Valérie ALAMO nous présente Alès d’Antan
J’étais invité, l’an dernier, à la fête du livre de Toulon, afin de dédicacer « Toulon d’Antan » et « Le Var d’Antan », paru chez Hervé Chopin éditions.
Je me trouvais aux côtés d’une journaliste, Valérie Alamo. Un nom que je connaissais et avait fait tilt pour avoir côtoyé un certain chanteur prénommé Franck… Mais qui s’appelait en fait Jean-François Grandin.
Donc, aucune parenté évidemment mais Valérie écrivait des biographies qui ne pouvaient que m’intéresser, puisqu’elle les consacrait à des chanteurs comme Cabrel, Balavoine, Garou, Pagny, Souchon…
Nous avions, en dehors de l’écriture, ce point commun d’aimer ces chanteurs.
Je m’y intéressais donc comme elle s’intéressait à mes deux derniers livres.
Et voilà qu’un an après, elle a, comme moi, viré de bord, lâchant un peu les artistes pour nous proposer son « Alès d’Antan » chez le même Hervé Chopin. L’idée avait germé dans sa tête et donné envie de faire comme moi : Parler de sa ville à travers les cartes postales des siècles derniers.
Même si elle a grandi à Avignon, elle est native d’un petit village nommé Les Salles du Gardon, à dix kilomètre d’Alès.
Elle est donc partie chercher son Histoire, ses histoires, à travers les iconographies des archives municipales d’Alès, nous racontant les quartiers et leur évolution, le quotidien de la vie d’alors, nous décrivant les mines et les mineurs, les magnaneries, les forges, nous racontant l’Alès des deux rives dont un quartier nommé Tamaris comme chez nous à la Seyne-sur-Mer, nous rappelant la crue de 1917, la plus forte de l’époque, lorsque le Gardon, affluent du Rhône, balaya tout sur son passage.
Il y en eut tant qu’on appela ces crues « des gardonnades » !
Bien évidemment, comme dans toute la France, on retrouve un ouvrage d’un certain Vauban qui y créa un fort… Bref, un Alès comme peu de gens se souviennent aujourd’hui et qui a une histoire passionnante, grâce à la plume alerte de Valérie Alamo
Bruce TOUSSAINT, de la télé à l’écriture
Bruce Toussaint est ce journaliste qu’on peut retrouver tous les matins de la semaine sur TF1 dans l’émission « Bonjour » qu’il anime avec humour, bienveillance avec la complicité d’une bande de joyeux lurons qui n’engendrent pas la mélancolie.
Et malgré ses sourires ironiques, ses yeux malicieux, son air quelquefois bourru, lorsque l’animateur se met à écrire des livres, ce sont des sujets très personnels, pas du tout marrants, pleins de profondeur, le premier « Heureusement elle n’a pas souffert » qui parle de sa mère avec beaucoup d’émotion et d’amour.
Le second livre « Dites-lui que je pense à elle » (Ed Stock) est encore un message personnel à sa cousine Nathalie, qui avait son âge et qui a été assassinée voici trente ans, en 1980.
Ce drame l’a toujours poursuivi et un jour, il a décidé de remonter à la genèse de celui-ci, qui, à l’époque ou le féminicide n’était pas d’actualité, des histoires comme celles-ci, se sont perdues dans le silence et l’oubli.
Il nous offre là un témoignage bouleversant en rouvrant ce dossier et en recherchant ceux qui ont vécu drame, surtout la mère de Nathalie qui, presque trente ans après, lui a ouvert sa porte, son cœur, cette plaie jamais refermée.
Témoignage bouleversant même si quelquefois il nous met mal à l’aise de nous immiscer dans cette histoire très personnelle.
Je devais en parler avec l’auteur avec qui j’avais rendez-vous à la fête du livre de Toulon… Mais il n’était pas à mon rendez-vous.
Je n’ai donc pas pu lui dire… Bonjour ni parler de son livre !
Jacques Brachet




































































