Archives pour la catégorie Musique

JAZZ à TOULON – 29ème édition

15 GROUPES PRESTIGIEUX – 12 PLACES AU CŒUR DE LA VILLE – 9 SOIRÉES DE FESTIVAL 
ACCÈS GRATUIT

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Carlos Maza Familia

Pour cette 29ème édition, « Jazz à Toulon » vous invite à venir vibrer au son de 15 concerts exceptionnels qui retentiront partout dans la ville, de la célèbre rade toulonnaise jusqu’au Mont Faron. Festival gratuit, pour tous les publics, Jazz à Toulon met à l’honneur une programmation éclectique et prestigieuse, associant talents internationaux et régionaux. Un rendez-vous musical estival incontournable, près de 10 jours de pur délice jazz à ne pas manquer.
Parce que Toulon a rendez-vous avec le jazz
Du 20 au 29 juillet, venez assister à des concerts inoubliables dès 17h30 en plein coeur de Toulon. Ce festival itinérant s’invite sur les places toulonnaises et dans les quartiers chaque jour pendant plus d’une semaine, une volonté d’aller à la rencontre de son public.
9 soirées jazz, 2 horaires à retenir : 17h30 et 21h30.
Un jazz sans frontières au pays des cigales
Métissé, populaire, éclectique, le Festival Jazz à Toulon vous propose de vous imprégner des multiples couleurs du Jazz. Parmi la programmation de cette année, 4 concerts remarquables et immanquables :
Si les crooners vous font rêver, rendez-vous avec le plus français des chanteurs britanniques, Hugh Coltman, qui ouvre le voyage musical, le vendredi 20 juillet sur la place de la Liberté avec son dernier album « Who’s Happy ? ». Pour les amateurs de blues, Lucky Peterson venu des États-Unis et son touchant « Tribute to Jimmy Smith ». À ne pas manquer également, dotée de techniques vocales subtiles, la coréenne Youn Sun Nah en présentation de son album « She Moves On ». Et pour terminer en beauté cette édition, l’un des plus célèbres bassistes du monde : Stanley Clark, à retrouver sur les plages du Mourillon le 28 juillet.
Dans la cuvée artistique 2018 de Jazz à Toulon : le chilien Carlos Maza accompagné de la Familia Septeto, Trilok Gurtu Quartet un métissage entre le jazz et la musique indienne, Philippe Petrucciani et Nathalie Blanc rendent hommage à son frère Michel avec « Remember Petrucciani » et Michele Hendricks reprend le répertoire d’Ella Fitzgerald etc…

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Hugh Coltman – Michele Hendricks – Jean-Philippe Sempéré

Concert « coup de Cœur » 2018
Le coup de Cœur est aussi un coup de pouce. Il est attribué cette année au groupe Lo Triò. Réunissant trois jeunes musiciens du Sud de la France (Toulon et Toulouse), ils sont compositeurs-interprètes mais revisitent également les grands standards du Jazz ou de la Pop dans une formule intimiste et acoustique (place Mgr Deydier au Mourillon à 18h30 dimanche 29 juillet).
Déambulation jazz dans les rues de Toulon
Retrouvez les 20 et 25 juillet les parades du festival. Dès 10h30, en vous baladant dans les rues de Toulon où dans les quartiers de St-Jean du Var ou du Mourillon vous serez certainement happés par le rythme syncopé de « l’Incroyable Freaks Band » ou du « Stabbin Cabin Brass Band ».

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Trilok Gurtu – Stanley Clark

Programme

Vendredi 20 juillet : Hugh Coltman, place de la Liberté
Samedi 21 juillet : Lucky Peterson, place Martin-Bidouré
Lundi 23 juillet : Michele Hendricks Quintet, place Bouzigues
Mardi 24 juillet : Youn Sun Nah, place Victor-Hugo
Mercredi 25 juillet : Philippe Petrucciani – Nathalie Blanc, place St-Jean
Jeudi 26 juillet : Carlos Maza & famille Septeto, place de l’Equerre
Vendredi 27 juillet : Trilok Gurtu Quartet, place Louis-Blanc
Samedi 28 juillet : The Stanley Clarke Band, plages du Mourillon
www.jazzatoulon.com

Opéra de Toulon – NABUCCO

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Dimanche 3 juin 14h30 – Mardi 5 juin – vendredi 8 juin 20h
Opéra en quatre parties de Giuseppe Verdi (1813-1901)
Livret de Temistocle Solera d’après Anicet-Bourgeois et Francis Cornu
Création : Milan, Teatro alla Scala, 9 mars 1842
Mise en scène Jean-Christophe Mast – Chorégraphie Laurence Fanon
Avec : Raffaella Angeletti – Julie Robard-Gendre – Florina Ilie – Sergey Murzaev – Jesús León Evgeny Stavinsky – Nika Guliashvili – Frédéric Diquero
Orchestre de l’Opéra de Toulon – Chœurs de l’Opéra de Toulon et de l’Opéra de Nice
Direction musicale Jurjen Hempel – Production Opéra de Saint-Étienne

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JURJEN HEMPEL direction musicale
Jurjen Hempel a suivi des études de direction avec David Porcelijn et Kenneth Montgomery au Conservatoire d’Utrecht. Il a été l’assistant d’Edo de Waart, Hans Vonk et David Robertson, Seiji Ozawa, Bernard Haitink, Lorin Maazel, Valery Gergiev. Il a été finaliste et a remporté un prix du 1er Concours de chefs d’orchestre Sibelius en 1996 à Helsinki. Il fut ainsi invité par un grand nombre d’orchestres finlandais. En 1997, il fait des débuts remarqués avec Rotterdam Philharmonic Orchestra au Concertgebouw d’Amsterdam, puis avec l’Orchestre de la Résidence de la Haye. Sa réputation de spécialiste de musique contemporaine l’amène à travailler avec des ensembles tels que le London Sinfonietta, le Asko Ensemble, le Nieuw Ensemble, le Netherlands Wind Ensemble, l’Ensemble Contrechamps à Genève, le Schönberg Ensemble… Il dirige de nombreux opéras dont Salomé au Théâtre Mariinsky de Saint-Pétersbourg et au New Israeli Opera. En 2004, il a dirigé Shadowtime de Brian Ferneyhough à la Biennale de Munich, spectacle repris ensuite à Paris, Londres et New York. Jurjen Hempel a dirigé le Netherlands Radio Philharmonic Orchestra, le Helsinki Philharmonic Orchestra, le Finnish Radio Symphony Orchestra, l’Orchestre Philharmonique de Liège, le Bochum Sinfoniker et le Iceland Symphony Orchestra, le BBC Symphony, le BBC Scottish, l’English National Opéra… En 2005, il est nommé directeur musical de l’Ensemble Contrechamps. Il fait ses débuts au BBC Proms au Royal Albert Hall avec le BBC Symphony Orchestra. En 2006, il a dirigé Don Giovanni avec l’Opera Zuid Company.
À l’Opéra National de Bordeaux, il a dirigé L’École des Femmes de Rolf Liebermann ainsi que Die Zauberflöte. Il a dirigé l’Orchestre de Poitou-Charentes, l’opéra de Philip Glass, Akhnaten à Maastricht, La Damnation de Faust à Limoges. Récemment, il a dirigé le Shanghai Philharmonic, l’Ensemble Intercontemporain ansi que le Royal Concertgebouw Orchestra d’Amsterdam où il a eu un immense succès.
Jurjen Hempel est le directeur artistique et le directeur musical du Joensuu City Orchestra (Finlande) depuis 2013.
Depuis 2015, il a dirigé plusieurs concerts avec l’Orchestre Symphonique de l’Opéra de Toulon ainsi que L’Enlèvement au Sérail. En septembre 2018, il prendra ses fonctions en tant que directeur musical de l’Opéra de Toulon.

Guy BONNET, chantre de la Provence symphonique

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Guy Bonnet, c’est 50 ans de chansons, de musique.
C’est aussi 50 ans d’amitié puisque je l’ai connu tout jeune… je devrais dire « tout jeunes » car nous avons le même âge.
Dès notre première rencontre, j’ai aimé ce garçon qui a deux passions : la musique et son Midi, son « miejour » qu’il n’a jamais vraiment quitté.
Beau talent d’auteur, de compositeur, de chanteur, il a tout pour lui et il chante aussi bien en Français qu’en Provençal, langues qui sont les siennes et dont il ne peut se passer.
Il est l’auteur de magnifiques chansons. Souvenez-vous de « La source », écrite pour Isabelle Aubret qui l’a faite classer 3ème à l’Eurovision 68. Eurovision qu’il a représenté 3 fois puisqu’on le retrouve deux autres fois défendant lui-même ses chansons représentant la France : « Marie-Blanche » classée 4ème en 70 et « Vivre » qui le placera 8ème en 83. Chansons dont il fera l’adaptation en provençal et qu’il chante toujours.
Mais en dehors de ses chansons, il en a écrit pour plein d’artistes : Michèle Torr, Mireille Mathieu, Franck Fernandel, Massilia Sound System, Maria de Rossi, « ses pays » mais aussi Marie Laforêt, Eva, Cliff Richard, Magdane, Sylvie Vartan, Dani, Rika Zaraï, Caterina Valente,… et même des comédiens comme Jean-Claude Pascal, Daniel Gélin, Jean-Claude Brialy, Chacun de ses disques est un hymne à la Provence d' »Avignon- Avignoun » » aux « Lettres de mon moulin » en passant par « Le gardian », « Mireille et Vincent », « Mon Miejour », « La pastorale des enfants de Provence »…
Sa profession de foi, il la chante : « J’ai besoin de mon pays ».
Voilà qu’aujourd’hui il nous offre une œuvre à la fois magnifique et originale : un spectacle et un disque « franco-provençaux », une véritable symphonie provençale – la première et la seule du genre – composée de ses chansons, de ses musiques, accompagné par l’orchestre régional Avignon-Provence, dirigé par Eric Breton et sur lesquels il a invité de belles voix de chez nous : la chanteuse Elodie Minard, la comédienne Sylvia Santin, le pianiste André Mornet, le saxophoniste Laurent Bonnet et une magnifique chorale pour l’accompagner sur notre hymne provençal : « Coupo Santo » qui vous fait passer le frisson.
N’ayant pas vu le spectacle je peux vous dire que le disque est une merveille et qu’il est empli d’émotion, de belles chansons et d’orchestrations qui font de chacune d’elles un petit bijou.
On y retrouve, en français, en provençal, quelquefois dans les deux langues, « Avignon-Avignoun », « La source (La font), « Signé Vincent » hommage à Van Gogh, « Mireille et Vincent » (Mirèio e Vincèn) en hommage à Frédéric Mistral duquel il chante aussi « Coume èro ? » (Comment était-elle ?) « Vivre » (Viéure) « La coumplancho di pàuri pastre » (la complainte des pauvres bergers », « Lou gardian »…
Ce disque est digne d’une oeuvre classique, les mélodies si belles prenant une envolée lyrique qui touche au cœur, qu’on soit provençal ou qu’on ne le soit pas.
C’est un magnifique hymne à la Provence.
Et grâce à Guy on se rend compte de la beauté et de la richesse de « La lengo nostre », notre belle langue qui, grâce à lui, est plus vivante que jamais.
Évidemment, cela méritait que l’on en parle avec ce magnifique artiste.

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Comment ça va Guy ?
Toujours vivant… pour le moment !
Sinon heureux d’avoir créé ce spectacle à l’Opéra d’Avignon, d’être resté deux heures sur scène avec 40 musiciens superbes. C’est un énorme plaisir. Un plaisir au dessus de tout. Tout a fonctionné, tout a été parfait, je ne me suis pas rendu compte du temps qui est passé. C’est 50 ans de chansons, chacune représentant une étape, un moment de ma carrière.
Quelle est le genèse de ce projet ?
Eric Breton, qui dirige l’orchestre régional Avignon-Provence est mon ami de jeunesse, mon alter ego. C’est avec lui que j’ai fait mon premier concert à Fontvieille… il y a 50 ans ! Même lorsque j’étais à Paris, on ne s’est jamais perdu de vue. Lors de mon retour on avait créé un spectacle piano-voix, intitulé « En simples troubadours », chacun donnant à l’autre la place nécessaire pour s’exprimer. C’était un vrai duo.
C’est lui qui a eu l’idée de faire ce concert. Nous avions déjà fait ça en 2016 mais avec quelques musiciens et il voyait quelque chose de plus grand. Lorsqu’il en a parlé à son orchestre, tous ont aussitôt adhéré au projet, des artistes aux techniciens. Ca a vraiment été un projet à la fois musical et humain. Du coup, l’idée est aussi venue de faire ce disque.

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Comment a-t-il été conçu ?
J’ai travaillé à l’envers de ce qui se fait habituellement : l’orchestre a enregistré sans moi, j’ai laissé faire Eric et j’ai travaillé en fonction des arrangements qu’il avait réalisé. J’ai compris leur manière de faire, j’y suis rentré et du coup j’ai découvert une nouvelle manière de chanter.
Je peux dire que c’est une oeuvre à la fois symphonique et provençale.
Le choix des chansons ?
On les avait déjà choisies pour le duo, on était donc déjà immergé. Bien sûr, il y en avait d’autres qu’on aurait pu faire mais celles-là, on les maîtrisait tous les deux et je voulais qu’Eric s’exprime autant que moi.
Il y a un certain Laurent Bonnet qui participe en tant qu’invité…
(Rires) Et c’est mon fils qui est un immense musicien, qui est saxophoniste de jazz, bien meilleur musicien que moi, qui a fait 15 ans de conservatoire et est devenu un musicien international. Il joue dans les plus grands orchestres… il est époustouflant !
Quant à Nicolas, mon autre fils, il est dans le cinéma, directeur en post production. Il a travaillé sur des films comme « Dalida », « La famille Bélier »…
Les chats ne font pas des chiens !
Mon métier d’artiste les a inspirés mais chacun a son jardin.
Tu fais partie des rares artistes à toujours défendre la langue provençale…
Oui, nous devons être trois, quatre vétérans et la relève est très incertaine pour ne pas dire inexistante.
Les Corses, les Bretons, les Catalans se débrouillent mieux que nous !
J’ai fait une vingtaine d’albums qui font, je l’espère, partie du patrimoine. Qu’en restera-t-il ? Aujourd’hui, qu’est-ce que la musique provençale populaire ? Est-elle vivante ou n’est-elle déjà qu’un souvenir ? Je pense avoir évolué avec le temps mais la Provence est une région qui n’est pas prise au sérieux. Les gens pensent que nous passons notre temps à rigoler, que les cigales chantent toute l’année et que même Pagnol a écrit des « pagnolades » alors que c’est l’un de nos plus grand écrivains. Mais bon, moi je ne sais faire que ça et je continue contre vents et marées.
Toi qui a concouru trois fois à l’Eurovision, qu’en penses-tu aujourd’hui ?
Je pense d’abord que « Mercy » est une magnifique chanson qui aurait pu gagner. La mélodie est belle, le texte et le sujets forts. Mais elle a trouvé plus fort avec l’Israélienne qui a choisi le combat homme-femme, les agression, le viol… et l’originalité vestimentaire ! C’est aussi un sujet d’aujourd’hui mais en même temps, on ne récompense plus une chanson mais un problème de société.
L’Eurovision a commencé à changer lorsque le groupe Abba a gagné. D’abord presque tous les pays chantent en Anglais et puis tous les pays de l’Est sont venus s’ajouter au concours et font bloc puisqu’ils votent entre eux. Du coup, les pays comme la France, l’Espagne, l’Italie et quelques autres n’ont plus beaucoup de chances tant les autres sont plus nombreux. tout est formaté en Anglais et un jour la France chantera en Anglais. D’ailleurs avec Amir, qui chantait en Français et en anglais, on n’en était pas loin ! L’Eurovision devient du formatage, on enveloppe tout ça d’effets spéciaux, de chorégraphies, de costumes extravagants et la chanson se perd un peu dans tout ça.

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Alors autant chanter en Provençal ?
Et pourquoi pas ? Patrick Fiori a bien chanté en Corse et c’était bien. De toutes façons, on peut chanter en Corse, en Provençal, la majorité ne comprend pas le Français !
Mais ce qu’il faudrait surtout c’est qu’il n’y ait qu’un vote public. On voit comment les téléspectateurs votent par rapport aux jurés et du coup, le vote d’un jury et leurs quelques points, ne font plus le poids.
Revenons à toi. Vas-tu tourner avec ce spectacle ?
Je l’espère mais c’est difficile car on est nombreux sur scène mais je voudrais surtout que ce disque soit écouté partout; grâce aux réseaux sociaux ça peut se faire. Je crois que c’est le plus beau disque que j’aie pu faire et j’aimerais qu’avec lui le provençal retrouve ses lettres de noblesse.
Je vais d’ailleurs sortir un livre pour un peu raconter mon parcours et j’y incorporerai 50 chansons pour fêter ces 50 ans… déjà !

Propos recueillis par Jacques Brachet

 

 

Sanary bientôt sous les étoiles

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Comme chaque année Sanary préparait en secret sont traditionnel événement estival : « Sanary sous les étoiles ».
Concocté par Sanary Animations et ses deux têtes pensantes Serge Loigne et Noël le Brethon, aidé par la mairie et son responsable animations Robert Porcu, cette année encore la fête sera belle et Ferdinand Bernhard, maire de Sanary, entouré des organisateurs et de quelques-un de ses élus, était heureux d’être à leurs côtés pour présenter la saison.
Heureux aussi de nous dire, en préambule, la joie et la surprise qu’il a eue que sa ville reçoive le prix du plus beau marché de France.
« J’étais déjà surpris qu’il soit sélectionné, tant il y a en Provence et en France de beaux marchés et donc d’autant plus surpris et heureux que l’on remporte la victoire. C’est un résultat inespéré.
Et je remercie du fond du cœur, tous les Sanaryens qui se sont tant mobilisés pour arriver à ce résultat. je dois dire qu’on a tout fait pour et qu’on a vécu ce moment comme une campagne électorale, en dehors du fait que le vote a duré des mois et qu’on pouvait voter plusieurs fois !
Aujourd’hui nous recevons des messages enthousiastes du monde entier : l’Angleterre, le Canada, les Etats-Unis qui sont heureux de ce résultat.

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Noël le Brethon, Robert Porcu, Ferdinand Bernhard, Serge Loigne

Ceci dit, nous allons continuer à vivre avec les habitants et accueillir au mieux les vacanciers qui, sans nul doute, vont venir nous rendre visite.
Et pour cela, notre festival annuel va permettre, durant quelque 40 dates, d’offrir – puisque tous les spectacles sont offerts – un programme éclectique qui va du classique au jazz en passant par la variété, l’humour, la danse, les expositions, le marché de l’artisanat, les soirées du livre;;; Tout le monde y trouvera son compte ! Sans compter les feu d’artifice du 14 juillet et, le 23 juillet, de la libération de Sanary. »
Avant de laisser la parole à Serge Loigne qui présenta le programme, il devait ajouter que le budget de ce festival était de 140.000€ et souligner que le budget culturel de Sanary était le premier budget de la ville.

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Pascal Marsault, Lisa Magrini, Angie Wells

Serge donc, nous présenta ce superbe festival, dont l’affiche originale et humoristique est signée Romain, représentant un gros ananas à lunettes surfant sur la vague
Un festival donc qui se scinde en plusieurs volets, s’ouvrant sur un festival d’art sacré qui se déroulera du 2 au 6 juillet à l’Eglise St Nazaire et recevant de magnifique artistes tels Lisa Magrini, chanteuse classique, le jeune pianiste Benoît Dumont, l’organiste Pascal Marsault, le duo de clarinettes Eva Villegas et Brice Montagnoux. Sur le parvis, du 19 au 24 août nous aurons droit à « Sanary en musique » grâce au collectif Fractales qui invitera des artistes de divers horizons comme le trio de marimba SR9, le 20 août, le violoniste Gilles Apap les 21 et 22 août, les Voix Animées le 23 août
A partir du 7 juillet, artistes confirmés, chanteurs, musiciens, humoristes, compagnies ou associations régionales se relaieront sur l’immense scène, qui risque de changer de lieu cette année mais qui sera toujours équipée, du nec plus ultra du son et des lumières.
On ne peut citer tout le programme mais quelques dates comme Christelle Chollet le lundi 16 juillet et l’orchestre de Franck Castellano, invités de la tournée Var-Matin, les Petits chanteurs d’Asnières le 20 juillet, la chanteuse de jazz Angie Wells, accompagnée du trio de Raphaël Lemonnier, le 22 juillet.

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Un magnifique duo féminin : Julie Zenatti et Chimène Badi, qui nous offriront un concert intitulé « Méditerranéennes » titre éponyme de leur album en commun, nous faisant voyager en musique à travers les pays de Méditerranée. Notre ami Yves Pujol va sortir ses dossiers le mardi 7 août « pour de rire », Amandine Bourgeois, gagnante de l’émission « la nouvelle star » nous proposera son nouvel album dans un spectacle qu’elle a composé avec Mat Bastard, un spectacle blues-rock-jazz qui lui va bien, des tributes à Johnny Hallyday, Charles Aznavour, Téléphone, les Beatles complèteront ce programme.
N’oublions pas les fameux et incontournables « Disques d’Or », chers à notre ami Noël le Brethon, qui existe depuis des décennies, qui a vu naître Hélène Ségara et qui durant deux demi-finales, les 8 et 12 août et la finale le 15 août, verra défiler les voix de demain et récompenser les trois meilleurs talents;
Expositions, master class, spectacles de danse, marché nocturne, carré des artistes, complèteront ces manifestations tout azimut dont vous trouverez le programme complet sur le site www.sanarysurmer.com.
A vous de choisir !

Jacques Brachet

Bandol : Les Aoûtiennes… deuxième !

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L’an dernier, le stade Ferrari de Bandol avait vibré durant trois soirées, avec Véronique Sanson, Matt Pokora et The Avener.
C’était la première d’un festival intitulé les Aoûtiennes… nom tout trouvé pour un festival se déroulant en août !
Comme tout nouvel avènement de cette importance, il y a toujours un doute quant au succès de l’opération; mais avec un tel trio d’artistes, ce fut un total succès regroupant en trois soirées 15.000 spectateurs.
Ce festival, organisé par la municipalité et le journal Nice Matin, ne pouvait alors que présager une suite. Et cette suite aura donc lieu les 9, 10 et 11 août, même ville, même lieu avec encore une belle programmation.
Dalida Sarkissian, adjointe à la culture, ne pouvait qu’être heureuse de voir se renouveler une telle manifestation :

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Jean-François Roubaud – Dalida Sarkissian

« Nous voulions créer à Bandol une manifestation d’envergure qui s’inscrive dans le paysage de la ville, qui ait un goût de fête, d’été, de soleil. C’était un souhait, une volonté d’un rendez-vous vrai et festif.
Grâce à une grande et belle équipe, le succès a été total et nous espérons que ce festival s’enracinera dans la région et deviendra un rendez-vous annuel incontournable ».
L’équipe, c’est entre autres Jean-François Roubaud, président du conseil de surveillance de Nice-Matin qui a expliqué que ce journal régional, comme tous les autres, était en perte de vitesse et que, pour continuer à exister, à pouvoir payer de vrais journalistes et rester près de l’information, il fallait trouver des moyens parallèles, ce qu’est en train de faire de plus en plus la PQR, en organisant de grandes manifestations ou en reprenant des festivals. Etre créateurs d’événements.
« Dans notre région de soleil, nous avons les vignes, le vin mais aussi la musique et c’est avec excitation que nous avons créé, avec l’aide de la mairie mais aussi de Jean-Louis Andréani, notre programmateur qui a fait les beaux jours des Voix du Gaou à Six-Fours, ce festival dédié à la chanson francophone.
L’an dernier, nous avons eu quelques nuits un peu compliquées à cause d’un mistral qui a été omniprésent; cette année nous espérons qu’il ne se mêlera pas à la fête. Nous avons changé le sens de la scène afin d’avoir vue sur la mer et que le son puisse aller l’y retrouver, gênant moins les habitants alentour et ne gênant que les poissons ! Nous avons aussi décidé de ne pas mettre de chaises, les gens l’an dernier se plaignant de voir le devant de la scène envahi par les fans et de ne plus voir le spectacle.
Notre idée, notre envie, c’est d’organiser un événement festif qui puisse réunir les gens de Bandol, des villes environnantes et les vacanciers qui sont nombreux à cette époque de l’année.
Notre idée folle c’est tout simplement donner du plaisir ».

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Marina Kaye – MC Solaar

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Voodoo story – BB Brunes

Ainsi donc le programme de cette année sera de haute qualité avec :
Le jeudi 9 août : les BB Brunes qui fêteront leurs dix ans d’existence, la petite Marseillaise issue de l’émission « Incroyable talent », Marina Kay et un jeune groupe venu de six-Fours Voodoo Story qui vient de signer sur un label… chinois !
Le vendredi 10 août : Ce sera une soirée dance floor électro-accoustique…belge !
Elle réunira les groupes Lost Fréquence, 2ManyDJs et Head on Television.
Enfin le samedi 11 août, grand retour de MC Solar, tout auréolé de sa victoire de la Musique, chanteur poétique et rapant qui, avant la tournée des Zéniths cet hiver, se produira sur cette seule date exceptionnelle estivale. En première partie, The Weird Art, un grouper mené par le Toulonnais Bruno G, DJ inspiré par la musique électronique, la house, le hip-hop, le rap, le disco… On ne peut donc plus éclectique et dansant.
Trois soirées de folie… face à la mer !

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Jacques Brachet

 

 

MAURANE
Elle nous manque déjà

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Décidément, la chanson francophone ne va pas bien. Après Johnny, France Gall, Higelin, voici que Maurane nous quitte alors que, après deux années de galère avec ses cordes vocales, elle revenait sur le devant de la scène avec un hommage à Brel.
Aujourd’hui j’ai de la peine car, pour l’avoir rencontrée souvent, je me souviens de nos fous-rires car Maurane était tout sauf une rabat-joie. Elle aimait rire et son rire était sonore.
Je me souviens de folles soirées arrosées de champagne, dont elle n’était jamais sevrée, avec l’amie Catherine Lara ou encore avec Philippe Lafontaine, son alter ego belge.

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Première photo pour la promo – Marseille, fête de la musique

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St Tropez. Première rencontre, première rigolade

Ces soirées n’engendraient pas la mélancolie.
J’avais pris contact avec Maurane par téléphone. Elle n’était encore qu’une chanteuse débutante belge et, étant alors attaché de presse, sa maison de disques m’avait confié sa promo dans le Midi. N’ayant pu se déplacer, nous nous étions longuement téléphoné pour que j’aie le plus d’éléments possibles à donner à la presse.
Ce n’est que plus tard, alors que sa carrière française avait démarré qu’un jour mon amie Catherine Lara me la présenta. Nous étions à St Tropez et Catherine, que je suivais partout, m’invita pour une émission de télé présentée par Stéphane Collaro dans laquelle participait également Maurane.
Nous avons passé une soirée à rire autour de cocktails biens serrés et les contrepèteries et les jeux de mots de Catherine faisaient hurler Maurane de rire… Tout comme les gens autour. L’enregistrement d’une émission télé dure une éternité et entre deux chansons et une interview le temps est long. Mais là, on ne vit pas passer le temps et une amitié avec Maurane était scellée.

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Festival de la chanson Française, Aix-en-Provence

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A Sanary sous les étoiles

Je devais la retrouver à Marseille pour une fête de la musique où elle avait amené ses copains belges : Marka et Philippe Lafontaine (Cœur de loup). Là encore le champagne coula à flot car partout où elle allait elle demandait « des petites bulles » ! Je me souviens d’un fou-rire avec Philippe Lafontaine avec qui nous partagions un platane… pour faire pipi et de Mauranr qui criait : « Eh les garçons, restez pas trop longtemps ensemble… ça devient louche !).
C’était tout Maurane, ça. Avec Philippe, elle avait monté en Belgique un spectacle hommage à Brel qui eut beaucoup de succès mais qui n’arriva pas, hélas, jusqu’à nous.

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Ramatuelle, première… et deuxième !

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Il y eut encore beaucoup de rencontres, toujours autour d’un verre de champagne, au festival de Ramatuelle, où elle vint deux fois, où la soirée avec Jean-Claude Brialy fut étincelante, où celle avec Michel Boujenah fut joyeuse. Il y eut aussi le festival de la chanson française à Aix-en-Provence et beaucoup d’autres rencontres aussi amicales que savoureuses.
Outre sa voix magique, son talent d’interprète incontestable, je garderai le visage rieur, la gouaille de cette magnifique femme avec qui, sans être son ami, j’avais tressé des liens amicaux et avec qui une interview devenait toujours un moment de rigolade.
Tu nous quittes bien jeune, Maurane, et tu avais encore tellement à donner à cette chanson francophone dont tu es le fleuron.
Je ne t’oublierai pas.

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Avec Philippe Lafontaine à Marseille – Champagne à Ramatuelle

Jacques Brachet
Quelques photos en souvenir de nos beaux moments

 

Solliès-Pont – Festival du Château
« A bientôt en Juillet ! »

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Fred Blondin – Marie-Aurore Smadja – Rabah Houia –  André Garron

La tradition veut qu’à la fin du mois de mai ou début juin, l’on se retrouve dans le magnifique parc du Château de Solliès-Pont pour regrouper l’équipe de la Mairie, les sponsors, les amis, la presse et toute l’équipe de Sud Concert pour que nous soit dévoilée la programmation de ce festival aujourd’hui incontournable, tout simplement nommé « Festival du Château » qui se déroulera cette année du 25 au 28 juillet.
17ème édition qui, comme l’a rappelé le Maire, André Garron a eu des hauts et des bas avant qu’en 2010, Rabah Houia, directeur de Sud Concert et son équipe, ne prennent le relais de la Mairie et ne devienne professionnellement, l’un des festivals estivaux les plus courus, qui tienne le coup.
Alors qu’il y avait au départ trois soirées, Sud Concert, en toute amitié, offre depuis deux ans une quatrième soirée, ce qui permet de recevoir quatre pointures durant quatre soirs.
Le maire l’en a chaudement remercié, ajoutant qu’une véritable relation amicale s’était développée entre les deux équipes et il n’oublia pas de citer dans la sienne ses deux « bras droits » : Marie-Aurore Gotta- Smadja, adjointe à la Culture et Chantal Simon, responsable du cabinet du Maire, toutes deux totalement investies dans ce festival en particulier. D’ailleurs Rabah Houia rechérit en y ajoutant ses remerciements.
Surprise : cette année au programme, pas l’ombre d’une femme puisqu’on pourra revoir deux chanteurs déjà venus au festival du Château : Patrick Fiori, déjà présent en 2012 et Julien Doré venu en 2009 et dont c’était les débuts.
Patrick Fiori sera donc là le mercredi 25 juillet, suivi de Julien Doré, le jeudi 26 juillet, puis viendra Francis Cabrel le vendredi 27 juillet et les stars du rap, Bigflo & Oli fermeront la marche le samedi 28 juillet.

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A noter que, comme chaque année, une première partie nous fera découvrir de nouveaux artistes comme Vigo avec Patrick Fiori, un artiste non encore dévoilé avec Julien Doré qui a demandé à ses fans de le choisir. Francis Cabrel sera accompagné d’un artiste déjà connu, qui a une belle carrière : Fred Blondin. Compositeur et chanteur, il a offert des chansons à Patricia Kaas, Johnny Hallyday, Julio Iglesias, Noah, Michel Sardou et bien d’autres. Mais sa voix éraillée a inspiré des artistes comme Calogero, CharlElie Couture qui, à leur tour, lui ont écrit des chansons. On le retrouvera donc avec plaisir. En tout début de spectacle, Cabrel étant un « rural » pur et dur, accueillera les Tambourinaïres de San Sumian de Brignoles. Enfin, aux côtés de notre duo rappeur, se produira Bat.
Joli programme qui, malgré le manque de femmes, sera à la hauteur de ce beau festival.
Rabah devait nous confier : « La public revient aujourd’hui dans les spectacles, ça ne peut qu’évidemment nous plaire puisque ça nous permet d’accueillir de beaux artistes, qu’ils soient stars ou en devenir. Et ce festival existe et se pérennise, d’abord parce qu’il est ouvert à toutes les générations mais surtout grâce à une superbe entente et une belle collation de la Mairie, des sponsors avec Sud Concert. On s’y sent bien accueillis, on s’y sent chez nous, en famille et l’on est heureux de se retrouver chaque année.
Le plaisir est réellement partagé et l’on espère que ce trium virat continuera car l’an prochain sonnera l’heure de l’appel d’offre entre la Mairie et Sud Concert. Et l’on ne peut qu’espérer que ce beau mariage pourra continuer encore longtemps.

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Et comme souvent, tout finit par des chansons, en live et avec simplement sa guitare, Fred Blondin nous a offert deux chansons : un succès ancien « Elle allume les bougies » et un titre tout nouveau qui fait partie d’un album qui vient de sortir : « Pas de vie sans blues ».
Un petit intermède qui laisse présager d’un beau spectacle.
Et comme nous l’a souhaité : « A bientôt » en juillet !

Jacques Brachet
Photos Monique Scaletta

OLDELAF revient avec humour, tendresse et lucidité

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Beau chanteur, trublion génial, humoriste impertinent, Oldelaf nous réserve toujours de sympathiques surprises, que ce soit en disques ou en spectacles.
Le revoici, le revoilà avec un nouvel album tout simplement intitulé « Goliath » (Je manhe -Verycords)
Un album d’abord très musical car les mélodies, sont efficaces et les orchestrations et les arrangements sonnent bien. Les chansons, comme toujours tout en simplicité et faciles à retenir et sont signées Olivier Delafosse pour la plupart. Olivier Delafosse étant son nom dont il a tiré son nom d’artiste
On y retrouve tout ce qu’on aime chez cet artiste original qui sait manier la langue française avec humour et poésie, quelquefois en décalage et jeux de mots subtils.
L’humour c’est « Elle dit », conversation entre elle et lui quelque peu iconoclaste. C’est aussi « L’amour à l’hôtel Ibis », où il emmène ses conquêtes entre 13h et 13h10, entre un avion et une réunion. « On pourrait »… faire l’amour, pourquoi pas ? juste pour essayer, pour voir si sa fonctionne. « Le crépi » où il s’en prend au mec qui a inventé cette matière moche et inutile qui vous pique et vous râpe quand vous vous y appuyez et qu’on a un mal fou à décoller du mur.
« Et si » qui parle de ces stars mortes trop tôt par hasard ou par intention… Que feraient-elles aujourd’hui ?… Car avec des si…
Moments de poésie avec « Le cœur fenouil » et toutes ces rimes en « ouil », un petit chef d’œuvre, et « Mais les enfants » avec ou sans papa, avec ou sans maman, avec deux papas ou deux mamans… l’important est qu’ils soient heureux avec des parents qui ne soient pas cons…
Bref, tout est à écouter attentivement car il y a de la justesse, que ce soit derrière l’humour ou dans l’émotion, avec un détachement feint, un recul calculé et il s’y dit beaucoup de choses car aucune parole n’est banale et toutes les chansons sont servies par de jolies mélodies.
Bravo gentil Goliath, tu as vaincu le grand public et on t’écoute avec plaisir.

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Et je le retrouve avec plaisir puisque déjà nos routes se sont croisées plusieurs fois.
Et lui qui a de l’humour et qui aime les gags il m’en sert un d’entrée, difficile à croire…
Et pourtant, à la question : « Comment vas-tu ? « , la réponse et absolument inattendue :
« Ouais, ça va… enfin, si on veut car l’ai un problème de bras et de doigt qui m’handicape, puisque je suis en pleine tournée et que je ne peux plus jouer de la guitare !
Que s’est-il passé ?
Juste avant la tournée, un médecin un peu trop zélé m’a opéra de l’épaule par erreur sans mon accord et je suis bloqué pour des mois. Et pour couronner le tout, je me suis cassé la figure sur scène… et je me suis cassé un doigt !
Du coup, quand j’arrive sur scène et que je raconte mon histoire, les gens rigolent. En attendant, j’en ai pour quatre à six mois de rééducation. C’est assez violent, c’est vraiment galère. Mais bon, j’ai le moral et je continue ma tournée, avec mon complice Alain Berthier qui a pris ma place à la guitare.
Alors parlons de ce nouveau disque « Goliath », que j’ai adoré et que tu as écrit en grande partie seul. Tu préfères créer seul ?
En général, me retrouver seul est un processus que je trouve confortable. J’ai dans ma tête des mondes que j’imagine et que je retrace sur papier. Ca vient selon l’inspiration, je suis maître du jeu, même si quelquefois la solitude pèse un peu. Dès qu’on est deux, il y a évidemment des idées supplémentaires qui viennent en plus de ce que j’ai dans la tête. il y a donc des contraintes que je n’ai pas lorsque je suis seul et peuvent naître des frustrations… même si quelquefois c’est sympa d’être à plusieurs ! Mais ce n’est pas le même travail.
Comment te vient l’inspiration ?
D’un instant vécu, d’une situation, d’un mot, d’une phrase, d’une idée… Ce sont des instants fragiles et à ce moment-là, plus rien ne compte autour de moi, la vie s’arrête et j’ai un besoin impérieux d’être seul et d’écrire. Ce ne sont pas toujours des moments qui durent longtemps mais ce sont des moments très précieux et j’oublie tout ce qui tourne autour de moi.
Tu n’as donc pas le stress de la page blanche ?
Jamais? Il m’est arrivé quelquefois de me dire : « J’arrête tout, je pars m’isoler et j’écris »… Et je peux t’assurer que je reviens sans une chansons, avec seulement… quelques kilos en plus !
Es-tu prolifique lorsque tu prépares un album ?
Pour celui-ci, j’en ai écrit 25. Après je fais le tri, je choisis celles que je considère les plus abouties, les mieux. Je mets les autres de côté en me disant que je les reprendrai un jour… ou jamais… en espérant que dans celles-ci, je ne passe pas à côté du chef d »œuvre absolu !
Je vais te parler de mes préférées : tout d’abord « Le cœur fenouil » avec toutes ces rimes en « ouil »
Que j’ai co-écrit avec Duboc et j’avoue qu’on a passé un bout de temps à les trouver, les trier, les changer. On a sacrément bossé et pas mal déliré.

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« Mais les enfants » est d’une justesse superbe et, je trouve une belle chanson d’amour et de tolérance..
Sans que ce soit une chanson engagée, ça a une petite résonance sociétale, un constat, une réalité. J’ai eu beaucoup de peine de voir cette manif pour tous et de voir des gens se battre contre le bonheur des autres. Tout ça existe et bien souvent ça marche. Alors pourquoi aller contre le fait de donner du temps, du bonheur à un enfant, de l’écouter, le guider, l’orienter, qui et quoi que l’on soit ?
« Le crépi »… je m’y suis frotté et ta chanson est tout juste une réalité !
C’est vrai qu’il y en a beaucoup dans le Midi ! C’est un vrai combat à mener contre ce revêtement, cette matière qui ne sert qu’à blesser.
« Et si »… Avec des si…
Je fais une réaction à ces gens qui disent ça. A quoi ça sert d’imaginer, d’envisager, à utiliser le conditionnel sur des choses pour lesquelles on ne peut rien faire ? Pas de retour en arrière possible, pas d’espoir, d’espérance, de supposition inutiles.
Oui, si j’étais grand, fort, super intelligent… On ne peut rien à ça, accepter ce qui s’est passé, ce que l’on est, ne pas rêver d’autres talents, profiter du don, du talent qu’on a et être heureux avec.
Qui est cet Anouk Sarrazin avec qui tu écris cette chanson si poétique « Plante des tomates » ?
C’est une petite fille de 13 ans que j’ai vue naître, la fille de mon régisseur qui vit dan une famille de musiciens et qui a déjà un talent fou. C’est un petit coup de pouce que je lui donne, une sorte de passation de pouvoir. Qu’en fera-t-elle ? Je ne sais pas, peut-être fera-t-elle autre chose, peut-être que dans quelques années elle sera plus célèbre que moi !
Aujourd’hui tu es donc en tournée… Jusqu’à quand ?
Je vais tourner pendant deux ans. Donc, à part la tournée qui me prend tout mon temps, rien d’autre en vue.
J’espère que cet album le permettra et dans deux ans j’enchaînerai sur un autre album. »

On s’est déjà donné rendez-vous, même si ce n’est pas pour tout de suite, le 30 novembre à l’Espace Julien à Marseille.
Bon vent, Oldelaf, bon courage.

Propos recueillis par Jacques brachet

Sanary – Petit Galli
Le retour de Jimmy BREGY

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Voici deux ans, l’infatigable et passionnée Andrée Bonifay – qui sait de quoi elle parle lorsqu’elle parle de la chanson française, puisqu’elle n’est autre que la cousine de Fernand Bonifay, auteur toulonnais aux multiples succès – nous faisait découvrir un beau chanteur de 20 ans à la voix forte, ample et grave : Jimmy Bregy.
Coup de cœur pour elle, coup de cœur pour nous qui le découvrions au Petit Galli de Sanary pour son premier concert solo.
Enfin un chanteur français… qui chantait français ! Après toutes ces reprises en anglais qu’on écoute à longueur de temps dans « The voice » ou « La nouvelle star », ça faisait du bien de retrouver Brel, Aznavour, Berger, Delpech et autres, remarquablement bien interprétés par ce grand (très grand !) garçon au charme et au charisme indéniables, au talent incontestable
Il a aujourd’hui 22 ans, donc, il a pris de l’assurance et du métier et nous a de nouveau offert au petit Galli, durant deux heures, un éventail de ce qu’il y a de mieux dans notre chanson française.

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Il nous avoue d’ailleurs qu’il a eu beaucoup de difficultés à choisir ce répertoire varié de succès et quelquefois de chansons moins connues du grand public mais tout aussi belles… Il aurait pu y passer la nuit !
S’il n’a pas pu « tout » chanter, il a très bien dosé son tour plein de poésie, de musicalité, avec des chansons intemporelles de notre patrimoine. Il a évidemment rendu hommage à nos trois grands disparus cette année : Johnny Hallyday, France Gall, Jacques Higelin.
« Johnny -nous confie-t-il parce que c’est notre maître à tous et que sa disparition m’a fait beaucoup de peine. France Gall parce que c’était une grande dame et que si j’ai fait ce métier c’est parce qu’un jour j’ai découvert Michel Berger. Quant à Higelin, c’était un fou dans le bon sens, un fou génial et depuis des années… il est le chanteur préféré de ma maman ! »
Sa maman qui était présente dans la salle, à qui il a dédié « Tombé du ciel ».
Évidemment, son père était également à ses côtés et comme il adore lui aussi chanter, il l’invita sur scène, à ses côtés, pour interpréter avec lui « Salut les amoureux » de Joe Dassin. Un joli moment d’émotion.

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Avec Jean-Claude, son père – Avec Andrée Bonifay

Entre Ferrat et Bénabar, Berger et Lama, Goldman et Bécaud, Fugain et Brel, Ferré et Chédid, Sanson et Cocciante, il a su nous émouvoir, nous faire chanter avec lui, taper dans les mains et prouver qu’avec cette superbe voix, il pouvait tout chanter, choisissant avec intuition et sensibilité des œuvres qui lui vont, comme « La bête immonde » de Fugain, « Amsterdam » de Brel, « la Maritza » de Vartan, « L’indifférence » de Bécaud, « Les Carpentier » de Bénabar, « Marguerite » de Cocciante, qui fit passer un grand frisson dans la salle, « Quand j’étais chanteur » de Delpech; Delpech qu’il aimait beaucoup, qui l’avait fait gagner dans l’émission « N’oubliez pas les paroles » et à qui il avait rendu hommage en lui dédiant une chanson… ce qui déclencha un buzz, la rumeur disant qu’il était son fils ! Mais aussi en interprétant une magnifique chanson, très inspirée « Vie d’artiste » d’un certain… Patrick Sébastien qui, quand il le veut, peut faire autre chose que faire tourner les serviettes et serrer les sardines ! Une chanson vérité sur le chanteur qui n’a souvent « rien en banque mais tout à donner et ne changerait de métier pour rien au monde »… Profession de foi de bien des artistes et de Jimmy en particulier.
Chanteur et comédien, Jimmy a créé une compagnie et un spectacle musical « Ces gens là » autour des chansons de Brel, qui a reçu un beau succès à Paris et mériterait qu’il vienne jusqu’à nous. Il y joue Jacky.
Et enfin, bonne nouvelle, le voici qui écrit ses propres chansons, qu’il prépare un disque qu’on espère écouter bientôt. En attendant, il travaille  avec Claude Lemesle, l’un de nos plus brillants auteurs de chansons, dans le cadre des ateliers de celui -ci… Il est à bonne école ! Vous pouvez d’ailleurs retrouver un petit échantillon de Jimmy comédien interprétant avec brio et humour un texte humoristique qu’il a écrit et que lui a inspiré Claude Lemesle intitulé « La mygale et la souri », ou La Fontaine revisité !

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Une belle route s’ouvre donc à notre bel artiste, qui le mérite, et qu’on espère retrouver bientôt au « grand » Galli ou ailleurs, avec son propre répertoire.
C’est tout ce qu’on lui souhaite… Et qu’on nous souhaite !

Jacques Brachet

Le festival les Aoûtiennes de Bandol
une programmation 100% francophone

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Le festival Les Aoûtiennes revient pour une deuxième édition à Bandol (83) les 09, 10, et 11 août prochain. La première édition en 2017 a rassemblé près de 9000 personnes venus assister aux performances de Matt Pokora, Véronique Sanson ou encore The Avener sur la scène à ciel ouvert du stade Deferrari. Au programme cette année : un plateau de talents francophones éclectique et transgénérationnel.

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Le programme 2018 :
Top départ le jeudi 09 août avec les BB BRUNES : dix ans après leur premier album qui a déchainé les passions avec des tubes comme « Dis-moi », les BB rockeurs ont bien grandi et présenteront leur quatrième album « Puzzle » plus métissé : pop, rock, électro, groove. A leurs côtés la jeune marseillaise MARINA KAYE découverte en 2011 dans l’émission La France a un incroyable talent qui entame la tournée de son second album « Explicit ».
Le vendredi 10 août sera une nuit électro venue du Plat Pays dont les héros seront le jeune prodige de la « Tropical House » LOST FREQUENCIES et les mythiques Frères de 2MANYDJS fondateurs du groupe d’électro-rock Soulwax
Après 10 ans d’absence, l’interprète de « Bouge de là » et « Solaar pleure » revient en 2018 avec sa tournée « GÉOPOÉTIQUE », du nom de son nouvel album aussi inattendu qu’enthousiasmant. MC SOLAAR, à l’affiche de nombreux festivals, sera sur la scène des Aoûtiennes le 11 août prochain pour sa seule date de l’été dans le sud-Est.

B C

Jeudi 09 août : Voodoo Story // Marina Kaye // BB Brunes
Vendredi 10 août
 : Head on Television // 2manydjs // Lost Frequencies
Samedi 11 août
 : The Weird Art // MC Solaar

Informations pratiques :
Billetterie en ligne sur www.lesaoutiennes.com ou dans les points de vente habituels : FNAC, Digitick…
Tarifs : pass 1 jour à partir de 27€ (hors frais de location)
Pass 2 jours : 64€, -Pass 3 jours : 83€.
Contacts : Festival : lesaoutiennesbandol@gmail.com