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Le coffret d’amour de Rika ZARAÏ

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Rika Zaraï est l’une des chanteuses que j’ai peu rencontrée durant mes 50 ans de journalisme. Pourquoi ? Je ne sais pas. Tout simplement peut-être parce qu’elle n’est pas souvent venue dans notre région.
Je l’ai donc interviewée il y a… quelques décennies puis, il y a moins longtemps, sur la tournée «Age Tendre» où là, nous avons eu le temps de bavarder très longuement. Il faut dire qu’entre les deux spectacles, les artistes avaient le temps de se reposer et de rencontrer des journalistes.
J’ai donc eu cette joie de passer du temps avec elle, dans l’intimité de sa loge. Elle venait de publier son livre de souvenirs «L’espérance a toujours raison» (EdMichel Lafon). C’était quelques temps avant qu’elle ne fasse un AVC qui allait hélas l’éloigner de la scène.

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Aujourd’hui ce n’est pas pour un livre que nous reprenons contact mais pour un coffret de quatre CD, paru chez Marianne Melody, qui regroupe cent titres, une anthologie allant de 1959 à 2000 d’une richesse incroyable tant on voit l’étendue de son répertoire car, comme Dalida, elle a suivi sinon devancé toutes les modes musicales avec toujours le même succès qui va de «Balappa» à «Et pourtant », de «Sans chemise sans pantalon» à «Exodus», de «Hava Naguila» à «Prague», de «Michaël» à «Alleluia et bien d’autres succès encore signée des plus grands : Charles Aznavour, Jean-Max Rivière, Jacques Plante, Jean-Jacques Debout, Pierre Delanoé, Serge Lama et Alice Dona, Claude lemesle, Vito Palaviccini, Catherine Desage avec qui elle a fait un bon bout de chemin… La liste est longue. (
Sa carrière aussi est longue et belle, traversée de belles rencontres : Denise Glaser, Jacques Brel, Charles Aznavour, Bruno Coquatrix, Eddie Barclay, Claude Lelouch…
Si elle a beaucoup fait parler d’elle en tant que chanteuse, son livre aussi a fait couler beaucoup d’encre, celui où elle nous enseigne la médecine par les plantes.
Il faut quand même savoir qu’elle a étudié durant onze ans la médecine dite «non conventionnelle» et qu’elle a un diplôme de conseillère de santé holistique…
Si sa vie a été ralentie par cet accident, il n’en demeure pas moins qu’elle a gardé une énergie, un courage et un optimisme que je retrouve dans sa voix emplie d’amour et de gentillesse.

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Lors de notre rencontre sur la tournée « Âge Tendre »

«Rika, tout d’abord, comment ça va ?
On fait aller… Ce n’est pas l’idéal mais ce le sera. J’ai beaucoup d’espoir. Si j’insiste lourdement, je sais que c’est moi qui gagnerai. Comme je l’ai écrit dans mon livre, l’espérance a toujours raison !
Vous êtes toujours positive, Rika, et c’est le principal. Parlons donc de ce beau coffret de 4 CD et 100 chansons, qui vient de sortir. Comment avez-vous choisi ces chansons, tant vous en avez enregistré ?
En fait j’en ai fait plus de 1.000 et j’en ai enregistré près de 600 !
Il y a d’abord les coups de cœur, vous savez, celles que, après vingt ans et plus, vous écoutez avec toujours le même plaisir, celles qu’on trouve toujours belles et dont on retombe amoureux dès qu’on les écoute. Un refrain, un couplet et l’on sait que c’est une belle chanson. Celles dont je me souviens du studio où je l’ai enregistrée, de la robe que je portais et même du sac dans lequel étaient les partitions !
A ce point ?
Eh oui ! Le souvenir est tellement vif que je retrouve les sentiments dans lesquels je les ai enregistrées, avec lesquelles j’ai une relation fusionnelle. J’avoue que j’ai quand même été aidée par Mathieu Moulin, Elysa Rouillat et Jean-Pierre, mon mari. 600 chansons, difficile de tout écouter ! Mais certaines étaient incontournables. Par contre, je n’ai pas fait de compromis : j’écoute, je garde ou je jette et alors c’est un non absolu. C’est tellement physique, la relation avec une chanson ! C‘est un peu comme un vêtement que l’on porte parce qu’on l’aime, qu’il nous représente, parce que c’est élégant et de bon goût.

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On sent tout l’amour que vous portez à votre métier…
Evidemment, sinon je ne l’aurais pas fait car c’est un métier très difficile, très dur physiquement, mais c’est un métier exaltant. Lorsqu’on l’aime, on surmonte toutes les difficultés, on ne pense pas au fait qu’il faut quelquefois se lever à 5 heures pour prendre la route ou un avion, affronter le temps ou tout autre chose. Il faut faire avec. C’est un métier envoûtant, il faut aimer les chansons, le public et chanter pour donner au public de l’amour. Et je peux chanter dix mille fois la même chanson si je l’aime et si cet amour est partagé. Impossible pour moi de chanter une chanson que je n’aime pas, ce ne serait pas sincère et le public s’en apercevrait.
Vous est-il arrivé d’enregistrer des chansons que vous n’aimiez pas ?
Ça m’est arrivé une dizaine de fois mais dès l’écoute j’ai très vite compris que c’était une catastrophe ! Dans ce cas, je savais que je ne pourrais jamais la chanter. Je ne peux pas partager une chanson avec mon public si je ne l’aime pas. C’est pour cela que ce coffret, c’est un coffret d’amour.
Comme ce moment d’amour que vous partagez sur scène. Avez-vous le trac ?
La scène, c’est ma vie. C’est un mélange d’énergie, d’amour, de sentiments partagés. Il y a avec mon public un rapport immédiat. Dès que je suis sur scène je lui envoie des rayons bleus  et je les vois aussitôt revenir vers moi.
Le trac ? Je l’ai juste le temps de monter quelques marches et de me retrouver sur scène. Je suis dans un état second mais dès que j’entends l’orchestre et que le rideau s’ouvre, tout ça disparaît car j’ai un flot d’amour qui me fait face et je n’ai plus peur de rien.
Vous êtes positives, vous avez une âme de battante !
Je me suis toujours dit que, quoiqu’il arrive, la vie vaut la peine d’être vécue. Il y a des choses tellement belles à vivre qu’il ne faut jamais être négatif, ne jamais se laisser aller. Je pense que le plus beau mot qui existe c’est l’espoir. Il faut prendre pour exemple le peuple juif qui, depuis 3.000 ans, on ne sait pas pourquoi, a subi et continue de subir d’énormes souffrances. Et pourtant il n’a jamais perdu espoir. A tel point que leur hymne national s’intitule «Tiqvah», ce qui signifie «espoir». Et c’est cet espoir qui lui permet de vivre.
C’est pour cela que je le considère comme le plus beau mot de l’âme humaine.

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En entendant ces paroles, je ne peux m’empêcher de vous demander quels sont vos projets, car vous en avez sûrement !
J’en ai deux : le projet N°1, le plus grand, le plus positif mais aussi peut-être le plus difficile c’est que j’ai décidé de remarcher normalement et de ne pas repousser la date. Ce sera à la fin de l’année. Je vais remarcher, c’est mon ordre de mission !
Mon projet N°2 est de trouver de belles chansons dont je tomberai amoureuse, de pouvoir les enregistrer pour offrir un nouveau disque à ce public que j’aime et qui m’est resté fidèle. Je le lui offrirai avec tout mon amour.

Propos recueillis par Jacques Brachet

OPÉRA de TOULON

samedi 9 novembre – 20h – dimanche 10 novembre – 14h30
INTO THE WOODS – Promenons-nous dans les bois…
Comédie musicale de Stephen Sondheim (né en 1930)

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Lyrics Stephen Sondheim – Livret de James Lapine (né en 1949)
Création : Broadway, Martin Beck Theatre, 5 novembre 1987
Mise en scène originelle sur Broadway de James Lapine
Orchestrations de Jonathan Tunick – Direction musicale Samuel Sené
Mise en scène Olivier BénézechChorégraphie Johan Nus
Avec Dalia Constantin, Jasmine Roy, Charlotte Ruby, Alyssa Landry, Scott Emerson
Grégory Garell, Jérôme Pradon, Sinan Bertrand, Bastien Jacquemart, Jean-François Martin
Orchestre de l’Opéra de Toulon dirigé par Samuel Sené
Pour une nouvelle plongée dans l’univers fascinant de Stephen Sondheim, dieu vivant du théâtre musical, dont la Clef des Chants a produit en juillet 2014 l’horrifique thriller musical Sweeney Todd.
Créé à Broadway en 1987, Into the Woods mêle au fil d’une histoire inédite l’intrigue de quatre contes des Frères Grimm et de Charles Perrault (Cendrillon, Le Petit Chaperon rouge, Jack et le haricot magique et Raiponce) au destin d’un couple victime du mauvais sort d’une sorcière et dont le désir de fonder une famille va bouleverser le cours des événements.
Dans la forêt, lieu commun à toutes ces histoires, symbole du monde obscur de notre inconscient selon le psychanalyste Bruno Bettelheim, les personnages se perdent, se retrouvent, s’échappent pour mieux y retourner, jouant sur les rivalités ou la solidarité pour tenter de satisfaire leurs désirs. Une première version d’Into the Woods fut présentée à San Diego, au Old Globe Theatre, le 4 décembre 1986. C’est le 5 novembre
1987 que débute la production à Broadway. Au cours d’une année pourtant dominée par Le Fantôme de l’Opéra, l’oeuvre remportera plusieurs Tony Awards, dont celui de la meilleure partition originale (Stephen Sondheim), du meilleur livret (James Lapine) et de la meilleure actrice dans une comédie musicale (Joanna Gleason).
La comédie musicale a été produite à plusieurs reprises, avec une tournée américaine en 1988, une production dans le West End en 1990, une production télévisée en 1991, un concert anniversaire en 1997, une reprise à Broadway en 2002 et une reprise à Londres en 2012.
En 2014, le réalisateur Rob Marshall (Chicago -2002, Nine – 2008) en fait une adaptation cinématographique pour les Studios Disney avec dans les rôles principaux Meryl Streep, Emily Blunt, James Corden, Anna Kendrick, Chris Pine, Tracey Ullman, Christine Baranski et Johnny Depp.

Samedi 16 novembre – 20h
Serpette : LE SINGE D’UNE NUIT D’ETE – Offenbach : POMME D’API
Orchestre Symphonique de l’Opéra de Toulon – Direction musicale Chloé Dufresne

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OPERAS du SUD
À l’initiative de la Région Sud, « Opéras au Sud » associe quatre maisons d’opéras régionales : Avignon, Marseille, Nice et Toulon – pour mettre en place un dispositif unique et innovant de soutien à la production lyrique. « Opéras au Sud » permet de concevoir et de réaliser en région de nouvelles productions ambitieuses et de haut niveau.
L’objectif de cette initiative est d’inviter les maisons d’opéra à mutualiser leurs ressources afin d’optimiser leurs capacités de production et de diffusion à l’échelle régionale, nationale et internationale.
Deux créations sont prévues en 2019 et 2020 :
Une petite forme, Le singe d’une nuit d’été & Pomme d’Api, mis en scène par Yves Coudray, est destinée à tourner dans la région,
Une grande forme, La Dame de Pique de Tchaïkovski, mis en scène par Olivier Py.
C’est la Régie culturelle régionale qui accompagne la mise en œuvre de ce dispositif et coproduit ces deux créations.
Au-delà de sa position de coproducteur, la Régie culturelle régionale apportera un soutien important à la diffusion régionale de Le singe d’une nuit d’été & Pomme d’Api en prenant en charge les coûts techniques des tournées. Cela devrait permettre de développer la présence de l’art lyrique dans les théâtres de la Région, dès la saison 2020-2021, au bénéfice d’un public élargi.
Le singe d’une nuit d’été & Pomme d’Api Création au Théâtre de L’Odéon – Opéra de Marseille : les 3, 4 et 5 octobre 2019Opéra de Toulon : les 15 et 16 novembre 2019Opéra d’Avignon : les 11 et 13 mars 2020Opéra de Nice : les 15 et 16 mai 2020

Vendredi 29 novembre – 20h
En partenariat avec le Festival de Musique de Toulon et sa Région
L’OISEAU de FEU – Création mondiale – Camille Pépin

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Alexandra Conunova – Camille Pépin – Oksama Lyni

«Aether» Concerto pour harpe, marimba et orchestre
Tchaïkovski – Stravinski
Alexandra Conunova, violon – Anaëlle Touret, harpe – Thibault Lepri, marimba
Orchestre symphonique de l’Opéra de Toulon dirigé par Oksama Lyniv
Camille PEPIN
Née en 1990, Camille Pépin étudie au CRR d’Amiens, puis au Pôle Supérieur de Paris et au CNSMDP où elle obtient cinq premiers prix. Elle apprend notamment auprès des compositeurs Thierry Escaich, Guillaume Connesson et Marc-André Dalbavie.
Elle est lauréate de divers concours et distinctions dont le Prix de l’Académie des Beaux-Arts 2017. Ses œuvres sont jouées par de nombreux orchestres : Orchestre national d’Île de France,
Orchestre national de Lyon, Orchestre Colonne, Orchestre de Picardie, Orchestre symphonique de l’Opéra de Toulon, Orchestre de Picardie… Elle est régulièrement invitée par des festivals : Festival Présences, Festival Messiaen au Pays de la Meije, Festival d’Aix-en Provence, Festival international de musique de Besançon-Franche-Comté, Festival Présences Féminines… En 2018  au Concours Long-Thibaud-Crespin, elle écrit l’œuvre contemporaine imposée aux finalistes. Ses œuvres sont jouées dans les salles les plus prestigieuses : Philharmonie de Paris, Auditorium de Radio France, Concertgebouw Amsterdam, Elbphilharmonie de Hambourg, Wiener Konzerthaus, Kölner Philharmonie, Barbican Center London, Müpa Budapest, Bozar à Bruxelles, Konzerthuset Stockholm…
Camille Pépin est lauréate de la Fondation d’Entreprise de la Banque Populaire. Ses œuvres sont éditées aux éditions Jobert et Durand-Salabert-Eschig

 

Festival de Musique Toulon & sa région
Présentation du programme 19/20

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Le président Claude–Henri Bonnet ouvrit la séance du 14 octobre par des souhaits de bienvenue et laissa la scène à Didier Patoux, vice président chargé du développement, pour présenter les lignes directrices de cette saison et remercier les différents sponsors et l’association des Amis du Festival qui ont une grande part à la bonne marche et à la réussite des événements. Puis ce fut au tour de Monique Dautemer, musicologue et pilier du festival, en compagnie de Patrick Jago, trésorier, de présenter et expliciter le programme. Sous le regard attentif de Claude Pinet, président d’honneur.
En fin de séance Catherine Triscornia annonça une exposition d’instruments de musique au Musée d’Histoire de Toulon dans lequel une vitrine présentera des objets de son père, Henri Triscornia, le fondateur du Festival.
La saison musicale se déroulera du 14 octobre 2019 au 6 avril 2020 avec sept grands concerts, des conférences, des actions auprès des jeunes avec le concours de diverses institutions, des concerts pédagogiques avec l’orchestre de l’Opéra de Toulon, et une master class.
Les grands concerts prendront place dans les lieux habituels : églises Saint Louis, Saint Paul, Palais Neptune, Foyer Campra Opéra de Toulon, Auditorium du Conservatoire, Lycée Dumont d’Urville.
On y entendra :
L’Ensemble à cordes Nico, « New Ideas Chamber Orchestra » pour une réinterprétation appropriation de grands classiques.
L’Ensemble vocal Calmus pour des chants de Noël a cappella, issus de diverses cultures.
« Tous les matins du monde » sur la musique du film d’Alain Corneau (1991) avec La Chapelle Harmonique.
Le concert des élèves du conservatoire.
La Nuit du piano 5 : Beethoven & Co avec les pianistes Tanguy de Williencourt, Igor Tchetuev, Florian Noack, Olga Bodarénko, plus Fanny Clamagirand au violon et le trio Gabbiano.
« Grand piano » avec le pianiste Nelson Goerner.
Les conférences
Les Préludes de Debussy (12 sur les 24 qu’il a écrits) : concert-conférence avec les pianistes Frantz Baronti,  Bertrand Massei, et la conférencière Coline Miallier qui seront en résidence au Lycée Dumont d’Urville pour des rencontres avec les élèves.
La « Conférence des Amis du Festival », Beethoven & Co, animée par Monique Dautemer, Dominique Dragacci-Libbra et Ingrid Tedeschi
La master Class avec le jeune pianiste Florian Noack et les élèves du Conservatoire TPM.
S’ajouteront à ces prometteuses manifestations les sept concerts symphoniques à l’Opéra de Toulon avec l’Orchestre Symphonique de l’Opéra de Toulon et divers invités. Nous y reviendrons.
Le traditionnel pot de l’association des Amis du Festival, présidée par Colette Gluck, devait clore cette présentation, suivie du concert « Nico » à l’église Saint Louis.

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Ensemble à cordes NICO – Eglise Saint Louis
En ce lundi 14 octobre 2019 l’Ensemble à cordes NICO « New Ideas Chamber Orchestra » donnait un concert en l’église Saint Louis de Toulon, austère nef à l’acoustique exemplaire : l’idéal pour de la musique de chambre sans micros.
L’ensemble Nico ce sont six musiciens, trois femmes, trois hommes, dans la beauté de leur jeunesse, se présentant avec une élégance raffinée. Ils viennent de Lituanie.
Ce sont Augusta Jusionyte, Dalia Simashka, Julija Ivanovaite (violon, alto), Deividas Dumčius (violoncelle), Vincas Bačius (contrebasse), Gediminas Gelgotas (direction, clavier et chant).
Premier étonnement, les six musiciens jouent sans partition, on imagine le travail de mémorisation. Deuxième étonnement, ils ont chorégraphié leur performance, prenant des attitudes, se déplaçant, même dans la nef centrale, en un somptueux ballet qui ajoute le plaisir des yeux au plaisir de l’oreille. Troisième étonnement, et c’est le plus fort : ils s’emparent de transcriptions de grands classiques utilisant avec brio toutes les possibilités des instruments, ôtant ou ajoutant des notes aux œuvres, y mêlant d’autres éléments, les découpant différemment, changeant les tempos, utilisant des motifs en forme de refrain comme dans cet époustouflant « Hiver » de Vivaldi pris à la vitesse de la lumière dans un emportement à la tzigane.

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La mise en place, la précision, le dynamisme, l’engagement sont tout simplement dignes d’éloges. Et le tout avec une apparente facilité, qui vous propulse dans un tableau de Botticelli. Sont interprétées ainsi des œuvres de Bach, Mozart, Vivaldi, Richter, Nymann, Gelgotas, qui est le chef d’orchestre, également pianiste sur un Yamaha électrique, qui peut donner le son d’un clavecin, il est aussi chanteur sur certaines œuvres.
Nico, c’est une façon révolutionnaire d’aborder la musique de chambre. Certes un puriste pourrait s’offusquer du fait qu’on ose toucher à une grande œuvre classique. On peut lui répondre que cela s’est toujours fait dans la musique, Liszt s’empare de Chopin, la liste est longue, sans parler de l’improvisation. Souvent aussi ces grands compositeurs du passé laissaient une grande liberté d’interprétation. Certes on a le droit de refuser la chose. En tout cas à en juger par la chaleur, la longueur et la force des applaudissements, NICO avait réussi son pari.
On est pris dans un tourbillon. C’est virtuose, c’est brillant, époustouflant, beau comme un envol de flamants roses. Mais quand même un petit regret, cela manque un peu d’émotion, de sentiment, tel le « duende » du flamenco.

Serge Baudot
Renseignements : www.festivaldemusiquetoulon.com  – festival.billetterie@orange-business.fr  tel : 04 94 93 55 45

 

Françoise FABIAN, entre musique et cinéma

FRANCOISE FABIAN

Lorsqu’on évoque le nom de Françoise Fabian, on évoque tout un pan du cinéma français, de «Ma nuit chez Maud» à «La bonne année», en passant par «Raphaël ou le débauché», «Le prénom», «Partir… revenir» ou encore «Trois places pour le 26» où la comédienne devenait aussi chanteuse.
C’est aussi des rôles marquants à la télévision : «Les dames de la côte», «La femme coquelicot», «Les petits meurtres d’Agatha Christie», «Dix pour cent», sans parler d’une carrière théâtrale exemplaire.
Elle jouait ? Eh bien aujourd’hui elle chante !
Depuis le conservatoire d’Alger où elle est née, elle n’a jamais cessé de chanter pour le plaisir et toujours l’envie d’aller plus loin. Ce qu’elle fit à quelques occasions mais son métier de comédienne a pris le dessus et après quelques projets avortés voici qu’aujourd’hui elle s’est dit «C’est maintenant ou jamais» et sa rencontre avec ce beau musicien, compositeur et chanteur qu’est Alex Beaupain fera que, voici quelques mois, Françoise Fabian sort son premier album, aidée en cela par Charles Aznavour, Julien Clerc, Jean-Claude Carrière, la Grande Sophie, Vincent Delerme, Dominique A, le tout orchestré par Alex.

FRANCOISE FABIANFRANCOISE FABIAN

Et du coup, la voilà sur les routes de France pour partager ses chansons avec le public qui la découvre chanteuse.
C’est ce qui s’est passé au Théâtre du Jeu de Paume à Aix-en-Provence où, accompagnée de Victor Paimblanc à la guitare, Valentine Duteil au violoncelle et Antoine Tiburce au piano (Il n’y avait pas Alex mais faute de Beaupain nous eûmes du Paimblanc ! et c’est lui qui le remplaça pour chanter en duo avec elle) elle nous offre une heure dix de ses chansons, autour desquelles elle raconte des anecdotes, immisce un très beau moment avec «Un jour tu verras» de Mouloudji, ou encore «J’attendrai», version Rina Ketty sa créatrice puis version inattendue, celle disco de Dalida !
Elle nous parle d’Aznavour, le chante et nous lit la dernière chanson que celui-ci lui a écrite. Elle nous offre une chanson inédite qu’elle avait interprétée à la télévision pour une émission de Jean-Christophe Averty, plus, bien sûr, les chansons de son album.
Chansons poétiques, souvent nostalgiques qu’elle dit plus qu’elle ne chante car, elle en est consciente, elle n’est pas la Callas mais elle a une voix reconnaissable entre toutes, douce, sensuelle qu’elle nous inocule par petits morceaux poétiques qui nous enveloppent. D’ailleurs elle nous raconte une anecdote à propos de Gainsbourg avec qui elle a failli travailler et qui lui avait dit : « Ne prend pas de cours de chant, garde ta voix»… «Je l’ai gardée – nous dit-elle en riant – et ça s’entend !»
Plus qu’une chanteuse, c’est une diseuse, une vraie comédienne à la façon de Gréco, Barbara, Marie-Paule Belle et le public est sous le charme.

FRANCOISE FABIAN

Après la séquence chanson, retour au cinéma le lendemain à l’Eden de la Ciotat, le plus ancien cinéma di monde où son président, Michel Cornille, la recevait pour lui rendre hommage. C’est à la Ciotat que, voici quelques années, je l’avais invitée au Festival du Premier Film dont je m’occupais alors. Je l’avais rencontrée au Festival de la Fiction TV alors à St Tropez où mon ami Jean-Pierre Cassel me l’avait présentée. Ils jouaient danst un très beau film «La femme coquelicot» que je leur avais proposé de présenter à la Ciotat. Héla, Françoise y vint seule, Jean-Pierre nous quittant quelques jours avant. Mais j’eus la joie et l’honneur de lui remettre le Lumière d’Honneur.
La revoici dons à l’Eden où nous avons rendez-vous entre deux films que notre Maître Cornille proposait un public : «Je n’ai rien oublié» de Bruno Chiche et «L’arbre et la forêt» d’Olivier Ducastel et Jacques Martineau.
Toujours ce beau regard Méditerranée, cette classe, cette beauté hiératique et ce sourire renversant.

FRANCOISE FABIAN

C’est devant un sympathique petit en-cas chinois que nous nous retrouvons avec Michel Cornille, l’ami Jean-Louis Tixier, adjoint à la Culture de la Ciotat et la sœur de Françoise au même regard bleu et nous découvrons avec surprise que nous sommes voisins à Six-Fours !
Françoise a déjà présenté le premier film «Je n’ai rien oublié» de Bruno Chiche dans lequel elle est entourée de Gérard Depardieu, Nathalie Baye et Niels Arestrup. Après le repas, elle présentera «L’arbre et la Forêt» d’Olivier Ducastel et Jacques Martineau avec pour partenaire Guy Marchand.
«Est-ce vous, Françoise, qui avez choisi ces deux film ?
Tout à fait car d’abord, j’ai tellement présenté le mythique «Ma nuit chez Maud» depuis des années que j’ai eu envie que le public découvre ces deux films que j’aime beaucoup et qui, faute de communication, n’ont pas beaucoup été vus. De plus, je ne les ai moi-même jamais revus depuis leur sortie en 2010 et ça donne deux aspects de la comédienne que je suis, l’un étant un drame, l’autre, une comédie.
Avant de revenir au cinéma, parlons donc de ce disque et de ces concerts, chose nouvelle pour vous.
Pas tant que ça en fait car à Alger, j’ai mené à la fois des études de piano (J’ai joué l’Appassionata de Beethoven !), de chant et d’art dramatique. J’aurais donc pu choisir entre ces trois arts. Il se trouve que mon professeur d’art dramatique m’a fait interpréter un poème de Baudelaire et que l’amour du théâtre m’a alors envahie. Et je suis partie pour Paris avec le consentement de mon père. J’ai fait le conservatoire où j’avais comme copains Girardot, Rochefort, Belmondo, Rich et quelques autres.
Le théâtre m’a donc prise, le cinéma a suivi.
Et la chanson ?
J’ai souvent chanté à la télévision, dans des films, j’ai toujours aimé ça mais le temps passant, je jouais beaucoup au théâtre, je tournais beaucoup et pas seulement en France et du coup, la chanson est un peu restée en suspens avec quelques projets avortés avec Gainsbourg, Béart, Sagan, Dabadie….
Il a fallu ma rencontre avec Alex Baupain pour qu’enfin ça se concrétise… Il était temps !
Parlez-moi de votre rencontre
Alex m’a un jour appelée pour interpréter deux chansons dans un projet qui s’intitulait «Des gens dans l’enveloppe». Il a aimé ma voix et travailler avec moi et m’a alors demandé si je n’avais pas envie de faire un album avec lui. Pourquoi pas ? Me suis-je dit, depuis que l’idée était dans l’air.
Tous ces gens qui sont sur l’album, auteurs, compositeurs, comment sont-ils venus à vous….
C’est Alex qui leur a demandé s’ils voulaient bien m’écrire des chansons et ils ont dit oui. Entre autres Aznavour qui ne voulait me donner qu’une chanson et qui m’a envoyé plus tard, alors que le disque était enregistré, le texte que l’ai lu dans mon spectacle.
Il y manque Bruel avec qui vous avez travaillé sur le film «Le prénom» !
Oui mais ça viendra, il m’écrira une chanson !
Car vous comptez continuer ?
Et comment ! Tant que de beaux artistes voudront bien m’écrire des chansons !

FRANCOISE FABIAN FRANCOISE FABIAN

Et la scène ?
C’est venu tout naturellement. Je ne vous dirai pas que je n’ai pas hésité mais je me suis lancée et je dirais que c’est… un délice épouvantable ! Délicieux car j’avais envie de monter sur scène pour défendre ces chansons et en même temps j’avais très peur de la réaction du public. Et ça a l’air de marcher. Mais c’est très intimidant de chanter devant une salle comme hier soir. Je dois dire que le public a toujours été adorable avec moi.
J’ai trouvé très dôle et très culottée votre version de «J’attendrai», version classique et version disco à la Dalida !
Mais figurez-vous que je ne savais pas alors que Dalida avait fait cette version. C’est amusant.
Figurez-vous que j’avais 6 ans lorsque j’ai chanté cette chanson et à l’époque, lors d’une fête à Argelès-Gazost où l’on passait les vacances, c’était osé de chanter ça pour une petite fille !
Alors un prochain disque de vieilles chansons peut-être ?
Alors là, pas du tout ! J’en mets deux ou trois dans mon tour mais je préfère chanter des chansons écrites pour moi. J’ai déjà celle d’Aznavour mais aussi de Georges Delerue, de François Maurel et bien sûr d’Alex.
Avez-vous ‘autress concerts ?
Oui, une tournée même. Je sais que je vais chanter à Béziers, à Sète, à Nice, j’ai une trentaine de dates dont une chez Laurent Gerra qui veut à tout prix que j’aille chanter chez lui.
Télé, chanson, cinéma, théâtre… Où vous sentez-vous le mieux ?
Ce sera toujours le théâtre, d’abord parce que j’aime la scène, j’aime les textes, j’aime raconter une histoire, j’ai toujours aimé raconter des histoires, même petite, au grand dam de ma sœur qui, quelquefois, en avait assez ! J’aime être proche de mes partenaires, j’aime avoir une idée et aller jusqu’au bout.
Le cinéma, c’est différent car on tourne rarement des scènes dans l’ordre, on doit être patient. Je ne dénigre ni la télé ni le cinéma qui m’ont apporté tellement de beaux moments mais le théâtre et la chanson, c’est du direct, le spectateur est face à vous et il faut lui donner ce qu’il attend.
De beaux réalisateurs vous ont offert de beaux rôles : Lelouch, Bunuel, Rhomer, Thompson, Rivette, Malle, Companeez, Demy… Êtes-vous passée à côté de certains ?
Oui, souvent et par ma faute. Est-ce timidité ou orgueil mais je n’ai jamais su aller vers eux et demander un rôle. Je ne l’ai fait que pour Bunuel, au début de ma carrière. Mais bon, je n’ai pas vraiment de regrets, c’est comme ça et j’ai été gâtée.
Aujourd’hui, quels sont vos projets ?
Ils sont toujours multiples car si je ne travaille pas je m’ennuie. Ou alors je voyage et je fais beaucoup de photos. Entre autres d’animaux sauvages. Ce que j’adore. Mais pour l’instant, j’ai en projets deux pièces de théâtre, un film et certainement un second disque. Rien n’est signé donc je n’en parle pas !»

FRANCOISE FABIAN
Françoise Fabian entourée de Jean-Louis Tixier et de Michel Cornille

Comment ne pas être sous le charme de ce beau regard qui vous scrute, de cette voix qui vous happe et de cette simplicité alors qu’elle est l’un de nos derniers monstres sacrés que nous ayons en France.
La retrouver là où je l’avais quittée a été un joli moment inoubliable.

Jacques brachet
Photos Patrick Carpentier

La Seyne sur Mer – Bibliothèque Armand Gatti
Les 40 ans d’Orphéon

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«Orphéon», cette association qui anima la culture dans le Sud depuis les années 80 jusqu’à aujourd’hui, fut créée en 1979  par le couple Françoise Trompette et Georges Perpès.
Françoise Trompette nous quitta brutalement le 19 mars 2012. Elle fut d’abord célèbre dans ce fameux duo «Trompette et Bourguignon» avec Didier Bourguignon. Les deux chanteurs comédiens créèrent ce duo an 1975. Ils commencèrent par chanter divers auteurs dans des restaurants de Toulon. Puis ce duo crée ses propres chansons, et bientôt s’adjoignent au duo Georges Perpès comme parolier et saxophoniste, Christian Zagaria au violon et à la mandoline, et Christian Brazier à la contrebasse. En 1979 ils enregistrent leur premier disque, avec l’apport d’Axel Mattéi à la guitare, passent à FR3. Puis ils passeront à Châteauvallon et tourneront à travers la France donnant des centaines de concerts. De là va naître le 28 septembre 1979 l’association Orphéon.
Pendant l’hiver 1980-81 le groupe enregistre au Clos Mayol à Toulon, ancienne maison du  chanteur au muguet Félix Mayol, qui accueillit dans l’entre deux guerres Maurice Chevallier et Mistinguett. Ne sachant plus que chanter après l’élection de 1981 le groupe se sépare en 1982.
C’est ainsi qu’à Cuers à l’automne 1982, Françoise Trompette, Georges Perpès et Dominique Noé fondèrent «la Compagnie Orphéon Théâtre Intérieur» pour monter des spectacles de rue, et ouvrir la bibliothèque de théâtre Armand Gatti.

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Le disque ne fut pas édité, mais il restait la bande Révox d’origine, conservée par Françoise Trompette. Les «Survivants» décidèrent de sortir ce disque, donc 40 ans plus tard, en 33 tours Vinyle, remasterisé par Louis Daurat en 2019. Tout un pan de l’histoire culturelle du Var  et du Sud à retrouver.
En cette fin septembre 2019 Georges Perpès célébrait à la fois les 40 ans d’Orphéon, son départ à la retraite, et la remise des clés à l’Association Le Pôle (arts en circulation) par une fête qui devait durer trois jours sur les places Martel Esprit et Bourradet à la Seyne sur Mer, avec pour le premier soir des concerts qui regroupaient des anciens d’Orphéon : Didier Bourguigon, Christian Brazier et Axel Mattéi. Puis d’autres qui ont croisé leur route : Barre Phillips et François Rossi, Balthazar et Miqueu Montanaro, Vincent & Matthieu Hours, avec Bruno Van Caster.
Le samedi ce furent des lectures et des films en plein air.
Poèmes en scène avec Ivan Dmitrieff, auteur et lecteur, et Philippe Berling aux percussions. Ivan Dmitrieff lit ses textes cosmiques emporté par la passion lyrique à laquelle participe tout le corps, avec une voix digne d’Orphée s’appuyant sur les judicieux effets et répons des percussions. Certes on oublie un peu le texte mais la performance galvanise le public.
Les Ruba’iyat (des quatrains d’origine persane) du poète égyptien Salah Janine, lut merveilleusement en arabe et en français par l’élégante Nadia Douek, accompagnée divinement à la flûte et divers autres instruments.
«Transcoder» deux jeunes filles, Barbara et Sarah Métais-Chastagnier. Un texte qui dit l’état de la femme sous toutes ses formes, de la naissance à la maturité, d’une façon assez originale et très contemporaine avec un accompagnement à la platine qui laisse pantois, surtout par les effets de voix de la chanteuse.
Fin des lectures avec un extrait de «Comme un battement d’ailes» d’Armand Gatti par l’impérieuse comédienne Marie-Do Fréval.
Le soir cinéma sur la place avec «Choréplasties» de Pascaline Richtarch. Un travail graphique sur des œuvres de quelques artistes de la région dont Raoul Hébréard et Sophie Menuet qui vivent à La Seyne sur Mer, ainsi que Yéru et Marie-Line Costantini qui sont basés dans le Var.
« Expulsion » une farce comique très pagnolesque qui se déroule à Cuers, d’Alain Trompette.
Le grand film «L’Enclos» d’Armand Gatti », prix de la critique du Festival de Cannes 1961. Une vision apocalyptique de la vie d’un camp de concentration nazi à la fin de la guerre. Une vision sans concession, d’un réalisme absolu, qui prend aux tripes. Un chef d’œuvre.
Puis à minuit ce fut la remise des clés, en toute simplicité, à Patrice Laisney directeur du «Pôle» sous le regard nostalgique d’Eric Marro, adjoint à la culture.
Le dimanche fut consacré au théâtre de rue «In-Two» par la compagnie Tandaim.

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Petit rappel :
En 2008 l’association Orphéon n’est plus persona grata à Cuers. Elle est heureusement accueillie à bras ouverts par la municipalité de La Seyne sur Mer qui met à sa disposition une ancienne imprimerie  du XVII° siècle, parfait immeuble pour y installer la bibliothèque de théâtre Armand Gatti, inaugurée en 2000 par Armand Gatti lui-même, et forte de 14000 ouvrages consacrés au théâtre. Le fonds de la bibliothèque reste la propriété d’Orphéon, qui a acquis la moitié des livres et a reçu l’autre moitié en dons.
Après la mort de Françoise Trompette Georges Perpès continua à diriger et animer le lieu avec des expositions, des lectures, des résidences et autres activités ; la librairie étant bien sûr ouverte au public. Georges Perpès a œuvré pendant 40 ans au développement de la littérature et du théâtre, avec un engagement, un optimisme, une gentillesse et un talent au-dessus de tout éloge. On ne compte plus ses interventions. Gageons que de toutes façons il ne restera pas inactif.
Souhaitons au «Pôle» de continuer sur la même voix, et de faire sonner partout ce magnifique  ORPHEON.

Serge Baudot
En plus du disque, signalons l’édition de «Orphéon, légende» de Georges Perpès aux éditions «Les Cahiers de l’Egaré» (Distribution Soleil). C’est une fiction documentée qui retrace avec humour et tendresse l’évolution du paysage culturel dans le Sud, de 1979 à 2019. En vente Librairie Charlemagne Toulon et La Seyne sur Mer, et sur commande à la bibliothèque Armand Gatti.
Le disque (que Varoises et Varois devraient posséder) en vente à la bibliothèque Armand Gatti, 5 place Marcel Esprit à La Seyne sur mer.
Tel : 04 94 28 50 30 – ou bien : orpheon.bag@orange.fr

OPERA de TOULON

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Andrea Chenier

Vendredi 11 octobre – 20h – dimanche 13 octobre – 14h30 – Mardi 15 octobre – 20h
ANDRE CHENIER, Opéra en quatre actes d’Umberto Giordano (1867-1948)
Livret de Luigi Illica (1857-1919) – Création : Milan, La Scala, 28 mars 1896
Mise en scène :  Nicola Berloffa
Avec Cellia Costea – Aurore Ugolin – Doris Lamprecht – Gustavo Porta – Devid Cecconi – Wojtek Smilek – Carl Ghazarossian – Geoffrey Salvas – Cyril Rovery – Nicolas Certenais
Orchestre et Chœur de l’Opéra de Toulon – Direction musicale : Jurjen Hempel


Samedi 16 novembre – 20h
LE SINGE D’UNE NUIT D’ETE, Opérette en un acte de Gaston Serpette (1846-1904)
POMME D’API, opérette de Jacques Offenbach (1819-1880)
Orchestration réalisée par les étudiants du Conservatoire TPM
Responsable Laurent Melin – Direction musicale Chloé Dufresne Mise en scène Yves Coudray
Avec : Atala Clara Leloup / Amélie Tatti – Babylas Mathieu Justine / Pierre Emmanuel Roubet
Orchestre de l’Opéra de Toulon
Une initiative de la Région Sud – Coproduction Régie culturelle régionale, Opéra de Toulon, Opéra de – Nice Côte d’Azur, Opéra Grand Avignon, Opéra de Marseille

Toulon – Saison culturelle 2019-2020 du Conservatoire TPM

Saison conservatoire TPM (c)Marc ABEL Ville de Toulon

L’action culturelle du Conservatoire TPM est l’outil qui participe au lien de l’établissement avec son environnement. Il favorise le rayonnement artistique et pédagogique de la structure et enrichit l’offre régulière des enseignements d’apports extérieurs ponctuels (artistes, pédagogues, conférenciers). Le dispositif permet de mettre en valeur les élèves et les artistes enseignants à travers une saison riche sur le territoire de la métropole, voire au-delà, tout au long de chaque année scolaire.
Quelques chiffres
Près de 150 actions sont portées chaque année par l’action culturelle, pour une fréquentation de 12 000 spectateurs environ :
20 concerts/ spectacles – 60 masters classes – 15 conférences – 50 productions d’élèves.
Le Conservatoire TPM est un établissement d’enseignement artistique qui a pour vocation l’apprentissage des pratiques de la musique, de la danse, du théâtre et du cirque.
Son objectif est de permettre à chaque élève de s’ouvrir aux différentes disciplines en développant et en perfectionnant ses dispositions artistiques. Il propose plusieurs cursus, de l’initiation à la formation pré-professionnalisante, que l’élève envisage de pratiquer en amateur ou de s’orienter vers un métier artistique.
L’établissement propose 75 disciplines. Il accueille 3600 élèves encadrés par près de 200 enseignants.
Il est composé de 3 pôles comprenant aujourd’hui 11 sites répartis sur le territoire de la métropole:
Pôle Est : Carqueiranne, Hyères, La Garde et Le Pradet,
Pôle Centre : La Valette-du-Var, Le Revest-les-Eaux et Toulon,
Pôle Ouest : La Seyne-sur-Mer, Ollioules, Six-Fours-les-Plages et Saint-Mandrier-sur-Mer.
Le Conservatoire TPM est aussi un lieu d’échange et de diffusion.
Une médiathèque est dédiée au service des élèves, qui peuvent par ailleurs accéder à de nombreuses manifestations culturelles, stages ou encore master classes.
Le Conservatoire TPM a passé un partenariat avec l’école de musique de la ville de La Crau.

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Novembre-décembre : 6ème Festival d’automne
Pour sa 6ème édition, le Festival participe à l’exposition « Picasso Méditerranée ». À cette occasion, un programme sur l’ensemble du territoire de la Métropole TPM mettra en lumière les liens qui existent entre l’artiste, son œuvre et le paysage. Le Conservatoire TPM a le plaisir d’intégrer cet évènement de grande envergure en l’enrichissant de propositions autour de ses quatre grandes spécialités : musique, danse, théâtre et cirque. Pablo Picasso joue un rôle déterminant dans la vie – notamment – musicale au début du XXème siècle. Ses rencontres avec des compositeurs, son travail de scénographe et de costumier pour la danse, ses liens privilégiés avec les arts et traditions populaires, sans oublier les collusions entre son univers et celui du jazz ou de la chanson, sont autant de liens qui seront évoqués dans les différents programmes du Festival d’Automne. Huit concerts et spectacles gratuits seront donnés du 15 novembre au 7 décembre à La Valette-du-Var, Le Pradet, Ollioules, Saint Mandrier-sur-Mer, La Garde, La Seyne-sur-Mer et Hyères.
Janvier-mars : Transmission – Jean-François Zygel
Depuis maintenant trois saisons, le Conservatoire TPM s’associe pour tout un trimestre à un invité d’honneur extérieur à l’établissement. Ce temps singulier, intitulé Transmission, favorise notamment la mise en place de propositions atypiques d’envergure, le plus souvent en partenariat avec d’autres structures culturelles ou d’enseignement artistique. Après Barre Phillips, André Gabriel et Rhys Chatham, Jean-François Zygel est l’hôte exceptionnel du Conservatoire TPM pour l’ensemble de la période janvier – mars 2020. Pianiste improvisateur, compositeur et professeur d’improvisation au piano au Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Paris, il est par ailleurs reconnu pour son travail d’initiation à la musique classique à la télévision et à la radio. Dans le cadre de sa venue, Jean-François Zygel proposera au Liberté un concert en solo.
Avril-juin : Production d’élèves
Les enseignements trouveront leur concrétisation à l’occasion de concerts, spectacles et projets où les talents des élèves musiciens, danseurs, comédiens et circassiens seront dévoilés au public.

La Seyne sur Mer
Art Pop -Jazz au Fort Napoléon

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Art Bop est toujours là, aux avant-postes du jazz, en cette salle mythique du Fort Napoléon, sous la courageuse houlette du couple Le Gat aidés par quelques fous de jazz.
C’est grâce à eux que la musique de jazz contemporaine perdure à La Seyne sur Mer. Et les lieux offrant du jazz digne de ce nom ont rarissimes dans le coin.
Parmi les musiciens, pour ce premier trimestre de rentrée, on retrouve quelques fidèles incontournables, mais aussi de nouvelles têtes et de nouveaux groupes. Ce qui ne peut qu’allécher l’amateur.
Parmi les « nouveaux » Bruno Bellemin, guitariste qui a joué dans les grands clubs de la Capitale – Martine Kamoun, chanteuse, et son fils Yann Kamoun, contrebassiste, à découvrir, ils seront avec un petit nouveau le jeune chanteur guitariste Sam Tallet, qui vient du rock – le quartette du guitariste  Rémy Gauche (qui a joué avec Pierre de Bethmann) pour son opus Obscurity of Light ; la tradition dans la modernité – et Absolutely Zappa mené par Claude Basso à la guitare. En fait beaucoup de découvertes : Miam ! Miam !

Serge Baudot

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Programme :
04 octobre : «United 5tet perspective 2»
José Caparros trompette – Bruno Bellemin guitare – Gérard Murphy sax alto – Jean-Marie Carniel contrebasse – Thierry Larosa  batterie
Ce groupe est né de la rencontre de José Caparros avec Hirokazu Ishida. Le courant a si bien passé entre eux qu’ils ont enregistré un disque, qui sera présenté lors de ce concert.
18 octobre : «Martine Kamoun trois générations»
Martine Kamoun chant – Yann Kamoun contrebasse – Sam Tallet guitare chant
08 novembre : «Rémy Gauche 4tet obscurity of light »
Rémy Gauche guitare – Thomas Koenig sax ténor flûte – Philippe Monge bass claviers – Julien Augier batterie
15 novembre : « Absolutely  Zappa »
Claude Basso guitare – Marc Boscherini piano – Serge Arèse contrebasse – Willy Caïd guitare voix Christophe Briand batterie
Ouverture des portes à 21h – Concert à 2&h30
Renseignements: 06 87 71 59 30 – michel.le-gat@orange.fr

St Marc Jaumegarde
Liane FOLY… bis mais non repetita !

LIANE FOLY

Tout d’abord un peu d’histoire et de géographie.
Connaissez-vous St Marc Jaumegarde ? C’est un petit village atypique des Bouches du Rhône situé entre Aix-en-Provence et Vauvenargues. Un petit village perdu dans la nature qu’il faut mériter car il faut y aller avec un GPS sous peine de rater une route ou un chemin !
Un millier d’habitants y vit entre la mairie, l’église, la tour des Templiers et la campagne environnante.
Si ce n’était Liane Foly qui m’en ait parlé, ce village me serait encore inconnu à ce jour.
C’est durant sa tournée d’été que Liane me confie qu’elle va aller s’y produire sur l’invitation d’un de ses complices nommé Marc Jolivet qui s’y est posé et qui, depuis trois ans, y a créé un mini-festival de deux jours accueillant des amis chanteurs dont, cette année, Charlélie Couture et Liane Foly qui en est la marraine.
Accueil chaleureux de son maire, Régis Martin puis, plus tard, de Marc Jolivet quelque peu perturbé par les gouttes qui vont doucement s’abattre durant plusieurs heures, mettant en péril la soirée. Excité comme une puce, volubile, Il n’arrête pas une minute  d’aller et venir, de parler haut, de me promettre une interview qui ne viendra jamais malgré un temps de pause-champagne qu’il va faire durer, sous la tente VIP, à l’abri de la pluie.
Liane arrive, ne peut évidemment pas répéter, sans compter que certains matériels sont endommagés. Le public, lui, commence à arriver et bientôt un rassemblement de parapluies qui ne cesse de s’agglutiner devant l’entrée, attend, stoïque, de savoir si le concert aura lieu.
Finalement, vers 20 heures la pluie a l’air de quitter le territoire, Liane peut faire une succincte balance et les portes s’ouvrent remplissant en dix minutes les quatre cents places de ce théâtre en plein air.
Après la chaleur de la journée, la soirée se fait fraîche mais des plaids vendus 5€ au profit de la Croix Rouge sont pris d’assaut.

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Liane peut arriver… enfin presque, car elle est allée se changer à l’hôtel et n’est pas là. Du coup, c’est avec délectation que notre maître de cérémonie et sa fille Camille, elle aussi comédienne, vont combler l’attente. Et comme toujours, Marc se lance, en fait des tonnes, raconte tout et n’importe quoi mais c’est improvisé et ça fait patienter le public bon enfant.
Liane arrive enfin avec son pianiste Hervé Noirot, musicien magnifique qui accompagne Liane depuis de longs mois en France, au Québec, à Londres avec ce piano-voix jazzy qui colle à la voix de cette chanteuse qui aurait pu faire une carrière dans le jazz mais qui a préféré varier les plaisirs en étant aussi chanteuse de variété, humoriste, comédienne, journaliste à l’occasion et imitatrice de talent. D’ailleurs, durant le spectacle, elle ne se privera pas, entre deux chansons, d’imiter Muriel Robin, Line Renaud, Catherine Frot et quelques autres. Elle ne se privera pas non plus d’égratigner avec plus ou moins de tendresse Brigitte Macron, Line Renaud, André Manoukian qui fut son compagnon…
Mais surtout elle chantera et là, c’est le plaisir extrême car elle mêle, bluzzy-jazzy, ses propres succès avec des chansons de compositeurs qu’elle aime… ou qu’elle a aimés car, avoue-t-elle en riant «il y a beaucoup de morts autour de moi !»… En effet, Michel Legrand, Charles Aznavour, Balavoine, Johnny Hallyday, Charles Aznavour, Nougaro, Michel Berger, George Michaël, Léo Ferré et je dois en oublier, sont au programme et c’est un véritable plaisir que de retrouver ces succès intemporels revus et corrigés par la sublime voix de Liane : «Hier encore», «C’est extra», «Yentl», «Le cinéma»… Ça, c’est de la belle chanson que nous devons à des artistes français. Elle terminera d’ailleurs avec «Les adieux d’un sex symbol» la chanson phare de Diane Dufresne dans «Starmania», magistrale interprétation qui a fait se lever le public.

LIANE FOLY

Bien évidemment, Marc Jolivet n’a pu s’empêcher de venir occuper la scène et ce fut un moment complètement surréaliste où tous deux sont partis dans des souvenirs communs très particuliers Liane nous dévoilant (info ou intox ?) ses rapports particuliers avec les deux frères Jolivet, la naissance de son show «La folle parenthèse» écrit avec Marc et quelques autres badineries du genre.
Il y eut aussi le gag du bouquet de fleurs impromptu, l’un des organisateurs le lui apportant sur scène croyant qu’elle avait terminé son tour !
Bref, loin de sa tournée d’été, Liane sut habilement mêler chansons, imitations, humour pour le plus grand plaisir d’un public qui, même un peu transi, a su l’apprécier et le lui prouver.
Du grand art, Liane et heureux de t’avoir à nouveau retrouvée, d’autant que, durant quelques semaines – et on l’espère, le plus longtemps possible ! – on va te découvrir à la télé abordant un nouvel art : la danse puisque tu fais partie du casting «Danse avec les stars» avec  à la clef, cinq heures d’entrainement par jour… Courage !
Un nouveau disque, un nouveau show sont sur le feu (voir interview)… Alors à quand ?
L’avenir nous le dira.

Jacques Brachet
Photos Patrick Carpentier

Françoise GNERI, Collectif FractalesI :
«Je me bats pour ma passion»

A

L’été musical a été, comme chaque année, très chargé dans notre région varoise, nous vous nous en avons offert quelques reportages et interviewes. Mais si la variété a été à l’honneur avec la venue de nombreux chanteurs, la musique classique est souvent un peu oubliée.
Heureusement, nous avons une lyonnaise qui la met en lumière en nous offrant chaque année depuis cinq ans à Sanary, un festival intitulé «Sanary en musique». Il s’agit de Françoise Gneri qui a créé le Collectif Fractales.
« Fractales… il va falloir nous expliquer ce nom, Françoise !
Une fractale est un objet qui se reproduit et se diffuse à l’infini avec toujours la même forme initiale.
J’ai trouvé que ça définissait bien ce que je voulais faire avec la musique classique à qui je voulais  faire retrouver sa place sur le territoire en présentant des concerts, des musiciens de qualité qui ne sont pas nécessairement des stars. Pour moi la musique de chambre est l’un des meilleurs vecteurs pour faire connaître et reconnaître cette musique.
Pourquoi avoir choisi Sanary, alors que vous êtes enseignante à Lyon ?
Je suis souvent venue en vacances à Sanary. J’y ai des amis, de la famille et je me suis rendu compte que le maire offrait tout l’été des concerts de toutes sortes. Je suis donc allé le voir pour lui proposer un concert. Mais il a trouvé que c’était trop cher. Je me suis donc adressé à la paroisse qui a été intéressée. Du coup, il a revu le projet et nous a finalement donné nos premiers 3000€. De fil en aiguille le projet s’est développé, la SACEM, Musique Nouvelle en Liberté, le département du Var, Spedidam, le mécénat musical de la Société Générale et la Mairie de Sanary nous ont aidés et voilà cinq ans que nous proposons «Sanary en musique» et que nous avons pris notre rythme de croisière.

C D

Le but du jeu ?
Réunir deux choses qui me tiennent à cœur : faire de la musique et l’enseigner, la populariser, la faire évoluer et faire évoluer les mentalités, leur en montrant l’accessibilité. Nous n’avons pas de gros moyens ni de stars, même si quelques-unes se prêtent au jeu. Nous nous adressons à toutes les écoles supérieures de musique européennes pour réunir de jeunes talents, les faire connaître.  Et nous faisons de l’éducation populaire en allant à la rencontre des élèves des écoles de Toulon, nous organisons de petits concerts dans les églises et même dans la rue. Je ne peux pas dissocier jouer et enseigner. Si je ne faisais qu’un ou l’autre, il me manquerait quelque chose.
Avez-vous une équipe de musiciens régulière ?
Un gros noyau d’une douzaine de musiciens mais il y a aussi un renouvellement et des invités vedettes comme Kazimiertz Olechovski, violon solo à l’Opéra de Lyon, Frédéric Audibert magnifique violoncelliste, Elio Ditana, superbe pianiste avec qui j’ai joué l’an dernier à Dieppe, grâce à qui nous avons eu Francis Huster cet été, qui est venu dire «Pierre et le loup»…
Huster a tout de suite été d’accord. C’est un personnage à part, attachant, fascinant, un hyper actif qui possède le talent, la culture, l’humour. Ça a été une belle rencontre.
Je voudrais aussi souligner que, dès que j’ai pu le faire, j’ai salarié ces jeunes musiciens et pas seulement défrayés. J’estime qu’ils doivent vivre de leur travail. Trop de festivals font venir des stars qu’ils payent grassement et «oublient» de payer les jeunes musiciens qui les accompagnent, ce que je trouve anormal.
Chaque année donc vous proposez ce festival à Sanary. Comment se fait le choix du programme ?
Je trace les grandes lignes, je demande aux musiciens ce qu’ils ont envie de jouer et nous en discutons et décidons tous ensemble. Quant aux invités, ils sont choisis selon nos affinités artistiques et musicales. Nous n’oublions pas d’ajouter dans notre programme une création contemporaine.

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Parlons du bilan de ce festival 2019
Il est magnifique ! Avec cinq concerts, trois ou quatre animations, Nous avons réussi à fidéliser un public et avec pour principe de jouer sur les places et dans les rues, il y a de plus en plus de monde à nos concerts et pas seulement des mélomanes. Quant aux églises, elles sont toujours remplies. La presse s’intéresse de plus en plus à nous, nous avons donc une visibilité en hausse. C’était le but recherché, aujourd’hui on existe Notre équipe est soudée, nous nous entendons bien et passer une semaine ensemble sur ce festival a tissé et resserré les liens.
Donc vous allez continuer ? Des projets ?
Oui, nous allons continuer ce festival, ce travail avec les écoles et nous avons l’envie de nous développer ailleurs, dans d’autres régions, en travaillant avec d’autres associations… Nous voulons nous «fractaliser» ! Nous avons cet été travaillé avec «Les Voix Départementales» en donnant quatre concerts dans le Haut Var, ce qui nous a donné plus de visibilité et on commence à nous demander ailleurs.
Paris ?
(Elle rit) Pourquoi pas ? Mais on n’en est pas encore là !
Alors… heureuse ?
Bien sûr ! Je me bats pour ma passion et c’est très excitant.

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Propos recueillis par Jacques Brachet