Archives pour la catégorie Evénements

Toulon – Le Liberté
Théma # 27 : « La Pyramide Humaine ».

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Pour ce nouveau Théma qui va durer de Décembre à janvier le Liberté, scène nationale, s’est mis aux couleurs de l’Afrique avec un hommage appuyé à Jean Rouch, ingénieur au Niger, puis photographe, cinéaste, ethnologue, dont le titre d’un de ses films « La Pyramide Humaine » sert d’intitulé à ce Théma#.
Présentation dans le Hall du théâtre par Pascale Boeglin-Rodier co-directrice avec Charles Berling du Liberté, scène nationale, en compagnie de Thiefaine Samson responsable des programmations thématiques, et des artistes invités : Catherine Ruelle, grand reporter et critique de cinéma, présidente de l’association Centenaire Jean Rouch 2017 ; Andrea Paganini, philosophe, anthropologue chercheur dans les archives de Jean Rouch, également délégué général de l’association ; et René Giraud organisateur des expositions de L’ « Atelier Avant Seize » en divers lieux de la ville.
D’entrée Le Liberté pose la question : « Que seraient les hommes sans les hommes ? Certainement que la plus belle de toutes les pyramides du monde est bien celle que forme l’humanité elle-même. » Chercher et trouver des réponses tout au long de ses deux mois.
Catherine Ruelle nous rappelle que Jean Rouch (1917-2004) fut dès le départ un révolutionnaire dans l’art de filmer, avec une petite caméra légère qui lui permettait de tourner autour des personnage, de filmer d’une façon très fluide. Ajoutons qu’il est avec Edgar Morin, fondateur du cinéma-vérité, mouvement qu’il a théorisé dans son film manifeste « Chronique d’un été » en 1961, et qu’il influença les cinéastes de la « Nouvelle Vague » dont Jean-Luc Godard, et au théâtre Jean Genêt et Peter Brook. Il réalise 120 films (on vient d’en redécouvrir 26), plus de 30 000 photos. Il mourut dans un accident de voiture au Niger ; il est enterré près de Niamey. Il reçut les plus grandes récompenses pour ses différentes œuvres.
René Giraud présente des photos prises par des Africaines qui allaient de village en village, y vivant, assistant et participant aux diverses cérémonies. Résultat, environ 5000 photos desquelles René Giraud en a extrait une sélection présentée dans quelques boutiques de Toulon.
Après cette présentation on pouvait assister au film « La Pyramide Humaine » phrase qui vient d’un poème assez obscur de Paul Eluard. On est au lycée d’Abidjan en classe de première en 1959. Noirs et Blancs, filles et garçons, sont dans la même classe, ils sont copains, les Noirs plus travailleurs aident parfois les Blancs, assez paresseux, dans leurs devoirs. Une jeune fille, Nadine, arrive de Paris, elle trouve bizarre qu’ils ne se fréquentent pas en dehors de la classe. Jean Rouch va les faire jouer, improviser, cet essai de mixité.

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Après bien des réticences des deux côtés, on tente l’aventure et ça marche, malgré quelques troubles, surtout à cause de Nadine, belle, qui enflamme les garçons et leur donne des espoirs par sa coquetterie inconsciente. Elle ne connaît pas tous les problèmes inhérents à la colonisation. Le film se termine par un drame, un garçon se noie, Nadine rentre à Paris. Le groupe reste soudé. Jean Rouch dit alors que le film, qui existe maintenant, a créé une réalité. Hélas l’Histoire nous a montré que ce n’était qu’un rêve.
Outre le naturel des acteurs amateurs, ce qui frappe c’est qu’il n’y a aucune différence physique, hors la couleur de peau, entre ces jeunes gens. Même élégance, même façon de s’habiller (ah ! les jupes vichy !), de se coiffer, de bouger ; même goûts, même lectures, amour des mêmes poèmes, de la musique, mêmes réactions devant l’amour, les choses de la vie, même morale. L’intégration était réussie, et pourtant chaque groupe avait une grande lucidité sur les différences de conditions entre Blanc et Noirs, mais ils avaient réussi à les surmonter. C’est là qu’on se dit que la décolonisation a été un dramatique ratage.
Après la projection un débat fut animé par Catherine Ruelle et Andrea Paganini.
Pendant ces deux mois on pourra voir l’exposition des photos de Jean Rouch dans le hall, l’exposition hors les murs, des films, assister à des conférences, des rencontres, des chorégraphies, des concerts, une nuit de la lecture, une nuit liberté danse/DJ Set, participer à des ateliers, et les enfants ne sont pas oubliés. De quoi finir cette année et commencer la suivante en beauté.

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Serge Baudot
Programme détaillé et renseignements www.theatre-liberte.fr et dans les lieux habituels.
Tel : 04 98 00 56 76

JOHNNY pour toujours et à jamais

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Lorsqu’on a vécu son adolescence dans les années 60, on ne peut pas avoir manqué ce jeune blondinet de 16 ans, qui arrivait avec sa guitare électrique, chantait des chansons d’un autre monde – qu’on appelait USA – en se roulant par terre.
On aimait ou on n’aimait pas, on vilipendait ou on adorait mais une nouvelle musique, une nouvelle façon de chanter, une nouvelle manière de vivre était en marche et rien ne pourrait l’arrêter, qu’on le veuille ou non.
Le rock arrivait chez nous, bouleversant tout sur son passage tel un tsunami et la chanson ne serait plus jamais pareille…
Adieu André Claveau, Gloria Lasso, Maria Candido, Luis Mariano (que des noms en O !).
Bonjour le rock, le blues et bonjour Johnny qui, à l’instar d’Elvis aux États-Unis, allait imposer le rock’n roll !
Un rock’n roll à la française puisque notre Johnny n’a toujours chanté, ou presque, qu’en français.

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Une idole était née, qui avait 16 ns et qui, durant 60 ans, allait allumer le feu dans toutes les plus grandes salles, dans tous les plus grands stades de France.
Et pourtant alors, on ne lui donnait que quelques mois à vivre avant de repartir avec ses « souvenirs souvenirs ». N’est-ce pas Lucien Morisse, alors patron d’Europe 1 et de plus mari d’une certaine Dalida, qui cassa son premier disque à l’antenne, l’enterrant avant qu’il ne devienne une « vedette » !
Aujourd’hui, des millions de fans le pleurent, lui rendent hommage car, en près de 60 ans, toutes les générations qui se sont succédées ont quelque chose en eux de Johnny, une chanson, qu’elle soit sentimentale ou bourrée d’énergie.
J’avais 20 ans lorsque j’ai décidé de devenir journaliste.
L’âge de tous les possible, de toutes les ambitions, de toutes les envies. Et l’envie de rencontrer ces nouvelles idoles des jeunes nommées Johnny, Cloclo, Eddy, Sylvie, Françoise… et les autres.
Je les rencontrerai toutes, à divers degrés, devenant ami de certains, restant lointain des autres. Mais c’était une époque de joie, de bonheur et surtout, tout petit journaliste qu’on était, on pouvait approcher ces artistes en herbe sans problème.
Il fallait donc bien qu’un jour je rencontre Johnny. Ce que je fis dans de drôles de conditions, grâce à son attaché de presse Gil Paquet qui me convia à suivre le Johnny Circus en 72.
Avant cette première rencontre, il y eut celle que je fis sur l’île de Bendor en 70 où Tony Franck, photographe de SLC était venu avec Johnny faire des photos pour un calendrier qui serait inséré dans le magazine « Salut les copains ».
On rencontra un Johnny décontracté, rieur, blagueur que l’on put aborder sans problème. Il faut dire que le secret avait été bien gardé et qu’il n’y avait que nous sur l’île.
Revenons à ce « Johnny Circus », qui était, déjà à l’époque, un projet fou de notre idole : partir sur les routes, comme le faisait Medrano ou Bouglione, avec un chapiteau et des artistes qui sillonnaient la France et s’installaient sur de grandes places.
Il y avait donc cette année, en première parie, le groupe Ange qui n’avait d’Ange que le nom et une certaine Nanette Workman dont on disait qu’elle était en train de prendre la place de Sylvie Vartan.

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Atmosphère on ne peut plus survoltée et – disons-le – avinée, dès 17 heures où l’alcool passait d’une caravane à l’autre. Atmosphère aussi surchauffée sous le chapiteau où, en plein été dans le Midi, déjà à 17 heures, l’air était irrespirable.
Ça riait, ça criait, ça jouait, ça répétait, ça chantait, ça picolait sec et au milieu de cette cour des miracles arriva Johnny, superbe, souriant, décontracté mais qui, au contraire de cette foule en délire, était d’un calme olympien, passait dire un petit bonjour à tout le monde, avant de rejoindre sa loge et de se préparer à répéter.
Durant les quelques trois ou quatre dates que j’ai faites en suivant le Barnum, j’arrivais, à un moment où à un autre, à discuter dix minutes avec Johnny qui, au contraire de ce qu’on voyait sur scène, où il était l’énergie, la folie mêmes, où il s’éclatait comme une bête, était alors discret, parlant d’une voix posée, presque timide devant le jeune journaliste que j’étais.
Cela m’avait surpris mais j’allais retrouver ce Johnny-là, chaque fois que l’occasion se présenterait de réaliser avec lui un moment d’entretien.
Il y en eut pas mal, même si je ne suis jamais devenu un intime auprès lui. Il était bien trop encadré par une meute de gens qui le collaient, beaucoup profitant de sa célébrité… et de son fric !
Mais grâce à Eddie Barclay, chez qui j’étais souvent invité, grâce à Patricia Carli, auteur-compositeur, mariée à Léo Missir, le bras droit d’Eddie devenue une amie, qui, plusieurs fois, m’arrangea des rendez-vous, je pus ainsi, sporadiquement, avoir des moments de tête à tête avec cet être qui était le charme incarné, la gentillesse et la simplicité dans la vie de tous les jours et qui semblait gêné lorsqu’on lui disait qu’il était le meilleur !
C’est dans ces moments-là qu’on pouvait l’aborder car en tournée, outre qu’être à l’heure n’était pas sa qualité première, dès le spectacle terminé, il s’enfuyait dans ce qu’on appelait « un panier à salade », pour être à l’abri de la folie ambiante et retrouver sa voiture cachée à quelques kilomètres du lieu du concert.
C’est ainsi qu’un jour, un ami, qui était fan de Johnny, eut envie de le suivre en voiture en suivant le camion de police à toute allure. Sacrée virée mais, arrivé à la voiture, c’est avec gentillesse qu’il voulut bien poser avec mon copain pour une photo, avant de repartir, trempé et échevelé, comme il était arrivé !
Avec le temps, il fut plus difficile de l’approcher mais il y eut des occasion, comme ce repas intime organisé à Nice pour la sortie du film « Conseil de famille » de Costa Gavras, où la tablée n’était que de deux ou trois journalistes, dont moi. Comme aussi en 95 où, au MIDEM, il fut élu « The man of the year » où l’on put le rencontrer en petit comité. Comme cette houleuse tournée qu’il partageait avec Sylvie alors que le couple n’allait pas très bien et que, grâce à la gentillesse de Sylvie, je pus encore le rencontrer. Enfin, cette fois – incroyable moment – où, alors que Laeticia venait d’entrer dans sa vie, on se retrouvait dans un grand pique-nique à St Tropez et où il arriva, avec les cheveux super longs, accompagné de cette jolie petite poupée qui ressemblait alors à Shirley Temple et qui déjà veillait sur lui férocement, surtout lorsque le phénomène Lollo Ferrari déboula sur Johnny pour l’embrasser !

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Et puis, cette soirée à Ramatuelle, où, venu voir chanter Eddy Mitchell, celui-ci ne vint pas au repas mais l’on s’y retrouva avec Jean-Claude Brialy et Bernard Montiel et ce fut un joli moment de convivialité.
Il y eut donc de jolis moments avec Johnny et j’aimerais juste citer ce qu’il me dit un jour sur la vieillesse :
« Dans la vie, on grandit plus qu’on ne vieillit et je ne serai jamais un vieux rocker, car être rocker est un état d’esprit. Lorsqu’on me demandait ce qu’est un rocker, j’ai longtemps répondu que le rocker idéal, c’est le physique de James Dean, la voix d’Elvis et la rébellion contre l’ordre établi. Je me suis longtemps retrouvé dans ce portrait et aujourd’hui, même si je me suis quelque peu assagi, cette définition est toujours en moi… »
Johnny, toujours rocker. Rocker à jamais et pour toujours, qui a su fédérer cinq générations qui le pleurent aujourd’hui mais qui le garderont dans leur cœur.

Jacques Brachet

Six-Fours – « Star Wars » se pose aux Six N’étoiles

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A l’occasion de la sortie de l’épisode VIII de « Star Wars », « Les derniers Jedi », le Six N’étoiles vous propose la deuxième édition de la Fan Wars, du 8 au 16 décembre.
Cette manifestation se déroulera avec la participation du CES – Cercle d’Escrime Seynois, le Neko Light Orchestra dirigé par Nicolas Chaccour et Star Toys 83.
Une semaine consacrée à la mythique saga imaginée par George Lucas… il y a 40 ans !

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PROGRAMME
– Soirée Fan Wars – Vendredi 08 décembre à partir de 18h (partenaires: Star Toys 83; La Poste; Cultura; CES )
* Concert « Star Wars » par le Neko Light Orchestra en formation trio (flûte, violoncelle et piano) à 20h30, Vivez une heure de concert avec les plus grands thèmes de la saga  Tarif 15€
* Stands animations  : entrée libre
* Concours de cosplay
* Fan Films, parodies…

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Nicols Chaccour, Neko Light Orchestra

– Le réveil des fans – Mercredi 13 décembre (partenaires: Star Toys 83; La Poste; Cultura; CES )
* Diffusion de l’épisode 7 à 7h30 avant de vivre la première séance publique de l’épisode 8 à 10h15  Tarif: 11€ les 2 films
* Petit déjeuner offert
* Stands animations…

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– Fan Wars, le combats – Samedi 16 décembre
(partenaires: Star Toys 83; La Poste; Cultura; CES )

* Démonstration de combat au sabre laser  avec le Cercle d’Escrime Seynois sur les séances de 16h30 et 21h15 Tarifs habituels
* Stands animations…

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Toute l’équipe de « Star Wars »

SANARY, ville lumière

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Sanary est et reste depuis pas mal d’années, la ville la plus joyeuse, la plus festive, la plus œcuménique, au moment des fêtes de Noël. Chaque année à ce moment-là, c’est la fête tout azimut, des rues aux ports en passant par les places, des lieux de culte aux lieux de culture, des magasins jusqu’à la Mairie…
Cette année ne faillira pas à la tradition, du 2 décembre au 6 janvier, ce que nous ont confirmé M le Maire, Ferdinand Bernhard, entouré du pasteur Noémie Woodward, de Fleur Pierre, responsable de la paroisse, de Cécile Didat, présidente des commerçants de Sanary, accompagnée d’Audrey Bertogli et de l’incontournable Serge Loigne qui, de « Sanary sous les étoiles » en été, au « Chœurs de Lumière » en hiver, avec Noël Le Brthon, président de Sanary Animations, ont une imagination débordante pour offrir aux Sanaryens (et aux autres !) des animations originales qui plaisent à toutes les générations confondues.

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« Noël – nous confirme le maire – est un moment important pour Sanary. Un moment d’échanges, chargé de beaucoup de joie, de ferveur, de convivialité, tous travaillant ensemble dans le seul but d’apporter joie, paix, plaisir ».
Et lorsqu’on compulse l’épais dossier de presse déclinant le programme de ce mois de fête, on se rend compte qu’il y en a pour tous les goûts, pour tous les âges… même s’il sera dur de pouvoir tout suivre !
Hormis les multiples crèches, messes, concerts, chants, parades, ateliers enfants, contes, expositions, magie, automates, spectacles de marionnettes, marché… quelques moments clefs de ce mois de réjouissances :
Tout d’abord, dès le 1er décembre, il faudra prendre le chemin des multiples crèches à découvrir. Mais les trois coups seront frappés le samedi 2 décembre à 18h30 avec Sanary qui s’illuminera, toute de blanc chaud éclairée… et non de blanc « chaux » comme le précise le maire, afin de rappeler les étoiles, dont l’étoile du berger.
Le vendredi 22 décembre nous sera proposée à partir de 17h, la visite guidée des salles décorées aux multiples thèmes et l’inauguration de la 22ème chèche vivante, suivie d’une messe.
Une arrivée très attendue : celle du Père Noël qui, comme chaque année, viendra de la mer en pointu pour débarquer sur le port le samedi 23 décembre à 15h. A 18h, parade des pointus illuminées dans le port, parade d’échassiers lumineux et feu d’artifice à 19h, autour de marrons, vin et chocolat chauds.
Samedi 16 décembre, autre parade : celle des « Big danseurs », marionnettes de quatre mètres de haut et le samedi 30 décembre, celle des Anges des Glaces.

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Plus tard, le 6 janvier, ce sera la parade de l’Epiphanie, pour accueillir les Rois Mages, accompagnées de tout un peuple déguisé… Peuple dont vous pouvez faire partie, des costumes vous seront prêtés à cet effet.
Le village des commerçants s’installera autour du kiosque à musique avec un marché gourmand, du 15 au 31 décembre, regroupant huit exposants artisans, quatre de Sanary, quatre « d’ailleurs », qui nous offriront produits corses, produits boulangers de toutes sortes, coquillages et crustacés, nougats, chocolats, foie gras et bien d’autres gourmandises, avec des propositions de plateaux à déguster sur place, que vous pourrez accompagner de vins sélectionnés ou de champagne. Des soirées Corse, Country, électro et autres seront proposés chaque soir
Une majorité de commerçant restera ouverte sept jours su sept du 12 au 24 décembre et proposera un concours de vitrines où trois visiteurs, pourront, en votant, gagner des chèques-cadeaux de 500€.
Bon, on va s’arrêter là, tant il y aurait à annoncer toutes ces belles manifestations.
Le Maire précise que la municipalité offrira 1.500 repas aux maisons de retraite ainsi que deux belles soirées, organisées au jardin d’hiver, où responsables laïques, protestants et catholiques réunis, inviteront deux fois 600 personnes nécessiteuses ou solitaires à un grand repas d’amitié et de fraternité.
Comme on peut le voir, le beau nounours blanc qui joue avec une boule de neige, sur l’affiche de cette manifestation, nous annonce un beau mois de fête, joyeux et festif.

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Jacques Brachet
www.sanarysurmer.com

Josy CHAMBON :
Une femme d’honneur, Une femme de cœur

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On connaît la femme politique qu’est Josy Chambon, femme énergique s’il en est, menant son équipe d’une main de maître… et de fer, dans un gant de velours. On connaît aussi la femme franche, directe, qui ne mâche pas ses mots.
Mais en elle il y a aussi cette femme de cœur qui, depuis des années oeuvre dans l’humanitaire.

« L’humanitaire – nous confie Josy le cœur au bord des larmes – c’est l’histoire de toute ma vie, de ce jour de 1991 où je suis partie durant un an en Ethiopie, à Addis Abeba comme chef de mission. Ce voyage, je l’ai fait avec mes deux enfants et cela a été un tournant dans ma vie, me faisant découvrir la misère, l’injustice sociale et sanitaire. J’ai rencontré des gens très pauvres dont beaucoup d’enfants en détresse. J’en suis revenue pleine de colère, de rage, en me disant qu’il fallait faire quelque chose.
Je me suis retrouvée à Toulon pour organiser et animer un module de santé publique et communautaire afin de travailler de par le monde et de former des étudiants. Ce monde, depuis, je l’ai parcouru mais je rêve de retrouver un jour l’Ethiopie ».

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André Cabréra – Marie Verlinden -Josy Chambon

Cette femme remarquable qu’est Josy, vient aujourd’hui de créer une association : « ONG Josy Chambon, l’humanitaire pour tous ».
« C’est, je le précise, une association apolitique qui pourra intervenir partout où se trouvent des populations défavorisées, et Dieu sait s’il y en a ! Ceci afin d’apporter soutien moral et physique, hygiène, chose qui est dramatiquement absente, former des volontaires qui iront aider, soigner sur place. »
Lors de cette première réunion informatique, Josy et son équipe – dont André Cabréra,  président de séance et Marie Verlinden, secrétaire – ont donc développé les buts et l’organisation.
Il s’agit d’abord de réunir le plus grand nombre d’adhérents et de mettre en place des groupes de travail qui oeuvreront dans différents domaines et s’attacheront à diverses missions :
– Former des gens qui iront sur place un peu partout dans le monde,
– Trouver des fonds et des sponsors afin de faire tourner au mieux l’association.

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Jean Garcia – Saly

A ce titre, un antiquaire, Jean Garcia, présent à cette soirée, est venu proposer son aide financière en offrant d’entrée de jeu 10.000€. Mais ce n’est qu’un début puisqu’il propose d’organiser chaque mois une vente avec pour but de récolter chaque année quelque 50.000€. Il a également proposé de fournir des containers pour pouvoir stocker et emporter fournitures, médicaments, vêtements…
– Seront également créés un groupe de communication avec un site Internet qui est en construction, un groupe juridique, un groupe en charge d’organiser les missions aussi bien en France qu’à l’étranger.

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Le parrain : Yann Arthus-Bertrand

Par ailleurs, Josy est fière de nous annoncer le nom du parrain de l’association, un parrain prestigieux puisqu’il s’agit de Yann Arthus-Bertrand :
« Je n’osais imaginer – nous avoue-t-elle – qu’il accepte, d’autant qu’il est d’un abord assez distant à la première rencontre. Mais dès que je lui ai parlé du projet et de notre proposition, il m’a confié : « Agir rend heureux et j’ai beaucoup d’admiration pour les gens qui s’engagent ». Il a accepté tout de suite. Dont acte.
Lors de cette première soirée, elle nous a également présenté Saly, jeune cambodgien, qui a déjà participé à quatre missions avec elle et qui nous a apporté quelques témoignages poignants de la détresse humaine et du travail titanesque qu’il y a à faire au niveau humanitaire.
Mais à cœur pur et vaillant, rien d’impossible et Josy l’impétueuse avec son franc-parler, a un cœur gros « comme ça », de l’énergie, du courage car si la vie ne l’a pas épargnée, elle est d’une volonté, d’une détermination sans borne, toujours tournée vers les autres.
Elle est tellement persuasive que lors de cette soirée de première rencontre, les gens se bousculaient et sont tous repartis avec promesse d’adhérer à l’association et de s’investir au maximum.

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Elle peut donc compter sur une belle et grand équipe pour mener ce combat difficile mais exaltant.
A ce propos, l’association recherche un lieu de stockage des dons divers. Avis à la population !

Jacques Brachet
Photos Monique Scaletta
Siège de l’association : 71, avenue Vauban – Toulon. Adhésion : 25€. Etudiants et demandeurs d’emploi : 5€.

Six-Fours : Peur sur la ville

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Si vous aimez les frissons, les frayeurs, le sang, les toiles d’araignées…
Si vous aimez vous donner la chair de poule et perdre votre voix à hurler de peur…
C’est à Six-Fours qu’il fallait être en ce jour Halloween.
Exactement entre le Six N’étoiles et la brasserie, où l’on pouvait rencontrer d’étranges personnages, monstres et sorcières en tout genre, squelettes ambulants visages aux cernes effrayants, laissant baver un filet de sang…

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Au Six N’étoiles, enfants, ados, adultes avaient joué le jeu en venant assister à une monstrueuse journée concoctée par Noémie et Paul : 4 films à l’affiche avec goûter à la clef.
En avant-première, le public pouvait voir ou revoir la version remastérisée du fameux film de Brian de Palma, tiré du roman de Stephen King « Carrie ». Film qui a révélé Sissy Spaceck et John Travolta. Retour également très apprécié de « La famille Adams », à frissonner de peur et mourir… de rire !

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Juste avant le ciné-goûter « Zombillénium » les a amenés dans un parc d’attraction où se côtoient vampires, loups garous, zombies et autres monstrueuses créatures qui ont le blues et sont fatigués de faire peur.
Enfin, autre avant-première pour terminer cette journée de frayeur : « Happy Birthdead », l’histoire d’une jeune étudiante qui revit ans cesse le jour de son propre meurtre et qui est à la recherche de son tueur.

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Et pendant ce temps-là…
Dans la pénombre de poivrons transformés en bougies, d’étranges petites créatures aux visages cauchemardesques, affublés de toques de cuisiniers, préparaient en toute innocence des plats aux formules mortelles dont évidemment la citrouille était reine.
Ces petits mitrons étaient venus fêter Halloween sur l’invitation d’Alex et les Petites Toques, atelier pour les 4/14 ans afin des les sensibiliser à l’art de la cuisine tout en s’amusant et faire preuve d’esprit créatif.

A C B
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C’est dans un décor de folie concocté par Erick Carrière, maître de la brasserie, entre un cercueil où sommeille un squelette, une vieille bagnole chargée de toiles d’araignées, un mort vivant impressionnant et un chaudron où se consumaient quelques os, que nos petits lutins malins, sans peur et sans reproche ont vécu une monstrueuse après-midi bien rigolote.
Ce fut une journée de… foliiiiiiiiie !!!

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Jacques Brachet

Aéroport de Toulon/Hyères
Une nouvelle ligne Toulon/Paris-Charles de Gaulle

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Sympathique réunion à l’aéroport de Toulon/Hyères, qui réunissait M Zoran Jelkic, directeur général France d’Air France-KLM, Mme Hélène Abraham, directrice commerciale Hop !-Air France, Mme Laurence Erbs, directrice de l’aéroport Toulon/hyères, M Vincent Le Parc, directeur France de Vinci Aiports, M Jean-Pierre Giran, Maire d’Hyères et M Hubert Falco, ancien ministre, maire de Toulon, président de TPM.
Cette rencontre était pour nous annoncer une bonne nouvelle : Hop! Air France ouvre une ligne Toulon/Paris-Charles de Gaulle dès le 25 mars 2018.

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Zoran Jelkic – Jean-Pierre Giran – Hubert Falco

« C’est – nous dit M Zoran Jelkic – l’aboutissement d’un projet qui est la volonté de tous ces gens réunis à cette table sans cela ce projet n’aurait pu aboutir. A partir du 25 mars, donc, cette ligne accomplira deux vols par jour, de 70 sièges et s’adresse à tous les Toulonnais qui pourront faire l’aller-retour dans la journée mais aussi à tous les Varois et les vacanciers.
Ce jour est donc important pour nous car il nous permettra de participer au développement économique de la région. Cela renforce notre présence dans la région.
Air France possède déjà 314 destinations dans 114 pays faisant de nous le plus grand hub d’Europe, avec aussi des correspondances avec de nombreux vols pour les USA, le Canada, l’Asie, le Brésil…
Nous sommes également partenaires de sociétés de croisières comme MSC et nous savons que bientôt un nouveau port à Toulon accueillera de nombreux croisiéristes.
Le développement du groupe Air France continue sa croissance et continue de monter en gamme avec de nouveaux avions ».

M Jean-Pierre Giran devait préciser : « Nous avons des relations anciennes, amicales même si quelquefois complexes avec l’aéroport et cette ligne est très importante pour nos villes et notre territoire et va profiter à tous et ouvrir encore plus à l’économie, au tourisme, à la culture de notre région »
« Nous sommes heureux – devait préciser M Hubert Falco – d’être dans le premier département de France au niveau touristique puisqu’elle reçoit 10 millions de touristes. Depuis de nombreuses années je vis l’histoire de cet aéroport qui a failli fermer. Nous nous sommes battus et l’avons conservé et vu évoluer. Cette nouvelle ligne est une reconnaissance à la fois nationale et européenne et une reconnaissance méritée pour nos villes, notre département, notre région et nous sommes heureux qu’aujourd’hui il y ait trois aéroports internationaux : Marseille, Toulon, Nice.
Il faut savoir que nous avons aujourd’hui dix millions de touristes et que nous avons la plus belle rade du monde !
Mais au-delà du tourisme, nous sommes heureux de pouvoir nous appuyer sur notre histoire qui possède 200 kilomètres de côte et une grande diversité de richesses., qui ouvre sur l’économie et créent de plus en plus d’activités ».

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Laurence Erbs – Hélène Abraham -Vincent Le Parc

Mme Laurence Erbs nous confiait : «  »L’aéroport Toulon/Hyères a accueilli plus de 500.000 passagers en 2016, Cette année nous avons pu proposer 30.000 sièges supplémentaires. Ces extensions confortent notre stratégie. Nous travaillons conjointement avec les compagnies et les collectivités pour renforcer les lignes existantes et ouvrir de nouvelles destinations, afin de répondre aux attentes de nos passagers. Nous avons également pour ambition de développer l’aviation d’affaires, notamment grâce à la reprise depuis le 1er janvier 2017 du terminal dédié à cette activité ».

Mme Hélène Abraham devait nous préciser : « Notre réseau aérien est l’un des plus importants avec 100 appareils, 13 millions de clients, 130 lignes, 50 escales, 5 navettes, 400 vols. Malgré la concurrence multimodale Hop! Air France offre plus de 170.000 sièges sur la ligne Toulon-Hyères/Paris-Orly.
Notre offre commerciale évolue sans cesse au niveau qualité-prix pour notre clientèle affaires, nos abonnés qui peuvent utiliser des parcours accélérés à l’aéroport, des programmes pour les PME-PMI dont le blue biz. Pour les enfants et les ados, nous prenons en charge les 4/11 ans et avons créé une carte destinée aux 12/24 ans leur offrant 30% de réduction, il y a également les cartes week-end qui permettent 25% de réduction sur tous les tarifs Toulon/Paris, nous avons ajouté 25% de sièges supplémentaires le samedi, 17% le dimanche. Nous proposons 7 vols par jours les lundis et vendredis, 6 vols tous les autres jours.

M Vincent Le Parc devait nous annoncer que Vinci avait signé une gérance de 25 ans pour l’aéroport Toulon/Hyères.
« Notre stratégie est d’ouvrir des lignes, les améliorer; les développer. Nous gérons en fait 35 aéroports dans le monde et en 2016 nous avons comptabilisé 132 millions de passagers. Ce qui fait une hausse de 12%. Pour Hyères/Toulon, elle a été de 4,5%. Ce partenariat avec Charles de Gaulle est un moment historique et répond aux attentes de nombreux clients. Cette ligne va offrir de nouvelles possibilités économiques, touristiques et dynamiser la région »

Propos recueillis par Jacques Brachet
Photos Monique Scaletta.

Musée d’Art de Toulon
Le Musée à la mode d’Antan

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C’est grâce à la collaboration de Brigitte Gaillard, conservateur du Musée d’Art de Toulon et Serge Liagre, directeur de la Villa Rosemaine à Toulon, que le Musée devient, jusqu’au 4 janvier 2018, le temple de la mode de 1850 à 1930, intitulé « Falbalas ».
Une somptueuse exposition qui mêle des robes qu’ont porté nos grand-mères et arrière-grand-mères et des tableaux de cette belle époque, où les costumes étaient, sinon pratiques à porter, du moins d’une grande élégance, d’une formidable inventivité jusque dans le moindre détail, dans les tissus où se côtoient soies et dentelles, crêpes et velours, issus d’esprits imaginatifs et talentueux tels Paul Poiret, Worth, Fortuny, qui ont su réinventer la mode, la faire évoluer, l’accompagnant d’accessoires assortis aux modèles : ombrelles, sacs, éventails, gants…

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C’est 80 ans d’art du costume qui défilent sous nos yeux, avec pour décors, de magnifiques œuvres peintes par des artistes, quelquefois peu ou prou connus, tout droit issus de la collection du Musée de Toulon, comme Raphaël Collin, Albert Besnard, Marie Rignot, Octave Gallian, écrins sublimes offerts à ces robes, que Serge et Christine, son épouse, sont allés chercher dans des collections personnelles et divers musées de la mode.
Ce couple passionné a créé en 2010 cette belle Villa Rosemaine* qui a pour objectif la sauvegarde d’un patrimoine qui risquait de se perdre, en présentant évidemment des expositions, permettant leur diffusion mais aussi en préservant la conservation, la restauration de costumes et accessoires.
Grâce à cette exposition, nous remontons le temps de belle manière, un temps que les moins de…100 ans, ne peuvent pas connaître et elle nous fait découvrir comment nos aïeules vivaient leur vie de tous les jours, leurs soirées de fêtes, leurs sorties, leur quotidien.

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Entre autres accessoires, les châles, les étoles, les écharpes, les Indiennes, tissés ou brodés, en laine, soie, coton, poils de chèvres, cachemire et c’est justement à un défilé de châles Cachemire du XIXème siècle, que nous amis nous ont conviés au milieu des robes exposées et des tableaux.
Un défilé de mannequins uniquement vêtus de collants chair sur lesquels nous avons découvert de véritables oeuvres d’art aux couleurs chatoyantes, défilé accompagné de musique classique et des commentaires de Serge Liagre qui nous a donné une belle leçon d’Histoire de la mode… Que l’on pourra voir ou revoir dans une prochaine émission « Grands reportages » sur TF1.

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Ainsi avons-nous pu remonter le temps à travers la mode et voir l’évolution d’un art qui n’en finit pas d’évoluer, d’innover, grâce à de grands artistes qui, de tous temps, ont su imprégner leur talent dans un art témoin de la vie de tous les jours : la mode.

Jacques Brachet
Villa Rosemaine – 436, Route de Plaisance – 83200 – Toulon – 06 32 88 38 10

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Brigitte Gaillard, Serge Liagre et son équipe

Sanary – Hôtel la Farandole
La Russie à l’heure provençale

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Durant 15 jours, trois jeunes artistes russes ont été invités par Olesya Sudzhan, propriétaire de la galerie Kvartiras à Moscou et Eugeniya Plokhikh, responsable de la communication, en résidence à l’hôtel la Farandole afin de découvrir notre Provence et de nous en offrir leur vision à travers des toiles qu’ils ont peintes sur place.
C’est la troisième fois que la galerie organise un tel événement et cette année, aidée en cela par Georges Klimoff, le thème choisi était cette année « La route des vins ».
Ainsi nous trois artistes, Ekaterina Lebedeva, Viktoriya Pushina et Maksim Martirosyan, ont-ils sillonné à travers châteaux et domaines et nous ont fait découvrir en ce 7 octobre, soir du vernissage, leur ressenti, leur vision toute personnelle de ce que pouvait évoquer pour eux notre patrimoine viticole.
Une foule très mélangée lors de cette soirée, où se mêlaient la langue des steppes russes à celle de notre pays saupoudrée d’accents méditerranéens, en présence du Consul  de Russie à Marseille Alexander Pushnin, de ses deux vice-consuls, de Guillaume Tari, président des Vins de Bandol et parrain de cette manifestation.
Nos trois artistes ont fait de l’excellent travail et nous ont vraiment offert trois visions différentes de ce qu’ils ont vécu durant ces quinze jours à travers les vignes.
Nous avons eu le temps de bavarder avec nos trois artistes et de recueillir leurs impressions.

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Ekaterina LEBEDEVA
Reconnue à Moscou pour ses oeuvres abstraites, l’Europe, la Chine et l’Amérique s’intéressent à cette talentueuse artiste et déjà nombre de collectionneurs possèdent ses oeuvres.
« Je peins au couteau en des couches épaisses, sur de grandes surfaces… et c’est très lourd ! – me confie-t-elle en riant – je viens d’exposer un mois à Moscou avec succès.
Ici, j’ai trouvé mon émotion dans la nature, particulièrement dans les arbres, qui sont de véritables sculptures. Lors de ces séances « plein air », je choisissais un lieu totalement isolé, sans voitures, sans personne et je n’en bougeais plus.
J’ai découvert des endroits où j’aimerais vivre !
C’est la première fois que je viens en France et c’est très différent de ce à quoi je m’attendais à découvrir. C’est encore plus beau car la nature, ici, est magnifique ».
Maksim MARTIROSYAN
De formation classique, il est à la fois portraitiste, caricaturiste mais là où il se sent le mieux, c’est dans les paysages qu’il traite à l’huile, à l’acrylique, à l’aquarelle, au pastel. Ses oeuvres sont très réalistse.
« Ici où que je pose mon regard – me confie-t-il – je vois des paysages, des vues, des cadres qui m’inspirent. J’étais déjà venu dans la région, Toulon, Bandol et je crois que si je restais longtemps ici, je ne cesserais pas de peindre !
J’ai visité, ces jours-ci, de nombreux domaines et châteaux et j’avoue que c’est très impressionnant !
En une semaine, j’ai eu le temps de m’imprégner des paysages, je m’y suis immergé, ce qui a totalement changé ma vision de la Provence.
De plus ici, les contacts humains sont faciles, les gens sont souriants, la barrière des langues n’est pas gênante.
Je vais vous faire une confidence : je suis fou des croissants français et, avec le vin, ça complète mon bonheur d’être ici ! »

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Viktoria PUSHINA
Elle est la benjamine du trio mais aussi la fille du Consul et poursuit ses études d’architecture et de rénovation à Moscou. Elle a vécu cinq ans à Bruxelles, deux ans à Paris, d’où sa maîtrise de notre langue.
En souriant, elle me dit : « L’architecture, ça me plait « moyen » mais ça me permet d’apprendre l’art, la technique, la rigueur, d’autant que dans l’université où je suis, je suis aussi des cours de dessin, de croquis, tout un éventail de pratiques artistiques.
Dans l’architecture, sont inclus la nature et la peinture et cela me donne de bonnes bases et une grande discipline. Ca me permet de suivre le bon chemin.
Ce que j’aime particulièrement, c’est découvrir les gens, leurs modes de vie et l’approche ici est très différente que chez nous. Je pense que la mer, le soleil, la température, la lumière ont forgé leur caractère.
Ici, j’ai surtout peint des personnages… avec souvent un verre ou une bouteille à la main ! »

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Propos recueillis par Jacques Brachet
Photos Monique Scaletta

Six-Fours
Un Téléthon ENSEMBLE

Dany

Lorsqu’on évoque le Téléthon à Six-Fours les Plages, aussitôt un nom vient à l’esprit : Dany Cayol.
Elle en est l’âme depuis pas mal d’années tant il est vrai que, tout au long de l’année, elle se démène pour trouver des aides, des collaborations, des bonnes volontés et Dieu sait qu’avec sa gentillesse et son art de la persuasion, chaque année avec l’aide des clubs, des associations, des entreprises, des particuliers, elle fait des miracles.
Car il faut savoir que si le Téléthon « officiel » dure deux jours… ailleurs, à Six-Fours, elle le fait tourner près d’un mois et demi. La preuve : cette année, si les 2 jours officiels sont le 8 et le 9 décembre, à Six-Fours il démarrera le 6 novembre pour se terminer le 15 décembre !
Il faut dire que dès la fin de l’année, à l’heure où tombent le bilan et les comptes, elle redémarre aussitôt pour le prochain.
« L’an dernier – me confie-t-elle heureuse – il a rapporté 21.200€… 200€ de plus que l’année d’avant !
L’on est heureux et fier de pouvoir ainsi montrer l’énorme participation de tous les six-fournais, ces résultats permettant d’aider au maximum la recherche des myopathies et autres maladies génétiques neuromusculaires comme la mucoviscidose.
Ce qui est formidable aujourd’hui, c’est que nombre de clubs ou d’associations décident de s’unir pour organiser des manifestations, tels tous les clubs d’arts martiaux qui organiseront le vendredi 8 décembre à la halle aux sports, une soirée où seront mêlés toutes ces disciplines : judo, karaté, kempo budo, kanku daï karaté… Les clubs Léo Lagrange, VLC et Cuvée d’Automne proposeront un concert choral.
Ca veut dire qu’aujourd’hui plein de gens s’investissent ENSEMBLE pour être plus forts et attirer le plus de monde possible.
Tous les lycées et collèges participent en organisant des manifestations, des spectacles, cette année le Six N’étoiles se joindra à nous en proposant une soirée cinéma, les jeunes sapeurs pompiers sont toujours auprès de moi… Ils ont intérêt car je suis leur marraine ! ils feront le tour de ville à vélo. C’est vrai qu’ils me sont fidèles. Le karting de Six-Fours se joindra également à nous. Le lycée de la Coudoulière ouvrira son atelier coiffure du 4 au 8 décembre pour coiffer tous ceux qui se présenteront. Tout l’argent récolté sera reversé au Téléthon. Toutes les associations sportives et les clubs handisport créeront des événements sur terre, sur l’eau, en piscine, sur mer. Toutes les résidences autonomes proposeront des événements, des ventes d’objets divers, des lotos,
Le 7 décembre aura lieu le traditionnel défilé aux lampions avec les majorettes, des ventes de vin, de chocolats chauds accompagneront les manifestations extérieures.
Les clubs et associations de danse, de musique, offriront des spectacles, le Théâtre de la Godille proposera une pièce… »
Difficile de tout nommer tant il y aura de manifestations non stop sur toute la commune.
Et tous les jours, depuis la rentrée, Dany reçoit des propositions d’aides tout azimut.
Si vous voulez participer à cette grande fête, il vous suffit d’appeler Dany Cayol, de lui faire des propositions, elle est à l’écoute de tous tant cet événement lui tient à cœur.
C’est peut-être un peu tôt pour connaître le programme définitif tant il s’enrichit de jour en jour mais nous vous le communiquerons dès que possible.
Vous pouvez joindre Dany au 06 15 08 77 42 ou par mail : dany.cayol@mairie-six-fours.fr

Jacques Brachet