Archives pour la catégorie Evénements

Un futur supermarché coopératif à Toulon !

D

Encore un supermarché, direz-vous ? Oui, pour très bientôt mais pas un supermarché comme les autres puisqu’il sera coopératif, ce qui veut dire en gros que, si vous le voulez, vous aurez votre mot à dire !
Aujourd’hui l’on se rend compte tous les jours des difficultés à se nourrir aussi bien économiquement que sainement. On ne connaît souvent pas la provenance de ce qu’on achète ni ce qu’il y a dedans quant aux bons produits, ou dits tels, ils sont de plus en plus chers.
Alors que faire ?
Ce qu’a fait le Park Slope Food de Brooklin en 1973, suivi en 2017 par le supermarché de la Louve en France, à Paris exactement, dans le XVIIIème arrondissement.
Sous forme associative elle a déjà fait des petits puisqu’on en dénombre déjà 35 nés en France et que bientôt Toulon se dotera d’un supermarché pas comme les autres puisqu’il a pour but de fournir à des consommateurs qui ont adhéré au projet, de pouvoir acheter des produits sains et de qualité à prix réduit puisque venant directement du producteur.
Ce 10 novembre, Alain, Muriel et Jérôme, qui forment le groupe recrutement, sont venus nous exposer ce projet et nous parler de leur première épicerie la Coop sur mer, ouverte depuis quelques mois à Toulon, 21 traverse des Capucins dans le centre-ville et dont une deuxième devrait voir le jour rue du noyer au mois de décembre, en attendant que puisse se créer un supermarché de 1000 à 1500 m2
Mais pour cela et pour rentabiliser le projet, il faut un minimum de 1500 adhérents,, ce qui est encore loin du compte car aujourd’hui, l’association a compris qu’il fallait communique pour se faire connaître du plus grand nombre, en organisant des rencontres, des réunions, des événements, des « apéros coop », des participations à divers salons comme le salon du bien être qui se déroulera du 16 au 18 novembre au Zénith de Toulon.

A B C

Votre participation peut être diverse : vous pouvez prendre une cotisation qui fera de vous un coopérateur et vous pourrez ainsi bénéficier de l’achat de produits proposés. Vous pouvez aussi vous investir dans un groupe de travail en donnant de votre temps et en proposant vos compétences dans divers domaines : la communication, l’organisation, le recrutement, le financement, la comptabilité, le juridique, l’informatique, la vente, la tenue du magasin et la présence dans les salons… Et l’association est là pour former ceux qui ont des velléités d’adhérer à ce projet.
La tache est énorme car il faut gérer tous ces problèmes mais aussi trouver les producteurs qui voudront jouer le jeu et hélas dans la région il y en a de moins en moins. Il faut donc avoir le temps de les trouver puisque ce sont eux le nerf de la guerre.
Le but est de rendre accessible au plus grand nombre les bons produits régionaux, leur apprendre à bien ou mieux manger sans vraiment dépenser des fortunes, à maîtriser leur consommation, à connaître la provenance des produits et créer une charte des valeurs.
L’adhésion est de 25€ par an et de 5€ pour les chômeurs et les minima sociaux.
Par ailleurs, lorsque le supermarché sera effectif, chaque adhérent pourra acheter des parts sociales.
Ces coop doivent également devenir des lieux de vie et de partage en faisant sortir les gens de leur isolement, en organisant des rencontres, des ateliers divers, en donnant des cours de diététique, en créant des cours de cuisine, en proposant des garderies pour les mamans qui veulent s’investir. Et vous pouvez aussi contribuer au choix des fournisseurs et à la sélection des produits mis en rayon.
Afin de participer au fonctionnement il est demandé aux adhérents de donner trois heures par mois de son temps libre… et plus si affinités, évidemment !

F E

Le but aussi est de travailler en collaboration, en partenariat avec d’autres associations. A Toulon, déjà des liens se sont créées avec le CCAS, le Lycée Hôtelier, le Cinéma Royal qui prête une salle pour des projections, des débats, des rencontres, le foyer des jeunes travailleurs.
Aujourd’hui, malgré le peu de communication qui a été faite autour de la minuscule épicerie du 21 traverse des Capucins, ce sont quelque 700 adhérents qui se retrouvent trois fois par semaine* pour découvrir ces produits proposés.
En fait chaque adhérent devient acteur et plus il y en aura plus vite le supermarché pourra voir le jour.
C’est un beau projet collectif qui mérite qu’on s’y intéresse, qui permet de rassembler des énergies, de prôner le mieux vivre et le mieux manger. Aujourd’hui l’association a besoin de volontaires et ce peut être l’un d’entre vous car c’est à la portée de tous et c’est un projet excitant qui mérite qu’on l’aide à s’épanouir.

Jacques Brachet

* Jeudi, 17h/19h – Vendredi 15h/19h – samedi 9h30/12h et 14h30/17h
www.lacoopsurmer.fr – bonjour@lacoopsurmer.fr – 06 47 08 98 31

SANARY – Hostellerie de la Farandole
Deux artistes russes ont découvert
l’art de vivre dans notre Midi

Z1
Yanne Rebecq, Anastasia Zakharova, Igor Vasilich, Ebgeniya Plokikh, Olesya Sudzhan,
Georges Klimoff, Sergey Molchanov

Anastasia Zakharova et Igor Vasilich sont deux beaux artistes venus de la lointaine Russie, invités par Olesya Sudzhan et Evgenia Plokikh qui possèdent la galerie Kvatiras à Moscou, pour découvrir l’art de vivre dans notre région et nous en offrant leurs œuvres.
Durant 15 jours, ils ont parcouru la région, découvrant Sanary, Bandol, partant sur les traces de Van Gogh et Cézanne et apposant leurs impressions sur la toile.
Anastasia nous propose des aquarelles tout en finesse, donnant à cette région que l’on connaît bien pour y vivre, une touche de rêve et de romantisme, dans des couleurs délicates qui représentent bien l’esprit de notre Midi lorsque le soleil sommeille un peu. Anastasia a le sens du détail et, toute russe qu’elle soit, elle a su s’imprégner de l’atmosphère de notre « pays » !
Igor, lui, on le sent pénétré de l’œuvre de Van Gogh, de son âme même, et l’on retrouve dans ses toiles, ces couleurs fulgurantes, lumineuses, ces tons qui se marient ou s’opposent dans de grands aplats, des touches jetées sur la toiles. Il a tout assimilé pour rendre une oeuvre très personnelle.

Z7 Z8
Z9 Z10
Z12 Z11
Œuvres d’Anastasia Kakharova, Igor Vasilich, Yann Rebecq

Magnifique jeu d’ombres et de lumières, entre autres sur cette toile où un verre de vin tenu par une main diaphane est posé sur le corps lascif d’une femme… et c’est, à sa manière, une façon d’apprécier l’art de vivre chez nous !
Ce qui est incroyable c’est qu’en 15 jours, nos deux artistes ont réalisé 36 tableaux de grande qualité, ce qui n’est pas donné à tout le monde !
Et puis, il y a notre invité d’honneur, comme à chacune des expositions que nous propose la Farandole, cet invité parrainant les artistes russes, étant cette fois Yann Rebecq, artiste du monde, qui, quoique bien installé à Toulon, traverse les pays où il expose avec succès, de la Chine à la Russie. La Russie qu’il connaît bien et dont il a épousé une compatriote, pas loin de là, puisque son épouse, Inna Khimich, est ukrainienne et a ouvert une galerie d’art au Mourillon, à Toulon*.
L’idée d’ailleurs est de jumeler les deux galeries et de faire des échanges d’artistes entre les deux pays.
Yann nous offre, lui, une Provence très personnelle, intime, non pas écrasée sous le soleil mais sous des ciels étoilés, des clair-obscur, des villages ombragés où il fait bon prendre l’apéritif, la pénombre d’une chambre d’où un chat découvre, d’une fenêtre, la silhouette d’un clocher.
Ame russe, âme provençale, chacun voit le Midi à sa porte, à sa manière, avec des styles divers, qu’ils soient oniriques, chatoyants, chaleureux, audacieux… L’art de vivre dans tous ses états.
A noter qu’à ce vernissage était présent le Consul Général de la Fédération de Russie à Marseille, Sergey Molchanov, fidèle d’entre les fidèles et soutenant nos deux amies russes dans leur belle entreprise de faire découvrir un pays à travers ses artistes.

Z3 Z4
Z2 Z6

Et, autre artiste venu en ami est étant toujours un fervent admirateur de l’art russe, Richard Martin, auteur, comédien, metteur en scène et surtout directeur du Théâtre Toursky à Marseille qui, depuis des décennies, reste un combattant de la première heure pour la culture, le théâtre, les idées, ce qui n’est pas toujours facile. Amoureux des textes de Tchékhov, Gogol, Tolstoï, Gorki et les autres, il est tout aussi amoureux de l’Art russe en général et toujours heureux de découvrir de nouveaux talents.
Et puis, si tout cela existe, n’oublions pas que c’est grâce à notre ami Georges Klimoff, le plus russe des seynois, ou le plus seynois des russes, qui, passionné comme on n’en fait plus, trouve toujours à créer un événement pour mettre en lumière un pays auquel il reste attaché, où sont ses racines, et nous faire découvrir des gens de talent , qu’ils soient chanteurs, peintres, comédiens, écrivains et même… cosmonautes !

Z5
Richard Martin, Sergey Molchanov, Olesya Sudzhan, Georges Klimoff

Ce fut encore une belle soirée dans ce merveilleux lieu qu’est la Farandole, soirée sous le signe de l’art, de l’amitié franco-russe et surtout franco-provençale, où la frontière des langues était dépassée autour des tableaux de nos artistes qui découvraient également nos vins, qui font aussi partie intégrante de notre art de vivre !

Z13

Jacques Brachet
*Galerie Inna Khimich – 41, rue Lamalgue – village du Mourillon – Toulon
04 94 98 10 07 – 06 80 25 87 41

Salon- de- Provence
RAMPAL LATOUR – 1828-2018

@RAMPALLATOUR - usine moderne - entre¦üe 1

La savonnerie célèbre 190 ans d’innovations dans l’art de fabriquer le véritable savon de Marseille
Lorsqu’en 1828 Pierre Rampal devient le premier maître savonnier de sa lignée, il est loin d’imaginer que sa passion pour la fabrication d’un savon de Marseille digne de ce nom traverserait cinq générations sans prendre une ride. Médaillé d’or à l’Exposition Universelle de Versailles en 1900 pour son savon et ses huiles, son petit-fils du même prénom insufflera à jamais sa recette de longévité à la fabrique familiale : innover pour grandir et rayonner.
En 2018, c’est encore sous le signe de l’innovation que l’entreprise Rampal Latour célèbre 190 ans de savoir-faire, mardi 16 octobre à Salon-de-Provence, sa terre natale qu’elle n’a jamais quittée et dont elle défend fièrement le patrimoine culturel et économique au-delà de ses frontières.

@rampallatour_matieres premieres grande purete prioritaire @rampallatour_matiere

À cette occasion, Rampal Latour présente en avant-première son tout dernier outil technologique : un film en réalité augmentée embarquant les spectateurs au cœur de son patrimoine et de ses valeurs, leur offrant une expérience inédite d’immersion totale dans l’ADN de la savonnerie et de ses innovations. Afin d’en faire profiter non seulement les visiteurs des usines et des boutiques mais aussi tous les salonais, Rampal Latour offre au Maire de Salon-de-Provence plusieurs casques permettant de visionner ce film, destinés à l’office du tourisme et au hall de l’Hôtel de Ville.
La vision d’un entrepreneur résolument engagé.
Quand en 2004 Jean-Louis Plot reprend la savonnerie familiale, il saisit une formidable opportunité d’entreprendre conformément à ses valeurs humanistes et écologistes. Déterminé à rendre honneur au savoir-faire traditionnel dont il est héritier, c’est en concentrant tous les efforts de l’entreprise sur la recherche et le développement qu’il permet à Rampal Latour de concevoir des produits – dont le savon de Marseille – toujours plus proches des besoins de ses contemporains et des exigences de son temps. La continuité de la fabrique, pionnière dans l’art de fabriquer des produits qui révolutionnent l’hygiène au quotidien, est assurée.

@RAMPAL LATOUR Savoir Faire @rampallatour_Elodie-Julien-responsableR&D
A droite : Elodie Julien, responsable R&D

Après trois années de recherche, Rampal Latour signe le premier savon de Marseille aux vertus hydratantes en améliorant son procédé de fabrication traditionnel qu’il rend de surcroît plus écologique.
La glycérine naturellement produite lors de la fabrication, était jusqu’alors extraite et rejetée au cours de la saponification. Désormais elle est en partie conservée grâce à un progrès apporté au processus de fabrication. Cette innovation majeure, brevetée par Rampal Latour et mise au point en collaboration avec IFP Énergies Nouvelles, a été introduite dans le pur respect du procédé marseillais au chaudron» dont l’entreprise est dépositaire. Résultat, le savon de Marseille est élevé au rang des produits cosmétiques : extra-doux et respectueux des peaux sensibles il est également encore plus doux pour l’environnement. Produit originellement biodégradable, ce procédé optimisé permet de réduire la consommation d’eau par 4, la consommation énergétique par 7 et permet de n’émettre aucun rejet sur la commune, tous les déchets étant retraités.

JeanLouis_Plot@_@rampallatour maire_salon-de-provence-Nicolas Isnard
Jean-Louis Plot – Nicolas Isnard, maire de Salon-de-Provence

Deux unités de production qui incarnent une tradition qui innove, conciliant écologie, essor économique et promotion du patrimoine culturel provençal.
Fort de ces recherches, en 2016 Rampal Latour concrétise son rêve en réunissant l’ensemble du processus de fabrication de la méthode traditionnelle dite marseillaise au sein d’une unité de production de 2 500 m2 à la pointe de la modernité. Les chaudrons sont conçus pour satisfaire aux normes sanitaires, de sécurité et écologiques les plus exigeantes. Plus performants ils sont adaptés aux volumes de production actuels et à une demande nationale et internationale en pleine croissance.
Cette nouvelle usine révèle au public les secrets du savon de Marseille à travers les différentes étapes de sa fabrication. Très prochainement les visiteurs pourront y vivre une expérience inédite d’immersion au cœur des chaudrons grâce à la projection d’un film en réalité augmentée.
Entre ces murs modernes, la production respecte les caractéristiques qui encadrent la profession et protègent la qualité du savon de Marseille véritable de ses contrefaçons depuis le XVIIème siècle. Le savon de Marseille est cuit en chaudron suivant cinq étapes allant de l’empâtage à la liquidation, il doit être composé d’au moins 72% d’huiles purement végétales et élaboré uniquement à partir d’huiles, d’eau, de sel et de soude, sans ajouts de parfums, colorants ou conservateurs.
À quelques rues de là, la fabrique historique de Salon-de-Provence demeure. Identique à sa création, elle est logée dans les mêmes murs où les visiteurs découvrent les méthodes de fabrication ancestrales, les gestes des savonniers, chaudrons, goulottes en métal, claies de séchage, mouleuses, tampons en bois ou en laiton… Un lieu chargé d’histoire, indissociable du patrimoine culturel régional.

Nouveaux process fabrication savon de Marseille @rampallatour_MUR 1

Des produits diversifiés et novateurs qui évoluent avec leur temps.
Si le savoir-faire de Rampal Latour s’est bâti autour de la fabrication du savon de Marseille, son offre s’enrichit sans cesse de nouveautés. Élaborés avec des matières premières de qualité supérieure, tous les produits de toilette et pour la maison Rampal Latour respectent la peau, la santé des consommateurs et préservent l’environnement. Comme par le passé, les innovations se succèdent. Au début du XXème siècle la savonnerie lançait la première savonnette de toilette parfumée, la savonnette aux huiles 100% végétales, les premières paillettes de savon extra pur et plus récemment Rampal Latour a complété son offre d’un savon noir hypoallergénique extra-doux pour la peau, testé et approuvé, ainsi que d’une gamme complète bio certifiée Ecocert récompensée par une médaille d’or au salon international New-York.
La reconnaissance de labels tels qu’Entreprise du Patrimoine Vivant, Ecocert, Cosmos Organic ou encore RSPO certifie les engagements écologiques chers à Rampal Latour, au service d’un savoir-faire d’excellence.
Entreprise clé de l’économie régionale, Rampal Latour poursuit son essor international en Asie
notamment où la marque compte de nombreux corners à sa marque dans les grands magasins les plus prestigieux.

Savon_de_Marseille@rampallatour

Données et chiffres clés
40 collaborateurs avec une augmentation des effectifs supérieure à 50% en 5 ans (+ 24 emplois
créés localement depuis 2013)
CA 2017 : 5,54 M€ dont 30% à l’export avec un Chiffre d’Affaires multiplié par 10 en 10 ans
Présence dans 20 pays sur 3 continents dont un réseau de corners à sa marque en Asie
1 fabrique traditionnelle
1 usine moderne de 2500m² pour la fabrication du Savon de Marseille
750 tonnes de savon produites par an, dont notamment plus de 100 000 cubes d’authentique
Savon de Marseille
En France 6 boutiques en propre, plus de 900 revendeurs dont les réseaux Biocoop et Naturalia
Membre du réseau BPI Excellence
Deux demandes de brevets déposées
Labels et certifications : Entreprise du Patrimoine Vivant, Ecocert, Cosmos Organic, huile de
palme RSPO (développement durable)

Site Internet : www.rampal-latour.frFacebook : @rampallatoursavonnier

Toulon : La renaissance des Halles
Début des travaux : fin 2019
ouverture des halles prévue courant 2020

altaol-halles-raspail-vue-exterieure

Les Halles Raspail, appelées aussi anciennes Halles municipales, sont situées en plein cœur du centre ancien de Toulon. Inauguré en 1929 pour accueillir le marché couvert, le bâtiment est un modèle de construction en béton armé de style Art-déco. Fermées depuis 2002, les halles sont la propriété de Toulon Provence Méditerranée depuis 2003.
Elles font aujourd’hui l’objet d’un projet de reconversion en halles gourmandes, projet qui va participer au renouveau et l’attractivité du centre ancien de Toulon, mené depuis plusieurs années par la ville et TPM.
Ancien lieu de vie historique avec un réel potentiel pour la redynamisation du quartier et du cœur de ville, les halles sont inscrites dans la mémoire des habitants. Avec ses grands volumes, son emplacement central, son architecture Art-Déco, ce lieu semble aujourd’hui idéal pour l’implantation de ce projet, qui renoue avec son passé.
Les Halles, une « locomotive » pour le quartier
Le projet sur le bâtiment des Halles est accompagné par une requalification du quartier.
L’îlot situé entre la rue des Boucheries et les Halles est en cours de démolition, permettant ainsi une vue sur les Halles à partir de la rue d’Astour. Une place avec une fontaine sera aussi créée avec la reconstruction au Nord de cette place d’un immeuble qui hébergera le CAUE ; une grande salle en rez-de-chaussée accueillera des expositions autour de l’architecture.
A l’arrière des Halles, l’immeuble du Crédit Municipal est entièrement réhabilité en logements de qualité. Son rez-de-chaussée est transformé en commerce. Il pourra éventuellement accueillir une activité en liaison avec le projet des Halles.
Autour des Halles, les rares murs des commerces déjà maîtrisés par la puissance publique seront réhabilités et d’ores et déjà proposés à des activités en accord avec le futur exploitant des Halles.
La démolition de l’îlot Raspail s’inscrit dans la poursuite de la traversée Ouest/Est du centre-ville, depuis l’axe de la rue Pierre Sémard jusqu’à la Porte d’Italie, afin de créer un maillage de flux commerçant dans la ville aux rues historiquement

conf-presse-les-halles_z2a6121hh

Une place et une Halle pour redynamiser le quartier
Le projet s’appuie sur l’extension de la place Raspail prévue par la démolition de l’ilot des Boucheries.
Cet agrandissement permettra de redonner une ouverture à la place créant une respiration dans ce quartier sur laquelle viendra s’ancrer la halle rénovée. L’implantation d’une fontaine sur ce nouvel aménagement apporterait un élément structurant autour duquel pourrait s’organiser des terrasses.
En rénovant la halle et en la dotant d’une offre commerciale centrée sur la convivialité et la qualité des produits, cela permettra de redonner à cette zone une attractivité commerciale qui lui fait aujourd’hui défaut. Ce dynamisme drainera également la création de nouveaux commerces sur les RDC existants tout autour de la place Raspail.
Ainsi la continuité piétonne sera assurée dans le quartier Nord/Sud.

altaol-halles-raspail-vue-aerienne altaol-halles-raspail-vue-interieure

Un projet central, ouvert et convivial
Le projet s’appuie sur le réaménagement de la place Raspail pour ouvrir la halle vers la ville.
La halle étant surélevée par rapport à la place, une terrasse extérieure au niveau de la halle sera créée pour permettre l’accessibilité PMR et une transition plus fluide entre l’intérieur et l’extérieur, prolongeant l’entrée principale actuelle.
Les flux clients et commerçants seront séparés, l’entrée nord-est étant réservée aux livraisons avec un accès au local déchet et au sous-sol réaménagé pour accueillir les réserves et les chambres froides des artisans.
L’entrée nord-ouest sera conservée pour les clients. Des sanitaires seront mis en place au sous-sol tandis qu’un escalier permettra de rejoindre la terrasse qui pourra servir pour la restauration.
Le bâtiment existant ayant une forte identité et faisant partie de l’imaginaire collectif des toulonnais, nous avons choisi d’en conserver les éléments identitaires tout en l’ouvrant vers l’extérieur pour en faciliter l’usage. Ainsi les ouvertures existantes seront agrandies en supprimant les allèges et en les vitrant avec de fines menuiseries laissant entrer la lumière. Les ouvertures donnant sur la terrasse seront également vitrées mais avec des vitrages de couleurs qui projetteront une mosaïque colorée à l’intérieur de la halle participant à faire varier les ambiances au cours de la journée.
A l’intérieur, une ambiance chaleureuse et qualitative sera privilégiée avec l’utilisation de matériaux sobres et soignés (panneaux bois, sol sombre, grandes vitrines lumineuses,…).
Un travail particulier sur la lumière permettra en premier lieu de mettre en avant les produits présentés et d’offrir une expérience de convivialité retrouvée aux visiteurs.

Saint-Cyr-sur-Mer sous pressions !

SAINTCYR « 100 PRESSIONS » – 1ère édition de La Fête de la Bière
SAMEDI 20 OCTOBRE DE 18H A 23H30 –
Boulodrome Henri Salvador

FLYERS FETE DE LA BIERE-1 FLYERS FETE DE LA BIERE-2

Saint-Cyr-sur Mer attend les amateurs ou connaisseurs de bière, sur le Boulodrome Henri Salvador le samedi 20 octobre de 18h à 23h30 ;
Venez découvrir les origines et les secrets de fabrication des bières varoises en famille ou entre amis et profiter d’une
ambiance hors du commun !
Quatre brasseurs locaux seront présents sous chapiteau pour proposer leurs productions . Et c’est équipé d’un verre Ecocup, en plastique recyclable, que vous pourrez vous faire plaisir (en toute modération) auprès des différents stands. Les verres, en vente à l’accueil au tarif de 2€, à l’effigie de la Ville de Saint-Cyr-sur Mer, seront les seuls contenants autorisés sur le site.
Une grande buvette sera installée au cœur de la fête et proposera des softs pour les non-amateurs de bières afin que chacun puisse se faire plaisir.
Pour les petits creux, ça se passera en extérieur, sur le Boulodrome : trois foodtrucks permettront de faire une pause gourmande. Des espaces de convivialité seront aménagés tout spécialement pour l’occasion en extérieur comme en intérieur.
Lylou Dallas aux platines
Pour accompagner cette 1ere édition, Djette aux multiples facettes, Lilou débute sur vinyles en 2004 à Marseille, dans un milieu underground en jouant Techno & Minimal aux côtés du live « Amadéhouse ».
Variant les plaisirs, elle mixe régulièrement au Warm Up en distillant un son House/Tech house et accompagne également les défilés des Créateurs du Cours Julien dans une mouvance plus deep house
Sa technique, ses sets originaux et dynamiques lui ouvrent alors les portes des clubs Marseillais ainsi que de soirées privées. Ses mixes se composent de petites perles électroniques pour le plus grand plaisir du dance floor.
A (re)découvrir !

Les brasseurs présents en intérieur sous chapiteau : La Bas Varoise de la Cadière d’Azur, La Bière de la Rade de Toulon, La Bière des Îles d’Or d’Hyères, Le Caps de la Ciotat.
Les foodtruks présents en extérieur sur le site : Professeur Burger d’Ollioules, La Véritable Frite Belge de Toulon, La Cuisine de Rue d’Ollioules
Informations pratiques : Boulodrome Henri Salvador. Parkings gratuits à proximité. Brasseurs, buvette, espaces de convivialité, DJ et stands accueil sous chapiteau / entrée libre
Renseignements : service animation : 04 94 26 26 22 – Office de Tourisme : 04 94 26 73 73
Toute l’info sur www.saintcyrsurmer.fr
Suivez l’actualité de l’événement et de la Ville sur Facebook : Ville de Saint Cyr sur Mer

Aix-en-Provence – Samedi 20 octobre de 9h30 à 17h30
7ème salon Studyrama des Grandes Écoles
(Commerce, Ingénieurs, Art)

logo

Le salon Studyrama Grandes Écoles (Commerce, Ingénieurs, Art) d’Aix-en-Provence est le rendez-vous incontournable pour trouver sa Prépa ou sa Grande Ecole de Commerce, de Management, d’Ingénieurs ou d’Art. Il réunit toutes les formations admissibles après un Bac, une Prépa, ou un Bac+2/3, et d’aider les étudiants à trouver leur école dès le début de l’année scolaire.
Bachelors, PGE, Master, MS, MBA, MSC… Tous les programmes des grandes écoles seront représentés. De nombreuses grandes écoles (de commerce, d’ingénieurs, d’art …) et prépas seront présentes pour proposer des formations post-bac et en admission parallèle. Les visiteurs pourront ainsi s’informer sur ces cursus prestigieux, sur les modalités pour y accéder et découvrir les métiers auxquels ils préparent.
Dois-je intégrer une classe préparatoire ou une école post-bac ? Choisir directement un cursus en 5 ans ou intégrer un Bachelor en 3 ans ? Intégrer une école par la voie des admissions parallèles ou poursuivre en MS, Master 2 ou MBA ? Faire une formation en initial ou en alternance ? Quelles sont les différences entre les concours ? Les visiteurs trouveront les réponses à leurs interrogations lors du 7e salon Studyrama des Grandes Écoles (Commerce, Ingénieurs, Art) d’Aix-en-Provence qui réunira toutes les formations, admissibles après un Bac, une Prépa, ou un Bac+2/3. Avec plus de 5 200 visiteurs en 2017, cet événement est le rendez-vous à ne pas manquer pour trouver sa formation !

Aix_201018 (3)

Les « Plus »
Tout savoir sur les banques d’épreuves Des spécialistes renseigneront les visiteurs sur les classes préparatoires privées et les différents concours d’entrée des écoles. Le guide Studyrama des Grandes Écoles sera remis gratuitement à tous les visiteurs dès l’entrée du salon. Des conférences thématiques, animées par des spécialistes de l’orientation, sur des thèmes tels que l’Alternance, les Grandes Écoles… Moments privilégiés pour échanger et dialoguer, ces conférences apporteront des réponses pratiques à des questions clés. Le programme des conférences sera bientôt disponible sur Studyrama.com/salons/aix Ateliers d’Orientation Ton Avenir « Les 10 critères pour choisir sa grande école » Des conseillers Ton Avenir échangeront avec les étudiants pour les aider à trouver le type d’études et d’école les plus adaptés à leur profil.

Le salon
40 établissements présents : Prépas, Ecoles de commerce, Ecoles d’ingénieurs… – 5 200 visiteurs l’an dernier – 4 conférences
Centre de Congrès – 14 Boulevard Carnot – 13100 – Aix-en-Provence
Info pratique : invitation gratuite à télécharger sur Studyrama.com

La Ciotat – L’Eden : 113 ans… + 5 ans !

010

C’est en effet en 1899 que les Frères Lumières ont créé le premier cinéma du monde avec ce fameux train entrant en gare qui a fait frémir nombre de spectateurs se voyant déjà écrasés par lui !
L’Eden, donc, fait aujourd’hui partie des monuments historiques mais durant une période, il est tombé en ruine. Il a fallu toute la volonté d’une Mairie qui voulait le voir renaître de ses cendres. et grâce à son maire, Patrick Boré et son adjoint aux affaires culturelles, Jean-Louis Tixier, voici 5 ans, tout neuf, tout rouge, tout pimpant, il a ré ouvert ses portes aux spectateurs.
5 ans, ça se fête et c’est ce qui s’est passé ce mardi 9 octobre où une soirée fut offerte aux Ciotadins . Soirée en deux parties où en prélude, Jean-Louis Tixier présenta des films souvenirs, des films familiaux, des films d’archives d’une ville qui a connu ses hauts et ses bas, d’un chantier qui a périclité avant de renaître lui aussi, de deux guerres qui l’ont blessée et qui s’est toujours relevée, devenant aujourd’hui la ville du cinéma grâce aux frères Lumière, à Michel Simon qui y a vécu, grâce aussi à des gens comme le réalisateur Olivier Dahan, dont on va reparler.

002 006
Sous le regard des frères Lumière – Jean-Louis Tixier et son équipe

Ce film est fait de petits films auxquels nombre de ciotadins ont participé en fouillant dans leur greniers, retrouvant des instants de vie familiale, de témoignages, aidés aussi par la Fondation Gaumont-Pathé qui a retrouvé quelques archives et les ont offertes à la Mairie.
Jean-Louis Tixier en a fait bon usage en collaboration avec Thierry Mabily, responsable des archives de la ville, André Simien, président du Ciné Club Amateur de Provence et Georges Véra, photographe, caméraman, technicien numérisation, président de l’association Tout Visuel. Ils ont réalisé un travail colossal et déjà imaginé deux films, un troisième étant en préparation.
Nous avons pu découvrir le second, courant sur la période de 1911 à 1960, avec entre autres, le lancements de grands paquebots, des images inédites de la Libération de la Ciotat, des images de Ray Ventura inventant le clip, sur le succès « Qu’est-ce qu’on attend pour être heureux », tourné à la Ciotat et des images émouvantes de Michel Simon se promenant dans la ville, se baladant en bateau, recevant Henri Langlois alors président de la Cinémathèque, les premiers communiants, les mariages, les parties de boules lyonnaises avant de devenir la pétanque… Bref , 50 ans d’une vie de tous les jours avec ses épisodes dramatiques, drolatiques et très émouvants pour les anciens qui ont retrouvé des souvenirs pas si lointains.

007
19242971.jpg-r_1920_1080-f_jpg-q_x-xxyxx 19242975.jpg-r_1920_1080-f_jpg-q_x-xxyxx

Après un apéritif succinct, Jean-Louis Tixier recevait un réalisateur né à la Ciotat : Olivier Dahan, réalisateur de « La Môme, « Les rivières pourpres », « Grâce de Monaco », mais aussi réalisateur de nombreux clips pour Mylène Farmer, Renaud, Cabrel, Zucchero, France Gall, les Cranberries et bien d’autres. Il fut aussi le metteur en scène de l’opéra-rock « Mozart ».
Il nous présenta, avec toujours son éternelle casquette vissée sur la tête, un film tourné en 2010 aux Etats-Unis « My own love song » en version sous-titrée, réunissant René Zeelweger, Forest Whiteker, Nick Nolte… Un film très émouvant et très musical.
A noter que l’Eden a reçu mercredi 26 septembre à Deauville, lors du 73e Congrès de la Fédération Nationale des Cinémas Français, une mention spéciale du prix CNC de la salle innovante 2018 en présence de Frédérique Bredin, présidente du CNC – Centre National du Cinéma et de l’image animée.
Le jury, présidé par Laura Smet a tenu à récompenser l’Eden à travers son exploitant Michel Cornille, Président des Lumières de l’Eden, pour sa capacité à allier tradition et modernité à travers la mise en valeur résolument moderne d’un patrimoine historique exceptionnel.
Une belle reconnaissance pour le plus ancien cinéma du monde à la veille du 5e anniversaire de sa rénovation, que Michel Cornille a tenu à partager avec toute l’équipe de l’Eden, salariés et bénévoles, ainsi qu’avec ses partenaires et les adhérents des Lumières de l’Eden.
Une belle soirée encore, au cours de laquelle Jean-Louis Tixier a lancé un appel à tous ceux qui pourraient avoir, sommeillant dans leurs greniers, des films familiaux qui sont le témoignage de nombreuses vies mais surtout un patrimoine qu’il faut garder, protéger, rénover afin que celui-ci ne parte pas dans les oubliettes.

ZOOM La Ciotat 2018 copie

Jacques Brachet

TOULON – GC32 TPM MED CUP

A

Du 11 au 14 octobre, Toulon et la Métropole TPM accueillent la grande finale de la course GC32, avec en lice un bateau aux couleurs de TPM ! Pendant 4 jours, les spectateurs sont attendus nombreux sur les plages du Mourillon pour admirer le spectacle sur l’eau et dans le village ouvert à tous.
Depuis plus de 10 ans, TPM est en effet l’initiateur et l’animateur de grands événements et actions dans le domaine maritime, en accueillant deux Tall Ships Regatta en 2007 et 2013, en soutenant des courses de notoriété internationale comme la Sailing World Cup ou le Tour de France à la Voile et en accueillant la seule escale française des Louis Vuitton America’s Cup World Series en 2016. Cette année aussi, des voiliers légendaires, l’Hermione et le Belem, ont fait escale dans notre rade.
Aujourd’hui, c’est tout naturellement que TPM accueille et participe à la GC32 TPM Med Cup : un évènement nautique qui verra l’élite de la voile sur ce plan d’eau exceptionnel qu’est la rade.
La métropole confirme ainsi son ambition maritime. Pendant 4 jours, TPM va offrir un spectacle et un village gratuit et ouvert à tous. Les bateaux seront au plus près de spectateurs sur le plan d’eau de la rade devant les plages du Mourillon.
Des catamarans volants à Toulon
Après la seule étape française de l’América’s Cup en 2016, TPM accueille cette fois les catamarans volants de la classe GC32. Les équipages et spectateurs vont partager les frissons autour d’une des classes les plus rapides du monde sur l’eau, avec des voiliers à foils défiant la gravité. Deux des plus grands skippers de l’America’s Cup vont se retrouver en compétition à Toulon : Sir Ben Ainslie et Franck Cammas, leader actuel du GC32 Racing Tour 2018 à bord de Norauto powered by Team France.

B

Un site unique ouvert à tous
Regroupant sur le même site des plages du Mourillon à l’Anse Tabarly, l’ensemble des facettes de la manifestation (voiliers au port – zone technique – villages grand public et partenaires), l’événement sera avant tout destiné au grand public avec un accès gratuit au spectacle le long des digues. 
La zone de course principale sera en rade des Vignettes face aux digues et aux plages du Mourillon, très visibles du littoral. En mer, des zones de sécurité avec des distances raisonnables : 100 à 150 mètres permettant le suivi des bateaux.
Régates: du jeudi 11 au samedi 13 octobre de 13h à 16h ; dimanche 14 octobre de 12h à 16h.
Un village grand public, ouvert de 11h à 21h du jeudi 11 au samedi 13 octobre et de 11h à 18h le dimanche 14 octobre, avec de nombreux exposants, proposera des animations (baptêmes nautiques, modélisme naval, groupes de musique) et un écran géant permettant de suivre la course en direct avec un commentateur (Sébastien Destremeau, skipper du Vendée Globe).
Un stand mutualisé (TPM, Département, ville de Toulon, Office de Tourisme Intercommunal) « promotion du territoire » sera présent au cœur du village.
Temps forts
Jeudi 11 à 17h: présentation officielle des équipages
Dimanche 14 à 17h: remise des prix de la GC32 TPM MED CUP

C

Un équipage aux couleurs de TPM
Afin de porter les valeurs de la Métropole tournées vers le nautisme et la mer, TPM a souhaité engager un bateau et un équipage dans cette course. 5 marins de cette équipe ont participé au Tour de France à la Voile en 2013 et 2014 et courront dans la finale française de cet événement majeur de la voile internationale, à bord du GC32 mis à disposition par le grand marin français Sébastien Rogues.

Infos pratiques
www.metropoletpm.fr/GC32Toulon
@metropoleTPM – @TPMmedcup

Charles AZNAVOUR
Et s’il n’en restait qu’un…

A

Après Brel, Ferrat, Trenet, Ferré, Béart, Bécaud… il n’en restait qu’un et c’était lui, Charles Aznavour, grand parmi les grands, qu’on croyait immuable, éternel… Et le voilà qui nous quitte alors qu’il revient de tournée au Japon, qu’il prépare un livre, une comédie musicale pour Zaz, qui a encore mille projets dont celui de fêter ses 100 ans place de la Concorde.
Tout ça ne se fera pas et il reste aujourd’hui une grande fêlure dans la chanson française et même internationale.
On a dit beaucoup de choses sur lui, avant son succès planétaire et même après.
Quant à moi, je garderai des souvenirs magnifiques d’un homme simple, accessible, fier de son parcours – et il le pouvait ! – et nos rencontres furent toujours chaleureuses, amicales.
C’est par une grande chance que je le rencontrai pour la première fois. Devant passer à Toulon, je tente sans trop d’espoir un moment d’entretien pour une interview.
J’appelle donc les bureaux de son producteur, Levon Sayan et je tombe sur une voix familière : celle de Rosy, la cousine de Dalida, avec qui j’avais des liens d’amitié, puisque j’étais amie avec la chanteuse qui était décédée quelques mois auparavant. Elle travaillait désormais pour Charles et ce lui fut facile de me bloquer un rendez-vous… car à l’époque on pouvait encore rencontrer les artistes sans passer par le phoning qui est devenu le seul lien avec eux aujourd’hui, ou presque.

C D B

A l’heure dite, il m’attend dans la loge et je me trouve devant un homme volubile, heureux de parler, d’une grande simplicité. Très vite le courant passe. A tel point qu’à la fin de notre entretien il me dit : « Ca fait plaisir de rencontrer un vrai journaliste professionnel, qui sait de quoi il parle, qui sait poser les questions ». Et sur ce, il ouvre une bouteille de vin et nous partageons un verre tout en continuant de converser.
Je le rencontrerai plusieurs fois car de ce jour il ne m’a jamais refusé un moment d’entretien lorsqu’il passait dans les parages. Il m’invita même à la première d’un de ses films à Paris « Pondichey, dernier comptoir des Indes ».
A l’époque, j’organisais le prix Raimu à Cogolin et je lui demandai s’il voulait bien recevoir ce prix en y venant. Il me dit qu’il serait très fier car Raimu était l’un des grands comédiens qu’il admirait. Il me donna donc ses coordonnées afin de régler ça au moment voulu. Ce que je fis en lui proposant évidemment de prendre ses frais en charge. Ce qu’il refusa car il était honoré qu’on pense à lui et qu’il avait de quoi loger à St Tropez.

H F
G I

Et il vint, en toute simplicité, recevoir son prix des mains de Maritie et Gilbert Carpentier, que j’avais également invités. Nous passâmes une délicieuse journée avec aussi Jo de Salernes qui était son ami et dont il avait eu la délicatesse de me demander si on pouvait l’inviter. Ce que je fis avec plaisir. L’on présenta son film, il y eut un débat en sa présence et le jeune comédien Frédéric Gorny que nous avions également invité, puis on visita le Musée Raimu en compagnie de Catherine Rouvel qui était aussi notre invité.
Nous nous retrouvâmes souvent sur les tournées, à Toulon, à Marseille, à Ramatuelle, au festival de Cannes pour la projection du film « Ararat », et un jour par hasard dans la maison de Levon Sayan, qui était tenue par un couple d’amis qui nous avait invités.
En visitant le jardin, on le retrouva sur un fauteuil en train de lire un journal. On se salua amicalement.
Mes deux dernières rencontres furent à Toulon. D’abord au Zénith où nous avions rendez-vous à 17 heures. Il arriva à 19h, pour cause de problèmes. Désolé de ne pas pouvoir faire l’interview, il me proposa de le retrouver le lendemain à 11h au Sofitel de Marseille. Je trouvais cette attitude incroyable, alors qu’avec la carrière qu’il avait, une interview de plus ou de moins d’un » journaliste de province » (Comme certains nous appellent), n’aurait rien changé à sa vie. On bavarda amicalement durant une heure et au moment de partir il me dit : « Puisque vous êtes là, déjeunons ensemble ». Ce que je ne refusai pas, évidemment !
Certains artistes d’aujourd’hui qui se considèrent comme des stars dès leur premier (et quelquefois le seul !) devraient prendre exemple sur Charles Aznavour, qui respectait aussi bien son public que les journalistes qui pourtant, pour certains, ne furent pas tendres avec lui.

E

Enfin, la dernière rencontre fut encore à Toulon à la Fête du Livre où les interviews avec les journalistes avaient été triées sur le volet et dont je faisais encore parti. Il m’offrit son dernier livre avec un très joli mot que je garde précieusement.
Avec Charles Aznavour, je n’ai que de beaux souvenirs que je garderai toujours avec moi avec émotion.

Jacques Brachet

La Seyne-sur-Mer… Un petit air de Russie

C
Agnès et Sacha Vikouloff, Paulina et Génia Leriche, Georges et Marie Klimoff

Que font les Russes lorsqu’ils se retrouvent ? Ils chantent.
Qu’ils soient chez eux ou ailleurs, ils chantent.
Georges Klimoff, s’il est seynois, n’a jamais oublié ses origines et dès qu’il parle de la Russie, son regard s’allume. C’est lui qui, lorsqu’il est venu se reposer quelques jours à Bendor, a accueilli et servi de traducteur à Youri Gagarine. C’est d’ailleurs grâce à lui qu’aujourd’hui une place porte son nom sur cette île varoise.
Il fait partie de nombreuses associations et l’un de ses lieux favoris est devenu l’hôtel la Farandole à Sanary, tenu par des russes avec qui il organise des échanges franco-russes en recevant des artistes peintres venues de cette lointaine contrée, en faisant se rencontrer deux cosmonautes, le français Jean-Pierre Haigneré et le russe Oleg Kotov, voici quelques mois.
Chez lui tout respire la Russie et son épouse, Marie, s’est mise au diapason.
La communauté russe dans le Var est importante et nombre d’en eux sont des artistes.
Artistes que l’on retrouve de temps en temps chez Georges et Marie où chacun y va de ses chansons empreintes de nostalgie et de joie mêlées.
C’est ce qui s’est passé samedi soir où nos amis nous avaient conviés à une soirée aussi amicale que musicale où les langues russe et française se mêlèrent allègrement mais où la musique fut uniquement russe, pour notre grand plaisir.

A B

Tout d’abord Génia Leriche, qui vint, avec sa fille Pauline, vêtues du costume traditionnels, nous chanter une belle berceuse, leurs voix à l’unisson faisant frissonner les inviter. Génia est la fondatrice à Toulon de l’Ecole Russe qui enseigne théâtre, musique, danse. Elle est diplômée de musicologie du Conservatoire de Kazan, en Russie, s’est spécialisée dans l’Opéra et, si elle est d’une grande modestie, elle est aussi un puits de sciences musicales.
Et voici Sacha et Agnès Vikouloff, qui sont chanteurs et musiciens. Ils ont fait, durant quinze ans, les beaux soirs d’un cabaret russe mythique à Paris, hélas aujourd’hui disparu « Raspoutine ». Ils chantent un peu partout en France et, s’ils vivent entre Montmorency et le Mourillon, à Toulon, il se peut que, sous peu, ils viennent définitivement s’installer dans notre région.
Chanter est leur respiration et ils nous ont offert, au son de leurs deux guitares, des chansons traditionnelles qui ont soulevé ce mini-public, qu’il soit français ou russe.
Encore un joli moment, un moment suspendu, dans la fraîcheur d’une soirée dont l’été ne finit pas.

Jacques Brachet
Photos Monique Scaletta