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Le nouveau disque d’I MUVRINI
Jean-François BERNARDINI… Un message d’humanité

A

Écouter chanter Jean-François Bernardini et I Muvrini est déjà un plaisir musical et un grand moment d’émotion.
Écouter parler Jean-François Bernardini est un immense moment d’émotion, de sagesse, d’humanité, de joie.
Nous nous connaissons depuis près de vingt ans et le plaisir de la rencontre est intact, toujours renouvelé.
Plaisir retrouvé à Aix-en-Provence pour la première interview de la tournée-promo qu’il démarre avec leur tout nouveau disque intitulé « Luciole » (Sony Music). Un disque exceptionnel qui prône la paix, la liberté, la fraternité, l’amour avec des accents évidemment venus de son île natale, mêlés à du gospel et des mélodies arabisantes. Un disque un peu différent de ceux qu’ils nous ont donné à écouter. Un disque universel qui apporte la foi en l’humain, sinon à l’homme et à la fois un cri d’alerte, de non-violence et l’espoir de sauver le monde, s’il en est encore temps.

Jean-François, d’abord pourquoi le titre « Luciole » ?
Parce qu’une luciole est le seul être vivant qui éclaire sans brûler. C’est donc un exemple extraordinaire qui dit à sa manière : apprenons à faire la lumière, à la partager sans crainte. On veut t’apprendre à ne pas briller, il y a trop de gens aujourd’hui qui veulent te voler la lumière.
On a quelquefois du mal à reconnaître ta voix, dans certaines chansons !
(Il rit). C’est normal car lorsque je chante en corse, il y a une certaine façon de le faire. Par exemple en Corse, le son « U » n’existe pas. Et puis, tu ne peux pas chanter de la même façon du français, de l’arabe, avec Lena Chamamyan ou du gospel, avec « Gospel pour 100 voix »..
Pour chaque chanson, il y a un thème, une écriture, un rythme, une tonalité… Tu ne joues pas avec un violon comme avec une guitare. D’une certaine manière, à chaque fois tu te réinventes, tu t’exposes. Nous devons apprendre à nous réinventer afin d’avancer, de ne pas tourner en rond.
Comment qualifierais-tu ce disque ?
Le contenu est fait à la fois de tendresse et de colère au sens politique, noble du terme.
Il me semble assez mystique.
Il y a toujours d mysticisme dans la musique car elle vient du ciel pour aller vers la terre. Je viens aussi du monde de la polyphonie qui est un chant sacré. Le sacré est en nous, est omniprésent. Ces sources sont précieuses, elles nous invitent à monter sur la colline pour voir plus haut, plus loin.

D C

Serait-ce aussi un disque engagé ?
Je dirais que c’est un disque… engageant ! J’ai toujours été engagé dans le sens de « concerné ». Je préfère cet adjectif. Durant quinze jours, j’ai parcouru les lycées de France. J’étais d’ailleurs à Hyères avec 700 élèves, pour leur parler de la non-violence. Grâce à eux, j’en suis ressorti milliardaire tant ils m’ont apporté car je sens que je réponds à une urgence.
Je ne suis pas seulement un chanteur mais un faiseur. C’est ça mon engagement et c’est totalement bénévole. Un artiste, ou il crée de la lumière ou il n’est rien. Après, ce n’est pas à moi de décider.
Tu chantes donc « Ma sœur musulmane » avec Lena Chamamyan. Bel hymne à l’amour.
Lena, c’est la plus belle voix de l’Orient.
Ça a été une belle rencontre grâce à une journaliste d’Arte, Sophie Rozenzweig, qui savait que je cherchais une voix pour cette chanson. En 2016, en concert à Strasbourg, elle me l’a présentée. Je lui ait fait écouter la chanson. Elle a été étonnée, touchée et quelques jours après nous l’enregistrions.
Sa voix est sublime, ça a été un moment de bonheur extraordinaire. C’est vrai, c’est une sorte d’hymne à l’amour, à la communion, à la vie, un pont qui relie les rivages de « La madre universale »
L’amour… un grand mot !
Un gros mot !
Le mal contamine le monde, on le voit dans le comportement des hommes. Il n’y a que des héros négatifs à la Une. Amour devient presque un gros mot, il semble louche. Et pourtant il y a les guerres, la famine et bien d’autres choses et c’est là que la non-violence est nécessaire. Il faut semer des graines ensemble mais ce qui manque aujourd’hui, ce sont les semeurs. C’est pour en trouver que je fais le tour des écoles, non pas en chantant mais en parlant, en échangeant. Il faut trouver les solutions, avancer pas à pas en essayant de décontaminer ce monde de crocodiles et afin que les jeunes, aidés par leurs enseignants, contaminent les adultes avec ces idées.
Le rôle d’un artiste, aujourd’hui, c’est ça.
« Ma sœur musulmane » et donc le premier single de l’album, suivi d’un clip. Ca a l’air de fonctionner ?
Sur scène, ça fonctionne, elle est accueille bras et cœur ouverts. Reste à savoir si les médias suivront.
Pourquoi ne suivraient-ils pas ?
Parce qu’elle va indisposer nombre de programmateurs français. Cette chanson est un défi. J’espère seulement que certains penseront qu’elle vaut la peine qu’on l’entende.
C’est un peu une chanson-vaccin contre les peurs qu’on nous inflige. Dans la chanson, je dis « Allahou akbar », ce qui est très fort et panique les gens à juste titre lorsqu’on voit comment certains l’utilisent aujourd’hui. Et pourtant, 99% des musulmans le prononcent plusieurs fois par jour à d’autres fins, à des fins de paix.

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Les médias en font peut-être un peu trop à ce sujet ?
La violence fait vendre. Avec la violence tu vends tout ce que tu veux aujourd’hui. La peur fait vendre et elle est extraordinaire pour diviser un peuple. Nous sommes tous saturés de cette surmédiatisation. Les belles choses, on n’en parle jamais car elles ne vendent pas.
Que faut-il faire ?
Il faut que les justes s’unissent aux justes, sinon nous sommes en danger. Nous avons la chance de ne pas être en dictature, donc on peut le faire. Au moins le tenter. La non-violence va aussi de pair avec l’écologie qu’on détruit aujourd’hui. On ne devrait plus appeler les ouragans, qui sont de plus en plus nombreux, que « Donald », lorsqu’on voit ce qu’il veut en faire.
Que penses-tu du problème de la Catalogne, qui se rapproche quelque peu de ce qu’a vécu la Corse et le vit encore ?
(Un grand silence) Les Catalans, comme les Corses, ne l’oublions pas, sont des peuples qui ont été humiliés dans leur Histoire. Ils vivent avec ce traumatisme, c’est fondamental de le reconnaître. Ils ont su se reconstruire et ce n’est pas en les réprimant parce qu’ils votent, que ça s’arrangera. Au contraire ça ne peut que renforcer la violence et le divorce.
Par ailleurs, être indépendant, est-ce la solution ? Je ne vois pas comment un drapeau peut les aider, d’autant qu’ils n’auront pas plus de pouvoir. Ce sont les multinationales qui gèrent le monde.
Les Catalans sont un peuple qu’on a voulu détruire, comme les Corses. Mais si l’on veut s’en sortir on ne peut le faire qu’ensemble, France/Corse, Catalogne/Espagne.
L’humain est aveuglé par le pouvoir et l’argent et ce n’est pas dans la séparation qu’on trouvera le bonheur. »

Le bonheur, la paix… Ce disque est un bel exemple, un bel hymne. Un hymne aussi à la diversité linguistique.
C’est un magnifique témoignage que nous apportent Jean-François et ses Mouflons.
Un grand message d’humanité.

Propos recueillis par Jacques Brachet
Photo de JFA : Christian Servandier
I Muvrini en tournée, à Marseille au Silo le 8 mars 20h30

Opéra de Toulon

Vendredi 13 octobre 20h – Dimanche 15 octobre 14h30
Le Palazzetto Bru Zane et l’Opéra de Toulon présentent
MAM’ZELLE NITOUCHE (1883)
Vaudeville-opérette en 3 actes d’Hervé – Livret de Henri Meilhac et Albert Millaud
Direction musicale Jean-Pierre Haeck
Mise en scène Pierre-André Weitz, assisté de Victoria Duhamel
Costumes, scénographie et maquillage Pierre-André Weitz
Assisté de Pierre Lebon et Mathieu Crescence
Production Bru Zane France – Coproduction Opéra de Toulon – Angers Nantes Opéra –
Opéra de Limoges – Opéra de Rouen Normandie – Opéra Orchestre national Montpellier Occitanie
Avec : Lara Neumann, Eddie Chignara, Antoine Philippot, Damien Bigourdan, Samy Camps, Olivier Py, Pierre Lebon, David Ghilardi, Piero (alias Pierre-André Weitz), Miss Knife, Sandrine Sutter, Clémentine Bourgoin, Ivanka Moizan
Orchestre et Chœur de l’Opéra de Toulon

 Mam'zelle Nitouche-1

L’organiste Célestin, professeur de musique au Couvent des Hirondelles où il a pour élève la jeune Denise de Flavigny, devient chaque soir « Floridor », compositeur à succès de musique légère.
Attirée par les feux de la rampe, Denise suit son mentor et se fait bientôt rebaptiser « Mam’zelle Nitouche », chanteuse à succès. C’est sous ce déguisement qu’elle séduit son propre fiancé, le lieutenant des dragons Fernand de Champlâtreux.

PIERRE-ANDRÉ WEITZ
Mise en scène, costumes, scénographie et maquillage

Mam'zelle Nitouche-6

Pierre-André Weitz fait ses premiers pas sur scène au Théâtre du Peuple de Bussang à l’âge de 10 ans. Il y joue, chante, fabrique et conçoit décors et costumes jusqu’à ses 25 ans. Parallèlement, il étudie à Strasbourg l’architecture et rentre au conservatoire d’art lyrique. Pendant cette période, il est choriste à l’Opéra National du Rhin.
En 1989, il rencontre Olivier Py. Il réalise depuis tous ses décors et costumes. De cette collaboration décisive va naître une pensée de scénographie où les changements de décor sont dramaturgiques et revendiqués comme chorégraphie d’espace. Il signe plus de 150 scénographies depuis ses 18 ans avec divers metteurs en scène au théâtre comme à l’opéra (Jean Chollet, Michel Raskine, Claude Buchvald, Jean-Michel Rabeux, Ivan Alexandre, Jacques Vincey, Hervé Loichemol, Sylvie Rentona, Karelle Prugnaud, Mireille Delunsch, Christine Berg…).
Cette recherche sur l’espace et le temps le pousse à se produire comme musicien ou comme auteur sur certains spectacles. À l’Opéra de Paris dans Alceste de Gluck, il dessine pendant trois heures tous les décors en direct affirmant ainsi une esthétique picturale de l’éphémère ; métaphore de la musique.
Sa première mise en scène à Strasbourg est une recherche de l’espace et du temps, jouant trois fois de suite la Soeurinette d’Olivier Py dans trois dispositifs différents et trois esthétiques différentes créés avec vingt scénographes. Il prouve ainsi que la scénographie peut changer le sens et l’essence d’une oeuvre sans la trahir.
Il enseigne cette discipline depuis vingt ans à l’école Supérieure des Arts Décoratifs de Strasbourg.

Samedi 21 octobre 20h
«PASTORALE»
Par l’Orchestre Symphonique de l’Opéra de Toulon dirigé par Dmitri Liss
Piano : Yulianna Avdeeva
DMITRI LISS direction musicale

Dmitri Liss est diplômé du Conservatoire de Moscou où il étudie avec Dmitri Kitaenko, directeur musical de l’Orchestre Philharmonique de Moscou. Dmitri Liss commence à travailler avec cet orchestre en tant qu’assistant. Après avoir obtenu son diplôme en 1984, il devient chef de l’Orchestre Symphonique de Kuzbass. En 1995, Dmitri Liss remporte le premier Concours International des Jeunes Chefs d’orchestre «Lovro von Matacic» à Zagreb. Il est depuis directeur musical et principal chef de l’Orchestre Philharmonique de l’Oural. Entre 1997 et 1999, il est le principal chef russe de l’American-Russian Young Orchestra, puis de 1999 à 2003, chef associé du Russian National Orchestra. Il effectue des tournées aux États-Unis, Canada, Japon, Corée, Taiwan et dans de nombreux pays d’Europe. En tant que chef invité, il se produit dans de prestigieux festivals et de nombreuses salles avec les orchestres russes comme l’Orchestre National Russe, l’Orchestre Philharmonique de Moscou, l’Orchestre Philharmonique de Saint-Pétersbourg, le Grand Orchestre d’Etat Tchaïkovski ainsi que de nombreux orchestres de l’ex-URSS. Il a également dirigé l’Orchestre National de France, l’Orchestre National de Lille, le KBS Symphony Orchestra (Corée), le Bergen Philharmonic Orchestra, le Trondein Symphony Orchestra, le Dutch Radio Symphony Orchestra, l’Orchestre de la Résidence de la Haye, l’Orchestre National d’Ile de France… Il se produit avec de grands solistes comme Mstislav Rostropovich, Mikhail Pletnev, Andrey Gabrilov, Gidon Kremer, Wynton Marsalis, Yuri Bashmet, Alexander Kniazev, Shlomo Mintz, Akiko Suwanai, Natalia Gutman, Cyprien Katsaris… Il est invité dans de nombreux festivals internationaux prestigieux tels que : La Folle Journée de Nantes et Tokyo, le Festival de Radio France et Montpellier, le Festival de La Roque d’Anthéron, le Festival Europalia, le Festival of the World’s Symphony Orchestras à Moscou…
Dmitri Liss a enregistré de nombreux CD parmi lesquels l’intégrale des concertos de Rachmaninov avec le pianiste Boris Berezovsky.

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YULIANNA AVDEEVA piano
Yulianna Avdeeva commence ses études de piano à l’Académie Russe de Musique Gnessine avec Elena Ivanova et Vladimir Tropp, elle intègre ensuite la Hochschule der Künste de Zurich où elle étudie avec Konstantin Scherbakov, puis l’Académie Internationale de Piano du Lac de Côme où elle reçoit l’enseignement de William Grant Naboré, Dmitri Bashkirov et Fou Ts’ong.
Après avoir remporté plusieurs concours internationaux, dont celui de Brême en 2003 et de Genève en 2006, elle se distingue en 2010 lorsqu’elle reçoit le Premier Prix du Concours Chopin de Varsovie. Elle est alors la première femme à obtenir ce prix depuis Martha Argerich en 1965. Elle poursuit depuis lors une exceptionnelle carrière qui l’amène à se produire en récital sur les plus belles scènes du monde et en soliste avec des orchestres renommés : NHK Symphony Orchestra, Deutsches Symphonie-Orchester Berlin, Rundfunk-Sinfonieorchester Berlin, Royal Stockholm Philharmonic, Finnish Radio Symphony, London Philharmonic Orchestras, Orchestra dell’Accademia Nazionale di Santa Cecilia, Orquestra Sinfônica do Estado de São Paulo, Tchaikovsky Symphony Orchestra, Orchestre Symphonique de Montréal, Orchestre National de Lyon, Orchestre de chambre d’Europe…
Chambriste accomplie, elle joue régulièrement avec la violoniste Julia Fischer, la Kremerata Baltica ou les membres de la Philharmonie de Berlin. Le répertoire de Yulianna Avdeeva s’étend de Bach aux compositeurs du XXe siècle. Elle a collaboré avec des chefs tels que Frans Brüggen, Sir Neville Marriner, Kent Nagano, Vladimir Fedosseïev, Marek Janowski…

Jean-Pierre SAVELLI… Revoir Toulon

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Notre Toulonnais devenu célébrissime grâce à un tube incontournable « Besoin de rien, envie de toi » sous le nom de Peter, indissociable de Sloane, revient à Toulon, non pas pour y passer quelques jours en famille mais pour y revenir définitivement.
Le voici depuis cet été, installé sur les hauteurs de la Valette du Var, entouré de verdure, d’arbres, les pieds dans la piscine, la tête au soleil, ce soleil qui lui a tant manqué à Paris et qu’il ne voyait qu’épisodiquement.
Avec Jean-Pierre, c’est 50 ans d’amitié puisque nous nous sommes connus lui, chanteur débutant, moi, journaliste débutant et attaché de presse des tournées Renzulli sur lesquelles nous nous sommes rencontrés. De Toulon à Paris, de Paris à Toulon, nous ne nous sommes jamais perdus de vue.

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« Tu te rends compte que j’ai quitté Toulon en 69… Il était temps que j’y revienne !
Qu’est-ce qui t’a fait prendre cette décision ?
L’idée trotte dans ma tête depuis pas mal de temps car aujourd’hui, avec les moyens que nous avons, l’on peut pratiquer ce métier n’importe où. Nombre d’artistes ont quitté Paris pour vivre en province. Le problème est que Sandry, mon épouse, avait à Paris une école de zumba. Elle est parisienne, avait son travail et il était difficile de tout quitter. Et puis l’an passé, ma mère est décédée et ça a été le déclic. Je me suis dit qu’il fallait que je me rapproche de ma famille.
La décision a donc été prise; on était prêt à sauter le pas, on a commencé à chercher une maison et à s’organiser afin de pouvoir continuer tous les deux à travailler.
C’est à dire ?
Il fallait d’abord que Sandry puisse continuer à donner ses cours de zumba et de body fight, donc à trouver un local, condition sine qua non pour la décider à quitter Paris. Quant à moi, je voulais monter une école de comédie musicale où l’on pourrait coacher chanteurs et danseurs.
Pour cela, j’ai fait le tour des mairies et j’ai eu beaucoup de réactions positives, notamment à la Garde et à Solliès-Pont.

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Le Chevalier Cristal

Ton idée, c’est quoi au juste ?
D’aider et de pousser des aspirants artistes de la région, leur donner des bases pour chanter et danser, les incorporer dans mes différents spectacles et créer avec eux, une comédie musicale. Pour cela, je ferai passer des castings le 7 octobre à la Garde et le 11 à Solliès-Pont.
Y a-t-il un âge requis ?
Non, ce peut être des ados, des enfants, des plus âgés, des plus jeunes. Le tout est qu’ils sachent bouger et qu’ils sachent chanter et trouver quelques bons éléments pour travailler ensemble et monter ce spectacle.
Ce sera quoi ?
Un spectacle basé sur les airs célèbres des comédies musicales actuelles et proposer, avec Sandry au mois de juin, trois spectacles de fin d’année : zumba, body fight, comédie musicale.
Et toi, en tant que chanteur, que deviens-tu dans tout ça ?
Je chante !!!
Je continue à tourner dans les différents spectacles que j’ai montés : le spectacle pour enfants « Le chevalier Cristal », le spectacle années 40 autour des chansons que chantait mon père Carlo Cotti, pour lui rendre hommage, accompagné de mon ami accordéoniste Damien Michel, mon spectacle « Années 80″ et mon spectacles de chansons qui retracent ma carrière. Je ne suis entouré que d’artistes varois, mon but étant de les faire travailler. Et crois-moi, il y en a beaucoup et qui ont du talent.
Au mois de novembre, je mettrai en ligne le premier titre de mon prochain disque. J’ai écrit la musique avec Damien Michel, ma complice Patricia Lenoir en a signé les paroles et Olivier Beretta a fait les arrangements. C’est un slow intitulé « L’hiver en juillet », une histoire d’amour qui se passe à Sienne, en Italie. Nous l’avons mixé ici.

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Et le producteur ?
Il produit ! Mon disque d’abord, mes spectacles et une jeune chanteuse hispanique, Sabelita, qui est d’Aix-en-Provence, qui a une voix de folie. J’ai retrouvé un titre que j’avais écrit et enregistré « Reste là » et on en a fait une version espagnole. C’est très latino. Ça sortira dans les mois à venir.
Revenons donc à ces stages. Ils se dérouleront où et quand ?
A Solliès-Pont ce sera à la salle des fêtes le mercredi de 14h à 16h30. Une heure de chant que j’animerai, une heure de danse. que Sandry animera.

A la Garde, ce sera au Mas Ste Marguerite le samedi matin de 10h à 11h30.
Je tiens à remercier le maire de la Garde, M Masson et son adjoint à la culture, M Granarolo, tout comme le maire de Solliès-pont, M Garron et son adjointe à la Culture, Mme Smadja, ainsi que tous les interlocuteurs de ces deux communes, qui nous ont magnifiquement accueillis.
Et puis te voilà avec le second volet du film « Stars 80″ dont le premier avait fait un tabac.
Il sort le 6 décembre, je viens juste de le visionner. Une grande avant-première aura lieu à Paris le 3 décembre, le lendemain du lancement de la nouvelle tournée « Stars 80, le triomphe » qui aura lieu donc le 2 décembre au nouveau stade de rugby Arena.
Le 21 novembre nous serons au Pathé de la Valette avec quelques-une des artistes, pour présenter le film.
Et puis, je présenterai le film le 9 décembre au cinéma de… Besse-sur-Issole ! Le directeur y a une petite salle, il passera le film trois fois d’affilée et j’irai le présenter. J’ai trouvé ça sympathique !
D’autres spectacles en vue ?
Il y en a pas mal à travers la France, quelques-uns cet été qui s’annoncent dans la région, je serai le 4 novembre à l’ATE de la Crau avec mon spectacle « Années 80″ (Il faut réserver), le 20 décembre, je présenterai « Le chevalier Cristal » à la Garde, salle Gérard Philipe, pour le Téléthon…

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Alors, heureux d’avoir retrouvé Toulon ?
On ne peut plus heureux ! Je retrouve la mer, le soleil, ma famille, mes amis et… le RCT !
Avec ma fille Lola, nous sommes de vrais supporters. Tu sais, je suis de Besagne et ça a toujours été notre club de cœur. Du coup, au lieu de les voir deux fois par an, nous serons de tous les matches !

Propos recueillis par Jacques Brachet
Inscriptions à l’atelier de comédie musicale, aux cours de zumba et de Body fight :
07 50 93 01 05 – sandry.chore@gmail.com

La Rochelle 2017
Audrey ISMAËL… Tout pour la musique

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Audrey Ismaël est une ravissante et talentueuse musicienne, auteure, compositrice.
Depuis deux ans dans la série « Les grands » que Vianney Lebasque réalise pour OCS, elle œuvre pour que, sur les conseils de réalisateur, la musique prenne plus de place dans cette juvénile série à succès.
Audrey, comment êtes-vous arrivée sur cette aventure ?
Je connais Vianney depuis cinq ans et lorsqu’il a imaginé cette série, il a fait appel à moi et à Bastien Burger pour écrire la musique. Nous avons fait des essais, j’ai écrit le générique et ça lui a plu. Nous sommes donc partis pour deux saisons… et nous préparons la troisième !
C’est votre première musique de film ?
Pour un long métrage, oui, sinon j’ai beaucoup écrit pour des courts-métrages, des pubs. J’ai toujours aimé la musique, j’ai toujours écrit des chansons et j’ai même fait des disques en tant que chanteuse, entre autres avec le groupe Smoking Smoking. Je compose, j’écris, je chante… C’était mon rêve d’enfant, c’est devenu mon équilibre. D’ailleurs, dans la série, c’est moi qui chante le générique et l’on entend ma voix dans certaines scènes.
La musique est aujourd’hui plus présente dans la série…
Oui parce qu, durant le tournage, on a découvert des comédiens qui faisaient de la musique, comme Rio Vega où Mao Touriol qui a une voix superbe. On en a profité pour les faire jouer et chanter, en solo ou en duo.
Rio est un bon musicien mais un piètre chanteur… que vous faites chanter !
(Elle rit). Oui, c’est une idée que nous avons eue lorsqu’il veut à tout prix jouer et chanter pour devenir un DJ star, au grand dam du prof de musique déjanté qui est éberlué ! Vous savez, c’est dur et à la fois très rigolo de faire chanter faux, c’est un exercice de style qui m’a amusée.
Comment travaillez-vous avec Vivien ?
En dehors des génériques, j’attendais qu’il me donne les séquences montées pour savoir si l’on pouvait poser de la musique. Il me donnait son idée et en fonction de ce qu’il désirait, en fonction de l’histoire aussi et de la personnalité des comédiens, j’apposais ma musique.
J’ai eu cette chance de rencontrer Mao qui a une voix exceptionnelle. Ca a été un plaisir d’écrire pour elle.
Avez-vous des projets ?
Prochainement sortira « Blockbuster » de July Hygreck dont j’ai écrit la musique, Vivien prépare un long métrage pour le cinéma et m’a proposé d’en faire la musique, on va démarrer la troisième saison de la série « Les grands » et peut-être un CD sortira avec la musique et les chansons de la série… Je suis dans mon élément car j’adore écrire pour l’image !

Propos recueillis par Jacques Brachet

La Seyne-sur-Mer
Jazz au Fort Napoléon Art Bop : 4ième trimestre 2017

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C’est avec un plaisir renouvelé qu’on peut découvrir le nouveau programme d’Art Bop, car les occasions d’écouter du jazz véritable sont rares à La Seyne sur Mer. Et ça démarre sur les chapeaux de roues !
– 13 octobre 2017 « Remember Chet » : José Caparros trio – Paul Pioli (g) , Pierre Fénichel (b),  José Caparros (tp, flh)
Voilà un beau trio, avec un José Caparros qui a le vent en poupe. Il vient de sortir un disque en quintette (A Walk In Love) chroniqué par Michel Antonelli, du Cri du Port, qui a reçu un S à Jazz Hot, ce qui équivaut à 4 étoiles sur 5 (www.jazzhot.net). Une petite citation : « … il assure dans la tradition du jazz un bon moment dont les concerts doivent être encore être meilleurs à déguster en live. » Donc à venir déguster.
– 20 octobre 2017 « this I dig of you » : Jean Marie Carniel trio – Denis Césaro (p) – Philippe Jardin (dm) – Jean-Marie Carniel (b)
A nouveau un trio admirable formé d’habitués d’Art Bop, tous jazzmen de belle volée, ayant fréquenté pas mal de grosses pointures internationales. Jean-Marie Carniel vient également de se voir couronner par un S à Jazz Hot (jazzhot.net) avec le même trio, sauf le batteur, pour son dernier disque « This I Dig You ».

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– 24 novembre 2017 concert jazz et poésie : « l’amour … approche musicale… » – Triplicity : Anne Santelli (p, voc) – Gérard Murphy (s, cl) – Paul Pioli (g) – Anne Santelli et Jean-Michel Agostini (comédiens)
Anne Santelli est bardée de diplômes de musique, d’un deug d’anglais et elle est certifiée de Lettres Modernes. Elle a écrit des nouvelles, organise moult événements, enseigne. La voilà tout à fait armée pour cette création.
Je ne connais pas ce projet alors je me retranche derrière ce qu’en dit Art Bop : « Le trio crée un univers onirique en enlaçant les notes et les mots de silences éclatants, aime s’aventurer dans des pérégrinations improvisées, joueuses, réactives et complices. Triplicity cultive ainsi un … « Inconfort Volontaire (CD paru en 2016) », dans lequel les timbres des instruments et de la voix se tissent et s’entrelacent… » Avec Murphy et Pioli ça devrait secouer.

Serge Baudot
Renseignements : 04 94 09 47 18 – 06 87 71 59 30 – pas de réservations
Ouverture des portes a 21 heures, concert a 21 heures 30

 

 

 

 

Sanary sous les étoiles
Disques d’Or 2017 : un excellent millésime

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Marjorie Guerdoux – Florent Marchand – Emma Cerchi

Depuis quelque quarante ans,, tous les étés Sanary est à la recherche de la nouvelle star avec ce fameux concours des Disques d’Or, qui a depuis longtemps dépassé les frontières de la ville et même du département puisque de Toulon à Avignon, de St Cyr à Aubagne, de Six-Fours à la Ciotat et même de quelques autres département limitrophes, des candidats de tous âges viennent offrir leur voix afin de gagner ce concours.

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Le jury et l’équipe organisatrice – Marjorie Guerdoux

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Organisé par le célébrissime duo Serge Loigne- Noël Lebreton (dit Nono !), organisateurs également des festivités estivales « Sanary sous les étoiles » ce concours se divise en trois temps : deux demi-finales qui sélectionnent trois enfants et huit adultes. C’est donc six enfants et seize adultes qu’on retrouve en finale.
Cette année la finale a eu lieu le 15 août.
Ces Disques d’Or sont le point fort de ce programme musical estival et le public est heureux de découvrir des talents en herbe, du moins pour certains et puis l’on retrouve ceux qui, d’année en année, ne désarment pas, ont un goût de « revenez-y » en espérant obtenir l’inaccessible étoile… que, pour certains, ils n’obtiendront jamais !
Mais quelle importance ? Il y a les jeunes qui espèrent pouvoir franchir une étape de ce qu’ils espèrent être un jour leur métier et il y a les moins jeunes qui veulent se donner du plaisir, le frisson de mettre les pieds sur une scène devant un public bon enfant.
Animé depuis des années par Yves Julien, et Jean-Marc Paloc qui, en contrepoint « musicalise » les entrées des candidats, tous deux voient donc certains candidats grandir, vieillir, passer de la section des « kids » à celle d’adultes toujours avec la même énergie.

K J I
Ilona Allard-Caporgno – Eva Giordano – Emma Cerchi

Cette année encore, de très belles surprises, de très belles voix, de belles personnalités, des candidats folkloriques, des comme, dirait Brel « qui aimeraient avoir l’air mais n’ont pas l’air (ni la chanson) du tout » ! mais qui auront leurs trois minutes de gloire devant famille et amis.
La plus belle surprise cette année est de voir revenir la gagnante de l’an dernier, Marjorie Guerdoux, à la sublimissime voix, qui tient la note avec autant d’aisance que Céline Dion lorsqu’elle chante « All by myself » ou Lara Fabian lorsqu’elle chante « Adagio ».
En ouverture des demi-finales et de la finale elle est donc venue nous charmer en prenant, tout de suite après, sa place dans le jury 2017.*

M L N
Nolan di Rosa – Solène Martin – Florent Marchand

And the winners are….
Cette année la moyenne d’âge des finalistes a été exceptionnellement jeune et l’on a entendu des voix incroyables, des personnalités déjà très marquées, des présences qui s’affirment, surtout chez les plus jeunes. Et c’est attendrissant de voir des petits bouts de chou se défendre comme des grands, avec des voix qui vous laissent pantois.
Telle la petite Emma Cerchi, qui nous vient de Peypin (avé l’accent) et qui nous envoie, avec une incroyable assurance « I have nothing » de… Whitney Huston, s’il vous plait ! Je ne pense pas qu’elle sache encore ce que veut dire la chanson mais elle a fait lever la foule d’un seul bloc. Sa place de number one des juniors est amplement méritée. seconde et troisième place, l’on retrouvait Ilona Allard-Caporgno de Lambesc qui a chanté « Dans un autre monde » de Céline Dion et Eva Giordano d’Allauch qui a chanté « Comme toi » de Goldman.
Quant aux adules, une fille, deux gars (donc, avec Emma, la parité est assurée) qui, chacun dans leur style, on conquis public et jury.

G H
Florent Marchand – Emma Cerchi

La troisième est une rockeuse pure et dure malgré son physique d’ange : Solène Martin nous vient d’Alsace et, de sa voix roque et métallique, elle nous a balancé de l’AC/DC aussi fort que le groupe : « You shock me all night long » devrait leur plaire autant qu’il nous a…shocké !.
Le second vient lui aussi de loin puisque Nolan di Rosa débarque de Metz. Il a chanté sur trois octaves « Marylou » de Polnareff avec une émotion incroyable.
Enfin « the winner » is marseillais ! Il s’agit de Florent Marchand, sourire carnassier, pêche d’enfer et voix de tête ample et solide, qui a interprété « Versace on the floor » de Bruno Mars.
Des cadeaux ont été offerts aux gagnants dont le fameux trophée en plexi blanc et bleu, des bons d’achat de 100 et 150 € et, pour le gagnant, un séjour d’une semaine pour deux personnes dans la station de ski le Puy St Vincent, sponsor depuis de nombreuses années , toujours présent et fidèle.
Ce fut encore un beau millésime que ces Disques d’Or 2017, avec de belles surprises, de belles découvertes. Nul doute que parmi ces jeunes artistes, certains continueront sur leur lancée et qu’on entendra parler de certains.
Ainsi se termine avec panache cette saison 2017 de « Sanary sous les étoiles ».
Bravo et merci à Serge Loigne, Noël Lebreton et toute leur équipe qui oeuvrent tout l’été pour nous offrir du rêve, du bonheur… et de la musique !

Jacques Brachet

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Le jury + Yves Julien en noir, à gauche + Noël Lebreton au milieu, en bleu

*Nadine et Claude Millour (Groupe Guitar ZZ), Brigitte Julien, responsable cinéma à la Ciotat, Geneviève et Jean-Michel Machto (musiciens et chanteurs), Jacky Lacomba, producteur, Ludo Gouglier, Angélique Trabucot et Marjorie Guerdoux, chanteurs, Sonia Biancotto, professeur de chant, Daniel Darigot, exprésident du comité des fêtes de la Ciotat et votre serviteur.

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Jury et équipe animatrice sur scène, vus d’un drone !!!

Sanary
LES STENTORS… De grandes voix sous les étoiles

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Il est souvent des belles et grandes voix de France qui ont fait un tour à l’Opéra avant de venir à la variété.
Pour les Stentors c’est d’autant plus vrai que, s’étant mis à la chanson de variété – française, précise Mathieu Sempéré – ils continuent également à oeuvrer dans les opéras, les opérettes, les comédies musicales.
Dernière date d’un été très chargé, nos Stentors se sont arrêtés pour un soir sous les étoiles de Sanary et l’on peut dire qu’ils ont fait un tabac devant un parterre plein à craquer, mêlant chansons d’hier et d’aujourd’hui, chansons de province et airs d’opéras, ils nous ont offert un florilège de cette chanson française qu’ils défendent avec des voix… de stentors !
De « Mon amant de St Jean » à « Je viens du Sud », en passant par « Les Corons », « Les roses blanches » ou des titres de Stivell, des Muvrini, et pour finir « Nessun Dorma » tiré de l’opéra de Puccini « Turandot » qui fit lever le public totalement conquis par ces quatre magnifiques voix.
Voix qu’on avait retrouvées dans l’après-midi après les répétitions, confortablement installés dans le petit salon en plein air. Ces quatre mecs, en plus de leur talent, on un charme et un humour fous et l’on prit plaisir à converser avec eux.

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Tout d’abord une petite présentation s’impose :
Mowgli LAPS :
Je suis ténor, je viens de la Guadeloupe, j’ai fait le Conservatoire de Paris et je chante dans les opéras, les opérettes, les comédies musicales.
Vianney GUYONNET : Je suis baryton, je viens de Pierrefond, petite commune de l’Oise, j’ai commencé chez les Petits Chanteurs à la Croix de Bois, j’ai également étudié au Conservatoire, j’ai eu quelques prix et j’ai suivi le même chemin.
Mathieu SEMPERE : Je suis ténor. Je viens… du Sud, puisque de Montpellier,, j’ai également été Petit Chanteur puis j’ai fait le conservatoire et la Sorbonne, j’ai fait de l’opéra et j’ai toujours aimé la chanson française.
Jean-Philippe CATUSSE : Je viens du Sud aussi, de Rodez exactement. J’ai été organiste, j’ai appris le chant et j’ai découvert l’opéra. Puis j’ai rencontré ces messieurs et j’ai remplacé le quatrième qui est sur le disque, Christian Ashe, car il était pris ailleurs.

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Comment, de l’opéra, vient-on à la variété ?
Mathieu :
Pour ma part j’ai toujours aimé la chanson française et j’avais envie d’explorer de nouvelles manières de chanter, et surtout de transmettre aux jeunes ces chansons qu’ils connaissent peu ou pas et qui sont notre patrimoine.
Mowgli : C’est aussi une façon d’aborder d’autres musiques que l’opéra, mais nous continuons à chanter de l’opéra.
Mais la variété est une autre façon de chanter !
Mathieu :
Oui, l’opéra est une technique où la voix doit porter très loin. Pour la variété, c’est une tout autre technique puisque, déjà, nous chantons dans un micro. Nous avons donc dû nous adapter, moduler la voix et savoir manier le micro selon ce qu l’on chante, tout en gardant la puissance émotionnelle de la musique mais aussi des textes, car nous choisissons des chansons avec des textes forts.
Vianney : L’intérêt de reprendre des chansons, c’est de créer des harmonies en chantant à quatre, en duos ou en trios afin de donner une couleur différente et personnelle à ces chansons.
Comment se fait le choix de ces titres ?
Mathieu :
Il faut d’abord qu’ils plaisent à tous les quatre, que nos voix s’accordent dessus et qu’elles s’adaptent au thème que nous choisissons puisque chaque disque qu’on a fait a un thème : « Histoires de France », « Le cinéma », « Ma patrie », qui est le titre de notre dernier album.
Dans ce dernier, il y a des titres inédits, signés Jacques Vénruso, Lionel Florence, Goldman… et Mathieu et Vianney !
Vianney
: Oui, nous écrivons aussi tous les deux et lorsque des gens comme Florence ou Vénéruso nous proposent une chanson, difficile de dire non !. Pour Vénéruso, c’est lui qui est venu nous écouter chanter et qu a eu envie de nous écrire du sur mesure. C’était un défi pour lui ! On lui a parlé de notre thématique et sa chanson est le titre de l’album « Ma patrie ». Quant à nos chansons, c’était l’envie d’ajouter une petite pierre à l’édifice.

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Aujourd’hui, vous allez continuer à chanter ensemble et à alterner avec l’opéra ?
Mathieu : Oui, si ça marche ! D’ailleurs, nous repartons en tournée fin septembre et nous serons le 19 décembre à l’église de la Garde pour un concert de Noël. Nous devrions enregistrer un disque de chants de Noël.
Mais j’ai en préparation un autre disque en solo. J’en avais déjà fait un en hommage à Luis Mariano. J’ai envie de faire redécouvrir des chansons d’artistes d’avant les « yéyés » comme Patachou, Colette Renard, Gréco, Gianni Esposito… afin de ne pas les oublier et avec un orchestre différent et un accordéon.
Vianney : J’ai aussi des envies de faire un album solo et explorer d’autres champs musicaux comme le pop-rock, avec des chansons que j’ai écrites.
Jean-Philippe : Je m’occupe de jeunes artistes à qui j’écris des chansons car je suis auteur-compositeur, et que j’aide des artistes en début de carrière, à devenir des chanteurs professionnels. Et bien sûr, je continue l’aventure avec les Stentors !
Mowgli : Comme tous, j’ai envie de faire mon propre disque même si je n’ai pas l’intention de quitter le groupe.
Vous êtes quatre, vous aimez les comédies musicales… N’avez-vous pas envie d’en créer une ?
Mowgli :
Ca, c’est une chouette idée que tu nous donnes ! « Les trois mousquetaires » c’est déjà fait… Pourquoi pas « Les quatre fantastiques » ?
Mathieu : Ca manque un peu de femmes… Il nous faudra beaucoup de danseuses !!!

Éclat de rires général avec ces quatre Stentors fantastiques qui ne manquent pas d’humour et qui ne se prennent pas la tête. Ce qui nous change de ces « stars » d’aujourd’hui au talent limité et qui « se la pêtent ». Avec nos quatre mousquetaire, c’est la simplicité, la décontraction, on parle, on rigole, on fait des photos et ils nous ont même proposé de monter sur scène à la fin du concert pour faire une photo avec la foule !
Ah, si toutes les rencontres avec les artistes étaient aussi simples et chaleureuses !

H

Jacques Brachet

 

La Garde
Christian Mendoze et Musiqua Antiqua « Viva Vivaldi »

S 734-19concert 9 aout

D’origine varoise, Christian Mendoze (à droite) a suivi un chemin artistique original: après une carrière de danseur classique en France, en Belgique et en Allemagne (il a été « Etoile » des ballets d’Avignon, Dijon, Limoges et Liège), il a quitté ses chaussons pour la flûte à bec et la direction d’orchestre.
Il crée l’orchestre Musica Antiqua en 1981 et mène de front plusieurs activités, professeur de flûte dans des stages internationaux et créateur de plusieurs structures artistiques, telles que le Festival de Musique Ancienne et Saison « Les Soirées Musicales » à Toulon le Festival de Musique à Callas, le Festival de Musique Baroque d’Avignon, le Festival de Musique d’Hyères, ou encore le Festival d’Automne de Signes.
Parallèlement, il développe l’orchestre Musica Antiqu jusqu’à un degré de qualité internationale avec des concerts prestigieux et une politique discographique riche et ambitieuse, tout en poursuivant une activité de soliste auprès de ses amis musiciens: Concerto Löln, la Grande Ecurie et la Chambre du Roy, Davitt Moroney, Chrles Brett, John Elwes, Georges Zamfir. Il est également invité en Italie par l’ensemble Musicali Affetti et en Pologne par l’ensemble baroque St Stanislas de Cracovie.

MUSICA ANTIQUA MEDITERRANEA
Direction :Christian Mendoze, (flûtes piccolo et alto)
Philippe Tallis et Aurore Sol-Moliner, violons
François Xavier Corsi, alto – Audrey Sabattier, violoncelle
Corinne Betirac, clavecin

Programme « Viva Vivaldi » (1678- 1741) –
Les Nuits du Mas – Mas de Ste Marguerite – La Garde
Mercredi 9 août 21h – Entrée libre

Concerto opus 10 n°2 « La notte » pour flûte, cordes et clavecin
Concerto en ré mineur, pour cordes et clavecin :
Concerto en le mineur, pour flûte à bec, 2 violons et basse continue
Concerto en sol majeur « Alla Rustica » pour cordes et clavecin : Presto – Adagio – Allegro
Concerto opus 10 n°1 « La tempesta di mare » pour flûte, cordes et clavecin
Sonate en ré mineur « La Follia » pour 2 violons et basse continue
Concerto opus 10 n°3 « Le chardonneret » pour flûte piccolo cordes et clavecin

Sanary sous les étoiles
Yves PUJOL… 25 ans d’Aïoli !

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Il y a 25 ans, on a vu arriver une équipe de farfelus, chantant avec un gros, gros accent méridional, avec des chansons « bien de chez nous », c’est à dire Toulon, avec un humour à la fois grivois, fantaisiste et énergique.
Allaient-ils durer dans cette originale discipline ?
Eh bien oui, mesdames et messieurs, puisque, 25 ans après, ils ont fait le tour du monde, de Bandol au Castellet, de Hyères à la Farlède, des trois Solliès à Puget-Ville… et jusqu’à Clermont-Ferrand… Qui dit mieux ?

D E
F G
I H

Ce groupe, mené par un certain Yves Pujol, continue d’ensoleiller nos nuits, d’été comme d’hiver, avec des chansons qui parlent de nous, de Toulon, du RCT, de l’arsenal, des cagoles et bien d’autres sujets qui nous touchent au cœur et au corps mais aussi qui font travailler nos zygomatiques.
Pujol et son équipe, quatre musiciens de belle pointure, c’est la joie de vivre et aujourd’hui, ajoutant le charme à ce quintet de brutes méridionales, voiic qu’arrivent, belles, belles, belles et talentueuses, la blonde Nadège, la brune Karine.
Ainsi reformé, l’Aïoli prend plus que jamais devant un public qui rit, qui crie sa joie et qui chante avec nos amis pour une soirée de plaisir.
Cet été, ils envahissent nos communes varoises avec arrêt à Sanary où, dans le cadre de « Sanary sous les étoiles », ils sont toujours les bienvenus et même les « nordistes » en vacances apprécient leur humour potache, leur énergie ensoleillée et leur complicité.
L’ami Pujol, tel Fregoli, nous aura tout fait : en veste rouge, tout droit issu du cirque Zavatta, en short et perruque blonde de cagole, en tenue sexy made in Tina Turner, enveloppé dans un drapeau rouge et noir du RCT ou en rocker façon Johnny… il est irrésistible, ses deux choristes superbement et autrement sexy que lui et ses musiciens complices jusqu’au bout de leurs instruments.

J L
K M

Deux heures passées avec eux valent tous les médicaments contre la sinistrose.
Quant à Pujol, il aime toujours sa femme, et pour nous le prouver, il revient en solo sur la même scène le mardi 1er août, nous présenter son one man show au titre éponyme.
Si vous voulez reprendre une couche de rire… reprenez le chemin de « Sanary sous les étoiles », vous ne le regretterez pas !

B

Jacques Brachet

Solliès-Pont, Festival du Château
Du très grand Sardou

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Il est venu nous faire ses adieux à la scène « chantante » avec une « Dernière danse », à 70 balais et pour clore 50 ans de scène.
Mais attention : s’il arrête simplement de chanter – et c’est bien dommage ! – il va se consacrer au théâtre où il sévit avec succès depuis quelques années.
« Je ne veux pas vous quitter – nous avoue-t-il – mais je veux vous faire rire ».
En attendant, il nous a totalement charmés avec un récital somptueux à tous niveaux : la voix, qui reste solide et ample, un orchestre de quelques 25 musiciens, cordes, cuivres, percus, claviers et trois superbes voix féminines… Presque un orchestre symphonique. Quant aux lumières, elles sont somptueuses, magiques, se projetant sur le mur du splendide château de Solliès-Pont.
Malgré une position on ne peut plus statique, la tête engoncée dans le costume, à peine si les mains se meuvent, notre « Tino Rossi des sixties » (Voix en plus) a su nous faire la démonstration de ce qu’est un véritable artiste, un vrai chanteur à voix comme on en a peu aujourd’hui dans la chanson française, hormis Amaury Vassili et Vincent Niclo.
Il arrive « façon Emmanuel Macron » sur une musique d’enfer, le pas lent, s’avançant en bord de scène. Il « salut » avec cette chanson éponyme et sourit (mais oui !) au public venu par milliers, réunissant trois générations qui connaissent ses chansons par cœur et les chantent avec lui, du « Rire du sergent » à « Je vole », redevenu un tube grâce à Louane, en passant par « Le France », « Musulmanes », « Les bals populaires », « La maladie d’amour », « Dernière danse » qui le voit repartir de dos d’un même pas lent, pour mieux revenir avec « Les lacs du Connemara »… Deux très belles nouvelles chansons, la première, inattendue sur le Pape François, la seconde, vécue par tous les artistes « Figurant ». Entre deux chansons, il se raconte avec humour, rend hommage à Barbara en nous offrant une splendide interprétation de « L’aigle noir », vient interpréter avec ses cuivres et son inséparable ami des débuts, le chanteur, auteur, compositeur Pierre Billon (fils de Patachou) qui lui a écrit tant de belles chansons dont cet « En chantant » qu’ils interprètent façon jazzy, « Je ne suis pas mort, je dors », « Je vole », « Femmes des années 80″, « Dix ans plus tôt » et bien d’autres que Michel a gardé dans son tour.
Et puis, moment à la fois de rire et d’émotion avec la voix de sa maman, Jackie Sardou, qui vient l’interrompre dans son interprétation de « Comme d’habitude ». Un grand moment avec le plaisir de retrouver le ton gouailleur de cette « titi » parisienne qui fut sa mère et une grande comédienne. Papa n’est pas oublié puisque la chanson « Le spectateur du premier rang » lui est dédiée.

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Que dire de plus sinon que la soirée fut grandiose et que s’il arrête la chanson, nous allons perdre l’un de nos plus grands, devenu un mythe, un incontournable de la chanson française dont nombre de ses succès font partie de son patrimoine.
En fait, la passion, le talent, sont indémodables lorsqu’on s’appelle Sardou et Hallyday et nos septuagénaires de ces années dites « yéyé » se portent bien et peuvent en remontrer à beaucoup de jeunes chanteurs d’aujourd’hui qui se prennent pour des stars dès le premier (et souvent le seul !) succès de leur fragile carrière.
En écoutant Sardou, il n’y a aucune nostalgie mais le plaisir de retrouver des chansons qui ont marqué nos vies et ont traversé les décennies sans prendre une ride.
A Solliès-Pont, ce fut du grand, du très grand Sardou.
Petit… tu nous a bien fait plaisir…

C

Suite au spectacle, le maire de Solliès-Pont, André Garron nous offrait le traditionnel cocktail dans la belle cour du château, entouré de nombreux édiles, de son équipe et de l’auteur inspiré de cette programmation Rabah Houia, mais… pas de Sardou, qui était déjà parti. Nous n’avons donc pas eu la tout aussi traditionnelle photo du maire et de l’artiste comme pour Dany Brillant, les Chevaliers du Fiel et quelques autres.

Jacques Brachet
Photos : elles sont ce qu’elles sont quand on les prend du fond de la salle avec interdiction de s’approcher de la scène. Seul bémol de la soirée.