Archives pour la catégorie Festivals

Toulon – Tour Royale
ROCKORAMA
L’événement musical : Indé à Toulon est de retour

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Rendez-vous du 29 juin au 2 juillet

Lieu magique, face à la mer, au pied d’une tour classée monument historique
depuis le 11 avril 1947, 3 jours de concerts sous le soleil…
Différents courants musicaux dérivés du Rock :
Pop, électronique, garage, noisy, lo-fi, post rock … seront au rendez-vous ;
Attaché à l’actualité du mouvement « Indé » le Rockorama Festival présente des groupes éloignés des standards commerciaux.
Découvertes, coups de cœur, et incontournables de l’année !
Jeudi 29 Juin
✶Entrée gratuite✶
18h00-20h00 | RockoDJS (Sélecters) – Nany Cool /Satan je t’aime – PPLC
20h00-20h40 | Korine (Fr))
21h00-21h40 | Brother James (Fr)
22h00-22h40 | Dame Civile (Fr)
23h00-23h40 | Potochkie (Fr)
VendrediI 30 Juin
*Pass*
19h00-20h00 | RockoDJS (Sélecters) – Nany Cool/ Satan je t’aime / PPLC
20h00-20h40 | Flashing Teeth (Fr)
21h00-21h40 | Slowes (DK)
22h00-22h40 | Mourn (Esp)
23h00-23h40 | Dream Wife (IC/UK)
00h00-00h40 | Sydney Vlette (Fr)
01h00-03h00 | Piu Piu (Fr/Dj set)
Samedi 1er Juillet
*Pass*
19h00-20h00 | Indiscipline (Sélecters)
20h00-20h40 | Tuesdays (Fr)
21h00-21h40 | The Goon Sax (Aus)
22h00-22h40 | Gloria (Fr)
23h00-23h40 | Motorama (Rus)
00h00-00h40 | Vox Low (Fr)
01h00-03h00 | Pouvoir Magique (Fr)
Dimanche 2 Juillet
Jardins de la Tour Royale
✶Entrée gratuite✶
Carte blanche à Barbi(e)Turix !
15Hh0-16h30 | Warm Up/ PPLC (Da Rockorama Festival)
16h30-18h00 | Sara Zinger(Dame Noir /Marseille)
18h00-19h30 | Nari FSHR (Résidente BBX / Paris)
19h30-21h00 | RAG (Résidente BBX / Paris)
21h00-22h00 | Caspian Pool (Fr/Live)
22h00-Minuit | RBK Warrior (Fr/Dj set Sexy Sushi)

Billetterie : de 20 à 23 € Pass de 35 à 40 €

 

Les Arcs sur Argens
Festival de musique « Gloriana » au Château Ste Roseline

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Parmi les nombreuses manifestations estivales proposées par le Château Ste Roseline à partir du 16 juillet nous pourrons assister à quelques concerts classiques qui, entre Les Arcs, Bormes, Cotignac, s’y installent dans le cadre du 17ème festival Gloriana, créé par le grand violoncelliste Eric Courrèges.
Alors que les plus grands noms de la musique et de l’Opéra, remplissent d’immenses salles de concerts dans le monde entier, Eric réussit chaque année à les faire jouer dans ce lieu intimiste, sous les étoiles, devant un public restreint, en petit comité. Et si le public est heureux de les rencontrer, les artistes sont heureux de jouer en ce lieu, d’autant qu’à la place d’aller dans un hôtel impersonnel, ils sont invités à dormir dans les chambres d’hôtes dans un décor on ne peut plus bucolique.
Il faut savoir que ce festival est aidé par la région et l’ADAMI, le département n’ayant pas encore décidé de l’aider malgré sa qualité et ses 17 ans d’existence.
« Ce qui prouve – ajoute Eric – que même avec de petits moyens, on peut faire de grandes choses ». A noter que ce festival est parrainé par la cantatrice Mireille Alcantara et l’animateur de Radio Classique Jean-Michel Dhuez.

Les concerts au Château Sainte Roseline :
ROMANCE À TROIS – TRIO VIOLON, COR, PIANO | le lundi 17 juillet, à 19h00 :

Concert classique allant du génie de Koechlin, en passant par Saint Saëns, Debussy, Ravel et Brahms. Trois artistes de renommée internationale pour un concert exceptionnel : Stéphanie-Marie Degand au violon, André Cazalet au cor et Georges Pludermacher au piano.
Programme :
18h30 : Dégustation des vins du Château
19h00 : Concert (tarif : 25 €) 20h30 : Dîner (tarif : 27 €)
UNE NUIT À L’OPÉRA | le vendredi 28 juillet, à 19h00 :
Concert lyrique : Offenbach, Mozart, Massenet, Bizet, Verdi, Puccini. Des artistes confirmés sur les scènes internationales pour un marathon lyrique avec les plus beaux airs et ensembles du répertoire d’opéra. Laurent Arcaro, Jérémy Duffau, Violette Polcchi, Chantal Perraux aux voix et Philip Richardson au piano.
Programme :
18h30 : Dégustation des vins du Château
19h00 : Concert (tarif : 25 €) 20h30 : Dîner (tarif : 27 €)
LES GRANDES MUSIQUES DE FILMS | le lundi 7 août, à 19h00 :
Revivez de grands moments de cinéma : Les Parapluies de Cherbourg, un été 42, West side Story, Pirates des caraïbes, Lawrence d’Arabie, Huit et demi, Roméo et Juliette… romantisme et émotion garantis !
Programme :
18h30 : Dégustation des vins du Château
19h00 : Concert (tarif : 25 €) 20h30 : Dîner (tarif : 27 €)

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SALON ROSSINI | le mardi 8 août, à 18h30 :
Chant lyrique et fantaisies pour piano autour de l’oeuvre de Gioachino Rossini. Avec la participation de Dominique Plancade au piano, et de la grande Mezzo-soprano Karine Deshayes au chant, qui a été consacrée par les Victoires de la Musique Classique comme « Artiste Lyrique de l’année » en 2011, puis de nouveau en 2016 !
Programme :
18h00 : Dégustation des vins du Château 18h30 : Concert (tarif : 25 €) 20h00 : Dîner dans le parc du Château, préparé par Max Callégari, Chef du Restaurant « Le Logis du Guetteur » aux Arcs-sur-Argens – vin compris (tarif : 65 €)

contact@sainte-roseline.com
Voir le programme complet
Festival Gloriana : 06.60.90.17.23 | www.festivalgloriana.fr

70 ème Festival de Cannes
Des roads movies au féminin

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Sélection officielle
Dans une compétition officielle, dans l’ensemble décevante cette année, quelques films ont toutefois retenu notre attention.
Au lieu de réaliser un énième documentaire ou un film réaliste larmoyant sur les réfugiés syriens, le hongrois Konél Mundruczo ose avec Jupiter’s Moon (La lune de Jupiter) un film de genre avec des migrants. Souvent centré sur son seul protagoniste, comme Le fils de Saul, Jupiter’s Moon est alourdi par les (trop?) nombreuses références christiques, mais a le mérite de l’originalité.
Cheminement d’une femme dont le mari et l’enfant ont été victimes d’un crime raciste, Aus Dem Nichts (In the fade) de Fatih Akin a valu à son actrice Diane Kruger le prix d’interprétation féminine. Il laisse nonobstant le spectateur dubitatif sur son message. Justifie-t-il la vengeance dans un pays où, la plupart du temps, les lois existent et fonctionnent ?
Krotkaya (Une femme douce) de l’ukrainien Sergei Loznitsa offre une descente aux enfers dans une Russie intemporelle. A la croisée de Dostoïevski et de Kafka, une femme impassible traverse corruption, prostitution, drogue jusqu’à la scène onirique fellinienne rassemblant les personnages du road movie.

teheran taboo
Téhéran Taboo

Okja de Bong Joon Ho, avec Tilda Swindon est l’un des deux films Netflix en compétition officielle. Si ce film d’aventure fantastique défendant la cause des animaux s’adresse aux enfants (comme ses protagonistes, un animal de synthèse et une enfant le laissent entendre), il est souvent trop dur pour un jeune public. Son principal mérite est de décentrer le regard américain vers un autre pays, la Corée du Sud où se déroule la première partie du film, et d’être en partie sous-titré. La fidélité de la traduction en est d’ailleurs le message principal (« La traduction est sacrée »), devise que l’un des personnages (qui a fauté) se fait tatouer sur le bras. C’est en cela qu’Okja est un pur produit Netflix.
Les débats ont beaucoup porté cette année à Cannes sur l’inclusion de deux films produits par Netflix dans la compétition officielle. Le président du Jury Pedro Almodovar déclarait en début de Festival ne pas vouloir décerner la Palme à un film qui ne sortirait pas en salle. D’une part, ce n’est pas le rôle du Président du Jury de commenter sur l’inclusion ou pas de films dans la compétition. D’autre part, il ne peut pas révéler le contenu des débats du Jury. S’il ne veut pas leur donner la Palme, qu’il ne le fasse pas, c’est tout. Si Netflix a accepté que ces films sortent de façon limitée dans trois pays (dont la France ne fait pas partie), il semble toutefois que cette première et la projection de séries télévisées certes prestigieuses comme « Twin Peaks » de David Lynch et « Top of the Lake » de Jane Campion laissent présager une nouvelle ère pour le Festival de Cannes.

posoki avant que nous disparaissions
Posoki – Avant que nous disparaissions

Sélections parallèles
A la Quinzaine des réalisateurs, L’intrusa de Leonardo di Costanzo est centré sur une ancienne ferme dans une banlieue de Naples aux prises avec la Camorra. Géré par la seule non-napolitaine du film, ce lieu est un espace de liberté pour les enfants. Ils y créent, s’y amusent en liberté et y font la fête, jusqu’à ce que le monde des adultes viennent les diviser.
L’un des films les plus singuliers de la Semaine internationale de la critique est Téhéran Taboo d’Ali Soozandeh. Dans ce film d’animation de production allemande et autrichienne, plusieurs femmes iraniennes de milieux différents se croisent et se recroisent. Face à l’impossibilité de filmer en Iran, le cinéaste filme ses acteurs sur fond vert en Allemagne, puis les redessine par la suite dans ce qu’on nomme la rotoscopie. L’ensemble offre le tableau d’une société hypocrite où règnent corruption, prostitution, drogue et où le destin des hommes n’est pas plus à envier que celui des femmes.
C’est dans la sélection « Un certain regard » que nous avons trouvé cette année le plus de pépites. Dans Lu guio wei lai (Passage par le futur) de la chinoise Li Ruijun, une jeune fille dont deux parents sont renvoyés se prête à des expériences pharmaceutiques.
Le film, très lent, oppose le Nord et le Sud, la ville et la campagne, où la famille finit par se réfugier.
Pas moins de trois titres pour le film de l’argentin Santiago Mitre: Cordillera en espagnol, El presidiente en français (!) et The Summit en anglais. Peut-on tourner une film argentin sans Ricardo Darín ? Le film démarre comme une bonne série américaine sur le pouvoir politique : West Wing, House of Cards, Homeland, Scandal… Les présidents latino-américains se rencontrent dans un hôtel à la montagne autour d’un accord pétrolier contre les Etats-Unis. Isolés dans la cordillère des Andes enneigée, ils se jaugent, se rencontrent pour comploter en marge ou coucher… La tension est palpable alors que nous suivons un président argentin entaché de scandale. Ricardo Darín ne manque pas de modèles dans l’histoire récente et moins récente de son pays. Les luttes de pouvoir dans les réunions plénières et en marge du sommet font monter la tension, puis le film s’arrête pour laisser place à un face à face psycho-fantastique du président avec sa fille et l’intérêt du spectateur ne suit pas. Dommage.

la novia del desierto
La novia del desertio

La Ricardo Darín chilienne, Paulina Garcia, qui joue la présidente chilienne de La cordillera, ne quitte pas l’écran de ce road movie au féminin, La novia del desierto (La fiancée du désert) des argentines Cecilia Atàn et Valeria Pivato. Une employée de maison quitte la famille avec laquelle elle a passé presque toute sa vie pour aller travailler dans le nord du pays. Une série d’événements l’empêche d’atteindre sa destination, dont la rencontre avec l’amour. Un film subtil, tout en tendresse et délicatesse. A ne pas manquer.
Toute la force de Sanpo suru shinryakusha (Avant que nous disparaissions) de Kiyoshi Kurosawa réside dans le scénario, les quelques effets spéciaux étant datés et totalement inutiles. Dans ce film de science-fiction philosophique, les extraterrestres prennent possession de trois corps sur terre pour voler les concepts des êtres humains avant l’invasion, invasion qui échouera grâce au concept d’amour.
Notre préféré cette année est le bulgare Posoki (Directions). La Bulgarie était absente de Cannes depuis les années 80, peut-être à cause de sa production clairsemée. Comme la plupart des films en compétition cette année, le cinquième film de Stephan Komandarev parle de pauvreté, émigration, corruption dans un pays sinistré, mais c’est la forme qui est remarquable. Posoki respecte l’unité de temps et de lieu : la capitale Sofia est arpentée par six taxis pendant une longue nuit. Le premier chauffeur de taxi tue un homme politique véreux et se tire une balle dans la tête. A la manière de La ronde de Max Ophuls ou du Cercle de Jafar Panahi, on passe ensuite d’un taxi à l’autre à mesure qu’ils se croisent en écoutant sur les ondes les commentaires que suscitent cet acte désespéré. Chaque scène est poignante et admirablement bien écrite. Dans ce road movie motivé par la mort, dominent pourtant l’humour et l’humanité des personnages, qui ne perdent pas espoir. Si le pays va mal, il n’en est pas de même de son cinéma.
Le festival a été agrémenté de deux superbes concerts gratuits sur la plage Macé. Mathieu Chedid a présenté son nouvel album M-Lamomali avec les grands musiciens maliens Toumani et Sidiki Diabaté, la chanteuse Fatoumata Diawara et l’Afro Pop Ochestra.
Le ciné-concert avec projection du dernier film de Tony Gatlif Djam a été précédé d’un concert de rebetiko grec.
Si la sélection officielle 2017 a été jugée dans l’ensemble décevante, on a pu voir par ailleurs des documentaires de grande qualité comme Visages Villages d’Agnès Varda avec le photographe JR et 12 jours de Raymond Depardon sur les hôpitaux psychiatriques.
A quand des documentaires dans la compétition officielle ?

Myrto Konstantarakos

Du 16 juin au 22 juillet 2017
Le Festival Estival Toulon Provence Méditerranée

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Traditionnelle présentation du programme de la saison estivale 2017 par le Président, Monsieur Claude Pinet, assisté du Vice-Président, Monsieur Jean-Guy Levy qui ouvrit la séance en nous confiant une définition personnelle de la musique qui doit être partout, la musique c’est la paix, et surtout elle doit être là pour oublier les événements tragiques que nous subissons.
Cette année le Festival continue à présenter de grands concerts dans des lieux de prestige, et des concerts gratuits sur quelques places de la ville, afin de faire partager la musique à tous ceux qui le désirent. Et bien sûr des actions envers le jeune public, source d’avenir.
A noter pour 2018 la création d’un Festival Hivernal. Nous y reviendrons.
Claude Pinet brossa un tableau rapide des différents événements de la nouvelle saison.
L’ouverture du festival aura lieu le 16 juin avec le concert au profit de la « pharmacie humanitaire internationale Var » à la Collégiale Saint Pierre avec le chœur Kallisté, l’ensemble instrumental de Toulon & du Var, plus quelques invités.
Puis en route pour les grands concerts les 4, 6 et 7 juillet à la Tour Royale pour Laurent Korcia (violon) et Elodie Soulard (accordéon) ; puis Adam Laloum en piano solo, et le lendemain avec le Trio Les Esprits : rien que du Schubert pour ces deux concerts.
Les concerts « entrée libre » se dérouleront au Faron avec des élèves du CNRR de Toulon Provence Méditerranée; place Victor Hugo avec le Quintette Ad Libitum ; place Puget avec le Quatuor Zahir.

La Collégiale Saint-Pierre ouvre ses portes du 17 au 22 juillet.
Dans l’enceinte de la collégiale de Six-Fours, Claudio Monteverdi (1567-1643) sera à l’honneur (c’est le 450ième anniversaire de sa naissance) pour deux concerts avec l’Ensemble Matheus (à nouveau en résidence) pour différentes compositions et « Le couronnement de Poppée » dans sa version orchestrale.
Un concert « entrée libre » au Parc de la Méditerranée intitulé « Barock’n’roll » avec à nouveau l’Ensemble Matheus plus quelques invités. Ce concert sera suivi à 22h30 d’un feu d’artifice tiré sur la plage de La Coudoulière.
Tradition oblige, cette présentation fut suivie de la conférence de Monique Dautemer, musicologue du festival, toujours aussi brillante, sachant mettre ses connaissance à la portée de tout le monde. Comme il y aura de l’accordéon au festival elle a choisi de présenter deux instruments peu employés dans le musique classique : l’accordéon et le saxophone.
Elle retraça le genèse de l’accordéon, cet instrument populaire à anches libres métalliques actionnées par un soufflet. Les ancêtres en seraient le Sheng, orgue à bouche chinois, et l’orgue réale avec soufflet en cuir. Dans les instruments à anches libres on trouve aussi la cornemuse et la musette ; cette dernière fut jouée dans les bals populaires autour de la Gare du Nord à Paris d’où l’origine du nom de musique musette, vase musette. Cet instrument avait la faveur des aristocrates et des bourgeois au XVIII° siècle. On a aussi l’harmonica qui aurait été inventé par Friedrich Buschmann vers 1820, qui inventa aussi l’handaoline, en somme un harmonica avec un soufflet.

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L’accordéon donnera naissance à d’autres instruments basés sur le même principe : le bandonéon cher au tango ( on songe à Astor Piazzola) inventé par Heinrich Band en 1843 et le concertina (utilisé par les clowns) par Charles Wheatstone en 1829.
D’abord diatonique, l’accordéon deviendra chromatique, ce qui lui permettra de jouer toutes les musiques.
Démonstrations pratiques par Caroline Chevalier, bardée de diplômes, et qui pourtant doit se reconvertir en professeur des écoles pour gagner sa vie, l’accordéon classique offrant peu de débouchés. Avec son instrument de 15 kilos, véritable usine à sons, elle fait la démonstration de toutes ses possibilités musicales, pour la plus grande joie de l’auditoire.
Monique Dautemer nous rappelle ensuite que le saxophone fut inventé par le Belge Antoine-Joseph Sax (1814-1894), plus connu sous le nom d’Adolphe Sax, fils d’un facteur d’instrument. Dès son plus jeune âge il améliorait, inventait des instruments. C’est en partant de la clarinette basse qu’il a inventé le saxophone nommé d’après son nom. Pour la défense de l’étymologie, on doit dire sax en abrégé, et non saxo, mais l’habitude populaire deviendra la règle.
Le saxophone est un instrument à anche unique battante. Les meilleures anches sont issues de la canne de Provence, majoritairement du var ; on en fait maintenant en plastique.
La famille des saxophones va de l’extrême grave, le saxhorn, à l’aigu du sopranino. Les plus employés sont les saxophones baryton, ténor, alto, soprano : c’est l’instrument majeur du jazz où il a supplanté la trompette pour la place royale. En musique classique, malgré de belles œuvres contemporaines il est encore assez marginal.
Le saxophoniste Antoine Nello avait apporté cette famille des quatre saxophones pour en montrer les aspects mécaniques, techniques, et les possibilités musicales, pour le plus grand plaisir du public.
Et tradition respectée, le pot de l’amitié offert par l’association des Amis du Festival, présidée par Colette Gluck, admirables bénévoles sans qui rien ne pourrait se faire.

Serge Baudot
www.festivalmusiquetoulon.com – Tel : 04 94 93 55 45 – musiquetoulon@wanadoo.fr

La Seyne – Fort Napoléon
Festival du théâtre amateur

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Pour la seconde année consécutive, les compagnies théâtrales amateurs de la région vont travailler… du chapeau !
Explication : ce festival, qui va se dérouler au Fort Napoléon à la Seyne du 13 au 18 juin, et se nomme « Le festival du Chapeau », réunit en effet les compagnies seynoises amateurs dont le théâtre est leur passion.
Avec l’aide des services municipaux d’Eric Marro, adjoint aux affaires culturelles de la Seyne, ils vont trouver en ce lieu magnifique et historique, une vraie scène, des tréteaux et des gradins comme au bon vieux temps de ce bon Jean-Baptiste Poquelin, alias Molière.
Mais comme le théâtre est une grande famille, cette années les Seynois ont décidé d’inviter des compagnies toulonnaises : La Cie Ad Libitum qui se produira le jeudi 15 juin à 21h avec une pièce d’Alexandre Ostrovski « La forêt » et Les Dictionnariens qui se produiront le vendredi 16 juin à 21h30 avec une pièce de Hanoch Levin « Yakich et Poupatchee ».

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Autre nouveauté cette année, « Le Big Impro Conteste de la Seyne City », qui verra s’affronter diverses troupes dans un match d’improvisation théâtrale mené sous la houlette de la Radit et Impro2pro. Ce sera l’un des moments forts qui clora en beauté ce festival composé le passionnés pleins de talents.
Par ailleurs, afin que cette manifestation soit la plus chaleureuse possible, les rencontres compagnies-spectateurs auront lieu au point de rencontre où chacun pourra à la fois se restaurer et parler théâtre.
Outre donc ces deux compagnies toulonnaises, vous pourrez applaudir :
– Le mardi 13 juin à 21h, l’Atelier de Tisot qui proposera « C’est pas facile… de commencer !!! »
– Le mercerdi 14 juin à 21h, la Cie des Loups qui interprètera « Radio Quartier » d’Hélène Bottasso, « Services publics » de Luc Piette et « Appelez-moi le directeur », adaptation de la série TV de Jean-Michel Ribes « Palace »
– Le vendredi 16 juin 20h, le Théâtre de l’Utopie proposera une pièce de Guy Foissy « L’enfant mort sur le trottoir… ou la douceur de vivre ».
– Le samedi 17 juin 20h, nous retrouverons notre langue provençale avec la Cie Lou Pitchoun Tiatre qui jouera une pièce de la Pignate « Lou lipet mau servi ». Suivra à 21h30, le Bric et Broc Théâtre avec « Bienvenue au Paradis » de Bernard Weber.
– Enfin, le dimanche 18 juin à 20h, aura lieu le grand match d’improvisation organisé par la Radit et Impro2pro.
On vous conseille de réserver !

Jacques brachet

Sanary sous les étoiles
Un festival qui fait du cœur de la ville une scène exceptionnelle

2 mois de spectacles « entrée libre »
Du lundi 3 juillet au samedi 26 août 2017

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Le Festival Sanary Sous les Étoiles vous invite à danser, rire et chanter tout l’été, avec des escales culturelles pour découvrir des expositions remarquables et un artisanat local très original.
Deux mois d’animations offertes pour agréablement se détendre en famille et entre amis.
En juillet, le festival d’Art Sacré ouvre le bal suivi notamment d’Anaïs, Aïoli, Ben l’Oncle Soul, pour enchaîner sur un mois d’août mixant humour, rock, cabaret, variété, jazz et classique, d’Yves Pujol aux Stentors, de Christophe Millois au Collectif Fractales.
Des créateurs, artistes et écrivains vous donnent rendez-vous sur le Marché Nocturne, au Carré des Artistes et Carré Littéraire, et vous aurez plaisir à flâner le long du port sous le charme des traditionnels pointus illuminés, classés Monuments Historiques et Patrimoine de France, bercés par la douce chaleur des nuits estivales Sanaryennes.
Très bel été à tous !

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Le programme
Juillet ouvre « Sanary sous les Etoiles » avec le Festival d’Art Sacré, suivi de l’orchestre La Saint-Nazairienne, puis d’une soirée zumba, La Lyre Provençale d’Ollioules, bal avec Patricia Magne & son orchestre, tribute Elvis Presley avec Alan Nash, soirée DJ avec Mix-Âges, Woodstock Spirit, tribute Elton John avec Objets Trouvés, Anaïs, tribute Soul Music avec Les Rotophonics, Middle Jazz Orchestra, Aïoli, bal avec Nathalie Fabre & ses Gentlemen, les Nuits de Etoiles, les groupes Sur le fil et Random, Ben l’Oncle Soul.
En août, venez découvrir Yves Pujol, tribute rock avec Peace and Love vs Rock, revue dansante Evasion, le Disque d’Or, Orchestre Ad Hoc, Les Stentors, Christophe Millois, Sud Hammond Septet, Collectif Fractales, Jean-François Zygel, Dixie Devils, Old Dreamers Jazz Band.
Bals – 21h – Kiosque à Musique – vendredi 14, vendredi 28 juillet – Mercredi 23 août
Feux d’artifice & parade des pointus – Port – 22h – vendredi 14 juillet, mercredi 23 août
L’été à Sanary, c’est aussi :
– le marché nocturne, du vendredi 30 juin au dimanche 3 septembre
– le « Carré Littéraire » et le « Carré des Artistes »
– les expositions « Happy Art » et « BeautieS »
– Visites guidées – Fresques de l’Eglise St Nazaire – Du 1er au 5 juillet 2017 – à partir de 16h
sur renseignement préalable auprès de la Paroisse de Sanary – 04.94.74.59.90
paroisse.sanary@gmail.com

Renseignements : Office de Tourisme 04 94 74 01 04 – www.sanarysurmer.com

 

Cannes à Six-Fours !

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C’est mercredi soir que le 70ème Festival de Cannes a frappé les trois coups… à Cannes, évidemment mais aussi… à Six-Fours !
Eh oui, nos amis du Six N’Etoiles, qui ont plus d’un tour dans leurs poches, voulaient faire participer leur public six-fournais à cette soirée exceptionnelle qu’est la montée des marches et la cérémonie d’ouverture.
Pour cela Erick Carrière, qui dirige la Brasserie attenante du cinéma et qui est toujours partie prenante lorsqu’il s’agit de collaborer avec l’équipe voisine, avait, avec son équipe, organisé une montée des marches, moins nombreuses qu’à Cannes, mais certainement plus festive que le public cannois qui regarde de loin passer les stars puisqu’à l’arrivée, une coupe de champagne lui était proposée des mains d’Erick, sa femme, son fils, son équipe et même notre vedette six-fournaise François Viette qui n’est autre que l’élève Ducobu et qui, aujourd’hui, a grandi et est resté dans le monde du cinéma en travaillant au Six N’Etoiles.

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Le champagne a donc coulé sous le soleil avant que le public, venu nombreux, n’assiste à la cérémonie, suivie de la projection du film d’ouverture « Les fantômes d’Ismaël » d’Arnaud Depleschin, avec un beau trio d’acteurs : Mathieu Amalric, Marion Cotillard et Charlotte Gainsbourg.
Cérémonie très classe puisque sa maîtresse n’était autre que la hiératique et sublime Monica Bellucci, qui a fait un joli discours et qui a surpris tout le monde en se lançant dans un tango torride avec Alex Lutz, très drôle, sur la chanson de Luz Cazal « Piensa en mi », tirée du film « Talons aiguilles » en hommage au président du jury très ému, Pedro Almodovar. Auparavant, en ouverture, l’on avait pu découvrir un duo inattendu : Louane et Benjamin Biolay, qui ont interprété « Le cinéma » de Claude Nougaro pendant que la Magnifique danseuse et chorégraphe Bianca Li virevoltait dans une robe-corolle rouge.

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Après la présentation du jury devait démarrer le film de Depeschin, fidèle à lui même, très alambiqué, difficile à suivre par ses come back à répétition, un film dans le film où l’on finissait par se perdre un peu et, comme toujours à Cannes, un film qui n’en finit plus (1h50) et pas rigolo rigolo, malgré la superbe interprétation du trio vedette. Il est vrai qu’à Cannes, les films présentés ne font pas beaucoup travailler les zygomatiques mais plutôt les paupières, surtout lorsqu’en fin de festival, où l’on voit entre quatre et cinq films par jour, on vous propose un film indien ou chinois de deux plombes, évidemment sous-titré et sans beaucoup d’action, action, si tant est qu’il y en ait, pas très réjouissante.
Et j’en sais quelque chose après 40 ans de festival !
Mais bon, c’est parait-il le nec plus ultra du cinéma.
En tout cas, si la seconde partie de la soirée fut quelque peu soporifique, la première partie fut joyeuse et chaleureuse.
Un grand merci à Noémie, Erick, Paul et les autres, de ne nous voir fait participer à leur manière à cet événement.

Jacques Brachet

 

La Seyne pour la 9ème année aux couleurs urbaines

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Lorsque le soleil tape chez nous ce n’est pas « pour de rire », surtout si en cette matinée de presque été, on se retrouve sous un chapiteau surchauffé !
Rassurez-vous, le 9ème festival « Couleurs urbaines » se déroulera dans le parc « Circoscène » des chapiteaux de la Mer… mais en plein air !
Ceci dit, nous étions conviés par Beligh Guezah, créateur et directeur du festival, Romain Strozyk, chargé de production et Pierre Poupeley, conseiller municipal responsable des événements de la ville.
Un festival qui a donc déménagé, passant de l’esplanade Marine à ce beau lieu en bord de mer où les parkings ne manquent pas.
« Cette année – devait souligner Pierre Poupeley – nous fêtons les 100 ans du pont et nous avons recréé un comité es fêtes, à la demande de nombreux Seynois, pour faire un retour aux fêtes populaires. Il y en aura de nombreuses autour du pont et en ville.
Le festival de musiques actuelles attire de plus en plus de monde et il créait d’abord des nuisances sonores que les nouveaux habitants alentour n’appréciaient pas vraiment. De plus, avec les plans vigie pirate, nous avions beaucoup de difficultés techniques et financières pour protéger le site. Le parc des chapiteaux sera plus facile à préserver, les voisins alentour sont moins nombreux et éloignés… et chacun pourra aller prendre son bain avant ou après le concert, la plage étant à proximité ! »

Beligh Guezha - Pierre Poupeley Damien Strozyk
Beligh Guezah et Pierre Poupeley – Romain Strozyk

Beligh Guezah, quant à lui, nous a précisé : « A l’aube du dixième anniversaire de ce festival, on est serein. Après quelques turbulences, cette année les choses rentrent dans l’ordre et nous devons avoir une positive attitude. Avec ce nouveau président, nos espérons que la Culture sera au centre de ses préoccupations.
Nous voici donc dans ce nouveau site que nous allons aménager, nombre de bénévoles, que je remercie car ils sont fidèles et efficaces, vont inventer une scénographie et créer durant deux jours un village accueillant et chaleureux. C’est une nouvelle aventure qui commence, le public réserve déjà ses places, nous espérons qu’ils seront le plus nombreux possible et que nous atteindrons les 3.000 places, qui est la jauge de ce parc. Ce site a une histoire, une vie culturelle et nous sommes heureux de nous y installer3.

Floya Jam DaddyWhitie
Floya Jam – Daddy Mory
En fait, si deux soirées, le 1er et le 2 juin, sont proposées avec nombre d’artistes à l’affiche dans ce lieu, les événements démarreront le avec des « off » à Toulon : le 26 mai à l’Oméga Live, avec une soirée consacrée au rap, au hip hop, grâce à l’association Tremplin animée par Sylvain Besse. Ainsi se produiront Davodka, Romeo Elvis, Swift Guard. Le 31 mai, Floya Jam proposera, à partir de 14h30, des animations à l’Hôtel des Arts, avec des ateliers de street art pour enfants… et parents. Elle y recevra le chanteur Léo, issu du groupe Respigaou.
Quant au festival, recevra des pointures du genre avec Hilight Tribe, le Peuple de l’Herbe, Puppetmastaz, Dub Inc, Mo’Kalamity, Big Red, Papa Style, avec une scène sound system où Daddy Whitie recevra des groupes locaux.
Et puis, pour finir en beauté, le 4 juin, la scène sera donnée à Daddy Mory et ses « guests ».
En attendant les 10 ans du festival, où Beligh nous promet déjà de l’inédit, venez découvrir ces musiques nouvelles et urbaines dans un festival accessible à tous, la politique tarifaire étant de permettre à tout public de venir passer de belles soirées musicales sous les étoiles.

Jacques Brachet
romaincouleursurbaines@gmail.com

Bandol
Le Festival des Écoles du Monde

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Centre Culturel – Salle Pagnol – Rue Gabriel Péri à Bandol
Mercredi 10 mai

17 h 00 • Inauguration du Festival des Écoles du Monde
17 h 30 • Conférence de Jean-Jacques Cruchant (Hamap-Humanitaire) : “Les écoliers du Burkina Faso”
Jeudi 11 Mai
à partir de 9 h • Activités ludo-éducatives “les Écoles du Monde”
17 h 30 • Témoignages : nos invités partageront avec le public leur expérience sur le système éducatif de différents pays
Vendredi 12 Mai
à partir de 9 h • Activités ludo-éducatives “les Écoles du Monde”
17 h 30 • Conférence de Marion Duvauchel : “Langue khmère et place du français au Cambodge”
Samedi 13 Mai
à partir de 9 h • Activités ludo-éducatives “les Écoles du Monde”
11 h 00 • Conférence de Florence Makpolo-Soni (Congo-Action) : “Les écoles du Congo”
14 h 30 • Clôture du Festival des Écoles du Monde. Intervention des “Jeunes Reporters” de l’association Taoumé
15 h 00 • Spectacle de danse sur les musiques du Monde par les associations “Etoiles de Rue” et “Clé de Sol”. Spectacle suivi d’un gâteau d’anniversaire pour les 10 ans de Taoumé !
Toutes nos conférences sont suivies d’un apéritif…

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Centre Culturel – Hall d’accueil – Rue Gabriel Péri à Bandol
Du Mercredi 10 au Samedi 13 Mai 2017
à partir de 9 h Rencontre avec des bénévoles humanitaires : Association Congo-Action – Association Hamap-Humanitaire – Association Pteah Barang (la maison Française)
Samedi 13 Mai 2017
à partir de 9 h Présence d’auteurs jeunesse du “Cercle des Auteurs Bandolais” qui dédicaceront leurs ouvrages (bandes dessinées, romans,…) : Behem – Josiane Bonnot – Hélène Botasso – Myriam Collet – Chantal et Francis Porta – Ann Villiers Collomb

Médiathèque – Rue des écoles à Bandol
Du Lundi 8 au Samedi 20 Mai 2017
Exposition photos “À la découverte des Écoles du Monde” par l’association de solidarité internationale “Partage”, l’association ”Jeunesse et d’Éducation Populaire” – Club Unesco

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www.taoume.cominfo@taoume.com
contact : 33 9 70 44 85 70 – Florence Butterati

Ramatuelle
Un 33ème festival festif, joyeux, optimiste…

B
Valérie Paecht, Jacqueline Franjou,Michel Boujenah, Mireille Raphaël, Patricia Amiel

C’est par un beau samedi ensoleillé que l’on revient, comme chaque année à cette époque, dans ce lieu paradisiaque qu’est la plage des Jumeaux à Ramatuelle, pour retrouver, autour d’un toujours chaleureux repas, Jacqueline Franjou, co-créatrice et présidente du Festival de Ramatuelle, et son directeur artistique depuis dix ans, Michel Boujenah,.Entourés cette année de trois belles dames : Valérie Paecht, directrice générale de TPM, Patricia Amiel, première adjointe de la mairie de Ramatuelle et Mireille Raphaël, fille du précédent maire décédé, qui avait été à l’origine du festival. Ces deux dernières faisant partie du Conseil d’administration du festival.
Repas donc, on ne peut plus joyeux, dominé par l’humour de Michel qui, dès son arrivée, nous annonce : « Je fais les photos et les interviewes avant de déjeuner…
Après, je vais faire la sieste ! ».
Le ton est donné, on fera effectivement les photos avant le repas, puis, de discutions en apartés, on se retrouve tous à table et c’est là que Jacqueline et Michel nous feront découvrir le programme du festival 2017.
Jean-Claude Brialy… Dix ans
Tout d’abord, Jacqueline nous rappelle que cette année sera l’année du dixième anniversaire du créateur du festival, Jean-Claude Brialy.
Pour l’occasion, avec l’accord du Festival d’Anjou, dont Jean-Claude fut aussi président, et avec l’association des amis de Jean-Claude Brialy, un site web verra le jour le 19 mai.
« Nous avons créé – nous explique-t-elle – en partenariat avec l’INA, douze pastilles que nous présenterons au cours du festival, consacrées à Jean-Claude, extraits de films, interviewes, reportages, événements, que l’on retrouvera sur le site et nous aurons en exclusivité, la chanson « Nantes » qu’il interprète en duo avec Barbara. Nous aurons également une exposition qui retracera sa vie, sa carrière et ses années ramatuelloises.

C

Trois soirées classiques
Mais avant que ne débute le festival, comme chaque année depuis sept ans, nous proposerons trois soirées classiques sous l’égide de son directeur artistique Laurent Petitgérard, avec la participation du grand orchestre de Nice dirigé par Claire Gibault.
Depuis longtemps j’avais envie d’inviter Natalie Dessay et elle sera là le 28 juillet où accompagnée de l’orchestre et de Claire, elle dira des textes tournant autour des tableaux d’Edward Hopper et chantera des standards du jazz, des classiques et des comédies musicales. Une belle soirée intitulée « Pictures of America ».
Auparavant, le 27, Laurent et l’orchestre inviteront le violoniste Marc Coppey pour une soirée consacrée à Beethoven et Dvorak. Et le 31 sera aussi un grand moment puisque nous recevrons la pianiste Anne Queffelec ».
Trois belles soirées sous les étoiles dans ce lieu magique qu’est cet amphithéâtre devenu incontournable pour tous les artistes.

Michel Boujenah, dixième !
C’est donc au tour de Michel de nous présenter le programme de ce 33ème festival mais auparavant, il ne peut s’empêcher de lancer une boutade : « Je vous annonce que pour mon dixième festival, j’ai l’intention de vous offrir une grande exposition de… moi, dans toutes les positions et dans des tenues différentes… Ou sans tenue !
Ceci étant dit, je voulais cette année un festival festif, joyeux, optimiste pour prouver que l’on est bien chez nous. J’adore le pays dans lequel on vit bien, quoiqu’on en dise. Je déteste cette posture globale qui consiste à dire qu’on est dans un pays de m…e. Que ceux qui le pensent aillent voir comment on vit à l’étranger. Même s’il n’est pas parfait, si on détruit ce pays, on le regrettera ».
Voilà, ça c’est fait et dit et après cette mise au point, il est prêt à nous commenter le programme qu’il nous a concoctés.

G

Programme qui démarre donc le mardi 1et août avec Julien Doré.
Il m’a fait savoir qu’il voulait venir et j’avais aussi envie qu’il vienne sans savoir où le toucher. Un ami commun nous a mis en rapport et ce sera donc lui qui démarrera la saison. C’est un artiste original, étonnant, inattendu. Il est heureux de venir… Et nous aussi !
Mercredi 2 août : Le clan
C’est une pièce d’un Corse : Eric Fraticelli, joué par quatre corses issus de la série « Mafiosa ». C’est à la fois très con et très drôle et qui, mieux que des Corses, pouvaient se moquer d’eux ? Nous y retrouvons tous les clichés réunis dans une seule pièce.
Jeudi 3 août : Les chatouilles ou la danse de la colère
Cette pièce de et avec André Bescond a été créée en toute intimité au festival off d’Avignon et a fini par remplir le Châtelet, avec de nombreux prix à la clef. C’est à la fois drôle et bouleversant, une merveille de spectacle, d’une grande force.
Vendredi 4 août : Michel Drucker
Il a toujours été un fidèle du festival, il y a réalisé une belle émission et il avait envie d’y revenir mais cette fois sur scène avec son spectacle. Spectacle plein d’humour et de rigueur où l’on sent le bonheur qu’il a d’être sur scène. C’est Jean-Claude qui lui avait conseillé de monter sur scène tant il a de souvenirs et d’anecdotes et en hommage à Jean-Claude, il a créé son spectacle dans son théâtre, les Bouffes Parisiens. C’est d’une grande délicatesse et d’une belle fidélité.
Samedi 5 août : Rire à Ramatuelle avec le Point Virgule
Soirée dédiée aux jeunes humoristes. Il y en a aujourd’hui pléthore et il y a de véritables pépites qui ne demandent qu’un petit coup de puce que nous leur donnons volontiers.
Dimanche 6 août : Michel Jonasz
Il est déjà venu et on le retrouve avec plaisir avec les musiciens de ses débuts, parmi les meilleurs : Manu Katché, Jean-Yves d’Angelo, Jérôme Regard.. Ca va donc swinguer car Michel est un grand musicien, un grand monsieur.
Lundi 7 août : L’éveil du chameau
C’est une pièce de Murielle Magellan avec Barbara Schultz et Pascal Elbé. Je voulais que Barbara revienne. Pour l’avoir, j’ai dû accepter Bernard ! Je plaisante car c’est mon ami, un comédien que j’adore et qui est dans tous mes films et il est heureux de venir pour la première fois au festival. C’est une pièce très contemporaine sur les rapports homme-femme, sur l’amour et le sexe, sans une once de vulgarité.

D F E

Mardi 8 août : Philippe Caubère « Le bac 68″
Il revient avec son nouveau spectacle, un spectacle exceptionnel de finesse, d’humour où il resserre son rapport avec le public. C’est un maître. et puis, rappelez-vous : 68 a été l’année où tout le monde a eu le bac. Dommage, je n’y étais pas !
Mercredi 9 août : Politiquement correct
Ecrite et mise en scène par Salomé Lelouch, fille de Claude, c’est une pièce très courageuse, l’histoire d’un coup de foudre entre deux personnes totalement opposées politiquement et qui n’osent pas en parler. C’est à la fois intelligent et plein d’humour et elle vient à point … quels que soient les résultats de ces élections !
Jeudi 10 août : A droite, à gauche
On retrouve la politique avec cette pièce de Laurent Ruquier où s’affrontent Francis Huster et Régis Laspallès. Une belle discussion sur la démocratie et c’est très drôle.
Vendredi 11 août : Véronique Sanson
Que dire de cette immense artiste qu’on voit revenir pour la quatrième fois avec toujours le même plaisir au festival. C’est pour moi l’une des plus grandes artistes françaises. Elle aime Ramatuelle. Ramatuelle le lui rend bien. C’est un beau cadeau qu’elle nous fait.

Et puis… durant le festival, nous espérons vous offrir une immense surprise… dont je ne veux rien dire aujourd’hui. Mais si cela se réalise, il faudra trouver une solution pour la caser !
J’ai d’ailleurs l’idée de proposer au public, chaque année, une soirée surprise à laquelle il faudra qu’il me fasse confiance… D’ailleurs, s’il ne vient pas… je quitterai le festival !
Dernière boutade de notre ami Boujenah !
Mais bon, on va avoir un an pour réfléchir si on lui fait confiance ou pas. En attendant, on est arrivé au café et Michel s’éclipse pour faire sa sieste !

Propos recueillis par Jacques Brachet
Photos Christian Servandier
www.festivalderamatuelle.com