Archives pour la catégorie Télévison

LA ROCHELLE 2018… 20ème !

FFTV 2018 - Yves Bigot Responsable comit+® s+®lection

L’édition 2017 du Festival de la Fiction a été un véritable succès.
Un succès historique avec plus de 80% de professionnels présents pendant toute la durée de l’événement et des chiffres de fréquentation en constante augmentation, confirmant à nouveau sa position de premier Festival de fictions françaises.
Plus de 50 œuvres françaises et internationales ont été projetées lors de cette 19ème édition, parmi lesquelles, 41 films en compétition : 25 œuvres françaises inédites, 10 séries et films européens, et 6 séries francophones étrangères, la grande nouveauté de 2017.
Une journée politique importante sur la destinée de l’audiovisuel français, et l’exploration du thème francophone avec comme invité d’honneur, la Corée du Sud, ont également fait partie des moments forts de cette dernière édition.
Au delà de la création française, le Festival a confirmé l’an passé sa volonté de vouloir explorer le territoire francophone international, en créant une nouvelle compétition officielle : la compétition francophone étrangère, en plus de la compétition française et de la compétition européenne.
Une sélection de 6 fictions tournées en langue française, et venues de pays francophones situés aux quatre coins du monde (Belgique, Québec, Togo, Côte d’Ivoire).
Une compétition ayant ainsi pour objectif de défendre et promouvoir notre langue à travers le monde, et de mesurer la curiosité et la fraternité entre professionnels francophones.
Nouveau logo, nouveau visuel, le Festival fait peau neuve.
À cette occasion, retour sur 20 ans de regard sur la création en langue française d’hier et d’aujourd’hui à travers ses plus gros succès populaires, et en présence de nombreuses personnalités francophones ; sans oublier la création Fran­çaise au cœur de l’Europe avec la Francophonie.
Les Rendez-vous de la Création Francophone
La présence européenne se renforce chaque année au Festival, à la fois en nombre de personnes présentes, mais aussi en qualité des personnalités venues à la rencontre du public et des professionnels français.
Cette présence accrue montre l’intérêt grandissant des Européens pour la qualité des productions initiées par les au­teurs, réalisateurs et producteurs français, et le Festival de la Fiction souhaite ainsi surfer sur cette vague en créant ce nouveau rendez-vous.
Par ailleurs, la Résidence des Écritures francophones de La Rochelle reviendra pour une seconde édition. Le principe étant d’offrir aux auteurs un lieu de travail convivial, d’échange et de concentration, dédié à la création.

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Yves BIGOT, responsable du comité de sélection 2018
Après avoir été Responsable du comité de sélection pour l’édition 2016, Yves Bigot reprend ses fonctions pour la compétition française du 20e Festival de la Fiction de La Rochelle.
Les films en compétition seront annoncés le 22 août, lors des conférences de presse de Paris et de la Rochelle
Né en 1955 à Limoges, Yves Bigot a réalisé depuis 1973, toute sa carrière dans le monde des médias et de la musique en tant que journaliste, animateur, réalisateur, programmateur, producteur pour la télévision, la radio et la presse écrite.
Après avoir occupé des postes de direction générale dans des maisons de disque (FNAC Music production (1992-1994) puis Phonogram, devenu Mercury (1994-1997)), il occupe des fonctions de Directeur des programmes à France 2 (1998-2005), puis de Directeur général adjoint en charge de l’antenne et des programmes à France 4 (2005-2006).
Il est nommé Directeur des Antennes et des programmes à la RTBF et ARTE Belgique (20062008) puis il devient Directeur général adjoint en charge des programmes à Endemol (2008-2010).
Yves Bigot est Directeur des programmes et de l’antenne de RTL d’août 2010 à décembre 2012
Depuis Décembre 2012, il est le Directeur Général de TV5 Monde. Il est l’auteur de nombreux ouvrages et a récemment publié « Brigitte Bardot, la femme la plus belle et la plus scandaleuse au monde » aux éditions Don Quichotte.

« SPEAKERINE »
la nouvelle série sur TF1 à partir du 16 avril

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La speakerine est la figure emblématique de la télévision naissante.
C’est le premier visage que nous découvrions lorsque l’ORTF démarrait le soir, car nous étions loin de la télé non stop vingt quatre heures sur vingt quatre avec des centaines de chaînes à notre disposition, comme aujourd’hui !
Catherine Langeais, Jacqueline Caurat, Jacqueline Huet, Jacqueline Joubert (que de Jacqueline !), Anne-Marie Peysson et l’incontournable Denise Fabre…
Toujours pimpantes, souriantes, le brushing hyper laqué, elles nous présentaient le programme de la soirée et meublaient s’il le fallait un incident de parcours car beaucoup de choses étaient en direct.
Il était donc normal qu’un jour, à juste titre, la speakerine se retrouve héroïne d’une série.
Et ils se sont mis à cinq scénaristes pour l’écrire, l’héroïne étant Marie Guillain presque méconnaissable, auprès d’un mari, incarné par Guillaume de Tonquédec, dans un rôle très différent de tout ce qu’il a pu nous proposer.

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L’histoire
1962, Christine, célèbre speakerine, image de la femme parfaite, est mystérieusement agressée dans les studios de RTF. D’icône du petit écran très protégée, elle devient une femme traquée, confrontée à une violence à laquelle elle n’était pas préparée. Le destin de Christine est symbolique de l’évolution de la femme dans la société des années 1960 et du monde de la télévision instrumentalisée par le pouvoir. Luttes, trahisons et jeu politique, rien ne lui sera épargné…
Une série de 6 x 52 min. Scénario, adaptation et dialogues de Nicole Jamet, Véronique Lecharpy, Sylvain Saada, Valentine Milville et José Caltagirone. D’après une idée originale de Valentine Milville et José Caltagirone. Réalisée par Laurent Tuel.
Avec Marie Gillain, Guillaume de Tonquédec, Grégory Fitoussi, Christiane Millet…

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Marie Gillain
« Cette série nous replonge dans les années 60 et l’on va suivre le parcours et l’émancipation de cette femme. Il faut se souvenir que dans ces années-là, la femme devait avoir l’autorisation de son mari pour travailler ! Tout en continuant bien sûr de s’occuper de lui, des enfants, de la maison. C’était une espèce de prison dorée, une image de « la femme parfaite » qui va d’ailleurs peu à peu s’effriter.
Cette série montre quelle était alors l’idée du mariage, des rapports homme-femme, de l’homme responsable et macho qui mettait sa femme sous cloche.
Je trouve qu’il y a beaucoup de véracité dans cette histoire qui est un plongeon dans cette époque par les décors, les costumes, les coiffures, tantôt dramatique, émouvante, romantique, politique. Sans compter l’intrigue qui va prendre un la dimension d’un suspense.
C’est un passionnant portrait de la société d’alors dans une époque bien marquée qui va éclater, ouvrir des portes et donner à la femme la liberté qu’elle a aujourd’hui ».

Guillaume de Tonquédec
« Mon personnage est intéressant parce qu’inattendu dans ce qu’on m’a jusqu’ici proposé de faire. C’est un personnage plutôt dur, un homme moderne puisqu’il laisse sa femme travailler mais qui va très vite se trouver dépassé lorsqu’elle veut devenir plus qu’une simple speakerine.
A partir de là, il perd pied, il se sent perdu, il ne sait plus très bien où il va… Et c’est très excitant à jouer !
Au-delà des personnages, c’est l’histoire d’une époque et c’est l’enjeu de cette série : l’équilibre difficile dans le pouvoir homme-femme.
C’est assez noir sur les rapports humains, il y beaucoup de tension, de trahisons, de douleur, de faux-semblants, ce qui en fait la richesse, sans oublier le suspense qui est quelque chose de très haletant.
Le fait d’être plongé dans cette époque m’enchante. Les décors, les costumes, les accessoires, ça fait vraiment rêver. C’est la naissance de la télé-communication, de tout ce qui a bouleversé notre vie… Ça a un côté « fouilles préhistoriques » !

PORTRAIT
Nicole JAMET : « Je ne regarde pas en arrière »

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Parmi les scénaristes de « Speakerine », l’on retrouve Nicole Jamet, comédienne talentueuse, aussi bien à la télé qu’au cinéma ou au théâtre, écrivain de plus en plus, ayant déjà signé ou cosigné la fameuse série « Dolmen » mais aussi ayant travaillé pour « Section de recherches », « La chambre des dames », « la mafia », « Les secrets du volcan » et bien d’autres dont la série « Meurtres à… » où elle a retrouvé ses complices de « Dolmen » : « Meurtres au Mt Ventoux » avec Ingrid Chauvin, « Meurtres à Etretat » avec Bruno Madinier.
Mariée à Pierre-Jean Rey, photographe toulonnais, elle a fait du Var sa région de cœur. Notre amitié date de quelques décennies. Il était donc normal que j’aille vers elle pour parler de cette série que l’on découvrira dès le 16 avril sur France 2.
D’autant que le même jour sortira son nouveau roman intitulé « L’air de rien » chez Albin Michel.
« Dolmen » a également l’objet d’un livre, suivi de deux autres qui ne sont pas devenus une suite à la télévision : « Les oubliés de Kilmore » et « La dernière malédiction ».
Mais le fait était là : l’écriture de scénarios chez Nicole prenait de plus en plus le pas sur la comédienne.
Jusqu’à cette série « Speakerine » qui, me confit-elle dans sa belle maison toulonnaise au jardin magnifiquement fleuri, sera son dernier scénario.
Pourquoi ?
Aujourd’hui le métier de scénariste devient de plus en plus compliqué. On dépend de trop de gens : la production, les distributeurs, le réalisateur… L’on est de moins en moins maître du jeu et ça commence à être fatigant.

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C’est pour cela que tu te tournes vers l’écriture de romans ?
Oui, d’abord parce que j’écris en toute liberté, à mon rythme, à ma fantaisie, sans que personne ne me stresse pour que ça aille plus vite. Je n’ai plus besoin de vivre à Paris pour rencontrer les uns et les autres. A partir du moment où mon éditeur est d’accord, je ne dépends plus du bon vouloir des uns et des autres, je n’ai plus de problèmes de budget, je peux mettre cinquante décors, autant de personnages que je veux, autant de figurants, personne n’est derrière moi pour me dire d’enlever un personnage, de raccourcir une scène et je suis vraiment et totalement maître du jeu. J’écris tranquille chez moi,
La liberté totale… le rêve !
Revenons donc à « Speakerine !
C’est la productrice Charline Delepine qui m’a proposé de reprendre, avec une co-scénariste amie, Véronique Lecharpy, le scénario écrit par deux jeunes auteurs manquant d’expérience qui ne s’en sortaient pas. L’histoire au départ tournait autour de quatre speakerines. Mais j’ai focalisé l’histoire sur une seule, qui représentait alors l’image de la femme parfaite, épanouie parce que belle, célèbre, indépendante, ayant une vie idéale… du moins à ce qui paraissait.
Mais il faut se remettre dans le contexte de l’époque où la femme devait avoir l’autorisation de travailler et, n’ayant pas droit à un compte en banque, son argent allait aussitôt sur le compte du mari. Ce qui fait que si elle voulait se barrer, elle n’avait plus rien !
J’ai donc décrit le cheminement de cette femme qui ouvre les yeux sur les difficultés d’être une femme, de son manque de liberté. L’image alors se fissure peu à peu.
Elle prend conscience qu’elle n’est qu’une image et va vouloir sortir de ce carcan, ce qui ne sera pas sans peine. C’est toute cette évolution que je décris avec en plus, un thriller à la clef.
C’est une série de six épisodes dont je n’en ai écrit avec Véronique que les quatre premiers, les deux derniers étant repris par les deux auteurs du début, plus un dialoguiste et enfin le réalisateur.
Une nouvelle façon de travailler !

A B

D’où ta préférence pour le roman et celui-ci que tu considères comme le premier.
Oui, il s’intitule « L’air de rien » et paraîtra mi-avril chez Albin Michel.
J’ai beaucoup de chance que les quelques chapitres proposés au comité de lecture aient tout de suite fait l’unanimité moins une voix !
Raconte !
L’histoire démarre sur Lucie, une petite vieille à l’air très respectable de 80 ans qui, avec l’aide de sa copine Chirine, est en train d’étrangler un homme. Pourquoi ? Quel est cet homme et qui est-elle elle même ? La police qui n’a pas voulu croire à l’histoire lorsqu’elle lui a téléphoné », va essayer de découvrir tout ça. Petit à petit on va découvrir des choses, des éléments qui vont faire avancer et rebondir l’histoire.
D’où te vient cette idée de vieille dame indigne ?
Je me suis toujours posé une question sur les gens âgés : c’est quoi, la vie de ces gens ? Ca m’a toujours fascinée. Quelle est l’histoire de ces petits vieux que l’on croise ? Et si tu réussis à parler avec eux, tu découvres souvent des choses extraordinaires. Ce qui m’est arrivé avec mon père.
Lucie va donc remonter dans ses souvenirs, toute sa vie va se dérouler, ce qui, peu à peu, va pouvoir nous amener à comprendre son geste.
C’est une comédie, sinon grinçante, du moins humaine et non dénuée d’humour.
C’est en fait la vie d’une dame d’hier dans la vie d’aujourd’hui et c’est plein de surprises jusqu’à la fin. Mon envie est que le lecteur embarque dans l’histoire et ne la lâche plus jusqu’à la fin.
En fait… Ce pourrait être un bon scénar !
(Elle rit), Oui, c’est vrai… Chassez le naturel ! Mais pourtant j’ai surtout pensé à en faire une pièce de théâtre, que je suis d’ailleurs en train d’écrire et que j’aimerais voir jouée par mon amie Line Renaud.
L’histoire était dans ta tête dès le départ ?
Pas du tout : j’avais le début et la fin ! Pour le reste, je me suis laissée porter par le personnage qui m’a d’ailleurs entraînée dans des trucs qui m’ont réservé quelques surprises. C’est ça qui est amusant : découvrir l’histoire au fur et à mesure qu’on l’écrit.
Tu y a donc pris goût ?
A tel point que je suis déjà sur un second roman !
Dans tout ça… Ton métier de comédienne ?
Je t’avoue que j’ai un peu lâché l’affaire. Ma décision de venir m’installer à Toulon pour l’écriture, me coupe déjà un peu du métier. Si je reçois un projet qui me plait vraiment, pourquoi pas ? Mais je ne suis plus en recherche.
As-tu pensé à écrire un livre de souvenirs, une bio ?
Je crois que je ne le ferai jamais pour la bonne raison que… je n’ai pas de souvenirs !
Je veux dire par là que revenir sur le passé m’ennuie profondément. Je ne suis pas dans la nostalgie, je ne regarde pas en arrière mais devant moi, je suis curieuse de ce qui va se passer.
C’est vrai, j’ai eu une belle vie d’artiste mais j’ai toujours un peu vécu à côté du métier. J’y ai peu d’amis : Pierre Ardidi, Véronique Jannot, Jane Birkin, Line Renaud, Pierre Vaneck, hélas aujourd’hui disparu…
Mais je préfère inventer des histoires plutôt que de raconter les miennes !

Propos recueillis par Jacques Brachet

France 5 – Claire CHAZAL invite Charles BERLING

rentrée 2017

L’on avait déjà rencontré Claire Chazal dans les couloirs et sur la scène du théâtre toulonnais Le Liberté, où elle était venue animer un débat sur le thème : Le dépassement de soi ».
Le comédiens Charles Berling et Pascale Boeglin-Rodier, codirecteurs du théâtre, lui avaient alors proposé le poste vacant de présidente, rôle qu’elle a accepté avec plaisir et intérêt.
Juste retour des choses : Claire Chazal a proosé à Charles Berling d’être l’invité d’honneur de l’émission qu’elle anime sur France 5 : Entrée libre ».
Il y viendra donc le lundi 19 février à 20h20, accompagné d’amis artistes qu’il a lui-même choisis.
A noter que notre ami Charles joue en ce moment à Paris au Théâtre Antoine, la pièce de Yasmina Reza « Art », aux côtés de Jean-Pierre Darroussin et Alain Fromager.

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Les invités
Bettina Rheims-Robert Badinter
La photographe Bettina Rheims est partie à la rencontre de femmes en prison dans « Détenues », un ouvrage et une exposition qui regroupent 46 portraits de femmes incarcérées dans quatre prisons françaises. C’est Robert Badinter, qui a été interprété par Charles Berling dans « L’abolition », téléfilm de Jean-Daniel Verhaeghe, qui a encouragé Bettina Rheims dans ce projet.
Mata Gabin
Cette belle comédienne est à l’affiche du film « Le bleu blanc rouge de mes cheveux », de Josza Anjembe, nommé pour le César du meilleur court métrage 2018. Elle fut aussi la partenaire au théâtre de Charles Berling dans la pièce de Bernard-Marie Koltès « Dans la solitude des champs de coton », vu au Liberté.
Carla Bruni
Amie de longue date de Charles Berling, dont elle fut un temps la compagn, la chanteuse est en ce moment en tournée internationale avec « French Touch », son dernier album.

« Entrée Libre » est le rendez-vous de la culture au quotidien, présenté par Claire Chazal. Cinéma, théâtre, peinture, danse, expositions, photographie, portraits d’artistes, … Entrée Libre, c’est une ouverture sur la culture au sens large. Le lundi, une personnalité évoque, en plateau, ses coups de cœur, ses goûts et ses projets. Régulièrement, l’animatrice pousse les portes d’un lieu culturel pour en découvrir les coulisses. Le dimanche, le magazine revient sur les meilleurs moments de la semaine.

Dès le 14 février sur France 2
« Lebowitz contre Lebowitz »

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Clémentine Célarié revient sur France 2 ce mercredi 14 février pour la seconde saison de la série à succès dans laquelle elle est la comédienne vedette : « Lebowitz contre Lebowitz », où elle campe une avocate qui, quoique pas épargnée par la vie, est une battante portée à aider les autres, femme à la fois forte et fragile, drôle et émouvante.
Au départ, avouait-elle, elle ne voulait pas tournée de séries récurrentes pour la télé, mais elle a été embarquée par celle-ci et aujourd’hui elle est heureuse de s’être, comme elle le dit, « jetée à l’eau » et d’avoir trouvé là une vraie famille avec laquelle elle aime se retrouver. A tel point qu’il est déjà question d’une troisième saison !
« C’est une série qui a du sens et c’est ce qui m’a motivée », aime-t-elle à dire.
La soixantaine resplendissante, Madame l’Avocate revient donc sur les écrans TV, se partageant avec bonheur dans d’autres disciplines comme le théâtre, le cinéma, la chanson et l’écriture, car elle a déjà trois livres à son actif, et surtout, elle a tous les talents.

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Au secours, besoin d’amour !
Paule, à elle seule, a su redresser la barre pour sauver le cabinet de la débâcle judiciaire et financière, ses deux associés étant hors jeu, Irène en congé de maternité et Warnier en détention provisoire.
Alors que le plus dur semblait derrière elle, Paule va devoir cependant assumer Irène qui s’avère inapte à élever un enfant, porter à bout de bras Warnier dont elle a obtenu la libération anticipée mais qui n’en reste pas moins maniaco-dépressif et supporter les incessantes discordes entre Nadia et Moncey.
Alors que tout lui échappe, ce sont tous ceux qu’elle a aidés, Irène en tête, qui vont lui porter secours, rappelant ainsi que les membres du cabinet Lebowitz forment une famille bancale et dysfonctionnelle, mais une famille quand même !

Une série créée par Laurent Burtin – Nathalie Suhard -Jacques Bastier
Avec : Clémentine Célarié (Paule Lebowitz), Michel Jonasz (Georges Warnier), Caroline Anglade (Irène Lebowitz), Cécile Rebboah (Nadia Benesch), Nicolas Grandhommr (David Moncey)…

Jacques MALATERRE
donne une chance sur six à Patrick SÉBASTIEN !

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Si l’on connaît l’animateur et le chanteurs de tubes écrits pour les mariages et les fiestas, derrière le rigolo qu’est Patrick Sébastien, se cache un mec sensible, intelligent et aux divers talents puisqu’il est également écrivain et comédien.
Et lorsqu’il est comédien, il ne va pas dans la gaudriole mais dans des films dont les personnages sont plutôt dramatiques mais aussi originaux.
Et pour cela, il a trouvé son alter ego en la personne de Jacques Malaterre, réalisateur, metteur en scène, qu’il a rencontré en 2014 sur le tournage de « Monsieur Max et la rumeur ». Tiré d’une pièce qu’il a écrite et dont il a tiré le scénario pour ce téléfilm, c’est Jacques Malaterre qui l’a réalisé et ça a été le coup de foudre de l’amitié.
Depuis, ils se sont retrouvés deux ans après pour « L’affaire de Maître Lefort » scénario tiré d’une nouvelle de Patrick.
Et les revoilà ensemble sur France 2 mercredi 17 janvier avec un scénario tiré d’une nouvelle de Patrick : « Une chance sur six », dans lequel il joue un antiquaire homosexuel raffiné qui vit dans le sud de la France avec une riche héritière plus âgée que lui qu’il essaie de déposséder de sa fortune. A ses côtés la belle comédienne Evelyne Dandry, la toute jeune comédienne et chanteuse Anne Sila issue de l’émission « The Voice » et qui incarne Marie dans la comédie musicale d’Obispo « Jésus de Nazarth ».
Le tournage s’est déroulé à Cassis, Bandol, la Ciotat.
Une occasion de retrouver Jacques Malaterre que j’avais rencontré à Marseille sur le tournage de « La loi de Christophe » avec Richard Anconina.

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« Dès que nous nous sommes rencontrés avec Patrick Sébastien, nous nous sommes reconnus. Il semblait que nous nous étions toujours connus et une vraie complicité, une vraie amitié se sont aussitôt développées. Au fil du temps, nous sommes de plus en plus complices. De plus, Patrick écrit superbement bien et il me propose toujours des scénarios magnifiques et originaux.
Comment travaillez-vous tous les deux ?
Il écrit lui-même le scénario qu’il me propose et que nous revoyons ensemble. Ce qu’on cherche avant tout, ce sont des histoires un peu « diaboliques » qui sortent des sentiers battus. Nous n’avons pas envie de faire un énième polar avec un flic récurrent mais des histoires pleines de mystères et de rebondissements. On aime prendre des risques, se faire peur !
Ses personnages sont de plus en plus complexes et inattendus. Il a été boucher puis avocat et cette fois antiquaire bisexuel. Il ne veut surtout pas s’enfermer dans la routine. L’écriture de Patrick se rapproche beaucoup d’Hitchcock, d’Agatha Christie.
Et pour le casting ?
Hormis son rôle, je travaille avec un directeur de castings, qui me propose des comédiens. Je regarde ce qu’ils ont fait, je les rencontre à travers une séance de travail et je crois à ce contact-là. Il faut qu’il y ait entre nous une vraie rencontre et qu’on se choisisse mutuellement. Qu’on ait vraiment envie de travailler ensemble.
Si je comprends bien, il y a encore des projets avec Patrick ?
Oui car on a toujours envie de travailler ensemble.
Je suis en train de mettre en scène son prochain spectacle « Avant que j’oublie », qui démarrera à Vias dans l’Hérault le 9 février. En juin sera diffusée la 200ème de son émission « Le plus grand cabaret du monde » qui sera tourné à Monaco et dont je filmerai les coulisses de l’émission. Puis nous tournerons un docu-fiction sur « Molière et l’affaire Tartuffe »
Vous pouvez nous en parler ?
Lorsque Molière écrit « Tartuffe » en 1664 et la présente au roi, la censure de l’époque fait interdire la pièce. Molière est même menacé d’excommunication et même du bûcher par les intégristes catholiques de l’époque. Elle ne sera en fait rejouée qu’en 1669 après que Molière ait dû la remanier. Vous voyez, rien n’a beaucoup changé depuis, Molière est toujours d’actualité !

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Il y a d’autres choses en cours je crois… sans Patrick !
Oui, je suis directeur artistique pour France 5 du documentaire tiré du livre d’Eric Pinkas, historien et rédacteur en chef d' »Historia » « Qui a tué Néandertal ? ». C’est mon monteur, Thomas Cirotteau qui le réalise. C’est un tour d’horizon sur notre cousin lointain puisque, aujourd’hui, il est prouvé que nous avons tous du sang de Néandertal !
Et puis, toutes les semaines sur Arte, je propose un film de 26 minutes dans une collection intitulée « Les oubliés de l’Histoire ». Ce sont des héros oubliés qui ont préféré l’ombre à la lumière. Des héros européens tels que le torero Manolete, Gala, la femme de Dali, le footballeur George Best, l’aviatrice Jacqueline Auriol, Théo Sarapo, le dernier compagnon de Piaf, Jerzt Popielusko, prêtre et martyr polonais, la comédienne et chanteuse Jeannette Mac Donald et quelques autres moins connus. Ca a été un travail de longue haleine : 3 ans pour réaliser vingt portraits de 26 minutes
Vous n’arrêtez jamais !
(Il rit). Vous savez, ce métier est tellement aléatoire que lorsqu’on vous propose de beaux projets, il ne faut pas hésiter à les prendre. C’est ce que je fais, en variant les plaisirs !

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Propos recueillis par Jacques Brachet
Photos Malaterre : Christian Servandier

 

Toulon – Le Liberté
Yann PIAT… 24 ans après

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Les Varois et les Toulonnais se souviennent encore du séisme politico-judiciaire qu’a provoqué, dans la région, voici 24 ans, l’assassinat de la députée du Var Yann Piat.
24 ans après notre ami réalisateur Christian Philibert revient sur l’affaire avec ce document remarquable « L’affaire Yann Piat » que lui a commandité France 3 Région, en la personne de sa directrice régionale PACA, Isabelle Staes.
Entre fictions et documentaires, Christian Philibert nous a déjà proposé quelques films hors des sentiers battus comme l’inénarrable film devenu culte « Les quatre saisons d’Espigoule », suivi de « Travail d’arabe » et « Afrik’aïoli » ou encore, côté documentaires « Massilia Sound System » ou « Provence 15 août 1944, l’autre débarquement », déjà pour France 3, avec la voix off de Charles Berling. Ce dernier qu’on retrouve à nouveau en « off » dans ce film présenté en avant-première au Liberté par sa co-directrice Pascale Boeglin-Rodier, Charles Berling étant absent, d’Isabelle Staes, de Thierry Affalou, producteur de Comic Strip Production, Jacques Dussart, co-scénariste du film et de quelques journalistes ayant participé au film et ayant beaucoup écrit à l’époque sur cette affaire devenue nationale.
Ce film sera diffusé sur France 3 régions les 15, 19 et 21 janvier et Isabelle nous rappelle que France 3 c’est déjà quelque 250 documentaires et 4000 heures de portraits et récits concernant notre région.

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Pascale Boeglin-Rodier, Isabelle Staes, Thierry Affalou, Christian Philibert

S’attaquer à cet événement était une gageure et Thierry Affalou précise que France 3 leur a laissé toute liberté en prenant le risque de faire ressurgir cette affaire qui, sur de nombreux points, reste un mystère, et le courage d’aller jusqu’au bout de la création.
« Alors que je vivais à la Seyne – rappelle Christian Philibert – et Jacques à Solliès-Pont, nous ne pouvions alors qu’être touchés par cette affaire qui touchait aussi tous les Varois. Nous nous sentions particulièrement concernés et ça a été un vrai plaisir que de nous plonger dans les archives de l’époque et de rencontrer ces journalistes qui étaient alors sur l’affaire comme Claude Ardid, José Lenzini, Jean-Jacques Bertolotti, Jean-Michel Verne, Jean-Pierre Bonicco, Patricl Lallemant, qui ont suivi jour après jour ce procès retentissant.
Le projet était épineux, notre but n’étant pas de retrouver les commanditaires de l’attentat… par sécurité, il ne fallait pas aller jusque là ! Mais il était difficile de s’approcher de la vérité car nombre d’acteurs de ce drame ont bizarrement disparu. Mais il y a encore beaucoup de fils à tirer dans cette histoire »

Ce documentaire, on peut le dire, est remarquablement monté, fait de documents de l’époque et de la paroles de ces journalistes qui ont été au cœur de l’affaire, laissant la porte ouverte à la question : qui a tué qui ?
« Chaque dossier que l’on ouvrait – précise Jacques Dussart – ouvrait une nouvelle porte à d’autres dossiers. Il a fallu faire un travail d’historiens qui a duré deux ans autour des deux personnages centraux de cette histoire : Fargette, parrain du milieu varois dont on a dit qu’il était le commanditaire, un homme trop gourmand et Yann Piat, femme ambitieuse et naïve, trop curieuse, qui se savait menacée et ne s’en cachait pas. Par ailleurs, il fallait être très prudent, faire attention aux limites à ne pas franchir par peur d’être attaqué en diffamation, tout en allant le plus loin possible et en frôlant la vérité au plus près »

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Christian Philibert, Jacques Dussart

Ce furent alors des heures, des jours, des mois à compulser des archives, à essayer de rencontrer les quelques acteurs encore vivants de cette affaire et ce sont ces journalistes qui ont suivi l’affaire qui ont été de précieux interlocuteurs en racontant leur ressenti.
« Il est en fait très difficile de se retrouver dans tout ce qui a été dit et écrit – ajoute Christian Philibert – tant de fausses rumeurs ont été colportées, tant il y a eu de manipulations, tant l’affaire a été instrumentalisée. Il fallait rester dans la légalité, ne pas verser dans le complotisme, essayer d’ouvrir des pistes. A chaque découverte, c’était une remise en question constante tant les pistes se brouillent. Il était difficile, en dehors des journalistes approchés, de trouver des témoins et surtout de ne pas avoir de problèmes comme Antoine de Caunes a pu en avoir lorsqu’il a tourné sa fiction. J’avais envie de faire ce film car jusqu’à ce jour aucun documentaire n’a été fait sur cette affaire.. Malgré cela, je pense qu’on ne trouvera jamais le fin mot de l’histoire. Nous avons une certitude : on le saura peut-être lorsque tous les acteurs, les témoins seront morts ».

Jacques Brachet

 

FRANCE 2 – Soirée continue
Mercredi 24 janvier à partir de 20h55

JACQUELINE DILS(Mathilde SEIGNER) PATRICK DILS(Thomas MUSTIN) JEAN DILS(Jean-Claude LEGUAY) LAURENT VANNIER(Jean-Michel LAHMI) ANDRE MARQUAND(Steve DRIESEN) ERIC GRUMBACH(Philippe RESIMONT) PATRICIA VESTRAETE(Emilie GAVOIS ) KAHNCAPITAINE (ANGE ALBERTI) Guillaume FAURE (PRESIDENTE LYON)

Accusé à tort : Faut-il avoir peur de la justice ?
Fiction : Je voulais juste rentrer chez moi » d’après le roman éponyme de Patrick Dils (Ed Michel Lafon)
Production : Chabraque Productions – Clémentine Dabadie et Gram Prod – Yves Rénier
Réalisation : Yves Rénier – Scénario – Jean-Luc Estèbe
Directrice de l’unité fiction France 2 : Fanny Rondeau
En septembre 1986, les corps de deux enfants sont découverts sur un talus de chemin de fer à Montigny les Metz. C’est le début de ce qui va devenir « L’Affaire Patrick Dils », une des erreurs judiciaires les plus emblématiques dans les annales de la justice depuis la 2ème guerre mondiale.
Au-delà de l’erreur judiciaire, c’est surtout l’histoire d’un combat.
Le combat d’une mère qui va se transformer en guerrière pour affronter la machine judiciaire ; le combat d’un adolescent (Patrick a 16 ans à l’époque) qui, après 15 ans de prison, ressortira grandi d’une mécanique programmée pour le broyer.
Des gens ordinaires, jusqu’ici sans histoire, qui vont puiser au plus profond d’eux-mêmes des
ressources qu’ils ne se soupçonnaient pas, au nom d’une vérité qu’ils sont seuls à défendre.
Avec: Mathilde Seigner, Thomas Mustin, Yves Rénier, Jean-Claude Leguay, Jean-Michel Lahmi, Steve Driesen, Xavier Martel, Philippe Resimont.

 

© Alain Guizard - Sur la photo : Patrick Dils, Mathilde Seigner, Julian Bugier. Conférence de presse de présentation de « Je voulais juste rentrer chez moi », le film d' Yves Rénier avec Mathilde Seigner consacré à l' affaire Patrick Dils, diffusé sur France 2 le 24 janvier prochain. Paris, France Télévisions, le 21 décembre 2017.

© Alain Guizard – Sur la photo : Patrick Dils, Mathilde Seigner, Julian Bugier.


22h25 le débat : Accusé à tort : faut-il avoir peur de la justice ?
présenté par Julian Bugier
Production : MFP – Réalisateur : Philippe Lallemant – Préparé par Caroline Durand
Unité Magazines de société de France 2 : Nicolas Daniel, Ophélie Radureau
Conseillère de programmes fiction France 2 : Sophie Exbrayat
Suite à la diffusion du film, France 2 propose une nouvelle soirée continue animée par Julian Bugier en présence de Patrick Dils.
Chaque année en France, ils seraient plus de 500 à demander réparation à la justice pour une détention injustifiée. Parmi eux : Patrick Dils qui deviendra un « symbole de l’erreur judiciaire ».
En 1989, ce jeune homme de 16 ans est accusé du meurtre de deux enfants à Montigny-les-Metz. Après avoir avoué ce double meurtre, il se rétracte quelques jours après mais il est déjà trop tard. Condamné à la réclusion criminelle à perpétuité il lui faudra passer quinze ans en prison avant d’obtenir un nouveau procès et un acquittement en 2002.
Patrick Dils aspire aujourd’hui à la tranquillité mais la justice n’a toujours pas trouvé le coupable des meurtres. Patrick Dils souffre de cette lenteur à faire éclater la vérité et déplore l’impunité de ceux qu’il juge responsables de l’erreur judiciaire dont il a été victime.
Il sera présent sur le plateau.
Pourquoi a-t-il avoué un crime qu’il n’a pas commis ? Pourquoi la justice censée nous protéger peut-elle nous accuser à tort ? Médias, magistrats, policiers, qui porte la responsabilité de ces erreurs ? Et peut-on les éviter ? Julien Bugier donnera la parole aux victimes mais aussi aux avocats et aux représentants de l’institution judiciaire. Ensemble, ils viendront partager, comprendre mais aussi débattre sur les ratés d’une institution qui peut parfois briser des vies.

GUERRE & PAIX Sur France 2
du 25 décembre 2017 au 1er janvier 2018.

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Russie, 1805. Alors que les armées de Napoléon approchent dangereusement, Pierre, Natasha et Andrei, issus de la haute société, ont pour seule ambition de trouver un sens à leur vie.
A l’aube des troubles qui bouleverseront à jamais la Russie, les trois jeunes aristocrates se lancent à corps perdu dans cette quête spirituelle tandis que tout s’effondre autour d’eux…

Avec :
James Norton (Prince André Bolkonsky), Paul Dano (Pierre Bezoukhov), Lily James (Natasha Rostova), Mathieu Kassovitz (Napoléon Bonaparte), Kate Phillips (Elisabeth Bolkonsky), Jim Broadbent (Prince Nikolai Bolkonsky), Aneurin Barnard (Boris Drubetskoy), Tuppence Middleton (Hélène Kuragina), Gillian Anderson (Anna Pavlovna Scherer), Callum Turner (Anatole Kuragin), Greta Scacchi (comtesse Rostov), Adrian Edmonson (comte Rostov), Stephen Rea (prince Vassily Kuragin), Brian Cox (General Mikhail Kutuzov), Tom Burke (Fedya Dolokhov), Aisling Loftus (Sonya Rostova), Jessie Buckley (Princesse Marie Bolkonskaja)

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Un succès Outre-Manche avec 8,5 millions de téléspectateurs,
–    Plus de cent cinquante acteurs et six cents figurants ont participé au tournage, qui s’est écoulé sur cinq mois et a eu lieu en Russie, en Lettonie et en Lituanie, y compris dans le Palais d’hiver de Saint-Pétersbourg. Parmi les nombreuses stars recrutées pour l’occasion se trouvent Paul Dano (« 12 Years a Slave ») et Lily James (« Downton Abbey »), Mathieu Kassovitz, Gillian Aderson (« Xfiles »).
–    Du romantisme, du souffle et de l’audace et un esthétisme très léché
L’écriture du scénario a été confiée à Andrew Davièsconnu pour son adaptation de « Orgueil et préjugés »  (Pride and Prejudice). Plus de 150 acteurs et 600 figurants ont participé au tournage, qui s’est écoulé sur cinq mois et a eu lieu en Russie, en Lettonieet en Lituanie, y compris dans le Palais d’Hiver de St Petersburg Parmi la distribution, on trouve de nombreuses stars : Paul Dano (« There will be blood », « 12 years a Slave ») Lilly James (« Downtown Abbey », « Cendrillon », ou encore Gillian Anderson (« X Files : Aux frontières du réel »)    

Réalisateur : Tom Harper Scénariste : Andrew Davies
Production : BBC Wales et The Weinstein Company

La loi des séries sur France 2

Ambiance tournage

Si l’on découvre de nombreuses séries et des unitaires au festival de la Fiction TV de la Rochelle, on ne sait jamais trop quand les chaînes les diffuseront. Quelquefois, à peine le festival terminé, certaines sont déjà programmées. Pour d’autres, il faut attendre plusieurs mois.
Et, hasard de la programmation, vous pourrez voir les deux premiers épisodes de « L’art du crime », le 17 novembre, suivi, le 20 novembre, de la fiction britannique qui prendra la suite de « Broadchurch » : « Thirteen », toutes deux diffusées sur France 2.
France 2 qui, durant ce temps, a entamé depuis le 18 octobre « La promesse de l’eau », faisant suite à « La promesse du feu », avec les mêmes personnages. Tournage jusqu’au 21 novembre… A suivre donc, dans les mois à venir.

LA PROMESSE DU FEU

La promesse de l’eau (90′) : Une nouvelle enquête des frères le Guen.
Auteurs : Mikaël Ollivier et Franck Thilliez – Réalisateur : Christian Faure
Avec Nicolas Gob, Thomas Jouannet, Eva Darlan, Elise Tielrooy…
Les fonds marins, dans le golfe du lion, au large de Montpellier.
Un plongeur déniche dans une épave, un trésor que beaucoup convoitent : la statuette en or de « Méduse », l’une des trois gorgones de la mythologie.
Le lendemain, le bateau du jeune homme est retrouvé vide, à la dérive. Est-ce la malédiction qui entoure la statuette légendaire qui vient encore frapper, ou bien un chasseur de trésors concurrent qui s’en est pris au plongeur ?… A moins que cette disparition, qui s’avère très vite un meurtre, soit liée au passé du plongeur et à la disparition de ses deux parents à bord de leur voilier « Le lys noir » ?
Ce sont Guillaume le Guen, capitaine de police du SRPJ de Montpellier et son frère Samien, capitaine de gendarmerie, qui vont devoir éclaircir ce mystère, avec d’autant plus d’urgence et de zèle que la victime n’est autre que Thibault Gagneur, le gendre de Guillaume dont la fille, Emilie, attend un enfant.

C

L’art du crime
Auteure : Tania de Montaigne – Réalisateur : Guillaume Desjardins
Avec Eléonore Bernheim et Nicola Gob
Retrouvez les deux premiers épisodes le vendredi 17 novembre 20h55 sur France 2.
C’est une série inédite qui s’entremêlent histoire de l’Art et enquêtes.
Entre meurtres violent et peintures mythiques, plongez dans les couloirs obscurs des plus grands musées de notre patrimoine national.
Viré par la PJ pour insubordination, Antoine Verlay, excellent flic mais un brin sanguin et ayant du mal à travailler en équipe, est rattaché à l’Office Central de lutte contre le Trafic des Biens Culturels (OCBC) grâce à l’entremise du commandant Pardo, son ami qui devient, de ce fait, son nouveau supérieur.
Enquêteur malin mais étranger à tout ce qui touche à la culture, Antoine va devoir travailler avec Florence Chassagne, historienne d’art réputée, qui vit, parle et respire culture, au point que – fruit de sa grande imagination – il lui arrive dans le cadre de rêveries, de voir et de parler aux grands artistes disparus comme s’ils lui étaient familiers.

F

Thirteen
Auteure : Marnie Dickens – Réalisation : Vanessa Caswill et China Moo-Young
Avec Jodie Comer, Natasha Little, Stuart Graham, Richard Rankin…
Nouveauté, dès lundi 20 novembre 20h55 sur France 2
Bristol, Angleterre
Ivy Moxam, disparue depuis treize ans, réussit à échapper à son kidnappeur. Le sergent Suzanne Merchant et l’inspecteur Elliott Carne sont chargés de l’enquête.
Ivy est devenue une jeune femme de 26 ans lorsqu’elle retrouve enfin les siens. Mais le temps écoulé depuis sa disparition a complètement changé l’environnement dans lequel elle évoluait : ses parents sont divorcés, sa petite sœur, qui a vécu dans l’ombre de sa disparition, est sur le point de se marier, son petit copain de l’époque est en couple, sa meilleure amie ne veut pas lui parler et ses proches la maternent comme une enfant.
Son témoignage devient crucial quand une enfant de 10 ans est enlevée à son tour et que les soupçons se portent sur le même ravisseur. Seulement Ivy peine à aider la police : ses souvenirs sont flous et le doute s’installe sur sa détention et sa relation avec l’homme qui l’a enlevée.
Victime ou manipulatrice ? Ivry dit-elle vrai ? Peut-on lui faire confiance ? Qui est-elle devenue ?
Entre suspense psychologique et retournement de situations, Ivy joue avec nos certitudes jusqu’au dernier moment.

I

Nicolas GOB tout azimut
Sous ce regard sombre, se cache un comédien sympathique et souriant qui a été omniprésent au festival de la fiction TV de la Rochelle.
En effet, cet acteur belge « ex-futur » joueur professionnel de tennis qui a très vite bifurqué vers le métier de comédien, faisait partie de la distribution de deux télé-films : « Le chalet » de Camille Bordes-Resnais et « L’art du crime » de Charlotte Brändstöm, tous deux pour France 2.
Le voici également en tournage, toujours pour France 2, sur « La promesse de l’eau » de Christian Faure.
Il a été couvert de prix au festival TV de Luchon, deux fois comme jeune espoir, en 2004 pour « Procès de famille », en 2005 pour « Un amour à tout faire » et prix d’interprétation masculine pour son rôle dans « Sa raison d’être » en 2008.
Il faut croire qu’il est aimé des réalisatrices puisqu’on l’a vu au cinéma l’an dernier dans le film de Danièle Thompson « Cézanne et moi » et celui d’Audrey Estrougo « La taularde ». Sans compter ses rôles dans « Un village français », « Les bleus », « Candice Renoir », « Nina », « Le sang de la vigne », « Chefs » et bien d’autres…
Un comédien à suivre

Jacques Brachet

La Rochelle 2017
François VINCENTELLI sur tous les fronts

B

Il a battu le record de présence avec trois téléfilms à l’affiche du festival de la Rochelle :
– « Les chamois » de Philippe Lefevre pour TF1
– « Marjorie » de Mona Achache poure France 2
– J’ai deux amours de Clément Michel pour Arte
On l’a également vu dans « Entre deux mères » de Renaud Bertrand avec Odile Vuillemin sur TF1
Vous ne risquez donc pas de rater ce beau quadra toujours souriant. Quant nous, il fallait choisir le moment de l’interview tant il était demandé !
On y est arrivé pour « J’ai deux amours », entouré de toute l’équipe du film : l’un des scénaristes, Olivier Joyard, le réalisateur Clément Michel, la comédienne Julia Faure.

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Hector (F Vincentelli), vit en couple avec Jérémie (Olivier Barthelemy) depuis des années. C’est alors qui retombe sur son amour d’ado Louise (Julia Faure) et qu’il se rend compte qu’il en est toujours amoureux. Dilemme car il aime les deux et a même un projet d’enfant avec Jérémie…
Ainsi se forme un trio qui n’est pas sans rappeler « Jules et Jim », traité de manière à la fois romantique et drôle, une comédie douce-amère sans une once de vulgarité ou de voyeurisme… qu’Arte a osé produire ! Car le sujet reste, même aujourd’hui, presque tabou, abordant le ménage à trois et la bisexualité.
Ce que voulaient l’auteur et le réalisateur, c’est traiter un sujet épineux avec originalité, beaucoup de sentiments, de l’humour et surtout de la bienveillance, dans un format de 3 fois 52′ dont, autre originalité, les trois épisodes passeront dans la même soirée, format qui n’a jamais été exploré.

Vincent, comment réagit-on à une telle proposition ?
Avec joie car en fait, c’est une belle histoire d’un homme qui se retrouve face à une situation inattendu : il est amoureux de deux personnes de sexe différent et ne peut pas choisir.
Aujourd’hui, même s’il reste encore du chemin, l’homosexualité commence à entrer dans les mœurs du cinéma et de la télévision, la bisexualité beaucoup moins mais on a cherché à rendre cette histoire émouvante et jolie et montrer aussi que tout le monde a quelque chose à cacher.
C’est quand même une histoire de sexe ?
Pas seulement, dans la mesure où le sexe est présent mais le thème n’est pas la bisexualité ni le ménage à trois mais l’histoire de trois personnes avec leurs ambiguïté, leur duplicité quelquefois, leur ambivalence et comment on vit une telle situation.
De plus, Olivier Clément l’ont traité à la façon d’une comédie américaine, ce qui est rare pour un film français.
Lorsque j’ai lu le scénario, j’ai trouvé l’idée originale, le rôle excitant à jouer (en dehors du sexe !), quant aux dialogues, ils quelquefois drôles, quelquefois émouvants, rien ne m’a choqué car il n’y a pas une once de trivialité.
C’est une histoire d’amour à trois.

C D
Et vous, Julia Faure ?
L’intérêt que j’ai trouvé en lisant le scénario est que c’est un sujet rarement abordé, qui est traité sans regard moralisateur. Il m’a beaucoup touchée car il est plein de contrastes et de questionnements : comment se confronte-t-on à ses désirs, à ses sentiments. Le sujet est traité avec délicatesse et humour.
François Vincentelli : Il est rare, c’est vrai, qu’on nous propose un rôle aussi inattendu, mêlant amour et humour autour d’un sujet délicat. On est toujours sur le fil du sentiment. Je ‘y retrouve un peu le rôle que j’avais dans la série « Clara Sheller ».
« Clara Sheller », justement, « Hard », « La peau musicale » clip de Daphné, « Roxane ou la vie sexuelle de ma pote ».. .Est-ce que montrer vos fesses à l’écran est devenue une conition sine qua non pour accepter un rôle ?
(Il se marre). Non, heureusement, mais cela ne me gène aucunement. A l’écran, la nudité peut être drôle ou pathétique, mais lorsqu’elle est drôle, moi j’avoue que ça me fait marrer et je n’ai aucun tabou sur ce sujet. Durant des années, on a n’a montré que des femmes nues à l’écran. Alors aujourd’hui, pourquoi pas des hommes à l’heure où l’on prône l’égalité ? Il est temps de rééquilibrer les choses, non ?

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Les Chamois – Marjorie

« Les Chamois »
Une série où l’on rigole et où l’on prend un bon bol d’air à la neige, ça ne se refuse pas dans une programmation plutôt sombre. « Les chamois », c’est drôle, c’est frais, c’est sans prétention. C’est l’histoire de Dylan et Bernard qui veulent se marier et attendent un enfant. Mais voilà : leurs familles se détestent. Ils imaginent alors de les faire se rencontrer « fortuitement » lors de vacances à la neige. Ce ne sera pas sans mal !
Format 6 fois 52′ avec une belle affiche : François Berléand, Julie Depardieu, Isabelle Gélinas, Jonathan Lambert et bien sûr François Vincentelli.

Jacques Brachet