélia va au bal »
vendredi 26 avril 20h – dimanche 28 avril 14h30

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Le téléphone (The téléphone)
Opéra bouffe en un acte de Gian Carlo Menotti (1911-2007) – Livret du compositeur
Création : New York, Heckscher Theater, 18 février 1947
Mise en scène Sylvie Laligne – Décors Jeanne Artous – Cassandra Bizzini
Benjamin Grange & Joana Henni sous la coordination de Tommy Laszlo
Costumes Giovanna Fiorentini Lumières Patrick Méeüs
Avec Micaëla Oeste, Guillaume Andrieux
Chanté en anglais – Durée environ 25mn
Ben vient, avec un cadeau, rendre visite à Lucy dans son appartement, il veut lui dire quelque chose d’important avant de partir en voyage.
Malgré ses tentatives pour attirer son attention et lui poser sa question, Lucy est occupée par des conversations interminables au téléphone.
Quand Lucy quitte la pièce, entre ses appels, Ben essaye même de couper le cordon téléphonique, mais sa tentative échoue.
Ne voulant pas rater son train, Ben part sans lui avoir poser la question : «Veux-tu m’épouser ?». Cependant, il faitune dernière tentative et appelle Lucy depuis une cabine téléphonique de la rue pour lui faire enfin sa proposition.
Elle y consent mais lui demande de bien prendre son numéro afin de la rappeler tous les jours durant son voyage.

A

Amélia va au bal (Amelia goes to the Bal)
Opéra bouffe en un acte de Gian Carlo Menotti – Livret du compositeur
Création : Philadelphie, Curtis Institut of Music, 1er avril 1937
Avec Micaëla Oeste, Marie Kalinine, Guillaume Andrieux, Christophe Poncet de Solages,
Thomas Dear
Chanté en anglais – Durée environ 55mn
Orchestre et Chœur de l’Opéra de Toulon
Direction musicale Jurjen Hempel
Production Opéra Théâtre de Metz Métropole
Amélia, une jeune femme aisée, est dans son boudoir et se prépare pour aller au premier bal de la saison. Cependant, son mari ayant découvert qu’elle avait un amant, refuse de l’accompagner à moins qu’elle ne lui révèle son nom.
Quand elle lui apprend qu’il s’agit de leur voisin du dessus, une mêlée générale éclate entre le mari jaloux, l’amant et Amélia qui finit par casser un vase sur la tête de son mari.
La police arrive, Amélia déclare qu’un cambrioleur est entré dans l’appartement et a assommé son mari avec le vase. Le mari est emmené à l’hôpital, l’amant est arrêté comme cambrioleur et Amélia s’en va au bal au bras du chef de la police venu enquêter.

 

Six-Fours
Jean-Christophe SPINOSI : Cet été c’est sacré !

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Jean-Christophe Spinosi est aujourd’hui un musicien et chef d’orchestre connu, reconnu et apprécié dans le monde entier.
Il passe sa vie entre les voyages en avion et les plus grandes scènes du monde sans jamais oublier la France où il est invité dans les plus grands festivals. Particulièrement à Six-Fours où chaque année, il nous propose, lors du Festival de Musique de Toulon et sa région, de magnifiques concerts à la collégiale de Six-Fours.
Cette année, il a décidé, avec l’orchestre qu’il a créé, l’Ensemble Matheus, de nous proposer deux soirées consacrées à Antonio Vivaldi le mercredi 17 juillet et le vendredi 19 juillet à 20h30. Comme chaque année, entre les deux concerts, il proposera une générale, c’est-à-dire, la dernière répétition avant le concert.

« C’est – nous dit-il – une jolie tradition dans laquelle il y a cette idée de partage, de faire de la musique pour tout le monde et de faire découvrir des chefs d’œuvre en démontrant que la musique dite « classique » n’est pas réservée à une élite, même si, quelquefois, elle peut-être plus pointue.
Pourquoi le choix de Vivaldi ?
Durant près de 250 ans, il a été oublié. Aujourd’hui il a été rendu au grand public et ce n’est que justice tant il a écrit de chefs d’œuvre, entre autres des dizaines d’opéras, quelque six-cents concertos…
Il écrivait sa musique sur de vieux papiers et l’on a retrouvé de nombreux manuscrits dont un recueil de concertos. Sur les pages de la fin du cahier, il a gribouillé sept mesures séparées par une double barre entre deux mouvements, deux morceaux pour se souvenir de ce qu’il avait en tête, dans diverses tonalités. Ce sont les débuts d’histoires différentes où se retrouvent entre autres l’ouverture d’un opéra, des morceaux pour piano, orgue et ça se termine par un feu d’artifice !

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Avec Jean-Sébastien Vialatte, maire de Six-Fours et Dominique Ducasse, adjointe aux Affaires Culturelles

C’est ce que tu nous proposeras le 17 juillet ?
Oui, sous le titre « Index pro memoria ».
C’est en fait un programme de concert qui dure 1h20. J’ai retrouvé la trace de cette programmation que nous allons jouer. C’est d’une virtuosité incroyable, plein de panache et de joie qui met l’interprète à rude épreuve mais qui permet de s’élever, de se surpasser. On y découvre les secrets du passé, un peu comme dans la série « Cold Case » ou comme une pièce de musée que l’on a oubliée et que l’on redécouvre.
Drôle de comparaison !
(Il rit). C’est à la fois scientifique et archéologique… C’est « Jurassic Park » ! C’est une découverte comme si l’on découvrait un dinosaure car c’est une oeuvre qui n’a jamais été jouée depuis sa création. C’est plein de virtuosité et pour la jouer il faut beaucoup de temps et de travail. Ceci explique peut-être que personne ne s’y soit collé et c’est aussi ce qui est excitant.
C’est en quelque sorte une table des matières et c’est pour cela que j’ai intitulé le concert « Index pro memoria ».
Passons à la seconde soirée…
Ce sont trois oeuvres de Vivaldi, trois chefs d’œuvre intitulés « Dixit Dominus », « Beatus Vir » et Lauda Jerusalem ». Ce sont à la fois trois oeuvres sacrées symboliques qu’on ressent au plus profond de soi et des oeuvres à double chœur. C’est en quelque sorte Vivaldi qui a inventé la première « battle » musicale et le son dolby en mettant face à face deux chœurs qui se répondent. Mais c’est plus émotionnel que scientifique. C’est pour cela que j’ai intitulé ce concert « La battle des Anges ». Cette écriture pour double chœur libère la musique, nous emmène dans la troisième dimension. Ca sort des rails, c’est une divagation par rapport au thème de la musique sacrée et c’est déjà de la polyphonie.
A part ce concert à Six-Fours, quelle est ton actualité ?
Je viens d’enregistrer un album consacré à Vivaldi avec Cécilia Bartoli qui est pour moi la plus grande star la plus belle voix du monde depuis Callas et c’est un grand privilège. Nous avons travaillé ensemble plusieurs fois, au festival de Salzbourg où l’on a joué « La Cenerentola » et « L’Italienne à Alger », au théâtre des Champs-Elysées pour « Othello ». Pour moi, c’est une chanteuse mythologique ! Elle est vraie et tellement émouvante. A chaque spectacle, elle atteint l’absolu. Durant les sept représentations d’Othello, je l’ai vue pleurer… Et j’ai pleuré avec elle !

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Nous offriras-tu encore cette année une soirée « Barock’ n’ rock » ? au Parc de la Méditerranée ?
Non, cette année nous changeons un eu : ce sera « Baroque and Pop » intitulé « Il giardino d’amore ». Ce sera le 20 juillet.
Et à part ça ?
Je suis un pigeon voyageur. Depuis quatre ans je vais régulièrement à Moscou. J’y donne des concerts et des master class. J’y retourne d’ailleurs dans trois semaines. J’irai à l’Opéra de Monte-Carlo pour un spectacles de ballets sur des musiques de Tchaïkovski, Strauss et des danses hongroises. En France, je jouerai en Corse, en Bretagne, à Lyon. Il y aura aussi Stockholm, l’Allemagne, la Suède, l’Espagne Je vais également aller fêter en Egypte les 150 ans de la création du Canal de Suez. J’y jouerai avec des musiciens égyptiens, avec les instruments de leur pays. Il se pourrait qu’il y ait une captation du concert pour un CD, un DVD ou une diffusion. Le ministère de la Culture semble s’y intéresser.
Tu es un véritable ambassadeur français de la musique !
Je crois que tous les musiciens sont des ambassadeurs. D’ailleurs, tous les ambassadeurs devraient être des musiciens. La musique réunit les peuples et le monde irait beaucoup mieux, surtout dans cette période perturbée où en en aurait bien besoin.
C’est peut-être utopique mais on peut rêver !

Propos recueillis par Jacques Brachet

Opéra de Toulon : Horizons croisés

vendredi 5 avril 20h
Orchestre Symphonique de l’Opéra de Toulon, dirigé par Jurjen Hempel
Guy Braunstein violon
En partenariat avec le Festival de Musique de Toulon et sa Région
Au programme :
Dmitri Chostakovitch (1906-1975) – Concerto pour violon n°1 en la mineur, Op. 77
Johannes Brahms (1833-1897) – Symphonie n°1 en ut mineur, Op. 68

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Guy Braunstein violon
Le violoniste Guy Braunstein est né à Tel Aviv et a étudié sous la direction de Chaim Taub et plus tard à New York avec Glenn Dicterow et Pinchas Zuckerman.
Il a commencé à se produire en tant que soliste international et musicien de chambre à un jeune âge et a depuis joué avec plusieurs des meilleurs orchestres et chefs d’orchestre du monde.
Ses collaborations de musique de chambre ont inclus des projets avec Issac Stern, András Schiff, Zubin Mehta, Maurizio Pollini, Yefim Bronfman, Daniel Barenboïm, Sir Simon Rattle, Mitsuko Uchida, Angelika Kirschlager…
Il a été le plus jeune violon solo titulaire du Berliner Philharmoniker en 2000, poste qu’il a occupé pendant douze ans, avant de partir pour poursuivre sa carrière solo.
Ces dernières saisons, il a joué avec l’Orchestre Symphonique National Danois, l’Orchestre National du Capitole de Toulouse, le Bournemouth Symphony Orchestra, le Noord Nederlands Orkest et l’Orchestre Filarmonica del Teatro di Fenice, entre autres. Guy Braunstein est parallèlement de plus en plus demandé en tant que chef d’orchestre. Il a dirigé notamment l’Orquesta Sinfonica de Galicia, le Trondheim Symphony, le Hamburger Symphoniker, le Lahti Symphony… Guy Braunstein joue également de la musique de chambre et des récitals dans toute l’Europe.
Son violon est un instrument rare réalisé par Francesco Roggieri en 1679.

MUSICA ANTIQUA : On a besoin de vous !

Ce message est un appel important pour la sauvegarde de l’orchestre MUSICA ANTIQUA MEDITERRANEA , fleuron musical de la région PACA .

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Je n’évoquerai pas toutes les réalisations et les succès internationaux de l’orchestre , vous les connaissez bien ! Mais, malgré cette notoriété unique dans notre région , notre orchestre ne bénéficie d’aucun soutien financier de la part des collectivités publiques .
De fait , si nous voulons poursuivre et accentuer nos actions locales et internationales , nous devons faire appel au mécénat auprès des grandes entreprises ( banques , sociétés d’assurance par exemple ) mais également faire appel à votre générosité si cela vous est possible .
Parmi nos projets 2019/2020 nous avons :
Un enregistrement discographique au Château Mateus du Portugal ( haut lieu musical où nous sommes le
seul ensemble français invité régulièrement ) , consacré aux Musiques baroques du Mexique et de Bolivie, avec guitare et harpe espagnole, flûtes et violon , viole de gambe et castagnettes et la participation de la délicieuse soprano franco-espagnole Eleonora de la Pena : Ce sera un enregistrement en première mondiale !
Un second enregistrement à l’église de Signes sera consacré au fameux « Stabat Mater » de Pergolèse., l’un
des grands chefs d’œuvre de l’histoire de la musique , avec la soprano Elena Bertuzzi ( soliste du festival de
Verone, Italie ) et la jeune contralto française Marie Pons, accompagnés par l’orchestre Musica Antiqua
sous ma direction .
Enfin un troisième disque est envisagé à l’église du Château d’Assas, avec les plus belles sonates pour flûte à be cde Haendel .
Certains de nos concerts seront filmés par la société Marcas Production à Paris dans le cadre d’un
partenariat avec les chaînes musicales internationales Stingway Brava et Mezzo qui les diffuseront en
continu. Notre orchestre y sera en bonne compagnie (Orchestre philharmonique de Berlin, Orchestre philharmonique de Vienne, productions de l’Opéra de Paris et autres structures prestigieuse ). C’est l’ultime preuve de l’immense notoriété de notre orchestre et de la non moins immense médiocrité de notre région.
Grâce au talent du poète et essayiste Georges de Rivas, nous envisageons la création d’un poème
symphonique autour du thème universel « Orphée et Eurydice », où la poésie sera accompagnée des muses Euterpe et Terpsichore. Ce sera une première mondiale ( spectacle et enregistrement ) .
Et en 2020 , nous sommes invités en Russie (St Petersbourg, Moscou, Vorone) pour une série de concerts au célèbre théâtre d’opéra Mariinsky , notre orchestre ayant été sélectionné par une grande soliste du théâtre, la mezzo-soprano Elena Sommer, avec laquelle nous enregistrerons un disque. C’est un grand honneur pour nous ! Nous jouerons la musique française du XVIIIème siècle ( Rameau ) et pour le disque des extraits d’opéras de compositeurs russes du XVIIIème siècl , en partenariat avec France Musique .
Malgré quelques soutiens ( Spediman, Fondation Matteus, Bureau Export, mairie de Signes) , nous avons besoin de vous .
Nous allons donc contacter les grandes entreprises et, en parallèle, nous vous demandons une participation libre selon vos moyens et vos désirs. Sachant que notre association gestionnaire est agréée par l’administration fiscale « oeuvre d’intérêt général à caractère culturel », en date du 20/06/201 , vos dons ouvrent droit à une réduction de l’impôt sur le revenu égale à 66% du montant. Nous vous enverrons un reçu fiscal (article s200 et 238 bis du code général des impôts) .
Selon le montant de votre don, vous bénéficierez d’un ou plusieurs CD, d’invitations au concerts, de la mention de votre nom sur le ou les livrets des CD en tant que sponsor et sur les documents de communication. Merci de nous faire parvenir votre don par chèque bancaire établi à l’ordre de :
Association Art et musique en Méditerranée – 2285 , chemin de la Colle – Le Broussan – 83330 – Evenos – 04 94 90 31 60.
N’hésitez pas à solliciter vos amis mélomanes, nous aurons besoin de toutes les bonnes volontés .
Je reste à votre disposition pour toute information complémentaire et vous remercie d’avance de votre précieux soutien .
Bien amicalement ,

Christian MENDOZE
Pour celles et ceux qui ont participé à la campagne de financement participatif « Ululle » ( CD de la soprano Eleonora de la Pena ), le disque est en cours d’enregistrement et sera disponible vers avril. Vous recevrez ensuite les contreparties, comme convenu.
Cet enregistrement sera diffusé sur France Musique.

Isabelle AUBRET : La dernière séance

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Voilà 60 ans que cette lilloise aux cheveux d’or, au regard océan et à la voix d’ange, nous charme, nous enchante, nous émeut.
Isabelle Aubret, c’est un coup de cœur que j’ai en en 65, alors en tournée avec Adamo où elle y partageait la vedette. Quelques autres rencontres de ci, de là puis les tournées « Âge Tendre », ont resserré des liens d’amitié avec elle et son compagnon Gérard Meys, également son producteur et celui de Jean Ferrat.

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Tournée « Âge Tendre » avec Eric Charden, Bobby Solo, Stone, Frank Alamo

Elle a gardé sa voix de cristal, son sourire émerveillé, sa gentillesse, ae simplicité, toujours heureuse et étonnée que le public, « son » public, soit toujours là à l’ovationner, comme je l’ai vu dans les Zéniths pleins à craquer, lui offrant à chaque soir une standing ovation.
Nous avons passé de merveilleux moments ensemble, Isabelle et Gérard m’ont même fait la joie et l’honneur de venir parler de « Tonton » alias Jean Ferrat, lors d’une journée à la Seyne sur Mer, chose qu’ils n’avaient alors jamais faite.
Pour tout cela je les aime et je suis désolé de l’entendre dire qu’elle fait cette année et l’an prochain sa tournée d’adieu.
« Il ne faut pas faire la tournée de trop et je préfère entendre dire aux gens qu’ils le regrettent plutôt qu’ils ne pensent qu’il était temps ! »
C’est vrai que certains étaient étonnés de la voir arriver dans cette tournée « Âge Tendre », au milieu se Sheila, Michèle Torr, Hervé Vilard, Richard Anthony ou encore Frank Alamo, artistes surnommés alors « yéyé » alors qu’elle ne le fut jamais.
Mais elle me rappelle en riant qu’elle existait bel et bien dans ces années 60 :

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« Mais mon cher, à cette époque je chantais ! Je gagnais l’Eurovision en 62 avec « Un premier amour », je rencontrais Ferrat qui me donnait « Deux enfants au soleil » puis plus tard, « C’est beau la vie ». Je faisais l’Olympia avec Brel en 63. J’étais en tournée avec Salvatore Adamo en 65… Par contre, je ratais «Les parapluies de Charbourg» à cause de mon accident. J’ai toujours eu quelque chose de formidable et qui ne m’a jamais une fois manqué : la tendresse du public et ça, ça me bouleverse toujours.
Le twist ou le rock, ça ne m’a pas gênée pour faire mon métier car j’ai quand même eu de beaux succès, de belles récompenses. J’ai eu, comme tout le monde, des hauts et des bas mais j’ai toujours été une fonceuse, je n’ai jamais baissé les bras et ce caractère, ce tempérament, ça me vient du sport car j’ai été une championne de gym avant mon accident.
Ce qu’on appelle « yéyé » c’est très loin de mon univers musical. J’ai toujours défendu des musiciens, des auteurs, des chanteurs, des poètes comme Brel, Ferrat, Aragon, pour ne citer qu’eux. Je continue à les défendre et pour cela, il faut se faire entendre. Je pense donc que j’ai largement ma place sur cette tournée. La preuve : le public suit !
Je compare ce spectacle à un puzzle ou mieux, à un arc en ciel. Il est fait de couleurs plus ou moins violentes et puis il y a une petite note pastel qui arrive et c’est moi. J’ai trouvé ma place dans cette tournée.
J’aime bien être là où l’on ne m’attend pas, tout comme j’en ai surpris plus d’un lorsque j’ai joué « Les monologues du vagin ! »
Justement : pourquoi ?
Parce que, d’abord, le texte est drôle, à la fois délirant et troublant… Il va très loin. Déjà, le titre m’a donné envie de le faire. Il y a un texte très fort, très savoureux et quelques petites phrases qui m’ont totalement fait craquer car il faut savoir que j’ai eu sept sœurs, c’est dire si j’en connais un bout sur les femmes et leurs problèmes ! J’ai retrouvé dans ce texte, plein de choses de ma propre vie et j’ai beaucoup pensé à ma mère, ce petit bout de femme de 1m46 et 43 kg, qui a été déchirée par des césariennes car, sortant de l’orphelinat, elle ne connaissait pas grand chose à l’amour et à la sexualité. Pour toutes ces raisons, je crois que j’avais ma place dans ce spectacle, comme je l’aie sur cette tournée.

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C’était ton premier rôle de comédienne ?
Au théâtre, oui mais je suis avant tout une interprète et par ce biais là je suis aussi comédienne. Il faut l’être pour chanter ce que je chante. Interpréter Aragon ou Brel, c’est très proche du théâtre…. «La Fanette», «Il n’y a pas d’amour heureux»… pour moi, c’est du théâtre.
Parlons de cette grande rencontre que fut celle avec Brel
C’est Brel qui m’a choisie alors que nous ne nous connaissions pas. On lui avait proposé, en première partie de sa tournée, Michèle Arnaud. Il a seulement dit :  C’est la petite que je veux…». Je croyais rêver, jamais je n’aurais pensé à un tel geste. Après, nous sommes devenus amis et je l’ai beaucoup chanté. Je lui ai consacré un disque.
J’ai encore une autre jolie histoire avec lui : Alors que je venais d’avoir mon accident, que j’étais explosée de partout, il est venu me voir à l’hôpital et a dit à mon entourage : «Je lui donne «La Fanette». Jolie histoire, non ?
Autre rencontre tout aussi importante : Jean Ferrat !
C’est grâce à Gérard Meys que je l’ai rencontré. Gérard vient un jour me dire : « Je crois avoir une chanson pour vous3. C’était « Deux enfants au soleil » que chantait Ferrat mais qui n’avait pas fait un succès avec. Je lui ai répondu : «Je fais l’Eurovision, après on en parle !»
J’ai gagné l’Eurovision, on en a parlé, j’ai rencontré Jean, j’ai enregistré sa chanson… Elle est restéE 27 semaines au hit parade ».
De ce jour, une amitié indéfectible est née…
Ferrat a écrit de magnifique choses sur moi. Certaines m’on fait pleurer de joie, d’émotion. Il savait toujours choisir le mot qu’il fallait en toute circonstance, tout en restant très pudique.
Isabelle, parle-moi de cette première rencontre avec Ferrat
Avant l’Eurovision, Gérard me propose donc « Deux enfants au soleil ». Je décide de l’enregistrer sur le 25 cm d’alors, où se trouvait « Un premier amour » qui m’avait fait gagner l’Eurovision. Lors de l’enregistrement, jean Ferrat passe dans le studio, me fait un petit signe mais, aussi timides l’un que l’autre, ça en reste là. Je pars en tournée avec Brel, j’ai mon accident et, toujours aussi timide, Jean Ferrat n’ose pas venir me voir. Lorsque je recommence à marcher, je me rends compte à quel point c’est beau la vie. Ca inspire l’auteure Michèle Senlis (qui avait déjà signé « Deux enfants au soleil ») qui me la propose, sur une musique de Jean Ferrat. Je l’ai entendue pour la première fois chantée par Jean, s’accompagnant à la guitare. Je l’ai enregistrée, lui aussi et dans la foulée nous avons aussi enregistré « Nuit et brouillard », ce qui était déjà une chanson dite « osée » à l’époque, interdite d’antenne d’ailleurs, d’autant plus par une femme qui venait de gagner l’Eurovision !
De ce moment, nous ne nous sommes plus quittés et j’ai enregistré quelque 80 chansons signées Ferrat !

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A la Seyne sur Mer avec Alice Dona, Isabelle &

Il y a également eu la rencontre avec Aragon
Je l’ai rencontré après mon accident car il m’avait invitée pour son anniversaire et c’est un souvenir très fort.. J’étais très émue et honorée qu’il m’invite. Et puis il me propose de lire « Aimer à perdre la raison ». De ce jour nous avons créé des liens et je ne me suis pas privée de le chanter. D’autant qu’avec ses poèmes, Ferrat a fait un travail de dentellière, c’est magnifique de précision, de délicatesse et de respect pour son oeuvre. Et je précise que j’ai lu toute l’œuvre d’Aragon. Son dernier poème s’intitule « L’épilogue ». C’est tellement fort et déchirant que Ferrat a mis trois ans pour en écrire la musique. « J’ai l’impression de lire son testament – m’a-t-il dit – plus jamais je ne mettrai l’un de ses poèmes en musique ».
Isabelle, difficile de ne pas parler de l’Ardèche, qui est « mon pays » et est un peu devenu le tien et celui de Gérard, grâce à Ferrat !
C’est le directeur de la Maison de la Culture de Nice d’alors, Gabriel Monet qui parle à Jean d’Antraigues où il a de la famille. Il cherche un coin tranquille pour se reposer de 200 à 250 galas par an mais surtout pas sur la côte. Il l’emmène le visiter et c’est le coup de foudre. Il appelle alors Gérard en lui disant : « Voilà, il y a deux maisons à vendre, la belle est pour moi, la moche est pour toi ! ». Et c’est ainsi que nous nous sommes retrouvés là-bas !
Nous avions envie de rejoindre Jean, d’habiter pas loin de lui mais… assez loin au cas où on se serait fâchés ! Et nous sommes à notre tour tombés amoureux de cette belle région…
Quant à lui, là-haut, on ne l’a jamais considéré comme une vedette. Un jour, un habitant m’a dit : « Ce n’est pas un artiste qui chante mais un homme qui chante ». Il a été heureux dans ce village. ».

P1050378 - Copie Isabelle
Avec Herbert Léonard

Isabelle m’avoue qu’aujourd’hui, elle a de mal à retourner là-bas sans Tonton. Mais notre montagne est belle et j’espère un jour l’y retrouver.

Propos recueillis par Jacques Brachet
Photos Christian Servandier