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France 2 – « Mirage » nouvelle série 6×52′
A partir du 17 février 21h05

MIRAGE S01

Auteurs  : Bénédicte Charles, Franck Philippon, Olivier Pouponneau
D’après une idée originale de Bénédicte Charles et Olivier Pouponneau
Avec : Marie-Josée Croze, Clive Standen, Hannes Jaenicke, Philippine Leroy-Beaulieu, Grégory Fitoussi, Laurent Bateau, Agathe de La Boulaye, Thomas Chomel…    

Claire et Gabriel sont en lune de miel en Thaïlande lorsque le tsunami dévaste les côtes du Sud-Est asiatique. On ne retrouvera jamais le corps de Gabriel.
Quinze ans plus tard, Claire arrive à Abu Dhabi avec son fils Zack. Ils sont accueillis par Lukas, l’homme qui a réussi à lui rendre le sourire. Ingénieure informatique en cybersécurité, Claire a été engagée par la firme Al-Tarubi pour diriger le chantier du nouveau port de la ville. C’est pour elle un challenge important : quelques années plus tôt, elle a été reconnue responsable d’une catastrophe dans la centrale dont elle assurait la sécurité au Kazakhstan. Depuis, sa vie professionnelle tourne au ralenti, entachée par ce drame. Cette nouvelle opportunité est inespérée.
Pendant que Lukas, qui a abandonné son travail de chef cuisinier pour la suivre aux Émirats, tente de monter un restaurant avec des expatriés français, et que Zack, en ado contrarié, se heurte aux coutumes du pays, Claire tente de s’imposer dans son nouveau job.
Un soir, alors qu’elle prend un verre avec Lukas sur un roof-top, elle croit reconnaître Gabriel dans le reflet d’une vitre. Elle se précipite, mais trop tard…
Avec l’aide de Bassem, un chauffeur de taxi, elle va partir à sa poursuite dans cette ville dont elle ne connaît pas les codes. Elle cache ses recherches à tout le monde, mais son comportement étrange n’échappe à personne.
Quand elle retrouve Gabriel, c’est le choc. La confrontation est terrible pour Claire, qui découvre qu’il l’a suivie pendant des années et qu’il sait que Zack est son fils. Lorsqu’une fusillade éclate, Gabriel la protège, abat leur adversaire et disparaît à nouveau pour noyer le corps.
Claire comprend que Gabriel est un agent secret et se retrouve projetée dans le monde clandestin de l’espionnage, des intérêts secrets militaires et gouvernementaux. Doit-elle mettre en danger sa famille pour blanchir sa réputation professionnelle et pour éviter un attentat meurtrier ? De courses-poursuites en dissimulations, ruses et mensonges, Claire prendra des risques énormes pour sauver sa vie et celle de ceux qu’elle aime. Au milieu de ce chaos, devra-t-elle choisir entre les deux hommes de sa vie ?

MIRAGE S01

Clive Standen
Clive Standen interprète Gabriel. Laissé pour mort par sa compagne Claire lors du tsunami de 2004, il réapparaît alors qu’elle refait sa vie à Abu Dhabi. Habitué aux rôles historiques, l’acteur britannique joue un espion international. Il nous révèle sa méthode de travail.
Avec « Mirage », on vous découvre dans une histoire contemporaine, comment appréhendez-vous ce nouveau type de rôle ?
Mon approche et ma méthode pour n’importe quel rôle, qu’il soit contemporain, historique, fantastique ou même biographique, est de partir d’une page blanche. Je regarde son humanité, ce qui le rend réel, remarquable. Ce qui le motive, ce qui l’anime émotionnellement. Et bien sûr je fais des recherches, je m’imprègne de tous les détails que je peux glaner sur l’univers du personnage pour le rendre consistant. Je suis comme une éponge. Tout ce travail immersif m’amuse beaucoup.
Comment comprenez-vous le titre de la série ?
Mirage est un thriller d’espionnage intense, palpitant et original qui s’articule autour d’un triangle amoureux à fleur de peau. L’histoire prend place dans le décor quasi futuriste des gratte-ciel d’Abu Dhabi. Mais derrière cette opulence affichée se cache une réalité bien plus sombre… un mirage en somme.
Gabriel est un personnage ambigu, au passé mystérieux. Sur quoi vous êtes-vous appuyé pour le faire vivre à l’écran ?
Gabriel est un agent secret de terrain exceptionnellement talentueux, à la détermination sans faille. S’il parvient à prouver le sabotage de la centrale, il sauvera non seulement des milliers de vies, mais se retrouvera aussi en position de force pour négocier sa propre liberté et sa sortie du milieu de l’espionnage international. Ce qui m’a semblé intéressant, c’était de montrer ce que signifie une « vie normale » pour quelqu’un comme Gabriel, un homme qui n’a vécu que dans le secret et la clandestinité. La trajectoire qu’il emprunte va l’amener à se confronter à lui-même. Va-t-il parvenir à changer ou au contraire devra-t-il se résigner à n’avoir jamais une vie comme tout le monde ? En regardant vivre Claire et leur fils de 15 ans — quinze années irrémédiablement perdues —, il éprouve un sentiment aigu de culpabilité. C’est sur cette douleur que je me suis basé pour développer ce personnage.
« Mirage » est une production internationale, avec une équipe en partie francophone. Comment s’est passée la communication sur le tournage ? Avez-vous retenu des mots ou des expressions françaises ?
Je ne parle pas très bien français, non. Je connais pourtant pas mal de mots, mais c’est difficile pour moi de construire des phrases compréhensibles ! Donc quand je parle, on a l’impression que je dis des mots au hasard en espérant que ça ressemble à une phrase. « Restaurant où manger »… quelque chose comme ça (rires). Ce qui a donné l’occasion à tout le monde de se moquer de moi sur le plateau, mais ils ont tous été très indulgents et, heureusement pour moi, la plupart parlaient couramment anglais. J’ai quand même appris quelques phrases avec mes collègues francophones, mais elles sont trop vulgaires pour que je les répète ici ! (Rires.)

MIRAGE S01

Marie-Josée Croze
Marie-Josée Croze interprète Claire, une femme prête à refaire sa vie après des années de dépression. Comment construire la fragilité d’un personnage dont la vie s’accélère soudainement ? Les secrets de l’actrice canadienne.
Comment comprenez-vous le titre de la série ?
Un mirage, c’est quelque chose qu’on vise, qu’on voit apparaître au loin et qui nous attire, mais ce n’est qu’une illusion, il n’y a rien derrière, ce n’est qu’une projection mentale. Dans le cas du personnage de Claire, quand l’histoire commence, elle passe sa vie à être obsédée par des mirages. Mon personnage a vécu deux drames : elle a perdu l’amour de sa vie, le père de son enfant, et ensuite elle a subi des déconvenues dans son travail, elle se sent responsable d’une catastrophe industrielle. Elle s’est retrouvée sans rien. La série commence sur sa reconstruction, mais on imagine que derrière ça il y a des années de combat dans sa vie de femme.
Dès le début, on comprend que Claire est marquée par la disparition de Gabriel, peut-on dire que l’absence du personnage de Clive Standen définit le vôtre ?
Tout à fait ! Quand on perd quelqu’un de cher, plus on aime cette personne, plus on a du mal à accepter qu’elle soit partie, surtout quand elle n’a pas laissé de traces. Elle le voit partout, mais à chaque fois il s’agit d’un « mirage » ! Quand j’ai lu le scénario, j’étais très émue par l’histoire d’amour. Il est pour moi assez évident que Claire croit encore à cet amour-là. Je sais ce que cela représente de vivre avec quelqu’un dans sa tête, quelqu’un qui n’est plus là. C’est le rêve secret de tout le monde que de tomber sur les gens disparus qu’on a aimés. Claire se raccroche à l’amour fou qu’elle a pour leur fils, je m’en suis servie comme point d’appui. J’utilise les rapports fusionnels, presque amicaux, qu’elle a avec lui, comme un prolongement de son amour pour Gabriel. Je veux qu’on comprenne qu’elle l’a eu jeune, qu’elle l’a élevé seule pendant un certain temps. Cette proximité est essentielle pour rendre compte a posteriori des épreuves qu’ils ont vécues ensemble.

MIRAGE S01MIRAGE S01

Vous qui avez tourné des deux côtés de l’Atlantique, quelles différences avez-vous observées entre les productions européennes et nord-américaines ?
C’est plus une question de projet. Je ne travaille pas de la même façon pour un film d’auteur ou pour un film disons plus commercial. Ce n’est pas la même grammaire. Les metteurs en scène nord-américains laissent généralement davantage de place aux comédiens. On est dans un processus de collaboration pour que la scène soit le plus efficace possible. Dans les films d’auteur français, on cherche le sens, le travail est plus référencé, le comédien est au service du texte. Cela change la façon de travailler : d’un côté l’énergie, de l’autre la réflexion. Même si je caricature volontairement, ce n’est pas aussi net que ça, chaque metteur en scène et chaque ù situeriez-vous « Mirage », plutôt dans l’énergie ou dans la réflexion ?
Mirage est une série en six épisodes, ce qui laisse le temps au récit d’explorer ces deux formes d’expression. On part d’une situation très mélodramatique pour basculer dans le polar, voire dans le film d’action. Le travail consiste à rendre crédible chaque instant, d’être dans une forme de réalisme, en y ajoutant des références à certains films noirs. On cherche à faire coïncider deux grammaires différentes, c’est ce qui rend ce rôle intéressant à interpréter. Nous avons tourné avec deux caméras, ce qui a demandé une certaine synchronisation et la mise en place de toute une chorégraphie. Les caméras étaient très mobiles, les acteurs participaient à la création du plan avec le chef opérateur, j’avais l’impression de beaucoup donner. Mais j’aime travailler comme ça, j’ai plus de mal avec l’attente. Sur Mirage, j’étais tout le temps sur le terrain !
Vous reconnaissez-vous dans le personnage de Claire ?
Bien sûr, oui. Un exemple évident : Claire part refaire sa vie à l’étranger, elle a l’opportunité de se reconstruire loin de son milieu naturel. Je sais ce qu’est la vie d’expatriée : j’ai moi-même quitté le Québec pour la France, j’ai saisi une opportunité qui m’a permis d’avancer. C’est pour cela que le projet m’a plu à la simple lecture du scénario. Si on a déjà des points communs avec un personnage, c’est une formidable base de travail. On ne part pas les mains vides, ça ne peut que donner des résultats intéressants. Je ne m’aventure pas sur un film ou une série quand l’histoire ne me parle pas ou qu’il n’y a rien dans le rôle qui s’accorde avec moi-même.
Vous êtes-vous inspirée d’autres comédiennes ou d’autres personnages pour ce rôle ?
Non, pas sur Mirage justement. Ça m’arrive sur certains films, mais là je suis partie de moi-même. Je voulais donner à Claire ce côté anticonformiste, seule contre tous. Louis Choquette, le réalisateur, m’a fait remarquer vers la fin du tournage qu’il ne voyait plus que Claire, c’est un des plus beaux compliments qu’on puisse faire à une comédienne. J’ai travaillé sur quelqu’un qui a eu une rupture, un choc suivi d’une dépression, on suppose que sa santé mentale a été remise en question pendant plusieurs années. Il fallait faire exister tout ça au moment où sa vie s’accélère et où l’intrigue de la série commence.
Production internationale, tournage en anglais, est-ce un plus d’être canadienne ?
Détrompez-vous ! J’ai beau être canadienne, j’ai appris l’anglais à 30 ans ! Il a fallu que je travaille mon texte avec soin. En français, je peux toujours m’en sortir ou improviser. En anglais, je n’ai pas la même liberté, je dois très bien connaître mon texte, c’est une difficulté supplémentaire. Comme je n’aime pas trop les répétitions et que je n’ai pas de technique particulière — je suis comme une musicienne qui ne sait pas lire la musique et qui fait tout à l’oreille —, tourner en anglais me demande une grande concentration.

Marie-Josée Croze, Philippine Leroy Beaulieu, Agathe De la Boulaye,

Marie-Josée Croze, Philippine Leroy Beaulieu, Agathe De la Boulaye,

Propos recueillis par Ludovic Hoarau

Du nouveau sur France 3

POLICE DE CARACTÈRE

Samedi 22 février à 21h05
POLICE DE CARACTERES
Dans la résolution d’un crime, rien n’est écrit à l’avance, mais pourtant nos deux héros savent toujours en retrouver l’auteur.
Un film réalisé par Gabriel Aghion
Scénario et dialogues :
Eugénie Dard, Charlotte Joulia, Matthieu de Savignac et Sandrine Lucchini
Avec, notamment : Clémentine Célarié (Louise Poquelin), Joffrey Platel (Etienne De Beaumont), Mariama Gueye(Léa Langlois), Jules Houplain (Antoine Poquelin), Sabine Haudepin (Catherine Letellier), Caroline Tillette (Elodie Letellier), Xavier Gallais (Bertrand Letellier), Benjamin Bourgois (Thimothee Richard)

POLICE DE CARACTÈRE POLICE DE CARACTÈRE

Thomas Letellier, patron d’une grosse conserverie du Nord, est assassiné dans son usine. Le capitaine Louise Poquelin, « Nordiste pure souche » et mère-célibataire débordée, va enquêter avec son nouveau binôme, le capitaine Etienne de Beaumont, un flic aux origines aristocratiques, de retour dans sa région natale. Ce tandem explosif, malgré leurs différences, va se révéler d’une efficacité redoutable.

CAPITAINE MARLEAU

Mardi 25 février à 21h05
CAPITAINE MARLEAU
Épisode 19 «Veuves… mais pas trop»
Scénario : Sylvain Saada
Produit par Josée Dayan et Gaspard de Chavagnac
Avec notamment : Corinne Masiero (Capitaine Marleau), Edouard Baer (Stanislas Turner), Anne Brochet (Martine Lemaître), Isabelle Candelier (Juliette Massoni), Bruno Lochet (Adjudant Michel Pichon), Maïra Schmitt (Ariane Turner), Nicolas Robin Melchior Turner), Valentine Cadic (Virginie Lemaître), Olivier Broche (Dr Morel), Sophie Guillemin (Estelle Grosbois), Wilfred Benaïche (Adrien Popovitch), Noémie Lenoir (Marguerite Vitali)
Avec la participation de Jean-Claude Drouot (Léopold)

CAPITAINE MARLEAU

Pas de corps, pas de preuves, pas de preuves pas de crime !
Mais il en faut un peu plus pour décourager le capitaine Marleau qui flaire du louche chez ce croque-mort et embaumeur, adorable père de famille, charmeur de service de quelques veuves, pour tout dire assez joyeuses.
Ce ne sont pas feu leurs maris qui les contrediront, disparus les uns après les autres sans vague mais peut-être pas sans fumée.



Un nouvelle série sur France 2
« Il a déjà tes yeux »

IL A DEJA TES YEUX S01

A partir du mercredi 12 février à 21.05
IL A DÉJÀ TES YEUX
Une série de 6×52’ créée par Lucien Jean-Baptiste et Sébastien Mounier
Scénario de Sébastien Mounier et Lucien Jean-Baptiste
Réalisé par  Lucien Jean-Baptiste
Musique d’Alexis Rault
Avec : Aïssa Maïga, Lucien Jean-Baptiste, Arié Elmaleh, Michel Bohiri, Joahkim Sigue, Louis Durant, Marie-Philomène Nga, Bass Dhem, Delphine Théodore, Manda Touré, avec la participation de Michel Jonasz.

IL A DEJA TES YEUX S01 IL A DEJA TES YEUX S01

 Après le succès du film sorti au cinéma en 2017, France 2 propose de retrouver cette famille truculente…
Plusieurs années ont passé depuis que Sali (Aïssa Maiga) et Paul Aloka (Lucien Jean-Baptiste), un couple noir, ont adopté Benjamin, un enfant blanc (cf. le film Il a déjà tes yeux). Benjamin a grandi, c’est aujourd’hui un adolescent qui a dû accueillir, un an après son adoption, un petit frère prénommé Noé. Enfant biologique du couple, Noé est noir, évidemment. Les deux frères sont, en tout, l’exact opposé : Benjamin est aussi déconneur que Noé est sérieux, aussi sportif que l’autre est intello… Autant dire qu’avec une mère d’origine africaine, un père d’origine antillaise, un fils blanc et un fils noir, les Aloka ne passent pas inaperçus dans leur vie quotidienne. Une famille un peu plus atypique que les autres, somme toute ! Mais voilà qu’un intrigant et élégant vieil homme, qui se prénomme Lazare, sonne un beau jour à la porte… et se présente comme le père de Paul. Tout l’équilibre (précaire) familial pourrait-il en être bousculé ? Et si cela donnait l’idée à Benjamin de retrouver ses parents biologiques ?

IL A DEJA TES YEUX S01




Février à la télé

visuel prière d'enquêter

Mardi 4 février à 21h05 sur France 3
Prière d’enquêter (90’)
Un monde les sépare, le crime les réunit
Ecrit par Marie Deshaires et Catherine Touzet – Réalisé par Laurence Katrian
Auteurs : Sabrina Compeyron & Olivier Gorce
Réalisateur :Xavier Durringer
Avec : Sabrina Ouazani (Elli) – Mathieu Spinosi (Clément) – Jérôme Robart (Franck) – Stéphane Freiss (Abbé Louis) – Guy Marchand (Pierre Maillard) – Christian Rauth (Mathias)
Christine Citti (Hélène) – Xavier Guillebon (Eric Maillard) – Myriam El Ghali-Lang (Bérénice)
À 33 ans, Clément a passé toute sa vie au monastère et s’apprête à prononcer ses vœux définitifs pour devenir moine.
Il ne connaît le monde moderne qu’à travers les livres et les cours par correspondance qu’il a pris à l’université.
Orphelin, il a été adopté par le régisseur du monastère et pris sous son aile par le Frère Benoit.
Quand ce dernier est retrouvé assassiné, Clément va aider Elli Taleb, une capitaine de police totalement athée, à retrouver le meurtrier.
Guidé par cette inspectrice singulière qui élève seule ses trois sœurs, Clément va découvrir le monde à l’extérieur du monastère et les secrets de son passé.

un-mauvais-garcon

Mercredi 5 février à 21h05 sur France 2
Soirée continue : «Est-on coupable à jamais ? »
A 21.05 La fiction « Un mauvais garçon »
Auteurs : Sabrina Compeyron & Olivier Gorce
Réalisateur : Xavier Durringer
Avec : Richard Anconina (Benoît Delage), Isabelle Renauld (Cecile Delage), Andréa Ferreol (Catherine Fontanelle), Judith Magre (Gisèle Delage), Jean-Claude Dauphin (Yves Fontanelle), Rachid Hafassa (Idriss Doumane), Alexandre Desrousseaux (Théo Delage)
Benoît Delage semble mener une vie sans histoire. Professeur de faculté apprécié de tous, heureux en famille, c’est un homme bien sous tous rapports.
Mais son existence est bouleversée lorsque son fils commet des actes de délinquance. Son propre passé est alors brutalement révélé : dans sa jeunesse, il a fait une longue peine de prison pour avoir tué un policier.
Malgré son parcours exemplaire de réinsertion, le voici confronté à la rumeur, impitoyable et destructrice.
Ce film interroge, en particulier à l’heure d’Internet et des réseaux sociaux : l’auteur d’un crime qui a purgé sa peine a-t-il le droit de recommencer sa vie ?
«Est-ce que je regrette d’avoir tué ? Oui, chaque jour de ma vie. Est-ce que j’oublierai ?  Non, jamais, jamais je ne pourrai oublier»

UN MAUVAIS GARCON UN MAUVAIS GARCON

A 22.30 Le débat : « Est-on coupable à jamais? »
Suite à la diffusion de la fiction « Un mauvais garçon », France 2 propose une nouvelle Soirée continue animée par Julian Bugier.
A-t-on tous le droit à une deuxième chance ? Après une condamnation, après une peine de prison, a-t-on vraiment fini de purger sa peine et de payer sa dette ou demeure-t-on à jamais coupable ? Comment affronter le jugement des proches et de la société ? Peut-on tout recommencer à zéro et retrouver une vie normale, sans être rattrapé par son passé judiciaire ?
Julian Bugier
abordera toutes ces questions avec ses invités, juges, avocats et citoyens qui viendront témoigner de leur vie après la prison
Rencontre avec Richard Anconina
Qu’est-ce qui vous a convaincu d’accepter ce rôle pour la télévision ?
A la lecture du scénario, j’ai été saisi par le sujet : mon personnage est un professeur d’université apprécié, un père attentionné, un époux modèle, un ami généreux et agréable. Il est avenant, aimable, patient, cultivé, drôle… Mais on apprend que plus jeune, il a commis un crime et a été condamné à 25 ans de prison.
Ce qui m’a intéressé,c’est la question de la réinsertion,de savoir comment on fait pour vivre avec ça une fois sorti. Une fois dehors, il faut bien continuer à vivre, on ne peut pas vous laisser seul vous marginaliser. Ce personnage n’est ni un héros, ni un anti-héros classique. Je n’ai pas hésité à accepter ce rôle!
Comment avez-vous travaillé une telle personnalité ?
Le plus simplement possible, avec une approche humaine. Le crime qu’il a commis ne pourra jamais s’effacer.Les années de prison ne pourront jamais s’effacer. Sa soif de vivre, d’apprendre et de comprendre ce qu’il a fait et d’où il vient sont palpables. Le film donne des clés pour comprendre comment il en est arrivé là mais sans jamais tomber dans la facilité et la victimisation de ce personnage, il n’est pas question de s’apitoyer sur lui car rien ne peut excuser l’irréparable. Cet homme a purgé sa peine et surtout a reconstruit sa vie sur des bases solides. Il s’est restructuré grâce à des études, des lectures, un métier, une famille, des amis, un engagement associatif.
Benoit Delage pense à ce crime tous les jours,mais il invoque le droit d’avoir changé, de travailler,de vivre. Sa hantise jour après jour,c’est que sa vie se résume à cet acte criminel. Ce qui est passionnant dans un tel projet, c’est de présenter les différentes facettes d’un même personnage, a priori antagonistes, sans jamais que l’une n’efface l’autre.

richard anconina bon format

Du fait des questions qu’il pose, ce film a-t-il selon vous une «utilité» ?
Bien sûr !  Il pose la question qui n’est que très rarement traitée, celle de la réinsertion. Comment se passe la vie d’un délinquant ou d’un criminel qui a purgé sa peine ? Surtout s’il n’a pas le profil d’un récidiviste. Attention ,il ne s’agit pas de «réhabilitation» : le crime est un fait que rien n’effacera. Mais la peine a été prononcée, la justice est passée. Comment vit-on ensuite ? Avant le tournage, je me suis beaucoup renseigné sur la situation des prisons en France, la surpopulation carcérale, le fait qu’on soit passé de 30.000 détenus il y a 40 ans à plus de 70 000 aujourd’hui. Beaucoup d’entre eux travaillent activement à leur réinsertion en prison : ils préparent un métier, reprennent leurs études, certains passent le bac et d’autres accèdent même à des études supérieures.Tous ces gens qui sortent de prison chaque année, que deviennent-ils ?
Ce n’est pas seulement leur problème et celui de leur entourage. C’est notre responsabilité commune d regarder cette réalité en face.Tout commence au sein de la structure familiale. Et c’est ensuite à la société et aux pouvoirs publics de mettre en place tous les outils nécessaires pour rendre la réinsertion possible et éviter la récidive.« J’espérais que me vie ne se résume pas définitivement à cet acte. Mais aujourd’hui j’ai comme un doute… »

 

France 3 Mardi 7 janvier à 21H05 : La Loi de Damien

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avec Richard Berry, François Berléand et Caroline VigneauX
90’
Un film réalisé par Arnaud SELIGNAC
Un scénario de Céline & Martin GUYOT
L’égal des dieux
Après Gérard Jugnot dans «La loi d’Alexandre» ou encore Jean-Pierre Darroussin dans «La loi de Julien», c’est au tour de Richard Berry de revêtir la robe d’avocat dans «La Loi de Damien».
Il y incarne un avocat qui doit assurer la défense d’un chirurgien accusé d’homicide involontaire. Mais est-il vraiment convaincu de l’innocence de son client ?
Avec : Richard Berry – François Berléand – Anne Loiret ) – Caroline Vigneaux – Souad Amidou –  Virginie Desarnault

LA LOI DE DAMIEN LA LOI DE DAMIEN

Janvier sur France 2

visuel emblématique Rivières pourpres saison 2

LES RIVIERES POURPRES
Saison 2 – Série 8×52′ – 4 soirées inédites
A partir du Lundi 06 janvier 2020 à 21.05
Une série créée par Jean-Christophe Grangé
Auteurs : Jean-Christophe Grangé – Yann Le Gal – David Neiss – David Morley – Louis Grangé et Olivier Prieur
Une série inspirée du roman culte du maître du thriller, Jean-Christophe Grangé (Ed Albin Michel).
Réalisateurs : Olivier Barma – David Morley  – Manuel Boursinhac et Ivan Fegyveres
Avec : Olivier Marchal et Érika Sainte

INNOCENTES

Après le succès de la saison 1, une association renouvelée entre les deux services publics européens; une coproduction franco-allemande avec Maze Pictures et ZDF.
Après une série d’enquêtes originales et intenses, le duo de choc du commandant Pierre Niemans et Camille Delaunay replonge dans le versant noir de l’âme humaine, le long d’une route parsemée de morts inexpliquées, dans des univers toujours plus étranges et mystérieux.
Prenant soin l’un de l’autre, leur relation va se renforcer lorsque le fils de Camille se retrouvera dans une situation désespérée.

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 FAITES DES GOSSES
Série inédite 6 X 52′
Dès le mercredi 8 janvier 2020 à 21h05
Réalisée par Philippe Lefebre
Scénario et dialogues de Diane Clavier et Samantha Mazeras
Avec : Fred Testot (Serge), Amelle Chahabi (Anissa), Linh-Dan Pham (Meï), Maurice Cheng (Chang), Constance Dolle (Odile), Philippe Lefebvre (Alexandre), Eva Darlan (Claudine), Jonathan Lambert (Clément), Eléna Plonka (Brune), François Vincentelli(Arnaud Vapali).
Odile et Alexandre mènent une vie tranquille autour de leurs trois enfants. Anissa, Serge et Clément forment une famille recomposée avec ses hauts et ses bas… Meï et Chang, réfugiés politiques, sont arrivés de Pékin, il y a six mois.

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Rien ne prédestinait ces trois familles à se rencontrer…
Si ce n’est l’amitié de leurs enfants : Anouk, Brune et Jean-Paul.
Les liens des enfants déteignent vite sur les adultes qui partagent tous la même envie d’être de bons parents et ce malgré les aléas de la vie.
Ensemble, ils affronteront avec humour et solidarité les surprises (bonnes ou mauvaises) que la vie leur réserve.

La fiction télé pour les fêtes

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France 3
Samedi 28 décembre 21h05
MEURTRES à TAHITI
Avec notamment : Jean-Michel Tinivelli (Philippe Toussaint), Leslie Medina  (Mareva Umaga), Alban Casterman (Denis Martin), Tepa Teuru (Tamatoa)
Avec la participation de Vaimalama Chaves (Miss France 2019)
90 minutes
Réalisateur : François Velle
Ecrit par Fabrice de Castil & Sandra Tosello

3 4

Quand les légendes et rites mythologiques viennent troubler les eaux cristallines de l’Océan Pacifique …
Au lieu-dit de Teahupoo, sur l’île de Tahiti, il n’y a pas que des surfeurs attirés par  la vague la plus dangereuse du monde».
Il y a aussi un meurtrier dont le mode opératoire s’inspire de rites insulaires mythologiques.
Suite à la découverte du corps mutilé d’un homme sur le site du temple sacré d’Oro, sont dépêchés sur place la lieutenant de police Mareva Umaga, jeune Tahitienne qui tente par tous les moyens de cacher son pédigrée familial, et le commandant Philippe Toussaint, un homme un peu cabossé par la vie, fraîchement muté à Tahiti.
Sauront-ils se faire assez confiance pour arrêter à temps celui qui a décidé de réveiller la colère d’Oro ?

2

France 2
Lundi 30 décembre 21h05
LA SAINTE FAMILLE
Avec : Stanley Weber (Charles), Mathilde Ollivier (Claire), Dominique Labourier (Madeleine), Gérard Desarthe (le Cardinal Lombard), Alain Chamfort (Père Etienne), Stéphane Pézérat (Père Daniel), Annick Blancheteau (La mère supérieure)
90 minutes
Réalisatrice : Marion Sarraut
Scénario, adaptation et dialogues de Jacques Kirsner,

6 LA SAINTE FAMILLE

C’est l’histoire d’une famille catholique traditionnelle, implantée dans le Nord de la France. Une famille intimement liée à une Eglise confrontée à la modernité engagée par le Pape François. Madeleine Waquin-Fournier dirige le clan. Charles, fils de cette famille et brillant jeune prêtre promis à un grand avenir, tombe amoureux d’une jeune novice…

Crimes à la télé

France 3 – Mardi 17 décembre A 21.05
Crimes parfaits
2 x 52 min
Écrit par Céline et Martin Guyot
Réalisé par Lionel Chatton

CRIMES PARFAITS

Le crime était-il parfait ? Rien n’est moins sûr… Nouveaux épisodes de la collection « Crimes parfaits » avec Philippe Caroît et Garance Thenault, prêts à démêler le vrai du faux.
Avec Philippe Caroit et Garance Thenault
Épisode 3 – Pour l’éternité
Le soir de son mariage, Iris, une jolie séductrice, est froidement assassinée par Mathilde, l’organisatrice du mariage.
Mathilde a soigneusement prémédité son crime, de façon à le faire passer pour un suicide… Mais, en dépit de toutes les précautions prises, pas assez soigneusement pour berner le commissaire Roche.
Guests : Gwendoline Hamon et Aurélie Vaneck

CRIMES PARFAITS CRIMES PARFAITS

Épisode 4 : À cœur ouvert
Le célèbre professeur David se débarrasse de Cédric, un infirmier qui jouait les maîtres chanteurs, en mettant en scène le meurtre de manière à ce que tout le monde pense que c’est lui qui était visé en raison de ses prises de position favorables à l’IVG. Mais le commissaire Roche n’est pas exactement « tout le monde »…
Guests : Jean-Yves Berteloot et Sandrine Quétier

France 2 – Vendredi 20 décembre à 21h05
Le crime lui va si bien
90′
Ecrit par Olgan Vincent et Stéphane Kaminka
Réalisé par Stéphane Kappa

LE CRIME LUI VA SI BIEN

Au départ, la capitaine Gaby Molina n’était pas du tout censée s’occuper de cet accident de voiture mortel en rase campagne. C’était du ressort des gendarmes. Mais voilà, Gaby a autant de flair que son chien truffier. Elle en est sûre : Harry Fergusson, célèbre écrivain anglais installé dans son village, a été assassiné et le crime maquillé en accident. Elle n’était pas non plus censée faire équipe avec cette Céline Richer, débarquée de Paris. Un binôme, c’est niet ! Il faut en convenir, Gaby n’a pas un caractère facile d’autant qu’elle mène la double vie peu ordinaire de flic et paysanne. Sa ferme, héritée de son grand-père, a beau s’écrouler, le toit fuir, pas question, là aussi, d’y renoncer. Et pour calmer son banquier, rien ne l’arrête : jouer les vigiles en boîte de nuit, dealer ses truffes, et même faire chambre d’hôtes, pourquoi pas ? Avec l’aide de son indic Vargas, Gaby va vite découvrir qu’Harry Fergusson allait publier un livre où il allait dénoncer un crime resté impuni. L’a-t-on tué pour l’en empêcher ?

LE CRIME LUI VA SI BIEN LE_CRIME_LUI_VA_SI_BIEN_preview_2300_1

Avec : Claudia Tagbo, Hélène Seurazet, Stéphane Freiss, Guillaume Denaiffe, Julien Ratel, Bruno Lochet, Laurent Manzoni, Norbert Ferrer

 

 

 

TF1, 18 novembre : Une grande épopée : « Le bazar de la charité »

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Nous avons pu, en avant-première au festival de la fiction TV de la Rochelle, découvrir la nouvelle grande série de huit fois 52’ qui démarrera le lundi 18 novembre : «Le bazar de la charité», une grande épopée signée Catherine Rambert et Karine Spreuzkouski pour le scénario et réalisée par Alexandre Laurent.
Une prestigieuse distribution : Audrey Fleurot, Camille Lou, Julie de Bona, Josiane Balasko, Florence Pernel, Antoine Dulery, Gilbert Melki, Stéphane Guillon dans les principaux rôles.
Une grandiose réalisation dont la scène qui ouvre cette série : l’incendie du bazar de la charité qui a eu lieu à Paris en 1897 et a fait 120 morts et un nombre incalculables de brûlés. Longue séquence qui voit le déploiement de ce feu gigantesque dans lequel sont enfermés nos héros. Une scène d’anthologie.

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Julie de Bona, Audrey Fleurot, Camille Lou

Une rescapée : Adrienne de Lenverpré (Audrey Fleurot) qui, humiliée et battue par son mari qui lui aenlevé sa fille (Gilbert Melki), au lieu d’aller à la grande fête où tous les bourgeois se retrouvent pour faire œuvre de charité, va retrouver son amant.
De retour au bazar et voyant l’étendue de l’incendie, elle décide de disparaître, faisant croire à sa mort. Son idée : que lors de son enterrement, le père vienne avec sa fille et préparer l’enlèvement de celle-ci.
A côté de cette histoire, d’autres histoires se greffent comme celle de Rose Rivière (Julie de Bona), bonne d’Alice de Jeansin (Camille Lou), qui, sauvée des flammes, est enlevée par Madame Huchon dont la fille est morte et qui va faire croire à tout le monde qu’elle est sa fille, à la grande détresse de Rose qui se retrouve séquestrée.

6 Le Bazar de la Charite ep5 LE BAZAR DE LA CHARITE

Alice Jeansin, promise à un mariage de raison pour cause de fortune à Jean Rivière (Aurélien Wiik) se retrouve avec lui dans ce bazar et au lieu d’essayer de sauver sa fiancée, il se jette vers la sortie pour se sauver lui-même. Elle doit son sauvetage à Victor Minville (Victor Martelet), un petit malfrat qui ne serait pas étranger à cet incendie, ce qu’elle ne sait pas. Elle en tombe amoureuse au grand dam de ses parents (Atoine Dulery et Florence Pernel) qui voient la fortune du prétendant en danger.
Voilà pour les trois grandes histoires dont, pour une fois, les héroïnes sont un trio de femmes magnifiques, Audrey Fleurot hiératique, Camille Lou lumineuse, Julie de Bona formidable sans oublier Josiane Balasko ambigüe à souhait dans ce rôle de femme taiseuse et résolue pour une raison qu’on découvrira.
La réalisation et brillante, maîtrisée, les décors  et les costumes somptueux et l’on retrouve enfin ce souffle des grandes sagas historiques que la télé avait un peu perdu après «Les dames de la Côte» ou «Les gens de Mogador». Tout y est parfait, de ces destinées croisées au suspense de l’histoire qui nous plonge dans ce monde bourgeois de la société parisienne de la fin du XIXème siècle.
A ne manquer sous aucun prétexte

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Jacques Brachet

FRANCE 2 – TROPIQUES CRIMINELS

TROPIQUES CRIMINELS S01

Une île. La Martinique. Deux flics contraintes à enquêter ensemble.
L’une, la loi et l’ordre. L’autre, la loi et le désordre. Deux femmes libres et sans tabou. Aventurières et exilées, elles sont prêtes à tout pour rendre Justice dans cette île aux multiples visages.
Une série créée par Eric Eider, Ivan Piettre,Thierry Sorel, d’après une idée originale de Thierry SorelRéalisation : Stéphane Kappes / Denis Thybaud
Avec Sonia Rolland , Béatrice de La Boulaye, Julien Beramis, Valentin Papoudof, Stephan Wojtowicz, Benjamin Douba  ,Antoinette Giret

Sonia Rolland est Mélissa Sainte-Rose. Mère et commandante, elle doit gérer en parallèle les humeurs de ses ados et celles de sa capitaine. Sur cette île qui l’a vue naître mais qu’elle a quittée à 4 ans, Mélissa n’a aucun repère. Et pourtant, c’est là qu’elle va devoir faire ses preuves et reconstruire sa vie.
Explications de son interprète
« C’est une série audacieuse, actuelle et collective, dont le ton m’a beaucoup plu. Tout comme l’idée de former un duo de flics féminin. J’aimais le fait que Mélissa Sainte-Rose soit plus parisienne que martiniquaise, qu’elle arrive avec des idées reçues et qu’elle ait face à elle une Martiniquaise blanche qui connaisse parfaitement les us et coutumes de l’île et qui en joue pour la perturber et lui rendre la vie dure. Une série, enfin, qui se joue des clichés et offre à la Martinique, un rôle à part entière. »

TROPIQUES CRIMINELS S01

C’est un rôle à la fois récurrent et original…
Ce qui ne m’était pas arrivé volontairement depuis douze ans et mon rôle de Léa Parker sur 50 épisodes. J’ai retrouvé mes instincts de comédienne de série. Malgré les contraintes, le rythme soutenu, les textes à mettre en bouche et l’éloignement d’avec mes filles, l’expérience fut grisante. Et j’ai adoré interpréter ce personnage. Mère de deux adolescents, Mélissa mène de front sa vie privée et sa carrière. Mais souvent la seconde prend le pas sur la première. Au travail, c’est une commandante perfectionniste, droite, autoritaire, qui a toujours un coup d’avance. Sans pour autant travailler seule. Elle a besoin de la réflexion et de l’expertise de tout le monde pour résoudre les enquêtes.
Ce que j’ai au départ vécu comme une difficulté – à savoir ne pas avoir bénéficié de plus de temps pour le préparer – s’est révélé bénéfique une fois sur le tournage. Mélissa se voit mutée sur l’île de son enfance sans avoir réellement eu le temps de s’y préparer. Dans sa vie privée, elle doit gérer ses enfants qui vivent mal la situation et, au travail, elle a du mal à s’adapter au caractère et à la personnalité de feu de sa capitaine. Au fur et à mesure du tournage, j’ai réalisé combien tout ce que je traversais en tant que comédienne nourrissait mon personnage. C’est C’est aussi une femme blessée qui renoue avec ses origines
Quand elle débarque avec ses enfants à la Martinique, Mélissa Sainte-Rose est, c’est vrai, une femme blessée. Son compagnon, policier, qui n’est pas le père de ses enfants, est mouillé dans une affaire de corruption qui a rejailli sur elle. Pour les besoins de l’enquête, Mélissa se retrouve mutée loin de Paris.
Elle revient sur une île qu’elle a quittée, suite au décès de sa mère, à 4 ans. C’est un sujet tabou, douloureux. Après son arrivée, elle ne cherche pas à contacter sa famille ; ce sont ses enfants qui feront la démarche et lui permettront de renouer avec ses origines. »
Elle ne veut pas reparler créole, pourquoi ?
J’ai pris le parti qu’elle aurait du mal à renouer avec le créole. D’ailleurs, les seules fois où elle s’y risque, avec l’aide de son dictionnaire, c’est lorsqu’elle doit rencontrer un homme. Si je parle la langue de ma mère, c’est parce que j’ai toujours eu envie de conserver un lien avec mes racines et cette culture. Alors peut-être qu’involontairement et dans l’inconscient de Mélissa, ne pas parler créole est une manière d’éviter de replonger dans son passé, de faire face à des souvenirs douloureux. »

TROPIQUES CRIMINELS S01

Elle va avoir à faire à un commissaire… irrécupérable !
Ce qui est drôle avec le commissaire Etcheverry, c’est qu’il est complètement misogyne. Et pour Mélissa et Gaëlle, c’est irrattrapable. On l’imagine très obséquieux avec les sphères politiques. Il veut du résultat, que tout se passe bien, sans vague. Il gère la capitaine Crivelli depuis des années et il n’en peut plus ! L’arrivée de Sainte-Rose va lui permettre, pense-t-il, de se décharger de l’organisation du commissariat. Et il n’en est rien. Elles lui imposent leur féminité, leurs règles. Finalement, face à ce duo, cela devient plus compliqué de se faire respecter. »
Nombre de comédiens sont issus de la diversité
Je n’ai jamais vu, en tant que comédienne, autant de nouveaux visages issus de la diversité. J’étais heureuse de découvrir tous ces talents et de pouvoir jouer avec eux. Eux-mêmes étaient fiers et heureux de faire partie de l’aventure, de bénéficier de propositions aussi riches, sans être cantonnés à des rôles de méchants. Je ressens de la fierté d’avoir participé à une série qui montre la France telle qu’elle est. Et parce qu’elle est diffusée sur une chaîne du service public, «Tropiques criminels» va non seulement être regardée à une heure de grande écoute chez nous, mais elle le sera dans le monde entier».