Archives pour la catégorie Télévison

Bientôt sur France 2

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Samedi 6 avtil : Sidaction/Starmania, même combat
Réalisé par Franck Broqua
À l’occasion des 25 ans du Sidaction, France 2 propose une grande soirée exceptionnelle autour des plus belles chansons de Starmania le samedi 6 avril, à 21 heures. Des artistes chanteront et mettront à l’honneur l’opéra-rock de Luc Plamondon et Michel Berger au Palais des Congrès de Paris, salle qui a vu naître le spectacle mythique il y a 40 ans.
Autour de Line RENAUD, vice-présidente du Sidaction, de Jean-Paul GAULTIER, parrain de l’édition 2019, de duos de personnalités, retrouvez :
Amir, Jenifer, Muriel Robin, Slimane, Isabelle Boulay, Vincent Niclo, Amel Bent, Bilal Hassani, Chimène Badi, Corine, Loïc Nottet et beaucoup d’autres.Le monde est stone, Les Uns contre les autres, Besoin d’amour, Quand on arrive en ville, La Chanson de Ziggy, Un garçon pas comme les autres, Monopolis, S.O.S d’un terrien en détresse…Chaque chanson de Starmania sera plongée dans un tableau spécialement créé pour l’occasion et chorégraphié par Zack Reece qui a collaboré notamment avec Janet Jackson, Kelly Rowland, M. Pokora.Une grande soirée d’engagement pour l’association Sidaction pour sensibiliser les téléspectateurs et faire appel à leur générosité. Les réseaux sociaux de France Télévisions se mettront aux couleurs du Sidaction et relaieront les appels aux dons pendant cette période importante ! Une équipe du numérique sera présente sur place pour vous faire vivre les coulisses de ce grand événement. Émotion, interviews, rencontre avec les bénévoles et les artistes volontaires… Vivez le Sidaction comme si vous y étiez sur tous les réseaux sociaux de France 2 et sur France.tv.

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Mercredis 10 & 17 avril : « Quand sort la recluse ». 2×90′
D’après le roman de Fred Vargas (Ed Flammario) – Adaptation, scénario et dialogues
Emmanuel Carrère – Réalisé par Josée Dayan
Avec Jean-Hugues Anglade (Jean-Baptiste Adamsberg / Raphaël Adamsberg), Jacques Spiesser (Danglard), Sylvie Testud (lieutenant Froissy), Julia Duchaussoy (Estelle Bernard), ), Bernard Verley (Vessac), Jacques Bonnaffé (Docteur Malempiat), Christian Vadim (Maître Carv Jérôme Kircher (Veyrenc), Thierry Hancisse de la Comédie-Française (capitaine Voisenet), Aymeric Demarigny (brigadier Estalère), in, avec la participation d’Élisabeth Depardieu (Irène Royer-Ramier) d’Issaka Sawadogo (Mathias), de Corinne Masiero (Violette Retancourt) et de Pierre Arditi.
Trois vieillards sont morts à quelques mois d’intervalle, après une piqûre d’araignée, la loxosceles rufescens.
Le petit monde des arachnophiles s’affole : la bestiole aurait-elle muté après avoir ingéré trop de pesticides ?
L’hypothèse d’Adamsberg est évidemment plus prosaïque : l’araignée ne cacherait-elle pas une série de meurtres ?
Il ne lui en faut pas plus pour se lancer dans une enquête, au grand dam de Danglard, pas vraiment convaincue.

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Vendredi 12 avril 21h : Astrid et Raphaëlle
Scénario Alex De Seguins et Laurent Burtin – Réalisée par Hippolyte Dard et Elsa Bennett
Avec Lola Dewaere (Raphaëlle), Sara Mortensen (Astrid), Benoît Michel (Nicolas), Daniel Lobé (Commissaire Carl Bachert), Julien Prevost (Jef Martino), Geoffroy Thiebaut (Alain Gaillard), Husky Kihal (Henry Fournier), Timi-Joy Marbot (Théo), Eva Chico (Violetta Flores), Franck Mercadal (Yann Malcolm)
Lorsque le commandant Raphaëlle Coste s’adresse au service des archives judiciaires de la police pour une de ses enquêtes, elle ne se doute pas qu’elle va rencontrer une jeune femme aussi brillante que déroutante, mémoire vivante des enquêtes criminelles, Astrid, 30 ans, signe particulier : autiste Asperger.

Du nouveau sur France 2

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CAÏN, SAISON 7
Réalisée par Bertrand Arthuys (épisodes 55 et 56, et épisodes 61 et 62), Jason Roffé (épisodes 57 et 58) et Thierry Petit (épisodes 59 et 60)
Scénarios : Bertrand Arthuys, Claude Scasso, Philippe Lyon, Jean-Marie Chavent, Isabelle Prot, Émilie Clamart-Marsollat et Dominique Golfier
Une série créée par Bertrand Arthuys et Alexis Le Sec
Caïn change de peau grâce à la complicité de Julien Baumgartner et il veut voir la vie en couleurs ! Seulement le destin va lui complexifier la tâche ! Le voilà père et grand-père ! Et pour Caïn, la famille, ça n’a jamais été simple ! Camille va faire voler en éclats les rares îlots de stabilité qui lui restaient, à commencer par son travail d’enquêteur ! Attachante, solaire et impulsive, elle est aussi extrême dans les sentiments que dans son besoin d’amour. En quête permanente d’une famille fantasmée, elle va tout faire pour donner une seconde chance à son père et à Lucie, et peu importe les conséquences ! Heureusement que le concret bien trivial des meurtres commis dans la cité phocéenne apportera à Caïn un peu de paix, et l’obligera à préserver l’essentiel : son ironie mordante, et son goût immodéré pour les duels avec des criminels hors normes.
Avec : Julien Baumgartner (Caïn), Julie Delarme (Lucie),  David Baïot (Legrand), Mourad Boudaoud (Borel), Smadi Wolfman (Dr Stunia), Natacha Krief (Camille).
Et parmi les guests de cette nouvelle saison : Victoria Abril (épisodes 1 et 2) Andréa Ferreol (épisodes 1 et 2), Christian Rauth (épisode 3), Laurent Hennequin (épisode 4), Christine Lemler (épisode 4), Barbara Chaulet (épisode 5), Cécile Spang (épisode 5), Astrid Veillon (épisode 6), Alika Del Sol (épisode 6), Stéfan Godin (épisode 6), Guilaine Londez (épisode 7), Aurélie Vaneck (épisode 7), Sandra Parfait (épisode 8), Djibril Pavadé (épisode 8), Natacha Krief (épisode 8).

Kepler(s)Header940x530

KEPLER(S) – série de 6x52mn, à partir du lundi 4 mars à 21h
Un tueur sans identité, un flic qui en a trop
Réalisation : Frédéric Schoendoerffer
Scénario : Yoann Legave et Jean-Yves Arnaud
Avec : Marc Lavoine (Samuel Kepler), Sofia Essaïdi (Alice Hadad), Isabelle Renauld (Catherine
Hadad), Élodie Navarre (Anne Kepler), Serge Riaboukine (commissaire Nobre), Cyril Lecomte  (Batista), Stéphan Guerin-Tillié (Antoine Metzger
« Kepler(s ») est une série où le mystère porte autant sur l’identité du tueur que sur celle de Kepler, ce flic qui va devoir enquêter sur lui-même et se révéler aux autres pour résoudre son affaire.
Suite à une opération de police qui a mal tourné, Samuel Kepler, un flic à la santé mentale chancelante, est mis au vert au commissariat de Calais où il tente de se reconstruire avec sa femme Anne et leur fille Marion. Affecté à un simple travail de bureau, Kepler pense tenir ses démons à distance. Mais une mort va tout bouleverser.
Le corps d’une jeune fille blanche est retrouvé sur le terrain de l’ancienne jungle de Calais … celui de Lucie Martel, une lycéenne qui lui rappelle sa propre fille. Poussé par sa hiérarchie, Kepler va devoir faire ce qu’il craignait le plus : enquêter à nouveau et retourner sur le terrain, au milieu de la souffrance des migrants.
Pour trouver le tueur, il doit faire équipe avec Alice Haddad, une jeune flic locale qui va être son guide et le témoin inquiet de sa chute.

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Max BOUBLIL dans une série déjantée : « Mike »

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Par une suite de quiproquos, j’ai failli rater mon rendez-vous avec Max Boublil. Changement d’hôtel, annulation de rendez-vous sans que j’en sois prévenu mais, joli hasard de fin de festival, je tombe sur lui alors qu’il part prendre son petit déjeuner. Surpris croyant en avoir fini avec les journalistes, il me propose alors de l’accompagner sur le port, sous un soleil radieux. Chance encore, voilà qu’arrive Frédéric Hazan, le réalisateur de la série « Mike » dans laquelle joue Max, présentée à la Rochelle.
Après trois jours de folie festivalière, si l’on a beaucoup travaillé dans une ambiance on ne peut plus sympathique, on ne peut pas dire qu’on ait beaucoup ri dans les salles.
On est dimanche matin, le festival est terminé, un peu naze après ces trois jours de folie et avant de repartir pour douze heures de voyage vers Toulon, quel plaisir de retrouver ce port redevenu calme par une telle belle journée.
Et quoi de mieux que de terminer par un grand éclat de rire !
C’est vrai que l’on a beaucoup ri lors de la projection de « Mike » qui a obtenu une ovation, et durant notre rencontre, les rires vont se prolonger car Max et Fred ne sont pas des tristes, se balançant des vannes à tout bout de champ, répondant à mes questions avec un humour aussi déjanté que dans la série. Ces deux là, ils ne pouvaient pas se manquer car ils sont vraiment sur la même longueur d’ondes.
Ce fut donc une grande bouffée d’air frais pour clore le festival car plus cool qu’eux, tu meurs… de rire, évidemment !
C’est donc l’histoire de Mike, qui fut au début des années 2000 un chanteur en vogue en vendant un million de disques sur un seul tube « Dis-le moi en face ». Et puis, comme beaucoup d’idoles météorite, il devint aussi vite un « has been ». Séparé de Caroline avec qui il a eu une fille, Mike ne vit que pour reconquérir sa femme et sa gloire passée. Mais il est un être très déséquilibré, autodestructeur, qui fait un peu tout et n’importe quoi pour cette reconquête.
Ce pourrait être un drame mais Fred et Max nous offrent là une comédie totalement déjantée, qui roule à deux cents à l’heure avec coups de théâtres, quiproquos, situations folles où, outre Max qui y est incroyable, on retrouve une pléiade de comédiens inattendus dans des rôles totalement loufoques : Richard Berry, Claire Nadeau, Sainclair, Plilippe Katherine, Julien Boisselier et quelques autres, dans des personnages jouissifs.

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Max, Fred, comment avez-vous eu l’idée de cette série iconoclaste ?
Durant un an nous avons écrit courageusement ensemble, dans des cafés, sans savoir ce qui allait en sortir. C’est une fois écrit que nous sommes allés voir des producteurs et nous avons eu la chance que ça plaise aussitôt. Il n’y a pas eu de galère, pas plus avec les comédiens que nous sommes allés chercher pour leur proposer des rôles totalement à contre-emploi, avec le risque qu’ils refusent de jouer dans cet étrange objet et en plus, malgré les petits budgets que nous avions.
Nous avons très vite démarré le tournage et nous avons tourné 12 épisodes de 26′ en 37 jours !
Record battu !
C’était risqué de proposer une série tellement hors norme ?
On ne s’est pas posé la question, d’autant que de la part d’OCS, il y a eu une confiance totale. Il n’y a eu aucune interférence, on nous a laissé une totale liberté.
Quelle est votre façon de travailler ensemble ?
On se parle beaucoup, on écrit beaucoup à quatre mains, on joue toutes les scènes, on dit tous les dialogues et comme on n’est pas susceptible, on se dit vite si ça fonctionne ou pas.
Max : Il faut dire qu’on se connaît depuis des années, on fait du kitesurf ensemble, on se voit souvent, on est toujours en contact.
L’idée et partie de quoi ?
Max : D’une nouvelle que j’avais écrite sur un chanteur qui avait eu une gloire passagère et qui veut essayer de la retrouver, que j’ai faite lire à Fred.
Fred : J’ai d’abord corrigé les fautes d’orthographe, ce qui m’a pris un certain temps ! Et puis je me suis dit que c’était une super idée. J’ai tout de suite pensé que c’était un sujet à développer pour une série.
Et vous voilà à la Rochelle avec votre OVNI !
Fred : Oui, avec quand même un peu peur de la réaction qu’allait avoir le public mais on a très vite été rassuré de l’entendre rire.
Max : Et surtout, on a été surpris de voir que les pros qui étaient dans la salle riaient aussi. C’est vrai que tout ça était encourageant. D’autant que c’est loin d’être politiquement correct, que c’est une série décomplexée.
Fred : Max est dans le film, ce qu’on appelle « un beautiful loser », tous les rôles sont totalement improbables et on n’a même pas épargné les femmes ! On les a mises au même niveau que les hommes.

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Fred, comment définirais-tu Max ?
Ce n’est pas ce qu’on appelle un vrai comique, c’est un clown saltimbanque…
Max : On m’appelle le petit poulbot du rire !
Votre complicité est énorme et communicative !
Max : En fait, on est comme un couple mais sans sexe…
Fred : Mais tout peut encore arriver !
Nous n’avons pas l’habitude de voir de telles comédies
Fred : En France c’est encore difficile à faire. On est loin de la culture anglo-saxone, des sitcoms à l’américaine. On vit dans une époque assez désespérante et tout le monde écrit des trucs désespérants
Parlez-moi chacun de votre cheminement
Fred : Je suis un homme de l’ombre ! J’espère ne pas y repartir !
J’ai commencé comme auteur à la télé, il y a 15 ans. J’ai aussi beaucoup écrit pour la radio, durant trois ans j’ai travaillé sur les Guignols. J’ai d’ailleurs failli être réparateur des marionnettes ! J’ai également écrit pour des humoristes, Elie Seimoun, Kad Merad. J’ai été auteur et animateur sur Virgin Radio. Chez moi, il y a toujours eu ce moteur comique.
Max : Il ne vous le dira pas mais ado, il était gros et subissait des sarcasmes. Ca l’a fait réagir.
Fred : J’avais aussi un père qui vannait pas mal, avec lequel on avait le droit de répondre. C’est là que j’ai, moi aussi, commencé à vanner. J’étais prêt à tout pour faire rire les gens.
Max : Moi, j’ai commencé ado. A 16 ans, je tournais à St Tropez « Sous le soleil »
Fed : Il a aussi fait des défilés de mode car c’était un beau mec, lui !
Max : Comme Fred, j’ai toujours voulu faire rire les gens. J’ai commencé sur les réseaux sociaux. Lorsque j’ai fait le fameux clip et la chanson « Tu vas prendre », tout s’est déclenché très vite. Ca a plu à un public de jeunes. J’ai fait aussi des pubs (Crunch, Yoplait…), du stand up. J’ai tourné quelques films comme « La vérité si je mens », « Des gens qui s’embrassent »…
Reviendras-tu au seul en scène ?
Depuis quelques temps ça me démange et d’avoir vu Mathieu Madénian à la soirée de clôture et cette salle pleine lui faire une ovation, je me suis rendu compte qu’il fallait que j’y retourne.
Avez-vous encore des projets ensemble ?
Fed: Un scénario pour le cinéma
Max : Et je voudrais que cette fois il joue avec moi

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Durant cet entretien sympathique au soleil, une toute belle jeune femme vient nous rejoindre : Leslie Médina, qui joue dans la série.
Leslie, comment êtes-vous entrée dans le monde de ces deux zigotos ?
Par casting, tout simplement !
Fred : J’avais envie qu’elle joue face à Max car elle est beaucoup plus belle que lui !
Facile de se faire une place entre eux ?
C’est vrai, ce sont des tordus mais de gentils tordus ! Et j’avoue que nous n’avons pas arrêté de rire ensemble. Ca a été un tournage très joyeux.
Quel est votre parcours ?
J’ai été la fille de Jugnot dans « Camping », j’ai fait « Mon poussin » avec Isabelle Lanty, j’ai tourné une série pour TF1 « Une chance de trop » avec Alexandra Lamy. J’ai aussi joué le rôle d’une sommelière dans la série « Chefs ».
Beaucoup de comédies ?
Oui, j’adore ce genre et je suis ravie d’avoir commencé par ça avec plein de grands acteurs qui m’ont beaucoup appris. Ca va me permettre d’aborder des rôles plus dramatiques.
Quel a été le déclic de votre vocation ?
Je suis Lyonnaise et j’ai toujours été passionnée par Guignol. C’est ce qui m’a donné l’envie de faire ce métier.
Et aujourd’hui je joue avec deux guignols !!!

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Propos recueillis par Jacques Brachet
« Mike », à partir du 24 janvier, à raison de deux épisodes le jeudi soir sur OCS

France 2 :
« Philharmonia », une nouvelle série à partir de 23 janvier

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Ce fut l’un de mes coups de foudre lors du dernier Festival de la Fiction TV de la Rochelle et ce, pour plusieurs raisons.
La première est que c’est une histoire qui se déroule dans le milieu de la musique classique, ce qui en fait une rareté. La seconde est que c’est un thriller psychologique fait de coups de théâtres, d’une intrigue complexe à rebondissements multiples. La troisième est que l’histoire est totalement emmenée par la musique. De la musique classique mais aussi des musiques originales signées par Etienne Perruchon et Eduardo Noya. Enfin, la distribution y est étincelante, menée par Marie-Sophie Ferdane entourée entre autres de Jacques Weber, François Vincentelli, Tomer Sisley, Laurent Bateau, Véronique Jannot, Tom Novembre et la lumineuse jeune comédienne Lina el Arabi, entre autres…

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Le tout mené à la baguette par l’Orchestre National d’Île de France et tourné dans l’auditorium Pierre Boulez de la Philharmonie de Paris.
Plusieurs sujets sont abordés dans cette série pas comme les autres : tout d’abord, la venue, à la tête de l’orchestre, afin de le sauver car il est en perdition, d’une femme, musicienne surdouée à la réputation sulfureuse, Hélène Barizet (M.S Ferdane), ce qui est encore rarissime de nos jours et ce qui ne plaît pas à quelques membres de l’orchestre plutôt machistes dont le meneur est François Vincentelli. D’où une rébellion qui va sourdre et s’amplifier lorsqu’elle balaie le premier violon, pourtant son ami (Tom Novembre) pour y placer une toute jeune et douée violoniste (Lina el Arab). Par ailleurs, son couple vacille et arrive, en mécène de l’orchestre, son ex (Tomer Sisley). Là-dessus va ressortir un secret de famille, une malédiction révélée par son père luthier (Jacques Weber). D’autres histoires vont se greffer, quelques morts suspectes, durant ces six épisodes de 52 minutes créés par Marine Gacem, Laura Piani et Clara Bourreau et réalisés par le réalisateur québécois Louis Choquette.

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François Vincentelli, Marie-Sophie Ferdane, Tom Novembre, Louis Choquette

C’est une splendide fresque chorale qui vous tient en haleine d’un bout à l’autre, portée par la musique – les musiques devrais-je dire – qui apporte son lot d’émotion et vous emporte. A noter que si les comédiens sont doublés pour la musique, par les soliste de l’orchestre, tous ont été coachés afin que chaque geste soit réel, ce qui est une performance.
En finale, tout le monde va trouver son compte dans cette série originale, des amateurs de thrillers aux amateurs de musique, dans des intrigues bien menées et maîtrisées, dans une ambiance assez lourde même si la musique est sensée adoucir les mœurs !
Un très beau cadeau que nous fait France Télévision.

Jacques Brachet

Six-Fours : au Six n’étoiles « Le jour le plus court »

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Rebecca Hampton, Stéphane Hénon, Michel La Rosa, François Viette, Patrick Jorge

Le 21 décembre, jour de l’hiver est la nuit la plus longue… Donc… le jour le plus court.
C’est le jour qu’a choisi Patrick Jorge, directeur de casting, passionné de cinéma, pour créer en 2005 « Le jour le plus court » mais court, veut dire aussi court-métrage, ce petit film que l’on voyait Antan en première partie du « grand film » et qui permettait à de jeunes artistes, réalisateurs, auteurs, comédiens, techniciens, de démarrer dans le cinéma.
Presque tous sont passés par là et Patrick Jorge a eu envie d’apporter les preuves qu’un court-métrage est un tremplin, même aujourd’hui, de faire ses preuves, de se faire connaître, même si de nos jours peu de cinémas jouent le jeu, préférant mettre en première partie des pubs et, nous dit Patrick, préférant également payer une indemnité pour non-passage de courts métrages, la pub rapportant plus !
Si notre ami Patrick continue sa croisade du court métrage, le CNC lui a piqué l’idée, faisant de cette journée une journée nationale qui se déroule… en mars, ce qui est loin d’être le jour le plus court !

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Quant à lui, il parcourt les festivals et il a du boulot car il y en a plus de 500 dans l’année, sans compter ceux qu’il a créés ! Et à chaque fois, il y ramène des trésors enfouis sous la poussières de cinémathèques, de hangars, de garages…
Rencontrant le directeur du Six N’étoiles Jérôme Quaretti, l’idée germe en eux de retrouver cette tradition et voilà qu’en ce 21 décembre renaît « Le jour le plus court » où Patrick vient avec des trésors et quelques amis : Rebecca Hampton, Stéphane Hénon, Michel La Rosa, tout doit issus de la série « Plus belle la vie » et notre ami François Viette, plus connu sous le nom de « l’élève Ducobu », seynois d’origine et travaillant au Six N’étoiles.
Tout ce beau monde donc fait partie de la sélection que Patrick nous a offert en cette belle courte nuit de pré-Noël !
Beau début de soirée avec « Les tontons flingués », court-métrage que Patrick a concocté, réalisé par Yacine Sersaz pour les 50 ans de la sortie d’un film aujourd’hui devenu culte « Les tontons flingueurs » de son ami Georges Lautner. On y retrouve plein d’acteurs stars comme Lino Ventura ou Venantino Venantini, aujourd’hui disparus et pleins de « seconds couteaux » car à l’époque, les seconds rôles étaient pléthore et interprétés par de très grand comédiens, indispensables même s’ils n’étaient pas « des vedettes ». Cette scène du film qui se passe dans la cuisine, a été revue et corrigée et nous rappelle des souvenirs savoureux d’un film devenu culte.

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A gauche : Jérôme Quatteri

Puis Patrick nous propose une série de courts-métrages qu’il a eu l’idée de faire tourner par des élèves de CM1/CM2 dans des écoles, en Savoie. Sous le titre « Courts d’école » tout a été conçu par les élèves : les sujets, les dialogues et toute l’équipe technique, ceci afin de faire découvrir l’envers du cinéma et peut-être de susciter des vocations. Dans l’un d’eux on y découvre Olivier Pagès, comédien vu dans de nombreux films, courts et longs métrages, série comme « Joséphine », « Mongeville, « RIS », « Magellan ». Comme d’autres comédiens il s’est prêté au jeu et le résultat est fort prometteur. A tel point que cette série pourrait passer à la télévision, en faisant le tour de France des écoles.
Et voici que Patrick nous offre un OVNI dans lequel on retrouve en 1999, une toute jeune et déjà fort belle Rebecca Hampton « Loin de Syracuse », un espèce de thriller où un flic blessé est pourchassé par des truands. Un film assez glauque, illuminé par le regard bleu de la blonde Rebecca dont j’ai la chance d’être l’ami. Aujourd’hui elle écrit, joue toujours dans « Plus belle la vie » et a créé une très jolie pièce « On meurt où on veut » avec Anouk Franchini, qu’elle joue en tournée jusqu’au 9 février.
Son complice de »Plus belle la vie, » Stéphane Hénon, que je rencontre plus au festival de la Rochelle qu’à Marseille, s’il joue toujours dans la série, est passé à la réalisation avec un court-métrage intitulé « Némésis », l’histoire de quatre éboueurs qui rencontrent une fille totalement nue entre deux sacs poubelles et la ramènent chez eux. Drôle de film et film drôle récompensé dans plusieurs festivals. Il faut dire qu’il a eu la chance d’avoir comme chef opérateur, celui de Besson pour « Le grand bleu » et « Subway », Carlo Varini, entre temps disparu accidentellement. On y trouve également les tout débuts de Noémie Merlant, que l’on a pu voir dans « Julie Lescaut », « La loi de Christophe » et au cinéma cette année dans deux films : « Le retour du héros » de Laurent Tirard et « La fête des mères » de Marie-Castille Mention-Schaar.

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L’on passe à un autre ami : Michel La Rosa, que je retrouve après quelques années et avec lequel j’ai participé à une émission hebdomadaire de France 3 « Tremplin » dont il était l’animateur. C’est là que nous avons rencontré Céline Dion, toute jeune chanteuse alors et qui, rencontrant C Jérôme, lui avait dit espérer avoir une aussi belle carrière que lui !!!
Bref, animateur radio, télé, directeur des programmes de France Bleu Provence, animateur de « Matin bonheur », « Télé Achat », producteur, il a, en 2010 sauté le pas pour devenir comédien. On a pu le voir dans des séries comme « Camping Paradis », « Boulevard du Palais » et aujourd’hui dans « Plus belle la vie ».
Rencontrant notre ex Ducobu dans un festival, François Viette, ils se retrouvent sur la même longueur d’onde et décident de travailler ensemble. Ainsi est né « La vie tranquille de Monsieur Raymond » présenté ce soir-là. Ils ont d’ailleurs en projet, une série sur un psychopathe… gentil, nous précisent-ils, mais qui osent faire ce que nous n’oserions pas faire. Le pilote est écrit et s’il plait, il deviendra une série.
Enfin, démarrant sur Lautner, Patrick termine avec son ami pour lui rendre hommage, d’abord avec un court métrage dont il a écrit le scénario, « Retenez bien ma gueule ! » réalisé par Mathias Gomis, où Lautner devient comédien et ce sera sa dernière apparition, aux côtés de Michel La Rosa, Elodie Varlet, et Daniel Russo.
Enfin, une véritable pépite, le premier film, un moyen métrage, réalisé par Georges Lautner, « Les bons vivants », qui voient, outre ses débuts de réalisateur ceux de Mireille Darc, Bernadette Laffont et Louis de Funès dans une histoire rocambolesque où l’on retrouve déjà toute l’empreinte de Lautner dont on connaît l’éclatante filmographie, la beauté de Mireille Darc et Bernadette Laffont, les débuts d’une pléiade seconds rôle dont Jean Richard et enfin un Louis de Funès dans lequel, déjà, tout est là : les gestes, les mimiques, tout ce qui a fait son succès. A noter aussi les débuts de Michel Audiard comme dialoguiste et deux techniciens qui deviendront de célèbres réalisateurs : Robin Davis et Claude Pinoteau.

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Du beau monde déjà, ce qui prouve l’importance du court métrage qui a vu débuter tant de gens aujourd’hui devenus célèbres et qui est une source infinie de talents en devenir.
Grâce à Jérôme Quatteri, Noémie Dumas, Patrick Jorge et nos quatre invités, nous avons passé une originale et belle soirée et ce n’est pas fini puisque Patrick a promis solennellement de renouveler chaque année au Six N’étoiles, ce rendez-vous du jour le plus court avec d’autres trésors.
On a déjà hâte !

Jacques Brachet

Six-Fours – Le Six n’étoiles
vendredi 21 décembre 21h : le jour le plus court !

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Une nuit du court, et des invités tout droit issus de la série-culte « Plus belle la vie », voilà une soirée qui risque d’être très festive !
En effet, Rebecca Hampton, Michel la Rosa, Stéphane Hénon et le producteur Patrick Jorge, seront les invités d’honneur pour une soirée consacrée aux courts métrages, sous le thème : « Films comiques et scènes cultes ». Une soirée qui nous réserve quelques surprises mais on n’en dira – presque ! – pas plus, puisque ce sont des surprises ! On peut tout de même vous dire qu’un court-métrage de Stéphane Hénon en fera partie.
Puis on pourra découvrir :
LES TONTONS FLINGUÉS , imaginé par Patrick Jorge
Un court métrage réalisé pour les 50 ans de la sortie du film culte de Georges Launter : « Les Tontons flingueurs » avec des comédiens de séries populaires actuels et la participation exceptionnelle de Venantino Venantini et du grand Georges Lautner lui même…
De Yacine Sersar / Avec Venantino Venantini, Georges Lautner… (2013 / 0h12
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RETENEZ BIEN MA GUEULE !, de Mathias Gomis
Lorsqu’un jeune comédien plus qu’opportuniste chargé d’accueillir les acteurs d’un festival fait
tout pour se faire remarquer pour obtenir un rôle à tout prix… Avec Clément Brun et une pléiade de comédiens et comédiennes et la participation de Daniel Russo et Georges Lautner dans sa dernière apparition dans un film !
Avec Georges Lautner, Daniel Russo, Clément Brun (2016 / 0h10
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LES BONS VIVANTS
Des scènes de grands films cultes du cinéma populaire français : « La grande vadrouilles », « Rabbi Jacob » et un clip sur le thème de « La boum », qui réunit de nombreux acteurs (2014/0h11)
AVANT-PREMIÈRE D’ÉPISODES INÉDITS DE LA SÉRIE « COURTS D’ÉCOLE »
Les « Courts d’écoles » sont de vrais courts-métrages de fiction éducatifs joués par des élèves de classes de primaire (CM1 / CM2) qui n’ont aucune connaissance du cinéma. Au travers des « Courts d’écoles », les élèves découvrent les notions de scénario, jeu d’acteur et les contraintes mais surtout les plaisirs d’un tournage… (2018 / 0h15)
Une belle soirée à ne pas manquer !

JB
contact.sixnetoiles@gmail.com

La Rochelle – Festival de la fiction TV
Une nouvelle série « médicale » : HIPPOCRATE

Zacharie Chasseriaud (Hugo Wagner), Louise Bourgoin (Chloé Antovska), Karim Leklou (Arben Bascha), Alice Belaidi (Alyson Lévèque)

Zacharie Chasseriaud (Hugo Wagner), Louise Bourgoin (Chloé Antovska), Karim Leklou (Arben Bascha), Alice Belaidi (Alyson Lévèque)

Aujourd’hui, beaucoup de séries se tournent dans le milieu hospitalier, séries drôles ou dramatiques, l’hôpital est un lieu inspirant pour les scénaristes car les sujets à traiter sont infinis, que l’on peut y introduire des histoires dans l’histoire, en inventer autour du personnel soignant, des malades et de leur famille.
En voici une qui ne va pas tarder à débouler sur Canal + : « Hippocrate », avec un sujet original et de magnifiques comédiens, connus ou moins connus mais forment une équipe soudée autour d’un sujet peu abordé : la quarantaine.
Non pas l’âge mais la situation puisque ça se passe, évidemment dans un hôpital où est déclarée une quarantaine, suite à des mesures sanitaires. Durant un certain temps, médecins, infirmiers, internes vont donc se retrouver dans un huis clos qui va se prolonger, certains ne se connaissant pas, chacun avec leurs propres problèmes mais devant tous faire front à la situation, à leurs peurs, à leurs appréhendions, pour certains à la découverte de la réalité journalière d’un hôpital. Et aussi à la découverte de l’autre.
Le titre vous dit quelque chose ? évidemment puisque c’est un film sorti en 2014, signé Thomas Lilti, qui a l’originalité d’être médecin, scénariste et réalisateur… Ce qui est une rareté dans le panorama cinématographique aussi bien que médical. Mais qui a le mérite de savoir de ce dont l’auteur parle !
Le film tournait autour d’un étudiant en médecine qu débute son premier internat dans l’hôpital parisien où travaille son père. Il est très vite confronté à une réalité plus difficile qu’il ne l’avait imaginé. Le rôle de Benjamin était tenu par Vincent Lacoste qui, s’il ne fait pas partie de la série, vient de retourner voici quelques mois avec Thomas Lilti dans « Première année ».
« Hippocrate » Le film est un gros succès commercial et critique, puisqu’il remporte aux Césars 2015, le prix du meilleur réalisateur et le prix du meilleur scénario original. lui valant deux nominations aux
Après ce succès, Thomas récidive et reste dans le milieu médical pour son troisième long-métrage, « Médecins de campagne » avec François Cluzet et Marianne Denicourt.

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« Pourquoi une série après le film, Thomas ?
Je crois que j’étais frustré de ne pas pouvoir développer certains personnages car on est contraint à tout montrer en une heure et demi et j’avais envie d’approfondir certains personnages, même si ce ne sont pas les mêmes dans le film et dans la série. Je voulais aussi approfondir certains sujets comme les erreurs médicales ou les négligences qui, quelquefois sont désastreuses mais dont on déresponsabilise souvent l’auteur car « l’erreur est humaine ». Et puis il y a également la vie personnelle de chacun qui vient chaque matin avec ses problèmes, ses peurs, ses failles, ses blessures, ses secrets mais qu’il faut soit cacher, soit maîtriser face au travail. C’est un métier où, par le fameux serment d’Hippocrate, le secret est omniprésent dans la vie d’un hôpital. Secrets souvent mêlés à ceux que chacun a dans sa vie personnelle, ce qui n’est pas toujours facile.
La série est forte, grave, certaines scènes sont quelquefois difficiles…
Il y a un mélange entre leur vie professionnelle et leur vie privée, en fait indissociables.
Je voulais à la fois que ce soit le plus réaliste possible afin de montrer vraiment la vie d’un hôpital mais je voulais aussi montrer la vie de ces gens qui sont aussi humains, qui ont leur vie, qui font avec et montrer la trajectoire romanesque de certains des personnages.
Parlez-nous des personnages
Louise Bourgoin joue sur deux tableaux, entre force et fragilité. Chloé doit être à la fois forte devant son équipe, rassurante avec ses malades et elle possède aussi une certaine ambition qui va lui faire prendre des risques.
Karim Leklou se veut un personnage rassurant. Médecin légiste venu en renfort par la force des choses, il en impose par sa stature, sa puissance, qui peuvent être inquiétantes mais est plein de tendresse et de compassion. Il se veut rassurant.
Zacharie Chasseriaud est un jeune interne fougueux, spontané, mais il est à la fois impatient, immature et ambitieux. Il est qui plus est le fils de la chef de service en réanimation ce qui n’est pas toujours facile pour lui.
Alice Belaïdi se sent un peu perdue dans ce milieu où elle manque encore d’assurance. Peu à peu elle va s’émanciper avec obstination et courage ».
Lors d’un cocktail au bord de l’eau, on retrouve certains comédiens qui, on le voit et ils nous le disent, ont vraiment formé une famille tout au long du tournage.

B

« C’est votre première série, Louise ?
Oui et c’est cela qui m’a attirée car dans une telle série, on a le temps d’investir, de développer son personnage, d’autant que mon rôle est celui d’une femme complexe psychologiquement. En parallèle avec son métier elle ses propres failles, ses secrets. Ça me changeait un peu des rôles drôles et pétillants qu’on m’a souvent proposés. Ici le rôle est plus dramatique, plus en retenue, plus sombre. Elle paraît dure avec son entourage mais, encore jeune, elle a une blessure, une maladie qui font qu’elle semble aride… Elle cache tout cela derrière une certaine autorité, une force apparente et c’est ce qui m’a plu de montrer car je ne voulais pas qu’elle paraisse antipathique.
Au générique, l’on retrouve encore Eric Caravaca, Anne Consigny, Géraldine Nakache, Jackie Berroyer dans cette série de 8 épisodes de 52 minutes, que l’on découvrira bientôt sur Canal Plus.
Travailler avec Thomas qui est aussi un médecin, vous a-t-il aidée ?
Enormément car il a mis le doigt sur une infinité de détails qui ont fait qu’on a tous pu faire le geste précis au moment voulu. Et si le geste était bon, la parole suivait. De plus, il est très attentif aux comédiens et lorsque quelque chose n’allait pas, il le disait toujours avec gentillesse, avec patience, avec respect.
Et puis, il a su vraiment nous mettre face aux réalités d’un hôpital, nous montrer le côté à la fois exaltant et difficile de ses métiers à qui l’on demande d’énormes responsabilités et à la fois de ne pas faire d’erreurs. Et lorsqu’il y en a, c’est souvent dû au manque de moyens, au manque de personnel et à la fatigue qui en découle. C’est pour cela que j’admire beaucoup tous ces gens qui se donnent fond pour leur métier, pour les autres et qui sont dans une telle empathie avec les malades ».
A partir du 26 novembre sur Canal plus

Jacques Brachet

La Rochelle – Festival de la Fiction TV
Aliocha ITOVICH & Julia DORVAL
Le couple glamour du festival !

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Ils sont jeunes, ils sont beaux, Ils ont un sourire à tomber par terre. Il furent le couple glamour de ce 20ème festival.
C’est un coup de foudre que nous avons eu lors du gala d’ouverture du 18ème festival, nous trouvant par hasard à la même table. Coup de foudre qui dure et donc, quel plaisir de les retrouver tous les deux, inséparables, amoureux, ayant mille projets, Aliocha se trouvant en compétition pour la série « Balthazar » de Frédéric Berthe, que l’on verra bientôt sur TF1, où il partage la vedette avec Tomer Sisley et Hélène de Fougerolles et où Julia apparaît dans la série « Scènes de ménages », « Joséphine Ange gardien » et quelques autres.
S’ils font le même métier (ils se sont connus sur une scène de théâtre), chacun le fait de son côté mais il y a des projets dans l’air…
Alors les amis, quelles nouvelles depuis tout ce temps ?
Julia : J’ai joué dans quelques séries TV comme « Joséphine », je suis toujours sur « Scènes de ménages », où je joue Ludivine, la sœur de Fabien, on va me retrouver dans la série « Munch », auprès d’Isabelle Nanty. J’y joue une greffière, Justine Loriot ». Voilà pour la télé.
J’ai, durant sept mois, joué une pièce de Didier Caron, « Le jardin d’Alphonse », au Théâtre Michel à Paris. Nous sommes neuf comédiens sur scène et nous allons partir en tournée à travers la France.

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La peur – Le jardin d’Alphonse

Et toi, Aliocha ?
J’ai également joué, durant un an et demi, une pièce tirée d’une nouvelle de Stephen Zweig, « La peur », au même Théâtre Michel…
Toi aussi ?
(Il rit) Oui mais pas en même temps. C’est notre théâtre porte-bonheur puisque c’est là que nous nous sommes rencontrés. Nous avons joué cette pièce trois fois à Avignon et nous la reprenons, toujours au théâtre Michel, le 11 octobre. Nous avons d’ailleurs eu une nomination aux Molière. En début d’année, nous aussi nous partirons en tournée.
Et côté télévision ?
J’ai tourné un unitaire pour France 3 « Les disparus de Valenciennes », réalisé par Elsa Bennett, avec Stéphane Freiss, Virginie Lemoine et Hyppolite Dard. J’ai également tourné dans la série « Clem » et dans « Paris etc » de Zabou Breitman.
Et te voilà à la Rochelle avec « Balthazar » !
Oui, c’est une série de six épisodes de 52′. J’y joue Antoine Bach, le marie d’Hélène de Fougerolles, flic à la criminelle. Son métier la prend beaucoup et du coup, Antoine est débordé à la maison avec les enfants. De ce fait, il finissent par ne plus pratiquement se voir. C’était une belle équipe, le scénario de Clotilde Jamin et Célia Constantine tient la route. Il y a un bel équilibre entre la vie de famille et les crimes…

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Et le scénario dont vous m’aviez parlé, qui est assez délirant puisque j’ai eu le privilège de le lire ?
Julia : Nous sommes toujours sur le projet mais c’est toujours long et le sujet est peut-être un peu trop en avance et fait peur aux chaînes. Mais dans ce métier, il faut savoir être patient et faire autre chose en attendant que le projet se réalise. Donc, en attendant, on écrit une série pour Marianne Denicourt.
On te tient au courant !

Propos recueillis par Jacques brachet

La Rochelle – Festival de la Fiction TV
Thibault de Montalembert 10% série, 110% comédien

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Entre la série « Dix pour cent », que vous allez bientôt retrouver sur France 2 et la vraie vie, le look de Thibault de Montalembert est totalement différent. Entre l’agent des stars un peu rigide, costume trois pièces, rasé de près et brushing parfait et le jean, chemise bariolée, la barbe, il y a un monde, même s’il a toujours la même prestance, la même classe et un sourire éclatant.
Le rencontrer est un vrai grand plaisir et l’interview devient très vite une conversation amicale.

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« Qu’est-ce qui vous a fait accepter ce rôle dans cette série à succès ?
Je viens de la scène où j’ai beaucoup interprété de drames. Aussi, qu’on me propose une comédie a été un grand bonheur. D’autant que c’est une comédie à la fois humaine et élégante. Les métiers du spectacle fascinent les gens, surtout lorsqu’on les emmène dans les coulisses. Là, ils entrent dans le monde d’une agence artistique, avec des comédiens qui jouent leur propre rôle et ça les fascinent. Les gens s’y retrouvent.
A la ville, vous n’avez pas, loin de là, le look du film !
(Il rit) Je joue un bourgeois bien assis, avec un look un peu rond, qui se donne la carrure du chef qu’il voudrait être mais qui ne l’est pas. C’est un personnage à double fond, qui a une vie à côté. Il joue sur plusieurs tableaux, il cache longtemps une fille qui se fait embaucher dans l’agence et c’est formidable à jouer. En fait, il ressemble à tout le monde, il peut être à la fois charmant et odieux. Il est un peu lâche, ambiguë, ce qui ne l’empêche pas d’avoir de l’humour.
Mêler des acteurs qui jouent un rôle avec des acteurs qui jouent leur propre rôle, c’est assez rare et original !
C’est aussi ce côté qui m’a plu. Grâce à Dominique Besnehard, qui les connaît tous, peu refusent de venir tenir leur propre rôle. Dans la saison trois, nous avons la chance d’avoir Monica Bellucci, Isabelle Huppert, Béatrice Dalle, Jean Dujardin qui est incroyable, Isabelle Adjani, Gérard Lanvin, Julien Doré… Et ça, ça plait beaucoup au public qui se retrouve derrière le rideau.

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Et ça marche !
A tel point qu’il y aura une saison quatre. Pourtant, au départ, ça n’était pas gagné car personne ne voulait de la série. On a mis près de dix ans pour que ça se débloque, grâce à Cédric Klapisch qui a été intéressé pour la réaliser. Aujourd’hui, grâce à son passage sur Netflix, toute l’Amérique connaît la série et nous a fait connaître.
Et ça a eu une incidence sur votre carrière ?
Oui car c’est grâce à ça que j’ai reçu des propositions de là-bas. J’ai ainsi joué dans le film de David Michôd « The king », d’après « Henri V » de Shakespeare, produit par Brad Pitt, avec Sean Harris et Lily-Rose Depp entre autres. il va sortir aux Etats-Unis.
Et en France ?
Ca, c’est une autre histoire, mais je l’espère.
Ce métier de comédien, vous avez toujours voulu le faire ?
Déjà, avant-guerre, ma grand mère irlandaise montait des pièces. Ma famille aimait le théâtre et j’ai toujours eu l’amour des planches.

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Vous avez débuté avec Francis Huster. Quel professeur était-il ?
(Il sourit) C’est un type passionné et boulimique, amoureux fou du théâtre, mais en tant que pédagogue, on pouvait avec lui avoir le pire et le meilleur !
Mais j’ai surtout beaucoup appris avec Patrice Cherreau. C’est un homme génial, un grand artiste qui savait transmettre un enseignement, un peu comme le font les asiatiques. J’ai travaillé avec lui sur des pièces de théâtre, des films. Pour monter sa troupe des Amandier, il a eu près de 2500 demandes. Il en a gardé 19 et 9 ont été embauchés. J’ai été de ceux-là. Ca a été pour moi une période fantastique.
Il y a eu aussi l’aventure de la Comédie Française !
Avant, il y a eu les trois premiers films d’Arnaud Desplechin. C’était une période où je travaillais peu. J’ai rencontré Louis-Do de Lencquesaing qui préparait « Il faut qu’une porte soit ouverte ou fermée » de Musset. Nous répétions à l’Odéon et Louis, sans en parler au directeur, invitait une cinquantaine de spectateurs à assister aux répétitions. Un journaliste de « Libération » vend la mèche, Benoît Jacquot l’apprend et en fait une captation pour Arte. Marcel Bluwal la voit et me propose de jouer dans « Intrigue et amour » de Schiller à la Comédie Française. J’ai enchaîné sur « Lucrèce Borgia » de Victor Hugo, puis j’ai repris le rôle d’Alceste dans « Le misanthrope » de Molière et « 1000 francs de récompense » d’encore Victor Hugo, avec Jean-Pierre Miguel…
Combien y êtes-vous resté de temps ?
Deux ans. Mais je commençais à m’ennuyer, c’était trop classique, j’avais envie que ça bouge et je n’ai pas voulu m’engager pour dix ans comme sociétaire. J’ai un peu regretté de partir si tôt. Muriel Mayette m’a relancé deux fois, deux fois j’ai refusé. Mais si j’étais resté, je n’aurais pas fait « Dix pour cent ».

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Vous avez en fait un parcours atypique…
Oui, car j’aime découvrir de nouveaux univers. C’est ce que j’ai toujours fait et j’en suis satisfait. Ça m’a permis de jouer dans « La dame au camélia’ avec Isabelle Adjani, que j’ai retrouvée avec joie sur la série.
Et le cinéma ?
J’ai une quarantaine de films à mon actif. L’an dernier j’ai tourné dans « Aurore » de Blandine Lenoir, « Jalouse » de David Foenkinos et « Le portrait interdit » de Charles de Meaux. J’ai des propositions mais mon plaisir reste le théâtre. En Mars, je jouerai Harpagon dans « L’avare de Molière, que l’on créera à Antibes chez Daniel Benoît, puis qu’on jouera à Paris. Cette aventure m’excite beaucoup.
Et puis, je suis en train de monter un spectacle avec ma femme, Hélène Babu, autour du « Dictionnaire de cuisine » d’Alexandre Dumas. Nous le jouons pour la circonstance au restaurant le Thelème. M Gurney, son propriétaire, passionné de théâtre, y reçoit des artistes comme Catherine Salviat, Jacques Weber pour des lectures-théâtre.
Pour continuer ce parcours atypique, vous faites aussi du doublage et pas des moindres : Hugh Grant, Antonio Banderas, Pierce Bosnan !
(Il rit) Pour les deux dernier, c’est occasionnel mais pour Hugh Grant, c’est le pape du doublage Hervé Icovic qui me l’a proposé et ça fait vingt ans que je le double sans jamais l’avoir rencontré. Mais j’ai une véritable tendresse pour lui.
Pour boucler la boucle… vous vous êtes mis à écrire !
Je viens de terminer un livre qui sortira le 24 octobre aux éditions de l’Observatoire. Il s’intitule « Et le verbe se fait chair ». C’est une collection où les artistes écrivent leurs rapports avec la littérature. A travers ce livre, je raconte un peu mon parcours.
Et à part ça, que faites-vous lorsqu’il vous reste un peu de temps ?!
Plein de choses diverses. J’aime prendre de nouvelles directions, découvrir, être surpris, étonné.
Je vais certainement trouver des choses nouvelles à faire !!!

Propos recueillis par Jacques Brachet
On retrouvera bientôt Thibault dans « Dix pour cent », sur France 2. A noter qu’elle a reçu, à la Rochelle, le prix de la meilleure série 52′.
Mais auparavant nous le retrouverons sur France 3 le 13 octobre dan la série « Meurtres à… » Ce sera en Haute Savoie, réalisé par Roger Menzor et il y sera entouré de l’ami Bruno Putzulu (Voir portrait), Gwendoline Hamon et Jacques Weber.

 

La Rochelle – Festival de la fiction TV
La loi des séries

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Plus belle la vie

Il y en eut une, puis deux, puis trois…
Aujourd’hui trois séries cartonnent : La plus ancienne, « Plus belle la vie » sur France 3 qui réunit quelques 4 millions de téléspectateurs chaque soir. La seconde arrivée est installée depuis un an et demi sur TF1. C’est « Demain nous appartient » qui en réunit près de trois millions cinq, grignotant un peu la première. Enfin, la toute nouvelle que l’on peut voir depuis quelques semaines sur France 2 : « Un si grand soleil » frôle déjà les quatre millions.
C’est donc une bagarre acharnée que se livrent les trois chaînes et les trois séries, chacune ayant un public fanatique, on a pu le voir à la Rochelle ou chaque série avait délégué ses stars pour des dédicaces de folie.

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Fabienne Cara – Rebecca Hampton – Stéphane Hénon
Déjà, le 15 septembre à 7 heures du matin, commençait à s’agglutiner, un nombre incalculable de fans qui nous offraient en spectacle une queue phénoménale bien encadrée de barrières et d’agents de sécurité, les dédicaces ayant lieu pour la première de 11h à 13h, pour la seconde, de 15h30 à 16h30, et pour la troisième de 17h à 19h.
Ainsi se mélangeaient allègrement nos nouvelles stars du petit écran, Rebecca Hampton, Fabienne Cara, Stéphane Henon,, Ingrid Chauvin, Lorie Pester, Charlotte Valandray, Alexandre Brasseur, Mélanie Maudran, Chrystelle Labaude et quelques autres.
Pour « Plus belle la vie, le trio de choc était là : Hampton – Henon – Cara, trois visages emblématiques depuis le début de la série. Ce sont des habitués de la Rochelle , chacun y étant déjà venu une ou deux fois si ce n’est plus.

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Lorie Pester – Alexandre Brasseur – Hector Langevin

L’an dernier, l’on avait eu un arrivage de choc pour « Demain nous appartient », le quatuor étant encore là cette année : Chauvin – Pester – Valandrey – Brasseur. Cette année vinrent s’y ajouter Samira Lachhab et le jeune et blond Hector Langevin, qui fit se pâmer les adolescentes.
L’an dernier encore, nous avions eu le non moins charismatique Clément Rémiens, qui avait fait le même effet à ces demoiselles. Il était absent cette année pour cause de… « Danse avec les stars » ! On avait pu l’interviewer ainsi que les trois comédiennes principales. Du coup, cette année, je vous ai rapporté les interviews d’Alexandre Brasseur et Hector Langevin… A suivre…

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Mélanie Baudran – Gary Guénaire – Chystelle Labaude – Jeremy Baster

Et puis, voilà qu’a débarqué une partie de l’équipe de la toute nouvelle série « Un si grand soleil » : La belle Mélanie Maudran au regard de ciel bleu qu’on a plaisir à retrouver après quelques années « d’arrêt-bébés », toujours aussi belle et totalement bluffée de voir un tel public rien que pour eux ! Je retrouvais avec plaisir ma copine Chrystelle Labaude, que j’avais connue sur la série  » Section de recherches », retrouvée sur une pièce de théâtre avec mon vieil ami Francis Perrin : « Un stylo dans la tête ». Ils étaient accompagnés de Fred Bianconi, de Jeremy Banster et du tout jeune Gary Guénaire, encore un que les fans filles approchèrent en hurlant !
Croyez-moi, ce jour là sous la tente du village du festival, entre la chaleur, les cris, les va et vient, ce fut une journée de folie, fort sympathique d’ailleurs.

En fait, aujourd’hui, les vraies stars, ce sont ces héros et ces héroïnes de séries qui rentrent chaque soir chez des millions de familles qui suivent leurs aventures amoureuses, carambolesques quelquefois, dramatiques souvent, policières, dont les rebondissements n’en finissent jamais, sous des paysages de rêve, que ce soit à Marseille, à Sète ou a Montpellier… A noter que c’est rarement à Lille ou Tourcoing qu’elles se tournent !
Ils sont tous à tel point entrés dans la vie des téléspectateurs, que l’on n’entend jamais crier le nom des comédiens mais le prénom des rôles qu’ils tiennent chacun dans leurs séries respectives !
Ce fut une belle bousculade mais tous sont repartis avec leurs photos dédicacées, leurs selfies et des étoiles dans les yeux… en leur donnant déjà rendez-vous l’an prochain !

Jacques Brachet

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Alexandre BRASSEUR : « Nous avons créé une vraie famille »
Dans « Demain nous appartient » la vie d’Alex (Alias Alexandre Brasseur) est loin d’être un long fleuve tranquille. Marié, deux enfants, il divorce de Chloé (Ingrid Chauvin) parce qu’il l’a trompé. Il découvre que ses parents ne le sont en fait pas car ils l’ont kidnappé enfant. Il retrouve sa vraie mère et un frère qui ne le voit pas arriver d’un bon oeil. Une ex qui le retrouve le drogue et l’enlève. Puis il tombe amoureux d’une intrigante dont il est accusé de son meurtre… E chloé a de son côté une aventure avec un ex (Bruno Madinier) Bref son personnage n’est pas de tout repos.
Je l’avais rencontré furtivement alors que j’intervewais Cécile Bois (Candice Renoir) et n’avait pu faire qu’une photo avec ces deux amis. Cette année, c’est vers lui que je suis directement allé pour ne pas le rater !
Alexandre, comment définiriez-vous votre personnage ?
C’est un terrien bien vivant et amoureux de sa femme
Qu’il trompe pourtant ! N’est-il pas un peu naïf ?
Tout dépend comment vous interprétez le mot « naïf » car pour moi ce n’est pas péjoratif et ça m’ennuierait que vous le pensiez. Car pour moi, la naïveté est quelque chose de beau et de poétique… Et je la défends ! La naïveté, c’est la confiance en l’autre, c’est la complicité et l’envie de faire les choses du mieux possible. Des choses bien. Dans la naïveté, il y a beaucoup d’humilité, de sincérité. Bien sûr, quelquefois on se fait avoir mais c’est l’autre qui est critiquable, pas le naïf !
Cette série fourmille de rebondissements, de coups de théâtre, d’événements en tous genres. Ca tue beaucoup et ça couche beaucoup !
(Il rit) Oui mais c’est le but du jeu dans ce format journalier de 26 minutes. C’est le format idéal d’aujourd’hui et il faut surprendre tout le temps, laisser chaque soir le téléspectateur en haleine. D’autant que s’il rate un épisode, il peut aujourd’hui le voir en replay. On veut avant tout donner du rêve, de l’émotion, du suspense. Nous somme un peule miroir déformant de notre vie d’aujourd’hui.
Avez-vous votre mot à dire sur les situations qu’on vous fait jouer ?
Non, pas du tout. Moi je ne suis qu’un interprète. Il faut savoir qu’il y a entre Trente, quarante scénaristes qui travaillent sur la série. Nous travaillons avec eux en bonne intelligence, nous nous rencontrons, nous nous parlons beaucoup, nous pouvons exprimer notre point de vue, notre ressenti. Après ça, je reste un interprète et je me plie au rôle.
Il semble que dans votre carrière, la télé ait pris le pas sur le cinéma…
Oui et c’est typiquement français. Si vous êtes à la télé, le cinéma vous oublie. Si vous êtes sur TF1, vous ne pouvez pasêtre sur France2. Si vous êtes dans le théâtre public, difficile de passer dans le théâtre privé… C’est en train d’évoluer, le plus remarquable exemple est Jean Dujardin qui a démarré à la télé et est allé chercher un oscar en Amérique. Aux Etets-Unis, passer de l’un à l’autre est monnaie courante.
Mais pour moi, ce n’est pas un problème : je préfère jouer dans une bonne série que dans un mauvais film !

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L’an dernier à la Rochelle avec Czcile Bois – Cette année avec Samira lachhab

Vous venez de jouer au théâtre une pièce en hommage à votre grand père, Pierre Brasseur…
Ce qui n’est pas du tout le cas ! Beaucoup de gens ont cru cela et c’est entièrement de ma faute car j’ai choisi le mauvais titre : « Brasseur et les enfants du Paradis », alors que c’est l’histoire de la rencontre entre Trauner, Prévert et Brasseur qui, durant l’occupation, ont combattu pour la liberté alors qu’ils étaient dans une situation ambiguë, un fil ténu entre résistance et collaboration… Comme des funambules. D’ailleurs, ce qu’on ne sait pas, c’est que « Les enfants du Paradis » devaient s’appeler « Les funambules », le Paradis étant en fait le nom d’un théâtre où se jouait la pantomine et des numéros de cirque.
J’avoue donc humblement que je me suis totalement gourré dans le titre. Et comme je vais reprendre la pièce, que j’ai écrite avec Daniel Collard, où je suis seul en scène, je vais la rebaptiser « Funambules ».
Avoir dans sa famille deux monstres sacrés, votre grand père et votre père, Claude, est-ce que ça donne envie d’être le troisième ?
Vous savez, je crois beaucoup à l’éducation silencieuse. J’ai été le spectateur des deux, sans compter ma mère qui était comédienne et écrivain. Je suis donc le troisième homme…
Pourrait-il y en avoir un quatrième, avec votre fils ?
Je ne pense pas car il a choisi la restauration ! Peut-être ma fille, mais rien n’est sûr.
Peut-être serez-vous un jour, comme votre père, président du festival de la fiction TV ?
(Il éclate encore de rire) Oh la la… vous me rappelez des souvenirs ! Lorsqu’il l’a été, c’était à St Tropez et j’étais descendu le rejoindre. Ca a été très chaud, nous avons fait une nouba d’enfer !
Après le festival, retour à Sète ?
Oui, pour retrouver ma deuxième famille. Ca fait un peu mièvre de dire ça mais c’est vrai. Nous avons formé une vraie famille et nous avons un plaisir extrême à nous retrouver, vivre et jouer ensemble.

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Hector LANGEVIN : « Je veux emmener les gens avec moi… »
C’est un beau garçon romantique qui n’est pas sans rappeler Gérard Philipe, même s’il est blond aux yeux bleus !
Sa venue à la Rochelle a émoustillé nombre de demoiselles (et pas que…) et pour son premier rôle, il fait carton plein et joue direct dans la cour des grands.
Il est sympa, souriant, un peut timide, comme l’était l’an dernier son collègue Clément Rémiens et nous dit son plaisir de rencontrer un public aussi nombreux.
Hector, c’est votre premier rôle… Comment ça s’est-il passé ?
Très vite ! J’étais au cours Florent lorsque la production de la série y est venue faire un casting sauvage. J’ai été pris et je suis parti directement à Sète, sur la série ! Ca fait aujourd’hui un an et quatre mois que ça dure.
Vous avez donc dit oui tout de suite ?
Bien sûr, c’était pour moi une belle opportunité. C’est une formidable vitrine pour un jeune comédien qui n’était connu de personne.
Comment évolue votre personnage ?
Selon les idées, les propositions des scénariste. On découvre les rôles, les scènes à jouer, les événements au fil des semaines et j’aime cette façon d’être surpris par l’évolution de mon personnage . Le personnage de Bart a été créé en fonction des événements, de l’histoire, en fonction aussi des réseaux sociaux qui donnent leur avis. Chaque semaine on me donne ce que j’ai à jouer et j’ai comme l’impression de lire un livre, de découvrir l’histoire au fil des pages et de rester sur ma faim car je ne sais pas comment ça va continuer… C’est très excitant !
Lorsque vous avez appris que vous auriez une histoire d’amour avec un homme, avez-vous eu une appréhension ?
Non, pas du tout. C’est une autre façon de voir évaluer Bart dans l’histoire. C’est une autre facette tout aussi intéressante à jouer.
Vous avez donc quitté le cours Florent… Et le théâtre par la même occasion !
En fait, c’est un peu plus compliqué car je me demandais si j’étais capable de pouvoir jouer devant un public car au cours Florent, on ne jouait que devant des élèves. En fait, je me suis ouvert à beaucoup de choses.
Que vous arrivez à faire malgré le tournage ?
Oui car je ne travaille sur la série que trois jours par semaine, ce qui me permet de faire autre chose à côté.

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Quoi, par exemple ?
Du sport, de la boxe, du vélo, rien de professionnel mais pour la forme et le plaisir.
Et surtout, il y a la musique. Je suis DJ producteur, je compose et d’ailleurs, je suis en train de travailler sur un album avec le projet de faire plus tard de la scène. Mais je prends mon temps car je veux monter mes propres projets.
Parlez-moi de l’ambiance du tournage ?
C’est, comme le disait Alexandre, une ambiance formidable, une vraie vie de famille. Clément, c’est un peu comme un cousin, Samira, c’est « Tata Sami », Maud Baeker, c’est « Mounette ». En fait j’ai trois mères : Maud, Anne Caiilon et ma vraie mère… De quoi devenir schizophrène !
Avec la série et la musique, n’avez-vous pas peur de vous disperser ?
Je pense justement que, dès le début, je ne veux pas être enfermé dans quelque chose. Je suis prêt à casser les codes, à partir du moment que mes projets restent artistiques. On peut très bien faire plusieurs choses à la fois, regardez Bruel, Eddy Mitchell, et bien d’autres.
J’ai envie d’emmener les gens avec moi dans des domaines artistiques différents.
Je pense que c’est possible.

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Propos recueillis par Jacques Brachet