Archives pour la catégorie Télévison

Février à la télé

visuel prière d'enquêter

Mardi 4 février à 21h05 sur France 3
Prière d’enquêter (90’)
Un monde les sépare, le crime les réunit
Ecrit par Marie Deshaires et Catherine Touzet – Réalisé par Laurence Katrian
Auteurs : Sabrina Compeyron & Olivier Gorce
Réalisateur :Xavier Durringer
Avec : Sabrina Ouazani (Elli) – Mathieu Spinosi (Clément) – Jérôme Robart (Franck) – Stéphane Freiss (Abbé Louis) – Guy Marchand (Pierre Maillard) – Christian Rauth (Mathias)
Christine Citti (Hélène) – Xavier Guillebon (Eric Maillard) – Myriam El Ghali-Lang (Bérénice)
À 33 ans, Clément a passé toute sa vie au monastère et s’apprête à prononcer ses vœux définitifs pour devenir moine.
Il ne connaît le monde moderne qu’à travers les livres et les cours par correspondance qu’il a pris à l’université.
Orphelin, il a été adopté par le régisseur du monastère et pris sous son aile par le Frère Benoit.
Quand ce dernier est retrouvé assassiné, Clément va aider Elli Taleb, une capitaine de police totalement athée, à retrouver le meurtrier.
Guidé par cette inspectrice singulière qui élève seule ses trois sœurs, Clément va découvrir le monde à l’extérieur du monastère et les secrets de son passé.

un-mauvais-garcon

Mercredi 5 février à 21h05 sur France 2
Soirée continue : «Est-on coupable à jamais ? »
A 21.05 La fiction « Un mauvais garçon »
Auteurs : Sabrina Compeyron & Olivier Gorce
Réalisateur : Xavier Durringer
Avec : Richard Anconina (Benoît Delage), Isabelle Renauld (Cecile Delage), Andréa Ferreol (Catherine Fontanelle), Judith Magre (Gisèle Delage), Jean-Claude Dauphin (Yves Fontanelle), Rachid Hafassa (Idriss Doumane), Alexandre Desrousseaux (Théo Delage)
Benoît Delage semble mener une vie sans histoire. Professeur de faculté apprécié de tous, heureux en famille, c’est un homme bien sous tous rapports.
Mais son existence est bouleversée lorsque son fils commet des actes de délinquance. Son propre passé est alors brutalement révélé : dans sa jeunesse, il a fait une longue peine de prison pour avoir tué un policier.
Malgré son parcours exemplaire de réinsertion, le voici confronté à la rumeur, impitoyable et destructrice.
Ce film interroge, en particulier à l’heure d’Internet et des réseaux sociaux : l’auteur d’un crime qui a purgé sa peine a-t-il le droit de recommencer sa vie ?
«Est-ce que je regrette d’avoir tué ? Oui, chaque jour de ma vie. Est-ce que j’oublierai ?  Non, jamais, jamais je ne pourrai oublier»

UN MAUVAIS GARCON UN MAUVAIS GARCON

A 22.30 Le débat : « Est-on coupable à jamais? »
Suite à la diffusion de la fiction « Un mauvais garçon », France 2 propose une nouvelle Soirée continue animée par Julian Bugier.
A-t-on tous le droit à une deuxième chance ? Après une condamnation, après une peine de prison, a-t-on vraiment fini de purger sa peine et de payer sa dette ou demeure-t-on à jamais coupable ? Comment affronter le jugement des proches et de la société ? Peut-on tout recommencer à zéro et retrouver une vie normale, sans être rattrapé par son passé judiciaire ?
Julian Bugier
abordera toutes ces questions avec ses invités, juges, avocats et citoyens qui viendront témoigner de leur vie après la prison
Rencontre avec Richard Anconina
Qu’est-ce qui vous a convaincu d’accepter ce rôle pour la télévision ?
A la lecture du scénario, j’ai été saisi par le sujet : mon personnage est un professeur d’université apprécié, un père attentionné, un époux modèle, un ami généreux et agréable. Il est avenant, aimable, patient, cultivé, drôle… Mais on apprend que plus jeune, il a commis un crime et a été condamné à 25 ans de prison.
Ce qui m’a intéressé,c’est la question de la réinsertion,de savoir comment on fait pour vivre avec ça une fois sorti. Une fois dehors, il faut bien continuer à vivre, on ne peut pas vous laisser seul vous marginaliser. Ce personnage n’est ni un héros, ni un anti-héros classique. Je n’ai pas hésité à accepter ce rôle!
Comment avez-vous travaillé une telle personnalité ?
Le plus simplement possible, avec une approche humaine. Le crime qu’il a commis ne pourra jamais s’effacer.Les années de prison ne pourront jamais s’effacer. Sa soif de vivre, d’apprendre et de comprendre ce qu’il a fait et d’où il vient sont palpables. Le film donne des clés pour comprendre comment il en est arrivé là mais sans jamais tomber dans la facilité et la victimisation de ce personnage, il n’est pas question de s’apitoyer sur lui car rien ne peut excuser l’irréparable. Cet homme a purgé sa peine et surtout a reconstruit sa vie sur des bases solides. Il s’est restructuré grâce à des études, des lectures, un métier, une famille, des amis, un engagement associatif.
Benoit Delage pense à ce crime tous les jours,mais il invoque le droit d’avoir changé, de travailler,de vivre. Sa hantise jour après jour,c’est que sa vie se résume à cet acte criminel. Ce qui est passionnant dans un tel projet, c’est de présenter les différentes facettes d’un même personnage, a priori antagonistes, sans jamais que l’une n’efface l’autre.

richard anconina bon format

Du fait des questions qu’il pose, ce film a-t-il selon vous une «utilité» ?
Bien sûr !  Il pose la question qui n’est que très rarement traitée, celle de la réinsertion. Comment se passe la vie d’un délinquant ou d’un criminel qui a purgé sa peine ? Surtout s’il n’a pas le profil d’un récidiviste. Attention ,il ne s’agit pas de «réhabilitation» : le crime est un fait que rien n’effacera. Mais la peine a été prononcée, la justice est passée. Comment vit-on ensuite ? Avant le tournage, je me suis beaucoup renseigné sur la situation des prisons en France, la surpopulation carcérale, le fait qu’on soit passé de 30.000 détenus il y a 40 ans à plus de 70 000 aujourd’hui. Beaucoup d’entre eux travaillent activement à leur réinsertion en prison : ils préparent un métier, reprennent leurs études, certains passent le bac et d’autres accèdent même à des études supérieures.Tous ces gens qui sortent de prison chaque année, que deviennent-ils ?
Ce n’est pas seulement leur problème et celui de leur entourage. C’est notre responsabilité commune d regarder cette réalité en face.Tout commence au sein de la structure familiale. Et c’est ensuite à la société et aux pouvoirs publics de mettre en place tous les outils nécessaires pour rendre la réinsertion possible et éviter la récidive.« J’espérais que me vie ne se résume pas définitivement à cet acte. Mais aujourd’hui j’ai comme un doute… »

 

France 3 Mardi 7 janvier à 21H05 : La Loi de Damien

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avec Richard Berry, François Berléand et Caroline VigneauX
90’
Un film réalisé par Arnaud SELIGNAC
Un scénario de Céline & Martin GUYOT
L’égal des dieux
Après Gérard Jugnot dans «La loi d’Alexandre» ou encore Jean-Pierre Darroussin dans «La loi de Julien», c’est au tour de Richard Berry de revêtir la robe d’avocat dans «La Loi de Damien».
Il y incarne un avocat qui doit assurer la défense d’un chirurgien accusé d’homicide involontaire. Mais est-il vraiment convaincu de l’innocence de son client ?
Avec : Richard Berry – François Berléand – Anne Loiret ) – Caroline Vigneaux – Souad Amidou –  Virginie Desarnault

LA LOI DE DAMIEN LA LOI DE DAMIEN

Janvier sur France 2

visuel emblématique Rivières pourpres saison 2

LES RIVIERES POURPRES
Saison 2 – Série 8×52′ – 4 soirées inédites
A partir du Lundi 06 janvier 2020 à 21.05
Une série créée par Jean-Christophe Grangé
Auteurs : Jean-Christophe Grangé – Yann Le Gal – David Neiss – David Morley – Louis Grangé et Olivier Prieur
Une série inspirée du roman culte du maître du thriller, Jean-Christophe Grangé (Ed Albin Michel).
Réalisateurs : Olivier Barma – David Morley  – Manuel Boursinhac et Ivan Fegyveres
Avec : Olivier Marchal et Érika Sainte

INNOCENTES

Après le succès de la saison 1, une association renouvelée entre les deux services publics européens; une coproduction franco-allemande avec Maze Pictures et ZDF.
Après une série d’enquêtes originales et intenses, le duo de choc du commandant Pierre Niemans et Camille Delaunay replonge dans le versant noir de l’âme humaine, le long d’une route parsemée de morts inexpliquées, dans des univers toujours plus étranges et mystérieux.
Prenant soin l’un de l’autre, leur relation va se renforcer lorsque le fils de Camille se retrouvera dans une situation désespérée.

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 FAITES DES GOSSES
Série inédite 6 X 52′
Dès le mercredi 8 janvier 2020 à 21h05
Réalisée par Philippe Lefebre
Scénario et dialogues de Diane Clavier et Samantha Mazeras
Avec : Fred Testot (Serge), Amelle Chahabi (Anissa), Linh-Dan Pham (Meï), Maurice Cheng (Chang), Constance Dolle (Odile), Philippe Lefebvre (Alexandre), Eva Darlan (Claudine), Jonathan Lambert (Clément), Eléna Plonka (Brune), François Vincentelli(Arnaud Vapali).
Odile et Alexandre mènent une vie tranquille autour de leurs trois enfants. Anissa, Serge et Clément forment une famille recomposée avec ses hauts et ses bas… Meï et Chang, réfugiés politiques, sont arrivés de Pékin, il y a six mois.

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Rien ne prédestinait ces trois familles à se rencontrer…
Si ce n’est l’amitié de leurs enfants : Anouk, Brune et Jean-Paul.
Les liens des enfants déteignent vite sur les adultes qui partagent tous la même envie d’être de bons parents et ce malgré les aléas de la vie.
Ensemble, ils affronteront avec humour et solidarité les surprises (bonnes ou mauvaises) que la vie leur réserve.

La fiction télé pour les fêtes

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France 3
Samedi 28 décembre 21h05
MEURTRES à TAHITI
Avec notamment : Jean-Michel Tinivelli (Philippe Toussaint), Leslie Medina  (Mareva Umaga), Alban Casterman (Denis Martin), Tepa Teuru (Tamatoa)
Avec la participation de Vaimalama Chaves (Miss France 2019)
90 minutes
Réalisateur : François Velle
Ecrit par Fabrice de Castil & Sandra Tosello

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Quand les légendes et rites mythologiques viennent troubler les eaux cristallines de l’Océan Pacifique …
Au lieu-dit de Teahupoo, sur l’île de Tahiti, il n’y a pas que des surfeurs attirés par  la vague la plus dangereuse du monde».
Il y a aussi un meurtrier dont le mode opératoire s’inspire de rites insulaires mythologiques.
Suite à la découverte du corps mutilé d’un homme sur le site du temple sacré d’Oro, sont dépêchés sur place la lieutenant de police Mareva Umaga, jeune Tahitienne qui tente par tous les moyens de cacher son pédigrée familial, et le commandant Philippe Toussaint, un homme un peu cabossé par la vie, fraîchement muté à Tahiti.
Sauront-ils se faire assez confiance pour arrêter à temps celui qui a décidé de réveiller la colère d’Oro ?

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France 2
Lundi 30 décembre 21h05
LA SAINTE FAMILLE
Avec : Stanley Weber (Charles), Mathilde Ollivier (Claire), Dominique Labourier (Madeleine), Gérard Desarthe (le Cardinal Lombard), Alain Chamfort (Père Etienne), Stéphane Pézérat (Père Daniel), Annick Blancheteau (La mère supérieure)
90 minutes
Réalisatrice : Marion Sarraut
Scénario, adaptation et dialogues de Jacques Kirsner,

6 LA SAINTE FAMILLE

C’est l’histoire d’une famille catholique traditionnelle, implantée dans le Nord de la France. Une famille intimement liée à une Eglise confrontée à la modernité engagée par le Pape François. Madeleine Waquin-Fournier dirige le clan. Charles, fils de cette famille et brillant jeune prêtre promis à un grand avenir, tombe amoureux d’une jeune novice…

Crimes à la télé

France 3 – Mardi 17 décembre A 21.05
Crimes parfaits
2 x 52 min
Écrit par Céline et Martin Guyot
Réalisé par Lionel Chatton

CRIMES PARFAITS

Le crime était-il parfait ? Rien n’est moins sûr… Nouveaux épisodes de la collection « Crimes parfaits » avec Philippe Caroît et Garance Thenault, prêts à démêler le vrai du faux.
Avec Philippe Caroit et Garance Thenault
Épisode 3 – Pour l’éternité
Le soir de son mariage, Iris, une jolie séductrice, est froidement assassinée par Mathilde, l’organisatrice du mariage.
Mathilde a soigneusement prémédité son crime, de façon à le faire passer pour un suicide… Mais, en dépit de toutes les précautions prises, pas assez soigneusement pour berner le commissaire Roche.
Guests : Gwendoline Hamon et Aurélie Vaneck

CRIMES PARFAITS CRIMES PARFAITS

Épisode 4 : À cœur ouvert
Le célèbre professeur David se débarrasse de Cédric, un infirmier qui jouait les maîtres chanteurs, en mettant en scène le meurtre de manière à ce que tout le monde pense que c’est lui qui était visé en raison de ses prises de position favorables à l’IVG. Mais le commissaire Roche n’est pas exactement « tout le monde »…
Guests : Jean-Yves Berteloot et Sandrine Quétier

France 2 – Vendredi 20 décembre à 21h05
Le crime lui va si bien
90′
Ecrit par Olgan Vincent et Stéphane Kaminka
Réalisé par Stéphane Kappa

LE CRIME LUI VA SI BIEN

Au départ, la capitaine Gaby Molina n’était pas du tout censée s’occuper de cet accident de voiture mortel en rase campagne. C’était du ressort des gendarmes. Mais voilà, Gaby a autant de flair que son chien truffier. Elle en est sûre : Harry Fergusson, célèbre écrivain anglais installé dans son village, a été assassiné et le crime maquillé en accident. Elle n’était pas non plus censée faire équipe avec cette Céline Richer, débarquée de Paris. Un binôme, c’est niet ! Il faut en convenir, Gaby n’a pas un caractère facile d’autant qu’elle mène la double vie peu ordinaire de flic et paysanne. Sa ferme, héritée de son grand-père, a beau s’écrouler, le toit fuir, pas question, là aussi, d’y renoncer. Et pour calmer son banquier, rien ne l’arrête : jouer les vigiles en boîte de nuit, dealer ses truffes, et même faire chambre d’hôtes, pourquoi pas ? Avec l’aide de son indic Vargas, Gaby va vite découvrir qu’Harry Fergusson allait publier un livre où il allait dénoncer un crime resté impuni. L’a-t-on tué pour l’en empêcher ?

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Avec : Claudia Tagbo, Hélène Seurazet, Stéphane Freiss, Guillaume Denaiffe, Julien Ratel, Bruno Lochet, Laurent Manzoni, Norbert Ferrer

 

 

 

TF1, 18 novembre : Une grande épopée : « Le bazar de la charité »

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Nous avons pu, en avant-première au festival de la fiction TV de la Rochelle, découvrir la nouvelle grande série de huit fois 52’ qui démarrera le lundi 18 novembre : «Le bazar de la charité», une grande épopée signée Catherine Rambert et Karine Spreuzkouski pour le scénario et réalisée par Alexandre Laurent.
Une prestigieuse distribution : Audrey Fleurot, Camille Lou, Julie de Bona, Josiane Balasko, Florence Pernel, Antoine Dulery, Gilbert Melki, Stéphane Guillon dans les principaux rôles.
Une grandiose réalisation dont la scène qui ouvre cette série : l’incendie du bazar de la charité qui a eu lieu à Paris en 1897 et a fait 120 morts et un nombre incalculables de brûlés. Longue séquence qui voit le déploiement de ce feu gigantesque dans lequel sont enfermés nos héros. Une scène d’anthologie.

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Julie de Bona, Audrey Fleurot, Camille Lou

Une rescapée : Adrienne de Lenverpré (Audrey Fleurot) qui, humiliée et battue par son mari qui lui aenlevé sa fille (Gilbert Melki), au lieu d’aller à la grande fête où tous les bourgeois se retrouvent pour faire œuvre de charité, va retrouver son amant.
De retour au bazar et voyant l’étendue de l’incendie, elle décide de disparaître, faisant croire à sa mort. Son idée : que lors de son enterrement, le père vienne avec sa fille et préparer l’enlèvement de celle-ci.
A côté de cette histoire, d’autres histoires se greffent comme celle de Rose Rivière (Julie de Bona), bonne d’Alice de Jeansin (Camille Lou), qui, sauvée des flammes, est enlevée par Madame Huchon dont la fille est morte et qui va faire croire à tout le monde qu’elle est sa fille, à la grande détresse de Rose qui se retrouve séquestrée.

6 Le Bazar de la Charite ep5 LE BAZAR DE LA CHARITE

Alice Jeansin, promise à un mariage de raison pour cause de fortune à Jean Rivière (Aurélien Wiik) se retrouve avec lui dans ce bazar et au lieu d’essayer de sauver sa fiancée, il se jette vers la sortie pour se sauver lui-même. Elle doit son sauvetage à Victor Minville (Victor Martelet), un petit malfrat qui ne serait pas étranger à cet incendie, ce qu’elle ne sait pas. Elle en tombe amoureuse au grand dam de ses parents (Atoine Dulery et Florence Pernel) qui voient la fortune du prétendant en danger.
Voilà pour les trois grandes histoires dont, pour une fois, les héroïnes sont un trio de femmes magnifiques, Audrey Fleurot hiératique, Camille Lou lumineuse, Julie de Bona formidable sans oublier Josiane Balasko ambigüe à souhait dans ce rôle de femme taiseuse et résolue pour une raison qu’on découvrira.
La réalisation et brillante, maîtrisée, les décors  et les costumes somptueux et l’on retrouve enfin ce souffle des grandes sagas historiques que la télé avait un peu perdu après «Les dames de la Côte» ou «Les gens de Mogador». Tout y est parfait, de ces destinées croisées au suspense de l’histoire qui nous plonge dans ce monde bourgeois de la société parisienne de la fin du XIXème siècle.
A ne manquer sous aucun prétexte

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Jacques Brachet

FRANCE 2 – TROPIQUES CRIMINELS

TROPIQUES CRIMINELS S01

Une île. La Martinique. Deux flics contraintes à enquêter ensemble.
L’une, la loi et l’ordre. L’autre, la loi et le désordre. Deux femmes libres et sans tabou. Aventurières et exilées, elles sont prêtes à tout pour rendre Justice dans cette île aux multiples visages.
Une série créée par Eric Eider, Ivan Piettre,Thierry Sorel, d’après une idée originale de Thierry SorelRéalisation : Stéphane Kappes / Denis Thybaud
Avec Sonia Rolland , Béatrice de La Boulaye, Julien Beramis, Valentin Papoudof, Stephan Wojtowicz, Benjamin Douba  ,Antoinette Giret

Sonia Rolland est Mélissa Sainte-Rose. Mère et commandante, elle doit gérer en parallèle les humeurs de ses ados et celles de sa capitaine. Sur cette île qui l’a vue naître mais qu’elle a quittée à 4 ans, Mélissa n’a aucun repère. Et pourtant, c’est là qu’elle va devoir faire ses preuves et reconstruire sa vie.
Explications de son interprète
« C’est une série audacieuse, actuelle et collective, dont le ton m’a beaucoup plu. Tout comme l’idée de former un duo de flics féminin. J’aimais le fait que Mélissa Sainte-Rose soit plus parisienne que martiniquaise, qu’elle arrive avec des idées reçues et qu’elle ait face à elle une Martiniquaise blanche qui connaisse parfaitement les us et coutumes de l’île et qui en joue pour la perturber et lui rendre la vie dure. Une série, enfin, qui se joue des clichés et offre à la Martinique, un rôle à part entière. »

TROPIQUES CRIMINELS S01

C’est un rôle à la fois récurrent et original…
Ce qui ne m’était pas arrivé volontairement depuis douze ans et mon rôle de Léa Parker sur 50 épisodes. J’ai retrouvé mes instincts de comédienne de série. Malgré les contraintes, le rythme soutenu, les textes à mettre en bouche et l’éloignement d’avec mes filles, l’expérience fut grisante. Et j’ai adoré interpréter ce personnage. Mère de deux adolescents, Mélissa mène de front sa vie privée et sa carrière. Mais souvent la seconde prend le pas sur la première. Au travail, c’est une commandante perfectionniste, droite, autoritaire, qui a toujours un coup d’avance. Sans pour autant travailler seule. Elle a besoin de la réflexion et de l’expertise de tout le monde pour résoudre les enquêtes.
Ce que j’ai au départ vécu comme une difficulté – à savoir ne pas avoir bénéficié de plus de temps pour le préparer – s’est révélé bénéfique une fois sur le tournage. Mélissa se voit mutée sur l’île de son enfance sans avoir réellement eu le temps de s’y préparer. Dans sa vie privée, elle doit gérer ses enfants qui vivent mal la situation et, au travail, elle a du mal à s’adapter au caractère et à la personnalité de feu de sa capitaine. Au fur et à mesure du tournage, j’ai réalisé combien tout ce que je traversais en tant que comédienne nourrissait mon personnage. C’est C’est aussi une femme blessée qui renoue avec ses origines
Quand elle débarque avec ses enfants à la Martinique, Mélissa Sainte-Rose est, c’est vrai, une femme blessée. Son compagnon, policier, qui n’est pas le père de ses enfants, est mouillé dans une affaire de corruption qui a rejailli sur elle. Pour les besoins de l’enquête, Mélissa se retrouve mutée loin de Paris.
Elle revient sur une île qu’elle a quittée, suite au décès de sa mère, à 4 ans. C’est un sujet tabou, douloureux. Après son arrivée, elle ne cherche pas à contacter sa famille ; ce sont ses enfants qui feront la démarche et lui permettront de renouer avec ses origines. »
Elle ne veut pas reparler créole, pourquoi ?
J’ai pris le parti qu’elle aurait du mal à renouer avec le créole. D’ailleurs, les seules fois où elle s’y risque, avec l’aide de son dictionnaire, c’est lorsqu’elle doit rencontrer un homme. Si je parle la langue de ma mère, c’est parce que j’ai toujours eu envie de conserver un lien avec mes racines et cette culture. Alors peut-être qu’involontairement et dans l’inconscient de Mélissa, ne pas parler créole est une manière d’éviter de replonger dans son passé, de faire face à des souvenirs douloureux. »

TROPIQUES CRIMINELS S01

Elle va avoir à faire à un commissaire… irrécupérable !
Ce qui est drôle avec le commissaire Etcheverry, c’est qu’il est complètement misogyne. Et pour Mélissa et Gaëlle, c’est irrattrapable. On l’imagine très obséquieux avec les sphères politiques. Il veut du résultat, que tout se passe bien, sans vague. Il gère la capitaine Crivelli depuis des années et il n’en peut plus ! L’arrivée de Sainte-Rose va lui permettre, pense-t-il, de se décharger de l’organisation du commissariat. Et il n’en est rien. Elles lui imposent leur féminité, leurs règles. Finalement, face à ce duo, cela devient plus compliqué de se faire respecter. »
Nombre de comédiens sont issus de la diversité
Je n’ai jamais vu, en tant que comédienne, autant de nouveaux visages issus de la diversité. J’étais heureuse de découvrir tous ces talents et de pouvoir jouer avec eux. Eux-mêmes étaient fiers et heureux de faire partie de l’aventure, de bénéficier de propositions aussi riches, sans être cantonnés à des rôles de méchants. Je ressens de la fierté d’avoir participé à une série qui montre la France telle qu’elle est. Et parce qu’elle est diffusée sur une chaîne du service public, «Tropiques criminels» va non seulement être regardée à une heure de grande écoute chez nous, mais elle le sera dans le monde entier».

La Rochelle – Festival TV
Grégoire MONTANA & Sami OUTALBALI
«Les Grands» ont bien grandi !

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Cela fait trois saisons que l’on retrouve à la Rochelle toute l’équipe de jeunes adolescents de la série OSC Signature, réalisée par Vianney Lebasque : «Les grands».
C’est la vie de jeunes adolescents en terminale, une chronique dans laquelle, comme dans tous les lycées, les amitiés et les amours vont et viennent, les problèmes, les joies, les peines, les déceptions.
Nous allons découvrir, dès le 31 octobre la dernière saison qui sera vraiment la dernière puisque ces ados, devenus hommes et femmes vont quitter l’école et partir vers d’autres destinées.
Tous ces jeunes comédiens sont magnifiques et au fil des saisons nous nous y sommes attachées.
En particulier à deux jeunes garçons charismatiques, tout à fait opposés physiquement et moralement, malgré tout amis dans la vie. On a pu les voir tous les deux à la Rochelles, jamais l’un sans l’autre.
Il y a le longiligne Grégoire Montana,  qu’on a connu avec une énorme touffe de cheveux aujourd’hui plus disciplinés, discret, gentil, décontracté, le visage sérieux dès qu’on fait des photos,  et Sami Outalbali, costaud  au regard pétillant et souriant toujours.
Je les ai vus grandir et je retrouve toujours avec plaisir ces «petits» devenus… grands et qui, certainement, grandiront encore car l’avenir s’ouvre à eux.
La Rochelle était la dernière fois qu’ils allaient tous se retrouver puisque la série s’arrête. C’est à la fois émouvant et plein d’espoir puisque chacun, comme dans la série va prendre une autre route, retrouver d’autres rôles, d’autres équipes de tournage.

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« Quatre ans de vie commune, une aventure qui se termine. Dans quel état d’esprit êtes-vous ?
Sami : On a grandi, bien sûr, à tous les niveaux. C’est la fin d’une belle histoire et évidemment nous sommes tous un peu tristes, d’autant que la Rochelle est la dernière fois où nous nous retrouvons tous ensemble. A partir d’aujourd’hui le bébé ne nous appartient plus. Je pense au jour où tout a commencé et où nous ne savions pas trop où nous allions.
Grégoire : Nous avons aimé cette aventure et nous ne l’oublierons jamais car nous sommes potes pour la vie. Depuis l’arrêt de la série, nous n’arrêtons pas de nous appeler, de nous retrouver. Nous sommes même tous partis en vacances ensemble ! Je suis triste de laisser partir mon personnage car je l’aimais bien. Mais bon, il y en aura d’autres et avec eux, d’autres aventures, d’autres rencontres.
Vous avez tous les deux commencé jeunes vos vies d’artistes !
Sami : Moi, à six ans dans la série «Il faut sauver Saïd». J’ai enchaîné sur des séries comme «Famille d’accueil», «Vive la colo», «Fiertés», j’ai tourné dans «Les tuche», «Illégitime», «Sam» avec Fred Testot, l’an dernier dans «Lola vers la mer» d’André Bonhomme  qui a été présenté au festival de Rome et là je viens d’enchaîner deux trois trucs très cool et je vais tourner un nouveau film.
Grégoire : J’ai commencé plus tard, à 16 ans. J’ai fait quelques pubs comme Carrefour ou Kinder Bueno puis à la télé j’ai fait «Pep’s», «Scènes de ménages», «La vie à l’envers», j’ai tourné pour le cinéma «L’avenir» avec Isabelle Huppert, «La dernière leçon» avec Sandrine Bonnaire… Ca fait sept ans que je bosse et je cherche à me diversifier afin qu’on ne me mette pas dans la case d’éternel adolescent. J’ai mûri, changé de look et je suis prêt à toute rencontre à condition que ce ne soit pas quelque chose de cadré. Avec «Les grands» j’ai trouvé un vrai engagement artistique.

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Que va-t-il rester de ce tournage ?
Sami : Nous avons formé une vraie famille durant ces quatre ans à tel point que cette troisième saison est très inspirée de notre vécu ensemble.
Grégoire : Nous avons engrangé des souvenirs ensemble que nous n’oublierons jamais. Des histoires, des blagues quelquefois pourries mais que souvent Vianney a utilisées dans le scénario. C’est pour ça que cette série nous ressemble vraiment.
Sami : Cette série a vraiment changé notre vision de ce métier, ça a changé nos envies et confirmé qu’il fallait qu’on soir exigeant pour nos choix futurs.
Aujourd’hui, que recherchez-vous ?
Grégoire : Il faut avant tout croire en nous, à nos projets futurs, ne pas avoir peur d’y aller, de prendre des risques.
Sami : Nous continuons à faire des castings pour montrer que nous ne sommes plus les mêmes, que nous avons grandi, changé, mûri, qu’on s’est affirmé et qu’on peut changer de rôles.
Et «Scènes de ménages», Grégoire ?
Je continue et toujours avec le même plaisir car on s’éclate vraiment avec Amélie Etasse et Grégoire Bonnet qui joue mon père. Le jeu est important et je trouve que les personnages évoluent bien. C’est aussi une belle aventure que je continue avec plaisir.

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Vous verrez dons à partir du 31 octobre sur OCS la suite et la fin de l’histoire de ces jeunes lycéens  dont nos deux comparses, Sami, qui Joue Ilyès qui va être à fond dans la fête et expérimenter tous les excès et Grégoire, qui joue Quentin, dit «Boogie» dont la copine, Kenza veut continuer ses études à Paris au grand dam de celui-ci qui se voit mal quitter sa ville natale
A noter que la série qui avait déjà obtenu un prix à la Rochelle, a reçu cette année le prix des collégiens de la région Charente Maritime et  le prix de la meilleure musique, signée Bastien Berger et Audrey Ismaël, qui fut juré voici deux ans au festival.
On souhaite bon vent à tous ces jeunes comédiens en espérant les retrouver sur d’autres aventures.

Jacques Brachet

La Rochelle – Festival TV
Arnaud DUCRET, «Un homme ordinaire»

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A quelques semaines de son passage sur M6, le film de  Pierre Aknine «Un homme ordinaire» prend une tournure inattendue par cette nouvelle extraordinaire : huit ans après sa disparition, Xavier Dupont de Ligonnès aurait arrêté à Glasgow, en Ecosse, où il se cachait. En fait, nouveau rebondissement, ce n’est pas lui !
On se souvient de cette abominable histoire de cet homme qui, avant de disparaître, a tué sa femme, ses quatre enfants et ses chiens, les a enterrés et s’est enfui.
Anne Badel et Pierre Aknine, ont décidé d’en faire une série de quatre épisodes de 45’ qui a été présenté en ouverture du Festival de la Fiction TV à la Rochelle.
Déjà, avant sa projection, des rumeurs assez négatives circulaient sur cette série : Pourquoi faire un film de ce crime sordide, de cette tuerie abominable ? Pourquoi Arnaud Ducret pour jouer le rôle de cet homme alors qu’il représente le papa  sympa de la série «Parents mode d’emploi» ou le mec déjanté de ses one man show ?
Le soir de la représentation, après que Madénian, le présentateur de la soirée, l’ai chambré en disant que la série aurait s’intituler «Une famille formidable», une chape de plomb est tombée sur la dernière image, les applaudissements ont été très brefs et tout le monde est parti se précipiter sur le repas d’ouverture.
Il est vrai que ces deux épisodes ont mis le public très mal à l’aise, même si Arnaud Ducret en contre-emploi, y est sidérant. Mais l’événement était encore trop frais et l’enquête pas close peut-être pour en faire un film, qui plus est une série et le scénario pêche par des scènes invraisemblables, entre autre la pauvre Emilie Dequenne qui a un rôle de hackeuse qui arrive à entrer dans les arcanes des réseaux de la police et, plus forte qu’elle, fait des découvertes.
Beaucoup de choses inventées pour la circonstance, tant l’histoire est ténébreuse, mystérieuse et cet homme étant terriblement complexe.
Arnaud Ducret, alias Christophe de Salin, y est époustouflant de froideur, d’ambiguïté, jouant le feu et la glace, mais voilà, la sauce ne prend pas, d’abord parce que le film est très lent et peut-être qu’un unitaire aurait mieux servi le scénario qui est quelquefois à la limite de la caricature.
Nous avons rencontré l’équipe à la Rochelle le lendemain de la projection, déçue par l’accueil mitigé de la veille mais Ducret, fidèle à lui-même, marrant, sympa, comme on a aimé à le retrouver, a joué le jeu, aux côtés d’une Emilie Dequenne quelque peu éteinte.

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Pourquoi avoir choisi ce rôle, Arnaud et comment entre-t-on dans un tel personnage ?
Parce que, tout d’abord, c’était en contre-emploi total avec ce que je fais habituellement.
J’ai donc abordé ce rôle en lisant beaucoup d’articles et de bouquins sur l’affaire… et j’avais le choix ! J’ai surtout voulu faire exister le personnage en gommant tout ce qui pouvait ressembler à «du Ducret», car le personnage est très, très loin de ce que je fais habituellement.
En dehors du fait que je peux lui ressembler physiquement, j’y ai ajouté les lunettes, j’ai modifié ma voix. Il a fallu faire avec un personnage qui a existé et même si ça reste une fiction, la base est une histoire vraie. Il fallait que je sois sans arrêt dans la sobriété et la retenue. Mais c’est ça la vraie fonction d’un comédien, que de changer de personnalité.
Pourquoi, Pierre Aknine, avoir l’idée de cette série ?
J’ai travaillé avec Anne Badel sur ce fait divers qui a aujourd’hui huit ans et qui n’est pas terminé et mon but était d’essayer de comprendre un tel personnage qui, dans la vie, semblait être une personne ordinaire et qui, tout à coup, va passer à un tel acte. Que pouvait-on en faire ?
– Anne Badel : C’est vrai que, psychologiquement, il est difficile à comprendre et ce qui nous intéressait c’était d’essayer – je dis bien essayer – de comprendre comment un homme «normal» peut arriver à commettre un acte aussi barbare.
Arnaud, comment ressort-on d’un tel rôle ?
D’abord il existe et jusqu’à nouvel ordre on ne sait toujours pas s’il est mort ou vivant. Il faut donc faire avec les éléments que l’on a à notre disposition. Mais je l’ai abordé comme n’importe quel rôle même si c’est un personnage complexe et que moi, père, je me suis posé beaucoup de questions dont comment peut-on arriver à tuer ses propres enfants. Ça semble impensable et indéfendable, d’où l’ambigüité du personnage. Peut-on lui trouver des excuses ?
Indépendamment de tout ça, il ne faut pas oublier que c’est un rôle et que, heureusement pour moi, j’en sors indemne sinon il serait difficile de jouer des méchants, des tueurs, des fous… La seule scène qui m’a mis très mal, à l’aise c’est lorsque je tue mon fils. Ça a été un moment difficile car je me suis vu avec mon fils. Heureusement, sur un plateau, on a le rire pour exutoire et on a beaucoup ri sur le plateau. Il fallait ça pour désamorcer le stress, cette ambiance parfois glauque. On n’aurait pas pu tourner autrement.
Mais il m’a fallu beaucoup de concentration. J’ai d’ailleurs travaillé mon rôle avec une coach remarquable, Patricia Palin, qui m’a beaucoup aidé.

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Pierre Aknine, pourquoi ce choix d’Arnaud Ducret qui est à l’opposé du personnage ?
D’abord parce que je trouve qu’il lui ressemble physiquement et ça m’a beaucoup aidé à construire le personnage. Une fois les lunettes mises, j’ai su que c’était lui.  Et justement, parce qu’il en était à l’opposé et je dois dire qu’il n’a pas «joué» mais «incarné»
Arnaud : J’avoue que j’ai d’abord été surpris de son choix mais je me suis très vite dit que c’était un rôle pour moi et… que ça allait être chaud ! C’est quand même excitant de jouer un personnage si complexe. C’est plus agréable que de jouer un professeur de Karaté ! Ce qu’il a fait est détestable mais il a ses raisons, que l’on ne connaît pas. De plus, dans la vie, il était peut-être un homme très sympathique Il a plusieurs couleurs… Il a fait quelque chose d’inimaginable, d’autant qu’il aimait ses enfants. Ça dépasse la raison.
Anne Badel, vous êtes psy, est-il possible de s’attacher à un tel personnage ?
Non, on ne peut ni l’aimer ni l’excuser, c’est certain. On peut juste essayer de le comprendre et savoir ce qui peut amener à un tel geste. Ce qu’il fait est horrible mais a ses raisons. Il y a le poids de la mère, de la religion, d’une vie ratée, d’humiliations… Ce qui n’empêche que ça dépasse la raison.
Emilie Dequenne, vous avez un rôle un peu en retrait mais très important puisque vous faites des découvertes qui vont servir à la police. Parlez-nous de ce rôle ?
Je joue une hackeuse qui a permis de découvrir des choses. Au départ, dans la vraie histoire, c’est un hackeur et on n’en sait pas beaucoup sur lui. Et puis, la rencontre avec le personnage est inventée, suite à un accrochage de voitures qui aurait pu être sans importance. Mais, découvrant le drame, elle reconnait cet homme et décide d’en savoir plus. Et ça va devenir obsessionnel.
J’ai été confrontée à un exercice, disons technique et original puisque mon partenaire principal était… un ordinateur !
C’était un challenge et c’est ce qui m’a plu sans compter qu’elle a l’obsession de comprendre, de découvrir qui est cet homme. J’ai dû construire un personnage solitaire qui a une énergie farouche. C’était à la fois très amusant et très fatigant !»

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Antoine Dulery félicite Arnaud Ducret après la projection

Voilà. Aujourd’hui bien sûr, beaucoup de questions se posent encore, que «le héros» a failli refaire surface. On peut imaginer la réaction des scénaristes. Comme l’a également dit Madénian, peut-être ce soir est-il dans la salle pour se découvrir sur l’écran ! L’histoire n’est donc pas terminée et, n’ayant vu qu’un épisodeà la Rochelle, on est curieux de savoir ce que nos deux scénaristes ont écrit pour la suite.  L’avenir nous le dira.

Propos recueillis par Jacques Brachet

La Rochelle – Festival TV
W9. Le Commissariat Central reprend du service

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Rencontre avec deux anciennes connaissances et deux gais lurons que j’ai déjà rencontrés, Tano, lui, grâce à ses one man shows présentés entre Toulon et Six-Fours et Guy Lecluyse lorsqu’il est venu tourner à Sanary «On se quitte plus» avec deux autres amis : Ingrid Chauvin et Olivier Marchal.
Ce sont des souvenirs de fous rires et de bonne humeur et je suis heureux de les retrouver à la Rochelle où ils sont venus présenter la suite de cette série qui a cartonné sur W9 : «Commissariat Central». Toujours le même système : un programme court de 4’ avec des sketches, des situations cocasses où l’on rit beaucoup et où la saison 2 promet beaucoup.

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Alors, heureux de retrouver vos rôles ?
Guy : Ça fait trois ans que ça dure, notre producteur Thalie Images (Scènes de ménages, Famille) garde le même principe avec un vieux commissaire – moi, donc ! – autour duquel travaillent de jeunes binômes tout frais émoulus qui vont lui en faire voir.
C’est une mise en abîme de la police de papa confrontée  aux jeunes nouveaux venus et ça fait évidemment des étincelles. Je suis entouré de jeunes comédiens, presque tous des humoristes venus du one man show.
Tano : je fais donc parti de ces jeunes « onemanshowistes » (je l’ai inventé !) dont la plupart sortent de chez Jamel et c’est l’occasion de montrer qu’on peut faire autre chose que du seul en scène.
Guy : J’ajoute qu’ils ont tous beaucoup de talent sans compter que le jeune public les connait tous pour la plupart et aime les retrouver.
Ne te sens-tu pas un peu largué au milieu d’eux ?
Non, c’est rigolo d’être pour une fois «le vieux comédien de service». Quant aux jeunes, j’y ai déjà été confronté dans la série «Soda». Donc je ne suis pas dépaysé. Ça me rappelle ma tendre jeunesse, le café-théâtre. Il n’y a en fait pas de barrière de génération. J’aime ce concept de mélange des genres, des artistes qui ont différentes origines. C’est aussi le reflet de la police de province à qui, d’ailleurs, la série a beaucoup plu. C’est très familial et ça n’a rien d’anxiogène !
Tano, c’est ton premier rôle à la télé ?
Mon premier rôle tout court car je n’avais fait jusque-là que du one man show. C’est formidable pour moi de montrer autre chose que «moi» et c’est très jouissif et enrichissant de partager des scènes avec d’autres.
Qu’est-ce qui t’a fait sauter le pas ?
Le hasard. La prod a vu le clip que j’ai fait sur Internet «Les flics de la BAC montent le son»
et qui a fait 18 millions de vues…
– Presque plus que nous avec «Les Cht’is» ! Coupe Guy
– Et moi j’étais seul ! Du coup on m’a proposé ce rôle. J’en ai été très heureux et aujourd’hui j’ai envie de continuer «grave» tout en continuant de faire du seul en scène. Le personnage reste quand même proche de ce que je suis, un déconneur un peu bouffon qui se retrouve dans de petites magouilles au grand dam du vieux syndicaliste !

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Quoi de neuf sur la saison 2 ?
Guy : On a particulièrement développé chaque personnage car au début, on ne savait pas trop où on allait. On a développé aussi le côté caricatural mais toujours bon enfant car notre premier souci est toujours de faire rire sans moquerie… La morale est sauve ! C’est un peu dans l’esprit – toutes proportions gardées – du «Gendarme de St Tropez»
Est-ce que vous intervenez dans l’écriture ?
Tano : Tous les quinze jours durant quatre mois nous faisons de grosses lectures. J’ai ainsi pu écrire quelques sketches pour des gens que je connais bien et que, donc, je pouvais mieux cerner car les histoires s’adaptent à la personnalité de chacun. On nous laisse cet esprit créatif et pendant les répétitions il y a beaucoup d’impros !
Guy : Mais ça s’arrête là car, à partir du moment où on tourne, on joue vraiment ce qui est écrit, il n’y a plus de place à l’impro. On ne change rien sinon quelques mimiques qui nous viennent tout naturellement.
En fait, on joue comme des enfants aux gendarmes et aux voleurs. Il n’y a pas de sang, pas de violence et on joue beaucoup sur le visuel. »
Rendez-vous donc le dimanche 6 octobre 17h50 sur W9… La saison commence !
Dans la distribution, on retrouve Vinnie Dargaud (Scènes de ménages), Nadia Roze (Marrakech du rire), Waly Dia (On ne demande qu’en rire), Julie Schotsmans (Un si grand soleil – Scènes de ménages)

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Jacques Brachet et Marie-Aurore Smadja
A noter que Tano est en tournée avec son spectacle «Idiot Sapiens», avec arrêt à l’Européen à Paris le 15 octobre