Archives pour la catégorie Télévison

LA ROCHELLE
19ème ÉDITION DU FESTIVAL DE LA FICTION TV
DU 13 AU 17 SEPTEMBRE 2017

logo

Le Festival de la Fiction TV de la Rochelle se déroulera du 13 au 17 septembre 2017.
L’ensemble des professionnels et le grand public se retrouveront une nouvelle fois pour
découvrir le meilleur de la création audiovisuelle.
Cette année, la francophonie prend la place du coeur dans le plus grand festival de fiction
française, et lui offre de nouvelles missions, de nouveaux défis :
– Inscrire la création de langue française au coeur de l’Europe et offrir à l’Europe d’entendre
notre langue.
– Explorer le territoire francophone international dans la pluralité de ses cultures et
démultiplier nos sources d’inspiration avec des oeuvres en provenance de localités d’Afrique,
d’Asie, d’Amérique et d’Europe.
– Défendre et promouvoir la circulation de notre langue dans le monde.

PIERRE CHOSSON

PIERRE CHOSSON – RESPONSABLE DU COMITÉ DE LA SÉLECTION 2017
Cette année, Pierre Chosson est nommé responsable du comité de sélection de la 19ème édition du Festival de la Fiction TV de la Rochelle.
Les films en compétition seront annoncés lors des conférences de presse à Paris et à La Rochelle, fin août.
Après un passage à la Cinémathèque Française, Pierre Chosson a commencé à écrire pour le cinéma dans les années 80 avec une adaptation de Romain Gary, « Les Faussaires » de Frédéric Blum.
Une quinzaine de films ont suivi, parmi lesquels « Les Liens du Sang » de Jacques Maillot, « Dans les Cordes » de Magaly Richard Serrano, « Disparue en Hiver » de Christophe Lamotte, ou « Hippocrate » de Thomas Lilti (coécrit avec Baya Kasmi et Julien Lilti).
Côté télé, il a co-signé « Froid comme l’été », et « Un singe sur le dos » (encore Jacques Maillot) ou « Dérives » (toujours Christophe Lamotte), récompensé du FIPA d’Or du meilleur scénario en 2001.
« Tuer un homme », écrit avec Olivier Gorce pour Isabelle Cajka et Arte, a reçu le prix du meilleur téléfilm au Festival de la Fiction TV de La Rochelle 2016.
Au fil des ans, il lui est aussi arrivé de se risquer à la réalisation avec une poignée de courts métrages (« Malika », « Te Ecuerdo »).
Il est également co-président d’une nouvelle association de scénaristes, le SCA (scénaristes de cinéma associés).

Franck SEMONIN, comédien et homme de cœur

C

Chaque année, sur le tournage de la série TV de TF1 « Section de recherches » qui se tourne dans les environs de Grasse, nous essayons de rencontrer un des protagonistes qui tourne autour du héros de la série, l’ami Xavier Deluc, que je retrouve toujours avec le même plaisir.
L’an dernier, si nous avions pu déjeuner avec Xavier et Franck Sémonin, alias le lieutenant Lucas Auriol, le tournage très serré ne nous avait pas permis de l’interviewer.
On avait promis d’y réussir cette année… Voilà qui est fait !
Ce beau ténébreux dont les sourires sont rares dans la série est dans la vie un garçon sympa, drôle, volubile… et, je vous le jure, il possède également un beau sourire !
Entre deux scènes et un changement à vue de costume, il nous a parlé de son chemin fait de hasard, de chance et de talent.

A B

Franck, on t’a découvert dans la série « Plus belle la vie » mais avant, il y a eu une grande période théâtrale.
C’est vrai, j’ai commencé dans une école de théâtre-chant-danse, appelée à juste titre « Fame ». C’était en 98. En 2002, j’ai rejoint la compagnie Acthalia, créée par Olivier Couasnon, qui m’a beaucoup appris et avec qui j’ai joué plein de pièces durant dix ans. J’ai aussi créé le site Internet de la compagnie pour annoncer toutes les pièces et en parler. Enfin, en 2006, j’ai rejoint Robert Hossein. Ca a été une belle surprise et un grand bonheur.
Pourquoi une surprise ?
Parce que j’ai passé les auditions pour « Ben Hur et Messala » qu’il devait monter mais c’est Anthony Delon qui a été choisi. Puis il s’est désisté et… jackpot !, c’est moi qui ai eu le rôle de Messala.
La télé est venue après ?
Tu sais, lorsqu’on travaille pour un bonhomme comme Hossein, on commence à avoir du crédit et les portes qui s’ouvrent. J’ai joué dans « Cyrano » auprès de Jacques Weber et mon agent m’a trouvé des rôles dans des séries comme « Julie Lescaut », « Diane, femme flic », « No limit ». En 2012, j’ai été appelé sur « Plus belle la vie ». Là encore, au casting, j’ai été coiffé au poteau par un autre comédien. Mais il était trop gourmand. Du coup, on m’a appelé pour le remplacer !
J’ai donc intégré l’équipe le 8 février 2012. Le 23, Olivier Couasnon décédait et n’a donc pas pu me voir dans la série. C’est l’un des grands regrets de ma vie car c’était un homme magnifique.

 D

Tu vas donc quitter Marseille pour Nice… Comment cela s’est-il fait ?
C’est encore une chance : Marie-Anne le Pezennec, scénariste entre autres de « Section de recherches », ne manquait jamais un soir « Plus belle la vie » dont elle était fan. Elle m’y découvre et appelle aussitôt la productrice Dominique Lancelot en lui disant qu’elle veut créer un personnage pour moi dans la série, qui, de Bordeaux, venait s’installer à Nice. Je n’ai aes au beaucoup de chemin à faire pour les rejoindre !
Sans regrets de quitter Marseille ?
Bien sûr que oui car j’ai rencontré des techniciens et des comédiens formidables. Je me suis fait des amis dont Philippe Caresse avec qui j’ai fait beaucoup de musique. C’est un type extraordinaire. Mais bon, intégrer la série de TF1 qui est la meilleure série française, ça ne se refuse pas !
Donc… heureux ?
(Rires) Oui… et à la fois très angoissé !
Pourquoi ?
Je ne sais pas pourquoi, j’avais une peur énorme que la série s’arrête car elle était déjà très haut et souvent, ça ne peut que redescendre. J’ai emm… dé Xavier avec cette idée durant trois ans !
Et aujourd’hui ?
Me voilà enfin rassuré de voir que la série continue à faire des scores incroyables… même pendant les élections !
Et toujours pas de lassitude ?
Comment en avoir lorsqu’on te propose toujours de bons scénarios, que tu as vraiment un rôle fort à jouer, avec toujours de belles surprises. Avec Laurent Perrier et Elise Castel, les scénaristes, nous collaborons étroitement et souvent notre vie, nos histoires, nos anecdotes sont incorporées dans les sscénarios. C’est toujours un bonheur que de venir « travailler » sur ce plateau.
Je crois savoir que tu as aussi la musique pour passion ?
Oui, c’est vrai. Gainsbourg disait qu’il avait raté sa vie de peintre pour la musique. Moi j’ai raté ma vie de musicien en devenant comédien !
J’ai eu ma première guitare à 14 ans et pour mes 40 ans, ma femme m’en a offert une magnifique. Je suis devenu un élève assidu et un vrai fou. J’ai aujourd’hui 13 guitares ! J’ai fait de la scène avec des groupes comme « Glamour » avec Lionel Aubet ou encore avec « Miss América » avec Tommy Rovs. C’est un groupe de pop-rock qui va faire mal !
D’autres passions ?
Oui mais je me suis surtout investi dans une superbe association créée par Frédéric Gamet, qui travaille à l’hôpital Larcher à Nice et qui s’appelle « Sourire et partage ». Elle a pour but d’aider moralement, affectivement et financièrement les enfants gravement malades et leurs parents, souvent très démunis devant la maladie de leurs enfants. Nous organisons des opérations diverses, des spectacles, faisons venir des artistes ou des sportifs, recevons les plus valides sur le tournage, leur offrons des cadeaux… Je me suis totalement investi et j’appelle tous tes lecteurs à nous aider.
Nous passons l’info *
Encore deux questions
Vas-y !
Ne peux-tu pas demander à tes scénaristes de te faire un peu plus sourire ?!
(Il s’esclaffe) D’abord, c’est mon personnage qui veut ça et puis, avec Xavier nous avons eu une idée : Tu te souviens de Roger Moore et Tony Curtis dans « Amicalement votre » ? Eh bien nous avons voulu jouer sur ce duo où Xavier est le flegme et l’élégance et moi le bourru, l’impulsif. Et je crois que le duo contrasté est efficace et marche bien !

E F

Entre temps, on vient apporter à Franck son costume pour la prochaine scène. Et le voilà qui, en riant, nous offre un strip-tease tout en continuant la conversation comme si de rien n’était, disant à Christian, le photographe, qu’il pouvait continuer à faire ses photos ! C’est aujourd’hui chose surprenante et rare lorsqu’on voit combien certains artistes font attention à leur « image de marque » !
Alors, ta dernière question ?
Qu’est-ce que vous faites, Xavier et toi, pour que toutes les comédiennes désertent la série ? (Chrystelle Labaude, Manon Azem, Julie Fournier, Valérie Kaprisky et bientôt Raphaëlle Bouchard) ?
(Il rit et avec un regard plein d’humour) Après qu’elles soient passées dans ma loge, on ne les revoit plus… Va savoir pourquoi ?!

Propos recueillis par Jacques Brachet
Photos Christian Servandier
*www.sourireetpartage.com

GRASSE… Les recherches continuent !

B
Stéphane Soo Mongo – Marine Sainsily – Franck Semonin –
Xavier Deluc – Félicité Chaton – Raphaël Bouchard

Depuis six ans, nous avons pris l’habitude d’aller faire une visite à Grasse dans une gendarmerie pas comme les autres puisque c’est celle qui sert de cadre au tournage de la série TV de TF1 « Section de recherches », où je retrouve toujours avec le même plaisir, mon vieil ami Xavier Deluc, alias major Martin Bernier et ses acolytes, qui rempilent pour une douzième saison. La série a démarré en 2006 à Bordeaux et a rejoint la Côte d’Azur en 2014.
Si Xavier est le pilier de la série, nombre de personnages ont tourné depuis les débuts et changent au fil des saisons. Entre autres les femmes qui, depuis leur installation à Grasse se succèdent à la vitesse grand V : Chrystelle Labaude, Julie Fournier, Manon Azem, Valérie Kaprisky et Raphaëlle Bouchard qui va quitter la série bientôt.

C F
G D
H E

Pour ce 132ème épisode intitulé « Avis de tempête », il est donc entouré de Franck Sémonin, Raphaëlle Bouchard, Félicité Chaton, Stéphane Soo Mongo et Marine Sainsily.
Nous sommes début juillet, la chaleur est aussi intenable sur la terrasse en plein soleil que dans cette ancienne école transformée en gendarmerie, sous les feux des projecteurs.
Si l’ambiance est toujours très studieuse, elle est aussi décontractée et chaleureuse (dans tout le sens du terme !), que ce soit au niveau de l’équipe technique que du réalisateur Jean-Marc Thérin ou encore des comédiens, tous souriants, abordables et patients. Six scènes seront répétées, tournées et retournées durant la journée, pour cinq minutes maximum que vous verrez à l’écran.

K

Xavier est toujours aussi heureux d’être le héros de cette série dont le succès, d’année en année, ne se dément pas, même si, tourner 14 épisodes dans l’année, ne lui laisse pas beaucoup de temps pour respirer. D’autant qu’entre temps, il a pris le temps de tourner un épisode de la série « Meurtres à… ». pour France 3. Vous retrouverez donc à la rentrée, Xavier sur TF1 puis sur France 3 pour « Meurtres dans les Landes » auprès de la belle Barbara Cabrita avec qui il forme un duo très glamour.
Tourner en costume avec cette chaleur est très éprouvant pour tout l’équipe, ce qui n’empêche pas le tournage des scènes qui s’enchaînent sans que personne ne s’énerve, tout en buvant beaucoup d’eau entre deux prises et en reprenant les maquillages qui résistent difficilement à l’étuve dans laquelle nous sommes baignés.
Mais aucune lassitude ne se lit sur l’équipe transpirante qui se remet en place après chaque prise.

I J
Jean-Marc Thérin

Silence… moteur demandé… ça tourne…
Et ça tournera jusqu’à 18 heures.
Quant à nous, nous disparaîtrons discrètement ente deux séquences… au plaisir de les retrouver l’an prochain !

Jacques Brachet
Photos : Christian Servandier – Jacques Brachet

 

« Zone Blanche »
la nouvelle série à partir du 10 avril 20h55 sur France 2

visuel zone blanche_0

Série policière franco-belge de huit épisodes de 52 minutes, créée par Mathieu Missoffe, produite par Vincent Moluquet, réalisée par Thierry Poiraud et Julien Despaux, avec Suliane Brahim, Hubert Delattre, Laurent Capelluto…
Villefranche est une petite ville isolée au coeur d’une forêt gigantesque, un labyrinthe vert de milliers d’hectares rendant toute télécommunication hasardeuse. Cet endroit pas tout à fait comme les autres a ses zones non cartographiées, ses crimes, ses disparitions et autres mystères à élucider, ainsi qu’un taux d’homicides six fois supérieur à la moyenne nationale… Mais à part ça, tout va bien. Pour veiller sur elle, la ville peut compter sur son « shérif », le major Laurène Weiss, une fille du pays forte en gueule et étrangement connectée à la nature.
Au fur et à mesure de ses enquêtes, Laurène Weiss s’enfonce toujours plus loin parmi les arbres pour percer leurs secrets, notamment et en premier lieu celui de son propre enlèvement vingt ans plus tôt.
Vincent Mouluquet, Mathieu Missoffe,Thierry Poiraud et Julien Despaux nous en parlent.
Un nouveau territoire pour le polar
Depuis les prémices de sa conception, « Zone blanche » a pour ambition première de sortir du cadre traditionnel de la série policière pour chercher un nouveau souffle dans un espace singulier à construire entièrement. C’était pour nous une envie commune de renouvellement, une nécessité dans notre paysage audiovisuel ultra compétitif et un défi excitant à tous points de vue.
Alors que l’environnement citadin nous paraissait saturé par les séries existantes, nous avons voulu opérer un retour vers la Nature, avec un grand N. Il ne s’agissait pas d’exploiter le
patrimoine touristique provincial, mais bien d’inscrire notre petite communauté de Villefranche au cœur d’un espace sans limite. Une forêt immense, fantasmée, avec des zones encore non cartographiées, ayant encore échappé à l’empreinte de l’homme. Une frontière aussi : entrer en forêt, c’était aller vers l’inconnu, au-delà.

zoneblanche Zone Blanche-DP8-4

L’appel des grands espaces et du western
En agrandissant le cadre au sens propre comme au sens figuré, nous voulions remettre nos personnages à leur juste taille face à une nature toute puissante, tantôt hostile, tantôt toujours surprenante. C’était une promesse à tenir dans les scénarios qui font de la forêt un personnage à part entière, mais aussi à l’image par une constante recherche de l’atmosphérique, du graphique et du spectaculaire. C’était aussi pour nous l’occasion de revisiter des codes populaires, notamment ceux du western. Notre héroïne, bien que gendarme, est campée clairement comme le « shérif » de Villefranche, gardienne de l’ordre et protectrice de sa communauté.
On retrouve également d’autres archétypes du genre, tels que la patronne de bar ou le maire propriétaire terrien, ainsi que des figures comme celles du duel, des hors-la-loi, du lynchage, etc.
Un univers à la fois étrange et familier
Notre univers s’appuie également sur une mythologie locale intrigante. Chargée de symboles de vie comme de mort, la forêt y tient un rôle central, convoquant les peurs primaires de l’enfance. Elle est aussi soutenue par un bestiaire (corbeaux, loup, serpents, etc.) aux comportements parfois déroutants. Nous avons voulu que la série flirte avec le fantastique : nous invitons le spectateur à croire à certains phénomènes improbables ou à les rejeter au profit d’explications rationnelles.Malgré tous ces décalages, ce petit monde n’est pas déconnecté du nôtre. Villefranche, c’est à la fois nulle part et partout. Les habitants de la ville sont une tribu d’aujourd’hui qui, de par son isolement géographique, vit quasiment en autarcie et concentre en lui-même les enjeux du monde moderne. Par-delà les conflits qui les animent, tous se serrent les coudes face à l’adversité. Une façon de convoquer les valeurs de solidarité, du vivre-ensemble et de parler d’écologie au travers du rapport à la nature de nos héros.
Derrière notre volonté de divertir, il y a aussi celle de faire sens, de parler de responsabilité et de conscience.

zone-blanche-mathieu-missoffe-fipa-2017-biarritz-2

Une conception à quatre
La multiplicité des défis narratifs et visuels du projet appelait une méthode de travail originale.
« Zone blanche », c’est un producteur, un auteur et deux réalisateurs à l’enthousiasme partagé, accompagnant d’un bout à l’autre la série, de la préparation à la livraison des films.
Cette collaboration de tous les instants a permis de trouver les solutions artistiques et logistiques nécessaires à l’ambition de la série, évidemment avec l’aide inestimable de partenaires talentueux à tous les postes de fabrication, mais aussi grâce à la conviction et au soutien sans faille, tout au long de la création, de François Hitter, notre conseiller de programmes, et celui de Fanny Rondeau, directrice de la fiction, chez France 2. Cela voulait dire concevoir à quatre un casting fait de visages rares, voire inconnus du grand public, pour garantir l’unité de notre monde et créer un esprit de troupe, penser notre projet comme une série en costumes pour emmener le spectateur ailleurs, prendre à bras-le-corps les conditions d’une coproduction franco-belge pour tirer le meilleur des deux cultures… Une façon de secouer les habitudes de fabrication et de garantir une forme d’inédit.
Petit à petit, Villefranche est ainsi née de la définition méthodique d’un univers stylisé jusque dans les moindres détails, d’une mise en scène signée par des choix radicaux, d’une image
contrastée immédiatement reconnaissable, d’une texture sonore presque organique et d’une musique soutenant à chaque instant le souffle et le lyrisme de la série.
Tous les quatre, nous avons exploré tous les leviers possibles pour faire de « Zone blanche »
une véritable expérience immersive, sensitive pour le spectateur. Une façon de toucher un public plus large, plus jeune, en tentant d’atteindre les standards artistiques internationaux des séries les plus exigeantes et avec le souci d’offrir aux spectateurs un divertissement profondément populaire.
En un mot, du spectacle.

 

Des pubs, des voitures et des comédiens

Il est des comédiens qui font partie de notre paysage audiovisuel parce qu’on les retrouve dans des seconds rôles de nombreuses séries ou en vedettes dans des pubs, sans qu’on puisse leur donner un nom. Il est vrai que la pub est un vrai tremplin, nombre de comédiens ayant débuté par là.
Aujourd’hui je voudrais mettre dans le feu des projecteurs quatre comédiens devenus incontournables dans des pubs automobiles : Cyril Couton, Guillaume Denaiffe, Grégoire Bonnet et Nicolas Carpentier. Vous ne pouvez pas les rater !

AB

Cyril Couton
C’est le fameux Monsieur Richard de Renault, celui qui apparaît quand on ne l’attend pas, souvent au mauvais moment pour certains, pour vanter tous les services que Renault propose après l’achat d’un véhicule.
Mais il est apparu dans nombre de séries telles « Avocats et associés », « Les hommes de l’ombre », « No limit » et plus récemment « L’attaqu ». On l’a également vu dans quelques films comme « Mon meilleur ami » de Patrice Leconte, « Le candidat » de Niels Arestrup ou « Arrête de pleurer Pénélope » de Corinne Puget et Juliette Arnaud.
En 2005, il a reçu le prix du meilleur second rôle au festival Jean Carmet de Moulins, pour le film de Stéphane Brizé « Je ne suis pas là pour être aimé »… Mais il commence à l’être !
Nicolas Carpentier
Autre comédien croisé à la Rochelle, il est la French Touch de Renault et a eu la chance de donner la réplique à Teddy Riner et Tony Parker, sans oublier le craquant petit garçon qui, vêtu comme lui, termine chaque réplique avec « C’est simple » ! Lui aussi est apparu dans nombre de séries : « Navarro », « Groland », « Léa Parker ». Formé à la ligue d’improvisation, il fait aussi beaucoup de doublages et de voix off, on a pu le voir au cinéma dans « Tu veux ou tu veux pas » de Tonie Marshall ou « La prochaine fois je viserai le cœur » de Guillaume Canet.
Et on va le recroiser dans le rôle de Maître Adrien dans « Plus belle la vie ».
Elle est belle pour lui !

D C

Guillaume Denaiffe
C’est le comédien que Peugeot a choisi pour convaincre le futur acheteur de la 208, qu’elle a tout pour plaire, avec cette petite réponse à chaque question : « Elle l’a » ! Mais on a aussi pu le voir dans d’autres pubs comme Super Croix, Orange ou Leroy Merlin. A force il nous est devenu familier et il est aussi apparu dans « Camping Paradis », « Boulevard du Palais » ou « Meurtres à la Rochelle ». La Rochelle où j’ai eu l’occasion de le croiser lors du dernier festival de la fiction TV. On a aussi pu le voir au cinéma dans « Sagan » de Diane Kurys ou « Le bien aimé » de Christophe Honoré. Et il commence lui aussi à être bien aimé !
Grégoire Bonnet
On le voit beaucoup en ce moment dans la pub Wolkswagen où il est cet homme qui, ne pouvant se décider pour la rouge ou la bleue, va choisir… la blouge !
Vu dans les séries « Julie Lescault », « Famille d’accueil », « Clem », « Yann Piat », il explose aujourd’hui dans « Scènes de ménages », dernier couple rentré avec Amélie Etasse (elle aussi reine rigolote des pubs Leclerc !). Il est ce pharmacien quinquagénaire qui a épousé une jeunette et ne le vit pas toujours très bien
On vient aussi de le voir dans le film de Nadège Loiseau « Le petit locataire » et « Il a déjà tes yeux » de Lucien Jean-Baptiste. Il a mis du temps mais aujourd’hui on le réclame partout !

Voilà quatre exemples prouvant que les pubs, en l’occurrence automobiles, mènent à gravir les échelons de la gloire… sur les chapeaux de roues !
Jacques Brachet

Line RENAUD
« Ma passion : mon métier – Mon amour : le public »

B

Line Renaud est un phénomène.
89 ans au compteur, toujours belle et énergique, toujours battante et passionnée et toujours dans le feu de l’actualité car elle n’arrête jamais, quand ce n’est pas sur scène, c’est sur grand ou petit écran, à moins qu’elle ne prenne la plume pour nous écrire une histoire. La sienne.
Après le succès de la pièce adaptée par Didier Kaminka « Pleins feux », qu’elle a joué au théâtre Hébertot, mise en scène par son complice Ladislas Chollat et qui est passée en direct sur France 2, on la retrouve sur France 3 dans un épisode de « Magellan » aux côtés de Jacques Spiesser, mais aussi le samedi 25 mars sur France 2 pour une soirée « Sidaction » au Moulin Rouge, association dont elle s’occupe toujours avec courage et conviction.
Mais surtout il ne faudra pas la manquer, le jeudi 23 Mars sur France 3 dans un magnifique film signé Xavier Durringer « Rappelle-toi ».
Pour l’occasion, on s’appelle, comme on le fait souvent depuis des années, lorsqu’on ne s’écrit pas.

« Mon cher Jacques, c’est l’une des plus belles histoires, l’un des plus beaux rôles qu’il m’ait été de jouer depuis « Suzy Berton ».
Alors… raconte-moi tout, Line !
C’est une histoire forte, un rôle à la fois très difficile et magnifique. L’histoire de Mado, une femme de mon âge, qui revient à Brest où elle est née, dont elle est partie à 16 ans et qu’elle retrouve après 58 ans d’absence
Pourquoi ?
Elle fut une syndicaliste communiste à la SNCF mais surtout elle fut une résistante. A 16 ans à peine elle était en première ligne et, avec deux amies, elle combattait les Allemands et faisait sauter des ponts. Lorsque le film commence, on lui remet une médaille pour ses faits de résistance. Son mari assiste à la cérémonie mais, plus âgé qu’elle et très ému, il décède.
Quatre jours après, elle annonce à sa petite-fille qu’elle part en voyage, retrouver Brest mais aussi à la recherche d’un homme, sans vouloir lui en dire plus.
Va-t-elle le retrouver ?
Oui mais je ne peux pas tout te raconter ! Elle retrouve Brest avec nostalgie. Un Brest qu’elle a du mal à reconnaître après tant d’années et les bombardements de la guerre. Avec l’aide d’un chauffeur de taxi, elle essaie de retrouver les lieux de son enfance et de son adolescence. Elle retrouvera cet homme mais qui es-il ? Pourquoi le recherche-t-on ?… Tu le sauras, et les téléspectateurs aussi en regardant le film !
C’est, je crois, tiré d’une histoire vraie ?
Oui, Mado a existé. Je suis même allée sur sa tombe où d’ailleurs n’apparaît que le nom de son frère. Mais là encore, tu sauras pourquoi en voyant le film.
Nous sommes restés deux mois à Brest pour le tournage et ce fut à la fois beaucoup de joie et d’émotion que de revenir sur les pas de cette héroïne. Crois-tu au hasard ? aux coïncidences ?

 

Line RENAUD

Rappelle-toi

Pourquoi me demandes-tu ça ?
Pour deux choses : la première est que, sur le tournage, il y avait un technicien d’une soixantaine d’années qui a connu cette femme. Très ému, il m’a dit : « Elle serait heureuse de savoir que vous l’incarnez car elle vous aimait beaucoup. Elle avait tous vos disques ! »
Belle histoire, non ?
Et autre coïncidence : alors que le film passera le 23 mars à la télévision, le même jour le président de la République m’élèvera au titre de Grand Croix dans l’Ordre National du Mérite. Ce sera un grand moment d’émotion et je penserai très fort à ma mère qui fut une résistante.
Alors, en parallèle avec ce beau film, tu viens de sortir un livre paru chez Robert Laffont, avec la complicité de Bernard Stora, avec qui tu avais déjà écrit « Et mes secrets aussi ». Le livre s’intitule « Une drôle d’histoire »… Autre que drôle, elle est incroyable !
C’est en fait une histoire que j’ai vécue. Celle de Jenny, une jeune fan de 16 ans qui entre un jour dans ma loge du Palais Royal et qui, sans que je m’en rende compte, va pernicieusement entrer dans ma vie. A tel point que je vais l’inviter chez moi à « La Jonchère » et que, peu à peu, va se rendre indispensable, va s’y installer et prendre ma vie en main. Mais avec tellement de finesse, d’intelligence, sous des dehors de fan timide et énamourée, qu’elle va manipuler tout le monde. Au point que j’envisage de lui faire un viager pour y abriter la fondation Loulou Gasté-Line Renaud que j’envisage de créer.
Cette histoire va durer dix ans avant qu’on ne découvre le pot aux roses…
C’est un véritable thriller psychologique, un superbe scénario qui pourrait inspirer Bernard Stora !
C’est vrai. Ce qui est fou, c’est que je n’ai rien vu venir, même si, quelquefois, je me suis posé la question de savoir si elle n’était pas mythomane ! Mais je l’ai faite tester auprès de mes plus proches amis et tous étaient d’accord pour dire que j’avais trouvé la perle rare, que j’avais de la chance car elle était un véritable cadeau du ciel. En fait, elle a trompé tout le monde !
A-tu eu de ses nouvelles ?
Non, depuis qu’elle a quitté la maison, je ne l’ai plus revue mais je suis sûre qu’elle lira le livre et j’espère surtout qu’elle ne s’attaquera pas à quelqu’un d’autre. Je pense hélas qu’elle risque de continuer car c’est une grande malade, une grande manipulatrice. Elle est très forte et très dangereuse. »

C D

Mais tout est bien qui finit bien et ce n’est pas cette histoire qui, quoique douloureuse, arrêtera l’énergie, l’optimisme et la passion de vivre et de travailler de notre indestructible Line. D’ailleurs, déjà, elle pense au tournage du prochain film de son complice Dany Boon puisqu’elle sera au générique de « Une jolie ch’ite famille ».
Mais qu’est-ce qui fait courir Line ? Lorsque je lui pose la question, elle me répond, avec un beau sourire et son magnifique regard bleu :
« C’est à la fois dans ma nature et, Dieu merci, après quelques petits ennuis de santé, je suis en peine forme. Faire ce que je fais, c’est une passion et en plus, j’ai la chance d’avoir un public fidèle et aimant. Je l’adore et il me le rend bien.
Alors… rien que pour ça, je continue ! »

Propos recueillis par Jacques Brachet

Grégoire MONTANA… Retour à l’école !

A

Vous n’avez pas pu manquer ce grand jeune garçon surmonté d’une hirsute coiffure que l’on a pu voir dans des pubs comme Carrefour, Yop ou encore Kinder Bueno (Si bon qu’on en deviendrait méchant !)
Le hasard de la vie ont bien fait les choses et il m’a expliqué tout ça lors de notre rencontre à la Rochelle où il venait présenter une nouvelle série pour la chaîne OCS « Les grands » de Vianney Lebasque, qui a obtenu le prix de la meilleure série 26 minutes.

« A l’école, ça se passait mal. J’y allais sans conviction et j’avais déjà envie de devenir comédien. Mais mon père s’y opposait, il avait peur pour moi. En attendant, je prenais des cours de théâtre.
Qu’est-ce qui a été le déclic ?
Le hasard : Je passe à vélo par un sens interdit, je rencontre des copains et pendant qu’on discute, un mec qui passait par là pour un casting sauvage, m’a abordé pour une pub.
Et alors ?
Alors mon père m’a dit : « Eh bien vas-y, ça t’apprendra la vie ! », tout en pensant que ça n’irait pas plus loin. Ca a marché… et ça a continué !
Dans la pub ?
D’abord oui mais ça n’était pas vraiment mon ambition. J’ai fait le cours Florent et je suis allé voir les gens qui m’avaient casté. L’un d’eux m’a présenté un agent, qui l’est toujours aujourd’hui. Et là, je me suis retrouvé dans « Pep’s » et dans le télé-film « La vie à l’envers », qui a reçu un prix il y a deux ans à la Rochelle. Sur le tournage, j’ai beaucoup appris de Marthe Keller qui est une magnifique comédienne. Et tout s’est enchaîné : « La dernière leçon » avec Sandrine Bonnaire et Marthe Villalonga, « L’avenir » avec Isabelle Huppert.

B

Comment t’es-tu retrouvé dans cette série « Les grands » ?
Toujours par casting… J’en ai d’ailleurs passé quatre car Vianney n’arrivait pas à se décider, il n’était pas sûr que ce soit moi qu’il cherchait. En fait, il a fini par modifier le rôle pour pouvoir me prendre… Hasard encore ! En même temps est tombée une proposition de cinéma. J’ai choisi la série.
Comment s’est passé le tournage ?
Tout s’est passé dans un collège à Tours, mêlés à de vrais écoliers. Nous vivions tous ensemble, un peu comme si l’on était en pension. Du coup, beaucoup de complicité s’est instaurée entre nous et nous sommes heureux de nous retrouver dans la deuxième série dont le tournage qui démarre en octobre.
Pour quelqu’un qui n’aimait pas l’école !!!
(Il rit) Oui mais là, il n’y avait aucune obligation et bizarrement, depuis que j’ai quitté l’école, je me suis remis à lire, à me cultiver. Justement parce qu’il n’y a pas d’obligation !
Et papa ?
Il n’est plus question d’école. Il est rassuré et même fier de moi ! »

Vous pouvez donc voir cette série en prime sur OCS ou à la demande où tous les épisodes vous sont proposés.
Par ailleurs, notre Grégoire fait, comme beaucoup, des apparitions dans la série « Scènes de ménage » auprès du nouveau couple Philippe-Camille. Comme il adore le théâtre, après son passage au cours Florent, il va passer le concours du conservatoire.
« J’aimerais me partager entre théâtre, cinéma et télé. J’aime varier les plaisirs… »
Et c’est bien parti pour lui !

Jacques Brachet
Photos Monique Scaletta

 

Photos : Toute l’équipe du film reçoit trois prix à la Rochelle : Le prix des collégiens de Charente Maritime – La meilleure série 26 minutes – le meilleur espoir féminin : Adèle Wisme.

La Rochelle – Festival TV
Aliocha ITOVICH-Julia DORVAL, entre théâtre et télé

a

Ils sont tous deux beaux comme des dieux. Aliocha Itovich et Julia Dorval sont comédiens et se sont rencontrés sur une pièce de théâtre, voici trois ans. De ce jour, ils ne se sont plus quittés.
Julia était partie pour faire des études de sciences économiques mais très vite, la passion du théâtre l’en a fait se détourner. Elle suit les cours Florent, parle plusieurs langues et tout aussi vite, se retrouve… dans un programme court pour TF1 : « Code barge », suivi de « Scènes de ménages » où elle est Ludivine, la sœur de Fabien.
Aliocha, a débuté à… 10 ans. Il faut dire qu’avec un père éclairagiste et une mère danseuse, sans oublier un oncle qui était tout simplement Jorge Donn, (le fameux danseur étoile du non moins fameux Boléro de Ravel du film de Lelouch « Les uns et les autres), il aurait pu aller vers la danse mais c’est la comédie qui l’a emporté.
Il a commencé dans une troupe de rues, la Cie les Espiègles qu’on a pu voir plusieurs années au festival d’Avignon, puis dans quelques pièces de théâtre à Paris. Mais il a des velléités de réalisateur et se lance alors dans le court métrage. Il en tournera quatre qu’on a pu voir dans de nombreux festivals.
Didier Caron, co-directeur du Théâtre Michel l’appelle alors pour une pièce avec une comédienne qui, ne faisant pas l’affaire, est remplacée par Julia. Et là commence leur histoire.
Ils décident de monter des projets en commun tout en continuant leur métier chacun de leur côté. Naîtra alors « A.J Prod »… devinez pourquoi !
C’est en retrouvant trois autres blondes dans un cours d’Anglais que Julia a l’idée de les réunir pour un programme court.
« Ce n’est pas parce qu’on est quatre comédiennes blondes – assure Julia – qu’on a la même personnalité et pourtant on s’est souvent retrouvées sur un casting pour un même rôle. Du coup, avec Aliocha, on a décidé cette série de sketches très courts sous le titre de « E.L.L.E.S », qui parle de la vie des femmes d’aujourd’hui avec leurs problèmes, leurs joies, les tabous, les réflexions sur la vie, abordant des sujets drôles ou graves avec légèreté… »
Bien évidemment c’est le couple qui écrit les dialogues, qui en est producteur, le tout réalisé par Luc David, le réalisateur de « Scènes de ménages ». Tout est dans la boîte, ils sont en attente d’un distributeur, d’où leur venue au festival TV de la Rochelle.

e d

D’autant qu’ils ont écrit entre temps une autre série de six fois 52 minutes « Saucios ».
« C’est – nous dit Aliocha en riant – une comédie dramatique à suspense, quelque peu amorale, trash et glauque. L’histoire de deux types sans un sou, Marc et Alex, qui décident d’ouvrir une pizzeria sur la Côte d’Azur. Ils sont tellement maladroits, inconscients et barges, qu’ils vont semer des cadavres sur leur chemin, cadavres qu’ils vont faire disparaître de façon très inattendue. Je serai Marc, aux côtés d’Alex alias Guillaume Ducreux et il se pourrait qu’il y ait une grosse surprise dans le rôle de l’inspecteur… Mais il n’a pas encore signé, donc… motus ! »
Ce sera tournéà Nice avec l’aide de la Commission du Film des Alpes Maritimes.
En attendant, Julia revient régulièrement dans « Scènes de ménages » et jouera à partir de la rentrée la pièce « Abracadabrunch » d’Alil Vardar, à la Grande Comédie à Paris., pièce qui sera captée pour la chaîne C8.
Aliocha, lui, sera au Théâtre Michel dans une pièce de Stefan Sweig qu’il a jouée à Avignon : « La peur », adaptée et mise en scène par Elodie Menant. Puis il partira en tournée avec une autre pièce jouée à Avignon et avec laquelle il a aussi tourné dans une bonne partie du monde : « Tant qu’il y aura les mains des hommes », sur des textes de Tahar Ben Jelloun, Romain Gary, Nancy Huston, Amin Maalouf, Pablo Neruda et quelques autres écrivains, adaptés et mis en scène par Violaine Arsac.
Entre théâtre et télévision notre jeune couple a du travail sur… les planches et devant les caméras !

les3Trois « E.L.LE.S » réunies à la Rochelle : Julia Dorval, Nina la nympho – Eléa Clair, Roxane la psycho – Diane Dassigny, Guillemette la décalée. Manque Perrine Gilbert, Iris la desperate housewife.

Jacques Brachet
Photos Monique Scaletta

 

La Rochelle – Festival de la Fiction TV
Lucie LUCAS et Rayanne BENSETTI
retrouvailles à Jaïpur

a
Sur TF1, mercredi 19 octobre

Ils sont jeunes, ils sont beaux, ils se sont rencontrés sur la série « Clem » où ils sont 1/2 frère et sœur et lui… homo.
Aujourd’hui, toutes les ados se pâment sur son sourire craquant et ses abdominaux avantageux. Quant à elle, ce sont les mecs qui bavent sur sa beauté et son espièglerie.
Lucie Lucas et Rayanne Bensetti sont devenus les idoles des d’jeuns’s et se sont retrouvés en Inde pour une comédie romantique et burlesque signées Arnaud Mercadier « Coup de foudre à Jaïpur ». (TF1)
Si le soleil ne brillait pas le jour où ils sont arrivés à la Rochelle, ils ont illuminé le festival.
C’est une des rares comédies à nous avoir été présentées à ce festival. Oh, ce n’est pas la comédie de l’année mais elle nous a fait penser au cinéma de de Brocca, avec poursuites, gags, coups de théâtre, dans des paysages indiens très photogéniques, tout comme nos deux héros qui nous offrent en prime un ballet très « Bollywoodien » signé Denitsa Ikonomova, la talentueuse coach de Ryanne sur « Danse avec les stars ».
Un très joli moment de comédie romantique suivi d’une rencontre pleine de charme, de rires et d’humour. Les ados vont craquer !
Rencontre à la Rochelle, au Festival de la Fiction TV avec deux adorables comédiens.

d e

 « Jaïpur… il y a pire lieu pour tourner, Lucie !
Et pourtant j’avais très peur d’y aller pour diverses raisons : la chaleur, les castes, la pièce qu’y tient la femme, la pollution, la nourriture… Bref, j’avis un gros malaise et pourtant j’ai été cueillie dès mon arrivée et j’ai pris une grande claque : la gentillesse, le sourire, l’élégance de tous ces gens qui souvent vivent difficilement… J’ai adoré leur côté positif, leur ouverture d’esprit, leur curiosité par rapport à nous. Les échanges que nous avons eu, c’était impressionnant.
Et toi Rayanne ?
C’est vrai que nous sommes très loin de leur façon de vivre, de leur culture. Ce sont des gens très pudiques et, par exemple, de voir Lucie en short ou Cécile Rebboah en deux pièces, ou moi encore torse nu, ça les choquait vraiment. Pour eux, c’était très osé et, à la limite, inadmissible. Ils nous ont pris pour des gens aux mœurs étranges. et ils ont le culte des animaux que nous sommes loin d’avoir.
Dans ce cas, comment réagissaient-ils sur les scènes d’amour ?
Rayanne :
La première scène sur un simple bisou… il fallait voir leurs regards qui en disaient long ! Malgré tout, ils ont aujourd’hui tendance à s’ouvrir un peu plus et les premiers jours passés, ça n’a pas posé de problème.
Rayanne, tu parles indien dans le film…
(Il rit) Déjà que je parle très mal anglais, ne me parle pas de parler indien ! C’est une langue très intrigante. J’ai appris les mots essentiels par cassettes interposées, syllabe par syllabe… et lorsque je connaissais bien le texte…Arnaud le changeait ! Du coup on collait un spot it sur le front du comédien face à moi et je le lisais !
Quels effet cela vous a-t-il fait de vous retrouver amoureux après avoir été frères et sœurs ?
Rayanne :
En fait, sur « Clem » nous nous sommes plus croisés que vus car on n’a pas fait énormément de scènes ensemble. Malgré tout, l’embrasser sur la bouche me semblait presque incestueux !
Lucie : J’étais très contente de retravailler avec Ryanne et de pouvoir mieux le connaître mais c’est vrai que notre première scène de baiser m’a semblé très bizarre ! »

f

Arnaud Mercadier, c’est vous qui avez eu l’idée de les réunir ?
Oui, les ayant eu sur « Clem » j’avais très envie de les réunir pour cette comédie car je savais que ça fonctionnerait. Souvent, les comédiens de ce genre de film sont des quadras. Je voulis que ce soit de « vrais » jeunes. Et puis, comme il y avait un ballet « Bollywood » et que j’avais vu Rayanne dans « Danse avec les stars », je savais qu’avec l’aide de Denitsa Ikonomova, qui était son coach, ça serait parfait. C’étaient donc les comédiens rêvés.
Lucie, avez-vous eu, vous, des difficultés pour ce ballet ?
Pas vraiment, même si je suis loin d’être douée comme Rayanne. J’ai quand même eu du mal à apprendre la danse et j’ai souvent improvisé !
Rayanne : Lorsque les Indiens ont découvert le ballet, ils l’ont trouvé très étrange et très loin de ce qu’ils font. Mais ils ont été bluffés de voir ce que des Français pouvaient faire. A tel point qu’ils voulaient que je participe à « Danse avec les stars » version indienne.
Lucie : De plus, nous n’avons eu que trois jours de répétition et nous avion six heures pour tourner la scène. Ca a été un travail de folie.
Rayanne, monter sur un éléphant… facile ?
Au départ l’animal est impressionnant et j’avoue que je n’étais pas plus rassuré que ça. D’autant qu’il paraît qu’il faut deux ans d’apprentissage pour y arriver ! Mais j’ai été super bien coaché et monter sur lui en m’accrochant à sa trompe, si ça fout la trouille la première fois car on a toujours peur qu’il t’envoie en l’air, ce n’est en fait pas si compliqué que ça.
Aujourd’hui, avez-vous envie de retourner en Inde ?
Lucie : J’y suis allée avec toute ma famille : mon compagnon, mes enfants, mes parents et c’est vrai qu’il ont vu beaucoup plus de choses que moi. j’aimerais donc y retourner pour en connaître un peu plus.
Rayanne : D’un côté c’est vrai que travaillant six jours sur sept, il ne nous restait pas beaucoup de temps pour visiter. Mais d’un autre côté, vivant avec quelque 160 Indiens qui composaient l’équipe, nous avons appris beaucoup plus de choses qu’en y venant en simples touristes. Par contre j’aimerais y retourner pour aller voir le Taj Mahal.

c b

Travailler avec presque que des Indiens, est-il facile ?
Arnaud :
Très facile et pourtant, s’ils étaient 160, nous Français, nous étions dix !. Tous venant de Bollywood sont des techniciens aguerris qui travaillent comme des fous. et ils travaillent dans une sérénité totale, ils sont chaleureux. On a vraiment travaillé « avec » eux.
Ils aiment les Français ?
Rayanne : Ils aiment les Européens en général et ce qui est très bizarre c’est qu’ils passent leur temps à te prendre en photos, connus ou inconnus, et te mettent sur leurs réseaux sociaux comme si tu étais Brad Pitt ! J’ai gardé plein d »amis » et ont s’appelle sur face book.
Lucie, comment voyez-vous Ryanne ?
Ce qui nous rapproche c’est que nous sommes tous deux des bosseurs et des affectifs. Mais il est quelquefois tellement fougueux et excité qu’il me semblait être beaucoup plus vieille que lui et que j’avais affaire à un ado de 13 ans ! C’est un décontracté de la vie. Mais on est très complémentaire.
Même question pour toi, Rayanne.
C’est d’abord et avant tout une super partenaire de travail car, comme moi, elle aime le travail bien fait. Et puis, ce que j’aime chez elle c’est qu’elle a de l’humour, elle aime rire et l’on ne s’en est pas privé ! On a beaucoup kiffé. Elle est géniale et on est totalement en phase.
Vos projets ?
Lucie :
Je vais rejoindre la série « Clem » qui continue et bientôt, sortira mon premier film au cinéma « Porto mon amour » de Mati Vargnier avec Anton Yelchin (Star Trek, New York section criminelle ndlr) qui est décédé en juin et qui était un ami.
Rayanne : Moi aussi j’attends la sortie de mon premier film au cinéma, le 26 octobre : « Tamara », d’Alexandre Castagnetti avec Sylvie Testud et Héloïse Martin. Lorsque je vois les scores que je fais à la télé – 3 millions de téléspectateurs – et qu’on me dit que si le film est un succès on fera 600.000 spectateur, ça me paraît bizarre, ça me fait presque flipper. Et puis, est-ce que ceux qui m’aiment à la télé vont venir me voir au cinéma ?
L’avenir nous le dira ! »

Propos recueillis par Jacques Brachet
Photos Monique Scaletta

Charles BERLING
De la Rochelle à Strasbourg en passant par Toulon

d

Lorsqu’on le croit à Paris, il est à Toulon, dans son fief du Liberté, théâtre dont il est directeur.
Lorsqu’on le croit à Toulon, il est à la Rochelle, au festival de la fiction télé pour présenter la série dont il est le héros : « Glacé ». Un petit tour à la Rochelle et le revoici à Toulon pour répéter la pièce de Bernard-Marie Koltès « Dans la solitude des champs de coton »… qu’il ira créer au Théâtre National de Strasbourg !
Nous étions à la Rochelle. Nous étions à Toulon.
A la Rochelle donc où nous avons découvert la série de M6 « Glacé », réalisée par Laurent Herbiet, avec, outre l’ami Charles, Julia Piaton, Pascal Greggory, Nina Meurisse, Robert Plagnol… Il y interprète le commandant Servat, appelé dans un village perdu des Pyrénées enneigé et brumeux, pour élucider une série de crimes dont on pense qu’ils sont perpétrés de la prison où est incarcéré un tueur en série.
« Ce qui m’a séduit dans cette histoire, c’est d’abord la qualité du scénario, puis la distribution car j’avais très envie de tourner avec Pascal Greggory et le réalisateur, Pascal Herbiet, que j’apprécie. Et puis, c’est la première fois que je participe à une série, ce qui me permet d’avoir le temps d’installer ce personnage, de le développer.
Mais ce n’est pas que l’histoire d’un flic, c’est aussi l’histoire d’un homme avec ses problèmes, ses faiblesses alors que, par rapport à sa fonction, il doit se montrer fort. Il a ses cassures, ses secrets. Ca a été un tournage passionnant »
Et un film dont le premier épisode nous a donné l’envie de très vite en connaître la suite. D’autant qu’il est rentré à Toulon heureux de l’accueil du premier épisode et fort du prix de la meilleure série que lui a octroyé le jury présidé par Isabelle Carré.

b

Aussitôt rentré, le voici replongé dans le théâtre où il répète « Dans la solitude des champs de coton » de Koltès auprès de Léonie Simaga, nouveau couple pour cette pièce qui en a connu bien d’autres, de Patrice Cherreau et Pascal Greggory, ce dernier la rejouant avec Laurent Malet qui à son tour l’a jouée plus tard avec Isaak de Bankolé. Puis on retrouve la version « femmes » avec Anne Alvaro et Audrey Bonne et enfin cette nouvelle version mixte avec Charles et Léonie.
Pièce forte, difficile, délicate qui fut considérée comme « intellectuelle » avant de devenir, sinon populaire, du moins reconnue pour sa belle intelligence, Koltès ayant écrit là ce qu’on peut appeler un chef d’œuvre. C’est une pièce qui tourne autour de deux personnage qui n’auraient dû que se croiser, deux personnes solitaires qui cherchent on ne sait trop quoi, qui vont aussi se chercher, se séduire pour mieux s’affronter dans des monologues étourdissants. C’est de la haute voltige et une magnifique performance de deux comédiens qui se transcendent dans cette rencontre qui n’aurait pas dû être, faite de violence, de poésie, une pièce terriblement contemporaine.

c

Bien évidemment, Charles et Léonie viendront la jouer au Liberté du 8 au 11 novembre puis on retrouvera Charles du 1er au 12 mars dans la pièce d’Arthur Miller « Vu du pont ».
Mais bien d’autres projets sont dans la trajectoire de cet artiste passionné qui n’arrête jamais.
A suivre…

Jacques Brachet