Archives pour la catégorie Théâtre

Festival de Ramatuelle
Macha MERIL – Natalie DESSAY :
Stefan Zweig et Michel Legrand les réunit

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Retrouver Macha Méril est toujours un réel plaisir.
Rencontrer Nathalie Dessay était un grand désir.
Voilà qui est fait puisque les voilà réunies dans une pièce inédite de Setfan Zweig «La légende d’une vie» et pour notre grande joie, les voici au festival de Ramatuelle entourées de Bernard Alane, Gaël Giraudeau et Valentine Galey.
« La pièce de Stefan Zweig – nous confie Macha Méril – est un événement, d’abord, c’est la seule pièce de théâtre qu’il ait jamais écrite, les autres pièces étant des adaptations de ses livres. Elle date de 1919 mais ressemblait tellement à ce qu’il vivait avec sa seconde épouse que celle-ci la fit disparaître à son décès. On ne la retrouva que bien après sa mort et les 100 ans qui font qu’elle est tombée dans le domaine public. Et c’est une première mondiale ! »

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Cela se passe à Vienne en 1919 où un jeune homme (Gaël Giraudeau) est pris dans le carcan du souvenir de son père décédé, grand poète, entretenu par sa mère (Natalie Dessay) qui a créé une légende autour de cet homme. Jusqu’au jour où réapparait le premier amour de celui-ci (Macha Méril) qu’il a quittée pour une femme très riche qui a su lui faire un enfant.
Ainsi le fils découvre-t-il tout un pan de la vie son père beaucoup moins idyllique que le lui peignait sa mère. Peut-être que ce retour va lui permettre d’être délivré d’un lourd fardeau afin qu’il ne puisse plus vivre sa vie dans l’ombre du grand homme. Peut-être aussi qu’à travers les souvenirs qu’elles ont de cet homme, les deux femmes pourront se réconcilier.
C’est une pièce très forte émotionnellement, où chacun s’affronte pour défendre sa façon de vivre à travers cet homme. La distribution est formidable. Macha, on le sait, est une grande comédienne, Natalie Dessay, qui monte pour la première fois sur une scène pour jouer la comédie, y est incroyable de vérité. C’est une grande voix mais aussi une grande comédienne qu’on découvre. Quant à Gaël Giraudeau, digne fils de ses parents, Bernard Giraudeau et Anny Duperey, il y est prodigieux.
Macha me confie que, lui aussi, en lisant la pièce, y a trouvé des réminiscences de sa propre vie. Et lui qui ne voulait pas faire de théâtre malgré ses velléités, pour ne pas être dans l’ombre de son père aujourd’hui disparu, il a souhaité ardemment interpréter ce rôle.
Première scène donc, pour lui aussi et il nous a prouvé qu’il pouvait être à la hauteur du père.
Ce fut donc  une soirée chargée d’émotion et une très belle découverte.

E F

Auparavant, j’ai pu réunir ces deux belles comédiennes que sont Macha et Nathalie.
«Macha, Nathalie, comment vous êtes-vous rencontrées ?
Macha : J’étais allée voir Natalie dans l’opéra «Lucie de Lamermoor» avec Isabelle Huppert. La rencontrant, je lui dit que j’ai un copain qui voudrait lui écrire des chansons. Ce qui l’a surprise. Ça a été notre première rencontre et nous sommes devenues amies.
Je savais qu’elle avait envie de jouer la comédie et un jour, je tombe sur cette pièce et je me dis que c’est pile la pièce et le rôle qu’il lui faut.
Natalie : J’étais prête à faire ce saut dans le vide et ce, depuis longtemps : avant de chanter, j’avais fait du théâtre au conservatoire de Bordeaux. Et si j’ai fait du chant c’était pour pouvoir jouer un jour au théâtre car  j’aime par-dessus tout raconter. C’est grâce à Macha que j’ai pu réaliser ce rêve.
Il y a également Michel Legrand qui vous lie…
Natalie : Toute petite, j’étais tombée amoureuse de « Peau d’Âne » de Jacques Demy ? Je connaissais toutes ses chansons par cœur. Je ne vous dis pas l’effet que m’a produit la chanson «Amour, amour» lorsque je l’ai entendue pour la première fois. Puis il y a eu «Les parapluies de Cherbourg» et toutes les autres musiques. Je me suis dit alors que c’était ça que je voulais faire.
Macha : Quelle joie qu’elle ait pu faire ces deux disques avec Michel. Il me disait qu’il avait enfin trouvé sa voix. En France il ne trouvait pas l’équivalent d’une Barbra Streisand pour qui il avait écrit les chansons de «Yentl» et qu’elle a beaucoup chanté. Enfin il la trouvait et de ce jour ils ne se sont plus quittés.
Natalie, vous êtes très éclectique dans vos choix ?
C’est vrai et c’est pour cela que je me sentais un peu étriquée dans l’opéra uniquement. J’aime varier les plaisirs. C’est pour cela que j’ai chanté avec Michel, que j’ai fait un disque de chansons brésiliennes  «Paris-Rio» avec Agnès Jaoui, Héléna Noguera, Liat Cohen. Et je prépare un disque consacré à Claude Nougaro.

G H

Et toi Macha… la chanson ?
Ce n’est pas mon truc mais j’ai retrouvé plein de musiques de chansons que Michel m’a laissées. J’ai donc décidé de sortir tous les ans un disque d’inédits. Le premier sera fait des musiques de Michel et j’ai confié les paroles à de grands écrivains : Modiano, Amélie Nothomb, Keffelec, Michel Onfray. C’est incroyable comment ils ont compris la musique de Michel».
D’ailleurs, avant la présentation de la pièce, Macha a proposé à Michel Boujenah de rendre hommage à notre grand compositeur de manière à la fois originale et émouvante. On a pu retrouver, dans un halo de lumière sa voix dans une chanson inédite «Ensemble» qui de plus, se rapproche de son vécu avec Macha. Ce fut un moment intense dans un recueillement magnifique. Beau cadeau qu’elle nous a fait là. C’était une chanson qui avait été écrite pour Yves Montant dans film de Jacque Demy « Trois places pour le 26 » et qui n’a pas été retenue.
«C’est une chanson que je sortirai en disque et j’y mettrai ma voix dessus». Beau duo en perspective !
«Revenons à cette pièce…
… Macha : que nous avons jouée 118 fois, en grande partie au théâtre du Colombier.
Natalie : C’est la 119ème ce soir ! Et le théâtre du Colombier a été un véritable écrin pour cette pièce.
Macha : Nous la reprenons en tournée. Nous la jouerons au Théâtre Tourky le 20 novembre.
Macha, on connait ta carrière cinématographique. Et vous Natalie, ça vous tente ?
Évidemment ! je suis ouverte à toute nouvelle proposition. Mais à mon âge, je ne me fais pas trop d’illusions. Les réalisateurs ont du mal à monter des films sans de grands noms. Alors qu’au théâtre, il y a beaucoup plus d’ouvertures.
Macha : La loi des chiffres est inexorable. Tu sais que j’ai eu la chance de pouvoir démarrer dans ces années où tout était possible. Aujourd’hui, c’est devenu très difficile.
Tu as fait aussi une jolie carrière en Italie ?
C’aurait pu être mieux mais là, j’ai démarré au moment des Brigades rouges et le cinéma s’en est beaucoup ressenti. Tu sais, lorsque la société est trouble, le cinéma l’est aussi. Mais le théâtre est en fait plus intéressant que le cinéma, tous points de vue. D’abord, les relations au théâtre sont beaucoup moins superficielles qu’au cinéma où il y a une concurrence terrible…
Natalie : Je pense que cela vient du fait qu’on est ensemble à longueur de journées, pour les répétitions, pour se retrouver tous les soirs sur scène et encore plus en tournée. Des liens, des familles se soudent. Les relations sont moins fragiles qu’au cinéma.
Alors aujourd’hui ?
Macha ; Il y a la tournée, qui nous permettra de rester encore ensemble. Et puis tu sais que j’ai le projet de ce festival de musiques de films qui se déroulera en juin 2020 dans la propriété de Michel qui compte 250 hectares et un petit château, magnifique écrin pour lui rendre hommage».

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Nous en reparlerons bien sûr en temps utile, tout comme nous allons suivre la nouvelle voie que prend avec bonheur et succès celle qui fut une magnifique soprano et que nous retrouverons sur la route de la tournée.

Jacques Brachet
Photos Christian Servandier

Festival de Ramatuelle
La série Lellouche-Vadim-Brécourt continue

LE TEMPS QUI RESTE

Tous les deux ans, c’est devenu une habitude : on retrouve les trois mousquetaires accompagnés d’une gente dame. Nos trois mousquetaires sont Philippe Lellouche, qui signe aussi cette nouvelle pièce «Le temps qui reste», et ses deux complices inamovibles : Christian Vadim et David Brecourt. Et la petite dernière arrivée, la lumineuse Mélanie Page.
Comme à chacune des pièces qu’ils ont créées ensemble, passage obligé à Ramatuelle où l’ami Boujenah, directeur artistique du festival, nous dit que c’est devenu une tradition et que c’est comme une série qui voit le retour de l’équipe, pour le plus grand plaisir du public.
Rendez-vous à 15h30 sous le chaud soleil estival. Rencontre… à 19h30 pour cause de piscine et encore seuls Philippe et Mélanie prendront le temps de nous répondre, les deux autres on les «coincera» dans les loges pour quelques brèves confidences !

LE TEMPS QUI RESTE LE TEMPS QUI RESTE

Mélanie, comment entre-t-on dans un trio de mâles bien soudés et si complices ?
(Grand sourire) Bien, très bien même ! J’ai vraiment été accueillie les bras ouverts, ça a été très agréable et très rapide.
Philippe, comment s’est fait le choix de Mélanie ?
Je l’ai découverte au théâtre de la Madeleine où elle jouait «L’heureux élu» d’Eric Assous. Je l’ai trouvée remarquable et j’ai ressenti tout de suite qu’elle correspondait à tout point de vue au rôle.. J’ai découvert avec bonheur une grande actrice Je ne me suis pas trompé. C’est un Stradivarius, une vraie personnalité… Un soleil !
Quel effet cela vous fait-il de vous retrouver ici ?
Je me sens chez moi et, comme le dit Michel, qui, avec Jacqueline Franjou, nous accueillent magnifiquement.il semble qu’à chaque fois on propose un nouvel épisode d’une série. De plus, l’accueil est très chaleureux et c’est un vrai plaisir que de s’y retrouver. Lorsqu’on a joué pour la première fois, c’était avec «Le jeu de la vérité». C’était encore au temps de Jean-Claude Brialy qui était venu nous voir à Paris et avait eu cette belle phrase : «Visconti adorait jouer au jeu de la vérité. Je vais faire pareil. Ecris-moi une pièce». Hélas, ça n’a pas pu se faire. Ce festival est tellement agréable, c’est chic, c’est à la fois un plaisir et une certaine nostalgie et c’est un honneur que d’y venir et revenir.

LE TEMPS QUI RESTE LE TEMPS QUI RESTE LE TEMPS QUI RESTE

Comment s’est formé le trio ?
Ca fait  plus de 15 ans qu’on travaille ensemble.
J’ai découvert Christian dans une série TV et j’ai découvert en lui une vis comica incroyable que j’avais envie d’exploiter. David et moi nous connaissions car nous étions voisins à Barbizon. Je l’avais découvert dans la série «Sous le soleil». Lorsque j’ai écrit ma première pièce, j’ai très vite pensé à eux et nous sommes aussitôt partis en pilote automatique.
David me dira plus tard :
«Notre rencontre a été guidée par le hasard. Il se trouve que Philippe et moi habitions tout près l’un de l’autre à la campagne. On ne se connaissait pas mais on s’est retrouvé autour d’une table chez des amis communs. A la fin du repas, il m’a proposé sa pièce «Le jeu de la vérité». Il a fait de même avec Christian».
As-tu vite dit oui ?
…Oui ! la pièce était percutante et je découvrais un véritable auteur avec beaucoup de talent, une grande intelligence, une grande vivacité d’esprit… Avec Philippe, on a touché le gros lot et depuis, nous sommes engagés dans la même aventure !
Nous avons donc joué avec succès «Le jeu de la vérité». C’est la première pièce que nous avons créée, puis il y a eu sa suite «Le jeu 2 la vérité» et «Boire, fumer et conduire vite», «L’appel de Londres»… il y a eu les films et enfin «Le temps qui reste»
Christian m’avoue
«Ca fait 17 ans qu’on est ensemble, aussi bien au théâtre qu’au cinéma et avec eux on sait que ce n’est jamais la dernière, on sait déjà qu’il y aura une suite. Donc ce soir nous sommes joyeux, heureux,
Philippe… Auteur, scénariste, réalisateur, metteur en scène, comédien, journaliste, chanteur… Qu’est-ce que vous n’avez pas encore fait ?
La météo ! Blague à part, tous ces métiers sont les mêmes, chacun est la prolongation de l’autre, c’est en fait raconter des histoires de diverses manières.
Lorsque vous écrivez, vous pensez toujours à eux ?
Oui, très souvent lorsqu’il y a plusieurs personnages. Mais j’ai écrit pour Gérard Darmon «Tout à refaire» et au départ, je n’avais même pensé à y jouer. Sinon, je pense à eux, évidemment. Nous sommes amis, nous avons le même âge, les mêmes préoccupations, je développe des thèmes d’actualité qui les intéressent. En fait, nous sommes la seule troupe de théâtre privé existant en France !

LE TEMPS QUI RESTE LE TEMPS QUI RESTE LE TEMPS QUI RESTE

Et si entre eux c’est «à la vie à la mort», ils n’en continuent pas moins leur carrière chacun de son côté, David ayant cette année tourné pour la télévision dans «Léo Mattei» et ayant joué au théâtre « En ce temps là, l’amour » de Gilles Ségal. Philippe ayant joué et mis en scène «L’invitation» d’Hadrian Raccah, Christian ayant tourné dans le film de Pascal Thomas, «A cause des filles».
Et ce soir, sur la scène de Ramatuelle, on les a retrouvés, ni tout à fait les mêmes, ni tout à fait autres David dans des scènes désopilantes où il avoue son homosexualité et son amour pour Christian, toujours à côté de la plaque aussi naïf que blagueur, Philippe, le plus sérieux, touché par la mort de leur ami qu’ils viennent d’enterrer et se retrouvant chez sa femme qui va les épater par ses révélations. D’ailleurs, bien des secrets vont être dévoilés au cours de la soirée. La crise des 50 ans  éclate dans toute sa splendeur où chacun commence à se poser des questions sur le temps qui leur reste à vivre et comment le vivre.
C’est émouvant par moment, drôle très souvent, les dialogues sont ciselés et percutants et, comme le veut la tradition, les coussins ont plu à leur salut.
Belle soirée sous les étoiles devant une salle pleine à craquer.

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Jacques Brachet
Photos Patrick Carpentier

Sanary – Théâtre Galli : Ça repart pour une saison

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Une saison s’achève. Une autre s’annonce.
Et elle s’annonce avec une programmation plus éclectique que jamais où le théâtre reprend ses droits et revient en force alors qu’il avait été un peu oublié.
De l’humour, de la danse, du jazz, de la musique classique, par contre peu de chanson (I Muvrini, Murray Head, Nadiya) et c’est un peu dommage. Mais bon, ne boudons pas le plaisir de voir venir ou revenir Charlotte Valandrey, Christian Vadim, 2 V sur la même affiche, Laurent Gerra pour deux soirées, succès oblige, Thierry Beccaro, Christophe Alévâque, Eric-Elmmanuel Schmitt, Noëlle Perna dans un autre rôle que Mado, notre ami Yves Pujol accompagnant Patrick Sébastien, Véronique Genest, Roland Giraud, Jean-Pierre Castaldi, Valérie Mairesse et j’en passe… En tout 81 spectacles !
Avant cette présentation, toujours avec son sens de l’humour et des formules, le maire de Sanary, Ferdinand Bernhard, nous a offert un splendide film-souvenir de cet événement exceptionnel que furent les Floralies, soulignant l’engagement, l’amabilité, le talent et les qualités professionnelles de ces artistes meilleurs ouvriers de France.
Succès énorme et populaire au point que déjà il nous annonce le prochain festival pour mai 2024 !
Revenant au Théâtre Galli, il nous a annoncé avec fierté et joie quelques chiffres parlants : Il y a 3 ans, 23.000 spectateurs, l’an dernier 26.000, cette année 32.000, ce qui est on ne peut plus encourageant.
Quant aux recettes, sachant qu’aujourd’hui ce sont les producteurs qui louent la salle, rétrocédant une part de celles-ci à la commune, elles aussi, évidemment, n’ont fait qu’augmenter : de 42.00€, puis de 59.000€, elles sont passées à 85.000€. Cette année, 1.610 spectateurs se sont abonnés. Du coup, pour l’année prochaine, ils auront la priorité pour choisir leurs spectacles !
Le maire tient aussi à souligner que nombre d’artistes passant à Galli, n’ont qu’un souhait : revenir dans cette salle confortable, accueillante, à l’acoustique impeccable, à la vision optimum de la scène, où qu’on se place. Sans compter – ajoute-t-il – un détail qui a son importance car cela est rare, de l’avis des artistes, les loges sont chaleureuses et propres, ce qui n’est pas toujours le cas.

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Comme depuis dix ans, nous retrouvons donc pour la onzième année, l’équipe de René Raybaud qui fête ses 57 ans de théâtre, avec le Théâtre Poquelin rebaptisé Théâtre Romain Bouteille en hommage à son ami comédien disparu.
« C’est – ajoute René – 11 ans de bonheur grâce à Ferdinand Bernhard qui nous a offert le petit Galli puis la grande salle alors que nous étions à la rue, chose que je n’oublierai jamais ». Cette année Molière et Feydeau et Robert Lamoureux seront au programme avec un moment très attendu : un « Cyrano » musical avec musiciens et 60 choristes sur scène. Ce sera pour le 8 octobre.
Jean-Michel Berenguier est venu à son tour présenter ses cafés-philo appréciés par de plus en plus de gens, ce qui prouve, précise-t-il, que la philo n’est pas réservée à une élite mais c’est le rendez-vous des idées. Le sujets seront divers et variés, allant de l’intelligence artificielle aux fake news en passant par la religion et la spiritualité, la puissance du désir et quelques autres sujets à raison d’un café-philo par mois avec une soirée spéciale et musicale pour clore l’année le 10 juin avec le comédien Manuel Pratt.
En l’absence de son époux pris par la fête de la Musique, c’est Mme Froment qui est venue présenter la saison jazz qui elle aussi, fête ses dix ans, avec beaucoup de beaux talents, débutant par Christine Lutz Quartet le 13 septembre et avec un point d’orgue un concert gospel pour les fêtes de Noël.
Le maire a remercié toute l’équipe qui, à part l’incontournable JP, est uniquement composé de femmes et son adjoint à la culture Pierre Chazal. Puis il a dit un mot sur le succès du Casino qui, en un an, a vu passer 100.000 personnes qui ont joué 108 millions d’Euros. Le casino qui, comme l’an passé, sera partenaire du théâtre Galli, sponsorisant trois spectacles.
Une belle année 2019/2020 nous attend donc, nous promettant de bons moments grâce à un maire qui met toujours la culture au premier plan, le plus gros budget de la municipalité restant toujours pour celle-ci.
Et ça devient rare de nos jours !

Jacques Brachet
Renseignements : 04 94 88 53 90 – www.sanarysurmer.com

La Seyne – Festival du Chapeau : En compagnie des Loups

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En cadrant les comédiens, à gauche Eliane Obrecht-Laurenci,, à droite Hélène Nicolas-Botasso,

Chaque année le Festival du Chapeau présidé par Jacqueline Visciglio, nous donne l’occasion, dans ce magnifique cadre du Fort Balaguier, de découvrir des compagnies théâtrales amateur varoises. Et chaque année, malgré la fraîcheur, le jardin ne désemplit pas et l’ambiance y est chaleureuse.
En ce jeudi soir, c’est la Compagnie des Loups, venue tout droit d’un long périple… seynois, qui s’y collait avec quatre saynètes qui avaient pour dénominateur commun « Moments de vie », toutes se passant dans divers salons avec des thèmes différents.
C’est ainsi que, sous la houlette d’Eliane Obrecht-Laurenci, metteuse en scène des quatre piécettes, nous avons d’abord pu entrer dans un salon de coiffure nommé « Bell’enCoiff' » où certaines clientes étaient aussi bizarres que certaines coiffeuses. On le sait, dans ce genre de lieu, les conversations vont bon train, des affaires politiques aux potins de la commère et quelques péripéties vont se produire au cours des événements concoctés par Hélène Nicolas-Botasso, pièce maîtresse de la compagnie qui nous offre un moment de pure joie.

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Suivront « Le malaise de Georges », signé Roland Dubillard où comment deux infirmières se demandent comment soigner un malade qui a l’air très mal en point. Puis l’on retrouve l’ineffable « Gora » de Georges Courteline, où comment démontrer à sa femme qu’un chat angora n’est ni un gora, ni un nangora, ni un tangora, si petit soit-il. Enfin, l’on part dans le monde de Gérard Moncomble qui, façon Agatha Christie, nous montre que « A quelque chose malheur est bon ».
Quatre pièces joyeuses et drôles interprétées par de belles comédiennes, le seul mec – mais quel mec ! – étant Patrick Dias qui en fait se retrouve en septième femme de la troupe ! Il est désopilant, qu’il interprète une coiffeuse, un amant donneur de leçon ou encore une demoiselle anglaise. Il a un don comique auquel le public n’a pu résister.

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Reste une mise en scène manquant peut-être un peu d’énergie, avec quelques blancs, quelques déplacements qui ralentissent l’action et bien sûr, de temps en temps un petit trou dans le texte mais pour des amateurs… chapeau, c’est le cas de le dire ! Et l’on sent tout le plaisir qui l’emporte sur le trac.
Autre petite remarque : le problème de jouer quatre pièces dans des décors différents, ce qui fait que les entr’actes sont quelquefois un peu longs lorsque le public attend dans le noir et la fraîcheur du soir. Le système d’une pièce unique est plus approprié, il me semble, le rythme restant soutenu tout au long de la soirée et les moments d’attente supprimés.
Reste que nous avons passé une excellente soirée en compagnie des loups.*

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Jacques Brachet
*Andrée Abadie, Nauria Hudelot, Simone Illiano, Christiane Louault, Lydia Przadka, Jocelyne Yepes… et Patrick Dias !

Châteauvallon – Le Liberté – Saison 19/20

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Présentation de la nouvelle saison de « Châteauvallon – Le Liberté », scène nationale, par les co-directeurs Pascale Boeglin et Charles Berling dans un long ping pong époustouflant.
Châteauvallon-Le Liberté  réunis sont maintenant la deuxième scène nationale de France avec l’ambition de devenir la première. Ces deux scènes qui administrativement n’en font qu’une, relient la campagne à la mer, comme au temps des Ligures et de Telo Martius, rappela Jean-François Principiano.
Toulon, située entre Marseille Aix Nice, a toujours été l’enfant pauvre de la région. Grâce à cette scène nationale c’est fini, tant ce qui a été réalisé depuis 2005 par Le Liberté, et l’ambition des directeurs qui pratiquent une utopie réaliste (dixit Charles Berling) avec des projets très ambitieux.
Chacun des deux lieux conserve sa spécificité, il y a complémentarité et non pas concurrence.
Piqûre de rappel pour la saison 2018-2019 : Plus de 400 événements qui ont vu se produire plus de 1000 artistes devant 100 000 spectateurs dont 25 000 abonnés, avec un taux de remplissage de 90 %. 5000 jeunes dont 3600 scolaires ont été accueillis, des collégiens ont tourné un court métrage.
La volonté des premiers jours est de plus en plus en action, faire que les spectateurs ne soient pas seulement des consommateurs : Ouverture des lieux au plus grand nombre avec une mixité des publics. Croisement des disciplines et soutien de la création. Ouverture aux compagnies locales. Résidences d’artistes. Un lieu de parole, citoyen et engagé. Egalité hommes-femmes. Des productions. Des stages. Le billet suspendu. Des partenariats. Le respect de l’environnement, comme par exemple la réintroduction des lucioles à Châteauvallon, qui feront partie d’un spectacle. Un projet architectural, la reprise du projet de jardin proposé jadis par Gilles Clément, des installations sportives, la création d’un sentier pour des balades nature, et déplacement du restaurant pour un plus grand confort. Voilà pour le côté campagne. Pour le côté mer, Le Liberté développe le Projet Méditerranée- Le Liberté Plage, etc…
En juin on retrouvera Le Liberté en ville.

A B

Châteauvallon-Le Liberté sera présent au Festival d’Avignon et restera tout le mois de juillet au Théâtre des Halles avec « Vivre sa vie » inspiré du film de Jean-Luc Godard, spectacle mis en scène par Charles Berling.
D’autres nouveautés : billetterie unique pour les deux lieux. De nouveaux logos dessinés par Tom Henni. L’itinérance, Châteauvallon part à la rencontre des publics dans le Var et la Région Sud. Le co-voiturage.
La saison repose comme d’habitude sur 4 Théma : Lachez les chevaux – Mamma mia – Un jeu d’enfant – EXTRA-ordinaires ! Ce sont des expositions, des projets participatifs, des films, des rencontres, des conférences, en écho aux grands événements parmi lesquels : Le Liberté Ville en juin – Le Liberté Plage en août – Ex Anima Zingaro en novembre et décembre – Les mardis Liberté – Le Festival Expressions en Liberté #1 – Le festival d’été à Châteauvallon en juillet – etc…etc…
Un livre programme tête-bêche qui regroupe astucieusement les actions des deux lieux, donnant tous les détails, et que nous vous conseillons de vous procurer aux théâtres ou dans les lieux habituels, tant la programmation est riche et diverses.

Serge Baudot
Châteauvallon :04 94 22 02 02 – Le Liberté : 04 98 00 56 76
www.theatre-liberte.frwww.chateauvallon.com

La Seyne – Fort Balaguier
Festival du Chapeau, 4ème édition

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Les compagnies entourant Jacqueline Visciglio (chapeau beige) –
A droite, l’adjoint au service culturel de la Seyne : Thierry Kriegel.

Le Collectif Théâtre en Seyne, présidé par la pétulante Jacqueline Visciglio, réunit quelques belles associations théâtrales de la Seyne sur Mer, comme son nom l’indique. Des Compagnies amateur composé de passionnés de cet art qui s’y donnent corps et âme et – ajouterai-je – talent car il y a dans chacune d’elles des graines, non pas de stars, mais de comédiens, qui se et nous font plaisir en nous offrant des spectacles théâtraux divers et variés.
Ce collectif a un jour décidé de s’agrandir en créant un festival et en appelant d’autres compagnies théâtrales de la région varoise comme la Crau, la Garde, Ollioules, Toulon…
Comme il fallait trouver un nom à ce festival, voici qu’est donc né « Le Festival du Chapeau ». Pourquoi ce nom ? Tout simplement parce que l’entrée de ce festival est libre, le collectif a eu l’idée de mettre à la sortie de chaque spectacle, un chapeau dans lequel chaque spectateur peut apporter son obole afin de pouvoir aider ces compagnies, souvent en manque de subventions (celles-ci étant de plus en plus réduites !) à vivre et à continuer de nous offrir de beaux spectacles.
Cette année donc, comme chaque année, le festival prendra place du 8 au 15 juin dans un magnifique décor : le Fort Balaguier et nous offrira 10 spectacles proposés par cinq associations seynoises et cinq associations varoises.
« Notre but – nous confie Jacqueline Visciglio – est de faire connaître ces compagnies, de leur offrir un lieu magique pour y jouer, d’élargir les thèmes, les styles, allant du seul en scène à une troupe plus importante, d’alterner les genres pour que tous les publics puissent s’y retrouver… Et ça marche puisque jusqu’ici, quelque 170 à 200 personnes sont venues chaque soir découvrir des compagnies qui méritent qu’on les découvre.
Le but aussi est que toutes ces compagnies puissent se connaître, chacune, souvent, travaillant dans son coin, créant ainsi des ponts amicaux, des liens dans une ambiance fraternelle, avec aussi, bien sûr, le public qui, après la représentation, peut rencontrer les artistes. Ce festival est devenu un lieu d’échange, de partage. »
A noter que les compagnies seynoises devront présenter un spectacle en avant-première, d’où l’intérêt de la découverte.

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En dehors du premier spectacle qui démarrera à 19h, tous les autres démarreront à 21h.
C’est donc le samedi 8 juin que sera donné le coup d’envoi avec Lou Pitchoun Tiatre du Mai, une compagnie qui a déjà 25 ans et propose des pièces en provençal, très loin du folklore mais des pièces actuelles qui parle de problèmes actuels et ont aussi pour but de faire perdurer la langue provençale. Cette année elle nous proposera « La cabanetto d’estrasso » qui tourne autour d’un camping à la ferme. Elle est signée Sylvie David et Raymond Guinheu.
A la suite, ce même soir, l’atelier-théâtre de Tisot, qui fête ses 9 ans, proposera une pièce de Serge Valetti, auteur marseillais très connu : « Paroles d’ici et d’ailleurs » qui réunira une vingtaine de comédiens ! Toujours dans le style loufoque et décalé qu’on retrouve dans chaque pièce de cet auteur qui parle de la vie de tous les jours « avé l’assent » et de façon toujours décalée.
Le dimanche 9 juin, ce sont les Ateliers du Paradoxe qui s’y collent abordant pour la première fois un classique des classiques puisque signé Molière : « Les femmes savantes ». Pièce très contemporaine malgré le temps qui est passé depuis qu’elle fut écrite, évoquant l’émancipation de la femme et la problématique du vivre ensemble. Ca ne peut pas être plus d’actualité !
Lundi 10 juin, Art Thea proposera une pièce créée voici un an et demi : « Le début de la fin » de Sébastien Thiery où là encore la femme en est le centre, vue par son mari après des années de mariage. Comédie à la fois absurde, acide et très moderne sur l’effet dévastateur du temps sur un couple.
C’est le mardi 11 juin qu’on découvrira la Cie toulonnaise Ailes des Pat qui jouera « L’envoûtement » de Jean-Pierre Dopagne, encore un thème d’actualité vu de façon caustique sur la société, le monde du travail et le harcèlement au bureau.
L’association le Troubadour-Cie de la Reppe, d’Ollioules, 27 ans d’existence, proposera, le mercredi 12 juin, une pièce de JC Danaud « Ouvrage de dames », pièce contemporaine, théâtre de l’absurde qui traite du féminisme… dans son excès ! A la clé humour, délires, rebondissements.
Le jeudi 13 juin, la Compagnie des Loups proposera quant à elle, quatre oeuvres brèves reliées par le thème « Moments de vie » : « Bell’en coiff » d’Hélène Nicolas-Botasso, « Le malaise de Georges » de Roland Dubillard, « Le Gora » de Georges Courteline, « A quelque chose malheur est bon » de Gérard Moncomble.
Vendredi 14 juin c’est la Cie Il qui nous propose une pièce délirante signée Dario Fo : « Klaxon, trompettes et pétarades ». Monde de Fo, monde de fou, une satire politique sur justement la folie du pouvoir à la fois drôle et truculent.
Samedi 5 juin, revoici Serge Valetti, auteur choisi par Claude Pikiakos qu’on a plaisir à retrouver, créateur de l’Epikos Théâtre, qui, durant des années, nous a charmé, surpris, fait aimer le théâtre. Le revoici seul en scène avec « Jésus de Marseille », car, on le sait tous, Jésus est né dans une station service de la cité phocéenne !!!
Enfin, c’est le théâtre de l’Utopie qui, le samedi 15 juin, tirera le rideau de ce festival avec une pièce d’Ahmed Madani « Ernest ou comment l’oublier », l’histoire de deux vieilles artistes de cirque qui attendent encore l’homme de leur vie. Une jolie réflexion sur l’attente, la vieillesse.
Voilà. Vous savez presque tout sur cet original et sympathique festival qui, cette année, a choisi des thèmes très divers même si la Femme et l’Absurde – sans commun rapport ! – sont un peu le fil rouge de ces pièces très différentes.
A suivre donc de très près car vous y rencontrerez des gens de passion qui se donnent à fond pour l’art qu’ils ont choisi de partager avec le public. Un public chaque année plus nombreux, ce qui prouve la qualité des compagnies et des artistes qui les composent. Artistes que vous pourrez aussi rencontrer dans la ville car, pour faire connaître ce festival, ils ont décidé de parader dans les rues de la Seyne avant d’aller rejoindre ce merveilleux écrin qu’est le Fort de Balaguier où ils vous attendront !

Jacques Brachet
Direction de la culture : 04 94 06 96 60 – Office du Tourisme : 04 98 00 25 70 – Fort Balaguier : 04 94 94 84 72

Carqueiranne : Festival « In situ »… 19ème édition

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Depuis 1890, le Fort de la Bayarde trône fièrement au sein du site majestueux de la Colle Noire qui domine la baie de Carqueiranne, la presqu’île de Giens et les Îles d’Or.
La Commune, avec le concours du Conseil Départemental et de la Métropole TPM, ont depuis 1998 entrepris des travaux d’ampleur avec l’ambition d’en faire un des hauts lieux de culture du Département.
Aujourd’hui, équipé de la plus grande scène extérieure du Var (326m²), d’équipements scéniques complets, et d’une jauge de 700 places, le succès est au rendez-vous avec ses près de 5000 spectateurs par an.
Étant attaché à l’accès à la culture et au rayonnement de notre commune, j’ai oeuvré au cours de mon mandat afin que la programmation soit toujours au plus proche de vos aspirations, afin que soit sans cesse renforcée la place de Carqueiranne dans le paysage culturel de notre région.
Cette 19ème édition du Festival « Théâtre In Situ – La Bayarde », qui se tiendra du 29 juillet au 9 août, est ainsi une nouvelle fois placée sous le signe de la comédie et de l’humour ! Tous les ingrédients ont été réunis pour vous faire passer un agréable moment, vous apporter le sourire et même de francs éclats de rire !
Robert MASSON, Maire de Carqueiranne

C D B

PRGRAMME
Lundi
29 Juillet 21H30
Le sommelier, de Patrick Sébastien
Mise en scène : Olivier Lejeune
Avec : Philippe Chevallier, Bruno Chapelle, Marianne Giraud et Juliette Poissonnier
Mercredi 31 juillet 21h30
Le Bourgeois gentilhomme, de Molière
Mise en scène : Jean-Philippe Daguerre
Avec : Didier Lafaye, Mariejo Buffon, Gary Grines, Séverine Delbosse, Olivier Girard, Barbara Lamballais, Laurent Conoir, Yves Roux, David Slovo et Agnès Pat
Vendredi 2 août 21h30
Dîner de famille, de Joseph Gallet et Pascal Roche
Mise en scène : Pascal Rocher, assisté de Joris Donnadieu
Avec : (en alternance) Pascal Rocher, Joseph Gallet, Emmanuelle Graci, Carole Massana,
Jean Fornerod et Emmanuelle Donzella.
Lundi 5 août 21h30
L’art’nacoeur, de Nicolas Vitello
Mise en scène : Nicolas Vitiello et Frank Leboeuf
Avec : Georges Beller, Veronique Demonge, Frank Leboeuf, Christine Lemler, Michèle
Kern et Nicolas Vitiello
Mercredi 7 août 21h30
C’est pourtant simple, de Sophie Brachet
Mise en scène : Luq Hamett
Avec : Marion Game, Geneviève Gil, Virginie Stevenoot, Emmanuel Vieilly et Elisa Aze
Jeudi 8 août 21h30
Ciel, ma belle-mère, de Georges Feydeau !
Mise en scène : Luq Hamett
Avec : David Martin, Virginie Pradal, Nadège Lacroix, Luq Hamett, Jean-Marie Lhomme,
Thomas Vernant, Guillaume Darnault et en alternance Stéphane Navarro
Vendredi 9 août 21h30
Quelle famille !, de Francis Joffo
Mise en scène : Xavier Viton
Avec : Jean-Pierre Castaldi, Armelle, Claire Conty, Julie Lagnier, Didier Claveau, Simon
Jeannin et Xavier Viton

Ouverture des réservations le 11 juin 2019
Ouverture des réservations téléphoniques le 14 juin 2019 : 04 94 01 40 46
Du lundi au vendredi de 9h à 12h et de 14h à 17h30 à l’Hôtel de Ville

 

 

Festival de théâtre à Saint-Tropez

Logo

Au printemps 2019, Saint Tropez accueillera du 7 au 11 juin, au Théâtre La Renaissance, son premier festival international de théâtre.

 Pour Angelina Belle et Michel Kalflèche, Présidents de ce festival, ce lieu s’imposait car durant la première moitié du 20ème siècle, Saint-Tropez était une source d’inspiration pour de nombreux écrivains  qui y séjournaient ou y avaient leurs habitudes : Guy de Maupassant, Marcel Pagnol, Prévert, Simone de Beauvoir, Jean-Paul Sartre, Marguerite Duras, Colette, Joseph Kessel, Boris Vian, Françoise Sagan, jean Cocteau… Bon nombre de leurs œuvres contribuèrent à apporter au théâtre ses lettres de noblesse.
« Il nous a paru important de jouer toute à la fois la carte de la convivialité, du respect et de la fête. D’où la formule originale qui sera proposée chaque soir ; un apéritif musical précédant le spectacle, suivi lui-même d’un cocktail dinatoire afin de favoriser l’échange entre les artistes et le public. »
Il est à noter dans la programmation la présence de la pièce « Boys and Girls » avec Constance Dollé qui a reçu le « Molière 2019 du Seul en scène ».

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Programme
Vendredi 7 juin
« Michel for ever », spectacle dédié à Michel Legrand par Stephane Druet et Delphine Tesson
Samedi 8 juin
« Ich bin Charlotte » de Doug Wright, avec Thierry Lopez (nommé aux Molières 2019)
Dimanche 9 juin
« Gils and boys » de Dennis Kelly,  avec Constance Dollé (Nommée aux Molières 2019)
Lundi 10 juin
« La peur » de Stefan Zweig, avec Hélène Degy (Nommée aux Molière 2017)
Mardi 11 juin
« Berlin Kabaret » de Stepane Druet, avec Marisa Berenson

Réservation en ligne : https://saint-tropez-festival.com

Sanary – Théâtre Galli : Christelle CHOLLET… Comme un ouragan

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Quelle voix !
Quelle énergie !
Quelle tchatche !
Quelle présence !
Elle sait tout faire la Chollet et tout faire avec talent : chanter, danser, jouer la comédie avec un humour corrosif et même des claquettes… avec les dents !
Elle harangue le public comme aucune autre et elle passe de « Respect » d’Aretha Franklin à « Vezoul » à Brel façon rock’n’roll pour nous offrir une superbe et émouvante version de « Dis, quand reviendras-tu ? » de Barbara, pour mieux repartir sur « Show must go on » de Freddy Mercury et, estocade finale, « Mes amis, mes amours, mes emmerdes d’Aznavour », version de folie qui fait se lever, danser, taper dans les mains, hurler la salle entière du Théâtre Galli pleine à craquer, pour célébrer cette lionne blonde au costume de zèbre jaune.
Sortie d’un ghetto blaster géant (vous savez, cet énorme transistor qu’avant le baladeur ou l’Iphone, les jeunes portaient sur l’épaule en marchant ou patinant), elle déboule avec deux Blues Brothers aussi déjantés qu’elle et démarre au quart de tour, super sexy, avec sa gouaille, sa voix d’un autre monde et elle ne va pas nous laisser une seule seconde de répit, enchaînant chansons, histoires de famille, racontant avec un humour quelquefois grinçant, des histoires, des bouts de sa vie, son mari, son carlin prénommé Jean-Michel (qui la rejoindra sur scène au final), griffant quelques chanteurs au passage et nous offrant un « merdley » des « chansons de merde », revues et corrigées, descendant dans le public pour titiller quelques spectateurs, tout ça en deux heures de temps qu’on ne voit pas filer.
Elle nous aura fait rire jusqu’au bout et vieillir de deux heures (la vieillesse est un peu son point noir) de la plus belle des façons.
Bref, notre ex-empiafée nous a offert un grand feu d’artifice, un show puissance mille, soulevant le public qui l’a ovationné durant dix bonnes minutes.
Ovation méritée.
Un petit regret : qu’elle ne prenne plus le temps de rencontrer la presse (hormis ses amis de Nice Matin) qui pourtant, à Toulon, l’a bien aidée à ses débuts. Sans compter qu’on n’a pas le droit de prendre des photos… et que la prod oublie de nous en envoyer !
La rançon de la gloire ?
Mais bon, ne boudons pas la grande jubilation que nous avons eue de retrouver notre toulousaine devenue toulonnaise par amour.

Jacques Brachet

La Seyne sur Mer
Café Théâtre 7ième Vague

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Dans la rue Berny, anciennement rue des Chais, petite rue sombre à la longue histoire, près du port de La Seyne sur Mer, officie le Café-Théâtre « 7ième Vague » qui fête ses 20 ans en 2019, régi par Gérard Rinaldi et Cédric Psaïla.
«Un lieu de loisirs culturels, d’intimité avec le public, et d’apprentissage du théâtre et des métiers du spectacle…qui bénéficie d’un cachet patrimonial : sol pavé, arcades murales et haut plafond de remise, dans des couleurs et une spatialité des plus harmonieuses». Une salle des plus chaleureuse qui peut accueillir 50 personnes dans de bonnes conditions de confort avec sièges et tables, et un bar. La salle ouvre une heure avant les concerts et offre une petite collation pour une somme modique.
Nous sommes accueillis chaleureusement par le  patron-fondateu » Gérard Rinaldi, plus connu sous le nom de Tonton Djé, artiste, généreux animateur et grand activiste pour le développement de la culture populaire à la Seyne sur Mer, qui créa pour mener à bien son action le «Constroy Mouvement».
Le nom « 7ième Vague » a été inspiré par le film « Papillon » qui raconte l’histoire de ce prisonnier français qui s’évada du bagne de Guyane. Il comprit qu’il pouvait bénéficier du ressac de la septième vague. A l’aide d’un sac de noix de coco il gagna le large et recouvra la liberté. Devenant ainsi l’emblème de ceux qui osent entreprendre en assumant les risques.
Qu’est-ce que la septième vague ? Dans son roman Daniel Glattauer la définit ainsi : « Les six premières sont prévisibles. Elles se suivent, se forment l’une sur l’autre, n’amènent aucune surprise. La septième vague est longtemps discrète. Elle s’adapte à celles qui l’ont précédée, mais parfois elle s’échappe. La septième vague remet tout à neuf. Pour elle, il n’y a pas d’avant, mais un maintenant. Et après, tout a changé ! »
Gérard Rinaldi en compagnie de la Présidente Estelle Vailland, alias Stella, de Didier Delfino responsable de la communication et de Cécile Vaquier en charge de «Constroy Mouvement», (toutes et tous artistes) présentaient les événements qui vont marquer les 20 ans de la 7ième Vague.

CB

Cet anniversaire va se dérouler sur trois jours, du 20 au 22 septembre 2019, avec une grande fête qui réunira 100 bénévoles, 100 artistes, en différents lieux de la Seyne : la place Perrin, la place Bourradet, le chapiteau des Sablettes avec un pique-nique avant les spectacles, et bien sûr la salle de la rue Berny. Il y aura des spectacles de toute nature : musiques, clown, théâtre, poésie, slam, défilé ; et même un immense apéro offert sur la place Perrin. Comme le répète Tonton Djé : On va faire pétiller la culture à la Seyne !
Nous reviendrons en détails sur ces manifestations.
Le café-théâtre recrute des bénévoles pour la réalisation de ce festival ; il est également en recherche de 7000 €uros par co-funding (internet) pour en assumer les frais. Avis aux générosités.
Autour de la 7ième vague se greffe un projet de tournage de trois films, avec des acteurs de renom, sous la houlette de Jean Noël Grougnet. A savoir «A fond de cale – Les larmes du diable – L’ange de la mort».
L’association se compose de 1078 adhérents à ce jour et de plus de 2500 abonnés, avec une équipe de 13 bénévoles permanents, d’une salariée à mi-temps, et d’un collège d’une trentaine d’artistes qui participent au choix des manifestations et à la programmation.
La 7ième vague organise aussi des résidences d’artistes.
Tonton Djé a de grandes ambitions pour l’activité culturelle de la ville. Avec sa foi, son dynamisme, sa ténacité, et l’aide enthousiaste de son équipe, nul doute qu’il réussira, pourvu que les responsables officiels de tous échelons administratifs veuillent bien lui prêter main forte.

Serge Baudot

 

Renseignements 7ième Vague, 38 rue Berny, 83500 La Seyne sur Mer –

tel : 04 94 06 02 52 – cafetheatre7vague@free.fr