Archives pour la catégorie Télévison

Crimes à la télé

France 3 – Mardi 17 décembre A 21.05
Crimes parfaits
2 x 52 min
Écrit par Céline et Martin Guyot
Réalisé par Lionel Chatton

CRIMES PARFAITS

Le crime était-il parfait ? Rien n’est moins sûr… Nouveaux épisodes de la collection « Crimes parfaits » avec Philippe Caroît et Garance Thenault, prêts à démêler le vrai du faux.
Avec Philippe Caroit et Garance Thenault
Épisode 3 – Pour l’éternité
Le soir de son mariage, Iris, une jolie séductrice, est froidement assassinée par Mathilde, l’organisatrice du mariage.
Mathilde a soigneusement prémédité son crime, de façon à le faire passer pour un suicide… Mais, en dépit de toutes les précautions prises, pas assez soigneusement pour berner le commissaire Roche.
Guests : Gwendoline Hamon et Aurélie Vaneck

CRIMES PARFAITS CRIMES PARFAITS

Épisode 4 : À cœur ouvert
Le célèbre professeur David se débarrasse de Cédric, un infirmier qui jouait les maîtres chanteurs, en mettant en scène le meurtre de manière à ce que tout le monde pense que c’est lui qui était visé en raison de ses prises de position favorables à l’IVG. Mais le commissaire Roche n’est pas exactement « tout le monde »…
Guests : Jean-Yves Berteloot et Sandrine Quétier

France 2 – Vendredi 20 décembre à 21h05
Le crime lui va si bien
90′
Ecrit par Olgan Vincent et Stéphane Kaminka
Réalisé par Stéphane Kappa

LE CRIME LUI VA SI BIEN

Au départ, la capitaine Gaby Molina n’était pas du tout censée s’occuper de cet accident de voiture mortel en rase campagne. C’était du ressort des gendarmes. Mais voilà, Gaby a autant de flair que son chien truffier. Elle en est sûre : Harry Fergusson, célèbre écrivain anglais installé dans son village, a été assassiné et le crime maquillé en accident. Elle n’était pas non plus censée faire équipe avec cette Céline Richer, débarquée de Paris. Un binôme, c’est niet ! Il faut en convenir, Gaby n’a pas un caractère facile d’autant qu’elle mène la double vie peu ordinaire de flic et paysanne. Sa ferme, héritée de son grand-père, a beau s’écrouler, le toit fuir, pas question, là aussi, d’y renoncer. Et pour calmer son banquier, rien ne l’arrête : jouer les vigiles en boîte de nuit, dealer ses truffes, et même faire chambre d’hôtes, pourquoi pas ? Avec l’aide de son indic Vargas, Gaby va vite découvrir qu’Harry Fergusson allait publier un livre où il allait dénoncer un crime resté impuni. L’a-t-on tué pour l’en empêcher ?

LE CRIME LUI VA SI BIEN LE_CRIME_LUI_VA_SI_BIEN_preview_2300_1

Avec : Claudia Tagbo, Hélène Seurazet, Stéphane Freiss, Guillaume Denaiffe, Julien Ratel, Bruno Lochet, Laurent Manzoni, Norbert Ferrer

 

 

 

TF1, 18 novembre : Une grande épopée : « Le bazar de la charité »

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Nous avons pu, en avant-première au festival de la fiction TV de la Rochelle, découvrir la nouvelle grande série de huit fois 52’ qui démarrera le lundi 18 novembre : «Le bazar de la charité», une grande épopée signée Catherine Rambert et Karine Spreuzkouski pour le scénario et réalisée par Alexandre Laurent.
Une prestigieuse distribution : Audrey Fleurot, Camille Lou, Julie de Bona, Josiane Balasko, Florence Pernel, Antoine Dulery, Gilbert Melki, Stéphane Guillon dans les principaux rôles.
Une grandiose réalisation dont la scène qui ouvre cette série : l’incendie du bazar de la charité qui a eu lieu à Paris en 1897 et a fait 120 morts et un nombre incalculables de brûlés. Longue séquence qui voit le déploiement de ce feu gigantesque dans lequel sont enfermés nos héros. Une scène d’anthologie.

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Julie de Bona, Audrey Fleurot, Camille Lou

Une rescapée : Adrienne de Lenverpré (Audrey Fleurot) qui, humiliée et battue par son mari qui lui aenlevé sa fille (Gilbert Melki), au lieu d’aller à la grande fête où tous les bourgeois se retrouvent pour faire œuvre de charité, va retrouver son amant.
De retour au bazar et voyant l’étendue de l’incendie, elle décide de disparaître, faisant croire à sa mort. Son idée : que lors de son enterrement, le père vienne avec sa fille et préparer l’enlèvement de celle-ci.
A côté de cette histoire, d’autres histoires se greffent comme celle de Rose Rivière (Julie de Bona), bonne d’Alice de Jeansin (Camille Lou), qui, sauvée des flammes, est enlevée par Madame Huchon dont la fille est morte et qui va faire croire à tout le monde qu’elle est sa fille, à la grande détresse de Rose qui se retrouve séquestrée.

6 Le Bazar de la Charite ep5 LE BAZAR DE LA CHARITE

Alice Jeansin, promise à un mariage de raison pour cause de fortune à Jean Rivière (Aurélien Wiik) se retrouve avec lui dans ce bazar et au lieu d’essayer de sauver sa fiancée, il se jette vers la sortie pour se sauver lui-même. Elle doit son sauvetage à Victor Minville (Victor Martelet), un petit malfrat qui ne serait pas étranger à cet incendie, ce qu’elle ne sait pas. Elle en tombe amoureuse au grand dam de ses parents (Atoine Dulery et Florence Pernel) qui voient la fortune du prétendant en danger.
Voilà pour les trois grandes histoires dont, pour une fois, les héroïnes sont un trio de femmes magnifiques, Audrey Fleurot hiératique, Camille Lou lumineuse, Julie de Bona formidable sans oublier Josiane Balasko ambigüe à souhait dans ce rôle de femme taiseuse et résolue pour une raison qu’on découvrira.
La réalisation et brillante, maîtrisée, les décors  et les costumes somptueux et l’on retrouve enfin ce souffle des grandes sagas historiques que la télé avait un peu perdu après «Les dames de la Côte» ou «Les gens de Mogador». Tout y est parfait, de ces destinées croisées au suspense de l’histoire qui nous plonge dans ce monde bourgeois de la société parisienne de la fin du XIXème siècle.
A ne manquer sous aucun prétexte

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Jacques Brachet

FRANCE 2 – TROPIQUES CRIMINELS

TROPIQUES CRIMINELS S01

Une île. La Martinique. Deux flics contraintes à enquêter ensemble.
L’une, la loi et l’ordre. L’autre, la loi et le désordre. Deux femmes libres et sans tabou. Aventurières et exilées, elles sont prêtes à tout pour rendre Justice dans cette île aux multiples visages.
Une série créée par Eric Eider, Ivan Piettre,Thierry Sorel, d’après une idée originale de Thierry SorelRéalisation : Stéphane Kappes / Denis Thybaud
Avec Sonia Rolland , Béatrice de La Boulaye, Julien Beramis, Valentin Papoudof, Stephan Wojtowicz, Benjamin Douba  ,Antoinette Giret

Sonia Rolland est Mélissa Sainte-Rose. Mère et commandante, elle doit gérer en parallèle les humeurs de ses ados et celles de sa capitaine. Sur cette île qui l’a vue naître mais qu’elle a quittée à 4 ans, Mélissa n’a aucun repère. Et pourtant, c’est là qu’elle va devoir faire ses preuves et reconstruire sa vie.
Explications de son interprète
« C’est une série audacieuse, actuelle et collective, dont le ton m’a beaucoup plu. Tout comme l’idée de former un duo de flics féminin. J’aimais le fait que Mélissa Sainte-Rose soit plus parisienne que martiniquaise, qu’elle arrive avec des idées reçues et qu’elle ait face à elle une Martiniquaise blanche qui connaisse parfaitement les us et coutumes de l’île et qui en joue pour la perturber et lui rendre la vie dure. Une série, enfin, qui se joue des clichés et offre à la Martinique, un rôle à part entière. »

TROPIQUES CRIMINELS S01

C’est un rôle à la fois récurrent et original…
Ce qui ne m’était pas arrivé volontairement depuis douze ans et mon rôle de Léa Parker sur 50 épisodes. J’ai retrouvé mes instincts de comédienne de série. Malgré les contraintes, le rythme soutenu, les textes à mettre en bouche et l’éloignement d’avec mes filles, l’expérience fut grisante. Et j’ai adoré interpréter ce personnage. Mère de deux adolescents, Mélissa mène de front sa vie privée et sa carrière. Mais souvent la seconde prend le pas sur la première. Au travail, c’est une commandante perfectionniste, droite, autoritaire, qui a toujours un coup d’avance. Sans pour autant travailler seule. Elle a besoin de la réflexion et de l’expertise de tout le monde pour résoudre les enquêtes.
Ce que j’ai au départ vécu comme une difficulté – à savoir ne pas avoir bénéficié de plus de temps pour le préparer – s’est révélé bénéfique une fois sur le tournage. Mélissa se voit mutée sur l’île de son enfance sans avoir réellement eu le temps de s’y préparer. Dans sa vie privée, elle doit gérer ses enfants qui vivent mal la situation et, au travail, elle a du mal à s’adapter au caractère et à la personnalité de feu de sa capitaine. Au fur et à mesure du tournage, j’ai réalisé combien tout ce que je traversais en tant que comédienne nourrissait mon personnage. C’est C’est aussi une femme blessée qui renoue avec ses origines
Quand elle débarque avec ses enfants à la Martinique, Mélissa Sainte-Rose est, c’est vrai, une femme blessée. Son compagnon, policier, qui n’est pas le père de ses enfants, est mouillé dans une affaire de corruption qui a rejailli sur elle. Pour les besoins de l’enquête, Mélissa se retrouve mutée loin de Paris.
Elle revient sur une île qu’elle a quittée, suite au décès de sa mère, à 4 ans. C’est un sujet tabou, douloureux. Après son arrivée, elle ne cherche pas à contacter sa famille ; ce sont ses enfants qui feront la démarche et lui permettront de renouer avec ses origines. »
Elle ne veut pas reparler créole, pourquoi ?
J’ai pris le parti qu’elle aurait du mal à renouer avec le créole. D’ailleurs, les seules fois où elle s’y risque, avec l’aide de son dictionnaire, c’est lorsqu’elle doit rencontrer un homme. Si je parle la langue de ma mère, c’est parce que j’ai toujours eu envie de conserver un lien avec mes racines et cette culture. Alors peut-être qu’involontairement et dans l’inconscient de Mélissa, ne pas parler créole est une manière d’éviter de replonger dans son passé, de faire face à des souvenirs douloureux. »

TROPIQUES CRIMINELS S01

Elle va avoir à faire à un commissaire… irrécupérable !
Ce qui est drôle avec le commissaire Etcheverry, c’est qu’il est complètement misogyne. Et pour Mélissa et Gaëlle, c’est irrattrapable. On l’imagine très obséquieux avec les sphères politiques. Il veut du résultat, que tout se passe bien, sans vague. Il gère la capitaine Crivelli depuis des années et il n’en peut plus ! L’arrivée de Sainte-Rose va lui permettre, pense-t-il, de se décharger de l’organisation du commissariat. Et il n’en est rien. Elles lui imposent leur féminité, leurs règles. Finalement, face à ce duo, cela devient plus compliqué de se faire respecter. »
Nombre de comédiens sont issus de la diversité
Je n’ai jamais vu, en tant que comédienne, autant de nouveaux visages issus de la diversité. J’étais heureuse de découvrir tous ces talents et de pouvoir jouer avec eux. Eux-mêmes étaient fiers et heureux de faire partie de l’aventure, de bénéficier de propositions aussi riches, sans être cantonnés à des rôles de méchants. Je ressens de la fierté d’avoir participé à une série qui montre la France telle qu’elle est. Et parce qu’elle est diffusée sur une chaîne du service public, «Tropiques criminels» va non seulement être regardée à une heure de grande écoute chez nous, mais elle le sera dans le monde entier».

La Rochelle – Festival TV
Grégoire MONTANA & Sami OUTALBALI
«Les Grands» ont bien grandi !

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Cela fait trois saisons que l’on retrouve à la Rochelle toute l’équipe de jeunes adolescents de la série OSC Signature, réalisée par Vianney Lebasque : «Les grands».
C’est la vie de jeunes adolescents en terminale, une chronique dans laquelle, comme dans tous les lycées, les amitiés et les amours vont et viennent, les problèmes, les joies, les peines, les déceptions.
Nous allons découvrir, dès le 31 octobre la dernière saison qui sera vraiment la dernière puisque ces ados, devenus hommes et femmes vont quitter l’école et partir vers d’autres destinées.
Tous ces jeunes comédiens sont magnifiques et au fil des saisons nous nous y sommes attachées.
En particulier à deux jeunes garçons charismatiques, tout à fait opposés physiquement et moralement, malgré tout amis dans la vie. On a pu les voir tous les deux à la Rochelles, jamais l’un sans l’autre.
Il y a le longiligne Grégoire Montana,  qu’on a connu avec une énorme touffe de cheveux aujourd’hui plus disciplinés, discret, gentil, décontracté, le visage sérieux dès qu’on fait des photos,  et Sami Outalbali, costaud  au regard pétillant et souriant toujours.
Je les ai vus grandir et je retrouve toujours avec plaisir ces «petits» devenus… grands et qui, certainement, grandiront encore car l’avenir s’ouvre à eux.
La Rochelle était la dernière fois qu’ils allaient tous se retrouver puisque la série s’arrête. C’est à la fois émouvant et plein d’espoir puisque chacun, comme dans la série va prendre une autre route, retrouver d’autres rôles, d’autres équipes de tournage.

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« Quatre ans de vie commune, une aventure qui se termine. Dans quel état d’esprit êtes-vous ?
Sami : On a grandi, bien sûr, à tous les niveaux. C’est la fin d’une belle histoire et évidemment nous sommes tous un peu tristes, d’autant que la Rochelle est la dernière fois où nous nous retrouvons tous ensemble. A partir d’aujourd’hui le bébé ne nous appartient plus. Je pense au jour où tout a commencé et où nous ne savions pas trop où nous allions.
Grégoire : Nous avons aimé cette aventure et nous ne l’oublierons jamais car nous sommes potes pour la vie. Depuis l’arrêt de la série, nous n’arrêtons pas de nous appeler, de nous retrouver. Nous sommes même tous partis en vacances ensemble ! Je suis triste de laisser partir mon personnage car je l’aimais bien. Mais bon, il y en aura d’autres et avec eux, d’autres aventures, d’autres rencontres.
Vous avez tous les deux commencé jeunes vos vies d’artistes !
Sami : Moi, à six ans dans la série «Il faut sauver Saïd». J’ai enchaîné sur des séries comme «Famille d’accueil», «Vive la colo», «Fiertés», j’ai tourné dans «Les tuche», «Illégitime», «Sam» avec Fred Testot, l’an dernier dans «Lola vers la mer» d’André Bonhomme  qui a été présenté au festival de Rome et là je viens d’enchaîner deux trois trucs très cool et je vais tourner un nouveau film.
Grégoire : J’ai commencé plus tard, à 16 ans. J’ai fait quelques pubs comme Carrefour ou Kinder Bueno puis à la télé j’ai fait «Pep’s», «Scènes de ménages», «La vie à l’envers», j’ai tourné pour le cinéma «L’avenir» avec Isabelle Huppert, «La dernière leçon» avec Sandrine Bonnaire… Ca fait sept ans que je bosse et je cherche à me diversifier afin qu’on ne me mette pas dans la case d’éternel adolescent. J’ai mûri, changé de look et je suis prêt à toute rencontre à condition que ce ne soit pas quelque chose de cadré. Avec «Les grands» j’ai trouvé un vrai engagement artistique.

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Que va-t-il rester de ce tournage ?
Sami : Nous avons formé une vraie famille durant ces quatre ans à tel point que cette troisième saison est très inspirée de notre vécu ensemble.
Grégoire : Nous avons engrangé des souvenirs ensemble que nous n’oublierons jamais. Des histoires, des blagues quelquefois pourries mais que souvent Vianney a utilisées dans le scénario. C’est pour ça que cette série nous ressemble vraiment.
Sami : Cette série a vraiment changé notre vision de ce métier, ça a changé nos envies et confirmé qu’il fallait qu’on soir exigeant pour nos choix futurs.
Aujourd’hui, que recherchez-vous ?
Grégoire : Il faut avant tout croire en nous, à nos projets futurs, ne pas avoir peur d’y aller, de prendre des risques.
Sami : Nous continuons à faire des castings pour montrer que nous ne sommes plus les mêmes, que nous avons grandi, changé, mûri, qu’on s’est affirmé et qu’on peut changer de rôles.
Et «Scènes de ménages», Grégoire ?
Je continue et toujours avec le même plaisir car on s’éclate vraiment avec Amélie Etasse et Grégoire Bonnet qui joue mon père. Le jeu est important et je trouve que les personnages évoluent bien. C’est aussi une belle aventure que je continue avec plaisir.

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Vous verrez dons à partir du 31 octobre sur OCS la suite et la fin de l’histoire de ces jeunes lycéens  dont nos deux comparses, Sami, qui Joue Ilyès qui va être à fond dans la fête et expérimenter tous les excès et Grégoire, qui joue Quentin, dit «Boogie» dont la copine, Kenza veut continuer ses études à Paris au grand dam de celui-ci qui se voit mal quitter sa ville natale
A noter que la série qui avait déjà obtenu un prix à la Rochelle, a reçu cette année le prix des collégiens de la région Charente Maritime et  le prix de la meilleure musique, signée Bastien Berger et Audrey Ismaël, qui fut juré voici deux ans au festival.
On souhaite bon vent à tous ces jeunes comédiens en espérant les retrouver sur d’autres aventures.

Jacques Brachet

La Rochelle – Festival TV
Arnaud DUCRET, «Un homme ordinaire»

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A quelques semaines de son passage sur M6, le film de  Pierre Aknine «Un homme ordinaire» prend une tournure inattendue par cette nouvelle extraordinaire : huit ans après sa disparition, Xavier Dupont de Ligonnès aurait arrêté à Glasgow, en Ecosse, où il se cachait. En fait, nouveau rebondissement, ce n’est pas lui !
On se souvient de cette abominable histoire de cet homme qui, avant de disparaître, a tué sa femme, ses quatre enfants et ses chiens, les a enterrés et s’est enfui.
Anne Badel et Pierre Aknine, ont décidé d’en faire une série de quatre épisodes de 45’ qui a été présenté en ouverture du Festival de la Fiction TV à la Rochelle.
Déjà, avant sa projection, des rumeurs assez négatives circulaient sur cette série : Pourquoi faire un film de ce crime sordide, de cette tuerie abominable ? Pourquoi Arnaud Ducret pour jouer le rôle de cet homme alors qu’il représente le papa  sympa de la série «Parents mode d’emploi» ou le mec déjanté de ses one man show ?
Le soir de la représentation, après que Madénian, le présentateur de la soirée, l’ai chambré en disant que la série aurait s’intituler «Une famille formidable», une chape de plomb est tombée sur la dernière image, les applaudissements ont été très brefs et tout le monde est parti se précipiter sur le repas d’ouverture.
Il est vrai que ces deux épisodes ont mis le public très mal à l’aise, même si Arnaud Ducret en contre-emploi, y est sidérant. Mais l’événement était encore trop frais et l’enquête pas close peut-être pour en faire un film, qui plus est une série et le scénario pêche par des scènes invraisemblables, entre autre la pauvre Emilie Dequenne qui a un rôle de hackeuse qui arrive à entrer dans les arcanes des réseaux de la police et, plus forte qu’elle, fait des découvertes.
Beaucoup de choses inventées pour la circonstance, tant l’histoire est ténébreuse, mystérieuse et cet homme étant terriblement complexe.
Arnaud Ducret, alias Christophe de Salin, y est époustouflant de froideur, d’ambiguïté, jouant le feu et la glace, mais voilà, la sauce ne prend pas, d’abord parce que le film est très lent et peut-être qu’un unitaire aurait mieux servi le scénario qui est quelquefois à la limite de la caricature.
Nous avons rencontré l’équipe à la Rochelle le lendemain de la projection, déçue par l’accueil mitigé de la veille mais Ducret, fidèle à lui-même, marrant, sympa, comme on a aimé à le retrouver, a joué le jeu, aux côtés d’une Emilie Dequenne quelque peu éteinte.

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Pourquoi avoir choisi ce rôle, Arnaud et comment entre-t-on dans un tel personnage ?
Parce que, tout d’abord, c’était en contre-emploi total avec ce que je fais habituellement.
J’ai donc abordé ce rôle en lisant beaucoup d’articles et de bouquins sur l’affaire… et j’avais le choix ! J’ai surtout voulu faire exister le personnage en gommant tout ce qui pouvait ressembler à «du Ducret», car le personnage est très, très loin de ce que je fais habituellement.
En dehors du fait que je peux lui ressembler physiquement, j’y ai ajouté les lunettes, j’ai modifié ma voix. Il a fallu faire avec un personnage qui a existé et même si ça reste une fiction, la base est une histoire vraie. Il fallait que je sois sans arrêt dans la sobriété et la retenue. Mais c’est ça la vraie fonction d’un comédien, que de changer de personnalité.
Pourquoi, Pierre Aknine, avoir l’idée de cette série ?
J’ai travaillé avec Anne Badel sur ce fait divers qui a aujourd’hui huit ans et qui n’est pas terminé et mon but était d’essayer de comprendre un tel personnage qui, dans la vie, semblait être une personne ordinaire et qui, tout à coup, va passer à un tel acte. Que pouvait-on en faire ?
– Anne Badel : C’est vrai que, psychologiquement, il est difficile à comprendre et ce qui nous intéressait c’était d’essayer – je dis bien essayer – de comprendre comment un homme «normal» peut arriver à commettre un acte aussi barbare.
Arnaud, comment ressort-on d’un tel rôle ?
D’abord il existe et jusqu’à nouvel ordre on ne sait toujours pas s’il est mort ou vivant. Il faut donc faire avec les éléments que l’on a à notre disposition. Mais je l’ai abordé comme n’importe quel rôle même si c’est un personnage complexe et que moi, père, je me suis posé beaucoup de questions dont comment peut-on arriver à tuer ses propres enfants. Ça semble impensable et indéfendable, d’où l’ambigüité du personnage. Peut-on lui trouver des excuses ?
Indépendamment de tout ça, il ne faut pas oublier que c’est un rôle et que, heureusement pour moi, j’en sors indemne sinon il serait difficile de jouer des méchants, des tueurs, des fous… La seule scène qui m’a mis très mal, à l’aise c’est lorsque je tue mon fils. Ça a été un moment difficile car je me suis vu avec mon fils. Heureusement, sur un plateau, on a le rire pour exutoire et on a beaucoup ri sur le plateau. Il fallait ça pour désamorcer le stress, cette ambiance parfois glauque. On n’aurait pas pu tourner autrement.
Mais il m’a fallu beaucoup de concentration. J’ai d’ailleurs travaillé mon rôle avec une coach remarquable, Patricia Palin, qui m’a beaucoup aidé.

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Pierre Aknine, pourquoi ce choix d’Arnaud Ducret qui est à l’opposé du personnage ?
D’abord parce que je trouve qu’il lui ressemble physiquement et ça m’a beaucoup aidé à construire le personnage. Une fois les lunettes mises, j’ai su que c’était lui.  Et justement, parce qu’il en était à l’opposé et je dois dire qu’il n’a pas «joué» mais «incarné»
Arnaud : J’avoue que j’ai d’abord été surpris de son choix mais je me suis très vite dit que c’était un rôle pour moi et… que ça allait être chaud ! C’est quand même excitant de jouer un personnage si complexe. C’est plus agréable que de jouer un professeur de Karaté ! Ce qu’il a fait est détestable mais il a ses raisons, que l’on ne connaît pas. De plus, dans la vie, il était peut-être un homme très sympathique Il a plusieurs couleurs… Il a fait quelque chose d’inimaginable, d’autant qu’il aimait ses enfants. Ça dépasse la raison.
Anne Badel, vous êtes psy, est-il possible de s’attacher à un tel personnage ?
Non, on ne peut ni l’aimer ni l’excuser, c’est certain. On peut juste essayer de le comprendre et savoir ce qui peut amener à un tel geste. Ce qu’il fait est horrible mais a ses raisons. Il y a le poids de la mère, de la religion, d’une vie ratée, d’humiliations… Ce qui n’empêche que ça dépasse la raison.
Emilie Dequenne, vous avez un rôle un peu en retrait mais très important puisque vous faites des découvertes qui vont servir à la police. Parlez-nous de ce rôle ?
Je joue une hackeuse qui a permis de découvrir des choses. Au départ, dans la vraie histoire, c’est un hackeur et on n’en sait pas beaucoup sur lui. Et puis, la rencontre avec le personnage est inventée, suite à un accrochage de voitures qui aurait pu être sans importance. Mais, découvrant le drame, elle reconnait cet homme et décide d’en savoir plus. Et ça va devenir obsessionnel.
J’ai été confrontée à un exercice, disons technique et original puisque mon partenaire principal était… un ordinateur !
C’était un challenge et c’est ce qui m’a plu sans compter qu’elle a l’obsession de comprendre, de découvrir qui est cet homme. J’ai dû construire un personnage solitaire qui a une énergie farouche. C’était à la fois très amusant et très fatigant !»

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Antoine Dulery félicite Arnaud Ducret après la projection

Voilà. Aujourd’hui bien sûr, beaucoup de questions se posent encore, que «le héros» a failli refaire surface. On peut imaginer la réaction des scénaristes. Comme l’a également dit Madénian, peut-être ce soir est-il dans la salle pour se découvrir sur l’écran ! L’histoire n’est donc pas terminée et, n’ayant vu qu’un épisodeà la Rochelle, on est curieux de savoir ce que nos deux scénaristes ont écrit pour la suite.  L’avenir nous le dira.

Propos recueillis par Jacques Brachet

La Rochelle – Festival TV
W9. Le Commissariat Central reprend du service

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Rencontre avec deux anciennes connaissances et deux gais lurons que j’ai déjà rencontrés, Tano, lui, grâce à ses one man shows présentés entre Toulon et Six-Fours et Guy Lecluyse lorsqu’il est venu tourner à Sanary «On se quitte plus» avec deux autres amis : Ingrid Chauvin et Olivier Marchal.
Ce sont des souvenirs de fous rires et de bonne humeur et je suis heureux de les retrouver à la Rochelle où ils sont venus présenter la suite de cette série qui a cartonné sur W9 : «Commissariat Central». Toujours le même système : un programme court de 4’ avec des sketches, des situations cocasses où l’on rit beaucoup et où la saison 2 promet beaucoup.

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Alors, heureux de retrouver vos rôles ?
Guy : Ça fait trois ans que ça dure, notre producteur Thalie Images (Scènes de ménages, Famille) garde le même principe avec un vieux commissaire – moi, donc ! – autour duquel travaillent de jeunes binômes tout frais émoulus qui vont lui en faire voir.
C’est une mise en abîme de la police de papa confrontée  aux jeunes nouveaux venus et ça fait évidemment des étincelles. Je suis entouré de jeunes comédiens, presque tous des humoristes venus du one man show.
Tano : je fais donc parti de ces jeunes « onemanshowistes » (je l’ai inventé !) dont la plupart sortent de chez Jamel et c’est l’occasion de montrer qu’on peut faire autre chose que du seul en scène.
Guy : J’ajoute qu’ils ont tous beaucoup de talent sans compter que le jeune public les connait tous pour la plupart et aime les retrouver.
Ne te sens-tu pas un peu largué au milieu d’eux ?
Non, c’est rigolo d’être pour une fois «le vieux comédien de service». Quant aux jeunes, j’y ai déjà été confronté dans la série «Soda». Donc je ne suis pas dépaysé. Ça me rappelle ma tendre jeunesse, le café-théâtre. Il n’y a en fait pas de barrière de génération. J’aime ce concept de mélange des genres, des artistes qui ont différentes origines. C’est aussi le reflet de la police de province à qui, d’ailleurs, la série a beaucoup plu. C’est très familial et ça n’a rien d’anxiogène !
Tano, c’est ton premier rôle à la télé ?
Mon premier rôle tout court car je n’avais fait jusque-là que du one man show. C’est formidable pour moi de montrer autre chose que «moi» et c’est très jouissif et enrichissant de partager des scènes avec d’autres.
Qu’est-ce qui t’a fait sauter le pas ?
Le hasard. La prod a vu le clip que j’ai fait sur Internet «Les flics de la BAC montent le son»
et qui a fait 18 millions de vues…
– Presque plus que nous avec «Les Cht’is» ! Coupe Guy
– Et moi j’étais seul ! Du coup on m’a proposé ce rôle. J’en ai été très heureux et aujourd’hui j’ai envie de continuer «grave» tout en continuant de faire du seul en scène. Le personnage reste quand même proche de ce que je suis, un déconneur un peu bouffon qui se retrouve dans de petites magouilles au grand dam du vieux syndicaliste !

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Quoi de neuf sur la saison 2 ?
Guy : On a particulièrement développé chaque personnage car au début, on ne savait pas trop où on allait. On a développé aussi le côté caricatural mais toujours bon enfant car notre premier souci est toujours de faire rire sans moquerie… La morale est sauve ! C’est un peu dans l’esprit – toutes proportions gardées – du «Gendarme de St Tropez»
Est-ce que vous intervenez dans l’écriture ?
Tano : Tous les quinze jours durant quatre mois nous faisons de grosses lectures. J’ai ainsi pu écrire quelques sketches pour des gens que je connais bien et que, donc, je pouvais mieux cerner car les histoires s’adaptent à la personnalité de chacun. On nous laisse cet esprit créatif et pendant les répétitions il y a beaucoup d’impros !
Guy : Mais ça s’arrête là car, à partir du moment où on tourne, on joue vraiment ce qui est écrit, il n’y a plus de place à l’impro. On ne change rien sinon quelques mimiques qui nous viennent tout naturellement.
En fait, on joue comme des enfants aux gendarmes et aux voleurs. Il n’y a pas de sang, pas de violence et on joue beaucoup sur le visuel. »
Rendez-vous donc le dimanche 6 octobre 17h50 sur W9… La saison commence !
Dans la distribution, on retrouve Vinnie Dargaud (Scènes de ménages), Nadia Roze (Marrakech du rire), Waly Dia (On ne demande qu’en rire), Julie Schotsmans (Un si grand soleil – Scènes de ménages)

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Jacques Brachet et Marie-Aurore Smadja
A noter que Tano est en tournée avec son spectacle «Idiot Sapiens», avec arrêt à l’Européen à Paris le 15 octobre

Télévision – Du nouveau sur les chaînes

visuel la dernière vague

FRANCE 2
La dernière vague
Série de 6×52′ – A partir du lundi 21 octobre à 21h05

Ce jour-là à Brizan, paisible station balnéaire des Landes, tout bascule avec l’arrivée d’une première vague : un déferlement de nuages qui va provoquer la disparition de surfeurs.
La première d’une série de phénomènes auxquels vont être confrontés les habitants de cette petite communauté, bouleversant leurs vies intimes.
S’agit-il d’un simple dérèglement climatique ou, comme certains l’affirment, du commencement de la révolte de la Nature ?
Comment vont réagir les habitants ?

la dernière vague 1 DK LA DERNIÈRE VAGUELa dernière vague 2 MD

Une série écrite par Raphaëlle Roudaut, Alexis Le Sec, Sophie Hiet
Réalisée par Rodolphe Tissot
Avec : David Kammenos, Marie Dompnier, Lola Dewaere, Arnaud Binard, Guillaume Cramoisan, Isabel Otero,Olivier Barthélémy, Alexia Barlier, Roberto Calvet, Capucine Valmary, Gaël Raës, Théo Christine…
Et avec la participation d’ Odile Vuillemin

 CAPITAINE MARLEAU

FRANCE 3
Capitaine Marleau
Ép. 16 «Grand huit» – Mardi 22 octobre à 21.05

CAPITAINE MARLEAU thumbnail_teaser CAPITAINE MARLEAU

Avec 8,4 millions de téléspectateurs et 32,3% de pda en moyenne pour les derniers épisodes inédits, notre super-héroïne Capitaine Marleau revient ce mois-ci pour de nouvelles enquêtes.

Un film de Josée Dayan
Scénario : Pierre Delorme et Robin Barataud
Avec notamment : Corinne Masiero (Capitaine Marleau), JoeyStarr (Antoine Pavilla), Marina Hands (Lucie Pavilla), Myriam Boyer (Elisabeth Bouvier), Tom Villa (Kevin), Bernard Alane (Henri), Bernard Verlet (Mickey), Serge Hazanavicius (Major Boyer,Xavier Robic (Bertrand Ross), Sophie Verbeeck (Maeva Linetty)

 

La Rochelle – Festival TV
« Mental », une série pas comme les autres

MENTAL

Marvin (Constantin Vidal) a 17 ans. Petit malfrat, il se retrouve souvent en garde à vue mais voilà qu’à une nième incartade, la justice décide de le faire interner dans un établissement médical. Paumé il se retrouve entouré de pensionnaires pas très équilibrés et avec une équipe soignante qu’il rabroue car il ne comprend pas ce qui lui arrive. Peu à peu il se rapproche d’Estelle (Lauréna Thellier), Simon (Louis Perès) et Mélodie (Alicia Hava). Ça n’est pas facile au départ car tous sont des cas particuliers et entre deux guéguerres, ils vont s’accepter, s’amadouer et une véritable amitié va se créer entre eux dans ce huis clos quelquefois oppressant. C’est peut-être celle-ci qui les guérira mieux que tous les traitements qu’on leur donne.
Une très jolie série où chacun va passer de la guerre à la paix, de la colère à l’amitié et peut-être à l’amour.
Que des jeunes comédiens qui sont à la fois drôles et émouvants et que le réalisateur Slimane-Baptiste Berhoun filme avec tendresse et auxquels on s’attache très vite.
On a plaisir à les rencontrer à la Rochelle avec le producteur Augustin Bernard qui nous explique la genèse de cette série :

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Augustin Bernard – Victor Lockwood – Slimane-Baptiste Berhoun

«C’est inspiré d’une série finlandaise que l’on a pu adapter avec un maximum de liberté avec un concept intéressant, afin de ne pas stigmatiser le côté psychiatrique chez ces ados.
Une enquête de l’ONS nous fait découvrir que 50% des moins de 21 ans ont des troubles psychiques et que 70% d’entre eux n’en parlent pas et sont dans le refus ou le déni ½ d’entre eux vivivent leurs souffrances solitaires.
Il faut qu’ils sachent qu’il n’y a pas de mal à aller mal et que plus tôt leurs problèmes sont pris en charge, plus tôt ils peuvent les dépasser. Cette série est un peu le but du jeu.
Slimane-Baptiste Berhoun : C’est en fait le parcours de quatre ados dont on suit le cheminement. Ce n’est pas un feuilleton. Nous avons plus été guidés par une sorte d’équilibre dans la narration et l’on joue à la fois sur le drame et la comédie.
Je crois que c’est une œuvre innovante qui sort des sentiers battus.
Comment s’est constitué le casting ?
Slimane : Il a été délicat car il devait être homogène mais en même temps chacun devait garder une personnalité affirmée. Les rôles étaient difficiles car ils devaient à la fois mêler professionnalisme tout en gardant une certaine fraîcheur. D’ailleurs, quelquefois nous avons dû modifier le rôle par rapport à la personnalité des comédiens que nous avions choisis.
L’un des créateurs de la série, Victor Lockwood nous précise un point important le lieu du tournage
Nous avons essayé d’humaniser au maximum ce genre de lieu, tout comme les personnages, pour être le plus près d’eux et rester dans la sobriété. Nous ne voulions pas d’une alchimie froide mais montrer un lieu de vie qui ne fait pas peur, comme l’on voit souvent.

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Lauréna Thellier et Louis Pérès

Simon, Estelle, Alicia, Constantin, parlez-nous de votre expérience.
Louis : Ces personnages étant très loin de nous, ce sont des pédopsychiatres qui nous ont donné les clefs. Ils nous ont suivis tout au long du tournage ce qui nous a permis de ne pas faire d’erruers, de contresens. Ils nous ont indiqué beaucoup de choses sur les patients. Nous avons également passé du temps avec eux et cette proximité nous a permis de les comprendre car, d’une pathologie à l’autre ils différents.
Alicia : Chacun d’entre nous a construit son rôle à sa manière. Nous nous sommes beaucoup inspirés de documentations, de films, de livres afin d’être au plus près de nos personnages.
Laurena : Nous avons compris qu’il fallait surtout éviter les clichés, essayer d’être le plus simple et le plus naturel possible pour être crédible et efficace et surtout ne pas faire de nos rôles des caricatures.
Constantin : Les rôles étaient peut-être plus difficile pour mais collègues car devaient toujours être sur le fil de la folie et de la normalité. Pour moi c’était plus facile car je ne suis pas censé être fou. Je suis là je ne sais pas trop pourquoi. L’important était de pouvoir m’immiscer dans ce monde étranger pour moi et de faire avec ces ados enfermés pour d’autres raisons que moi».

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Constantin Vidal et Alicia Hava

De l’avis du réalisateur, nos apprentis comédiens ont agi en véritables professionnels et ont apporté beaucoup de fraîcheur à la série.
Y aura-t-il une suite ? A leurs sourires, cala semble envisageable.
L’avenir nous le dira.

Jacques Brachet
Le série a obtenu le prix de la meilleure série 26 minutes
A partir du 25 octobre sur France TV Slash

TF1 – « Demain nous appartient – Tir groupé
La Rochelle, épisode 2

C

Vanessa DEMOUY
Avec Vanessa, des liens se sont créés entre nous depuis 2005, en tournées avec les pièces de son ex mari Philippe Lellouche «Le jeu de la vérité» 1 et 2, «Boire, fumer et conduire», «L’appel de Londres»
Nous nous retrouvons donc à la Rochelle pour ce rôle de Rose dans «Demain nous appartient»
«Un rôle un peu particulier, Vanessa !
Je dirais qu’elle est complexe, elle a plusieurs personnalités car elle a l’air d’aller toujours bien mais elle a des failles, des aspérités, des défauts. Malgré cela, c’est une vraie gentille qui veut toujours aider mais qui met à chaque fois les pieds dans le plat. Elle est tout et son contraire et toujours border line.
Comment vous sentez-vous dans cette atmosphère sétoise ?
C’est un gros bateau où tout est mis en œuvre pour qu’on s’y sente bien. On est entouré de gens, que ce soient les comédiens, les techniciens qui sont des personnes pas compliquées. Je suis heureuse d’être entrée dans cette équipe qui est une vraie famille.
C’est pour vous un grand retour télé ?
Oui et j’avoue que les plateaux me manquaient. Heureusement, le théâtre m’a comblée. Mais le rôle de Rose est un vrai cadeau. J’ai arrêté la télé durant dix ans car l’image qu’on avait de moi ne me correspondait plus. J’ai vieilli et les offres qu’on propose à des comédiennes qui n’ont plus vingt ans se font rares. A un moment, on devient invisible. Pourtant, la vie ne s’arrête pas à 40 ans !
Ce qui est formidable dans cette série c’est qu’on retrouve toutes les tranches d’âge… Ça pourrait donner des idées au cinéma !
Comment vivez-vous ce tournage ?
A un rythme soutenu, effréné même mais c’est formidable car l’ambiance y est chaleureuse. Il n’y a pas d’egos ou de caractériels et je pense que dans ce métier, si l’on n’est pas gentil on n’est pas pro.
Et surtout, il n’y a pas de misogynie !
Pourquoi ? Il y en a dans ce métier ????
(Elle rit) Elle ne se dissipe pas si facilement mais déjà, elle n’est plus tue. Nous sommes encore dans une société patriarcale mais elle est obligée de nous écouter. Mais il faut encore travailler avec et on se rend compte aujourd’hui qu’en fait ça dépend des hommes et des femmes est plus question d’humain que de sexe. Lorsqu’on voit qu’il y a 7% de réalisatrices et qu’elles sont payées 30 à 40% de moins que les hommes, ça laisse rêveur, non ?
Avez-vous envie, vous, de devenir réalisatrice ?
Je ne sais pas si j’en suis capable. J’ai une confiance très abîmée pour déjà assumer ce que je suis. J’aimerais, mais je n’en ai pas encore le courage.
Pourtant, vous n’êtes pas une débutante !
J’ai 31 ans de carrière. J’ai commencé en 88 !
J’ai arrêté la télé pour me consacrer au théâtre et je ne le regrette pas. Mais à un moment, ça a été compliqué pour moi. J’ai fait un choix de vie, un choix de femme. Je suis peut-être restée trop longtemps éloignée du métier. Mais aujourd’hui, je ne pense plus à hier, il faut avance. Je pense à demain… demain nous appartient !
Alors, le théâtre ?
Ça a été une révélation. Je ne pensais pas que c’était pour moi et j’y ai trouvé un espace de créativité, de liberté. J’y ai ressenti des sensations extrêmes. C’est sûr, j’y reviendrai certainement. Je suis rassurée par ce quotidien qui pourtant, au fil des jours, n’est jamais pareil.
Mais je reste un électron libre !»

D

Farouk BERMOUGA
Il est le méchant de la série, faisant des affaires louches, homme à femmes et trompant la sienne, brutal et sûr de lui et de ses appuis, son tendon d’Achille étant ses enfants, sa fille qui a été tuée, son fils qui est autiste
Dans la vie, il est tout autre : charmant, souriant, intelligent et passionné de théâtre.
Alors Farouk, quel effet ça fait d’être le méchant de l’histoire ?
(Il sourit) C’est absolument jouissif ! Le rôle est de plus en plus intéressant et je ne m’y ennuie jamais.
Malgré tout vous avez un côté charmeur auquel les femmes ne résistent pas !
Ça, c’est mon côté oriental qui transparaît. J’ai une mère normande, un père algérien. Et je suis né en Normandie.
Comment êtes-vous venu sur ce rôle ?
Bizarrement j’ai passé le casting pour le rôle qu’a obtenu Alexandre Brasseur ! Et ‘on m’a proposé le rôle de Victor. Je dois dire que je ne savais pas où j’allais… et d’ailleurs, je ne le sais toujours pas ! Je vais où le rôle m’amène.
Vous venez du théâtre ?
Oui, j’ai aujourd’hui 52 ans et 35 ans de théâtre derrière moi. J’ai fait le TNP avec Planchon où j’ai joué Shakespeare, Marivaux, Molière, Tchekhov… Mais j’ai également 35 ans de télé où j’ai fait plein de choses différentes. J’ai aussi beaucoup bourlingué car je ne tiens pas en place. J’ai monté un restaurant avec ma femme mais j’ai fait faillite et j’ai divorcé ! J’ai pris beaucoup de chemins de traverse. J’ai aussi fait de la boxe, mon père étant boxeur. J’ai fait du foot…
Et le théâtre dans tout ça ?
Il est venu grâce à un copain car chez moi on ne parlait pas de tout ça alors que chez ses parents, on parlait littérature, théâtre, poésie.  Avec eux j’ai découvert tous les arts et en plus, on parlait aux enfants. J’adorais le cinéma et un jour je me suis dit que si je ne pourrais jamais être Redfort, je pourrais devenir Al Pacino !
Du coup j’ai rejoint Planchon, j’ai travaillé avec Francis Huster… Ils m’ont amené sur d’autres territoires. Un territoire que j’aimerais développer chez les jeunes. J’ai créé un blog de poésie et j’ai réalisé un travail sur Apollinaire. J’ai été inspiré par Jean-Louis Trintignant.
Donc le théâtre est toujours présent dans votre vie ?
J’en fais toujours et ce, grâce à la série qui me permet «d’acheter» du temps pour me consacrer au théâtre et à son enseignement. Aujourd’hui, la façon de travailler est différente et la télé-réalité n’est pas un métier. Les jeunes deviennent des stars avant d’avoir fait leurs preuves mais sont aussitôt rejetés comme un mouchoir et quitte à passer pour un vieux con, je les préviens de ne pas rester trop longtemps dans une série, de varier très vite les plaisirs au risque de s’arrêter très vite.
Justement, n’avez-vous pas peur d’être marqué par ce personnage ?
J’ai déjà fait une grande partie de ma carrière, je ne risque plus grand-chose. J’ai encore beaucoup d’envies du côté du théâtre que cette série me permet de pouvoir réaliser».
Grâce à elle, j’achète ma liberté.

G

Linda HARDY
Elle est belle et lumineuse, ce n’est pas pour rien qu’elle fut Miss France. Celle qui voulait être pédiatre avant de devenir Miss puis comédienne, est aujourd’hui Cllémence, prof de gym qui a eu beaucoup de problèmes à cause d’un accident, qui a lâché son mari, prof également pour Maxime, un de ses élèves qu’elle quitte pour tomber dans les bras de Victor puis être enlevée par son notaire… Bref, c’est une tombeuse malgré elle et qui se laisse prendre à chaque fois par le charme d’un homme
«Vous avez un rôle bien ambigu, Linda !
Vous trouvez ? Je n’ai pas cette impression. Elle montre la femme sous des facettes différentes, C’est une femme d’aujourd’hui, libre avant tout. Je vous accorde qu’elle est quelquefois un peu naïve mais je crois qu’elle est toujours sincère.
Malgré tout elle quitte son mari pour un élève, invente une histoire invraisemblable pour sauver son mari, a une histoire avec un type peu recommandable et fait confiance à son notaire qui l’enlève… Ça fait beaucoup, non ?
Oui, c’est vrai que Clémentine n’est pas hyper simple mais ce n’est pas de sa faute si elle plait aux hommes et c’est très excitant de jouer un tel rôle, avec plein d’histoires, de rebondissements. C’est ce que j’inspire aux auteurs qui me font confiance. Il se trouve que mon personnage leur inspire des malheurs et qu’ils me font vivre des événements difficiles. Peut-être arriverai-je à leur inspirer des choses plus gaies à l’avenir !
Les évènements vont vite chez vous !
C’est aussi peut-être parce que le format de la série qui est en fait un soap, exige une rapidité dans l’action. Il faut que ça aille vite et ce n’est donc pas le temps de la vie réelle. On ne peut pas rester X temps sur une histoire sinon on ennuierait vite le public. Il faut le tenir en haleine. C’est pour cela que la façon de vivre de Clémentine est si rapide. On n’est pas dans la vraie vie.
Qu’est-ce qui vous plaît dans ce rôle ?
C’est justement les changements qui se bousculent dans sa vie. De femme aimante, bien rangée entre fille et mari, tout à coup elle tombe amoureuse d’un ado. Elle sait que ça ne pourra pas durer, que ça peut scandaliser et que ça va lui apporter des complications. Mais elle se lance à corps perdu dans cette histoire. L’affaire terminée elle tombe amoureuse de Victor dont elle sait qu’il peut être un homme dangereux. Elle vit en fait tout le temps sur un fil.
En fait, elle est assez solitaire ?
C’est vrai, elle n’a pas d’amis, sa fille ne vit plus avec elle et elle a besoin de protection. Et surtout elle est très attirée sexuellement par Victor. A chaque fois, elle ne joue pas sur les mêmes sentiments et c’est pour cela qu’elle représente la femme actuelle, faible et forte à la fois, libre de sa vie, de son corps, malgré les conséquences  qui peuvent en découler, elle en est consciente mais elle fonce.
Je vous signale que tout cela est très loin de moi dans la vie. Je ne serais pas capable de vivre ce qu’elle vit !
Ce serait effectivement difficile à vivre !
Oui mais l’idée est que le spectateur soit toujours en attente, se pose des questions, reste sur sa faim pour mieux repartir dans l’histoire. C’est le principe de la série et je pense que mon personnage va encore évoluer. Dans quelle direction ? Je suis aussi curieuse que vous de le découvrir !»

En attendant, Linda est allée s’aérer sur un autre plateau. Celui de «Danse avec les stars» où elle nous fait découvrir une nouvelle facette de ses talents. Y restera-t-elle longtemps ? L’avenir nous le dira.

Propos recueillis par Jacques Brachet et Marie-Aurore Smadja

TF1 – « Demain nous appartient – Tir groupé
La Rochelle, épisode 1

Chaque année et ce, depuis trois ans, une partie des comédiens de la série de TF1 «Demain nous appartient» débarque au festival télé de la Rochelle. Difficile de tous les attraper car il y a toujours beaucoup de demandes. Mais grâce à la belle organisation d’une attachée de presse efficace, l’on peut faire de belles rencontres loin de la foule déchaînée, des dédicaces et des selfies, même si les entretiens sont souvent réduits, succès oblige. Mais cette année nous avons été gâtés car nous avons pu en attraper sept sur dix, record battu.
Le premier à avoir été pris en train de sommeiller sur la banquette du restaurant est notre ami Alexandre Brasseur qu’on avait déjà rencontré l’an dernier, toujours aussi charmant même si un peu ensommeillé et toujours avec ce petit sourire ironique qui lui va si bien.

A

Alexandre BRASSEUR
«Alors Alexandre, quoi de neuf depuis l’an dernier ?

Ça a été une année plutôt calme avec Chloé (Ingrid Chauvin). Nous avons eu un passé chaotique, des années agitées, mais cette année a été plus facile, plus apaisée. On a bien relancé le couple après qu’il se soit occupé de Margot (Marysole Fertard) et de son gosse, des problèmes de leur fils Maxime (Clément Rémiens) mais après avoir fait face à tous ces problèmes,  on ne veut pas rester un couple «planplan», on va encore vivre des choses puissantes, profondes traitées de manière légère.
Comme ce bébé que vous essayez d’avoir ?
(Il rit) C’est vrai qu’avec Ingrid, il y a longtemps qu’on en parle, de ce bébé qu’on veut avoir alors que les aînés sont grands et que nous n’avons plus vingt ans ! Sans compter que ça touche particulièrement Ingrid dont on sait qu’elle a perdu son premier enfant, dans la vraie vie. C’est donc un sujet sensible.
Ça ne la perturbe pas trop ?
Nous en avons longuement discuté car ce n’est pas facile pour elle et ça ne le sera jamais. Je crois que ça ne la perturbe pas trop, qu’elle fait la part des choses. Mais c’est important de parler avec les gens avec qui on travaille et qu’on aime car Ingrid, je l’aime énormément.
Quelle est votre façon de travailler ?
Nous avons un planning sur 15 jours. Tous les lundis nous avons le semainier, les séquences, les dialogues. Ma méthode c’est le rétro-planning. Je suis très organisé, dès que je reçois les dialogues, je les apprends tout de suite et le week-end je reprends tout. C’est un processus un peu long mais j’ai besoin de comprendre ce que j’ai à jouer, je prends des notes.
Est-ce qu’il y a du stress ?
Je peux vous certifier qu’il n’y a aucun stress. C’est ma façon de travailler et ça m’excite plus que ce que ça me stresse. Il y a tous les jours un défi à relever».

B

Ariane SEGUILLON
Elle est la «mamma» dans toute sa splendeur, qui veut à chaque instant avoir mari et enfants autour d’elle et pouvoir tout diriger. Mais les enfants grandissent et quittent leur nid, le mari travaille et elle sent la famille lui échapper.
«Ariane, comment définiriez-vous votre personnage ?
(Elle sourit) C’est une femme… attachiante ! Elle a bon cœur, bon fond, elle est gentille et serviable mais comme beaucoup de femmes elle a donné sa vie à ses enfants et elle supporte mal de les voir grandir, s’émanciper et quitter le nid. Alors elle fait tout pour les retenir souvent sous des prétextes fallacieux.
En fait, elle est possessive, de mauvaise foi souvent et aime bien tout contrôler… Tout le contraire de moi !
C’est la première fois que vous jouez dans une série ?
Oui. J’étais déjà venue à la Rochelle présenter un unitaire «Tiger Lily», j’ai fait des apparitions dans quelques séries comme «Le sang de la vigne», «Section de recherches», «Joséphine ange gardien»…
Mais c’est la première fois que je joue un rôle récurent dans une série car je viens du théâtre.
Et alors ?
Tout d’abord j’ai trouvé une vraie famille et surtout cette série m’expose comme jamais et ça, c’est bien pour le métier… Un peu moins pour la vie personnelle car si ça fait plaisir d’être reconnue, populaire, c’est quelquefois très intrusif dans la vie de tous les jours.
Comment travaillez-vous votre rôle ?
J’apprends toujours mes textes à l’avance, quelquefois je me permets de les corriger un peu et j’aime discuter avec les scénaristes car c’est un partage. Et ça se passe très bien.
Est-ce que ça vous donne le temps de revenir au théâtre ?
Oui et justement je prépare une pièce écrite à quatre, avec Isabelle Alexis, Sylvie Haudecoeur, Juliette Meynière… Et moi ! L’idée m’est venue d’un comédien qui, ayant créé un rôle à succès, pensait être de la tournée et dont le metteur en scène l’évince pour un autre comédien. La pièce s’intitulera «Tu vas rire, j’y étais»
Comment écrit-on à quatre mains ?
Ce sont surtout Isabelle et Sylvie qui écrivent. Moi moins car à l’époque je venais de perdre mon frère. Mais on s’est beaucoup réunies, on a fait des lectures, on changeait certaines choses au fur et à mesure et on recommençait, dans une atmosphère d’amitié, de confiance.
Mais après avoir travaillé tout l’été et être venue à la Rochelle, ce sont des vacances en Irlande qui m’attendent !»

F

Grégoire CHAMPION
Il est un très jeune comédien qui a bluffé tout le monde en tenant sur la distance ce rôle de Timothée,  jeune autiste. Malgré son jeune âge, il a endossé ce rôle et il est on ne peut plus crédible. Chapeau l’artiste !
«Grégoire, tu es bluffant dans ce rôle. Comment t’y es-tu préparé ?
En fait, je n’ai rencontré qu’un autiste à Sète et la rencontre a été très intéressante. J’ai été surpris de son comportement. Il parle normalement et tout à coup il a une réaction inattendue. Mais je me suis surtout inspiré de lectures, de films, j’ai récolté plein de choses un peu partout.
Pour un premier rôle, c’est une sacrée performance !
Merci. C’est beaucoup de concentration et c’est quelquefois très épuisant car il faut y aller à fond. On ne peut pas jouer un tel rôle en demi-teinte et en même temps, on ne doit pas forcer le rôle afin que ça reste crédible. Je donne tout ce que je peux et je travaille beaucoup.
As-tu été coaché ?
Non, pas vraiment. J’ai un peu été conseillé mais on m’a toujours laissé prendre la décision finale. On parle beaucoup, on s’explique avec le scénariste et le réalisateur. Je propose et tout se passe bien.
Alors justement, comment travailles-tu ?
Comme tout le monde j’ai mes textes deux semaines à l’avance. Je les lis seulement mais je les apprends la veille, comme ça, je suis dedans mais ça reste spontané. Si c’est trop réfléchi, ça ne paraît pas normal. Je répète seul chez moi car j’aime m’isoler, même si quelquefois, je travaille aussi avec mon partenaire. C’est beaucoup de travail.
Es-tu content de l’évolution de ton personnage ?
Oui. Durant un an ça a un peu stagné mais ça s’est mis à se débloquer à partir du moment où Timothée a travaillé à la paillotte. Aujourd’hui les auteurs osent plus de choses sur mon personnage.
Comme ces sacs plastique que tu enfiles pour ne pas marcher sur le sable !
Là, je n’étais pas très d’accord car je trouvais que ça faisait trop cliché, trop facile. J’aurais voulu plus de liberté. On l’a quand même fait, ce qui ne m’empêche pas, lorsque j’ai une idée, de la suggérer. Il faut que je reste toujours dans la rigidité du personnage tout en l’humanisant. Mais si je propose c’est que je pense qu’il y a une logique derrière ma proposition. J’aime improviser, oser, tenter des trucs.
N’as-tu pas peur que ce personnage très typé ne te marque trop ?
C’est vrai qu’au début je tournais deux jours par semaine et l’on m’avait dit que mon personnage durerait si le public y adhérait. Ca a plu, j’y suis toujours et j’en suis heureux. Mais j’espère ne pas être bloqué sur ce rôle et que je pourrai montrer autre chose de moi.
As-tu passé d’autres castings depuis ?
Oui et d’ailleurs ça a failli mal se passer. J’avais pris tellement d’automatismes que tout à coup, je jouais comme Timothée. Ça m’a choqué car j’en ai vu la dangerosité de la situation. Un tel rôle est difficile à gommer.
Et alors ?
J’ai malgré tout été pris après avoir repassé le casting. Vous verrez bientôt le résultat puisque je joue le petit-fils de Muriel Robin dans «Le premier oublié», avec aussi Matt Pokora.
C’est un très beau film et Muriel Robin y est comme toujours époustouflante.
Et ça été un très beau tournage».

E

Clément REMIENS
Il avait été le premier que j’ai interviewé voici trois ans, alors tout timide, tout souriant… tout imberbe !
Je le retrouve toujours tout souriant, beaucoup plus sûr de lui, barbu et toujours ce sourire qui fait craquer ces demoiselles !
Il était à la Rochelle pour deux séries : «Pour Sarah», qui passe en ce moment sur TF1 (Voir article) et pour «Demain nous appartient»
«Heureux de te retrouver Clément. Comment se porte Maxime ?
Plutôt bien, après une période plutôt perturbée et compliquée. L’été a plutôt été tranquille, il a bien travaillé son bac de rattrapage suite à tous ses problèmes qui l’ont empêché de le passer avec ses copains. L’aura-t-il ? Vous le saurez bientôt !
Sa sœur va revenir des USA quelque peu changée : cheveux rouges, tatouages faitspar son copain… Est-ce un bien ou un mal. Ca dépend des goûts… A découvrir aussi !
Ne trouve-tu pas que la série se dramatist et manque un peu d’air frais, de sourires ?
Je ne sais pas trop car nous ne travaillons pas tous ensemble. Il y a trois plateaux différents, chaque groupe a son histoire. Je ne suis pas trop dans les histoires des autres. Mais avec ma famille ça ne se passe pas trop mal, non ?
Justement, Maxime risque d’avoir un petit frère… Heureux ?
(Il rit) Il est surtout surpris et au départ, il n’est pas très réceptif. Il trouve cela un peu osé de la part de ses parents et il se dit que si ça arrive le bébé risque d’avoir l’âge du mien… si tant est que la situation se présente !
Mais bon, il aime ses parents qui désirent vraiment cet enfant et il va faire des efforts pour accepter la situation. Ça lui demande du travail mais sa famille est toujours aussi soudée et c’est le principal.
On en a déjà parlé, tu es sorti de cette série pour tourner «Pour Sarah»…
En fait je n’en suis pas sorti car «Pour Sarah», on a tourné les six épisodes sur trois mois alors que je continuais à tourner «Demains nous appartient». J’avais un planning d’enfer, deux jours sur l’un, une nuit sur l’autre, deux look différents. Heureusement, entre Sète et Perpignan, ce n’était pas très éloigné.
C’était un rôle plus dramatique. En sort-on indemne ?
(Il rit) Tu vois… je vais bien ! Tout va bien pour moi, même si quelquefois, je ne peux pas m’empêcher de penser à cette histoire tragique, inspirée de faits réels, qui peut arriver à tout le monde. Et j’avoue qu’après trois mois de tournage intense, j’ai été heureux de retrouver Sète ! Mais j’ai été également  heureux de jouer ce nouveau rôle, qui est en fait le second. Ça a été une belle expérience qui m’a permis d’aborder un autre registre.
A notre première rencontre, nous avions parlé basket… En fais-tu toujours ?
Oui, je me souviens t’avoir dit avoir hésité entre basketteur et acteur !  J’avais commencé le théâtre à 12/13 ans et c’est le métier d’acteur qui l’a remporté.
Tu suis toujours les matches ?
Oui, même si les Français ont perdu ! Je suis le parrain du club Jeep Elite à Gravelin-Dunkerque.
Mais aujourd’hui, même si j’en ai toujours envie, je n’ai plus le temps d’en faire. Mais je ne perds pas l’affaire de vue !»

Propos recueillis par Jacques Brachet & Marie-Aurore Smadja