Archives pour la catégorie Expositions

Six-Fours – La Batterie du Cap Nègre se coiffe et se barbe !

1

Rarement on a vu un événement aussi festif dans ce lieu d’Histoire assez austère qui voit défiler des expositions d’arts plastiques.
Mais en ce 16 octobre, la Batterie du Cap Nègre innovait en recevant, non pas de la peinture mais de la mode, de la coiffure venues tout droit du Lycée d’Enseignement Professionnel de la Coudoulière et même un beau barbier venu de Cannes, qui nous offraient une originale exposition sur le thème : «Histoire de la coiffure et du barbier», arts patrimoniaux qui nous font traverser les différentes modes, la coiffure évoluant au longs des siècles, depuis l’Antiquité.
Marie-Paule Cordeiron, professeure de coiffure à «La Coudou» a eu cette magnifique idée de faire travailler ses élèves à travers les modes en leur faisant créer des coiffures incroyables. Chaque élève a donc choisi et créé  une coiffure d’époque et chacun et chacune s’est aussi prêté au jeu pour la porter et se faire photographier dans des costumes d’époque par les photographes Emilie Delamorinière, Pascal Scatena et Emi et Clyde.

2 3
4 5
En haut à gauche, notre ami photographe Pascal Scatena, photographié (pour une fois !) avec sa fille qu’il a lui-même photographié.

Des photos aussi somptueuses que les coiffures que portaient ces mannequins d’un jour… Il fallait être très observateur pour reconnaître chacun d’eux, les coiffures et les maquillages d’époque les transformant… sans compter ce satané masque mis par-dessus ces visages !  On a quand même pu les leurs faire enlever pour la photo.
C’est une sacrée organisation, beaucoup de volonté et de passion aussi pour monter cette exposition, à laquelle s’est ajouté Laurent Briard, artisan-barbier de profession depuis 32 ans, tenant son salon boulevard Carnot à Cannes. Coiffeur il était, barbier il l’est devenu puisque aujourd’hui cette profession revient à la mode. Et comme il est passionné par son métier et tout ce qui le concerne, il passe son temps à chiner et collectionner tous les instruments, les objets et il a ainsi créé dans son salon un mini-musée.

8 7 6

Ainsi découvre-t-on, pour les plus jeunes, des vaporisateurs à poire, ancêtre de la bombe laque, divers ciseaux, chacun ayant une fonction définie, le fameux blaireau redevenu à la mode, les coupe-choux, rasoirs des années 60, des produits cosmétiques qui n’existent plus, des fers à papillotes, à onduler, à gaufrer, à moustaches, remplacés par les fameux babyliss et même un nécessaire de barbier de campagne pour l’armée française, datant de la deuxième guerre mondiale !
Pour la circonstance, il a recréé un salon à la Batterie du Cap Nègre… Et c’’est ainsi que l’adjointe aux Affaires Culturelles, Fabiola Casagrande, est passée sous le mythique casque-séchoir et que Dominique Baviéra, directeur du Pôle Arts Plastiques de Six-Fours s’est fait raser de près par notre maître barbier !
Sympathique intervention dans ce lieu qui n’en n’avait jamais tant vu !
Si cet événement a pu être réalisé c’est grâce à une solide chaîne entourant Marie-Paule Cordeiro : En premier, le principal de l’établissement, Jean-Philippe Toujas, le chef de projet Jean-Yves Staron, les enseignants en coiffure, en maquillage, en français du LEP, le plasticien Francis Ruchet, les photographes suscités ainsi que les fidèles partenaires que sont le Rotary Club de Toulon Ponant et les sociétés Babyliss et l’Oréal.

13 12 14*
Les organisateurs autour de Marie-Paule Cordeiro – A droite : les lauréats

Comme le soulignait Jean-Philippe Toujas, qui, avouait-il, n’était en rien responsable de cet événement mais ayant soutenu à fond Marie-Paule Cordeiro, ce projet n’était pas réservé qu’à la section coiffure car c’est un travail pluridisciplinaire qui a permis à diverses classes, de travailler ensemble, de créer une émulation et une véritable cohésion d’ensemble.
Marie-Paule Cordeiro devait remercier tous les acteurs de ce beau projet et remettre quatre prix à ces concurrents qui se sont attelés à la tâche avec passion, talent et un véritable plaisir.
Laurent Briard avouait le sien de participer à cet événement, regrettant cependant qu’aujourd’hui le métier de la coiffure se perde et qu’ait disparu le CAP coiffure homme (Il n’y a plus que le CAP femme) qui risque de faire perdre un savoir-faire qui est un art à part entière.
Ce vernissage réunissait tous les participants, et ils étaient nombreux.

9 10 11
15

Du coup l’adjointe à la Culture préférait réunir tout le monde à l’extérieur avant de faire entrer les gens par petits groupes. Mais la soirée était belle et on écouta avec plaisir et curiosité, son petit cours d’histoire de la coiffure qui remonte aux échoppes grecques et romaines au sein desquelles seuls les hommes se faisaient couper les cheveux, les femmes le faisant chez elles.
On apprit aussi avec surprise que les coiffeurs ne se contentaient pas d’être barbiers ou de «faire le poil» mais ils étaient souvent arracheurs de dents et pratiquaient les saignées, ce qui perdura jusqu’en 1691, sous Louis XIV, qui publia un édit séparant les métiers de barbiers et de chirurgiens … Heureusement, les temps ont changé, les mœurs ont évolué…
A noter encore que les salons de coiffure ne seront ouverts aux femmes qu’à la toute fin du XIXème siècle !
En tout cas, dans cette exposition, la femme y est omniprésente et a conquis une belle place dans ce monde de la coiffure.
Exposition a découvrir absolument.

Jacques Brachet





Toulon : L’Atelier d’Offard expose au Télégraphe

1

L’Atelier d’Offard est un atelier de papiers peints à la planche que le plasticien, dessinateur, sculpteur, graveur François-Xavier Richard a créé voici vingt ans à Tours. Il recrée des papiers peints à la manière des grandes manufactures des XVIIème et XIXème siècles, de façon traditionnelle avec des outils d’aujourd’hui mais tout se fait à la main. C’est du véritable artisanat d’art et un savoir-faire de haut niveau.
Il reproduit des papiers peints de l’époque mais crée également toute une gamme nouvelle avec un esprit créatif extraordinaire.

2 3
François-Xavier Richard – Les différentes passages à la couleur

Ainsi l’Atelier travaille-t-il aussi bien pour des particuliers qui ont une idée précise de ce qu’ils désirent, pour des lieux tout à fait différents mais aussi pour des entreprises, des musées, des châteaux ou autres lieux prestigieux comme le Musée de Tokyo, la maison de Colette, la cathédrale d’Angoulême, la maison de de Gaulle à Lille, des décors pour le cinéma…
Le Télégraphe a donc proposé de faire connaître cet atelier par une exposition mais aussi par des… ateliers qui seront animés par Sacha, une plasticienne aux racines russe mais  issue des Beaux-Arts de Toulon où elle s’est formée à la linogravure et à la pinte sèche. Nous pouvons découvrir tout ce que l’Atelier peut proposer car cet art étant créé sur du papier, il offre une infinité de créations : éventails, cartes postales, sacs, boîtes, cahiers et carnets et même  des objets et mobilier en carton-pierre, ce qui est très à la mode aujourd’hui.

4 5
6 8 7

Les papiers peints sont créés sur rouleaux  ou sur de grands carrés appelés dominos, sur des papiers recyclés, des papiers précieux,  des tissus divers, avec des techniques et des supports différents, peinture, gravure, encre, pigments, sculptures, le tout à partir d’une matrice.
Il faut quelquefois plusieurs passages pour imprimer les divers motifs, il faut attendre le séchage entre chacun d’eux, ce qui est un travail de patience, de longue haleine, ce qui en fait un travail unique.
Dans cet antre vous pouvez donc découvrir, grâce à Sacha, les diverses et innombrables tapisseries que l’Atelier propose dans sa boutique, tous les outils utilisés à la création, l’historique de cet art, de cette technique qui remonte à plusieurs siècles et bien sûr l’histoire de cette belle maison créée par cet artiste enseignant aux Beaux-Arts d’Angers, qui viendra fin octobre rencontrer le public au Télégraphe.

9
Les différents éléments pour créer du carton-pierre

Déjà, visiter l’Atelier et visionner les films vous donnent une idée de cet art peu connu et du travail colossal que cela représente pour créer des œuvres magnifiques.
Dans quelques jours, Sacha y animera donc des ateliers publics liés à l’impression à la manière de l’Atelier d’Offard avec l’idée  d’une création collective d’un rouleau de tapisserie où chacun pourra créer avec son imagination.
Un art ancestral à découvrir jusqu’à fin novembre.

Jacques Brachet


Six-Fours – Maison du Patrimoine
Phot’Azur dans tous ses états

1
Entourant Fabiola Casagrande, Francine Chich, Dephine Quin, Joseph Mulé, élus, Henri Chich, Dominique Antonini, élue, Dominique Baviéra, directeur du Pôle Arts Plastiques

68 adhérents, 29 exposants, 125 photos exposées… c’est ce que regroupe, à la Maison du Patrimoine, l’association Phot’Azur, présidée depuis 1999 par Henri Chich.
Une expo annuelle qui est aujourd’hui devenue incontournable, même si, cette année, à cause de ce satané virus, elle a été reportée. Mais la voilà, et là encore, on découvre de très belles œuvres d’autant que cette année de nouveaux venus ont apporté un peu de sang neuf, d’originalité, et de nouveautés quant aux thèmes, puisque chaque adhérent pouvait présenter trois à cinq photos sur le thème de leur choix. Aussi, les animaux, les fleurs, les insectes, la macro, les paysages, ont laissé de la place à des scènes de la vie de tous les jours, de l’architecture et de l’urbanisme, des scènes musicales, des scènes de mer et de sport, bref, un large panel que nos photographes ont traité avec humour, talent, délicatesse, imagination et passion bien sûr.

2 3
Fabien Farce : « Jet Ski » – Claude Maertens « Six-Fours sous la voie lactée

5 4
Christian Delépée « Délices d’enfer » – Pierre Fisher : « Femmes namibiennes »

En fait un immense regard sur le monde, qu’il soit proche ou lointain, qu’il vienne de Six-Fours ou de Kalimpong, de St Tropez ou Essaouira, des Baux de Provence ou de Namibie…
Une immense palette de sujets, de couleurs, de trouvailles et surtout de passion pour ce huitième art qui, aujourd’hui, est de plus en plus prisé, pratiqué et apprécié car à la portée de tous grâce à une technologie de pointe.
Bien évidemment, il faut toujours l’œil artistique car il ne suffit pas d’appuyer sur un bouton pour devenir un photographe de talent.
Mais dans cette association, on découvre de beaux artistes et de belles œuvres avec grand plaisir.

7 8
Henri & Francine Chich

De nombreux élus entouraient l’adjointe aux Affaires Culturelles, Fabiola Casagrande qui inaugurait cette exposition photo, la première pour elle mais qui, découvrant ces talents en herbe et ceux plus confirmés, leur a proposé d’exposer dans le hall de la Mairie qui est un peu tristounet, qui permettra à la fois de le raviver et de faire connaître le club et ses adhérents aux six-fournais. Elle pense pouvoir faire tourner ces expositions tous les deux mois afin que chacun puisse proposer ses œuvres à tour de rôle.
Henri Chich devait dire sa joie renouvelée de venir avec son association, exposer chaque année dans un si beau lieu, et remercier, le maire, son ajointe et les services techniques qui, à chaque exposition, les aident à monter l’expo et la présenter dans les meilleurs conditions.

6
Alain Tournadre : « Symphonie de mimosa »

Francine Chich, qui n’est autre que l’épouse d’Henri mais qui est également présidente de l’Union Régionale de photographie PACA, ne pouvait évidemment pas rater ce vernissage qui, elle le souligna, était de plus le premier en région PACA. Elle devait préciser qu’elle était la troisième de France avec plus de 700 adhérents regroupés dans 89 clubs et qu’elle espérait encore s’ouvrir à des expositions, des stages de formation et d’autres manifestations dont nous reparlerons.
Ce fut un beau moment de découverte, de convivialité autour d’un art aujourd’hui devenu majeur.

9
Les exposants… Reconnaissez-les !

Jacques Brachet





Six-Fours – Galerie de l’Atelier
Jean Gouzy et Isabelle Aniel-Gouzy
reçoivent Michel DUFRESNE

1

C’est un lieu superbe qui est né fin 2018 sur la corniche de la Coudoulière à Six-Fours.
Jean Gouzy est architecte. Son épouse, Isabelle Aniel-Gouzy est plasticienne.
Tous deux, amateurs d’arts par essence, ont décidé de s’installer à Six-Fours. Jean y découvre ce lieu et décide d’en faire ses bureaux et d’y installer une galerie dont sa femme sera responsable.
Inutile de dire que si ce lieu n’est pas grand, il est magnifiquement agencé (of course !) et au départ Isabelle y installe son atelier… D’où le nom.
Très vite, elle a envie de faire partager son travail mais également d’offrir à de jeunes talents ses cimaises et ses vitrines.
Je connais Isabelle depuis ses débuts d’artiste et je me souviens de son premier atelier à Toulon où elle créait des robes, des vêtements uniques puisque chacun de ceux-ci était une œuvre d’art exclusive. Depuis, elle a fait son chemin et l’on se souvient de cette incroyable rétrospective faite à la Villa Tamaris où l’on avait assisté à une soirée exceptionnelle puisqu’on y découvrait ses peintures, qu’on avait droit à un défilé de mode et à plein d’attractions qu’elle avait mis en scène.
Là, à l’Atelier, le lieu est plus intimiste mais tellement chaleureux et Isabelle et jean nous y font découvrir des artistes talentueux.
«J’ai l’habitude d’y recevoir de jeunes créateurs – nous confie-t-elle – mais j’ai fait une exception pour ce magnifique peintre qu’est Michel Dufresne… presque débutant !»
En effet, le «presque débutant» porte à merveille ses 80 ans ! Bon pied, bon œil et toujours bon coup de pinceau, Michel est lui aussi un ami de longue date et Isabelle l’a connue aux Beaux-Arts où tous deux étaient professeurs.

2 3

Cette exposition, que vous pouvez découvrir jusqu’au 27 novembre, n’est pas vraiment une rétrospective, l’œuvre de l’artiste étant immense et multiple. Car Michel expose un peu partout dessins, gouaches, gravures  depuis des décennies. Mais celle-ci est faite de coups de cœur judicieusement choisis par Isabelle et Jean et ce n’est qu’un infime travail de l’artiste.
On y retrouve plusieurs étapes de ses talents divers, de ces tout petits formats, paysages miniatures et minutieux dans lesquels il excelle et qui glorifient sa Provence.
On y retrouve ces fenêtres mystérieuses derrières lesquelles il y a une vie que l’on sent confusément palpiter.
Si l’on ouvre ces fenêtres, voilà que nous apparaissent des femmes, nues, pulpeuses, aux formes généreuses, dans leur plus pure intimité, respirant de sensualité.
Et puis, confinement exigé, le voici qui quitte ses ombres et ses lumières, ses clairs obscurs pour nous nous noyer dans un champ de coquelicots aux rouges violents, éclatants,  plein de gaieté, loin, très loin de ses atmosphères intimistes auxquelles il nous avait habitués !
Comme quoi, même si, par définition, le peintre est seul et enfermé devant sa toile, lorsqu’on l’y oblige, il se révolte d’une certaine manière pour tout à coup, sortir de ses habitudes…  Et c’est réussi !
«Le parcours est souvent difficile – nous avoue-t-il – le chemin de la création est complexe»  ce qui explique ce chemin qu’il a contourné durant cet enfermement forcé.
Je suis toujours heureux de retrouver cet ami autour de son travail d’artiste qu’il pratique depuis l’âge de 14 ans et qu’on retrouvera durant cette exposition car il y viendra pour trois rencontres autours d’artistes en herbe pour leur donner une leçon magistrale à travers ses œuvres. Il invite ceux qui le veulent, à venir travailler avec lui à la l’Atelier pour leur expliquer son œuvre, leur proposer de les copier et Isabelle ajoute que ce travail fera l’objet d’une exposition.

5

Ces trois séances auront lieu le jeudi 16 octobre le mercredi 11 novembre, le vendredi 20 novembre de 15h à 17h.
Pour y participer et pour visiter l’exposition, il faut s’inscrire au 06 20 87 07 54.
Dans le même temps, vous pourrez aussi découvrir tout ce qu’Isabelle propose car l’Atelier est un lieu de vie et d’art où vous pourrez faire du yoga, de la méditation, de la peinture, de la couture, de l’écriture et bien d’autres choses encore. Et découvrir aussi quelques créateurs qui exposent des objets divers, sacs et bijoux.
L’Atelier ? Un lieu incontournable de la vie culturelle.

Jacques Brachet
L’Atelier – 1305, corniche de la Coudoulière – 83140 – Six-Fours




Du Liberté Toulon à la Villa Tamaris la Seyne :
Yann ARTHUS-BERTRAND et sa passion bleue

1

Le hasard fait bien les choses : Au moment où Jacqueline Franjou, présidente de «Objectif Seyne» et Cyril Bruneau, directeur artistique invitent Yann Arthus-Bertand pour le 16ème festival international de photographie «L’œil en Seyne» pour une rétrospective de ses œuvres intitulée «Legacy», voilà que Charles Berling et son équipe proposent leur premier Théma de la saison intitulé «Passion Bleue», autour de la mer, et invitent le photographe-réalisateur-activiste en ouverture en nous proposant une journée qui lui est dédiée.
C’est donc en sa présence que le Liberté a inauguré ce Théma en proposant trois de ses films : «Human», «Terra» et «Planète océan» en sa présence.
Malgré les handicapants gestes barrière, ce jeudi soir, le Liberté refusait du monde, tant ce bel artiste-aventurier est populaire et nous propose depuis des décennies, des films et des photos vus du ciel, célébrant la nature de cette terre mais également montrant ce que le monde en fait depuis pas mal de temps sous prétexte d’économie et de rentabilité.
Mers polluées, forêts dépeuplées, animaux mourants ou disparus.

8 7

C’est ce qu’on a pu voir dans ce troisième volet «Planète océan» qui démarre sur une ode à la Nature telle qu’elle était il y a des millions d’années et que, depuis pas mal de temps et de plus en plus rapidement, ce que l’humain en fait. Il tire le signal d’alarme car, même si ce film est très pessimiste, il espère encore que tous prennent conscience que notre planète est exsangue, qu’on la fait souffrir et mourir à petit feu et que si rien n’est fait, les éléments vont de plus en plus se déchaîner. On le voit déjà où tempêtes, tornades, inondations, sècheresse prennent tour à tour le relais pour abîmer ce qui fut un Eden et devient peu à peu l’enfer.
Il a longuement discuté avec un public horrifié par les images qui nous ont sauté aux yeux et qui posent la question : que faut-il faire pour arrêter le carnage ? Est-ce déjà trop tard ?
«Le pétrole – nous dit-il – a changé notre vie à tel point qu’il nous est aujourd’hui difficile de revenir en arrière tant il nous fait à la fois vivre et mourir. Aujourd’hui, on est atterré par l’incapacité à tout changer. Surproduction, surconsommation font qu’on abîme tout, que les animaux, les terres, l’environnement sont maltraités. Le dérèglement climatique est de plus en plus flagrant, La banquise fond, les forêts brûlent, les déchets plastiques font des ravages. On a débloqué 1500 millions d’Euros pour le Covid, on n’en a jamais autant dépensé pour le sort de la planète. Les gouvernements ne vivent que dans l’immédiat alors il faut que «nous» agissions car agir rend heureux. C’est vrai, ce film est pessimiste et angoissant mais c’est la réalité. Nous vivons dans le monde du confort, on a ce désir de vouloir toujours plus, on passe notre vie à acheter, à consommer.

5 6 4

Je vais souvent à la rencontre des élèves et j’ai eu cette question d’un écolier qui donne froid dans le dos : C’est quand la fin du monde ? 60% des enfants y croient. Il est donc temps que l’on comprenne qu’on ne va pas mourir mais qu’on doit s’adapter, décider que ça change, même si les politiques ne veulent pas le voir.
L’Homme est intelligent… N’est-il pas capable de trouver des solutions ? Aujourd’hui, on fait le climat qu’on aura dans vingt ans. Les enfants en sont de plus en plus conscients et il faut que les parents en prennent eux aussi conscience car ce sont eux le plus bel exemple. Ne plus penser qu’à soi, penser aux autres, faire quelque chose ensemble, je pense qu’on en est capable».
C’est avec des gens comme Arthus-Bertrand, des films comme ceux qu’il fait, que les consciences doivent s’ouvrir avant qu’on atteigne le point de non-retour.
C’est pour cela que ce Théma est important car, jusqu’au 19 décembre, le Liberté recevra d’autres magnifiques personnalités pour nous parler de cette passion bleue et de leurs expériences.

3
L’équipe du Liberté-Châteauvallon

On attend donc le philosophe Edgar Morin, les navigatrices Catherine Chabaud et Isabelle Autissier,  le politique Jean-Louis Borloo qui s’occupe activement du devenir de l’Afrique, le neuropsychiatre Boris Cyrulnik,, l’océanographe et plongeur François Sarano, l’explorateur Jean-Louis Etienne… Nombre de films, seront proposés, pour tout public, pour faire prendre conscience à tous de notre richesse et de ce qu’on en fait. Nombre d’expositions éclatées aussi, au Liberté, à Chateauvallon, à Tamaris, au Musée de la Marine, à la maison de la photographie, à Ifremer, sur le port de Toulon où Michel Beerens créera une fresque, place Monsenergue où Tadashi Kawamata installera une sculpture monumentale… Débats, rencontres… Bref, la mer dans tous ses états.

9

Et c’est à la Villa Tamaris de la Seyne, qu’on retrouve Yann Arthus-Bertrand, Jacqueline Franjou et Cyril Bruneau pour cette exposition qui célèbre les 50 d’activités de ce grand artiste qui a traversé le monde et nous l’a offert vu du ciel. Mais pas que…
Un lieu magnifique où, sur trois étages, notre artiste nous offre 50 ans de pérégrinations, photos magiques, expo somptueuse sur trois étages, où l’on se rend compte qu’il a traité tous les sujets les plus divers,  des paysages au visages, des animaux aux célébrités mais surtout des personnages humains, qu’ils soient artistes, bouchers, paysans, gendarmes, curés, mineurs, éleveurs il sait à chaque fois en tirer la substantifique moelle et chaque photo raconte une histoire, qu’elle soit prise dans un pays lointain, au salon de l’agriculture, dans un décor inventé, dans des lieux féériques et quelquefois moins, toutes nous parlent et c’est avec passion et volubilité qu’il nous raconte sa vie et ses histoires à travers ses photos, toutes plus magnifiques les unes que les autres… Quand on pense qu’à ses débuts, aucune galerie ne voulait l’exposer car ses photos faisaient trop «cartes postales»… Il a fallu qu’il les expose dans la rue pour que public, lui, ne se trompe pas et fasse de lui l’un des plus grands photographes du monde… Et pas seulement vu du ciel !

10 11 12

Jacqueline Franjou et Cyril Bruneau, sont les instigateurs de cette Seizième exposition. A la Villa Tamaris.
Nous nous connaissons depuis des années, grâce à l’ami Jean-Claude Brialy, qui en a fait sa présidente du festival de Ramatuelle. Cyril les a rejoints plus tard, devenant le photographe du festival.
Jacqueline me raconte sa découverte de ce lieu :
«Au départ, je ne savais pas qu’il existait un lieu aussi extraordinaire et c’est le maire de la Seyne Arthur Paecht qui me l’a fait découvrir et j’ai aussitôt  été attirée par sa lumière. J’ai alors commencé à m’y intéresser, à en parler à Micheline Pelletier, mon amie photographe. Elle a été d’accord pour dire que ce serait un lieu de la photographie. Du coup, nous avons créé «L’œil en Seyne» et voici seize ans que nous invitons de grands photographes à y exposer, l’idée étant de rester dans l’actualité mais aussi d’aider ces derniers, car avec le numérique, ils ont plus de mal à présenter et vendre leurs œuvres. Et nous leur offrons leurs tirages. Ainsi avons-nous abordé des thèmes divers : la mer, la mode, Paris Match, Micheline Pelletier bien sûr, le journal l’Equipe, et nombre de grands créateurs. Micheline Pelletier s’étant retirée, j’ai fait appel à Cyril Bruneau qui en est devenu le directeur artistique».

17

Cyril nous précise  que durant cinq semaines par an, à cette époque, il propose un thème, un ou plusieurs photographes et qu’il travaille beaucoup avec les scolaires :
«Nous recevons quelque huit cents scolaires et offrons cent kits afin qu’ils puissent travailler avec leurs professeurs Cela dans un but pédagogique et pour faire découvrir et aimer cet art».
Déjà  Cyril a des idées pour les expositions à venir et il n’est pas difficile de trouver des thèmes et des artistes, tous étant heureux de découvrir cet espace ensoleille, lumineux de 1000 m2 sur trois niveaux. La pérennité est donc assurée pour, comme la surnomme Jacqueline, cette «belle endormie» et elle a beaucoup d’idées pour la réveiller encore plus.

13 14
15 16

Jacques Brachet




Sanary – Sophie BOURGON : Transmettre une énergie positive

1

Cette belle jeune femme nous vient de Franche Comté.
Mais un jour, Sophie Bourgon a découvert le Midi et Sanary en particulier et ce fut un coup de foudre. Et la voici qui y vient le plus souvent possible.
Il est vrai que lorsqu’on vient de l’Est, les couleurs ne sont pas les mêmes et cette artiste autodidacte est également tombée amoureuse de la mer… De «nôtre» mer et c’est ainsi qu’elle parcourt le Var, les Alpes Maritimes, la Corse et jusqu’à l’Italie qui lui inspirent ses œuvres faites de soleil, de lumière, de couleurs intenses qu’elle reproduit en grands aplats épais , travaillant uniquement à l’huile et captant tous les camaïeux de bleus et de verts intenses, avec toujours une touche de rouge, de jaune ou d’oranger.
Elle aime peindre les pins parasols longilignes et tortueux, le mouvement des vagues, même lorsque le temps est couvert car, dit-elle, les lumières et les couleurs sont toujours belles et changeantes.

3 2

C’est en 2006 qu’elle décide de commencer à exposer, en Franche Comté d’abord, évidemment mais très vite aussi, elle est demandée par les galeries de cette région qu’elle a adoptée.
Ainsi a-t-on pu découvrir ses œuvres à Roussillon, à Eze et cet été, durant deux mois, au Jas d’Esclans à la Motte, près de Saint-Tropez où elle été invitée dans le cadre du bel événement qu’est «Arts et Vins», les domaines recevant des artistes à découvrir en même temps que leurs travaux viticoles. Quoi de mieux que de découvrir une œuvre, une artiste, en dégustant ce qui est la richesse de notre région ?
La voici donc enfin à Sanary, exposant pour la première fois, et s’installant dans cette belle galerie qu’est celle de Barthelemy de Don, et ce, jusqu’au 30 septembre.
La Méditerranée est pour elle sujet d’émotion et elle aime la parcourir, carnet de croquis en main et appareil photo en bandoulière, pour y capter ombres et lumières et les reproduire sur la toile dans un style figuratif et éclatant de couleurs.
«Ma palette est vive et joyeuse – nous dit-elle – et mon idée est de transmettre une énergie positive et un bien-être au-delà des émotions».
Et elle y réussit à merveille !
Prochaine exposition d’octobre à janvier à côté des Célestins.

4 5

Jacques Brachet


Six-Fours : Hashtag#summer6fours… Des photos par centaines

1

Il fallait bien que cet été très préoccupant voit à un moment un certain rayon de soleil au milieu de tous ces événements reportés ou tout simplement supprimés.
Le service culturel a ainsi trouvé un joli prétexte à mettre  en lumière à la fois la ville de Six-Fours et la photographie qui est aujourd’hui un art majeur culturel.
C’est ainsi qu’a été lancé sur Instagram avec le hashtag#summer6fours, un grand concours photo ouvert à tous sur le thème «L’été à Six-Fours». Large thème qui regroupait tous les sports et les activités de loisirs liés à la mer.
Et ce fut un énorme succès, tant par le nombre que par la diversité des thèmes choisis par les amateurs qui nous ont fait découvrir des lieux, des scènes, des sports avec une créativité incroyable, une imagination débordante et un talent pour certains, dignes de photographes confirmés.
Sur les 400 images reçues, un jury a eu du mal à n’en sélectionner que quinze qui sont exposées tout le long du chemin piétonnier qui part de la Maison du Cygne à la mer.

4 3
Pascal Salot – Raphaël Raquin

Ce chemin déjà superbe et merveilleusement végétalisé, est devenu un incontournable lieu de promenade et n’en est que plus attrayant avec ces photos agrémentant le mur jusqu’à la mer.
En ce vendredi, les participants avaient été conviés à connaître le nom des trois lauréats dont deux seulement avaient pu être présents : le 3ème, Pascal Salot et le second, Raphaël Raquin qui se virent remettre leurs prix par deux conseillères municipales, Christiane Giordano et Viviane Thiry, sous le regard de quelques élus et bien évidemment de Fabiola Casagrande, adjointe aux Affaires Culturelles qui, outre son discours de bienvenue et l’explication de ce concours, devait rendre hommage à Peter Bathurst, grand habitué de ce concours qui vient de disparaître le 24 août à l’âge de 61 ans.
Fabiola devait aussi souligner l’engouement de ce concours qui nous a fait prendre davantage conscience de l’importance des réseaux sociaux.
Il faut aussi préciser que Six-Fours est une ville très connectée d’où l’importance des innovations techniques et numériques qui mettent Six-Fours dans une extrême modernité.

2

Un verre de l’amitié réunissait les concurrents et les élus dans ce lieu aujourd’hui incontournable qu’est la Maison du Cygne, qui devait d’ailleurs recevoir le soir même l’un de nos plus grands (si ce n’est le plus grand) violoncelliste français : Gautier Capuçon. (Article à suivre)

Jacques Brachet


Sanary : Eclats d’Arts à l’Espace Saint-Nazaire

A
Patrone

La ville de Sanary-sur-Mer, en collaboration avec l’Espace Castillon, organise «Eclats d’Art» une exposition à (re)découvrir à l’espace Saint-Nazaire, 8 rue Joseph Courrau, du samedi 5 septembre au dimanche 4 octobre.
Révéler le talent de créateurs parmi les plus originaux, telle est l’ambition de ce rendez-vous incontournable depuis 10 ans !
Douze artistes y exposent leurs œuvres du mardi au dimanche de 10h à 12h30 et de 15h à 19h.
Venez à la rencontre de diverses formes d’art qui forment un tout vibrant de singularité.
L’Espace Castillon en quelques mots…
Depuis 1994, Arlette Bernard, directrice, accueille à l’Espace Castillon d’art contemporain de Toulon, une soixantaine de talents. Leur éclectisme offre une multitude de styles et matières, pour que « tout le monde puisse trouver une œuvre à son goût ».
L’Espace, sous statut associatif, souhaite en effet « ouvrir l’art à tout le monde » !

B C D
Lonzi, Polidori, Mattio

Les artistes de cette édition :
Agnès Patrone, Cécile Guieu, Cécile Derez, Jean-Loup Lietart, Marc Polidori, Nina Passa, Philippe Lonzi, René Barranco, Sophie Mattio, Sylvie Serre, Cyrto, Véronique Lancien.

FÉDÉRATION DES VIGNERONS INDÉPENDANTS
DE PACA – CORSE
Alpes-de-Haute Provence, Alpes-Maritimes, Corse-du-Sud, Haute-Corse et Var

Art et Vin 2020, Fenêtres sur « Fragments de Terroir »
La 22ème édition d’Art et Vin aura bien lieu !

2
La vigne continue et l’art persiste. Dans ce contexte particulier, la Fédération des Vignerons Indépendants PACA CORSE a choisi de maintenir la 22ème édition d’Art et Vin.
Évènement oeno-artistique incontournable en Provence, cet éloge de l’art et du terroir a vocation à recevoir un public restreint dans un cadre intime à la rencontre des vignerons. Une façon de soutenir les artistes et les vignerons pour qui les impacts de la crise sanitaire sont loin d’être anodins. De juin à octobre de nombreux évènements viendront animer les Domaines et Châteaux de Provence.
Fragments de terroirs, tel est le thème retenu pour Art et Vin 2020. Il s’inscrit dans la continuité du précédent  Climats et variations», puisque l’analyse géomorphologique révèle l’incidence du climat sur la formation des terroirs.
L’occasion d’un focus resserré sur ce qui fait un terroir viticole :
• La terre, la structure, le tissu du sol reproduisant une sorte de narration du tissu du vignoble. Le terroir, ce sont des sols qui se constituent lentement de matières en mouvement, soumises à des forces vives, qui résistent ou plient, se transforment constamment.
• Le Vivant, les hommes, les femmes, la faune, la flore, constamment en interaction pour recréer sans cesse une nouvelle dynamique du terroir.
• L’évocation d’une histoire liée à beaucoup de domaines traversés de voies anciennes laissant des traces fragmentées : vestiges d’objets ou d’architecture antique.
Une infinité de couleurs en mélange ou en strates, terroirs de contrastes ou de fondus en camaïeux d’ocre, de rouge, de vert, de pourpre, de blanc et de gris. Un caléidoscope de couleurs que renforcera l’œil exercé de l’artiste.
L’artiste pose son regard, sa sensibilité sur ce terroir…
• L’œil de l’artiste observe et voit de près la qualité intrinsèque des matières vivantes, en restitue ce qui l’interpelle, ce qui lui plaît…

1

• L’œuvre de l’artiste peut être composite, incluant des fragments de matières, ou évoquer le thème de toutes les manières possibles par la technique, le concept, les supports ou les couleurs utilisées.
• L’émotion de l’artiste, ce sont les vibrations du terroir traversé par les trajectoires du vivant.
Initiée en 1998 par les Vignerons Indépendants du Var, Art & Vin invite chaque année des artistes ou des collectifs d’artistes à installer leurs œuvres ou à réaliser des performances dans des lieux emblématiques comme les caveaux, les chais, ou au milieu des vignes. Avec cette manifestation,
les visiteurs sont conviés à découvrir, sous un angle inédit, une cinquantaine de domaines et châteaux du Var, mais aussi des Bouches-du-Rhône et des Alpes Maritimes. Le thème de cette 22ème édition, Fragments de Terroir, marque l’engagement des artisans du vin en faveur de l’environnement. Les premiers évènements annoncent une édition riche en couleurs et saveurs !
Les dates d’exposition et de vernissage ainsi que l’agenda sont susceptibles d’évoluer en fonction des mesures sanitaires gouvernementales liées au COVID 19.
Des mises à jour régulières sont effectuées sur le site www.art-et-vin.net

Sanary so funny !

4

La Ville de Sanary-sur-Mer est heureuse de vous présenter son exposition «SO FUNNY», du samedi 11 juillet au dimanche 23 août, à l’Espace Saint-Nazaire.
Douze artistes sont invités à vous faire découvrir leurs oeuvres autour du mouvement de l’Art Singulier, présent en France depuis plusieurs années. Une occasion de rencontrer de talentueux artistes au regard joyeux.
Leur point commun : donner à travers leurs réalisations une vision gaie, joyeuse, ludique, positive… en un mot : FUNNY !
L’édition 2020 accueille : Foushi Apignat, Valérie Descat, François Disle, Jean-Roger Izorce, Camille Jacobs, Huguette Machado-Rico, Nicole & Aude Madamsteff,  Isabelle Planté, Marie-Hélène Roger, Jean-Louis Salvadori.

 123

04 94 32 97 37
communication@sanarysurmer.com
www.sanarysurmer.com