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Olive TAMARI (1898-1980)
Biographie en bleu majeur.

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Au début des années 60 je fis partie d’un groupe « Carrefour des Arts » fondé par des Surréalistes dont la branche toulonnaise était présidée par le peintre Olive Tamari et animée par le poète Marius Bruno. Le but de cette association était de réunir les artistes de toutes disciplines, les philosophes qui vivaient dans la région, ou qui venaient à y passer. Nous nous rèunissions une fois par mois, au début au restaurant La Fontaine, place Gustave Lambert, puis au Café de La Rade sur le port. L’un d’entre nous organisait une causerie sur un sujet autour des arts, causerie qui se déroulait après un repas pris en commun. S’en suivaient des discussions animées et passionnantes jusque tard dans la nuit. Nouveau venu à Toulon c’est là que j’ai eu la chance et le plaisir de rencontrer François Cruciani, Pierre Caminade, Charles Lévy, Luc Estang, et pas mal d’autres gloires de l’époque. Je devins très vite ami avec Marius Bruno qui occupait un poste à la Bibliothèque municipale de Toulon ; il était non seulement un excellent poète mais aussi un érudit en poésie ; il suffisait de lui dire un vers et presque à chaque fois il savait non seulement de quel poète il s’agissait, mais il vous récitait le poème par cœur. Et bien sûr Olive Tamari, alors directeur de l’école des Beaux-Arts de Toulon, et peintre célèbre. J’ai pu apprécier sa gentillesse, son éclectisme, son ouverture d’esprit, son anticonformisme, son humour, ses talents divers, dont celui de cuisinier. J’ai fréquenté avec assiduité ses différents ateliers. J’étais toujours étonné de le regarder peindre, concentré sur sa toile, et pourtant capable de mener une discussion avec ceux qui se trouvaient là. Parfois il me demandait de donner un titre à un tableau, plus c’était farfelu, plus cela lui plaisait.
Ce fut une époque bénie, on savait qu’en se rendant dans l’après midi chez « Henri », son vrai prénom, on était sûr de rencontrer peintres, écrivains, journalistes, musiciens, chanteurs, dans une atmosphère amicale et libre, sans chichis, sans personne qui « se la joue » comme on dit aujourd’hui.
J’avais enfoui inconsciemment cette époque au fond de ma mémoire, et voilà qu’à l’enterrement de l’écrivain Pierre Moustiers une amie me présente Thierry Siffre-Alès qui mettait la dernière main à la biographie d’Olive Tamari, qui vient de paraître. Les souvenirs se mirent à affluer, une partie du passé se mit à revivre au fil des pages.
Thierry Siffre-Alès a réalisé une biographie qui est un modèle du genre, d’une écriture alerte, précise, assise sur une parfaite connaissance de l’histoire de l’Art et de ses techniques, donnant des analyses profondes et des descriptions en termes simples qui disent l’essentiel, le tout basé sur la connaissance de l’histoire locale. L’auteur s’est mis au service de l’artiste avec humilité, admiration, affection même, et compétence.
Henri Jean-François Olive, dit Olive Tamari, est né à La Seyne sur Mer le13 août 1988 au quartier Tamaris où il fut élevé, et décédé à Toulon le 11 août 1980.
Cette biographie nous fait vivre les grands moments de la vie du peintre, de l’enfance à la mort. On va découvrir l’enfance, la jeunesse et le développement de l’artiste, les petits et les grands moments de la carrière, l’aventure du « Caravansérail », les débuts sous l’influence d’Henri Mattio, les premiers pas à Montparnasse, sa formation autodidacte, la vie à Toulon, à Paris, les rencontres, les amitiés, les inimitiés aussi comme avec le critique Michel Ragon, les amours, l’épouse Olga morte jeune, douleur incicatrisable au cœur de l’artiste, la vie publique, la vie privée, la fille secrète et la reconnaissance, cela avec discrétion et délicatesse, parce que cela éclaire certaines œuvres ; aussi la guerre et la mobilisation, la carrière de directeur de l’école des Beaux-Arts de Toulon de 1955 à 1963, l’analyse des différentes périodes et des grands tableaux dans l’évolution du peintre, les expositions, le fameux « Bleu Tamari » :  Du bleu du bleu de toutes les couleurs, écrivait-il ; la description et la vie des différents ateliers, les amitiés avec André Derain, Léon Vérane, Charles Lévy, Jean Rambaud, Jules Muraire dit Raimu, Jean Cocteau, Roger Colombani, Paul Valéry, George Bernanos, Maurice Chapelan, Francis Carco, André Salmon, Joseph Delteil, Thomas Mann, Léon Gabriel Gros, Othon Frierz, Philippe Chabaneix, le poète André Martel qui avait inventé un langage et s’était proclamé le Papafol du Paralloïdre, Saint John Perse, les liens avec le Petit Théâtre d’Armand Lizzani, et Django Reinhardt venu jouer à l’atelier, le portrait de sa femme Naguine, Et tant d’autres…

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Non seulement Olive Tamari était peintre, sculpteur, graveur (la presse dans son atelier de la rue Hippolyte Duprat avait toute une histoire) mais aussi poète, et un remarquable poète, souvent profond, d’un lyrisme contenu, avec de fortes et originales images, ce qui n’empêchait pas des teintes d’humour. Rien que les titres sont déjà tout un voyage : « Je me retiens au mur qui tombe, Noir et Bleu, Tout est Icare, Couleurs du silence, C’est bon l’aspirine, Les pinceaux roses de chairs, Et qui disent son amour de la mer, cette Méditerranée de l’enfance : Le grand voyage de la mer, Cette mer qui allaitait l’aurore, Ici la mer prend fin, Vous aimiez la mer. (éditions Soleil Bleu). » (On peut trouver quelques recueils au Kiosc à Toulon, près du cinéma Le Royal, et sur internet)
Dire que de 1973 à 1977 il y avait « Le salon international d’art de Toulon » qui allait jusqu’à présenter plus de 300 artistes avec dans le jury outre Olive Tamari, des artistes comme César, Kijno, Comby, Edouard Pignon, Labisse. Sans compter à la même époque nombre de grands événements artistiques à La Seyne sur Mer.
Olive tamari fera sa dernière exposition en 1980 au Paris Sheraton Hôtel « en plein cœur de son cher Montparnasse ». Il meurt cette même année. La cérémonie funèbre eut lieu à l’église Saint-Louis de Toulon, et le peintre fut inhumé au cimetière de La Seyne sur mer accompagné par une foule imposante, retour à son lieu de naissance.
La postérité ne lui donne pas la place qu’il mérite. Espérons que cette biographie participera à une reconnaissance officielle. On attendrait qu’une grande artère ou une grande place de Toulon, ou de La Seyne, porte son nom.
Henri Jean François Olive, dit Olive Tamari, avait coutume de dire qu’il était un peintre de passage, c’est dire sa modestie et qu’il était sans illusion sur la durée de la gloire. Pour conclure citons l’auteur de cette indispensable biographie : « Il n’est que de voir près de quarante ans après sa disparition le souvenir révérenciel et vivace qu’en gardent ceux qui l’ont connu, pour juger combien demeure forte et durable, sur les plans artistique et humain, l’image de ce passager du pinceau qui se sentait éphémère. »
Cette biographie, outre le portrait complet de l’artiste, nous offre une plongée dans le Toulon et le Paris artistique du début du XX°siècle jusqu’à 1980, tout en redonnant vie à cette époque.

Serge Baudot

L’auteur, Thierry Siffre-Alès, a occupé des emplois à responsabilité à Toulon. Il a publié un roman : Reflets d’une âme en taille douce (Ed du Lau) – un essai : Werner – un recueil de poésie : L’escale. Il révèle sa passion pour l’art avec cette biographie.
Ouvrage en vente : Librairie Charlemagne, Toulon et La Seyne sur Mer – Chez l’auteur : siffre.ales@gmail.com
Deux expositions auront lieu à Saint Mandrier  du 25 août au 1° octobre 2017 :
– Olive Tamari « Entre terre et mer », domaine de l’Ermitage, chemin de le Coudoulière – du mardi au dimanche de 15 à 19 h
– Olive Tamari « La donation bleu tamari » à la Galerie Rancilio, avenue Marc Baron – du mardi au vendredi et dimanche de 16 à 19h et le samedi de 10 à 12h et de16 à 19h.

Six-Fours – Auditorium du Collège Reynier
Elian BACHINI, le photographe du corps

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Henry Chich, président de Phot’Azur, Francine Chich, présidente de l’Union Régionale de Photographir de la région PACA, Elian Bachini

Lorsque Elian Bachini a un jour débarqué à Châteauvallon, le Centre de la danse en était alors à ses balbutiements et cherchait un photographe pour y inscrire la mémoire du lieu.
Il était là avec son appareil photo… Alors, pourquoi pas lui ?
Il a aussitôt dit oui sans savoir que le chemin n’était pas si rectiligne que ça : réaliser des photos avec des lumières improbables autour de danseurs sans cesse en mouvement, sans les gêner avec le clic de l’appareil… Pas une mince affaire !
Mais à force de travail, de volonté et de talent il a fini par maîtriser au plus haut point l’art et la technique de fixer des images arrêtées sur des corps qui ne le sont pas.
Vingt ans après, il était connu et reconnu à tel point que nombre de compagnies ont fait de ses images leurs photos et affiches officielles. Photos qui ont fait le tour du monde.

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« La photo de danse – nous dit-il – est un travail particulier, un travail de patience où il faut savoir improviser, anticiper, s’adapter dans l’instant à la situation sans avoir eu le droit d’assister aux répétitions. On doit donc faire des photos d’un spectacle qu’on ne verra peut-être qu’une fois ».
Travail de longue haleine et de précision, donc qui, au bout de vingt ans, a commencé à peser sur l’artiste qu’est Elian, en ayant fait le tour de la question et voulant s’essayer à autre chose.
Ce fut le théâtre, le travail sur le portrait, sur le corps bien sûr qui reste son cheval de bataille mais qu’il va sublimer en le mêlant à la couleur, aux tissus, au dessin, à la peinture (il a démarré aux Beaux Arts) à la pierre, jusqu’à en faire de véritables sculptures.
Puis il s’est lancé dans le recherche sur de nouveaux supports comme la toile de jute, travaillant sur la minéralité du corps.

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La photo étant un art à part entière, il crée artisanalement dans la passion, la curiosité, transformant, recomposant, créant son propre monde, son propre univers, en constante recherche, faisant de lui un des photographes les plus doués de sa génération.
Invité du club Phot’Azur de Six-Fours, il nous a offert un florilège de ses oeuvres en perpétuelle progression, en constante évolution, les membres du club étant suspendus à ses explications, à son cheminement, à ses images qu’il sait si bien sublimer.
A tel point qu’au pot qui a suivi, tout le monde s’est agglutiné autour de lui pour découvrir ses albums, et poser encore mille questions.
Avec lui, la saison du club s’est terminée en beauté. D’ailleurs, il est déjà invité la saison prochaine, tant il a encore beaucoup de choses à nous faire découvrir !

Jacques Brachet

Six-Fours – Maison du Patrimoine
VALMIGOT-PAUL…
Quand le « in » et le « out » s’entrechoquent

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Dominique Ducasse, adjointe aux affaires culturelles, Valmigot et Stephen Paul

Elle est une femme, il est un homme.
Elle est française, varoise de surcroît, puisque vivant à Solliès-Ville. Il est anglais établi à New-York, résidant en partie dans le Var, à Bargemon exactement.
Elle est volubile, il est plus « taiseux », ne maîtrisant pas assez à son goût la langue française.
Leur travail artistique, leur trajectoire, sont aux antipodes l’un de l’autre.
Rien donc, pour une rencontre… Et pourtant…
Pourtant ils se sont rencontrés et s’ils ne se sont pas aimés, ils se sont appréciés et se sont trouvés des atomes crochus dans la passion qu’ils ont de s’exprimer par la peinture. Et pour cela, pas de grands discours : un sourire, une toile, un pinceau leur a suffi pour se rencontrer et se retrouver, grâce au Pôle Arts Plastiques, à la Maison du Patrimoine à Six-Fours.
Le bas pour Valérie Migot, dite Valmigot. Le haut pour Stephen Paul.
Et le plaisir de « la » retrouver et de « le » découvrir dans ce beau lieu face à la mer.
J’avais déjà dit tout le bien que je pensais de Valmigot… Et je récidive car elle est une artiste on ne peut plus originale, exubérante, son œuvre étant aussi joyeuse qu’explosive et mêlant la force de ses idées à celles de la littérature dont elle est imprégnée. Communicative « à mort », aujourd’hui elle est une passionnée d’Internet, de Facebook et le mot « partage » revient souvent dans sa démarche. Elle glane des phrases, des mots, des idées et cela l’entraîne à la création de toiles-objets, de livres-objets, d’installations où derrière le clin d’œil et l’humour, apparaissent des thèmes qui lui sont chers, des histoires que lui inspirent le monde alentour. Et qu’elle veut transmettre.
Huile et technique mixte se marient aux tissus, aux papiers, au bois, au métal, aux objets qu’elle assemble dans une créativité jubilatoire.

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Au-dessus d’elle donc, notre anglo-américain de Bargemon s’exprime on ne peut plus différemment, mêlant l’intimité et l’intériorité de son âme, de ses pensées sur d’immenses toiles qui fourmillent de détails, tableaux dans le tableau, avec des couleurs qui éclatent, des explosions qui peuvent être empreintes d’une certaine sérénité mais qui cachent peut-être une angoisse latente dans ce monde qui, chez lui, balance entre deux cultures.
Ce qui unit peut-être nos deux artistes aux univers si différents, est certainement l’interrogation sur la vie, le monde d’aujourd’hui.
Et la complicité de ces cinq années d’amitié dans un dialogue jamais interrompu.

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Même lors du vernissage de cette exposition qui les réunit puisque c’est devant nous que le dialogue continue entre la femme qui « la ramène tout le temps », dit-elle d’elle en riant et l’homme silencieux qui voudrait mieux s’exprimer en français. Mais elle le fait pour deux et, s’il avoue qu’ils discutent beaucoup ensemble, il ajoute avec humour : « Elle, plus que moi ! ».
On sent une belle complicité entre ces deux artiste et en fait, leurs univers se complètent et sont en osmose, allant vers le même but : l’humain.
A noter que Stephen Paul a remarqué qu’à l’inverse de New-York où pullulent et se côtoient nombre d’artistes, dont beaucoup exposent dans sa galerie, ici les artistes sont très esseulés. Bien sûr, pour créer, les moments de solitude sont indispensables mais les rencontres sont stimulantes et enrichissantes. Aussi, il a décidé de monter un festival d’art contemporain à Bargemon. Il aura lieu du 28 juillet au 1er août et réunira des artistes varois avec quelques artistes américains et étrangers qui oeuvreront autour du thème tout trouvé : Bargemon.
Rendez-vous à ne pas manquer, comme cette exposition que vous pouvez découvrir à la Maison du Patrimoine jusqu’au 2 juillet, qui sera émaillée d’une rencontre publique avec les deux artistes le samedi 17 juin à 15h en ce même lieu au cours d’un « Art-Thé » devenu aujourd’hui traditionnel.

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Jacques Brachet

 

Mouans-Sartoux – Festival de la photographie
Deux six-fournais à l’honneur

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Durant ce dernier week-end, Mouans-Sartoux (06) a reçu le 31ème festival de la photo, rendez-vous annuel de cet art où nombre de clubs et d’amateurs se retrouvent se rencontrent et rencontrent un public venu toujours nombreux.
Durant deux jours, ce sont des expositions tout azimut, des animations, des rencontres, des projections, des conférences,d’ateliers, un marathon photos et un stand de vente et échange de matériel.
Et quelle sympathique surprise de retrouver deux talentueux passionnés six-fournais mis à l’honneur par une exposition de leurs œuvres : Henri Chich, président de Phot’Azur et son inséparable complice Jean-Daniel Tosello, qui ont présenté le nec plus ultra de ce qu’on peut voir en matière de macro-photographie.

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Car ils sont passés maîtres en la matière en s’approchant au plus près de tout ce microcosme animalier, nous faisant découvrir d’étranges créatures multicolores..
C’est dans une salle du château, à eux seuls consacrée, qu’ils ont offert à un public subjugué leurs véritables chefs d’œuvres qui dépassent de loin l’amateurisme.
Et ce n’est pas Francine Chich, épouse d’Henry mais aussi présidente de l’Union Régionale PACA de la Fédération Française de Photographie, invitée elle aussi, qui nous contredira !
Un public nombreux a donc découvert le remarquable travail et le talent de nos deux photographes, heureux et fiers de leur succès mais déjà prêts pour de nouvelles aventures dans la région mais aussi dans les pays lointains pour ramener des photos de pleins de jolies bébêtes qu’ils traquent durant des heures, allongés dans l’herbe, attendant le face à face d’une abeille et d’une araignées, l’accouplement de deux papillons, la danse gracieuse d’une mante religieuse…

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Jean-Daniel Tosello – Francine et Henry Chich – Affiche : Je m’oyais déjà…

Patience et longueur de temps… C’est un peu leur devise et le résultat est aussi magnifique que surprenant !

Jacques Brachet

Solliès-Pont
12 sculpteurs remarquables

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Bronze, marbre, raku, acier, cuivre, pierre, céramique… papier…
Tout support pouvant devenir sculpture a été prétexte à offrir au public, dans ces superbes galeries du château de Solliès-Pont, une exposition de douze sculpteurs remarquables, venus du Var, des départements alentours et même de Haute Savoie et… du Massachusetts !
Sculpteurs réunis par Benoît de Souza, commissaire de l’exposition, lui-même sculpteur et exposant, et Jeanne Autran, qui oeuvre pour nous offrir des expositions toujours magnifiques et nous faire découvrir des artistes d’exception, sous le regard admiratif du maire de Solliès-Pont, André Garron et de son adjointe à la culture, Marie-Aurore Smadjza. Et évidemment d’un public venant toujours nombreux et jamais déçu.
Benoît de Souza devait nous dire à la fois son plaisir de monter une telle exposition dans ce lieu magique qui met en valeur les artistes, et toutes les difficultés, pour gérer un tel événement, choisir les artistes, les faire venir avec leurs oeuvres, d’autant qu’il y a, parsemées dans le domaine, des sculptures monumentales.
« L’art est toujours un ciment pour réunir les gens, surtout dans cette morosité existentielle d’aujourd’hui », devait-il nous confier.
Mais il peut être fier du travail accompli car la mise en scène d’une telle exposition est aussi un casse-tête chinois… et il l’a réussie !
Jeanne Autran devait remercier toute l’équipe de la mairie qui, autour d’elle, s’active avec passion pour offrir un tel résultat. Hormis le public de visiteurs, il faut aussi la féliciter pour le travail qu’elle fait avec les enseignants car, dit-elle « c’est par les enfants que tout commence ».
Elle souhaiterait que ce genre d’exposition devienne une biennale et que tous les deux ans l’on puisse découvrir une douzaine de créateurs…
Monsieur le Maire… Avez-vous entendu l’appel ?!

C’est avec Marie-Claude Lamarche, belle plasticienne qui a déjà exposé au château, que nous avons parcouru l’exposition, qu’elle nous a fait découvrir ces oeuvres si différentes, si éclectiques et leurs auteurs heureux de se retrouver dans un tel lieu.

Niccole Dubois Rosa Gilissen-Vanmarke Corinne Vallière

Nicole Dubois : Cet ex médecin vit à la Garde (83) et a choisi le raku, la céramique, le pit fire et l’acier. Entre la médecine et la sculpture, elle a trouvé un point commun : Saint Luc, leur patron !
Rosa Gilissen-Vanmarcke : de sa Flandre natale à Bergentier (83) où elle vit, de la couture à la sculpture, la marraine de cette exposition nous offre ses oeuvres diverses, miniatures ou monumentales d’une originalité folle.
Corinne Vallière : Vivant dans son atelier de Montclus (05) « L’homme et l’oiseau », elle travaille la glaise pour métamorphoser les êtres de chair qu’elle crée au grès de son imagination

Dominique Mercy Herrel Benoit de Souza

Dominique Mercy : Né à Luneville, dracénois d’adoption, il a une large gamme de supports ses œuvres très architecturales, allant du bronze… au papier, tout en délicatesse.
Herrel : Vivant à Aigues Mortes (30) l’artiste a très vite choisi le marbre pour sa pureté, qu’il travaille en taille directe. Sensible à l’environnement et la nature, ses dernières œuvres rendent hommage aux arbres.
Benoît de Souza : Il vit dans la nature à Digne les bains (04) et manie avec bonheur l’eau, l’argile, le feu pour recréer le passé provençal. On lui doit le choix de ces douze artistes exposants.

Daniel Williams Patrick Cortez Laurent Castellain

Daniel Williams : Quand un gars du Massachusetts rencontre une provençale… il s’installe à Trans-en-Provence (83) pour réaliser des œuvres en plâtre d’une grande pureté, à la limite du mystique.
Patrick Cortez : Ce hyèrois (83) a deux amours : le marbre et le cuivre. Deux supports très différents qui lui donnent la possibilité de créer aussi des œuvres très différentes, à la fois fortes et sensuelles.
Laurent Castelain : Ce haut savoyard à la stature imposante aime mélanger les terres. Grès, céramique, raku, argile… Il nous offre des oeuvres murales très imprégnées d’un pays qui le fascine : le Tibet.

Stephanoff Frédéric Lange Maria Siri

Stephanoff : Cette varoise des Arcs, prénommée Christine et certainement la plus originale par ses oeuvres monumentales pleines d’humour, avec lesquelles elle prend… son ou plutôt, ses pieds !
Frédéric Lange : Lui aussi vivant aux Arcs, certainement le plus grand par la taille mais aussi par le talent, venu de la terre, parvenu au bronze, il nous propose des oeuvres d’une grande force et d’une grande beauté.
Maria Siri : le Muy (83) a adopté cette jolie italienne à l’accent chantant qui se ballade avec sérénité dans son champ bucolique de coquelicots de terre

NICE 2017 – Ecole(s)
Expositions du 24 juin au 15 octobre 2017

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Quatre expositions exceptionnelles dans quatre lieux emblématiques de l’art dans notre ville.
Ces expositions mobiliseront toutes les collections des musées de la ville,
avec de nombreux prêts nationaux et internationaux.
Après les événements « Nice 2013 – Un été pour Matisse » et « Nice 2015 – Promenade(s) des Anglais », la ville de Nice propose un nouvel événement estival pour le 70e anniversaire de « l’École de Nice » : NICE 2017 – ECOLE(S) DE NICE, une exposition exceptionnelle, qui se déroulera sur 4 lieux différents et emblématiques : le Musée Masséna, sur la totalité du dernier étage de la Villa, le MAMAC sur deux étages du bâtiment et dans son extension, la Galerie des Ponchettes,  et le 109.
Elle se déroulera du 24 juin au 15 octobre 2017 sous le commissariat général de Jean-Jacques Aillagon, ancien Ministre de la Culture, et sera coordonnée par Olivier-Henri Sambucchi, conservateur en chef du Patrimoine, directeur général adjoint des services de la Ville de Nice pour la Culture et le Patrimoine.
Cette exposition rassemblera les œuvres des collections des musées et institutions municipales, des prêts exceptionnels consentis par une centaine de musées, d’institutions, parmi les plus prestigieux, de collectionneurs particuliers de France et d’Europe.

Exposition présentée au Musée Masséna : Nice à l’école de l’Histoire
du 23 juin au 15 octobre 2017
Commissariat : Jean-Jacques Aillagon, assisté d’Aymeric Jeudy  – Scénographie & conception graphique : Kristof Everart & Marcel Bataillard
L’exposition propose une exploration de quelques millénaires de l’histoire de Nice et en souligne les articulations avec l’histoire générale, elle constitue l’esquisse d’un portrait de la cité où se rencontreront des chef-d’œuvres de toutes les époques.

Exposition présentée au Musée d’Art Moderne et d’Art Contemporain (MAMAC) :
A propos de Nice

Une exposition du 40e anniversaire du Centre Pompidou – Du 24 juin au 22 octobre 2017
Commissariat : Hélène Guenin avec le concours de Rébecca François – Commissariat associé : Florence Ostende et Géraldine Gourbe
Scénographie : PEAKS dans le cadre de la bourse de recherche curatoriale du CNAP
Dans le cadre de l’événement « Nice 2017″ : École(s) de Nice »
organisé par la Ville de Nice, sous le commissariat général de Jean-Jacques Aillagon et des célébrations du 40e anniversaire du Centre Pompidou, le MAMAC vous propose une traversée du phénomène d’émulation qui s’est manifesté à Nice sur près de trois décennies, à travers près de 400 œuvres et documents réparties en III Actes.

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Exposition présentée à la Galerie des Ponchettes : Noël Dolla. Restructurations spatiales.
Du 24 juin au 22 octobre 2017
Commissariat : Hélène Guenin avec Élodie Antoine
Noël Dolla formule à partir de l’automne 1969 une série de propositions à l’échelle du paysage dans l’arrière-pays niçois. Alors actif dans le mouvement Supports/Surfaces, il invente des formes nouvelles dans la nature, assumant leur dimension éphémère et la rencontre intime, voire confidentielle, avec ses interventions dessinées à même la montagne. L’exposition revient sur ces interventions historiques mais aussi sur des projets récents au travers des documents et des photographies. À l’occasion de l’exposition, l’artiste propose également une intervention in situ qui métamorphose l’espace de la galerie des Ponchettes.

Exposition présentée au 109 : The surface of the East from Nice to New York
Du 23 juin au 15 octobre 2017
Commissariat : Marie Maertens
L’exposition « The Surface of the East Coast From Nice to New York », représentant le mouvement artistique né à la fin des années 60 ; Supports/Surfaces, se propose de faire dialoguer les générations et géographies différentes, en montrant comment elles peuvent se répondre, se nourrir et aborder, aujourd’hui, de nouvelles pistes de réflexion.
Claude Viallat, Louis Cane, Daniel Dezeuze, Noël Dolla, Marc Devade, Patrick Saytour et Bernard Pagès  : allant à l’encontre des créations de leur époque, ces artistes en appellent à une absence de lyrisme et de profondeur expressive. Souhaitant revenir aux fondamentaux de l’œuvre, ils se concentrent sur la toile et le châssis, sans y apposer la moindre représentation.

Six-Fours
capitale de la photographie durant un week-end

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Francine Chich – Dominique Antonini – Henry Chich – Gilbert Coutelet

D’un côté, Henry Chich, président du Club Phot’Azur.
De l’autre, Francine Chich, présidente de l’Union Régionale PACA de la Fédération Photographique de France.
Tous deux, passionnés de photo, étaient ce week-end dans le feu des projecteurs à Six-Fours, le premier, proposant l’exposition annuelle du club à la Maison de Patrimoine, la seconde, recevant le président de la FPF, Gilbert Coutelet, venu tout exprès de Reims avec son épouse, pour rencontrer tous les présidents de club de la région PACA.
L’expo
Comme chaque année, l’expo, que l’on peut admirer jusqu’au 28 mai, est de haut niveau technique et artistique, d’une grande qualité, regroupant 24 exposants et 108 photographies de toute tendance, allant de la nature à l’animalier en passant par l’architecture ou la macro…
Une superbe exposition donc, en présence des exposants, de Dominique Antonini, adjointe au tourisme, n’étant pas là officiellement mais en tant qu’amie de longue date d’Henry Chich, Gilbert Coutelet et son épouse qui découvraient ce beau lieu et le talent des artistes du club.

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Jean-Daniel Tosello – Gérard Jacques

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Emma Hervé – Patricia Huillet

la Fédération
Le lendemain matin à la Maison de la mer, à la Coudoulière, l’on retrouvait Gilbert Coutelet autour de tous les présidents de clubs et responsables d’associations photographiques.
Rencontre en trois temps où le président présenta d’abord la FPF en évoquant son historique, son évolution, ses problèmes, ses nouvelles orientations. Ses balbutiements datent du XIXème siècle, créée par décision politique, prenant son envol en 1888 lors de l’exposition universelle, avec, à ses côtés les grands créateurs de la photographie comme Niepce, Daguerre ou Edison. Aujourd’hui elle réunit 500 clubs et quelque 9.000 adhérents.
Puis il se présenta, racontant comment lui était venue la passion de la photographie en photographiant sa sœur alors qu’il n’avait que 5 ans, entrant à 14 ans dans son premier photo-club de Reims, prenant peu à peu de l’assurance, gagnant de nombreux prix et se retrouvant en 2016 président de la Fédération.
« La Fédération – nous dit-il – possède une richesse invraisemblable, la photographie n’étant pas seulement une passion de l’image mais aussi une passion, une expérience de vie à partager. Ma mission aujourd’hui est de faire évoluer la FPF en étant à l’écoute des clubs, ce qui justifie ma présence à Six-Fours aujourd’hui.
Je veux développer les échanges et la communication car la fédération doit aller à la rencontre de ses adhérents, créer des groupes de travail, développer et décentraliser le département formation ».

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Gilbert Coutelet – Francine et Henry Chich

L’histoire de la photographie
En début d’après midi, Gilbert Coutelet devait nous raconter l’histoire de la photographie, de sa naissance à aujourd’hui, son développement, pour devenir un art à part entière.
Brillante démonstration, images à l’appui pour cette sorte de conférence magistrale animée avec passion.
La troisième partie devait se dérouler autour de la présentation des associations et clubs présents, chacun prenant la parole et posant ses questions, ses problèmes, ses desiderata et Gilbert y répondant avec précision, dans une ambiance chaleureuse et décontractée.
Durant deux jours, donc, Six-Fours fut la capitale de la photographie que représentaient avec panache tous ces acteurs importants de cet art aujourd’hui reconnu comme le huitième, au même titre que la littérature, la musique, la peinture ou encore le cinéma qui l’a précédé.

Jacques Brachet

Etient présents : Christian Izzo (secrétire club de Martigues) _ Alain Mthian (Pt de Fos sur Mer) – François Lucchesi (Pt de St Mitre) – Evelyne Gatt (Secrétaire de Roquefort-les-Pins) – Philippe Roule et Ronin Lauwaert (secrétaire et formateur de la Garde-Toulon) – Claude Agnes (Pt de St Savournin) – Séverine Mathieu (Pte de Menton) – Richard Bourrey (La Garde-Marseille) – Charles Danjard (Pt de Carqueiranne – Anne Thierry (Présidente la Ciotat) – Joël Gourmelen (Pt de la Colle s/Loup) – Christian Slamulder (Commissaire de Puget s/Argens) – Marcel Bois (webmaster UR 13)

Sanary -Jusqu’au 13 mai
Un petit air de Russie à la Farandole

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Du 29 avril au 13 mai à l’hostellerie La Farandole, à Sanary, Olesya Sudzhan, propriétaire de la galerie Kvartiras à Moscou, et son alter ego Eugeniya Plokhikh, responsable de la communication, ont organisé, avec l’aide de Georges Klimoff, une très belle manifestation culturelle où viennent nous rendre visite des artistes russes et français autour de la peinture.
Tout d’abord, deux grands peintres russes : Slava Likhachev et Katya Pugacheva et un invité d’honneur l’artiste peintre sous-marin André Laban

Les Russes et le cinéma
Nos deux peintres russes, vivent une jolie aventure culturelle puisqu’ils sont arrivés quinze jours avant le début de la manifestation et ont sillonné la région à la recherche de lieux mythiques du cinéma en Provence.
Ils avaient donc quinze jours pour réaliser leurs oeuvres qui sont exposées à la Farandole jusqu’au 13 mai.
André Laban, 90 ans, plongeur, ingénieur chimiste, est l’un des pionniers, ami de Cousteau avec qui il a navigué 25 ans. C’est lui qui a mis au point la fameuse soucoupe jaune et le boîtier étanche de prises de vues. Mais depuis 50 ans, il plonge aussi pour peindre des toiles, avec bien sûr, une technique bien à lui.

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Olesya Sudzhan, le Consul et son épouse – Pierre Chazal et André Laban

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Georges Klimoff et Tatjana Tridvornova – Geneviève Canto

Echanges avec la Russie
Olesya Sudzhan nous rappelle que c’est la seconde manifestation qu’elle organise à la Farandole la première ayant eu pour thème « L’automne en Provence ». Cette années ces « Le cinéma en Provence ». Par ailleurs, le 22 avril, Geneviève Canto, directrice de l’Académie de peinture de Bandol, a proposé une master class entre ses élèves et les deux peintres russes invités : Slava et Katya
Samedi dernier, tout ce petit monde se retrouvait pour un vernissage auquel participaient Ferdinand Bernhard, maire de Sanary et son adjoint à la Culture Pierre Chazal, aux côtés dAlexandre Pushnin, Consul de Russie et ses deux vice-consuls Sergey Gorshkov et Sergeyev Denis, Georges Zapolsky, président de la communauté orthodoxe de Toulon, Philippe Koutseff, président de l’association des Russes de Provence, Louis Bérou, écrivain historien. et Tatjana Tridornova, styliste spécialisée dans les robes réalisées uniquement avec des fleurs.
Soirée sous le signe de l’élégance, de la fraternité, où se mêlaient les langues françaises, russes, anglaises dans une ambiance chaleureuse et nous permettait de découvrir de magnifiques artistes.
Ferdinand Bernhard devait souligner les liens qui unissaient Sanary avec Noguinsk, ville jumelée et l’accueil toujours magnifique qu’il a reçu à chacune de ses visites.
« Et je suis heureux que vous soyez aussi bien reçus chez nous que nous le sommes chez vous, même si quelques mauvais esprits vous ont fait quelques misères lors de la construction de cet hôtel ! -ajoutait-il en riant – car ici vous êtes chez vous et vous donnez une belle image de votre pays, tellement plus beau et différent de ce qu’on peut imaginer et nous dire. C’est un pays chaleureux. Nous serons toujours heureux de recevoir des artistes russes à Sanary ».

Jacques Brachet
La Farandole – 140, chemin de la Plage – Sanary – contact@hostellerielafarandole.com

Six-Fours – Maison du Cygne
Voyage urbain avec Sergio BIRGA

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De Florence à Paris, de Venise à Brooklin, de Berlin à Rome, de New York à Venise, le grand plasticien italien Sergio Birga a beaucoup voyagé, ramenant à chacune de ses pérégrinations des cartes postales urbaines, la ville étant un thème récurrent qu’il affectionne particulièrement et dont il a fait l’objet de sa dernière exposition « Nella città » qu’il présente à la Maison du Cygne jusqu’au 21 mai.
Si la ville est son domaine, ce qui pourrait paraître inhumain, invivable, étouffant, devient chez l’artiste lieux de poésie, de mystère et même d’humanité et d’intimité.
Si les personnages sont présents, ils s’effacent pour donner de la grandeur, de la profondeur à un bâtiment, un pont, un magasin et même lorsqu’il peint des gens dans le métro de Brooklin, ils semblent installés dans un salon.

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Paris sous la neige, Venise sous l’orage, un jardin à Vérone, sont empreints de romantisme même si son œuvre et très expressionniste, très photographique, et même très cinématographique.
Les tons sont contrastés, le rouge d’un mur se mariant au bleu de ciel ou tout en camaïeux de bruns, de verts, de gris, donnant une ambiance ouateuse à l’oeuvre. Il y a toujours une atmosphère, une ambiance générale et apaisante et mille détails font qu’à chaque fois qu’on revient sur une toile, on y découvre quelque chose de nouveau.
C’est à la fois une démarche artistique et architecturale où se mêlent le réel et l’imaginaire, chaque toile racontant une histoire et nous faisant voyager dans le monde.
Dans son monde.

Jacques Brachet
Photos Monique Scaletta.

Six-Fours
Un invité de marque à l’association Phot’Azur :
Jean-Michel BOMPAR

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Orques, baleines à bosse, dauphins, rorquals, bélugas, cachalots….
Tous ces cétacés vivent dans les eaux internationales mais nombre d’espèces vivent où ont migré en Méditerranée.
Depuis des années, dans toutes ces mers du monde, ils sont étudiés scientifiquement par un homme on ne peut plus passionné : Jean-Michel Bompar.
Plongeur professionnel, instructeur au sein de la FFESSM et spécialiste de médecine de plongée, il a commencé à étudier les Cétacés dès 1976. En 1984, il devient correspondant scientifique du Muséum National d’Histoire Naturelle et fonde en 1991 le Groupe d’Etude des Cétacés en Méditerranée, association partenaire du Sanctuaire Pélagos et réfèrente auprès du Ministère de l’Environnement. Il a également travaillé avec Nicolas Hulot ou encore Jean-Louis Etienne.
Il en a ramené des études scientifiques, des films et des photographies.
Qui dit photographies fait dresser l’oreille à Henri Chich, président de l’association six-fournaise « Phot’Azur ». il ne pouvait pas rater ce homme passionné et passionnant et nous l’a présenté lors d’une belle soirée à l’auditorium du Collège Reynier.
Soirée un peu particulière puisqu’il nous a offert une conférence remarquable sur ces monstres marins, agrémentée de quelques photographies qu’il a prises en Méditerranée pour les besoins de la cause, afin de nous en faire découvrir leurs mœurs, leur magnifique intelligence et leurs problèmes par rapport à la pollution et au changement de climats.
D’entrée il nous a signalé qu’il n’était pas photographe plais naturaliste scientifiques et que ces photos, certes très belles, ne pouvaient considérées comme des photos d’art.
Mais qu’importe puisque la conférence fut magistrale et que l’on a appris énormément de choses sur ces monstres marins que, pour certains, nous ne connaissions pas ou ne pensions pas qu’ils vivaient dans notre mer, alors que sur la quelques centaine de spécimens, on en trouve 25 à 30 % chez nous, certains s’y retrouvant suite au réchauffement de la planète.
Il a d’ailleurs sorti un magnifique livre fait de ses voyages et de ses rencontres, intitulé « Les cétacés du sanctuaire Pélagos »
Un homme passionnant.

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A noter que Phot’Azur nous proposera une très belle exposition annuelle à la Maison du Patrimoine, du 5 au 28 mai, regroupant des photographies de ses adhérents sur le thème… sans thème puisque le titre en est : « Chacun son thème » !
Quant au 7 juin, le club recevra en ce même lieu, Elian Bachini, spécialiste de la photo de danse, qui a oeuvré durant des années à Châteauvallon.
A ne pas rater.

Jacques Brachet