Archives pour la catégorie Evénements

Aix-en-Provence – Samedi 20 octobre de 9h30 à 17h30
7ème salon Studyrama des Grandes Écoles
(Commerce, Ingénieurs, Art)

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Le salon Studyrama Grandes Écoles (Commerce, Ingénieurs, Art) d’Aix-en-Provence est le rendez-vous incontournable pour trouver sa Prépa ou sa Grande Ecole de Commerce, de Management, d’Ingénieurs ou d’Art. Il réunit toutes les formations admissibles après un Bac, une Prépa, ou un Bac+2/3, et d’aider les étudiants à trouver leur école dès le début de l’année scolaire.
Bachelors, PGE, Master, MS, MBA, MSC… Tous les programmes des grandes écoles seront représentés. De nombreuses grandes écoles (de commerce, d’ingénieurs, d’art …) et prépas seront présentes pour proposer des formations post-bac et en admission parallèle. Les visiteurs pourront ainsi s’informer sur ces cursus prestigieux, sur les modalités pour y accéder et découvrir les métiers auxquels ils préparent.
Dois-je intégrer une classe préparatoire ou une école post-bac ? Choisir directement un cursus en 5 ans ou intégrer un Bachelor en 3 ans ? Intégrer une école par la voie des admissions parallèles ou poursuivre en MS, Master 2 ou MBA ? Faire une formation en initial ou en alternance ? Quelles sont les différences entre les concours ? Les visiteurs trouveront les réponses à leurs interrogations lors du 7e salon Studyrama des Grandes Écoles (Commerce, Ingénieurs, Art) d’Aix-en-Provence qui réunira toutes les formations, admissibles après un Bac, une Prépa, ou un Bac+2/3. Avec plus de 5 200 visiteurs en 2017, cet événement est le rendez-vous à ne pas manquer pour trouver sa formation !

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Les « Plus »
Tout savoir sur les banques d’épreuves Des spécialistes renseigneront les visiteurs sur les classes préparatoires privées et les différents concours d’entrée des écoles. Le guide Studyrama des Grandes Écoles sera remis gratuitement à tous les visiteurs dès l’entrée du salon. Des conférences thématiques, animées par des spécialistes de l’orientation, sur des thèmes tels que l’Alternance, les Grandes Écoles… Moments privilégiés pour échanger et dialoguer, ces conférences apporteront des réponses pratiques à des questions clés. Le programme des conférences sera bientôt disponible sur Studyrama.com/salons/aix Ateliers d’Orientation Ton Avenir « Les 10 critères pour choisir sa grande école » Des conseillers Ton Avenir échangeront avec les étudiants pour les aider à trouver le type d’études et d’école les plus adaptés à leur profil.

Le salon
40 établissements présents : Prépas, Ecoles de commerce, Ecoles d’ingénieurs… – 5 200 visiteurs l’an dernier – 4 conférences
Centre de Congrès – 14 Boulevard Carnot – 13100 – Aix-en-Provence
Info pratique : invitation gratuite à télécharger sur Studyrama.com

La Ciotat – L’Eden : 113 ans… + 5 ans !

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C’est en effet en 1899 que les Frères Lumières ont créé le premier cinéma du monde avec ce fameux train entrant en gare qui a fait frémir nombre de spectateurs se voyant déjà écrasés par lui !
L’Eden, donc, fait aujourd’hui partie des monuments historiques mais durant une période, il est tombé en ruine. Il a fallu toute la volonté d’une Mairie qui voulait le voir renaître de ses cendres. et grâce à son maire, Patrick Boré et son adjoint aux affaires culturelles, Jean-Louis Tixier, voici 5 ans, tout neuf, tout rouge, tout pimpant, il a ré ouvert ses portes aux spectateurs.
5 ans, ça se fête et c’est ce qui s’est passé ce mardi 9 octobre où une soirée fut offerte aux Ciotadins . Soirée en deux parties où en prélude, Jean-Louis Tixier présenta des films souvenirs, des films familiaux, des films d’archives d’une ville qui a connu ses hauts et ses bas, d’un chantier qui a périclité avant de renaître lui aussi, de deux guerres qui l’ont blessée et qui s’est toujours relevée, devenant aujourd’hui la ville du cinéma grâce aux frères Lumière, à Michel Simon qui y a vécu, grâce aussi à des gens comme le réalisateur Olivier Dahan, dont on va reparler.

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Sous le regard des frères Lumière – Jean-Louis Tixier et son équipe

Ce film est fait de petits films auxquels nombre de ciotadins ont participé en fouillant dans leur greniers, retrouvant des instants de vie familiale, de témoignages, aidés aussi par la Fondation Gaumont-Pathé qui a retrouvé quelques archives et les ont offertes à la Mairie.
Jean-Louis Tixier en a fait bon usage en collaboration avec Thierry Mabily, responsable des archives de la ville, André Simien, président du Ciné Club Amateur de Provence et Georges Véra, photographe, caméraman, technicien numérisation, président de l’association Tout Visuel. Ils ont réalisé un travail colossal et déjà imaginé deux films, un troisième étant en préparation.
Nous avons pu découvrir le second, courant sur la période de 1911 à 1960, avec entre autres, le lancements de grands paquebots, des images inédites de la Libération de la Ciotat, des images de Ray Ventura inventant le clip, sur le succès « Qu’est-ce qu’on attend pour être heureux », tourné à la Ciotat et des images émouvantes de Michel Simon se promenant dans la ville, se baladant en bateau, recevant Henri Langlois alors président de la Cinémathèque, les premiers communiants, les mariages, les parties de boules lyonnaises avant de devenir la pétanque… Bref , 50 ans d’une vie de tous les jours avec ses épisodes dramatiques, drolatiques et très émouvants pour les anciens qui ont retrouvé des souvenirs pas si lointains.

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Après un apéritif succinct, Jean-Louis Tixier recevait un réalisateur né à la Ciotat : Olivier Dahan, réalisateur de « La Môme, « Les rivières pourpres », « Grâce de Monaco », mais aussi réalisateur de nombreux clips pour Mylène Farmer, Renaud, Cabrel, Zucchero, France Gall, les Cranberries et bien d’autres. Il fut aussi le metteur en scène de l’opéra-rock « Mozart ».
Il nous présenta, avec toujours son éternelle casquette vissée sur la tête, un film tourné en 2010 aux Etats-Unis « My own love song » en version sous-titrée, réunissant René Zeelweger, Forest Whiteker, Nick Nolte… Un film très émouvant et très musical.
A noter que l’Eden a reçu mercredi 26 septembre à Deauville, lors du 73e Congrès de la Fédération Nationale des Cinémas Français, une mention spéciale du prix CNC de la salle innovante 2018 en présence de Frédérique Bredin, présidente du CNC – Centre National du Cinéma et de l’image animée.
Le jury, présidé par Laura Smet a tenu à récompenser l’Eden à travers son exploitant Michel Cornille, Président des Lumières de l’Eden, pour sa capacité à allier tradition et modernité à travers la mise en valeur résolument moderne d’un patrimoine historique exceptionnel.
Une belle reconnaissance pour le plus ancien cinéma du monde à la veille du 5e anniversaire de sa rénovation, que Michel Cornille a tenu à partager avec toute l’équipe de l’Eden, salariés et bénévoles, ainsi qu’avec ses partenaires et les adhérents des Lumières de l’Eden.
Une belle soirée encore, au cours de laquelle Jean-Louis Tixier a lancé un appel à tous ceux qui pourraient avoir, sommeillant dans leurs greniers, des films familiaux qui sont le témoignage de nombreuses vies mais surtout un patrimoine qu’il faut garder, protéger, rénover afin que celui-ci ne parte pas dans les oubliettes.

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Jacques Brachet

TOULON – GC32 TPM MED CUP

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Du 11 au 14 octobre, Toulon et la Métropole TPM accueillent la grande finale de la course GC32, avec en lice un bateau aux couleurs de TPM ! Pendant 4 jours, les spectateurs sont attendus nombreux sur les plages du Mourillon pour admirer le spectacle sur l’eau et dans le village ouvert à tous.
Depuis plus de 10 ans, TPM est en effet l’initiateur et l’animateur de grands événements et actions dans le domaine maritime, en accueillant deux Tall Ships Regatta en 2007 et 2013, en soutenant des courses de notoriété internationale comme la Sailing World Cup ou le Tour de France à la Voile et en accueillant la seule escale française des Louis Vuitton America’s Cup World Series en 2016. Cette année aussi, des voiliers légendaires, l’Hermione et le Belem, ont fait escale dans notre rade.
Aujourd’hui, c’est tout naturellement que TPM accueille et participe à la GC32 TPM Med Cup : un évènement nautique qui verra l’élite de la voile sur ce plan d’eau exceptionnel qu’est la rade.
La métropole confirme ainsi son ambition maritime. Pendant 4 jours, TPM va offrir un spectacle et un village gratuit et ouvert à tous. Les bateaux seront au plus près de spectateurs sur le plan d’eau de la rade devant les plages du Mourillon.
Des catamarans volants à Toulon
Après la seule étape française de l’América’s Cup en 2016, TPM accueille cette fois les catamarans volants de la classe GC32. Les équipages et spectateurs vont partager les frissons autour d’une des classes les plus rapides du monde sur l’eau, avec des voiliers à foils défiant la gravité. Deux des plus grands skippers de l’America’s Cup vont se retrouver en compétition à Toulon : Sir Ben Ainslie et Franck Cammas, leader actuel du GC32 Racing Tour 2018 à bord de Norauto powered by Team France.

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Un site unique ouvert à tous
Regroupant sur le même site des plages du Mourillon à l’Anse Tabarly, l’ensemble des facettes de la manifestation (voiliers au port – zone technique – villages grand public et partenaires), l’événement sera avant tout destiné au grand public avec un accès gratuit au spectacle le long des digues. 
La zone de course principale sera en rade des Vignettes face aux digues et aux plages du Mourillon, très visibles du littoral. En mer, des zones de sécurité avec des distances raisonnables : 100 à 150 mètres permettant le suivi des bateaux.
Régates: du jeudi 11 au samedi 13 octobre de 13h à 16h ; dimanche 14 octobre de 12h à 16h.
Un village grand public, ouvert de 11h à 21h du jeudi 11 au samedi 13 octobre et de 11h à 18h le dimanche 14 octobre, avec de nombreux exposants, proposera des animations (baptêmes nautiques, modélisme naval, groupes de musique) et un écran géant permettant de suivre la course en direct avec un commentateur (Sébastien Destremeau, skipper du Vendée Globe).
Un stand mutualisé (TPM, Département, ville de Toulon, Office de Tourisme Intercommunal) « promotion du territoire » sera présent au cœur du village.
Temps forts
Jeudi 11 à 17h: présentation officielle des équipages
Dimanche 14 à 17h: remise des prix de la GC32 TPM MED CUP

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Un équipage aux couleurs de TPM
Afin de porter les valeurs de la Métropole tournées vers le nautisme et la mer, TPM a souhaité engager un bateau et un équipage dans cette course. 5 marins de cette équipe ont participé au Tour de France à la Voile en 2013 et 2014 et courront dans la finale française de cet événement majeur de la voile internationale, à bord du GC32 mis à disposition par le grand marin français Sébastien Rogues.

Infos pratiques
www.metropoletpm.fr/GC32Toulon
@metropoleTPM – @TPMmedcup

Charles AZNAVOUR
Et s’il n’en restait qu’un…

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Après Brel, Ferrat, Trenet, Ferré, Béart, Bécaud… il n’en restait qu’un et c’était lui, Charles Aznavour, grand parmi les grands, qu’on croyait immuable, éternel… Et le voilà qui nous quitte alors qu’il revient de tournée au Japon, qu’il prépare un livre, une comédie musicale pour Zaz, qui a encore mille projets dont celui de fêter ses 100 ans place de la Concorde.
Tout ça ne se fera pas et il reste aujourd’hui une grande fêlure dans la chanson française et même internationale.
On a dit beaucoup de choses sur lui, avant son succès planétaire et même après.
Quant à moi, je garderai des souvenirs magnifiques d’un homme simple, accessible, fier de son parcours – et il le pouvait ! – et nos rencontres furent toujours chaleureuses, amicales.
C’est par une grande chance que je le rencontrai pour la première fois. Devant passer à Toulon, je tente sans trop d’espoir un moment d’entretien pour une interview.
J’appelle donc les bureaux de son producteur, Levon Sayan et je tombe sur une voix familière : celle de Rosy, la cousine de Dalida, avec qui j’avais des liens d’amitié, puisque j’étais amie avec la chanteuse qui était décédée quelques mois auparavant. Elle travaillait désormais pour Charles et ce lui fut facile de me bloquer un rendez-vous… car à l’époque on pouvait encore rencontrer les artistes sans passer par le phoning qui est devenu le seul lien avec eux aujourd’hui, ou presque.

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A l’heure dite, il m’attend dans la loge et je me trouve devant un homme volubile, heureux de parler, d’une grande simplicité. Très vite le courant passe. A tel point qu’à la fin de notre entretien il me dit : « Ca fait plaisir de rencontrer un vrai journaliste professionnel, qui sait de quoi il parle, qui sait poser les questions ». Et sur ce, il ouvre une bouteille de vin et nous partageons un verre tout en continuant de converser.
Je le rencontrerai plusieurs fois car de ce jour il ne m’a jamais refusé un moment d’entretien lorsqu’il passait dans les parages. Il m’invita même à la première d’un de ses films à Paris « Pondichey, dernier comptoir des Indes ».
A l’époque, j’organisais le prix Raimu à Cogolin et je lui demandai s’il voulait bien recevoir ce prix en y venant. Il me dit qu’il serait très fier car Raimu était l’un des grands comédiens qu’il admirait. Il me donna donc ses coordonnées afin de régler ça au moment voulu. Ce que je fis en lui proposant évidemment de prendre ses frais en charge. Ce qu’il refusa car il était honoré qu’on pense à lui et qu’il avait de quoi loger à St Tropez.

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Et il vint, en toute simplicité, recevoir son prix des mains de Maritie et Gilbert Carpentier, que j’avais également invités. Nous passâmes une délicieuse journée avec aussi Jo de Salernes qui était son ami et dont il avait eu la délicatesse de me demander si on pouvait l’inviter. Ce que je fis avec plaisir. L’on présenta son film, il y eut un débat en sa présence et le jeune comédien Frédéric Gorny que nous avions également invité, puis on visita le Musée Raimu en compagnie de Catherine Rouvel qui était aussi notre invité.
Nous nous retrouvâmes souvent sur les tournées, à Toulon, à Marseille, à Ramatuelle, au festival de Cannes pour la projection du film « Ararat », et un jour par hasard dans la maison de Levon Sayan, qui était tenue par un couple d’amis qui nous avait invités.
En visitant le jardin, on le retrouva sur un fauteuil en train de lire un journal. On se salua amicalement.
Mes deux dernières rencontres furent à Toulon. D’abord au Zénith où nous avions rendez-vous à 17 heures. Il arriva à 19h, pour cause de problèmes. Désolé de ne pas pouvoir faire l’interview, il me proposa de le retrouver le lendemain à 11h au Sofitel de Marseille. Je trouvais cette attitude incroyable, alors qu’avec la carrière qu’il avait, une interview de plus ou de moins d’un » journaliste de province » (Comme certains nous appellent), n’aurait rien changé à sa vie. On bavarda amicalement durant une heure et au moment de partir il me dit : « Puisque vous êtes là, déjeunons ensemble ». Ce que je ne refusai pas, évidemment !
Certains artistes d’aujourd’hui qui se considèrent comme des stars dès leur premier (et quelquefois le seul !) devraient prendre exemple sur Charles Aznavour, qui respectait aussi bien son public que les journalistes qui pourtant, pour certains, ne furent pas tendres avec lui.

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Enfin, la dernière rencontre fut encore à Toulon à la Fête du Livre où les interviews avec les journalistes avaient été triées sur le volet et dont je faisais encore parti. Il m’offrit son dernier livre avec un très joli mot que je garde précieusement.
Avec Charles Aznavour, je n’ai que de beaux souvenirs que je garderai toujours avec moi avec émotion.

Jacques Brachet

La Seyne-sur-Mer… Un petit air de Russie

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Agnès et Sacha Vikouloff, Paulina et Génia Leriche, Georges et Marie Klimoff

Que font les Russes lorsqu’ils se retrouvent ? Ils chantent.
Qu’ils soient chez eux ou ailleurs, ils chantent.
Georges Klimoff, s’il est seynois, n’a jamais oublié ses origines et dès qu’il parle de la Russie, son regard s’allume. C’est lui qui, lorsqu’il est venu se reposer quelques jours à Bendor, a accueilli et servi de traducteur à Youri Gagarine. C’est d’ailleurs grâce à lui qu’aujourd’hui une place porte son nom sur cette île varoise.
Il fait partie de nombreuses associations et l’un de ses lieux favoris est devenu l’hôtel la Farandole à Sanary, tenu par des russes avec qui il organise des échanges franco-russes en recevant des artistes peintres venues de cette lointaine contrée, en faisant se rencontrer deux cosmonautes, le français Jean-Pierre Haigneré et le russe Oleg Kotov, voici quelques mois.
Chez lui tout respire la Russie et son épouse, Marie, s’est mise au diapason.
La communauté russe dans le Var est importante et nombre d’en eux sont des artistes.
Artistes que l’on retrouve de temps en temps chez Georges et Marie où chacun y va de ses chansons empreintes de nostalgie et de joie mêlées.
C’est ce qui s’est passé samedi soir où nos amis nous avaient conviés à une soirée aussi amicale que musicale où les langues russe et française se mêlèrent allègrement mais où la musique fut uniquement russe, pour notre grand plaisir.

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Tout d’abord Génia Leriche, qui vint, avec sa fille Pauline, vêtues du costume traditionnels, nous chanter une belle berceuse, leurs voix à l’unisson faisant frissonner les inviter. Génia est la fondatrice à Toulon de l’Ecole Russe qui enseigne théâtre, musique, danse. Elle est diplômée de musicologie du Conservatoire de Kazan, en Russie, s’est spécialisée dans l’Opéra et, si elle est d’une grande modestie, elle est aussi un puits de sciences musicales.
Et voici Sacha et Agnès Vikouloff, qui sont chanteurs et musiciens. Ils ont fait, durant quinze ans, les beaux soirs d’un cabaret russe mythique à Paris, hélas aujourd’hui disparu « Raspoutine ». Ils chantent un peu partout en France et, s’ils vivent entre Montmorency et le Mourillon, à Toulon, il se peut que, sous peu, ils viennent définitivement s’installer dans notre région.
Chanter est leur respiration et ils nous ont offert, au son de leurs deux guitares, des chansons traditionnelles qui ont soulevé ce mini-public, qu’il soit français ou russe.
Encore un joli moment, un moment suspendu, dans la fraîcheur d’une soirée dont l’été ne finit pas.

Jacques Brachet
Photos Monique Scaletta

Toulon – Conservatoire TPM – Métropole
Une nouvelle années sous de beaux auspices

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Le Conservatoire de Toulon est un splendide établissement d’enseignement artistique qui possède aujourd’hui 11 sites sur la métropole, qui accueille 3600 élèves, 200 enseignants, 80 disciplines entre théâtre, danse, musique et discipline rare et originale, le cirque.
C’est, nous confie Yann Tanguy, adjoint aux Affaires Culturelles un établissement fondamental de l’offre culturelle de notre région, qui propose quelque 140 actions, des initiations, des échanges, des master class, des conférences, des productions d’élèves, une médiathèque et, grâce à un très bel auditorium, nombre de manifestations publiques afin de faire découvrir des artistes en herbe qui deviendront des professionnels. L’an dernier le conservatoire a reçu 13.000 spectateurs.
Régis Laugier, directeur adjoint du conservatoire, nous précise que chaque année trois appels à projets sont proposés par l’ensemble des enseignants : Le Festival d’Automne , qui se déroulera cette année du 23 novembre au 8 décembre, éclaté à Toulon, Hyères, le Pradet, la Garde. Ce sera sa cinquième édition. Ce festival proposera 11 projets autour de la thématique « Oeuvres majeures à l’aube du XXème siècle ». C’est une programmation éclectique qui rendra particulièrement hommage à Claude Debussy dont on célèbrera le centième anniversaire de sa disparition. Durant ce festival, les scolaires interprèteront « La Marseillaise » de Berlioz.
« Transmission » est un hommage à un compositeur vivant reconnu pour son oeuvre. Cette année, entre Janvier et mars, l’invité d’honneur sera Rhys Chatam, célèbre compositeur américain, auteur de nombreuses oeuvres dites « minimalistes » et ses « orchestres pour guitare », ayant sorti une quinzaine d’albums. Une soirée en sa présence, présentant son oeuvre et celle d’autres compositeurs sera donnée au Théâtre du Rocher à la Garde. Plusieurs manifestations seront également proposées en partenariat avec la communauté de communes du Golfe de St Tropez, les conservatoires de St Raphaël, de la Provence Verte et du GMEM de Marseille.
D’avril à juin, seront montrées des productions d’élèves avec des concerts, des spectacles des élèves musiciens, danseurs, comédiens et circassiens.

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Stéphanie Slimanie – Léo Maurel – Régis Laugier

Stéphanie Slimani, responsable de la communication, nous présente les trois « focus » de l’année à venir, proposés par le conservatoire : un atelier de lutherie animé par Léo Maurel. Avec les élèves, il fabriquera des instruments de musique originaux, dérivés de la vielle à roue avec lesquels les élèves donneront un concert. « Out of the box » invitera le chorégraphe Frank Micheletti qui proposera, avec les élèves comédiens, musiciens, danseurs et circassiens, trois créations. Frank Micheletti est fort connu pour avoir créé sa compagnie Kubilai Khan. On a souvent pu le voir à Chateauvallon entre autres et il a présenté ses oeuvres dans le monde entier.
En fin, troisième focus avec, après Maxime Chanet, en juin dernier le photographe William Lacalmontie qui apprendra aux élèves à réfléchir sur leur image, à la gérer. Une série de photos sera créée sur une semaine avec dix élèves qui pourront, d’ores et déjà, avoir à leur disposition quelques images d’eux-mêmes.
Martial Robert, directeur adjoint du Conservatoire et chef d’orchestre de l’école, nous rappelle que, depuis 2015, le Conservatoire s’est associé avec trois écoles : l’école Frédéric Mistral de Toulon, l’école Jean Giono de la Valette, l’école Marcel Pagnol de Carqueiranne, en partenariat avec l’Education Nationale, pour permettrer à trois classes de CE2 d’appréhender un instrument de musique qui leur est prêté. Ainsi sont-ils directement plongés en apprentissage en orchestre. Au bout de trois ans, sera proposée une évaluation de la pédagogie et un concert clora cette session. Il vient d’être décidé une nouvelle session de trois ans.

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Yann Tanguy – Frank Micheletti – Jean-Louis Maes

Enfin, Jean-Louis Maes, directeur du Conservatoire, est heureux de constater la richesse et la diversité des enseignements en précisant les conférences données à l’Université du temps libre et en offrant cette années des événements de qualité avec l’orchestre symphonique du Conservatoire, composé de 50 à 60 musiciens, comme, la célébration du centenaire de l’armistice de la première guerre mondiale qui se déroulera le 24 novembre à l’auditorium du Casino d’Hyères; deux concert qui seront proposés autours de musiques de films dont « Star Wars », des musiques des films de la Nouvelle Vague, de Maurice Jarre… qui auront lieu le 1er février à l’Espace des arts du Pradet et le 2 février à l’Espace Tisot de la Seyne sur Mer; Les 22 et 23 mars, les chœurs et solistes du Conservatoire prendront possession du Gymnase d’Ollioules pour présenter l’oratorio de Haydn « La création »
En fin de saison, l’orchestre du Conservatoire, ses lauréats et l’orchestre de l’Opéra de Toulon se réuniront dans le cadre du Festival de Musique de Toulon pour un grand concert.

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William Lacalmontie – Martial Robert – Rhys Chatham

Comme on le voit, 2018 sera encore une grande année pour le Conservatoire de Toulon TPM-Métropole, où chaque saison l’on voir surgir de grands talents dans toutes les disciplines. Talents qui feront leur chemin et deviendront des artistes à part entière reconnus dans les années à venir.

Jacques Brachet

La Ciotat : Gérard OURY en bonne place

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Caroline, Danièle Thompson, Jean-Louis Tixier, Stéphan Guérard

Il était une fois un grand jeune homme amoureux du cinéma. Ses idoles : Gérard Oury et Louis de Funès. Depuis des années il collectionne photos, documents, courriers, affiches, objets. Et pour cela, il n’hésite pas à appeler réalisateurs, comédiens, techniciens, scriptes, costumiers, amis, famille pour avoir des témoignages qu’il emmagasine comme des trésors de guerre.
Travaillant à la Ciotat, il a, depuis longtemps, le rêve de rendre hommage à ses idoles.
Et voilà que son rêve se réalise grâce à Jean-Louis Tixier, adjoint aux affaires culturelles et à Patrick Boré, maire de la Ciotat, chez qui il a fait le forcing, qui l’ont écouté et qui, du coup, ont accepté de rendre hommage de belle façon à Gérard Oury : en nommant une place du nom de ce grand réalisateur et en même temps, de proposer une exposition à la Chapelle des Pénitents Bleus avec tous les trésors amassés par ce jeune homme nommé Stéphan Guérard.

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Et c’est samedi dernier que la plaque fut dévoilée par le maire, son adjoint et la présence de Danièle Thompson, la fille de Gérard Oury et Caroline, la fille de celle-ci.
La fête avait commencé la veille dans la mythique salle de l’Eden, premier cinéma du monde élevé par les frères Lumières.
La soirée était animée par Henry-Jean Servat, la mémoire du cinéma, qui présenta également ce film tourné pour la télévision « Les trois glorieuses », glorieuses qui ne sont autres que les trois plus grandes stars d’après-guerre : Danielle Darrieux, Micheline Presle et Michèle Morgan, qui fut la compagne de Gérard Oury.
Le lendemain donc, avait lieu l’inauguration et nous eûmes droit à une aubade de l’orchestre du Conservatoire de la Ciotat, qui, pour la circonstance, offrit des musiques de Vladimir Cosma, l’un des compositeurs attitré du réalisateur, à qui l’on doit entre autre »L’as des as » ou « Rabi Jacob ».

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Puis Danièle Thompson et Patrick Boré découvrirent la plaque, officialisant le nom de cette jolie place située tout à côté de l’Eden.
Danièle Thomson fut très brève, très touchée que cette ville mythique du cinéma rende hommage à son père et remerciant Stéphan Guérard pour l’amour qu’il portait à son père. Le maire ajouta que les films de Gérard Oury font aujourd’hui partie du patrimoine du cinéma français, qui ont déjà couvert quatre générations de spectateurs et qui sont aujourd’hui inscrit dans la mémoire collective.
« Il avait – dit-il encore – le plaisir de faire plaisir, nous faisant oublier ennuis et problèmes le temps d’un film et son oeuvre est une thérapie subtile du bien être. C’est une icône contre qui le temps n’est rien. Il a su transmettre cet amour du métier à sa fille ainsi qu’à son petit-fils Christopher. Seule Caroline n’a pas suivi cette voie ».

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Jean-Louis Tixier lut une très belle lettre de Gérard Oury à propos de son comique « différent et sérieux » et remerciant Stéphan , à l’origine de ce projet.
Un apéritif réunissant tous les participants, eut lieu dans la cour de l’Eden avant qu’Henry-Jean Servat, maître de cérémonie, ne présente un film de Gérard Oury, datant de 1962 « Le crime ne paie pas », son troisième film réunissant le nec plus ultra des comédiens d’alors : Edwige Feuillère, Michèle Morgan, Danièle Darrieux, Annie Girardot, Philippe Noiret, Gino Servi, Pierre Brasseur et un débutant nommé Louis de Funès.
Ce fut une belle journée chargée d’émotion et aujourd’hui, Gérard Oury est venu rejoindre deux autres grands réalisateurs qui ont déjà leur place à la Ciotat : Jean-Pierre Melville et Henri Verneuil, faisant réellement de cette ville la ville du cinéma par excellence.

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Jacques Brachet

Casino de jeux de Sanary…
Patience et longueur de temps…

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De 2002 à 2018, il aura fallu plus de 15 ans pour que le rêve d’un maire se réalise, en l’occurrence celui de Ferdinand Bernhard, maire de Sanary qui, depuis cette date, planche sur ce projet d’installer un casino de jeux sur ce port méditerranéen, aujourd’hui, plus beau marché de France mais avec aussi beaucoup d’autres qualités touristiques et culturelles entres autres, la culture étant le budget le plus important de la commune.
Ce projet, qui fut très, très loin d’un long fleuve tranquille, fut mené à bout de bras par un maire qui n’a jamais rien lâché au fil des ans, entouré d’une équipe tenace, malgré de nombreux pièges, embûches, malveillances, procès, traquenards qu’il trouva tout au long du chemin, par des gens qui ne voulaient pas de celui-ci.

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Ce fut, comme il le dit, une aventure épique mais lorsqu’on lutte avec une chaîne de casinos nommé Vikings, c’était déjà toute une symbolique : un maire acharné, des Vikings valeureux, le défi était superbe, le combat ne pouvait qu’aboutir à la réussite, à la victoire éclatante de quinze années de combats… Et le combat cessa faute de combattants réduits en pièces !
Et c’est cette victoire qui fut saluée en ce mardi 28 août dans ce bois de Colombet de 50.000 mètres carrés où trône fièrement ce sublime bâtiments réservé au jeu, au divertissement, à la culture et qui va apporter un énorme plus économique à cette ville déjà célèbres et célébrée.
C’est Luc le Borgne, directeur général de la société de casinos Vikings, qui a lutté corps à corps aux côtés du maire et qui, aujourd’hui, et ce, depuis 1998, ouvre donc ce onzième casino, dont deux sont installés dans le Var : Fréjus et Sanary.
A noter que ce lieu a permis de créer 49 emplois directs assumés par des gens de la région, dont 10 croupiers formés à cette intention.

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La bâtisse est superbe, toute de pierres grises vêtue, avec des murs de dentelle rappelant le MUCEM, conçue par Hervé Chamarty et l’on y découvre un lieu accueillant, d’une grande classe et d’une grande beauté où en dehors des salles de jeux, où l’on peut également de sustenter, tout le confort pour des moments de plaisir vous est proposé : un bistrot « chic » ouvert midi et soir, ouvert à tous sept jours sur sept, où le traiteur Gaudefroy vous fera apprécier ses mets, composés de produits de saisons, une brasserie, un piano-bar, une terrasse plein soleil pour les belles saisons, une superbe salle de réceptions qui accueillera congrès, galas, cocktails, séminaires, événements divers, une salle d’exposition et une salle de spectacles, toute de rouge et violet, de 600 places pour accueillir spectacles, conférences, concerts classique et jazz, soirées dansantes, présentations littéraires, car le Casino se veut également un nouveau haut lieu de la culture et du spectacle.
Côté spectacles nous sont déjà annoncés Christophe Willem, Patrick Sébastien, Roch Voisine, Michel Fugain, les Chevaliers du Fiel et bien d’autres, théâtreux ou humoristes ou encore spectacles de danse.

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En ce 28 août, il fallait beaucoup de patience pour arriver au Casino, des kilomètres de files de voitures tentant d’atteindre le but et surtout de trouver une place pour se garer. C’est dire l’engouement que ce nouveau lieu inspire, non seulement aux Sanaryens mais à tous les habitants des communes alentours.
Un grand et beau projet qui voit enfin le jour, grâce à de coriaces guerriers menés par un maire pugnace, heureux et fier d’être arrivé à ses fins… et à un commencement d’une nouvelle ère économique et culturelle pour Sanary.

Jacques Brachet

Michèle TORR : Un bel anniversaire en famille

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Pour Michèle 2018 aura été une année noire : un accident de voiture, la mort de ses chiens, une réaction à un médicament qui, durant la tournée « Age Tendre », a fait croire à un AVC, son mari, Jean-Pierre Murzelli, amputé d’une jambe dont il souffrait depuis longtemps, sans compter le combat qu’elle mène aux côtés de Romain, son fils, atteint de la sclérose en plaque…
Notre belle chanteuse provençale n’a pas été épargnée et malgré cela elle garde courage, sourire, optimisme.
Et ce dimanche à Cadenet, pas loin de Pertuis où elle est née, aura été un rayon de soleil à travers tous ces événements car, comme chaque année, mais avec un peu de retard dû à toutes ces péripéties, elle a fêté avec son fan club, son anniversaire.

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Romain et Jean-Pierre étaient de la fête…

C’est une tradition chez elle que de partager chaque année l’événement avec ses fans qui viennent de tous les coins de France, et même plus loin puisque cette année un jeune admirateur allemand était venu en train pour être à ses côtés. 1500 kilomètres… Faut le faire ! C’est dire la ferveur de tous ces gens qui ont grandi à ses côtés, les autres qui sont venus s’y ajouter d’année en année, fidèles et aimants, depuis plus de 50 ans de carrière que Michèle a fêtés l’an dernier.

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Des cadeaux, des fleurs et Inès, la plus jeune du fan club

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Plus belle que jamais, elle est arrivée quelque peu en retard au repas qui réunissait tout le monde, s’étant perdue dans les rues de Cadenet.
Mais, rayonnante, entourée de Jean-Pierre, sorti depuis peu de l’hôpital, de Romain, de sa sœur Brigitte, elle est arrivée, souriante, gracieuse et belle dans une tenue « Souleïado » et a aussitôt fait le tour de toutes les tables, se soumettant avec patience et gentillesse aux photos, selfies, dédicaces, bises pour certains, demandant des nouvelles de la famille aux plus anciens fans qui la suivent depuis des années, étant au courant des mariages, des naissances, des décès aussi mais prenant le temps de dire un mot gentil à chacun.
Avant le repas, tout le monde avait été réuni devant la salle Yves Montand où se déroulait celui-ci, pour la traditionnelle photo de famille avant que le maire de Cadenet, Fernand Perez ne l’accueille en toute amitié, heureux de la recevoir dans sa ville.
Comme chaque année, cette journée était menée tambour battant par Nanou, fidèle des fidèles auprès de Michèle depuis des années. Décoration des tables, repas, organisation de la journée et bien entendu cadeaux pour l’illustre chanteuse qui, comme chaque année, fut comblée par ses fans réunis et par ses amis. Inutile de dire que les flashes crépitèrent.
Après l’allocution du maire et la présentation de la plus jeune des fans de Michèle (7 ans), le chanteur David Casado, lui fit la surprise devenir chanter quelques chansons pour elle et son public.

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Deux fans de longue date venues de très loin et le tableau de Charlotte Jullian tenu par David Casado

Repas des plus joyeux et chaleureux car, depuis tant d’années, beaucoup se connaissent et ce sont les retrouvailles autour de leur chanteuse.
A la remise des cadeaux, Michèle nous fit la joie de chanter a cappella, l’hymne provençal « Coupo Santo », que tout le monde reprit en chœur avec elle.
Bien entendu, elle parla longuement du combat, qu’avec Romain, elle mène contre la sclérose en France. « SEP en pays d’Aix » est le titre de l’association qu’ils ont tous deux créé, travaillant main dans la main avec le professeur Jean Pelletier, neurologue à la Timone.
Chaque année, Michèle et ses amis offrent un concert dans sa ville natale, Pertuis, dont les bénéfices vont à la recherche de cette maladie. Ainsi, sont venus au fil des années, bénévolement, Hervé Vilard, Michel Leeb, Dave, les Chevaliers du Fiel, Nicoletta, Claude Barzotti, François Valery, Stone, Danyel Gérard et bien d’autres. Hélas cette années, les événements ont fait qu’elle n’a pu organiser ce gala qui n’est que partie remise.
Par contre, son amie Charlotte Jullian lui a offert un tableau à mettre aux enchères pour l’association, qui a fait un beau score.

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Et puis, arriva le traditionnel gâteau. Ce fut cette année un délicieux poirier sur lequel Michèle souffla les bougies, avant de le couper et en offrir une part à chacun.
Une belle journée pour tous, qui donna du baume au cœur à Michèle, un joli rayon de soleil au milieu de toutes les vicissitudes de la vie qui, cette année, l’ont particulièrement touchée.
Beaucoup de joie et d’émotion mêlées pour notre belle chanteuse à la voix d’or qui, après avoir remercié chaleureusement tous les participants, repartit avec un joli sac et un chapeau qui lui allait à ravir (encore Souleïado !), deux cadeaux parmi les autres, fort nombreux, qui lui furent offerts.
Bien entendu, rendez-vous est déjà pris pour cette réunion familiale et annuelle mais en attendant, sans jamais s’arrêter, on pourra la retrouver, infatigable, sur les routes de France.
Si pour elle « Chanter c’est prier », la scène, c’est sa deuxième maison, celle où elle s’exprime, se dévoile, elle si timide et réservée dans la vie.
Encore joyeux anniversaire, Michèle !

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Chapeau Michèle !

Jacques Brachet
Photos Christian Servandier

Sanary sous les étoiles
De belles révélations au concours des Disques d’Or

En 2016, le concours « Les Disques d’Or » a fêté, à Sanary, son lieu de naissance, ses 40 ans.
Plus de 40 ans donc, que ce concours est un tremplin pour des artistes en herbe dont le plus beau fleuron n’est autre qu’Hélène Ségara. Mais aujourd’hui, la télévision s’intéresse à cet événement puisque, pour la finale, était présente Valérie Mendez.

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Le jury avec, à l’extrême droite, Noël Lebrethon : Jacques Brachet, Geneviève Machto, Brigitte Julien, Marjorie Guerdoux, Jean-Michel Machto, Nadine Millour, Claude Millour, Daniel Darigot.

Valérie Mendez, la reine du casting
En avril 2013, notre belle Marseillaise décide de créer un grand concours de chant sur la région PACA, pour donner la chance aux artistes de se faire connaître. Elle contacte alors Bruno Berbères, directeur de casting, qui devient très vite parrain du projet, et c’est lui qui choisit le nom de « La meilleure voix ».
A partir de 2014, elle propose un grand casting régional destiné à présélectionner les artistes pour les présenter à Bruno Berbéres pour ses différents projets : The Voice ou des comédies musicales.
Et ça marche puisque, depuis, l’on a pu découvrir Alexandre Bertrand dans la saison 3, Francesca et Delphine Mailland dans la saison 5, Imane dans The Voice Kids 2017, Florent Marchand The Voice 2017, gagnant des Disques d’Or la même année.
Il y a eu aussi aux Voice Kids, Iliana, Victoria Adamo, Eva Giordano, présente cette année sur les Disques d’Or, Angelina qui a gagné aux Voice Kids 2017… Beau palmarès !
Si Valérie a été chanteuse très peu de temps et a gagné pas mal de concours elle a vite compris que, comme la chanson d’Alice Dona, elle préférait être derrière celui qui est devant et s’occuper du devenir de ces graines de stars.

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Valérie Mendez (en blanc), entourée de ses concurrents des Disques d’Or 2018

La preuve cette année, ont participé aux Disques d’Or , Marie Heinrich et Eva Giordano, arrivées 1ère et 2ème des kids, Clara Kehlhoffner, Tessa Cernacciaro, Océane Perrault, Celia Justibelli, et enfin, le grand gagnant de cette année, Pacey Marine-Jacquot… C’est dire si elle a du flair !
Après avoir écumé la région PACA, aujourd’hui elle s’étend sur Montpellier, Monaco et même l’Italie.
Mais ce n’est pas tout : propriétaire du restaurant « L’étoile des Artistes », à Pont de l’Etoile, , elle y organise des master class, aidée de deux coaches, la chanteuse Julia Eden et le metteur en scène Valéry Rodriguez pour préparer des chanteurs de haut niveau à de gros castings. Et elle les présente sur scène lors de soirées intitulées « Les Talents de l’Etoile ».
On la retrouve aussi au Novotel du Vieux Port, à Marseille où tous les samedis soir elle présente des artistes en herbe. Pour cela elle a créé l’association « Open Mic » et le parrain n’est autre que, une fois de plus, Bruno Berberès. Avec cette association et avec l’aide d’Ahmed Moussi (Les 10 commandements) elle organise des soirées en faveur de l’association « Stop à la violence, espoir pour les enfants », enfants victimes de viol afin de passer un message.
Comme on le voit, Valérie est une passionnée, une femme de cœur d’une énergie folle, fière du travail qu’elle fait, et on le serait à moins
Et de voir le palmarès de cette année aux Disques d’Or, qui ne le serait pas ?
Surveillez de près les prochaines émissions de « The Voice » et de « The Voice Kids »… et vous reconnaîtrez certains de nos lauréats de cette année !

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Symphonie in yellow : Jacky Lacomba, producteur et une partie de l’équipe « Sanary Animations  » : Maryse Loigne, Noël Lebrethon, Serge Loigne – Yves Julien, animateur des trois soirées.

Alors, la « promo 2O18″… Qu’en penser ?
Eh bien, comme chaque année, l’on a découvert de superbes voix, de vrais talents et… quelques concurrents qui croient savoir chanter, qui veulent chanter, qui reviennent malgré tout chaque année (On n’en peut plus de certains !) qui veulent se faire plaisir… et qui ne font pas toujours plaisir, ni aux spectateurs, ni au jury qui, quelquefois, grince des dents ! Il faudrait peut-être une sélection plus sévère.
Juste quelques mises au point : faire chanter du Piaf à une enfant de 5/6 ans, est-ce vraiment raisonnable ? « Non, je ne regrette rien »… Qu’a-t-elle à regretter à cet âge et comprend-t-elle ce qu’elle chante alors qu’elle n’a pas encore vécu ? Avec toutes les jolies chansons d’ados qui existent aujourd’hui, il serait temps de passer à autre chose que de chanter sempiternellement du Piaf. Pour le faire, il faut des voix et le talent d’un Johnny Hallyday, d’une Céline Dion, d’une Michèle Torr.
Pareil pour les chansons en anglais : Est-ce que tous ces apprentis chanteurs savent qu’il existe une chanson française d’une richesse incroyable ? Chanter en anglais pourquoi ? Pour envisager une carrière internationale dont certains sont loin car il faudrait déjà maîtriser l’anglais. Alors pitié, chantez français ! D’ailleurs, cette année, des voix dans le public se sont élevées contre cette cascade de chansons souvent en anglais mal maîtrisé.
Malgré cela, 2018, en général, a été un bon cru et ce qui est étonnant, c’est qu’à la première demi-finale, sur les huit retenus, un seul garçon est resté et sur la deuxième demi-finale, deux seules filles sont restées, ce qui faisait une presque parité pour la finale.

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Lyana Pouilly – Eva Giordano – Marie Heinrich

Par contre, côté enfants, ce fut du 100% filles puisque nous avons eu droit à huit gamines dont certaines étaient un peu petites mais d’autres ayant déjà tout de grandes et une belle aisance sur scène, ce qui était quelque peu difficile à comparer.
Parmi elles, la petite Lola Martin-Teissère qui a eu l’honneur de partager une chanson sur scène avec Amandine Bourgeois, lors de son passage à « Sanary sous les étoiles »…
Un jury fidèle, qui suit le président de « Sanary Animations » et organisateur des Disques d’Or, Noël Lebrethon, était encore réuni pour sélectionner ces graines de stars : Nadine et Claude Millour (régisseurs du groupe Guitar ZZ), Brigitte Julien, responsable cinéma à la Ciotat, Geneviève Machto, productrice et son époux Jean-Michel musicien et chanteur, Marjorie Guerdoux, chanteuse, gagnante des Disques d’Or 2016, Daniel Darigot, ex président du comité des fêtes de la Ciotat et un certain jacques Brachet.
Comme chaque année, nous retrouvions avec plaisir « l’animateur de service », l’ami Yves Julien qui, avec sa faconde et son accent que l’on prend en naissant du côté de… la Ciotat, rassurait certains candidats un peu stressés et anima les trois soirées.

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Julien Quillet – Florian Ringuet – Pacey Marine-Jaquot

Le Palmarès
Parité totale puis chez les kids, on retrouve trois filles, et côté adultes, ce sont trois garçons qui se sont placés en tête.
Les kids :
-3ème : Lyana Pouilly, de St Mandrier qui a chanté « Dommage » en demi-finale et « Je serai là » en finale.
– 2ème : Eva Giordano, d’Allauch, qui a chanté « Yallah » en demi-finale et « Creep » en finale.
– 1ère : Marie Heinrich, de la Ciotat qui a chanté « Bella Ciao » en demi-finale et « All by myself » en finale… Fallait le faire !
Chacune a reçu un trophée et un bon d’achat de 100€
Les Adultes :
– 3ème : Julien Quillet , d’Avignon, qui a chanté « Plus je pense à toi » en demi-finale et « L’envie d’aimer » en finale.
– 2ème : Florian Ringuet, de la Seyne-sur-Mer, qui a chanté « Zombie » en demi-finale et  » I can’t stand the rain » en finale
– 1er : Pacey Marine-Jaquot, de Sanary (quand même !) qui a chanté « A friend like me » en demi-finale et  » Old man river » en finale.
Trois vois superbes, trois personnalités qui devraient faire leur chemin.
Chacun a reçu un bon d’achat de 150€, un trophée et le 1er, un séjour d’une semaines pour deux personnes à la station de ski du Puy St Vincent, partenaire des Disque d’Or.

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Serge Loigne – Robert Porcu – Yves Julien – Noël Lebrethon – René Hoquet

Noël Lebrethon a fêté ses 20 ans
Moment d’émotion cette année, en début de soirée de la finale : la célébration des 20 ans du président de « Sanary Animations », Noël Lebrethon, 80 ans passés ! Succédant à René Hoquet qui créa voici plus de 40 ans « Les micros d’or » devenu « Les Disques d’Or », celui-ci vint nous raconter la genèse de cette manifestation, saluer Noël et rappeler que le technicien d’alors n’était autre que Jean Loigne, père de Serge Loigne, complice de Noël. L’adjoint au service animation de la mairie de Sanary, Robert Porcu vint également féliciter Noël, dit Nono et qui, malgré son nom, est normand bon teint !
La soirée était loin d’être finie puisque, après la remise des prix, une fête attendait le héros du jour avec discours, diplôme et cadeaux émanant de toute son équipe. Ce fut une bien belle et émouvante soirée.

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Ainsi se terminait la saison 2018 de « Sanary sous les étoiles » avec entre autres ces « Disques d’Or » toujours très attendus et qu’on espère retrouver l’an prochain… avec notre infatigable Nono !

Jacques Brachet