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«30 jours max», entre cascades et humour… évidemment !

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Et revoilà Lacheau et Boudali !
On avait Laurel et Hardy, Poiret et Serreau, Footite et Chocolat, Pipo et Mario… Aujourd’hui on a Lacheau et Doudali ! On ne voit pas l’un sans l’autre, ils écrivent ensemble, ils jouent ensemble ils réalisent… l’un après l’autre prenant toujours l’autre dans son casting.
Donc évidemment, pour ce nouveau film «30 jours max», c’est Tarek Boudali qui est aux commandes mais tous deux se retrouvent aussi devant les caméras.
Duo de charme, d’humour et d’action, une fois de plus, et un accompagnement top niveau : Vanessa Guide, la petite nouvelle, Reem Kherici la fidèle, Julien Arruti, fidèle itou et deux comparses incroyables : Marie-Anne Chazel qui ressemble à Sylvie Vartan années 70 et José Garcia qui fait penser à Dolph Lungrun !
Rayane est un jeune flic trouillard et maladroit sans cesse moqué par les autres policiers. Le jour où son médecin lui apprend à tort qu’il n’a plus que trente jours à vivre, il comprend que c’est sa dernière chance pour devenir un héros au sein de son commissariat et impressionner sa collègue Stéphanie. L’éternel craintif se transforme alors en véritable tête brûlée qui prendra tous les risques pour coincer un gros caïd de la drogue…

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Tarek, Au-delà de la comédie, étiez-vous tenté par l’idée d’un fil d’action ?
Pas spécialement. L’idée de base, c’est la question que tout le monde s’est posée à un moment ou un autre : que ferais-je s’il me restait trente jours à vivre ? Je voulais tirer de la réponse une comédie, avec comme détonateur comique le fait que le personnage condamné se rend compte qu’il n’est plus condamné…
Or, entre temps, il fallait qu’il fasse des trucs de fou, n’ayant plus rien à perdre, et qu’il soit impossible pour lui de stopper l’engrenage. Et le métier où on prend beaucoup de risques, c’est évidemment policier. À partir de là, le film d’action s’est naturellement collé à la comédie.
Comment avez-vous préparé votre rôle ?
En passant un peu de temps avec la police. Un service de jour et un autre de nuit avec la brigade anti-criminalité (BAC). C’est peu, mais ça laisse le temps de voir comment ça se passe… et de vivre des trucs

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Etes-vous fan de films policiers ?
Non seulement ça, mais aussi des émissions comme «90’ Enquêtes» ou «Appels d’urgence ». Sinon, au cinéma «Piège de cristal», «Mission impossible»…
Vous auriez aimé être cascadeur ?.
D’une certaine manière, je le suis — cascadeur, pas policier ! En bon amateur de sensations fortes, j’ai décidé de faire toutes mes cascades moi-même. Je n’ai aucune doublure. Le tout premier jour de tournage, je suis passé à travers la planche d’une hauteur de 5 mètres pour la séquence du début. À partir de là, l’équipe savait dans quoi on s’embarquait…
Et le numéro de funambule ?
Je suis vraiment monté sur cette planche entre deux immeubles ! Je voulais tout faire pour de vrai. J’ai dû batailler avec la production, mais au bout du compte, c’est passé. Et à la fin du tournage, j’ai remercié le courtier qui m’a assuré !
Et la poursuite à moto ?
Oui. J’ai même passé mon permis moto deux mois avant pour ça ! Mais ce ne sont pas les cascades qui étaient le plus dur, mais la météo. La plupart des séquences où je suis en cape et torse nu ont été tournées entre Novembre et Décembre, souvent la nuit par -2° ! Quand je slalome en moto à 90 km/heure, sans casque ni protection, il faisait un froid de gueux et il s’est même mis à pleuvoir… Si je me loupais, je mourais !

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Des blessures ?
Une seule blessure, et lors d’une scène dite facile ! Et de ma faute, en plus ! Quand je saute du fauteuil et je m’étale sur le bureau. Le responsable cascades m’a demandé de mettre mes protections, mais on était dans le speed et je ne voyais pas le danger. Et je me suis fait mal. La traversée de la vitre, également : j’ai été stoppé net par la façade extérieure, et je me suis fait un gros hématome à la cuisse.
Le rôle de crétin, vous l’avez donné à votre complice, Philippe Lacheau !
Bien sûr ! C’était une vengeance. Il m’a quand même bien défoncé sur «Nicky Larson et le parfum de Cupidon» ! Maintenant, quand on travaille sur un scénario, on ne prête pas tout de suite attention aux personnages qu’on va jouer. On étudie surtout la mécanique de l’histoire, l’efficacité des gags…
Avez-vous beaucoup ri sur le tournage ?
Moi non. J’étais trop stressé ! D’autant que les scènes à l’ambassade, par exemple, étaient parmi les premières du plan de travail. Comme on a commencé à tourner fin septembre, il fallait profiter des derniers beaux jours pour la garden-party. De toute façon, d’une manière générale, quand Philippe réalise, on est tous très détendus tandis que lui est très concentré, et quand c’est moi qui mets en scène, c’est l’inverse !



Toulon : Festival « Cinéma en liberté »

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Accompagnée par le soutien indéfectible de la marie de Toulon, l’association Au coeur des arts revient pour une neuvième édition du festival international de courts-métrages Cinéma en Liberté. Le festival aura lieu les vendredi 21 Aout et samedi 22 août à la Tour Royale à Toulon de 20h à 1h du matin. Durant ces deux soirées de projection, cet évènement cinématographique présentera vingt-neuf courts métrages internationaux retenus parmi plus de 350 candidatures venues des quatre coins du monde… France, Belgique, Québec,
Espagne, Republique Tchéque, Maroc, Italie, Macédoine, Liban, Syrie, Royaume-Uni ,États-Unis, ce sont bien les destinations que vous propose la neuvième édition du festival.
Par les circonstances exceptionnelles que nous traversons cette année, l’élan de l’équipe organisatrice et l’enthousiasme partagé de nos partenaires ont décuplé notre volonté de vous faire vivre un tourbillon cinématographique au bouillon de culture vivifiant… Un Jury de professionnels départagera les courts métrages en compétition.
La projection des films primés, du film de clôture ainsi que la remise des prix se dérouleront le dimanche 23 août au cinéma d’art et essai le Royal partenaire du festival, de 18h30 à 20h.
Cette année, Cinéma en Liberté s’adapte aux nouvelles normes sanitaires. Cette 9 eme édition sera centrée sur la projection des films et restera comme à son habitude sous le signe du partage et de la découverte artistique.
L’équipe organisatrice invite le public à pousser les portes de la tour royale pour vivre une expérience cinématographique unique sous un ciel étoilé en compagnie des réalisateurs présents.
Venez vivre ce condensé d’émotion sur grand écran !
Lisa Dora Fardelli

Programme
Vendredi 21 août :
20h – ouverture des portes et exposition « les reliques de l’image » de l’Association Kesako
20h – 20h40- Dj set Reiza
21h – Discours d’ouverture et lancement des projections
Samedi 22 août :
20h – ouverture des portes et exposition « les reliques de l’image » de l’Association Kesako
20h – 20h40- Dj set de Perrine
21h – Discours d’ouverture et lancement des projections
Bar assuré par la Bière de la Rade, machine à pop corn sur place .
Port du masque vivement recommandé, mise a disposition de gel hydroalcoolique sur place et respect des consignes sanitaires en vigueur
Tarifs : La soirée 10€ / Cérémonie de clôture 4€ / Le pass 3 jours 15€ .
Mise en vente des places en ligne sur Hello asso
Lien vidéo de promotion de l’événement :
https://www.youtube.com/watch
06 08 42 13 94 – cinemaenliberte@gmail.com


Six-Fours – Six N’Etoiles
Antoine de MAXIMY est-il vraiment mort ?

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Antoine de Maximy est cet animateur-aventurier-journaliste-réalisateur un peu déjanté qui, depuis 2003 s’invite chez les gens du monde entier à dormir chez eux.
«J’irai dormir chez vous» est devenu au fil des temps une émission de plus en plus prisée et pourtant ce ne fut pas sans mal.
Fâché avec l’école, ce fils de noble famille découvre à l’armée la réalisation, qui deviendra sa passion. Il est aventureux, a envie de connaître des pays et se lance ainsi dans l’aventure qui l’amènera à cette émission-culte qui a presque deux décennies avec quelque 80 pays traversés.
Et voilà qu’il décide de passer au cinéma avec une idée en tête : mêler le reportage à la fiction.
Ça donne «J’irai dormir-mourir dans les Carpates» qui sortira le 16 septembre et qu’il est venu nous présenter en avant-première au Six N’Etoiles de Six-Fours.
Surprise, il arrive en béquille suite à un petit problème, mais qui ne lui enlève ni son sourire, ni sa pêche, ni sa volubilité.
Masque obligé, il l’enlèvera pour nous parler de lui et de son film mais, à l’inverse d’autres présentations de films, il discutera avec le public avant qu’on ne voit le film puis disparaîtra, ce qui laissera un public un peu frustré car c’est toujours après la projection que les questions deviennent les plus  intéressantes… Mais il devait avoir autre chose à faire.
Quant au film, il est particulièrement original puisqu’il démarre comme une de ses émissions. Il est dans les Carpates et on le suit dans ses pérégrinations, caméras à l’épaule et à la main puisqu’il s’auto-filme. Jusqu’à ce qu’on assiste à son accident. Sa voiture part dans les décors. Plus d’image et on annonce à la télé qu’il aurait disparu puisqu’on n’a pas retrouvé son corps.
Mort ? Pas mort ? That is the question.
Ses affaires sont ramenées à Paris avec toutes les cassettes tournées avant l’accident. Agnès, sa monteuse (Alice Pol) décide, pour lui rendre hommage, de monter sa dernière émission. Il se trouve qu’il manque deux cassettes et nombre d’indices lui font penser qu’il s’est passé quelque chose de bizarre et qu’il n’est peut-être pas mort. Mais quoi ? C’est ce qu’elle décide de chercher avec l’aide d’un policier (Max Boublil) qui, au départ, n’est pas très chaud mais, séduit par Agnès, va entrer dans l’aventure. Et nous avec.
Ce film, mi-reportage/mi-enquête policière, sort de l’ordinaire. Il est drôle et l’on est pris par l’enquête et la fin qu’elle va avoir. Va-t-on retrouver ou pas l’aventurier…. Vous le saurez en allant voir ce film sympathique où Antoine joue son propre rôle et où nos deux compères sont attendrissants à espérer le retrouver vivant en allant jusque dans les Carpates pour retrouver sa trace.

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Noémie Dumas directrice du Six N’Etoiles, reçois Antoine de Maximy… éclopé !

Antoine, comment êtes-vous arrivé à faire ce film ?
Avec autant de difficultés que lorsque j’ai proposé mon émission et que toutes les télés ont refusé le projet. Il n’y a que la chaîne «Voyages» qui a bien voulu prendre des risques… sans que je sois payé pour les premiers épisodes !
Quant au projet du film, il existe depuis… 17 ans ! L’idée m’était venue en me disant : que se passerait-il si je disparaissais durant un tournage ? Mais comment faire une fiction en se greffant sur une émission qui est authentique. Comme pour celle-ci j’ai eu beaucoup de refus, jusqu’à ce que je me décide, le 16 mai 2019, à lancer un financement participatif auprès des gens qui me suivaient depuis des années, et leur expliquer le projet. J’ai parcouru des kilomètres à travers la France pour rencontrer le public, je suis même allé dans des églises. Les réseaux sociaux ont immédiatement fonctionné. En 15 jours j’ai reçu 250.000€ ! Du coup, des producteurs ont commencé à s’intéresser au projet.
Vous, nul à l’école, vous avez un cheminement original…
C’est suite à un accident de poussette !
Plus sérieusement – encore que – j’ai des parents exceptionnels qui sont artistes dans l’âme. Ils n’avaient pas un rond et ma mère peignait sur des cagettes, Comme c’étaient des lattes assemblées, elle mettait une toile derrière et peignait… des gens en prison ! Mon père dessinait dans son style à lui, assez figuratif, jouant avec ombre et lumière et il a ainsi, peu à peu, ajouté des personnages sur une toile jusqu’à faire une pièce de 82 mètres de long !
Quand tu nais dans une famille comme ça, tu ne peux pas être vraiment normal !

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Revenons au film, comment s’est fait le choix des deux comédiens principaux ?
Par élimination ! Je ne connaissais pas ce milieu du cinéma et j’ai essuyé je ne sais combien de refus. Tout le monde trouvait l’idée farfelue et n’osait pas se lancer dans un tel projet avec un tel mec. Et puis Alice Pol et Max Boublil ont dit oui tout de suite. Ce qui ne m’a pas étonné car ce sont deux acteurs de comédies et ceux-là sont plus courageux que les autres. Ils savent et aiment prendre des risques dans des projets qui sortent des sentiers battus.
Vous aussi vous aimez prendre des risques en traversant des pays inconnus, rencontrant des gens de toutes sortes chez qui vous dormez sans savoir qui ils sont…
Oui, mais c’est ça le plaisir de l’aventure, de partir sans savoir où vous allez atterrir, qui vous allez rencontrer. Alors c’est vrai que quelquefois il y a eu des moments où ça aurait pu mal tourner, j’ai eu peur mais la peur fait monter l’adrénaline et c’est ce que j’aime. Et jusqu’ici tout s’est toujours bien terminé… La preuve : je ne suis pas mort !
Aujourd’hui vous avez deux concurrents : Nans et Mout avec leur émission «Nus et culottés»
Ce ne sont pas des concurrents mais des copains. D’ailleurs un jour, on a voulu faire un clin d’œil à nos spectateurs : Chacun de nous a pris une séquence de l’autre et l’a mise dans sa propre émission… C’était à Amsterdam et c’était très drôle.
En dehors de ce film dont vous faites la promotion en ce moments, les prochaines destinée, ce sera quoi ?
La France ! Entre mes béquilles et le virus qui nous interdit plein de pays, il n’y a pas beaucoup de choix !

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Vous attendez beaucoup de ce film ?
J’ai eu tellement de problèmes et mis tellement de temps pour le réaliser, je que j’attends évidemment, c’est qu’il marche, qu’il plaise au public qui me suit depuis des années… et aux autres !
C’est grâce au public que mon émission dure depuis si longtemps.
C’est grâce au public que j’ai pu réaliser ce film.
Alors je compte sur lui pour en parler, s’il l’aime.
Et au public qui est là ce soir à qui je dis : si vous l’avez aimé, parlez-en. Sinon… fermez vos gueules !

Jacques Brachet



Châteauvallon : GIONO ouvre les festivités

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Quel plaisir de se retrouver dans ce lieu magique qui nous a tant manqué !
Nous revoilà dans cette pinède, entourés de ces bâtiments de pierre imaginés par le génial Henri Komatis , que j’ai vu sortir de terre, sous un ciel magnifiquement bleu, dans la douce chaleur estivale, avec pour seul bruit la stridulation des cigales et les papotages des habitués qui ont repris avec joie le chemin du théâtre national et qui se retrouvent avec grand plaisir.
Et pour ouvrir en beauté, c’est Jean Giono qui était à l’honneur pour une belle soirée où Jacques Meny, auteur, réalisateur, président de l’association des amis de Jean Giono, vint parler du rapport qu’entretenait celui-ci avec la Provence et la Méditerranée, sous le regard de Sylvie Giono, fille du grand maître. Puis ce fut autour de Claire Chazal, présidente de Châteauvallon-Liberté et de l’ami Charles Berling, de venir nous offrir des textes choisis. Enfin, pour terminer cette soirée en beauté, Jaccques Meny nous proposa un film réalisé par Giono «Crésus».
C’est donc celui-ci qui démarra cet hommage sur les hauteurs du site, dans la pinède où sa voix se mêla à ces cigales qui font partie intégrante du lieu et… de notre «pays».
En octobre de cette année, on commémorera le cinquantième anniversaire de la disparition de ce bel auteur et depuis le début de l’année, il est chanté un peu partout. Et puis il y a eu ce satané virus qui a tout arrêté. Mais Jacques et Sylvie sont repartis de pied ferme en redémarrant à Châteauvallon.

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Alors, les rapports de cet auteur avec cette Haute Provence où il est né, sont très ambigus.
En effet, nous explique Jacques, Giono a d’abord toujours dit qu’il était né à Manosque «par hasard», d’un père italien et d’une mère normande et qu’il est allé jusqu’à nier cette Provence «au ciel tragique à force d’azur», lui qui  n’aspirait qu’à des tempêtes, des orages, des brouillards, de la pluie (ce qu’on retrouve dans tous ses romans) et qui rêvait de l’Ecosse.
Pour lui, le soleil c’est l’ennemi, «le tragique solaire».
Il a toujours clamé que son œuvre reposait sur un malentendu et il rageait lorsqu’on le définissait comme un écrivain provençal, régional. Il détestait d’ailleurs les auteurs dits provençaux, comme Daudet, Pagnol, Aicard et pour lui, la Provence la mieux décrite, on la trouve chez … Shakespeare !
«Ma Provence est une Provence inventée, je n’aime pas la mer, je suis allergique à la Côte d’Azur, je méprise «les terres du bas» disait-il encore.
Loin du soleil et des cigales, il était fasciné par la Provence tragique, désertique, silencieuse, inquiétante comme celle qu’il a filmée dans «Crésus» le film qu’il a réalisé.
Il s’est formé à la littérature gréco-latine : Eschyle, Homère, Sophocle, Euripide et aux sources arabes des «Mille et une nuits». C’était son héritage littéraire.
Et pourtant… pourtant il a écrit les plus belles pages de son œuvre dans cette haute Provence qu’il n’a jamais vraiment quittée. Mais, disait-il encore, ses romans auraient pu se passer aussi bien au Mexique qu’en Ecosse ou en Amérique.
Quoiqu’il en soi, il est un écrivain majeur qui reste, même aujourd’hui, l’un des auteurs les plus lus en langue française et qu’on apprend à l’école.
Le temps lui étant imparti étant terminé et même si on l’eut encore écouté avec plaisir, Jacques Meny dut laisser sa place à Claire Chazal qui vint nous lire un long et admirable extrait du roman «Le hussard sur le toit», œuvre majeure de Giono qui fit l’objet d’un film et qui reste une œuvre de grande actualité puisque elle parle du choléra qui dévasta la région comme le fit (et hélas le fait encore)  le Covid 19. Elle nous lut la rencontre d’Angelo avec Pauline, atteinte du choléra et qu’il soigna durant toute une nuit. On reconnait entre toutes, la voix de Claire Chazal qui, durant tant d’années, nous annonçait les nouvelles du jour. Cette voix claire ( !), profonde, grave avec laquelle elle nous distilla les mots de Giono. Ce fut un grand moment de charme et de beauté.

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Avec plus de fougue et de passion – comme toujours pourrait-on dire ! – Charles Berling prit le relais pour nous assener un vrai grand moment de lucidité de l’écrivain dans «Les vraies richesses», un essai sur le monde qu’il vivait et qui n’a pas beaucoup changé, où il dénonce la vanité, l’égoïsme des hommes, cet amour de l’argent, de la gloire, qui passe au-dessus de l’amour de l’autre, nous priant d’écouter notre cœur et ce qui est le plus beau en nous…
Un texte d’une grande puissance, d’une grande émotion qui reste tellement actuel.
Après tous ces beaux mots entendus, un petit pique-nique fort sympathique nous attendait, où chacun put se mêler aux autres, (toujours  dans une stricte distance voilée !) et échanger avec nos quatre personnalités dans une atmosphère de détente et de simplicité.
Puis Jacques Meny nous proposa de revoir ce film que Giono tourna à 65 ans : «Crésus».
Il y avait fort longtemps qu’il voulait réaliser un film mais il avait peur de l’ombre de Pagnol et que l’on dise qu’il faisait «du Pagnol».
Au générique Fernandel omniprésent sur l’écran, entouré des tas de comédiens, de seconds rôles «que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaître» et qu’on redécouvre avec plaisir : Rellys (1er Ugolin de Manon des sources) ; Paul et Jacques Préboist, Marcelle Rançon-Hervé, le fameux bégayeur Pierre Repp, Olivier Hussenot, la grand Sylvie (La vieille dame indigne de René Allio) …
Et par-dessus tout ça, la musique de Joseph Kosma, musicien prodigieux qui signa des dizaines de musiques de films et de chansons dont les fameuses «Feuilles mortes» sur des paroles de Prévert .
Le film remastérisé par les soins de Jacques, a un peu vieilli mais les images en noir et blanc sont superbes, montrant ces fameux paysages lunaires qu’appréciait tant Giono, Fernandel étant tout simplement magnifique et les dialogues ciselés.
Et pourtant, nous explique Jacques, le film fut massacré par la critique à sa sortie en 1960 même si, quelques années plus tard Tavernier avouait que c’était un des meilleurs films qu’il ait vu, Roger Hubert, directeur photographe le comparant aux «Enfants du Paradis», ce film étant aujourd’hui considéré comme un classique.
A noter qu’on retrouve au générique Claude Pinoteau comme conseiller technique et Costa-Gavras comme assistant réalisateur.
C’est avec cette pensée que «l’argent ne fait pas le bonheur», que se terminait cette fraîche soirée et qu’on quittait nos chaises-longues les étoiles pleins les yeux et le ciel.
L’ombre de Giono a plané sur nous.

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Jacques Brachet







Le monde fantastique de Federico FELLINI

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Né en 1920 à Rimini en Italie, Federico Fellini est mort à Rome en 1993.
Il aurait 100 ans cette année
Il fut l’un des réalisateurs les plus original, le plus fantasque dans un cinéma des années 50, s’essoufflait un peu. Il lui a redonné ses titres de noblesse jusqu’à le ramener au premier plan.
Démarrant comme scénariste, il va très vite s’imposer en tant que réalisateur avec «Les nuits de Cabiria» et surtout «La strada», ce film voyant également naître une star : Giulietta Masina, qui deviendra son épouse en 43 et le restera jusqu’à ce qu’il disparaisse. Elle le suivra d’ailleurs quelques mois après. Fellini fait aujourd’hui partie des plus grands réalisateurs du monde avec à son palmarès quelques films marquants du XXème siècle : «Les Vitelline», «Huit et demi», «La dolce vita», «Satyricon», «Casanova», «La città delle donne», «E la nave va», «Ginger et Fred» et son tout dernier, «La voce della luna», tourné trois ans avant sa disparition.
Je ne le rencontrai qu’une seule fois, au festival de Cannes en 89, où il présentait «La cità delle donne» (La cité des femmes), grâce à mon amie la comédienne Anna Prucnal qui m’avait invité à un cocktail que la production donnait en son honneur et où j’allais avec mon fidèle ami, le photographe Serge Assier.

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Le tout Cannes était évidemment présent, d’où impossibilité d’avoir un moment d’entretien mais ce colosse à la stature impressionnante, était un homme affable, charmant, simple, qui prit le temps pour saluer tout le monde et d’avoir un mot pour chacun.
Alors que quelqu’un venait lui dire qu’il l’admirait et le considérait comme l’un des plus grands réalisateurs, il répondit humblement :
«C’est vrai, j’exerce ce métier de scénariste et de réalisateur mais je n’ai jamais considéré cela comme un vrai métier car c’est une passion avant tout, j’aime inventer des histoires, les raconter. Il y a certainement beaucoup de choses de moi dans mes filma, des épisodes de ma vie… Je m’attache à mes films comme à des enfants, certains que j’aime plus que d’autres…
Avez-vous un préféré ?

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J’ai «une» préférée, c’est Gelsomina, l’héroïne de «La strada»… Je crois que j’en suis amoureux.»
On peut le comprendre puisque Gelsomina n’était autre que sa femme, restées dans le subconscient des amateurs du septième art avec son petit visage de clown chiffonné et triste, criant : «Et voilà le grand Zampano », réplique restée culte.
Fidèle à sa femme jusqu’au bout, on devait la retrouver dans nombre de ses films : «Les feux du Music-Hall», «Le Cheik blanc», «La strada», «Il bidone», «Les nuits de Cabiria», «Ginger et Fred», ce dernier auprès de Marcello Mastroianni qu’on retrouvait lui aussi dans «La dolce vità», «Huit et demi», «La cité des femmes», «Intervista», «Ginger et Fred»
Par contre Giulietta Masina lui fut cinématographiquement souvent infidèle, tournant entre autres avec Rossellini, Lattuada, Comencini, Bertolucci, de Filippo et même avec Duvivier et Brian Forbes.

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Fellini avait une autre corde à son arc : il avait un sacré coup de crayon et nombre de restaurateurs ont gardé précieusement des croquis, des caricatures qu’il dessinait sur les nappes en papier. Et en cette année où il présentait à Cannes «La cité des femmes», le festival rendait hommage à l’artiste en présentant dans le Palais ses œuvres, beaucoup inspirées des femmes, de l’amour, du sexe… Cela faisait partie de ses fantasmes, surtout les femmes plantureuses et même plus que plantureuses, avides de sexe comme lui qui était quelque peu obsédé, disons-le !
Certains de ses dessins ne sont pas à mettre entre toutes les mains !
Couvert d’honneurs, de prix, de distinctions, il reçut entre autres la palme d’or à Cannes  pour «La dolce vità» et même Hollywood lui remit en 93 un oscar d’honneur !
Il laisse une œuvre à nulle autre pareille, originale, fascinante, onirique, symbolique, très souvent controversée mais qui fut toujours très populaire car chargée d’humour, souvent de paillardise, de joie et d’exubérance mais d’une rare intelligence, d’une grande qualité intellectuelle, d’un esthétisme que seul un peintre pouvait donner sur un écran.
En fait, une œuvre véritable qui fait partie du patrimoine mondial du septième art.

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Jacques Brachet
Photos Serge Assier




Michèle LAROQUE… Le bonheur de faire ce métier

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Catherine (Michèle Laroque) pourrait être heureuse de retrouver une vie de couple avec Yann (Stéphane de Groodt), alors que leurs deux filles ont quitté le foyer.
Seulement voilà, Yann, tout en occultant le voyage qu’il avait promis de faire avec sa femme.
Yann, venant de prendre sa retraite, tourne en rond et est devenu accro aux bonzaïs avec qui il entretient des relations… humaines.
Comble de joie, leur fille Anna (Alice de Lencquesaing) revient à la maison avec Thomas, son compagnon (Olivier Rosemberg), celui-ci ayant à la fois perdu son job (ce qu’il ne dit pas à Anna) et l’appartement que leur prêtait un copain.
Cela bien sûr, va perturber Catherine qui, tout en aimant sa fille, ne veut plus retourner à la case départ. Elle va donc tout faire pour que le couple ne s’incruste pas.
Ca donner lieu à des scènes cocasses où en fait, personne n’est dupe, jusqu’à ce que le petit noyau familial explose.
« Chacun chez soi » est une comédie que signe Michèle Laroque dont c’est le second film en tant que réalisatrice, après le succès de «Brillantissime», ce scénario étant coécrit avec Julien Colombani.
C’est drôle, les dialogues sont percutants, les scènes drolatiques et les comédiens épatants, entre autre Stéphane de Groodt désopilant en retraité  à côté de la plaque mais qui n’est à aucun moment dupe de ce qui se trame entre les personnages.

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Michèle Laroque était de passage à Toulon pour présenter son second film en tant que réalisatrice, scénariste et comédienne malgré les menaces du coronavirus, devant une salle comble partout où elle passe.
Michèle, vous voilà avec votre second film en tant que réalisatrice… Vous y avez donc pris goût ?
Oui, d’autant que pour «Brillantissime», j’étais très stressée. J’avais peur de ne pas en être capable même si l’envie était là. J’ai eu la joie que ce film marche et ait eu un gros succès. Et, bonne surprise, cette fois c’est Studio Canal qui m’a contactée en me proposant ce scénario.
J’ai tout de suite adhéré au projet et nous avons, avec Julien Colombani, travaillé sur une seconde mouture afin de pouvoir m’approprier l’histoire. Nous avons tous beaucoup parlé, une confiance mutuelle s’est très vite installée car ma condition sine qua non était que j’aime l’histoire et me l’approprie. Sinon je n’aurais pas accepté le film.
Qu’est-ce qui vous a plu dans cette histoire ?
Ça tourne autour de la famille et d’un couple dont  l’histoire, sans être dramatique, est un peu compliquée. Mais avant tout, tous s’aiment même si, quelquefois, ils ont du mal à se supporter mais n’envisagent jamais de se séparer et cherchent plutôt des solutions pour gérer tous leurs problèmes.
Vous savez, une famille c’est souvent compliqué, il y a des hauts et des bas mais ça n’empêche pas de s’aimer. On s’engueule, on se dispute, on se dit des choses pas toujours agréables à entendre, mais une fois dites, personne ne boude dans son coin et l’on tourne la page.
Ça vous parle ?
Comme ça parle à tous. J’ai aimé raconter le retour des enfants adultes à la maison, c’est un sujet qui parle à beaucoup de familles : les parents pensent pouvoir un peu respirer après avoir élevé les enfants et le avoir vu partir faire leur vie et… les revoilà parce qu’ils ont des problèmes, ne savent pas où aller et sont obligés de revenir… Ce n’est facile à vivre pour personne. Cette histoire, je le vois lors de cette tournée pour présenter le film, ça touche beaucoup de familles, toutes les générations. Nombre de spectateurs viennent m’en parler après avoir vu le film. Beaucoup s’y retrouvent.
Vous formez un couple incroyable avec Stéphane de Groodt !
Stéphane est fabuleux ! Il y a longtemps que nous nous connaissons et que nous avons envie de travailler ensemble. Il est hyper intelligent et drôle, il comprend tout, tout de suite. Je lui ai envoyé beaucoup de messages pour lui expliquer ce que je voulais, ce que j’attendais de lui. Il est arrivé sur
le plateau totalement imprégné du sujet et de son rôle, il m’a fait des propositions qui allaient dans le droit fil de ce que j’attendais, il a rebondi sur chaque proposition… Il a été incroyable.
Je suis heureuse et fière de lui avoir proposé ce rôle qui sort de ce qu’il a l’habitude de faire, il est plutôt dans le rire et les jeux de mots. Là il joue un rôle décalé de ce retraité qui s’est réfugié dans les bonzaïs, qui a l’air à côté de la plaque mais qui comprend tout de ce qui se passe autour de lui. Il n’est jamais dupe. Il a tout compris, il a foncé et grâce à ça, nous avons gagné beaucoup de temps sur le tournage qu’on devait réaliser en sept semaines. D’un regard, nous nous comprenons.

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Vous avez un casting épatant…
Merci, ça me fait plaisir. J’avais découvert Alice de Lencquesaing dans le film de Maïwen «Polisse» où je l’avais trouvée exceptionnelle. Je ne l’ai jamais perdue de vue, j’ai suivi son parcours, elle est incroyablement vraie. C’est un petit animal.
Olivier Rosemberg, je l’ai rencontré par hasard en découvrant les courts métrages qu’il avait réalisés et dans lesquels il jouait. J’ai adoré son humour dans le film «Family business».
J’ai aussi fait appel pour des «guests», à trois copains : François Berléand, Lionel Abelanski et Vinnie Dargaud qui jouaient déjà ensemble dans la pièce de théâtre «Encore un instant».
François adore jouer les psy, Lionel était heureux que je lui propose de jouer ce prof qui a des idées derrière la tête avec Anna étudiante à la Sorbonne, quant à Vinnie, vu dans «Scènes de ménages», c’est sa première apparition dans un film et il est tellement beau !
Il y a encore ma vieille copine Lola Burbeuil qui joue une femme qui veut tout diriger mais que son mari laisse tomber. Enfin il y a ma fille Oriane Deschamps avec qui je joue pour la troisième fois. Elle était dans «Brillantissime» et «Comme t’y es belle» et je savais qu’elle serait bien dans le rôle de mon autre fille. Elle m’a dit que ce serait la dernière fois !
Ce tournage s’est en fait tourné en famille ?
Totalement et nous avons eu des fous-rires inénarrables. Il y a de quoi faire un sacré bêtisier !
Tout s’est fait dans la joie même durant la canicule où nous avons tourné sous 40° dans une pièce, dans le noir avec 40 personnes !
Au générique, pour les chansons, il y a Gaétan Roussel. Comment s’est fait ce choix ?
J’ai toujours aimé ses chansons et pendant que j’écrivais m’est revenue cette chanson d’un album que j’adorais : «Trafic». Les paroles de la chanson intitulée «Tu me manque, pourtant tu es là» s’adaptaient parfaitement au film et je me suis dit : «C’est «ma» chanson» ! Et puis j’avais découvert un groupe, «Third world» lorsque j’étais étudiante à Montréal. Je l’ai retrouvé au théâtre Edouard VIII et j’ai demandé à son producteur, le fils de Bob Marley, de la mettre dans le film. Il n’était pas très chaud au départ mais j’ai été tenace et il a dit oui ! Quant au groupe Téléphone, nous avons tous une de ses chansons dans la tête et je côtoie Jean-Louis Aubert sur «Les enfoirés». C’est aussi la famille et c’était cohérent.

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Alors, vos impressions après ce film ?
J’ai pris beaucoup plus de plaisir avec ce deuxième film car j’avais plus confiance en moi, j’étais entourée d’une belle équipe et j’avais une certaine connaissance du tournage. J’étais donc plus rassurée et je dois vous avouer que, succès ou échec peu m’importe car je me suis fait plaisir. Bien sûr je serais heureuse que le film marche mais on sait très bien que dans ce métier, il y a des hauts et des bas ; J’ai eu les deux sur la cinquantaine de films que j’ai tournés dont quand même treize qui ont dépassé le million d’entrées. J’ai toujours su rebondir et j’ai la chance et le bonheur de faire un métier qui me passionne, d’avoir tourné avec de grands réalisateurs, de magnifiques comédiens. Que demander de plus ?
Justement… Et maintenant ?
J’ai quelques projets en tant que comédienne mais aussi en tant que réalisatrice. J’étudie tout ça, je ne sais pas quel chemin je vais prendre… On verra… Et vous verrez !

Propos recueillis par Jacques Brachet
Photos Patrick Carpentier


Toulon – Pathé Liberté : «Petit pays», mais grand film

A

Nous sommes dans les années 1990 au Burundi avant que n’éclate la guerre civile et le génocide des Tutsis au Rwanda.
Gabriel est un petit garçon de 13 ans, insouciant qui vit entre son père français, sa mère rwandaise et sa petite sœur. Jusqu’à ce qu’éclate, d’abord la séparation de ses parents puis la guerre civile, ce qui va le faire grandir, perdre son innocence et devenir un petit adulte qui essaiera de se reconstruire en France.
C’est le roman qu’a écrit Gaël Faye, jeune chanteur qui, avec ce livre, est devenu un romancier universellement connu avec un million de livres vendus et un nombre incalculable de prix et récompenses.
Et c’est ric Barbier qui vient d’en faire l’adaptation cinématographique en collaboration avec l’auteur.
Il est entre autres le réalisateur de «La promesse de l’aube», tirée d’un roman de Romain Gary et nous fait entrer de plain-pied dans cette histoire forte, poignante, bouleversante, histoire vue par ce petit garçon magnifique interprété par Djibril van Copenolle. A ses côtés, sa petite sœur Dayla de Medina, sa maman Isabelle Kabano et son père Jean-Paul Rouve, très loin du personnage des Tuche.
C’est à la fois un film vérité mais aussi une histoire romancée où la poésie est présente, le réalisateur ayant pris le parti de montrer, non pas les atrocités de la guerre qui sont  en fond mais l’histoire d’un petit garçon qui va grandir trop vite.
Le film est totalement maîtrisé, à la fois violent et poétique, chargé d’amour et de tendresse malgré ce que vit cette famille qui va se disloquer. Et les images sont magnifiques,
Le film se termine sur une chanson de Gaël Faye et nous laisse cloué dans le fauteuil d’émotion. C’est un grand coup de poing que l’on prend direct au cœur.
Eric Barbier et Isabelle Kabano sont venus présenter le film à Toulon.

B C

«Eric, comment êtes-vous venu à réaliser ce film ?
J’ai lu ce film grâce à ma fille qui l’avait lu pour le concours des lycéens dont il avait reçu le prix. J’ai été touché dès la première lecture par l’histoire de cet enfant qui assiste à la séparation de ses parents juste avant le génocide. Tout se passe à travers lui, sa famille, ses copains et c’est ça le vrai sujet dans ce livre. Gabriel est pris par la violence, d’abord de la séparation de ses parents puis, petit à petit, des événements qui se rapprochent. C’est ce qui permettait de filmer et de donner une unité au film. Je ne voulais pas aborder cette histoire de manière frontale.
Et vous Isabelle ?
C’est une drôle d’histoire car comme beaucoup de Rwandais, j’ai lu ce roman voici deux ans. Il a été traduit et bien sûr nous voulions tous savoir comment Gaël Faye avait abordé ce sujet qui nous touche. J’avais été très émue par cette lecture mais je n’avais alors jamais imaginé qu’un jour je tournerais ce film. Comme il y avait un casting, j’y suis allée sans trop y croire et un mois avant le tournage, Eric m’a appelée pour me dire que j’avais le rôle. J’ai dit oui sans hésitation avec des sentiments mêlés de joie et de peur. Mais j’ai aimé ce rôle car c’est un rôle ascensionnel. Il y a des moments de joie, d’extase puis des moments dramatiques. C’est magnifique à jouer.
– Je dois dire – précise Eric – que je n’ai pas eu à voir beaucoup d’actrices, cinq, six, pas plus et lorsque j’ai vu Isabelle je l’ai tout de suite repérée. Elle avait à la fois ce côté mondain, «bling bling» qu’elle joue au début du film, sa vie tourne autour de ses amies et son rêve est d’aller à Paris. Et puis j’ai vu cette profondeur dans son regard lorsqu’elle prend conscience du drame que vit son pays et dont elle en sera une victime lorsque l’histoire la rattrape.
Eric, vous avez tourné avec beaucoup de non comédiens ?
Oui, dont la grand-mère qui raconte l’histoire et qui est magnifique.
Durant cinq jours j’ai fait un casting et j’ai choisi les personnalités qui pouvaient donner quelque chose car je leur fait jouer une histoire qu’ils connaissent et ils apportent une vérité. Certains même ont vécu cette histoire, ce qui donne une vérité aux scènes. Beaucoup ont improvisé, faisant ressurgir des souvenirs, des imagent qui leur reviennent.

D E

Et pour les enfants ?
Je leur ai laissé beaucoup de liberté et ce n’est pas moi mais les adultes qui les dirigent. Je voulais qu’ils aient cette impulsion spontanée, cette fraîcheur, afin qu’ils n’aient pas l’air de jouer.
Par exemple, lorsque la petite fille téléphone à sa grand-mère, je ne lui avais pas dit que c’était sa vraie grand-mère qui allait lui répondre. Ce qui a donné cette surprise et cette joie naturelles.
Et pour cette scène poignante où la mère ayant perdu ses esprits, oblige sa fille à chanter ?
La gamine n’était pas avertie de ce qu’allait lui dire Isabelle. Et j’ai laissé Isabelle à mener cette scène où la gamine a peur et éclate en sanglots.
– Ca a été difficile – explique Isabelle – car elle appréhendait déjà cette scène mais ne savait pas la violence que j’allais y mettre. Ça l’a surprise et elle a vécu la scène comme une scène réelle, elle a eu une peur bleue et pendant quelque temps, elle ne pouvait plus m’approcher. Elle a eu du mal à supporter ça. Mais il fallait cette surprise pour qu’elle soit prise au jeu car on ne peut pas tourner dix fois une telle scène avec une petite fille.
Où en est la situation aujourd’hui ?
Isabelle : Depuis 25 ans, ça n’a pas changé même s’il y a un calme de façade, il y a une violence latente et ça n’a pas encore évolué. Les élections arrivent et on appréhende toujours ce moment.
Eric : Je veux préciser que ce n’est pas un film sur cette guerre, tout comme le livre c’est au départ l’histoire d’un petit garçon qui voit ses parents se déchirer, se séparer, qui perd son enfance à travers ce qui pour lui est le vrai drame plus que la guerre. Le cœur du film est ce paradis qu’il a perdu, cette enfance volée. Pour lui c’est une déflagration
Ce qui est formidable dans ce film c’est que chaque fois que l’histoire devient trop dramatique, il y a une scène poétique, presque onirique, qui vient la balancer.
C’est exactement ce que je voulais, d’abord parce que le pays est magnifique. Pour des raisons politiques, nous n’avons pu tourner au Burundi mais reconstitué les décors au Rwanda. Je voulais montrer cette belle vision de l’Afrique. Il y pleut beaucoup et le paysage est très verdoyant.
Et le but n’était de faire un film sur ce génocide. On doit bien évidemment l’évoquer mais ce n’était pas le sujet. C’est d’abord l’histoire d’un enfant qui découvre la violence, d’abord celle de la séparation de ses parents et puis, qu’est-ce que comprend un enfant entre toutes ces violences, cette absurdité du racisme de base ? C’est de là que vient la rupture avec l’enfance.

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Que pense Gaël Faye du film ?
Nous avons travaillé étroitement ensemble au scénario et bien entendu il a fallu adapter des situations, en enlever d’autres, beaucoup d’anecdotes qui, dans le livre, apportent cette nostalgie de l’auteur mais qu’on ne pouvait retracer à l’écran. Il a été satisfait de notre travail.
Est-ce que le film sera présenté au Rwanda ?
Isabelle : Nous y partons dans quelques jours pour le présenter en avant-première et c’est un moment très attendu là-bas !
Eric : Et en plus nous emmenons toute l’équipe, Gaël Faye compris ! Ce sera la première fois qu’on se retrouvera tous et surtout les enfants qui ont tissé de vrais lien et qui sont disséminés un peu partout. Je pense que ce sera une vraie fête et un grand moment d’émotion».

Propos recueillis par Jacques Brachet
Sotie du film : 18 mai



La Valette – Cinéma Pathé
Une miss pas comme les autres

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«Quand je serai grand, je serai… Miss France !»
C’est ce qu’annonce le petit Alexandre devant toute sa classe qui, évidemment, se moque de lui.
En fait, en grandissant, il se rend compte qu’il n’est mentalement ni tout à fait un homme, ni tout à fait une femme.
Après la disparition de ses parents, il atterrit dans une maison tenue par Yolande où vit un monde hétéroclite : deux sri-lankaises, un maghrébin, un black, un travesti qui fait le trottoir, qui n’ont pas toujours été gâtés par la vie et qui se sont créé une famille dans ce lieu singulier.
C’est avec leur aide qu’il va prendre la décision de se présenter à la sélection de Miss Ile de France, premier échelon pour accéder au titre de Miss France, sous le prénom d’Alexandra.
Ruben Alvès va nous amener dans cette quête à la reconnaissance par petites touches d’humour et d’émotion mêlés, suivant le chemin de ce garçon qui se cherche et qui, contre vents et marées, va poursuivre son rêve utopique de s’accepter, de se trouver à travers cette féminité qui est en lui.
Avec un sujet pareil, on pouvait s’attendre au meilleur comme au pire. Et l’on a le meilleur tant le scénario est sensible, jamais caricatural, tant les personnages sont attachants, Alexandre Wetter en premier, aussi beau en garçon qu’en fille, dont l’émotion à fleur de peau qu’il a en lui est communicative.
Notons aussi Isabelle Nanty, parfaite dans le rôle de Yolande, la logeuse-amie, qui, sous une nature tonitruante, cache une grande blessure.
Et puis, inattendu, Thibault de Montalembert, qui, aux antipodes de ce mec snob et arriviste de la série «Dix pour cent» se retrouve dans la peau d’un travesti prostitué extravagant qui, lui aussi, se cache derrière ce personnage haut en couleur, nous offrant là une belle prouesse d’acteur.

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C’est au Pathé la Valette qu’on retrouve Ruben Alvès, Alexandre Wetter et l’ami Thibault de Montalembert.
Ruben, comment avez-vous eu l’idée de ce film ?
C’est un sujet qui me tient à cœur depuis pas mal de temps, nourri par mon environnement, des personnages que je côtoie, des interrogations qu’ils ont, de l’identité et d’un certain courage pour aborder sa féminité lorsqu’on est un homme. Je voulais d’abord faire un téléfilm sur ce parcours initiatique et puis j’ai rencontré Alexandre.
Justement, cette rencontre ?
Je l’ai découvert sur Instagram, je me suis aussitôt dit que ce serait lui. Je l’ai appelé, nous nous sommes rencontrés dans un café, je lui ai parlé de ce projet en me demandant quelle réaction il allait avoir…
Et alors, Alexandre ?
(grand et lumineux sourire) Alors je n’ai absolument pas hésité une minute ! Nous nous sommes tout de suite compris. J’étais alors mannequin et j’aimais défiler, que ce soit en homme ou en femme, car j’ai toujours assumé mon androgynie et aimé camper des personnages. Je lui ai posé beaucoup de questions et c’est moi qui lui ai donné l’idée d’en faire un film et non un téléfilm.
Vous n’êtes alors que mannequin. Comment avez-vous endossé ce rôle ?
Avec deux mois de travail avec un coach. Il a d’abord fallu que je perde dix kilos et  c‘est ce qui a été le plus dur ! J’ai pris des cours de maintien, de marche avec les talons. Ça a été du boulot !
Ruben, comment avez-vous eu l’idée de Thibault pour ce rôle de travesti ?
Là encore à la télé en regardant la série «Dix pour cent», une scène où il était nu sur un lit avec son assistante. J’ai trouvé en lui une sorte de féminité et je suis tout de suite dit qu’il incarnerait parfaitement Lola.

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Et toi, Thibault, quelle a été ta réaction lors de cette proposition ?
Une réaction d’acteur. J’ai tout de suite été excité car c’est formidable pour un acteur d’aborder un tel rôle, d’abord parce qu’on fait appel à cette féminité qu’on a tous en nous et puis qu’il fallait à la fois jouer sur le côté ridicule et touchant du personnage.
Toi, tu n’avais pas à faire de régime !
(Il rit) Heureusement non, j’aime bien trop manger ! Le plus dur a été de marcher avec des talons. Je passais mon temps à le faire à la maison… Ma femme était au bord de la crise de nerfs !
Ruben, c’est un film qui joue sur le rire et les larmes, le doux et le dur…
C’est comme dans la vie. Rien n’est toujours drôle ou triste, nous avons tous des failles quelquefois enfouies, mais qui ressortent quelquefois. La vie est toujours ambivalente comme mes personnages. Ce sont des personnages réels, humains. Je me méfie toujours des gens qui sont trop bien dans leur peau. Ca cache toujours une faille. Je pense avoir un vrai regard sur chacun d’eux.
Comment trouvez-vous vos personnages ?
Je n’ai pas à aller bien loin, je n’ai qu’à regarder autour de moi, dans mon entourage. J’aime les gens, j’aime les observer.
Alexandre, quelle a été votre réaction en découvrant le film ?
J’ai beaucoup pleuré
– Il pleure beaucoup dans la vie, coupe Ruben ! Thibault acquiesce en riant.
– C’est vrai et ça me libère mais j’ai quand même été troublé mais heureux de ce que Ruben était arrivé à faire de moi. Mais je suis toujours allé au-delà du physique. Changer de tête ne me gêne pas car en tant que mannequin, je le fais tout le temps. Mannequin ou comédien, je joue un rôle et j’aime changer de rôle.
Ce qui était surprenant sur le tournage, c’est que toute l’équipe était différente avec moi lorsque j’arrivais en homme et ressortais en femme. Cette réaction était très drôle.
Et la réaction de votre  famille ?
Mes parents n’ont pas encore vu le film. Par contre, ce soir je suis particulièrement stressé car je suis varois et j’ai des amis et de la famille qui viennent me voir. Sans compter que, étant Varois, venant souvent dans ce cinéma pour voir des films, je me retrouve au fronton de celui-ci. C’est très émouvant et très étrange.

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Ruben, faire participer Sylvie Tellier au film, c’est gonflé !
Pourquoi ? C’est vrai qu’elle a une image de rigueur mais c’est une femme qui vit avec son temps, qui a de l’humour et une belle ouverture d’esprit. Je l’ai beaucoup fréquentée car durant un an j’ai suivi les sélections dans nombre de villes pour m’imprégner de l’ambiance de ces concours. Elle était curieuse de découvrir le film et en même temps l’appréhendait. Mais elle a aimé et n’a rien voulu changer.
Alexandre, avez-vous pris goût au cinéma ?
Oui et j’aimerais avoir d’autres expériences
– Thibault ajoute : Il faut qu’il continue car il a la grâce, la sensibilité, cette capacité que nombre d’acteurs n’ont pas et la caméra ne peut que l’aimer. Il faut qu’il continue.
Pensez-vous, Ruben, que ce film puisse influencer les mentalités ?
Je le pense et l’espère. Depuis que nous faisons ce tour de France pour présenter le film, nous avons un accueil chaleureux et nombre de gens, jeunes ou vieux, hommes ou femmes, nous félicitent d’avoir abordé un thème qui, malgré tout, reste encore tabou. Ils nous remercient. Il y a beaucoup d’émotion et de larmes et c’est réconfortant de savoir que ce film pourrait permettre aux gens de réfléchir et d’avoir une autre perception de ce sujet »

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Propos recueillis par Jacques Brachet
Photos Monique Scaletta


Toulon – Fête du Livre
Luciano MELIS : Un bel hommage à Lino Ventura

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Luciano Mélis est poète, écrivain, éditeur et si son nom ne sonne pas italien, son prénom n’en fait aucun doute.
A la fête du Livre de Toulon, il présentait un magnifique album sur Lion Ventura, aux côtés du fils de celui-ci, Laurent qui l’a beaucoup aidé dans l’iconographie du livre.
Laurent, comme son père, est un «taiseux» discret et timide, qui plus est agoraphobe. C’est dire qu’il a fait d’énormes efforts pour se retrouve au milieu d’une foule compacte, comme c’est à chaque fois le cas à la Fête du Livre.
Mais Luciano, lui, est heureusement volubile et comme nous nous connaissons, c’est avec lui que nous allons parler de ce livre qui retrace la vie personnelle et la vie d’artiste de l’un des derniers monstres sacrés français disparu trop tôt. Comme il était lui aussi jaloux de sa vie privée et de se dispensait pas en interviewes, grâce à Laurent, nous en savons un peu plus sur l’homme qu’il était, sous la plume de Luciano, le tout parsemé de photos quelquefois inédites mais retraçant une carrière très riche, faite de talent, même si lui-même pensait ne pas en avoir, de générosité, d’intelligence, de fidélité…

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Luciano, pourquoi un livre sur Lino Ventura ?
Parce que j’ai la chance de le connaître dans les années 70 à St Paul de Vence où il passait des vacances en famille, à jouer aux boules avec entre autres Yves Montand, Georges Geret, Jacques Prévert et quelques autres amis dont André Verdet, poète, peintre, sculpteur vivant à St Paul qui est devenu plus tard son ayant droit, et mon ami dont j’ai édité ses œuvres. Là, il vivait en toute liberté, semi-anonymement mais personne ne l’embêtait. Il était dans son élément et pour lui se retrouver là était un vrai bonheur. Ce qui nous a rapprochés, c’est que nous étions tous deux italiens. Grâce à lui j’ai connu sa fille Clélia, Et nous avions des amis communs comme José Giovanni ou Georges Lautner.
C’est un personnage qui m’a beaucoup marqué en tant qu’acteur et en tant qu’homme. Il était humainement très attachant, timide, discret, pudique et pas macho du tout malgré ce qui se dégageait de sa personne. Il était d’une grande simplicité, il aimait être entouré de sa famille, cuisiner pour les copains, partager des matches de foot ou de pétanque…
D’où ce livre…
Oui, l’idée m’étant venue de l’écrire pour le 30ème anniversaire de sa mort, il y a deux ans. J’ai donc contacté Clélia qui, ayant déjà écrit trois livres sur son père, n’était pas très enthousiaste pour un quatrième et qui m’a conseillé de voir son frère, Laurent.
Là ça a été un peu difficile au départ car il n’a jamais voulu être au-devant de la scène. Il était assez réticent mais finalement il a fini par accepter l’idée.
Comment avez-vous travaillé tous les deux ?
Je dois dire que j’avais commencé à écrire le livre avant que Clélia refuse et que Laurent accepte ! J’avais déjà visionné et lu plein de choses mais dès que Laurent a accepté il s’est beaucoup impliqué, m’a proposé beaucoup de témoignages de son enfance. Ensemble on a  choisi les photos et j’ai contacté un maximum de personnalités qui l’avaient connu comme Lelouch, Hossein, bien sûr Lautner et Giovanni, Claudia Cardinale, Brigitte Bardot qui m’a fait un beau cadeau : un texte qu’elle a elle-même écrit, Françoise Fabian, Alain Delon et beaucoup d’autres qui, s’ils ne l’avaient pas connu, l’admiraient et ont écrit de jolies choses. Et puis nous avons aussi répertorié ses films. Il en a fait beaucoup, nous n’avions pas assez de place pour parler de tous. Nous en avons choisi 25 et nous avons beaucoup privilégié l’image.

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Ça n’a pas dû être facile ?
Ça a été un vrai casse-tête car il y avait beaucoup de documents, il fallait faire un choix et pour certaines photos, demander les droits, ce qui était le travail de l’éditrice. Ce furent huit mois de collaboration et de travail. Au fur et à mesure je lui envoyais mes écrits qu’il modifiait où dont il ajoutait des précisions.
Comment s’est fait le montage du livre ?
Tout simplement en suivant la chronologie de sa vie, des événements, des tournages. Et aussi quelquefois par rapport aux documents que nous avions. Au fur et à mesure nous écrivions, nous choisissions les  photos et le travail a avançait petit à petit.
Ça a été une belle expérience, une belle et amicale collaboration.

Propos recueillis par Jacques Brachet

Première édition du Festival Départemental du Cinéma d’Auteur du Var

6/17 novembre
Rétrospective Christian PHILIBERT

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Les Ciné-débats citoyens ont le plaisir de vous présenter la 1ère édition du Festival Départemental de Cinéma d’Auteur, qui aura lieu du Mercredi 6 au Dimanche 17 novembre 2019 sur le territoire varois .
L’objectif du Festival est de mettre à l’honneur des réalisateurs dont l’œuvre cinématographique s’attache particulièrement à des questions humanistes, patrimoniales, historiques et universelles. Ce projet culturel et éducatif est élaboré avec des structures scolaires et sociales du département.
Pour cette 1ère édition, nous avons invité le cinéaste Christian Philibert dont la filmographie est profondément ancrée dans le sud de la France.
Né en 1965 à Brignoles dans le Var, il est notamment l’auteur des 4 saisons d’Espigoule, film culte sorti en 1999 qui fête cette année son 20ème anniversaire. Au fil des années, il construit une œuvre originale et sensible, drôle et authentique, toujours à la frontière du documentaire et de la fiction. Passionné d’Histoire, il a réalisé aussi plusieurs documentaires historiques, consacrés à des personnages et des événements souvent trop méconnus de l’histoire de notre région.
Le Festival propose une rétrospective de 12 films de Christian Philibert. Toutes les projections seront accompagnées par le réalisateur pour un échange avec le public. Axel Graisely et Lobé dédicaceront la bande dessinée Les 4 saisons d’Espigoule pendant toute la durée du festival.

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PROGRAMME DU 6 AU 17 NOVEMBRE
6 novembre – Draguignan – Auditorium Chabran :
14h00 : 1851, ils se levèrent pour la République
15h45 : Provence, août 1944, l’autre débarquement
17h30 ; Afrik’Aïoli
20h30 : Les 4 saisons d’Espigoule + Il était une fois… Espigoule :
7 novembre – Lorgues – Cinéma Jacky Mathevet
19h00 : 1851, ils se levèrent pour la République
21h00 : Travail d’Arabe
8 novembre – Salernes – Cinéma La Tomette
10h00 Séance scolaire : La revanche de Monsieur Seguin + Sur les traces du phacochère  14h30 : Les 4 saisons d’Espigoule
19h00 : Il était une fois Espigoule
21h00 : Afrik’Aïoli
9 novembre – Solliès-Toucas – Salle des Fêtes
18h30 : Provence, août 1944, l’autre débarquement
20h30 : Les 4 saisons d’Espigoule + Il était une fois… Espigoule
10 novembre – Fréjus – Cinéma Le Vox
16h30  : 1851, ils se levèrent pour la République
18h15 : Il était une fois… Espigoule
20h00 : L’affaire Yann Piat
21h30 : Afrik’Aïoli
12 novembre – La Garde – Médiathèque Louis Aragon
17h30 : 1851, ils se levèrent tous pour la République En présence de l’historien Jean-Marie Guillon
13 novembre – Brignoless – Cinéma La boîte à images
17h45 : L’affaire Yann Piat + Il était une fois… Espigoule
20h30 : Afrik’Aïoli
14 novembre – St Maximin – La Croisée des Arts
10h00 : 1851, ils se levèrent tous pour la République
14h30 ! Provence, août 1944, l’autre débarquement
17h30 : Les 4 saisons d’Espigoule
20h30 : Il était une fois… Espigoule + Afrik’Aïoli
15 novembre- Besse-sur-Issole- Cinéma Le Marilyn
18h00 : Les 4 saisons d’Espigoule
21h00 : Il était une fois… Espigoule = Afrik’Aïoli
16 novembre – La Seyne sur Mer – Salle Tisot
17h30 : Français à part entière + Travail d’Arabe
21h30 : Massalia Sound System, le film
17 novembre – Toulon – Espace Comedia
15h30 : Le complexe du santon
17h00 : Travail d’Arabe
17 novembre – Toulon – Le Télégraphe
19h30 : Massilia Sound System, le film  Programme :
21h30 Soirée de clôture avec DJ Kayalik
Nouvel album La Mixtape de Massilia Sound System