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La Rochelle 2017
Quand « les grands »… deviennent grands !

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Arrivée à la Rochelle d’une vraie colonie de vacances : Vianney Lebasque, le réalisateur de la série d’OSC « Les grands », entouré de toute son équipe avec cinq des comédiens de cette série à succès qui a reçu l’an dernier à la Rochelle trois prix dont les deux prix d’interprétation jeunes espoirs : la belle Adèle Wismes et le toujours hirsute Grégoire Montana. Avec eux, Pauline Seyriès, Sami Outalbali, Théophile Baquet.
Joyeuse bande que celle-ci, dont les cinq comédiens qui passent cette année du collège au lycée. Et du coup, les grands deviennent les petits mais restent potaches, pleins de vie et d’espoir même si, grandir, devenir ado n’est pas toujours un long fleuve tranquille.
On les retrouve donc avec plaisir dans de nouvelles aventures estudiantines et il sortiront même de leur huis clos pour une petite escapade à Amsterdam… lieu de tous les interdits.
En tout cas à la Rochelle, ils étaient bien dissipés même si, le soir de la remise des prix, Vianney, seul sur scène, était très ému de recevoir ce quatrième prix : le prix du meilleur réalisateur !
Nous les avions tous rencontrés dans l’après-midi et s’ils étaient tous heureux de se retrouver, déjà le réalisateur était un peu inquiet :
« C’est d’abord émouvant de se retrouver cette année à la Rochelle. Ayant raflé trois prix l’an dernier nous ne pensions pas être sélectionnés pour la compétition.
Avec cette seconde saison, nous nous remettons en danger car nos ados franchissent une nouvelle étape, nos ados se retrouvent au lycée et l’on aborde donc des sujets plus graves, plus adultes. Ils ont grandi ».
Les scénaristes et auteurs nous disent la joie que OSC leur ait totalement fait confiance pour une seconde saison alors même qu’ils ne savaient pas encore si la série aurait du succès ou non. Du coup, ils sont d’autant plus heureux qu’ils ont déjà signé pour une troisième saison !

Grégoire Montna Vianney Lebasque Pauline Seyriès
Grégoire Montana – Vianney Lebasque – Pauline Seyries 
Grégoire Baquet – Adèle Wismes – Sami Outalbali

 Grégoire Baquet Adèle Wismes Sami Outalbali

Vous êtes trois scénaristes : Joris Morio, Victor Rodenbach, et vous, Vianney.
Comment travaillez-vous ?
Nous faisons des ateliers à trois, chacun explique comment il voit évoluer les personnages, leur trajectoire, les histoires qui peuvent se créer entre eux. Nous avons, cette année, essayé d’aller plus loin, les sujets ayant changé, les préoccupations des ados n’étant plus les mêmes. On écrit, on se raconte ce qu’on écrit, on le propose aux producteurs, on repart, on revient sur des événements, on confronte nos idées et peu à peu les histoires s’imbriquent, le scénario voit le jour.
Cette année, le sujets semblent plus sombres…
Sombres… c’est peut-être exagéré mais nous avons voulu monter les enjeux. Disons que c’est plus dramatique car ils commencent à avoir des problématiques d’adultes. On aborde des sujets plus interdits, plus dangereux. Des sujets qui se confrontent à la réalité.
Et puis, l’on connaît mieux nos comédiens, l’on s’en nourrit mutuellement, on voit jusqu’où on peut les amener.
Les comédiens sont-ils restés les mêmes ?
Les personnages récurrents sont restés, certains sont partis, d’autres ont pris la place. Du coup d’autres personnages ont vu le jour et l’on va voir si l’on peut en faire évoluer certains. Ca donne un peu de sang neuf. »

Grégoire Montana2

J’avais eu l’occasion de rencontrer Grégoire Montana l’an dernier et nous nous retrouvons avec plaisir. A l’époque, il ne savait pas s’il y aurait une suite. Il y était un ado un peu immature, un peu poète, lunaire et timide, ayant des difficultés à aborder les filles.
Grégoire, as-tu pris du plaisir à retrouver ton personnage ?
Plaisir et stress mêlés. Plaisir parce que j’aime cette série, j’aime mon personnage qui, tout en étant le même, a évolué avec le temps, il a vécu plein de choses au collège, il a mûri. Il a évolué dans la vie et la question était de savoir si j’avais ou j’allais bien évoluer !

Vianney, combien de temps a duré le tournage ?
Vingt-cinq jours… pour mettre en boîte dix épisodes de 26′ ! Nous avons tourné à Tours et à Amsterdam. Et même si nous avions moins de moyens qu’une grande chaîne, grâce à OCS nous avons travaillé en toute liberté, dans une confiance totale ».
Et Adèle Wismes d’ajouter : « Nous avons été heureux de tous nous retrouver car aujourd’hui nous formons une grande famille. Il y a entre nous une telle fusion que, même hors tournage, nous continuons à nous réunir ! »

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Propos recueillis par Jacques Brachet.

La Rochelle 2017
DEMAIN NOUS APPARTIENT

« Demain nous appartient »… L’énorme succès de l’année

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Depuis quelques semaines, cette nouvelle série de TF1 tient tous les soirs en haleine un public toujours plus nombreux, dans des intrigues et des événements qui s’enchaînent à la vitesse grand V.
Tourné en pays sétois, les décors sont magiques mais il s’en passe, des drames, sous le soleil !
Une équipe de comédiens remarquables, nombre sont des comédiens récurrents de séries. On a plaisir à admirer la belle Ingrid Chauvin, on a beaucoup d’émotion à retrouver Charlotte Valandrey, à découvrir Lorie Pester qui a abandonné la chanson pour un moment, à voir au générique Alexandre Brasseur, à admirer la toujours hiératique Laure Killing… Bref, on ne peut pas tous les nommer tant ils sont nombreux et tant les événements s’entrelacent et nous surprennent à chaque épisode.
Inutile de dire qu’à la Rochelle, ce fut de la folie furieuse à l’arrivée d’une bonne partie de l’équipe récurrente : Alexandre Brasseur et Ingrid Chauvin, époux divorcés dans la série, leur fils, le jeune Clément Riemens, leur fils, Maud Baecker, qui joue la sœur d’Ingrid, Lorie Pester et Samy Gharby, respectivement lieutenant et capitaine de police, Anne Caillon qui est l’adjointe au maire, Charlotte Valandrey qui est juge d’instruction en couple avec Juliette Tresanini, enseignante.
Dans la Cohue de cette après-midi de fou, on a pu approcher quelques-un de ces protagonistes.

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Ingrid Chauvin : « Je suis heureuse de tourner avec un réalisateur que je connais bien : Thierry Peythieu, puisqu’il est mon mari ! Nous tournons à Sète jusqu’au 15 novembre et si le succès est toujours au rendez-vous, nous sommes tous d’accord pour repiquer au jeu et qu’il y ait une suite ! Nous avons constitué une belle famille, on est heureux de tourner et de vivre ensemble et on travaille dans des conditions idylliques.
Charlotte Valandrey : Je n’avais pas tourné depuis longtemps, à part un passage dans le film de Maïwen « Le bal des actrices » Retrouver l’atmosphère d’un plateau me rend très heureuse. Ca me manquait beaucoup et je me bagarre depuis 15 ans pour ça. De plus je retrouve ce public qui ne m’a pas oubliée, qui m’a même soutenue. C’est ma plus belle récompense.
Lorie Pester : J’ai failli ne pas être de l’aventure car j’avais entamé l’enregistrement de mon prochain disque. Mais il était difficile de refuser une telle aventure et du coup ça a été la course entre le plateau et le studio. La production a eu la gentillesse de suivre le mouvement et m’a permis de m’absenter quelquefois.

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Juliette Trésanini : Je suis la femme de Charlotte dans la série et ce rôle est important pour moi. J’ai démarré dans un épisode de « Joséphine, ange gardien » puis « fais pas ci, fais pas ça ». La prod m’a découverte sur ma chaîne Youtube et l’on m’a proposé ce rôle qui est à l’opposé de ma vraie nature. C’est ce qui m’a plu et j’ai été heureuse de passer de la comédie au drame.
Maud Baecker : Toute ressemblance avec Ingrid Chauvin pourrait-elle être fortuite ?
C’est vrai je joue sa sœur et lorsqu’on m’a proposé ce rôle, je n’ai pas hésité car je suis une de ses grandes fans. Je pense qu’au fur et à mesure du tournage nous nous sommes rapprochées et l’on est vraiment devenues sœurs !

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Clément REMIENS
Parmi toutes ces femmes, l’un des plus jeunes comédiens de la série est Clément Rémiens.
Physique à la Delon… jeune, beau sourire qu’on voit peu dans la série, il est tout heureux de débuter dans un tel projet avec de tels comédiens.
Comment es-tu venu sur ce projet, Clément ?
J’ai fait du théâtre amateur durant dix ans dans le Pas de Calais. Ca a toujours été ma passion et j’ai donc décidé de venir à Paris où je suis entré directement en seconde année au cours Florent. J’y suis resté deux ans… ou presque. Je dis presque parce que, à un jour de jouer le spectacle de fin d’année, j’ai dû partir à Sète. Une directrice de casting m’avait repéré. Elle m’a fait passer le casting le 15 mai, le 17 j’étais accepté et le 28 j’arrivais à Sète sans encore savoir que mes parents seraient Ingrid Chauvin et Alexandre Brasseur !
Tu aurais pu tomber plus mal ! (Il rit et son visage s’illumine)… Dommage que tu ne ris ou souris plus souvent à l’écran.
C’est vrai mais mon rôle est très tourmenté. C’est un ado dont les parents divorcent, de plus, il va apprendre que son meilleur ami est en fait son cousin, il se découvre une tante qui est en fait la mère de son copain et il découvre que sa sœur est gravement malade ! Il y a de la colère en lui et il faut prendre tout cela en compte pour le comprendre.

Clément Remiens

Comment appréhende-t-on un rôle aussi lourd, alors que c’est ta première expérience ?
Je l’ai beaucoup creusé en profondeur, je me suis mis à sa place afin de voir comment j’aurais pu réagir et c’est vrai que d’être confronté à tous ces événements, ça ne laisse pas beaucoup de place à la rigolade. Il a une adolescence pour le moins perturbée.
Le tournage te semble-t-il difficile ?
Oui et non. Oui car c’est mon premier et qu’on tourne cinq séquences par jour du lundi au vendredi. C’est énorme mais c’est aussi pour un jeune comédien comme moi une école formidable. Au début ça a été difficile car du jour au lendemain j’ai dû apprendre mes premiers textes. C’est une belle expérience et l’ambiance est tellement formidable que c’est le bonheur !
Pas de regret d’avoir quitté le théâtre ?
Non, sinon qu’à deux jours près j’aurais pu jouer. Les profs l’ont mal pris et je les comprend. Mais je suis jeune et j’aurai tout mon temps pour y revenir parce que tout m’attire dans ce métier. J’aime tout autant être devant que derrière une caméra. Je pense que je ferai un jour de la réalisation ou de la mise en scène. L’envers du décor me plait beaucoup mais c’est quand même être comédien qui me plaît le plus.
Tu as toujours voulu être comédien ?
J’ai balancé un temps entre être comédien et… basketteur !
Qu’est-ce qui a fait pencher la balance ?
J’étais en sports-études et c’est ma mère qui m’a inscrit à un cours de théâtre. Ça a été la révélation.
Un de tes grands souvenirs de ce tournage ?
Pour la première scène je me suis retrouvé assis sur une chaise avec, devant moi, debout, cinq comédiens dont Ingrid et Claude… C’était très impressionnant, ça a été une grande émotion et je me suis vite rendu compte de la chance que j’avais !
J’espère que ça va continuer.

Propos recueillis par Jacques Brachet.

La Rochelle 2017
PLUS BELLE LA VIE

Cette année, les séries récurrentes ont été nombreuses et sont venues en bandes : « Demain nous appartient », « Plus belle la vie, « Cut », « Les grands ».
Ainsi se sont posés tous ces comédiens populaires et leurs équipes, à la grande joie de tous les fans venus par centaines pour les voir, les toucher, les « selfier » (je viens de l’inventer!) et se faire signer les photos.
Belles cohues mais dans la joie, les cris, quelquefois les pleurs, chacun (et beaucoup plus de chacune !) emportant leur souvenir dans leur cœur et dans leurs têtes.

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 La vie est toujours belle, de Marseille à la Rochelle.
Tous les ans, une équipe de la célèbre série de France 3 descend tout droit de Marseille jusqu’à la Rochelle.
Cette année encore, elle a quitté le soleil de la cité phocéenne pour retrouver le crachin de la Charente Maritime. Ce qui n’a pas découragé les fans venus emmagasiner un peu de chaleur du Midi.
Cette année, la directrice éditoriale de la série, Christine Coutin, avait emmené dans ses bagages Stéphane Henon, Pauline Bression, Lara Menini, Avy Marciano, Joakim Latzko et Fabienne Carat.
Nous en avons profité pour faire le point sur cette série qui, depuis 15 ans, passionne les ados (et les autres !) avec un succès jamais démenti.
« Nous sommes toujours aussi enthousiastes – nous confie Christine – et pour cette prochaine saison nous avons choisi des thèmes fédérateurs : l’amour et la famille… « Nos » familles ! Large thème puisque plusieurs familles se côtoient au Mistral et que les sujets traités seront nombreux.
Et il y aura plusieurs naissances !

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Fabienne Carat et Stéphane Henon

Samia et Jean-Paul Boher (Carat/Henon) vont se séparer suite à un malentendu et une tromperie, l’occasion pour nous de traiter de tout ce qui se passe autour d’un grave sujet : la séparation. La famille Nebout (Marie Réache et Jerôme Bertin), va être confrontée à la maladie d’alzheimer et les effets que cela répercute dans la famille. Baptiste et Emma (Bryan Trésor et Pauline Bression) vont avoir un bébé, ce qui nous permettra d’aborder l’arrivée d’un bébé chez de très jeunes parents.
Ce sera d’ailleurs le sujet principal du prime time du 26 septembre, suivi d’un documentaire.
Autre naissance ce même jour : le seul site numérique officiel de la série, où l’on trouvera tout ce que l’on veut et doit savoir sur la série, sur le tournage et les personnages.
Autre sujet abordé : jusqu’où est-on capable d’aller par amitié ?
On vous réserve beaucoup de surprises dont le retour du juge Estève… mort en 2010 !!!
Mais les fans étant mécontents de sa mort, on va le faire revivre… mais on ne vous dira pas comment ! Tout est possible au Mistral !

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Pauline Bression et Avy Marciano

On ne voit jamais de guest stars dans la série ?
C’est vrai, et on n’en verra pas, c’est une volonté de la production. On fait toujours venir de très bons comédiens, sans pour cela qu’ils soient célèbres. Par contre, nombre de comédiens de la série commencent à devenir des stars, donc pas besoin d’en rajouter !
Il fut un temps où les comédiens qui venaient jouer dans la série étaient snobés, interdits de séjour dans d’autres productions. Mais vu le succès de la série, aujourd’hui les choses s’inversent et on vient les chercher. On ne compte plus les artistes qui ont appris leur métier dans « Plus belle la vie ».
Aujourd’hui la série est devenue une énorme machine…
Oui, elle fait travailler 150 personnes par jour mais ce qui est formidable c’est que tous les comédiens peuvent avoir d’autres projets et partir un temps vers un autre tournage. Le tout est de le savoir à l’avance afin que les scénaristes en prennent compte et prévoient leur départ et leur retour .
Il faut savoir que la série a démarré avec 19 personnages et qu’aujourd’hui ils sont 64. Nombre d’entre eux y ont débuté et c’est une belle école pour eux. »
Bref, vous aurez compris que la série est loin de s’arrêter, que tous les artistes sont heureux d’y jouer, que notre amie Christine est gonflée à bloc et en parle comme si c’était son enfant, d’ailleurs elle nous précise que l’écriture ne s’arrête jamais et que l’on n’est pas au bout de nos surprises et de l’imagination des auteurs !

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Lara Menini et Joakim Latzko

Propos recueillis par Jacques Brachet

 

 

 

 

 

La Rochelle 2017 Bernard MENEZ et l’ADAMI au festival

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Bernard Menez n’est pas que le rigolo du tube qui lui colle aux basques depuis des décennies « Jolie poupée », il est aussi un comédien qui a aujourd’hui une jolie carrière théâtrale et cinématographique. Il siège également au conseil d’administration de l’ADAMI, qui est une société de gestion collective des droits de propriété intellectuelles des artistes, qu’ils soient auteurs, compositeurs, comédiens, chanteurs, musiciens et existe depuis 60 ans.
Notre très populaire comédien était à la Rochelle avec un groupe de jeunes comédiens que l’ADAMI aide à concrétiser leurs projets. Il nous rappelle qu’en 85, Jack Lang, alors ministre de la Culture créa une loi visant à rémunérer les artistes dont les oeuvres enregistrées passaient alors sur les écrans ou sur les ondes, alors qu’ils ne touchaient rien. Aujourd’hui, Internet s’y est ajouté. »Ce ne sont pas des sommes exorbitantes – nous dit-il mais cela permet souvent à des artistes âgés ou travaillant peu, à vivre ou à survivre. On a dont créé une société de répartition et des commissions, chacune s’occupant section dont les oeuvres passent sur les médias ou sont enregistrées sur CD et DVD… »

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Marie Kremer et Laurette Tessier

L’ADAMI favorise également l’éclosion de jeunes talents et les aide à monter leurs projets artistiques. Ainsi en 2016, 1216 projets ont été soutenus par l’ADAMI, pour un budget de près de 18 millions d’Euros.
L’ADAMI est présent sur nombre de festivals, dont celui de la Rochelle qui a permis de mettre quelques jeunes talents en valeur, comme Marie Kremer, qu’on a pu voir dans des séries comme « Un village français », « Caïn » ou « Profilage » (Elle y joue la sœur d’Odile Vuillemin). On a pu la voir à la Rochelle dans le film de Nicolas Boukhrief « Un ciel radieux » pour Arte et elle vient de tourner, en tant que réalisatrice « Pérou » dans lequel elle joue également, avec Laurette Tessier avec qui elle était au festival.

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Patrick Ridremon et Joffrey Verbruggen

Nous avons également pu voir un court-métrage totalement déjanté et trash signé Patrick Ridremont, « La station », Patrick que l’on a pu également voir dans le film en compétition « La forêt » de Julius Berg (France 3) dans lequel joue. Dans son court-métrage, on découvre le comédien belge Joffrey Verbruggen (Avec une apparition d’une autre Belge, Virginie Effira). Joffrey, quant à lui, a tourné quelques films et a pu, grâce au Jamel Comedy Club, monter son premier one man show.
Et puis, chaque année, le jury remet le prix des meilleurs espoirs féminin et masculin.
Cette année, ont été récompensés Marie dal Zotto pour « Mention particulière » de Christophe Campos (TF1) et Léo Legrand pour « Un ciel radieux » de Nicolas Boukhrief (Arte)

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Marie dal Zotto et Léo Legrand

Comme on le voit, l’ADAMI est omniprésente et est une source d’espoir pour les artistes, qu’ils soient jeunes ou âgés puisqu’elle les suit tout au long de leurs parcours.

 

Jacques Brachet

La Rochelle 2017
Samuel LABARTHE, flic de charme

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Samuel Labarthe, c’est la classe incarnée, le charme et l’humour à l’anglaise… même s’il est franco-suisse !
Sa longiligne silhouette se promène nonchalamment sur le port de la Rochelle, souvent arrêté par les passants qui le reconnaissent grâce à cette série à succès de France 2 « Les petits meurtres d’Agatha Christie », série on ne peut plus populaire dont il partage l’affiche avec Blandine Bellavoir et Elodie Frenck.
Cet ex sociétaire de la Comédie Française devenu Swan Laurence, allie l’humour à la simplicité et se prête avec gentillesse aux autographes et aux selfies.
Cette série qui, avec l’assentiment du petit-fils de la grande Agatha, a quelque peu détourné ses romans en les traitant « à la française », tout d’abord avec le duo Dulery-Colucci puis aujourd’hui avec le trio de charme suscité.
Est-ce que ça a été difficile de passer avec le duo ?
Non, je n’ai pas cherché à faire « du Dulery » ni à le faire oublier. En fait, nous sommes entrés dans une série nouvelle avec pour base les histoires d’Agatha Christie. Je suis entré dans le rôle de ce policier un peu coincé, assez satisfait de lui-même tout en gardant de la distance, de l’humour, pris entre ces deux femmes, sa secrétaire et la journaliste, qu’il aime bien, tout en étant quelquefois assez mufle avec elles. C’est très intéressant à jouer.

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Trio de choc : Elodie Frenck – Blandine Bellavoir – Samuel Barthe

On s’éloigne quelquefois beaucoup des romans d’Agatha Christie, non ?
L’histoire reste la même mais ce sont les situations qui changent puisque ici il n’y a ni Hercule Poirot ni Miss Marple. Mais nous avons eu le feu vert de son petit-fils qui, pour la première fois, a accepté cette version française et il en a été très intéressé.
Et ça marche en plus !
Effectivement car on a gardé les intrigues qui sont formidables. Seule la manière de les aborder change puisque c’est un trio qui mène l’enquête. Les derniers épisodes ont réuni quelque cinq millions de téléspectateurs. C’est une grande chance et tant que ça marche, on continue à tourner à raison de quatre épisodes par an.
On vous vu ces derniers temps en travesti, en flic bourré…
Oui et vous n’êtes pas au bout de vos surprises !
Cette année la série est en compétition dans la catégorie 90’/collections…
C’est une surprise et c’est la cerise sur le gâteau car on ne vient pas pour ça. On vient surtout parce qu’on est superbement reçu à la Rochelle et le public nous fait à chaque fois un excellent accueil. S’il y a un prix en plus, ce sera épatant !
Et ça l’a été puisque le jury leur a accordé ce prix… sans Samuel, sans Elodie, déjà partis pour d’autres tournages, mais avec Blandine et l’équipe du film.
Mais avant son départ, Samuel devait présenter une nouvelle série de six fois 52′ dans lequel il joue encore un flic mais tout à fait différent. Il s’agit de « La forêt », réalisé pour France 3 par Julius Berg, avec Suzanne Clément, Frédéric Difenthal, Alexia Barlier, Patrick Ridremont entre autres.

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Samuel avec Frédéric Difenthal… toujours aussi souriant !
Blandine Bellavoir reçoit le prix avec l’équipe des « Petits meurtres »

On qui l’atmosphère farfelue des « Petits meurtres » pour entrer dans une sombre histoire qui se passe, comme son nom l’indique, en forêt, autour de Montfaucon. Le capitaine Decker mène l’enquête sur le meurtre d’une jeune fille et la disparition de ses deux copine.
Une enquête qui nous tient en haleine dès le départ, avec nombre de rebondissements, superbement maîtrisée par un Samuel Labarthe beaucoup plus sérieux, plus humain, qui prend fait et cause pour ces événements qui le touchent de près.
A voir très bientôt sur France 3 et à préciser que le film a reçu le prix de la meilleure série 52′.

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Samuel avec Alexia Barlier, Patrick Ridremont, Christophe Carmona (La forêt)

Propos recueillis par Jacques Brachet

 

La Rochelle 2017
Le journal de Catherine ARTIGALA

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Le hasard à la Rochelle fait toujours bien les choses.
C’est comme cela qu’au cours du repas d’ouverture, je me suis trouvé aux côtés d’une charmante comédienne et que nous nous sommes trouvé des amis communs : Charles Berling, Xavier Deluc, Macha Meril, avec qui elle a tourné.
Et de là, l’idée de vous faire découvrir cette comédienne qui, sans tambours ni trompettes, fait une triple carrière au cinéma, à la télévision, au théâtre.
Elle a débuté à Toulouse avec des professeurs tels que Jean Bousquet et Claude Masquard.
Être comédienne, du plus loin qu’il lui en souvienne (comme dirait Barbara) a toujours été sa passion, sa vocation. Elle a beaucoup joué de pièces d’Ionesco car elle a toujours été attirée par les beaux textes.
Évidemment, passage oblige : Paris, d’abord aux cours Florent puis, durant deux ans, dans des stages et de lieux divers et variés. Elle fait donc beaucoup de théâtre avant de venir à l’image avec, pour premier film important « La vouivre » de George Wilson. Il y aura « Grabuge » de Mocky et bien d’autres encore, jusqu’au dernier festival d’Angoulême où elle a présenté, avec la réalisatrice Nan Aurousseau « Jour de pèche ».
A la télévision, il y a eu « Marie et Madeleine », « Plus belle la vie », « Clem », « Section de recherches » entre autres.
Durant cinq ans, elle joué, à Paris et en tournée « Les Bidochons », énorme succès. Elle prête également sa voix pour des documentaires sur TF1, France Télévision, Arte.
La revoici sur scène, du 3 au 28 octobre, à Paris, Théâtre des Déchargeurs pour jouer « Le journal d’une femme de chambre » d’Octave Mirbeau, dans une mise en scène de Jean-Pierre Hane.
« Il y a longtemps que je rêvais de jouer de magnifique texte et j’ai convaincu Jean-Pierre de le monter. Il est, tout comme moi, attiré par la condition féminine à la fin du XIXème siècle, le livre ayant été écrit en 1900. Je l’ai jouée durant le moi de juillet au festival off d’Avignon et après Paris, il y aura une tournée.
La Rochelle est le lieu idéal pour prendre des contacts, retrouver des amis. Certaines années, e suis venu y présenter des films comme je l’ai fait au dernier festival de Cabourg où je suis de la distribution du film de Flavia Coste « Un jour mon prince viendra »
Il y a peu, on l’a également vue dans le film de Nicolas Bedos « Monsieur et Madame Adelman »
« J’aime le cinéma et la télévision – me dit-elle – mais très vite le théâtre me manque et j’y reviendrai toujours pour défendre de beaux textes ».

Propos recueillis par Jacques Brachet

La ROCHELLE, 19ème édition

Affiche

En préambule
Il faut avoir envie d’aller à la Rochelle… en train !
Départ Toulon 6h58. 1/4 d’heure pour changer de train à Marseille pour Bordeaux, où l’on change encore de train avec deux heures d’attente pour embarquer à 14h30. Arrivée à la Rochelle 18h52. 12 heures de voyage. Et 14 heures pour le retour car il y a une escale de… quatre heures à Bordeaux ! La SNCF a encore du travail sur la planche !
Arrivée à la Rochelle sous le soleil… Ca ne durera car on aura l’alternance durant la semaine, le temps changeant toutes les heures. Mais bon, on s’adapte, surtout pour les photos call qui changent de lieu selon le temps.
On retrouve la sympathique équipe du festival, les copains journalistes, les habitudes des petits déjeuners , les projections, les rencontres, les interviewes… sans oublier le champagne Bouvet Laduby que l’on retrouve toujours avec joie… Virginie Hocq l’a également apprécié ! (Photos à l’appui !)

Coup de gueule
Ah, les photos call, quel cirque !
Imaginez une bande de fous furieux mal éduqués (pour la plupart) mitraillette.. pardon, appareil photo à la main, hurlant, vociférant, appelant les artistes par leur prénom pour qu’on les regarde, ne se gênant pas au passage pour donner des coups de coude au voisin (quand ce n’est pas un coup de zoom) pour avoir la meilleure photo et avoir, en définitive… la même !
Rarement vu une bande de cinglés, (à part deux ou trois) se croyant seuls au monde. Heureusement qu’il y a Magali, notre jolie responsable, qui essaie d’apaiser et d’arranger tout le monde, avec le sourire et une patience angélique.
Merci à Toi Magali !

Magali Strano
Magali – Stéphane Strano

Stéphane Strano : « La francophonie, mon cheval de bataille »
Le festival débute toujours par une rencontre avec le président du Festival, Stéphane Strano, dont c’est la seconde année. Homme aimable, charmant dont la passion domine sa discrétion et sa timidité naturelles.
« Ce 19ème festival – nous dit-il – est basé sur la francophonie. C’est un peu mon cheval de bataille car c’est un travail de fond, un travail de compréhension, un travail difficile et de longue haleine, en perpétuelle construction. La francophonie est pour moi un grand rêve.
A la Rochelle, on essaie d’être le reflet de la production, de la fiction française, francophone, européenne. Le festival est en train de grossir… hélas, pas les budgets.
On constate que la production, cette année, est assez sombre. Mais si, comme vous, je regrette qu’il n’y ait pas plus de comédies, c’est en fait le reflet de la vie.
Pourquoi alors, au milieu de ce thème, une journée consacrée à la Corée ?
Pour de multiples raisons dont la curiosité de la découverte et d’aimer ouvrir les portes de l’ailleurs. L’Asie étant peu explorée, je pensais qu’il y avait une relation intéressante à avoir avec elle. Il faut savoir qu’on n’étudie le Coréen que dans deux universités en France : Paris et la Rochelle. On essaie de comprendre un territoire. Les Coréens sont aussi très amateurs de la culture française et francophone et lorsqu’on sait qu’ils se déplacent difficilement, on ne peut être qu’honoré de recevoir une délégation coréenne. Cette rencontre est une belle étape dans notre collaboration car il y a quelque chose à développer entre nos deux pays.
Les Coréens ont une grande expérience cinématographique et il sont en train de l’avoir aussi à la télévision.
Vous avez un projet de résidence d’écriture à la Rochelle. Pouvez-vous nous en parler ? Oui, le festival a proposé un pilote pour organiser des résidences en écritures tout azimut : cinéma, télévision théâtre, littérature, scénarios… Nous montons ce projet avec la région et la SACD afin de faire naître des idées, des projets, des oeuvres et les pérenniser. Des lauréats seront sélectionnés pour chaque section et si tout va bien le projet devrait démarrer avant la fin de l’année. C’est l’organisation du festival qui devrait piloter le projet avec la SACD et les différentes chaînes. Le festival apportera son expérience télévisuelle.
Vous voyez…. beaucoup de travail m’attend dès le festival terminé.

Sombre festival…
Du sang, des morts, de la violence, des handicaps et des maladies, des drames et mélodrames, des polars…
La sélection rochelaise est dans l’air du temps. Ce festival ne nous a pas fait souvent rire même si l’on nous a présenté de remarquables réalisations, interprétées par des comédiens superbes, de grandes histoires et de beaux moments d’émotion.
La rentrée, donc, ne sera pas rigolote rigolote même si l’on aura de grands moments de télévision.
Viols, homophobie, racisme, règlements de compte seront donc au menu, à vous de choisir votre plat préféré entre séries de toutes longueurs, unitaires, programmes courts (les plus drôles)… Faites votre choix !

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Le jury
Sylvie Testud, Présidente du jury – Comédienne, réalisatrice, romancière – Iris Bucher – Productrice – Olivia Côte – Comédienne – Julien Despaux – Réalisateur – Loup-Denis Elion – Comédien – Laurent Juillet – Compositeur Stéphanie Tchou-Cotta – Scénariste.

Deux Virginie – Le palmarès
Avant de vous offrir comptes-rendus et interviewes au long des jours qui vont venir, voici le palmarès de ce 19ème festival.
A noter une ouverture sous le signe de la grâce et de la classe, présentée par le charme incarné de la journaliste et animatrice Virginie Guilhaume. Et l’on a conclu la remise des prix par l’humour foldingue de la déjantée Virgine Hocq, autre Virginie donc mais qui nous a offert des mini one-woman-show irrésistibles et pleins d’humour, entre deux annonces des prix.

Guilhaume
Hocq1 Hocq2

Parmi les 41 oeuvres en compétition (7 Téléfilms unitaires, 4 Séries 90’/Collections, 4 séries 52’, 3 Séries 26’, 3 Programmes courts, 4 Web-séries, 6 Fictions francophones étrangères et 10 Fictions européennes), le jury a donc remis 19 Prix
Meilleur téléfilm : « La consolation » de Magaly Richard-Serrano (France 5/TV5 Monde) d’après le livre de Flavie Flament, avec Lou Gable, Léa Drucker, Emilie Dequenne…
Meilleure série 90′ – collections : « Les petits meurtres d’Agatha Christie » de Nicolas Picard-Dreyfuss (France 2) avec Samuel Labarthe, Blandine Bellavoir, Elodie Frenck
Meilleure séeie 52′ : « La forêt », réalisé par Julius Berg (France 3) avec Samuel Labarthe, Suzanne Clément, Alexia Barlier, Frédéric Difenthal
Meilleure série 26′ : « Ramdam » de Zangro (Bien productions)
Meilleur programme court : « A musée vous, a musée moi » de Fabrice Maruca (Arte)
Meilleure série web et digitale : « Les engagés » de Jules Thénier et Maxime Potheret (Studio 4)
Meilleure réalisation : Vianney Lebasque pour « Les Grands » (OSC)
Meilleur scénario : « Mention particulière » de Christophe Campos (TF1) avec Marie dal Zotto, Bruno Salomone, Hélène de Fougerolles
Meilleure musique : Rob pour « Un ciel radieux » de Nicolas Boukhrief (Arte)

Charrier Yann Gaël
Flament
Marie dal Zotto Léo Legrand

Meilleure interprétation féminine : Anne Charrier pour « Prêtes à tout » de Thierry Petit (France 2)
Meilleure interprétation masculine : Yann Gaël pour « Le rêve français » de Christian Faure (France 2)
Jeune espoir féminin ADAMI : Marie dal Zotto pour « Mention particulière »
Jeune espoir masculin ADAMI : Léo Legrand pour « Un ciel radieux »
(Ces 2 prix remis par la comédienne Eva Darlan)
Meilleure fiction européenne : « Gnomes » de Jan Prusinovsky (République Tchèque)
Prix spécial du jury pour la fiction européenne : « Three girls » de Philippa Lowthorpe (Grande-Bretagne)
Meilleure fiction francophone étrangère : « Plan B » de Jean-François Asselin (Québec)
Prix Nouvelle-Aquitaine des lecteurs de Sud-Ouest : « Prêtes à tout »
Prix des collégiens de Charente-Maritime : « Hollyeed » de Laurent de Vismes (OCS)
Meilleure série de l’année Télé Star – Télé Poche : « Capitaine Marleau » de Josée Dayan (France 3) avec Corinne Masiero, Yolande Moreau, Patrick Bouchitey

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Deux jurés, photographiés… sans l’aide d’attachés de presse !

Système débrouille
Pour terminer ce premier reportage, je voudrais décerner un prix à nombre d’attachés de presse : le prix de l’absentéisme.
En effet, cette année une nouveauté au programme. Au service presse (Et je salue au passage Jeremy Marque avec qui on travaille en très bonne entente tout au long de l’année et qui n’est pour rien dans ce qui va suivre) on nous donne la liste des divers attachés de presse des chaînes. Mais une liste tronquéecar nous n’avons que des mails, plus de téléphones, ces messieurs-dames ne voulant sans doute pas être dérangés. On envoie donc des mails qui restent sans réponses, pas plus que les rares messages que l’on peut laisser quand on a la chance de « voler » un numéro de portable ! Et lorsqu’on vous répond : « Je vous rappelle » n’y comptez pas !
Alors c’est là que 50 ans de journalisme servent à quelque chose : on agrippe les connaissances qui passent par là, artistes ou attachés de presse amis, on va au culot lorsqu’on voit un artiste qui se balade entre deux verres de champagne ou deux tasses de café et l’on demande un instant d’entretien que l’on nous refuse rarement… A diable donc les attachés de presse qui ne savent plus travailler ou qui snobent les « petits » médias au profit des grands qui peuvent leur servir à Paris et leur apporter quelque chose
Lorsque j’étais attaché de presse, il me semble que ma fonction était de faire feu de tout média pour parler de mes artistes ou de mes événements. La fonction a dû changer depuis !
Mais bon, vous verrez au fil des jours que le vieux routard de province s’est débrouillé comme un grand… sans (ou presque) attaché de presse !

Jacques BRACHET

 

La ROCHELLE – 13/17 SEPTEMBRE
19ème FESTIVAL DE LA FICTION TV 2017

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Sylvie Testud , présidente du jury

Professionnels et amateurs de fictions se retrouveront à La Rochelle pour découvrir le meilleur de la création audiovisuelle francophone et européenne du 13 au 17 septembre 2017.
À l’image des beaux succès d’audience et d’exportation de la fiction française, le Festival de la Fiction TV est le rendez-vous incontournable de la rentrée audiovisuelle des acteurs du secteur qui se réuniront pour débattre et construire la fiction de demain autour d’études de cas, de tables rondes, de cours magistral et d’une journée spéciale consacrée à la production audiovisuelle de la Corée du Sud, invitée d’honneur du festival.
Plus de 35 000 spectateurs et 2 200 professionnels sont attendus pour découvrir plus de 50 œuvres inédites françaises et internationales, sélectionnées en compétition et proposées hors compétition, et partager leur passion pour la télévision et la création.

UNE FENÊTRE UNIQUE SUR LA CRÉATION EUROPÉENNE ET INTERNATIONALE
Le Festival consacrera sa journée du jeudi 14 septembre à son invitée d’honneur, la Corée du Sud. Lors de cette journée, trois dramas seront diffusés, dont un en exclusivité internationale : « The Package« . Un atelier autour de la production audiovisuelle sud-coréenne sera animé par Denis Bertrand, suivi d’une session de rencontre.
10 fictions européennes et 6 fictions francophones étrangères seront présentées parmi les 41 œuvres de la compétition officielle.

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Alain Chamfort – Claire Borotra – Arnaud Ducret

GRAND DÉBAT
L’ensemble des créateurs de l’audiovisuel se réunira le vendredi 15 septembre à 11h au Théâtre Verdière, La Coursive, lors du Grand Débat dont le thème cette année est « Quelles nouvelles opportunités le big bang audiovisuel offre-t-il à la création ? »

UN REGARD SUR LE MEILLEUR DE LA FICTION FRANÇAISE
25 œuvres françaises inédites, en compétition officielle, reflèteront le meilleur de la rentrée audiovisuelle : 7 Téléfilms – 4 Séries 95′ /Collections – 4 Séries 52 – 3 Séries 26’- 3 Programmes courts – 4 Séries Web et Digitales
Ces œuvres seront soumises au regard du Jury qui décernera 16 prix lors de la Cérémonie de Remise des Prix, le samedi 16 septembre à 21h à La Coursive.
En marge de la compétition officielle, les chaînes présenteront en hors compétition leur fiction inédite, grands rendez-vous de la rentrée audiovisuelle 2017 – 2018, lors de projections qui se tiendront chaque soir à La Coursive.
En partenariat avec Télé Star et Télé Poche, le Festival remettra le Prix de la Meilleure Série de l’année, attribué à une œuvre diffusée entre septembre 2016 et juillet 2017.
Deux autres prix seront décernés, le premier par les lecteurs de Sud Ouest/Nouvelle-Aquitaine et le second par les collégiens de la Charente-Maritime.

LE RENDEZ-VOUS DU GRAND PUBLIC AVEC LE MEILLEUR DE LA FICTION TV
Plus de 35 000 téléspectateurs se donnent rendez-vous chaque année sur le Cours des Dames à La Rochelle.
Les projections sont accessibles au grand public gratuitement, dans la limite des places disponibles. Les passionnés de séries et de fictions pourront rencontrer les nombreux comédiens présents à La Rochelle, à lissue des séances photos qui se dérouleront chaque
jour et à l’occasion des séances spéciales de dédicaces organisées dans le Village du Festival.

Stéphane Strano

LE MOT DU PRÉSIDENT
Chères Festivalières, Chers Festivaliers,
Le temps est venu de nous retrouver pour la grande fête de la création.
La ville est belle, elle s’est apprêtée pour vous accueillir encore plus nombreux dans un village du Festival repensé autour de vos rencontres, de vos retrouvailles avec l’ensemble de la profession réunie.
Le cinéma le Dragon est, cette année, épaulé par l’Olympia pour vous permettre de découvrir des sélections officielles qui nous nourrissent, nous divertissent, nous font grandir.
La sélection française riche de nos inspirations, de notre savoir faire et de notre dynamisme, la sélection européenne qui des quatre coins de notre Union nous livre une idée de ce que nous sommes, de ce que nous pouvons faire dans notre Chère Europe.
Une sélection francophone que j’affectionne particulièrement qui nous donne la mesure de notre potentiel. Un territoire gigantesque qui parcourt tous les continents en Français dans le texte et sur nos lèvres.
Le Festival de la Fiction de la Rochelle est d’ailleurs fier d’annoncer la création cette année de la Résidence des Écritures Francophones de La Rochelle. Cette Francophonie qui parfois encore nous gêne est un joyau considérable. Elle est un voyage et une invitation.
Ainsi, nous avons la joie d’accueillir en tant qu’invitée d’honneur la Corée du Sud, membre observateur de la francophonie, qui nous présentera une sélection de leurs oeuvres de fiction et partagera avec nous savoir-faire, culture et passion pour la culture française.
J’espère alors que la francophonie ne cessera plus de vous surprendre. Un grand tourbillon qui nous mène, en nous faisant découvrir l’autre, à nous-même.
Au cœur de toutes ces découvertes, il y a l’œuvre de création qui dans un contexte de révolution technologique et industrielle doit réaffirmer sa place centrale ; nous ne manquerons pas lors du Grand Débat de nous questionner sur notre avenir.
Pierre Grimblat disait que dans notre métier, il ne fallait jamais oublier de rire, amusez-vous
car aujourd’hui nous n’avons plus de limites.

Bon Festival !
Stéphane Strano,, Président du Festival de la Fiction TV

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Patrick Préjean – Hélène de Fougerolles – Julien Boisselier

LE JURY
Présidente : Sylvie TESTUD (comédienne), entourée d’Iris BUCHER (Productrice), Julien DESPAUX (Réalisateur), Loup-Denis ELION (Comédien), Laurent JUILLET (Compositeur), Stéphanie TCHOU-COTTA (Scénariste), Olivia COTE (Comédienne)

PLUIE D’ARTISTES
Parmi toutes les œuvres au programme, beaucoup de beaux artistes viendront présenter les films dans lesquels ils jouent et, pour certains, qu’ils viendront défendre. Parmi ceux qui pourraient venir on peut nommer : Bruno Salomone, Hélène de Fougerolles, Audrey Fleurot, Isabelle Renauld, Charlotte de Turkheim, Samuel Labarthe, Bruno Wolkovitch, Cécile Bois, Miou Miou, Isabelle Gélinas, Frédéric Difenthal, François Berléand, Julien Boisselier, Julie Depardieu, Grégoire Montana, Arnaud Ducret, Alain Chamfort, Léa Drucker…

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Léa Drucker – Grégoire Montana – Julie Depardieu

Sanary sous les étoiles
Disques d’Or 2017 : un excellent millésime

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Marjorie Guerdoux – Florent Marchand – Emma Cerchi

Depuis quelque quarante ans,, tous les étés Sanary est à la recherche de la nouvelle star avec ce fameux concours des Disques d’Or, qui a depuis longtemps dépassé les frontières de la ville et même du département puisque de Toulon à Avignon, de St Cyr à Aubagne, de Six-Fours à la Ciotat et même de quelques autres département limitrophes, des candidats de tous âges viennent offrir leur voix afin de gagner ce concours.

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Le jury et l’équipe organisatrice – Marjorie Guerdoux

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Organisé par le célébrissime duo Serge Loigne- Noël Lebreton (dit Nono !), organisateurs également des festivités estivales « Sanary sous les étoiles » ce concours se divise en trois temps : deux demi-finales qui sélectionnent trois enfants et huit adultes. C’est donc six enfants et seize adultes qu’on retrouve en finale.
Cette année la finale a eu lieu le 15 août.
Ces Disques d’Or sont le point fort de ce programme musical estival et le public est heureux de découvrir des talents en herbe, du moins pour certains et puis l’on retrouve ceux qui, d’année en année, ne désarment pas, ont un goût de « revenez-y » en espérant obtenir l’inaccessible étoile… que, pour certains, ils n’obtiendront jamais !
Mais quelle importance ? Il y a les jeunes qui espèrent pouvoir franchir une étape de ce qu’ils espèrent être un jour leur métier et il y a les moins jeunes qui veulent se donner du plaisir, le frisson de mettre les pieds sur une scène devant un public bon enfant.
Animé depuis des années par Yves Julien, et Jean-Marc Paloc qui, en contrepoint « musicalise » les entrées des candidats, tous deux voient donc certains candidats grandir, vieillir, passer de la section des « kids » à celle d’adultes toujours avec la même énergie.

K J I
Ilona Allard-Caporgno – Eva Giordano – Emma Cerchi

Cette année encore, de très belles surprises, de très belles voix, de belles personnalités, des candidats folkloriques, des comme, dirait Brel « qui aimeraient avoir l’air mais n’ont pas l’air (ni la chanson) du tout » ! mais qui auront leurs trois minutes de gloire devant famille et amis.
La plus belle surprise cette année est de voir revenir la gagnante de l’an dernier, Marjorie Guerdoux, à la sublimissime voix, qui tient la note avec autant d’aisance que Céline Dion lorsqu’elle chante « All by myself » ou Lara Fabian lorsqu’elle chante « Adagio ».
En ouverture des demi-finales et de la finale elle est donc venue nous charmer en prenant, tout de suite après, sa place dans le jury 2017.*

M L N
Nolan di Rosa – Solène Martin – Florent Marchand

And the winners are….
Cette année la moyenne d’âge des finalistes a été exceptionnellement jeune et l’on a entendu des voix incroyables, des personnalités déjà très marquées, des présences qui s’affirment, surtout chez les plus jeunes. Et c’est attendrissant de voir des petits bouts de chou se défendre comme des grands, avec des voix qui vous laissent pantois.
Telle la petite Emma Cerchi, qui nous vient de Peypin (avé l’accent) et qui nous envoie, avec une incroyable assurance « I have nothing » de… Whitney Huston, s’il vous plait ! Je ne pense pas qu’elle sache encore ce que veut dire la chanson mais elle a fait lever la foule d’un seul bloc. Sa place de number one des juniors est amplement méritée. seconde et troisième place, l’on retrouvait Ilona Allard-Caporgno de Lambesc qui a chanté « Dans un autre monde » de Céline Dion et Eva Giordano d’Allauch qui a chanté « Comme toi » de Goldman.
Quant aux adules, une fille, deux gars (donc, avec Emma, la parité est assurée) qui, chacun dans leur style, on conquis public et jury.

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Florent Marchand – Emma Cerchi

La troisième est une rockeuse pure et dure malgré son physique d’ange : Solène Martin nous vient d’Alsace et, de sa voix roque et métallique, elle nous a balancé de l’AC/DC aussi fort que le groupe : « You shock me all night long » devrait leur plaire autant qu’il nous a…shocké !.
Le second vient lui aussi de loin puisque Nolan di Rosa débarque de Metz. Il a chanté sur trois octaves « Marylou » de Polnareff avec une émotion incroyable.
Enfin « the winner » is marseillais ! Il s’agit de Florent Marchand, sourire carnassier, pêche d’enfer et voix de tête ample et solide, qui a interprété « Versace on the floor » de Bruno Mars.
Des cadeaux ont été offerts aux gagnants dont le fameux trophée en plexi blanc et bleu, des bons d’achat de 100 et 150 € et, pour le gagnant, un séjour d’une semaine pour deux personnes dans la station de ski le Puy St Vincent, sponsor depuis de nombreuses années , toujours présent et fidèle.
Ce fut encore un beau millésime que ces Disques d’Or 2017, avec de belles surprises, de belles découvertes. Nul doute que parmi ces jeunes artistes, certains continueront sur leur lancée et qu’on entendra parler de certains.
Ainsi se termine avec panache cette saison 2017 de « Sanary sous les étoiles ».
Bravo et merci à Serge Loigne, Noël Lebreton et toute leur équipe qui oeuvrent tout l’été pour nous offrir du rêve, du bonheur… et de la musique !

Jacques Brachet

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Le jury + Yves Julien en noir, à gauche + Noël Lebreton au milieu, en bleu

*Nadine et Claude Millour (Groupe Guitar ZZ), Brigitte Julien, responsable cinéma à la Ciotat, Geneviève et Jean-Michel Machto (musiciens et chanteurs), Jacky Lacomba, producteur, Ludo Gouglier, Angélique Trabucot et Marjorie Guerdoux, chanteurs, Sonia Biancotto, professeur de chant, Daniel Darigot, exprésident du comité des fêtes de la Ciotat et votre serviteur.

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Jury et équipe animatrice sur scène, vus d’un drone !!!

Carqueiranne – Trois beaux comédien « In Situ » :
Francis PERRIN – Patrick PREJEAN – Olivier LEJEUNE

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Chaque année, le seul festival de théâtre de la région renaît à Carqueiranne « In Situ », dans ce merveilleux lieu entre mer et forêt, véritable écrin pour les comédiens qui y sont reçus en princes et qui, une fois venus, ne désirent qu’une chose : revenir.
Cette année, le festival m’a offert trois beaux cadeaux avec la présence de trois amis que, depuis des années, je retrouve sur le chemin des tournées, des théâtres, des festival

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Francis PERRIN, Molière malgré lui
Cette année, le parrain du festival, 17ème du nom, l’ami Francis Huster, nous a fait faux bond en allant jouer au festival de Ramatuelle.
Mais son complice de deux Molière « Dom Juan » et « Le Misanthrope » joués sur cette scène, a fait l’ouverture du festival. Il s’agit de Francis Perrin qui nous a offert un « Molière malgré moi » ébouriffant. Une heure vingt seul en scène pour nous faire découvrir la vie et l’œuvre de Jean-Baptiste Poquelin, alias Molière, alias « le patron » car tel il est considéré par tous les comédiens. Et par Perrin entre autres qui, au fil de sa carrière théâtrale, a joué une grande partie des pièces de celui à qui il ressemble tant par sa passion du théâtre, sa joie d’être sur les routes pour s’offrir au public, son amour des mots et des comédiens.
Là, tout seule, il nous offre une performance formidable et l’on sort du spectacle enrichi sur tout ce qu’on doit savoir sur cet auteur-acteur qui a donné son nom à la récompense ultime donnée aux artistes.

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Passation de Molière entre père et fils

Avec Francis on ne se perd jamais de vue longtemps mais peut-être aujourd’hui nos rencontres se feront plus rares car ça y est, c’est décidé, il quitte les planches et se consacrera aujourd’hui à la mise en scène et aux caméras. D’ailleurs, à la rentrée, quatre épisodes de la série télé de France 3 « Mongeville » l’attendent à Bordeaux.
Entre temps, autre page qui se tourne : il quitte définitivement Paris pour aller habiter près de Vaison-la-Romaine… Peut-être alors nous y rencontrerons-nous ?
En tout cas, lundi soir à Carqueiranne, il a fêté la 300ème de cette pièce qu’il a écrite, mise en scène et qu’il joue encore pour quelques trente représentations à la Gaîté Montparnasse, sous les lumières signées du grand magicien des éclairages, Jacques Rouveyroullis, venu lui rendre visite le soir de cette dernière en province.
Encore un joli moment : lorsqu’à la fin du spectacle, Molière reçoit un… Molière bien mérité des mains de son fils Louis, qui a bien grandi et est un fou des gares, des trains et des métros sur lesquels il est incollable !

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Chasse aux abeilles – Avec Jacques Rouveyrollis

Autre moment, amusant celui- là : la chasse aux abeilles que nous avons faite durant tout le repas en enfermant ces délicieux petits insectes venus picorer nos mets sous des verres, avant qu’ils ne nous piquent. Et c’est Francis qui a gagné !
Beau départ donc, de cette 17ème mouture d’un festival unique en son genre dans la région et quel plus beau moment que de débuter ce festival dédié à l’humour par le maître des maîtres : Molière, et son fidèle et talentueux serviteur : Francis Perrin.
Molière, un rôle qui lui va si bien !

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 Patrick PREJEAN : Le parti d’en rire
Patrick Préjean n’est pas une star mais c’est un vrai, un grand comédien à la carrière très riche, passant du rire au drame avec dextérité, du cinéma au théâtre en passant par la télévision avec des rôles qui ont marqué les esprits.
Des « Gendarmes de St Tropez » aux « Pétroleuses » pour le cinéma, on le retrouve au théâtre avec « Angèle » de Pagnol, « Du vent dans les branches de Sassafras » d’Obaldia, « Désolé pour la moquette » de Bertrand Blier… Guitry, Feydeau, Anouilh font aussi partie de son répertoire. Quant à la télé, on le retrouve épisodiquement dans « Joséphine Ange gardien », « Tout feu, tout flamme », « Femmes de loi » ou encore « Une famille formidable »
Il est aussi en voix off dans des dessins animés comme « Winnie l’ourson », « Asterix », « Titi et Grosminet » et cette année, dans une mini-série américaine « Containment »…
Le voilà qui s’attaque à Pierre Dac avec une pièce concoctée par Jacques Pessis, « Le Schmilblic », expression inventée par Dac, reprise dans un sketch par Coluche et dans une émission de jeu de Guy Lux. Jacques Pessis était présent ce soir-là à Carqueiranne, présentant en préambule ce personnage haut en couleur dont il fut le secrétaire et dont il est aujourd’hui le légataire universel.

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Une vraie pièce de théâtre avec une vraie histoire montée de répliques, de pensées, de sketches, de mots d’humour de cet artiste original qu’en bon fils de son père, Albert Préjean, Patrick nous assène avec son complice Jérémy Prévost.
C’est un vrai feu d’artifice de bon mots, de situations et de dialogues absurdes et loufoques.
Une pièce qui est à la fois incroyablement difficile tant le tempo est rapide et les multiples bons mots font mouche durant une heure et demi. Fatigant aussi pour le spectateur qui ne doit pas lâcher prise une seule minutes tant les dialogues fusent à vitesse grand V !
C’est une grande performance pour ces deux magnifiques acteurs qui, on le sent, se régalent d’avoir tous ces mots, ces répliques en bouche. Exercice aussi exténuant, nous avoue l’ami Préjean qui, après leur énorme succès durant six mois au Théâtre Edgar, vont emmener cette pièce inclassable en tournée avant de la reprendre à Paris tant elle a eu de succès.

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Avec son complice Jérémy Prévost

Retrouver Patrick Préjean est toujours un grand moment d’amitié. Nous avons toujours mille choses à nous dire et surtout lui qui n’arrête pas de passer d’un style à l’autre, d’une discipline à l’autre puisqu’on l’a vu ces temps-ci dans le film de Michaël Cohen « L’invitation » et dans « Marie-Francine » de Valérie Lemercier.
Partager cette journée et ce repas avec lui, face à la mer, avec un superbe coucher de soleil, fut un vrai moment de partage et d’amitié.

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Le fameux schmilbibc

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L’équipe de « Tout bascule »… avec le maire en guest star !

Olivier LEJEUNE : Ca bascule depuis 15 ans !
Increvable !
La pièce « Tout bascule », signée, mise en scène et jouée par Olivier Lejeune, est increvable depuis sa création en 2002 !
Il n’arrête pas de la reprendre à Paris, en tournée, dans les festivals et à chaque fois c’est le succès assuré.
Il faut dire que, réglée comme du papier à musique et au rythme intensif, elle est digne des plus grands vaudevilles de Feydeau, avec les portes qui claquent, les gags et les coups de théâtre qui s’enchaînent à la vitesse grand V, les répliques qui fusent… Pas de temps mort durant 1h45 et les comédiens, croyez-moi, mouillent leurs chemises, surtout en cet été caniculaire !
Avec Olivier, l’on s’était quitté avec cette pièce cet hiver au théâtre Galli de Sanary et l’on se retrouve où, l’été dernier il jouait un Guitry avec Francis Huster « Une folie ».
Le revoici donc avec sa troupe qui n’engendre pas la mélancolie, dont Julie Arnold qui est là depuis la création et qui a seulement changé de rôle.

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Profitant d’un jour de relâche, la veille de Carqueiranne il s’est essayé au vélo électrique sur l’île de Porquerolles et a découvert ce nouveau moyen de déplacement en redécouvrant l’île avec ravissement. Ravissement qui a continué lorsqu’il a pu photographier un coucher de soleil magnifique en arrivant sur le fort de la Bayarde pour une courte répétition.
Au cours du repas, il m’a confié sa joie de voir que cette pièce était devenue un classique et il continuera à la jouer jusqu’à plus soif, avec ou sans lui d’ailleurs ! Entre deux spectacles avec « Tout bascule », il propose aussi durant cet été son one man show qu’à chaque fois il retravaille et qu’il joue avec autant de plaisir.

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Il va continuer durant un temps l’alternance, en attendant sa prochaine pièce, qu’il tarde à terminer tant il est toujours par monts et par vaux.
Après le spectacle, nous étions attendus par M Robert Masson, maire de Carqueiranne et ami d’Olivier, pour une sympathique coupe de champagne.
A propos du maire, je tiens à le remercier particulièrement pour l’aide qu’il m’a apportée afin de réaliser mes reportages et rencontrer mes amis dans les meilleurs conditions. Un grand merci également à Sylvie Léandri et toute son équipe pour l’accueil chaleureux que je reçois chaque année en ce lieu.
C’est sur ce verre de champagne entre amis que j’ai laissé se terminer ce festival, l’un des plus réussis de notre région et consacré au théâtre, le seul de la région.

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Jacques Brachet