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Toulon…
Ouverture des Beaux-Arts et de la Maison de la Créativité.

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Ouvert au public en janvier dernier, le quartier Chalucet a vuaujourd’hui, ce vendredi 16 octobre, l’inauguration de deux de ses bâtiments remarquables : les Beaux-Arts et la Maison de la Créativité. Le maire de Toulon, Hubert Falco entouré de nombreux élus et personnalité, coupait le ruban symbolique ouvrant au public un nouveau et somptueux lieu de culture et d’art.
Les Beaux-Arts, le bâtiment totem dessiné par l’architecte Corinne Vezzoni & Associés, abrite l’École Supérieure d’Art et Design TPM et TVT Innovation, avec des espaces partagés pour les entreprises du numérique.
La Maison de la Créativité, signée de l’Agence d’architecture Devillers et Associés, accueille l’école de commerce Kedge Business School, l’école internationale d’architecture Camondo Méditerranée ainsi que des espaces partagés destinés aux étudiants.
Samedi 17 octobre, la journée portes ouvertes a permis au grand public de découvrir ces deux ouvrages de l’intérieur, avec leur architecture contemporaine et leur vue exceptionnelle sur la rade et le Faron.
«Le Quartier de la Créativité et de la Connaissance Chalucet – devait dire Hubert Falco – est un quartier qui répond aux besoins grandissants d’une ville qui se développe, se transforme, qui s’ouvre de plus en plus à la jeunesse, à la culture, à l’éducation, à l’université, aux écoles d’ingénieurs, aux start-up, au numérique ; une ville attractive»

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Cette inauguration se déroulait précisément le jour célébrant les 400 ans de la naissance de Pierre Puget, architecte et sculpteur régional majeur. Pierre Puget est né en effet le 16 octobre 1620, à Marseille. Au XVIIIe siècle il était considéré comme le «Michel-Ange de la France»
Et d’ailleurs, une statue le représentant trône au milieu de ce fameux «jardin de la Ville», le jardin Alexandre 1er totalement et superbement repensé et amenant au quartier de la créativité et de la connaissance Chalucet
Et il est vrai qu’il ne se passe quelques mois sans que le Maire de Toulon nous fasse découvrir un Toulon qui s’embellit d’année en année, apportant aux Toulonnais un nouveau bonheur de vivre, de se cultiver, d’aimer muser dans cette ville aujourd’hui ouverte sur l’avenir.
La foule étant nombreuse en ce jour d’inauguration, elle le fut tout autant le lendemain, ouvrant ses portes à tous pour découvrir le bâtiment des Beaux-Arts avec son école supérieure d’art et du design (ESAD), l’agence métropolitaine de développement économique, la Maison de la Créativité avec l’école Camondo d’architecture intérieure et du design qui a 75 ans d’âge, est de renommé internationale et ouvre donc une section dans ce temple de l’Art toulonnais, la seule donc après  Paris. L’on y découvre également la Kedge Business School, école de management française qui, après Paris, Bordeaux et Marseille, s’installe à Toulon, après s’être installée en Chine, au Sénégal.

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Le bâtiment Beaux-Arts, d’une grande prouesse technique, s’affiche comme un signal architectural fort qui domine le quartier. Surplombant le quartier, c’est l’ouvrage totem du site, par sa signature, son volume, sa luminosité. Il abrite dans ses 6400 m2 l’ESADTPM et de nouveaux locaux de TVT Innovation.
Ce bâtiment est conçu à l’image d’une grande sculpture contemporaine dont la volumétrie s’élève, jouant avec le soleil et captant la lumière, pour marquer l’entrée nord du quartier de la créativité et de la connaissance.
Lorsqu’on visite cet immense vaisseau on est surpris de voir les immenses espaces dont bénéficient tous les étudiants, la lumière qui éblouit tous les lieux et, du huitième étage, la formidable vue sur le port de Toulon et, en contrebas, du jardin où l’on aime flâner.

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L’ESADTPM – Ecole Supérieure d’Art et Design TPM
Implantée dans le paysage toulonnais depuis 150 ans, l’École Supérieure d’Art et Design Toulon Provence Méditerranée (ESADTPM) est placée sous la double tutelle du ministère de la Culture et du ministère de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche et de l’Innovation.
Les ateliers des Beaux-Arts, ou ateliers libres, sont ouverts au public postscolaire du lundi au samedi en fonction des ateliers choisis, et au public périscolaire le mercredi et le samedi.
L’école regroupe 180 étudiants : 57% d’étudiants originaires de la région Provence Alpes Côtes d’Azur, – 27% d’étudiants originaires de France hors région PACA, – 16% d’étudiants étrangers dont 44% de Coréens.
30 enseignants permanents, une trentaine d’artistes, universitaires, écrivains, théoriciens, designers intervenant chaque année. (95% de réussite aux diplômes).
Le bâtiment de 4000 m2 comporte : cinq plateaux d’études de 300 m2 chacun, dix-neuf ateliers techniques, du bois au numérique en passant par la lithographie, la reliure, le son, …Une galerie de 300 m2 au cœur de l’école, une galerie de 60 m2 au cœur de la vieille ville de Toulon, une bibliothèque spécialisée de 12 000 ouvrages, partagée au cœur de la Médiathèque municipale Chalucet.

TVT Innovation
Agence de Développement Économique de la Métropole TPM, TVT Innovation installe de nouveaux locaux dédiés au développement de projets innovants. En véritable carrefour de l’innovation sur le territoire, TVT propose dans le bâtiment des Beaux-Arts un ensemble d’espaces et de services avec : Résidence d’entreprises (bureaux pour entreprises en création). Espace de coworking (espace de travail partagé). Espaces de créativité (salles de réunion créatives) et de convivialité (lieu d’échange). Citylab, le laboratoire urbain pour la ville de demain. Bureaux de l’équipe TVT Innovation.
Ces espaces sont accessibles aux entrepreneurs innovants, entreprises, étudiants, écoles, associations, usagers et particuliers de l’écosystème toulonnais. Dans ce quartier de la créativité et de la connaissance, TVT Innovation met l’accent sur les #EdTech et sur les nouvelles formes d’apprentissages : e-learning, co-learning, etc.

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L’école Camondo Méditerranée
Créée à Paris il y a 75 ans, l’école Camondo, qui pour la première fois a été délocalisée, s’installe dans un second site à Toulon face à la Méditerranée. L’école Camondo forme des architectes d’intérieur-designers en délivrant un diplôme de niveau I visé par le Ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche. Elle jouit d’une situation unique en Europe adossée à une institution culturelle française, Les Arts Décoratifs, créée il y a plus de 150 ans dans le sillage des Expositions universelles et dont les collections et les ressources valorisent les arts décoratifs, le design contemporain, les savoir-faire de haute facture des artisans et des industriels tout en participant à leur rayonnement et à leur transmission. Camondo Méditerranée y déploie le même cursus en cinq ans, la même pédagogie pour un même diplôme. La pédagogie de l’école s’inscrira dans le contexte méditerranéen : Pôle Mer, art de la plaisance et du yachting, rapport de l’intérieur à l’extérieur, lien à la nature et aux matériaux bio-sourcés, étude des flux marchands, touristiques et humains, et s’enrichira naturellement de ces influences.
Camondo Méditerranée accueille depuis la rentrée de septembre 2020, trois promotions avant de compter à l’horizon 2022, 150 étudiants de l’année 1 à 5, déployés sur 2 000 m².

Kedge Business School
Kedge BS est une École de management française de référence présente sur 4 campus en France (Paris, Bordeaux, Marseille et Toulon), 2 en Chine, 1 en Afrique et 4 campus associés. Sur son campus de Toulon, Kedge BS accueille près de 400 étudiants qui se forment à deux programmes d’enseignement. D’une part, le Msc Ingénierie d’Affaires, un programme de double compétence qui recrute à partir de Bac+2, et forme chaque année près de 300 étudiants au management des technologies. Et le Kedge Bachelor, qui accueille un peu moins de 100 étudiants sur trois années, un programme Post Bac en management, qui diplôme à Bac+3. Ces deux formations sont visées par l’État.

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Au centre, la fontaine italique et son T de Toulon, de 7,5 mètres de haut, conçu par Didier Marcel

Le nouveau campus de Kedge BS a été conçu pour expérimenter un enseignement d’avant-garde. Connecté, cet espace est entièrement dédié aux méthodes pédagogiques les plus innovantes. KEDGE occupe 2100 m2 et dispose de 11 salles de cours et d’une médiathèque de 140 m2 située au coeur du bâtiment. Cet espace accueille une trentaine de collaborateurs et 350 étudiants.
Ces nombreux atouts permettent à Kedge BS Toulon d’être encore plus attractif, et ainsi faire venir plus d’étudiants sur Toulon, dans les deux programmes de formation présents sur le campus, le Master of Science Ingénierie d’Affaires, et le Kedge Bachelor.
Comme on peut le voir, rien n’a été laissé au hasard dans ce magnifique navire fait pour éduquer, cultiver, ouvrir d’immenses perspectives aux jeunes qui, de plus en plus, viennent s’installer à Toulon, y trouvant des ouvertures à leurs projets, leurs envies, leurs passions, leur avenir.
Hubert Falco a compris que, pour garder ses jeunes et en faire venir d’autres, il fallait qu’ils aient une envie, une ambition que, jusqu’ici, ils trouvaient à Marseille. Aujourd’hui, Toulon s’ouvre à la jeunesse, à la culture et devient un nouveau pôle d’attraction pour tous, grâce à un maire dynamique qui ne cesse d’embellir sa ville, d’ouvrir des lieux, des jardins où l’on a envie de vivre, entre mer et montagne.
Pendant longtemps, on ne faisait que passer à Toulon, pour aller à Nice ou à Marseille. Aujourd’hui on a envie de s’y arrêter et même de s’y poser, pas seulement pour aller s’y baigner au Mourillon ou prendre le téléphérique du Faron.
C’est une ville qui renaît et où, aujourd’hui, il y fait bon revivre.

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 Jacques Brachet
Photos Monique Scaletta


SANARY- FETE DES TRADITIONS – 17 ET 18 OCTOBRE 2020

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Ce weekend, rendez-vous sur le port de Sanary-sur-Mer pour fêter nos traditions provençales sous le signe de la culture, de la musique et de la bonne humeur !
Programme du Weekend
Samedi 17 octobre – Dimanche 18 octobr de 10h à 18h
Expositions sous les chapiteaux du port (soumises à un protocole sanitaire strict – Port du masque obligatoire)
Chapiteau 1 : entre terre et mer, le costume des Sanaryens au XIXème siècle.
Chapiteau 2 : outils, Santons, paniers et maquettes un savoir-faire traditionnel.
Chapiteau 3 : les animaux de la campagne (animaux vivants).
Animation musicale avec le groupe de musique traditionnelle «Nid’Oc».
Sur le port
Promenade en calèche (attention nombre de participant limité à chaque parcours, respect des normes sanitaires, gestes barrière et port du masque obligatoire pour chaque participant).
De 15h30 à 17h : défilé en costumes traditionnels dans les rues du centre-ville avec les groupes «La coustièro Flourido» de Sanary, «L’Oulivelo» du Beausset, «La Respelido Valenco» de la Valette et le groupe musical «NiD’Oc».

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Dimanche 18 octobre 2020
A 9h : messe en plein air sur le parvis de l’église Saint Nazaire avec la participation de l’Orchestre d’Harmonie «La Saint-Nazairienne».
A 15h 30 : concert par l’Orchestre d’Harmonie «La Saint-Nazairienne» au kiosque à musique, allée Estienne d’Orves.

Mesures sanitaires : Port du masque obligatoire pour les + 11 ans. – Gel hydroalcoolique à disposition à l’entrée et à la sortie du site


Toulon : Un nouveau parc paysager à la Loubière

«Après l’inauguration du Quartier de la Créativité et de la Connaissance Chalucet en janvier dernier et le lancement récent des travaux du futur quartier Montety, un nouveau grand et beau projet va transformer davantage notre ville et un de ses quartiers emblématiques, la Loubière», Hubert Falco, président de TPM.

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Un nouveau parc paysager de 16 000 m2, accessible à tous, va être réalisé sur le site – encore partiellement occupé par ENEDIS ET GRDF – friche industrielle le long du Boulevard de la Démocratie.
La création du Parc de la Loubière, entre la Place Laporterie et le Boulevard Raynouard, sur des terres jusqu’ici construites et imperméables vient compléter et enrichir la trame verte et paysagère de Toulon.
Le Parc répond à plusieurs ambitions
– Une ambition métropolitaine, avec la création d’espaces capables d’accueillir des événements d’ampleur et des expositions culturelles (espaces ouverts, « Promenade des Arts ») ;
– Une ambition urbaine par une programmation ludo-sportive dense répondant aux attentes des habitants du quartier, de leurs enfants, et des futurs usagers.
Le parc sera séquencé en différentes ambiances rendant hommage à la diversité des paysages rencontrés sur le territoire méditerranéen et fera une large place à l’eau :
Arboretum, jardins pédagogiques,
Aires de jeux (mobiles de jeux, jeux d’eau, parcours de motricité et d’escalade,…),
Observatoire perché / belvédère,
Parcours et aires de sport,
Espaces de détente ombragés…

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Le Parc paysager de la Loubière se veut résolument inscrit dans une topographie et une géographie locale. Ses ambiances veulent, plus largement, rendre hommage à la diversité des paysages rencontrés sur le territoire méditerranéen, à travers une large palette végétale très diversifiée et adaptée aux conditions climatiques : Pins parasols, Chênes lièges, Oliviers, Amandiers,…
– Hommage aux campagnes méditerranéennes sculptées en terrasses par la mise en scène de restanques plantées ;
– Hommage aux Jardins d’acclimatation et aux collections botaniques privées inhérentes aux villégiatures de la côte par la plantation d’essences méditerranéennes importées ou acclimatées (le climat méditerranéen étant présent sur les cinq continents – Aloès, Agaves, Filaos, Araucarias, Eucalyptus, Cycas, Belombras …) ;
– Hommage aux paysages plus « naturels », toiles de fond communes de nos cadres de vie, utilisant un cortège botanique plus endémique (Viornes tin, Pistachiers, Philaires, Chênes, Arbousiers, Cistes, …) et dessinant la frange nord du Parc.
– Hommage également aux paysages urbains méditerranéens par l’utilisation d’essences plus horticoles et localement plantées pour leurs qualités d’ornement et de confort (ombrage, fragrances, floraisons, feuillaisons, écorces décoratives, …).

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Le Parc s’installe dans la géographie du Mont Faron, monument naturel qui domine la cité toulonnaise, et qui dicte la morphologie du parc paysager :
Par un jeu de «perspective augmentée» qui, du point bas (à proximité du Boulevard Raynouard), guide le regard du visiteur vers le sommet du massif via un axe structurant nord/sud.
Par un jeu de matières et de formes qui ponctuent élégamment les différents cheminements du Parc (émergences calcaires, arrêtes anguleuses, tons pierres) et rappellent les ambiances particulières des différents sentiers qui jalonnent le massif.

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Livraison du parc : mai 2022
Superficie du parc : 1.6 ha
Opération d’aménagement qui répond à la démarche Quartiers Durables Méditerranéens – QDM
Les travaux ont débuté cet été par le début du dévoiement des réseaux électriques. Les travaux de démolition des locaux actuels d’ENEDIS et de GRDF débuteront eux dans quelques jours.
Le parc sera surveillé par des gardiens 24h/24 et sécurisé par des caméras de vidéo-protection.


Juliette GRECO : «J’aime décliner le verbe aimer»

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Décidemment cette année verra disparaître de magnifiques artistes.
Après mon amie Annie Cordy, voici que disparaît celle qui fut la muse de Saint-Germain des Prés et qui devint l’une de nos plus grandes interprètes de la chanson française. On avait Piaf, on avait Barbara, il nous restait Gréco… Et la voilà partie aussi.
Elle fut l’une des plus belles interprètes que puissent avoir les auteurs et compositeurs qu’elle a toujours choisis sans jamais se tromper et souvent alors qu’ils étaient peu ou prou connus, de Brel à Béart, de Ferrat à Gainsbourg, de Ferré à Fanon, de Brassens à Leprestre… Et puis elle chanta Vian, Dimey, Prévert, Queneau, Sartre, Sagan, Jean-Claude Carrière, Mouloudji, Trenet, Jouannest… C’était encore la période où la chanson française possédait ses lettres de noblesse.
Mais elle s’intéressait beaucoup à la chanson d’aujourd’hui, comme Julien Clerc ou Etienne Roda-Gil, Maxime le Forestier, Bernard Lavilliers ou  encore Abd El Malik avec qui elle chanta.
Chacune de ses chansons avait une histoire qu’elle nous distillait avec gourmandise, avec sensualité, en grande comédienne qu’elle était, avec une gestuelle d’une finesse et d’une grâce incroyables : «Déshabillez-moi», «La Javanaise», «Voir un ami partir», «Si tu t’imagines», «Un petit poisson, un petit oiseau», «Je suis comme je suis», «Les feuilles mortes», «Il n’y a plus d’après», «Jolie môme»… La liste est longue de ces chansons, de ces petits bijoux qu’elle nous a offerts durant… 70 ans ! Incroyable !

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Avec Micheline Pelletier et Jacques Higelin

Elle était une magnifique comédienne mais le cinéma ne l’a pas gâtée, à part une incursion américaine avec Darryl Zanuck avec qui elle vécut, Huston, Fleisher, Welles… Mais ce ne fut pas l’ouverture à une carrière qu’elle aurait mérité… Même après la série télé «Belphégor» qui, pourtant, enflamma la France. Mais sa carrière d’interprète, de diseuse est tellement dense, riche, belle qu’il n’y a rien à regretter.
Je l’ai rencontrée à diverses reprises, en tant que journaliste mais le souvenir qui me reste fut cette journée que la Ville de la Valette du Var consacra à la période de Saint-Germain-des-Prés où elle fut l’invitée d’honneur, où elle donna un récital le soir et où elle rencontra le public l’après-midi. Rencontre que j’eus la chance d’animer.
Ce fut un feu d’artifice de bons mots, d’élégance, de liberté dans le langage car elle appelait un chat un chat et nous fûmes sous le charme car elle avait des souvenirs à la pelle, et, suite à cette rencontre, elle me félicita de mes connaissances de cette époque et d’avoir tenu deux heures avec elle…

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Et elle m’embrassa sur la bouche ! Ce sont des choses que l’on n’oublie pas !
Puis je devais la rencontrer souvent à Ramatuelle où, lorsqu’elle n’y chantait pas, elle venait voir les amis en voisine, s’étant établie dans ce village pour lequel elle eut le coup de foudre. Elle ne m’embrassa plus sur la bouche mais souvent nous avons partagé une coupe de champagne !
Alors que cette semaine, la Villa Tamaris recevait Yann Arthus-Bertrand, invité par l’association «L’œil en Seyne», sa présidente, qui n’est autre que Jacqueline Franjou, également présidente du festival de Ramatuelle me parla bien sûr d’elle avec beaucoup d’émotion :

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« Juliette venait chanter en 85 et dès notre rencontre une relation amicale s’instaura, qui a duré 35 ans. En 86, elle m’appelle pour me dire qu’elle a l’intention d’acheter un terrain à Ramatuelle et voudrait rencontrer l’architecte qui a créé le théâtre, Serge Mège. A quelque temps de là, elle s’installe donc dans sa villa avec son compagnon Gérard Jouannest qui est musicien et fut le compositeur et le pianiste de Jacques Brel avant de devenir le sien.
Et puis un jour, elle m’appelle pour m’annoncer leur mariage, et me demande de la marier (j’étais alors adjointe à la mairie) et d’être à la fois son témoin. Tu vois à quel point notre lien d’amitié était devenu un lien familial.
Plus tard, alors que Gérard ne voulait pas en entendre parler, avec quelques amis nous lui avons offert une chienne de race qu’elle nomma Rosebud. Aujourd’hui elle doit être bien malheureuse car elles ne se quittaient pas et elles dormaient ensemble.
Que gardes-tu de toutes ces années d’amitié ?
Tellement de choses !
C’était une personne d’une grande simplicité, qui aimait les gens mais détestait les sots. Elle avait le sens du mot et pour toute chose, son langage devenait poétique. Chez elle, les mots prenaient une vie assez étrange. Elle avait toujours un petit air malin et ses mains étaient d’une grâce infinie. Elle avait travaillé avec Marceau, avait fait de la danse et tout cela ressortait.
Elle avait gardé des yeux d’enfant et cherchait des réponses à tout.  «J’aime décliner le verbe aimer» m’avait-elle dit un jour. Mais souvent, elle nous offrait de belles phrases, des expressions comme celle-ci.

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C’était une guerrière, une chanteuse engagée. Elle était profondément corse est avait une liberté de vie et d’expressions invraisemblable. Mais elle avait su rester simple, dans la vie au quotidien elle était une personne ordinaire, elle ne joua jamais à la star.
Brel, Ferré, Brassens, tous l’ont faite chanter et je me souviens de cet hommage que nous avons consacré à ces trois artistes et qu’elle a voulu présenter elle-même. C’était magique…
Aujourd’hui elle me manque beaucoup et j’espère qu’elle aura des obsèques nationales car s’il en est une qui le mérite, c’est bien elle ».
A 90 ans passés, elle avait décidé d’arrêter de chanter et de faire une grande tournée d’adieu, intitulée « Merci » car, disait-elle, elle ne voulait pas qu’on la voit  affaiblie ou décatie. Malheureusement, elle dut arrêter cette tournée en chemin et elle se calfeutra chez elle, ayant déjà perdu sa fille et son mari.
Elle sera enterrée le 5 octobre à Saint-Germain-des-Prés d’où tout est parti… Voilà plus de 70 ans…

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Jacques Brachet



Du Liberté Toulon à la Villa Tamaris la Seyne :
Yann ARTHUS-BERTRAND et sa passion bleue

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Le hasard fait bien les choses : Au moment où Jacqueline Franjou, présidente de «Objectif Seyne» et Cyril Bruneau, directeur artistique invitent Yann Arthus-Bertand pour le 16ème festival international de photographie «L’œil en Seyne» pour une rétrospective de ses œuvres intitulée «Legacy», voilà que Charles Berling et son équipe proposent leur premier Théma de la saison intitulé «Passion Bleue», autour de la mer, et invitent le photographe-réalisateur-activiste en ouverture en nous proposant une journée qui lui est dédiée.
C’est donc en sa présence que le Liberté a inauguré ce Théma en proposant trois de ses films : «Human», «Terra» et «Planète océan» en sa présence.
Malgré les handicapants gestes barrière, ce jeudi soir, le Liberté refusait du monde, tant ce bel artiste-aventurier est populaire et nous propose depuis des décennies, des films et des photos vus du ciel, célébrant la nature de cette terre mais également montrant ce que le monde en fait depuis pas mal de temps sous prétexte d’économie et de rentabilité.
Mers polluées, forêts dépeuplées, animaux mourants ou disparus.

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C’est ce qu’on a pu voir dans ce troisième volet «Planète océan» qui démarre sur une ode à la Nature telle qu’elle était il y a des millions d’années et que, depuis pas mal de temps et de plus en plus rapidement, ce que l’humain en fait. Il tire le signal d’alarme car, même si ce film est très pessimiste, il espère encore que tous prennent conscience que notre planète est exsangue, qu’on la fait souffrir et mourir à petit feu et que si rien n’est fait, les éléments vont de plus en plus se déchaîner. On le voit déjà où tempêtes, tornades, inondations, sècheresse prennent tour à tour le relais pour abîmer ce qui fut un Eden et devient peu à peu l’enfer.
Il a longuement discuté avec un public horrifié par les images qui nous ont sauté aux yeux et qui posent la question : que faut-il faire pour arrêter le carnage ? Est-ce déjà trop tard ?
«Le pétrole – nous dit-il – a changé notre vie à tel point qu’il nous est aujourd’hui difficile de revenir en arrière tant il nous fait à la fois vivre et mourir. Aujourd’hui, on est atterré par l’incapacité à tout changer. Surproduction, surconsommation font qu’on abîme tout, que les animaux, les terres, l’environnement sont maltraités. Le dérèglement climatique est de plus en plus flagrant, La banquise fond, les forêts brûlent, les déchets plastiques font des ravages. On a débloqué 1500 millions d’Euros pour le Covid, on n’en a jamais autant dépensé pour le sort de la planète. Les gouvernements ne vivent que dans l’immédiat alors il faut que «nous» agissions car agir rend heureux. C’est vrai, ce film est pessimiste et angoissant mais c’est la réalité. Nous vivons dans le monde du confort, on a ce désir de vouloir toujours plus, on passe notre vie à acheter, à consommer.

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Je vais souvent à la rencontre des élèves et j’ai eu cette question d’un écolier qui donne froid dans le dos : C’est quand la fin du monde ? 60% des enfants y croient. Il est donc temps que l’on comprenne qu’on ne va pas mourir mais qu’on doit s’adapter, décider que ça change, même si les politiques ne veulent pas le voir.
L’Homme est intelligent… N’est-il pas capable de trouver des solutions ? Aujourd’hui, on fait le climat qu’on aura dans vingt ans. Les enfants en sont de plus en plus conscients et il faut que les parents en prennent eux aussi conscience car ce sont eux le plus bel exemple. Ne plus penser qu’à soi, penser aux autres, faire quelque chose ensemble, je pense qu’on en est capable».
C’est avec des gens comme Arthus-Bertrand, des films comme ceux qu’il fait, que les consciences doivent s’ouvrir avant qu’on atteigne le point de non-retour.
C’est pour cela que ce Théma est important car, jusqu’au 19 décembre, le Liberté recevra d’autres magnifiques personnalités pour nous parler de cette passion bleue et de leurs expériences.

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L’équipe du Liberté-Châteauvallon

On attend donc le philosophe Edgar Morin, les navigatrices Catherine Chabaud et Isabelle Autissier,  le politique Jean-Louis Borloo qui s’occupe activement du devenir de l’Afrique, le neuropsychiatre Boris Cyrulnik,, l’océanographe et plongeur François Sarano, l’explorateur Jean-Louis Etienne… Nombre de films, seront proposés, pour tout public, pour faire prendre conscience à tous de notre richesse et de ce qu’on en fait. Nombre d’expositions éclatées aussi, au Liberté, à Chateauvallon, à Tamaris, au Musée de la Marine, à la maison de la photographie, à Ifremer, sur le port de Toulon où Michel Beerens créera une fresque, place Monsenergue où Tadashi Kawamata installera une sculpture monumentale… Débats, rencontres… Bref, la mer dans tous ses états.

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Et c’est à la Villa Tamaris de la Seyne, qu’on retrouve Yann Arthus-Bertrand, Jacqueline Franjou et Cyril Bruneau pour cette exposition qui célèbre les 50 d’activités de ce grand artiste qui a traversé le monde et nous l’a offert vu du ciel. Mais pas que…
Un lieu magnifique où, sur trois étages, notre artiste nous offre 50 ans de pérégrinations, photos magiques, expo somptueuse sur trois étages, où l’on se rend compte qu’il a traité tous les sujets les plus divers,  des paysages au visages, des animaux aux célébrités mais surtout des personnages humains, qu’ils soient artistes, bouchers, paysans, gendarmes, curés, mineurs, éleveurs il sait à chaque fois en tirer la substantifique moelle et chaque photo raconte une histoire, qu’elle soit prise dans un pays lointain, au salon de l’agriculture, dans un décor inventé, dans des lieux féériques et quelquefois moins, toutes nous parlent et c’est avec passion et volubilité qu’il nous raconte sa vie et ses histoires à travers ses photos, toutes plus magnifiques les unes que les autres… Quand on pense qu’à ses débuts, aucune galerie ne voulait l’exposer car ses photos faisaient trop «cartes postales»… Il a fallu qu’il les expose dans la rue pour que public, lui, ne se trompe pas et fasse de lui l’un des plus grands photographes du monde… Et pas seulement vu du ciel !

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Jacqueline Franjou et Cyril Bruneau, sont les instigateurs de cette Seizième exposition. A la Villa Tamaris.
Nous nous connaissons depuis des années, grâce à l’ami Jean-Claude Brialy, qui en a fait sa présidente du festival de Ramatuelle. Cyril les a rejoints plus tard, devenant le photographe du festival.
Jacqueline me raconte sa découverte de ce lieu :
«Au départ, je ne savais pas qu’il existait un lieu aussi extraordinaire et c’est le maire de la Seyne Arthur Paecht qui me l’a fait découvrir et j’ai aussitôt  été attirée par sa lumière. J’ai alors commencé à m’y intéresser, à en parler à Micheline Pelletier, mon amie photographe. Elle a été d’accord pour dire que ce serait un lieu de la photographie. Du coup, nous avons créé «L’œil en Seyne» et voici seize ans que nous invitons de grands photographes à y exposer, l’idée étant de rester dans l’actualité mais aussi d’aider ces derniers, car avec le numérique, ils ont plus de mal à présenter et vendre leurs œuvres. Et nous leur offrons leurs tirages. Ainsi avons-nous abordé des thèmes divers : la mer, la mode, Paris Match, Micheline Pelletier bien sûr, le journal l’Equipe, et nombre de grands créateurs. Micheline Pelletier s’étant retirée, j’ai fait appel à Cyril Bruneau qui en est devenu le directeur artistique».

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Cyril nous précise  que durant cinq semaines par an, à cette époque, il propose un thème, un ou plusieurs photographes et qu’il travaille beaucoup avec les scolaires :
«Nous recevons quelque huit cents scolaires et offrons cent kits afin qu’ils puissent travailler avec leurs professeurs Cela dans un but pédagogique et pour faire découvrir et aimer cet art».
Déjà  Cyril a des idées pour les expositions à venir et il n’est pas difficile de trouver des thèmes et des artistes, tous étant heureux de découvrir cet espace ensoleille, lumineux de 1000 m2 sur trois niveaux. La pérennité est donc assurée pour, comme la surnomme Jacqueline, cette «belle endormie» et elle a beaucoup d’idées pour la réveiller encore plus.

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Jacques Brachet




Pignans : Notre-Dame des Anges, sanctuaire et vignobles

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photo Hervé Fabre

Le sanctuaire de Notre-Dame des Anges est situé sur la commune de Pignans, dans le diocèse de Fréjus-Toulon, créée en 517 Par le fils de Clovis, Thierry 1er et depuis 2001, c’est la Communauté des Frères Franciscains de l’Immaculée qui y est installée et le garde avec amour.
Située à 780 mètres d’altitude, il faut la mériter tant les routes qui nous y emmènent sont accidentées, étroites et constituées de centaines de virages.
Il est aujourd’hui entouré de forêts, d’oliviers, de vignobles qui font de ces derniers le cinquième terroir, regroupant dix communes, 400 producteurs, sept coopératives, cinquante caves de rosé et de blanc, sur une superficie de 2900 hectares en production «Côtes de Provence» et 320 hectares de dénomination «Notre Dame des Anges» .
C’est cette dernière que l’on nous conviait à découvrir en ce temps incertain où soleil et pluie, tonnerres et nuages nous ont fait escorte tout au long de cette journée au demeurant très instructive.

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Surtout grâce à Mireille Conrath, œnologue rattachée au Syndicat des Vins de Côtes de Provence et qui est une encyclopédie vivante de ce terroir mais aussi de l’Histoire et de la géographie de ce magnifique site provençal. Accompagnée par Jean-Pierre Daziano, président de l’association des Vignerons de Notre-Dame des Anges, qui nous parla de cette appellation, nous eûmes droit à une belle balade ensoleillée à travers les vignes et à une magistrale leçon d’Histoire, une histoire qui remonte à 300 millions d’années de cette chaîne hercynienne   qui se dressa jusqu’à 3000 mètres d’altitude, avant d’être immergée jusqu’à ce qu’elle se soulève à nouveau pour créer le Massif des Maures.
Sur une terre de schistes  et de grès, un sol sableux et limoneux,  Notre Dame des Anges est un centre de dépression permienne  et avec une climatologie particulière, coupée de l’influence maritime, chaude en été, fraîche en hiver, les précipitations étant de 850 à 900 millimètres par an, tout cela donne un paysage typique  où Grenache, Cinsault, Rolle se développent, donnant ces vins équilibrés, dont nous a parlé Jean-Pierre Daziano, rosé et blanc essentiellement et rouge à venir.

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Suite à cette balade aussi agréable qu’édifiante, nous remontions tous pour une dégustation autour de ce magnifique édifice. Un panorama exceptionnel, un lieu idyllique où l’on put vaquer de table en table pour initier notre palais à tous ces nectars, à tous ces arômes fruités, à tout ce camaïeu de tons rosés et délicats aux notes florales, épicées, aromatiques qui ont éveillé nos papilles, avant de passer à table où, là encore, nous attendaient de belles surprises dans le cloître à ciel ouvert… entre deux gouttes de pluie qui n’ont pas assombri notre plaisir gustatif mais aussi cette ambiance chaleureuse où, à chaque table, un viticulteur nous parlait avec passion de son travail, car chez chacun d’eux la passion est là, palpable.

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Photo 1 : J.J Bréban, J.P Daziano, E Pastonino – Eric Pastorino
Photo 2 : Eric Pastorino et Guillaume de Chevron-Vilette, l’équipe du Château de Reillanne

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Auparavant, Jean-Jacques Bréban, président du Conseil interprofessionnel des Vins de Provence, et Eric Pastorino, président de l’ODG des Vins Côtes de Provence, entourant Jean-Pierre Daziano, nous dirent tout le plaisir qu’ils avaient à partager cette journée découverte, qui était la reconnaissance d’un terroir emblématique mais aussi des hommes et des femmes et d’un savoir-faire à la fois professionnel et humain. Jean-Pierre Daziano remerciait également les maires de toutes ces communes avoisinantes, venus nombreux à cette «Journée de gloire», comme le précisait Jean-Jacques Brébant, sans oublier les offices de tourisme qui font un superbe travail pour faire connaître et valoriser cette région viticole qui fait de ce département (dixit encore JJ Bréban !) le plus beau du monde et la fierté de notre Provence.
C’est donc sur ce repas raffiné accompagné d’une dégustation de quinze des vins de l’appellation Côtes de Provence Notre-Dame des Anges (rassurez-vous, nous ne faisions que tremper nos lèvres… pour la plupart !) * que la journée se prolongea avant que des nuages viennent assombrir l’heure du café, nous laissant le temps de terminer cette belle rencontre qui nous a fait découvrir un magnifique terroir provençal… Et sur lequel nous reviendrons.

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Jacques Brachet
Photos Monique Scaletta

*Le domaines des Côtes de Provence-Notre-Dame des Anges : Le Cellier des Trois Pignes, Pignans – le domaine de l’Heure Bleue, Gonfaron – le SCEA Château Réal d’Or, Gonfaron – Les Vignerons de Gonfaron – le Château Demonpère, le Luc-en-Provence – le Château Lauzade-Seneclauze, le Luc-en-Provence – le Château des Bertands, le Cannet des Maures –lLes Vignerons du Luc – le SCEA château Reillanne , le Cannet des Maures – Le domaine de la Fouquette, Les Mayons – Le Château Matheron, Vidauban – les Maîtres Vignerons de Vidauban – le Château Julien d’Aille Vidauban – le Cellier des Archers, les Arcs-sur-Agens – Estandon Coppérative de Provence, Brignoles




Hyères : Fête des Salins

Communique Presse Base

La Métropole Toulon Provence Méditerranée et le Conservatoire du littoral vous convient cette année à deux journées d’animations exceptionnelles regroupant les Journées Européennes du Patrimoine (37eme édition) et la Fête de la Nature. Rendez-vous les samedi 19 et dimanche 20 septembre, le Salin des Pesquiers est en accès libre et gratuit durant tout le weekend : Initiations, ateliers, visite en calèche, concerts, danse, balade céleste… Bienvenus aux salins !
Au Programme
Samedi 19 septembre
10h ~ Ouverture du site – 10h15 ~ Initiation au yoga – 10h30 ~ Visite guidée histoire du sel – 12h ~ Inauguration – Lancement du concours photos de l’OGS – 12h30 ~ Concert duo jazz C. Gleizes – P. Teboul – 14h ~ Visite guidée histoire du sel – 15h ~ Visite botanique – 16h ~ Visite guidée histoire du sel – 16h30 ~ Balade exquise, lecture sensible des salins – 18h ~ Fin des animations – 19h30 ~ A-DN (Cornucopiae) Performance sur réservation (Danse) –  21h30 ~ Balade céleste sous les étoiles (Observation astronomique)
Dimanche 20 septembre
10h ~ Ouverture du site – 10h30 ~ Visite guidée histoire du sel – 14h ~ Visite guidée histoire du sel – 15h ~ Visite botanique – 16h ~ Visite guidée histoire du sel – 16h15 ~ Initiation au yoga – 16h30 – Balade exquise, lecture sensible des salins – 18h ~ Fin de la manifestation

Communique Presse Base Communique Presse Base

Animations
Aire de la prairie
Accueil – Départ des visites en calèches – Petits tours en ânes – Ferme pédagogique – Photobox – Le manège à pédales – Food truck
Aire de la camelle
Ateliers artistiques Modelage ~ Dessin ~ Créations – Atelier de land art – Ateliers scientifique –  Grains de sel ~ Graines de plantes
Aire du salin
Permanence ornithologique – Le bestiaire imaginaire, dessins sur plaque de verre – Ateliers artistiques, modelage ~ dessin ~ créations – Ateliers scientifiques Grains de sel ~ Graines de plantes
Expositions
Dans le magasin
Méditerranée Mer vivante, panneaux et maquettes du Musée départemental du Var – Milieux marins, exposition du Parc national de Port-Cros – Association Déclic Bleu Méditerranée, photos sous-marines
Dans la mouture
Les Salins d’Hyères, histoire, biodiversité et gestion actuelle – Les arts dans les salins, N. Chardon, M. Photos, C. Attard et I.Campos – Christian Gleizes, projections (time lapse, slow motion et photographies en infrarouge)
Les participants et partenaires
Le Musée Départemental du Var ~ Le Parc national de Port-Cros ~ Déclic Bleu Méditerranée L’Office du Tourisme d’Hyères ~ La LPO PACA ~ Les Petits Débrouillards ~ Les Amis de la Presqu’île de Giens ~ La Soptom ~ S’pece ~ Le Bazar du Lézard ~ Créateliers de Cendrynn ~ Anahata Yoga Le Petit Jardin des Artistes ~ Myrtille Ducat, artiste ~ Hippothera ~ Les ânes de Maélia ~ Julie Thoury Photobox Chercheurs en herbe ~ L’Oseraie du possible ~ Valeria Tarroni, artiste ~ Cornucopiae ~ Baz-Art Grand bal ~ L’observatoire astronomique du Pic des Fées ~ L’art des shows ~ Il était une fois la ferme Christian Gleizes, photographe, musicien ~ Pierre Teboul, musicien
Infos pratiques : Masque obligatoire
Parking sur site – Salin des Pesquiers – Site TPM – 1746 route de Giens – 83400 Hyères
Renseignements : 04 94 01 36 33
www.metropoletpm.fr/salins-hyeres


Annie CORDY… Ma Nini que j’aimais…

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Annie… Ma Nini…
Pour la première fois tu ne me fais pas rire…
Pour la première fois tu me fais de la peine…

Nous nous sommes connus en 1973. Tu passais à l’Opéra de Toulon avec «Hello Dolly».
Entre nous ce fut un coup de foudre. A tel point que, quelques jours plus tard, je te rejoignais à Cannes pour fêter la 200ème !

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200ème de « Hello Dolly » à Cannes

De ce jour, nous ne nous sommes jamais perdus de vue. Rencontres multiples, petits mots, coups de fil. Tout était prétexte à nous retrouver avec ta nièce, Michèle, fidèle compagne de ta vie depuis la disparition de Bruneau, ton mari, ton mentor, ton producteur qui te «badait », comme on dit chez nous. Combien de fois m’appelait-il pour me dire de te faire «un bon papier» !
On s’est vu sur des tournages, sur des spectacles, sur «Age Tendre» et que de moments magiques, de rires, d’émotions, de tendresse toujours.

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Avec C.Jérôme pour la première de Michèle Torr à l’Olympia – Avec la famille Thibault, Mei Chen Chalais – Avec Marcel Amont… 80 ans… -Visite de la villa Michel Simon à la Ciotat – « Les joyeuses commères de Windsor » – En tournée.

Je me souviens de cette soirée à Paris où, après l’Olympia de notre amie Michèle Torr, on se retrouvait avec plein d’amis dont C Jérôme, mon «petit frère».
Je me souviens de Ramatuelle où tu étais venu jouer «La Célestine» et où nous avions fini la soirée avec Charles Aznavour.
Je me souviens de la magnifique présidente du jury que tu fus lors du festival du premier film de la Ciotat où je t’avais invité avec la famille Thibault au grand complet, Corine le Poulain et Mei Chen Chalais.
Je me souviens du télé-film «Les rebelles de Moissac» tourné à St Raphaël, où l’on n’a pas arrêté de rire de la journée.
Je me souviens de la tournée de la comédie musicale «Nini la chance» avec Edward Meeks et Jacqueline Monsigny… De jolis moments de complicité.
Je me souviens de l’anniversaire commun durant la tournée Age Tendre» où l’on avait fêté tes 80 ans avec Marcel Amont qui en avait un de moins.
Je me souviens de nos retrouvailles avec l’ami Patrick Préjean avec qui tu avais joué dans «Envoyez la musique» et qu’on retrouvait dans «Les joyeuses commères de Windsor»
Je me souviens de cette tournée de «Lily et Lily» que tu reprenais après Jacqueline Maillan et où tu étais époustouflante, jouant des jumelles, sortant côté jardin en Lily 1 et revenant quelques secondes après côté cour en Lily 2…

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Lili &… Lili !

Evidemment, je ne peux pas raconter 50 ans d’amitié en un article mais que de bons moments nous avons passé entre Gémeaux, toi née un 16 juin, moi un 17 juin…
Aujourd’hui tu ne me feras plus rire, nous n’aurons plus de moments de connivence et de complicité, nous ne nous souhaiterons plus d’anniversaires, de Noëls de Bonne Année, nous ne nous enverrons plus de petits mots et je suis très triste comme doit l’être Michèle… Vous vous aimiez tant !
C’est elle qui veillait sur toi depuis la mort de Bruneau avec qui je partageais des parties de boules alors que je ne jouais pas très bien et que je me faisais engueuler !
Du jour où il est parti, j’ai eu peur que tu sombres car vous étiez tellement fusionnels. Mais avec courage, avec une folle énergie et l’optimisme qui te caractérisait, tu t’es lancée dans le travail, accumulant les rôles sur scène, à la télé, en concerts. Tu n’arrêtais jamais.
Je me souviens d’une tournée Age Tendre où on ne te voyait pas arriver… Et te voilà, déboulant comme une tornade, venant de… Belgique où tu tournais un film entre deux spectacles de la tournée…

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Tournée « Age Tendre » avec Denise Fabre, Christian Estrosi, maire de Nice, Richard Anthony, Frank Alamo, Danyel Gérard, Stone et… son mari, Patrick Topaloff

Je pouvais t’appeler n’importe quand et à chaque fois tu m’apprenais que tu allais tourner, jouer ou chanter aux quatre coins de la France… et de Belgique où tu étais née, où tu fus anoblie, où un parc porte ton nom et une fresque te représente à Bruxelles. Tu es aussi commandeur des Arts et lettres en France car tu étais autant aimée dans un pays comme dans l’autre.
Et surtout, tu as traversé les générations sans jamais être démodée, sans jamais décliner, étant toujours là où l’on ne t’attendait pas, tes fans étant ceux de Tintin… et plus encore !
Et il ne faut pas passer sous silence que, si sur scène, tu étais une amuseuse et une show-woman incroyable, tu étais aussi une comédienne prodigieuse, ce qu’on n’a peut-être pas assez mis en exergue dans  ce métier où, lorsqu’on te met dans une case, difficile de t’en sortir.
Aux Etats-Unis tu aurais fait une carrière incroyable mais ce n’était pas dans vos envies, à Bruneau et à toi. Mais tu nous as tellement donné de grands moments, de grandes leçons de ce qu’est une vraie artiste.

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Annie dans tous ses états… Le nez rouge… C’est moi qui l’ai !

Je me souviens d’un jour où l’on parlait des «stars» de la télé- réalité et où tu avais eu cet avis très juste : «Etre star, c’est facile, être artiste, c’est un peu plus compliqué»
Mais toi tu étais mon artiste, ma star, mon amie…
Et je te pleure aujourd’hui.

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Jacques Brachet




Six-Fours : la Fête des Voisins aura bien lieu !

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Les élus, de gauche à droite : Florence Andrieux,Béatrice Bretons, Franck Couriol, Stéphanie Guillaume, Linda Shell, Delphine Quin, André Mercheyer, Grégory lo Monaco, Fabiola Casangrande. Il seront de la fête !

Non, nous n’étions pas au bal masqué (ohé, ohé) mais à la conférence de presse de la Fête des Voisins qui aura lieu avec beaucoup de retard étant donné les circonstances.
Et elle se déroulera le 18 septembre.
Depuis sa création en 1999, jamais la ville de Six-Fours n’y a dérogé et ce n’est pas ce maudit virus qui en aura eu raison.
Entourée de nouveaux élus, Delphine Quin, qui remplaçait le Maire retenu sur un autre rendez-vous,, devait préciser que c’était la seule fête qui réunissait les proches voisins, un vecteur de communication qui permettait de faire connaissance avec des personnes qui souvent, sont à un portail de chez soi et qu’on ne connaît que par un «bonjour-bonsoir».
Cette manifestation a pour but de développer les contacts, de faire sortir certains de leur solitude et permettre de développer une solidarité dont nous avons grand besoin aujourd’hui, en cette période de stress, d’incertitudes et de permettre de mieux vivre ensemble.
Elle devait aussi souligner que cette fête était toujours un bon moment de plaisir, de partage et du coup, après cette période de confinement, le plaisir sera d’autant décuplé.
Et pour renforcer ces retrouvailles, la municipalité a eu l’idée de mettre la place des Poilus à la disposition de ceux qui sont isolés et les autres qui auront envie de partager ce moment en apportant avec eux une contribution : un plat, salé ou sucré, une boisson. Chaises et tables seront disponibles et chacun pourra parler, partager un mets, trinquer et même danser au son d’un groupe musical.

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Delphine Quin & Stéphanie Guillaume

Stéphanie Guillaume, adjointe à la santé, devait préciser qu’évidemment, les mesures barrières devront être respectées, même si cela est quelquefois contraignant,  mais c’est la condition sine qua non pour que la protection de tous ne soit pas en danger.
Chaises et tables seront également disponibles pour ceux qui voudront organiser la fête dans un lotissement ou une villa. Il faudra seulement en faire la demande à la mairie.
Comme d’habitude, un kit serviettes, gobelets, affiches, tee-shirts, nappes seront offerts, avec peut-être aussi des masques.
Pour cela, il faudra d’abord appeler les deux points de réception au Brusc : 04 94 34 93 16 et aux Lônes : 04 94 74 86 10. Une fois inscrits vous pourrez récupérer votre sac au point le plus près de chez vous.
Seule ombre au tableau : En dehors de la place des Poilus, pour raison de sécurité, il n’y aura pas d’animation musicale itinérante comme les autres années. Il faudra faire avec votre propre musique !
Mais nul doute que, malgré ces quelques contraintes, la fête sera, comme toutes les autres années, joyeuse, belle et conviviale.

Jacques Brachet



C’est ça, être MOF !

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Être MOF… Bof… Qu’est-ce que c’est que ça ?
Ça signifie tout simplement être «Meilleur Ouvrier de France», titre qui a été créé en 1924 pour honorer ouvriers et artisans regroupant des valeurs culturelles, artistiques, artisanales dans plus de 200 métiers, aussi bien dans la cuisine que la mode, les arts plastiques, la gastronomie et les métiers de bouche, l’art floral, le mobilier, l’immobilier…
Je ne vous citerai pas les 200 métiers qui sont répertoriés dans ce concours national qui se concrétise par un diplôme récompensant l’excellence, le talent, la passion, la perfection… en fait, la reconnaissance du travail plus que bien fait, exceptionnel.
Si le titre de ce diplôme est au masculin, bien évidemment les femmes ne sont pas absentes, loin de là et c’est Jocelyne Caprile, une six-fournaise meilleure ouvrière de France dans la section teinturier-apprêteur*, vice-présidente de la Société Nationale des meilleurs ouvriers de France, qui a eu l’idée de mettre ces femmes en valeur et de les réunir dans un magnifique livre bleu-blanc-rouge, chacune racontant à sa manière sa vie de femme, de mère, de professionnelle et son parcours pour en arriver à obtenir cette médaille et ce titre honorifique.
Il est incontestablement vrai qu’il est plus difficile pour une femme que pour un homme de mener de front toutes ces tâches de la vie, surtout lrsque le métier est aussi une passion.
Jocelyne, aidée par Jean-François Girardin, son président, a ainsi réuni 75 témoignages de ces femmes souvent de l’ombre mis en lumière dans ce livre, à qui l’on reconnaît un réel talent qui leur permet de porter haut le col tricolore autour de leur cou.
Ce livre est un album superbe, tout autant que ces femmes qui se confient, témoignent, racontent leur histoire et montrent leurs œuvres. Des histoires aussi diverses que belles, drôles, émouvantes, incroyables aussi car certaines ont dû bifurquer à 180° pour changer leur vie et vivre de leur passion.
Nous en retrouverons d’ailleurs quelques-unes à la rentrée (dates à définir) dans les magasins Charlemagne qui ont décidé de les inviter pour dédicacer ce livre et se faire mieux connaître.
Ces femmes venues de tous les coins de France, qui sont des combattantes de l’art, de l’industrie, de l’artisanat… de tous les métiers manuels où toutes ces femmes excellent ;
C’est ça, être MOF !

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Jacques Brachet
*Jocelyne Caprile a également été faite chevalier de l’Ordre National du Mérite