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« Zone Blanche »
la nouvelle série à partir du 10 avril 20h55 sur France 2

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Série policière franco-belge de huit épisodes de 52 minutes, créée par Mathieu Missoffe, produite par Vincent Moluquet, réalisée par Thierry Poiraud et Julien Despaux, avec Suliane Brahim, Hubert Delattre, Laurent Capelluto…
Villefranche est une petite ville isolée au coeur d’une forêt gigantesque, un labyrinthe vert de milliers d’hectares rendant toute télécommunication hasardeuse. Cet endroit pas tout à fait comme les autres a ses zones non cartographiées, ses crimes, ses disparitions et autres mystères à élucider, ainsi qu’un taux d’homicides six fois supérieur à la moyenne nationale… Mais à part ça, tout va bien. Pour veiller sur elle, la ville peut compter sur son « shérif », le major Laurène Weiss, une fille du pays forte en gueule et étrangement connectée à la nature.
Au fur et à mesure de ses enquêtes, Laurène Weiss s’enfonce toujours plus loin parmi les arbres pour percer leurs secrets, notamment et en premier lieu celui de son propre enlèvement vingt ans plus tôt.
Vincent Mouluquet, Mathieu Missoffe,Thierry Poiraud et Julien Despaux nous en parlent.
Un nouveau territoire pour le polar
Depuis les prémices de sa conception, « Zone blanche » a pour ambition première de sortir du cadre traditionnel de la série policière pour chercher un nouveau souffle dans un espace singulier à construire entièrement. C’était pour nous une envie commune de renouvellement, une nécessité dans notre paysage audiovisuel ultra compétitif et un défi excitant à tous points de vue.
Alors que l’environnement citadin nous paraissait saturé par les séries existantes, nous avons voulu opérer un retour vers la Nature, avec un grand N. Il ne s’agissait pas d’exploiter le
patrimoine touristique provincial, mais bien d’inscrire notre petite communauté de Villefranche au cœur d’un espace sans limite. Une forêt immense, fantasmée, avec des zones encore non cartographiées, ayant encore échappé à l’empreinte de l’homme. Une frontière aussi : entrer en forêt, c’était aller vers l’inconnu, au-delà.

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L’appel des grands espaces et du western
En agrandissant le cadre au sens propre comme au sens figuré, nous voulions remettre nos personnages à leur juste taille face à une nature toute puissante, tantôt hostile, tantôt toujours surprenante. C’était une promesse à tenir dans les scénarios qui font de la forêt un personnage à part entière, mais aussi à l’image par une constante recherche de l’atmosphérique, du graphique et du spectaculaire. C’était aussi pour nous l’occasion de revisiter des codes populaires, notamment ceux du western. Notre héroïne, bien que gendarme, est campée clairement comme le « shérif » de Villefranche, gardienne de l’ordre et protectrice de sa communauté.
On retrouve également d’autres archétypes du genre, tels que la patronne de bar ou le maire propriétaire terrien, ainsi que des figures comme celles du duel, des hors-la-loi, du lynchage, etc.
Un univers à la fois étrange et familier
Notre univers s’appuie également sur une mythologie locale intrigante. Chargée de symboles de vie comme de mort, la forêt y tient un rôle central, convoquant les peurs primaires de l’enfance. Elle est aussi soutenue par un bestiaire (corbeaux, loup, serpents, etc.) aux comportements parfois déroutants. Nous avons voulu que la série flirte avec le fantastique : nous invitons le spectateur à croire à certains phénomènes improbables ou à les rejeter au profit d’explications rationnelles.Malgré tous ces décalages, ce petit monde n’est pas déconnecté du nôtre. Villefranche, c’est à la fois nulle part et partout. Les habitants de la ville sont une tribu d’aujourd’hui qui, de par son isolement géographique, vit quasiment en autarcie et concentre en lui-même les enjeux du monde moderne. Par-delà les conflits qui les animent, tous se serrent les coudes face à l’adversité. Une façon de convoquer les valeurs de solidarité, du vivre-ensemble et de parler d’écologie au travers du rapport à la nature de nos héros.
Derrière notre volonté de divertir, il y a aussi celle de faire sens, de parler de responsabilité et de conscience.

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Une conception à quatre
La multiplicité des défis narratifs et visuels du projet appelait une méthode de travail originale.
« Zone blanche », c’est un producteur, un auteur et deux réalisateurs à l’enthousiasme partagé, accompagnant d’un bout à l’autre la série, de la préparation à la livraison des films.
Cette collaboration de tous les instants a permis de trouver les solutions artistiques et logistiques nécessaires à l’ambition de la série, évidemment avec l’aide inestimable de partenaires talentueux à tous les postes de fabrication, mais aussi grâce à la conviction et au soutien sans faille, tout au long de la création, de François Hitter, notre conseiller de programmes, et celui de Fanny Rondeau, directrice de la fiction, chez France 2. Cela voulait dire concevoir à quatre un casting fait de visages rares, voire inconnus du grand public, pour garantir l’unité de notre monde et créer un esprit de troupe, penser notre projet comme une série en costumes pour emmener le spectateur ailleurs, prendre à bras-le-corps les conditions d’une coproduction franco-belge pour tirer le meilleur des deux cultures… Une façon de secouer les habitudes de fabrication et de garantir une forme d’inédit.
Petit à petit, Villefranche est ainsi née de la définition méthodique d’un univers stylisé jusque dans les moindres détails, d’une mise en scène signée par des choix radicaux, d’une image
contrastée immédiatement reconnaissable, d’une texture sonore presque organique et d’une musique soutenant à chaque instant le souffle et le lyrisme de la série.
Tous les quatre, nous avons exploré tous les leviers possibles pour faire de « Zone blanche »
une véritable expérience immersive, sensitive pour le spectateur. Une façon de toucher un public plus large, plus jeune, en tentant d’atteindre les standards artistiques internationaux des séries les plus exigeantes et avec le souci d’offrir aux spectateurs un divertissement profondément populaire.
En un mot, du spectacle.

 

Des pubs, des voitures et des comédiens

Il est des comédiens qui font partie de notre paysage audiovisuel parce qu’on les retrouve dans des seconds rôles de nombreuses séries ou en vedettes dans des pubs, sans qu’on puisse leur donner un nom. Il est vrai que la pub est un vrai tremplin, nombre de comédiens ayant débuté par là.
Aujourd’hui je voudrais mettre dans le feu des projecteurs quatre comédiens devenus incontournables dans des pubs automobiles : Cyril Couton, Guillaume Denaiffe, Grégoire Bonnet et Nicolas Carpentier. Vous ne pouvez pas les rater !

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Cyril Couton
C’est le fameux Monsieur Richard de Renault, celui qui apparaît quand on ne l’attend pas, souvent au mauvais moment pour certains, pour vanter tous les services que Renault propose après l’achat d’un véhicule.
Mais il est apparu dans nombre de séries telles « Avocats et associés », « Les hommes de l’ombre », « No limit » et plus récemment « L’attaqu ». On l’a également vu dans quelques films comme « Mon meilleur ami » de Patrice Leconte, « Le candidat » de Niels Arestrup ou « Arrête de pleurer Pénélope » de Corinne Puget et Juliette Arnaud.
En 2005, il a reçu le prix du meilleur second rôle au festival Jean Carmet de Moulins, pour le film de Stéphane Brizé « Je ne suis pas là pour être aimé »… Mais il commence à l’être !
Nicolas Carpentier
Autre comédien croisé à la Rochelle, il est la French Touch de Renault et a eu la chance de donner la réplique à Teddy Riner et Tony Parker, sans oublier le craquant petit garçon qui, vêtu comme lui, termine chaque réplique avec « C’est simple » ! Lui aussi est apparu dans nombre de séries : « Navarro », « Groland », « Léa Parker ». Formé à la ligue d’improvisation, il fait aussi beaucoup de doublages et de voix off, on a pu le voir au cinéma dans « Tu veux ou tu veux pas » de Tonie Marshall ou « La prochaine fois je viserai le cœur » de Guillaume Canet.
Et on va le recroiser dans le rôle de Maître Adrien dans « Plus belle la vie ».
Elle est belle pour lui !

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Guillaume Denaiffe
C’est le comédien que Peugeot a choisi pour convaincre le futur acheteur de la 208, qu’elle a tout pour plaire, avec cette petite réponse à chaque question : « Elle l’a » ! Mais on a aussi pu le voir dans d’autres pubs comme Super Croix, Orange ou Leroy Merlin. A force il nous est devenu familier et il est aussi apparu dans « Camping Paradis », « Boulevard du Palais » ou « Meurtres à la Rochelle ». La Rochelle où j’ai eu l’occasion de le croiser lors du dernier festival de la fiction TV. On a aussi pu le voir au cinéma dans « Sagan » de Diane Kurys ou « Le bien aimé » de Christophe Honoré. Et il commence lui aussi à être bien aimé !
Grégoire Bonnet
On le voit beaucoup en ce moment dans la pub Wolkswagen où il est cet homme qui, ne pouvant se décider pour la rouge ou la bleue, va choisir… la blouge !
Vu dans les séries « Julie Lescault », « Famille d’accueil », « Clem », « Yann Piat », il explose aujourd’hui dans « Scènes de ménages », dernier couple rentré avec Amélie Etasse (elle aussi reine rigolote des pubs Leclerc !). Il est ce pharmacien quinquagénaire qui a épousé une jeunette et ne le vit pas toujours très bien
On vient aussi de le voir dans le film de Nadège Loiseau « Le petit locataire » et « Il a déjà tes yeux » de Lucien Jean-Baptiste. Il a mis du temps mais aujourd’hui on le réclame partout !

Voilà quatre exemples prouvant que les pubs, en l’occurrence automobiles, mènent à gravir les échelons de la gloire… sur les chapeaux de roues !
Jacques Brachet

Line RENAUD
« Ma passion : mon métier – Mon amour : le public »

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Line Renaud est un phénomène.
89 ans au compteur, toujours belle et énergique, toujours battante et passionnée et toujours dans le feu de l’actualité car elle n’arrête jamais, quand ce n’est pas sur scène, c’est sur grand ou petit écran, à moins qu’elle ne prenne la plume pour nous écrire une histoire. La sienne.
Après le succès de la pièce adaptée par Didier Kaminka « Pleins feux », qu’elle a joué au théâtre Hébertot, mise en scène par son complice Ladislas Chollat et qui est passée en direct sur France 2, on la retrouve sur France 3 dans un épisode de « Magellan » aux côtés de Jacques Spiesser, mais aussi le samedi 25 mars sur France 2 pour une soirée « Sidaction » au Moulin Rouge, association dont elle s’occupe toujours avec courage et conviction.
Mais surtout il ne faudra pas la manquer, le jeudi 23 Mars sur France 3 dans un magnifique film signé Xavier Durringer « Rappelle-toi ».
Pour l’occasion, on s’appelle, comme on le fait souvent depuis des années, lorsqu’on ne s’écrit pas.

« Mon cher Jacques, c’est l’une des plus belles histoires, l’un des plus beaux rôles qu’il m’ait été de jouer depuis « Suzy Berton ».
Alors… raconte-moi tout, Line !
C’est une histoire forte, un rôle à la fois très difficile et magnifique. L’histoire de Mado, une femme de mon âge, qui revient à Brest où elle est née, dont elle est partie à 16 ans et qu’elle retrouve après 58 ans d’absence
Pourquoi ?
Elle fut une syndicaliste communiste à la SNCF mais surtout elle fut une résistante. A 16 ans à peine elle était en première ligne et, avec deux amies, elle combattait les Allemands et faisait sauter des ponts. Lorsque le film commence, on lui remet une médaille pour ses faits de résistance. Son mari assiste à la cérémonie mais, plus âgé qu’elle et très ému, il décède.
Quatre jours après, elle annonce à sa petite-fille qu’elle part en voyage, retrouver Brest mais aussi à la recherche d’un homme, sans vouloir lui en dire plus.
Va-t-elle le retrouver ?
Oui mais je ne peux pas tout te raconter ! Elle retrouve Brest avec nostalgie. Un Brest qu’elle a du mal à reconnaître après tant d’années et les bombardements de la guerre. Avec l’aide d’un chauffeur de taxi, elle essaie de retrouver les lieux de son enfance et de son adolescence. Elle retrouvera cet homme mais qui es-il ? Pourquoi le recherche-t-on ?… Tu le sauras, et les téléspectateurs aussi en regardant le film !
C’est, je crois, tiré d’une histoire vraie ?
Oui, Mado a existé. Je suis même allée sur sa tombe où d’ailleurs n’apparaît que le nom de son frère. Mais là encore, tu sauras pourquoi en voyant le film.
Nous sommes restés deux mois à Brest pour le tournage et ce fut à la fois beaucoup de joie et d’émotion que de revenir sur les pas de cette héroïne. Crois-tu au hasard ? aux coïncidences ?

 

Line RENAUD

Rappelle-toi

Pourquoi me demandes-tu ça ?
Pour deux choses : la première est que, sur le tournage, il y avait un technicien d’une soixantaine d’années qui a connu cette femme. Très ému, il m’a dit : « Elle serait heureuse de savoir que vous l’incarnez car elle vous aimait beaucoup. Elle avait tous vos disques ! »
Belle histoire, non ?
Et autre coïncidence : alors que le film passera le 23 mars à la télévision, le même jour le président de la République m’élèvera au titre de Grand Croix dans l’Ordre National du Mérite. Ce sera un grand moment d’émotion et je penserai très fort à ma mère qui fut une résistante.
Alors, en parallèle avec ce beau film, tu viens de sortir un livre paru chez Robert Laffont, avec la complicité de Bernard Stora, avec qui tu avais déjà écrit « Et mes secrets aussi ». Le livre s’intitule « Une drôle d’histoire »… Autre que drôle, elle est incroyable !
C’est en fait une histoire que j’ai vécue. Celle de Jenny, une jeune fan de 16 ans qui entre un jour dans ma loge du Palais Royal et qui, sans que je m’en rende compte, va pernicieusement entrer dans ma vie. A tel point que je vais l’inviter chez moi à « La Jonchère » et que, peu à peu, va se rendre indispensable, va s’y installer et prendre ma vie en main. Mais avec tellement de finesse, d’intelligence, sous des dehors de fan timide et énamourée, qu’elle va manipuler tout le monde. Au point que j’envisage de lui faire un viager pour y abriter la fondation Loulou Gasté-Line Renaud que j’envisage de créer.
Cette histoire va durer dix ans avant qu’on ne découvre le pot aux roses…
C’est un véritable thriller psychologique, un superbe scénario qui pourrait inspirer Bernard Stora !
C’est vrai. Ce qui est fou, c’est que je n’ai rien vu venir, même si, quelquefois, je me suis posé la question de savoir si elle n’était pas mythomane ! Mais je l’ai faite tester auprès de mes plus proches amis et tous étaient d’accord pour dire que j’avais trouvé la perle rare, que j’avais de la chance car elle était un véritable cadeau du ciel. En fait, elle a trompé tout le monde !
A-tu eu de ses nouvelles ?
Non, depuis qu’elle a quitté la maison, je ne l’ai plus revue mais je suis sûre qu’elle lira le livre et j’espère surtout qu’elle ne s’attaquera pas à quelqu’un d’autre. Je pense hélas qu’elle risque de continuer car c’est une grande malade, une grande manipulatrice. Elle est très forte et très dangereuse. »

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Mais tout est bien qui finit bien et ce n’est pas cette histoire qui, quoique douloureuse, arrêtera l’énergie, l’optimisme et la passion de vivre et de travailler de notre indestructible Line. D’ailleurs, déjà, elle pense au tournage du prochain film de son complice Dany Boon puisqu’elle sera au générique de « Une jolie ch’ite famille ».
Mais qu’est-ce qui fait courir Line ? Lorsque je lui pose la question, elle me répond, avec un beau sourire et son magnifique regard bleu :
« C’est à la fois dans ma nature et, Dieu merci, après quelques petits ennuis de santé, je suis en peine forme. Faire ce que je fais, c’est une passion et en plus, j’ai la chance d’avoir un public fidèle et aimant. Je l’adore et il me le rend bien.
Alors… rien que pour ça, je continue ! »

Propos recueillis par Jacques Brachet

Grégoire MONTANA… Retour à l’école !

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Vous n’avez pas pu manquer ce grand jeune garçon surmonté d’une hirsute coiffure que l’on a pu voir dans des pubs comme Carrefour, Yop ou encore Kinder Bueno (Si bon qu’on en deviendrait méchant !)
Le hasard de la vie ont bien fait les choses et il m’a expliqué tout ça lors de notre rencontre à la Rochelle où il venait présenter une nouvelle série pour la chaîne OCS « Les grands » de Vianney Lebasque, qui a obtenu le prix de la meilleure série 26 minutes.

« A l’école, ça se passait mal. J’y allais sans conviction et j’avais déjà envie de devenir comédien. Mais mon père s’y opposait, il avait peur pour moi. En attendant, je prenais des cours de théâtre.
Qu’est-ce qui a été le déclic ?
Le hasard : Je passe à vélo par un sens interdit, je rencontre des copains et pendant qu’on discute, un mec qui passait par là pour un casting sauvage, m’a abordé pour une pub.
Et alors ?
Alors mon père m’a dit : « Eh bien vas-y, ça t’apprendra la vie ! », tout en pensant que ça n’irait pas plus loin. Ca a marché… et ça a continué !
Dans la pub ?
D’abord oui mais ça n’était pas vraiment mon ambition. J’ai fait le cours Florent et je suis allé voir les gens qui m’avaient casté. L’un d’eux m’a présenté un agent, qui l’est toujours aujourd’hui. Et là, je me suis retrouvé dans « Pep’s » et dans le télé-film « La vie à l’envers », qui a reçu un prix il y a deux ans à la Rochelle. Sur le tournage, j’ai beaucoup appris de Marthe Keller qui est une magnifique comédienne. Et tout s’est enchaîné : « La dernière leçon » avec Sandrine Bonnaire et Marthe Villalonga, « L’avenir » avec Isabelle Huppert.

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Comment t’es-tu retrouvé dans cette série « Les grands » ?
Toujours par casting… J’en ai d’ailleurs passé quatre car Vianney n’arrivait pas à se décider, il n’était pas sûr que ce soit moi qu’il cherchait. En fait, il a fini par modifier le rôle pour pouvoir me prendre… Hasard encore ! En même temps est tombée une proposition de cinéma. J’ai choisi la série.
Comment s’est passé le tournage ?
Tout s’est passé dans un collège à Tours, mêlés à de vrais écoliers. Nous vivions tous ensemble, un peu comme si l’on était en pension. Du coup, beaucoup de complicité s’est instaurée entre nous et nous sommes heureux de nous retrouver dans la deuxième série dont le tournage qui démarre en octobre.
Pour quelqu’un qui n’aimait pas l’école !!!
(Il rit) Oui mais là, il n’y avait aucune obligation et bizarrement, depuis que j’ai quitté l’école, je me suis remis à lire, à me cultiver. Justement parce qu’il n’y a pas d’obligation !
Et papa ?
Il n’est plus question d’école. Il est rassuré et même fier de moi ! »

Vous pouvez donc voir cette série en prime sur OCS ou à la demande où tous les épisodes vous sont proposés.
Par ailleurs, notre Grégoire fait, comme beaucoup, des apparitions dans la série « Scènes de ménage » auprès du nouveau couple Philippe-Camille. Comme il adore le théâtre, après son passage au cours Florent, il va passer le concours du conservatoire.
« J’aimerais me partager entre théâtre, cinéma et télé. J’aime varier les plaisirs… »
Et c’est bien parti pour lui !

Jacques Brachet
Photos Monique Scaletta

 

Photos : Toute l’équipe du film reçoit trois prix à la Rochelle : Le prix des collégiens de Charente Maritime – La meilleure série 26 minutes – le meilleur espoir féminin : Adèle Wisme.

La Rochelle – Festival TV
Aliocha ITOVICH-Julia DORVAL, entre théâtre et télé

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Ils sont tous deux beaux comme des dieux. Aliocha Itovich et Julia Dorval sont comédiens et se sont rencontrés sur une pièce de théâtre, voici trois ans. De ce jour, ils ne se sont plus quittés.
Julia était partie pour faire des études de sciences économiques mais très vite, la passion du théâtre l’en a fait se détourner. Elle suit les cours Florent, parle plusieurs langues et tout aussi vite, se retrouve… dans un programme court pour TF1 : « Code barge », suivi de « Scènes de ménages » où elle est Ludivine, la sœur de Fabien.
Aliocha, a débuté à… 10 ans. Il faut dire qu’avec un père éclairagiste et une mère danseuse, sans oublier un oncle qui était tout simplement Jorge Donn, (le fameux danseur étoile du non moins fameux Boléro de Ravel du film de Lelouch « Les uns et les autres), il aurait pu aller vers la danse mais c’est la comédie qui l’a emporté.
Il a commencé dans une troupe de rues, la Cie les Espiègles qu’on a pu voir plusieurs années au festival d’Avignon, puis dans quelques pièces de théâtre à Paris. Mais il a des velléités de réalisateur et se lance alors dans le court métrage. Il en tournera quatre qu’on a pu voir dans de nombreux festivals.
Didier Caron, co-directeur du Théâtre Michel l’appelle alors pour une pièce avec une comédienne qui, ne faisant pas l’affaire, est remplacée par Julia. Et là commence leur histoire.
Ils décident de monter des projets en commun tout en continuant leur métier chacun de leur côté. Naîtra alors « A.J Prod »… devinez pourquoi !
C’est en retrouvant trois autres blondes dans un cours d’Anglais que Julia a l’idée de les réunir pour un programme court.
« Ce n’est pas parce qu’on est quatre comédiennes blondes – assure Julia – qu’on a la même personnalité et pourtant on s’est souvent retrouvées sur un casting pour un même rôle. Du coup, avec Aliocha, on a décidé cette série de sketches très courts sous le titre de « E.L.L.E.S », qui parle de la vie des femmes d’aujourd’hui avec leurs problèmes, leurs joies, les tabous, les réflexions sur la vie, abordant des sujets drôles ou graves avec légèreté… »
Bien évidemment c’est le couple qui écrit les dialogues, qui en est producteur, le tout réalisé par Luc David, le réalisateur de « Scènes de ménages ». Tout est dans la boîte, ils sont en attente d’un distributeur, d’où leur venue au festival TV de la Rochelle.

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D’autant qu’ils ont écrit entre temps une autre série de six fois 52 minutes « Saucios ».
« C’est – nous dit Aliocha en riant – une comédie dramatique à suspense, quelque peu amorale, trash et glauque. L’histoire de deux types sans un sou, Marc et Alex, qui décident d’ouvrir une pizzeria sur la Côte d’Azur. Ils sont tellement maladroits, inconscients et barges, qu’ils vont semer des cadavres sur leur chemin, cadavres qu’ils vont faire disparaître de façon très inattendue. Je serai Marc, aux côtés d’Alex alias Guillaume Ducreux et il se pourrait qu’il y ait une grosse surprise dans le rôle de l’inspecteur… Mais il n’a pas encore signé, donc… motus ! »
Ce sera tournéà Nice avec l’aide de la Commission du Film des Alpes Maritimes.
En attendant, Julia revient régulièrement dans « Scènes de ménages » et jouera à partir de la rentrée la pièce « Abracadabrunch » d’Alil Vardar, à la Grande Comédie à Paris., pièce qui sera captée pour la chaîne C8.
Aliocha, lui, sera au Théâtre Michel dans une pièce de Stefan Sweig qu’il a jouée à Avignon : « La peur », adaptée et mise en scène par Elodie Menant. Puis il partira en tournée avec une autre pièce jouée à Avignon et avec laquelle il a aussi tourné dans une bonne partie du monde : « Tant qu’il y aura les mains des hommes », sur des textes de Tahar Ben Jelloun, Romain Gary, Nancy Huston, Amin Maalouf, Pablo Neruda et quelques autres écrivains, adaptés et mis en scène par Violaine Arsac.
Entre théâtre et télévision notre jeune couple a du travail sur… les planches et devant les caméras !

les3Trois « E.L.LE.S » réunies à la Rochelle : Julia Dorval, Nina la nympho – Eléa Clair, Roxane la psycho – Diane Dassigny, Guillemette la décalée. Manque Perrine Gilbert, Iris la desperate housewife.

Jacques Brachet
Photos Monique Scaletta

 

La Rochelle – Festival de la Fiction TV
Lucie LUCAS et Rayanne BENSETTI
retrouvailles à Jaïpur

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Sur TF1, mercredi 19 octobre

Ils sont jeunes, ils sont beaux, ils se sont rencontrés sur la série « Clem » où ils sont 1/2 frère et sœur et lui… homo.
Aujourd’hui, toutes les ados se pâment sur son sourire craquant et ses abdominaux avantageux. Quant à elle, ce sont les mecs qui bavent sur sa beauté et son espièglerie.
Lucie Lucas et Rayanne Bensetti sont devenus les idoles des d’jeuns’s et se sont retrouvés en Inde pour une comédie romantique et burlesque signées Arnaud Mercadier « Coup de foudre à Jaïpur ». (TF1)
Si le soleil ne brillait pas le jour où ils sont arrivés à la Rochelle, ils ont illuminé le festival.
C’est une des rares comédies à nous avoir été présentées à ce festival. Oh, ce n’est pas la comédie de l’année mais elle nous a fait penser au cinéma de de Brocca, avec poursuites, gags, coups de théâtre, dans des paysages indiens très photogéniques, tout comme nos deux héros qui nous offrent en prime un ballet très « Bollywoodien » signé Denitsa Ikonomova, la talentueuse coach de Ryanne sur « Danse avec les stars ».
Un très joli moment de comédie romantique suivi d’une rencontre pleine de charme, de rires et d’humour. Les ados vont craquer !
Rencontre à la Rochelle, au Festival de la Fiction TV avec deux adorables comédiens.

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 « Jaïpur… il y a pire lieu pour tourner, Lucie !
Et pourtant j’avais très peur d’y aller pour diverses raisons : la chaleur, les castes, la pièce qu’y tient la femme, la pollution, la nourriture… Bref, j’avis un gros malaise et pourtant j’ai été cueillie dès mon arrivée et j’ai pris une grande claque : la gentillesse, le sourire, l’élégance de tous ces gens qui souvent vivent difficilement… J’ai adoré leur côté positif, leur ouverture d’esprit, leur curiosité par rapport à nous. Les échanges que nous avons eu, c’était impressionnant.
Et toi Rayanne ?
C’est vrai que nous sommes très loin de leur façon de vivre, de leur culture. Ce sont des gens très pudiques et, par exemple, de voir Lucie en short ou Cécile Rebboah en deux pièces, ou moi encore torse nu, ça les choquait vraiment. Pour eux, c’était très osé et, à la limite, inadmissible. Ils nous ont pris pour des gens aux mœurs étranges. et ils ont le culte des animaux que nous sommes loin d’avoir.
Dans ce cas, comment réagissaient-ils sur les scènes d’amour ?
Rayanne :
La première scène sur un simple bisou… il fallait voir leurs regards qui en disaient long ! Malgré tout, ils ont aujourd’hui tendance à s’ouvrir un peu plus et les premiers jours passés, ça n’a pas posé de problème.
Rayanne, tu parles indien dans le film…
(Il rit) Déjà que je parle très mal anglais, ne me parle pas de parler indien ! C’est une langue très intrigante. J’ai appris les mots essentiels par cassettes interposées, syllabe par syllabe… et lorsque je connaissais bien le texte…Arnaud le changeait ! Du coup on collait un spot it sur le front du comédien face à moi et je le lisais !
Quels effet cela vous a-t-il fait de vous retrouver amoureux après avoir été frères et sœurs ?
Rayanne :
En fait, sur « Clem » nous nous sommes plus croisés que vus car on n’a pas fait énormément de scènes ensemble. Malgré tout, l’embrasser sur la bouche me semblait presque incestueux !
Lucie : J’étais très contente de retravailler avec Ryanne et de pouvoir mieux le connaître mais c’est vrai que notre première scène de baiser m’a semblé très bizarre ! »

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Arnaud Mercadier, c’est vous qui avez eu l’idée de les réunir ?
Oui, les ayant eu sur « Clem » j’avais très envie de les réunir pour cette comédie car je savais que ça fonctionnerait. Souvent, les comédiens de ce genre de film sont des quadras. Je voulis que ce soit de « vrais » jeunes. Et puis, comme il y avait un ballet « Bollywood » et que j’avais vu Rayanne dans « Danse avec les stars », je savais qu’avec l’aide de Denitsa Ikonomova, qui était son coach, ça serait parfait. C’étaient donc les comédiens rêvés.
Lucie, avez-vous eu, vous, des difficultés pour ce ballet ?
Pas vraiment, même si je suis loin d’être douée comme Rayanne. J’ai quand même eu du mal à apprendre la danse et j’ai souvent improvisé !
Rayanne : Lorsque les Indiens ont découvert le ballet, ils l’ont trouvé très étrange et très loin de ce qu’ils font. Mais ils ont été bluffés de voir ce que des Français pouvaient faire. A tel point qu’ils voulaient que je participe à « Danse avec les stars » version indienne.
Lucie : De plus, nous n’avons eu que trois jours de répétition et nous avion six heures pour tourner la scène. Ca a été un travail de folie.
Rayanne, monter sur un éléphant… facile ?
Au départ l’animal est impressionnant et j’avoue que je n’étais pas plus rassuré que ça. D’autant qu’il paraît qu’il faut deux ans d’apprentissage pour y arriver ! Mais j’ai été super bien coaché et monter sur lui en m’accrochant à sa trompe, si ça fout la trouille la première fois car on a toujours peur qu’il t’envoie en l’air, ce n’est en fait pas si compliqué que ça.
Aujourd’hui, avez-vous envie de retourner en Inde ?
Lucie : J’y suis allée avec toute ma famille : mon compagnon, mes enfants, mes parents et c’est vrai qu’il ont vu beaucoup plus de choses que moi. j’aimerais donc y retourner pour en connaître un peu plus.
Rayanne : D’un côté c’est vrai que travaillant six jours sur sept, il ne nous restait pas beaucoup de temps pour visiter. Mais d’un autre côté, vivant avec quelque 160 Indiens qui composaient l’équipe, nous avons appris beaucoup plus de choses qu’en y venant en simples touristes. Par contre j’aimerais y retourner pour aller voir le Taj Mahal.

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Travailler avec presque que des Indiens, est-il facile ?
Arnaud :
Très facile et pourtant, s’ils étaient 160, nous Français, nous étions dix !. Tous venant de Bollywood sont des techniciens aguerris qui travaillent comme des fous. et ils travaillent dans une sérénité totale, ils sont chaleureux. On a vraiment travaillé « avec » eux.
Ils aiment les Français ?
Rayanne : Ils aiment les Européens en général et ce qui est très bizarre c’est qu’ils passent leur temps à te prendre en photos, connus ou inconnus, et te mettent sur leurs réseaux sociaux comme si tu étais Brad Pitt ! J’ai gardé plein d »amis » et ont s’appelle sur face book.
Lucie, comment voyez-vous Ryanne ?
Ce qui nous rapproche c’est que nous sommes tous deux des bosseurs et des affectifs. Mais il est quelquefois tellement fougueux et excité qu’il me semblait être beaucoup plus vieille que lui et que j’avais affaire à un ado de 13 ans ! C’est un décontracté de la vie. Mais on est très complémentaire.
Même question pour toi, Rayanne.
C’est d’abord et avant tout une super partenaire de travail car, comme moi, elle aime le travail bien fait. Et puis, ce que j’aime chez elle c’est qu’elle a de l’humour, elle aime rire et l’on ne s’en est pas privé ! On a beaucoup kiffé. Elle est géniale et on est totalement en phase.
Vos projets ?
Lucie :
Je vais rejoindre la série « Clem » qui continue et bientôt, sortira mon premier film au cinéma « Porto mon amour » de Mati Vargnier avec Anton Yelchin (Star Trek, New York section criminelle ndlr) qui est décédé en juin et qui était un ami.
Rayanne : Moi aussi j’attends la sortie de mon premier film au cinéma, le 26 octobre : « Tamara », d’Alexandre Castagnetti avec Sylvie Testud et Héloïse Martin. Lorsque je vois les scores que je fais à la télé – 3 millions de téléspectateurs – et qu’on me dit que si le film est un succès on fera 600.000 spectateur, ça me paraît bizarre, ça me fait presque flipper. Et puis, est-ce que ceux qui m’aiment à la télé vont venir me voir au cinéma ?
L’avenir nous le dira ! »

Propos recueillis par Jacques Brachet
Photos Monique Scaletta

Charles BERLING
De la Rochelle à Strasbourg en passant par Toulon

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Lorsqu’on le croit à Paris, il est à Toulon, dans son fief du Liberté, théâtre dont il est directeur.
Lorsqu’on le croit à Toulon, il est à la Rochelle, au festival de la fiction télé pour présenter la série dont il est le héros : « Glacé ». Un petit tour à la Rochelle et le revoici à Toulon pour répéter la pièce de Bernard-Marie Koltès « Dans la solitude des champs de coton »… qu’il ira créer au Théâtre National de Strasbourg !
Nous étions à la Rochelle. Nous étions à Toulon.
A la Rochelle donc où nous avons découvert la série de M6 « Glacé », réalisée par Laurent Herbiet, avec, outre l’ami Charles, Julia Piaton, Pascal Greggory, Nina Meurisse, Robert Plagnol… Il y interprète le commandant Servat, appelé dans un village perdu des Pyrénées enneigé et brumeux, pour élucider une série de crimes dont on pense qu’ils sont perpétrés de la prison où est incarcéré un tueur en série.
« Ce qui m’a séduit dans cette histoire, c’est d’abord la qualité du scénario, puis la distribution car j’avais très envie de tourner avec Pascal Greggory et le réalisateur, Pascal Herbiet, que j’apprécie. Et puis, c’est la première fois que je participe à une série, ce qui me permet d’avoir le temps d’installer ce personnage, de le développer.
Mais ce n’est pas que l’histoire d’un flic, c’est aussi l’histoire d’un homme avec ses problèmes, ses faiblesses alors que, par rapport à sa fonction, il doit se montrer fort. Il a ses cassures, ses secrets. Ca a été un tournage passionnant »
Et un film dont le premier épisode nous a donné l’envie de très vite en connaître la suite. D’autant qu’il est rentré à Toulon heureux de l’accueil du premier épisode et fort du prix de la meilleure série que lui a octroyé le jury présidé par Isabelle Carré.

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Aussitôt rentré, le voici replongé dans le théâtre où il répète « Dans la solitude des champs de coton » de Koltès auprès de Léonie Simaga, nouveau couple pour cette pièce qui en a connu bien d’autres, de Patrice Cherreau et Pascal Greggory, ce dernier la rejouant avec Laurent Malet qui à son tour l’a jouée plus tard avec Isaak de Bankolé. Puis on retrouve la version « femmes » avec Anne Alvaro et Audrey Bonne et enfin cette nouvelle version mixte avec Charles et Léonie.
Pièce forte, difficile, délicate qui fut considérée comme « intellectuelle » avant de devenir, sinon populaire, du moins reconnue pour sa belle intelligence, Koltès ayant écrit là ce qu’on peut appeler un chef d’œuvre. C’est une pièce qui tourne autour de deux personnage qui n’auraient dû que se croiser, deux personnes solitaires qui cherchent on ne sait trop quoi, qui vont aussi se chercher, se séduire pour mieux s’affronter dans des monologues étourdissants. C’est de la haute voltige et une magnifique performance de deux comédiens qui se transcendent dans cette rencontre qui n’aurait pas dû être, faite de violence, de poésie, une pièce terriblement contemporaine.

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Bien évidemment, Charles et Léonie viendront la jouer au Liberté du 8 au 11 novembre puis on retrouvera Charles du 1er au 12 mars dans la pièce d’Arthur Miller « Vu du pont ».
Mais bien d’autres projets sont dans la trajectoire de cet artiste passionné qui n’arrête jamais.
A suivre…

Jacques Brachet

La Rochelle – 18ème Festival de la Fiction TV

Un reportage de Marie-Aurore Smadja et Jacques Brachet
Photos : Monique Scaletta

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Revenir à la Rochelle, d’année en année est un plaisir toujours renouvelé.
D’abord parce que la ville est belle, aussi sportive que culturelle, que les gens sont d’une grande gentillesse partout où l’on va et… que le festival TV est un grand et beau moment de télévision, où l’on visionne tout ce que l’on pourra découvrir au cours des mois à venir, le nec plus ultra de la fiction dans tous ses états. Avec en plus, d’année en année, la découverte des fictions des pays européens, québécois et cette année, en lumière, la BBC avec, en invité d’honneur Tim Davie, son grand patron.
Sans compter que l’équipe du festival est solide, chaleureuse et qu’enfin on se sent bien à être immergé dans la fiction et tous ses acteurs. Ici par de stars (hormis Adjani !), tout le monde est simple, sympa, toujours prêt pour une photo ou une interview et surtout pour un selfie et Dieu sait si, aujourd’hui, c’est devenu à la mode !
Bref, vous aurez compris le plaisir qu’on prend à venir chaque année retrouver cette ville et ce festival.

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Cette année, un petit changement : Quentin Raspail, producteur, créateur du festival qui a débuté à St Tropez, a laissé sa place à Stéphane Strano. Il n’y a plus communicant et plus sympathique que ce nouveau président.
Il était à la fois estomaqué et heureux de voir l’importance que, d’année en année prend le festival puisque réunissant cette année plus de 2000 professionnels.
« Sans compter – nous a-t-il déclaré – que la programmation qu’Yves Bigot, responsable du comité de sélection a été formidable, tant du côté français qu’européen et le suis aussi très heureux de la qualité des web séries et je pense que ça n’a pas fini de monter.
Le festival est un miroir de ce qui se passe dans le monde et je ne peux peut-être que regretter, comme Yves Bigot, qu’il n’y ait pas plus de sujets sociétaux par rapport aux sujets policiers.
Mais je ne me suis pas immiscé dans la programmation et, en toute déontologie, j’ai décidé de ne pas voir les oeuvres sélectionnées afin de n’avoir pas à intervenir.
Nous sommes très honorés que la BBC se déplace jusqu’à la Rochelle, ce qu’elle fait rarement, car nous avons beaucoup à apprendre d’elle.
Moi, ce qui m’intéresse, ce sont les histoires et à ce sujet, la qualité de ce qu’on appelle le 26 minutes mérite d’être soulignée car c’est une section à la fois difficile et excitante.
Et puis, je voudrais aussi remercier les pays européens qui, malgré les événements qui se sont passés en France, viennent quand même présenter leurs œuvres chez nous.
Qu’ils en soient remerciés. »

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Le jury
Cette année, c’était la solaire comédienne Isabelle Carré qui était présidente du jury. Elle était entourée de son amie et complice, la comédienne Pascale Arbillot, du compositeur Erwann Kermorvant, de la scénariste Elsa Marpeau, du producteur Jean Nainchrik et du réalisateur François Velle, qui n’est autre que le fils de Frédérique Hébrard et Louis Velle…
Bon sang ne saurait mentir !

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Isabelle Carré présidente
Isabelle Carré, que nous avons rencontré, nous a dit sa joie de revenir à la Rochelle :
« Je garde un merveilleux souvenir de ce festival qui, en 2007, m’avait permis d’obtenir le prix d’interprétation avec le film de Jean-Pierre Améris « Maman est folle ». Ce festival aujourd’hui me permet de me reconnecter avec la fiction TV que, je l’avoue, j’avais un peu abandonnée afin de m’occuper de mes enfants. C’était dont une occasion de découvrir ce qui se fait en France et en Europe. Je me rends compte que le champ de vision s’est élargi et devient plus intéressant. A l’époque, le cinéma était plus rigide vis-à-vis de la télévision, ce que je trouvais idiot. Aujourd’hui la frontière entre film et télé-film semble s’ouvrir
Le problème est que, s’il y a de l’argent pour les films à gros budget et ceux à petit budget, ce sont les films « du milieu » qui ont le plus de mal à être montés ». Cecidit, j’aurai vu de très belles choses.

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Isabelle Adjani, star muette
Alors que tous les artistes arrivent à pied pour le photocall et les projection, Isabelle Adjani est arrivée dans une voiture blanche et a semé une belle pagaille à l’entrée du cinéma.
Après 20 minutes de folie pour franchir cinq mètres, happée par le public, elle a fait son entrée, royale, sans un seul sourire, est venue faire les photos avec immense lunettes noirs et chapeau cloche et, toujours sans sourire et sans un mot, s’est laissée photographier. Lorsqu’on lui a demandé d’enlever ses lunettes, elle a daigné les abaisser sur le nez laissant entrevoir son beau regard bleu.
Entrée de diva dans la salle où le public l’a ovationnée puis, passage obligé pour présenter le film de Jean-Louis Petit « Carole Mathieu » (Arte). Oh, juste le strict nécessaire et l’on a visionné le film.
Un film très glauque où elle interprète un médecin du travail qui voit les employés d’une entreprise téléphonique dépérir, désespérer, tomber malade, se suicider à force de harcèlement et de travail acharné. Elle va essayer, par des pratiques très personnelles, de faire évoluer la situation jusqu’au drame final.
Adjani traverse le film avec le même visage fermé qu’au photocall, monolithique, momifié, sans aucune expression, avec un minimum de dialogues. Où est la belle comédienne de « L’été meurtrier » ou de « La Reine Margot ».
Le film terminé, sous la seconde ovation du public, elle a daigné sourire avant de s’en aller comme elle était venue. Sans un mot, plus star que jamais.

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La folie de Michaël Youn
Michaël Youn était au générique du film de Denis Malleval « Mon frère bien aimé » (France 2) auprès d’Olivier Marchal et Elsa Lunghini (France 2). Au photocall, l’on pouvait s’attendre à tout de ce trublion, aux côtés d’un Olivier Marchal toujours très « space »… Et effectivement, il a fait le buzz. Alors que les photographes hurlaient comme des hystériques comme à chaque photocall alors qu’ils font tous la même photo, le voilà qui, tout à coup, enlève ses chaussures, tombe la veste et, en une pirouette, a sauté dans l’eau, ce qui a encore plus fait hurler les photographe qui espéraient la photo du siècle, se bousculant comme des fous au risque de rejoindre l’acteur. Ce fut l’attraction du jour.

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Coup de foudre à la Rochelle
Si le soleil ne brillait pas le jour où ils sont arrivés, ils ont illuminé le festival.
Qui ? la rayonnante Lucie Lucas, alias « Clem » de la série éponyme et le beau Ryane Bensetti à la carrure impressionnante. Réunis dans le film d’Arnaud Mercadier « Coup de foudre à Jaipur » (TF1) c’est une des rares comédies à nous avoir été présentées à ce festival. Oh, ce n’est pas la comédie de l’année mais elle nous a fait penser au cinéma de de Brocca, avec poursuites, gags, coups de théâtre, dans des paysages indiens très photogéniques, tout comme nos deux héros qui nous offrent en prime un ballet très « Bollywoodien » signé Denitsa Ikonomova, la talentueuse coach de Ryanne sur « Danse avec les stars ».
Un très joli moment de comédie romantique suivi d’une rencontre pleine de charme, de rires et d’humour. Les ados vont craquer !

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Pas de malaise avec Franck Dubosc et Anne Marivin
S’il y avait un prix de l’originalité, c’est « Les beaux malaises », nouvelle série de M6 qui l’aurait eue. Adaptée d’une série québécoise de Martin Matte, par Franck Dubosc et Eric Lavaine qui en est aussi le réalisateur, c’est en fait la vie de Franck Dubosc lui-même qui se déroule sous nos yeux avec ses histoires au quotidien. Une vie faite de rencontres insolites, d’aventures incroyables dues à sa célébrité, avec tout le charme et l’humour que l’on apprécie chez « Monsieur yeux bleus » et sa belle complice Anne Marivin qui joue sa femme.
En voilà une, de star, qui ne se la » pête » pas et qui, dans cette série, se moque allègrement de lui-même, anti-star s’il en est qui va comme nous au supermarché et adore, selon son réalisateur, manger du Cochonou ! Il aime être reconnu et aimé du public, d’ailleurs il nous avoue que s’il a fait ce métier c’est pour ces raisons ! Quant à Anne, elle est entrée dans le de plain pied dans la « folie Dubosc » et entre eux ce ne sont qu’éclats de rires communicatifs.

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Julia Dorval-Aliocha Itovich… Glamour, glamour
Ils sont jeunes, ils sont beaux à tomber parterre, ils sourient et rigolent tout le temps. C’est un plaisir de les regarder, heureux et amoureux.
Aliocha et Julie sont deux comédiens qui se sont connus sur une pièce de théâtre. Coup de foudre, non pas à Jaipur mais à Paris où ils ont décidé de ne plus se quitter, tout en jouant chacun de leur côté mais en créant une société de production audiovisuelle nommé A.J Prod. Devinez pourquoi ?! Ensemble ils écrivent , ils produisent et s’ils sont à la Rochelle c’est pour faire des rencontres qui feront aboutir leurs projets : un programme court intitulé « E.L.LE.S », petits histoires, pour la plupart téléphonées, entre quatre filles, quatre blondes trentenaires qui se sont réellement rencontrées sur un cours d’anglais et qui, comme par hasard, et ne sont plus quittées. Ca parle de la vie de tous les jours avec beaucoup d’humour. La série est écrite et réalisée. Il ne manque que le distributeur. Tout comme « Saucios », une série de six épisodes de 52 minutes mettant en scène deux amis qui, à la suite d’événements qui s’enchaînent à vitesse grand V, vont se retrouver avec des cadavres sur les bras et une situation inextricable.
A lire, c’est génial et à mourir de rire.
On espère que note beau couple arrivera à ses fins… Pour notre plaisir.
Ah, à noter, les trois autres belles blondes auprès de Julia Dorval : Eléa Clair, Perine Gilbert et Diane Dassigny.

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Olivier Pagès, l’homme de toutes les séries
Un beau regard bleu, le cheveu grisonnant et le sourire carnassier, Olivier Pagès est un comédien incontournable que vous ne pouvez pas avoir raté tant il est passé, toujours en guest star, d’une série à l’autre : RIS, Julie Lescaut, Joséphine, Navarro, Section de recherche, Alice Nevers, les vacances de l’amour… Et j’en passe !
Alors que je l’avais raté lorsque je l’avais été sur le tournage de « Meurtre à la Ciotat », où il jouait auprès de Philippe Bas et Elodie Varlet (Voir t83), voilà que je le rencontre à la Rochelle et qu’il m’annonce que ce film passera le 24 septembre sure France 3.
« J’y joue en fait un double rôle : un homme aphasique et hémiplégique qui n’arrive pas à parler, qui va être retrouvé pendu dans un local. Je joue également son frère jumeau qui, lui, n’est pas handicapé, qui va se retrouver confronté avec son passé qui s’est déroulé dans les chantiers de la Ciotat. Je reviens sur les lieux, il y a des flash back… Le reste, à découvrir le 24 septembre. Jouer ainsi deux rôles est à la fois difficile et excitant, d’autant que j’y retrouvé le réalisateur Dominique Ladoge qui est un homme d’une grande humanité.
Avis aux amateurs de cette série !

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Juste humain
Le cancer est l’une des principales causes de mortalité chez les plus jeunes, avec chaque année près de 1800 nouveaux cas  en France. Leur offrir, ainsi qu’à leurs proches, une parenthèse culturelle et artistique pour oublier la maladie, valoriser l’image de soi et recréer du lien social…tel sont les objectifs de l’association Juste Humain.
Fondée en 2011, Juste Humain est une association Loi 1901 qui s’adresse et soutient les enfants (du nourrisson au jeune adulte) hospitalisés et atteints d’un cancer ou d’une pathologie lourde afin de mettre à leur disposition les arts et la culture. Elle agit en faveur du bien-être des malades hospitalisés ainsi que de leurs proches. L’association permet de s’éveiller à la pratique artistique, d’empêcher l’exclusion, de tisser des liens en dehors de la maladie avec les proches mais également, de travailler sur l’image de soi et la positiver à travers les arts et la culture. L’association permet ainsi aux jeunes patients de s’évader du quotidien et de vivre des expériences inoubliables qui les aident à reprendre confiance en l’avenir.
Le Festival TV de la Rochelle soutient cette association qui était représentée cette année par la
comédienne Nathalie Nicoloff et Slimane le gagnant de « The Voice ».

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Deux espoirs primés par l’ADAMI
L’ADAMI est une société de gestion collective des droits de propriété intellectuelle des artistes-interprètes
Fondée et administrée par les artistes depuis plus de 60 ans, l’Adami perçoit et répartit les droits des comédiens, des danseurs solistes et, pour le secteur musical, ceux des artistes-interprètes principaux : chanteurs, musiciens solistes et chefs d’orchestre pour la diffusion de leur travail enregistré.
En 2015, elle a crédité 48,7 millions d’euros sur les comptes de plus de 73 000 artistes.
Elle favorise le renouvellement des talents et consolide l’emploi artistique au moyen de ses aides à la création, à la diffusion du spectacle vivant et à la formation professionnelle des artistes.
En 2015, elle a soutenu 1077 projets artistiques et financé des projets au service des artistes-interprètes pour un budget total de 14,9 millions d’euros. Elle agit pour préserver et faire progresser les droits des artistes-interprètes : elle se mobilise pour faire évoluer les législations nationales, européennes et internationales en leur faveur.
Représentée par la comédienne Eva Darlan, l’ADAMI a remis la somme de 2000€ à deux jeunes espoirs : Adèle Wismes, qui joue dans la série « Les grands » de Vianney Lebasque (OSC) et Alexandre Philip qui joue dans le film « Vestiaires » (TV5 Monde)

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Deux beaux acteurs
Parmi tous les comédiens venus à la Rochelle, le festival s’est ouvert avec une belle pointure : Bruno Solo, remarquable dans le téléfilm « L’accident » d’Edwin Bily (France 3), où il ne veut pas croire à « l’accident » de voiture de sa femme, rôle très fort, très dramatique, qu’il interprète avec l’énergie du désespoir. Et pour finir, Charles Berling, qui présentait sa première série, « Glacé », réalisée pour M6 par Laurent Herbiet. L’histoire d’un commandant venu élucider d’étranges meurtres dans un village perdu, brumeux et enneigé des Pyrénées et dans lequel il est remarquable.
A tel point que le film a reçu le prix de la meilleure série.

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Barbara Schultz et Armelle Deutsch

Le palmarès
Prix Nlle Aquitaine – lecteurs de Sud-Ouest : « Nadia » de Léa Fazer (France 2)
Prix des collégiens de Charente Maritime : « Les grands » de Vianney Lebasque (OSC)
Coup de cœur du jury : « Chewing Gum » de Tom Marshall (Channel 4)
Prix spécial fiction européenne : « The A word » de Peter Cattaneo (BBC)
Prix de la meilleure fiction européenne : « Ku’damm » de Sven Bohse (ZDF)
Meilleur espoir féminin : Adèle Wisme dans « Les grands » de Vianney Lebasque (OCS)
Meilleur espoir masculin : Alexandre Philip dans « Vestiaires » (TV5 Monde)
Meilleure web série : « Tank » de Samuel Blodin
Meilleur programme court : « Vous, les femmes » de Shaun Severi (Téva)
Meilleure musique : Fabrice Aboulker pour « Box 27″ d’Arnaud Selignac (France 2)
Meilleur scénario : Nathalie Kuperman, Raphaëlle Roudaut, Virginie Wagon pour « Harcelée » (France 2)
Meilleure réalisation : Samuel Bodin pour « Tank »
Interprétation féminine : ex æquo : Barbara Schultz pour « Nadia » de Léa Fazer (France 2) et Armelle Deutsch pour « Harcelée » (France 2)
Interprétation masculine : Eric Elmosnino pour « Box 27″ d’Arnaud Sélignac (France 2)
Meilleure série 26′ : « Les grands » de Vianney Lebasque (OCS)
Meilleure série : « Glacé » de Laurent Herbiet (M6)
Prix spécial du jury : « Box 27″ d’Arnaud Sélignac (France 2)
Meilleur téléfilm : « Tuer un homme », d’Isabelle Czajka (Arte)

La Rochelle
18ème Festival de la Fiction Télé

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Professionnels et amateurs de fictions se retrouveront à La Rochelle pour découvrir le meilleur de la création audiovisuelle francophone et européenne du 14 au 18 septembre 2016.
À l’image des beaux succès d’audience et d’exportation de la fiction française, le Festival de la Fiction TV est le rendez-vous incontournable de la rentrée audiovisuelle des acteurs du secteur qui se réuniront pour débattre et construire la fiction de demain autour d’études de cas, de tables rondes, de masterclass et d’une journée spéciale consacrée à la BBC, invitée d’honneur du festival.
Plus de 35 000 spectateurs et 2 000 professionnels sont attendus pour découvrir plus de45 œuvres inédites françaises et internationales, sélectionnées en compétition et horscompétition, et partager leur passion pour la télévision.

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Stéphane Strano, président du festival et Yves Bigot, responsable du comité de sélection

Une fenêtre unique sur la création européenne et internationale
Le Festival consacrera sa journée du vendredi 16 septembre à son invitée d’honneur, la BBC, et accueillera Tim Davie, CEO, BBC Worldwide and Director, Global, accompagné de ses équipes.
Une intervention exceptionnelle de Tim Davie précèdera, à 10h, le traditionnel Grand Débat du vendredi matin. Deux workshops autour de la BBC complèteront cette journée.
10 fictions européennes seront présentées parmi les 35 oeuvres de la compétition officielle. 3 séries québécoises, présentées en projections spéciales, feront l’objet d’un coup de projecteur.
Une rencontre avec Michaela Coel, créatrice et actrice principale de la série anglaise « Chewing Gum » sera organisée lors des Ateliers de la fiction européenne, ainsi qu’un focus sur la mini-série allemande « Ku’damm 56″ en présence du producteur Marc Lepetit (UFA Fiction) et de l’auteure Annette Hess.
L’ensemble des créateurs de l’audiovisuel (diffuseurs, producteurs, comédiens, réalisateurs, scénaristes, compositeurs et techniciens) se réunira le vendredi 16 septembre à 10h30 au Théâtre Verdière, La Coursive, Scène Nationale, autour du Grand Débat dont le thème cette année est « La fiction française se donne-t-elle les moyens d’exister à l’international ? »
24 œuvres françaises inédites, en Compétition officielle, reflèteront le meilleur de la rentrée audiovisuelle : 6 Téléfilms, 7 Séries, 3 Séries de 26’, 4 Programmes courts, 4 Web-séries
Ces œuvres seront soumises au regard du Jury qui décernera 14 récompenses lors de la Cérémonie de Remise des Prix, le samedi 17 septembre à 21h à La Coursive, Scène Nationale.

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Isabelle Carré

Le jury
Le Jury sera présidé cette année par Isabelle Carré, Comédienne, et réunira Pascale Arbillot, Comédienne, Erwann Kermorvant, Compositeur, Elsa Marpeau, Scénariste, Jean Nainchrik, Producteur et François Velle, Réalisateur.
En marge de la Compétition officielle, les chaînes présenteront en hors compétition leurs fictions inédites, grands rendez-vous de la rentrée audiovisuelle 2016-2017, lors de projections qui se tiendront chaque soir.
Fort du succès d’audience rencontré par un grand nombre de séries françaises auprès des téléspectateurs, le Festival remettra le Prix de la Meilleure Série de l’année, attribué à une œuvre diffusée entre septembre 2015 et août 2016, en partenariat avec Télé Star et Télé Poche.

Le rendez-vous du grand public avec le meilleur de la fiction TV
Le Festival de la Fiction TV, c’est toute la fiction tv qui vient à la rencontre de son public. Plus de 35 000 téléspectateurs se donnent rendez-vous chaque année sur le Cours des Dames à La Rochelle.
Les projections sont accessibles au grand public gratuitement, dans la limite des places disponibles. Les passionnés de séries et de fictions pourront rencontrer les nombreux comédiens présents à La Rochelle, à l’issue des séances photos qui se dérouleront chaque jour et à l’occasion des séances spéciales de dédicaces organisées dans le Village du Festival.

Seront notamment présents cette année au 18ème Festival de la fiction TV de La Rochelle du 14 au 18 septembre :

Isabelle Adjani, Pascale Arbillot, Leila Behkti, Rayanne Bensetti, Charles Berling, Blandine Bellavoir, Valérie Bonneton, Eva Darlan, Guillaume de Tonquedec, Armelle Deutsh, Franck Dubosc, Melanie Doutey, Arié Elmaleh, Elodie Frenck, Grégory Fitoussi, Julie Gayet, Isabelle Gélinas, Joeystarr, Ana Ka (The Voice 2016), Valérie KarsantiSamuel LabarthePhilippe Lefebvre, Yannis Lespert, Elsa Lunghini,  Mathieu Madenian, Corinne Masiero, Jean-Baptiste Maunier, Anne Marivin, Olivier Marchal,  Barbara Schulz, Bruno Solo, Bruno Wolkowich, Michael Youn, et Slimane (Gagnant The Voice 2016 parrain de l’association Juste Humain, soutenue par le festival)…

« La loi de Christophe »
selon Jacques MALATERRE et Richard ANCONINA

Depuis quelques mois, une série est née sur France 3 : « La loi de… »
C’est en fait à chaque fois un unitaire qui met en scène une affaire et un avocat.
Il y a eu « La Loi de Barbara » avec Josiane Balasko, « La loi d’Alexandre » avec Gérard Jugnot, « La loi de Simon » avec Daniel Prévost et voici que se tourne à Marseille « La loi de Christophe », Christophe étant interprété par Richard Anconina, réalisé par Jacques Malaterre.

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Par une belle journée de Mai, nous voici à Marseille, au Palais du Pharo, où nous on donné rendez-vous les deux protagonistes. Les deux complices devrais-je dire car à les voir tous les deux, l’on sent aussitôt que ça ne peut pas se passer mieux entre eux :
« C’est – nous confie Jacques – une vraie rencontre qui va bien au-delà de la relation professionnelle. Au départ, nous ne nous sommes pas choisis. Il se trouve que j’ai aimé le scénario qu’on m’a proposé et lorsque j’ai su que c’était Richard Anconina qui devait tenir le rôle, j’ai tenu, comme je le fais à chaque fois, à le rencontrer et c’est vrai qu’aussitôt nous nous sommes reconnus, nous étions surla même longueur d’onde ».
Jacques est un réalisateur de grand talent dont on a pu apprécier le travail très souvent à la télévision sur des fictions comme « Boulevard du Palais » « Commissariat Bastille » où le superbe « Carmen », d’après la nouvelle de Prosper Mérimée, dont il a écrit le scénario, tourné en Camargue.
Sur le plateau à ciel ouvert, devant la belle bâtisse du Pharo, le staff s’active dans une sereine atmosphère, le soleil aidant, la séquence se tournant au milieu de la sculpture monumentale.
Jacques est très concentré, est très attentif à la lumière, au son, aux bruits environnants. Il tourne et retourne la scène, toujours avec patience et s’adresse à tous avec respect. Richard Anconina est accompagné de Virginie Desarnauts, qu’on a beaucoup vue à la télévision (« Premiers baisers », « Joséphine ange gardien » « RIS », « Section de recherche »… Au cinéma entre autre dans le film d’Agnès Jaoui « Comme une image »)
Richard très décontracté, pose avec des étudiants pour des selfies entre deux séquences. J’ai rarement vu comédien aussi souriant et gentil….

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« Je joue – me dit-il – un avocat du droit des affaires qui travaille pour une grosse boîte dans laquelle l’un des employés a été assassiné et l’on soupçonne quelqu’un de la boîte. L’on me demande, alors que ce n’est pas mon travail, de m’occuper de l’affaire afin d’avoir accès au dossier.
Vous avez rarement joué un avocat ?
Je l’étais dans « Police » de Maurice Pialat, auprès de Sophie Marceau.
Marseille… vous connaissez !
C’est une ville à laquelle je suis très attaché. Tout comme cette région. Je connais toutes les calanques, j’aime aller à Carro, les Lecques, Sanary… c’est toute mon enfance et je continue à y venir très souvent car j’y ai des amis, de la famille.
On vous a très peu vu dans un film à la télé.
C’est vrai mais je pense que je vais en faire de plus en plus parce que c’est devenu une vraie fenêtre populaire. La preuve c’est que des jeunes viennent me parler de ‘Tchao pantin » ou « L’itinéraire d’un enfant gâté » alors qu’ils n’étaient pas nés lorsque j’ai tourné ces films !
Et ça, c’est grâce à la télé. Pour les gens, c’est plus facile, surtout aujourd’hui, de regarder les films à la télé. Le cinéma est relativement cher et là, on s’impose à eux, ils n’ont pas à aller vers nous.
Sans compter qu’aujourd’hui, il y a plus de projets intéressants à la télé qu’au cinéma. Et lorsque le télé-film marche moyennement, il est vu par quatre millions de téléspectateurs, alors qu’en salle, si le film marche bien, il est vu par 700.000 personnes ! Le choix est vite fait !
Y a-t-il toujours ce cloisonnement entre télé et cinéma ?
Ca a tendance à changer mais il est plus facile pour un comédien de cinéma de passer à la télévision plutôt que l’inverse. Mais ça vient des producteurs qui ont besoin de « vedettes » pour monter un film. A la télé, il n’y a pas cet effet vedette.
Après « La loi de Christophe », avez-vous un projet ?
Je suis sur le tournage de « Stars 80, 2″. Nous en avons déjà tourné une partie. On a dû s’arrêter à cause de la tournée mais on terminera le film cet été. Il y aura des vedettes surprises !
Sinon, j’ai un autre projet qui me tient beaucoup à cœur mais j’ai des difficultés à le monter, ce qui me navre. Mais je ne veux pas en parler.
Passer à la réalisation, est-ce c’est quelque chose que vous avez déjà envisagé ?
Non car ce n’est pas mon métier, je ne le sens pas. Je préfère me faire diriger et avoir l’esprit libre. Peut-être qu’un jour, inspiré par un sujet fort, pourrais-je essayer. Mais ce n’est pas d’actualité ! »

C D

C’est en toute simplicité que Richard Anconina nous a accordé ce moment entre deux scènes et l’on reste avec Jacques Malaterre qui, lui, à la coupure de midi, préfère s’installer sur un banc pour préparer les prochaines scènes. Mais c’est bien volontiers qu’il nous invite à nous joindre près de lui, sur un banc, en plein soleil.
« Jacques, comment êtes-vous venu sur cette production ?
Comme très souvent, parce qu’on m’a proposé le scénario que j’ai beaucoup aimé. Par ailleurs, ne connaissant pas Richard, j’ai voulu le rencontrer avant de m’aventurer. J’aime savoir si le courant va passer. Ça a été le cas.
Alors, comment, l’Avignonnais que vous êtes, qui plus est éducateur, est passé à la réalisation ?
Vous avez du temps et de la place ??? (Rires). Bon, pour être bref, j’ai été éducateur durant douze ans et, pour mon boulot, je me servais beaucoup de la vidéo. Au fur et à mesure, c’est devenu une passion et un jour ça a basculé. J’ai commencé par réaliser des documentaires, ce que je fais toujours d’ailleurs puisque je viens dé réaliser pour Arte une série de douze portraits « Les oubliés de l’Histoire », des gens qui, au XXème siècle, ont été dans la lumière et que la mémoire collective a oubliés dans cette société devenue très conventionnelle et politiquement correcte. Des gens épris de liberté, comme le torero Manolette, ou Gala, la femme de Dali…

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Et la fiction ?
J’aime raconter des histoires. j’ai toujours aimé les aventures humaines, vivre, travailler avec les gens et en ce sens, mon métier d’éducateur me sert énormément. J’ai été à bonne école et j’aime travailler avec une équipe. La fiction est une autre approche, une autre façon de travailler et j’ai la liberté de pouvoir faire les deux.
Une rencontre qui a beaucoup compté : Patrick Sébastien.
C’est plus qu’une rencontre. Patrick, c’est un ami, un frère. La première fois que nous nous sommes rencontrés, d’un seul regard nous nous sommes reconnus. Ca a été très animal, très fort. C’était une évidence. C’est une rencontre hors du commun.
En 2014, nous avons tourné « Monsieur Max et la rumeur », en janvier dernier nous avons tournée à Aix « L’affaire de Maître Lefort » et nous allons nous retrouver cet été à Nice et Cannes pour un troisième film.
Comment travaillez-vous ensemble ?
Il écrit lui-même le scénario que nous adaptons ensemble. Il écrit de vrais drames, de vrais thrillers avec un réel talent. Au-delà du personnage populaire qu’il est, il est d’une intelligence redoutable et d’une liberté totale. Et il crée des personnages extraordinaires, de plus en plus difficiles à interpréter !!
Vous avez fait une magnifique réalisation de « Carmen »…
Je suis heureux que vous disiez cela car c’est un film, dont j’ai écrit le scénario, qui me tient très à sœur pour diverses raisons. Etant Avignonnais, j’ai un jour découvert la Camargue dont je suis tombé amoureux. C’est une terre de liberté. Là-bas, c’est une autre vie, une vie libre et j’y retrouve mes amis les Gitans. Je me suis d’ailleurs marié au milieu d’eux. Ils font partie de ma famille. Et puis il y a ce portrait de femme magnifique, écrit par Prosper Mérimée, une femme belle, sauvage, une femme libre…
Les mots « libre » et « liberté », reviennent très souvent dans notre conversation…
La liberté, c’est très important pour moi. Mais être libre ne veut pas dire faire forcément ce qu’on veut mais ce que l’on doit faire, tout en respectant la liberté des autres. Pour moi, ça englobe la liberté de l’âme, de l’esprit, du corps. Mais c’est vrai qu’être libre dans son travail est quelque chose d’essentiel, tout en étant exigeant, aller jusqu’au bout d’une histoire. Et à propos d’histoires, finalement, je ne suis qu’un griot, un passeur d’histoires.
Je suis né avec le Mistral. Je suis un fils du vent ».

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Propos recueillis par Jacques Brachet
Photos Christian Servandier