Archives pour la catégorie Festivals

Jean-Christophe SPINOSI… Heu-reux !

A
Avec Dominique Ducasse

Retrouver Jean-Christophe Spinosi est toujours un vrai plaisir, tant ce grand violoniste et chef d’orchestre reconnu mondialement, est d’une grande simplicité, chaleureux et passionné.
La musique c’est sa vie et ce rendez-vous annuel à la Collégiale de Six-Fours est devenu incontournable pour des centaines de spectateurs qui, chaque année, de précipitent à ses deux concerts, toujours originaux, réunissant à la fois les mélomanes et les néophytes, car Jean-Christophe a aussi le talent de rendre la musique dite « classique » populaire et accessible à tous.
Plaisir donc de le retrouver dans ce cadre idyllique, pour la générale du premier concert qui se déroulera le mercredi 17 juillet à 20h30.
Cette générale à la particularité d’âtre gratuite, ouverte à tous, ce qu’ont voulu Jean-Christophe, le maire de Six-Fours Jean-Sébastien Vialatte et son adjointe aux affaires culturelles Dominique Ducasse.
« Cette initiative – nous confie Jean-Christophe –a un sens universel et nous rapproche des gens. C’est une  création sur l’Humain, dans un contexte de partage, le but étant de faire ressentir à tous que cette musique dite « du passé », reste moderne et plus vivante que jamais. Ca donne du sens et de l’oxygène !
C’est pourquoi j’essaie toujours de montrer leur modernité.
C’est pourquoi cette année, je mêle Vivaldi, Haendel, Purcell , Paul Mc Cartney, John Lennon, Freddy Mercury dans le second concert intitulé « La battle des anges » qui aura lieu le vendredi 19 juillet à 20h30
Toutes ces œuvres s’imbriquent car elles ont un point commun : elles sont énergiques et virtuoses. C’est pourquoi j’ai imaginé un double chœur qui se répond dans une spiritualité pleine de joie et d’espoir. Le premier chœur est baroque, le second inocule le virus du gospel. Ca a quelque chose d’universel, une sorte de mise en abîme temporelle entre le classique et la pop anglaise, qui déclenche l’émotion. Mon but est de faire ressentir une œuvre en prenant des chemins détournés et prouver que classique et moderne peuvent se confondre »

B C D

Revenons à ce premier concert qui s’intitule « Index pro memoria »
Il est parti d’un gribouillis découvert au verso d’une partition. J’ai pu y déchiffrer sept mesures, séparées de deux barres, ce qui signifie que nous avons affaire à sept œuvres différentes, avec des thèmes très différents, ce qui est très étrange. J’ai donc dû parcourir tout le catalogue des œuvres de Vivaldi et Dieu sait s’il a été prolixe ! J’ai ainsi découvert l’ouverture d’un opéra, des concertos pour cordes et violons et même pour orgue, ce qui est rare chez ce compositeur. Ca  se termine par un concerto pour deux pianos d’une grande virtuosité et par un véritable feu d’artifice ».
Cette générale a été magistrale même si, comme toute générale qui se respecte, il y eut quelques arrêts pour des mises en place, des modifications, des mises au point. Ce fut un grand moment fortement ovationné, l’apothéose étant cet extraordinaire avec son premier violon.
Un CD de ces concerts est-il prévu, Jean-Christophe ?
Why not ? J’aimerais beaucoup. L’avenir nous le dira.
Bien entendu, alors que nous avions déjà eu l’occasion de nous entretenir sur ses multiples projets  qui ne cessent de s’allonger et de l’emmener au bout du monde, il avait été question d’un voyage en Russie pour des concerts à Moscou et St Petersburg qui se sont superbement déroulés, il a eu la joie et l’honneur de la visite de Valery Querquier, chef d’orchestre russe mondialement connu et d’Alexeï Shalashov, directeur de l’orchestre philharmonique de Moscou.
A St Petersburg, il a joué avec l’orchestre philharmonique de Monte Carlo, les grands musiciens français : Ravel, Debussy, Dukas, Fauré, Saint-Saens.
Il a déjà d’autres concerts de prévus en Russie mais entretemps, deux événements qui lui tiennent à cœur :

F G

« Fin août, je suis invité au théâtre Colo de Buenos Aires, un immense et incroyable opéra, qui est un lieu historique. Début octobre, je donnerai des concerts au Liban et en Egypte (Le Caire, Alexandrie) pour le 150ème anniversaire du Canal de Suez. Ce sera un concert qui mêlera musiciens, musiques et instruments occidentaux et égyptiens ».
Tout ce qu’il aime : les métissages, les musiquent qui se mêlent et se répondent, des musiciens de diverses origines.
En fait, Jean-Christophe Spinosi est un homme et un musicien heu-reux !

Jacques Brachet

Le Festival de Musique de Toulon et sa région
L’Estival 2019 : Forever

D

En ce vendredi 6 juillet surchauffé, sur la place de l’Equerre de Toulon, l’Orchestre symphonique du Conservatoire TPM donnait un concert intitulé « Forever », « pour toujours », bien nommé puisqu’il s’agissait d’un programme basé sur des thèmes issus de grands films emblématiques de leur époque, thèmes que tous les plus de 20 ans doivent connaître.
L’Orchestre Symphonique du Conservatoire TPM était renforcé par la participation d’enseignants et d’élèves des classes de jazz et musiques actuelles amplifiées. C’est dire que sur scène était présenté un immense orchestre, dirigé avec maestria par Jean Louis Maes.
Celui-ci eut l’idée de présenter chaque morceau sous forme de quizz (devinette en français) en donnant l’année, le nom de quelques acteurs, un résumé du film. A charge pour le public de trouver le titre du film. Facile pour l’immense public qui remplissait la place. Cette façon de procéder permettait d’inclure joyeusement le public dans cette soirée, et de nous faire travailler la mémoire. Je regrette que Jean Louis Maes, n’ait pas nommé les compositeurs de chaque pièce, sauf pour « Lawrence d’Arabie » et « Docteur Jivago » de Maurice Jarre. Chauvinisme ? Je plaisante bien sûr. Tant ce petit jeu était bon enfant. Les musiques étaient de Elmer Bernstein, Maurice Jarre, Henry Mencini, Ennio Morricone, Serge Gainsbourg, Scott Bradley, Louiguy
On entendit donc des airs majeurs de « La Panthère rose, du Parrain, des 7 mercenaires, et d’autres ; et des chansons qui, extraites de films, ont fait une carrière qui dure encore, Forever. C’est « Singing in the Rain, La Javanaise, Pull marine (paroles d’isabelle Adjani), la Gadoue toutes trois de Serge Gainsbourg, la Vie en rose (parole d’Edith Piaf) » arrangée par Franck Pantin; chansons chantées avec conviction par Nina Montanaro, avec une très belle réussite sur « Pull marine», d’une tessiture difficile

B C

Les moments les plus forts, musicalement, me semblent avoir été « Les 7 Mercenaires et Lawrence d’Arabie », ce qui n’enlève rien aux autres interprétations.
Ce sympathique concert se termina par « La Bamba », écrite sur un air traditionnel mexicain, la musique du film étant composée par Miles Goodman et Carlos Santana. Cette « Bamba » fut le tube inévitable des années 60. Pas étonnant que le public l’ait chantée avec l’orchestre lors de la reprise.
Chapeau bas à cet orchestre d’un soir et à son chef Jean Louis Maes car c’est une gageure que d’arriver à mettre en place un tel groupe, nombre des musiciens sont encore des adolescents, et surtout, en si peu de temps, une semaine m’a-t-on dit, et cela après avoir donné d’autres concerts auparavant.
Saluons l’action du Festival auprès de la jeunesse, car tout au long de l’année un travail de fond est mené auprès des scolaires, des collégiens, des lycéens, pour leur faire connaître et aimer la musique. Et mettre sur scène ceux qui pratiquent la musique.

A

Serge Baudot
Concerts à venir à la Tour Royale à 21h30 :
Lundi 8 juillet : Die Innere Stimme : Simon Ghraichy au piano dans un répertoire éclectique.
Mardi 10 juillet : Odyssées avec Alexandra Soumm au violon et Illya Amar au vibraphone dans une interprétation des folklores de l’Europe de l’Est, d’Israël et du Bassin Méditerranée, plus quelques auteurs classiques. Un voyage à découvrir.

Festival de Musique de Toulon et sa région
L’Estival 2019 : Les voix animées

thumbnail_P1030639

Le 4 juillet, le groupe vocal Les Voix Animées venait fêter ses 10 ans par des « Célébrations A Cappella » dans le cadre merveilleux de la Tour Royale de Toulon, sous les étoiles d’une nuit chaude, avec parfois le cri d’une mouette, et le parfum de la Méditerranée qui roulait doucement ses vagues au pied de la Tour.
Le programme habituel des Voix Animées est en général constitué de ce qu’on appelle la musique sérieuse. Grande nouveauté, voire une nouvelle étape, les Voix Animées ont choisi de fêter leurs 10 ans en chansons, la grande chanson française, britannique, et celle des comédies musicales : Bécaud, Dutronc, Vian, Montand, Brassens, ABBA, The Mamas and the Papas, Bernstein, Rodgers and Hammerstein…
La question qu’on pouvait se poser : comment vont-elles s’y prendre. Un leader accompagné par les autres interprètes qui imiteraient des instruments ? Eh bien non ! Elles ont fait appel à des arrangeurs, et non des moindres (la plupart étaient présents dans l’enceinte) : Etienne Desaux, Alcibiade Minel, Anne Mirou, Etienne Planel, qui surent, chacun à leur façon, construire des sortes de concertos grosso en utilisant les différentes voix selon leur tessiture et leurs qualités, mêlant fugues et contrepoints, sans oublier le rythme propre à chaque chanson. On peut d’ores et déjà dit que ce fut une réussite totale.
On connaît la qualité des Voix Animées qu’on a souvent le plaisir d’entendre dans la région dans des répertoires divers.
Le concert débuta et se termina par des chants du répertoire « sérieux » (Orlande de Lassus, Giovanni Pierluigi da Palestrina) avec en intermède au milieu du concert le « Pastime with Good Company » écrit par le roi Henri VIII, dans une brillantissime interprétation.
Quelques chansons se détachèrent plus particulièrement comme « Il est cinq heures, Paris s’éveillent », dans une tout autre approche que celle de Jacques Dutronc, et un arrière plan qui faisait oublier la flûte de Roger Bourdin. Le « J’suis Snob » de Boris Vian, détaillé délicieusement et malicieusement, une véritable saynète. A bicyclette offrait toute la joie d’une promenade à vélo dans la campagne. « La mauvaise réputation » de Brassens envoyait dinguer les « braves gens ». Une trouvaille sensationnelle pour « Et maintenant » de Bécaud-Delanoë chanté sur un accompagnement Boléro de Ravel ; sacré trouvaille ! Et la « Mélodie du bonheur » de Rodgers et Hammerstein, là encore une saynète acrobatique vocalement, et réjouissante.

B C

Il y avait peut-être un peu moins d’invention sur les thèmes anglo-saxons, mais eux aussi étaient traités d’une façon absolument neuve et originale.
Apothéose oblige : la création mondiale de l’œuvre de Philip Lawson (ex baryton et arrangeur des King’s Singers) composée sur des thèmes des grandes comédies musicales d’Andrew Lloyd Webber, intitulée « A Lloyd Webber Medley ». Un véritable feu d’artifice.
Ce soir les Voix Animées étaient Anara Khassenova, Sterenn Boulbin, Isabelle Schmitt, Raphaël Pongy, Damien Roquetty, Mathieu Becquerelle, emmenées par le baryton Luc Coadou qui assure également la présentation des morceaux, et des imprévus, avec un sobre humour britannique absolument roboratif.
Pour clore cet anniversaire les Voix Animées « se » chantèrent « Joyeux Anniversaires », avec nos vœux les plus sincères, avant de nous quitter sous un jet de lumière.
Certes on aimerait entendre ce concert en acoustique dans une salle, mais la sonorisation de Marc Poveda était remarquable, laissant entendre chaque voix séparément dans le même registre de puissance, avec la rondeur des ensembles. J’ai moins apprécié les lumières colorées se manifestant de temps en temps derrière le groupe, mais c’est la mode. Des lumières naturelles auraient mis la pierre en valeur et donné plus d’intimité, de concentration. Mais ce n’est qu’un petit détail.
Un concert qui certainement marquera une date dans l’histoire de l’Estival du Festival de Musique de Toulon et sa Région

thumbnail_P1030661

Serge Baudot

Concerts à venir à la Tour Royale à 21h30 :
Lundi 8 juillet : Die Innere Stimme : Simon Ghraichy au piano dans un répertoire éclectique.
Mardi 10 juillet : Odyssées avec Alexandra Soumm au violon et Illya Amar au vibraphone dans une interprétation des folklores de l’Europe de l’Est, d’Israël et du Bassin Méditerranée, plus quelques auteurs classiques. Un voyage à découvrir.

Jazz à Toulon du 19 au 28 juillet
30 ans de concerts gratuits à travers la ville

A
Manu di Bango

Jazz à Toulon fête cette année ses 30 ans. Dire que tout est parti d’un pari. Fin des années 80 le maire de Toulon était monsieur François Trucy. Il cherchait un moyen d’apporter de l’animation en même temps que de la culture dans les quartiers de la ville. Il faut dire qu’à l’époque l’offre culturelle était assez pauvre, contrairement à aujourd’hui où l’on n’a que l’embarras du choix. Son Chef de cabinet, Jean-Pierre Colin, amateur de jazz, qui venait de faire son service militaire à Boston où il avait fréquenté les jazzmen de la Berklee, lui proposa des concerts de jazz gratuits en itinérance dans différents quartiers de la ville. Le maire dit banco. Jean-Pierre Colin passa le bébé à Daniel Michel, alors directeur du COFS, musicien et jazzfan lui-même, qui mit la chose sur pied. Le festival s’appela d’abord « Jazz is Toulon », pour devenir plus modestement depuis quelques années « Jazz à Toulon ». Il y a 30 ans donc, en 1989, ce fut le départ, avec un invité de choix, Michel Petrucciani. C’est pourquoi cette année le festival rendra hommage au grand pianiste trop tôt disparu, en présence de ses deux frères : Louis, le contrebassiste, et Philippe, le guitariste, qui ouvriront le concert en duo, suivis par un groupe de musiciens qui ont participé au cours des ans aux fameux Worshops du festival qui propulsèrent tant de musiciens, amateurs ou professionnels. Ce seront Stéphane Bernard (p), Sylvain Rifflet (s), Olivier Miconi (tp), Mathias Allamane (b) et Sylvain Ghio (dm). Gageons que les frères Petrucciani se joindront à eux pour un bœuf mémorable.
Jazz à Toulon poursuit sa route, avec des concerts gratuits qui sillonnent la ville, sous la houlette de sa Présidente, madame Bernadette Guelfucci, et sa vaillante équipe. Rappelons qu’au cours de ces 30 ans c’est environ 2000 musiciens qui s’y sont fait entendre, parmi lesquels on peut compter quelques dizaines des plus grands.

BC
Ricardo del Fra – Agathe Iracema

Petite revue de détails pour cet été :

Pour les grands concerts du soir, quelques pointures :
Manu Dibango avec son  African Soul Safari ; Randolph Matthews et son Afro Blues Project : Manu Guerrero Quintet ; la chanteuse brésilienne Agathe Iracema ; Théo Ceccaldi Trio ; un événement avec le quintette de Ricardo del Fra pour un hommage à Chet Baker. Ricardo del Fra a accompagné Chet Baker pendant 9 ans. Il lui avait rendu hommage en 1989 (date du premier festival Jazz is Toulon) avec un album « A Sip of your Touch », puis il a renouvelé l’hommage 25 ans plus tard sous le titre « My Chet My Song » avec le Deutsches Filmorchester Babelberg. (Les deux œuvres ont paru en un coffret de 10 mai dernier). A Toulon ce sera en direct avec l’orchestre de l’Opéra, donc une nouvelle création ; Tony Allen avec The Source ; Kenny Garrett et son quintette, certainement le concert le plus purement jazz.

D E F
Theo Ceccaldi – Manu Guerrero – Kenny Garrett

Pour les concerts apéros :
Caravancello, deux violoncelles et des percussions ; The Po’Boys, menés par Poupa et Didou qu’on ne présente plus ici ; Sonia Winterstein dans son répertoire manouche ; Spirale Trio, de la fusion ; Ananda Revival avec de nouveaux musiciens pour un autre genre de fusion ; et le trio de l’excellent pianiste Alexis Tcholakian.
A noter une nouveauté, «Jazz Ambiance », une déambulation dès 10h du matin, le 19 juillet au centre ville avec Swing Pocket Manouche, et le 24 juillet du Pont du Las au Mourillon avec les Angels City Players qui jouent différents styles de jazz.
Oyez ! Oyez ! Voilà de quoi occuper ses journées et ses soirées, si on aime le jazz, bien sûr i

Serge Baudot
Renseignements : www.jazzatoulon.comwww.cofstoulon.fr – 04 94 09 71 00
Brochure dans lieux habituels.

Le Festival de Musique de Toulon et sa région
L’Estival 2019 du 12 juin au 20 juillet

faron
Suivant un rite bien établi depuis quelques années L’Estival a commencé (le 12 juin cette année) avec un programme hautement éclectique, par une journée de déambulation musicale « Les pianos sauvages », cinq grands pianos installés en divers endroits du Centre Ville et mis à la disposition de tout pianiste, débutant ou concertiste, passant par là entre 11h et 18h ; ils étaient aussi joués par des professeurs et des élèves du conservatoire. : belle occasion de partager des voyages musicaux.
Le soir à 18h c’était la présentation, sous la présidence de monsieur Claude-Henri Bonnet, de la saison estivale sur la place Puget, suivie par un récital à deux pianos avec Frantz Baronti et Bertrand Massei pour « Un voyage au dessus de l ‘Atlantique » ; et plus tard dans la soirée à 22h sur la place des Savonnières on pouvait assister à la projection du film «Buena Vista Social Clu » de Wim Wenders.
Cette année, le 14 juin, le Concert au profit de Pharmacie Humanitaire se déroula à l’église Saint-Jean Bosco avec le chœur de chambre Kallisté (direction Régine Gasparini) et l’Ensemble instrumental de Toulon et du var (direction René-Pierre Faedda dans un répertoire Mozart.
Le 22 juin montée au Mont Faron pour « Le Faron fête la musique » par l’Ensemble de cuivre des élèves du Conservatoire TPM.
En juillet viennent les grands concerts. Cette année le programme, très riche, fait preuve d’une belle diversité, et sort des sentiers battus. Différents styles de musique sont proposés aux mélomanes qui pourront satisfaire leur curiosité, et même faire des découvertes comme avec ce duo violon-vibraphone.
Tous les concerts de juillet se dérouleront à 21h30 à la Tour Royale, sauf celui du 6 juillet : en cas d’intempéries refuge à l’Opéra de Toulon.

ghraichy
Violoncellopéra – Simon Ghraichy

Le 2 juillet place aux violoncelles français avec « VioloncellOpéra », 8 violoncellistes célèbres dans un répertoire classique et varié.
Le 4 juillet, l’excellent groupe vocal « Les Voix Animées » donnera ses « Célébrations a Cappella » pour un concert-événement des 10 ans de l’Ensemble (2009-2019), sur un répertoire de chansons modernes. Gageons que ce sera un grand et étonnant moment.
Le 6 juillet, «Forever» sur la Place de l’Equerre, un grand concert avec l’Orchestre Symphonique du Conservatoire TPM sous la direction de Jean Louis Maes avec des enseignants et des élèves des classes de jazz et musiques actuelles, sur des thèmes issus de comédies musicales.
Le 8 juillet, en piano solo «Die innere Stimme» (la voix intérieure) par Simon Ghraichy ; là encore un répertoire varié.
Le 10 juillet «Odyssées» duo avec Alexandra Soumm au violon, et Illya Amar au vibraphone, dans un voyage musical de Bartók à des musiques folkloriques d’Europe, d’Israël et de la Méditerranée.

OLYMPUS DIGITAL CAMERA battle des anges
L’ensemble Matheus dirigé par Jean-Christophe Spinosi

Concerts à la Collégiale Saint-Pierre de Six-Fours
Dans une deuxième partie l’Estival en partenariat avec la ville de Six-Fours propose trois concerts dont deux à la Collégiale Saint-Pierre à 20h30:
Le 17 juillet «Index Pro Memoria» avec l’Ensemble Matheus dirigé par Jean-Christophe Spinosi dans un répertoire Vivaldi.
Le 19 juillet «La Battle des Anges» avec l’Ensemble Matheus et le chœur de chambre Melisme(s) dirigé par Gildas Pungier et le chœur Matheus, à nouveau dans un répertoire Vivaldi.
Le samedi 20 juillet à 21h au Parc de la Méditerranée «Baroque and Pop – Return to Forever» Il Giardino d’Amore avec Natalia Kawalek (mezzo), Stan Plewniak (chant), Stefan Plewniak (violon et direction). Une curiosité à découvrir sur de célèbres musiques pop et classiques.

Serge Baudot.
Renseignements : www.festivalmusiquetoulon.com – Tel : 04 94 93 55 45
Réservations : 04 94 18 53 07
Vente de billets aux endroits habituels

La Rochelle – Festival de la fiction télé

1

Chaque année, depuis 21 ans, le Festival de la fiction TV est le témoin privilégié de l’évolution et de la croissance de la fiction française. Accueillant toujours plus de monde, il répond aux attentes d’un public fidèle et curieux mais aussi de professionnels passionnés et exigeants.
Le festival vise, depuis plusieurs années, différents objectifs, notamment celui de structurer et de réunir l’ensemble de la création audiovisuelle française, francophone et européenne dans un même lieu, et ainsi œuvrer au partage d’expériences, à l’échange de connaissances et de compétences.
L’an dernier, la vingtième édition du Festival de la Fiction, a été un succès sans précédent. Plus de 35 000 spectateurs et 2 200 professionnels ont foulé les salles du festival, en quête de plaisir, de découverte et d’émotion.
Plus de 50 œuvres françaises et internationales ont été projetées, parmi lesquelles, 42 films en compétitions : 25 oeuvres françaises inédites, 10 séries et films européens, et 7 séries francophones étrangères.
Le jury présidé alors par Marie Gillain a décerné le prix du meilleur téléfilm à « Jonas » de Christophe Charrier. Les Rendez-vous de la Création Francophone
En 2018, le Festival de la fiction imagine les premiers «Rendez-vous de la création francophone», dontl’ambition est de faciliter et privilégier la rencontre entre investisseurs internationaux et producteurs françaiset francophones porteurs de projets de séries en langue française à potentiel international. Il souhaite ainsi prouver que la création francophone est capable de franchir les frontières de la francophonie. Avec les Rendez-vous de la Création Francophone, le Festival offre un espace de rencontres convivial, un écrin de travail privilégié et intime où les producteurs et auteurs francophones sont susceptibles de rencontrer des investisseurs étrangers attentifs et intéressés par la production de séries en langue française ainsi que leurs homologues francophones.
Compte tenu du succès l’an passé et de son efficacité, Les Rendez-vous de la création francophone, seront de retour cette année : Le mercredi 11 septembre 2019 après-midi, en pré-ouverture du Festival de la Fiction, et le jeudi 12 septembre dans la matinée, des rencontres en tête à tête vont être organisées entre les professionnels internationaux invités à La Rochelle, qu’ils soient producteurs, distributeurs ou diffuseurs, et des producteurs et auteurs francophones porteurs de projets de séries TV en langue française au potentiel international.
FESTIVAL DE LA FICTION – 21e édition – Du 11 au 15 septembre 2019
Le 6 mai 2019, le Festival a lancé pour la deuxième année consécutive, un appel à projet à destination des producteurs et auteurs francophones ayants des projets de séries TV francophones pouvant dépasser nos frontières. Une vingtaine de projets seront soigneusement sélectionnés par un comité de professionnels, qui sera attentif au caractère totalement inédit des projets, à leur originalité, leur fort potentiel à l’international et leur intérêt suscité auprès des chaînes francophones.
Chaque projet de série, en cours de financement, sera présenté par le producteur et l’auteur en une quinzaine de minutes sur place. À eux de convaincre l’investisseur de l’intérêt de la production! Plus que jamais, le festival affirme sa position de premier Festival de fictions françaises, francophones et européennes.

2

MARC TESSIER – Responsable du comité de sélection 2019
Cette année, Marc Tessier est nommé responsable du comité de sélection de la 21e édition du Festival de la Fiction, qui se déroulera à la Rochelle du 11 au 15 septembre 2019.
Les œuvres sélectionnées seront comme chaque année annoncées lors des conférences de presse qui se dérouleront fin août, à Paris et à la Rochelle.
Ancien élève de l’école Polytechnique et de l’École nationale d’Administration, Marc Tessier a participé au lancement de Canal+ dont il fut Directeur Général en 1983.
De 1995 à 1999, il a été Directeur Général du Centre national de la cinématographie (CNC), puis
élu par le Conseil Supérieur de l’Audiovisuel (CSA) en 1999 à la présidence de France Télévisions.
En 2006, Marc Tessier se consacre au lancement de projets dans le domaine numérique, en particulier au travers de la société Vidéo Futur Entertainment Group.
Marc Tessier préside actuellement le Syndicat des éditeurs de vidéo à la demande et le Forum des Images depuis 2009, ainsi que Film France, en charge de la gestion des crédits d’impôts, depuis 2016.

MONTPELLIER – Les Folies D’O 2019

Une Plongée Inédite dans l’univers d’Offenbach 
les 2, 3 et 4 juillet à l’amphithéâtre du Domaine d’O

688f3ad7-8e04-49d2-85d0-4f819b875081

Rendez-vous attendu du Domaine d’O, les Folies d’Océlèbrentcette année les 200 ans de la naissance d’Offenbach, unerencontre entrepassé et présent à travers un voyage symphonique et diversifié. La Métropole de Montpellier est fière de porter et d’accompagner, depuis deux ans maintenant, ce festival pour lequel nous avons choisi de renforcer notre soutien cette année, avec une subvention à la hausse.Le Domaine d’O est fidèle à sa réputation. Chaque année, il sait se renouveler avec une programmation de qualité, toujours plébiscitée, pour chacun de ses rendez-vous. Métropolitain désormais, les synergies sont toujours plus nombreuses entre nos institutions culturelles. Aussi, je suis ravi de voir Marion Guerrero, formée à l’EcoleNationale Supérieure d’ArtDramatique de Montpellier(ENSAD), mettre en scène l’édition 2019 des Folies d’O.Un exemple de réussite qui témoigne de la qualité des enseignements dispensés à Montpellier, capablesde faire émerger les talents de demain, et contribuant largement à faire de Montpellier ce qu’elle est, une destination culturepar excellence.Trois jours durant, le Domaine d’O va vivre au sond’Offenbach, pour le plus grand plaisir d’un public mélomane,toujours fidèle et encore plus nombreux
Le 200ème anniversaire de la naissance d’Offenbach est l’occasion d’une production surprenante proposée par les Folies d’O, rebaptisées pour l’occasion les Folies d’Offenbach. Humour et originalité seront au rendez-vous de cette édition 2019 : une plongée inédite dans l’univers du créateur de l’opéra-bouffe.
Une enfant du pays signe la mise en scène
Jérôme Pillement, chef d’orchestre et directeur artistique du Festival les Folies d’O, a confié la mise en scène de cette création 2019 à Marion Guerrero. Montpelliéraine, Marion Guerrero a une trentaine de mises en scène à son actif. Cette femme engagée et dotée d’un solide sens de l’humour est la directrice artistique de la compagnie locale Tire pas la Nappe et endosse régulièrement des rôles de comédienne, au théâtre comme au cinéma.
Une piscine au cœur de la scénographie
Ce spectacle nous emportera de La Vie Parisienne aux Contes d’Hoffmann en croisant Les Brigands, La Belle Hélène, La Grande Duchesse de Gérolstein, La Périchole et nous invitera au Voyage dans la Lune.

6ebbe724-599c-4d18-bebe-a4d41753cc13 7f2bcb86-9447-48ab-a9f3-355ce15bcd2f

«Je ne voulais pas couper l’espace des musiciens du reste de l’action et je me suis demandée comment transformer la fosse en quelque chose qui serait en cohésion avec la scène. Et tout à coup, cette fosse a fait naitre l’image d’une piscine. Tout s’est construit autour de cette image», raconte Marion Guerrero. Un orchestre jouant dans une piscine ? Attendez-vous à de l’absurde ! Mais aussi à de belles voix et de la grande musique…
La distribution
Solistes, Chœur de l’Opéra national Montpellier Occitanie et Orchestre national de Montpellier Occitanie, comédiens, pas moins de 75 personnes seront réunies pour cette production inédite.
Parmi eux : la soprano Mélanie Boisvert, la mezzo-soprano Antoinette Dennefeld, le ténor Loïc Felix et le baryton Armando Noguera.
Les comédiens : Elodie Buisson et Julien Bodet.
A noter : possibilité d’organiser des reportages en amont de la Première.
Le Domaine d’O, un écrin magique
«Folie» du XVIIe siècle nichée dans un grand parc méditerranéen, le Domaine d’O s’est doté en 2003 d’un amphithéâtre à ciel ouvert de 1 800 places. Un lieu unique absolument fabuleux ! Depuis 12 ans, comédies musicales et opérettes y sont données sous les étoiles… C’est ici que Jérôme Pillement convie chaque année connaisseurs et néophytes à un merveilleux voyage en compagnie de la grande famille des arts vivants. Car pour ce chef d’orchestre sans frontières, c’est cela la magie de l’opéra : des acteurs, musiciens, chanteurs et danseurs vibrant à l’unisson !

Points de location – domaine d’O :  0 800 200 165 (service et appel gratuits) /
www.domainedo.fr – Du lundi au vendredi de 13h à 18h,
jusqu’à 22h les soirs de représentations

Jacqueline FRANJOU : « Le festival,
une belle parenthèse dans la vie de Ramatuelle »

B

Il y a quelques semaines, nous vous avons dévoilé le prochain festival de Ramatuelle qui se déroulera du 27 juillet au 11 août.
Jacqueline Franjou, présidente du Festival et Michel Boujenah, son directeur artistique, nous en ont parlé au cours d’un repas au bord de l’eau sur la plage « La Serena » où nous recevait chaleureusement Terence Turchi-Fridrici.
Mais en dehors du festival, qu’avait conçu l’ami Jean-Claude Brialy et qui ne démarre que le 1er août, Jacqueline y a, depuis trois ans ajouté en prélude, trois soirées classiques de haute voltige dont je voulais parler avec elle mais également parler des sponsors, des mécènes, des institutions sans l’aide et la générosité de qui le festival ne pourrait se faire.
Parlons donc de ces trois belles soirées classiques sous les étoiles, Jacqueline.
Je voulais ajouter ces trois soirées parce que je pense que la musique classique est un prologue et un atout supplémentaire au festival, la musique faisant partie des arts et de la culture et je pense qu’il n’y a pas de séparation avec les autres arts. Ca ajoute même un plus au festival et je crois que Gérard Philipe et Jean-Claude auraient apprécié, tous deux aimant cette musique.
Comment se fait le choix de ces trois soirées ?
J’ai choisi Laurent Petitgirard pour programmer et organiser ces soirées car en dehors de ses talents de musicien, il a une immense connaissance de la musique, des compositeurs et de leurs oeuvres, il est également un extraordinaire pédagogue et chaque soir avant le spectacle, il nous parle de l’œuvre du compositeur choisi, de son histoire, des instruments qui la jouent.
Il nous fait aimer et comprendre cette musique et le public l’écoute différemment.
Jouer en plein air n’est-il pas périlleux ?
Non car dans ce lieu il y a un écho formidable, les notes s’envolent et du haut de l’amphi, on a une vue magnifique sur l’orchestre, la lune qui se lève. C’est magique.
J’ai également ajouté la danse car c’est un tout et ça fait partie intégrante de tout ce qu’on propose dans le festival. Ca manquait. Nous avons reçu de grandes pointures et cette année la venue d’Eric Vu-An sera, j’en suis sûre, un grand moment.

Sans titre - 1 IMG_0017 - Copie
Jean-Claude Brialy, avec qui Jacqueline a créé le festival – Michel Boujenah… la continuité

Là encore n’est-ce pas difficile de faire danser les artistes sur cette scène ?
Effectivement, ce n’est pas simple car il faut installer un plancher spécial sous lequel sont placées des demi-balles de tennis pour amortir les chocs. Ca s’appelle un parquet-miel. D’autant que cette année, nous allons recevoir quarante danseurs !
L’orchestre est-il toujours le même ?
Oui, c’est l’Ensemble Orchestral de l’Opéra de Nice, qui sera dirigé par Giulio Magnanini. Cette année, il y aura également les chœurs car le public aime les voix.
Tout ça, tu penses, est assez lourd à organiser mais c’est excitant et le résultat est tellement fort car ça touche les yeux, les oreilles et le cœur.
Passons donc aux sponsors sans qui le festival aurait du mal à exister.
Ce sont toujours les mêmes car ils nous sont fidèles depuis le début. Ils ne nous ont jamais quittés et même cette année nous sommes en progression, ce qui est signe de santé !
Je me suis toujours tournée vers les entreprises de service dont nous avons besoin, comme l’eau, l’électricité, les voyages, les vins locaux comme Chateau Minuty, Tour de l’Evêque (Pétale de Rose), Château Volterra. Le champagne Pommery. les entreprises de luxe comme Chanel, Fred Boutique. Je précise que si les mécènes et les institutions donnent de l’argent, c’est sans contrepartie publicitaire et ils payent même les places de leurs invités.
Parlons aussi des hôtels et de la restauration cet il n’y aura plus les Jumeaux.
Oui et je le regrette infiniment, je suis très triste pour eux mais personne n’y peut rien.
Ce sera donc Terence qui nous accueillera à la Serena. c’est un lieu magique. Quant aux hôtels il y a toujours le Baou, la Ménardière entre autres

23 Ramatuelle 2017 - Copie C

Cette année, tu mets le phare sur la gastronomie !
Je trouve qu’il y a un véritable parallèle entre les coulisses d’un théâtre et les cuisines où tout se concocte à l’abri des regards. Dans le programme, il y aura un cahier consacré à la gastronomie où l’on retrouvera Guy Savoy qui a toujours été à nos côtés. Cette année les traiteurs du spectacle seront Christophe Caïetti et Lucas Carton et bien sûr Teddy Evrat à la Serena.
Un autre cahier sera consacré à l’Europe car aujourd’hui, sans elle pas de culture.
Il y aura entre autres un mot de Jean-Noël Tronc, le président de la SACEM et de Franck Riester, Ministre de la Culture.
En fait, tout va bien, Jacqueline ?
Oui car le Festival est une belle parenthèse dans la vie de Ramatuelle. C’est un immense atout pour le village, un bel outil de communication et je voudrais saluer mon équipe, elle aussi fidèle, efficace… C’est une équipe fantastique !

Propos recueillis par Jacques Brachet

Choeur © Dominique Jaussein.jpg

Programme des Nuits Classiques
Samedi 27 juillet 21h
Ballet Nice Méditerranée, direction artistique Eric Vu-An. Chorégraphie Luciano Cannito. Musiques de Camille Saint-Saëns, Serguei Prokofiev, Elvis Presley
Dimanche 28 juillet 21h
« Ange et démons » avec Gosha Kowalinska, mezzo-soprano, Guillaume Dussau, basse, Mari Laurila-Lili piano (Airs divers d’opéras)
Mardi 30 juillet 21h
Chœurs et Ensemble Orchestral de l’Opéra de Nice dirigés par Giulio Magnanini. Récitante Sonia Petrovna (Poulenc, Hendemith… « Le petit prince » Laurent Petitgirard)
www.festivalderamatuelle.com

La Seyne – Festival du Chapeau : En compagnie des Loups

A
En cadrant les comédiens, à gauche Eliane Obrecht-Laurenci,, à droite Hélène Nicolas-Botasso,

Chaque année le Festival du Chapeau présidé par Jacqueline Visciglio, nous donne l’occasion, dans ce magnifique cadre du Fort Balaguier, de découvrir des compagnies théâtrales amateur varoises. Et chaque année, malgré la fraîcheur, le jardin ne désemplit pas et l’ambiance y est chaleureuse.
En ce jeudi soir, c’est la Compagnie des Loups, venue tout droit d’un long périple… seynois, qui s’y collait avec quatre saynètes qui avaient pour dénominateur commun « Moments de vie », toutes se passant dans divers salons avec des thèmes différents.
C’est ainsi que, sous la houlette d’Eliane Obrecht-Laurenci, metteuse en scène des quatre piécettes, nous avons d’abord pu entrer dans un salon de coiffure nommé « Bell’enCoiff' » où certaines clientes étaient aussi bizarres que certaines coiffeuses. On le sait, dans ce genre de lieu, les conversations vont bon train, des affaires politiques aux potins de la commère et quelques péripéties vont se produire au cours des événements concoctés par Hélène Nicolas-Botasso, pièce maîtresse de la compagnie qui nous offre un moment de pure joie.

C D E

Suivront « Le malaise de Georges », signé Roland Dubillard où comment deux infirmières se demandent comment soigner un malade qui a l’air très mal en point. Puis l’on retrouve l’ineffable « Gora » de Georges Courteline, où comment démontrer à sa femme qu’un chat angora n’est ni un gora, ni un nangora, ni un tangora, si petit soit-il. Enfin, l’on part dans le monde de Gérard Moncomble qui, façon Agatha Christie, nous montre que « A quelque chose malheur est bon ».
Quatre pièces joyeuses et drôles interprétées par de belles comédiennes, le seul mec – mais quel mec ! – étant Patrick Dias qui en fait se retrouve en septième femme de la troupe ! Il est désopilant, qu’il interprète une coiffeuse, un amant donneur de leçon ou encore une demoiselle anglaise. Il a un don comique auquel le public n’a pu résister.

F G

Reste une mise en scène manquant peut-être un peu d’énergie, avec quelques blancs, quelques déplacements qui ralentissent l’action et bien sûr, de temps en temps un petit trou dans le texte mais pour des amateurs… chapeau, c’est le cas de le dire ! Et l’on sent tout le plaisir qui l’emporte sur le trac.
Autre petite remarque : le problème de jouer quatre pièces dans des décors différents, ce qui fait que les entr’actes sont quelquefois un peu longs lorsque le public attend dans le noir et la fraîcheur du soir. Le système d’une pièce unique est plus approprié, il me semble, le rythme restant soutenu tout au long de la soirée et les moments d’attente supprimés.
Reste que nous avons passé une excellente soirée en compagnie des loups.*

B

Jacques Brachet
*Andrée Abadie, Nauria Hudelot, Simone Illiano, Christiane Louault, Lydia Przadka, Jocelyne Yepes… et Patrick Dias !

Toulon – Cinéma en Liberté 8ème !

C
Nicolas Paban,Caroline Deruas,Lisa Dora Fardelli, Luc Benito

Journée sous un soleil de plomb, nuit étoilée et… très fraîche à la Tour Royale pour deux jours de fête. Fête du cinéma et plus particulièrement du court métrage, organisée pour la huitième année consécutive par Lisa Dora Fardelli et toute une équipe d’amis, de membres de la famille tous bénévoles et passionnés de cinéma.
Fondatrice de ce bel événement toulonnais, Lisa avoue sa passion dès son plus jeune âge, attirée très vite par le cinéma et plus particulièrement le court métrage.

« Le court métrage – nous confis-t-elle – a mille choses à raconter, on y découvre des films fabuleux, merveilleux ancrés dans le monde d’aujourd’hui, ses problèmes, même si quelquefois ils sont audacieux ou dérangeants. Aux Beaux-Arts, j’ai commencé à faire des vidéos-performances mais c’était très expérimental. Pourtant j’ai voulu les montrer au cours d’une soirée, avec d’autres vidéastes et c’est comme ça qu’on s’est retrouvé une poignée, les pieds nus dans une carrière ! Mais c’était tellement chaleureux et festif que j’ai eu l’idée de créer ce festival « Cinéma en liberté ». Il permet à de jeunes talents de présenter leurs oeuvres, de se rencontrer aussi, ce qui est important et de rencontrer un public.
Ainsi est né ce festival, les premières années dans des lieux divers jusqu’à ce qu’on s’installe dans ce lieu majestueux. Ce qui est drôle c’est qu’on y parle de liberté alors que c’était une prison !
Très vite, de 50, 70, on est passé à 100 puis à 300 films reçus cette année, venus d’un peu partout et pas seulement de France ce qui est incroyable, à la fois plaisant et frustrant car on n’en a sélectionné que 25 à notre grand regret ! Mais, avec notre équipe (nous étions 7) on vous promet qu’on les a tous vus.
La sculpture représentant le prix, est superbe !
On la doit à Maurëen Tomio et Adrien Porcu, de l’Ecole Supérieure d’Art et de Design de TPM. Il y en aura deux d’attribués : le prix du jury et le prix coup de cœur de la marraine.
La marraine et à la fois présidente du jury était, cette année Caroline Deruas, réalisatrice, scénariste, scripte.
« Parfois aussi je joue – nous dit-elle en riant – et je fais même des collages à temps perdu ! »
Elle est cannoise, ville symbolique du cinéma, puis est « montée » à Paris où elle vit, le moins longtemps possible, ajoute-t-elle encore.
« J’ai besoin de mon Sud, de ma mer et j’ai donc était ravie que, grâce à une amie commune, Lisa m’invite à ce festival. Comme nombre d’entre nous, j’ai fait et fais encore de l’auto-production de courts métrages. J’ai eu quelques prix en France, à Bilbao, à Locarno. J’ai été pensionnaire à la Villa Médicis où j’ai tourné mon premier long métrage « L’indomptée » avec Clotide Hesne, Tcheky Karyo, Bernard Verley, Jaria Thiam (vue dans la série « Les revenants »)… J’ai écrit le scénario du film « Les estivants » de Valeria Bruni-Tedeschi… »
Le cinéma, elle y est tombée dedans en le découvrant toute jeune au festival de Cannes. Ajoutons qu’elle et la cousine d’Emmanuelle Seigner, qu’elle a travaillé avec Romain Goupil et qu’elle vit avec Philippe Garrel… Cernée de toutes parts par le cinéma elle y baigne comme un poisson dans l’eau. Et elle y a entraînée sa fille qui a 20 ans et vient de tourner un court métrage avec elle, en attendant le prochain long métrage « Les immortelles » dans lequel elle aura le grand rôle.

G2 D1
F2 E2

Aux côtés de Caroline, deux garçons fort sympathiques : Nicolas Paban et Luc Benito.
Nicolas Paban est réalisateur autodidacte, auto producteur et sa passion, même s’il est loin d’en vivre aujourd’hui, a toujours été le cinéma.
« J’ai un boulot à côté – nous dit-il – je ne sais pas si un jour je vivrai du cinéma mais là n’est pas l’important. L’important est que je puisse faire mes films en toute liberté et de pouvoir les montrer dans des festivals comme celui-ci. La preuve en est que j’ai eu reçu l’an dernier le prix du jury avec « Hotline » ! Cette année j’ai récidivé en proposant un film… qui n’a pas été retenu. Du coup, voyant ma petite larme au coin des yeux, Lisa m’a proposé d’être dans le jury !.
Nicolas est toulonnais et boulimique de cinéma, il suit ce festival depuis sa deuxième édition et parcourt ainsi d’autres festival pour présenter ses films… « Pour le plaisir » aime-t-il à dire. Il est même allé jusqu’en Australie grâce à une copine, présenter « Hot Line » qui a obtenu le prix du public. Alors, toujours pas envie d’en faire sa profession ?
Enfin Luc Benito, toulonnais également, fait partie du paysage audiovisuel varois puisqu’il est exploitant de trois cinéma municipaux, à la Valette, le Pradet et St Mandrier. Et ce, depuis onze ans. Il anime également une émission cinéma sur Radio Active « Cinéma, mon amour ». Bien évidemment intéressé par tout ce qui se passe cinématographiquement dans la région, il s’intéresse à « Cinéma en Liberté » et du coup, le voici cette année membre du jury.
On sait, et on le regrette, qu’aujourd’hui, pour cause de rentabilité, les premières parties dans les cinéma ont disparu au profit des pub, mais il a très envie de pouvoir réhabiliter le court métrage même si, regrette-t-il, c’est une gestion un peu compliquée.
« Mais je crois qu’aujourd’hui il y a une carte à jouer en dehors de la fête du court métrage qui a lieu une fois par an. Avec Lisa, nous essayons de trouver un angle pour pouvoir présenter ces films lors de soirées qui leur sera consacrée ».
C’est sûr que, passionnés et déterminés, nos amis vont y arriver.

A

Philippe Vaïsse & Dominique Dattola : Une belle leçon de cinéma
En dehors des projections, nous avons eu la chance de participer à une brillante leçon de cinéma grâce à Philippe Vaïsse, qui est repéreur et régisseur dans la région varoise et Dominique Dattola qui est écrivain, scénariste, réalisateur, vice président du SNAC et responsable du Groupement Audiovissuel.
Tous deux férus de cinéma, Philippe nous a expliqué la création d’un film, de sa pré-production à ce qu’on appelle la copie O. Dominique, volubile orateur, émaillant l’histoire d’un tournage par des histoires, des anecdotes, des précisions au fur et à mesure de la conception d’un film.
Lorsqu’on visionne un film, on ne peut imaginer tout ce qu’il faut de force de persuasion, de volonté, de passion et d’acharnement pour arriver au bout…

I H

Un vrai parcours du combattant.
On n’imagine pas non plus le nombre de gens qu’il faut à chacun des postes, une sorte de puzzle ou chacun a une place définie et ne peut y déroger. Où la technique, l’artistique et le financement sont à jamais liés pour faire d’un film un chef d’œuvre ou un ratage. De la naissance d’un scénario à son acceptation, de la production, poste clef car sans argent point de film, à la réalisation, le choix des comédiens, du réalisateur, des repérages des lieux de tournage, des décors, des costumes, c’est toute une armée à mettre en place où chacun aura son rôle à jouer, et pas seulement les comédiens.
Nos deux amis ont été passionnants et nous ont mis face aux réalités d’un métier certes difficile mais passionnant.
Chacun d’eux nous a expliqué le mécanisme de la naissance d’un film, de toutes les étapes à franchir et Dieu sait si elles sont nombreuses. Aujourd’hui, il faut aussi compter sur les chaînes de télé qui sont devenues omniprésentes au montage d’un film et ils nous ont aussi expliqué les différences entre les cinémas européens face au mammouth américain et même la chaîne Netflix qui est en train d’envahir le monde.
Bref, ce fut une grande leçon de cinéma que nous ont offert ces deux grands professionnels qui nous ont fait découvrir les coulisses du cinéma.

M L N
Adrien Porcu, Lisa Dora Fardelli & Maxime, Maurëen Tomio

And the winners are…
Surprise : alors que deux prix seulement devaient être attribués, voilà que notre jury arrive au cinéma le Royal avec… quatre prix ! Au grand dam des artistes ayant créé les sculptures, Maurëen Tomio en ayant prévu deux, Adrien Porcu une seule… Il va se remettre au travail, promit-il en riant.
La délibération : « Un enfer ! » s’est écriée Caroline, riant elle aussi et précisant aussitôt que nos trois jurés se sont entendus comme larrons en foire et ont été très vite sur la même longueur d’ondes.
L’enfer a surtout été de ne garder que deux films, et du coup… en voici quatre au palmarès.
Le coup de cœur de la marraine-présidente a très vite été aussi celui de ses comparses : « Il silenzio », film italo-iranien signé Farnoosh Samadi Frooshani et Ali Asgari, film très émouvant sur une petite fille kurde qui doit annoncer à sa mère qu’elle a un cancer très avancé.
Le prix spécial du jury est allé à un film d’animation français : « Give me a french fessée » signé d’un groupe de quatre artistes : Lucas Ansart, Laura Passalacqua, Loïk Piton et Camille Sallan.
Et voici qu’est annoncé le prix « très spécial » du jury, pour un film totalement déjanté du jeune réalisateur varois (Le Revest les Eaux), Samir Boualegue et son « gang revestois ». L’histoire d’un homme qui revient chez lui et trouve sa femme avec trois amants très spéciaux… et un poney dans le salon ! Film singulier et très drôle intitulé « Sonrisita ».
Enfin arrive le grand prix décerné à un film représentant le Chili et l’Allemagne, « City Plaza Hôtel » signé Anna-Paula Hönig et Violete Pons, histoire d’une petite Afghane qui, avec sa famille et d’autres réfugiés, squatte un hôtel en Grèce en attendant de connaître leur sort. Un film très prenant et d’une grande justesse.

J K
Samir Boualegue (A droite, chapeau) et son « gang revestois »

Et pour finir en beauté, Caroline nous a proposé un film qu’elle a réalisé en noir et blanc en 2011 : « Les enfants de la nuit ».
« C’est le film dont je suis le plus entièrement fière, que j’aime pleinement, peut-être le plus classique, le plus maîtrisé et aussi le plus libre, même si, lorsqu’on tourne un court métrage, on est particulièrement libre »
C’est un film qui se passe en 1944, histoire d’une jeune campagnarde française qui tombe amoureuse d’un soldat allemand. Le comédien allemand, Félix M Ott, Caroline l’a découvert au théâtre et lui a trouvé comme partenaire Adèle Haenel, qui plus tard sera deux fois césarisée et couverte de prix divers.
Même si Caroline a mis un bémol après la projection, sur le bien qu’elle avait dit de son film, quelques années ont passé et elle en voit quelques défauts. Mais même avec ses défauts que nous n’avons pas vu, c’est déjà un film très maîtrisé, esthétiquement superbe et dont le sujet ne peut laisser indifférent.
Quant à nous, nous avons vécu durant trois jours un vrai bonheur à découvrir, outre ce film, tous ces courts métrages qui nous ont révélé de beaux talents en devenir, qu’ils soient français ou étrangers. La relève cinématographique est là !
Et nous serons là pour la neuvième saison !

Jacques Brachet