Archives pour la catégorie Cinéma

Toulon – Conservatoire TPM : Silence… Ça tourne !

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Suite à notre rencontre avec Macha Makeïeff et l’équipe du Conservatoire (voir article), nous nous retrouvions dans la salle Racine où durant deux jours, s’est déroulé le tournage de ces clips créés par la dizaine de comédiens en herbe sélectionnés parmi une cinquantaine de candidats de tous âges, de tous bords, élèves, amateurs de compagnies théâtrales…
Tous ont passé le casting, chantant, dansant, disant un texte… Et s’il n’en restait que dix… Ils sont là !
La caméra se met en place pendant que Macha Makeïeff choisit le costume de chacun et revoit les scénarios qui vont être tournées. Ses recommandations sont écoutées religieusement, on se croirait dans un véritable cours de théâtre ou sur un vrai tournage professionnel.
L’ambiance est à la fois studieuse et décontractée, Macha, de sa voix douce, son sourire et son regard bleu, explique à chacun ce qu’il doit faire.

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Et la chorale se met en place.
La chorale ? Oui puisque ce clip réunit tous les artistes qui vont chanter une chanson des Beatles «Love me do», accompagnés d’un ukulélé. Tous très sérieux à part la joueuse de ukulélé qui extériorise sa joie et un choriste qui essaie de se mettre à l’avant.
Après quelques répétitions, le clap retentit et voilà que la chorale se met en branle.
Comme pour tout tournage professionnel, la séquence sera tournée plusieurs fois jusqu’à ce que chacun soit bien en place.

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Le second clip sera joué par trois comédiens : deux jeunes femmes au visage austère entourant un homme respectable qui sourit d’aise et disparait entre les deux grandes bringues… L’un à côté de l’autre, derrière une table… ça vous rappelle quelque chose ? Les Deschien,s évidemment, créés par Macha mais le sujet est différent car chacun va sortir un animal de dessous la table, le présentant aux autres, avec un coup de théâtre à la fin dont on gardera le suspense, sur une musique grinçante à la Hitchcock, jouée par l’accordéoniste de l’équipe, Baptiste Giuliano.
Entre deux séquences, le décor, de mauve est passé à jaune et chacun s’affaire dans un silence joyeux car tous sont heureux de vivre cette aventure.
Spectateur privilégié, je vais donc partir «en douce» entre deux tournages, en attendant de découvrir sur écran tous ces clips qui auront été tournés durant deux jours.

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A suivre donc…

Jacques Brachet


Six-Fours : Le Six N’Etoiles a ouvert ses portes…
Pour une visite flash !

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En ce samedi hélas pluvieux, le Six N’Etoiles de Six-Fours a rouvert ses portes le temps d’un instant pour s’associer à une opération «Théâtres ouverts» lancée dans notre région.
Même si ce n’était que pour un moment, quel plaisir, quelle émotion (n’ayons pas peur des mots !) que de se retrouver dans le hall de ce cinéma six-fournais, de se rasseoir sur les fauteuils qui nous ont tant manqués, de revoir la lampe magique se rallumer sur l’écran blanc de nos nuits trop longues sans cinoche et d’être accueillis par toute l’équipe du cinéma dont on imaginait le sourire derrière ces maudits masques !
Notre Six N’Etoiles s’est donc associé à cette manifestation en précisant bien que ce n’était pas un mouvement insurrectionnel irresponsable mais simplement l’appel au secours d’un secteur – comme beaucoup d’autres ! – en souffrance.

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«La culture – devait préciser Noémie Dumas, directrice du lieu –  on ne  peut vraiment pas la laisser crever, merci au soutien des spectateurs, des médias, de l’équipe de la mairie et de l’équipe du cinéma au complet autour de moi, aujourd’hui, c’est une grosse dose d’émotion que vous nous procurez et on en a besoin…» ;
Ainsi avons-nous eu le plaisir de partager un instant fugitif de bonheu,r de nous retrouver, même loin les uns des autres, assis comme au bon vieux temps, attendant avec impatience les images qui, durant un moment, nous ont fait croire qu’on s’éveillait d’un long cauchemar.
Bonheur hélas de courte durée mais qui nous a tout d’abord permis de découvrir un clip irrésistible. Vous vous souvenez tous de cette chanson que chantait Baloo dans le dessin animé de Walt Disney : «Il en faut peu pour être heureux» ? En voici une version très inattendue, à la fois très drôle mais aussi très triste car Baloo nous rappelle tout ce qui reste fermé à cause de cette pandémie qui n’en finit pas… Il en faudrait peu pour être heureux, c’est vrai,  mais la voix de Baloo nous rappelle qu’aujourd’hui «la Culture on peut la laisser crever» car c’est ce qu’il est en train d’arriver aujourd’hui aux théâtres, aux cinémas, aux lieux de cultures, aux restaurants, aux salles de sport… Tout ce qui nous rendait heureux… Mais c’était avant…

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Suite à ce clip et comme il faut essayer d’optimiser la situation (difficilement mais il faut y croire !) nous avons découvert la bande-annonce de trois films qui devraient sortir en ce moment mais qui, comme beaucoup d’autres sont reportés. Ainsi a-t-on pu voir quelques images de «Adieu les cons» de et avec Dupontel, avec Virginie Effira, «OSS 117 Alerte rouge en Afrique Noire» de Nicolas Bedos, avec Jean Dujardin et Pierre Niney et «Aline» de Valérie Lemercier avec Céline Lemercier ou… Valérie Dion… A vérifier !
Enfin, hommage a été rendu à Jean-Pierre Bacri décédé voici peu et auquel le Six N’Etoile aurait bien voulu en faire plus en passant plusieurs de ses films. On dut hélas se contenter de quelques bandes annonces mais cela nous a rappelé quelques grands moments de cinéma et combien, derrière ce visage souvent buté et colérique, l’acteur-réalisateur-scénariste avait un talent immense.
Et pour clore le tout, comme le clip de Baloo était sous-titré, Noémie a improvisé un karaoké où le public a chanté «Il en faut peu pour être heureux»… version Covid !
On aurait bien voulu prolonger ce moment de communication cinématographique et l’on ose espérer que très vite tout recommencera.
En tout cas, merci au Six N’Etoiles pour ce joli moment qui commençait à n’être qu’un lointain souvenir.

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Jacques Brachet



Michèle LAROQUE… Le bonheur de faire ce métier

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Catherine (Michèle Laroque) pourrait être heureuse de retrouver une vie de couple avec Yann (Stéphane de Groodt), alors que leurs deux filles ont quitté le foyer.
Seulement voilà, Yann, tout en occultant le voyage qu’il avait promis de faire avec sa femme.
Yann, venant de prendre sa retraite, tourne en rond et est devenu accro aux bonzaïs avec qui il entretient des relations… humaines.
Comble de joie, leur fille Anna (Alice de Lencquesaing) revient à la maison avec Thomas, son compagnon (Olivier Rosemberg), celui-ci ayant à la fois perdu son job (ce qu’il ne dit pas à Anna) et l’appartement que leur prêtait un copain.
Cela bien sûr, va perturber Catherine qui, tout en aimant sa fille, ne veut plus retourner à la case départ. Elle va donc tout faire pour que le couple ne s’incruste pas.
Ca donner lieu à des scènes cocasses où en fait, personne n’est dupe, jusqu’à ce que le petit noyau familial explose.
C’est une comédie que signe Michèle Laroque dont c’est le second film en tant que réalisatrice, après le succès de «Brillantissime», ce scénario étant coécrit avec Julien Colombani.
C’est drôle, les dialogues sont percutants, les scènes drolatiques et les comédiens épatants, entre autre Stéphane de Groodt désopilant en retraité  à côté de la plaque mais qui n’est à aucun moment dupe de ce qui se trame entre les personnages.

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Michèle Laroque était de passage à Toulon pour présenter ce film quelques jours avant le premier confinement. Evidemment, les salles fermées, le film est resté en rade et n’a pu sortir.
Nouvelle annonce pour cette fin de mois… Le film sera-t-il reporté ? C’est fort possible étant donné les circonstances. Mais nous osons espérer qu’il finira par sortir et que, comme les quelques chanceux dont nous avons été, vous pourrez découvrir cette comédie drôle, émouvant e à la fois, superbement maîtrisé par une comédienne devenue avec bonheur réalisatrice.
Michèle, vous voilà avec votre second film en tant que réalisatrice… Vous y avez donc pris goût ?
Oui, d’autant que pour «Brillantissime», j’étais très stressée. J’avais peur de ne pas en être capable même si l’envie était là. J’ai eu la joie que ce film marche et ait eu un gros succès. Et, bonne surprise, cette fois c’est Studio Canal qui m’a contactée en me proposant ce scénario.
J’ai tout de suite adhéré au projet et nous avons, avec Julien Colombani, travaillé sur une seconde mouture afin de pouvoir m’approprier l’histoire. Nous avons tous beaucoup parlé, une confiance mutuelle s’est très vite installée car ma condition sine qua non était que j’aime l’histoire et me l’approprie. Sinon je n’aurais pas accepté le film.
Qu’est-ce qui vous a plu dans cette histoire ?
Ça tourne autour de la famille et d’un couple dont  l’histoire, sans être dramatique, est un peu compliquée. Mais avant tout, tous s’aiment même si, quelquefois, ils ont du mal à se supporter mais n’envisagent jamais de se séparer et cherchent plutôt des solutions pour gérer tous leurs problèmes.
Vous savez, une famille c’est souvent compliqué, il y a des hauts et des bas mais ça n’empêche pas de s’aimer. On s’engueule, on se dispute, on se dit des choses pas toujours agréables à entendre, mais une fois dites, personne ne boude dans son coin et l’on tourne la page.

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Ça vous parle ?
Comme ça parle à tous. J’ai aimé raconter le retour des enfants adultes à la maison, c’est un sujet qui parle à beaucoup de familles : les parents pensent pouvoir un peu respirer après avoir élevé les enfants et le avoir vu partir faire leur vie et… les revoilà parce qu’ils ont des problèmes, ne savent pas où aller et sont obligés de revenir… Ce n’est facile à vivre pour personne. Cette histoire, je le vois lors de cette tournée pour présenter le film, ça touche beaucoup de familles, toutes les générations. Nombre de spectateurs viennent m’en parler après avoir vu le film. Beaucoup s’y retrouvent.
Vous formez un couple incroyable avec Stéphane de Groodt !
Stéphane est fabuleux ! Il y a longtemps que nous nous connaissons et que nous avons envie de travailler ensemble. Il est hyper intelligent et drôle, il comprend tout, tout de suite. Je lui ai envoyé beaucoup de messages pour lui expliquer ce que je voulais, ce que j’attendais de lui. Il est arrivé sur
le plateau totalement imprégné du sujet et de son rôle, il m’a fait des propositions qui allaient dans le droit fil de ce que j’attendais, il a rebondi sur chaque proposition… Il a été incroyable.
Je suis heureuse et fière de lui avoir proposé ce rôle qui sort de ce qu’il a l’habitude de faire, il est plutôt dans le rire et les jeux de mots. Là il joue un rôle décalé de ce retraité qui s’est réfugié dans les bonzaïs, qui a l’air à côté de la plaque mais qui comprend tout de ce qui se passe autour de lui. Il n’est jamais dupe. Il a tout compris, il a foncé et grâce à ça, nous avons gagné beaucoup de temps sur le tournage qu’on devait réaliser en sept semaines. D’un regard, nous nous comprenons.
Vous avez un casting épatant…
Merci, ça me fait plaisir. J’avais découvert Alice de Lencquesaing dans le film de Maïwen «Polisse» où je l’avais trouvée exceptionnelle. Je ne l’ai jamais perdue de vue, j’ai suivi son parcours, elle est incroyablement vraie. C’est un petit animal.
Olivier Rosemberg, je l’ai rencontré par hasard en découvrant les courts métrages qu’il avait réalisés et dans lesquels il jouait. J’ai adoré son humour dans le film «Family business».
J’ai aussi fait appel pour des «guests», à trois copains : François Berléand, Lionel Abelanski et Vinnie Dargaud qui jouaient déjà ensemble dans la pièce de théâtre «Encore un instant».
François adore jouer les psy, Lionel était heureux que je lui propose de jouer ce prof qui a des idées derrière la tête avec Anna étudiante à la Sorbonne, quant à Vinnie, vu dans «Scènes de ménages», c’est sa première apparition dans un film et il est tellement beau !
Il y a encore ma vieille copine Lola Burbeuil qui joue une femme qui veut tout diriger mais que son mari laisse tomber. Enfin il y a ma fille Oriane Deschamps avec qui je joue pour la troisième fois. Elle était dans «Brillantissime» et «Comme t’y es belle» et je savais qu’elle serait bien dans le rôle de mon autre fille. Elle m’a dit que ce serait la dernière fois !

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Ce tournage s’est en fait tourné en famille ?
Totalement et nous avons eu des fous-rires inénarrables. Il y a de quoi faire un sacré bêtisier !
Tout s’est fait dans la joie même durant la canicule où nous avons tourné sous 40° dans une pièce, dans le noir avec 40 personnes !
Au générique, pour les chansons, il y a Gaétan Roussel. Comment s’est fait ce choix ?
J’ai toujours aimé ses chansons et pendant que j’écrivais m’est revenue cette chanson d’un album que j’adorais : «Trafic». Les paroles de la chanson intitulée «Tu me manque, pourtant tu es là» s’adaptaient parfaitement au film et je me suis dit : «C’est «ma» chanson» ! Et puis j’avais découvert un groupe, «Third world» lorsque j’étais étudiante à Montréal. Je l’ai retrouvé au théâtre Edouard VIII et j’ai demandé à son producteur, le fils de Bob Marley, de la mettre dans le film. Il n’était pas très chaud au départ mais j’ai été tenace et il a dit oui ! Quant au groupe Téléphone, nous avons tous une de ses chansons dans la tête et je côtoie Jean-Louis Aubert sur «Les enfoirés». C’est aussi la famille et c’était cohérent.
Alors, vos impressions après ce film ?
J’ai pris beaucoup plus de plaisir avec ce deuxième film car j’avais plus confiance en moi, j’étais entourée d’une belle équipe et j’avais une certaine connaissance du tournage. J’étais donc plus rassurée et je dois vous avouer que, succès ou échec peu m’importe car je me suis fait plaisir. Bien sûr je serais heureuse que le film marche mais on sait très bien que dans ce métier, il y a des hauts et des bas ; J’ai eu les deux sur la cinquantaine de films que j’ai tournés dont quand même treize qui ont dépassé le million d’entrées. J’ai toujours su rebondir et j’ai la chance et le bonheur de faire un métier qui me passionne, d’avoir tourné avec de grands réalisateurs, de magnifiques comédiens. Que demander de plus ?

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Justement… Et maintenant ?
J’ai quelques projets en tant que comédienne mais aussi en tant que réalisatrice. J’étudie tout ça, je ne sais pas quel chemin je vais prendre… On verra… Et vous verrez !

Propos recueillis par Jacques Brachet
Photos Patrick Carpentier

Robert HOSSEIN
Un de nos derniers monstres sacrés

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Décidément, cette année n’aura pas épargné nos artistes en fin d’année.
Sans spectacles passés et à venir, sans rencontres, on fait des nécrologies à n’en plus finir.
Le dernier en date est Robert Hossein.
Je ne l’ai rencontré qu’une seule fois dans ma carrière et au départ, ce n’était pas en tant que journaliste.
J’étais alors responsable du festival du premier film de la Ciotat et chaque année, nous rendions hommage à un grand : Claude Lelouch, Annie Cordy, Françoise Fabian, Vladimir Cosma, Claude Pinoteau…
Et j’avais demandé à Robert Hossein de venir pour rendre hommage à une carrière exceptionnelle, tant au théâtre qu’au cinéma, tant en tant que comédien que réalisateur. Hommage qu’il refusa.

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Lorsque je le joignis au téléphone, il me dit qu’il n’était pas très friand de ce genre d’honneur car cela prouvait qu’il avait un certain âge et pas loin de disparaître !
Il me le dit avec drôlerie et gentillesse mais, comme chaque année, nous rendions aussi hommage à un musicien et compositeur qui avait écrit des musiques de films, il se trouve que sortait alors un CD regroupant les musiques de films de son père, André Hossein, grand musicien et compositeur natif d’Iran.
Il avait signé entre autres, les musiques de «Le chant du monde», «J’ai tué Raspoutine», «Un été 42» et des films de son réalisateur de fils «Toi le venin»,  «La mort d’un tueur», «Les misérables», «Point de chute» avec Johnny Hallyday.
Et Robert venait de réenregistrer une musique de son père pour son spectacle théâtral titanesque «Ben Hur».
Et c’est par là que j’ai pu le convaincre en lui demandant de venir recevoir le trophée posthume pour son père.
Et là, il me dit aussitôt oui et fit mieux en m’envoyant l’enregistrement de la symphonie qu’il utilisa pour «Ben Hur» et qui n’était pas sortie !
Il arriva donc en toute simplicité à la Ciotat, me remerciant chaleureusement de cet hommage à son père que personne alors ne lui avait rendu. Il fut d’une gentillesse extrême et chaque fois qu’on lui proposait quelque chose, ou qu’il désirait quelque chose, il était très gêné, ne voulant pas nous importuner.

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Le soir où l’on rendit hommage à son père et où nous passâmes donc ses musiques, il ne put se retenir de verser une larme et ce fut un moment très émouvant.
Il était heureux de se trouver parmi nous, de retrouver des amis communs que j’avais aussi invités, Macha Méril et Laurent Malet et ce fut une magnifique soirée où l’on découvrait un homme tout aussi magnifique.
Il repartit deux jours après avec le trophée de son père et, dès son arrivée à Paris, il fit parvenir à mon épouse un énorme bouquet pour nous remercier de l’accueil que nous lui avions fait.
Ce fut un joli moment, une belle rencontre et le regret de n’avoir pu mieux le connaître.

Jacques Brachet


«Germain NOUVEAU, le poète illuminé»
le nouveau film de Christian PHILIBERT

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Christian Philibert

Né et mort à Pourrières dans le Var, Germain Nouveau forme avec ses amis, Arthur Rimbaud et Paul Verlaine, le plus remarquable trio de la poésie française. Bohème et vagabond, à moitié saint, à demi-fou, hanté par la mort et par l’amour, il s’opposa à l’édition de ses recueils (La Doctrine de l’Amour, Valentines) qui ne furent publiés qu’à titre posthume ou contre son gré. Célébré par les surréalistes (Breton, Aragon), il demeure méconnu du grand public. De récentes recherches démontrent qu’il est le véritable auteur d’une partie des textes regroupés sous le titre Illuminations.

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Le film
Conçu comme une enquête historique, littéraire et philologique, le film de Christian Philibert, tourné sur une période de 25 ans, relate la vie de Germain Nouveau et les recherches des principaux spécialistes. Porté par de nombreux extraits de textes et illustré par une abondante iconographie, il dévoile l’itinéraire de cet artiste hors du commun et lui offre la place qui lui revient dans l’Histoire de la poésie.
Genre : Documentaire historique Format : 16/9 – Son : 2.0 Durée : 85 minutes
Scénario, réalisation et montage : Christian Philibert
Image, son et étalonnage : Patrick Barra Avec la participation de Jacques Lovichi, Eddie Breuil, Jean-Philippe de Wind, Pascale Vandegeerde, Guillaume Zeller et Cyril Lhermelier Textes interprétés par Philippe Chuyen et Jean-Louis Todisco extraits du spectacle de P. Chuyen « Germain Nouveau, Le Mendiant Magnifique » (Artscénicum Théâtre) Musique : Jean-Louis Todisco Chanson du générique de fin : Nicolas Comment Mixage : Pascal Hochenedel Avec le soutien de la ville de Pourrières, la ville d’Aix-en-Provence, La Région Sud, Le Conseil Départemental du Var, Les Amis de La Méjanes Produit par Les Films d’Espigoule en coproduction avec Les Amis d’Espigoule Distribution : Les Films d’Espigoule
Christian PHILIBERT
Christian Philibert est un scénariste, réalisateur et producteur, né à Brignoles (Var) en 1965, dont la filmographie est profondément ancrée dans le sud de la France. Au fil des années, il construit une oeuvre originale et sensible, drôle et authentique, toujours à la frontière du documentaire et de la fiction (Les 4 Saisons d’Espigoule, Afrik’aïoli). Passionné d’Histoire, il est également auteur de plusieurs documentaires TV, consacrés à des personnages et des événements de l’histoire de Provence, souvent méconnus du grand public.
Longs métrages : 2021 Le poète illuminé (85mn) 2017 Massilia Sound System Le Film (100mn) 2013 Afrik’aïoli (90mn) 2003 Travail d’Arabe (85mn) 1999 Les 4 saisons d’Espigoule (97mn)
Documentaires historiques TV : 2017 L’affaire Yann Piat (52mn) 2014 Provence août 1944, l’autre débarquement (52mn) 2005 Le complexe du santon (52mn) 2001 Français à part entière (26mn) 2001 1851, ils se levèrent pour la République (52mn) 1993 Gaspard de Besse (52mn)

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Philippe Chuyen – Valentine Renaud peinte par Germain Nouveau

Calendrier des événements
Aix-en-Provence – Bibliothèque Méjanes
8 janvier 10h30 : Visite de presse de l’exposition «Germain Nouveau, l’ami de Rimbaud et Verlaine» (Du 16 janvier au 17 avril) en présence de Christian Philibert
6 février  de 9h30 à 16h30 : Colloque «Grmain Nouveau, un poète varois à redécouvrir», organisé par la Faculté de Lettres de Toulon (Michèle Monte)
17 février  18h30 : Lecture de poèmes de Germain Nouveau par Philippe Chuyen. Avant-première du film de Christian Philibert, en sa présence.
10 avril : Concert de sortie de l’album vinyle 33 tours «Nouveau», de Nicolas Comment (Médiapop), musique du générique de fin du film, accompagné d’un livret photographique.
Toulon
5 février de 9h à 19h, faculté de Lettres : Colloque «Germain Nouveau, un poète varois à redécouvrir»
12 mars 16h30, Médiathèque Chalucet : Présentation de la biographie de José Lenzini «Germain Nouveau, le trimardeur céleste» – Avant-première du film de Christian Philibert suivi d’un débat avec le réalisateur, organisé par la Faculté de Lettres de Toulon.
15 avril 19h30, le Liberté : Lecture de poèmes de Germain Nouveau par Philippe Chuyen. Projection du film suivi d’un débat avec le réalisateur.
Marseille
27 février 17h, BMVR Alcazar : Lecture de poèmes de Germain Nouveau par Philippe Chuyen. Projection du film suivi d’un débat avec le réalisateur.
A noter que la sortie nationale du film est prévu dans certaines salles de cinéma à partir du 17 mars. Christian Philibert viendra présenter son film certainement au Six N’Etoiles de Six-Fours. (Dates à confirmer).
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Tournage du film avec Eddie Breuil (Tourtour 2019)



Six-Fours – Le Six N’Etoiles s’agrandit !

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Si ce n’était cette soudaine épidémie qui a tout freiné, le Six N’Etoiles est un lieu prisé des six-fournais (et des autres !), «Cinéma de tous les cinémas», où chacun y trouve son plaisir et où  il se passe toujours quelque chose : avant-premières, événements, rencontres, venue d’artistes…
Hier, 2 décembre, ce n’étaient pas des artistes mais Jean-Sébastien Vialatte, le maire «in person» avec quelques élus dont Fabiola Casagrande, adjointe aux Affaires Culturelles, qui sont venus nous annoncer, en cadeau de Noël, la construction d’une quatrième salle !
Cela est bien sûr dû au succès de ce cinéma implanté au cœur de la ville qui a eu, dès son ouverture, un succès grandissant, hormis cette année où les confinements ont obligé, comme à tous les établissements, un véritable arrêt.
Mais aujourd’hui, il faut espérer que peu à peu les choses reviennent à la normale et, dès le 15 décembre, l’on va retrouver le chemin des salles obscures.
Noémie Dumas, directrice du cinéma, est en train de préparer la réouverture qui n’est pas si simple car il faut choisir entre les films qui n’avaient pas eu le temps de s’installer, ceux qui marchaient mais ont été touchés en plein vol et tous ceux qui ont été retardés et attendent de trouver un écran.
Mais ce sera moindre mal si l’on peut revenir s’asseoir – même espacé et masqués ! – dans un beau fauteuil pour goûter à un moment de plaisir.
Ceci dit, notre maire  était venu nous annoncer la bonne nouvelle : l’érection de cette quatrième salle dont les travaux préparatoires ont débuté le 15 octobre et démarreront effectivement le 4 janvier. Ils dureront un an.

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C’est une salle de 200 mètres carrés avec un écran de 12 mètres de large sur 5 mètres de haut, qui pourra accueillir 118 spectateurs. Lui sera accolée une petite salle de 51 mètres carrés avec une terrasse de 25 mètres carrés, qui pourra recevoir des animations diverses, des cocktails, la réception d’artistes venant présenter leurs films, des soirées de gala…
C’est le même architecte qui sera responsable de ces travaux, afin de garder l’unité du site. La salle sera construite sur pilotis et passera au-dessus du parking.
Par ailleurs, à la fin des travaux, la rue Vincent Picaro sera rénovée afin de retrouver une ambiance de cœur de ville avec son marché réaménagé.
Le coût des travaux se montent à 1 734.624.61 € ht, et seront subventionnés par la Région Provence Alpes Côte d’Azur pour un montant de 328.166.00 €.  L’aide du Département est de 475.000.00 € et la  métropole TPM investira  172.438.00 €.
A noter également que cette salle sera dotée de fauteuils de grand confort dont quelques fauteuils seront sans accoudoirs et que les traverses seront plus larges. Bien entendu la technologie de pointe nous offrira le nec plus ultra avec des images laser, un son Atmos c’est-à-dire circulant dans toute la salle.

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Durant la période des travaux, l’accessibilité du cinéma sera inchangée. Seul le parking sera condamné mais les parkings alentour offriront trois heures de gratuité.
Dès le 15 décembre, donc, vous pourrez retrouver vos salles avec bien entendu toutes les précautions d’usage que nous impose le virus. Et vous pourrez également retrouver la brasserie qui, pour les raisons que vous savez, n’est pas ouverte mais vous proposera des plats à emporter.
Et… ne pas oublier que, dès maintenant, vous pouvez acheter des cartes cadeaux à offrir pour Noël !

Jacques Brachet


«30 jours max», entre cascades et humour… évidemment !

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Et revoilà Lacheau et Boudali !
On avait Laurel et Hardy, Poiret et Serreau, Footite et Chocolat, Pipo et Mario… Aujourd’hui on a Lacheau et Doudali ! On ne voit pas l’un sans l’autre, ils écrivent ensemble, ils jouent ensemble ils réalisent… l’un après l’autre prenant toujours l’autre dans son casting.
Donc évidemment, pour ce nouveau film «30 jours max», c’est Tarek Boudali qui est aux commandes mais tous deux se retrouvent aussi devant les caméras.
Duo de charme, d’humour et d’action, une fois de plus, et un accompagnement top niveau : Vanessa Guide, la petite nouvelle, Reem Kherici la fidèle, Julien Arruti, fidèle itou et deux comparses incroyables : Marie-Anne Chazel qui ressemble à Sylvie Vartan années 70 et José Garcia qui fait penser à Dolph Lungrun !
Rayane est un jeune flic trouillard et maladroit sans cesse moqué par les autres policiers. Le jour où son médecin lui apprend à tort qu’il n’a plus que trente jours à vivre, il comprend que c’est sa dernière chance pour devenir un héros au sein de son commissariat et impressionner sa collègue Stéphanie. L’éternel craintif se transforme alors en véritable tête brûlée qui prendra tous les risques pour coincer un gros caïd de la drogue…

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Tarek, Au-delà de la comédie, étiez-vous tenté par l’idée d’un fil d’action ?
Pas spécialement. L’idée de base, c’est la question que tout le monde s’est posée à un moment ou un autre : que ferais-je s’il me restait trente jours à vivre ? Je voulais tirer de la réponse une comédie, avec comme détonateur comique le fait que le personnage condamné se rend compte qu’il n’est plus condamné…
Or, entre temps, il fallait qu’il fasse des trucs de fou, n’ayant plus rien à perdre, et qu’il soit impossible pour lui de stopper l’engrenage. Et le métier où on prend beaucoup de risques, c’est évidemment policier. À partir de là, le film d’action s’est naturellement collé à la comédie.
Comment avez-vous préparé votre rôle ?
En passant un peu de temps avec la police. Un service de jour et un autre de nuit avec la brigade anti-criminalité (BAC). C’est peu, mais ça laisse le temps de voir comment ça se passe… et de vivre des trucs

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Etes-vous fan de films policiers ?
Non seulement ça, mais aussi des émissions comme «90’ Enquêtes» ou «Appels d’urgence ». Sinon, au cinéma «Piège de cristal», «Mission impossible»…
Vous auriez aimé être cascadeur ?.
D’une certaine manière, je le suis — cascadeur, pas policier ! En bon amateur de sensations fortes, j’ai décidé de faire toutes mes cascades moi-même. Je n’ai aucune doublure. Le tout premier jour de tournage, je suis passé à travers la planche d’une hauteur de 5 mètres pour la séquence du début. À partir de là, l’équipe savait dans quoi on s’embarquait…
Et le numéro de funambule ?
Je suis vraiment monté sur cette planche entre deux immeubles ! Je voulais tout faire pour de vrai. J’ai dû batailler avec la production, mais au bout du compte, c’est passé. Et à la fin du tournage, j’ai remercié le courtier qui m’a assuré !
Et la poursuite à moto ?
Oui. J’ai même passé mon permis moto deux mois avant pour ça ! Mais ce ne sont pas les cascades qui étaient le plus dur, mais la météo. La plupart des séquences où je suis en cape et torse nu ont été tournées entre Novembre et Décembre, souvent la nuit par -2° ! Quand je slalome en moto à 90 km/heure, sans casque ni protection, il faisait un froid de gueux et il s’est même mis à pleuvoir… Si je me loupais, je mourais !

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Des blessures ?
Une seule blessure, et lors d’une scène dite facile ! Et de ma faute, en plus ! Quand je saute du fauteuil et je m’étale sur le bureau. Le responsable cascades m’a demandé de mettre mes protections, mais on était dans le speed et je ne voyais pas le danger. Et je me suis fait mal. La traversée de la vitre, également : j’ai été stoppé net par la façade extérieure, et je me suis fait un gros hématome à la cuisse.
Le rôle de crétin, vous l’avez donné à votre complice, Philippe Lacheau !
Bien sûr ! C’était une vengeance. Il m’a quand même bien défoncé sur «Nicky Larson et le parfum de Cupidon» ! Maintenant, quand on travaille sur un scénario, on ne prête pas tout de suite attention aux personnages qu’on va jouer. On étudie surtout la mécanique de l’histoire, l’efficacité des gags…
Avez-vous beaucoup ri sur le tournage ?
Moi non. J’étais trop stressé ! D’autant que les scènes à l’ambassade, par exemple, étaient parmi les premières du plan de travail. Comme on a commencé à tourner fin septembre, il fallait profiter des derniers beaux jours pour la garden-party. De toute façon, d’une manière générale, quand Philippe réalise, on est tous très détendus tandis que lui est très concentré, et quand c’est moi qui mets en scène, c’est l’inverse !



Toulon : Festival « Cinéma en liberté »

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Accompagnée par le soutien indéfectible de la marie de Toulon, l’association Au coeur des arts revient pour une neuvième édition du festival international de courts-métrages Cinéma en Liberté. Le festival aura lieu les vendredi 21 Aout et samedi 22 août à la Tour Royale à Toulon de 20h à 1h du matin. Durant ces deux soirées de projection, cet évènement cinématographique présentera vingt-neuf courts métrages internationaux retenus parmi plus de 350 candidatures venues des quatre coins du monde… France, Belgique, Québec,
Espagne, Republique Tchéque, Maroc, Italie, Macédoine, Liban, Syrie, Royaume-Uni ,États-Unis, ce sont bien les destinations que vous propose la neuvième édition du festival.
Par les circonstances exceptionnelles que nous traversons cette année, l’élan de l’équipe organisatrice et l’enthousiasme partagé de nos partenaires ont décuplé notre volonté de vous faire vivre un tourbillon cinématographique au bouillon de culture vivifiant… Un Jury de professionnels départagera les courts métrages en compétition.
La projection des films primés, du film de clôture ainsi que la remise des prix se dérouleront le dimanche 23 août au cinéma d’art et essai le Royal partenaire du festival, de 18h30 à 20h.
Cette année, Cinéma en Liberté s’adapte aux nouvelles normes sanitaires. Cette 9 eme édition sera centrée sur la projection des films et restera comme à son habitude sous le signe du partage et de la découverte artistique.
L’équipe organisatrice invite le public à pousser les portes de la tour royale pour vivre une expérience cinématographique unique sous un ciel étoilé en compagnie des réalisateurs présents.
Venez vivre ce condensé d’émotion sur grand écran !
Lisa Dora Fardelli

Programme
Vendredi 21 août :
20h – ouverture des portes et exposition « les reliques de l’image » de l’Association Kesako
20h – 20h40- Dj set Reiza
21h – Discours d’ouverture et lancement des projections
Samedi 22 août :
20h – ouverture des portes et exposition « les reliques de l’image » de l’Association Kesako
20h – 20h40- Dj set de Perrine
21h – Discours d’ouverture et lancement des projections
Bar assuré par la Bière de la Rade, machine à pop corn sur place .
Port du masque vivement recommandé, mise a disposition de gel hydroalcoolique sur place et respect des consignes sanitaires en vigueur
Tarifs : La soirée 10€ / Cérémonie de clôture 4€ / Le pass 3 jours 15€ .
Mise en vente des places en ligne sur Hello asso
Lien vidéo de promotion de l’événement :
https://www.youtube.com/watch
06 08 42 13 94 – cinemaenliberte@gmail.com


Six-Fours – Six N’Etoiles
Antoine de MAXIMY est-il vraiment mort ?

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Antoine de Maximy est cet animateur-aventurier-journaliste-réalisateur un peu déjanté qui, depuis 2003 s’invite chez les gens du monde entier à dormir chez eux.
«J’irai dormir chez vous» est devenu au fil des temps une émission de plus en plus prisée et pourtant ce ne fut pas sans mal.
Fâché avec l’école, ce fils de noble famille découvre à l’armée la réalisation, qui deviendra sa passion. Il est aventureux, a envie de connaître des pays et se lance ainsi dans l’aventure qui l’amènera à cette émission-culte qui a presque deux décennies avec quelque 80 pays traversés.
Et voilà qu’il décide de passer au cinéma avec une idée en tête : mêler le reportage à la fiction.
Ça donne «J’irai dormir-mourir dans les Carpates» qui sortira le 16 septembre et qu’il est venu nous présenter en avant-première au Six N’Etoiles de Six-Fours.
Surprise, il arrive en béquille suite à un petit problème, mais qui ne lui enlève ni son sourire, ni sa pêche, ni sa volubilité.
Masque obligé, il l’enlèvera pour nous parler de lui et de son film mais, à l’inverse d’autres présentations de films, il discutera avec le public avant qu’on ne voit le film puis disparaîtra, ce qui laissera un public un peu frustré car c’est toujours après la projection que les questions deviennent les plus  intéressantes… Mais il devait avoir autre chose à faire.
Quant au film, il est particulièrement original puisqu’il démarre comme une de ses émissions. Il est dans les Carpates et on le suit dans ses pérégrinations, caméras à l’épaule et à la main puisqu’il s’auto-filme. Jusqu’à ce qu’on assiste à son accident. Sa voiture part dans les décors. Plus d’image et on annonce à la télé qu’il aurait disparu puisqu’on n’a pas retrouvé son corps.
Mort ? Pas mort ? That is the question.
Ses affaires sont ramenées à Paris avec toutes les cassettes tournées avant l’accident. Agnès, sa monteuse (Alice Pol) décide, pour lui rendre hommage, de monter sa dernière émission. Il se trouve qu’il manque deux cassettes et nombre d’indices lui font penser qu’il s’est passé quelque chose de bizarre et qu’il n’est peut-être pas mort. Mais quoi ? C’est ce qu’elle décide de chercher avec l’aide d’un policier (Max Boublil) qui, au départ, n’est pas très chaud mais, séduit par Agnès, va entrer dans l’aventure. Et nous avec.
Ce film, mi-reportage/mi-enquête policière, sort de l’ordinaire. Il est drôle et l’on est pris par l’enquête et la fin qu’elle va avoir. Va-t-on retrouver ou pas l’aventurier…. Vous le saurez en allant voir ce film sympathique où Antoine joue son propre rôle et où nos deux compères sont attendrissants à espérer le retrouver vivant en allant jusque dans les Carpates pour retrouver sa trace.

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Noémie Dumas directrice du Six N’Etoiles, reçois Antoine de Maximy… éclopé !

Antoine, comment êtes-vous arrivé à faire ce film ?
Avec autant de difficultés que lorsque j’ai proposé mon émission et que toutes les télés ont refusé le projet. Il n’y a que la chaîne «Voyages» qui a bien voulu prendre des risques… sans que je sois payé pour les premiers épisodes !
Quant au projet du film, il existe depuis… 17 ans ! L’idée m’était venue en me disant : que se passerait-il si je disparaissais durant un tournage ? Mais comment faire une fiction en se greffant sur une émission qui est authentique. Comme pour celle-ci j’ai eu beaucoup de refus, jusqu’à ce que je me décide, le 16 mai 2019, à lancer un financement participatif auprès des gens qui me suivaient depuis des années, et leur expliquer le projet. J’ai parcouru des kilomètres à travers la France pour rencontrer le public, je suis même allé dans des églises. Les réseaux sociaux ont immédiatement fonctionné. En 15 jours j’ai reçu 250.000€ ! Du coup, des producteurs ont commencé à s’intéresser au projet.
Vous, nul à l’école, vous avez un cheminement original…
C’est suite à un accident de poussette !
Plus sérieusement – encore que – j’ai des parents exceptionnels qui sont artistes dans l’âme. Ils n’avaient pas un rond et ma mère peignait sur des cagettes, Comme c’étaient des lattes assemblées, elle mettait une toile derrière et peignait… des gens en prison ! Mon père dessinait dans son style à lui, assez figuratif, jouant avec ombre et lumière et il a ainsi, peu à peu, ajouté des personnages sur une toile jusqu’à faire une pièce de 82 mètres de long !
Quand tu nais dans une famille comme ça, tu ne peux pas être vraiment normal !

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Revenons au film, comment s’est fait le choix des deux comédiens principaux ?
Par élimination ! Je ne connaissais pas ce milieu du cinéma et j’ai essuyé je ne sais combien de refus. Tout le monde trouvait l’idée farfelue et n’osait pas se lancer dans un tel projet avec un tel mec. Et puis Alice Pol et Max Boublil ont dit oui tout de suite. Ce qui ne m’a pas étonné car ce sont deux acteurs de comédies et ceux-là sont plus courageux que les autres. Ils savent et aiment prendre des risques dans des projets qui sortent des sentiers battus.
Vous aussi vous aimez prendre des risques en traversant des pays inconnus, rencontrant des gens de toutes sortes chez qui vous dormez sans savoir qui ils sont…
Oui, mais c’est ça le plaisir de l’aventure, de partir sans savoir où vous allez atterrir, qui vous allez rencontrer. Alors c’est vrai que quelquefois il y a eu des moments où ça aurait pu mal tourner, j’ai eu peur mais la peur fait monter l’adrénaline et c’est ce que j’aime. Et jusqu’ici tout s’est toujours bien terminé… La preuve : je ne suis pas mort !
Aujourd’hui vous avez deux concurrents : Nans et Mout avec leur émission «Nus et culottés»
Ce ne sont pas des concurrents mais des copains. D’ailleurs un jour, on a voulu faire un clin d’œil à nos spectateurs : Chacun de nous a pris une séquence de l’autre et l’a mise dans sa propre émission… C’était à Amsterdam et c’était très drôle.
En dehors de ce film dont vous faites la promotion en ce moments, les prochaines destinée, ce sera quoi ?
La France ! Entre mes béquilles et le virus qui nous interdit plein de pays, il n’y a pas beaucoup de choix !

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Vous attendez beaucoup de ce film ?
J’ai eu tellement de problèmes et mis tellement de temps pour le réaliser, je que j’attends évidemment, c’est qu’il marche, qu’il plaise au public qui me suit depuis des années… et aux autres !
C’est grâce au public que mon émission dure depuis si longtemps.
C’est grâce au public que j’ai pu réaliser ce film.
Alors je compte sur lui pour en parler, s’il l’aime.
Et au public qui est là ce soir à qui je dis : si vous l’avez aimé, parlez-en. Sinon… fermez vos gueules !

Jacques Brachet



Châteauvallon : GIONO ouvre les festivités

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Quel plaisir de se retrouver dans ce lieu magique qui nous a tant manqué !
Nous revoilà dans cette pinède, entourés de ces bâtiments de pierre imaginés par le génial Henri Komatis , que j’ai vu sortir de terre, sous un ciel magnifiquement bleu, dans la douce chaleur estivale, avec pour seul bruit la stridulation des cigales et les papotages des habitués qui ont repris avec joie le chemin du théâtre national et qui se retrouvent avec grand plaisir.
Et pour ouvrir en beauté, c’est Jean Giono qui était à l’honneur pour une belle soirée où Jacques Meny, auteur, réalisateur, président de l’association des amis de Jean Giono, vint parler du rapport qu’entretenait celui-ci avec la Provence et la Méditerranée, sous le regard de Sylvie Giono, fille du grand maître. Puis ce fut autour de Claire Chazal, présidente de Châteauvallon-Liberté et de l’ami Charles Berling, de venir nous offrir des textes choisis. Enfin, pour terminer cette soirée en beauté, Jaccques Meny nous proposa un film réalisé par Giono «Crésus».
C’est donc celui-ci qui démarra cet hommage sur les hauteurs du site, dans la pinède où sa voix se mêla à ces cigales qui font partie intégrante du lieu et… de notre «pays».
En octobre de cette année, on commémorera le cinquantième anniversaire de la disparition de ce bel auteur et depuis le début de l’année, il est chanté un peu partout. Et puis il y a eu ce satané virus qui a tout arrêté. Mais Jacques et Sylvie sont repartis de pied ferme en redémarrant à Châteauvallon.

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Alors, les rapports de cet auteur avec cette Haute Provence où il est né, sont très ambigus.
En effet, nous explique Jacques, Giono a d’abord toujours dit qu’il était né à Manosque «par hasard», d’un père italien et d’une mère normande et qu’il est allé jusqu’à nier cette Provence «au ciel tragique à force d’azur», lui qui  n’aspirait qu’à des tempêtes, des orages, des brouillards, de la pluie (ce qu’on retrouve dans tous ses romans) et qui rêvait de l’Ecosse.
Pour lui, le soleil c’est l’ennemi, «le tragique solaire».
Il a toujours clamé que son œuvre reposait sur un malentendu et il rageait lorsqu’on le définissait comme un écrivain provençal, régional. Il détestait d’ailleurs les auteurs dits provençaux, comme Daudet, Pagnol, Aicard et pour lui, la Provence la mieux décrite, on la trouve chez … Shakespeare !
«Ma Provence est une Provence inventée, je n’aime pas la mer, je suis allergique à la Côte d’Azur, je méprise «les terres du bas» disait-il encore.
Loin du soleil et des cigales, il était fasciné par la Provence tragique, désertique, silencieuse, inquiétante comme celle qu’il a filmée dans «Crésus» le film qu’il a réalisé.
Il s’est formé à la littérature gréco-latine : Eschyle, Homère, Sophocle, Euripide et aux sources arabes des «Mille et une nuits». C’était son héritage littéraire.
Et pourtant… pourtant il a écrit les plus belles pages de son œuvre dans cette haute Provence qu’il n’a jamais vraiment quittée. Mais, disait-il encore, ses romans auraient pu se passer aussi bien au Mexique qu’en Ecosse ou en Amérique.
Quoiqu’il en soi, il est un écrivain majeur qui reste, même aujourd’hui, l’un des auteurs les plus lus en langue française et qu’on apprend à l’école.
Le temps lui étant imparti étant terminé et même si on l’eut encore écouté avec plaisir, Jacques Meny dut laisser sa place à Claire Chazal qui vint nous lire un long et admirable extrait du roman «Le hussard sur le toit», œuvre majeure de Giono qui fit l’objet d’un film et qui reste une œuvre de grande actualité puisque elle parle du choléra qui dévasta la région comme le fit (et hélas le fait encore)  le Covid 19. Elle nous lut la rencontre d’Angelo avec Pauline, atteinte du choléra et qu’il soigna durant toute une nuit. On reconnait entre toutes, la voix de Claire Chazal qui, durant tant d’années, nous annonçait les nouvelles du jour. Cette voix claire ( !), profonde, grave avec laquelle elle nous distilla les mots de Giono. Ce fut un grand moment de charme et de beauté.

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Avec plus de fougue et de passion – comme toujours pourrait-on dire ! – Charles Berling prit le relais pour nous assener un vrai grand moment de lucidité de l’écrivain dans «Les vraies richesses», un essai sur le monde qu’il vivait et qui n’a pas beaucoup changé, où il dénonce la vanité, l’égoïsme des hommes, cet amour de l’argent, de la gloire, qui passe au-dessus de l’amour de l’autre, nous priant d’écouter notre cœur et ce qui est le plus beau en nous…
Un texte d’une grande puissance, d’une grande émotion qui reste tellement actuel.
Après tous ces beaux mots entendus, un petit pique-nique fort sympathique nous attendait, où chacun put se mêler aux autres, (toujours  dans une stricte distance voilée !) et échanger avec nos quatre personnalités dans une atmosphère de détente et de simplicité.
Puis Jacques Meny nous proposa de revoir ce film que Giono tourna à 65 ans : «Crésus».
Il y avait fort longtemps qu’il voulait réaliser un film mais il avait peur de l’ombre de Pagnol et que l’on dise qu’il faisait «du Pagnol».
Au générique Fernandel omniprésent sur l’écran, entouré des tas de comédiens, de seconds rôles «que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaître» et qu’on redécouvre avec plaisir : Rellys (1er Ugolin de Manon des sources) ; Paul et Jacques Préboist, Marcelle Rançon-Hervé, le fameux bégayeur Pierre Repp, Olivier Hussenot, la grand Sylvie (La vieille dame indigne de René Allio) …
Et par-dessus tout ça, la musique de Joseph Kosma, musicien prodigieux qui signa des dizaines de musiques de films et de chansons dont les fameuses «Feuilles mortes» sur des paroles de Prévert .
Le film remastérisé par les soins de Jacques, a un peu vieilli mais les images en noir et blanc sont superbes, montrant ces fameux paysages lunaires qu’appréciait tant Giono, Fernandel étant tout simplement magnifique et les dialogues ciselés.
Et pourtant, nous explique Jacques, le film fut massacré par la critique à sa sortie en 1960 même si, quelques années plus tard Tavernier avouait que c’était un des meilleurs films qu’il ait vu, Roger Hubert, directeur photographe le comparant aux «Enfants du Paradis», ce film étant aujourd’hui considéré comme un classique.
A noter qu’on retrouve au générique Claude Pinoteau comme conseiller technique et Costa-Gavras comme assistant réalisateur.
C’est avec cette pensée que «l’argent ne fait pas le bonheur», que se terminait cette fraîche soirée et qu’on quittait nos chaises-longues les étoiles pleins les yeux et le ciel.
L’ombre de Giono a plané sur nous.

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Jacques Brachet