Archives pour la catégorie Expositions

Sanary – l’Art de Vivre à la Farandole
Ils en rêvaient, Olesya l’a réalisé

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De gauche à droite : Inna Khimich, Yann Rebecq, Evgeniya Plokikh, Anastasia Kakharova,
Igor Vasilich, Olesya Sudzhan, Georges Klimoff

Tous les six mois, c’est un rendez-vous artistique et culturel franco-russe qui nous est proposé à l’Hostellerie la Farandole à Sanary.
Rendez-vous amical qui nous permet de découvrir des plasticiens russes, parrainés par un artiste français et méridional.
Cela, grâce à Olesya Sudzhan, qui possède la galerie Kvartiras à Moscou et sa collaboratrice Evgeniya Plokikh, le Consulat de Russie à Marseille, le soutien de l’Hostellerie de la Farandole et le grand ordonnateur de ces rendez-vous, Georges Klimoff, aussi russe que seynois, qui nous surprend agréablement à chacune des manifestations qu’il propose autour de ses deux amours, la France et la Russie.
Le principe est sympathique et original puisque des artistes de la galerie moscovite sont invités durant quinze jours à se plonger dans notre région pendant lesquels, autour d’un thème donné, ils nous offrent leur vision de celle-ci, exposant leurs toiles en fin de parcours.
Cette fois, le thème choisi était « L’art de vivre », au soleil, face à la mer, thème on ne peut plus inspirant pour ces artistes venus de ce lointain pays.
La Farandole reçoit donc en ce moment, la belle Anastasia Zakharova et l’homme au regard d’acier Igor Vasilich, tous deux chapeautés par ce bel artiste toulonnais revenu chez lui après avoir été directeur de l’Office de Tourisme de St Rémy de Provence : Yann Rebecq.
La peinture étant sa passion, il a parcouru le monde avec ses toiles, fort apprécié aussi bien en France qu’en Italie, en Nouvelle Calédonie où il a vécu, aux Etats-Unis, en Australie, à Singapour et en Chine, où il est salué comme un grand maître français, d’où il revient d’ailleurs. Il est membre de l’Académie des Arts de Lingnan en Chine et le seul artiste occidental membre de l’Académie de peinture de Sichuan.
Il a fait ses études aux Beaux-Arts de Toulon où il avait pour professeur notre maître Eugène Baboulène. Ayant épousé une ukrainienne, Inna Khimich, ils ont ouvert une galerie à Toulon, au quartier du Mourillon et avec tout cela, il était évident qu’il soit l’invité d’honneur de cette rencontre franco-russe. D’autant qu’il est un puits de sciences intarissable sur la peinture et qu’il a créé à St Rémy, un circuit pictural des lieux peints par Van Gog.
Né au Cameroun, ayant grandi en Nouvelle Calédonie, il s’est installé à Toulon mais il est un citoyen du monde, ayant des points de chute un peu partout sur la planète, aussi curieux de découvrir sa culture que l’humain.
Georges Klimoff ne pouvait donc trouver meilleur ambassadeur pour cette manifestation.
Et puis bien sûr, Olesya et Eugenia ont « importé » pour nous deux beaux artistes tout droit venus de Moscou.

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Anastasia Kakharova.
Elle semble tout droit sortie des ballets russe avec sa silhouette gracieuse de danseuse, son regard lumineux, son teint d’opale et son profil de médaille.
Si elle utilise avec talent et délicatesse l’encre de Chine, l’aquarelle, le pastel, l’on n’est pas au bout de nos surprises lorsqu’elle nous révèle sa passion pour la mer, les bateaux, à tel point qu’elle est aussi skipper, traversant les mers pour acheminer des voiliers d’un pays à un autre.
De ses voyages, elle ramène des impressions qu’elle retranscrit sur la toile. Elle a consacré une exposition sur l’Islande et, tombée amoureuse de notre région où elle vient pour la première fois, elle a l’intention de lui consacrer une nouvelle thématique. A tel point que 15 jours ne lui semblant pas suffisant, elle a décidé d’y revenir !
Mais là ne s’arrête pas son talent car, tout aussi amoureuse des bateaux, elle s’est lancée dans le maquettisme en construisant des voiliers, y ajoutant un équipement électronique qui lui permet de les faire naviguer. Elle a d’ailleurs repris à Moscou un club qui périclitait et en a fait son domaine.
Un de ses projets également est de consacrer une exposition autour des gens de la mer, mêlant maquettes et peintures. Ce sera pour l’an prochain à Moscou.
Le thème de l’art de vivre à la française est pour elle aussi excitant que difficile :
« J’ai – nous confie-t-elle – l’habitude d’une vie russe assez trépidante et j’ai été surprise par la nonchalance de cette région, son climat et l’air du temps si différent du notre. Cela me donne une autre approche de la vie, plus romantique et c’est pour cela que je songe à y revenir car j’aime ce rythme de vie. Je me sens ici comme dans un cocon ».

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Igor Vasilich
Avec sa haute stature et son regard bleu pâle, il dégage une force tranquille, une sérénité et une certaine bienveillance. Il avoue avoir eu le coup de foudre pour notre région – ce sont ses premiers pas sur le sol français – et il a découvert avec une joie gourmande… les croissants dont il est devenu un ardent consommateur !
Le dessin, la peinture sont venus à lui par hasard. A dix ans, il a été soigné pour une grave maladie. Couché, ne pouvant aller à l’école, sa mère lui offre un livre avec des gravures qu’il commence à reproduire pour passer le temps. C’est le début de sa passion dont il a gardé tous les dessins précieusement, dont un en particulier, tiré d’une gravure représentant Pinocchio avalant des médicament, dans lequel il retrouvait un peu sa situation.
Du coup, ses parents l’inscrivent dans une école d’art en face de chez eux, il a la chance de tomber sur un enseignant qui le conforte dans ce désir de s’exprimer par cet art. C’est le déclic.
Très vite il découvre Van Gogh qu’il, nous avoue-t-il, ressent au plus profond de son âme, puis Cézanne et d’être si près de la région où il ils vécurent l’émeut beaucoup. Il va d’ailleurs découvrir ces jours-ci ces paysages tant aimés et peints par eux.
On sent dans son travail, l’influence de Van Gogh en particulier, la façon de peindre, les couleurs qu’il utilise.
« La qualité de son travail m’attire – dit-il – je me sens très proche de lui. Il a toujours travaillé comme un fou et je fais de même. »
A tel point que presque chaque jour une toile naît de son inspiration, de son imagination et de cette vie différente, loin de ce qu’il vit en Russie, influencé par la lumière, l’éclairage, le rythme de vie. »
« Ce rêve de venir ici est un rêve de longue date. Grâce à Olesya il se réalise. J’y suis, j’en suis heureux mais aussi triste à l’idée que ce rêve se termine dans quelques jours car ça, c’est la réalité ! C’est ici que sont les racines de l’impressionnisme et je suis sûr que l’avant-garde russe du XXème siècle vient de ce pays. Et… je ne suis pas loin de vouloir m’y installer ! »

Jacques Brachet
Exposition « L’art de vivre », du 27 octobre au 7 novembre
Hostellerie la Farandole – 140, chemin de la plage – Sanary – 04 94 90 30 20

Toulon : 5 artistes entrent au couvent des Capucins

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Peu de gens le savent mais en plein centre ville de Toulon s’élève le Couvent des Capucins, qui date de 1588. Ancien hôpital, lieu de formation des prêtres, il fut longtemps fermé avant que la municipalité l’ouvre à nouveau pour recevoir des expositions et des artistes..
Melle MARY, de racine toulonnaise, grande voyageuse, détentrice d’un BTS de communication audio, a un jour tout abandonné pour s’adonner à sa passion : la photo.
Mais chassez le naturel… la communication n’est jamais loin de son esprit et, découvrant le couvent des Capucins lors d’un visite familiale à Toulon, elle décide, non seulement d’exposer ses oeuvres, mais de proposer à de jeunes artistes de la région de se joindre à elle, sachant les difficultés, lorsqu’on n’est pas connu, de trouver un lieu où exposer.
Et quel lieu ! Tout en pierres et poutres, 7 mètres de haut, ce qui lui inspire sa première exposition intitulé « Verticalité ».
Elle crée l’association Artchimy, qui a pour but de mener des actions artistiques et culturelles. Et cette première expo, nommée « United Colors », rassemble, hormis ses propres œuvres, les oeuvres de quatre jeunes artistes, peintres, photographes.
Titre bien trouvé car chacun des quatre s’exprime avec un style déjà bien affirmé, et très personnel, dans des couleurs qui explosent sur les murs gris de ce lieu somptueux.

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CYRTO
Il est graphiste et crée le 679 Studio afin de développer des projets artistiques et publicitaires.
Comme beaucoup de photographes, il a débuté avec l’argentique qui, peu à peu va disparaître au profit des nouvelles technologies. Longtemps il continuera à développer ses photos puis passera comme tout le monde sur l’ordinateur qui offre d’autres possibilités. L’amour de la peinture est toujours là et il décide de mêler les deux arts et voilà qu’il aborde ses œuvres d’une nouvelle façon, mêlant photo, peinture, collages, jouant sur les reflets, les transparences, les juxtapositions, dans des scènes urbaines de tous les jours, qu’il met en valeur avec imagination, poésie, ce mélange des genres et des matières donnant des scènes surréalistes et inattendues.
Patrick ROUCH
Loin de la photographie qui a toujours été une passion, il est métrologue. Définition :  » Un métrologue est un technicien ou scientifique qui pratique la métrologie. Cela consiste à vérifier et exploiter les instruments de mesure dans tous types d’industries ». Mais il n’a jamais lâché la photo et fait partie du club Phot’Azur de Six-Fours.
Mais justement cette rigueur qu’il faut dans son métier va se retrouver dans son travail de photographe qu’il va explorer en toute originalité en photographiant le monde, la rue à sa manière, une manière infiniment esthétique, à tel point qu’en découvrant ses œuvres, on se demande si c’est de la photographie ou de la peinture ! Les couleurs sont chatoyantes ses « tableaux » étant des patchworks, des puzzles dans lesquels il faut entrer pour y découvrir d’infinis détails.
Lina MARCOS
Elle aime à dire : « la peinture est à la fois mon équilibre et mon déséquilibre ». Elle vit dans son monde qui n’est pas vraiment celui des adultes, ayant gardé en elle une part d’enfance qu’on retrouve dans ses portraits très colorés, presque agressifs, quelquefois angoissants mais dotés d’une grande profondeur. Le trait de l’enfant, qui dessine le portrait de son père ou sa mère mais avec en plus quelque chose qui est une vision plus adulte, un peu comme l’imaginait Picasso. Ses portraits sont loin d’être « photographiques », il représentent toute la vie, les heurs et malheurs d’êtres sublimés par cette force donnée par les couleurs assez violentes qu’elle utilise.
Pierre TEBOUL
Dix années de photographie pour cet artiste venant de Tamaris qui a choisi pour s’exprimer la couleur, la lumière, les vibrations d’un instant, d’un monde infiniment petit, comme une goutte d’eau qu’il regarde au microscope de son imagination. Sa vision est faite de sérénité, l’imagination fait le reste. Il sait s’arrêter sur un infime détail qu’il retravaille pour donner une oeuvre sur laquelle on peut rêver et s’attendrir sans quelquefois savoir d’où vient ce sujet qu’il l’a séduit, qui a attiré sa curiosité pour l’idéaliser, le magnifier jusqu’à ce que la réalité devienne irréalité.

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Quatre façons, donc, de s’exprimer artistiquement et où peinture, graphisme et photo s’entrelacent, se répondent, s’affrontent aussi en un amical duel de formes et de couleurs.
A découvrir de toute urgence.

Jacques Brachet
Couvent des Capucins – 29.31 rue Larmodieu – Place Vatel – Toulon

Nice -17 – 20 octobre – Bibliothèque Raoul Mille
Exposition itinérante « Couleurs pour la paix »

Cérémonie : Vendredi 19 octobre à 16 heures, en présence de Jean-Luc Gag, Conseiller municipal délégué au patrimoine historique, à l’archéologie, aux archives, à la littérature, à la lutte contre l’illettrisme, au théâtre et à la langue niçoise et d’Antonio Giannelli, Président de l’Association « I Colori per la Pace »

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Cette semaine, la Ville de Nice accueille l’exposition itinérante « Couleurs pour la paix » organisée par l’association « I Colori per la Pace », qui soutient le Parc National de la Paix de Sant’Anna en Italie, fondé en 2000 à la mémoire des 560 victimes du massacre du 12 août 1944 à Sant’Anna.
L’objectif de cette exposition est de recueillir et transmettre les messages de paix d’enfants à travers le monde. Le dessin étant un langage universel et un des moyens d’expression de prédilection pour les plus jeunes, l’association a sollicité les écoles du monde entier afin que leurs écoliers dessinent des messages de paix.
En moins d’une année, l’association a reçu plus de 4000 dessins de 200 écoles provenant de 80 pays et représentant les 5 continents. Une partie de ces dessins, exposés dans de nombreux pays (Italie, Roumanie, Émirats arabes unis, Brésil, Ukraine…) mais aussi dans le cadre de la réunion du G7 en 2017, arrivent aujourd’hui à Nice pour être exposés à la bibliothèque municipale Raoul Mille.
Une délégation niçoise s’était rendue à Sant’Anna le 12 août 2016 pour la commémoration du massacre de 1944. Aujourd’hui, avec cette exposition, l’association « I Colori per la Pace » souhaite rendre hommage aux victimes de l’attentat du 14 juillet 2016 et porter un message de paix et d’espoir à Nice et aux Niçois.

Bibliothèque Raoul Mille – 33, avenue Malausséna – Nice . 04 97 13 54 28
Entrée libre mardi-mercredi-samedi 10h-18h – jeudi-vendredi 14h-18h

Toulon – Office du Tourisme
Philippe Mouren fait revivre Daniel Gélin

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Je vous parle d’un temps… comme le chantait notre grand Charles, où l’on avait de véritables stars. Des comédiens et comédiennes qui avaient beauté, talent, charisme… Et de plus, ils étaient dotés de simplicité et on pouvait sans problème les rencontrer.
Daniel Gélin était de ceux là, que j’ai connu en 69 à l’Opéra de Toulon où il jouait « S.O.S homme seul ». Rencontre chaleureuse qui se renouvela plusieurs fois grâce aux tournées Karsenty-Herbert qui s’arrêtaient invariablement à Toulon. Les liens se tissèrent plus tard, au début des années 80 où Marcel Maréchal avait pris la direction de la Criée à Marseille. Marcel que je rencontrais grâce àson attachée de presse Evie Casadesus que j’avais connue grâce à sa sœur Danièle Delorme qui me l’avait présentée au festival du jeune cinéma d’Hyères. Danièle qui fut l’épouse de Daniel…
Voyez comme les choses s’enchaînent !
Le courant passa entre nous, Maréchal étant ami avec Gélin, et à chaque fois qu’il jouait à la Criée, nous passions au moins un midi ou une soirée ensemble.

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Du coup, le nom de Gélin fait partie de ma vie de journaliste, d’autant que je fis aussi connaissance de Xavier, hélas décédé aujourd’hui, que me présenta Fugain, de Fiona, fils et fille de Daniel et enfin Hugo, son petit fils devenu réalisateur. Quelle famille de saltimbanques !
Ne manquait que Lydia, sa dernière épouse, que je ne connaissais pas, et que, grâce à cette exposition montée par l’ami Philippe Mouren, je rencontrais enfin… alors qu’elle vit à Toulon !
Durant la période Criée, nous nous étions croisés sans nous connaître.
Tout ça pour dire que je suis très attaché à cette famille et que j’étais ravi que Philippe, amoureux – et plus que ça ! – du cinéma et des comédiens, lui consacre cette exposition, après celle qu’il avait consacrée à Mylène Demongeot, pour ses 80 ans.
Carrière prodigieuse que celle de Daniel Gélin, dont l’exposition n’est qu’une infime partie d’une carrière éblouissante, aussi bien au théâtre qu’au cinéma et même en poésie car Daniel avait aussi ce talent des mots.

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De « Premier rendez-vous » à « La vie est un long fleuve tranquille », en passant par « Les inconnus dans la maison », « Rendez-vous de Juillet », « Julie la Rousse », « La ronde », « L’homme qui en savait trop », « Le testament d’Orphée », « La nuit de Varennes », « La ronde »… il y en aurait à citer, des grands films dans lesquels il s’illustra.
Et de Michèle Morgan à Brigitte Bardot, en passant par Danièle Darrieux, Martine Carol, Edwige Feuillère, Annie Girardot, Jeanne Moreau et bien d’autres, il a tourné avec les plus grandes stars de l’époque. Au théâtre il joua les grands classiques comme « Bérénice » ou « Andromaque », mais il joua aussi Sartre, Sagan, Anouilh, Cocteau… et le autres.
C’est dire que Philippe, collectionneur acharné, aurait pu encore remplir d’autres salles de ses photos et affiches qu’il collectionne depuis des décennies. Comme le soulignait Yann Tanguy, adjoint à la Culture de Toulon, il a installé à l’Office de Tourisme, une partie de son appartement et encore a-t-il fallu le freiner ! D’autant que Mme Gélin y a ajouté quelques prêts, Philippe ne l’ayant plus quitté du jour où il apprit qu’elle vivait à Toulon !
Un seul petit bémol : Philippe avait invité Charles Berling et Michèle Mercier à se joindre à cet hommage et, pour les honorer, accola à cette expo quelques affiches des deux comédiens. Place perdue pour Daniel Gélin puisque ni l’un ni l’autre ne vinrent se mêler aux amis et admirateurs du comédien.

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Mais ne boudons pas notre plaisir de retrouver ce bel artiste dont nombre de photos et affiches nous rappellent, pour les plus anciens dont je fais partie, de jolis souvenirs et qui fera découvrir aux plus jeunes, un monstre sacré comme on n’en fait plus aujourd’hui.

Jacques Brachet
Exposition à visiter jusqu’au 25 octobre, à l’Office de Tourisme, sur le port de Toulon.

Six-Fours – Maison du Patrimoine
PHOT’AZUR… Une expo de haut niveau

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A chaque exposition, le club Phot’Azur, dirigé par Henry Chich, nous surprend, nous étonne, nous enchante, nous enthousiasme…
Il est un constat que ce club, qui rafle à chaque concours régional, national, international des tas de prix et de médailles, possède de vrais artistes, tout aussi passionnés que talentueux.
Chaque année, on retrouve les meilleurs éléments accrochés aux cimaise de la Maison du Patrimoine et si, cette année, elle a un peu tardé à cause de travaux, et même si le vernissage arrive bizarrement à mi-parcours (l’expo est visible depuis le 15 septembre et ce, jusqu’au 14 octobre), le club nous apporte de belles surprises, de vrais oeuvres d’artistes.
Après des thèmes divers et variés, faute d’imagination, le club a trouvé pour thème… « A chacun son thème », ainsi, nous dit Henry Chich, chacun peut mettre en exergue ses préférences, nous offrir le meilleur dans leur choix de prédilection.

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En l’absence de l’adjointe aux Affaires Culturelles, Dominique Ducasse, la mairie était très bien représentée, d’abord par l’omniprésent Dominique Baviéra, directeur du Pôle Arts Plastiques, qui oeuvre pour nous offrir des expos de qualité dans tous les lieux six-fournais qui exposent, de la troisième Dominique, Antonini, adjointe déléguée au Tourisme, et de Joseph Mulé, premier adjoint, conseiller départemental.
Dominique Antonini connaît bien Henry Chich, qui est à la fois son voisin et… son plombier, chacun allant voir l’autre dès qu’il en a besoin, nous offrait une brève mais brillante élocution où elle évoquait la photographie par les mots d’Anne Cartier-Bresson qui prône « le contact direct avec l’œuvre, le plaisir intime de sa matière, de sa texture. Ce qu’elle doit pouvoir restituer, c’est le désir d’aller voir plus loin et par soi-même ».
Réponse plus abrupte d’Henry Chich – à qui Dominique a passé le micro en lui disant avec humour : « Après le lavabo et les tuyaux, la photo… et le micro ! » – qui a remercié la Mairie de son aide, de sa voix de stentor, n’oubliant pas de rappeler à ses deux représentants que le club a encore besoin d’eux !
A bon entendeur…

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Et ce contact direct dont parlait Anne Cartier-Bresson par la voix de Dominique Antonini, nous l’avons donc eu en découvrant et admirant ces 124 œuvres proposées par 25 photographes du club, sur les deux étages de la Maison du Patrimoine.
Des photos dont l’originalité a été cette année, apportée principalement par des femmes qui étaient en nombre, une fois n’est pas coutume et dont certaines ont une imagination débordante et nous proposent de véritables œuvres d’art. J’en ai choisi 4 qui ont fait preuve d’inventivité, de fantaisie, d’inspiration, qui nous ont amenés sur les chemins de la rêverie, comme Sonia Schenebelen avec ses filets de pêche alanguis sur une mer étale, dans des camaïeux de gris-bleus, Catherine Monce qui nous offre ces fleurs de verre qui explosent de couleur et d’énergie, Cécile Ferrier qui nous fait entrer dans l’intimité d’un cours de peinture où l’on entend le silence des artistes en pleine création, Laurence Renaudin qui nous propose des œuvres tout en « sensualité », c’est d’ailleurs le titre de ce tableau où le rose et le blanc dominent avec des objets on ne peut plus féminins, et Claudie Mesnier qui nous emmène dans un monde de mystère avec ces « Reflets » entre rêve et réalité d’une Maison du Cygne qui se pare d’ombres, de lumières, de… reflets lui donnant un aspect irréel.

Renaudin Mesnier

Quel beau travail !
Et quelle belle exposition qu’il faut aller voir pour rêver, admirer les œuvres de véritables artistes passionnés par cet art qu’elle la photographie et dont Phot’Azur peur s’enorgueillir.

Jacques Brachet

Six-Fours – Maison du Cygne
Les « horizons » évocateurs d’Isabelle SICRE

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Marseillaise d’origine avignonnaise, Isabelle Sicre revient à la Maison du Cygne pour une toute nouvelle exposition intitulée « Horizons ».
Des horizons qui lui sont inspirés en partie par la ville de Marseille où elle vit et qui sont très méditerranéens, même si, m’avoue-t-elle, elle a toujours un gros bout de cœur à Avignon où sont ses vrais racines et ou vit sa famille. Mais elle a su se partager entre les deux même si ses sujets sont largement inspirés de Marseille, comme cette grande fresque quadriptyque qui évoque le port autonome, intitulé « Partance », évoquant les voyages, les départs, les retrouvailles, dans des coloris joyeux et des tons estompés.
C’est un long cheminement qui fait qu’elle est passée de la sculpture à la peinture sur sculpture avant de ne peindre que sur toile. Et c’est un beau travail à la fois lyrique et onirique qu’elle nous offre qui, me dit-elle encore, s’échappe de sa tête, de ses pensées, qu’elle retranscrit à sa façon sur ces toiles chatoyantes ou tout en camaïeux. Il y a aussi, parmi ses toiles, des souvenirs d’Italie, de Florence, de Naples dont elle s’imprègne et qu’elle couche sur sa toile.

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Comment définit-elle son travail ?
« Je dirais que c’est de l’abstraction lyrique qui n’épouse pas le mouvement mais que je reproduis à ma façon. L’évocation de la terre, la mer, l’eau, le soleil est omniprésente dans mes toiles mais, bizarrement, si je reste profondément méditerranéenne, ce qui m’inspire le plus, c’est la lune !
Le cœur, la raison, l’âme… Je ne sais pas trop où me situer mais je ne me pose pas trop de questions ».
Dans son œuvre, on trouve tout à la fois de la spontanéité, de l’énergie, de la réflexion, du rêve, de l’émotion, de la joie. Elle arrive à poétiser un monde urbain en lui donnant une âme, une profondeur.
Souvenirs de voyages ou contemplation de Marseille qui est devenue sa ville, elle transforme tout cela dans cet univers dans lequel elle nous embarque pour de jolies traversées.

Jacques Brachet

Saint-Jean Cap-Ferrat – 28/29/30 septembre
Festival Jean COCTEAU

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28 SEPTEMBRE 20h – 1ère partie : Le bœuf sur le toit
Spectacle mis en scène par Gérard Chambre avec Catherine Salviat, Gérard Chambre et Patrick Poivre d’Arvor. Pianiste Fabrice Coccito
Deuxième partie : Felicity Lott chante des chansons écrites par Jean Cocteau, suivi par un cocktail dînatoire, salle Charlie Chaplin
29 SEPTEMBRE 20h : « Je l’appelais monsieur Cocteau »
Adapté du livre de Carole Weisweiller par Bérengère Dautun – mise en scène Pascal Vitiello
avec Bérengère Dautun et Guillaume Bienvenu, suivi par un cocktail dînatoire, salle Charlie Chaplin
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15h : Jean Cocteau et la Grèce – Déambulation à la villa Kérylos – lecture des textes de Jean Cocteau sur la Grèce par Gérard Chambre. Ville Kérylos, Beaulieu sur Mer.
18h : Ballet « Anima » chorégraphié et dansé par Magali Lesueur – poèmes lus par Isabelle Carré.
Deuxième partie : « Théâtre de Poche » de Jean Cocteau dit par Isabelle Carré, suivi par un cocktail dînatoire salle Neptune, sur le nouveau port

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Exposition jusqu’au dimanche 30 septembre
Santo Sospir présente « Unité Intégralité avec Jean Cocteau », une collection de sculptures en technique mixtes, ainsi qu’une installation sonore de l’artiste Franco-Iranien Sassan Behnam-Bakhtiar. Ce dernier, installé à Saint-Jean-Cap-Ferrat, explore dans le cadre de sa série Unité Intégralité, centrée sur l’existentialisme, l’héritage de Jean Cocteau dans la villa historique Santo Sospir.
Cette exposition en solo se concentre sur les points de rencontre entre les visions de l’humanité de Jean Cocteau et de Sassan Behnam-Bakhtiar. Cette synergie entre les deux artistes transcende l’époque dans l’installation sonore de Behnam-Bakhtiar, créée après que l’artiste a découvert une vidéo de 1962 intitulée « Jean Cocteau s’adresse à l’an 2000 » où Jean Cocteau partage ses observations depuis la salle à manger de la villa Santo Sospir, disant « Nous vivons dans des normes conventionnelles … et il est probable que nous nous trompons et que peut-être vous vous trompez encore… Il est possible que ce que nous appelons le progrès soit le développement d’une erreur … J’espère que vous êtes devenus très humanisés… : c’est ça mon espoir ». Ces messages spécifiques sont profondément enracinés dans la philosophie de la série Unité Intégralité de Sassan Behnam-Bakhtiar, qui a débuté à la Saatchi Gallery de Londres en mai-juin 2018, soulignant l’importance d’être connecté avec le moi éternel, particulièrement dans notre monde moderne, où les gens se perdent de plus en plus chaque jour selon l’artiste. « Nous manquons d’humanité dans nos vies et nous nous en éloignons de plus en plus. Je vois le besoin de changer d’orientation vers une meilleure compréhension de nous-mêmes en tant qu’êtres humains », déclare Behnam-Bakhtiar. De cette résonance est né un dialogue entre les deux artistes.

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Unité Intégralité avec Jean Cocteau comprend également une série de sculptures à grande échelle évoquant les visiteurs fréquents de Cocteau à Santo Sospir – Pablo Picasso, Henri Matisse, Charlie Chaplin, Vlaslav Nijinsky, Coco Chanel, parmi les autres éminents personnages qui sont allés et venus, et dont l’énergie enchanteresse imprègne chaque recoin de ce monument historique de Saint-Jean-Cap-Ferrat. Les sculptures de la série sont toutes peintes dans le style de Behnam-Bakhtiar, rendant hommage aux personnalités vibrantes qui ont animé la légendaire villa Santo Sospir et à leurs empreintes, invitant ainsi les visiteurs d’aujourd’hui à se perdre parmi ces personnages, et peut-être à réexaminer leurs propres chemins de vie.

04 93 76 00 16 – www.saintjeancapferrat-tourisme.fr

 

Sanary
L’ ART SUSPENDU – 5ème édition

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La ville de Sanary-sur-Mer est heureuse d’accueillir la 5ème édition de « L’Art Suspendu » : un rendez-vous pour promouvoir l’art de façon populaire, en permettant à 51 artistes, régionaux, nationaux, voire internationaux d’être présentés. Les ruelles se transforment en véritable galerie à ciel ouvert, touchant le plus large public, badauds, professionnels, artistes… Le centre-ville se voit investi pendant un mois par des toiles géantes (150x200cm).
Le public, activement impliqué, est invité à élire sa toile préférée. Cette manifestation artistique d’animation urbaine, unique par son originalité, concourt avec évidence au renouveau de la place de l’art dans notre région.
Son accessibilité à tous les publics, sa créativité et sa diversité font de ce festival un véritable liant social.

ABachchetta - L'arbre nuage Véronique Mas - Aristo
ABacchetta : L’arbre nuage – Véronique Mas : Aristo

51 artistes exposent leurs œuvres dans les rues de la Ville.
Grand jeu public : à vous d’élire votre toile préférée !
Une exposition exceptionnelle, avec des toiles aériennes de 1.50/2m !
Votez pour votre œuvre préférée !!!
Parcours de l’exposition à retirer dans tous les points d’accueil.
Bulletin de vote à déposer dans l’urne, Parvis de l’Hôtel de Ville, du 1er au 30 septembre 2018.
A l’issue de la manifestation, le « Grand Prix du Public » sera décerné par le vote des visiteurs.
Un tirage au sort sera effectué permettant de gagner la reproduction de l’œuvre plébiscitée par le public sur bâche

Franco - Pampelonne Francis Renson - Balade à New-York
Franco : Pampelonne – Francis Renson : Balade à New-York

SANARY
Le retour surréaliste de Geneviève CANTO

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Nous avions quitté Geneviève Canto alors qu’elle proposait une master class à l’hôtel la Farandole à Sanary, dans le cadre des rencontres franco-russes organisées par Olesya Sudzhan, directrice de la galerie Kvartzas à Moscou. Ces rencontres ont pour but de faire connaître des artistes russes et de leur faire rencontrer des artistes français lors de leur séjour dans notre région.
Geneviève Canto n’est pas une inconnue puisque, élève de Salvador Dali, dont elle a gardé l’empreinte, ayant fait ses études d’art plastique à l’école de l’IPEDEC (Institut de Peinture Décorative de Paris), elle a professé son art à Aix-en-Provence, avant de venir, voici 8 ans, s’installer à Bandol où, accueillie à bras ouverts, elle ouvre son d’école d’art et aujourd’hui, elle y enseigne à plus de 40 élèves.

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Elle a développé un style qu’elle appelle « Trompe l’œil narratif » et nous le présente à la superbe galerie la St Nazarienne qui présente toute l’année des oeuvres et des artistes de haut niveau.
Geneviève Canto ne pouvait donc qu’y trouver sa place, d’autant que Pierre Chazal, adjoint aux affaires culturelles de Sanary, a eu le coup de foudre pour l’œuvre de cette artiste.
Et cela, grâce à Georges Klimoff, le plus varois de nos russes, qui travaille main dans la main avec Olesya Sudzhan et qui a conseillé à Pierre Chazal d’aller faire un tour du côté de l’école de Geneviève Canto. Ce qu’il fit et la suite, on la découvre dans cette Galerie où l’artiste a accroché ses oeuvres, en y amenant également ses 45 élèves « dont 40 femmes, a ajouté Pierre Chazal… mais il y a de la place pour les hommes »… Qu’on se le dise !

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Donc, jusqu’au 16 août, vous pouvez découvrir cette exposition sur le thèmes « objets détournés » et l’on y découvre tout d’abord l’œuvre de « la prof », une oeuvre pleine de folie, très surréaliste, originale et inattendue où plein de petits personnages y sont disséminés. Le formidable de ses oeuvres, c’est qu’on peut les admirer vingt fois et vingt fois l’on y découvre un nouveau détail.
C’est à la fois drôle et touchant et l’on ne peut qu’admirer avec jubilation.
Ses élèves ne sont pas de reste, qui sont partis avec elle dans la même folie, la même imagination et, toutes oeuvres mêlées, on découvre une chaussure d’où sortent plein de petits personnages, un robinet greffé sur une pomme pour en extraire le jus, un décapsuleur devenu phare, une raquette de tennis qui sert de poêle à frire, une pipe devenue luminaire, une ampoule-vaporisateur… Brève c’est un inventaire aussi surréaliste que celui de Prévert… Il n’y manque qu’un raton-laveur !

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C’est une exposition qui nous fait sourire et rêver à la fois et l’on ne peut qu’admirer l’imagination créative de ces artistes en herbe et de leur maître pour qui la passion de peindre n’a d’égale que celle d’enseigner.
A noter qu’Olesya Sudzhan et son époux, devant venir à Sanary, ont changé les dates de leur venue pour être présents à l’exposition, aux côtés de Georges Klimoff et son épouse, fidèles amis et admirateurs de l’artiste.
Exposition à ne pas rater.

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Geneviève Canto, entourée d’Olesya Sudzhan et son époux   et de Georges Klimoff et son épouse

Jacques Brachet

Ramatuelle à Six-Fours

KODAK Digital Still Camera

S’il est un festival cher à mon cœur, c’est bien celui de Ramatuelle puisque, dès sa création j’étais auprès de l’ami Jean-Claude Brialy qui m’y avait invité et Jacqueline Franjou, dont je faisais connaissance, les deux instigateurs de cet événement, devenu l’un des phares de la vie artistique et culturelle de notre région.
Jean-Claude disparu, c’est un autre ami, Michel Boujenah, qui est venu continuer cette belle œuvre et ce, depuis dix ans déjà.
Le festival a vu passer les plus beaux noms du théâtre, de la chanson, de l’humour, de la musique et continue son chemin, Jacqueline y tenant les rênes, Michel concoctant chaque année un programme aussi divers que de qualité.
Aussi, quel plaisir que Ramatuelle s’invite à Six-Fours, dans ce jardin extraordinaire et labellisé « remarquable » qu’est la Maison du Cygne où le photographe Cyrille Bruneau, qui a succédé à Jean-Marc Fichaux, qui a rejoint Jean-Claude, expose quelques-unes de ses œuvres, accompagnées de quelques photos souvenir de la création du festival qui a aujourd’hui 34 ans.
34 ans d’émotion, nous dit Jacqueline car chaque photo est un instant de la vie de ce festival hors du commun, toutes ont une histoire, et sont symboliques d’un instant.

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Jacqueline ajoute, avec toujours la même émotion « Lorsque Jean-Claude est parti, puis Jean-Marc, je me suis sentie un peu seule, seule survivante avec la peur de savoir ce que tout ça allait devenir. Heureusement, j’étais entouré d’une équipe qui m’a soutenue et surtout, après avoir essayé de trouver un nouveau directeur artistique en pensant à plusieurs artistes, Michel Boujenah a dit oui et la transmission a été faite aussitôt, comme elle a été faite avec Cyrille Bruneau.
La vie continue, donc, le festival démarrant le 1er août jusqu’au 11 août, où seront cette année présents Julien Clerc, Francis Cabrel, Ary Abittan, Charles Berling, Gérard Jugnot, Christophe Malavoy, Nicolas Briançon, Lionel Astier, Alex Lutz et quelques autres.
En attendant, nous découvrons cette belle exposition jusqu’au 2 septembre à la Maison du Cygne, accompagnée d’une autre exposition remarquable de deux photographes, Zagros Mehrkian et Sandy Ott sur le thème « Homeplaces from Tehéran to Toulon » et puis, il faudra aller aussi à la Maison du Patrimoine, découvrir une autre très belle exposition, sélection d’œuvres du fonds de la villa Tamaris, sur le thème du jazz, proposée par sa directrice Isabelle Bourgeois, puis repartir vers la Batterie du Cap Nègre pour découvrir une sélection d’œuvres du fonds d’art contemporain de la ville de Marseille et du fonds régional d’art contemporain de la région PACA sous le titre « Many dreams 2012″
Un beau chemin à suivre à travers les arts plastiques.
L’on devait retrouver tout ce beau monde à la Maison du Cygne où le maire de Six-Fours, Jean-Sébastien Vialatte, était donc entouré de quelques-uns de ses adjoints, dont Dominique Ducasse, adjointe aux affaires culturelles, de Jacqueline Franjou, de Cyrille Bruneau, d’Isabelle Bourgeois, Jean-Marc Avrilla représentant l’Ecole Supérieure d’Art, Yann Tanguy, adjoint aux affaires culturelles de la ville de Toulon.

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Jean-Sébastien Vialatte devait nous dire sa joie de cette vie culturelle six-fournaise, en citant entre autre le magnifique succès du festival de la Collégiale, lieu magnifique s’il en est, où s’est installé depuis plusieurs années, Jean-Christophe Spinosi et son ensemble Matheus pour nous offrir chaque année quelques concerts prestigieux..
Évidemment il souligna ce « parcours culturel » de ces lieux d’exposition qui, toute l’année, nous permettent de découvrir nombre d’artistes, confirmés ou en devenir.
Il devait aussi souligner tous ces partenariats avec par exemple le festival de musique de Toulon, le festival de jazz de la Seyne, véritables passerelles entre musiciens et plasticiens et formidables lieux de rencontres.
Il devait aussi rappeler son bonheur de souvent aller au festival de Ramatuelle qui est « avant tout un rendez-vous, celui de l’amitié, celui de la fidélité à Jean-Claude Brialy, qui nous accueille à l’entrée de ce jardin, comme il trône sous le figuier du théâtre de verdure », festival, soulignait-il encore, où on va comme un rite initiatique, entre ciel et terre, entre mer et colline, offrant des moments privilégiés, des moments d’éternité, et saluant le travail remarquable de Cyrille Bruneau aujourd’hui exposé, qui illustre bien cette magie.
Cyrille, qui découvrait la Maison du Cygne avec surprise et admiration, étant très honoré d’exposer ses photos dans un tel lieu, lui qui se considère comme un simple photographe, maillon de la chaîne de ce festival, ces photos représentant la magie de ces deux lieux et la joie de partager ces beaux moments.

Jacques Brachet