Archives pour la catégorie Festivals

Solliès-Pont : Festival du château : 2Oème !

1

En dehors d’une année sabbatique due au Covid les festival du Château de Solliès-Pont se succèdent depuis maintenant 20 ans, nous ayant offert les plus grands noms de la chanson française, de Véronique Sanson en passant par Patrick Bruel, Zazie, Christophe Maë, Pascal Obispo, Patrick Fiori, Vianney, Mat Pokora, Francis Cabrel, Julien Doré… et bien d’autres.
C’est donc pour ce dix-neuvième festival que nous nous retrouvons, toujours avec le même plaisir, dans ce lieu magnifique avec un superbe soleil et la première chaleur annonçant l’été qui augure bien de cette édition qui aura lieu du 27 au 31 juillet.
Avec plaisir encore que nous retrouvons les trois mousquetaires qui ont fait de ce festival l’un des plus renommés de notre région : le maire de Solliès-Pont, André Garron, son adjointe à la Culture Marie-Aurore Gotta-Smadja et le magicien de ces nuits sous les étoiles avec pour décor le château: Rabah Houia.
L’on sentait la joie du maire de retrouver une manifestation « normale », sans masque, sans contrainte et sans appréhension et l’on découvrait donc cette nouvelle programmation.

 « Programmation – nous disait Rabah – qui défend la chanson française, que nous voulons la plus éclectique possible afin qu’elle s’adresse à tous les publics car la Culture s’adresse à tous, et elle est le pilier de la démocratie. Ce festival doit être une grande fête pour tous et les artistes aujourd’hui y viennent et pour certains, y reviennent avec plaisir ».
C’est le cas de Bernard Lavilliers, qui fut l’un des premiers à venir et qui, après un long séjour en Argentine, nous revient avec un nouveau disque et un nouveau spectacle. Il ouvrira le festival le 27 juillet.
Vous savez qu’en dehors des têtes d’affiches, le festival pour objectif de donner la chance à des jeunes artistes prometteurs. La sélection est en train de se faire, nous précise Rabah, mais déjà, sera programmée en première partie  de Lavilliers, Barbara Pravi, qui a  hissé la France à la deuxième place à l’Eurovision l’an dernier, qui vient de nous offrir son premier CD qui cartonne.
Un autre revenant qui, depuis 15 ans, cartonne à chacun de ses disques : Christophe Maë. Il a ce don, ce talent de se renouveler à chacun d’eux et de nous offrir à chaque fois des spectacles originaux et hauts en couleur.  Il sera donc au château le 28 juillet.

2 3

Suivra celui qui s’est imposé tout seul après son succès avec le groupe Section d’Assauts : Gims qui, même s’il a laissé en route le titre de maître, le reste toujours et fait partout carton plein. L’auteur du générique de la série TV « Ici tout commence » « Jusqu’ici tout va bien », va électriser le château le 29 juillet.
Le 30 juillet
, c’est la benjamine de ce programme qui se produira : Oshi, qui signifie lumière au Japon, pays qu’elle adore et où hélas, elle peut aller, la maladie de Ménière l’empêchant de prendre l’avion.
Elle est en train de faire une montée spectaculaire dans le milieu de la chanson où elle nous entraîne dans son monde de poésie.
Enfin, les festival se terminera sur un feu d’artifice de rires et d’humour avec la venue de Gad Elmaleh le dimanche 31 juillet.
« On nous a reproché – nous confie Rabah – que le festival manquait d’humour. Nous avons donc remédié à ce problème ».
Et quelle meilleure manière de clore ce festival en invitant l’un des plus talentueux comédiens et humoristes.
Un vingtième anniversaire qui va se fêter joyeusement durant cette dernière semaine de Juillet.

Jacques Brachet
Festival du château : 04 94 28 92 35

L’été à Chateauvallon : Retour vers la danse

1
2 3 4
Charles Berling – Yann Tainguy – Stéphane de Belleval – Françoise Baudisson

C’est toujours avec plaisir que l’on se retrouve dans ce lieu enchanteur qu’est Chateauvallon, aujourd’hui sans masques, retrouvant les sourires de tous en espérant qu’on pourra les garder définitivement
Toujours le triumvirat autour du Maître du Liberté et de Chateauvallon, Charles Berling : Françoise Baudisson, présidente de Chateauvallon, Stéphane de Belleval, directeur des relations publiques et Yann Tainguy, adjoint aux Affaires Culturelles de Toulon et néanmoins président de l’Union Chateauvallon/Liberté.
Beau soleil pour accueillir cette rencontre avec laquelle l’on a découvert la programmation estivale de cette saison 2022.
Une saison qui, nous ont confié Stéphane de Belleval et Charles Berling, revient aux premières amours de Chateauvallon : la danse qui, durant des décennies nous a fait découvrir nombre de danseurs et chorégraphe et a reçu les plus grandes pointures (sans jeu de mots !) de la danse.
Viendront donc trois très grandes compagnies et une compagnie originale :
Le Ballet National de Marseille qui, avec le collectif « La Horde », renait quelque peu de ses cendres grâce à Marine Brutti, Jonathan Debrouwer et Arthur Arel, sans oublier Rone, artiste phare de la scène électronique française. On découvrira leur création « Room with a view » les 1er et 2 juillet à 22H, redonnant le lustre chorégraphique à l’amphithéâtre.
Les 29 et 30 juillet, c’est Christian Ubl et Kurt Demey qui nous offriront un nocturne à 19h. Le premier est chorégraphe, le second est mentaliste et illusionniste. Un duo de choc original.
Les 22 et 23 juillet 22H, retour de Philippe Decouflé, qu’on a vu grandir à Chateauvallo,n avec son ballet « Stéréo », mêlant danseurs, circassiens et musiciens.
Grand retour d’un chorégraphe qui a fait ses premiers pas à Chateauvallon : Anjelin Preljocaj qui, avec sa compagnie, nous offrira, le 29 et 30 juillet à 22h, un ballet connu dans le monde entier mais revu et corrigé : « Le lac des Cygnes » sur la musique de Tchaïkovski et une chorégraphie quelque peu mitonnée Preljocaj, de Marius Petipa le bien nommé.
Grand moments de danse donc.

8 6
9 7
Preljocaj Ballet National de Marseille – Cie DCA Philippe Decouflé
Christian Ubl & Kurt Demay – Ballet Preljocaj

Comme à l’accoutumée, l’ouverture du festival se fera à l’heure espagnole, cette année sans danse mais avec, le 22 juin, Sandrine Luigi et Gaëlle Solal qui, à 19h, nous proposeront un crépuscule sous le signe de la guitare classique et flamenca et à 22h en nocturne, l’amphi recevra Al di Meola Trio, maître du jazz fusion et  Juan Carmona Quintet, maître de la guitare flamenca.
Dans un tout autre registre, celle que l’on attend depuis qu’elle ne pouvait se déplacer, d’abord à cause du Covid puis d’un accident vasculaire, revient enfin en pleine forme. Il s’agit de Jane Birkin qui nous proposera son concert intitulé « Oh pardon, tu dormais… », tiré de son quatorzième album qu’elle a écrit et enregistré avec la complicité d’Etienne Daho. Ce sera le 25 juin à 22heures.
Charles Berling sera omniprésent lors de ce festival estival (Voir article et interview dans la rubrique télé) puisqu’il participera à trois lectures, superbement entouré
Cinq femmes magnifiques nous proposeront le 15 juillet à 19h « 69 minutes pour s’aimer quand même », une pièce signée, jouée et mise en scène par  l’actrice et réalisatrice Isild le Besco, en compagnie de Lolita Chammah, Suzanne de Baecque, Claire Dupont et Peggy Grelat-Dupont qui a également signé la chorégraphie
Comme on le voit, tous arts seront représentés : musique, danse, chanson, littérature.

10 11
Jane Birkin – 69 minutes pour  s’aimer quand même

Bien d’autres spectacles vous attendent à découvrir sur le site de Chateauvallon, chateauvallon-liberté.fr – 09 80 08 40 40

Jcques Brachet


Six-Fours… Un tsunami classique !

1
Gautier Capuçon et Fabiola Casagrande

C’est la ville de Six-Fours qui a frappé les trois coups pour nous présenter le festival du printemps et de l’été 2022. Une « Vague classique »  qui va se déverser sur trois lieux emblématiques : La Maison du Cygne qui, sous le titre « Nuits du Cygne », recevra un festival de musique instrumentale avec des pointures internationales. La Collégiale où, comme à l’accoutumée, Jean-Christophe Spinosi prendra, avec l’Ensemble Mattheus, ses quartiers d’été plutôt que d’habitude et qui, lui aussi, nous amènera d’immenses artistes.  Enfin, nouveauté, la Maison du Patrimoine qui, sous le titre des « Concerts de la lagune », recevra en son jardin revu et repensé, des jeunes talents en devenir, dont des musiciens régionaux.
Fabiola Casagrande, adjointe aux Affaires Culturelles, m’accueille avec un large sourire, heureuse et excitée de nous présenter ce programme éblouissant qu’elle a concocté avec le Maire et avec son équipe.

3 2
Gautier et Renaud Capuçon

« Nous montons vraiment en puissance en accueillant des artistes qu’au départ nous n’aurions jamais espéré recevoir. Il est vrai qu’au fil du temps, artistes et producteurs qui y sont venus, ont été heureux de la qualité du lieu et de la réception qu’ils y ont trouvée, à tel point que certains veulent revenir. Et nous devons remercier Jean-Christophe Spinosi qui nous a ouvert son carnet d’adresse pour inviter d’énormes artistes. C’est ainsi qu’il recevra à la Collégiale, le 24 juin, le contre-ténor international, Philippe Jaroussky, qui a l’habitude de jouer dans d’immenses salles devant des milliers de spectateurs. L’avoir à la Collégiale est une chance inespérée. Le 20 juillet, c’est son professeur, Andreas Scholl qui présentera son récital, accompagné de l’orchestre de Jean-Christophe.
Nous aurons également la chance de recevoir à nouveau Gautier et Renaud Capuçon.
Renaud, accompagné du pianiste Guillaume Bellom, le 6 juin au Cygne et Gautier accompagné de deux pianistes, Franck Braley et Kim Bernard, le 10 juin.
Gautier que nous retrouverons le 24 juillet au Parc de la Méditerranée. En effet, chaque année, il organise une tournée des villes et communes pour « Un été en France » et il a désiré terminer sa tournée chez nous. Ce sera un concert gratuit.
Nous avons également la chance de recevoir au Cygne trois grands pianistes : Jean-Paul Gasparian le 1er juin, David Fray le 3 juin, David Kadouch le 5 juin. Ce sont des artistes qui fréquentent d’immenses salles, des festivals internationaux, comme le Métropolitan ou la Scala de Milan.
Pour une autre grande et belle surprise, Jean-Christophe Spinosi recevra, le 17 juillet en la Collégiale, la grande comédienne Brigitte Fossey qui sera la récitante des « 7 dernières paroles du Christ en Croix » de Joseph Haydn ».

4 5
Jean-Christophe Spinosi et Brigitte Fossey

Comme on le voit, les mélomanes vont être heureux et comblés par ce festival qui démarrera le 17 mai au Cygne avec le duo violon-piano : Nemanja Radulovic et Laure Favre-Kahn.
Quelques mois plus tard,  du 3 au 18 septembre, c’est dans le jardin réaménagé et baptisé « la Lagune », que nous pourrons découvrir de jeunes et beaux talents dont le clarinettiste de l’Opéra de Toulon Frank Russo et la soprano sanaryenne Clémence Tilquin. Ces concerts seront gratuits.
Un autre concert gratuit vous sera proposé le 4 juin à la Maison du Cygne : la Moreau Family, respectivement violoniste, pianiste et violoncelliste.
Enfin, toujours à la Maison du Cygne, une belle exposition vous sera proposée en collaboration avec le Festival de Ramatuelle que préside Jacqueline Franjou, qui recevra de beaux « Portraits de cinéma » signés Carole Ballaïche. Ce sera du 16 juillet au 18 septembre.

7 8
David Kadouch et Philippe Jaroussky

Que demander de plus en cette saison où l’on baisse les masques… du moins nous l’espérons, dans des lieux magiques où nos artistes seront reçus et où le public ne pourra qu’être sous le charme des deux.
A noter que tous les spectacles, même gratuits, sont sous réservation. Il suffit d’appeler le 04 94 34 93 18. Les spectateurs de tous les concerts se déroulant à la Collégiales seront amenés par navette.
Pour plus de renseignements : www.sixfoursvaguesclassique.fr

Jacques Brachet


La Seyne – Casino Joa
Véronique JANNOT, marraine du festival «Femmes !»

1

Elle était très attendue, Véronique Jannot, pour fêter le vingtième anniversaire du festival «Femmes !» dont elle est la marraine.
Mais ce n’était pas la comédienne célèbre grâce à nombre de séries à succès comme «Le jeune Fabre», «Pause café», ou «Joëlle Mazart» qui en fit une icône de plusieurs générations, mais la réalisatrice qui partit sac à dos pour le Népal, rencontrer des femmes admirables nommées «Dakinis» qui sont, comme le décrit le titre de son documentaire «Le féminin de la sagesse».
Pourquoi aller si loin découvrir ces femmes ?, Véronique s’en explique :

3 4

«A 22 ans, j’ai été très malade et je n’ai pu m’en sortir qu’à travers la spiritualité. Je me suis alors rendu compte de tout l’espace qui me manquait. Avec mon métier, j’ai beaucoup voyagé mais lorsqu’on est comédienne, on est  chouchoutée, entourée et l’on ne voit pas tout ce qui se passe autour de nous, surtout dans de tels pays. Du coup, j’ai eu l’envie d’aller vers ce pays du bouddhisme, de rencontrer les femmes car si l’on parle beaucoup de ces sages masculins, il y a leur pendant féminin qu’on appelle les Dakinis.
Elles sont au service du peuple, ce sont de vrais maîtres féminins qui sont plus dans l’ombre des hommes mais qui font un travail remarquable avec patience, spiritualité, avec un amour infini. Le langage Dakini se palpe, découvre nos failles et les Dakinis aident les maîtres à leur propre révélation.
Grâce à elles, des milliers d’enfants ont pu être sauvés de toutes les exactions chinoises, ont pu apprendre à lire et écrire et surtout à être soignés.
Elles ont créé des associations qu’elles ont appelé « des graines d’avenir ». C’est pour cela qu’à mon tour, en revenant du Tibet, j’ai créé l’association qui porte ce nom et dans laquelle je m’investis. Il s’agit de parrainer des enfants pour les aider à grandir, à devenir des hommes et des femmes. J’en ai parrainé trois dont une est finalement devenue ma fille à 15 ans. Elle a 23 ans aujourd’hui. Ça a été le cadeau final de cette expérience».

5 6

C’est en 2002 que le projet de ce documentaire lui est venu, qui n’a pas toujours été facile à réaliser, qui a mis du temps à se concrétiser jusqu’à voir le jour en 2009.
Le voyage non plus n’a pas toujours été facile mais Véronique dit aujourd’hui que c’est la plus belle aventure de sa vie.
Elle a pu entre autres rencontrer des femmes admirables comme la sœur du Dalaï Lama, qui a créé des écoles pour les enfants
«Aller vers ces femmes est quelque chose qui vous attrape au cœur, c’est une aventure que j’ai vécue de tout mon être, de toutes mes forces, avec un bonheur infini. Avec aussi beaucoup d’émotion, lorsqu’on voit comment les femmes ont été suppliciées, maltraitées par les chinois, emprisonnées. Sur ces 300 femmes enfermées, sept seulement ont survécu.
Mais l’âme tibétaine est d’un amour infini et elle perdure malgré tous les problèmes que continue à avoir ce peuple. J’ai rencontré des femmes magnifiques et je garde toujours des relations avec celles qui sont encore en vie.
C’est un beau voyage extérieur et intérieur qui perdurera toutes ma vie».

2
7 8
Stéphanie Guillaume, adjointe à la santé de Six-Fours, Virginie Peyré, Valérie Hishfield, Béatrice Métayer, coordinatrice du réseau Capsein
et la marraine du festival, Véronique Jannot

Il est vrai que Véronique nous offre là un film fort en émotion, en nous faisant découvrir un peuple qui sourit tout le temps malgré tout ce qu’il a traversé et qu’il traverse et ces femmes de l’ombre méritaient largement qu’elles soient mises en lumière, reconnues et remerciées.
Le Casino Joa était plein à craquer et après le film, Véronique Jannot fut assaillie par un public ému, voulant en connaître encore plus.
Luc Patentreger, président du festival, a réussi une magnifique soirée d’ouverture et la marraine a été à la hauteur de ce festival qui rend honneur aux femmes et qui fêtait son vingtième anniversaire.
A noter, en fond de cette soirée, la très belles exposition de portraits de femmes, réalisée par Emilie Delamoriniere et l’ami Pascal Scatena, dont Virginie Peyré et Valérie Hishfield font partie.

Jacques Brachet


La Crau, domaine de la Navarre
Anthony JOUBERT… avé l’accent !

2

Notre ami Jérôme Leleu s’exporte de plus en plus et, contre vents, marées et Covid, le voici qu’il continue à nous proposer, avec Fantaisies Prod, des spectacles d’humour où il reçoit des pointures de cet art qui prend de plus en plus de place dans le spectacle vivant, et donne la chance à des talents nouveaux.
Ainsi cet été, à la Crau, exactement au Domaine de la Marseillaise, a-t-il installé ses tréteaux pour un «Festival des p’tits bonheurs», en fait de grands bonheurs et de jolies surprises.
Ainsi, Smaïn, Gérald Dahan, Anthony Joubert, Eric Collado, Benjy Dotti, Jovani se sont-ils retrouvés en pleine canicule mais dans un cadre idyllique entre vignes et piscine et c’est là que j’avais rendez-vous avec Anthony Joubert… que je retrouve à poil (ou presque !) dans la piscine.
Cet arlésien qui a gardé l’accent que l’on garde en naissant du côté du Midi, n’arrête pas de monter depuis son passage dans l’émission «La France a un incroyable talent» et aujourd’hui, comme Rastignac, le voici qui monte sur la capitale.
En attendant, le voici qu’il plonge dans la piscine, revient se sécher, discute avec moi, prend un coup de fil, reçoit la visite de son pote Jovany qui est passé la veille au festival*, fait quelques photos avec Patrick Carpentier… Interview à épisodes qui a duré plus de deux heures à l’ombre d’un soleil écrasant, bouffé par les moustiques !

1

Alors l’Arlésien, avant cette émission de télé qui a mis le feu aux poudres, qu’est-ce qui t’a fait devenir humoriste ?
Petit, j’étais d’une timidité maladive. Je passais mon temps à observer les autres, surtout les humoristes dont j’enviais l’aisance. Je m’amusais à imiter Eric Collado, Elie Kakou et je me suis rendu compte que ça faisait rire les gens, que je devenais intéressant. Du coup, je n’ai pas eu besoin de thérapie, je l’ai trouvée et maintenant, je n’ai plus peur de rien !
Humoriste, c’est devenu une vraie passion, je travaille 14 heures par jour, c’est du boulot mais j’aime ça.
Et alors ?
Alors, j’ai commencé à me présenter dans des festivals : 17 festivals, 28 prix… Pas mal non ?
Et puis j’ai eu la chance de rencontrer Eric Collado que j’admirais et c’est lui qui m’a aidé à trouver ma voie… Et surtout ma voix !
J’avais alors 17 ans, il en avait vingt de plus et il m’a conseillé d’adapter mon écriture à mon âge : «Tu ne peux pas jouer un père de famille à 17 ans, ce n’est pas crédible. Adapte tes textes à ton âge.»
Il m’a aidé à les écrire. A partir de là, j’ai décidé de me lancer. Je n’avais rien à perdre. Personne ne me connaissait, si je faisais un bide, personne ne le saurait !
C’est difficile de faire rire ?
C’est comme un matador qui doit driver le taureau et qui doit surprendre le public.
Là, devant le public, tu dois faire rire sinon tu es cuit. Pour ça, il faut foncer, bien écrire et surtout attirer la sympathie du public. Tu livres chaque soir un vrai match. Mais j’aime les défis, j’aime prendre des paris.
Ta rencontre avec Collado, en fait, a été le déclic !
Complètement. Il m’avait vu au Chocolat Théâtre à Marseille et m’a proposé de m’aider en m’écrivant vingt minutes de spectacle.
Il m’avait donné rendez-vous à Toulon, nous sommes arrivés chacun de notre côté, un peu comme Roger Moore et Tony Curtis dans «Amicalement vôtre» ! Il était déjà dans le groupe «Nous c’est nous» avec entre autres Jean Dujardin et Bruno Salomone. Il nous a écrit «Entre père et fils». C’était crédible car il a vingt ans de plus que moi et il est devenu mon père du spectacle !

4 3

Et puis il y a eu «Incroyable talent»
Où j’étais perdu entre danseurs, trapézistes, prestidigitateurs ! Un humoriste au milieu de tout ça, c’était un peu décalé. J’étais dans mon coin quand un type m’a demandé ce que je faisais. J’ai dit : «Je jongle avec des chiens nains». Tout le monde s’est marré, on m’a mis aussitôt un micro, le producteur a aimé ça et même si je n’ai pas gagné, il m’a proposé de co-animer l’émission de l’année d’après avec Jérôme Anthony.
Et tout s’est enchaîné !
Oui et j’ai eu la chance de ne pas avoir à taper aux portes, je n’aurais pas su faire. On m’a proposé beaucoup d’émissions de télé dont «On ne demande qu’en rire» et j’ai monté mes propres spectacles.
Et tu as même fait du cinéma…
J’ai fait… un film, «Vive la France» ! C’est vrai, je reçois des scénarios mais c’est toujours pour jouer un policier ou un facteur avec l’accent qui est fan de l’OM ! Mais là, la demande est venue de Michaël Youn et même si c’était un rôle de policier, ce qui m’a intéressé c’est qu’il était homo !
Et puis il y a eu le web…
Là encore, le hasard : J’entends un parisien qui a fait une chanson sur l’OM. Je trouve ça mauvais et sans humour et je lui réponds sur sa propre chanson. Je la publie et en deux heures j’ai 800.000 vues !
Je n’y croyais pas. Du coup j’ai continué à en faire et aujourd’hui j’en suis à cinquante millions de vues et 500.000 abonnés !!! En plus il y a eu le Covid, le confinement et je m’en suis bien servi.
Tu chantes aussi !
Oui, je fais le chanteur de temps en temps, je reste dans l’humour.

5 6
Avec son pote Jovany et… avec moi et la chemise de son père !

Tu as fait un clip avec Alex Dana ex L5.
Oui, elle est marseillaise, on se connait et elle voulait faire un duo avec moi sur la chanson «Si on devait mourir demain» de Pascal Obispo, qu’il chante avec Natasha St Pier. On a pensé, puisqu’on était en période de confinement, à ce qu’on pouvait faire si tout à coup on devait ressortir. Et ça a donné «Si on devait partir demain». On a tourné le clip à Marseille, à Carry le Rouet et à Cabriès.
En fait, tu es toujours dans le Midi «Arlésien cœur fidèle» !
Je t’avoue qu’ en ce moment je vis plutôt dans le train ou dans ma voiture. Ma voiture est devenue mon épicerie !
Mais c’est vrai que je suis fidèle à Arles. J’ai récupéré la maison de mes parents, tous les deux ont aujourd’hui disparu mais j’y ai tous mes souvenirs d’enfance, c’est la maison de mon père et je l’ai rachetée avec beaucoup de difficultés car j’ai eu des problèmes avec ma sœur qui est en fait la fille de ma mère et pas de mon père.»
Là un petit blanc au souvenir de son père… mais l’humour revient vite alors qu’il me dit : «Tu sais, mon père avait la même chemise que toi. Ça m’a fait un choc lorsque tu es arrivé !»
J’ai failli la lui donner mais comme je n’avais rien d’autre, je l’ai finalement gardée.
Aujourd’hui, notre ami se partage entre spectacles et web car il continue ses petits tournages qui ont un succès fou et il se prépare à affronter la capitale.
«Je suis un micro comédien, je suis en bas de la ligue 2, il va falloir que je m’accroche pour monter en ligue 1 – me dit-il en riant – car Paris ce n’est pas encore gagné, il y a encore beaucoup d’à priori sur les artistes avec accent mais je tiens à le garder… Et je n’ai pas dit mon dernier mot !»

Jacques Brachet
Photos Patrick Carpentier
* On retrouvera Jovany au théâtre Daudet de Six-Fours  le samedi 26 février à 20h30 et 22h et au Centre Culturel Marc Baron de St Mandrier le dimanche 27 février à 17h et 18h30



La Ciotat – Festival «Musique en vacances»
Amaury VASSILI, le nouveau rockmantique

1

Depuis 26 ans, Roland Decherchi, président de l’AMEI (Association Méditerranéenne d’Échanges Internationaux) et sa belle équipe, organisent le festival «Musiques en vacances», nous proposant de grandes pointures de la musique classique, du jazz, du gospel, de la variété.
Cette année encore, le programme était fastueux, malgré tous les ennuis qu’ont pu causer ce Covid qui s’incruste et met en péril spectacles, manifestations, festivals.
Le festival a eu lieu avec succès, se terminant en feu d’artifice avec Amaury Vassili, l’un des plus jeunes et plus prometteurs ténors de sa génération.
Heureux donc de retrouver ce magnifique chanteur avec qui, au fil des ans et des disques, nous avons tissé des liens amicaux.
Heureux, lui aussi, de recommencer à pouvoir chanter devant un public et c’est donc dans ce magnifique écrin de la Chaudronnerie que je le retrouve en pleine répétition car c’est son premier concert de la saison, et il est accompagné pour la première fois de Dominique Spagnolo, avec qui il a réalisé son dernier disque, qui s’installe sur ce piano extraordinaire, véritable œuvre d’art qui suit Amaury en tournée.
Consciencieusement, c’est pendant plus de deux heures qu’il répètera, dix, quinze fois, une note, une mélodie, un passage… qu’il rejouera plus tard devant une salle pleine et émerveillée par cette voix unique, ce physique on ne peut plus romantique et un répertoire qui le fera passer du pop au classique tant il peut tout chanter.
Selon un mot inventé par l’amie Catherine Lara, Amaury est un chanteur «rockmantique» dans son costume noir et or duquel il parait sorti d’un conte de Grimm.

4 5 6

Ainsi, durant près de deux heures, il passera de «Smile» de Chaplin aux «Moulins de mon cœur» de Legrand, de «Love story» de Francis Lai au «Parrain» de Nino Rota, de «Con te partiro» de Boccelli à «Caruso» de Lucio Dalla, de Mike Brant à Slimane qui, impressionné par sa voix, lui a écrit plusieurs chansons, de «My way» à «Fragilé» version tirée de «La pathétique» de Beethoven rendue célèbre par Louise Tucker en anglais et Michèle Torr en français sous le titre «Midnight blue»
Et pour finir en beauté, il revient avec «Alléluia» de Léonard Cohen et «L’hymne à l’amour» de Piaf.
Il chante en français, en italien, en anglais.
C’est de la haute voltige, sa voix ample et belle semblant sortir tout naturellement, avec une facilité déconcertant pour accrocher les notes les plus hautes. Et le public lui a fait une ovation bien mérité.
Voilà un festival qui ne pouvait pas mieux se terminer.
Saluons au passage la superbe équipe de bénévoles de l’ami Roland qui fournissent un travail de folie, «dans la joie et la bonne humeur» et aussi l’amitié qui les lie depuis tant d’années pour certains, nous offrant chaque année un festival de haute qualité. Merci de leur accueil.

2

Et Anatoli entra dans sa vie
Entre la répétition et le repas, on a tout juste  temps de parler de ce nouvel album qui vient de sortir «Crescendo» et de son nouveau rôle depuis un mois : celui de papa !
Du coup, par faute de temps, nous avons terminé l’interview par téléphone et là… On a pris le temps !
«Amaury, voici donc ce nouvel album, enregistré durant cet enfermement obligatoire.
Tout d’abord, pourquoi ce titre «Crescendo» ?
Nous cherchions un titre évocateur, à la fois moderne et classique et la chanson n’était pas encore écrite. Ce mot est pour moi symbolique car c’est une évolution dans ma carrière. J’aime me sentir évoluer et c’était la première fois que je produisais un disque de bout en bout. Ce qui est aussi symbolique c’est de retrouver Dominique Spagnolo avec qui j’avais fait mon premier album «Vincero». Nous avons donc enregistré ce disque entre la France et la Macédoine, puisque nous avons trouvé un orchestre symphonique de quelque 50 musiciens qui enregistraient dans un studio à Skopje et avec Dominique nous coordonnions tout de son studio.

9 8

Ce n’est pas un peu compliqué, un peu frustrant d’être si loin ?
En fait non. D’abord c’était une obligation que de travailler par skype et ça a donné une surprenante énergie musicale. C’était intéressant et de plus, nous n’étions que tous les deux dans le studio et nous nous consacrions seulement à la précision de l’enregistrement. Il n’y avait pas de parasite entre nous.
C’était finalement encore plus pro, plus exigeant, plus précis. Lorsqu’on est entouré de musiciens c’est très agréable mais on est toujours perturbé par quelque chose, alors que là nous étions très concentrés, très à l’écoute. Du coup, on a avancé très vite. En un mois et demi tout était enregistré.
Et la communication, comment se faisait-elle ?
En Anglais. Ça n’a posé aucun problème.
Retrouver Dominique Spagnolol après dix ans, quel effet ça fait ?
Déjà, ça c’est fait par hasard, grâce à un ami commun, car nous nous étions un peu perdus de vue. Pourtant, lorsqu’on s’est rencontré la première fois, nous étions tous deux débutants… En pleine croissance ! Il était mon premier violon. C’est lui qui avait écrit les arrangements de la chanson «Alléluia». Cet ami lui a envoyé un message, il a repris contact avec moi et nous avons eu envie de retravailler ensemble sur l’album de Noël que je préparais… et qui n’a pu se terminer à cause du Covid*. Du coup, nous nous sommes lancés dans cet album intermédiaire car je voulais sortir quelque chose au printemps… Et l’album de Noël n’était pas vraiment d’actualité !
Comment as-tu choisi tes chansons ?
J’ai toujours une petite liste de chansons que j’aime et que j’aimerais chanter dans mon téléphone. Chaque fois que je pense à une chanson, je la note. Il y avait des chansons coups de cœur auxquelles je pensais comme «The prayer» que chantent Céline Dion et Boccelli. «Maria» de «West Side Story», un incontournable pour moi, comme la chanson du film «Gladiator» devenue l’hymne du club de foot de Liverpool «You’ll never walk alone» «Vivro per lei». Et puis est venue une proposition de mon label : une vieille chanson qui fut un chant des partisans devenu un phénomène mondial grâce à sa reprise dans la série «La casa del papel» : «Bella Ciao». Il y en a de nombreuses versions de par le monde mais pas une en version totalement symphonique.
J’ai également voulu me faire plaisir en reprenant une chanson de Bocelli que j’adore mais qui n’est pas un de ses gros succès : «Romanza». C’est mon coup de cœur et je voulais la faire découvrir au public.
Il y a quelques duos mais à part Chimène Badi, les autres chanteurs sont moins connus.
Je ne veux pas faire de duos avec des stars juste pour que le disque se vende. Alors bien sûr, il y Chimène avec qui je suis ami depuis longtemps, depuis 20 ans exactement où, lors de mon premier Olympia, alors qu’elle était disque de diamant, elle avait accepté avec enthousiasme de faire un duo avec moi, ce qui était pour moi inespéré et incroyable. Nous rencontrant dans un studio TV , je lui propose une chanson et pas la moindre : «The prayer». Elle était emballée et pourtant doutait en me disant que c’était un challenge pour elle. Je l’ai rassurée en lui disant que ça l’était autant pour moi. Et ça a marché !
Davide Esposito, je trouve son écriture géniale et ses mélodies qui m’emportent. Il m’avait proposé quelques chansons et sur Internet je retrouve par hasard un duo que nous avions fait en 2012 mais qui n’était jamais sorti, ni chez moi, ni chez lui : «Nord». Dix ans plus tard, nous l’avons réenregistrée en version symphonique.
Coralie Ouatmani, , c’est une jeune chanteuse que j’ai découverte lors d’un concert à Rouen. Je lui avais proposé de faire «Vivro per lei» avec moi. Quand j’ai voulu la reprendre sur le disque, autour de moi on pensait que j’allais demander à Hélène Ségara. Mais je me demandais, après le succès avec Boccelli qui en a fait une star, si ça lui dirait. Et puis j’ai pensé à Coralie et ça me permettait de lui donner une chance comme Boccelli l’avait fait avec Hélène.

3

Après avoir fait ce disque symphonique, quel effet cela te fait d’être sur scène en piano-voix ?
C’est tout-à-fait différent car avec un orchestre, on est emporté par les musiciens, on est porté par les orchestrations, on a une telle joie qu’on peut être moins attentif. En piano-voix, l’exigence reste la même mais on ne peut pas se cacher derrière l’orchestre, on ne peut pas cacher voix, c’est un vrai duo, il faut y aller, rester très précis et beaucoup plus attentif. Comme son nom l’indique, il n’y a qu’une voix accompagnée d’un piano, ce doit être plus brut, plus efficace. Il ne peut pas y avoir d’à peu près. De toute façon, on ne chante pas de la même manière dans un théâtre et en plein air, dans une salle ou une église, avec un orchestre ou avec un piano. Il faut savoir s’adapter
Alors, grand événement pour toi : tu as un petit bébé depuis un mois… Ça change la vie, non ?
Oui, et pour beaucoup de raisons : d’abord on est responsable d’un être.
Le plaisir égoïste d’être sur scène donne du bonheur. L’attention se porte sur soi et tout à coup celle-ci se transfère sur cette chose si précieuse qu’est un enfant.
Alors c’est vrai, un fils de chanteur est amené à voir partir son père ou sa mère. J’essaie d’être là le plus possible, de revenir plus vite plutôt que de passer une nuit à l’hôtel …
Tu as choisi Anatoli comme prénom, un prénom russe comme le tien, Vassili. Y a-t-il de la descendance russe dans ta famille ?
Pas du tout ! C’’est ma mère qui avait la passion des prénoms exotiques  et c’est ainsi que je me prénomme Amaury Vassili ! Avec ma compagne, on a eu envie de continuer dans ce sens-là. Anatoli, c’est la version russe d’Anatole, prénom qui revient à la mode. Mais avec Stéphanie, nous ne voulions pas un prénom banal. Nous avons donc choisi ce prénom car ça évoque une belle région de Turquie et que c’est le prénom de Karpov, grand champion d’échecs !
Toute la famille a adoré !»

7
A gauche : Dominique Spagnolo

Propos recueillis par Jacques Brachet

Jacques Brachet
Photos Didier Carpentier
*L’album de Noël sortira… à Noël prochain !
A noter : Vassili passera à «Sanary sous les étoiles» le 5 juillet et le 21 décembre à la Garde


Six-Fours – Jean-Christophe SPINOSI : Tempête à la Collégiale

1

Ce mercredi 21 juillet, la tempête a fait trembler les murs de la Collégiale grâce à Jean-Christophe Spinosi, notre magnifique chef d’orchestre, violoniste et directeur de l’Ensemble Matheus, devenu depuis huit ans incontournable de ce festival estival.
Invité à assister à la répétition de la soirée  intitulée «Tempête et fureur», c’est dans la fraîcheur (et les moustiques !) de la Collégiale que j’ai eu l’immense joie de voir travailler ce magnifique artiste que j’ai plaisir à retrouver chaque année.
Car c’est passionnant de voir naître une œuvre qui, à force de répétitions, sera le soir-même une performance sans faille brillantissime.
«Cent fois sur le métier remettez votre ouvrage», écrivait Boileau et c’est ce que font tous ces beaux artistes sous la baguette du maître, concentré, à l’écoute de chacun d’eux, reprenant un passage, un mouvement, trois notes jusqu’à l’accord parfait.
Rien ne lui échappe et c’est quelquefois cinq, dix fois, qu’ils recommencent pour être au plus proche de l’œuvre.
Perfectionniste, c’est avec patience et passion, avec énergie, sans jamais une once d’énervement, avec le sourire et l’humour, la joie et la sérénité qu’il prépare ce concert, et surtout le plaisir de retrouver le soir un public qui a manqué à tous.
Après la répétition, c’est sur un banc de pierre, sous un mûrier qui nous lâche au passage quelques fruits et face à un superbe paysage, que Jean-Christophe m’accorde un moment malgré un travail intense de dernière minute.

7 8 6

« Jean-Christophe, comment un artiste comme toi qui passe de théâtres en salles de concerts, d’un pays à l’autre, vit-il le confinement ?
Comme tout le monde : mal ! Ça a été très violent.
Mais je ne suis pas resté sans rien faire, j’en ai profité pour travailler à la «rénovation» de l’Ensemble, essayer des choses, d’autres possibilités, en essayant de garder le contact avec le public avec d’autres moyens de communication. Nous avons joué en streamer, nous avons aussi réalisé une série de courts métrages musicaux que j’espère pouvoir sortir. On a fait ce qu’on a pu pour garder le contact avec le public qui nous a beaucoup manqué.
Les retrouvailles avec le public…
Elles se sont réalisées il y a un mois avec une série de trois concerts à Berlin avec l’orchestre philharmonique de Berlin que j’ai dirigé. Tu ne peux pas savoir le plaisir de retrouver le public après tant de mois de frustration. C’était très émouvant, très beau… Un alignement de planètes incroyable !
Est-ce que ça a changé quelque chose ?
On a retrouvé la joie mais en même temps aujourd’hui, on relativise chaque concert, chaque note, on est à nouveau vivant, concret et on s’émerveille. Retrouver la Collégiale a été un beau moment, comme le seront les concerts que nous allons donner à Uzès, à St Rémy de Provence, en Corse…
A chaque concert, c’est une nouvelle bouffée d’oxygène.

3 4

Parle-moi de ces trois concerts donnés à la Collégiale…
Le premier est ce qu’on appelle aujourd’hui une battle ! C’était en fait une bataille de duos dont le sujet était grave-aigu, ténor-contre-ténor, avec José Coca Lozza, basse et Filippo Mineccia, contre-ténor. Ils se sont battus sur des duos de Vivaldi et Haendel. C’était plein de joie, de verve, d’énergie… et de défis ! Disons que c’était à la fois original et sportif !
Le second de ce soir s’intitule «Tempête et fureur», le sujet étant évidemment la tempête et l’on y découvrira une immense soprano, Sandrine Piau qui n’est jamais venue à Six-Fours mais avec qui j’ai déjà fait des concerts et un enregistrement. Elle vit aujourd’hui à Marseille. C’est un concert voix-instruments,  et l’on se retrouve au milieu de la tourmente qui emporte tout. C’est, je dirais «une météo musicale et tourmentée» !
Tu utilises une drôle de machine : une roue mue par une manivelle qui fait un bruit d’enfer !
C’est la machine à vent que l’on utilisait à cette époque. J’ai trouvé que c’était original de ressortir un tel instrument et c’est plus poétique que d’utiliser cette mécanique plutôt que des sons faits avec des machines d’aujourd’hui, d’autant que le thème est la tempête.
Tu sais qu’on utilisait beaucoup le mot «tempête» à cette époque. Par exemple, lorsqu’on avait un mal de tête, on disait qu’on avait une tempête dans la tête. On utilisait alors beaucoup de paraboles.

9

Et donc, la troisième soirée ?
Je l’ai intitulée «Une soirée chez les Mozart» où se retrouve Mozart, son père Léopold, Boccherini. Une soirée musicale  durant laquelle une comédienne, Lina Bréban, lira des lettres, tirées de la correspondance de Mozart.
J’ai entendu dire qu’en dehors de ce festival, tu allais t’investir dans la ville de Six-Fours ?
C’est vrai, il y a des projets. Le maire, Jean-Sébastien Vialatte, voudrait développer la musique classique qui, dit-il, est un vrai moyen de communication qu’il voudrait démocratiser et transmettre aux plus jeunes.
Nous reviendrons donc en résidence pour offrir des concerts et le plus beau projet c’est de créer un opéra et le jouer au lycée de la Coudoulière en y faisant participer tous les pôles d’enseignement.
C’est un projet qui m’excite vraiment !»

5

Décidemment, une belle histoire d’amour est en train de se nouer entre la ville de Six-Fours et ce musicien passionné devenu un immense spécialiste de la musique baroque.
A suivre donc…

Jacques Brachet

La Ciotat – XXVIème festival Musiques en vacances

Affiche Musique en Vacances 2021

16 au 25 juillet 2021 – Festival organisé par l’A.M.E.I
Fondée en 1984, l’A.M.E.I (Association Méditerranéenne d’Echanges Internationaux),  a pour but La promotion et la diffusion de la culture française sous toutes ses formes par l’organisation de séjours linguistiques, culturels et sportifs en favorisant les rencontres, les échanges avec différents pays étrangers en privilégiant le spectacle vivant.
Depuis sa création, ce sont plus de 995 jeunes musiciens et quelques 483 ensembles (solistes, petites formations, choeurs et orchestres symphoniques) accueillis dans le cadre de nos stages internationaux et, depuis 1996, dans celui du Festival « Musique en Vacances » de la ville de La Ciotat.
La présence des Institutions aux côtés de l’A.M.E.I. pour l’organisation de ce festival, mobilise tous les membres bénévoles de l’Association pour que cet événement poursuive son ascension sur le plan régional, national et international. La qualité et la renommée des artistes qui nous honorent de leur présence sur les différentes scènes contribuent à étendre son rayonnement.
Tout lieu est prétexte à la Musique, des plus traditionnels (théâtre, église, salle des fêtes …) à d’autres plus inattendus comme les squares dans les cités, les places et les rues, pour que la ville entière vive au rythme de la Musique.
Le XXVIème Festival «Musique en Vacances» 2021 qui se déroulera du 16 au 25 juillet gardera les mêmes objectifs que ses prédécesseurs, toujours à dominante classique avec des soirées en direction de quelques grands courants musicaux et souligner par leur différence, la richesse de l’événement.
La programmation 2021 réunira des artistes et formations aussi bien dans le registre du grand répertoire que dans d’autres domaines, sans exclusive de genre, classique, jazz et traditionnel, instrumental ou vocal.
Du jeune lauréat à la grande formation symphonique, ce sont une vingtaine de concerts qui seront ainsi proposés au public.
Chaque soirée, du 16 au 25 juillet verra un lieu s’inonder de Musique, sans oublier pour autant ceux très appréciés des rendez-vous en fin d’après-midi.
Le succès du Festival sans cesse grandissant, montre et stimule notre désir de poursuivre l’aventure pour offrir encore et encore de belles heures musicales à notre fidèle public de plus en plus nombreux à suivre nos rendez-vous.

Nico sextuor du Parvis
Nico New Ideas Chamber Orchestra – Sextuor du Parvis

Programme
Vendredi 16 juillet : Prélude -Théâtre de La Chaudronnerie – 21h00 Soirée caritative – Groupe Percujam
Au profit de l’Association « Un Regard Pour l’Autisme »
Sous l’Egide du «Lion’s Club La Ciotat Lumières»
Samedi 17 juillet : Théâtre de La Chaudronnerie – 21h00 Nico New Ideas Chamber Orchestra. Direction : Gedeminas Gelgotas (Vivaldi – Bach – Richter – Gelgotas )
Dimanche 18 juillet : Eglise Notre-Dame de l’Assomption – 21h00 Sextuor du Parvis (Bach – Pachelbel – Albinoni – Beethoven – Brahms)
Lundi 19 juillet : Théâtre de La Mer – 21h00 Big Band Utah
Grands standards de la musique Soul, Blues & Rythm’n Blues
Mardi 20 juillet : Théâtre de La Mer – 21h00/21h30 Troupe «Première» Autour de «Starmania», Opéra Rock de Michel Berger et Luc Plamandon
Mercredi 21 juillet : Eglise Notre-Dame de l’Assomption – 18h00 Duo Martenitsa – Musiques des Rivages du Danube
Jeudi 22 juillet : Cour du Cinéma Eden Théâtre – 21h00 Clémentine Coppolani & ses musiciens  – Compositions et chansons populaires  de la tradition Corse, d’inspiration jazz ou d’influences latines

borelli DSC_0058 - Copie
Monique Borrelli – Amaury Vassili

Vendredi 23 juillet : Eglise Notre-Dame de l’Assomption – 21h00 Orchestre Impromptu Direction : Alizé Lehon (Mendelssohn – Saint-Saëns – Fauré)
Samedi 24 juillet : Cinéma Eden Théâtre – 10h00 Hommage à Monique Borrelli, Soprano Colorature disparue tragiquement le 22 juillet 2020
Film de son concert donné le 20 juillet 2018 «Maria Callas, l’indomptable» Commentaire : Hervé Deroeux.
Samedi 24 juillet : Eglise Notre-Dame de l’Assomption – 21h00 Trio Alphea (Borodine – Tchaïkovski – Taneïev)  – Concert pour la sortie de leur nouvel album «Matriochkas»
Dimanche 25 juillet : Théâtre de La Chaudronnerie – 21h00 Concert exceptionnel Amaury Vassili (ténor)-Piano/Voix – Des très belles chansons aux plus grands « tubes «

Renseignements / Accueil Public / Billetterie / Réservations : 04 42 83 08 08 du lundi 21 juin au dimanche 25 juillet 2021  Tous les matins, de 9h30 à 12h30 – email : amei@orange.fr



Solliès-Pont – Festival de musique au château

photo_cour du château

La ville de Solliès-Pont, en collaboration avec l’Opéra de Toulon, propose un festival de musique classique qui se déroulera du 27 au 31 juillet.
Avec l’orchestre symphonique de l’Opéra de Toulon dirigé par Benoît Salmon, premier violon.
Premiers violons ; Bruno-Tsilavo Rasamison / Léopold Lucciardi / Sylvie Bonet / Hélène Clément / Laetitia Schiavo
Seconds violons : Agnès Kosaz / Corinne Moirano-Cartigny / Anne Fabre / Liviu Dumbrava / Nathalie Girod
Altos : Alain Pélissier / Guitty Peyronnin / Matéa Ibanez / Anna Duval
Violoncelles : Manuel Cartigny / Natacha Cartigny-Sedkaoui / Manon Ponsot
Contrebasses : Patrice Serrus / Sylvain Zackarin
Hautbois : Guillaume Deshayes

1 2
Benoît Salmon – Guillaume Deshayes

Mardi 27 juillet 2021 – 21h – «Cordes sensibles»
Direction musicale et violon solo Benoît Salmon
Hautbois solo Guillaume Deshayes
Ensemble à cordes de l’Orchestre Symphonique de l’Opéra de Toulon
(Mozart, Elgar, Bartok, Williams)
Mercredi 28 juillet 2021 – 21h – «Éternité»
Avec le quatuor Varèse
(Schumann, Schubert)
Vendredi 30 juillet 2021 – 21h : «Voix nouvelles»
Récital lyrique de jeunes artistes français lauréats de concours nationaux et internationaux
Piano : Nino Pavlenichvili
Samedi 31 juillet 2021 – 21h : «Piano aux étoiles»
Piano Shani Diluka
(Beethoven, Schubert, Liszt)

Renseignements – réservations : Opéra de Toulon – 04 94 92 70 78 – www.operadetoulon.fr
Office de Tourisme de la Vallée du Gapeau : 04 94 28 92 35

Six-Fours-les-Plage- Île du Gaou –

a

Du 28 juillet au 1er août 2021
La Ville de Six-Fours-les-Plages présente le Grand Gaou Festival !
Afin de fêter le retour de la musique live après ces longs mois de silence, la ville de Six-Fours-les-Plages lance le Grand Gaou Festival, nouvel évènement musical exceptionnel qui se tiendra du 28 juillet au 1er août 2021 sur l’Île du Gaou.
Avec un format inédit et une programmation éclairée réunissant grandes figures françaises (Benjamin Biolay, Catherine Ringer, Ibrahim Maalouf…) et artistes internationaux (Morcheeba, Mogwai, Kyle Eastwood…), le Grand Gaou Festival vous invite à une promenade au grand air dans un cadre idyllique, entre criques et pinède, le temps de cinq soirées de concerts.
Voici le programme de cette première édition :
• 28/07 : Mogwai + The Notwist
• 29/07 : Benjamin Biolay + Hoshi
• 30/07 : Morcheeba + AaRON
• 31/07 : Ibrahim Maalouf + Kyle Eastwood
• 01/08 : Catherine Ringer chante les Rita Mitsouko

5 7 6
Ibrahim Maalouf – Catherine Ringer – Morcheeba

Ibrahim Maalouf + Kyle Eastwood
À l’occasion du mois de novembre 2020, durant lequel il fête son 40ème anniversaire, Ibrahim sort un tout nouvel album « 40 MELODIES » et pour la première fois, il est en duo avec François Delporte son fidèle ami et guitariste depuis plus de 10 ans, ainsi que de nombreux invités prestigieux tels que Sting, Matthieu Chedid, Marcus Miller, Alfredo Rodriguez, Richard Bona, Trilok Gurtu, Hüsnü Senlendirici, Jon Batiste, Arturo Sandoval, et bien d’autres.
Catherine Ringer
Les Rita Mitsouko, ça a toujours été un peu – et jusqu’à infiniment, parfois – plus, que Fred Chichin et Catherine Ringer. Ne serait-ce qu’à cause des paroles, de la musique, de toutes ces formidables émotions, de toutes ces éclaboussures d’images. De leur âpre liberté, de leur fol imaginaire.
Bien sur, et ça pèse lourd depuis que Fred les/nous a quittés, les Rita, le groupe ou le duo, étaient uniques : en tant qu’artistes, que puissance créatrice à double détente, tant chez eux en France, que dans ce vaste monde de la création tous azimuts qu’ils désiraient si fort embras(s)er.
Morcheeba
Groupe pionnier de la scène Britannique avec 9 albums sortis, vendus à plus de 10 millions d’exemplaires, Morcheeba revient sur scène !
Pour le plus grand plaisir des fans, le groupe jouera des nouveaux titres extraits de Blackest Blue ainsi que ses plus gros tubes comme « Otherwise », « The Sea », et « Rome Wasn’t Built In A Day ».

3 4 2
Benjamin Biolay – Oshi – Kyle Eastwood

Benjamin Biolay + Oshi
Benjamin Biolay s’est imposé en quelques années comme le pilier de la chanson française avec ses textes hors norme, ses mélodies et ses productions percutantes. Son nouvel album «Grand Prix» est sorti le 6 juin 2020 (Polydor/Universal) sera l’occasion de le retrouver sur scène pour un nouveau live.
Deux ans après un premier album intitulé  Il suffit d’y croire» écoulé à plus de 200 000 exemplaires, celle que l’on qualifie de nouvelle étoile de la chanson française (référence à son nom de scène, étoile en japonais) a sorti un deuxième opus le 27 mars 2020.
Un album plus tranché, à l’image du parcours de cette artiste qui n’a pas fini de faire parler d’elle.
Kyle Eastwood
Depuis son apparition sur la scène jazz internationale au milieu des années 90, c’est avec un mélange bien à lui d’indépendance, d’élégance, de ténacité et d’humilité que Kyle Eastwood, ne se fiant finalement qu’à ses intuitions et son goût très sûr, a entrepris de tracer son propre chemin dans le foisonnement des genres et des styles constituant désormais cette musique…
Fils de Clint Eastwood «Le cinéma est ma seconde passion» avoue-t-il. Il paraissait donc naturel, qu’aujourd’hui, son quintet se penche sur les bandes originales de film.