Archives pour la catégorie Télévison

La Rochelle 2017
CUT… Le courant passe toujours !

image001Trois belles comédiennes : Elodie Varlet, Julie Boulanger et la petite dernière, Dorylia Calmel, accompagnées d’Ambroise Michel et Antoine Stip et tout l’aréopage de la série « Cut » ont débarqué à la Rochelle avec toujours la même pêche et la joie de tous se retrouver.
« Cut » se déroule à la Réunion, une île paradisiaque mais avec des situations et des rebondissements qui ne le sont pas toujours.
La saison 5 a démarré le 12 octobre sur OSC et c’est devenu une grande famille on ne peut plus soudée, qui se retrouve toujours dans les rires et la complicité.
« Série vertueuse et bio » nous dit en riant la productrice puisque tournée dans des décors naturels. La moitié de l’équipe est réunionnaise sans aucune discrimination ethnique ou religieuse. Ce qui en fait une belle réussite.
Au générique, hormis la belle Dorylia, un autre petit nouveau : Stéphane Metger, hélas absent à la Rochelle.
Cette saison, nombre de héros vont être confrontés à la maternité ou à la paternité.

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Dorylia : Je suis la petite nouvelle du groupe, personnage assez mystérieux, pas très sympathique, qui va donner des coups de pied dans la fourmilière et révéler des choses. C’est une femme forte. Forte, je ne l’étais pas en arrivant mais j’ai tout de suite été entourée et dès mon arrivée, je me suis retrouvée à la piscine !
Julie : Mon rôle de mère va être à la base de mes préoccupations. Elle va beaucoup me nourrir. Mon fils a mal tourné et je vais essayer de le remettre dans le droit chemin. Tout va tourner autour de lui. Avec les saisons, il a grandi et son passage à l’adolescence va être un peu compliqué, pour lui comme pour moi.
Elodie : Mon personnage est très investi… et très enceinte ! Il se trouve que, durant le tournage, je suis tombée enceinte et je m’étais dit que j’allais arrêter la série, du moins pour cette saison. Mais les scénaristes ont incorporé ma grossesse dans l’histoire. Ca a donc été un tournage plein d’émotion, très intense et vivre deux grossesses à la fois avait quelque chose de perturbant quelquefois. Mais tout s’est bien passé et j’ai été très entourée.
Ambroise : Chaque saison, un souvenir du passé ressurgit chez moi et vient compliquer ma vie. Pour une fois l’événement va être enfin positif. Jusque là, j’étais très seul… Je ne vais plus l’être.
Je suis heureux de retrouver chaque fois Elodie puisque nous nous sommes croisés sur « Plus belle la vie ».
Antoine : Je suis à la fois père et grand père et même si c’est quelquefois difficile, je me complais dans la paternité. Ce qui ne va pas pour autant m’empêcher de tomber amoureux. J’ai en fait une vie très mouvementée !

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Et tous de préciser que c’est une série romanesque et non pas exotique comme certains veulent le faire croire. Même si elle se passe à la Réunion.
Ils aiment aussi souligner que l’entente est on ne peut plus familiale et que dès qu’arrive un petit nouveau, chacun fait tout pour qu’il se sente très vite à l’aise et fasse partie de la famille car ce n’est pas toujours facile d’arriver dans une équipe qui se connaît bien et qui est si complice.
« Il y a beaucoup d’humanité entre nous – précise Ambroise – et que l’on soit blanc ou noir ou métis on n’en a rien à faire. On est tous avant tout des humains, comme les personnages d’ailleurs, qui sont à notre image. Aucun rôle n’a été conçu pour un blanc ou un noir mais pour une personne.
Nous sommes totalement dans le partage ».

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A noter que nous devions retrouver Ambroise dans un unitaire pour France 2 : « Le rêve français » de Christian Faure. une fiction basée sur des faits réels, saga à la fois sociale et romanesque à travers les destins mêlés de deux familles guadeloupéennes qui dévoile une partie cachée ou ignorée de notre société. Son partenaire, Yann Gaël (Photo), a reçu le prix d’interprétation.

Propos recueillis par Jacques Brachet

La Rochelle 2017
Anne CHARRIER sacrée meilleure comédienne

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Elle a un sourire ravageur, une personnalité attachante.
2017 aura été une belle année pour elle puisque, hormis le prix d’interprétation féminine raflé à la Rochelle pour le film de Thierry Petit « Prêtes à tout », un téléfilm pour France 2, elle était aussi de la partie avec « Marjorie » réalisé par Mona Achache, une série 90’/collection toujours pour France 2, où l’on retrouve François Vincentelli et Thierry Frémont entre autres, elle à l’affiche du film d’Eric Gravel « Crash test Aglaé » et elle a joué au théâtre, durant un mois à Avignon « En attendant Bojangles » d’Olivier Bourdeaut.
Année chargée donc pour cette belle comédienne.

« C’est vrai -me confie-t-elle – ça a été une année très dense.
Pas trop de stress à la Rochelle ? (La remise des prix n’avait pas eu lieu)
Non aucun, que du plaisir d’être là. Le stress, on l’a avant et pendant le tournage. Et si l’on est sélectionné pour la Rochelle c’est que ça s’est bien passé !
Comment fait-on pour gérer une telle année ?
On s’organise et on se dit que ça vaut pour les années où il y a moins de projets !
Lorsqu’on vous propose de jolies choses à faire, on essaie de les faire, même si, quelquefois, le planning est serré. Il y a des années plus denses que d’autres et c’est une grande joie que d’avoir de jolies propositions.
Depuis la série « Maison close », il semble qu’on vous offre beaucoup de rôles de mère !
C’est vrai mais à chaque fois, c’est une mère différente. Et j’arrive à un âge où l’on me propose ce genre de rôles, étant moi-même mère et donc, pouvant y apporter mon expérience, mon vécu.
Et comment ça se passe à la maison ?
(Elle rit) Je suis une mère normale et mes enfants considèrent que je fais un métier comme un autre. La porte de la maison fermée, on ne parle que très rarement de mon métier… même si, quelquefois, ils m’aident à répéter un rôle… comme je les aide à réviser leurs devoirs !
De plus, je n’ai pas une notoriété qui les gênent à l’école ou dans la vie. Quelques copains savent ce que je fais, ça s’arrête là. Et surtout, je ne les oblige pas à me voir à l’écran. Ils sont libres.

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Cependant je crois que votre fille à des velléités de comédienne !
C’est vrai, on en parle, mais si ça reste sa vocation, son envie, elle fera ce qu’elle veut. Elle sait que c’est un métier difficile mais si c’est son désir…
Les parents sont des tuteurs, nous les aidons à avancer, nous sommes là pour les accompagner dans leur jeune vie et nous restons attentifs, à leur écoute. Après, c’est eux qui décideront.
Je reste une maman avant tout.
Vous jouez, dans « Prêtes à tout » une maman qui peut aller jusqu’à tuer… Et dans la vie ?
Je crois vraiment que pour mes enfants, je serais prête à tout. Après, entre ce qu’on dit, ce qu’on pense et ce qu’on ferait dans une situation donnée, comment réagirait-on ? Il faut, je crois, être dans une situation extrême.
Comme dans le film ?
Exactement. Je joue Aline, le rôle d’une maman qui va, avec une autre maman, Nadia, que tout sépare, de leurs origines à leur classe sociale en passant par leurs convictions et leur façon de vivre, qui vont être confrontées par la situation de sauver leur fils de la drogue et même de la mort. Tos leurs préjugés, toutes leurs pensées vont être remis en question. Elles vont s’épauler dans l’adversité.
C’est un très beau sujet qui pose beaucoup de questionnements.
Dans « Marjorie », vous n’êtes pas une mère !
Ce n’est pas une spécialité ! Non, je vais aider un prêtre qui découvre l’amour et qui a beaucoup de mal à revenir à la vie civile, qui se pose beaucoup de questions et à qui elle permettra de retrouver un sens à sa vraie vie.

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L’équipe de « Marjorie » – « L’équipe de « Prêtes à tout »

A Avignon, les critiques ont été belles à Avignon pour « En attendant Bojangles »…
Où je joue une mère ! encore très différente, éprise de danse, avec son mari, quelque peu déjantée, qui ne vit que pour le plaisir, dans la poudre de perlimpinpin jusqu’au jour où elle va entrer dans la folie. C’est une belle histoire tirée du livre éponyme d’Olivier Bourdeaut, le titre évoquant la chanson « Bonjangles » de Nina Simone, sur lequel ils dansent. On va le jouer en tournée de septembre à Décembre et certainement à Paris.
Sinon ?
Je vais jouer dans une mini-série pour France 2 et devinez quel rôle je vais jouer ? Une mère qui est commandant de police. C’est une histoire complexe autour d’un enfant. Puis je retrouverai le film de Rochdi Zem qui n’a pas encore de titre définitif. C’est l’histoire… d’une femme qui se retourne sur savie et qui n’a pas fait le bon choix.

En tout cas la belle Anne Charrier sait, elle, faire les bons choix.
Propos recueillis par Jacques Brachet

 

France 2
Bienvenue dans l’univers de « Broadchurch »
pour la troisième et dernière saison.

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Quelle aventure extraordinaire ! Quel chemin parcouru ! Depuis les débuts modestes inspirés d’une balade en 2011 sur la Côte jurassique – où je réside – jusqu’au succès mondial dans 180 pays, deux remakes internationaux et une adaptation romanesque ont été réalisés… sans parler des excursions, qui reprennent le parcours de ma promenade originelle !
Dans cette dernière saison, Ellie Miller et Alec Hardy enquêtent sur une affaire de violences sexuelles. Pour élaborer ce nouvel opus, nous avons consacré beaucoup de temps aux recherches. La scripte Samantha Hoyle et moi-même avons travaillé en étroite collaboration avec des associations d’aide aux victimes de violences sexuelles, des conseillers spécialisés, la police chargée de ces crimes, mais aussi avec les survivants. Ces personnes nous ont apporté leurs conseils à chaque étape : du scénario au script, du tournage au montage des épisodes – certains conseillers apparaissent même dans une séquence. Parce que ce type d’agressions est en hausse, je tenais à raconter l’histoire de Trish. Les statistiques rapportent une augmentation de 41 % des plaintes pour viol – par rapport à l’année précédente. Les images sexualisées sont omniprésentes, l’accès à la pornographie est devenu très simple et apparemment très courant.
C’est un problème pour les couples, pour les parents et les familles, pour les individus et la collectivité.
J’avais donc besoin que le lieutenant Ellie Miller et l’inspecteur Alec Hardy
reprennent du service pour explorer le sujet. Ce chapitre débute trois ans après les derniers événements à Broadchurch. De l’eau a coulé sous les ponts. Certaines personnes sont parties, d’autres se sont installées. Cette nouvelle enquête vient mettre au défi l’efficacité de l’ancien duo. Des suspects apparaissent, des vérités éclatent, et Broadchurch se dévoile comme jamais, avec de nouveaux lieux et ses paysages exceptionnels capturés dans la région du Dorset.
Les prouesses et le talent des acteurs de la série se révèlent immuables. Cette saison, l’incomparable Olivia Colman, secondée par David Tennant, Jodie Whittaker et Andrew Buchan sont rejoints par de nouvelles recrues de qualité : Julie Hesmondhalgh, Sarah Parish, Lenny Henry, Mark Bazeley, Georgina Campbell, Charlie Higson et Roy Hudd.
Broadchurch a été une expérience bouleversante autant pour moi que pour l’équipe qui travaille dessus. J’ai été profondément surpris et touché par la passion du public pour cette histoire et les personnages. Mais toutes les belles histoires ont une fin. Et j’espère que celle-ci saura tirer sa révérence avec une bonne dose de rebondissements, de rires et de larmes.

Chris Chibnall
Producteur et scénariste

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Olivia Colman, lieutenant Ellie Miller
Parlez-nous de votre duo avec David Tenant
Chris Chibnall a superbement mis au point les personnages. Ellie et Alec sont de très bons amis, peut-être des âmes sœurs. Ils se chamaillent tout en se respectant et en se défendant l’un l’autre avec détermination face au monde entier. Le fait que David et moi nous entendions si bien facilite notre travail et celui du réalisateur. Nous aimons passer du temps ensemble, cela rend les choses plus simples. Travailler avec lui va me manquer. Si on pouvait être tous les jours sur le même tournage, je serais heureuse ! On rigole, il n’est jamais en retard, il connaît son texte… C’est le partenaire de rêve !
Où en est Ellie après la saison 2 ?Nous apprenons que son père vit avec elle depuis le décès de sa mère. Même si Ellie ne semble pas « très famille », elle est seule, et l’aide de ce dernier est la bienvenue. En revanche, avec son fils, les choses ne sont pas faciles depuis qu’il sait la raison del’incarcération de son père…
La relation entre Ellie et Beth semble s’être améliorée…
Elles prennent soin l’une de l’autre. Cette amitié est extraordinaire, quand on pense à ce qui s’est passé. Que Beth soit encore capable d’apprécier Ellie relève du miracle. Cela fait d’elle une femme exceptionnelle.
Ellie et Alec ont le privilège de côtoyer tous les nouveaux acteurs grâce à leur rôle d’enquêteurs…Nous avons vraiment la meilleure place ; nous sommes aux premières loges pour assister aux interprétations phénoménales des acteurs, comme à celle de Julie
Hesmondhalgh. Penser qu’à tout moment, chaque jour, il y a une personne qui vit une abomination pareille…
Le courage de Trish est tellement beau à voir .Il y a aussi toutes ces personnes qui aident ,donnent de leur temps, de la protection et de la tendresse aux victimes. J’espère qu’elles seront satisfaites en voyant une partie de leur boulot portée à l’écran. C’est anormal et choquant que, par manque de financement, leur travail soit bénévole.
Il n’y a pas d’applaudissements pour elles.

David Tennant, captaine Alec Hardy
Où en est Alec Hardy au début de la saison 3 ?
Plusieurs années se sont écoulées. À la fin de la saison 2, on ne savait pas si Alec allait partir ou rester… Il est parti pour mieux revenir à Broadchurch et refaire équipe avec Ellie. Il se rend compte qu’elle est ce qui se rapproche le plus d’une meilleure amie, et qu’il est, probablement, à sa place à Broadchuch.
Alec est dans une phase d’acceptation, il ne blâme plus le monde entier. On le découvre
aussi sous un angle nouveau, celui de père, un rôle dont il essaie d’être à la hauteur mais il n’a pas beaucoup d’expérience ni de facilité en la matière. Cette saison a demandé beaucoup de
préparation…
Chris Chibnall a mené des recherches incroyables.
Nous avons été particulièrement affectés par notre rencontre avec des femmes chargées du suivi et du soin des victimes. Dans cet ensemble de services largement sous-financés, nous avons trouvé, chez les intervenants, une humanité et une attention inébranlables ; ça a été une grande leçon d’humilité. J’espère que nous aurons su rendre compte fidèlement de leur réalité dans la série.
Comment expliquez-vous le succès du duo formé par Alec et Ellie ?
Difficile de répondre en toute objectivité ! La présence d’Olivia Colman y est pour beaucoup évidemment ; elle compte tant pour moi. Durant toutes ces années, ce « partenariat » avec elle a été une vraie partie de plaisir. On s’est amusé, autant dans les loges que devant les caméras !
Chris a mis au point deux personnages qui s’imposent d’eux-mêmes et qui travaillent bien ensemble. Olivia a incarné Ellie, dans toute sa force, dès les premières paroles qu’elle a prononcées, j’ai donc beaucoup de chance d’être à ses côtés.
C’est la troisième et dernière saison…
C’est triste de penser que nous ne reviendrons pas à cet univers et à ses personnages que je porte dans mon cœur. Mais je me sens fier d’avoir joué un rôle dans cette série. Nous avons tous le sentiment d’avoir participé à quelque chose de spécial. Et nous avons tous tissé des liens forts entre nous. Ce qui va particulièrement me manquer ? Lire les scripts de Chris ; j’espère d’ailleurs que ce n’est pas la dernière fois que l’on travaille ensemble.

La Rochelle 2017
Quand « les grands »… deviennent grands !

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Arrivée à la Rochelle d’une vraie colonie de vacances : Vianney Lebasque, le réalisateur de la série d’OSC « Les grands », entouré de toute son équipe avec cinq des comédiens de cette série à succès qui a reçu l’an dernier à la Rochelle trois prix dont les deux prix d’interprétation jeunes espoirs : la belle Adèle Wismes et le toujours hirsute Grégoire Montana. Avec eux, Pauline Seyriès, Sami Outalbali, Théophile Baquet.
Joyeuse bande que celle-ci, dont les cinq comédiens qui passent cette année du collège au lycée. Et du coup, les grands deviennent les petits mais restent potaches, pleins de vie et d’espoir même si, grandir, devenir ado n’est pas toujours un long fleuve tranquille.
On les retrouve donc avec plaisir dans de nouvelles aventures estudiantines et il sortiront même de leur huis clos pour une petite escapade à Amsterdam… lieu de tous les interdits.
En tout cas à la Rochelle, ils étaient bien dissipés même si, le soir de la remise des prix, Vianney, seul sur scène, était très ému de recevoir ce quatrième prix : le prix du meilleur réalisateur !
Nous les avions tous rencontrés dans l’après-midi et s’ils étaient tous heureux de se retrouver, déjà le réalisateur était un peu inquiet :
« C’est d’abord émouvant de se retrouver cette année à la Rochelle. Ayant raflé trois prix l’an dernier nous ne pensions pas être sélectionnés pour la compétition.
Avec cette seconde saison, nous nous remettons en danger car nos ados franchissent une nouvelle étape, nos ados se retrouvent au lycée et l’on aborde donc des sujets plus graves, plus adultes. Ils ont grandi ».
Les scénaristes et auteurs nous disent la joie que OSC leur ait totalement fait confiance pour une seconde saison alors même qu’ils ne savaient pas encore si la série aurait du succès ou non. Du coup, ils sont d’autant plus heureux qu’ils ont déjà signé pour une troisième saison !

Grégoire Montna Vianney Lebasque Pauline Seyriès
Grégoire Montana – Vianney Lebasque – Pauline Seyries 
Grégoire Baquet – Adèle Wismes – Sami Outalbali

 Grégoire Baquet Adèle Wismes Sami Outalbali

Vous êtes trois scénaristes : Joris Morio, Victor Rodenbach, et vous, Vianney.
Comment travaillez-vous ?
Nous faisons des ateliers à trois, chacun explique comment il voit évoluer les personnages, leur trajectoire, les histoires qui peuvent se créer entre eux. Nous avons, cette année, essayé d’aller plus loin, les sujets ayant changé, les préoccupations des ados n’étant plus les mêmes. On écrit, on se raconte ce qu’on écrit, on le propose aux producteurs, on repart, on revient sur des événements, on confronte nos idées et peu à peu les histoires s’imbriquent, le scénario voit le jour.
Cette année, le sujets semblent plus sombres…
Sombres… c’est peut-être exagéré mais nous avons voulu monter les enjeux. Disons que c’est plus dramatique car ils commencent à avoir des problématiques d’adultes. On aborde des sujets plus interdits, plus dangereux. Des sujets qui se confrontent à la réalité.
Et puis, l’on connaît mieux nos comédiens, l’on s’en nourrit mutuellement, on voit jusqu’où on peut les amener.
Les comédiens sont-ils restés les mêmes ?
Les personnages récurrents sont restés, certains sont partis, d’autres ont pris la place. Du coup d’autres personnages ont vu le jour et l’on va voir si l’on peut en faire évoluer certains. Ca donne un peu de sang neuf. »

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J’avais eu l’occasion de rencontrer Grégoire Montana l’an dernier et nous nous retrouvons avec plaisir. A l’époque, il ne savait pas s’il y aurait une suite. Il y était un ado un peu immature, un peu poète, lunaire et timide, ayant des difficultés à aborder les filles.
Grégoire, as-tu pris du plaisir à retrouver ton personnage ?
Plaisir et stress mêlés. Plaisir parce que j’aime cette série, j’aime mon personnage qui, tout en étant le même, a évolué avec le temps, il a vécu plein de choses au collège, il a mûri. Il a évolué dans la vie et la question était de savoir si j’avais ou j’allais bien évoluer !

Vianney, combien de temps a duré le tournage ?
Vingt-cinq jours… pour mettre en boîte dix épisodes de 26′ ! Nous avons tourné à Tours et à Amsterdam. Et même si nous avions moins de moyens qu’une grande chaîne, grâce à OCS nous avons travaillé en toute liberté, dans une confiance totale ».
Et Adèle Wismes d’ajouter : « Nous avons été heureux de tous nous retrouver car aujourd’hui nous formons une grande famille. Il y a entre nous une telle fusion que, même hors tournage, nous continuons à nous réunir ! »

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Propos recueillis par Jacques Brachet.

France 2 : NINA, troisième saison

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Troisième saison pour cette série à succès de France 2, où l’on va retrouver Nina et ses acolytes pour dix épisodes.
« Nina », alias Annelise Hesme, renfile donc sa blouse dès le mercredi 18 octobre prochain, à 20h55, et retrouve ses partenaires récurrentsThomas Jouannet, Nina Mélo, Grégoire Bonnet et Muriel Combeau. Chaque mercredi, les téléspectateurs découvriront ainsi deux inédits de cette nouvelle saison. L’on va retrouver le personnel de l’hôpital en plein chamboulement puisque, comme révélé en fin de saison 2, le service de médecine interne est contraint de fusionner avec celui de l’hôpital Nord et découvre une nouvelle chef de service, qui prend Nina en grippe. Et pas de chance pour l’infirmière, la reprise de ses études de médecine ne lui permet d’être présente qu’à temps partiel à l’hôpital, tandis qu’elle doit aussi faire face au retour de Costa à son domicile.

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Qui est Nina ?
A 39 ans, Nina se retrouve infirmière stagiaire sous les ordres de Léo, une « gamine » de quinze ans sa cadette, dotée d’un tempérament difficile, et du Dr. Proust qui s’amuse à lui faire peur… Pas simple !
D’autant que pour tous, Nina est la femme du patron, Costa Antonakis, son ex avec lequel rien n’est vraiment réglé malgré leur divorce. Mais après avoir soigné Lily, leur fille, pendant dix ans, rien ne fait peur à Nina !
Forte de ses années passées dans les hôpitaux au contact des médecins comme des infirmières et des aides-soignants, Nina, fille d’un grand interniste et d’une obstétricienne renommée, prend le risque de les décevoir pour tracer son propre chemin dans l’univers hospitalier auquel elle ne peut décidément pas échapper…
L’écoute et le soin comme profession de foi, l’envie de vivre et d’aimer comme prescription…

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Thomas Jouannet – Marie-Christine Adam – Grégoire Bonnet

Casting
Annelise Hesme (Nina), Thomas Jouannet (Costa), Nina Mélo (Léo), Grégoire Bonnet (Dr Proust), Muriel Combeau (Gabrielle), Stéphane Fourreau (N’Guyen), Farid Elouardi (Bensaïd), Clément Moreau (Kévin), Alix Benezech (Dorothée), Ambroise Michel (Fred), Marie-Christine Adam (Gloria), Sophie Charlotte Husson (Caroline Bergman), Ben (Julien Dimaggio), Ilona Bachelier (Lily), Roman Magloire (Neo)
Et puis une longue liste de « gusts » qui vont apparaître au fil des saisons : Nicole Croisille, Charles Templon, Xavier Mathieu (ép. 1) ; François Bureloup, Élise Diamant (ép. 2) ; Dounia Coesens, Guillaume Cramoisan, Philippe Lavil (ép. 3) ; Anne Girouard, Matthieu Rozé, Camille Aguilar, Sophie Le Tellier (ép. 4) ; Frédérique Tirmont, Christian Rauth, Vanessa Demouy, Jérémie Covillault (ép. 5) ; Doudou Masta (ép. 6) ; François Feroleto (ép. 7) ; Gwendoline Hamon, Cédric Chevalme (ép. 8) ; Stéphane Freiss, Sara Mortensen (ép. 9) ; Linda Hardy, Vincent Primault, Nicolas Wanczycki (ép. 10)

La Rochelle 2017
DEMAIN NOUS APPARTIENT

« Demain nous appartient »… L’énorme succès de l’année

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Depuis quelques semaines, cette nouvelle série de TF1 tient tous les soirs en haleine un public toujours plus nombreux, dans des intrigues et des événements qui s’enchaînent à la vitesse grand V.
Tourné en pays sétois, les décors sont magiques mais il s’en passe, des drames, sous le soleil !
Une équipe de comédiens remarquables, nombre sont des comédiens récurrents de séries. On a plaisir à admirer la belle Ingrid Chauvin, on a beaucoup d’émotion à retrouver Charlotte Valandrey, à découvrir Lorie Pester qui a abandonné la chanson pour un moment, à voir au générique Alexandre Brasseur, à admirer la toujours hiératique Laure Killing… Bref, on ne peut pas tous les nommer tant ils sont nombreux et tant les événements s’entrelacent et nous surprennent à chaque épisode.
Inutile de dire qu’à la Rochelle, ce fut de la folie furieuse à l’arrivée d’une bonne partie de l’équipe récurrente : Alexandre Brasseur et Ingrid Chauvin, époux divorcés dans la série, leur fils, le jeune Clément Riemens, leur fils, Maud Baecker, qui joue la sœur d’Ingrid, Lorie Pester et Samy Gharby, respectivement lieutenant et capitaine de police, Anne Caillon qui est l’adjointe au maire, Charlotte Valandrey qui est juge d’instruction en couple avec Juliette Tresanini, enseignante.
Dans la Cohue de cette après-midi de fou, on a pu approcher quelques-un de ces protagonistes.

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Ingrid Chauvin : « Je suis heureuse de tourner avec un réalisateur que je connais bien : Thierry Peythieu, puisqu’il est mon mari ! Nous tournons à Sète jusqu’au 15 novembre et si le succès est toujours au rendez-vous, nous sommes tous d’accord pour repiquer au jeu et qu’il y ait une suite ! Nous avons constitué une belle famille, on est heureux de tourner et de vivre ensemble et on travaille dans des conditions idylliques.
Charlotte Valandrey : Je n’avais pas tourné depuis longtemps, à part un passage dans le film de Maïwen « Le bal des actrices » Retrouver l’atmosphère d’un plateau me rend très heureuse. Ca me manquait beaucoup et je me bagarre depuis 15 ans pour ça. De plus je retrouve ce public qui ne m’a pas oubliée, qui m’a même soutenue. C’est ma plus belle récompense.
Lorie Pester : J’ai failli ne pas être de l’aventure car j’avais entamé l’enregistrement de mon prochain disque. Mais il était difficile de refuser une telle aventure et du coup ça a été la course entre le plateau et le studio. La production a eu la gentillesse de suivre le mouvement et m’a permis de m’absenter quelquefois.

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Juliette Trésanini : Je suis la femme de Charlotte dans la série et ce rôle est important pour moi. J’ai démarré dans un épisode de « Joséphine, ange gardien » puis « fais pas ci, fais pas ça ». La prod m’a découverte sur ma chaîne Youtube et l’on m’a proposé ce rôle qui est à l’opposé de ma vraie nature. C’est ce qui m’a plu et j’ai été heureuse de passer de la comédie au drame.
Maud Baecker : Toute ressemblance avec Ingrid Chauvin pourrait-elle être fortuite ?
C’est vrai je joue sa sœur et lorsqu’on m’a proposé ce rôle, je n’ai pas hésité car je suis une de ses grandes fans. Je pense qu’au fur et à mesure du tournage nous nous sommes rapprochées et l’on est vraiment devenues sœurs !

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Parmi toutes ces femmes, l’un des plus jeunes comédiens de la série est Clément Rémiens.
Physique à la Delon… jeune, beau sourire qu’on voit peu dans la série, il est tout heureux de débuter dans un tel projet avec de tels comédiens.
Comment es-tu venu sur ce projet, Clément ?
J’ai fait du théâtre amateur durant dix ans dans le Pas de Calais. Ca a toujours été ma passion et j’ai donc décidé de venir à Paris où je suis entré directement en seconde année au cours Florent. J’y suis resté deux ans… ou presque. Je dis presque parce que, à un jour de jouer le spectacle de fin d’année, j’ai dû partir à Sète. Une directrice de casting m’avait repéré. Elle m’a fait passer le casting le 15 mai, le 17 j’étais accepté et le 28 j’arrivais à Sète sans encore savoir que mes parents seraient Ingrid Chauvin et Alexandre Brasseur !
Tu aurais pu tomber plus mal ! (Il rit et son visage s’illumine)… Dommage que tu ne ris ou souris plus souvent à l’écran.
C’est vrai mais mon rôle est très tourmenté. C’est un ado dont les parents divorcent, de plus, il va apprendre que son meilleur ami est en fait son cousin, il se découvre une tante qui est en fait la mère de son copain et il découvre que sa sœur est gravement malade ! Il y a de la colère en lui et il faut prendre tout cela en compte pour le comprendre.

Clément Remiens

Comment appréhende-t-on un rôle aussi lourd, alors que c’est ta première expérience ?
Je l’ai beaucoup creusé en profondeur, je me suis mis à sa place afin de voir comment j’aurais pu réagir et c’est vrai que d’être confronté à tous ces événements, ça ne laisse pas beaucoup de place à la rigolade. Il a une adolescence pour le moins perturbée.
Le tournage te semble-t-il difficile ?
Oui et non. Oui car c’est mon premier et qu’on tourne cinq séquences par jour du lundi au vendredi. C’est énorme mais c’est aussi pour un jeune comédien comme moi une école formidable. Au début ça a été difficile car du jour au lendemain j’ai dû apprendre mes premiers textes. C’est une belle expérience et l’ambiance est tellement formidable que c’est le bonheur !
Pas de regret d’avoir quitté le théâtre ?
Non, sinon qu’à deux jours près j’aurais pu jouer. Les profs l’ont mal pris et je les comprend. Mais je suis jeune et j’aurai tout mon temps pour y revenir parce que tout m’attire dans ce métier. J’aime tout autant être devant que derrière une caméra. Je pense que je ferai un jour de la réalisation ou de la mise en scène. L’envers du décor me plait beaucoup mais c’est quand même être comédien qui me plaît le plus.
Tu as toujours voulu être comédien ?
J’ai balancé un temps entre être comédien et… basketteur !
Qu’est-ce qui a fait pencher la balance ?
J’étais en sports-études et c’est ma mère qui m’a inscrit à un cours de théâtre. Ça a été la révélation.
Un de tes grands souvenirs de ce tournage ?
Pour la première scène je me suis retrouvé assis sur une chaise avec, devant moi, debout, cinq comédiens dont Ingrid et Claude… C’était très impressionnant, ça a été une grande émotion et je me suis vite rendu compte de la chance que j’avais !
J’espère que ça va continuer.

Propos recueillis par Jacques Brachet.

La Rochelle 2017
PLUS BELLE LA VIE

Cette année, les séries récurrentes ont été nombreuses et sont venues en bandes : « Demain nous appartient », « Plus belle la vie, « Cut », « Les grands ».
Ainsi se sont posés tous ces comédiens populaires et leurs équipes, à la grande joie de tous les fans venus par centaines pour les voir, les toucher, les « selfier » (je viens de l’inventer!) et se faire signer les photos.
Belles cohues mais dans la joie, les cris, quelquefois les pleurs, chacun (et beaucoup plus de chacune !) emportant leur souvenir dans leur cœur et dans leurs têtes.

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 La vie est toujours belle, de Marseille à la Rochelle.
Tous les ans, une équipe de la célèbre série de France 3 descend tout droit de Marseille jusqu’à la Rochelle.
Cette année encore, elle a quitté le soleil de la cité phocéenne pour retrouver le crachin de la Charente Maritime. Ce qui n’a pas découragé les fans venus emmagasiner un peu de chaleur du Midi.
Cette année, la directrice éditoriale de la série, Christine Coutin, avait emmené dans ses bagages Stéphane Henon, Pauline Bression, Lara Menini, Avy Marciano, Joakim Latzko et Fabienne Carat.
Nous en avons profité pour faire le point sur cette série qui, depuis 15 ans, passionne les ados (et les autres !) avec un succès jamais démenti.
« Nous sommes toujours aussi enthousiastes – nous confie Christine – et pour cette prochaine saison nous avons choisi des thèmes fédérateurs : l’amour et la famille… « Nos » familles ! Large thème puisque plusieurs familles se côtoient au Mistral et que les sujets traités seront nombreux.
Et il y aura plusieurs naissances !

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Fabienne Carat et Stéphane Henon

Samia et Jean-Paul Boher (Carat/Henon) vont se séparer suite à un malentendu et une tromperie, l’occasion pour nous de traiter de tout ce qui se passe autour d’un grave sujet : la séparation. La famille Nebout (Marie Réache et Jerôme Bertin), va être confrontée à la maladie d’alzheimer et les effets que cela répercute dans la famille. Baptiste et Emma (Bryan Trésor et Pauline Bression) vont avoir un bébé, ce qui nous permettra d’aborder l’arrivée d’un bébé chez de très jeunes parents.
Ce sera d’ailleurs le sujet principal du prime time du 26 septembre, suivi d’un documentaire.
Autre naissance ce même jour : le seul site numérique officiel de la série, où l’on trouvera tout ce que l’on veut et doit savoir sur la série, sur le tournage et les personnages.
Autre sujet abordé : jusqu’où est-on capable d’aller par amitié ?
On vous réserve beaucoup de surprises dont le retour du juge Estève… mort en 2010 !!!
Mais les fans étant mécontents de sa mort, on va le faire revivre… mais on ne vous dira pas comment ! Tout est possible au Mistral !

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Pauline Bression et Avy Marciano

On ne voit jamais de guest stars dans la série ?
C’est vrai, et on n’en verra pas, c’est une volonté de la production. On fait toujours venir de très bons comédiens, sans pour cela qu’ils soient célèbres. Par contre, nombre de comédiens de la série commencent à devenir des stars, donc pas besoin d’en rajouter !
Il fut un temps où les comédiens qui venaient jouer dans la série étaient snobés, interdits de séjour dans d’autres productions. Mais vu le succès de la série, aujourd’hui les choses s’inversent et on vient les chercher. On ne compte plus les artistes qui ont appris leur métier dans « Plus belle la vie ».
Aujourd’hui la série est devenue une énorme machine…
Oui, elle fait travailler 150 personnes par jour mais ce qui est formidable c’est que tous les comédiens peuvent avoir d’autres projets et partir un temps vers un autre tournage. Le tout est de le savoir à l’avance afin que les scénaristes en prennent compte et prévoient leur départ et leur retour .
Il faut savoir que la série a démarré avec 19 personnages et qu’aujourd’hui ils sont 64. Nombre d’entre eux y ont débuté et c’est une belle école pour eux. »
Bref, vous aurez compris que la série est loin de s’arrêter, que tous les artistes sont heureux d’y jouer, que notre amie Christine est gonflée à bloc et en parle comme si c’était son enfant, d’ailleurs elle nous précise que l’écriture ne s’arrête jamais et que l’on n’est pas au bout de nos surprises et de l’imagination des auteurs !

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Lara Menini et Joakim Latzko

Propos recueillis par Jacques Brachet

 

 

 

 

 

La Rochelle 2017 Bernard MENEZ et l’ADAMI au festival

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Bernard Menez n’est pas que le rigolo du tube qui lui colle aux basques depuis des décennies « Jolie poupée », il est aussi un comédien qui a aujourd’hui une jolie carrière théâtrale et cinématographique. Il siège également au conseil d’administration de l’ADAMI, qui est une société de gestion collective des droits de propriété intellectuelles des artistes, qu’ils soient auteurs, compositeurs, comédiens, chanteurs, musiciens et existe depuis 60 ans.
Notre très populaire comédien était à la Rochelle avec un groupe de jeunes comédiens que l’ADAMI aide à concrétiser leurs projets. Il nous rappelle qu’en 85, Jack Lang, alors ministre de la Culture créa une loi visant à rémunérer les artistes dont les oeuvres enregistrées passaient alors sur les écrans ou sur les ondes, alors qu’ils ne touchaient rien. Aujourd’hui, Internet s’y est ajouté. »Ce ne sont pas des sommes exorbitantes – nous dit-il mais cela permet souvent à des artistes âgés ou travaillant peu, à vivre ou à survivre. On a dont créé une société de répartition et des commissions, chacune s’occupant section dont les oeuvres passent sur les médias ou sont enregistrées sur CD et DVD… »

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Marie Kremer et Laurette Tessier

L’ADAMI favorise également l’éclosion de jeunes talents et les aide à monter leurs projets artistiques. Ainsi en 2016, 1216 projets ont été soutenus par l’ADAMI, pour un budget de près de 18 millions d’Euros.
L’ADAMI est présent sur nombre de festivals, dont celui de la Rochelle qui a permis de mettre quelques jeunes talents en valeur, comme Marie Kremer, qu’on a pu voir dans des séries comme « Un village français », « Caïn » ou « Profilage » (Elle y joue la sœur d’Odile Vuillemin). On a pu la voir à la Rochelle dans le film de Nicolas Boukhrief « Un ciel radieux » pour Arte et elle vient de tourner, en tant que réalisatrice « Pérou » dans lequel elle joue également, avec Laurette Tessier avec qui elle était au festival.

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Patrick Ridremon et Joffrey Verbruggen

Nous avons également pu voir un court-métrage totalement déjanté et trash signé Patrick Ridremont, « La station », Patrick que l’on a pu également voir dans le film en compétition « La forêt » de Julius Berg (France 3) dans lequel joue. Dans son court-métrage, on découvre le comédien belge Joffrey Verbruggen (Avec une apparition d’une autre Belge, Virginie Effira). Joffrey, quant à lui, a tourné quelques films et a pu, grâce au Jamel Comedy Club, monter son premier one man show.
Et puis, chaque année, le jury remet le prix des meilleurs espoirs féminin et masculin.
Cette année, ont été récompensés Marie dal Zotto pour « Mention particulière » de Christophe Campos (TF1) et Léo Legrand pour « Un ciel radieux » de Nicolas Boukhrief (Arte)

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Marie dal Zotto et Léo Legrand

Comme on le voit, l’ADAMI est omniprésente et est une source d’espoir pour les artistes, qu’ils soient jeunes ou âgés puisqu’elle les suit tout au long de leurs parcours.

 

Jacques Brachet

La Rochelle 2017
Samuel LABARTHE, flic de charme

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Samuel Labarthe, c’est la classe incarnée, le charme et l’humour à l’anglaise… même s’il est franco-suisse !
Sa longiligne silhouette se promène nonchalamment sur le port de la Rochelle, souvent arrêté par les passants qui le reconnaissent grâce à cette série à succès de France 2 « Les petits meurtres d’Agatha Christie », série on ne peut plus populaire dont il partage l’affiche avec Blandine Bellavoir et Elodie Frenck.
Cet ex sociétaire de la Comédie Française devenu Swan Laurence, allie l’humour à la simplicité et se prête avec gentillesse aux autographes et aux selfies.
Cette série qui, avec l’assentiment du petit-fils de la grande Agatha, a quelque peu détourné ses romans en les traitant « à la française », tout d’abord avec le duo Dulery-Colucci puis aujourd’hui avec le trio de charme suscité.
Est-ce que ça a été difficile de passer avec le duo ?
Non, je n’ai pas cherché à faire « du Dulery » ni à le faire oublier. En fait, nous sommes entrés dans une série nouvelle avec pour base les histoires d’Agatha Christie. Je suis entré dans le rôle de ce policier un peu coincé, assez satisfait de lui-même tout en gardant de la distance, de l’humour, pris entre ces deux femmes, sa secrétaire et la journaliste, qu’il aime bien, tout en étant quelquefois assez mufle avec elles. C’est très intéressant à jouer.

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Trio de choc : Elodie Frenck – Blandine Bellavoir – Samuel Barthe

On s’éloigne quelquefois beaucoup des romans d’Agatha Christie, non ?
L’histoire reste la même mais ce sont les situations qui changent puisque ici il n’y a ni Hercule Poirot ni Miss Marple. Mais nous avons eu le feu vert de son petit-fils qui, pour la première fois, a accepté cette version française et il en a été très intéressé.
Et ça marche en plus !
Effectivement car on a gardé les intrigues qui sont formidables. Seule la manière de les aborder change puisque c’est un trio qui mène l’enquête. Les derniers épisodes ont réuni quelque cinq millions de téléspectateurs. C’est une grande chance et tant que ça marche, on continue à tourner à raison de quatre épisodes par an.
On vous vu ces derniers temps en travesti, en flic bourré…
Oui et vous n’êtes pas au bout de vos surprises !
Cette année la série est en compétition dans la catégorie 90’/collections…
C’est une surprise et c’est la cerise sur le gâteau car on ne vient pas pour ça. On vient surtout parce qu’on est superbement reçu à la Rochelle et le public nous fait à chaque fois un excellent accueil. S’il y a un prix en plus, ce sera épatant !
Et ça l’a été puisque le jury leur a accordé ce prix… sans Samuel, sans Elodie, déjà partis pour d’autres tournages, mais avec Blandine et l’équipe du film.
Mais avant son départ, Samuel devait présenter une nouvelle série de six fois 52′ dans lequel il joue encore un flic mais tout à fait différent. Il s’agit de « La forêt », réalisé pour France 3 par Julius Berg, avec Suzanne Clément, Frédéric Difenthal, Alexia Barlier, Patrick Ridremont entre autres.

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Samuel avec Frédéric Difenthal… toujours aussi souriant !
Blandine Bellavoir reçoit le prix avec l’équipe des « Petits meurtres »

On qui l’atmosphère farfelue des « Petits meurtres » pour entrer dans une sombre histoire qui se passe, comme son nom l’indique, en forêt, autour de Montfaucon. Le capitaine Decker mène l’enquête sur le meurtre d’une jeune fille et la disparition de ses deux copine.
Une enquête qui nous tient en haleine dès le départ, avec nombre de rebondissements, superbement maîtrisée par un Samuel Labarthe beaucoup plus sérieux, plus humain, qui prend fait et cause pour ces événements qui le touchent de près.
A voir très bientôt sur France 3 et à préciser que le film a reçu le prix de la meilleure série 52′.

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Samuel avec Alexia Barlier, Patrick Ridremont, Christophe Carmona (La forêt)

Propos recueillis par Jacques Brachet

 

La Rochelle 2017
Christophe FAVRE : l’ignoble Baptiste Severin dans « La mante » !

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Après avoir joué dans des films comme « Radin », « Camping », « Disco », il est absolument démoniaque dans la série « La mante » qu’on vient de suivre sur TF1. Difficile à croire tant dans la vie, Christophe Favre est jovial, souriant et d’une gentillesse extrême !
Il rit lorsque je le lui fait remarquer.
« Belle série, belle réalisation, belle équipe et… beau personnage que l’on m’a offert là. Et quand je dis « beau » c’est que c’est très excitant de jouer ainsi les vrais méchants ! Il est inquiétant à souhait mais ce sont des rôles rares, originaux et très jouissif à jouer !
Comment peut-on penser à toi dans un tel rôle, lorsqu’on te voit aussi jovial dans la vie ?
C’est ce qui est formidable car ça prouve que le diable peut s’incarner chez n’importe qui ! C’est un mec tout simple, insignifiant, qu’on ne remarque pas, en qui, justement, on peut faire confiance et qui est amené aux pires actes. On peut en rencontrer partout, des gens de ce type et c’est tout l’intérêt de jouer un tel rôle.
On entre facilement dans ce genre de rôle ?
Curieusement oui, en décortiquant le personnage, en essayant de comprendre ses émotions, ses objectifs, en découvrant son caractère pour lui donner vie, même si, comme tu le dis, il est à l’opposé de moi… heureusement !
C’est en fait un travail très personnel que je fais durant des heures chez moi, pour le trouver, l’incarner. J’essaie plein de trucs.
Et après la maison ?
On se retrouve sur le plateau, on en parle avec le réalisateur pour voir si l’on est sur la même longueur d’ondes. Le réalisateur nous guide, ensemble on élabore les desseins du personnage afin de le vivre le plus naturellement. C’est vraiment un jeu.
En es-tu sorti indemne ?
Oui car si l’on voit ce qu’il a fait à l’écran, moi je ne l’ai pas joué, je ne l’ai pas vu, je ne l’ai pas vécu. On ne me voit pas trancher la tête heureusement car je crois que j’aurais eu du mal à le faire et ç’aurait été différent pour moi.
Donc je suis sorti d’autant plus facilement du rôle que, le temps d’une nuit de sommeil, le lendemain du tournage je me retrouvais sur le film d’Olivier Marchal « Carbone » où je jouais un avocat auprès de Gérard Depardieu ! Je n’ai pas eu le temps de souffler et du coup, Baptiste a été instantanément oubli.
Mais l’on devait vivre avec tous nos rôles, on deviendrait dingue !
Comment es-tu venu à ce métier ?
Par des chemins détournées, dans le bon sens du terme : Natif de Royan, j’ai longtemps été saisonnier, je partais travailler partout de ville en ville, de pays en pays. Un jour on m’a proposé de faire une silhouette dans un film. Le cinéma c’était mon rêve d’enfant mais je n’y croyais pas. Là je me suis dit : c’est vraiment ce que tu veux faire. J’ai voulu faire du théâtre mais je me suis longtemps cherché, je ne me trouvais pas d’emploi. Je me suis alors tourné vers le cinéma et j’ai compris que c’était là qu’il fallait que j’aille. On a alors commencé à me proposer des rôles, intéressants, riches et variés et tout s’est enchaîné.
Tourner avec Depardieu ?
Une immense joie une grande chance. C’est un comédien remarquable doublé d’un homme formidablement gentil et lorsqu’on est sur un tournage avec lui et Olivier Marchal, il y a une ambiance tellement chaleureuse qu’on ne peut qu’être heureux.
Après « Carbone » que va-t-il se passer ?
J’ai toujours eu la chance d’avoir un projet qui arrive après l’autre et là, je vais tourner un film de Jean-Philippe Grosset « D.K.PIT » (Décidemment !) où je joue le parrain d’une maffia de l’herbe. Le tournage se fera à la Réunion avec Antoine Stip (« Cut ») que je viens de croiser à la Rochelle.
J’en chaînerai sur un film fantastique où je joue un double personnage de concierge et de croquemitaine !
Ça n’arrête pas !
C’est vrai, j’ai cette chance et aussi le fait que me dit souvent que j’ai un jeu très anglo-saxon.
Peut-être ceci explique cela !

Propos recueillis par Jacques Brachet