Archives pour la catégorie Expositions

Six-Fours – Batterie du Cap Nègre
Tony FUSCO, un grand maître

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Tony Fusco est de la génération des Baboulène, Etienne, Anfonso, Tamari…
Cet Italien né en 1934 est venu s’installer en France, plus particulièrement à Toulon où, comme Baboulène, il fut décorateur de théâtre, particulièrement à l’Opéra.
Il fréquenta l’École des Beaux-Arts de Toulon et à partir de là, passionné et curieux, il va, de décennie en décennie, s’essayer à toutes les tendances, du figuratif à l’abstrait, du presque impressionnisme au contemporain . Et là où certains échouent, lui, traverse, les époques et les courants avec un égal bonheur, montrant, suggérant, jouant avec les couleurs car il est aussi un magnifique coloriste et un dessinateur hors pair. A admirer ses croquis qui, en quelques traits, nous offre un personnage, un paysage.

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On peut s’en apercevoir dans cette magnifique exposition de la Batterie du Cap Nègre à Six-Fours où toutes ses palettes (et même la vraie !) nous sont présentées pour montrer 50 ans d’un travail superbe, quelque époque que ce soit.
Il joue avec les harmonies, les couleurs et quel que soit le style et l’époque, il y a toujours une grande émotion qui s’en dégage. Emotion qui, me confie-t-il est nécessaire, même indispensable à cet artiste inspiré.
Selon la toile il se dégage du lyrisme, de l’intime, de la réflexion, de l’intuition, grâce à cette « quête de la petite lumière au bout du tunnel » nous dit-il encore.
Il travaille à l’inspiration du moment sans autre but que de créer, de jeter sur la toile ses impressions, ses coups de cœur, cette recherche d’univers différents afin de ne pas prendre racine dans un genre, un style et l’on suit son parcours, de toile en toile, de période en période, ni tout à fait un autre, ni tout à fait le même mais toujours avec la même sincérité, la même passion, la même maîtrise.

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En plus de 50 ans de travail (qui pour lui, n’est pas un travail), on découvre une œuvre véritable.
Quant à l’homme, il est d’une grande simplicité, et le rencontrer ajoute au plaisir de découvrir son œuvre. Vous pourrez vous en rendre compte si vous venez à sa rencontre le 4 mais prochain pour un « Art-Thé » où vous pourrez échanger en toute convivialité

Jacques Brachet
Exposition jusqu’au 26 mai à la Batterie du Cap Nègre.

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Six-Fours – Maison du Patrimoine
Un trio de choc pour une exposition inhabituelle

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Trois regards dans la même direction

Lorsqu’on arrive à la Maison du Patrimoine, l’on est tout de suite surpris au regard des toiles qui y sont exposées. Alors que, comme son nom l’indique, ce lieu est dévolu aux peintres dits « classiques », nous tombons sur des œuvres qui auraient tout à fait leur place à la Maison du Cygne tant elles sont beaucoup plus contemporaines et tout à fait adéquates au thème qui les réunit : « Abstraction et suggestion ».
Car cette exposition réunit trois artistes toulonnais : Philippe Teurnier, Patrick Pognant-Gros et Gilles Mazzeï.
Remarquables coloristes, ils sont de la -presque !- même génération et leur style se rapprochant, cela donne une exposition très homogène. Même si chacun a sa personnalité l’on en découvre des points communs comme l’énergie, l’expression, la spontanéité.

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Énergie de l’émotion pour Philippe Teurnier dont les couleurs explosent, traitées à l’huile, au couteau ou au pinceau. On y retrouve une certaine sensibilité et des réminiscences de sa propre vie. Une certaine nostalgie s’en dégage, mais une nostalgie joyeuse, donnée par ces couleurs lumineuses.
Patrick Pognant-Gros, lui est beaucoup plus abstrait mais lui aussi est attiré par les couleurs vives et vivantes qui se côtoient, qui s’opposent dans une déconstruction maîtrisée, de grands à plats qui s’entrechoquent et tourbillonnent.
Gilles Mazzei est peut-être le plus joyeux des trois dans une écriture à la fois plus figurative, plus naïve où, là encore, la couleur domine, accentuée par des dessins qui donnent naissance à des formes, des symboles, que l’on peut apercevoir lorsqu’on s’approche de ses toiles.
En fait cette exposition est placée sous le signe du plaisir, de la passion, de la joie et de l’exubérance de trois artistes aux personnalités bien affirmées dont le regard part dans la même direction pour nous offrir un travail à la fois spontané et contrôlé d’où en ressort la force et le caractère   de chacun.
A voir à la Maison du Patrimoine jusqu’au 5 mai.

Jacques Brachet

Toulon – Le Liberté : 33ème Thema : « Féminin-Masculin »

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Charles Berling et Pascale Boeglin-Rodier, co-directeurs du Liberté et de Chateauvallon

Chaque année, le Liberté propose un travail avec les jeunes autour d’un thème choisi en rapport avec les discriminations. Ce travail consiste à réaliser des courts-métrages autour du thème choisi et ce 33ème Théma est donc inscrit sur « Féminin-Masculin ». Grande question d’aujourd’hui où, même si le mariage pour tous est devenu une loi il est encore loin de faire l’unanimité, tout comme le transgenre, l »homosexualité, les travestis qui posent encore de nombreuses questions sur la normalité. Peut-on être un homme efféminé, une femme masculine ? Quelle part chaque être a de féminin ou de masculin ?
Y a-t-il une norme ?
Toutes ces questions vont donc être abordées au cours de ce Théma et nombre de personnalités viendront se joindre à Mme Christiane Taubira, qui sera la marraine de cet événement et présidera une table ronde le lundi 13 mai à 19h30, entourée d’artistes, de réalisateurs, d’intellectuels, de jeunes…
De nombreux films seront présentés tournant autour de ces thèmes, présentés par des réalisateurs, des conférenciers des chorégraphes, des photographes, qui, d’ailleurs, proposent leur travail au Liberté.

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Il s’agit de Stéphanie Renoma, styliste et photographe qui a créé avec sa famille la marque Renoma, d’où son pseudonyme. Styliste et photographe, ses modèles sont androgynes, ce qui l’intéresse particulièrement, et dans la mode et dans la photographie. On y retrouve une part de sensualité, de mystère, de glamour et d’érotisme, où hommes et femmes se mêlent dans un jeu de miroir, de faux-semblants.
Quentin Houdas s’est intéressé au phénomène « Queer » qui signifie, » étrange, bizarre » créé dans les années 2000 aux Etats-Unis, regroupant tous les genres sexuels. Et si la Gaypride représente tous ces genres, toutes ces identités dans une fête colorée et exubérante. Quentin Houdas a voulu montrer que dans tous les genres, il y a l’humain. il n’a pas voulu montrer des corps mais des personnages habillés de façon originale. Ses portaits ressemblent à des peintures des XVIIIème et XIXème siècles.
On pourra également découvrir au centre historique de Toulon, rue des Arts, des photographie d’Alejandra Carles-Tola, artiste espagnole basée à Londres où elle présente des vietnamiens masqués qui se distinguent justement par ces masques et une équipe de rugby féminine loin des stéréotypes qu’on se fait d’une sportive.
La sexualité dans tous ses états durant deux mois au Liberté

Jacques Brachet

Six-Fours : La peur s’installe à la Maison du Cygne

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Jean-Philippe Pastor, conseiller municipal,Gérard Eppelé, Pierre Pellizon, Dominique Ducasse, Franta, Dominique Baviéra.

Ils sont trois.
Trois artistes, trois amis depuis quelques années. Au cours de l’anniversaire de l’un des trois, ils émettent l’idée qu’il serait peut-être temps qu’ils se réunissent pour une exposition commune.
Le hasard faisant bien les choses, nous deux Dominique six-fournais, Dominique Ducasse, adjointe aux affaires culturelles et Dominique Baviéra, directeur du Pôle Arts Plastiques, cogitent une exposition ayant pour thème « la peur ».

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Les deux idées se rejoignent, le thème étant adéquat aux oeuvres de nos trois plasticiens.
Les voici donc installés jusqu’au 5 mai dans cette Maison du Cygne, magnifique écrin pour cette exposition impressionnante dans tous le sens du terme, aussi bien par le sujet évoqué que par le talent et la créativité des plasticiens : Franta, qui nous vient de Vence, Gérard Eppelé l’Arlésien, Pierre Pellizon, tout droit venu de Cabriès.
En dehors du sujet de l’exposition, ils ont en commun une idée de la liberté, de l’humanité et tous les sujets dont tous les hommes se posent question : la souffrance, la mort, la survie, l’identité… L’existence en général et surtout une indéfectible amitié.
Il y a fort longtemps que l’on n’avait vu réunis trois artistes en une telle osmose, nous proposant une exposition, certes, quelquefois difficile au premier abord, mais possédant une telle force qui amène beaucoup de questionnements sur l’Humain.

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Pierre Pellizon

Ce qui nous choque et nous attire en premier, ce sont ces sculptures de Pierre Pellizon, faites de force et de fragilité, la force venant de ces chiens faméliques et agressifs, tels des gorgones ou des chimères , la fragilité venant du matériau utilisé : de la terre cuite tout simplement, qui peut se casser à tout moment. Il nous propose également des sculptures sur racines dont il crée des personnages fantasmagoriques nommées « Homos Humus », à la fois mystérieuses, envoûtantes, saisissantes et effrayantes. Superbe travail de création.
Gérard Eppelé, sculpteur, peintre et dessinateur nous propose lui aussi des personnages fantastiques, frisant la science-fiction ou les films d’épouvante. Dans chacune d’elles on y ressent cette peur viscérale qui contraste avec la bonhomie de l’artiste. L’imaginaire devient imaginable, l’œuvre évoquant la peur bien sûr mais aussi le désespoir et la douleur. Le dessin est à la fois précis et impressionniste et en devient… impressionnant ! Ses personnages semblent cernés, enfermés dans un monde où l’on ne s’échappe pas, d’où l’angoisse latente que l’on retrouve dans chacun de ses tableaux.

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Gérard Eppelé  & Franta

Chez Franta le Tchèque venu s’installer en France, on découvre à la fois des animaux féroces, créature sauvages et violentes à mi chemin entre loups garous et félins et des personnages venus d’un autre monde, quelquefois inquiétants, quelquefois simplement, dramatiquement inquiets, tout comme l’est l’artiste devant le futur et la violence de tous les jours qui va crescendo.
On ne sort pas indemne de cette exposition à couper le souffle et on met du temps à s’en remettre, bizarrement grâce aux auteurs de ces créations qui sont de bons vivants, dont on sent la complicité, entraînés par le plus jeune des trois, Pierre Pellizon, qui a toujours un trait d’humour à envoyer… Ce qui nous rassure un peu devant ces œuvres à la fois tellement réalistes et fantastiques et pourtant si représentatives de notre vie d’aujourd’hui.

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A noter que nos trois compères vous donnent rendez-vous le samedi 6 avril à la Maison du Cygne pour vous rencontrer et parler de leur travail.

Jacques Brachet

Six-Fours : l’UR 13 invitée de l’UR PACA
pour le concours régional de l’audiovisuel

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C’est à Six-Fours, reçu par le club photo Ph’o’Azur, que l’Union Régionale 13 de photographie, invitée par l’Union Régionale PACA présidée par Mme Francine Chich, est venu sélectionner les diaporamas de ce concours régional, qui existe depuis plus de 25 ans.
En lice, 28 diaporamas représentant une dizaine de clubs de la région PACA.
Le jury était composé de Chantal Marchal, présidente de l’ODM de Marseille (Ne pas confondre avec l’Olympique de Marseille !), Marcel Boi, auteur et commissaire de l’UR13, Yves Demit, président du Club Photo Toucassin (Solliès-Toucas) et Daniel Rimallo du vidéo-club de Six-Fours.
Nos quatre jurés devaient donc sélectionner quatre ou cinq projections qui pourront représenter la région au concours national 1 qui se déroulera à Rouen les 12 et 13 avril.
Sachez que nos concurrents s’appellent des diaporamistes, même si l’on ne trouve pas encore ce mot dans le dictionnaire. Sur ces 28 montages présentés, bien évidemment il n’y a pas que des chefs d’œuvres mais, tous sujets abordés, nous avons vu quelques diaporamas de grande qualité et le jury en a sélectionné cinq.
A noter qu’au départ, seuls quatre d’entre eux sont officiellement sélectionnés mais, certains clubs photos régionaux n’ayant pas de diaporamistes, un cinquième peut être repêché pour participer au concours.

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Ainsi en ont décidé nos quatre jurés et les sélectionnés sont donc :
– Marc Pélissier, représentant le club IBM en pays d’Auge, qui nous a proposé « La glace », des photos somptueuses prises dans l’Antarctique. Il est un habitué des grandes manifestations photographiques et très souvent lauréat.
– Claude-Marie Auger, du club de Mouans-Sartoux, qui nous a offert un superbe film sur un couple magnifique d’éleveurs nomades de rennes au fin fond de l’Oural, sous le titre « La vie d’Yvan et d’Alexandra »

L'automne en Oural, visite et vie au milieu d'une famille Komis éleveurs de rennes - Alexandra, Tamara, Yvan et Dimitri - nature et paysages colorés.

– Anne-Marie Gimenez, du Club photo Marius de St Mître les Remparts, nous a émus en nous présentant « Un foulard dans la nuit », l’histoire du petit David, déporté avec son frère et ses parents et dont le foulard de sa mère est l’unique souvenir de celle-ci.
– Dominique Garcia, du club IBM Côte d’Azur, nous a offert de superbes « Silences d’hiver », des photos de paysages sous la neige dont ont sait la difficulté à réaliser et qui ressemblent, par leur finesse, à des oeuvres à l’encre de Chine.
– Renée Brachet (Non, ce n’est pas ma cousine !) du club Caméra de Cannes, a choisi, pour dénoncer la violence et la brutalité des spectacles de tauromachie, le montage de 178 peintures absolument magnifiques de beauté, d’élégance et de mouvement, sous le titre de « Danseuse ridicule », accompagnées de la chanson de Cabrel « La corrida ».

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Ainsi donc en a décidé le jury.
Les concurrents se retrouveront donc à Rouen parmi une soixantaine de concurrents venus de toute la France dont dix seront sélectionnés en coupe de France.
La concurrence sera dure et… que les meilleurs gagnent !

Jacques Brachet

Six-Fours – Maison du Patrimoine
Chantal SAËZ… Quand un bateau passe…

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Elle a le regard pétillant, le sourire permanent, l’énergie débordante.
Et par dessus tout ça, comme aurait dit Bécaud, elle a un talent fou et l’on est heureux de retrouver cette artiste, déjà venue exposer plusieurs fois à Six-Fours, qu’est Chantal Saëz.
Elle avoue être heureuse d’être exposée à la Maison du Patrimoine, lieu qui correspond totalement à son thème qui tourne autour de l’eau et des bateaux, intitulée « Barcos », ces barques qui sont à quelques mètres de l’exposition et dorment au soleil.
Cette ancienne enseignante est entrée aujourd’hui, et depuis quelque temps, de plain pied dans sa passion de la peinture, du dessin, de la sculpture.
Ici, comme son nom l’indique, elle s’est intéressée aux bateaux, barques et autres cargos, petits ou grand bateaux qu’elle nous offre sur petits ou grands formats et quelques installations présentées avec originalité.

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D’un côté de petits formats carrés reposent sur le sable, comme autant de coquillages échoués, d’un autre, une grande toile voyant des silhouettes ramassant tout ce que l’homme dégurgite sur nos plages et en dessous, tout ce qu’ils peuvent y trouver. Sans prôner quoi que ce soit sans être militante, elle constate et montre ce que peut devenir notre monde si l’on n’y prend pas soin.
Ses toiles sont fortes, puissantes, souvent dans des camaïeux de gris-bleus, l’on peut y voir des paysages houleux, des étraves de bateaux qui invitent aux voyages, des envols de mouettes, et tout à coup une toile est traversée d’un éclair de lumière où d’aplats plus violents, de jaune, de rouge…

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Curieux cheminement que celui de cette prof de théâtre qui s’est épanouie dans cette autre forme d’art qu’est le dessin, la peinture la gravure, la sculpture. Pour cela elle fut à bonne école avec son professeur aux Beaux-Arts de la Seyne, Véronique Pibarot qui était d’ailleurs à ses côtés pour ce vernissage, accompagnée également par Roger Lafont avec qui elle avait exposé à la Batterie du Cap Nègre.
Elle nous avoue devoir beaucoup à ces personnes ainsi qu’à Claude-Henri Pollet, disparu aujourd’hui, qui l’a beaucoup influencée et à qui elle dédie cette exposition. Sans oublier son mari, omniprésent dans sa vie, qui est toujours là pour l’encourager et la booster !
Curieuse de tout, elle aime tester, appréhender, s’essayer à des techniques mixtes, trouver divers supports pour créer, que ce soit des pierres, des objets divers ramassés ça et là, des tissus, de l’isorel, des toiles de toutes origines,de la terre, du bois… Je la soupçonne de récupérer des éléments échoués sur les plages !

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Avec Dominique Ducasse, Adjointe aux Affaires Culturelles, Véronique Pibarot, son prpfesseur aux Beaux-Arts de la Seyne – Roger Lafont

D’année en année, Chantal Saël bâtit une œuvre véritable, inspirée, originale, sensible, évocatrice et cette exposition nous le prouve, installée dans ce lieu qui ne pouvait pas mieux lui aller, près de cette mer qu’elle exprime avec bonheur, avec amour, véritable appel à de lointains voyages.
Moment de complicité avec l’artiste : une séance photo pas banale, où elle s’exprime tout autant avec son corps que lorsqu’elle a un pinceau au bout des doigts, sans rester en place une seconde.
Quel plaisir que ce moment de connivence au milieu de ses toiles d’où elle semble s’échapper !

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Jacques Brachet

Sanary – L’Atelier des Artistes : Nouvelle saison

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Vendredi dernier, le maire de Sanary, Ferdinand Bernhard et son adjoint à la Culture, Pierre Chazal, lançaient la saison de l’Atelier des Artistes.
Devenu aujourd’hui un lieu emblématique et incontournable de la vie culturelle de Sanary, non seulement il propose tout au long de l’année des expositions mais, comme son nom l’indique, il invite également quelques artistes en résidence dans les ateliers du premier étage, conçus pour les recevoir dans une atmosphère à la fois chaleureuse et bohème où, durant quelques mois, chaque artiste pourra créer dans une grande sérénité, avant de descendre au rez-de-chaussée exposer les œuvres qui y seront nées durant ce séjour hors du monde.
L’année 2019 va donc encore être une année de découvertes de plasticiens, pour la plupart de la région, et déjà, lors de cette soirée inaugurale, l’on avait un avant-goût de ce que seront les expositions à venir.
La première à ouvrir le feu sera Katleen Leroy, qui y installera ses œuvres en céramique du 2 au 27 février. Suivront, du 2 au 27 mars, Brigitte Robbe-Chabaud et, du 30 mars au 27 avril, Benoît Giujuzza, avant d’attaquer le printemps et l’été avec d’autres artistes dont nous vous reparlerons.
Cette année, les heureux colocataires de l’atelier, pour la première session, sont Catherine Saussine, Arlette Verrière, Charlott, Nicole Caturegli, Daniela Montes et Jertod. Il y sont installés jusqu’au 15 mai avant que d’autres ne viennent prendre leur place.
Vous pourrez donc les rencontrer tout au long de ces semaines en allant tout simplement visiter l’exposition et vous n’aurez qu’à monter l’escalier qui vous mènera à eux, découvrir les artistes en plein travail et discuter avec eux.

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Ferdinand Bernhard devait rappeler que le premier budget de la ville de Sanary était dévolu à la Culture, chose rarissime et nommer les galeries qui essaiment la ville, de cet atelier à l’Espace St Nazaire, en passant par la Maison Flotte, le Petit Galli, la Médiathèque, l’Office de Tourisme… Il devait ajouter un nouveau lieu : le Casino qui a ouvert ses portes voici quelques mois.
Il nous a également annoncé le retour d’un festival que tous regrettaient d’avoir perdu et réclamaient : les Floralies, ce grand et magnifique festival floral qui revient en force et qui se déroulera donc du 7 au 19 juin.
Enfin, autre belle nouvelle : la ville a décidé de lancer un concours de sculptures monumentales sur lequel les artistes sélectionnés travailleront à l’extérieur afin que le public puisse voir naître leurs œuvres qui, par la suite, prendront place dans Sanary pour agrémenter places, ronds points et autres lieux et embellir la ville. Nous y reviendrons également.
Comme on peut le voir, Sanary n’est pas que le plus beau marché de France ou l’un des plus beaux ports du Var mais c’est également une ville culturelle avec une ville-mécène qui propose toujours de grands moments d’art tout au long de l’année, en étant un phare de la vie culturelle.

Jacques Brachet
L’Atelier des artistes – 13, rue Lucien Gueirard – 83110 – Sanary
04 94 74 01 04

Toulon – Hôtel Départemental des Arts
Centre d’art du Var, 30 ans et après…

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La réalisation de cette exposition « 30 ans et après… » est un événement culturel de première importance par le fait qu’elle rend hommage à une association, Elstir, qui œuvre depuis 30 ans à la création artistique ; exposition qui permet également de nous familiariser avec la création artistique d’aujourd’hui. D’entrée on peut dire qu’elle sera un jalon de référence dans la création artistique de la région, et pas seulement.
Elstir, qui donne son nom à l’association, est le nom du peintre idéal inventé par Marcel Proust dans « A la recherche du temps perdu ».
C’est une association loi 1901 créée à Toulon le 17 janvier 1986, par le peintre Michel Dufresne, entouré de quelques plasticiens et amateurs d’art, ceux-là même qui, en 1983, avaient conçu avec le Docteur Gérard Estragon le « Rendez-vous Varois des Jeunes Plasticiens » à la Maison de la culture de Toulon. Le premier événement d’Elstir eut lieu en 1988.
Les objectifs d’Elstir sont « de promouvoir l’Art Contemporain dans toute sa diversité et de faire connaître les jeunes plasticiens ».
A l’occasion de cette exposition nous avons rencontré son Commissaire, Raoul Hébréard, plasticien français vivant dans le Var. Il est tout à la fois peintre, vidéaste, sculpteur, metteur en scène, performer, écrivain, éditeur. Il expose depuis les années 80. Ses interventions se comptent par dizaines en France et ailleurs.
Quels sont vos rapports avec Elstir ?
Je n’ai jamais ni postulé ni participé à Elstir en tant qu’artiste. Je suis allé voir une expo dans les années 90 mais je n’ai pas été intéressé. Par contre depuis la présidence de Valérie Duquesne, il y a une quinzaine d’années, j’ai trouvé la démarche plus intéressante. Les rapports sont devenus plus fréquents et plus intenses quand Valérie m’a confié que la Ville de La Garde ne voulait plus accueillir Elstir. Valérie était en recherche d’un lieu. Comme j’avais des ateliers d’art et d’informatique à Saint-Raphaël, et que j’étais inclus dans la ville de longue date, j’ai approché l’ADAC pour lui proposer d’accueillir Elstir, ce qui fut fait de bonne grâce. C’est alors qu’Elstir m’a demandé d’être président. Ce que j’ai accepté volontiers ayant une propension à regarder le boulot des artistes avec une acuité un peu particulière, pas dans la finalité du boulot, mais dans la perception de leur façon de travailler. Elstir a trouvé mes analyses pertinentes et m’a demandé si je voulais à nouveau assurer la présidence ; j’ai dit que je ne voulais pas être président à vie comme en Corée du Nord, mais que je voulais bien être membre du jury pour essayer de leur amener des directeurs de centres d’Art afin d’élargir le champ d’action et aider les artistes à se faire connaître. Cela les a intéressés.

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Comment et par qui est venue l’idée de fêter les 30 ans ?
Il y a trois ou quatre ans, Valérie Duquesne a émis l’idée de faire quelque chose pour les 30 ans d’Elstir. Au cours d’un vernissage à Aix-en-Provence nous avons rencontré Ricardo Vazquez, directeur de la Culture à l’Hôtel des Arts de Toulon, qui a été intéressé, et a finalement décidé d’héberger cette exposition à l’Hôtel Départemental des Arts. Et tout naturellement tous deux m’ont demandé d’être le commissaire de l’exposition, ce que j’ai accepté avec enthousiasme.
Je suppose qu’un tel projet est un travail immense et complexe. Tout d’abord comment s’est effectué le choix des artistes présentés ?
Je me suis d’abord intéressé à ce qui s’était passé à Elstir pendant ces 30 ans. J’ai été surpris par le nombre d’artistes qui ont postulé, qui ont été acceptés, nominés. Je me suis aperçu que parmi les artistes qui avaient été couronnés par des prix, un certain nombre avait abandonné, que d’autres n’avaient pas fait grand chose, bref le temps avait fait le partage. Alors nous avons choisi parmi les nominés, sans tenir compte des récompenses. Tout est relatif en art. Finalement nous en avons recensé 25 dont le travail avait un niveau suffisant pour passer à l’Hôtel des Arts, qui est un centre d’art national, voire international. C’est un centre d’art contemporain, qui a donc des exigences particulières. Mais est-ce que l’Hôtel des Arts pouvait accueillir 25 artistes. En accord avec le centre d’art nous avons décidé d’accueillir un seul artiste par salle, pour avoir un impact plus important. Je n’aurais pas accepté le commissariat avec plusieurs artistes par salle, on risquait le capharnaüm, le fourre-tout ; je n’en voyais pas l’intérêt.
Y eut-il un jury pour le choix final ?
Non. Après avoir vu les 25 artistes j’ai proposé une articulation pluri-disciplinaire, c’est-à-dire que toutes les pratiques de l’art contemporain soient représentées : peinture, dessin, sculpture, installation, photo, vidéo. Afin de composer un voyage dans le territoire de l’Hôtel des Arts où l’on pouvait être surpris par chaque pièce, par les disciplines différentes et l’engagement des artistes. Cela s’est fort bien passé. Les artistes m’ont fait confiance, dans un dialogue fort intéressant. Il faudrait demander aux artistes ce qu’ils en pensent, évidemment. Mais grosso-modo tout monde était d’accord sur le principe. J’assume totalement la responsabilité des choix. Il est certain que parmi ceux qui n’ont pas été choisis il y a des mécontents. J’avais 12 salles à ma disposition j’ai donc choisi 12 artistes.
Si j’ai bien compris les œuvres ont été conçues spécialement pour cette exposition ?
Oui. On ne voulait pas exposer des œuvres d’atelier, ou qui avaient déjà été exposées, mais faire une création par salle, chacune réalisée pour l’Hôtel des Arts. Il n’y a donc que des œuvres originales.
Quel a été le temps imparti pour ces créations ?
Environ un an et demi. J’avais carte blanche pour dialoguer avec les artistes. J’ai agi en commissaire d’exposition, c’est-à-dire que je ne me suis occupé ni de la technique, ni de l’administration, mais quand il y avait un problème je faisais le relais avec l’institution. C’était des dialogues très riches avec la plupart des artistes.

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Je suppose qu’il faut du métier pour « accorder tous ces violons » ?
J’ai déjà une grande expérience des installations, des accrochages, de l’écriture sur les œuvres d’artistes, et des mouvements divers. L’accrochage est très important pour donner à une œuvre tout son poids expressif. Il faut surtout maîtriser le rapport à l’éclairage, c’est le plus important.
Certains artistes sont sensibles à l’éclairage et m’ont aidé dans la mise en lumière de leurs œuvres. D’autres y étaient moins sensibles, ils ont découvert l’importance de la chose, si bien que nous avons pu aboutir en travaillant ensemble.
Paradoxalement c’est comme si j’avais fait une exposition personnelle. Les rapports entre tous les participants ont été très riches d’échanges et j’en retire un plaisir immense. Les moments d’accrochage, dans le partage du travail, ont été les plus forts quant aux rapports humains. Je faisais le lien entre les artistes qui ne se connaissaient pas. J’ai été étonné par la fluidité, par l’ambiance qui régnait entre nous, très chaleureuse.
Dès le premier abord on s’aperçoit que l’Hôtel des Arts a été pris dans son ensemble, que chaque pièce est un élément du tout. Au point de vue technique, comment cela s’est-il passé ?
Les techniciens ont été formidables, pas avares de leur temps, donnant le meilleur d’eux-mêmes. J’ai senti qu’ils prenaient plaisir à faire ce travail. J’ai rarement rencontré une telle aide pour un accrochage. Des supers mecs, et filles ! A l’écoute et super professionnels.
Merci à Céline Ricci, responsable HDA, Geneviève Cini, responsable de la mise en œuvre, Gérald Driancourt, agent technique, et Laurent Dene, régisseur et leurs équipes.
(On peut se rendre compte du travail à la vue des photos.)
Y aura-t-il un catalogue de l’exposition ?
Oui, Valérie Duquesne s’est battue pour faire éditer un catalogue qui devrait paraître mi-janvier. Un catalogue qui va montrer le travail in situ, avec les photos des œuvres de l’exposition. On s’est posé la question des textes : est-ce que les artistes demandent à des personnalités des arts de leur écrire un texte, idée retenue. Et chaque artiste a produit un texte court pour se présenter.
Qui a eu l’idée du titre : » 30 ans et après »…
C’est moi qui l’ai trouvé, c’est venu dans la discussion. J’ai dit Elstir a 30 ans, mais est-ce que ça va continuer?
Je voudrais ajouter que l’action de Valérie Duquesne est pour beaucoup dans la réussite de cette exposition.
Je voudrais aussi saluer et remercier le directeur de l’Hôtel Départemental des Arts, Ricardo Vazquez, qui m’a fait une confiance absolue et a tout mis en œuvre pour faciliter le travail.

Serge Baudot

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Rien de mieux pour donner une image complète des idées qui ont amené à la réalisation de cette exposition, et des buts à atteindre, que de citer une partie du texte de présentation du Commissaire de cette exposition :
« Aujourd’hui l’exposition à l’Hôtel des Arts de Toulon, reflète par le choix des artistes sélectionnés, un panorama transgénérationnel de la pratique artistique. L’absence d’une thématique particulière de l’exposition, procure une lecture et une connaissance précise des travaux de chacun des douze artistes. L’Hôtel des Arts par son architecture (neuf salles fermées, deux larges corridors et un grand escalier) dresse un “territoire“ où l’idée d’un Voyage/Promenade pluridisciplinaire s’exprime comme une évidence. Comme commissaire de l’exposition, j’ai voulu en accord avec l’équipe de l’Hôtel des Arts, présenter différentes disciplines de la pratique artistique. Les douze artistes sélectionnés témoignent de ce vaste paysage des possibles. Ils présentent tous des pièces inédites et produites pour cette manifestation. Installations/Sculptures, Peintures, Dessins, Vidéos, Photographies sont au rendez vous. La multiplicité des univers proposés, au-delà de leur propre identité plastique, perceptuelle, temporelle, générationnelle, offre une globalité de lecture où la linéarité s’absente. J’ai voulu par l’attribution des espaces de création à chacun des artistes, produire une écriture de l’exposition qui puisse proposer au visiteur de devenir l’acteur de son propre Voyage/Promenade, en pénétrant l’architecture de l’Hôtel des Arts ».
Raoul Hébréard – octobre 2018

Artistes invités : Paolo Boosten, Florian Bruno, Corinne De Battista, Léna Durr, Jérémy Laffon, Sophie Menuet, Alain Pontarelli, Cédric Ponti, Johanna Quillet, Nicolas Rubinstein, Moussa Sarr, Solange Triger
Exposition à Hôtel Départemental des Arts, Centre d’Art du Var – 236 Bd Maréchal Leclerc, Toulon. Visible jusqu’au 24 février 2019 du mardi au dimanche de 10 à 18h
Entrée libre. Tel : 04 83 95 18 40

 

Toulon -Le Liberté, scène nationale
THEMA #31 – Le corps, j’adore.

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Présentation rituelle du Théma #31 par Pascale Beoglin-Rodier, co-directrice des théâtres Liberté et Châteauvallon, et par Thiphaine Samson, responsable des programmations thématiques en compagnie de deux artistes, Régine Chopinot (chorégraphe) et Hildegarde Laszak (visual artist).
Ce nouveau Théma est consacré au corps, au corps humain bien sûr. « Le corps, j’adore ». Belle idée car nous vivons avec notre corps jusqu’à la mort, nous vivons aussi en compagnie du corps des autres. Quand on parle du corps humain, c’est de la partie matérielle de l’être animé dont il s’agit, mais on ne peut s’empêcher de penser à la partie immatérielle, l’âme, ou l’esprit, au choix ; l’un ne va pas sans l’autre. Encore qu’un cadavre soit aussi et encore un corps. Ce Théma va donc mettre en lumière quelques visions et fonctions du corps, d’une façon élogieuse. Il s’agit « d’explorer le corps dans son aspect ludique et merveilleux ».

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Expositions dans le Hall du Théâtre :
Denis Rouvre, né en 1967 à Bagnolet, est photographe. Il a exposé dans les plus grandes galeries à travers le monde et obtenu nombre de prix prestigieux. Il montre de grandes photos couleurs, disons bistre, de Sumos, prises juste après le combat, donnant à voir la sueur, la fatigue, les muscles tendus par l’effort, les visages exprimant tant de choses après la bataille.
Et également une série de vidéos intitulées « Lamb, Black Eyes, Co-Incidence » qui montre en action des lutteurs sénégalais avec tous leurs rituels, et des dessins qui noient les corps dans les couleurs.
Hildegarde Laszak, qui vit à Toulon, expose des dessins de personnages griffonnés, souvent accompagnés d’une phrase, ou d’un cours dialogue d’un humour décapant.
Une exposition participative intitulée : « Et les yeux dans les yeux, la main dans la main », car ce sont les dernières parties du corps qui restent visibles quand on cherche à tout cacher ». Encore que pour la main il existe les gants, des lunettes pour les yeux, des cagoules pour le visage ! Ce sont de grandes photos qui montrent des mains, des yeux, offerts à la photo par une soixantaine de personnes du public, des artistes et de l’équipe du Liberté. Visions assez troublantes.
Au cours des deux mois de ce Théma #31 on pourra voir des films avec rencontres : « Une jeune fille de 90 ans » de Valéria Bruni Tedeschi et Yann Coridian, – « La force de la parole » de Jean-Baptiste Warluzel suivi d’une rencontre avec l’auteur et la chorégraphe Régine Chopinot qui vit maintenant à Toulon – « Ballerina » d’Eric Summer et Eric Warin – « Million Dollar Baby » de Clint Easwood – « Parfaites » de Jérémie Battaglia – « A mon âge je me cache encore pour fumer » de Rayhana – « Vent d’est » de Szomjas György suivi d’une rencontre avec Philippe Berling, metteur en scène, et Miquèu Montanaro, Nikè Nagy, musiciens – « Sportif par amour » de Buster Keaton ;
De la danse au Mardi Liberté du 18 décembre « Prossimo + grande leçon participative » avec BNMNEXT Ballet National de Marseille.

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Du jazz au Mardi du 15 janvier avec Nicolas Folmer à la trompette en duo avec le pianiste Hervé Sellin.
Une conférence, « Souci de soi au corps augmenté : Philosophie de l’excellence corporelle » par Isabelle Queval.
Une table ronde « Où sont les limites du corps » avec différents intervenants haut de gamme.
Sans oublier un atelier de Danse Clubbing avec Kubilaï Khan Investigations.
Et pour terminer les festivités « la Nuit Liberté » le 25 janvier à 22 heures avec le DJ Set Yaguara dans « Satellite of Love » pour la fête des corps. Une nuit qui se veut « Politiquement incorrecte et diablement festive ».

Serge Baudot
Programme détaillé et renseignements www.theatre-liberte.fr, Tel : 04 98 00 56 76 – et dans les lieux de diffusion habituels.

Six-Fours – Maison du Patrimoine

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Olivier Bernex est devenue un « sociétaire » de la ville de Six-Fours. On ne compte plus les expositions qu’il y est venu présenter, à tel point que nos deux Dominique, Dominique Ducasse, adjointe aux affaires culturelles et Dominique Baviera, responsable du Pôle Arts Plastiques le revendiquent comme ami et complice.
Le revoici donc investissant la Maison du Patrimoine… Du moins ses toiles car il n’était pas présent au vernissage pour cause de pénurie d’essence, à la grande déception de nombre de ses amis et admirateurs qui avaient pu se déplacer.
Cette Nième exposition donc, a pour intitulé « Sériations », qui regroupe un parcours d’artiste hors du commun, dont les toiles sont d’une force inouïe, pour ne pas dire d’une grande violence.
Il nous propose une œuvre riche mais tourmentée, qui doit refléter le personnage.

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C’est une œuvre forte, énergique, quelquefois rageuse, je dirais même apocalyptique, qui représente le monde dans lequel il semble vivre avec encore plus d’acuité que nous. Il est quelquefois difficile de soutenir le regard de certaines de ses toiles et pourtant elles nous hypnotisent, comme si l’on regardait la scène insoutenable d’un film dont on se cache les yeux d’une main, tout en écartant les doigts pour ne pas perdre le fil.
Et plus on entre dans la toile, plus on y découvre un tas de choses, personnages, symboles qui nous apparaissent en filigrane. On a du mal à s’en détacher, on est troublé, interrogatif, dérangé, attiré malgré tout par la beauté du geste, la technique, les couleurs, les impressions qui nous font entrer dans l’intimité de l’artiste dont la sérénité est loin d’être évidente, dans une dimension très personnelle, à la fois violente et sensible dont on entend le cri dans le silence. Comme ces toiles qui explosent à la figure, de campements de Roms où l’on découvre la détresse humaine sans que l’humain n’y apparaisse.

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On sort de l’exposition douché, assommé par ces images d’une rare intensité.
C’est loin d’être une exposition de tout repos même si l’œuvre d’Olivier Bernex est magistrale.

Jacques Brachet