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Florence DAVIS, artiste tous azimuts !

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Elle est chanteuse, danseuse, auteure, compositrice, coach vocal… Bref l’artiste dans toute sa splendeur, dans toutes ses passions qui la poussent là où on ne l’attend pas.
J’ai connu Florence Davis en 85 grâce à Jean-Claude Brialy et Catherine Lara.
Jean-Claude créait son festival et m’y invitait. Catherine Lara y participait et, l’ayant connue grâce à Denise Glaser qui m’avait offert son premier album, j’étais devenu un vrai fan et par la suite, son ami.
Elle venait accompagnée d’une choriste magnifique, cheveux courts, regard bleu, une pêche pas possible et une voix extraordinaire. Sur scène, malgré Catherine, on ne pouvait pas la rater tant elle avait de charisme.
Elle aurait pu devenir une grande star mais elle préféra prendre, au gré du temps, des chemins de traverse.
Elle est née au Cap d’Antibes. Elle est la fille d’Andrée Davis-Boyer qui fut à l’origine des scopitones, (On l’appelait Mamy Scopitone !) qui était programmatrice de spectacles et vivait au milieu des chanteurs, de Piaf à Pétula Clark en passant par Frehel, Mistinguet, Mouloudji, Trenet Line Renaud, Annie Cordy, Johnny  Hallyday, Sylvie Vartan, Julien Clerc, Dick Rivers … Son père, Roby Davis, était un grand saxophoniste de jazz et chef d’orchestre et évoluait au milieu des plus grands jazzmen, de Django Reinhardt à Kenny Clarke, en passant par Count Basie, Bill Coleman, Eddie Barclay, Salvador, Gillespie… Comment ne pas aimer la musique et ne pas avoir envie d’être de ce milieu ?
Et pourtant…

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Son père, sa mère avec Django Reinhardt, ses sœurs  Liliane, Micheline, épouse de Dick Rivers et elle toute pitchoune

Je retrouve Florence chez une amie commune, Chantal, à Toulon. Il y a un moment qu’on ne s’était retrouvés tous les trois, –quatre, devrais-je dire car il y a aussi son compagnon, Olivier Danloup, lui aussi grand et beau musicien aux yeux bleus (auteur, compositeur, guitariste, pianiste,) et ils ne se quittent jamais, à la ville comme à la scène.
« Alors, Florence, la musique, ça n’a pas été pour tout de suite ?
Pas du tout. J’aimais évoluer avec tous ces artistes venus d’horizons différents, c’était mon milieu naturel, mais j’étais loin de ça car je voulais devenir psy, philosophe, bref je voulais comprendre les mécanismes de la psychologie !
Et comment est venue la chanson ?
Je préférais danser que chanter mais je me débrouillais bien et j’aimais chanter aussi. C’est alors que Vangelis (l’un des trois Aphrodit’s Childs, qui a entre autre écrit la musique du film « Chistophe Colomb)) qui devait passer à l’Olympia, m’a proposé de chanter dans son spectacle. C’est ainsi que j’ai fait mes premiers pas de chanteuse… direct Olympia !
A partir de là tu as fait beaucoup de choses… On s’y perd un peu !
Même moi je m’y perds et ne me demande pas une chronologie, je n’ai aucune mémoire des dates !

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Avec Catherine Lara à Ramatuelle

Bon alors, tu as accompagné nombre de chanteurs, hormis Catherine Lara.
Oui, Lara, ça a duré dix ans et c’est Joenice Jamison qui m’a remplacée. J’ai fait le tour de France et le tour du monde même avec Charles Aznavour, Michel Sardou, Clo Clo avec qui j’étais choriste avec les Fléchettes, Sylvie Vartan, Berger-Gall, Dick Rivers, qui a épousé ma sœur Micheline, Didier Lockwood et nombre de musiciens de jazz.
Et Guesh Patti !
Nous avons fait beaucoup de choses ensemble. Nous étions toutes deux chanteuses et danseuses, nous avons joué dans des comédies musicales, nous avons créé, avec Lydie Callier, le groupe Dacapo avec lequel nous avons remporté un prix au MIDEM. Notre titre était « Somnifère ». Et puis, j’ai été appelée ailleurs et c’est là que Guesh a décidé de chanter en solo et a fait un carton avec « Etienne ». Si l’on ne s’était pas quittés, peut-être n’aurait-elle chanté ce qui est devenu un tube.
On t’a vu aussi dans nombre de comédies musicales.
Oui, j’étais à la création de « Starmania » au Palais des Congrès, j’étais la doublure de tous les rôles féminins et j’ai eu le bonheur de remplacer » Nanette Workman, puis, 20 ans après Michel Berger m’a rappelée pour la reprise auprès de Maurane.
Il y a eu d’autres comédies musicales !
Oui, « Les misérables » de Robert Hossein. J’y jouais, une fois sur trois, le rôle de Gavroche car j’étais petite et je pouvais jouer le rôle de ce gosse. Je me souviens d’un soir où Il y avait 5000 mômes qui tapaient dans leurs mains comme à un concert de rock et j’arrive sur scène en chantant « Je suis tombé par terre, c’est la faute à Voltaire… » Et d’un coup, troublée… un trou. J’ai balbutié n’importe quoi… et ça a été un triomphe !
Et puis il y a les retrouvailles avec Catherine Lara pour « Revue et corrigée »
Oui, c’est Annie Girardot qui voulait rouvrir le Casino de Paris et qui a demandé les chansons du spectacle à Catherine. J’étais là donc et nous avons souvent joué pour… dix personnes ! Il y avait eu un quiproquo avec le public qui pensait que ce serait un spectacle traditionnel avec plumes et strass, alors qu’on imaginait mal Girardot dans ce rôle. La critique a commencé à… critiquer avant de savoir ce que c’était. Et ça a été un four. Girardot a  vendu tout ce qu’elle avait, Catherine est tombée malade. Reste ce superbe disque avec « Lara torio » qui est un chef d’œuvre.

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As-tu fait d’autres comédies musicales ?
Oui, aux Folies Bergère, j’ai joué dans « Nine » tirée du film de Fellini « 8 1/2» J’y jouais deux rôles : la porca (la cochone !) et la mère de Fellini. A part celui qui jouait Fellini, il n’y avait que des femmes !
Ça a été une expérience extraordinaire mais aussi douloureuse. Je suis tombée à 8 1/2 de tension… J’étais raccord !!!
J’ai retrouvé des photos du MIDEM de la Bande à Basile… Et tu y es !
Oui, j’ai même fait ça à mes débuts. Et ça a marché, J’avais un immense tutu rose et une culotte de french cancan… C’était très seyant !
Autre surprise, on te retrouve sur le concours Eurovision !
Enfin, on ne m’y retrouve justement pas. Une maison de disque a décidé de créer un groupe pour l’Eurovision : deux filles, deux garçons, nous nous appelions « Alphabet ».

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Une de ses œuvres, avec son compagnon Olivier Danloup

Autre étape : coach de « Star Academy »
Oui, j’ai été appelée pour la première Star Ac’ comme coach. J’ai donc coaché Jenifer, Mario, Jean-Pascal, Olivia Ruiz… et les autres !
Bon, difficile de te suivre… Qu’as-tu fait et que fais-tu encore ?
Je peins, je dessine, je crée des aquarelles.
Côté chansons, j’ai enregistré et produit un disque « French songs » avec le Paris Jazz Big Band .  J’ai produit le disque moi-même et j’ai pris des grandes chansons françaises avec des orchestrations jazzy comme « Dans la maison vide » de Michel Polnareff, « Requiem pour un con » de Serge Gainsbourg, « La déclaration » de Michel Berger, « Le Cœur Volcan » de Julien Clerc et surtout « Les Marquises » de Jacques Brel.
Pourquoi « surtout » ?
Parce qu’elle a été sélectionnée pour l’album « Tribute to Jacques Brel »
Ah et puis, s’il vous plait, j’ai chanté à l’Elysée devant le président Mitterrand, Charles et Diana… Pas mal non ? Une anecdote, j’ai eu le culot de demander à Mitterrand ce qu’il aurait fait s’il n’avait pas été président. Il m’a répondu d’un seul mot : « Pape » !!!
Et aujourd‘hui ?
Je me produis avec Olivier Danloup en duo et en plus grande formation à travers le monde, nous nous sommes produits entre autre au Cotton Club de Tokyo, au Festival de Jazz de Séoul devant 20.000 personnes, en Chine, au Festival jazz de Juan les Pins.
Nous préparons un album de compositions. Et puis j’ai un autre projet de spectacle intitulé « Ainsi parlait Nostradamus ».

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Avec la Bande à Basile

Voilà la vie d’une artiste hors pair, qui est toujours là où on ne l’attend pas, une vie de passionnée de musique qui n’a jamais choisi de devenir « star », terme aujourd’hui galvaudé mais est toujours allée là où sa passion la menait.
Alors qu’elle était toute jeune, Nougaro lui avait prédit : « Toi, tu seras quelqu’un »
Et c’est vraiment quelqu’un de talentueux, d’original qui vit à fond ses passions, ses multiples talents avec une joie et une sérénité qui ne se démentent jamais.

Propos recueillis par Jacques Brachet















Hyères – François FELDMAN-Joenice JAMISON
dans la chaleur de la nuit

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A Hyères – ce qui n’est pas le cas partout ! – on est toujours reçu avec le sourire, d’autant que le producteur de la tournée Robert Maurel est un vieux complice avec qui on a beaucoup bourlingué.
Soleil de folie, ce qui n’est pas de tout repos pour nos artistes du jour, François Feldman et Joenice Jamison. Et puis, catastrophe, Joenice est fatiguée, elle pense tout de suite au Covid et part aussitôt se faire faire un test. Fausse alerte, au bout d’un moment elle est rassurée mais s’excuse aussitôt pour l’interview prévue car elle doit se reposer. Mais elle sera toute belle pour faire les photos avec Feldman, le temps que je lui rappelle qu’on s’est retrouvés sur les tournées de Sardou et de notre amie Catherine Lara.
« Oh my god ! mais ce n’était pas hier ! Que de beaux souvenirs… »
Pendant ce temps, François Feldman répète, sa fille Joy l’appelle et du coup il lui fait faire le tour de la scène et du lieu où va se passer le spectacle.
Et l’on se pose pour bavarder tranquillement à l’ombre des coulisses avec une bouteille d’eau bien fraîche indispensable et… une nuée de mouches qui nous attaquent.

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« François, ta rencontre avec Joenice ne date pas non plus d’hier !
C’était en 89, nous nous sommes connus pour l’enregistrement de « Joue pas ». Depuis, nous ne nous sommes jamais quittés… sauf pour dormir ! Nous avons fait beaucoup de concerts, d’autres duos. C’est une amitié qui dure.
Et tu n’as pas eu l’idée de faire un disque pour elle ?
Non car d’abord, en dehors de nos duos, elle chante en anglais. Elle aime être libre pour faire ses trucs, elle est indépendante et nos styles sont très différents. Et puis ce n’est pas parce que nous avons fait quelques duos qu’on doit toujours travailler ensemble.
Ton premier succès date de 86 … Déjà !
Et oui, c’était « Rien que pour toi » et c’est un grand souvenir. C’était mon premier succès commercial et c’est très important pour un artiste. Souvent on n’a que des succès d’estime et ça a du mal à démarrer. Et là, ça a été le bonheur.
Suivi de nombreux autres succès !
86/94 ont été mes années lourdes de succès. Il y en a eu 14 en tout, comme « Valses de Vienne », « Joue pas », « Joy », « Petit Franck », « Magic Boulevard », « J’ai peur », « Slave », « Je te retrouverai », « Parfum de vanille…  et je les chante tous ce soir.
Que gardes-tu de ces années ?
De chouettes souvenirs, de nombreuses tournées… Tout ça c’est fini. Je ne veux plus faire que des concerts, avec des musiciens top, comme ceux que j’ai ce soir. Ils sont de Toulon, Nice, Marseille. Ce sont des pointures et je m’éclate avec eux, avec Joenice, lorsqu’elle n’est pas libre, c’est avec Sarah Cooper qui qui est une très grande chanteuse. Je ne veux plus rien à voir avec les maisons de disques.
Aujourd’hui, je ne veux rien faire d’autre que du live. Du LIVE … Tu comprends ?
Je comprends, ce qui ne t’empêche pas de faire des disques !
Bien sûr mais c’est de l’autoproduction. J’en ai fait trois : « Vivant », « Latino », « L’origine »…

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Avec une photo… originale !
Bien sûr puisque c’est l’origine et que la photo, qui est d’Alain Marouani est une photo de l’époque où je débutais !. Ce disque s’est fait en plusieurs étapes : les basses ont été faites à New-York, les guitares à Los Angeles, les chœurs à Bruxelles, les cuivres, les cordes et la voix de Joenice à Avignon… C’est pas beau Internet ? Je me suis éclaté, j’ai tout mixé chez moi. Et toutes les chansons sont funky, ce que j’aime.
On est loin des valses de Vienne !
Ça, c’est mon côté slave qui vient de mon père. Et mon côté Gémeaux. Mais ceux qui aiment cette chanson ne se retrouveront pas dans « L’original ». Par contre, sur scène, je même les deux styles qui sont ce que je suis. Je chante « Ressuscité » avec Joenice, « Ma douce » et « Can You feel it » que tu retrouves sur le disque en duo avec Guy Waku, un chanteur zaïrois qui vit en Belgique.
En 1990 tu as écrit une chanson pour Mireille Mathieu « Ce soir je t’ai perdu ». Tu n’as jamais écrit d’autres chansons pour d’autres chanteurs. Pourquoi ?
Parce que ça ne s’est pas présenté. Mireille, c’est une rencontre, comme l’a été ma rencontre avec Annie Girardot pour le clip de « Magic Boulevard. Et puis, je ne me considère pas comme un vrai auteur-compositeur…
Quand même ! Vu toutes les chansons que tu as écrites !
Oui, pour moi. Et je les écris quand j’en ai envie… Je ne suis pas Barbelivien ou Goldman qui passent leurs journées à écrire ou composer. Moi, je prends le temps de vivre et quand ça me prend, j’écris. Je peux rester des mois sans le faire.
Ton côté slave ?
Je ne sais pas.
Ton côté… fainéant ?
(Il rit)… Tu l’as dit mais c’est ce que tu voulais me faire dire !
Tu sais, je vis dans un village à 8 kilomètres de Cannes. Dans la montagne. Je vis à mon rythme et c’est là que je suis bien quand je ne suis pas en concert ».

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Et à propos de concert, il nous a donné celui-ci devant trois mille personnes dont les premiers rangs se sont levés comme un seul homme à la troisième chanson, au grand dam de ceux qui n’y voyaient plus rien. Ça a été difficile de venir à bout de cette foule excitée qui chantait avec lui toutes les chansons. Difficile aussi parce qu’il faisait tout pour les faire bouger !
Ainsi, avec Joenice, il a enchaîné tous ses succès, de nouveaux titres et, moment très joli, lorsque seul au piano il a chanté de belles mélodie émouvantes comme « Petit Franck »  « Le mal de toi » ou ces chansons pour son père ou pour sa fille Joy.
Ce fut un grand moment de communion et une vraie fête funky, comme seul l’ami Feldman sait nous les offrir.

Jacques Brachet
Photoscréations.fr

VANILLE & ENZO ENZO
Une soirée sous le signe de la femme et de la poésie

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Deux magnifiques femmes. Deux chanteuses, auteurs, compositrices : vanille et Enzo Enzo.
Toutes deux dans le même programme à Sanary, nous ont offert un spectacle intimiste, fait de belles mélodies et de mots simples et beaux.
Vanille est la fille de Julien Clerc qui a suivi les traces de son père avec bonheur. Elle s’est éveillée à la chanson en composant des textes qui racontent les histoires des  gens de tous les jours, les préoccupations des femmes d’aujourd’hui.
Enzo Enzo est celle qui, grâce à une chanson « Juste quelqu’un de bien » a démarré une carrière qui n’a jamais arrêté et elle a suivi son chemin avec douceur, avec tendresse, sans esbroufe, toujours avec cette force tranquille qui est la sienne.
C’est la première fois qu’elles se rencontraient, ça a fait tout de suite « tilt » entre elles et elles nous ont toutes deux offert une soirée faite de jolies ballades et de poésie.
On a eu la joie de rencontrer deux femmes simples, joyeuses, passionnées. Ce fut un grand moment de charme.

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VANILLE : La pêche et l’énergie
Elle est grande, belle, souriante et volubile. Un vrai bonheur que de parler avec elle, chanson ou littérature. Malgré les moustiques, ce fut un vrai moment de plaisir !

« Vanille… Vous avez failli ne pas vous appeler Vanille !
Et malgré tout on m’a toujours appelée Vanille ! Lorsque je suis née et que mon père a voulu déclarer ce prénom, il lui a été refusé. Du coup il est inscrit en second après Elisa ! Mais jamais personne ne m’a appelée ainsi. Plus tard, j’ai pu récupérer mon vrai prénom… Je suis bien Vanille !
Grâce à votre père, vous avez été baignée de musique et puis il y a eu la découverte de la littérature…
C’est arrivé un peu plus tard, vers mes 22/23 ans, lorsque j’ai découvert Françoise Sagan. C’est elle qui m’a donné envie, d’abord de lire puis d’écrire des textes. J’ai ainsi découvert la littérature française, anglaise, russe (pas dans leur langue, je précise !), Tolstoï, Alberto Moravia, Steinbeck… et j’ai commencé à lire tous les classiques. Puis je me suis mise à la littérature contemporaine en découvrant Nicolas Mathieu et d’autres auteurs.
Dans un autre genre, il y a eu Marguerite Duras !
Oui, c’est vrai que c’est plus ardu que Sagan et que je comprends qu’on puisse s’ennuyer mais je crois que toutes deux se rejoignent par la voix, la manière de s’exprimer. Lorsque j’ai lu « Barrage contre le Pacifique », j’ai totalement été habitée par cet aller-retour de la mer à la mère. J’ai eu des sensations extrêmes en  lisant aussi « Les petits chevaux de Taquinia », cette ambiance étouffante, mystérieuse…
Du coup, la lecture devenu une passion ?
Totalement et un entraînement dont je ne me lasse pas. Je suis capable de « m’envoyer » un roman en un seul jet !
Et la chanson alors ?
J’ai commencé à m’entraîner dans mon coin sur ma guitare, à écrire des mots et surtout à rencontrer des gens comme le rappeur Lomepal. Mes textes viennent de ma vie de tous les jours, de mes émotions vécues, de mon ressenti, des faits dont je suis témoin.

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Beaucoup de textes parlent de la femme aussi…
Je vis à Bordeaux avec ma mère et je suis entourée de femmes. Je connais leurs joies, leurs problèmes, j’ai été soutenu par elles, elles me font du bien, je suis devenue naturellement féministe et il y a entre toutes ces femmes qui m’entourent, un naturel, une sororité. Mais, vivant à la campagne, je suis aussi très concernée par l’écologie. C’est un choix que de m’installer au bord de la Dordogne. Je suis entourée de potagers, d’arbres fruitiers, de poules. La manière de consommer est différente qu’à Paris !
Comment composez-vous vos chansons ?
Il y a d’abord la musique. Partout où je vais, il y a ma guitare et je compose souvent, un peu partout. Pour les paroles, c’est différent car c’est un travail de solitaire. Il me faut absolument m’isoler. Mon inspiration me vient de l’humanité sentimentale ! J’ai envie de toucher les gens, être avec eux la plus honnête possible. A la source, il y a un travail d’introspection, sur mes propres failles que j’essaie d’expliquer. Et puis, pour finaliser mes chansons, j’ai besoin d’un endroit.
Comment votre père a-t-il pris le fait que vous vouliez chanter ?
Il a d’abord été très inquiet ! Il a débuté dans les années 68, c’était une période où il y avait beaucoup moins de chanteurs qu’aujourd’hui. Il m’a mise en garde mais il a très vite compris qu’il n’y avait plus rien à faire… sinon que d’accepter ce fait !
Vous avez même chanté en duo avec lui !
Oui, ça s’est passé durant le confinement. Il avait décidé de faire un disque de duos et il m’a proposé d’en faire un. On a choisi « Fais-moi une place », en hommage à ma grand-mère maternelle. De plus j’étais enceinte de mon fils… C’était une histoire de transmission.

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Pourriez-vous composer avec lui ?
Rien n’est impossible mais jusqu’ici ça ne s’est pas fait. Mais j’aime beaucoup co-composer avec d’autres artistes, comparer et mêler nos univers car beaucoup de choses passent par les mots et par les rencontres.
Comme avec Gaël Faye que vous aimez beaucoup ?
Oui c’est vrai, j’adore ce qu’il écrit et j’aimerais travailler avec des gens comme lui. Il suffirait peut-être d’une rencontre car à ce jour ça ne s’est pas fait. Et je ne vais pas spontanément vers ces gens.
Alors, aujourd’hui, heureuse ?
Oui, très heureuse car j’aime ce que je fais. Et vivre de son art, même modestement, c’est une bénédiction ! »

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ENZO ENZO : Juste une femme bien !
Elle est toute menue derrière ses lunettes rondes qui fait penser à une institutrice qu’on aimait bien et avec qui on a envie de faire un bout de chemin.

Question incontournable, Enzo Enzo… Pourquoi ce pseudo ?
Evidemment, je ne peux y couper ! D’abord, je trouve que c’est joli, et puis, je ne me voyais pas chanter avec mon nom (Körin Ternovtzell) difficile à prononcer. Enfin, ce nom englobe tous les gens avec qui je vis, auteurs, compositeurs, musiciens, techniciens. C’est pour leur rendre hommage et leur dire qu’ils sont indispensables à ma vie.
Vous avez démarré avec « Juste quelqu’un de bien » tiré d’une œuvre de Brahms (Le 3ème mouvement de la symphonie N°3)*
C’est vrai mais avant tout, cette chanson faite avec Kent a plu aux gens plus par les paroles que par la musique. C’est un hommage à tous ces gens inconnus, simples, qui ne sont pas des héros mais des gens comme tout le monde. Des gens bien et qui le sont sans tapage. J’avoue qu’au départ c’est le texte que j’ai entendu. Et puis il y a eu ces arrangements un peu jazzy, intimistes, qui ont plus aux gens. Savez-vous que pas tout le monde connaît Brahms et qu’on m’a beaucoup dit que la chanson faisait penser à celle de Montand « A bicyclette ». C’est du même ordre d’intimité. Le public s’est retrouvé dans ces propos et chacun peut s’y voir. D’ailleurs, cette chanson, qui date de 94, traverse le temps. C’est pour cela que je l’ai reprise dans mon dernier album « Eau calme », qui est sorti il y a quelques mois.
Elle vous colle à la peau ?
Oui, c’est vrai, depuis le départ je la chante toujours, elle colle à mon atmosphère musicale, c’est net, sobre, simple, elle a pris plu de profondeur car aujourd’hui je la chante avec la voix d’une femme de 60 ans, qui a vécu des joies et des tempêtes. Dans un climat plus lent, plus latin. Dans un cheminement plus personnel, j’ai appris à mieux me comporter. J’ai aujourd’hui une aptitude à la joie. A force d’avancer, il n’y a plus de temps à perdre. Je me sens plus joyeuse, plus calme, plus sereine.

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Il y a quelque temps, vous avez fait un spectacle musical autour de Marie Nimier. Pourquoi elle ?
Tout d’abord parce qu’on me l’a demandé et que j’ai adoré découvrir à la fois ses chansons et la femme. J’ai pu la rencontrer et si j’aime ce qu’elle écrit, que ce soient ses romans ou ses chansons, d’une manière tellement simple, j’ai pu aussi apprécier la femme formidable qu’elle est. Art Mengo s’est rapproché de moi  puis des gens comme Alain Lantier et Daniel Lavoie avec qui j’ai collaboré.
Ce sont des gens dont je me sens proche, comme Allain Leprest, Romain Didier, Kent..
Kent avec qui vous collaborez toujours ?
Nous nous sommes perdus de vue mais nous retrouvons toujours avec plaisir, comme avec toutes ces personnes que je vous ai citées.
Qu’on retrouve sur « Eau calme »
« Eau calme » est un disque qui m’a donné envie de me poser. C’est un disque enveloppant, doux, rassurant, porté à ce sentiment de sérénité et on y retrouve plusieurs chansons justes portées par ma voix et deux guitares. C’étaient des chansons que je n’avais pas osé enregistrer. Et j’ai sauté le pas. On peut penser que c’est osé ou courageux que d’arriver sur scène avec juste deux guitaristes mais je voulais des textes poétiques porteurs de sens, sans une grande orchestration. Je trouve qu’aujourd’hui on a besoin de choses qui reposent, de choses limpides, logiques.

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Et il se trouve que, que ce soit dans un théâtre ou en plein air, ça marche. Les gens apprécient cette simplicité, cette intimité que l’on a tendance à perdre et qui est propice à l’écoute
L’été, il y a beaucoup de musiques festives, au demeurant très honorables mais ce n’est pas si mal que l’on puisse aussi entendre des musiques propices à être écoutées. Et chaque soir je sens le public captif de ces mots, de ces petites musiques, de cette légèreté, de cette joie qu’ils ont à écouter et pas seulement entendre.
C’est une musique qui rend apte au bonheur ».

Propos recueillis par Jacques Brachet
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Mister MAT : Bien dans ses bottes

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C’est un grand costaud au regard bleu et brillant, au sourire carnassier, le bob vissé sur la tête. Un grand ogre à la gentillesse extrême avec lequel, aussitôt, passe un sentiment de sympathie. Sa voix éraillée pour vous dire bonjour ajoute au charme de ce chanteur issu de l’émission « The Voice », qui, malgré « son grand âge » (40 ans !) est arrivé en finale, juste poussé par une gamine de 16 ans, Nour, qui lui a ravi la place de justesse.
En tout état de cause, c’est lui qui, contre toute attente, a fait le buzz, grâce à son charisme, sa personnalité et cette voix qui oscille entre Garou et Joe Cocker. Il a d’ailleurs, pour un concert, chanté avec Garou… « Enchain my heart » !
C’est à Cultura, à la Valette, qu’il est venu nous offrir un show case où il était tout à fait en harmonie avec un public qui l’a découvert dans cette émission et l’on se rend aussitôt compte de son charme, de son talent et de la proximité qu’il a avec ce public.
Une belle rencontre avec celui dont le grand-père était toulonnais  et qui arrivait du Québec, via St Pierre et Miquelon, un peu déphasé par le décalage horaire.

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« Mat, est-ce qu’on peut dire… enfin et salut l’artiste !
Il rit : Je ne suis pas un artiste, je suis un musicien ! Et je ne suis pas une star non plus, je ne le serai jamais. Depuis des années, j’ai baroudé partout, j’ai fait des centaines de concerts avec mon groupe, Mountain Men, nous avons fait des disques qui se sont bien vendus, et puis j’ai eu envie de me lancer en solo. Bien m’en a pris puisqu’on était en 2019, j’ai fait un disque « Freedom », suivi de « Du bonheur en retard »  je suis passé chez Ruquier, puis le 13 mars 2020 à « Taratata » et le 14… tout s’arrêtait avec le covid !
Ce qui a beaucoup compliqué les choses durant deux ans jusqu’à ce qu’on me propose de faire « The Voice ». Je dois dire qu’au départ je n’y croyais pas, je ne voulais pas le faire. Qu’allais-je faire dans ce genre d’émissions où seuls des jeunes se présentent ? Ce n’était pas mon truc. Et puis ce covid m’a fait dire : pourquoi pas ? Je n’avais rien à perdre et en attendant que ça se passe, j’avais quelque chose à faire. Et montrer que j’existais.
Lorsqu’on entre dans une telle émission a-t-on la liberté de faire ce que l’on souhaite ?
La production a bien vu que j’étais un cas à part, que je ne venais pas pour me dandiner et prouver que j’avais une voix. Je suis comme je suis, je viens du blues, j’adore la chanson française, Brassens et Dylan, et j’avais envie de me montrer tel que j’étais, avec mon âge, ma voix, ma personnalité et la prod m’a laissé faire mes choix. Je n’ai eu aucun problème à ce sujet. Même les interviewes que j’ai faites au cours des émissions sont restées telles quelles.
Au fur et à mesure que l’émission avançait, Ils se sont rendus compte qu’il se passait quelque chose… et qu’ils n’allaient pas pouvoir se débarrasser de moi ! (Rire)
Et pas frustré d’être coiffé au poteau par une gamine de 16 ans ?
Pas du tout ! Je ne venais pas pour gagner, devenir une star mais pour me montrer tel que j’étais et faire savoir que j’étais là. Ce genre d’émission peut aussi bien te faire découvrir sans que, du jour au lendemain, tu deviennes une star. C’est une vitrine qui te donne un coup de projecteur. Et puis, avec un type comme moi, ça a un peu bousculé l’émission car je n’avais rien du petit gendre idéal. J’arrivais avec mon vécu, avec mon expérience et je n’avais pas le stress de continuer ou d’être éliminé. Les gens ne s’y sont pas trompés puisque de semaine en semaine j’étais plébiscité.
Je crois qu’aujourd’hui les gens ont besoin d’authenticité.

Du-bonheur-en-retard Nouvel-album

Pourquoi dis-tu ça ?
Parce que c’est une réalité. Aujourd’hui je trouve que la chanson française n’est plus ce qu’elle était. On s’extasie sur tout et rien, la médiocrité s’installe, on est nivelé vers le bas, et ça devient hélas une habitude. C’est comme tout d’ailleurs, comme la bouffe. On mange de plus en plus mal mais on finit par s’y habituer. On est aujourd’hui dans un monde d’images , le contenu on s’en balance. On vit à l’heure des smartphones, des influenceurs qui gagnent des fortunes avec du vent. Des artistes qui n’en sont pas et deviennent stars avant d’être artistes.
Alors que faire ?
Pas grand-chose, hélas. La culture des mots se perd, on voit comment s’expriment les jeunes… sans parler de l’écriture. Moi j’essaie de défendre ce qui est défendable, dont la vraie chanson française. Je suis mon chemin, même s’il est quelquefois compliqué. Mais c’est mon chemin.
Alors, comment ça s’est passé avec Vianney, qui était ton coach ?
C’est un garçon sympathique avec qui j’ai eu une jolie relation, même si ce qu’il chante n’est pas ce que j’aime. Mais il y a eu une belle approche, on a bossé dans son studio, on continue à s’envoyer des SMS, nous avons une chouette relation.
D’habitude, lorsqu’un artiste sort d « The Voice » il met souvent plus d’un an à sortir un disque. Toi, tu en as déjà deux à ton actif !*
Oui, parce qu’ils ont été faits chez Decca avant le covid. Le premier « Du bonheur en retard » était prêt, se second « L’aventure continue » est un mélange de mes chansons et de chansons que j’ai chantées sur « The Voice ». Donc tout était déjà là et ça a facilité les choses.
Tu as toujours vécu de ta musique ?
Depuis pas mal d’années déjà, avec mon groupe.
Ce qui n’empêche que j’ai pratiqué plein de petits métiers, j’ai travaillé à l’assainissement, j’ai été représentant en soutien gorge !!! »

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Et le voilà reparti avec ce rire tonitruant d’ogre sympathique qui fait partie de son personnage non, de sa personne, car c’est un artiste… et musicien aussi vrai que talentueux, un homme d’une belle simplicité qui suit sa route bien dans ses bottes, guitare en bandoulière (sa plus ancienne date de 1933 !), sans concession, désespérément optimiste et qui ne regrette rien.

Jacques Brachet
Photoscreations.fr
* « Du bonheur en retard (Je m’envolerai – Désespérément optimiste – Jours dans le vent…)
« Laventure continue (Non, je ne regrette rien, Marie, Georgia on my mind, Je l’aime à mourir…)


Sanary sous les étoiles
Alain CHAMFORT a charmé un public de fans

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18h. Le soleil plombe encore comme en plein midi.
Heureusement, une tente est prévue pour protéger les artistes qui vont venir répéter, Alain Chamfort et son pianiste Vincent Vidal.
Ce soir nous aurons droit à un récital pianos-voix sous les étoiles.
Alain arrive, toujours discret, nonchalant, d’une démarche et d’une élégance de dandy anglais.
On se reconnait encore et toujours… 50 ans après !
Durant près d’une heure et demie, il va consciencieusement répéter, reprenant une phrase musicale, un tempo, en toute sérénité. Un récital avant le récital.
Plaisir de se retrouver quelques souvenirs de ces années 70… La nostalgie est bien ce qu’elle est !
En 50 ans bien des choses ont changé dans le royaume du show biz. Mais il y a quelques résistants dont il fait partie.
L’interview étant déjà faite (voir rubriques portraits/musique) il accepte une petite séance photo avant un frugal repas et part se préparer.
Déjà la foule s’impatiente. Beaucoup de femmes de tout âge qui l’interpellent dès son entrée en scène. Tout de suite, il entame une conversation avec elles : « N’ayez pas peur de m’appeler, si ça vous plait criez et applaudissez. Si ça ne vous plaît pas… je pars ! » L’atmosphère est bon enfant et faisant face à Vincent Vidal, il entame son tour de chant tout en nous expliquant la genèse de ses chansons, mêlant anciens succès et nouvelles chansons tirées de son dernier album « Le désordre des choses ». Il attaque d’ailleurs avec « Exister » de cet album. A chaque chanson une anecdote, souvent le public rit et lui répond, d’autres viennent lui demander une chanson et il s’exécute même si, non prévues, il oublie quelques paroles. Ainsi il nous parle de ses années Claude François qui lui a mis le pied à l’étrier.

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« Au départ, je ne pensais pas chanter mais écrire des chansons pour les autres. C’est Claude qui, m’entendant chanter, m’a conseillé de chanter moi-même mes chansons ».
Bien lui en a pris puisque de là, sont nées « L’amour en France », « Je pense à elle, elle pense à moi », « Madona », « Bébé Chanteur » « Le temps qui court ». ET la très belle carrière qui en a découlé.
Puis, si avec Claude ça s’est mal terminé car il était jaloux de son succès (Et ça, je l’ai vécu), ça n’a pas été mieux avec Gainsbourg, même si, de leur collaboration, sont nées « Chasseur d’ivoire », « Bambou »…
Quelques autres succès comme « Traces de toi », « La fièvre dans le sang », l’incontournable « Manureva », son plus gros succès. Et en prime « Signe de vie, signe d’amour » que vient lui demander une spectatrice ! Encore les années CloClo.
Un petit moment d’émotion pour évoquer son amie Dani qui vient de disparaître, connue durant les années Dutronc duquel il était musicien, puis les années Flèche et à qui il dédie une de ses nouvelles chansons « Un regard vers la mer ». Moment d’humour aussi avec « Sinatra », l’histoire d’une séparation où il intime à son ex de pouvoir tout emporter… sauf les disques de Sinatra !
Bref, un concert intimiste où la voix de velours de l’artiste fait son petit effet sur ces dames mais où surtout, on apprécie de superbes mélodies qui ont jalonné sa carrière et où on entend de la belle poésie, qu’elle soit écrite par Gainsbourg, Jean-Michel Rivat et surtout Jacques Duval avec qui il fait un long chemin.

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Belle complicité avec le public qui entonne avec lui « Comme un géant »
Belle complicité aussi avec Vincent Vidal, un orfèvre en la matière pianistique, tous deux se répondant avec un sourire de connivence.
Que vous dire sinon qu’on a passé une soirée de charme, avec, comme il le dit en riant, juste deux pianistes, des chansons, sans effets de décors, de musiciens ou de danseurs qui se contorsionnent.
Lorsque le chanteur a du talent, que les mélodies sont à la fois simples et belles, que demander de plus ? Sinon que ces chansons se perpétuent dans le temps, qu’on ne les oublie pas. Ce qu’il espère en nous chantant « Les microsillon ».
Il se lève en fin de concert et électrise la foule avec « Tout est pop » où il se dechaîne, il salue une dernière fois et… Tout se termine.
On aurait encore bien entendu d’autres chansons mais tout a une fin et on se retrouve autour de lui dans les coulisses, heureux qu’il nous ait fait passer une si belle soirée.

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Jacques Brachet




Notes de musiques

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PARIS COMBO – QUESACO ? – Six Degrees Records (SD 6570361319) – 11 titres
Paris Combo est un groupe fondé en 1995, mené par la chanteuse Belle du Berry. Quesaco ? est le dernier disque (et le huitième) enregistré par la chanteuse avant sa mort en 2020. C’est dire toute l’importance de ce CD pour les amateurs du groupe. Groupe composé de Belle du Berry (composition, textes, chant), David Lewis (piano, trompette), Potzi (guitare),  François Jeannin (batterie, Voix), Benoît Dunoyer De Segonzac (contrebasse), Rémy Kaprielan (percussions, voix) et qui a déjà 27 ans d’existence avec un magnifique un magnifique bilan de performances et de réalisations à travers le monde. Il est difficile de définir le groupe sur le plan musical tant il y a d’influences diverses : jazz, latino, manouche, etc. C’est un groupe très soudé avec d’excellents musiciens qui se posent sur des arrangements simples, efficaces, au service de la chanson.  Un écrin dans le lequel se coule la chanteuse.
Celle-ci chante simplement, sans effets, avec à la fois douceur et chaleur sur une tessiture médium. Elle mène le groupe avec sûreté. Tout cela est parfaitement huilé et ça tourne avec un plaisir évidant.
Les paroles, œuvres de Belle du Berry, abordent pas mal de thèmes contemporains, sans donner de leçons, avec de fortes images et un certain optimisme : « On a la vie / On a le temps / On appuie sur la barre espace. » Quesaco ? Les souvenirs d’une belle aventure…
Le livret très chic donne toutes les paroles. Le disque sort aussi en vinyle.
TILMANN – CHRYSALYS – (T01/1 – Inouïe Distribution) – 6 titres
Tilmann Volz, dit Tilmann, est un musicien Breton, chanteur, guitariste, compositeur,   qui, après un parcours solo, sort son premier CD en compagnie de Pierre Le Normand (batterie), Rémi Allain (basse et contrebasse), Pierre Thary (violoncelle), ainsi que Ellen Pelé (parfaitement dans la tradition sur « Driving Talls » et Stéphane Colin (backing vocals).
On est dans l’atmosphère des ballades folk de la grande époque, c’est à dire les années 60/70, mais avec une touche personnelle, bien d’aujourd’hui. Une voix grave, bien timbrée, un véritable accent anglais, de la puissance, de la décontraction, et du charme, soutenus par un jeu de guitare limpide, voilà quelques unes de ses qualités. Les musiques sont du leader et les paroles sont le fruit de plusieurs auteurs.
Les accords à l’archet du violoncelle sont un petit bijou, par exemple sur « Fall » ou « The Sea II », ainsi que ses contrepoints au chant. L’accompagnement des trois musiciens, et ce n’est pas seulement un accompagnement, sont admirables de justesse et d’à propos. Tout en subtilité et élégance.
Un sacré bon début. A suivre.

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CÉLESTIN – DEUXIÈME ACTE – Believe / Inouïe (SB003) –13 titres
Sébastien Rambaud, chanteur, multi-instrumentiste essentiellement batteur, se partage entre deux groupes : Le duo Fills Monkey, et Célestin qui sort son second album intitulé  « Deuxième Acte ».
Le chanteur possède une voix au charme viril très agréable et une diction parfaite, restant dans une faible tessiture médium qui crée une sorte d’envoûtement. Un grand sens du rythme bien calé sur le temps, parfois assez disco. Il s’est entouré de quelques invités qui apportent leur palette ouvrant ainsi l’horizon musical. Il est l’auteur de la musique et des paroles. A noter la qualité des arrangements et de l’enregistrement.
Les thèmes abordés sont ceux de l’époque avec assez de grâce et d’ironie. L’écologie : « S’unir et tout faire, pour tirer d’enfer / Notre mère, la terre » ; la métaphysique : L’homme… « crée le dieux mais il oublie qui a créé qui. » ; la tendresse : « Tu peux faire tomber les murs avec une caresse, / Tu peux changer le monde avec un sourire » ; et bien d’autres rhèmes dont le féminisme avec « Clitoris ». On termine avec un petit bijou d’invention « M’aimes-tu ? » basé sur une descente chromatique à la Schubert et une scansion à la Henry Purcell.
Le livret donne les paroles et tous les renseignements utiles.
Célestin fait évoluer la chanson française vers des lendemains qui chantent.
RADIO KAIZMAN – BLACK PARTY – (RK BP – Inouïe Distribution) – 6 titres
Avec cette Block Party en route pour les délires d’une fanfare, comme celles de la Nouvelle Orléans, avec une différence, l’adjonction des voix, façon rap, hip hop, bien dans les pratiques d’aujourd’hui. Et ceci en français ; d’ailleurs le livret nous offre les paroles. Plaisir supplémentaire de pouvoir ainsi mieux les comprendre, d’autant qu’elles sont très militantes. Exemple : « Fallait parfois crier au secours à l’aide / Fallait tomber sur ceux qui tendent la main / Pas ceux qui gardent le bras tendu en l’air… »
Enfin du rap joyeux avec de la vraie musique, c’est à dire jouée par des instrumentistes : trompette, trombone, tuba, batterie-percussion, qui assurent la base, plus une chanteuse flûtiste et un rappeur brillant.
Y’a d’la joie, de la pensée, de la musique. Radio Kaizman renouvelle le rap en plongeant dans la revigorante gaité New-Orleans. Regarder aussi leurs clips, ça vaut tous les fortifiants.
LAURA ANGLADE & SAM KIRMAYEUR – VENEZ DONC CHEZ MOI – Justin Time Records
(JUST 265-2)- 11 titres.

La grande chanson française est une source intarissable de standards de jazz ;  qu’on se souvienne des « Feuilles mortes » devenues « Autumn Leaves » probablement le standard de jazz le plus joué au monde. Laura Anglade s’y colle avec 11 chansons des plus célèbres, et des meilleures : Trénet, Aznavour, Michel Legrand, Misraki, Rezvani, Michel Delpech…
Laura Anglade, chanteuse et guitariste a vécu entre la France (où elle est née), le Connecticut et le Québec. Elle est entrée en jazz et en chanson à l’écoute des grandes divas du jazz. Sam Kirmayeur est un guitariste canadien déjà bien implanté sur la scène canadienne, et auteur de plusieurs CD. Il possède un jeu clair, minimaliste, dans la tradition de Wes Montgomery, très à l’écoute de la chanteuse et des mélodies.
Laura Anglade est une bonne chanteuse de jazz avec une voix au charme acidulé. Elle a de la puissance et tient la note; elle a du swing, sait scatter, et surtout elle «vit » les mélodies de l’intérieur,  improvisant très peu.
« La chanson de Maxence », qui est un petit chef d’œuvre, ciselé avec émotion par Laura Anglade, révèle toutes les qualités du duo.
« Venez chez elle » vous y serez bien, et nen voudrez plus partir.

Serge Baudot

 




Six-Fours – La Collégiale
Brigitte FOSSEY & Jean-Christophe SPINOSI
ont vécu en osmose les sept paroles du Christ en croix

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En vérité, je vous le dis : La Collégiale de Six-Fours était un lieu magique pour cette œuvre de Joseph Haydn que nous proposait ce quatuor Matheus mené par Jean-Christophe Spinosi. Quant à la récitante, la belle et blonde Brigitte Fossey était la récitante idéale pour donner la charge à la fois spirituelle et émotionnelle de ces sept dernières paroles du Christ en croix.
Créée en 1787 à Cadix par Joseph Haydn, cette œuvre n’a depuis cessé de tracer la route de tous les croyants mais aussi de tous  les amateurs de musique, tant celle-ci est profonde et les paroles bouleversantes.
Rarement, dans cette collégiale, le silence du public, la concentration des artistes ne furent plus palpables.
Magnifique quatuor mené par un Jean-Christophe Spinosi attentif au maximum.
Quant à Brigitte Fossey, que dire sinon qu’elle était totalement habitée par ce texte, telle une madone, déchirante lorsque le Christ crie « Père, pourquoi m’as-tu abandonné », émouvante lorsque quelqu’un dans la foule dit à sa mère « Femme, voici ton fils », presque apaisée lorsque le Christ lance: « Père, pardonne-leur ».
Brigitte Fossey y met une tension, une charge émotionnelle magnifiques, à vous donner la chair de poule. Sa voix, reconnaissable entre toutes, module les instants changeants du Christ qui passe par toute une palette de sentiments que cette merveilleuse comédienne a su traduire.
Inutile de dire qu’après un long moment de silence… religieux, le public s’est levé comme un seul homme pour applaudir les artistes émus et heureux de cette magistrale interprétation qu’ils nous ont offerte.

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Stéphanie Guillaume, adjointe à la santé, Jean-Sébastien Vialatte, maire de Six-Fours, Brigitte Fossey, Gérald Lerda, directeur du cabinet du maire, Fabiola Casagrande, adjointe à la Culture

Avant le concert, Brigitte a visité le lieu avec intérêt et admiration. Elle a lu tous ce qui y était affiché et m’a avoué : « J’ai connu nombre de lieux où j’ai donné des récital mais rares sont ceux qui, comme celui-ci, sont porteurs d’émotion, où l’on se sent apaisé et où l’on joue dans une immense sérénité. Six-Fours possède l’un des plus beaux lieux de France où on aime jouer mais aussi se ressource. On s’y sent appaisér ».

Pour une fois, je ne parlerai pas de l’ami Spinosi qui sait toute l’admiration et l’affection que je lui porte, pour en revenir à cette sublime comédienne qu’est Brigitte Fossey. Nous nous sommes connus dans les années 70 au Festival du Jeune Cinéma d’Hyères dont j’étais l’attaché de presse et nous nous sommes très vite reconnus en tant que « Gémeaux-Jumeaux » Durant des années, nous avons aussi fait la fête avec Jean-Claude Brialy, au festival de Ramatuelle, nous retrouvant dans les loges, sur les fameux coussins rouges ornés de la colombe de Picasso, sur la plage des… Jumeaux au cours de repas toujours brillants présidés par l’ami Brialy. Et bien sûr, on eut la joie de la voir jouer plusieurs fois sur cette scène mythique. Entre autre avec sa fille.
« J’aimais beaucoup Jean-Claude – me dit-elle – et sais-tu que le livre que tu lui a consacré et dans lequel je suis, trône sur ma cheminée ! »
Ca fait toujours plaisir à entendre !
De Pinoteau à LeLouch, de Deville à Tachella, de Truffaut à Tornatore, d’Enrico à Gene Kelly (mais oui) ! elle servit de son talent tous les grands réalisateurs… Et ça continue. Elle vient de tourner « Le chemin du bonheur » de Nicolas Steil. Ne parlons pas de sa carrière télévisée comme « Crimes et châtiments » ou encore « Le Château des oliviers » de Louis Velle et Frédérique Hébrard. Elle retrouva d’ailleurs leur fils François à Marseille pour le tournage en 2014 de « Jusqu’au dernier »… où j’étais bien sûr. C’est aussi au Revest qu’elle a tourné « Le jeune marié » de Bernard Stora en 83… où j’étais encore !
La revoir donc à la Collégiale avec son mari fut un joli moment de retrouvailles.
Quant à Jean-Christophe, il était heureux comme un enfant de rencontrer enfin cette comédienne qu’il adore.

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« Je la rencontre enfin car il y a longtemps, je te l’ai dit, que je voulais travailler avec elle sans que jamais un projet ne se réalise. C’est donc fait et j’espère que ce n’est que le début d’une collaboration. Qu’en pensez-vous, Brigitte ?
– Peut-être peut-on se tutoyer, non ? lui dit-elle en riant !
Tu sais, Jacques, il y a des années que je suis le travail de Jean-Christophe car je l’admire beaucoup. J’admire sa façon d’approcher la musique car il a cette passion en lui qui m’émeut et qui rend belle toute musique qu’il aborde. Et lorsqu’il a « osé » me proposer ce spectacle, je n’ai pas hésité une seconde. J’aurais dit oui à tout mais en plus, celui-ci est d’une telle force qu’on ne peut pas refuser.
Et ce choix de ce spectacle ou presque toujours le récitant était un homme ?
Je te signale que je l’ai déjà interprété. Le récitant peut être une récitante qui évoque les paroles de Jésus. Elle raconte et rapporte ce qu’il a dit. Donc peu importe que le récitant soit homme ou femme,
– Alors, on va rejouer ensemble – propose Jean-Christophe – avec un air d’enfant qui attend la permission de jouer !
– Avec plaisir !
– Tu sais, je pense à quelque chose de plus léger, peut-être même humoristique…
– Ah, ça, j’aimerais beaucoup ! »

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Cela se passe dehors, à la fraîcheur de la nuit, entre un jus de fruit et un morceau de pastèque, la fille de Jean-Christophe étant venue nous rejoindre car, comme son père, elle étudié le violon avant de choisir le chant et, nous précise Jean-Christophe, elle va devenir une grande star !
Nos deux héros de la soirée n’ont pas beaucoup de temps à profiter de ce fameux cocktail à base de fruits, tant ils sont accaparés par le public qui leur renouvelle félicitations et remerciements… tout en faisant un petit selfie !
Ambiance chaleureuse qui va encore s’éterniser avant que chacun aille regagner les navettes pour le retour à la ville et se souvenir que, ce soir-là, nous avons côtoyé les cieux.

Jacques Brachet




Alain CHAMFORT, « rockmantic » musicien !

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50 ans…
Non, ce n’est pas son âge ni le mien puisqu’il et de 1949 et moi de 1946.
Mais ça fait 50 ans qu’on se côtoie et ça a commencé avec Claude François et les disques Flèche en 72.
Il était en tournée avec lui et moi je suivais la tournée en tant que journaliste. Et je travaillais avec Claude sur les chanteurs qu’il produisait. Dont Alain.
Durant toutes ces années, nous nous sommes souvent croisés et rencontrés, reprenant à chaque fois notre conversation où elle s’était arrêtée.
De Clo-Clo à Gainsbourg en passant par Véronique Sanson, Lio, Jacques Duvall, Boris Bergman, Dick Rivers, Jacques Dutronc, Michel Pelay, Etienne Roda-Gil, et bien d’autres, Alain a tracé une carrière originale avec des hauts et des bas, comme beaucoup d’artistes mais toujours là avec de belles mélodies aussi différentes que celles enregistrées chez Flèche (Dans les ruisseaux, signe de vie, signe d’amour, l’amour en France) ou que les chansons écrites avec Gainsbourg (Bambou, Manureva)
Plus musicien que chanteur au départ, il fut dans les chœurs de Séverine pour l’Eurovision, Séverine avec qui il chanta sur scène.
Après le Liberté à Toulon où il est venu chanter en piano-voix, le voici qui reviendra le jeudi 21 juillet à Sanary, sous les étoiles, toujours en piano-voix.
Retrouvailles avec Alain.

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« Comment sera composé ton récital, Alain ?
Je suis en train d’y mettre les dernières touches. Ce sera un mélange de mes anciennes et de mes nouvelles chansons, afin que le public toutes générations puisse y prendre plaisir. Des chansons connues, d’autres moins connues mais je pense que tout le monde s’y retrouvera.
Ton dernier album est tout différent puisque fait avec un orchestre symphonique !
Oui, ça s’est passé durant le Covid. La directrice de l’Opéra de Montpellier m’a proposé de faire un concert avec son orchestre symphonique. Ça a été un long travail de préparation, un travail excitant. Et le concert a été déprogrammé car il devait se jouer le premier jour du second confinement !
Il s’est donc quand même fait sans public. Il y a eu une captation dont on a sorti un DVD puis un double album « live » intitulé « Symphonique Dandy ». Ce concert devait être suivi d’une tournée, tout a été annulé mais nous sommes en train de la remonter pour 2023.
Comment ça va se passer ?
Je jouerai avec à chaque fois l’orchestre symphonique des villes où je passerai, avec un chef d’orchestre qui sera le même sur chaque date. Il n’y aura pas de section rythmique mais des arrangements classiques qui seront en cohérence avec les mélodies.

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Tu es compositeur et un magnifique mélodiste, tu as travaillé avec beaucoup d’auteurs de talent et, à part pour Claude, tu as écrit pour nombres de femmes : Lio, Jane Birkin, Viktor Lazlo, Dani, Vanessa Paradis, Line Renaud… Pourquoi pas les hommes ?
Parce que personne d’autre ne m’a demandé de chansons ! Tu sais, je ne vais pas proposer mes chansons, ce sont les chanteuses qui viennent m’en demander. Je compose à la demande. Alors si on ne vient pas vers moi, je ne compose pas ! J’ai travaillé avec le groupe Toxic Advanger qui est un groupe électro. Mais pour l’instant je n’ai pas de demandes !
Surprise : tu as enregistré « La décadanse » de Gainsbourg. Inattendu, non ?
(Il rit) oui, nous avons fait ça au départ pour la télé avec Héléna Nogueira. Puis l’idée m’est venue de l’enregistrer. A ce moment-là Héléna n’était pas libre et je l’ai fait avec une jeune chanteuse Mylène Champenoy.
Tu l’as fait de façon originale, d’abord très suggestive et tu as inversé les rôles : ce que chante Gainsbourg c’est Mylene qui le chante et vice-versa !
Oui, j’ai trouvé ça à la fois drôle et intéressant puisqu’aujourd’hui, avec l’évolution de la femme, elle prend de plus en plus le pouvoir il y a plus d’équité et j’ai voulu participer à cet équilibre.
Tu es apparu dans « The voice » en tant que coach avec Jenifer… C’était nouveau pour toi !
Remettons les choses en place : c’est Jenifer qui était le coach et la production a voulu pimenter l’émission en faisant assister les coaches par des invités. J’ai fait partie de ceux-là. Mais ce n’était pas pour coacher. C’était juste une présence, une idée de la prod, qui a été sans lendemain.
Tout petit, tu as été attiré par la musique…
Oui, j’ai appris le piano dès 4 ans et je devais à 12 ans entrer au Conservatoire. Mais alors, j’ai été attiré par d’autres musiques. Nous étions en 62/63, plein de groupes naissaient tout comme d’autres musiques venues d’Amérique. J’ai été attiré par ce milieu où je me sentais plus à l’aise que dans le milieu plus guindé de la musique classique. C’était une autre forme de musique qui m’a beaucoup excité.

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Et pourtant tu reviens aujourd’hui à la musique symphonique !
Oui, j’ai évolué, tout a évolué et comme je compose des musiques plutôt « classiques » beaucoup se prêtent à cet habillage. Grâce à des harmonies plus riches, elles prennent une autre forme et sont mises en valeur.
Pour en revenir à Claude François, c’est lui qui t’a fait chanter…
Pas vraiment. J’avais fait des essais en 68 grâce à Dick Rivers qui avait produit deux ou trois 45 tours de moi dont on n’a jamais entendu parler. Du coup j’ai renoncé et décidé d’écrire pour les autres. C’est la parolière Vline Buggy qui m’a fait rencontrer Claude et Claude entendant ma voix, a décidé de me produire en tant que chanteur. Et l’ai intégré la maison.
En fait, tu n’as pas beaucoup écrit opur Claude.
Non, j’ai dû lui faire deux ou trois chansons dont une qui a une histoire.
Paul Anka, qui avait fait la version américaine de « Comme d’habitude », (« My way »), passe un jour par Paris et vient faire un tour chez Flèche pour trouver des chansons. Il tombe sur une de mes musiques qui lui plait et en fait « Do I love you ». Claude est content mais aussi vexé car il avait refusé la mélodie… qu’il s’est empressé de faire sous le titre « Plus rien qu’une adresse en commun » !
Ça c’est du Claude pur jus ! Que te reste-t-il ce ces années Flèche ?
Des souvenirs très mêlés. C’est un moment de ma vie très hystérique ! Nous enchaînions les galas et les trajets de 500 bornes, il y avait toujours un musicien à remplacer, un costume à changer, enregistrer un disque tous les six mois, nous vivions dans un tourbillon de folie mais c’était malgré tout une époque chouette, excitante. Tu le sais, avec Claude ce n’était pas toujours facile, il pouvait être très désagréable, très jaloux. Mais j’étais à bonne école au niveau exigence.

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C’était plus calme avec Gainsbourg ?
C’était, disons, une autre façon de vivre. Ce qui a été formidable avec lui c’est d’enregistrer en Amérique avec les plus grands musiciens. C’était plein d’énergie, plus affirmé, ça me sortait de la musique de variétés pure et je trouvais des musiciens qui rejoignaient vraiment la musique que je voulais faire. C’était d’une efficacité redoutable. Très rock’n’roll !
D’ailleurs, le premier album que nous avons fait s’intitulait « Rock’rose ». Il n’a hélas pas marché et après ça, Serge s’est fait tirer l’oreille pour retravaille avec moi. Il s’est contenté de m’écrire des textes… Et c’est alors qu’est arrivé le succès de « Manureva ». Du coup on a retravaillé ensemble.
Aujourd’hui, où en es-tu de tes projets ?
On reprend pied après le Covid… enfin, on l’espère. Il y aura donc cette tournée symphonique et là, je suis en train d’enregistrer un nouveau disque avec Jacques Duvall, avec qui je travaille depuis 25 ans et Pierre-Dominique Burgaud.
Avec qui tu avais fait « La vie Saint-Laurent ?
Oui, c’était son idée. C’est un ami qui a un parcours original : il était directeur artistique dans la pub jusqu’au jour où il a tout laissé tomber pour écrire des chansons. Ca a entre autre donné la comédie musicale « Soldat Rose » !
Un jour il me montre quelques textes que lui ont inspirée la vie de St Laurent. Au départ, ce n’était pas un projet forcément évident et « rentable ». Mais en deux ou trois chansons qu’il m’a faites lire, j’ai trouvé qu’il avait réussi à raconter sa vie de manière très poétique avec une possibilité de mettre ces textes en chansons.
Connaissais-tu Yves St Laurent ?

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Pas du tout, je ne l’ai jamais rencontré, je savais bien sûr qui il était mais ça ne me passionnait pas plus que ça. J’ai donc lu des biographies et je me suis rendu compte de ce vrai destin exceptionnel. C’était un personnage emblématique du dernier siècle, de l’après-guerre, qui avait vécu à la même époque que moi, en parallèle, dans des sphères différentes et qu’on aurait pu se croiser. Mais ça ne s’est pas fait.
Je me suis alors rendu compte que son histoire était presque du domaine du roman, son enfance, sa trajectoire, son destin tragique malgré les apparences… Un vrai personnage de roman. Nous l’avons alors traité de la manière qui nous semblait la plus proche de l’idée qu’on s’en faisait ».

Revoilà donc Alain dans « le circuit après covid » comme beaucoup d’artistes, en espérant que « ce mal qui répand la terreur » ne viendra pas, une fois de plus, tout chambouler.
Et que nous nous retrouverons à Sanary pour fêter nos 50 ans d’amitié !

Propos recueillis par Jacques Brachet
Photos Christian Servandier

 




Six-Fours
Philippe JAROUSSKY… Un ange est entré dans la Collégiale

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Jamais l’on n’avait vu les spectateurs de la Collégiale dans une telle liesse. Des cris, des applaudissements à n’en plus finir, une standing ovation qui n’en finit pas…
Le récital de Philippe Jaroussky a fait se lever comme un seul homme, un public totalement sous le charme et obnubilé par la voix de celui que l’on considère comme le meilleur contre-ténor du monde.
Et il fut pour nous, toute une soirée, grâce à Jean-Christophe Spinosi qui préside et anime ces superbes nuits de la Collégiale.
Avec l’ensemble Matheus, il ont interprété « Orlando et Olimpiade » de Vivaldi et « Serse » d’Haendel. Ce fut magique, incroyable, le magnifique orchestre de Spinosi offrant un écrin superbe à ce chanteur hors norme qui a su conquérir les amateurs de musique classique du monde entier.

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Et quelle joie et quel privilège qu’il m’accorde une interview en toute simplicité car il est loquace, nature, sympa, souriant sous ce regard bleu et ce visage qu’il a gardé de l’adolescence.
Il s’installe face à la mer pour profiter du panorama que nous offre la collégiale !
Philippe, l’on vous considère comme la plus belle voix du monde…
Malheureusement…
Vous pouvez répéter ?
Oui ça semble bizarre mais j’ai le syndrome du chanteur qui n’aime pas sa voix et qui rêvait d’avoir une voix de ténor ! Lorsque j’entends chanter les grands ténors, je me dis que jamais je ne pourrai interpréter ces musiques… Mais rassurez-vous, je le vis bien !
Encore heureux ! D’autant que vous pensiez devenir violoniste ou pianiste !
C’est vrai, j’ai découvert et débuté le violon à 11 ans, alors que je ne suis pas d’une famille particulièrement mélomane. Et puis, j’ai découvert le sopraniste Fabrice di Falco. J’ai trouvé que sa voix avait une ressemblance avec l’aigu du violon. J’avais 18 ans et j’ai eu envie de suivre cette voie… et cette voix !
Je suppose que vous l’aviez déjà, cette voix ?
Même si ça paraît présomptueux, je pense qu’on ne devient pas contre-ténor, on l’est. Après ça, il faut beaucoup de travail, il y a un mix physiologique à trouver. On me disait que j’étais un bon musicien mais pas un bon technicien, on m’a parlé de respiration, d’interprétation des textes… Ça m’a beaucoup plu et je me suis mis au travail. Il a fallu pour cela que je me décomplexe.
Pourquoi ? Vous étiez complexé ?
Oui car je trouve que chanter est très impudique, il faut chanter en regardant le public, pas comme avec un instrument derrière lequel on peut se cacher. Tout est intérieur. Il m’a fallu du temps pour trouver une certaine fraîcheur. C’est ce qui est important. La voix ne doit pas être seulement un cache misère.

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Vous arrivez dans un monde où les contre-ténors sont un peu passés de mode…
Lorsque je suis arrivé, cela commençait à s’inverser. On commençait à retrouver ces voix qui furent longtemps à la mode avec les castrats, ces voix qui interpellaient parce que pas communes. Il y a aujourd’hui une évolution et je suis content que des chanteurs comme moi, comme Gérard Lesne ou comme Andreas Scholl qui fut mon professeur, soient connus et reconnus. Nous faisons partie de la nouvelle génération, nous avons ouvert une voix plus sportive, plus… pyrotechnique ! Certains opéras sont aujourd’hui à nouveau joués.
De plus, chaque voix de contre-ténor est différente. Il n’y en a pas une seule pareille.
Qu’est-ce qui a fait de la vôtre quelque chose d’unique ?
Un timbre très clair, plus de charme et de la juvénilité dans le timbre je pense.
Vous avez créé l’Académie musicale qui porte votre nom…
Oui, cela fait cinq ans et, avec des professeurs nous enseignons le violon, le violoncelle, le piano à de jeunes enfants de 7 à 12ans (Jeunes apprentis) et de 18 à 30 ans (jeunes talents), non pas pour faire de tous de grands musiciens mais pour leur ouvrir des horizons, leur donner l’envie d’aller plus loin que les cours qu’on leur donne à l’école, même si ça a un peu évolué.  On leur offre des moyens d’accéder à la musique, à la culture, de les accompagner dans leur insertion sociale ou professionnelle. On  les garde trois ans. Nous leur donnons le plaisir de découvrir la musique mais aussi de se découvrir eux-mêmes. Et même s’ils n’en font pas leur métier, ça leur donne une chance, ça leur ouvre des portes. C’est une grande fierté pour moi.
Mais vous n’enseignez pas le chant ?
Non car, juste à côté de nous, il y a une grande école de chant, de comédie musicale.
Par contre, je donne des master class à cinq chanteurs par an, que je suis de près.
Hélas, le Covid a bouleversé beaucoup de choses et a fait de grands dégâts ».

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Nous avons cette conversation sur la terrasse de la collégiale, entre deux poses, et l’ami Spinosi vient nous interrompre : « C’est bien joli de parler mais le travail nous attend… Et je lui ai tout raconté sur toi. Je lui ai dit tout le mal que je pense de toi ! »
Atmosphère bon enfant. Avant de repartir répéter, il me dit sa joie de retrouver Jean-Christophe :
« Dès notre première rencontre, il y a eu un coup de foudre entre nous et dans la foulée nous avons enregistré quatre opéras ! Nous avons beaucoup travaillé ensemble, enregistré de disques et fait nombre de concerts. Sans jamais nous quitter vraiment, il s’est passé dix ans sans que nous travaillions ensemble. Et nous retrouver aujourd’hui dans ce lieu enchanteur est chargé de joie et d’émotion.
De curiosité aussi car en dix ans nous avons évolué chacun de notre côté et cela fait un drôle d’effet de retrouver des œuvres que nous avons déjà jouées ensemble mais que ce soir nous jouerons certainement différemment ».

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Bon, cette fois il faut s’arrêter. Juste le temps de faire quelques photos… sans Jean-Christophe qui est déjà dans la nef… Et qui attend Philippe !
Une petite histoire très jolie : celle de son nom.
En effet, fuyant la révolution russe, son arrière-grand-père arrive en France, à la frontière sans savoir parler français. Et bien sûr, la première chose qu’on lui demande c’est « Comment vous appelez-vous ? ». Il ne comprend pas et croit qu’on lui demande d’où il vient et il répond : « ya-russky »
Et c’est ainsi qu’on l’inscrit et qu’il devient Jaroussky !

Propos recueillis par Jacques Brachet

 



Six-Fours – La Collégiale St Pierre
Jean-Christophe SPINOSI… Le retour, 9ème !

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Pour la neuvième année, l’immense musicien, violoniste et chef d’orchestre de l’Ensemble Matheus, investit la Collégiale St Pierre, pour le bonheur des mélomanes, d’autant qu’il vient avec des artistes prestigieux : Philippe Jaroussky, Brigitte Fossey, Andréas Scholl…
Quatre soirées rythmées par les musiques de Vivaldi, Haendel, Mozart, Haydn, Pergolese, qui ont fait collégiale comble pour apprécier le nec plus ultra de la musique sacrée.
Aujourd’hui Jean-Christophe Spinosi est devenu, comme les frères Capuçon, l’ami incontournable de la ville de Six-Fours. Et comme tous ces musiciens dits « classiques », ils ont une simplicité et une humilité dont toutes ces pseudo-stars nouvelle génération pourraient prendre exemple.
Jean-Philippe, que l’on retrouve avec plaisir au bord de l’eau et qui, malgré quelques problèmes, car sa femme s’est cassé le poignet alors qu’elle devait être dans l’orchestre, vient nous parler du programme qu’il nous a concocté… avant de consommer une magnifique daurade !

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« En voici un que l’on n’attendait pas à la Collégiale, lui qui joue dans le monde entier dans des salles immenses : Philippe Jaroussky
Philippe, je l’ai auditionné alors qu’il débutait. Il avait 19 ans. J’ai tout de suite été admiratif de cette voix unique au monde et ça a très vite collé entre nous. Nous avons presque le même âge, nous avons presque débuté ensemble et des liens indissociables se sont créés entre nous. Nous avons en fait grandi ensemble, c’est un compagnon de jeunesse, nous avons très vite fait de nombreux concerts, de nombreux disques. Mais là, ça faisait à peu près dix ans que nous n’avions rien fait ensemble. Ce concert, composé de « Serse » de Haendel et « Orlando et Olimpiade » de Vivaldi est une avant-première et nous allons faire une tournée.
Jouer avec le plus grand contre-ténor du monde, qui plus est un ami, est un grand honneur et un grand bonheur.
Sa voix est unique mais avec une telle voix, y a-t-il, en dehors du baroque, un répertoire assez large ?
Pas « assez » mais « très » large car c’est une voix qu’il module et il peut chanter de nombreuses choses auxquelles on ne pense pas à priori. Ce n’est pas qu’une voix baroque mais une voix contemporaine. La preuve en est des chanteurs comme Jimmy Sommerville, les Beach Boys, et même M. Ce sont des voix de falcetto, en français « de fausset » , des voix qui font résonner les notes dans la tête et non dans la poitrine et qui peuvent monter très haut dans l’aigu.

Et puis il y a au programme « La messe en ut de Mozart »
C’est une œuvre colossale où l’on découvre tout l’art et le génie de Mozart. C’est une musique qui sonne comme un opéra et Milos Forman, dans son film « Amadeus » en a fait un chef d’œuvre. Bien qu’inachevée, cette messe est le ciel de la musique, c’est fort en émotion. Je ne l’avais encore jamais jouée.

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Et voici encore une artiste inattendue : Brigitte Fossey !
Bigitte Fossey, je connaissais la grande comédienne qui, depuis « Jeux interdits » où elle était une enfant, est devenue la grande artiste que l’on sait. Nous avions failli travailler ensemble  sur « La flûte enchantée » de Mozart mais cela ne s’est pas fait et je ne l’ai pas rencontrée.
Et puis, j’ai appris, en lisant une interview d’elle, qu’elle avait voulu mettre en scène un opéra de Rameau. Cela ne s’était pas fait non plus mais elle disait que, si ç’avait été le cas, c’était avec moi qu’elle aurait voulu le faire !
Lorsqu’on a envisagé de mettre au programme « Les sept dernières paroles de Christ en croix » sur la musique de Joseph Haydn, j’ai pensé à elle. Je l’avais déjà monté avec Michaël Lonsdale, Daniel Mesguish et un certain Mathieu Spinosi comme récitant. Et je me suis dit pourquoi pas une femme ?
Et revoici un contre-ténor : Andréas Scholl
Oui, j’ai fait appel à lui car fut le professeur de Philippe Jaroussky. Andréas Scholl, est une légende, qui fait avec sa voix de falsetto, des choses incroyables, que l’on a du mal à imaginer. Il a interprété avec maestria Bach, Scarlatti, Purcell, Gluck, Haendel et pour cette soirée ce sera Vivaldi et Pergolèse
Voilà comment j’ai construit cette saison.
Côté disques, as-tu des projets ?
J’ai deux projets mais il est difficile d’en parler car ceux-ci peuvent se modifier mais un disque est prévu pour 2023 et je pense qu’il sera au programme de la Collégiale l’année prochaine.
J’ai un autre projet, celui d’un coffret opéra qui, lui, devrait sortir en 2024.
Mais on en reparlera !

Propos recueillis par Jacques Brachet

Programme
16 juillet : Messe en ut de Mozart par l’ensemble Matheus dirigé par Jean-Christophe Spinosi
18 juillet : « Le sept dernières paroles du Christ en Croix », musique de Haydn, par l’ensemble Matheus. Récitante : Brigitte Fossey
20 juillet : « Stabet Mater » de Pergolèse – « Cantate Cessate Omai Cessate » de Vivaldi par l’ensemble Matheus et Andréas Scholl, contre-ténor