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OPERA DE TOULON

CARMEN
COMPAGNIE ANTONIO GADES
Vendredi 5 & samedi 6 juin 2015 à 20h30

Carmen -® Javier del Real

Création : Théâtre de Paris, 17 mai 1983
Scénario, chorégraphie & direction  : Antonio Gades & Carlos Saura
Scénographie  : Antonio Saura
Musiques  : Antonio Gades – Solera Freire – Georges Bizet
Maestro Penella : José Ortega Heredia
Danseurs solistes  : Carmen : Maria José López  – Don José : Miguel Lara
Le torero :  Jairo Rodriguez  – Le mari :  Miguel Ángel Rojas
Chanteuse :   Ángela Nunez “La Bronce”
Chanteurs  : Juañares – Gabriel Cortès – Enrique Pantoja
Guitaristes  : Antonio Solera – Camaron de Pitita
Production de la Fondation Antonio Gades
Organisation et diffusion Gruber Ballet Opéra

On ne présente plus la Carmen d’Antonio Gades que le film de Carlos Saura a fait connaître au plus large public. Cette oeuvre magistrale, adaptée de Mérimée et de Bizet avec beaucoup d’intelligence, met en scène quatre personnages : Carmen, Don José, le mari et le torero. L’action débute dans un studio de danse ; le drame y prend source, il s’y développe avec un dépouillement et une brutalité de tragédie antique.
Les musiques et le chant flamenco se mêlent parfaitement aux pages de Bizet dans cette chronique d’une mort annoncée qui reste l’œuvre la plus estimée d’un Gades au sommet de son art

Dossier Carmen_Antonio Gades -2

Antonio Gades
Danseur élégant et personnalité charismatique, l’Espagnol Antonio Gades (1936-2004) a dédié sa vie au flamenco et à la danse espagnole, les faisant descendre des tables des tavernes et des podiums des fêtes folkloriques pour leur ouvrir les portes des théâtres. Il a réussi à en faire un art dramatique, en théâtralisant ses chorégraphies, et en ôtant l’aspect exhibitionniste et gratuitement virtuose qui menace parfois d’envahir la scène. Il a marqué l’histoire de la danse espagnole par son style nerveux et intense, par son goût de la sobriété, de la verticalité et de la stabilité, mais aussi par son profond respect de la tradition.
Gades a créé de véritables « ballets », c’est-à-dire des spectacles narratifs inspirés de grandes oeuvres littéraires, où les interprètes sont autant danseurs que comédiens. Sa première oeuvre chorégraphique, « Bodas de Sangre/Noces de Sang » (1974), conçue d’après la pièce de Federico García Lorca, est significative de ce style plus épuré, plus sobre, allié à un jeu passionné et vrai.
En 1978, après la chute du régime de Franco, le nouveau gouvernement espagnol le charge de mettre sur pied le Ballet National d’Espagne. Gades y fait figure de « maître » et influence profondément les nouvelles générations, celles qui, aujourd’hui, renouvellent le flamenco. (Sara Baras, Eva Yerbabuena, Andrés Marin, Israël Galván)
Sa rencontre en 1981 avec le cinéaste Carlos Saura sera décisive : tous deux transposent le ballet « Noces de Sang » au cinéma. Le film remporte un énorme succès dans le monde entier. Ils récidiveront avec Carmen en 1983, puis avec « Fuego/L’Amour Sorcier » en 1986, élargissant de plus en plus le public de cette danse qui n’est plus seulement espagnole, mais tend à l’universel.
Révolutionnaire et novateur, Antonio Gades, ni gitan ni andalou, a su incarner le flamenco dans toute sa pureté primitive. Si Gades n’a pu achever son « Don Quichotte », il a toutefois laissé derrière lui une oeuvre immortalisée notamment par la trilogie cinématographique réalisée avec Carlos Saura.
Peu avant sa mort, Antonio Gades créa une fondation pour assurer l’intégrité et la défense de son patrimoine artistique, ainsi que la diffusion et la survie de ses cinq grands ballets.

OPERA DE TOULON :
CIGALE, FOURMI, GRENOUILLE & COMPAGNIE…

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Sera-ce le dernier ballet que l’Opéra de Toulon présentera ?
Il est en effet fortement question que celui-ci disparaisse faute de moyens, comme, hélas, dans nombres d’opéras de France.
Alors que le ballet est, depuis des décennies, une belle tradition de ce  temple de la musique et de la danse, les temps changent et les moyens financiers s’amoindrissent. Peu à peu les corps de ballet sont les premiers touchés. Toulon est jusqu’ici l’un des seuls à avoir résisté mais il semblerait qu’à la saison prochaine il baisse aussi les bras.
C’est fort dommageable pour la danse mais aussi pour Erick Margouet, le maître de ballet qui a tant donné à cet opéra et nous a prouvé avec talent que la danse et la chorégraphie avaient leur place dans ce temple de la musique et de la danse.
Sans le ballet, l’Opéra sera amputé d’un des plus beaux arts que l’Homme ait créé.
Alors, peut-être pour la dernière fois, irons-nous applaudir cette originale création issue des fameuses fables de la Fontaine : « Cigale, fourmi, grenouille et compagnie », création chorégraphique d’Erick Margouet.

 

« Au départ – nous confie Erick – dans l’enfance, une enseignante de français a su me faire adorer l’étude des fables. Plus tard, à Cordes-sur-Ciel dans le Tarn, un éditeur a réveillé ma passion pour la poésie et les fables en particulier. Il y a quelques années, un fait divers tragique lu dans les journaux, puis le film « Le Cercle Rouge » de Jean-Pierre Melville, avec cette fameuse scène où Yves Montand se débat avec des monstres imaginaires, m’ont donné l’idée d’un spectacle basé sur la richesse morale et poétique des fables de Jean de La Fontaine qui a su mettre en lumière toutes les faces cachées du genre humain ».
Voilà la genèse de ce ballet qui sera proposé :
le samedi 7 juin, 20h00 et le dimanche 8 juin, 14h30
Chorégraphie & costumes Erick Margouet – Scénographie Luc Londiveau
Lumières Marc-Antoine Vellutini
Musique Moondog
Ballet de l’Opéra de Toulon
Avec :
La jeune fille : Alexandra Barakian  – Le clochard Godefroy : Lafargue

« La cigale et la fourmi »
 La cigale :  Mélanie HrenLa fourmi boulangère : Mylène Souteirat
L’apprentie boulangère Coralie Ortéga

« Les femmes et le secret »
Le mari : Gabriel Angel  Sa femme : Virginie Yrle
Les femmes Laure Carré & Cécile Duvauchelle

« L’homme entre deux âges et ses deux maîtresses »
 L’homme : Laurent Pichon  Les maîtresses : Mylène Souteirat & Amélie Torrès
« Les grenouilles qui demandent un roi »
Les grenouilles : Jonathan Bailleux – Mélanie Hren – Coralie Ortéga & Cécile Duvauchelle  La grue : Pietro Lattanzio  Le soliveau : Gaël Alamargot
« Le lion amoureux »
Le lion : Konstantin Neroslov  La jeune fille : Laure Carré  Le père : Sébastien Mata  Les chasseurs : Gabriel Angel – Gaël Alarmagot & Laurent Pichon
La mort et le bûcheron –
 La mort : Amélie Torrès  Le bûcheron : Godefroy Lafargue  – La jeune fille :  Alexandra Barakian
www.operadetoulon.fr

JB