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La Ciotat… Si l’Eden nous était conté…

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Jean-Louis Tixier

Si le premier cinéma du monde, sis à la Ciotat, ne s’appelait pas l’Eden, il aurait pu s’appeler le Phœnix car, comme lui, après bien des vicissitudes, il est rené de ses cendres.
Grâce aux Frères Lumières, Lyonnais de naissance mais Ciotadens de cœur, l’Histoire du cinéma est née dans cette ville et l’Eden est aujourd’hui le premier monument dédié au 7ème Art. Un lieu chargé d’Histoire et d’histoires, passé par tous les états jusqu’à risquer d’être rasé pour devenir un garage !
Cette histoire, il fallait la raconter et qui, mieux que mon ami Jean-Louis Tixier, adjoint à la Culture depuis trois mandats et néanmoins avocat de son état, pouvait la raconter, lui qui, avec une poignée de passionnés, a défendu bec et ongles ce lieu de cinéma et de culture ? Il s’y est adjoint la journaliste et écrivaine Laurence de la Baume, pour signer « Le secret de l’Eden » (Ed Gaussen).
Cette poignée de gens qui s’est battue à ses côtés sont Albert Audry, son oncle et le président fondateur du festival « La Ciotat, Berceau du Cinéma », Gilles Trarieux-Lumière, arrière petit-fils de Louis, Willy, imprimeur, la Jeune Chambre Économique de la Ciotat et quelques autres qui ont tous porté leur pièce à l’édifice (c’est le cas de le dire !).

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Monica Petit-Tixier, présidente de l’association « Les amis de Michel Simon », en compagnie du plasticien Gilbert Ganteaume, qui créa l’affiche du second festival en 1982 – Georges Véra, la mémoire photographique de la Ciotat – Jean-Louis Tixier avec le réalisateur ciotaden Olivier Dahan, lors de sa venue à l’Eden.

Jean-Louis nous livre donc le et les secrets de l’Eden qui, en quelque 120 ans a vécu des hauts… très hauts, des bas… très bas, des grands moments de joie, de déception, d’espoir, de désespoir, d’amitié, de trahisons, de défection, de coups bas et d’aides venues du ciel…
L’histoire de l’Eden est loin d’avoir été un long fleuve tranquille, c’est une véritable aventure entretenue par une poignée de passionnés de cinéma.
Je suis heureux d’avoir, durant quelques années, animé ce festival, y invitant des amis ayant pour noms Vladimir Cosma, Claude Pinoteau, Robert Hossein, Claude Lelouch, Lacha Méril, Annie Cordy, Corinne le Poulain, Mei Chen Chalais, la famille Thibault (Jan-Marc, son fils Alexandre, sa femme Sophie Aganzinski), Serge Moati, Richard Bohringer, Michel Jonasz, Laurent Malet, Nicole Croisille, Xavier Deluc, et j’en oublie seulement.
Fier aussi d’avoir proposé Claudia Cardinale, devenue marraine de l’Eden, lors d’une belle fête au Festival de Cannes.

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Michel Cornille, exploitant de l’Eden avec Jean-Louis Tixier – A droite, verre à la main :
Gilles Trarieux-Lumière

Hélas, je n’ai pas eu la joie de pouvoir oeuvrer à l’Eden, le festival se déroulant alors à l’ancien théâtre aujourd’hui fermé, alors qu’on essayait de trouver des fonds pour remonter le cinéma..
Ce livre à deux plumes est passionnant, illustré de plein de photos-souvenirs de plus de 120 ans de l’histoire de ce cinéma qui est aussi l’histoire de la Ciotat. Car la ville aussi, a pu renaître, après la grave crise économique qui y a vu ses chantiers navals disparaître, en devenant la ville du cinéma.
Tout ça grâce aux frères Lumière, à Michel Simon qui y a fini ses jours, Henri Langlois alors directeur de la cinémathèque de Paris mais aussi de Patrick Boré qui, depuis trois mandats, s’est acharné avec son équipe à sauver cet édifice patrimonial.
C’était donc avec un réel plaisir qu’en ce 16 mai, tous ces amis se trouvaient à l’Eden pour découvrir ce livre plein de souvenirs dans ce lieu chargé lui aussi de mémoire cinématographique.
A noter que la préface est signée du réalisateur Olivier Dahan, enfant de la Ciotat, qui a découvert sa passion du cinéma à l’Eden et qui fut évidemment invité à l’Eden.

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Jacques Brachet

37e festival de La Ciotat Berceau du Cinéma

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Depuis plus de 36 ans, dans le sillage de l’initiative de la Jeune Chambre économique, l’association La Ciotat, Berceau du Cinéma, créée le 11 novembre 1982 par Albert Audry et Jean-Louis Tixier poursuit un double objectif : organiser chaque printemps un festival de cinéma destiné à illustrer la vocation cinématographique de la ville, et profiter de cette vitrine médiatique pour affirmer la nécessité de préserver le patrimoine artistique que constitue l’Eden.
Les premières années ont été consacrées à des hommages aux pionniers : Lumière (1981), Méliès (1982) Max Linder (1983)… En 1987, les organisateurs ont eu l’idée de proposer au public le premier film des nouveaux talents de la réalisation française sélectionnés par l’historien du cinéma Claude Beylie, président du syndicat de la critique du cinéma. Ils transforment ainsi le Festival en un Berceau du jeune cinéma français. Désormais, la remise du Lumière d’Or Berceau du Cinéma est le trophée symbolisant la réussite…
Le premier lauréat, Régis Wargnier pour La femme de ma vie, ouvre une liste de noms prestigieux : Xavier Beauvois, Philippe Harel, Philippe Lioret, Olivier Dahan, Michel Hazanavicius…
Depuis sa première édition en 1981, ce sont des dizaines de réalisateurs, acteurs, musiciens, techniciens, au féminin comme au masculin, qui sont venus présenter à l’Eden leur premier film avant de devenir de grands noms du cinéma français. Toujours composée de bénévoles, la nouvelle équipe du Berceau du cinéma poursuit cet élan et depuis 2014, elle a également créé un second événement d’importance : les Rencontres des écoles de cinéma.9 longs-métrages et

La loi de... 68 - Copie 013 - Copie 003 - Copie

9 courts-métrages en compétition
Débats animés par Olivier Pélisson, journaliste et critique de cinéma
Le jury 2019
Richard Anconina, comédien, Président du jury
Gérard Camy, Président de Cannes Cinéma
Marie Denarnaud, comédienne
Fadette Drouard, scénariste
Vincent Elbaz, comédien
Ginger Roman, comédienne
Une rencontre avec le jury est prévue mercredi 29 mai à 17h – Entrée libre
Des temps forts hors compétition
Avant-premières
Programmes de courts-métrages : la Fantaisie des courts-métrages belges, les courts-métrages tournés en région Sud PACA
Projection Jeunes en partenariat avec les lycées et la Mission Locale du Canton de La Ciotat
Premier film documentaire
Premier film réalisé en anglais aux USA
Premier film d’animation
Rencontres et ambiance musicale dans la cour de l’Eden
De nombreux invités
Projections en présence des équipes des films : sont attendus Hafsia Herzi, Camélia Jordana, Ladislas Chollat, Laetitia Clément, Vincent Delorme, Matthieu Bareyre, Audrey Diwan, Emmanuel Hamon, Jisca Kalvanda, Sarah Marx, Hanna Ladoul, Marco La Via, Lou Jeunet, Antoine Raimbault, Pierre Guyard, Salima Sarah Glamine, Dimitri Linder, Elise Otzenberger, Arthur Igual, Denis Do et tous les réalisateurs des courts-métrages de la sélection Sud PACA.

www.berceau-cinema.com

Toulon – Tour Royale : Cinéma en liberté

communiqué presse

Cette année, l’association « Au cœur des arts » revient pour une huitième édition du festival international de courts métrages « Cinéma en Liberté ». En présence de la réalisatrice, scénariste et actrice Caroline Deruas, marraine du festival ainsi que de Gabriel Harel, réalisateur et invité d’honneur de cet évènement, Cinéma en Liberté #8 aura lieu le vendredi 31 mai et samedi 1er juin 2019 à la Tour Royale à Toulon de 19h30 à 1h30 du matin. Durant deux jours, cette manifestation présentera une vingtaine de courts métrages internationaux, souvent inédits. Un jury de professionnels départagera les courts métrages en compétition et la projection des films primés ainsi que la remise des prix se dérouleront le dimanche 2 juin 2019 au Cinéma d’art et essai le Royal, partenaire du festival, de 14 à 16h.
« Cinéma en Liberté » est un évènement pluridisciplinaire où le public pourra profiter de différentes animations : table ronde, expositions artistiques , concerts, rencontres des réalisateurs présents sur place… le tout présenté sous un ciel étoilé.

Programme.
Vendredi 31 mai :
. 19h30 ouverture des portes et exposition « les reliques de l’image » de l’Association Kesako
. 20h-21h30 concert des Mariachi
. 21h40 lancement des projections
Samedi 1er juin :
. 16h table ronde « les métiers du cinéma » animée par Philippe Vaïsse
. 19h30 ouverture des portes et expositions « les reliques de l’image » de l’Association Kesako et « les visages du cinéma » de Roger et Vincent Boubenec
. 20h-21h30 Dj set de Clem Beatz
. 21h40 lancement des projections
dimanche 2 juin :
Cinéma le Royal,
14h : Séance de clôture – Carte blanche à Caroline Deruas, précédée de la remise des prix
Bar assuré par la Bière de la Rade et restauration assurée par le Chariot Gourmand et Carambole & Marjolaine à la Tour Royale.

B prix Marrraine

Lisa Dora Fardelli, fondatrice du festival
Elle est née le 30 juillet 1981 à Algajola en Corse. Elle commence ses études secondaires par une formation de peintre en lettres à Hergos puis passe le concours d’entrée à l’école des Beaux -Arts de Toulon en candidat libre dont elle sortira diplômée en 2009.
Depuis 2007, elle est Présidente del’association « Késako » au sein de laquelle elle anime des ateliers d’arts plastiques. Cette association vise la sauvegarde de l’environnement et la valorisation des arts populaires.
Désireuse de retrouver la dynamique de travail de ses études d’art, elle crée en 2010 l’association « Au cœur des arts », pôle d’accueil éco-artistique ayant pour but de promouvoir les arts contemporains dans le Var, de diffuser la création cinématographique sur le territoire
ainsi que de favoriser l’interaction entre le public et les intervenants par le biais d’ateliers de création et d’événements culturels.
Cette association fondera le festival » Cinéma en Liberté » en 2011. Depuis sept ans, cet événement a su s’imposer dans le paysage culturel varois et il est aujourd’hui le rendez
vous estival des cinéphiles curieux, passionnés et amoureux du septième art.

Caroline Deruas, marraine du festival
Elle est une réalisatrice, scénariste et actrice née à Cannes en 1978. Elle débute sa carrière en tant qu’assistante de mise en scène, scripte et actrice pour des cinéastes à la personnalité marquée tels que Philippe Garrel, Romain Goupil, Valéria Bruni-Tedeschi ou Yann Gonzalez.
Depuis 2006, elle se lance également dans la réalisation de courts et de longs métrages remarqués dans plusieurs festivals internationaux. « Les Enfants de la Nuit », mettant en
scène l’actrice césarisée Adèle Haenel, remporte le prix du meilleur court métrage au festival de Locarno en 2011 tandis que « L’Indomptée » avec Jenia Thiam, l’une des héroïnes de la série « Les Revenants », décroche le prix du jury jeune du meilleur long métrage au festival des Arcs en 2016.
Dernièrement, elle a co-signé le scénario du dernier film de Valeria Bruni-Tedeschi, « Les Estivants » et est actuellement en post-production de son prochain court métrage.

 Le jury : Nicolas Paban, réalisateur – Luc Benito, comédien – Michel Sajn, directeur du magazine « La Strada »
06-08-42-13-94 – cinemaenliberte@gmail.comhttp://www.cinemaenliberte.com/

Pathé – Toulon
Rencontre avec des gens bien sous tous rapports

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Gabriel (Bruno Lopez) et Raphaël (Emmanuel Vieilly) deux pieds nickelés, braquent une banque et piquent une voiture pour s’enfuir. Ils arrivent chez la sœur de Raphaël, Rose (Anne le Nen), et se rendent compte qu’il y a une gosse, Paloma (Paloma Lopez) à l’arrière de la voiture. Elle est mutique mais parle en espagnol avec un certain Paco personnage imaginaire.
Lorsque Rose décide de donner un bain à la gamine elle découvre qu’elle est une enfant battue. Dilemme : la remettre à la gendarmerie qui le remettra à ses parents bourreaux, ou la garder avec eux dans leur cavale ? De toutes façons, eux sont grillés. Ils choisissent la deuxième solution et c’est Paloma, qui parle enfin, qui leur demande d’aller à Alméria en Espagne pour y ramener ce fameux Paco.
Les voici donc partis dans un road movie, poursuivis par la police, recueillis par une vieille dame, Margot (Monique Chaumette) veuve d’un ex truand, qui va les héberger et leur faire faire des faux papiers.
Entre temps, des liens d’amitié et de tendresse se créent entre ces quatre personnages, créant un havre de paix dans cette cavale improvisée.
C’est Bruno Lopez et Emmanuel Vieilly qui signent la réalisation tout en étant comédiens et de plus, Bruno est scénariste de ce film magnifique et bouleversant intitulé « Des gens bien ».
Un fil à la fois drôle et émouvant où tous les personnages sont attachants, nos deux énergumènes brigands du dimanche au cœur d’or qui vont fondre de tendresse pour cette petite Paloma au regard triste mais qui peu à peu retrouve le sourire entre ses deux papas de substitution et surtout cette mamie incarnée par une Monique Chaumette qu’on a plaisir et émotion à retrouver et qui est tout simplement touchante. De magnifiques scènes entre ces quatre personnages qui se créent une famille font de ce film un moment suspendu d’humanité, de grâce, de tendresse, qui vous font monter les larmes aux yeux. Et en ce moment l’on avait vraiment besoin d’un tel film dans ce monde violent que nous vivons.

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Anne le Nen – Bruno Lopez – Paloma Lopez – Emmanuel Vieilly

Lorsqu’on sait le mal qu’a eu se faire ce film épatant, comme dirait l’ami Drucker, on ne peut que les remercier chaleureusement de nous offrir ce film où l’amour est à presque chaque scène. On découvre même de la tendresse chez le flic qui les poursuit (Philippe Meymat) !
Et l’on est ravi de rencontrer à Toulon une partie de ces « gens bien », qui le sont à l’écran comme à la ville : Bruno Lopez, à la fois scénariste, comédien et réalisateur, à l’occasion papa de cette adorable petite Paloma, la lumineuse Anne le Nen aux magnifiques yeux bleus, Christophe Hermet comédien transformé pour la cause en producteur et l’inattendue de l’histoire : Muriel Robin qui, touchée par le film et admirative de la passion de cette équipe pour arriver à monter celui-ci, s’est attribué le rôle de marraine pour défendre bec et ongles ce bébé qui a eu beaucoup de difficultés à naître.
« Bruno Lopez, c’est vous qui avez eu l’idée de ce film qui est votre premier film en tant que réalisateur ?
Oui, c’est en regardant à la télé un reportage enregistré par un passant sur son téléphone. Il s’agissait d’un braquage de banque où les deux braqueurs, tombant en panne de vespa, volent une voiture en éjectant le chauffeur. Et l’idée m’est venu que ce pouvait être moi et j’ai pensé à ma fille qui pourrait être à l’arrière du véhicule. C’est l’idée de départ : que faire de la gamine qu’ils ont kidnappée par erreur ?
Le choix des comédiens ?
C’est une affaire d’amitié, je dirais même de famille : J’ai connu Anne sur une mini-série « Antigone 34″ et nous sommes devenus amis sur le tournage. Avec Christophe Hervé, le producteur, on s’est connus petits, il y a 35 ans. C’est tout naturellement que je l’ai appelé à la rescousse. Emmanuel Vieilly, tout comme Anne je l’ai connu sur le tournage d’une série. Il est aussi devenu un ami et il était évident qu’il fasse partie de l’aventure et tout aussi évident qu’il co-réalise le film avec moi. Et puis, cerise sur le gâteau : Monique Chaumette qui m’a dit oui ! C’est une grande chance. Quant à Paloma, c’est… Paloma, ma fille !
Alors, Muriel Robin, que venez-vous faire dans cette… aventure ?
Partageant ma vie avec Anne j’ai vu naître ce projet que j’ai trouvé gonflé. j’étais aux premières loges et j’ai suivi toutes les étapes. Ca n’a pas été facile car ils sont partis sans argent, tous les quatre étaient à tous les postes. Jusqu’au jour où j’ai vu le teaser de huit minutes qu’ils ont fait pour la télé, les réseaux sociaux et surtout pour convaincre les producteurs et les distributeurs. Je l’ai trouvé formidable et j’ai voulu les aider à ma manière en devenant la marraine du film, en leur présentant des gens que je connaissais, qui puisse les aider. comme Michel Drucker qui nous a invités dans son émission.
– Muriel – poursuit Christophe – a été extraordinaire. Dès le départ elle a voulu s’engager, ce qui donnait un gage de sérieux au projet.

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Bruno Lopez – Muriel Robin – Anne le Nen – Christophe Hermet

– N’exagérons pas, j’ai fait deux, trois petits trucs mais lorsque je m’engage, je vais jusqu’au bout, c’est pour moi à la fois un devoir et un plaisir. Mais ce sont eux qui m’ont beaucoup apporté. J’ai tout de suite aimé ce côté artisanal, ce système débrouille et il m’a semblé normal de m’engager sur un tel projet. Je les accompagne sur quelques avant-premières, comme celle-ci à Toulon.
C’est un projet qui a du sens, ils sont arrivés à faire un film riche avec peu ou pas de moyens. Ça me rappelle mes débuts… c’était hier ! Et quand je vois le résultat, je me dis que j’ai bien fait. Et lorsque j’ai vu, le soir de l’avant-première, Michel Bouquet, Alain Delon et Line Renaud côte à côte, ce sont des choses qui font du bien.
Bruno, votre film est beau, tous vos personnages son beaux, c’est un film plein de bons sentiments…
Ce sont avant tout des gens humains, même si deux d’entre eux sont des braqueurs, ça n’empêche pas les bons sentiments. Et même les flics ! J’ai voulu casser les clichés où il y d’un côté les gentils, de l’autre les méchants.
Pourquoi un comédien devient-il scénariste et réalisateur ?
Tout simplement parce que j’avais envie de passer à autre chose. j’ai commencé à écrire avec l’envie de faire quelque chose de fort, de personnel. A l’encontre de ce qui se fait aujourd’hui, j’avais envie d’écrire un conte moderne. Je suis peut-être naïf mais j’avais aussi envie de mettre en lumière ce qui est bon dans l’Homme.
Anne, comment avez-vous travaillé tous les quatre ?
Il y a une très grande complicité entre nous et nous avons tout décidé, tout fait ensemble. nous étions très soudés grâce certainement au manque d’argent et le fait que nous étions amis. Ce qui a fait que nous avons uni nos compétences, nos espoirs, notre envie d’aller au bout, avec évidemment des hauts et des bas. On a vécu une belle aventures. Nous n’avions même pas l’argent pour faire une campagne d’affichage. L’argent est peu à peu venu de la campagne de financement que nous avons lancée avec nos connaissances et surtout les réseaux sociaux qui nous ont fait gagner beaucoup de temps. Mais nous avons besoin de tous, entre autres de vous, les journalistes ! Nous avons pris beaucoup de risques, nous n’avons pas compté les heures, les jours de travail et à force ça a payé. 88 cinémas à ce jour ont répondu présent pour nous aider à sortir le film. Il y a des salles d’Art et Essai et grâce à une amie toulonnaise, nous avons pu contacter Yacine, le directeur du Pathé Liberté qui, après avoir vu le film, a convaincu 13 salles Pathé à programmer le film. Nous lui en sommes reconnaissants et c’est pour cela que nous sommes là ce soir.
– Et vous comprenez – ajoute Muriel – que si le titre du film est « Les gens bien », il s’adapte aussi dans la vie ! »

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Paloma Lopez & Monique Chaumette

Et c’est vrai qu’on sent à les voir et les entendre, la passion et le bonheur d’avoir mené à bien ce projet, en formant une véritable famille. Ils sont aujourd’hui devenus indissociables comme les doigts d’une main et attendent avec fébrilité la sortie officielle du film qui se fera le 15 mai.
Mais à mon avis, leur aventure ne s’arrêtera pas là !

Propos recueillis par Jacques Brachet

Six-Fours – Six N’étoiles
« Un violent désir du bonheur »…
Une belle découverte cinématographique

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Gabriel est un jeune abbé qui vit dans un monastère du sud, en toute sérénité, sans se poser de questions existentielles, au milieu d’une nature belle, lumineuse, vivant dans l’amour de Dieu. Et la vie s’égrène ainsi au fil des saisons. Jusqu’à ce que l’armée révolutionnaire de 1789 ne vienne déranger ce monde contemplatif qui va tout remettre en question et lui faire découvrir qu’une autre vie existe, faite de violence mais aussi d’amour, cet amour charnel qu’il va découvrir. Ainsi va-t-il faire sa propre révolution, s’ouvrir sur un autre monde auquel il va peut-être succomber, devenant soldat tout en gardant la foi et vouloir conserver ce lieu dans lequel il vit au fil des saisons et des récoltes. Dans tout ça, le bonheur, c’est quoi ? et, comme le dit Christophe Maé… le bonheur, il est où ?
« Un violent désir de bonheur » est un film plein de poésie signé Clément Schneider, que l’association « Lumières du Sud », l’ACID et le cinéma Six N’étoiles ont reçu et où il est venu, accompagné de la productrice, Alice Begon, qui est Seynoise et Thomas Choury, programmateur à l’ACID.

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Thomas Choury, programmateur à l’ACID, Noémie Dumas, programmatrice du Six N’étoiles, Mireille Vercellino, présidente de « Lumières du Sud », Clément Schneider et Alice Begon

Le film repose sur deux magnifiques comédiens : Quentin Dolmaire, au visage d’ange et Grâce Seri, une comédienne black au regard intense.
Des images somptueuses, très picturales et par contre une musique très rock pour un film se passant à cette époque de la Révolution, puisqu’on y reconnaît les voix de Patti Smith et de Marianne Faithfull entre autres.
« Pourquoi ce choix musical, Clément ?
C’est un choix délibéré afin de ne pas tomber dans la vision-cliché qu’on a du film historique.
La vérité historique n’est jamais définitive, elle est souvent subjective et j’avais envie de remplir ce vide par un décalage, un anachronisme. Je ne suis pas obsédé par la vérité temporelle, c’est une mise en scène du passé qui correspond aussi à certaines choses de notre présent. Les deux chanteuses étaient, dans les années 60, des personnes révoltées.
Et je précise que, dès le scénario écrit, j’avais choisi ces musiques.

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Vous avez filmé dans un format qu’on utilise peu aujourd’hui : le 4/3
Là encore ça a été un choix délibéré et intuitif. C’est d’abord le format qui est à la genèse de la création du cinéma., ça donne un cadre particulier pour les paysages et les gros plans et puis… Quand on a des moyens assez humbles on resserre sur un cadre aussi humble. Sans compter que ce n’est pas une fresque historique, ce n’est pas une épopée, c’est un film assez intimiste et ce format convient bien, je crois, au sujet. la Révolution se passe à Paris avant de venir en province, c’est donc en hors champ et ça rend plus sensible ce qu’on ne voit pas.
Vous avez choisi deux superbes jeunes comédiens. Comment les avez-vous trouvés ?
J’ai découvert Quentin en 2015 dans son premier film : « Trois souvenirs de ma jeunesse ». J’avais adoré ce film et remarqué Quentin. En 2016, j’ai commencé à penser à faire mon film et lorsqu’il s’est agi de chercher le comédien, Quentin m’est revenu très vite à l’esprit. On s’est rencontré et j’ai eu tout de suite la sensation que c’était bien lui, le personnage de Gabriel. Et lui aussi !
Quant à Grâce, je cherchais une comédienne noire et il y en a peu. Je l’ai découverte au théâtre d’abord où elle venait de terminer le conservatoire, nous nous sommes alors rencontrés plusieurs fois et elle s’est imposée à moi. Il n’y a pas eu de casting, j’en fais très peu. Là encore une fois, je me fie à mon intuition. Je n’aime pas vraiment les castings car d’abord, souvent l’artiste a le trac et est figé et puis, j’aime m’aventurer sur la confiance. C’est de l’ordre du pari et je trouve cela salutaire.
Les images sont somptueuses, malgré le cadre réduit et les paysages font souvent penser à des tableaux. Et les gros plans des comédiens sont aussi très beaux.
J’avoue qu’il n’y a pas de réflexion préalable, ce n’est pas recherché. J’aime faire des images simples, les plus belles, les plus vivantes possibles, la picturalité est venue toute seule. J’ai laissé le décor suggérer la lumière. Pour les gros plans, je me laisse porter par les comédiens. Je trouve le visage de Quentin très « Boticcellien » !

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Scénariste, réalisateur, producteur… Comment travaillez-vous ?
D’abord en triangle. Il y a une co-productrice, Alice Begon, une co-scénariste, Chloé Chevalier et moi. Nous travaillons tout le temps ensemble sans jamais aucun affrontement. Le scénario écrit nous en discutons et la dure, l’impitoyable réalité se présente : l’argent. Il y a donc des choses qu’on doit revoir à la baisse, des changements à apporter. Mais cette contrainte est aussi intéressante pour nous obliger à aller vers l’essentiel. C’est en fait un risque que l’on prend, collectif et joyeux.
Et ce travail collectif se poursuit après, avec les distributeurs, les salles de cinéma, comme le Six N’étoiles, les associations comme « Lumières du Sud », qui nous reçoivent ici ce soir et l’aide de l’ACID (Association du Cinéma Indépendant pour la Diffusion), qui nous aide beaucoup dans nos démarches, pour trouver un distributeur, des salles et nous aider à la promotion du film. Il y a toujours quelqu’un de l’ACID qui nous accompagne et c’est réconfortant ».

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Réconfortant également que grâce à tous ces gens passionnés, nombre de films de ce genre puissent voir le jour. C’est en le présentant au festival de Cannes dans une section parallèle que ce film a trouvé un distributeur et quel plaisir que de découvrir de tels films et de tels jeunes réalisateurs pleins d’avenir.
C’est aussi une certaine idée du bonheur… cinématographique !

Propos recueillis par Jacques Brachet

Six-Fours – Six N’étoiles : Nathan AMBROSINI,
un jeune prodige, un grand réalisateur de demain

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Charlie (Noémie Merlant), retrouve son frère Vincent (Guillaume Gouix) à sa sortie de prison après qu’il ait écopé de 12 ans d’incarcération.
Evidemment marqué par un si long enfermement, c’est un homme blessé qu’elle retrouve. Un homme seul qui n’a plus personne, hormis sa sœur, son père (Jérôme Kircher) ne voulant pas en entendre parler, sa mère étant décédée. Marqué au fer rouge, sans boulot ni lieu où dormir, il lui faut se reconstruire auprès de cette sœur, qui l’aime malgré tout et appréhende ce retour qui ne sera pas sans difficulté, car il retrouve un monde hostile qui a évolué sans lui, qu’il ne reconnaît pas
Même sa sœur n’arrive pas à relier le fil entre le fils et son père qui n’a, face à lui, aucun regard, aucun mot.
Les deux jeunes comédiens sont magnifiques, elle, tout en nuances, en tendresse, en appréhension, lui ,homme blessé au regard d’acier, tout en violence qu’il a du mal à contenir. Ils crèvent l’écran !
« Les drapeaux de papier » est un film, signé d’un tout jeune réalisateur de 19 ans, Nathan Ambrosini. C’est un film dur, fort, bouleversant, totalement maîtrisé et lorsqu’on rencontre ce tout jeune garçon qui ressemble encore à un adolescent au sourire lumineux, on est à la fois surpris, sous le charme et admiratif que, si jeune, il signe un premier film dont le sujet délicat et dramatique et la réalisation sont aussi aboutis que s’il en était à son énième film. Pour un coup d’essai, il entre de plain-pied dans la cour des grands.
C’est un jeune homme passionné, plein d’énergie, bien dans ses baskets, heureux de ce qui lui arrive car déjà les prix pleuvent autour de lui et ce n’est que mérité.

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« Nathan, comment, si jeune, aborde-t-on un sujet aussi grave ?
C’est à 17 ans que j’ai eu l’idée de ce sujet en lisant un reportage sur un prisonnier qui sortait de prison sur ce qu’on appelle une sortie sèche. Le problème de la liberté a toujours été un sujet qui m’interpellait et je me suis posé beaucoup de questions : Comment, tout-à-coup, se retrouve-t-on libre ? Comment le vit-on ? Comment recommencer une nouvelle vie ? Comment est-on perçu ?
J’ai beaucoup lu de reportages, d’interviewes, de témoignages et j’ai commencé à écrire. J’ai écrit l’histoire en deux mois et demi.
Et lorsqu’on a ton âge et que c’est ton premier film, difficile de trouver un producteur ?
C’est vrai que je ne connaissais personne dans ce milieu alors j’ai cherché des boîtes de production qui produisaient des films de ce genre, qui ressemblaient à mon histoire. J’ai eu la chance de tomber sur Stéphanie Drouet qui a tout de suite été intéressée et qui a eu envie de produire le film.
C’est alors posée la question des comédiens !
J’avais remarqué Noémie Merlant dans plusieurs films et j’ai aussitôt pensé à elle, sans trop espérer pouvoir l’intéresser. Nous nous sommes croisés, je lui ai fait passer le scénario et j’ai été très heureux et honoré qu’elle dise très vite oui.

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Et pour Guillaume Gouix ?
Il a à son actif quelque 35 films, des nominations aux César et il était mon Vincent idéal. J’imaginais difficilement quelqu’un d’autre mais là encore je n’espérais pas trop. Il se trouve qu’il y a eu des interférences entre Noémie, la production et lui et là encore, il a très vite accepté. Ca a été à la fois le hasard, la chance… et le bonheur !
En dehors du fait que le sujet est très fort, la lumière joue un rôle important dans ton film, elle lui donne une atmosphère très particulière.
Je voulais mettre le couple en valeur grâce à une belle lumière, je voulais qu’ils soient beaux, comme ils méritent de l’être et qu’ils représentent l’image de l’espoir. Car si le sujet est grave, dramatique, ce film parle aussi d’espoir. C’est ce que je voulais représenter.
Leur père a un rôle ambigu et est magistralement interprété par Jérôme Kircher.
Oui, on peut penser qu’il est inhumain face à son fils mais il est aussi un homme blessé qui souffre et trouve impardonnable ce qu’a fait son fils que, dans le fond, il aime toujours. Mais en même temps, il a honte de pouvoir aimer ce qu’il croit être un monstre. D’un autre côté, peut-être que son fils a besoin de cette situation pour réagir et se reconstruire.
Justement, malgré ce qu’il a fait, tu montres un garçon attachant.
Je voulais aussi montrer comment un homme, qui a été si longtemps prisonnier, peut arriver à reprendre sa vie en main, une place dans la vie réelle.
Très souvent, la plupart de ces hommes sont très seuls à leur sortie, tout le monde leur tourne le dos, même la famille, ils n’ont même pas un lieu où dormir. De plus, ils retrouvent une vie réelle qui a beaucoup changé, à laquelle il faut qu’ils s’adaptent pour retrouver un semblant de vie « normale », retrouver un travail, ce qui n’est pas toujours facile.

H I

Parle-moi du choix du titre.
Les drapeaux de papiers sont en fait des drapeaux de prière tibétains, qu’appréciait la mère. La mère, je ne voulais pas qu’on la voit puisqu’elle est morte mais qu’elle soit omniprésente. Ces drapeaux que Vincent a dans sa chambre la rappelle et lui rendent hommage. Elle est là et veille sur lui, sur Noémie aussi.
Est-ce qu’on sort indemne d’un tel tournage ?
(Il rit), Mais évidemment, on sort renforcé, grandi, heureux du travail accompli. Rassurez-vous, je ne suis pas détruit, bien au contraire, je suis plus vivant que jamais et prêt à tout pour aider ce film !
Sans compter que sa sortie a l’air de se passer très bien !
Oui, je termine une tournée où le film a été super bien accueilli, j’ai reçu deux prix du public aux festivals de la Roche-sur-Yon et d’Anger, le film est sorti en Espagne, il va sortir en Italie, au Canada et même aux Etats-Unis !
Ca va donc être encore plus facile pour la suite, car je suppose qu’il y a des projets ?
Oui, je viens de terminer le scénario du prochain film écrit avec Audrey Diwan, qui est écrivaine, éditrice, scénariste, journaliste et qui m’a proposé de travailler avec elle. Nous en sommes au casting mais je ne veux pas en dire plus. Et puis plein de gens commencent à s’intéresser à moi comme Arnaud Sélignac qui devrait produire ce nouveau film.
Il est déjà loin le minot de 12 ans qui réalisait des courts-métrages d’horreur !
(Il rit). Ado, nous sommes tous passés par les films d’horreur et c’est ce qui éduqué mon plaisir de cinéphile. Avec des copains on réalisait ce genre de films mais aussi des drames et même des films autour d’Harry Potter ! J’ai toujours aimé écrire des histoires.
Précisons que tu es né à Grasse.
Oui, je suis natif de Grasse, j’ai grandi à Peymeinade et aujourd’hui je vis à Paris car c’est là que je pratique mon métier. Je savais qu’on ne viendrait pas me chercher à Grasse, déjà qu’à Paris ça n’est pas facile ! Mais le film a été tourné chez moi ! « 

B

En plus d’un talent indéniable, Nathan est un fonceur, un garçon attachant qui n’a pas fini de nous surprendre !

Propos recueillis par Jacques Brachet

Six-Fours – Le Six N’étoiles
Christophe Le MASNE – Grégory MONTEL…
Une maman obsessionnelle

JI

C’est une fratrie de deux filles et deux garçons : Benoît (Grégory Montel), un homme lunaire et un peu à côté de ses pompes, Juliette (Olivia Cote), femme seule et un peu aigrie qui semble prendre sa famille en charge, Antoine (Philippe Rebbot), colérique, qui n’a qu’une envie : vendre la maison car il est très endetté et Blandine (Lolita Chammah), mal dans sa peau, à la fois fragile et alcoolique.
Réunis à la mort de leur mère, Benoît, pris par son travail n’étant pas arrivé à temps pour l’enterrement, ils vont se retrouver tous les quatre pour décider de ce qu’ils vont faire et surtout débarrasser la maison et la vendre éventuellement. Ils s’aiment mais ne savent pas se le dire, et chacun réagit de façon différente, les retrouvailles n’allant pas sans les difficultés d’usage entre reproches, amertume, non dits qui se disent enfin, quelquefois avec violence. Et avec ça, Grégory qui voit sa mère ( Dominique Valadié) surgir de partout, qui tente de lui dire quelque chose. Un secret enfoui qu’il semble avoir oublié et que ses apparitions inopinées vont amener à découvrir.
Jolie brochette de comédiens réunis du côté de Digne (ville natale de Grégory Montel) pour cette comédie familiale intitulée « Moi, maman, ma mère et moi », faite de rires, d’émotion, de règlements de compte, de colères mais aussi de tendresse et d’amour.
C’est, malgré une longue carrière de comédien, d’auteur et de réalisateur de courts métrages, le premier long métrage de Christophe Le Masne, qui porte ce film comme un bébé, avec amour et qu’il est venu présenter à Six-Fours avec Grégory Montel, l’un des comédiens récurrents de la série « Dix pour cent », heureux de se retrouver en pays connu, sa maman (la vraie !) habitant Bandol et étant venue ce soir-là découvrir le film auprès de sa progéniture.

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G H

Christophe, Grégory, tout d’abord, votre rencontre ?
Christophe : Je ne connaissais pas Grégory ni son travail. Ce rôle de Benoît est chez moi récurrent puisque j’en ai fait le héros de plusieurs courts-métrages… Joués par moi ! Mais pour le film, j’étais trop vieux et c’est un ami qui m’a parlé de lui. Je l’ai donc découvert dans « L’air de rien », puis dans le premier épisode de « 10% », je l’ai trouvé drôle et touchant, ce que je cherchais pour mon personnage. Il s’est donc imposé tout naturellement. Pour moi, Benoît, c’était lui, à la fois naïf, drôle, inquiet, angoissé, ado attardé… C’est un vrai acteur de comédie, comme pouvaient l’être ces acteurs italiens des années 50 où derrière un pitre on ressent un vrai comédien dramatique.
Grégory : J’ai reçu le scénario, j’ai beaucoup aimé l’histoire et le personnage que Christophe me proposait. Nous nous sommes rencontrés et nous sommes toute de suite bien entendus. Malgré cela, j’ai fait des essais car aujourd’hui les producteurs sont frileux et les essais, ça les rassure. Et moi ça ne me gène pas. S’il faut les faire, pourquoi pas ?
Christophe, comment est venue l’idée de cette histoire ?
L’idée m’est venue en écrivant d’autres choses, l’idée de base est cet homme qui a un compte à régler avec sa mère, ce qui était un peu mon cas qui viens aussi d’une famille nombreuse. Ces personnages rejoignent un peu mes frères et sœurs, surtout ma petite sœur. Quant à Benoît, c’est un peu moi et je traîne ce personnage depuis si longtemps que je voulais le voir dans un long métrage. Il revient dans la maison familiale, il a oublié beaucoup de choses et tout à coup il retrouve tout par le biais des apparitions de sa mère.
C’est aussi un film sur le deuil et comment, malgré les divergences, l’union peut revenir dans une famille lorsque les parents disparaissent.

C D E
Florian Bensoussan, psychologue, qui a animé le débat après la projection, en compagnie de Christophe le Masne et de Grégory Montel

Pourquoi ce titre répétitif ?
Au départ le film devait s’appeler « Maman est morte », ce qui nous a fait hésiter et j’ai pensé à ce double titre car le sujet est un peu obsessionnel. L’obsession de Benoît est sa mère et comment se sortir de cette obsession ?
Grégory, qu’est-ce qui vous a amené à être comédien ?
A 13 ans, j’ai découvert la scène en interprétant une pièce à l’école et j’ai aussitôt eu envie de faire du théâtre. Mais dans ma famille, il fallait faire des études aussi j’ai passé le bac, fait des études classiques et une fois terminées, je me suis dit : c’est le moment où jamais. Je suis alors entré au cours Florent J’ai rencontré Dominique Besnéhard qui m’a fait rencontrer à son tour plein de gens dont mon agent et Jean-Daniel Verhaeghe qui m’a offert mon premier grand rôle TV dans « Raboliot ». Puis j’ai joué de petits rôles au cinéma : Dans « le serpent », j’avais une scène avec José Garcia. Mon premier grand rôle au cinéma c’est dans « L’air de rien » de Grégory Magne et Stéphane Viard, auprès de Michel Delpech.
Puis il y eu « Dix pour cent » qui, grâce encore à Dominique Besnéhard, m’a ouvert grand les portes.
Et vous, Christophe ?
Je voulais être comédien et suis allé aux cours de Jean-Laurent Cochet où je ne me suis pas senti à l’aise. Donc, comme mon camarade, j’ai fait le cours Florent. Mais j’avais très envie de réaliser. J’ai donc fait beaucoup de courts métrages tout en pensant à passer au long métrage. J’ai eu quelques déboires qui ont un peu freiné cette envie et puis il y a eu ce personnage que j’ai eu envie d’exploiter et j’ai pensé que c’était le moment de sauter le pas. mais il n’était plus question que je joue le rôle de Benoît !

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Christophe, Grégory et Noémie Dumas, programmatrice du Six N’étoiles

Grégory, depuis « Dix pour cent », vous n’avez plus arrêté !
C’est vrai, j’ai enchaîné au cinéma avec « Les chatouilles » d’Andréa Bescond et Eric Metayer, « L’heure de la sortie » de Sébastien Marnier. Pour la TV j’ai tourné « Vivre sans eux » de Jacques Maillot, avec Bernard Lecoq. J’ai enchaîné sur une autre série pour M6 « Le grand bazar » de Baya Kasmi et Michel Leclerc avec Naillia Harzoune, Julia Piaton, Biyouna. Je viens de terminer un film avec le réalisateur de « L’air de rien », Grégory Magne, avec Emmanuelle Devos. Au printemps j’ai deux tournages de prévus avec Jérôme Bonne et Miguel Courtois…
Grégory, vous avez pris goût au long métrage ?
Evidemment et j’ai d’ailleurs un projet mais c’est plus long à réaliser que pour un comédien !. Aujourd’hui, faire un film est une aventure et ce n’est pas si facile. Et même lorsqu’on l’a fait, il y a « l’après » qui n’est pas toujours simple. Pour celui-ci, le film terminé le distributeur s’est défilé. Il a donc fallu nous débrouiller tout seul et s’en charger nous-mêmes. Ce qui fait qu’on doit accompagner le film partout où il passe. Mais je vais continuer et d’ailleurs, on a des projets avec Grégory… On ne se quitte plus !

Propos recueillis par Jacques Brachet

Toulon – le Royal
Tom BOOTHE : L’incroyable aventure des Food Coops

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Un jour de 1975, en pleine crise économique, est né à New-York, et plus particulièrement à Blooklyn, la coopérative alimentaire de Park Slope. Un supermarché autogéré par aujourd’hui 17.000 membres qui, en plus d’être des actionnaires, donnent 2h45 de leur temps, une fois par mois, pour faire tourner ce magasin auquel personne ne croyait au départ car vu par les capitalistes américains, ce mouvement émane des socialistes donc… du diable ! D’autant que c’était aussi une mauvaise nouvelle pour la grande distribution, le but de cette coop étant d’offrir aux adhérents des produits à la fois de qualité, naturels ou bio, et bien moins cher qu’ailleurs.
Cette conception nouvelle est due entre autres à son co-fondateur Tom Boothe qui est également réalisateur et nous proposait vendredi soir au Royal, le film qu’il en a fait, invité par la coopérative varoise « Coop sur Mer » , présidée par Monique Tardy.
L’idée a depuis fait son chemin un peu partout et Tom est aussi le co-fondateur de la coopérative créée à Paris en 2016, « La Louve », de 1.500 m2 de superficie, qui possède aujourd’hui 4.400 membres.
Tom est donc venu témoigner à Toulon et encourager l’équipe toulonnaise qui n’en est qu’à ses balbutiements, puisque créée en janvier 2017, avec un local de 80 m2, Mais avec déjà 850 adhérents et 150 membres actifs. Le local est ouvert quatre demi-journées par semaine, chacun donnant à son tour trois heures par semaine de son temps.
Lorsqu’on découvre ce qu’est devenue la coop de Brooklyn on est ahuri de voir la discipline militaire qui y règne, même s’il n’y a aucun patron, aucune hiérarchie et qu’on se rend compte de l’atmosphère à la fois studieuse et amicale dans laquelle chacun évolue.
Tom nous précise qu’il en est de même à la Louve, dans une atmosphère moins drastique, plus calme, peut-être plus sereine.
« Chacun est actionnaire du lieu et aujourd’hui l’association est devenue un vrai business. Mais chaque actionnaire est libre à tout moment de revendre ses parts et de s’en aller. Ce qui, en fait, n’est jamais encore arrivé car en dehors des prix bas et de la qualité des produits venant de nombreux producteurs, il s’est instauré une vie dont le contact humain est primordial, convivial, fait de rencontres, de liens sociaux qui se créent, dont le manque aujourd’hui se fait sentir, dont les gens ont besoin et où les gens venus d’univers différents se côtoient, qu’ils soient ouvriers ou cadres. Une mixité sociale s’y est instaurée.

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C’est en fait une autre manière de consommer où l’humain a toute son importance. C’est un lien social par excellente, c’est aussi un projet éducatif et surtout pas moralisateur, sans jugement, chacun pensant et vivant le lieu à sa convenance ce qui manque peut-être un peu aux USA ».
Bien sûr, à la vue de ces deux cas, Toulon est encore une toute petite structure mais les projets sont ambitieux et pas si utopiques que certains pourraient le croire.
Monique Tardy nous explique ces projets :
« Nous espérons que d’ici un an, nous pourrons envisager de créer un supermarché, le problème majeur étant l’impossibilité de s’implanter en cœur de ville dans la mesure où nous avons besoin d’un local de 1.500m2 et d’un grand parking gratuit pour nos adhérents. C’est le premier problème. Le second est que le Var est un département essentiellement viticole et les maraîchers se font rares. Les petits producteurs quant à eux, n’ont pas assez de produits pour fournir en quantité un supermarché. Souvent, ils les vendent sur les marchés à des prix déjà intéressants, donc difficile de leur demander de faire des efforts et de les faire baisser. L’intérêt pour nos adhérents est de tout trouver sur place sans être obligé de courir d’un lieu à un autre pour trouver ces produits, à la fois naturels, locaux ou bio mais aussi à des prix attractifs ».
Tom nous précise que la Louve est locataire d’un bail social avec un loyer progressif et qu’elle est soutenue par la ville. Quant à Toulon, la coop a dû acheter le local et espère obtenir également le soutien de la ville, des approches et des promesses ayant été faites par l’élue au développement durable de la mairie de Toulon. Mais elle doit encore trouver de vraies ressources en dehors des adhésions, ce qui n’est pas aussi facile.
Mais avec le courage, l’envie, la persuasion, la Coop de la Mer voit l’avenir avec sérénité, même si elle sait qu’il y aura des obstacles à franchir.
L’optimisme est de rigueur !

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Jacques Brachet
Photos Monique Scaletta

Six-Fours – Six N’étoiles
« Prochain arrêt : Utopia »… Une aventure humaine

C D

Au départ Vio-Me est une filiale d’une grande entrepris BTP de carrelages et de colle-ciment qui périclite et entraîne avec elle la petite entreprise de Thessalonique en Grèce.
Les ouvriers s’éparpillent alors pour chercher du travail ailleurs. Reste un noyau dur de 70 hommes, puis 40, puis 15 qui ont décidé de ne rien lâcher, d’occuper l’usine et de continuer vaille que vaille, malgré toutes les embûches qu’ils vont rencontrer, dont celle de gérer une équipe humainement et financièrement.
C’est leur seul but, leur seule issue, c’est une utopie. Mais une utopie nécessaire à leur survie, dans un pays où la crise est toujours omniprésente.
Du coup, ils changent leur façon de faire et décident de créer une ligne de produits d’entretien totalement naturels, lessives, savons, produits de vaisselle…
Et avec acharnement, ils y arriveront, montant une coopérative et restant dans « leur » usine, malgré l’épée de Damoclès qui plane au-dessus de leur tête : la vente aux enchères de celle-ci pour éponger les dettes. Ainsi vivent-ils depuis trois ans dans l’incertitude, mais sans jamais baisser les bras, ayant trouvé autour d’eux une entr’aide, une solidarité car ils ont ému la Grèce entière et aujourd’hui leurs produits sont exportés en Europe (France, Belgique, Allemagne…)
Cette magnifique aventure humaine en a donc ému plus d’un, dont un réalisateur, Apostolos Karakasis qui avec l’aide de son ami producteur, Marco Gastine, a décidé, dès le départ de l’aventure, de réaliser ce documentaire « Prochain arrêt : Utopia » et de l’accompagner en Grèce et dans certains pays d’Europe, dont le France et, bien entendu, le Six n’étoiles de Six-Fours, toujours partant, avec la complicité de l’association « Lumières du Sud » pour nous offrir ce genre de cinéma-vérité ,accompagné par Marco Gastine, qui en dehors du fait qu’il présente le film, emmène avec lui les fameux produits Vio.Me dont la vente va tout droit à ces travailleurs acharnés qui ont mis leur cœur et leur vie dans cette aventure bouleversante d’humanité.
Marco Gastine est réalisateur et producteur. De mère grecque, de père français, il est né à Paris, a entrepris des études d’architecture. Le hasard a fait que, parti pour trois mois découvrir le pays de sa mère… il n’en n’est plus reparti et y vit depuis 40 Ans, ayant changé de route pour devenir réalisateur puis producteur.

B

« Je suis – m’avoue-t-il en riant – un étudiant en archi réadapté ! Très jeune, je rêvais déjà de cinéma et le hasard a fait qu’un jour j’ai sauté le pas. Mais l’architecture n’est pas si loin du cinéma en fait, ce sont deux arts impurs et grâce à l’archi j’ai appris le processus de création que j’ai réutilisé au cinéma. Surtout dans le documentaire, la similitude étant que l’on part sur un projet mais qu’au fil de la réalisation, beaucoup de choses changent et souvent le final est autre de ce qu’on imaginait. De plus, ce sont deux métiers de collaboration car pour chacun il faut beaucoup de gens autour de soi pour réaliser un projet.
De réalisateur, vous êtes donc passé à la production ?
Oui et pour plusieurs raison. D’abord j’ai décidé de produire mes propres films car j’en avais assez d’aller frapper aux portes pour arriver à mes fins. Après, j’en ai eu assez d’être toujours seul avec moi et j’ai décidé de produire pour les autres. Ca a d’abord été un hasard qui est finalement devenu une nécessité et depuis vingt ans je réalise et produit des documentaires, j’ai longtemps travaillé pour la télévision grecque avant qu’elle ne ferme ses portes suite à la crise.

G F E

Pourquoi le documentaire plutôt que la fiction ?
J’ai essayé mais le cinéma grec est un milieu très fermé qui, alors, acceptait mal « les étrangers » même si je suis « demi-grec » et si j’y vis depuis des années. Et puis, le documentaire me convenait parce que je pouvais raconter des histoires réelles. La fiction, d’autres le font mieux que je ne l’aurais fait. Sans compter que les gens que je filme sont souvent de meilleurs acteurs que les vrais ! Ils sont plus spontanés, ils sont vrais, ils ne jouent pas, ils sont et leurs répliques spontanées sont souvent inénarrables ! Je suis passionné par leurs histoires qui sont une richesse inépuisable.
Comment trouvez-vous vos sujets ?
Il suffit de regarder autour de soi et les sujets s’imposent d’eux-mêmes. Je rencontre des gens qui me parlent d’autres gens et ce qui est à la fois excitant est difficile c’est qu’on ne peut pas écrire de scénario : on prend une histoire et on va la suivre sans savoir quand ni comment elle va se terminer. C’est du cinéma-vérité, les choses se passent devant les caméras. Malgré cela, j’écris beaucoup car j’ai besoin d’avoir un guide pour mieux comprendre l’histoire qui se joue devant moi.
Le documentaire est en fait un art à part. Quelle différence avec le reportage télé ?
L’art du documentaire c’est à la fois de savoir ce qu’on veut faire et s’adapter à la réalité. C’est comme l’art de la guerre : on a un plan d’attaque, un dispositif , et puis il y a un général qui mène l’affaire mais qui, au fil du temps, doit s’adapter à la réalité sur le terrain. Pour un reportage c’est différent car d’abord, ça ne dépasse pas, en principe, les 45 minutes et puis l’approche est autre car on écrit avant de mettre en image et l’on est là seulement pour informer et donner son point de vue de journaliste. Le documentaire, lui, c’est une histoire dramatique avec des personnages qui sont porteurs de l’histoire. Pour le reportage, on montre, pour le documentaire, on démontre.

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Marco Gastine avec les équipes Six N’étoiles-Lumières du Sud

Et avec la fiction ?
Autre façon de faire : il y a une histoire écrite de bout en bout dont on connaît la fin. On sait donc d’avance ce qu’on va tourner . Une fois le scénario écrit, il faut le suivre même si souvent, on ne tourne pas les scènes dans l’ordre. Pour le documentaire, on ne connaît pas la fin et l’on est obligé de filmer dans l’ordre l’événement qui se déroule au jour le jour. Après, au montage, libre à nous d’interverser les scène dans une certaine cohérence.
Parlons donc de ce film « Prochain arrêt, Utopia »...
Je travaillais alors pour la télévision grecque où je réalisais des reportages sous le titre « Doc Ville » et j’étais toujours à la recherche d’un sujet. Je connaissais Apostolos qui avait été monteur sur l’un de mes films et je lui dit que je suis en quête de sujet. Nous sommes alors au début de la crise gracque. Quelques temps après il me parle de cette usine, le sujet m’intéresse mais je vois très vite qu’il déborde le cadre de ma série. Nous décidons alors d’en faire un film d’une heure trente pour le cinéma, lu,i réalisant, moi, produisant.
Cela s’est fait sans problème avec les travailleurs ?
Certains n’étaient pas chauds pour qu’on les filme et puis ils ont dit oui avec une condition : voir le film une fois monté et leur conseil d’administration déciderait alors de l’accepter ou non, d’enlever des scènes pour lesquelles ils ne seraient pas d’accord. Autre limite : ne pas les filmer dans leur intimité. On a joué le jeu malgré quelques inquiétudes, surtout pour ceux qui avaient mis l’argent sur le film. Et au final ils ont accepté le film tel qu’il était. Je vous avoue qu’on a été soulagé !

Depuis, Apostolos et Marco accompagnent le film partout, faisant connaître cette histoire exceptionnelle car c’est la seule entreprise en Grèce qui a réalisé ce tour de force, beaucoup d’autres ayant jeté l’éponge. Aujourd’hui, toujours dans l’incertitude de se voir retirer l’usine, malgré le président actuel qui, durant sa campagne, leur avait promis de les aider et qui jusqu’ici, ne l’a pas fait.
Vio.Me est en plein développement, la solidarité est toujours là dans plusieurs pays dont le France, l’entreprise a un site Internet qui rayonne partout et aujourd’hui leur réseau de vente s’étend en Europe, proposant des produits naturels qu’ils ont affiné depuis, s’étant structuré et continuant une lutte de tous les jours, soudés et sans patron, avec pour maxime : « occuper, résister, produire ». Et ça marche !

Jacques Brachet

Six-Fours – Six N’étoiles : Une quatrième salle,
une reconduction, une nouvelle brasserie

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Décidément, c’est souvent du côté de Six-Fours et de son cinéma que nous viennent les plus beaux événements culturels.
Et en ce 22 janvier, nombre de personnalités s’y sont retrouvées pour fêter trois événements de taille : la reconduction des délégataires du cinéma dont le maire a renouvelé sa confiance pour cinq ans, l’annonce de la construction imminente d’une quatrième salle, tant le succès ne se dément pas depuis cinq ans déjà et la réouverture de la brasserie avec un tandem de choc à la barre.
Trio inchangé donc pour le Six N’étoiles : Jérôme Quatteri, Frédéric Perrot, Noémie Dumas, qui travaillent de concert et nous offrent un ensemble de projections, d’événements, de thématiques, de manifestations aussi divers que variés, ce qui en fait le succès du cinéma.
« Nous avons toujours voulu – nous explique Jérôme – être le cinéma de tous les cinémas et depuis cinq ans, nous nous adressons à tous les publics de Six-Fours et de ses villes avoisinantes. dans un espèce d’espace cocooning où le public, quel qu’il soit, se sent bien et vient avec plaisir et curiosité. C’est une autre façon d’aborder le 7ème Art que de proposer des films généralistes, des films d’auteurs, des films venus de pays lointains, des films pour enfants et pas seulement des Walt Disney. Nous avons obtenu plusieurs labels : art et essai, jeune public, patrimoine, recherche et découverte. Ainsi, tout le monde y trouve son compte et nous en sommes fiers et heureux. »

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Jean-Sébastien Vialatte – Dominique Ducasse – Joseph Mulé

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Noémie Dumas – Frédéric Perrot – Jérôme Quatteri

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Le plan de la quatrième salle

A tel point que l’équipe municipale, représentée par son maire, Jean-Sébastien Vialatte, son premier adjoint Joseph Mulé, son adjointe aux affaires culturelle Dominique Ducasse et nombre de représentants de la municipalité, étaient présents pour renouveler leur confiance à nos trois mousquetaires du Six N’étoiles !
Le Maire et ses adjoints ne pouvaient donc qu’être heureux du résultat et aussi fiers de nous faire découvrir les plans de cette quatrième salle dont on parle depuis quelques mois :
« Le permis de construire a été accordé – nous confie le maire » nous sommes dans la phase de l’appel d’offre pour cette salle qui devrait comporter 115 places dans un confort supérieur inhabituel, avec 20% de sièges sans accoudoirs, appelés « Love seats », réservés aux couples… je précise pour visionner des films ! A côté, une petite salle adjacente pouvant accueillir 40 personnes, sera utilisée pour des rencontres, des réunions, des anniversaires. Nous espérons que nos délégataires en feront bon usage puisque nous leur avons renouvelé notre confiance. Cette salle sera financée par la municipalité, TPM, Métropole et le CNC » et les travaux ne devraient plus tarder ».
Enfin, deux autres personnes étaient réunies autour de la table : Cyril Ciaceri et Gilles Pascal qui, ensemble, reprennent la gérance et la direction de la Brasserie attenante au cinéma, lieu emblématique où le public du cinéma avait pris l’habitude de déjeuner, souper, goûter entre deux séances et qu’il va retrouver dans une nouvelle décoration et avec une restauration locale et diverse, allant – nous expliquent-ils – de la restauration rapide pour enfants et adultes, diverses formules, en-cas, salon de thé, goûters d’après-midi, apéritifs, dans un maximum de confort et ouvert sept jours sur sept. avant et après les projections.
« Ce sera – précisent-ils – très familial, nous collaborerons de très près avec le cinéma, nous en suivrons les thèmes en proposant des plats en rapport avec le 7ème art. Nous avons pensé à nommer ce lieu « L’avant-première ». Il y aura deux mois de travaux et nous devrions ouvrir fin mars ».

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Gilles Pascal & Cyril Ciaceri

Noémie Dumas nous précise que ce lieu a toujours été un partenaire naturel du cinéma qui, lui continuera ses collaborations avec toutes les associations, ses maillages avec les entreprises, la municipalité, l’Éducation Nationale et les lycées, collèges et écoles de la ville.
Jérôme ajoute que les horaires des projections sont aménagés afin que le public puisse aller se sustenter avant ou après une projection. D’où ces horaires particuliers des séances à 19h et à 21H15.
Encore deux bonnes nouvelles : la première étant qu’alors l’années 2018 a vu une baisse de fréquentation des salles de cinéma, le Six N’étoiles a augmenté sa fréquentation de 4% avec 200.000 entrées payantes, ce qui la fait arriver en troisième position pour ce genre de salle, après Paris et Toulouse.
Enfin, le Maire est en train de cogiter pour que le parking soit totalement gratuit autour du cinéma.
Ce qui ne peut qu’être bénéfique aussi bien au cinéma qu’à la brasserie.
A suivre

Jacques Brachet