Archives pour la catégorie danse

Angelin PRELJOCAJ
entre la Criée et Châteauvallon

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Angelin Preljocaj est un surdoué de la danse.
Cet Albanais né en France possède des bases classiques solides avant de devenir l’un des fers de lance de la chorégraphie contemporaine.
Nous l’avons connu à ses balbutiements à Châteauvallon et depuis vingt ans il s’est installé avec sa compagnie à Aix-en-Provence.
Formé à l’école new-yorkaise du chorégraphe Merce Cunningham il se produit aujourd’hui dans le monde entier, avec passage à Avignon et surtout l’Opéra de Paris où, lorsque Patrick Dupont en était le directeur de la danse, il l’invita à s’y produire. Aujourd’hui, plusieurs de ses ballets sont entrés dans le répertoire du ballet de l’Opéra.
Officier des Arts et Lettres, Chevalier de la Légion d’Honneur, il ne cesse de créer et réalise des films dont le dernier en date « Polina », qu’il est venu présenter au Six N’Etoiles de Six-Fours et y fait danser Juliette Binoche.

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Il s’installe, du 14 au 17 juin, au théâtre de la Criée de Marseille avec un ballet tiré du conte traditionnel chinois « La peinture sur le mur », devenu pour la circonstance « La fresque ou l’extraordinaire aventure »., sur une musique de Nicolas Godin et des costumes d’Azzedine Alaïa.
Un spectacle à la croisée des cultures, des esthétiques et des époques, mêlant contes, estampes, fresques et illusion. Un ballet proche du fantastique ou du rêve. Entre images et réalité, magie et illusion.
On le retrouvera le samedi 1er juillet à Châteauvallon, à Ollioules pour une série de duos tels « La stravaganza », « Roméo et Juliette », « Le parc » et quelques autres créations qui ont marqué son parcours.
C’est de la haute couture, du sur mesure cousu à même la peau et la chair des danseurs, faits de sensualité, de liberté, de communion charnelle, sur des textes sacrés, mythiques, symboliques où les temps anciens se mêlent à une actualité brûlante.
Beau et émouvant retour sur les lieux de la naissance de sont art aujourd’hui reconnu de tous.

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Jacques Brachet

POLINA… Danser sa vie

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Polina (Anastasia Shevtsova), jeune danseuse russe, rêve depuis son enfance d’entrer au Bolchoï. Beaucoup de travail, de peine, de souffrances, de questionnements pour elle et aussi de sacrifices pour ses parents qui l’encouragent.
Mais après un spectacle de danse contemporaine au quel elle assiste, elle comprend que là est sa voie et non dans le carcan du classique où elle interprète les pas et les idées des autres. Elle part donc en France, à Aix-en-Provence, avec son petit ami (Niels Schneider) pour s’y consacrer et travailler avec la célèbre chorégraphe Liria Elsaj (Juliette Binoche). Pleine de bonne volonté, elle n’arrive pourtant pas à s’ouvrir et s’en va, pensant abandonner la danse. Rencontrant un jeune animateur qui, à travers la danse urbaine, s’occupe de jeunes (Jeremie Belingard), elle va enfin trouver sa voie après quelques mois d’errance.
« Polina, danser sa vie », est un superbe film sur les émois d’une jeune danseuse, sa passion, les difficultés de ce métier qui demande beaucoup de sacrifices et qui est ici magnifiquement traduit par une jeune réalisatrice, Valérie Müller, aux côtés d’Angelin Preljocaj, devenu l’un des phares de la danse contemporaine, débutant à Châteauvallon, où je l’ai connu et installé aujourd’hui à Aix-en-Provence.

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Heureuses retrouvailles et plaisir immense pour eux de pouvoir présenter ce film au Six N’étoiles de Six-Fours, région qu’ils connaissent bien puisque Valérie a de la famille à Toulon et aux Sablettes.
« Nous nous connaissons depuis 28 ans – nous confie Angelin – car nous avons collaboré à plusieurs reprises à Châteauvallon. Nous ne nous sommes jamais perdus de vue.
– J’ai d’ailleurs réalisé un documentaire pour France 3 sur Angelin – précise Valérie – et je voulais revenir dans cet univers et proposer une sorte de voyage à travers la danse.
Ce film est tiré d’une BD éponyme de Bastien Vivès. Comment vous est arrivé ce projet ?
Angelin :
Nous voulions réaliser un film de fiction à partir d’une jeune fille qui se construit à travers ses failles et ses contradictions. Et notre producteur nous a suggéré cette BD, dans laquelle l’auteur fait référence au ballet « Blanche Neige » que j’ai créé ! Tout coïncidait à ce que nous réalisions ce film.
Anastasia Shevtsova y est lumineuse. Commet et où l’avez-vous trouvée ?
Angelin :
Nous avons fait un énorme casting, à travers l’Europe où nous avons vu 350 jeunes danseuses, puis à Moscou où nous en avons casté 300 et enfin à St Petersbourg où dans les cent que nous avons vues, il y avait Anastasia. Tout à fait en fin de parcours !
Valérie : Nous avons très vite flashé sur elle et aux essais devant la caméra, nous l’avons trouvée magnifique, énigmatique car nous cherchions une belle danseuse qui ait un peu de mystère. Elle a appris le Français en huit mois.
Et l’idée de Juliette Binoche ?
Angelin :
Elle est incroyable ! Elle a une belle histoire avec la danse qu’elle adore et elle a d’ailleurs créé un spectacle mêlant théâtre et danse. Nous sommes allés vers elle et elle a aussitôt été emballée pour participer au film, même si elle n’a pas le rôle principal.
Valérie : Elle a d’ailleurs été très exigeante sur le training. Elle a donné un travail très rigoureux. Elle travaille la danse tous les jours.
Je suppose que les danseurs sont tous de ta compagnie, Angelin ?
Non, il y en a une partie. L’autre partie est russe. Par contre, les deux amis de Polina sont Français : le second, Jérémie Belingard, qu’elle rencontre à Paris, est danseur étoile à l’Opéra de Paris où j’ai travaillé avec lui. Il est naturel, généreux et il a aussitôt dit oui. Le premier, avec qui Polina part à Aix, Niels Schneider, est comédien. Je l’avais vu dans « Les amours imaginaires » de Xavier Dolan. Je lui ai proposé le rôle car il était doué pour la danse. Et pour bien s’y préparer, je l’ai engagé pour jouer dans le spectacle que j’ai créé à Avignon en 2015, dans la cour d’honneur où il jouait et dansait. Il a une grande capacité en danse et dégage beaucoup de sensualité.

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Les comédiens sont-ils Russes ?
Valérie : Il y a la mère, Kseniya Kutepova qui est une grande comédienne russe. Le père est Miglen Mirtchev , lui, est d’origine bulgare mais vit en France. Aleksei Guskov est un comédien et producteur russe.
J’ai été étonné que les mots employés pour les pas ou les attitudes soit dits en Français !
Angelin :
Mais oui et ça date de Louis XIV ! Passionné de danse dès son plus jeune âge, il dansera nombre de ballet et surtout il créera l’Académie Royale de Danse qui donnera leurs noms à tous ces pas. Et cela s’est propagé dans le monde entier. Et que tu ailles en Russie, au Brésil, en Amérique ou ailleurs, tous ces mots son employés en Français, avec quelquefoisdes accents assez drôles !
Est-ce que Bastien Vivès a vu le film ?
Oui et au départ, il était très angoissé, il avait très peur, comme tous les auteurs de romans que l’on adapte au cinéma. Mais il a été soulagé et heureux même si, par la force des choses, nous avons un peu modifié sa BD. Mais il nous a dit qu’on se l’était bien appropriée et que l’essence de l’histoire avait été respectée.
Qu’est devenue Anastasia ?
Elle a aujourd’hui 20 ans et a intégré la compagnie Marishka de St Peterbourg. Elle a très envie de devenir chorégraphe.
Le film sortira-t-il en Russie ?
Oui et nous irons le présenter, pas seulement en Russie d’ailleurs puisqu’il va sortie en Corée, à Macao, à Buenos-Aires et a été présenté au festival de Venise ! »
Et ce ballet final, verra-t-il le jour à travers ta compagnie ?
Pourquoi pas ? D’autant que l’Oeuvre de Philippe Glas comporte trois mouvements et que dans le film on ne montre que le premier mouvement. Ce pourrait être une belle idée de ballet.

Propos recueillis par Jacques Brachet

GISELLE
La plus hantée des histoires d’amour
en direct au cinéma le 6 avril

La plus hantée des histoires d’amour arrive au cinéma près de chez vous le 6 avril prochain avec la projection en direct du stupéfiant ballet, Giselle. Cette production aérienne est l’une des plus grandes histoires d’amour du ballet, mélangeant le fantastique et la force de l’amour pour dépasser la mort.
Le rôle-titre est considéré comme celui d’Hamlet pour les ballerines. Giselle passe d’une innocente paysanne, piégée par une histoire d’amour qu’elle entretient avec le fourbe Comte Albrecht, à un esprit de pardon qui sauvera son amant de la mort, piégé entre les mains du fantomatique et vengeur Wilis. Giselle sera interprétée par la soliste du Ballet Royal Marianela Nuñez en duo avec le soliste Vadim Muntagirov dans le rôle du Comte Albrecht.
Le ballet met en contraste deux mondes, l’acte I exige de la ballerine qu’elle paraisse naïve et ingénue, avec des danses pleines de vie et un enthousiasme débordant. Dans l’acte II, elle se transforme en air et en lumière et apparaît tel un spectre éclairé par la sublime lumière de la lune.
Combinant histoire mémorable et d’exquises chorégraphies, Giselle est parfait pour découvrir le Ballet Classique.
Le ROYAL OPERA HOUSE
Le Royal Opera House reste précurseur sur la diffusion au cinéma d’opéra, de ballets, de musique et de danse au cinéma mais aussi sur d’autres plateformes. Ceci inclus les téléchargements digitaux, les DVD, les Blu-ray et les CD –tous distribués par Opus Arte et Digital Theatre – mais aussi le streaming sur internet. Cette relation avec Digital Theatre permet à ROH de bénéficier de ses plateformes ainsi que de ses applications pour iPhone, iPad et aux télévisions intelligentes de Samsung. Chaque année la saison Live du Royal Opera House continue de grandir, avec lors de cette saison 2015/16 la diffusion de 12 productions à travers le monde ; six opéras et six ballets avec cinq premières mondiales sur plus de 450 sites en Angleterre et plus de 1 000 sites dans le monde.
ARTS ALLIANCE
La saison Live au cinéma du Royal Opera House est présentée dans les cinémas du monde entier par Arts Alliance. Arts Alliance est le plus grand producteur, financier, distributeur et annonceur d’événement au cinéma dans le monde entier. Avec plus de 70 événements projetés sur les écrans de cinémas, Arts Alliance développe, distribue et annonce des spectacles à portés internationales sur plus de 4000 écrans dans plus de 60 territoires, proposant aux fans/amateurs les contenus qui les passionnent.
Sur un marché qui évolue rapidement, Arts Alliance présente des contenus excitants et multidimensionnels à travers plusieurs genres : en direct des opéras et des ballets du Royal Opera House, des expositions dynamiques avec Exhibition On Screen, des performances théâtrales avec Globe On Screen et les meilleurs événements rock et pop dont Arcade and Fire : The Reflektor Tapes et les One Direction : Where We Are – Le Concert du film.

OPÉRA DE TOULON – La Belle au Bois Dormant

MARDI 5 & MERCREDI 6 JANVIER 2016, 20H30

La Belle au Bois dormant2

Direction artistique : Elena Bespalova
Chorégraphie d’après Marius Petipa
La Princesse Aurore : Irina Khandageska, Larisa Lushina
Le Prince Désiré : Denis Karakashev, Anatoly Khandagevsky
Ballet Impérial de Moscou
(Russian Classical Ballet)

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Le Ballet Impérial de Moscou
Le Russian Classical Ballet dirigé par Evgeniya Bespalova et fondé à Moscou en 2005 est une entreprise composée de danseurs tous diplômés des plus grandes écoles chorégraphiques de Russie : Moscou, Saint-Pétersbourg, Novossibirsk et Perm.
Les principaux artistes ont auparavant dansé dans les plus prestigieux théâtres (Mariinsky Theatre Kirov, Kremlin Ballet Théâtre, Conservatoire d’état Rimsky-Korsakov de SaintPétersbourg, Novossibirsk Opéra and Ballet Théâtre et Perm Opéra and Ballet Theatre) qui allient l’expérience et la maîtrise des danseurs internationaux.
Le Russian Classical Ballet présente donc des artistes lauréats des grands concours internationaux : Evgeniya Bespalova, Tatiana Tkachenko, Margarita Demjanova, Denis Karakashev, Zigmars Kirilko, Yuri Kalinin et Denis Aliev.
Son répertoire est riche et diversifié. On y trouve de grands chefs d’oeuvres du ballet classique tels que Gisèle, Don Quichotte, Suite de Carmen, Roméo et Juliette, Le Lac des Cygnes, Casse-Noisette et La Belle au Bois dormant, chorégraphiés par des noms prestigieux comme Marius Petipa, Vassili Vainonen, Alexander Gorsky, Lev Ivanov, Jean Coralli et Jules Perrot…
Cette compagnie se produit dans le monde entier.

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CANNES : Le Festival de Danse

Les nuits Barbares - Guillaume GABRIEL 1

La danse sera à l’honneur du 20 jusqu’au 28 novembre au Palais des Festivals et des Congrès de Cannes. Un programme éclectique qui permet aux passionnés comme aux curieux d’apprécier cet univers de création et de grâce.
Pour cette XXème édition Brigitte Lefèvre, directrice artistique du festival, ex directrice de la danse de l’opéra de Paris, offre une programmation festive. Avec ses quatorze spectacles, dont six créations ou premières françaises, le Festival propose une édition foisonnante, ouverte sur le monde.
La 20ème édition ouvrira dans le cadre de l’Année France-Corée, de la Compagnie Nationale de Danse de Corée qui présentera Vortex du chorégraphe finlandais Tero Saarinen.
Ainsi Deborah Colker, chorégraphe brésilienne, plongera le spectateur avec délices dans la littérature russe avec Tatyana, une relecture fine et inspirée du chef-d’oeuvre de Pouchkine, Eugène Onéguine.
Héla Fattoumi et Eric Lamoureux, nouveaux directeurs du CCN de Franche-Comté à Belfort se sont associés au chanteur et compositeur suédois Peter von Poehl, star du post-rock suédois pour un étonnant Waves.
José Martínez, ex danseur étoile du Ballet de l’Opéra de Paris et directeur de la Compagnie Nationale de Danse d’Espagne joue la couleur locale en présentant une Carmen flamboyante tandis que le Ballet de l’Opéra de Lyon, dirigé par Yorgos Loukos, propose une immersion dans l’univers très Mitteleuropa de Jiří Kylián avec un programme à la fois baroque et nostalgique qui réunit trois pièces de cet immense chorégraphe.
De son côté, le chorégraphe Daniel Linehan, américain qui a fait ses classes à Bruxelles avec Anne Teresa De Keersmaeker mais vit désormais en France, invente avec dbddbb une réflexion chorégraphique sur le rythme de la marche… mais perturbée par la pensée Dada ! Et Michèle Noiret, chorégraphe belge, compose une nouvelle partition sur la musique du compositeur allemand Karlheinz Stockhausen, Palimpseste.
Au chapitre des contrées fantasmatiques, Hervé Koubi qui, après avoir revendiqué ses origines algériennes, s’intéresse à ces étranges Peuples de la mer, ces tribus aux origines incertaines dans Les Nuits barbares ou Les premiers matins du monde.
Christian Rizzo, nouveau directeur du CCN de Montpellier Languedoc-Roussillon, travaille les motifs issus de l’histoire de la danse populaire et anonyme, à savoir la danse de couple en s’associant à l’artiste Taïwanais Iuan-Hau Chiang, créateur d’images de synthèse à couper le souffle.
Catherine Diverrès, portée depuis ses débuts par l’amour du Japon, fait danser des corps devenus calligraphies vivantes.
Quant à Kader Belarbi, ex danseur étoile du Ballet de l’Opéra de Paris devenu directeur du Ballet du Capitole de Toulouse, il livre un nouveau dialogue entre La Bête et la Belle peuplé de créatures fantasques.
Enfin, Josette Baïz offre une nouvelle version de son spectacle, comprenant une création de Damien Jalet, avec une pléiade de chorégraphes issus d’horizons divers, Guests de sa troupe de jeunes danseurs au dynamisme époustouflant.

En parallèle aux spectacles des initiatives intéressantes à découvrir :
Au programme un marathon de danse dont on pourra apprécier les chorégraphies le 22 novembre à 14h. sur le Parvis du palais. Le chorégraphe Hervé Koubi ont initié des élèves d’écoles de danse et d’établissements scolaires des communes de Cannes, Mougins, Mouans-Sartoux, Grasse, Vallauris, Biot, Saint-Laurent du Var, Cagnes/Mer, Villeneuve-Loubet, Menton, Roquebrune. Un flash mob auquel chacun peut s’associer en visionnant la vidéo pédagogique disponible sur le site www.festivaldedanse-cannes.com afin de s’approprier la chorégraphie. Une seule exigence souhaitée s’habiller en bleu le jour J ! Des ateliers ont eu lieu avec le Groupe Grenade-Josette Baîz qui est intervenu dans des établissements des collèges de Cannes et du Rouret et dans des écoles de danse à Vallauris et Cagnes/mer. Un travail proche des jeunes qui fait partie des fondamentaux de la compagnie depuis sa création.

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Le festival propose aussi des master classes dirigées par des grands noms de la danse.
Le 21 novembre, la Compagnie Nationale de Danse de Corée proposera une initiation de danse traditionnelle en présence de Tero Saarinen, chorégraphe finlandais à l’origine du spectacle « Vortex » présenté à Cannes. Le 27 novembre, Jacqueline Motta, danseuse de la Cie Deborah Colker, transmettra les codes de sa compagnie installée au Brésil. Enfin José Carlos Martinez, directeur de la Compagnie Nationale de Danse d’Espagne, proposera son expertise et la maîtrise de son art. Des colloques complèteront cette approche pédagogique.
Cette année les propos seront menés sur « Les Traditions en Mouvements » et « La Danse en Compagnie », de nombreux professionnels apporteront leur éclairage sur ses sujets. L’accès à ces débats est libre et ouvert à tous.
Enfin à l’issue de certaines représentations, l’ensemble des spectateurs est invité à rencontrer et à dialoguer avec les artistes. L’occasion est donnée au public amateur d’échanger avec Héla Fattoumi et Eric Lamoureux du CCN Franche-Comté à Belfort, Christian Rizzo du I.C.I CCN Montpellier Languedoc-Roussillon, Kader Belarbi du Ballet du Capitole et José Carlos Martinez de la Compagnie Nationale de Danse d’Espagne.
Le 21 novembre, la Compagnie Nationale de Danse de Corée proposera une initiation de danse traditionnelle en présence de Tero Saarinen, chorégraphe finlandais à l’origine du spectacle « Vortex » présenté à Cannes. Le 27 novembre, Jacqueline Motta, danseuse de la Cie Deborah Colker, transmettra les codes de sa compagnie installée au Brésil. Enfin José Carlos Martinez, directeur de la Compagnie Nationale de Danse d’Espagne, proposera son expertise et la maîtrise de son art. Des colloques complèteront cette approche pédagogique.
Cette année les propos seront menés sur « Les Traditions en Mouvements » et « La Danse en Compagnie », de nombreux professionnels apporteront leur éclairage sur ses sujets. L’accès à ces débats est libre et ouvert à tous.
Enfin à l’issue de certaines représentations, l’ensemble des spectateurs est invité à rencontrer et à dialoguer avec les artistes. L’occasion est donnée au public amateur d’échanger avec Héla Fattoumi et Eric Lamoureux du CCN Franche-Comté à Belfort, Christian Rizzo du I.C.I CCN Montpellier Languedoc-Roussillon, Kader Belarbi du Ballet du Capitole et José Carlos Martinez de la Compagnie Nationale de Danse d’Espagne.

Marleyne Mati

Opéra de Toulon : Amstrong Jazz Ballet

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Lack Source Dance Theater
Samedi 24 octobre 20h30
Direction artistique Géraldine Armstrong
Assistée de Nicolas Godefroy
Costumes Géraldine Armstrong
Réalisation Sylvette Meauport, Marie Dumond

GÉRALDINE ARMSTRONG
Née dans l’île de Grenade, Géraldine Armstrong arrive en 1967 à Londres où elle étudie la danse avec plusieurs professeurs parmi lesquels Matt Mattox dont elle intègre la Compagnie Jazz Art.
En 1975, en tournée à Paris, elle rencontre Line Renaud qui l’engage comme soliste dans son spectacle Paris Line. Elle travaille avec de nombreuses stars de l’époque comme chorégraphe ou soliste.
Elle travaille pour plusieurs compagnies, notamment celles de Rick Odums, Rene Deshauteurs et Gianin Loringett. En 1988, elle fonde sa propre compagnie de renommée internationale Armstrong Jazz Ballet qui se produit régulièrement en France, Allemagne, Hollande, Suisse, Afrique du Nord et les territoires d’Outre-Mer. La compagnie porte aujourd’hui le nom de Black Source Dance Theater. Elle est régulièrement invitée comme chorégraphe en Russie, Italie, Angleterre, Martinique où elle règle des ballets pour de nombreuses compagnies. Elle donne souvent des master classes dans les principaux festivals et stages internationaux.

Armstrong4 Loren Tarillon

LA COMPAGNIE
Fondé en 1988 par Wayne Barbaste et Géraldine Armstrong, disciples de Matt Mattox, et d’Alvin Ailey, Armstrong Jazz Ballet/Black Source Dance Theater participe au développement de la danse jazz tant en France qu’à l’étranger. Géraldine Armstrong interroge de façon festive la notion de racines et d’identité, de filiation et d’empreintes, à travers des écritures chorégraphiques singulières et des choix musicaux aux sources de la danse jazz.
Géraldine Armstrong a su rester fidèle au style unique d’Alvin Ailey, composé d’une alliance de la danse classique et de la danse traditionnelle noire, d’une part, d’une compréhension géniale des musiques les plus diverses et de leur rapport avec la spécificité du mouvement, d’autre part. Au travers de pièces étourdissantes de prouesses techniques et artistiques, elle sait transcender un public alors en parfaite communion avec ses danseurs. Cris de joie, de souffrance, Géraldine Armstrong danse tous les combats, mais aussi la mémoire du peuple noir américain. On vit, on meurt, on s’aime, on se hait, dans cette danse de la vie où se révèle tout le savoir et surtout toute la maîtrise du mouvement et de son espace affiché.
Les musiques des plus grands compositeurs de jazz, gospels, blues, afro, new âge ou encore jazz rock favorisent les vibrations du corps comme celles des rythmes et des élans de l’âme.

OPERA DE TOULON

CARMEN
COMPAGNIE ANTONIO GADES
Vendredi 5 & samedi 6 juin 2015 à 20h30

Carmen -® Javier del Real

Création : Théâtre de Paris, 17 mai 1983
Scénario, chorégraphie & direction  : Antonio Gades & Carlos Saura
Scénographie  : Antonio Saura
Musiques  : Antonio Gades – Solera Freire – Georges Bizet
Maestro Penella : José Ortega Heredia
Danseurs solistes  : Carmen : Maria José López  – Don José : Miguel Lara
Le torero :  Jairo Rodriguez  – Le mari :  Miguel Ángel Rojas
Chanteuse :   Ángela Nunez “La Bronce”
Chanteurs  : Juañares – Gabriel Cortès – Enrique Pantoja
Guitaristes  : Antonio Solera – Camaron de Pitita
Production de la Fondation Antonio Gades
Organisation et diffusion Gruber Ballet Opéra

On ne présente plus la Carmen d’Antonio Gades que le film de Carlos Saura a fait connaître au plus large public. Cette oeuvre magistrale, adaptée de Mérimée et de Bizet avec beaucoup d’intelligence, met en scène quatre personnages : Carmen, Don José, le mari et le torero. L’action débute dans un studio de danse ; le drame y prend source, il s’y développe avec un dépouillement et une brutalité de tragédie antique.
Les musiques et le chant flamenco se mêlent parfaitement aux pages de Bizet dans cette chronique d’une mort annoncée qui reste l’œuvre la plus estimée d’un Gades au sommet de son art

Dossier Carmen_Antonio Gades -2

Antonio Gades
Danseur élégant et personnalité charismatique, l’Espagnol Antonio Gades (1936-2004) a dédié sa vie au flamenco et à la danse espagnole, les faisant descendre des tables des tavernes et des podiums des fêtes folkloriques pour leur ouvrir les portes des théâtres. Il a réussi à en faire un art dramatique, en théâtralisant ses chorégraphies, et en ôtant l’aspect exhibitionniste et gratuitement virtuose qui menace parfois d’envahir la scène. Il a marqué l’histoire de la danse espagnole par son style nerveux et intense, par son goût de la sobriété, de la verticalité et de la stabilité, mais aussi par son profond respect de la tradition.
Gades a créé de véritables « ballets », c’est-à-dire des spectacles narratifs inspirés de grandes oeuvres littéraires, où les interprètes sont autant danseurs que comédiens. Sa première oeuvre chorégraphique, « Bodas de Sangre/Noces de Sang » (1974), conçue d’après la pièce de Federico García Lorca, est significative de ce style plus épuré, plus sobre, allié à un jeu passionné et vrai.
En 1978, après la chute du régime de Franco, le nouveau gouvernement espagnol le charge de mettre sur pied le Ballet National d’Espagne. Gades y fait figure de « maître » et influence profondément les nouvelles générations, celles qui, aujourd’hui, renouvellent le flamenco. (Sara Baras, Eva Yerbabuena, Andrés Marin, Israël Galván)
Sa rencontre en 1981 avec le cinéaste Carlos Saura sera décisive : tous deux transposent le ballet « Noces de Sang » au cinéma. Le film remporte un énorme succès dans le monde entier. Ils récidiveront avec Carmen en 1983, puis avec « Fuego/L’Amour Sorcier » en 1986, élargissant de plus en plus le public de cette danse qui n’est plus seulement espagnole, mais tend à l’universel.
Révolutionnaire et novateur, Antonio Gades, ni gitan ni andalou, a su incarner le flamenco dans toute sa pureté primitive. Si Gades n’a pu achever son « Don Quichotte », il a toutefois laissé derrière lui une oeuvre immortalisée notamment par la trilogie cinématographique réalisée avec Carlos Saura.
Peu avant sa mort, Antonio Gades créa une fondation pour assurer l’intégrité et la défense de son patrimoine artistique, ainsi que la diffusion et la survie de ses cinq grands ballets.

OPERA DE TOULON :
CIGALE, FOURMI, GRENOUILLE & COMPAGNIE…

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Sera-ce le dernier ballet que l’Opéra de Toulon présentera ?
Il est en effet fortement question que celui-ci disparaisse faute de moyens, comme, hélas, dans nombres d’opéras de France.
Alors que le ballet est, depuis des décennies, une belle tradition de ce  temple de la musique et de la danse, les temps changent et les moyens financiers s’amoindrissent. Peu à peu les corps de ballet sont les premiers touchés. Toulon est jusqu’ici l’un des seuls à avoir résisté mais il semblerait qu’à la saison prochaine il baisse aussi les bras.
C’est fort dommageable pour la danse mais aussi pour Erick Margouet, le maître de ballet qui a tant donné à cet opéra et nous a prouvé avec talent que la danse et la chorégraphie avaient leur place dans ce temple de la musique et de la danse.
Sans le ballet, l’Opéra sera amputé d’un des plus beaux arts que l’Homme ait créé.
Alors, peut-être pour la dernière fois, irons-nous applaudir cette originale création issue des fameuses fables de la Fontaine : « Cigale, fourmi, grenouille et compagnie », création chorégraphique d’Erick Margouet.

 

« Au départ – nous confie Erick – dans l’enfance, une enseignante de français a su me faire adorer l’étude des fables. Plus tard, à Cordes-sur-Ciel dans le Tarn, un éditeur a réveillé ma passion pour la poésie et les fables en particulier. Il y a quelques années, un fait divers tragique lu dans les journaux, puis le film « Le Cercle Rouge » de Jean-Pierre Melville, avec cette fameuse scène où Yves Montand se débat avec des monstres imaginaires, m’ont donné l’idée d’un spectacle basé sur la richesse morale et poétique des fables de Jean de La Fontaine qui a su mettre en lumière toutes les faces cachées du genre humain ».
Voilà la genèse de ce ballet qui sera proposé :
le samedi 7 juin, 20h00 et le dimanche 8 juin, 14h30
Chorégraphie & costumes Erick Margouet – Scénographie Luc Londiveau
Lumières Marc-Antoine Vellutini
Musique Moondog
Ballet de l’Opéra de Toulon
Avec :
La jeune fille : Alexandra Barakian  – Le clochard Godefroy : Lafargue

« La cigale et la fourmi »
 La cigale :  Mélanie HrenLa fourmi boulangère : Mylène Souteirat
L’apprentie boulangère Coralie Ortéga

« Les femmes et le secret »
Le mari : Gabriel Angel  Sa femme : Virginie Yrle
Les femmes Laure Carré & Cécile Duvauchelle

« L’homme entre deux âges et ses deux maîtresses »
 L’homme : Laurent Pichon  Les maîtresses : Mylène Souteirat & Amélie Torrès
« Les grenouilles qui demandent un roi »
Les grenouilles : Jonathan Bailleux – Mélanie Hren – Coralie Ortéga & Cécile Duvauchelle  La grue : Pietro Lattanzio  Le soliveau : Gaël Alamargot
« Le lion amoureux »
Le lion : Konstantin Neroslov  La jeune fille : Laure Carré  Le père : Sébastien Mata  Les chasseurs : Gabriel Angel – Gaël Alarmagot & Laurent Pichon
La mort et le bûcheron –
 La mort : Amélie Torrès  Le bûcheron : Godefroy Lafargue  – La jeune fille :  Alexandra Barakian
www.operadetoulon.fr

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