Archives pour la catégorie Evénements

Antibes-Juan les Pins
Enfants Star et Match… de la musique pour les enfants

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Barbara et Fabrice Ravaux

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Lou, Kyo, Jérôme Anthony

Originale et superbe journée sous le pinède Gould à Juan les Pins en ce 10 juillet.
Cette date vous dit quelque chose ?
Évidemment, ça se passait du côté de la Russie entre Français et Belges !
Mais nous n’étions pas là pour ça mais pour tout autre chose : la soirée « Stars à Juan » organisée par l’association Enfant, Stars & Match qu’a créé, voici dix ans, un magnifique couple nommé Fabrice et Barbara Ravaux, en faveur des enfants malades, souffrants, convalescents, en organisant des événements musicaux, culturels, sportifs et en les y faisant participer afin de les sortir de leurs hôpitaux et maisons de convalescence, de leur solitude, car pour cela, il faut de l’argent.

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Entourés de nombreux bénévoles, chaque année, notre couple réalise des prouesses et des manifestations diverses comme ce « Stars à Juan » qui réunit chaque année un plateau d’artistes qui y chante gratuitement.
En quelques chiffres : Ces événement ont déjà réuni quelque 2000 enfants malades, plus de 400 célébrités de tous horizons qui les soutiennent, plus de 100 bénévoles et plus de 30 hôpitaux partout en France.
Cette année donc on les retrouvait sous la pinède entourés de nombreux artistes de tous styles et de toutes générations, de Kyo à Liane Foly, de Lou à Nicoletta, de Shy’m à Soprano, de Madame-Monsieur, nos Français de l’Eurovision à Jérôme Anthony, sympathique animateur qui a aussi un sacré beau brin de voix.
Mais il y en a une qu’on ne peut pas rater : c’est Véronique de Villèle, du célèbre duo sportif Véronique et Davina de l’émission « Gym Tonic ». Rappelez-vous… too too too you too..

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Véronique de Villèle : Toujours là pour eux !
« Je connais Fabrice et Barbara – nous confie-t-elle – depuis 8/10 ans et ce qu’ils font est tellement magnifique que très vite, je suis entrée dans leur association et suis devenue leur ambassadrice. J’essaie de faire un maximum de bruit sur les réseaux sociaux, je partage, j’informe, je fais connaître ce qu’ils font. Ca me prend beaucoup de temps, d’autant que je ne fais pas que ça.
Ce qui veut dire…
J’ai créé, voici 13 ans, avec le docteur La Doucette à Paris, « Le Cercle de la forme », un truc de fou où j’entraîne des gens de tout âge… Et il y en a de plus en plus ! Durant un an, avec Liane Foly, j’ai eu une rubrique dans son émission…
Une rubrique sport ?
(Elle rit) Loin de là ! Elle s’intitulait « Les bonnes manières de la comtesse » où j’enseignais avec humour les us et coutumes, les bonnes manières qui ont tendance à disparaître.
Quelle idée !
C’est une constatation : je trouve que les enfants aujourd’hui sont de plus en plus mal élevés, répondent à leurs parents, se curent les dents à table, où ils se mêlent des conversations ou
lisent leurs messages, ou encore ne savent plus lever leur casquette en saluant quelqu’un. Tout ça se perd et j’ai essayé de faire passer le message durant toute une année.

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Véronique de Villèle durant notre entretien – Avec Jérôme Anthony et Fabrice Ravaux

Comment avez-vous connu Fabrice et Barbara ?
C’est Michèle Laroque qui est la marraine officielle de l’association, qui me les a présentés.
Ça a été un coup de foudre et nous ne nous sommes plus quittés. Dès qu’un événement se présente, j’accours. J’essaie, dans les soirées de galas, les mondanités, de faire comprendre aux gens qui, pour se donner bonne conscience, viennent y donner un chèque en profitant de l’occasion de sa montrer sur les réseaux sociaux. Je voudrais qu’ils comprennent que ce n’est pas suffisant d’apporter une obole car c’est toute l’année qu’on abesoin d’argent.
Ainsi ce soir je suis venue ouvrir le spectacle. Quelquefois je fais lever le public pour lui faire faire un peu de sport !
Nous organisons aussi beaucoup d’animations pour les enfants et j’y mets beaucoup d’énergie.
Que vous avez à revendre !
C’est vrai, même si quelquefois c’est fatigant. Mais je pense que si l’on sait se rendre utile, la vie nous le rend toujours un jour, c’est obligatoire.
Et à part ça ?
Ça va, merci ! Ah, je suis dingue de pétanque et je fais tous les concours qui se présentent, de France et d’ailleurs. J’ai été la partenaire officielle d’Henri Salvador.
Le 20 septembre j’organise un concours de boules au bois de Boulogne dont la recette sera reversée en faveur de la maladie d’Alzheimer.
Vous vous arrêtez quelquefois ?
J’avoue que j’ai du mal à me poser mais je ne veux rien laisser tomber.
Par exemple aujourd’hui j’avais mon cours à 14h30, j’ai pris une douche, ma valise et direct Orly pour venir ici avec quelques-uns de mes élèves. Demain 5h30, direction aéroport pour, dès mon arrivée à Paris, partir à mon cours.
Faut vous suivre ! A propos, avez-vous des nouvelles de Davina ?
Oui, elle vit heureuse dans un monastère où elle donne des cours de yoga et s’occupe d’une association pour les enfants du Tibet. Nous nous appelons tous les deux jours et elle va merveilleusement bien. Pour elle, c’est plus calme que pour moi ! »

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Liane Foly : On ne se quitte plus !
Durant cette rencontre, notre couple ne cesse de tourner, virer, étant à tous les postes, toujours avec une gentillesse et un sourire naturels. Entre lui qui n’a pas le temps, elle qui s’occupe de plein de choses, difficile de les attraper pour une interview !
Mais les amis se chargent de parler de l’association, comme ma complice de longue date Liane Foly, qui, à son tour, est entrée dans l’association et chante à cette soirée.
« Michèle Laroque, la marraine, était dans l’impossibilité de venir et du coup, elle m’a appelée pour la remplacer au gala qui a été donné la veille de la soirée à Juan. J’ai donc joué le rôle de la marraine remplaçante et dans la foulée, je suis venue chanter ici.
Tu connaissais Barbara et Fabrice ?
Je suis très amie avec Véronique et c’est elle qui m’a présenté Fabrice. Lorsqu’on l’approche, on ne peut qu’adhérer à la cause. Du coup, Fabrice m’a demandé de venir animer un après-midi au Carlton, le 28 janvier, avec des enfants malades. Nous sommes devenus amis, j’ai décidé de participer à l’aventure et quand Michèle m’a appelée pour la remplacer j’ai tout de suite dit oui et ce soir je retrouve avec grand plaisir ma nouvelle petite famille. »

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DNicoletta, son mari Jean-Christophe, Madame-Monsieur, le groupe Kyo,…
On est en finale !

Et c’est vrai qu’une vraie famille s’est formée autour de ce couple hors du commun, que ce soient des personnalités ou des bénévoles qui sont à tous les postes avec la même banane que le couple, la même sérénité et le même sourire dans les moments de folie, la même patience.
Bravo et merci à eux et tout leur entourage pour cette si belle, si chaleureuse et si brillante soirée qui a attiré un monde fou malgré « the » match… qui était évidemment sur écran dans les coulisses où tous les artistes s’agglutinaient, jusqu’au moment où la France a marqué le but et où les hurlements et les pleurs sont parvenus jusque sur la scène alors que Nicoletta chantait « Mamy Blue ».
On se souviendra de cette belle soirée !

www.enfantstaretmatch.com

Jacques Brachet
Photos Christian Servandier
(A voir les interviews de Liane Foly, Lou et Nicoletta)

CHARLOTT’ à Toulon

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Défilé sauvage pour 150 emplois le lundi 16 juillet de 14h à 21h, au Cabanon, anse Mistral, plage du Mourillon
80 conseillères de Style et 3 mannequins défileront sur la plage de Toulon pour présenter les nouvelles collections lingerie et maillot de bain Charlott’ et proposer 150 postes de vendeuses dans la région.
Charlott’ est le leader de la vente de lingerie à domicile depuis plus de 20 ans. Avec 24 millions € de chiffre d’affaires, 2 800 vendeuses indépendantes et 1,5 millions de clientes, c’est une véritable référence dans son secteur.
Charlott’ se mobilise pour l’emploi en offrant aux femmes l’opportunité de prendre leur avenir en main et de vivre leur passion. L’entreprise propose également de devenir VIP Charlott’ : une hôtesse privilégiée qui reçoit un atelier Style chez elle, en mettant à disposition son salon et profite ainsi du moment !

Infos lecteurs : www.charlott.fr

LINE – ANNIE… 9O ans de belle jeunesse !

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Elles se nomment Jacqueline Enté et Léonie Cooreman.
C’est peut-être un détail pour vous mais pour moi… ça veut dire beaucoup !
Mais aussi pour des centaines de fans car derrière ces deux noms l’on découvre Line Renaud et Annie Cordy, deux amies de longue date puisque j’ai connu Annie en 1972, lors de sa triomphale tournée de « Hello Dolly » et Line en 1981 lors de sa non moins triomphale tournée de « Folle Amanda ».
Je vous parle d’un temps… où les vrais, les grands artistes se laissaient approcher, interviewer, photographier sans problème, sans crise d’angoisse, sans pêtage de plombs, sans ego… sans pour cela devoir faire le parcours du combattant à travers producteurs, agents, attachés de presse, tourneur, secrétaire, coiffeur ou garde du corps et le tour était joué. Pas de mail, de « phoning », de trucs absurdes qu’on nous impose aujourd’hui.
Et si ça se passait bien, l’artiste vous donnait lui-même ses coordonnées pour qu’on lui envoie l’article… auquel il répondait ! Ainsi de tissaient des liens épistolaires ou téléphonique et naissaient des amitiés. Ce qui s’est passé pour mes deux artistes, deux amies aussi fidèles que ce que je le suis.

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Lorsque je rencontrai Annie, ce fut à l’Opéra de Toulon avec « Hello Dolly », dans une ambiance de folie, tant il y avait de monde en coulisse, notre « Nini », pas encore « la chance » mais le charme, dirigeait la grande troupe, entourées de Monsieur Bruno, son mari-producteur-manager-auteur-compositeur et son chien qui, malgré son nom « Féroce », était loin de l’être !
Tout de suite le contact passa, elle fut prodigue en joyeuses confidences. En quelques minutes on se tutoyait et elle m’invitait à souper. Mieux : elle m’invitait à la rejoindre à Nice quelques jours plus tard pour fêter la 300ème de la comédie musicale. Journée mémorable sous le soleil avec gâteau, champagne et partie de pétanque. L’amitié était scellée, à travers nos écrits, nos appels, nos rencontres dans un théâtre, sur un tournage, sur les fameuses tournées « Age Tendre » et je l’invitais même à être la présidente du festival du premier film à la Ciotat.

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Line, coïncidence, je la rencontrai dans le même lieu où sa pétulance, son énergie, faisaient presque oublier Jacqueline Maillan dans « Folle Amanda ». Comédienne encore débutante elle fut d’une grande gentillesse, malgré deux heures de scène et après avoir reçu tous ses fans, elle m’accorda un long moment d’entretien. De ce jour-là, comme avec Annie, on s’est revu, on s’est reconnu, on s’écrivait, on s’écrit toujours et elle m’envoie la photo de chacun de ses nouveaux chiens, accompagnés de vœux et de remerciements pour mes articles… Comme Annie !
En dehors donc de cette amitié qui nous lie, Line et Annie ont beaucoup de points communs, ne serait-ce que leur naissance « nordique », l’une en Belgique l’autre à Armentières. Leur carrière a démarré très jeune grâce à leurs maris respectifs Loulou et Bruno, Pygmalion et producteurs, Loulou étant en plus auteur-compositeur.

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Une carrière exemplaire, des succès musicaux nombreux, revues pour l’une, qui l’amena jusqu’à Las Vegas, comédies musicales et opérettes pour l’autre puis, des succès au cinéma, au théâtre, à la télévision, Annie n’ayant jamais quitté la chanson, Line y revenant à l’Olympia avec le succès que l’on sait.
Toutes deux ont conquis leurs lettres de noblesse sur scène et derrière les caméras avec pour Annie, un titre de plus : celui de Baronne, adoubée par le roi des Belges.
Encore un point commun : pour leurs 90 ans, Line a reçu en cadeau un boulevard de Las Vegas qui porte son nom et Annie a aujourd’hui une place qui porte le sien en Belgique !
A quand, pour toutes les deux, une rue portant leur nom à Paris ?
Les années passent et elles ont toujours la même énergie, la même joie de vivre, malgré la disparition de leur époux. Bravement, courageusement, elles ont continué leur métier seule, ou presque car elles ont des amis sûrs et Annie, une nièce, Michèle, qui veille sur elle.
Et lorsque je leur demande ce qui les fait courir, même réponse : la passion du métier, la peur de rester sans rien faire, l’amour inconditionnel du public, des deux côtés, et sur trois, quatre générations ! Qui dit mieux ?

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A 90 ans, presque bon pied bon œil, en, tout cas même envie de bouffer la vie, une carrière incroyablement longue et prolifique… qui n’est pas finie car elle n’ont pas dit leur dernier mot !
Alors, attendons la suite et qu’il me soit permis de vous souhaiter, chère Annie, chère Line, un joyeux anniversaire, encore beaucoup de rencontres et une longue route accompagnées par ce public qui vous aime.
Et moi aussi, je vous aime. Mais ça, vous le savez depuis longtemps !

Jacques Brachet

Happy birthday, RINGO !

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En ce premier samedi de juillet, il fallait être à Nice, exactement au Hard Rock Café, qui fêtait les dix ans d’un événement international intitulé « Peace and love ».
Cet événement est né le 7 juillet 2008 à Chicago, sous l’impulsion de Ringo Starr, célèbre batteur des mythiques Beatles, qui invitait pour la première fois ses fans, ses amis, sa famille à se réunir dans la rue de cette ville pour fêter son anniversaire avec pour leit motiv « Peace and love », deux mots qu’ont toujours prôné nos quatre garçons dans le vent.
Et ça a marché au-delà de ses espérance car des milliers de gens se sont réunis dans la rue, les réseaux sociaux ont pris la suite et c’est alors devenu un événement mondial puisque dès la première année plus de vingt pays se sont réunis sous le bannière du désormais « Sir » Ringo Starr, adoubé chevalier de la monarchie britannique.
Cette année c’est donc au Hard Rock Café de Nice (les Hard Rock du monde entier étant partie prenante) que l’événement a eu lieu, en hommage à ce 14 juillet meurtrier de 2016, sur la promenade des Anglais à Nice. Evénement doublement symbolique, retransmis dans le monde entier grâce à la Fondation de David Lynch qui l’accompagne.

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Mais tout ne se passa pas vraiment comme prévu puisqu’au départ, un tapis rouge avait été installé devant le Hard Rock Café pour accueillir les invités et Mister Starr in person.
Rendez-vous était pris à 10h pour la presse, le photo call à 10h45, suivi d’interviews avec l’artiste et Ringo devait lancer « the salutation Peace ans love » à midi pile.
Effectivement, la presse fut accueillie au bar, avec café, croissant, jus de fruits à 10h10 pendant que dehors, commençaient à s’agglutiner les fans sous un soleil de plomb.

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Et l’attente commença, nous à la fraîcheur, les fans qui, durant deux heures, eurent le temps de suer… et de se faire suer !
Pas de Ringo à l’horizon, pas plus que d’invités VIP car aucun ne passa l’entrée, tous entrant par une porte dérobée, à l’abri des regards. L’on apprit alors que quelques privilégiés purent rencontrer Ringo à raison de… quatre minutes chacun.
Puis, deux heure après, une cinquantaine de VIP sortirent du fond du café avant que n’apparaissent l’idole, sa femme, Barbara Bach, ex James Bond Girl connu sur un tournage intitulé « L »homme des cavernes », titre on ne peut plus singulier, lui qui est né avec les Beatles à la Carvern de Liverpool !

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Ses musiciens, « The All Starr Band », étaient là aussi et la séance photo dura… quatre minutes… certainement chiffre imposé par la « starr » ou son staff !
Les musiciens entamèrent quelques succès des Beatles, rejoints enfin par Ringo qui chanta deux chansons dont le fameux « With a little help for ma friend », l’une des seules chansons qu’il composa du temps du groupe. Il ne chanta même pas le single qui vient de sortir « Give me more love », au son très Beatles puis déclara ouverte la fameuse journée « Peace and love » en jetant aux fans quelque peu frustrés, des bracelets en caoutchouc et des biscuits… comme au zoo, sans jamais s’approcher d’eux.

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Sa famille vint le rejoindre pour accueillir le gâteau et les deux pâtissiers qui l’avaient concocté. Le temps de prendre quelques photos dans une cohue indescriptible (les photographes sont une race à part, féroces et mal élevés, prêts à vous donner des coups de zoom pour faire « leur » photo !) déjà le gâteau reprit le chemin des cuisines sans qu’on en ait goûté la moindre miette !
Et l’on vint nous dire qu’il n’y aurait pas d’interview, pas plus de show case qu’attendaient les fans. Il devait d’abord se passer sur la plage mais, pour raison de sécurité, il aurait dû se dérouler à l’intérieur du café. C’est l’ersatz de ce mini-mini-concert qui le remplaça. Ils durent se contenter d’une chanson et demi chantée par leur idole et nous, de refermer blocs et appareil photos… La fête était finie !
Curieuse façon de célébrer la paix et l’amour !
Bon, ne boudons pas le plaisir d’avoir pu voir – sans le rencontrer – une idole mythique mais quand même, tout le monde resta sur sa faim… même du gâteau qui semblait appétissant !
Joyeux anniversaire quand même, Ringo Starr, en souvenir de notre jeunesse bercée par les chansons des Beatles.

Jacques Brachet

Hyères – Salins des Pesquiers
Opération baguage des goélands railleurs

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J’avoue que je connaissais les mouettes rieuses mais pas les goélands railleurs !
Eh bien oui, ils existent et l’on a pu découvrir, en ce matin du 27 juin, quelque six cents poussins qui viennent de naître aux Pesquiers à Hyères et ils font partie d’une espèce migratoire menacées.
D’où l’intérêt de connaître leurs comportements et pour cela , il faut les baguer.
Pour cela, on pose sur le tarse ou le tibia, une bague métallique inoxydable numérotée, qui n’altère en rien le comportement des oiseaux.
C’est ce qu’on fait une cinquantaine de personnes mandatée par Toulon-Provence-Méditerranée qui intervient sur les salins depuis 2004 et la Ligue pour la Protection des Oiseaux (LPO) PACA.
Ainsi pourra-t-on suivre les pérégrinations de ce bel oiseau en déterminant les voies de migration, les zones d’hivernage et de nidification.
Le goéland railleur – puisque tel est le nom qu’on lui a attribué – vit dans des lagunes ou des salins où il trouve sa nourriture constituée d’invertébrés aquatiques et de petits poissons, et hiverne principalement en Méditerranée centrale et orientale.
Même si cet oiseau est considéré comme vulnérable , les colonies sont en augmentation, surtout chez nous et en Camargue.

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Afin de les aider à se reproduire, des ilots ont été créés sur le salin des Pesquiers ou quelque soixante couples sont venus s’y reproduire. L’année record fut en 2015 où l’on recensait 354 couples, hélas décimés par le renard. Aujourd’hui, suite à quelques aménagements anti-intrusion, 2018 en a vu refleurir Quatre cent cinquante qui ont vu naître six cents poussins, ce qui en fait la moitié de la population française. Ce sont ceux-là, âgés de trois à quatre semaines, qui ont été bagués, mesurés et pesés.
Le Maire d’Hyères, Jean-Pierre Giran, et vice-président de TPM, est venu assister au baguage.
Aujourd’hui, et depuis 2009, les migrations sont donc suivies « à la bague » avec le Tour du Valat, organisme de recherche privé situé en Camargue, qui a été mis en place par le Muséum d’Histoires Naturelles de Paris.
L’on apprend ainsi que 79% des oiseaux bagués à Hyères sont revenus sur leur site de naissance. De là, ils ont été suivis en Camargue, en Sicile, en Sardaigne pour passer l’hiver sur les côtes tunisiennes et en Lybie. Mais les chemins empruntés varient d’une année sur l’autre, d’où l’intérêt de les suivre.
Qu’ils soient rieurs ou blagueurs, ces Laridés vont pouvoir vivre leur vie d’errance, surveillés de près afin qu’ils ne disparaissent de notre Méditerranée.

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Jacques Brachet
Photos Olivier Pastor (Métropole TPM)

Hyères Collège Gustave Roux – ONG Josy Chambon
un beau combat pour des enfants du Mali

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Au départ, une poignée de copains du Collège Gustave Roux d’Hyères, dont l’instigateur est élu membre du Conseil de la Vie Collégienne et vient de l’orphelinat de Bamako d’où, il y a quelques années, il fut adopté.
Ils décident donc de monter un projet humanitaire afin de porter assistance aux enfants de la pouponnière de Bamako.
S’il est, comme on le comprend aisément, engagé dans un tel projet citoyen et humanitaire, il a su convaincre ses copains qui ont décidé de s’engager à ses côtés. Projet qui s’inscrit totalement dans le programme EMC de 5ème qui aborde les thèmes de l’enfance et de ses droits.
Ensemble donc, ils ont élaboré un beau travail de communication afin de faire connaître le projet et de sensibiliser le plus d’élèves possibles de leur collège, l’objectif étant d’organiser une grande collecte dont les bénéfices serviront à réunir le matériel nécessaire à la pouponnière de Bamako, comme eau, lait, couches, médicaments, vêtements…
Ils ont établi un plan de communication tout azimut en créant des affiches, allant sur les réseaux, appelant la presse et ils vont installer une boîte pour collecter les fonds.
Si le collège suit, c’est quand même une entreprise qui nécessite du temps, du travail, de l’encadrement et toute aide est la bienvenue.

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Déjà, une association a répondu présent et lorsqu’on connaît sa présidente, on n’est pas étonné qu’elle se soit si vite investie. Il s’agit de Josy Chambon, qui oeuvre depuis des années dans l’humanitaire, qui a créé une ONG « Josy Chambon, l’Humanitaire pour tous » et qui n’a pas hésité un seul instant à mettre son équipe au service de cette belle cause et de ces jeunes si entreprenants.
L’ONG leur apporte sa logistique et s’engage à faire en sorte que tous les dons rassemblés soient acheminés sans risques à la pouponnière.
Lorsque l’on est ouvert aux autres, qu’on compatit à la misère de autres, que l’on soit jeune ou moins jeune, ensemble il est prouvé qu’on peut mener de belles actions en aidant son prochain.
Bravo donc à ces jeunes et à l’ONG de Josy qui s’investissent dans cette belle cause.

Jacques Brachet

L’île de Bendor à l’heure russe

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Alors qu’en cette période estivale, on parle tous les jours de la Russie et du Mondial de football, ce 16 juin c’est tout à fait pour un autre événement que l’on en parlait sur la petite île Paul Ricard, face à la ville de Bandol.
Remontons aux années 50 : un certain astronaute russe nommé Youri Gagarine devient le premier homme de l’espace, immense évènement scientifique mondial qui ouvre les portes de la conquête de l’espace..
A la même époque, le Commandant Sauvage, pilote rescapé de l’escadrille Normandie-Niemen vient inaugurer l’aéroport de Castellet et y invite Gagarine qui ne peut alors se déplacer.
Quelques années plus tard, il débarque pour 36 heures sur l’île de Bendor pour une visite éclair mais qui reste un bel événement sur ce lieu où sont passées de nombreuses personnalités.
C’est Georges Klimoff qui sera l’interprète du cosmonaute et depuis des années, son vœu est que le cosmonaute soit honoré sur l’île et qu’il y reste une trace de son passage.

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Le ministre et le consul en compagnie de Georges Klimoff et de François-Xavier Diaz

C’est aujourd’hui chose faite puisque François-Xavier Diaz, directeur général de la société Paul Ricard, recevait le consul général de Russie à Marseille Sergey Molchanov et le ministre de l’économie et des relations internationales à Moscou, Sergey E.Cheremin, pour dévoiler une plaque à l’effigie du premier homme de l’espace.
Pour cet événement, la communauté russe de la région s’était déplacée en grand nombre et Moscou nous avait envoyé les Cadettes de l’Ecole Militaire de Moscou qui démarrèrent avec un concert musical et dansant où se mêlaient des musiques traditionnelles russes, des musiques plus rock très rythmées, se terminant par la fameuse musique du film « Le gendarme de St Tropez » signée Raymond Lefèvre. Musique on ne peut plus festive et célèbre jusqu’en Russie !
Tout en jouant superbement bien, nos cadettes nous offrirent des chorégraphies au cordeau qui enchantèrent la foule.

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Nous eûmes évidemment droit aux deux hymnes, français et russe avant que ne soit dévoilée la très belle plaque commémorative sur le quai de l’île.
François-Xavier Diaz, qui nous rappela la venue du cosmonaute, nous dit tout son plaisir d’honorer le grand homme et de recevoir cette illustre délégation russe sur son île.
Le Consul à son tour nous dit sa joie et son honneur de fêter leur premier homme de l’espace, symbole de l’Histoire et des aspirations communes des deux pays en rappelant, les collaborations, le partenariat, les programmes communs que les deux pays ont depuis de longues décennies. Il dit sa reconnaissance pour cette initiative bienveillante qui rapproche encore l’amitié franco-russe.
Le ministre souligna cette cérémonie lumineuse et chaleureuse à la fois familiale, intime et l’amitié entre les deux pays qui remonte au Moyen-Âge, époque où Henri 1er, roi des Francs épousait la princesse Anne de Kiev.

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Puis ce fut l’époque de la découverte du cosmos dont Gagarine ouvrit la voie et la collaboration entre les deux pays, rencontre à l’échelle cosmique symbole de fidélité, d’honneur, de droiture et d’amitié, pays qui sont restés unis malgré tout.
Autre symbole : sous forme de gâteau au caramel créé par des enfants russes à l’effigie de Gagarine et une photo que Vladimir Soufouroff, que l’on voit auprès de Gagarine, dédicacée par celui-ci, qu’il offrit à François-Xavier Diaz afin de faire perdurer le souvenir du cosmonaute.
Un apéritif sous un soleil de plomb réunissait tous les invités devant le musée de l’île et Le ministre et le consul, plus habitués à la vodka, découvrir le fameux pastis qui a fait la gloire de la famille Ricard avec une nouvelle et sublime nouveauté : le pastis aux herbes de Provence !
Un déjeuner plus intime réunissait les illustres convives, auquel nous fûmes conviés, pour continuer à fêter cette amitié franco-russe jamais démentie.

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la plaque a été créée en Russie dans la galerie Kvartira S par les artistes Aleksander Rygorchuk et Nickolay Tabachkov. 

De table en table, se mêlaient les langues russes, françaises, anglaise autour d’un joyeux et magnifique repas offert par François-Xavier Diaz, les convives étant protégés du soleil par des chapeaux de paille à l’effigie de l’île.
Ainsi se mêlèrent aussi dans une joie non dissimulée, vodka, pastis et vins de Provence… fêtant aussi, au cours du repas, la victoire du premier match de la France contre l’Australie lors du Mondial en Russie !
De là-haut, Gagarine a dû sourire, lui qui aimait à dire qu’en voyant le monde d’en haut il espérait la paix entre tous ces pays de notre planète.

Jacques Brachet

Six-Fours : Les associations à l’honneur

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Pour la troisième année consécutive, les présidents d’associations six-fournaises étaient réunies par leur maire, Jean-Sébastien Vialatte, afin de les honorer et de les remercier de la vie culturelle, sportive, caritative, festive qu’elles apportent à la ville.
C’est – enfin ! – sous un chaud soleil de juin, dans ce magnifique cadre qu’est la Maison du Cygne qui vient de recevoir le label de « Jardin Remarquable », que le maire et nombre de ses élus, les recevaient pour un buffet déjeunatoire pris au milieu d’une végétation luxuriante et de sculptures monumentales, dans une ambiance on ne peut plus cordiale et amicale.
« C’est avec un plaisir toujours aussi vif que je m’adresse à vous – confirma Jean-Sébastien Vialatte – pour vous témoigner ma reconnaissance pour votre engagement au sein de notre commune. Sans vous, sans votre dévouement, sans votre générosité, sans votre envie de partager votre passion, le tissu associatif ne serait pas aussi dynamique et notre commune ne serait pas tout à fait celle où il fait bon vivre »
Il les assura de son soutien, qu’il soit financier ou logistique car la vie associative est un maillon indispensable du bien vivre ensemble.
C’est, rappelait-il, pas moins de 231 manifestations que les associations ont créé, animé, organisé.
« A l’heure où notre société est en proie au doute, à l’individualisme, l’action bénévole qui est la vôtre, prend un sens supplémentaire »
Il devait ajouter qu’il était aujourd’hui important de partager ses forces et de mutualiser ses talents afin de mieux répondre aux aspirations de nos concitoyens.
Il évoqua également ce lieu magique qui est à la fois un lieu d’art, de patrimoine, qui, lorsque la Mairie l’avait acquis à son propriétaire Romain Boyer, n’était qu’une ruine, qui est aujourd’hui un fleuron de la ville qui accueille 50.000 visiteurs par an et qui a rejoint les 419 parcs et jardins remarquables de France, les 48 de la région PACA, les 11 jardins varois labellisés et… le seul entre Toulon et Marseille !
Après ce joli moment de détente au milieu d’arbres, de fleurs et de légumes le comédien Luc Desroches devait présenter, en début d’après-midi, un spectacle en plein air, comme au temps de Molière à qui il rendait hommage avec son spectacle « hashtag Molière » sous un soleil et une chaleur enfin revenus.
Prochaine étape : ce chemin piétonnier et initiatique qui partira de la Maison du Cygne pour rejoindre par la Coudoulière, le parc de la Méditerranée, la batterie du Cap Nègre, le petit port et les plages.

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La saison se termine donc avant que ne démarrent les festivités de l’été dont, en point d’orgue, le festival de Musique qui se tiendra entre la Tour Royale à Toulon et la Collégiale St Pierre de Six-Fours, sans oublier le parc Jean Robert et, justement, le parc de la Méditerranée, où l’on retrouvera, toujours avec le même plaisir puisqu’il est devenu en quelque sorte le sociétaire des lieux, le musicien et chef d’orchestre Jean-Christophe Spinosi et son orchestre, l’ensemble Matheus qui se partagera entre la collégiale où il nous offrira des concerts classiques et les jardins où l’orchestre jouera du jazz et le concert devenu aujourd’hui incontournable « Barock’n’roll »
Encore de beaux moments à partager;

Jacques Brachet

ART & VIN… VINGT ANS!

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Il y a déjà vingt ans que, tous les étés, nous parcourons domaines et châteaux, caves et vignobles de notre région, pour découvrir à la fois des millésimes de nos viticulteurs, qui en ont fait le fer de lance de notre agriculture, mais aussi de beaux artistes, plasticiens, photographes, peintres, sculpteurs qui s’y installent pour l’été afin de mieux se faire connaître.
Ce sont de beaux moments de découvertes, de rencontres, de convivialité, culture et agriculture mêlées, mettant tous nos sens en éveil.
Il y a donc 20 ans que cet événement, baptisé « Art & Vin », a été créé par la Fédération des Vignerons Indépendants du Var sur une idée d’Alain Baccino, viticulteur, propriétaire du domaine des Perceides à Cuers, président de la Chambre d’Agriculture du Var.
L’idée était que les viticulteurs invitent des artistes à exposer tout l’été dans leurs caves ou divers lieux de son domaine (et même dans les vignes où les champs pour les sculptures monumentales). Ainsi, faisant d’une pierre deux coups, les visiteurs découvraient à la fois trois couleurs de vin qui portent haut les couleurs de notre région et des artistes talentueux qui se font ainsi connaître.

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Alain Baccino – Hélène Audibert – Christophe Durdilly

Pour les 20 ans, Toulon, qui n’a évidemment pas de domaines en ville, voulaient être de la fête et inaugurer ce millésime viticole et artistique. Hélas, s’il y eut du vin, il y eut aussi de l’eau mais la pluie n’empêcha en rien la fête de se dérouler, grâce à l’appui de la municipalité et surtout d’Hélène Audibert, adjointe au Maire, qui se donne corps et âme pour la rénovation de la ville, sa réhabilitation et son animation.
Ainsi sont nés de nombreuses galeries, des lieux d’exposition, des échoppes et nombre d’entre eux ont participé à cette fête.
Tout commença à 17 heures où le beau lieu culturel qu’est le Port des Créateurs au Centre-ville et son animateur Julien Carbone, (également directeur de l’espace Metaxu) nous recevait, non pas sur la place, faute au temps, mais à l’intérieur. L’on y retrouvait Hélène Audibert, Alain Baccino et son successeur Christophe Durdilly, ainsi que nombre d’artistes et de viticulteurs.
Julien Carbone nous expliqua que ce lieu de culture avait pour vocation d’accompagner les artistes et les associations artistiques dans le but de les faire connaître mais aussi de les aider dans diverses démarches administratives. A ce jour, 40 associations et une dizaine d’artistes y viennent en toute liberté.
Hélène Audibert nous expliqua son but qui est, – aidée de Benoît Pelletier, conseiller municipal – de rendre vivant et attractif un centre ville qui avait été déserté, qui reprend aujourd’hui vie et vigueur et pour elle, c’était un grand bonheur que de recevoir cette manifestation pour trois jours de festivités.

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Julien Carbone – Le trio Djangologie

Christophe Durdilly devait d’abord rendre hommage à Alain Baccino et aux autres présidents qui suivirent, précisant qu’aujourd’hui, l’association des Vignerons Indépendants, qui a, elle, deux fois vingt ans, regroupe 83 vignobles du Var, des Alpes de Haute Provence, des Bouches du Rhône et des Alpes Maritimes. Forte de ses 415 adhérents, elle a un credo :
– Cultiver sa vigne en respectant son terroir,
– Faire soi-même son vin dans sa cave, un vin artisanal et unique,
– Vendre directement son vin chez soi, à ses clients, selon le circuit de distribution qu’il a choisi, en partageant sa passion.
Alain Baccino devait clore ces discours en avouant qu’il y a vingt ans, la mise au point de l’événement fut laborieuse et n’alla pas sans difficulté mais aujourd’hui, l’excellence des vignobles, sur le Var entre autres, qui pour lui, est « le plus beau département de France » et des artistes qui s’y sont associés a fait de cette animation, l’un des plus beaux événements de l’été, mettant en communication vignerons, artistes et public pour de belles découvertes.
L’événement « Art & Vin » regroupera donc cette année 70 domaines sur lesquels se répartiront une centaine d’artistes, « le blanc » étant le thème de cette année.
Le blanc, que l’on put aussitôt apprécier avec ses frères rouges et rosés, pendant que le trio de jazz Manouche Djangologie nous offrait un mini-concert.

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Une œuvre de Martin Lewden à la galerie l’Axolotl et une animation vigneronne
A l’espace Metaxu, Benoît Bottex reçoit des artistes vietnamiens sur le thème « Les villes invisibles » et l’atelier Terres d’Arum a invité la céramiste Ann Durault
La galerie Les Frangines reçoit Bernard Duschene, Lisa Fardelli et une performance de Pozde

Puis ce fut le départ de notre déambulation à travers le cœur de Toulon et de ses ruelles, à la découverte de 9 galeries où nous étions accueillis par leurs propriétaires, les artistes exposants et… les représentants de domaines afin d’admirer des œuvres, de découvrir de beaux artistes… et de goûter à différents millésimes… avec modération, car il fallait remonter jusqu’à l’Opéra où, Claude-Henri Bonnet, directeur de ce haut lieu nous avait offert le Foyer Campra (faute de pouvoir aller sur le toit du théâtre comme prévu, toujours à cause de la pluie) pour un cocktail, où l’on était accueilli par une aubade, celle des Voix Animées, dirigées par Luc Couadou, et où tous se retrouvaient autour de nos deux présidents, de Bénédicte Martin, présidente de la commission agriculture du Conseil Régional et de Philippe Vitel, vice-président du Conseil Régional PACA qui se dit heureux de cette belle alchimie entre la vigne et l’art, fier qu’elle se pérennise depuis vingt ans et qui renouvela son engagement à cette manifestation.

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Bénédicte Martin, Philippe Vitel, Christophe Durdilly et Alain Baccino – Les Voix Animées

Bénédicte Martin de également confirmé son partenariat en précisant que la région s’engagerait dès l’an prochain de manière plus conséquente et, que, grâce à Philipe Vitel, qui est également président de la Société du Canal de Provence… les vignerons et donc, leur vin… ne manqueraient pas d’eau, même si, en ce moment, le manque d’eau n’était pas d’actualité !

Jacques Brachet
programme des expositions : www.art-et-vin.net

 

Six-Fours – Maison du Cygne
C’est un jardin extraordinaire…

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Voici des fruits, des fleurs, des feuilles et des branches et voici ce lieu qui ne bat que pour vous…
C’est ce que Paul Verlaine aurait pu dire en découvrant ce lieu qui n’est fait que pour l’Art et la Nature. L’Art parce que c’est un superbe écrin pour les artistes qui y viennent exposer, soit dans les salles spacieuses et lumineuses, soit dans ce jardin aujourd’hui labellisé « Jardin Remarquable », dont le superbe portail d’entrée tout de fer forgé qui nous ouvre au jardin vient d’avoir un alter ego de l’autre côté, ce nouveau portail qui ouvrira le chemin vers la mer et vient d’être inauguré en grandes pompes.

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C’était ainsi frapper les trois coups du week-end devenu incontournable et annuel de la seizième édition des « Rendez-vous aux jardins » sous l’égide de la Municipalité et du Ministère de la Culture et de la Communication.
Jour de fête donc où la foule est venue nombreuse découvrir ce jardin planté de fruits, de fleurs, de légumes, d’essences rares et méditerranéennes que l’on découvre à travers les allées de gravier, de tuiles pilées donnant cette dominante rose et répondant au vert des pelouses sur lesquelles sont venues de poser de nouvelles sculptures monumentales signées Jacques Boyer, Virginie Bomans et Christine Stephanoff, qui se mêlent aux crayons géants réalisés par le Pôle Arts Plastiques.

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A noter que cette année, les écoles six-fournaises se sont totalement investies à l’événement, les élèves de CP, classes potagers ayant réalisé des photos des œuvres de land art et les élèves du LEP de la Coudoulière, section mode-couture présentant des robes des quatre saisons.
Par ailleurs, vers la sortie du jardin, ils ont créé un immense nid qui a trouvé sa place dans le paysage, ainsi qu’un mandala des quatre saisons.
N’oublions pas la participation de l’antenne de Six-Fours du Conservatoire National à Rayonnement Régional dont les plus jeunes nous ont offert une magnifique prestation de chansons françaises et les plus âgés et les professeurs ont enchaîné plus tard sur un concert de jazz.
Si l’extérieur était fleuri et coloré, la salle d’exposition avait fait de même en recevant, sous le titre « La pudeur du faune et autres histoires », des artistes qui ont travaillé à leur manière sur la faune, la flore : les tentures fleuries de Marie-Françoise de Gantes, les volumes végétaux de Luc Boniface et les photographies de Fabrice Ney. Vous pourrez d’ailleurs les rencontrer le 23 juin à 15h au milieu de leurs œuvres dont ils vous parleront.

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Durant tout le week-end, petits et grands, outre la découverte de ce lieu magique, qui, voici quelques années, avait déjà obtenu le Pôle d’excellence de Diffusion et de Valorisation des Arts Plastiques, auront pu participer à de nombreuses animations comme l’atelier d’aquarelle de Roger Boubenec, les lectures de la Cie les amateurs Maladroits, des moments chorégraphiques de Désirée Davids, la remise des prix « Jardins et balcons fleuris », des initiations au yoga, à la méditation au Qi Gong pour ceux dont la « zénitude » du jardin ne suffirait pas et un troc plantes bienvenu en cette saison de plantations.

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Dominique Ducasse, adjointe déléguée aux Affaires Culturelles devait dire sa joie de voir ce lieu devenir un pôle d’attraction de la ville de Six-Fours et soulignait « la complexité et l’importance des interventions nécessaires non seulement à la connaissance, la protection, la conservation, l’entretien, la restauration et la création de jardins mais encore des savoir-faire et de la formation de personnels spécialisés. Le tout, en s’attachant à mettre en valeur la dimension culturelle et poétique de ces espaces publics et privés ».
Avant un sympathique buffet au soleil (enfin là !) Jean-Sébastien Vialatte, député-maire de Six-Fours devait en riant déclarer : « Aujourd’hui, c’est la démonstration de l’achèvement d’un travail dans le temps. Ce qui me fait dire que la persévérance, la patience payent toujours un jour. Dans quelques semaine sera inaugurée le chemin qui partira de la Maison du Cygne pour aller jusqu’à la mer et au Cap Nègre et s’il est une chose dont je suis fier, c’est de l’aboutissement de ce projet de longue haleine qui nous a causé beaucoup de tracas, de travail mais je peux dire aussi, comme la chanson qu’ont chanté les enfants : Non, je ne regrette rien ! »

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Jacques Brachet