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Châteauvallon-Le Liberté, la scène nationale
Saison 2020-2021

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Covid 19 oblige, en cette belle soirée de juin nos deux théâtres, scène nationale, nous conviaient à la présentation de la saison 2020-2021, sous les pins du « Baou », tout en haut de Châteauvallon.
On renouait avec le théâtre ancien. Un tréteau dans la nature, mais des chaises à distance règlementaire. Cette année le public était limité à la presse, aux différents médias, aux gens du spectacle, aux mécènes, et aux Officiels. Pas de clips pour présenter les principaux spectacles ; juste la voix et les mots pour provoquer les imaginations et les désirs. Et se lisait sur les visages le bonheur de se retrouver bien vivants dans les joies du spectacle.
Françoise Baudisson, présidente de la scène nationale Châteauvallon, nous souhaita la bienvenue, Claire Chazal présidente du Conseil d’Administration du théâtre Le Liberté nous dit combien elle était heureuse de travailler dans le théâtre et appela sur scène Charles Berling, le directeur des deux théâtres, qui, avec la présence, l’enthousiasme, la chaleur, la passion et le savoir qu’on lui connaît, assumera la lourde charge de présenter cette nouvelle saison sans aucun support technique outre le micro, tout de même épaulé par Marion Barbet Massin et Stéphane de Belleval.
En mars le confinement a obligé à annuler la programmation, comme partout. Du jour au lendemain les gens du spectacle se sont trouvés sans revenu. Charles Berling fait remarquer que le drame est encore plus grand pour les intermittents qui pour la plupart vivent au jour le jour. Pas de spectacle, pas de sou. Situation dramatique malgré les aides.
Charles Berling remercie tous ceux qui œuvrent pour la marche des théâtres : les artistes, les techniciens, les administratifs, les mécènes, les spectateurs, eux tous sans lesquels rien ne pourrait advenir. C’est une équipe soudée pour défendre l’art vivant, un art de partage, et non pas un art de consommation. Il remercie avec émotion les nombreux spectateurs qui n’ont pas demandé de remboursement afin d’aider les théâtres à survivre.
Vient le moment d’évoquer l’été à Châteauvallon. Le programme prévu a forcément dû être abandonné. On aura quand même les « Crépuscules de Châteauvallon » du 26 juin au 21 juillet. Avec de la danse, du théâtre, de la musique, des lectures dont la première sera consacrée à Jean Giono le premier juillet. Tous ces crépuscules auront lieu en plein air au Baou à partir de 19h. Des navettes seront là pour affronter la montée.

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La nouvelle saison placée sous le signe de « Nouveaux horizons » se composera de 80 spectacles, en majorité du théâtre, mais aussi des films, des ciné-concerts, de la danse, de la musique, du cirque, des festivals, et même des inclassables. Sans compter les débats et les conférences avec des intervenants de haut niveau, tel Boris Cyrulnik. En tout ce seront plus de 350 événements comprenant bien sûr les actions pédagogiques auprès des jeunes, l’aide au plus démunis, et aux parents pour garder les enfants.
Il y aura des résidences et des créations comme « Les parents terribles », permettant une redécouverte du théâtre de Jean Cocteau.
«Nouveaux horizons» c’est regarder vers la mer auprès de laquelle nous vivons mais aussi vers les terres intérieures. »
Comme de coutume la saison se déploiera en trois #Thémas :
Passion bleue : « C’est la mer qui fait l’Homme ; c’est de là que nous venons. » C’est voyager dans notre culture qui nous vient de tout le pourtour de la Méditerranée. C’est aussi apprendre à connaître la mer et la préserver.
La soif de l’absolu : L’Homme entre réel et rêve, entre gloire et néant, capable du meilleur et du pire.
EXTRA-ordinaires ! : Théma annulé, mais qui reprend sa sensibilisation au handicap. Montrer les ressources insoupçonnées qu’on trouve parfois chez les personnes en situation de handicap. Et surtout les accueillir comme des personnes ordinaires.
Continueront les Mardi Liberté dans le hall du Liberté, la Nuit Liberté à la fin de chaque Théma, et Châteauvallon Hors Scène en faveur de la biodiversité, de la botanique et de l’architecture.
Stéphane de Belleval rappela que « Itinérance » continuera à tisser des liens avec des communes en mettant l’artiste au cœur de la population.
Charles Berling conclut cette présentation en affirmant que cette Covid 19 avait amené à se pencher encore davantage sur le local, pour travailler avec les compagnies et les produits locaux. Il rappela que l’équipe c’est 60 personnes motivées qui ont su, malgré l’angoisse de la situation, se serrer le coudes et travailler à la préparation de cette nouvelle saison. Il faut oublier la spécialisation du monde du spectacle, dit-il, et manifester une curiosité pour toutes les cultures, des anciennes à celles d’aujourd’hui, être à la pointe des œuvres d’aujourd’hui. Le moderne et l’ancien peuvent se côtoyer, s’enrichir et aider à créer l’avenir.

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Françoise Baudisson et Claire Chazal, présidentes. Au milieu, Isabelle Bourgeois, directrice
du Centre d’Art de la Villa Tamaris

Il ne restait plus qu’à redescendre vers l’esplanade où trônaient sous de jolis  parasols des rangées de tables gainées de noir pour déguster une assiette composée et se désaltérer, cela au son du Quintet Jazz Brésilien « Maluca Belleza » placé tout en haut des gradins.
La Covid 19 n’aura pas la peau du théâtre humain.

Serge Baudot

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Les Crépuscules de Châteauvallon : 26 juin — 21 juillet
Vendredi 26 et samedi 27 juin 19h

Underground, une exploration des sous-sols / Compagnie L’œil ivre – Romain Bertet (Performance dansée)
Le tout est d’être prêt, laissons-faire / Kubilai Khan investigations – Frank Micheletti (Performance dansée)
Mercredi 1er juillet 19h – Soirée Jean Giono
Giono méditerranéen / Jacques Meny (Conférence)
Claire Chazal et Charles Berling lisent Jean Giono (Lecture)
Crésus de Jean Giono (Cinéma)
Vendredi 3 et samedi 4 juillet 19h
Amitié / Irène Bonnaud (Théâtre)
Mercredi 8 juillet 19h
Ode maritime : Alain Fromager lit Fernando Pessoa (Lecture musicale)
Vendredi 10 juillet 19h (Direction artistique Juan Carmona)
Tablao Flamenco / Danse : Teresa Deleria et Sandie Santiago ; Chant : Emilio Cortes, Percussions : Bouba ; Guitare : Paco Carmona (Musique et danse)
Samedi 11 juillet 19h
L’œil égaré / Compagnie Choses dites – Sébastien Depommier et Muriel Vernet (Théâtre)
Vendredi 17 juillet 19h
Le jardin aux oiseaux / Les Chanteurs d’Oiseaux – Jean Boucault et Johnny Rasse (Déambulation sonore et musicale)
Les deux Jean / Shani Diluka, Bérengère Warluzel et Charles Berling (Lecture musicale)
Samedi 18 juillet 19h
Cosmos / Shani Diluka (Récital piano)
Dimanche 19 juillet 19h
Les Oiseaux oubliés / Shani Diluka et les Chanteurs d’Oiseaux (Récital)
Mardi 21 juillet 20h30 (En partenariat avec le Festival Jazz à Porquerolles)
Vincent Peirani « Jokers »
avec Federico Casagrande et Ziv Ravitz
Accordéon : Vincent Peirani ; Batterie Ziv Ravitz ; Guitare et Basse : Federico Casagrande

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Renseignements :
Programme : chateauvallonliberte.fr – Dans les théâtres et tous les lieux de distribution habituels
Réservations : reservation@chateauvallon.com – 04 94 22 02 02
reservation@theatreliberte.fr – 04 98 00 56 76




Festival de Musique de Toulon – Les Concerts Été 2020

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Ensemble Télémaque

Très impatients de partager la musique avec les artistes et le public, le Festival de Musique est extrêmement heureux d’annoncer le report d’une grande partie de notre saison Les Concerts Eté 2020 initialement prévue début juillet à la Tour Royale et qui se déroulera en août.
Si l’évolution de la situation sanitaire et des conditions d’accueil dans l’espace public est favorable, le Festival espère aussi reporter en septembre les concerts «entrée libre» sur la Place Puget.
Les concerts avec les élèves du Conservatoire Toulon Provence Méditerranée au Théâtre de Verdure du Mont Faron et Place de l’Equerre, ainsi que la journée Pianos Sauvages ont dû être annulés, mais rendez-vous en juin 2021 pour retrouver ces manifestations !
Les concerts de la fin de saison 2019-2020, programmés en mars au Lycée Dumont d’Urville avec les pianistes Bertrand Massei, Frantz Baronti et la conférencière Coline Miallier, et en avril au Palais Neptune avec le pianiste Nelson Goerner sont reportés en octobre et novembre prochains, dans le cadre de la saison 2020-2021.
Par ailleurs, nous apprenons le changement de présidence pour le Festival de Musique, Didier Patoux succède donc à Claude-Henri Bonnet.

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Nuit Andalouse – Trio Karenine

Tour Royale – 21h : 7, 10 et 13 août
En cas d’intempéries : Eglise Saint-Jean Bosco
Accueil du public dans le respect des consignes sanitaires en vigueur, port du masque, sauf les enfants de moins de 11 ans

Vendredi 7 août :  La nuit andalouse
Marie Pons, contralto – Ensemble Télémaque dirigé par Raoul Lay
Entre Tango et Flamenco, le chant des Suds…
Joaquin Turina  La Oración del Torrero
Manuel De Falla  El amor Brujo)
Astor Piazzolla  Vuelvo al sur (arr. Raoul Lay)

Lundi 10 août : Quintette à 2 violoncelles
Victor Julien-Laferrière, violoncelle – Quatuor Modigliani : Amaury Coeytaux, violon – Loïc Rio, violon – Laurent Marfaing, alto – François Kieffer, violoncelle
Schubert Quatuor n°15 en sol majeur, D. 887  / Quintette à deux violoncelles en ut majeur, D. 956

Jeudi 13 août : Triple Concerto
Trio Karenine : Fanny Robillard, violon – Louis Rodde, violoncelle – Paloma Kouider, piano



RAMATUELLE : Un livre, un festival

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Ceux par qui tout à été possible : Albert Raphaël, Jean-Claude Brialy, Jacqueline Franjou.

Le festival de Ramatuelle est aujourd’hui LE festival incontournable de l’été provençal.
Créé par Jean-Claude Brialy sur les aspirations de Jacqueline Franjou alors conseillère municipale, il naquit d’une envie commune, d’un projet fou, en quelques mois, avec l’adoubement du maire d’alors, Albert Raphaël.
On est en novembre 84, Ramatuelle n’a pas de théâtre mais en un temps record naquit ce magnifique lieu d’un simple trou…
Bon, je ne vous raconterai pas la suite puisque je l’ai maintes fois fait dans la presse et dans un livre paru en 2008 : «Jean-Claude Brialy-Ramatuelle : une histoire d’amour» (Ed Didier Carpentier.
De l’amour, il y en eut, il y en a, il y en aura toujours à revendre, grâce à Jacqueline qui, après le décès de Jean-Claude, a gardé les rênes sous la houlette de Michel Boujenah.
Ainsi, le festival a continué sa route avec un succès jamais démenti, tous les comédiens, chanteurs, humoristes, metteurs en scène se disputant chaque année pour venir y jouer, tant le lieu est magique, le public généreux, sans compter qu’ils sont reçus en toute intimité, avec joie, gentillesse et bonheur de jouer sous les étoiles.
J’ai suivi Jean-Claude du premier au dernier festival qu’il a animé, j’ai repris la suite avec Michel Boujenah et bien évidemment Jacqueline qui est l’âme de ce festival. La joie des retrouvailles, de l’amitié est toujours omniprésente.

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A quoi ou qui rêve la présidente ?

Cette année, pour ce 36ème anniversaire, c’est Jacqueline qui s’y colle pour nous raconter «son» Ramatuelle, «son» festival, sa passion, ses amis, ses amours, ses emmerdes, car tenir un tel festival devient de plus en plus difficile mais grâce à son entregent, sa pugnacité, sa capacité de persuasion, sa ténacité, elle travaille main dans la main et depuis les débuts, avec des sponsors qui ne l’ont jamais quittée, en amenant d’autres au fil des ans.
Et pour Michel, à lui de trouver des spectacles divers et de qualité !
Voici donc ce bel album que Jacqueline nous offre : «Ramatuelle, un théâtre sous les étoiles» (Ed Cherche Midi) où elle nous raconte la genèse de ce qui est aussi son histoire d’amour avec cette belle commune ensoleillée, avec ce projet qui semblait alors d’une totale utopie, son histoire d’amitié avec ses 2 B : Brialy et Boujenah et des souvenirs et anecdotes dont notre présidente possède des tiroirs pleins.
Cette année, le festival, 35ème du nom, aura lieu, même si cela n’a pas été facile, entre les lieux de spectacles fermés, les spectacles abandonnés pour cause de coronavirus, des sponsors qui auraient pu être atteints économiquement, mais contre vents et marées notre duo a affronté les tempêtes et ce confinement a donné vie à un magnifique livre que j’ai lu évidemment avec beaucoup de plaisir et de nostalgie aussi car à travers ces décennies, j’ai eu des moments de partage magnifiques avec mes trois amis, j’ai fait de superbes rencontres artistiques et Jacqueline a le don de faire revivre ces instants de bonheur mais aussi quelquefois de déceptions, de prblèmes mais jamais insurmontables… Quand on a la foi !

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Mais de Gréco à Barbara, de Bouquet à Perrin, de Huster à Girardot, de Maillan à Marceau, de Sanson à Sardou, ses souvenirs se ramassent à la pelle et elle a aussi su mettre en lumière, ceux qui sont toujours dans l’ombre, comme les auteurs, les metteurs en scène mais aussi son équipe, soudée, fraternelle dont certains sont là depuis les débuts et qui ne rateraient un festival pour rien au monde.
Encore une belle histoire d’amour et d’amitié protégée par l’ombre d’Anne et Gérard Philipe, ce dernier reposant dans le joli petit cimetière de cette commune dont il était tombé amoureux, Comme Jacqueline, comme Jean-Claude, comme Michel et comme beaucoup d’autres.

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 FESTIVAL DE RAMATUELLE – Programme 2020
1er Août : Jarry
2 Août  : « Par le bout du nez », mis en scène par Bernard Murat. Avec François Xavier Demaison et François Berléand
3 Août : « Les petites ouvreuses » – Première Partie : La poésie d’une guinguette exotique – Des chansons métisses entre Java et Bossa Nova
« Inconnu à cette adresse », De Kressmann Taylor , mis en scène par Delphine de Malherbe
Avec Michel Boujenah et Charles Berling.
4 Août : Pierre Palmade joue ses sketches
5 Août : « Le muguet de Noël »,  Sébastien Blanc et Nicolas Poiret. Mise en scène Jean-Luc Moreau, avec Lionel Astier, Frédéric Bouraly, Jean-Luc Porraz et Alexie Ribes
6 Août : « Et pendant ce temps Simone veille » . Auteurs : Corinne Berron, Hélène Serres, Vanina Sicurani, Bonbon & Trinidad. Textes des chansons : Trinidad. Avec Nathalie Portal, Hélène Serres, Vanina Sicurani et Dominique Mérot
7 Août : « Hugo au bistrot » Texte Victor Hugo – Adaptation Christine Weber. Avec Jacques Weber et Magali Rosenzweig
8 Août : « Rupture à domicile » De Tristan Petitgirard – Mise en scène de Tristan Petitgirard. Avec Olivier Sitruk, Anne Plantey et Benoit Solès
9 Août :  « The opéra de Locos » ; De la Compagnie Yllana & Rami Eldar. Mise en scène David Ottone, Joe O’Curneen, Marc Alvarez, Manuel Coves, Yllana, Dominique Plaideau. Avec Laurent Arcaro, Diane Fourès, Michael Koné, Margaux Toqué, Florian Laconi ou Tony Boldan
10 Aout : Abd el Malik, « Le Jeune Noir à l’Epée »

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The show must go on…





Première édition du Festival Départemental du Cinéma d’Auteur du Var

6/17 novembre
Rétrospective Christian PHILIBERT

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Les Ciné-débats citoyens ont le plaisir de vous présenter la 1ère édition du Festival Départemental de Cinéma d’Auteur, qui aura lieu du Mercredi 6 au Dimanche 17 novembre 2019 sur le territoire varois .
L’objectif du Festival est de mettre à l’honneur des réalisateurs dont l’œuvre cinématographique s’attache particulièrement à des questions humanistes, patrimoniales, historiques et universelles. Ce projet culturel et éducatif est élaboré avec des structures scolaires et sociales du département.
Pour cette 1ère édition, nous avons invité le cinéaste Christian Philibert dont la filmographie est profondément ancrée dans le sud de la France.
Né en 1965 à Brignoles dans le Var, il est notamment l’auteur des 4 saisons d’Espigoule, film culte sorti en 1999 qui fête cette année son 20ème anniversaire. Au fil des années, il construit une œuvre originale et sensible, drôle et authentique, toujours à la frontière du documentaire et de la fiction. Passionné d’Histoire, il a réalisé aussi plusieurs documentaires historiques, consacrés à des personnages et des événements souvent trop méconnus de l’histoire de notre région.
Le Festival propose une rétrospective de 12 films de Christian Philibert. Toutes les projections seront accompagnées par le réalisateur pour un échange avec le public. Axel Graisely et Lobé dédicaceront la bande dessinée Les 4 saisons d’Espigoule pendant toute la durée du festival.

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PROGRAMME DU 6 AU 17 NOVEMBRE
6 novembre – Draguignan – Auditorium Chabran :
14h00 : 1851, ils se levèrent pour la République
15h45 : Provence, août 1944, l’autre débarquement
17h30 ; Afrik’Aïoli
20h30 : Les 4 saisons d’Espigoule + Il était une fois… Espigoule :
7 novembre – Lorgues – Cinéma Jacky Mathevet
19h00 : 1851, ils se levèrent pour la République
21h00 : Travail d’Arabe
8 novembre – Salernes – Cinéma La Tomette
10h00 Séance scolaire : La revanche de Monsieur Seguin + Sur les traces du phacochère  14h30 : Les 4 saisons d’Espigoule
19h00 : Il était une fois Espigoule
21h00 : Afrik’Aïoli
9 novembre – Solliès-Toucas – Salle des Fêtes
18h30 : Provence, août 1944, l’autre débarquement
20h30 : Les 4 saisons d’Espigoule + Il était une fois… Espigoule
10 novembre – Fréjus – Cinéma Le Vox
16h30  : 1851, ils se levèrent pour la République
18h15 : Il était une fois… Espigoule
20h00 : L’affaire Yann Piat
21h30 : Afrik’Aïoli
12 novembre – La Garde – Médiathèque Louis Aragon
17h30 : 1851, ils se levèrent tous pour la République En présence de l’historien Jean-Marie Guillon
13 novembre – Brignoless – Cinéma La boîte à images
17h45 : L’affaire Yann Piat + Il était une fois… Espigoule
20h30 : Afrik’Aïoli
14 novembre – St Maximin – La Croisée des Arts
10h00 : 1851, ils se levèrent tous pour la République
14h30 ! Provence, août 1944, l’autre débarquement
17h30 : Les 4 saisons d’Espigoule
20h30 : Il était une fois… Espigoule + Afrik’Aïoli
15 novembre- Besse-sur-Issole- Cinéma Le Marilyn
18h00 : Les 4 saisons d’Espigoule
21h00 : Il était une fois… Espigoule = Afrik’Aïoli
16 novembre – La Seyne sur Mer – Salle Tisot
17h30 : Français à part entière + Travail d’Arabe
21h30 : Massalia Sound System, le film
17 novembre – Toulon – Espace Comedia
15h30 : Le complexe du santon
17h00 : Travail d’Arabe
17 novembre – Toulon – Le Télégraphe
19h30 : Massilia Sound System, le film  Programme :
21h30 Soirée de clôture avec DJ Kayalik
Nouvel album La Mixtape de Massilia Sound System

BARNABY was in la Rochelle !

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21 ans d’existence dont 18 années sur France 3 en France, 118 enquêtes, quelque 350 meurtres, l’Inspecteur Barnaby alias le dernier en date Neil Dudgeon a débarqué au festival de la Rochelle avec ses deux femmes, la première, Jane Wymark, la dernière Flora Dolman et son équipier, lui aussi le dernier venu, Nick Hendrix plus connu sous le nom du sergent Winter.
D’une grande simplicité, plein d’humour, Neil Dudgeon a été assailli au festival de la Rochelle par un grand nombre de fans, en majorité des femmes, qui se sont jetées sur lui pour avoir autographes et selfies et lui posant plein de questions auxquelles, débonnaire, il a répondu avec gentillesse et cet humour qu’on ne trouve que chez les anglais.
Bien sûr nous étions là nous aussi pour rencontrer cet inspecteur oh combien populaire.

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« Depuis tout ce temps, nous avons créé une vraie famille, même si quelques comédiens sont partis, ont été remplacés. A chaque fois que l’un d’eux disparaît, on dit qu’il est parti à Brighton !
Ce qui ne nous empêche pas de nous revoir.
Votre, ou plutôt, vos femmes sont très importantes aussi bien dans votre vie que dans vos enquêtes !
En fait, ce sont souvent elles qui nous aident à résoudre les énigmes car elles sont plus intelligentes, plus intuitives que nous ! Elles sont aussi plus douces… A mon avis, elles doivent avoir des intérêts dans la production !
Jane Wymark : C’est un peu normal car si lui est sur le terrain pour trouver des preuves, des indices, nous, nous sommes au cœur du village et de la population, nous sommes dans des associations. Moi j’étais dans la chorale et ainsi nous connaissons tout le monde et donc beaucoup de secrets.
Neil Dudgeon : A mon avis, elles font en sorte de commettre ou de commanditer les meurtres. C’est pour cela qu’elles sont mieux au courant que moi. C’est en fait un complot contre moi !
A quoi attribuez-vous cette longévité, ce succès de la série ?
Neil Dudgeon : Certainement au chien et à la musique de la série ! Chaque fois que je rencontre quelqu’un, il me la chante !
Jane Wymark : Il y a la qualité de la scénographie qui est toujours très précise, qui est assez linéaire pour que chacun puisse la suivre sans problème. Et il y a aussi la formidable entente entre les comédiens et je crois que ça se ressent.
Flora Dolman : D’abord, il y a de beaux paysages, de belles images et puis, à la différence des films tirés de romans comme ceux d’Agatha Christie, il y a toujours beaucoup d’humour.
Nick Hendrix : Les enquêtes sont tirées de romans de Caroline Graham et c’est donc en grande partie grâce à sa façon d’écrire que l’histoire est toujours intéressante. C’est vrai aussi que les paysages de la campagne anglaise sont un atout de cette série. De plus, ce n’est pas une série intellectuelle, elle s’adresse à tout le monde, chacun peut s’y reconnaître.

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Neil Dudgeon : Sauf les cadavres ! Mais c’est vrai qu’on tourne dans des villages typiques de la campagne anglaise, du comté de Midsomer, qui sont pleins de charme. Chaque épisode est basé sur une formule simple et les sujets sont très divers et très différents d’un épisode à l’autre et à chaque fois il y a de nouveaux acteurs.
Avez-vous compté le nombre de cadavres qu’il y a eu depuis le début de la série ?
Il y en a à peu près deux par épisodes, parfois trois, on doit arriver aux alentours de 350. Ce qui serait amusant, c’est qu’on les réunisse tous autour d’une grande fête !
Le village de Midsomer existe-t-il  vraiment ?
C’est en fait le comté de Midsomer qui se trouve au cœur de l’Angleterre, qui réunit un certain nombre de villages. Et à chaque épisode, on tourne dans un village différent, ce qui en fait aussi l’intérêt. D’ailleurs, depuis le succès de la série, il y a des visites organisées autour de ces villages.
Combien d’épisodes tournez-vous par an ?
La cadence a beaucoup diminué. Nous en sommes aujourd’hui à quatre par ans mais à une époque nous en avons tourné jusqu’à dix.
Finalement, vous arrivez à résoudre tous les meurtres !
A chaque fois oui, sinon on laisserait le spectateur dans l’embarras. Mais il nous est arrivé à deux reprises de ne pas résoudre l’enquête… pour la bonne raison qu’en fait il n’y avait pas eu de meurtre !
Avez-vous chacun un épisode que vous avez préféré ?
Nick Hendrix :
Celui, particulièrement réussi, où l’on a découvert le cadavre agrafé dans la pelouse !
Flora Dolman : Celui où l’on retrouve le cadavre noyé dans du chocolat !
Neil Dudgeon : Celui où le cadavre enduit d’huile de truffe, a été mangé par un sanglier !
Jane Wymark : Celui où le meurtrier est un robot.

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Etes-vous déjà sorti d’Angleterre pour tourner un ou des épisodes ?
Ça ne nous est arrivé qu’une fois où nous sommes allés tourner à Copenhague. Mais j’avoue que j’aimerais bien venir tourner en France car j’adore votre pays. Ce serait bien d’y venir tourner la centième !
A Paris ?
Pourquoi pas ? Et pourquoi pas à la Rochelle ? C’est une très belle ville.
A quand la nouvelle saison ?
Chez vous, ce sera au mois de mars sur France 3

En cadeau, nous avons eu droit à un épisode de la prochaine saison : «Midsomer murders», épisode 1 de la 21ème saison. Cela se passe dans un très beau lieu où se déroule un concours de danse de salon, le Paramount Dance Extravaganza, où bien sûr, un meurtre va être commis. Il est question de jalousie et de passion à travers la danse et les paillettes. Et nous avons eu la chance d’entendre les vraies voix de nos comédiens !

Barnaby - Copie

Jacques Brachet

La Rochelle – Festival de la fiction TV
21ème rendez-vous

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Alors que je quittais ma région varoise sous des trombes d’eau, je découvrais un merveilleux soleil à mon arrivée à la Rochelle. Soleil et chaleur qui ne nous quitteront pas durant ces trois jours de fête, de projections, de rencontres, d’interviewes que vous allez découvrir durant ces prochaines semaines.
Ce festival qui, parti de St Tropez, vient de fêter l’ancienne majorité, est en train de devenir un grand festival qui attire de plus en plus de monde, de plus en plus de professionnels, de plus en plus de presse. Surtout depuis qu’il s’est ouvert à l’Europe. Et si c’est la rançon de la gloire il faudrait que les organisateurs restent vigilants car il y a à la fois du bien et du mal. Voir ce qu’est devenu Cannes et sa foire d’empoigne, il serait dommage que la Rochelle perde son identité, son atmosphère bon enfant, sa chaleur humaine et surtout les conditions de travail que nous avons eues jusqu’à maintenant.
Je prends pour exemple «Plus belle la vie» qui fêtait ses 15 ans, qui  a été prise d’assaut par une presse qui ne s’en était jamais inquiétée (Nous étions, les autres années, une poignée d’assidus en conférences de presse) au détriment de ceux qui faisaient chaque année un papier. Nous avons été cette année mis sur le carreau faute de temps par une attachée de presse qui n’a pas fait de différence ni de quartier et c’est dommage.
Sans compter le public qui, certes, entre gratuitement à toutes les projections et dont des dizaines, cette année n’ont pu assister aux projections faute de place. Il va donc falloir que l’organisation soit vigilante à ce qui arrive à toute manifestation qui prend trop d’ampleur.
Malgré tout, nous avons pu travailler d’arrache-pied sous un soleil de plomb et nous avons ramené une moisson de reportages, nous avons vu de très belles œuvres que vous pourrez découvrir tout au long des mois à venir.

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Elodie Frenck, François Tron Isabelle Czajka, Valérie Karsenti, Marie Roussin, Alex Beaupain, Sydney Gallonde

Les temps forts
Plus de 60 œuvres françaises et internationales ont été projetées lors de cette 21ème édition, parmi lesquelles, 43 films en compétitions : 26 œuvres françaises inédites, 12 séries et films européens, et 5 séries francophones étrangères.
Une journée politique le vendredi 13 septembre avec le Grand Débat, sous le signe de  La nouvelle loi audiovisuelle, quels bénéfices en attendre pour la création ?», en présence de Monsieur le ministre de la culture, Franck Riester, et de nombreux professionnels.
Suivi du Débat francophone la même journée, ayant pour thème «Production, diffusion, distribution : «Comment promouvoir la francophonie à l’international ?»
Un Atelier de la fiction Européenne le jeudi 12 septembre avec comme invité exceptionnel Dominic Savage, auteur, réalisateur et producteur de la collection «I’m…» pour Channel 4, en compétition dans la catégorie Fictions Européennes. Avec la trilogie «I’m..», qui raconte trois histoires de femmes, l’auteur-réalisateur a partagé la plume avec trois immenses comédiennes que sont Samantha Morton, Gemma Chan et Leanne Best pour conter des moments-clés dans la vie de leurs personnages. Il est venu nous raconter notamment cette expérience et son parcours.
Le Festival s’est engagé également pour la seconde année avec l’association PFDM  Pour les femmes dans les médias» qui défend depuis 5 ans des valeurs fondamentales autour de l’engagement, del’entreprenariat, de l’égalité et de la parité entre hommes et femmes dans l’industrie audiovisuelle. A cetteoccasion, deux tables rondes ont été organisées jeudi 12 et vendredi 13 septembre, afin de confronter lestémoignages de professionnelles (scénaristes et comédiennes) de plusieurs générations.
Une table ronde CNC sur le thème «Séries et fictions, place au genre» le jeudi 12 septembre autour de la représentation des LGBT+ dans les séries, et savoir notamment où la France en est-t-elle de la représentation des identités de genre sur les écrans.
Enfin, suite au succès de l’an dernier, le mercredi 11 septembre après-midi, et le jeudi 12 septembre en matinée, le Festival de la Fiction a organisé la deuxième édition des «Rendez-vous de la création francophone», entre des professionnels internationaux invités à La Rochelle (producteurs, distributeurs ou diffuseurs) et producteurs francophones porteurs de projets de séries TV en langue française au potentiel international.
La première rencontre du festival est toujours celle avec son président, Stéphane Strano, qui nous accueille avec son habituelle gentillesse pour faire le point, justement sur le festival et sur la fiction française et européenne.

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Stéphane STRANO : la rançon du succès
« C’est vrai, à notre grande surprise, ce festival a démarré sur les chapeaux de roues avec une bonne demi-journée d’avance. Il y a de plus en plus de monde, de plus en plus de professionnels.
Je suis très heureux de cette situation évidemment et lors de la venue du Ministre de la Culture, il va falloir lui faire comprendre ce qu’est et va être la télévision.
Notre mission est d’être au cœur de la création française et européenne. C’est aujourd’hui une magnifique vitrine qui revêt une grande importance et un véritable enjeu pour la circulation des œuvres européennes et francophones. Pas moins de 18 investisseurs s’intéressent cette année aux œuvres françaises.
Avez-vous des thèmes que vous désirez développer ?
Bien sûr, le premier étant la parité, la femme est, cette année, placée au cœur du débat et les chiffres ne sont pas très bons et il faut objectivement s’en préoccuper.
Le second thème est l’écologie. En cela, la ville de la Rochelle nous accompagne car elle a une réelle identité et ce partenariat est important pour nous.
L’Europe est aujourd’hui au cœur du festival…
Oui, et ce, depuis trois ans. Les propositions qui nous sont arrivées cette année ont doublé depuis l’an dernier. Nous en avons reçu 90. C’est une marque de confiance et d’intérêt importante pour nous, d’autant que les européens nous présentent des œuvres d’une qualité exceptionnelle. Les sélections espagnole et anglaise sont particulièrement formidables et l’extrême occident, comme les tchèques, les ukrainiens, les russes, se développe. La Russie a toujours été un pays qui apprécie la langue française. Tout cela dépasse le côté politique.
Pensez-vous que vous aurez les moyens de faire encore grandir ce festival ?
Il est vrai que le succès de cette année a fait que beaucoup de public n’a pu entrer aux séances, au profit des professionnels eux aussi de plus en plus nombreux. Il y a cette année 2300 accrédités !  Cela nous a surpris mais en dehors de cet enthousiasme immédiat, il va falloir en tenir compte. La ville nous offre déjà une nouvelle salle de cinéma et nous allons essayer de continuer dans ce sens.

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Stéphane Strano et Pauline Heurtait directrice du festival

L’an dernier, l’on pouvait se rendre compte qu’il y avait beaucoup de polars.
C’est un thème qui plait au public mais d’autres thèmes se développent aujourd’hui : les faits divers, les faits de société entre autres. Les Français aiment les fictions, les audiences sont en hausse, les unitaires sont plus nombreux et les séries plaisent particulièrement aux téléspectateurs. Elles développent les faits de société. Les deux catégories de fiction cohabitent avec bonheur et engagent les citoyens sur des sujets graves traités de diverses manières. Ce sont des moyens de faire passer des messages.
Le public jeune délaisse beaucoup la télé au profit des plateformes…
Ayant six enfants, je n’ai pas encore compris ce qu’ils y regardent ! C’est pour moi une véritable interrogation.
Il faut donc travailler dans ce sens et que les diffuseurs se posent aussi la question. Le replay est une force d’accès pour les jeunes. La moyenne d’accès est de 25 ans. Il faut donc se pencher sur ce problème.

Le jury
Valérie KarsentiPrésidente du jury – Comédienne – Alex Beaupain – Compositeur – Elodie Frenck – Comédienne – Marie Roussin – Scénariste – Sydney Gallonde – Producteur – Isabelle Czajka – Réalisatrice – François Tron – Directeur général des contenus RTBF
Parmi les 43 œuvres en compétition officielle dont 26 œuvres françaises (7 Téléfilms unitaires, 7 séries 52’ et 90’, 4 Séries 26’, 3 programmes courts, 5 fictions web et digitales), 5 Fictions francophones étrangères, et 12 Fictions européennes), le jury a remis 15 prix.A ces 15 prix s’ajoutent deux prix remis par la région, et un prix remis par le partenaire Télé Star/Télé Poche suite au jeu concours par vote des internautes.

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L’équipe de « Temps de chien »

Le palmarès
Meilleur téléfilm : «Temps de chien», réalisé par Edouard Deluc (Arte France)
Meilleure série 52’/90′ : «Une belle histoir », réalisée par Nadège Loiseau (France 2)
Meilleure série 26′ : «Mental», réalisée par Slimane-Baptiste Berhoun (France.tv Slash)
Meilleure série web et digitale : «Lost in Traplanta», réalisée par Mathieu Rochet (Arte)
Meilleure fiction européenne : «Arde Madrid», réalisée par Paco León (Movistar+, Espagne)
Prix spécial du Jury fiction européenne : «Invisible heroes», réalisé par Mika Kurvinen et Alicia Scherson (Finlande)
Meilleure fiction francophone étrangère : «Helvetica», réalisée par Romain Graf (RTS Radio Télévision Suisse)
Meilleure réalisation : Simon Bouisson pour «Stalk» (France.tv Slash)
Meilleur scénario : «L’agent Immobilier », réalisé par Etgar Keret et Shira Geffen (Arte France)
Meilleur programme court : «Merci», créé par Vincent Toujas
Meilleure musique : «Les Grands», d’Audrey Ismaël et Bastien Burger (OCS)

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Luna Carpiaux, Yanninick Choirat, Cécile Rebboah

Meilleure interprétation féminine (Ex aequo) : Luna Carpiaux «Connexion Intime» – France 2) et Cécile Rebboah «Itinéraire d’une maman braqueuse»  (TF1)
Meilleure interprétation masculine : Yannick Choirat «Un homme abîmé» (France 2 et TV5Monde)
Jeune espoir féminin ADAMI : Tiphaine Daviot «Une belle histoire» (France 2)
Jeune espoir masculin ADAMI : Théo Fernandez «Stalk» (France.TV/ Slash)
Prix Nouvelle-Aquitaine des lecteurs de Sud-Ouest : «Si tu vois ma mère», réalisé par Nathanaël Guedj (Arte France)
Prix des collégiens de la Charente-Maritime : «Les Grands» (OCS)
Meilleure séries de ces 5 dernières années – Prix Télé Poche / Télé Star (vote des internautes) : Les bracelets rouges (TF1)

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Théo Fernandez, la présidente du jury Valérie Karsenti, Tiphaine Daviot

Jacques Brachet

Toulon – Le Liberté Plage :
3 soirées électro pop et un feu d’artifice

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De l’avis partagé d’Hubert Falco, maire de Toulon et de l’artificier qui avait œuvré le 15 août, le feu d’artifice n’avait pas été ce que le maire en espérait. Du coup, l’artificier en question a offert de lle retirer le 27 août sur les plages du Mourillon.
Pourquoi cette date ? Tout simplement, alors qu’un feu d’artifice clot en principe une manifestation, celui-ci sera tiré en prélude à un festival qui, depuis trois ans fait fureur auprès des jeunes… et des moins jeunes et réunit les stars et celles en devenir de la musique électro pop.
C’est sur une idée des directeurs siamois du Liberté, Charles Berling et Pascale Boeglin-Rodier qui ont voulu terminer en beauté la saison estivale.
C’est au Liberté d’ailleurs, qu’ils étaient réunis avec Hubert Falco et Yannick Chenevard, adjoint entre autres à la sécurité civile pour nous parler – il était temps à J-2 ! – de cette belle manifestations qui réunit chaque année sur les plages du Mourillon, quelques  20 à 30.000 spectateurs toutes générations confondues.
Cette année encore, le programme est alléchant avec trois énormes têtes d’affiches, six jeunes talents et peut-être une surprise à la clef… que personne n’a voulu dévoiler … et dont tous en ont parlé !
C’est donc le feu d’artifice qui, à la fois, ouvrira… le feu des réjouissances tout en fêtant la libération de Toulon.

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Le Maire a bien souligné que cette grande fête musicale est entièrement gratuite et le budget annuel compris dans la programmation de l’année à venir du Liberté et précisé que, grâce à William, la qualité scénique était à la hauteur des grands festivals nationaux.
60 techniciens, 110 personnes pour gérer les concerts, l’arrivée et le départ de la foule, les parkings, 12 bus de 18 mètres avec des jalonnements pour le ramassage, jusqu’à 0h30. 10 bus pour les spectacles qui circuleront jusqu’à 1heure du matin. Une connexion avec le réseau bateaux-bus est également prévue. C’est ce que nous explique Yannick Chenevard qui ajoute qu’il y aura trois entrées parking surveillées et sécurisées sur lequel vous pourrez garer votre véhicule pour la somme de 3€. Bien entendu la sécurité devra fouiller véhicules et sacs et sacoches… Une organisation titanesque pour le bon déroulement de la manifestation. Un dispositif terre-mer important et constant.
A l’initiative de la jeunesse, Inès nous explique qu’entre 18h et 20 heures, sera systématiquement faite la collecte des mégots afin que le public arrive sur une zone propre. Des prix seront distribués par SITOMAT à certains qui auront fait du bon boulot et un concours photo a été lancé sur Instagram et les gagnants recevront des places de concert dans le carré d’or.
Enfin, nous en arrivons au programme que nous présentent Charles et Pascale, ravis de recevoir des stars internationales et de découvrir des artistes émergeants de cette musique particulière. Spectacles totalement gratuits, précise le maire.

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Les spectacles démarrant à 20h, le mercredi 28 août c’est l’un des plus grands DJ qui qui se produira et qui a déjà fait le tour du monde : Martin Solveg. En première partie passera le duo toulonnais Beep it et une petite nouvelle dont on parle déjà beaucoup : Sara Zinger.
Moins connu que Martin Solveg, arrive le  29 août, Lost Frequencies, alias Félix de Laet, qui est en train de pulvériser les vues sur Youtube… Près d’un million ! Ce jeune garçon au regard cerclé de petites lunettes, sait se déchaîner et prépare une immense tournée mondiale. Il sera précédé de Le Pèdre, alias Pierre Abbate, toulonnais encore, sa musique étant mâtinée de rock, de blues que son père lui faisait écouter et d’électro découvert plus tard. La jolie Suzane viendra compléter la première partie avec sa musique, ses mots qu’elle nous offrira en toute liberté.
Pour terminer la fête en beauté, le 30 août c’est Eddy de Pretto qui viendra nous apporter son monde à la fois poétique et sexuel, mi-rap, mi-électro, qui s’exprime avec une liberté totale. Il sera accompagné en première partie par Eve Dahan qui a fondé son propre mouvement activiste le BEATitude. Hervé nous proposera son monde original fait de mots sombres et tourmentés, de mantras introspectifs aux refrains entêtants.
Comme on le voit, mélange des genres et des générations qui devrait plaire à un public très larges.
Belles prestations pour finir l’été musical en beauté.
Ah, qu’on vous le dise et gardez-le pour vous, c’est une surprise : le célèbre toulonnais Kungs aujourd’hui connu internationalement, viendra rejoindre Martin Solveg… Que feront-ils ? Ah, on ne peut quand même pas tout vous dire !

Jacques Brachet

Carqueiranne, Festival «In Situ»
David MARTIN le théâtre, sa nouvelle passion

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Plus ressemblant à qui vous savez… Tu meurs !
Mais David Martin est plus avenant, plus chaleureux, très volubile et c’est un plaisir que de rencontrer ce nouveau comédien qui a délaissé la cuisine pour la scène !
On le retrouve donc super décontracté malgré le fait que ce soir, au fort de la Bayarde, ce soit une grande première, avant d’aller jouer au Théâtre Edgar à Paris à la rentrée.
Ce théâtre dont Luq Hamett est le propriétaire et Luq qui, après avoir mis en scène Marion Game, met en scène cette pièce de Feydeau «Ciel, ma belle-mère» dans laquelle il joue et signe la mise en scène également.
Et même si l’adaptation est signée Emmanuelle Hamett (l’épouse de…) c’est du pur Feydeau avec les portes qui claquent, les situations cocasses et totalement déjantées, les courses-poursuites, et les placards où tout le monde se cache.
Barillon (David Martin) doit épouser une très jeune fille contre le gré de celle-ci. Mais à la mairie, l’employé aviné se trompe de nom et met le nom de la mère à la place de la fiancée. Le voici donc marié à sa belle-mère qui n’attendait que ça depuis son veuvage… Vous avez dit veuvage ? Eh bien non, son marin de mari qu’on croit péri en mer réapparait au bout de deux ans… accompagné d’un phoque ! D’où des chassés croisés avec le maire qui doit par ailleurs se battre en duel avec Barillon suite à une altercation, l’amoureux transi de la jeune épousée qui ne l’a pas été et un ménage à trois qui s’instaure…
C’est fou, c’est gai, c’est du champagne et du rire assuré avec une équipe homogène de comédiens formidables entourant Jacques Martin : Gwénola de Luze, incroyable dévoreuse d’hommes qui garderait bien les deux, Jean-Marie Lhomme, viril marin assoiffé de sexe… malgré le phoque, Nadège Lacroix et Thomas Vernant adorables amoureux de Peynet, Guillaume Darnault maire désopilant dépassé par les événements.
Inutile de vous dire que le public a bien ri et que malgré cette première, le vent qui s’en est mêlé et un pied de table défectueux, chacun s’en est sorti avec les honneurs, trac et plaisir mêlés comme pour chaque première.

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David Martin, lui, était d’une décontraction incroyable et l’on a longuement bavardé ensemble.
David, comment passe-t-on de chef cuisinier à comédien ?
C’est dans les gènes et c’est une ambiguïté familiale depuis mon arrière-grand-père, qui était cuisinier à la cour de Nicolas II avant de venir s’installer à Lyon. Cuisine, spectacle, télé, nous sommes tous des cuisiniers ou des comédiens contrariés. Avec mes frères, nous avons toujours essayé de suivre notre père, ce qui n’était pas toujours facile. Mon père, ça a toujours été le spectacle. Moi ça a été la cuisine que j’ai pratiquée durant une quinzaine d’années… Ça a été un investissement sacerdotal… (J’aime bien cette expression !) J’ai toujours été très exigeant.
Comment s’est faite la transition ?
J’ai d’abord fait des «one man show cuisine» où je mêlais des anecdotes à des recettes. Et puis il y a eu Olivier Minne qui a réuni une trentaine d’animateurs télé (j’en faisais partie puisque j’animais alors une émission de cuisine) pour jouer un Feydeau pour la télévision. Ça a été une réussite et certainement le déclic qui a fait que j’ai commencé à penser au théâtre.
Et alors ?
Alors, après la disparition de mon père, j’ai vendu mon restaurant et je suis parti… au Cambodge où je m’y suis tellement bien trouvé qu’avec deux associés, nous avons ouvert un restaurant français près des temples d’Angkor, à Seim-Reap. Nous l’avons baptisé «Le Malraux». Il est très beau. Il faut savoir que ce pays est très francophile, c’est un ancien protectorat français. Et les touristes, après 15 jours de cuisine du pays, adorent retrouver notre cuisine, une bonne côte de bœuf, un bon vin français. Ça marche très fort depuis 15 ans. Et je souligne que c’est nous qui payons le mieux nos employés.

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On est toujours loin du théâtre !
J’ai eu envie de rentrer en France et j’ai retrouvé Luq Hamett qui est un ami de trente ans et il a eu la gentillesse de me proposer ce rôle que j’ai très vite accepté car j’avais tout à fait le profil du rôle et de plus, Luq a beaucoup de talent, de gentillesse, de bienveillance. Du coup, après Carqueiranne, nous allons jouer à partir d’octobre dans son théâtre, le Théâtre Edgar et ce durant quatre mois, avant de partir en tournée.
Comment te sens-tu pour cette vraie première ?
Bizarrement à peu près Zen. Nous avons répété plus d’un mois au théâtre Edgar donc on est au point. Je pourrais avoir le trac si les choses étaient bancales. Mais on est prêt, on est une troupe vraiment familiale grâce à Luq qui sait créer cette ambiance. Les quelques petits problèmes sont le plein air, le vent, une grande salle où il faudra porter sa voix et surtout penser aux déplacements car la scène est beaucoup plus grande. C’est une petite gymnastique. Mais comme on est tous des grandes gueules, ça devrait aller !
Aujourd’hui, le théâtre c’est définitif ? Plus de cuisine ? Plus de télé ?
La cuisine c’est notre restaurant où je vais régulièrement. Là, avec la pièce, je ne pourrai pas y aller avant février mais il est en de bonnes mains. La télé, c’est une maladie et j’en suis guéri. C’est terminé. Lorsque j’ai commencé, il y avait très peu d’émissions de cuisine. Aujourd’hui il y en a sur toutes les chaînes et ça n’est pas toujours réussi.
Je préfère faire des conneries sur Internet !

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Propos recueillis par Jacques Brachet

Carqueiranne – Festival In Situ : Marion GAME… la pêche !

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Marion Game & Luq Hamett, le metteur en scène

80 ans passés, bon pied bon œil, bonne humeur, bon humour, je retrouve notre Huguette nationale alias Marion Game, à l’hôtel épuisée par la chaleur mais le regard qui vrille et le rire au coin des lèvres. Elle est accompagnée par Luq Hamett, auteur, comédien, directeur de théâtre, metteur en scène de la pièce , qui veille sur elle comme un fils.
Ils se connaissent depuis des années et se retrouvent au festival «In Situ» de Carqueiranne, elle dans « C’est pourtant simple », la première pièce de Sophie… Brachet, (qui n’est pas ma cousine !) lui, le lendemain dans une pièce de Feydeau « Ciel, ma belle-mère ! » et dans laquelle il joue avec entre autres David Martin (le fils de…) reconverti de cuisinier à comédien… Des chiens ne font pas des chats !
Nous voici donc réunis pour parler d’une pièce désopilante dans laquelle Marion et Geneviève Gil se disputent la vedette avec maestria.
L’histoire est assez compliquée et ce sont nos amis qui essaient de nous la raconter :

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« Il y a eu un cambriolage chez les Bordier. Ce qui ne fait pas l’affaire d’Henri Bordier (Emmanuel Vieilly) qui doit recevoir une jeune femme en l’absence de sa femme (Virginie Stevenot). Voici que s’en mêle Madame Pinson (Geneviève Gil), la voisine qui, voyant la situation, veut calmer le jeu. En fait, elle va tout compliquer, envahir le couple puis l’arrivée intempestive de la belle-mère d’Henri, l’ex star Simone Vannier (Marion Game) qui a décidé de faire un comeback hasardeux après dix ans d’absence et auquel elle seule croit, ne va pas arranger les choses ».
S’ensuit quiproquos et mensonges comme au bon vieux temps de Monsieur Feydeau.
Une pièce très réussie pour une première où Sophie Brachet nous prouve son esprit inventif fait de coups de théâtre, de répliques qui font mouche, de situations drolatiques… Lorsqu’on porte un tel nom on ne peut avoir que du talent !
Et nos deux comédiennes se livrent un duel plein d’à-propos et de quiproquos, de situations burlesques, dans cette machinerie bien huilée, les autres comédiens ne déparant pas et apportant aussi leur univers comique. Cette pièce est un délire total qui a fait crouler de rire le public, heureux de retrouver celle qui, chaque soir, rentre dans leur salon pour d’épiques scènes de ménages auprès de Gérard Hernandez.

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L’équipe au grand complet : Elisa Aze, Geneviève Gil, Virginie Stevenot,  Luq Hamett, Marion Game, Emmanuel Vieilly et Julien… Brachet… Encore un !

Alors, heureuse, Marion, de retrouver cette pièce ?
A la fois heureuse, excitée mais aussi… liquéfiée ! Chaque soir je me dis : «Mais qu’est-ce que tu fais là ? A ton âge, tu ne peux pas rester chez toi ?». Et puis, une fois sur scène, c’est le bonheur. Surtout lorsqu’on joue une telle pièce, si bien écrite, aux ressorts comiques imparables. Évidemment, ce n’est pas du Duras, c’est du boulevard mais c’est tellement drôle !
– Luq : Marion l’a jouée cent fois à Paris dans mon théâtre, le théâtre Edgar et tous les soirs ça a été la même comédie : à peine arrivée, elle veut rentrer chez elle ! Et puis c’est le miracle… heureusement. Sais-tu que, jouant tous les soirs, elle passait la journée à tourner «Scènes de ménage »s, enregistrant une quinzaine de sketches par jour !
– Et à supporter Gérard Hernandez, ce qui n’est pas rien ! Vous rendez-vous compte qu’on en est à la onzième année et que la production ne veut pas nous lâcher !
Vous n’en avez pas assez ?
Ça m’arrive de me le dire mais c’est une aventure magnifique, pleine de joies, de rires, de bons souvenirs avec Gérard qui est un ami, un complice de longue date. Nous avons fait des doublages ensemble et nous nous amusons toujours autant.
Comment votre carrière a commencé, Marion ?
Je suis née à Casablanca et j’ai très vite travaillé au Royal Automobile Club où j’ai vu défiler tous les plus grands pilotes du monde. J’étais secrétaire. Mais un jour il a fallu ficher le camp car nous  vivions journellement des violences, des attentats. Ils voulaient leur indépendance, nous l’avons payée.
Et alors ?
Alors je me suis retrouvée secrétaire de direction au Vézinet et j’ai commencé très vite à me dire que je ne pouvais pas vivre cette vie éternellement. J’ai poussé la porte du cours Simon. C’est «le maître» qui m’a reçue. J’avais alors déjà 25 ans. Il m’a dit : «Tu veux jouer la comédie ? Tu as vingt ans, tu viens travailler» Et ça n’a jamais arrêté.

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Marion avec Sophie Brachet et son complice Gérard Hernandez, rencontrés au Festival de la Fiction Télé de la Rochelle

On connaît la carrière que vous avez eue et avez encore. Comment êtes-vous arrivée sur «Scènes de ménages» ?
Sur casting où j’ai retrouvé Gérard qui n’est pas toujours facile, qui est bourru, qui n’est pas démonstratif mais qui a une grande élégance intérieure. Et c’est pour moi un couronnement phénoménal. Vous vous rendez compte : 4 millions de téléspectateurs chaque soir !
Et vous Luq, comment avez-vous rencontré Marion ?
J’étais très jeune et j’ai commencé à faire de la post synchronisation : Marion faisait ma maman dans la série  «Beverly Hills» ! Je suis ainsi rentré dans la famille car il faut savoir que le monde du doublage est un peu comme une communauté. Pour moi, je me retrouvais avec des caïds, des grandes pointures… C’était Disneyland et j’étais fasciné par ce monde…
Marion : Il faut dire que, même si on est bon comédien, le doublage est un art très difficile. Mais c’est un boulot formidable. J’ai Joué la mère de «Malcolm» durant six ans, c’est très jouissif. Entrer dans les pantoufles de quelqu’un est un vrai bonheur. Mais en même temps, on est toujours sur un fil. Il faut âtre acteur mais il faut en plus une technique que n’ont pas tous les comédiens.
Alors Marion, Théâtre ou synchro ?
Les deux mon capitaine mais bien sûr à choisir c’est jouer. C’est la base du métier. On arrive à poil et l’on doit trouver tous les éléments pour s’habiller, trouver le personnage qui n’est pas tout à fait vous. C’est une performance de tous les instants.
Et pour «Scènes de ménages», comment ça se passe ?
Il y a une brigade de scénaristes qui écrivent des sketches. Avec Gérard on fait une première sélection, puis une seconde avec la production. Si vous saviez le nombre de sketches qu’on reçoit !
Une fois sélectionnés, avec Gérard ont les étudie. Quelquefois on réécrit certains passages, on les modifie. Nous avons les textes trois jours avant »

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Après le spectacle, Marion avec Robert Masson, maire de Carqueirenne, Alain Galian et Marie-Thérèse Chevaly, adjoints au maire, Luq Hamett et Sophie Brachet

L’heure avançant, nos amis vont aller repérer la scène dans ce magnifique Fort de la Bayarde et nous les suivons pour les répétitions.
Marion est toujours aussi stressée.
Pourquoi, Martion ?
Parce qu’il y a un moment que je n’ai plus joué cette pièce, que j’ai l’habitude d’un petit écrin, que là c’est une grande salle et en plus en plein air, et en plus avec la chaleur ! Ça fait beaucoup Il va falloir passer de la flûte traversière au hautbois !»
Nous retrouvons Sophie Brachet, son époux, Jacques Pessis et leurs filles. Sophie autant stressée que Marion qui, prenant un accent larmoyant et provençal, s’écrie : «Je veux rentrer à la maison» !
Heureusement pour nous et les spectateurs, elle restera et nous offrira cette magnifique performance, saluée le soir par M le maire en personne, Robert Masson et son adjointe à la Culture, Marie-Thérèse Chevaly, toujours très fidèles dans une ambiance des plus festives.
Encore une belle journée sous les étoiles

Jacques Brachet
Photos Christian Servandier

Echos de Ramatuelle

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Cyril BRUNEAU au Garage !
Cyril Bruneau est un garçon aussi charmant que discret, ce qui pourrait sembler antinomique lorsqu’on adjoint le mot «discret» à «photographe».
Mais tout en étant jeune, il fait partie de ces photographes qui n’agressent pas les artistes, qui sont respectueux et ne les attendent pas derrière une porte.
Si si… ça existe encore ! la preuve ! Ce qui ne l’empêche pas de faire de belles photos avec la complicité de ceux-ci.
Ce parisien travaille depuis des années dans la photo institutionnelle. Il a «shooté» pour des marques de prestige comme Cartier, l’Oréal, Yves Rocher avant de se retrouver «photographe officiel» du Festival de Ramatuelle, invité par Jacqueline Franjou, lorsqu’il a fallu remplacer notre ami Jean-Marc Fichaux qui nous a quittés voici dix ans.
Dix ans. Le temps de bien prendre ses marques dans ce festival et de les fêter en présentant à la galerie «Le Garage» de Ramatuelle, les photos coups de cœur qu’il a réalisées. Et c’est de la belle ouvrage.
Si cela lui rappelle de beaux souvenirs, il en est de même pour nous qui suivons ce festival depuis qu’il est né dans le village de Gérard Philipe, devenu également celui de Jean-Claude Brialy.

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Cyril collabore aussi à des magazines comme Paris Match ou le Monde et de temps en temps, il vient faire une petite incursion chez nous à Six(Fours.
Ainsi est-il venu exposer ses photos l’an dernier à la Maison du Cygne et cette année il nous a présenté un ami photographe : Tony Frank, qui fit les beaux jours de «Salut les copains» et a vécu une étroite collaboration avec Johnny Hallyday à qui il rend hommage tout l’été dans ce lieu six-fournais superbe.
Il a également écrit un livre fort instructif pour tous ceux qui rêvent d’apprendre l’art de manier photoshop.
Fidèle au poste, nous nous retrouvons chaque soir au Festival de Ramatuelle pour photographier les artistes… lorsqu’ils y consentent où qu’ils ne sont pas trop en retard !
A ce soir donc, Cyril !
Photos Christian Servandier… et Cyril Bruneau ! (cyril@photographe-concert.com)

LE TEMPS QUI RESTE

Fiona Gelin : Des projets plein le sac
Joie et surprise de rencontrer dans les coulisses du festival de Ramatuelle, mon amie Fiona Gélin, toujours pleine d’énergie, toujours belle et volubile, toujours avec mille projets en tête.
Elle est en vacances à St Tropez et en a profité pour venir embrasser son ami Christian Vadim. Entre deux verres de champagne, elle me parle de tout ce qu’elle a fait ces temps-ci et de tout ce qu’elle va faire dans les mois à venir.
«Après les tournées de deux pièces «Les Amazones» et «Les frangines» (qu’elle était venue jouer au Théâtre Galli de Sanary avec Sonia Dubois et Katia Tchenko) je serai les 14 et 15 août au festival de poésie de Brive la Gaillarde où je dirai des poèmes de mon père… J’en suis très fière !
A la fin de l’automne je jouerai à la Bastille «Rebelle», un «seule en scène» tiré de mon second livre «Si fragile» dans une mise en scène de Muriel Hanna.. Figure-toi qu’à ma grande surprise, le livre continue à se vendre ! Ça me rend très heureuse.

A LE TEMPS QUI RESTE
Et puis, je termine l’écriture de mon troisième livre «Chronique des gens humbles». Je me suis découvert la passion d’écrire, c’est devenu vrai besoin et j’espère le terminer très vite.
Il y a aussi deux projets de films qui sont en train de se concrétiser et dont on reparlera.
Cette année est une très belle année pour moi et pour ouvrir une belle page, je déménage dans quelques semaines».
En attendant, quelques jours de repos à St Tropez dans ce qu’elle appelle sa roulotte, d’où en fait elle sort peu, sinon pour aller faire ses courses et aller voir des potes…
Et Dieu sait si elle en a !
Photos Patrick Carpentier

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ZAZIE… le plein d’énergie
Zazie sur scène, c’est quelque chose !
Longiligne silhouette toute de noir vêtue, surmonté d’un Borsalino de même couleur, elle arrive sur scène avec un sourire éclatant et elle va tout de suite vers le public qui a rempli le théâtre. Tout au long du spectacle d’ailleurs, elle sera en prise directe avec lui, ne le lâchant pas d’une seule seconde… enfin presque, une personne ayant fait un malaise, il fallut arrêter le concert quelques minutes pour que les secours viennent la chercher.
Hormis cet arrêt, c’est à 200 à l’heure qu’elle va mener ce spectacle avec ses cinq musiciens, dont deux femmes à la guitare, sous des éclairages magnifiques.
Elle a su doser ses nouvelles chansons comme «Speed» qui lui va comme un gant, avec les anciennes que la salle reprendra en chœur comme «Zen», «Je suis un homme», «Rodéo», «Un point c’est toi», «Larsen»… Un très émouvant moment avec «J’étais là» et point d‘orgue avec un retour piano-voix et «J’envoie valser» repris par toute la salle avec une ferveur incroyable, au milieu des fameux coussins que tout le monde a… envoyé valser.

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L’on nous avait dit qu’elle avait une côte cassée et croyez-moi, ça ne s’est pas vu du tout tant elle se démène, danse, saute, traverse la scène jusqu’à sauter dans la salle pour faire un tour à travers le public subjugué.
Sauf petite ombre au tableau : un orchestre beaucoup trop fort qui nous empêcha souvent – hormis les fans ! – d’entendre les paroles.
Nous n’avons pas fait partie « du » chanceux qui a pu l’interviewer, et encore très brièvement. Les chanteurs aujourd’hui sont très parcimonieux et n’ont pas le temps de nous accorder dix minutes de leur temps… Enfin, c’est ce que nous disent leurs entourages qui font aujourd’hui une barrière à tout rapprochement… sans que souvent l’artiste ne soit au courant.
Iznogoud pas mort !
Mais ne boudons pas notre plaisir d’avoir retrouver Zazie sur scène après trois ans d’absence !

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Jacques Brachet