Archives pour la catégorie Théâtre

Six-Fours – Théâtre Daudet
TITOFF amoureux de THAïs

A

Eh oui, le revoilà, notre Marseillais… Il y avait longtemps qu’il n’avait plus fait parler de lui et il nous revient… à deux !
En effet, délaissant pour l’instant le one man show et le cinéma, il revient sur scène avec une pièce à sketches qu’il a signée, accompagnée d’une jeune et jolie comédienne : Thaïs.
Durant une heure et demi ce couple, comme tous les amoureux du monde… ou presque, vont se chamailler, s’aimer, s’énerver, rigoler… la différence est qu’il a… une différence d’âge : Lui a 45 ans, l’âge des parents de Thaïs. Elle en a 20 de plus, c’est à dire l’âge de sa fille. Ce qui crée quelques situations embarrassantes mais que l’ami Titoff tourne en dérision.
Quelle importance, l’âge, lorsqu’on s’aime ? Eh bien, ça en a, comme la peur de Titoff de présenter Thaïs à sa fille ou de rencontrer les parents de Thaïs qui ont son âge.
Comme les réseaux sociaux auxquels Titoff ne comprends rien et auxquels elle est accro comme tous les d’jeun’s :
Comme l’amour que l’on fait trois fois dans la nuit… sauf lorsqu’on a « un certain âge » et qu’on est plus vite fatigué.
Comme les soirées en boîte avec les copines de Thaïs alors que lui a envie de regarder une série américaine à la télé, les pieds dans les pantoufles… peut-être avec des chips et un coca !
Bref, toutes ces situations qui, automatiquement, peuvent devenir des problèmes avec la différence de génération.

C D

Titoff nous offre là un spectacle dans lequel bon nombre de gens peuvent se retrouver et il a trouvé pour cela une comédienne idéale, pétillante, énergique et surtout, comme il me le dira après le spectacle : « J’ai trouvé quelqu’un qui parle plus vite que moi ! ».
Car Thaïs est une vrai mitraillette qui nous assène son texte d’une voix forte et haut perchée avec un débit incroyable. A tel point que, par moments, notre Titoff a du mal à suivre et s’empêtre dans le sien.
La complicité sur scène est totale, quelques fous-rires ralentissent un peu l’action qui va à 200 à l’heure. Il faut dire aussi que Daudet à Six-Fours et le lendemain l’Oméga Live à Toulon étaient les secondes dates après trois soirées à Lyon, ville de Thaïs !
En tout cas on aura bien rigolé et on aura eu le plaisir de retrouver Titoff, de découvrir la belle et talentueuse Thaïs, pour l’ouverture de cette nouvelle saison à Daudet où, cette année, Jérôme Leleu des Fantaisies Toulonnaises, a repris le flambeau de Gigi qui est partie vers le cinéma.

B

Prochain spectacle, les 19 et 20 octobre avec trois beaux comédiens : Stéphane Floch, Michaël Nacass et Stéphane Pivi pour une pièce qui tourne déjà avec succès : « Entre ils et elle ».
Sans compter qu’il faudra suivre Jérôme entre Toulon, Six-Fours et Hyères.
Dur dur la vie d’artiste !

Jacques Brachet

Toulon – La rentrée à l’Espace Comédia

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En ce jeudi 20 septembre l’Espace Comedia présentait, sur une petite place du Mourillon, sa programmation du dernier trimestre 2018 par la voix de son directeur André Neyton, qui, avec sa bonhommie habituelle détailla les spectacles à venir, dont certains sont sur le métier.
Rentrée le mardi 9 octobre avec un concert de jazz ; Thomas Bramerie Trio avec Carl-Henri Morisset (p), Lukmil Perez (dm), et un invité de poids, Stéphane Belmondo (tp, flh). Des textes de Thomas seront lus par Thierry Belnet. C’est la propre mère du contrebassiste, Miquela Bramerie, qui vint définir ce concert avec passion, ne se découvrant qu’à la fin. Ajoutons que Thomas Bramerie est l’un des grands contrebassistes de jazz d’aujourd’hui.
16 octobre : Le Théâtre du Chêne Noir présentera « Migraaaants », une pièce de Matéi Visniec qui s’empare d’une tragédie hautement d’actualité. C’est après une longue enquête journalistique qu’il décida d’écrire et de présenter cette pièce, mise en scène par Gérard Gelas.
26 octobre : La Cie à Contre Temps donnera « On va faire la cocotte » pièce inachevée de Georges Feydeau. Valérie Feasson et sa troupe ont décidé d’en écrire la fin et de présenter ainsi une version modernisée avec musique électro et chorégraphie. Valérie Feasson présenta ce travail en détails.
9 novembre : La Cie Fracasse jouera « Le projet Poutine » de Hugues Leforestier, mis en scène par Jacques Decombe et l’auteur (tous deux déjà moliérisés). Un dialogue entre Poutine devenu Président et un amour de jeunesse. Sûrement corrosif.
17 novembre : Accueil du Festival Portraits de Femmes pour le film « Capharnaüm » de Nadine Labaki, Prix du jury au festival de Cannes 2018. Il s’agit d’un petit Syrien réfugié au Liban qui se rebelle contre la vie qu’on veut lui imposer.
C’est l’infatigable présidente, Loutcha Dassa, qui créa en 2001 « Les chantiers du cinéma » puis le Festival Portraits de Femmes, pour défendre le cinéma de femmes et être un lieu de rencontre, d’échanges, qui, avec sa fougue et sa passion bien connues détailla les nombreux films au programme pour cette 17° édition sous le titre « Les unes et les autres ». On pourra voir ces films dans 7 lieux à Toulon, La Seyne sur Mer, Ollioules et Six-Fours.
Renseignements : 04 94 09 05 31 – 04 94 91 69 66 – 06 14 82 24 18

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André Neyton et Valérie Feasson – Loutcha Dassa

30 novembre : La Cie CDO présentera peut-être pour la dernière fois, au Comedia et en tournée, « La Légende Noire du Soldat O » d’André Neyton, qu’il met en scène et joue régulièrement depuis une trentaine d’années. C’est le drame qui s’abattit sur la Provence et sur ses soldats au début de la Guerre 14-18. Le soldat O écrit entre deux obus.
9 décembre : « Pov’Oc » – Tant que li siam, avec Miquela, Renat Sette et Cie. Musique, chansons et poésie inspirées par la Provence d’hier et d’aujourd’hui, avec la langue d’Oc à l’honneur.
14 décembre : Cie Mack et les Gars pour la « Naissance d’un chef d’œuvre »  de Stéphanie Chévara, qui en assure également la mise en scène. Il s’agit de l’histoire vraie de la création d’ « En attendant Godot » de Samuel Beckett en 1953 par Roger Blin.
André Neyton nous rappela que paradoxalement Beckett ne connaissait rien au théâtre et n’y allait pas, mais qu’il voulait en écrire. Première tentative avec « En attendant Godot » qui pour lui n’était qu’un petit exercice. C’est Roger Blin qui en 1953 découvrit la pièce et s’en empara pour la mener au succès que l’on sait.
31 décembre et 1° janvier. Reprise des soirées réveillon, longtemps abandonnées, avec l’opérette marseillaise « Trois de la marine » de René Sarvil, Henri Albert pour le livret et Vincent Scotto pour la musique, dans une mise en scène de Frédéric Muhl Valentin avec une troupe de 12 acteurs. L’un des comédiens, Lionel Achenza, vint nous dire qu’il s’agissait d’une mise au goût du jour dans la lignée du Massalia Sound System. Il ne se fit pas prier pour chanter a capella quelques airs de cette opérette fameuse, dont « Sur le plancher des vaches », repris en chœur par l’assistance. Signalons que l’action se déroule à Toulon.
André Neyton créa en 1985 le Théâtre de la Méditerranée pour favoriser les échanges culturels entre les diverses régions du bassin Méditerranéen, et entre leurs cultures et leurs langues. Depuis 1991 il dirige l’Espace Comedia qui accueille le théâtre, la musique, le cinéma, des conférences, un atelier théâtre mené par Thierry Belnet et un atelier sur le travail du clown par Philip Segura, etc… Saluons la longévité de ce théâtre privé, image forte de Toulon, qui perdure envers et contre tout avec courage, abnégation et passion.

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Miquela Bramerie – Lionel Achenza

Serge Baudot
Renseignements : 10 rue Orvès – Lionel Achenza www.espacecomedia.com – tel : 04 94 42 71 01 – contact@espacecomedia.com – Et dans le réseau habituel.

Jean PIAT… Adieu l’ami…²

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J’ai rencontré Jean Piat voilà près de 40 ans, alors qu’il prenait un tournant : son premier livre « Les plumes des paons » sortait. C’était nouveau et sans suite, à ce qu’il disait.
Carrière sans faute pour cet artiste qui a débuté exactement le 2 janvier 44 en espérant devenir chanteur de Music Hall. Malgré une belle voix, il l’a prouvé dans un album de chansons signé Françoise Dorin et dans « L’homme de la Mancha », il s’est très vite retrouvé à la Comédie Française pour lui échapper quelques années après avec éclat et démarrer une carrière de comédien dit « de boulevard » avec le succès éclatant que l’on sait.
C’est grâce à ce premier livre que je l’ai rencontré. C’était dans les années 80Avec les tournées Karsenty où il tournait avec la pièce de Françoise Dorin « L’étiquette », je le contactais et lui proposai une halte l’après-midi pour venir parler de ce premier livre qu’il venait de sortir. Il accepta et fut brillantissime devant un public nombreux… et très féminin !
Il parla donc de cette nouvelle expérience de l’écriture qui se soldait par un succès puisque « Les plumes des paons » venait de recevoir le prix de l’Académie Française. Pour un premier tir, le succès était complet.
Et pour nous deux, ce fut le début d’une amitié qui ne s’est pas démentie. Nous nous sommes beaucoup rencontrés, beaucoup écrit car c’était une époque où l’on s’écrivait encore et mes dernières rencontres furent au Théâtre Galli de Sanary en 2014 où il jouait avec Marthe Villalonga « Ensemble ou séparément ». Il avait déjà des difficultés pour marcher puis, en 2017 pour « Love Letters » qu’il jouait d’assis avec Mylène Demongeot. Le rôle le voulait ainsi et c’était un rôle révé pour lui qui avait des difficultés à se déplacer. Mais, malgré son âge, il n’était aucunement question qu’il arrête.
Je me souviens qu’il m’ait confié un jour : « Lorsqu’on fait un métier qu’on a choisi, que demander de plus ? Souvent on me demande si je prends des vacances. J’avoue que j’en prends très peu car mes loisirs consistent à jouer, à écrire. Depuis plus de soixante ans je fais des choses que j’aime et lorsqu’on fait ce que l’on aime, on n’a pas vraiment envie de se reposer puisque le repos c’est justement pour faire ce qu’on aime ! Je dis que pour moi, être comédien c’est un métier parce que c’est ce qui me fait vivre. Mais c’est aussi une passion et écrire est un plaisir. Ce sont deux choses différentes puisque jouer c’est être actif, en action et écrire c’est réfléchir et raconter une histoire…
Mais c’est toujours aller vers les gens, aimer les gens, leur donner quelque chose. Je leur donne ce qu’on m’a donné.
Depuis 60 ans, je cultive mes dons ! »
Et Dieu sait s’il en avait, des dons, de comédien, de conteur, d’écrivain.

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Écrivain, il l’était mais il ne se considérait pas comme tel. Par ailleurs il m’avait encore confié que, s’il aimait écrire, il ne s’écrirait jamais une pièce de théâtre :
« Il y a très longtemps que j’écris… pour moi ! Je commence des choses puis, faute d’inspiration, de courage ou de temps, je remets à plus tard. Il est vrai que j’aime ça et je pense que je reviendrai à cette discipline (il y est revenu souvent et avec le talent que l’on sait). Par contre, depuis ce livre, on me demande si je vais m’écrire une pièce et là, je suis catégorique : c’est non. D’abord parce que je ne m’intéresse pas assez à moi pour m’écrire un rôle et que je ne saurais le faire. Mais même, écrire une pièce est un travail très particulier. Un auteur agit dans une certaine direction pour raconter une histoire puis l’acteur agit dans une direction pour faire vivre cette histoire. Je suis donc un acteur avant tout et l’opposé de l’auteur. Ce sont deux personnes, deux entités qui se rencontrent, se regardent, quelquefois en chiens de faïence. C’est comme le dieu Janus qui a deux têtes qui se complètent.
Et puis, l’écriture d’une pièce est tout à fait différente que l’écriture d’un roman : beaucoup de romanciers le savent, qui se sont cassés les dents sur une pièce. C’est un langage spécial. Un roman, c’est une histoire qu’on emmène ou on veut, où on peut faire voyager les héros dans le monde entier, où il n’y a aucune barrière. Une pièce c’est automatiquement un conflit à partir d’une situation et des dialogues, c’est un langage spécial, il n’y a pas de longues descriptions et de plus, si le système des trois unités : temps, lieu, action a été créé, ce n’est pas pour rien. Allez proposer une pièce où il y a dix décors, vingt changements de costumes et trente comédiens, à par « Cyrano » parce qu’on sait que ça va marcher, vous ne pourrez jamais monter votre pièce ! Dans un roman, on peut se balader au gré de ses envies, de ses inventions… »

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Avec des amis à Ramatuelle et sa compagne Françoise Dori, disparue depuis peu aussi

Grâce à Jean, j’ai passé des magnifiques moments à l’écouter simplement parler, raconter, avec ce charme, ce regard bleu et cette voix que l’on reconnaissait entre toutes.
Je garderai longtemps le souvenir de cet homme raffiné, simple, plein d’humour, de cet immense comédien qu’il fut…
Jean tu nous manqueras.

Jacques Brachet

Bruno PUTZULU… Tout azimut !

I

Bruno Putzulu est l’un de nos plus doués et  talentueux comédien français, issu justement de la Comédie Française, avant de bifurquer vers le théâtre, le cinéma, la télévision, la chanson et l’écriture !
Artiste aux talents multiples donc que j’ai rencontré un jour sur une fête du livre, avec qui je me suis bien marré et de ce jour, une amitié solide est née.
En cette fin de saison, je ne pouvais que lui consacrer un article puisque cette rentrée pour lui va être très chargée.
En effet, on le verra simultanément dans deux pièces de théâtre, par trois fois sur le petit écran et en début d’année, il nous offrira son nouveau disque.
Il était donc temps que nous fassions le point !

Bruno PUTZULU;

Gwendoline HAMON, Bruno PUTZULU;

Gwendoline HAMON, Bruno PUTZULU (Meurtre en haute Savoie)

Par quoi on commence, Bruno ?
(Il rit). Par ce qui est déjà fait : la télé. Je ne sais pas encore les dates mais il y aura pour France 3, un unitaire de la collection « Meurtre à… ». Il s’agira de « Meurtre en Haute Savoie », que j’ai tourné en novembre-décembre du côté de Morzine, sous la direction de René Manzor. J’y interprète un médecin qui va prendre la succession d’un autre, joué par Jacques Weber, Il s’y produit plusieurs meurtres par empoisonnement lorsque j’y arrive. Je serai épaulé par l’ancien médecin et j’y rencontre deux policiers joués par Thibault de Montalembert et Gwendoline Hamon qui est appelée sur l’enquête et se trouve être la sœur de Thibault et avec qui j’aurai une histoire. Je ne te raconte pas le dénouement qui est une grosse surprise !
A voir donc… Deuxième épisode TV
C’est une participation « exceptionnelle » (j’adore la formule !) sur un 2×52′ sur France 2 : « Victor Hugo, ennemi d’Etat », réalisé par Jean-Marie Moutout, avec qui j’avais tourné pour le cinéma « La fabrique des sentiments ». J’y interprète le rôle de Charles de Morny, demi-frère du président Louis-Napoléon Bonaparte (Napoléon III).
On reste sur France 2 ?
Oui, avec une participation sur deux épisodes de la série « Vestiaires » de Fabrice Chanut et Ada Abdelli. Là encore une grosse… mais alors une très grosse surprise sur ma partenaire inattendue… dont je ne peux encore rien dévoiler. Mais c’est vraiment énorme !

Bruno Putzulu - Stefan Konarske

Bruno Putzulu – Stefan Konarske (Victor Hugo, ennemi d’état)

Décidément on reste sur sa faim avec toi ! Bon, eh bien alors passons au théâtre…
Là, je vais un peu jongler avec les dates puisque je vais jouer deux pièces en même temps… En alternance, rassure-toi !
D’abord, je reprends le rôle de Bruno Wolkovitch au théâtre et d’Henry Fonda au cinéma dans « Douze hommes en colère ». Tiré du roman de Reginald Rose, Sydney Lumet l’avait porté à l’écran. Elle a été remontée au Théâtre Hébertot par Charles Tordjman. J’y joue donc le juré N°8 qui va se battre contre tous les autres jurés pour sauver un jeune homme accusé de parricide. Ce sera pour la rentrée avec après, une tournée possible.
Par ailleurs – et c’est le projet qui me tient le plus à cœur – J’interprèterai seul en scène, accompagné d’un accordéoniste, Grégory Daltin, « Les ritals », d’après le livre de François Cavanna. C’est moi qui en ai fait l’adaptation, la mise en scène est de mon frère, Mario Putzulu.
Pourquoi te tient-elle tant à cœur ?
Parce qu’elle raconte l’histoire d’un adolescent de mère française, de père italien, habitant en France, ce qui est aussi mon cas. Et j’ai retrouvé dans cette histoire, racontée avec beaucoup d’humour et de tendresse, mon enfance. Il y a plein de réminiscences, d’échos en moi. J’y retrouve beaucoup de choses que j’ai moi-même vécu. La première aura lieu le 30 septembre à Albi. A partir de là, je la tournerai en France.

E F G

Pas mal tout ça ! Tu as encore un peu de temps pour faire autre chose ?
Tu ne crois pas si bien dire puisque j’enregistre mon second disque, intitulé « C’était quand ? ». Ce sont des chanson dont j’ai écrit les paroles, la musique étant signée de Denis Piednoir… C’est son nom !
Le disque devrait sortir courant 2019.
Bon, on a tout vu ? Tu nous laisses donc sur deux frustrations mais à part ça tout va bien   !      (Il rit). Oui, tout va bien et je te promets que, pour les surprises, tu sera informé le premier !!! »

H

Propos recueillis par Jacques Brachet.
Photos « Meurtes à Avoriaz » : Etienne Chognard
Photo « Victor Hugo, ennemi d’état » :Denis Manin / Quad Télévision / Point du jour / FTV

Carqueiranne – Festival In Situ
LELLOUCHE and CO… La der !

GH

Lorsqu’un groupe d’amis d’enfance se retrouve, à la cinquantaine, devant le décès de l’un des leurs, c’est le choc. Mais après le choc, ce sont toutes les questions de l’existence, de leur vie, qui sont remises sur la table. A-t-on bien vécu ? avons-nous réalisé nos rêves ? En avons-nous encore ? Combien de temps en avons-nous encore ? Le temps qui reste, comment l’employer ?
Ce sont toutes des questions qui vont perturber l’existence de ces quatre quinquagénaires face à une mort qui les touche de près et qui va tout remettre en question.
C’est ce sujet grave que Philippe Lellouche aborde avec, dans cette pièce intitulée « Le temps qui reste », comme toujours dans ses pièces, beaucoup d’humanité, de sincérité, de réalisme. Une comédie douce-amère où se retrouve ce trio inséparable qu’est l’auteur-comédien et ses deux acolytes, David Brécourt et Christian Vadim.
A leurs côtés, exit Vanessa Demouy , arrivée de Noémie Elbaz, qui a déjà une jolie carrière à la télé (elle a été Simone Brassens, on l’a vue dans « Section de recherches », « Femmes de loi », « Camping Paradis » mais aussi dans un autre « Camping », celui de Fabien Otteniente !)
Les trois autres, complices depuis des années, se retrouvent pour la troisième fois dans ce magnifique cadre du fort de la Bayarde, avec le même plaisir mais aussi une émotion particulière car ce soir-là, c’est la dernière.
Inutile de dire que la terrasse des coulisses est une véritable ruche car famille et amis y sont réunis et s’il est facile de trinquer avec eux, plus difficile est celui de les prendre à part, Philippe étant très volubile, dégustant avec gourmandise des gâteaux spécialement apportés pour lui, David s’occupant de son épouse et de son petit Mathurin de deux ans, Christian recevant des amis et Noémie, après être restée un long moment sur son Iphone, disparaissant pour se préparer.

E D

Juste le temps d’accrocher Christian, David qui commence à se concentrer et par contre Philippe, lui, décontracté, prendra le temps de se poser un moment avec moi.
David, comment s’est constitué ce trio qui a l’air aujourd’hui indissociable ?
Notre rencontre a été guidée par le hasard. Il se trouve que Philippe et moi habitions tout près l’un de l’autre à la campagne. On ne se connaissait pas mais on s’est retrouvé autour d’une table chez des amis communs. A la fin du repas, il m’a proposé sa pièce « Le jeu de la vérité ». Il a fait de même avec Christian, quant à Vanessa, ça allait de soi puisqu’elle était alors sa femme.
As-tu vite dit oui ?
…Oui ! la pièce était percutante et je découvrais un véritable auteur avec beaucoup de talent, une grande intelligence, une grande vivacité d’esprit… Avec Philippe, on a touché le gros lot et depuis, nous sommes engagés dans la même aventure !
Nous avons donc joué avec succès « Le jeu de la vérité ». C’est la première pièce que nous avons créée, puis il y a eu sa suite « Le jeu 2 la vérité » et « Boire, fumer et conduire vite »… il y a eu les films et enfin cette pièce qui se termine ce soir « Le temps qui reste »
Christian, dans quel état d’esprit êtes-vous ce soir ?
C’est la dernière… et alors ? Ca fait 17 ans qu’on est ensemble, aussi bien au théâtre qu’au cinéma et avec eux on sait que ce n’est jamais la dernière. Nous venons de faire Paris et la tournée avec cette pièce, cet été nous avons fait les festivals et la suite… elle est à écrire. Mais on sait déjà qu’il y aura une suite. Donc ce soir nous sommes joyeux, heureux, moi je vais prendre des vacances, me trimballer à moto avec des potes, je vais passer un mois de vacances avec mes filles.
Comment s’est fait la rencontre avec les deux comparses ?
Avec Philippe, nous nous étions croisés quelquefois dans le cadre professionnel. Il y a 35 ans, Philippe était journaliste et la première interview qu’il a faite, c’était au festival de Cannes et c’était… moi ! Il travaillait pour un média portugais !
Puis on s’est retrouvé sur une série TV de TF1 « 72 heures » et un an plus tard il me proposait « Le jeu de la vérité. Avec David ils se connaissaient car tous deux vivaient à Barbizon. On s’est retrouvé tous les quatre, avec sa femme, Vanessa Demouy, à Pierres et Vacances à Cogolin… C’est là que tout a démarré… Et que ça dure !

I

Philippe… Auteur, scénariste, réalisateur, metteur en scène, comédien, journaliste, chanteur… Qu’est-ce que vous n’avez pas encore fait ?
La météo ! Blague à part, tous ces métiers sont les mêmes, chacun est la prolongation de l’autre, c’est en fait raconter des histoires de diverses manières.
Comment passe-t-on de journaliste à comédien et auteur ?
J’étais grand reporter mais le métier, vous devez en savoir quelque chose, est devenu aujourd’hui très compliqué. Du coup, de témoin, j’ai voulu devenir acteur de ce monde. J’ai donc choisi. L’écriture, c’est ce que j’ai toujours aimé faire et lorsque j’ai vu que je n’étais pas prisé par les meilleurs auteurs et réalisateurs français, j’ai décidé d’écrire moi-même des pièces. Ainsi est née la première pièce « Le jeu de la vérité ».
Et comme je voulais être entouré de copains, j’ai choisi David et Christian qui, au fil du temps, sont devenus des amis. Vanessa, ça allait de soi, c’était alors ma femme !
Lorsque vous écrivez, vous pensez toujours à eux ?
Oui, très souvent lorsqu’il y a plusieurs personnages. Mais j’ai écrit pour Gérard Darmon « Tout à refaire » et au départ, je n’avais même pensé à y jouer. Sinon, je pense à eux, évidemment. Nous sommes amis, nous avons le même âge, les mêmes préoccupations, je développe des thèmes d’actualité qui les intéressent. En fait, nous sommes la seule troupe de théâtre privé existant en France !
Et le succès est toujours là, on le voit ce soir où on a refusé du monde !
Oui, c’est à la fois formidable et inconfortable car, c’est vrai, le public nous aime tous les trois, ils nous sont fidèles, ils attendent beaucoup de nous et c’est donc à chaque fois un challenge… Vont-ils aimer ? Je pense qu’ils aiment car j’aborde des sujet où tout le monde se sent concerné. Ca a été les problèmes de la trentaine, de la quarantaine, aujourd’hui de la cinquantaine. D’ailleurs aujourd’hui, on ne pourrait plus jouer « Le jeu de la vérité »… On est trop vieux !
En attendant de retrouver vos acolytes pour certainement un autre projet, les votres vont vers où ?
Oui, il y a déjà un projet qui se dessine mais avant ça, je vais mettre en scène l’avocat Eric Dupont-Moretti pour un spectacle intitulé « A la barre », au théâtre de la Madeleine. C’est évidemment lui qui écrit le texte où il va raconter sa vie d’avocat. Puis je redeviendrai comédien, au cinéma, en septembre, dans le prochain film de Michaël Youn, qu’on tournera à St Tropez et j’enchaînerai avec le prochain film de Lelouch… l’autre ! Et je finalise un scénario.
Et toujours rien avec Gilles, votre frère ?
Il y a longtemps qu’on y pense mais le problème est que nous sommes deux frères et qu’en plus, on se ressemble. Alors, quoi jouer d’autre que deux frères ? Ou alors l’un joue, l’autre réalise ou met en scène. Mais c’est sûr, on trouvera la solution un jour !
Aujourd’hui, avez-vous d’autres envies ?
J’en ai toujours plein. Comme par exemple, j’aimerais chanter. Je m’y suis essayé et j’aimerais aller plus loin, pas simplement pour faire un disque et l’ajouter à mon CV !
Je me donne encore vingt ans pour accéder à mes désirs… Et il y en a !

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Propos recueillis par Jacques Brachet

Carqueiranne – Festival « In Situ »
TEX… une nounou pas comme les autres

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Feydeau a dû se retourner dans sa tombe… Mais comme il a de l’humour, il a dû aussi bien se marrer de la version que Tex a faite de « Monsieur Nounou ». Une version qui, malgré les costumes restés d’époque a été « remastérisée » par les ajouts que notre humoriste y a parsemés, au grand dam de ses collègues qui ne peuvent s’empêcher d’attraper des fous-rires sur scène !
Sans compter le public qui, venu nombreux pour l’ouverture du festival « In Situ » de Carqueiranne, le seul festival de théâtre de la région, n’a pas été en reste pour rire toutes les cinq minutes à ce vaudeville actualisé.
L’histoire ? Un sénateur cherche une nouvelle nounou pour faire garder son fils, celle qu’il a étant un peu trop entreprenante avec les hommes alors que lui ne se gêne pas pour mélanger la chambre des débutés à sa chambre à coucher ! Survient un clerc de notaire pour une saisie, amoureux de la nounou proche du renvoi, bloqué dans sa chambre et du coup, devant se faire passer pour la nouvelle nounou.
Quiproquos, portes qui claquent, situations folles… C’est du Feydeau pur jus avec un gros zeste de Tex qui fait crouler de rire. Avec, autour de lui, quatre superbes comédiens qui jouent le jeu avec à propos, énergie et fous-rires à l’appui ! Très drôle, Lionnel Lagel en neveu pas très futé !
Beau début de festival !

B C
entourant Tex, Eric Massot, Jacques Bouanich, Lionel Lagel, Belen Lorenzo

Quelque heures auparavant, je retrouve Tex et sa troupe à l’hôtel à Hyères où un sérieux (?) filage bat son plein, car il n’ont pas joué la pièce depuis un an !
Tex ne reste pas une minute en place, va, vient, balance ses répliques, les vraies comme les fausses dans une bonne humeur contagieuse.

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Tex, deux rôles à la fois… compliqué ?
Pas du tout, au contraire, c’est rigolo et sympathique à faire. le tout est de pouvoir se changer à temps !. C’est speed, c’est plein de folie et d’énergie mais c’est très exaltant à faire !
Remontons donc dans ta carrière : Comment le jeune Jean-Christophe le Texier est-il devenu comédien ?
J’ai fait le conservatoire de Troyes où j’ai rencontré deux copains avec qui nous avons monté une troupe intitulée T (Théâtre, Tex et nous sommes Trois !). Puis je suis monté à Paris où j’ai passé les auditions pour l’émission « Le théâtre de Bouvard » où j’ai été reçu. Bigard, Muriel Robin sont venus me rejoindre. J’ai écrit et joué de nombreux sketches. puis j’ai fait « La classe », « Les enfants de la télé »…
Le comédien s’est transformé en humoriste ?
Non, c’était inné en moi. J’ai toujours aimé et manié l’humour, c’est ce que je sais le mieux faire. J’ai écrit et joué une dizaine de one man shows. Et c’est toujours la même angoisse, le même stress… et le même plaisir !
Et le théâtre ?
Les one man shows, c’est du théâtre mais j’ai joué quelques pièces pour la télévision. J’en ai fait trois pour France 2 entre autres. Mais en ce moment je peaufine mon dixième one man show qui s’intitule « Tex en toute liberté » où j’aborde tous les sujets de société d’aujourd’hui. Je l’ai rodé six soirs à Avignon.

E G
H J

C’est quoi pour toi, les sujets d’aujourd’hui ?
C’est un monde déprimant fait de critiques, de délations, d’accusations, de peur, de jugements hâtifs et à tort. C’est la liberté bafouée…
Pas rigolo tout ça ?
Non, mais c’est la réalité, la fin de la liberté d’expression, c’est beaucoup d’abus de pouvoir… La preuve, pour une blague on se trouve mis à la porte !* Mais bon, je suis optimiste et léger, pessimiste et grave et je joue avec tout ça sous la forme de l’humour. Je choisis quelques sujets brûlants pour les apaiser alors que tout le monde rallume des feux tout autour… oh, j’aime cette phrase… Je la note !
Justement, durant 17 ans, l’animateur a occulté le comédien avec l’émission « Les Z’Amours »
Pas du tout. J’ai toujours joué au théâtre en parallèle avec l’enregistrement de l’émission. J’ai toujours mené les deux de front et j’aurais continué si on ne m’avait pas trahi, menti…
Malgré ton humour et son optimisme, on sent que cette « affaire » est encore bien présente chez toi !
Oui, même si peu à peu ça s’estompe et de jouer, de retrouver le public qui est toujours là est une source de joie. Aujourd’hui tout est policé, il faut faire attention à tout ce qu’on dit… C’est tout.
Tu as sorti, juste après l’affaire, un livre de blagues… vengeance, provoc ?
Ni l’un ni l’autre. Ni cynisme ni provocation. J’essaie simplement d’ouvrir des portes dans l’allégresse en espérant que le public la passera.
Ton public est-il différent lorsque tu passes de l’animateur, du comédien de théâtre, de l’humoriste ?
Je crois qu’il l’est de moins en moins. Aujourd’hui le public est plus flexible qu’avant. Il s’adapte aux situation, peut-être est-il plus curieux, il aime pouvoir choisir, ses choix sont diversifiés.

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Parlons donc de ce retour au théâtre.
Je n’ai jamais arrêté mes one man shows et la pièce est venue se greffer là-dessus, ce qui fait que je joue les deux spectacles en alternance. J’ai en tout quelques cinquante dates. Bien, sûr, ce sont des salles différentes, des ambiances différentes, peut-être des publics différents… En 20 ans, j’ai fait quelque 5000 spectacles ! Eh… je suis comédien !
Comment es-tu arrivé sur ce Feydeau ?
J’en ai déjà fait plusieurs et on a donc pensé à moi. J’ai tout de suite été emballé par le fait de jouer deux rôles car mon personnage offre beaucoup de possibilités. C’est entre « Tootsie » et « Mme Doubtfire »… D’un côté le clerc fait des saisies, de l’autre, il fait des ménages ! C’est très agréable à jouer.
Et le cinéma dans tout ça ?
Pour le moment il ne bouge pas mais j’ai trois, quatre scénarios sur le feu et ça viendra quand ça devra venir. j’ai la chance de pouvoir me diversifier, je ne m’inquiète pas. Je suis ouvert à tout, j’aime ouvrir d’autres portes… »

Propos recueillis par Jacques Brachet
*Le 30 novembre 2017 Tex, invité dans l’émission « C’est que de la télé ! » sur C8 raconte une blague sur les femmes battues. Ca n’a pas eu l’heur de plaire à la direction qui l’a aussitôt démis de ses fonctions.

Christine, Arnaud, Erick, Corinne, Valentine… et les autres
Différents mais libres… et talentueux !

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Comme Chaque année, durant toute la période scolaire, Christine Manavella, chargée de mission pédagogique en anglais à l’inspection Académique du Var, s’est employée à préparer un spectacle de fin d’année avec l’atelier junior « Fac Universal Compagny » qu’elle a créé avec Arnaud Fadda, auquel s’est greffé les élèves du chorégraphe de l’Opéra de Toulon, Erick Margouet et ceux du CE2 Val Fleuri mené par Corinne Sangay.
Pour cela, il faut des dons de pédagogue, une patience angélique, un talent d’animateur pour que ces bouts de choux de 10/12 ans (la plus petite cette année avait… 4 ans et demi !) arrivent à chanter, jouer, danser, dire des textes afin que chaque numéro du spectacle de plus de deux heures s’imbrique comme un puzzle.
« Patience et longueur de temps font plus que force ni que rage » pourrait être leur devise… que tous les profs venus l’aider bénévolement devraient posséder !

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Cette année, grâce à Erick, afin que tous ces enfants se rendent compte de ce qu’est le spectacle vivant, ils ont pu visiter l’Opéra de Toulon, et rencontrer danseurs, musiciens et choristes, ce qui les a passionnés et a déjà donné des idées à certains.
De par sa mission, Christine leur a également appris des poèmes et des chansons en anglais et nos graines de stars s’en sortent à merveille.
Pour en revenir au spectacle, intitulé « Différents mais libres », cette année les thèmes étaient divers, allant du monde de Disney à des sujets plus graves comme la liberté, la pauvreté la différence, le handicap, le respect de l’autre.

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Petit voyage en Amérique avec la country et le gospel, en Irlande avec ses danses celtiques,
Voyage plus dramatique en Allemagne avec le mur de Berlin, l’étoile juive, que nos artistes en herbe ont évoqué avec beaucoup d’émotion et la superbe chanson de Goldman « Comme toi ».
Il faut savoir que ces gosses ont appréhendé tous ces arts durant toute l’année à la pause de midi à l’école et dans l’atelier du samedi. C’est dire s’ils étaient motivés, d’autant plus que les animateurs ont répondu aux desiderata de chacun car ils fourmillent tous d’idées.
En ce dimanche à la Porte d’Italie, durant les répétitions, les gosses étaient survoltés et impatients de monter sur scène, même s’ils étaient à l’écoute des derniers conseils dispensés par les profs.
Pendant ce temps, les parents commençaient à s’impatienter devant le café-théâtre de la Porte d’Italie, beaucoup plus stressés et émus que leurs enfants qu’il fallut un peu discipliner.
La salle fut vite remplie et comme les parents peuvent quelquefois être plus indisciplinés que les enfants, malgré les consignes, certains se pointaient en famille nombreuse… Ce qui retarda le début du spectacle, les consignes de sécurité devant être obligatoirement observées.

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Et puis les trois coups furent frappés par un Monsieur Loyal très chic, Matei, qu’on retrouve chaque année un peu plus grand et particulièrement cette année. Il nous offrit aussi quelques jolis morceaux à la guitare dont il est un joueur prometteur et joua même en duo avec Arnaud. Arnaud qui est à tout les postes et qui accompagna également une fillette pour la tirade des nez de Cyrano.
Beaucoup d’énergie, de talents prometteurs, quelques petites hésitations rattrapées comme de vrais professionnels devants les parents attendris ayant parfois la larme (et le portable !) à l’œil. De belles chansons en groupe, en solo, en duo, de jolis morceaux musicaux à la guitare ou au violon, et de très beaux solos de danse des élèves d’Erick.
Au salu, nos artistes furent applaudis à tout rompre et les animateurs pouvaient enfin respirer et sourire : mission accomplie avec brio, créativité, enthousiasme. Un moment qui restera un magnifique souvenir pour ces enfants qui se sont donnés avec une belle énergie et une joie qui faisaient plaisir à voir.

Jacques Brachet

Sanary
Marché – Galli, Floralies, Casino… et ce n’est pas fini !

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Edouard Leperlier – Ferdinand Bernhard

Ferdinand Bernhard est le seul maire de notre région a prendre des chemins de traverse avant d’arriver au but. Il monte sur scène et le show commence. Et pourtant il n’est pas programmé au théâtre Galli pour la saison prochaine, même si, encore cette année, il y a pléthore de one man et woman show, au détriment des pièces de théâtre qui sont de moins en moins nombreuses.
Mais bon, ne faisons pas la fine bouche puisqu’on a un théâtre magnifique de presque mille places dont le maire nous donne quelques chiffres : 1530 abonnés, 25.105 entrées payantes, 420.000€ de fonctionnement, pour une subvention de 50.000€ donnée par le département, ce qui – ajoute le maire – est très peu par rapport à d’autres théâtres ! Aujourd’hui, le théâtre n’achète plus les spectacles, ce qui fait une économie conséquente. Grâce au système de co-réalisation le théâtre récupère 43.000€.
Le Petit Galli, qui a une jauge de cent spectateurs, reçoit des spectacles classiques, de jazz, le théâtre Poquelin et le café-philo, et s’est constitué au fil du temps, une clientèle fidèle.
Depuis samedi matin, les abonnés ont le privilège d’être les premiers à réserver leurs spectacles, soit en venant au théâtre, soit par Internet… s’il veut bien marcher, souligne le maire en se remémorant les problèmes de la saison dernière.

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Jean-François Bernardini (I Muvrini) – Fiona Gélin – Michel Boujenah

Pour vous donner une idée de la prochaine saison, concoctée par Edouard Leperlier et vous donner envie d’y venir, vous pourrez applaudir quelques chanteurs comme Michel Fugain, Christophe Willem, Robert Charlebois, Christelle Chollet, Roch Voisine, Juliette, I Muvrini. pour les humoristes, il y en aura pour tous les goûts, de Jeanfi Janssens à Jérôme Commandeur en passant par Michel Boujenah, Bigard, Kev Adams, Roland Magdane, les Chevaliers du Fiel, Zize, Sellig, Fabrice Eboué, Charlotte de Turkheim, Ary Abittan, Ahmed Sylla… et la liste n’est pas exhaustive !
Quelques pièces nous permettront d’applaudir Fiona Gélin, Danièle Evenou, Séverine Ferrer, Véronique Genest, Martin Lamotte… et c’est tout !
Côté danse , l’on partira danser le tango à Buenos Aires, pour mieux y revenir avec « pasion », on assistera à la rencontre entre Carmen et Sheherazade avec le ballet de Kiev qui nous proposera aussi la Nième version du Lac des Cygnes, avant de vibrer avec l’Irlande et son Irish Celtic ou encore de voyager en Georgie pour retrouver son Royal Ballet National…
Voilà un avant-goût de la prochaine saison que vous pouvez retrouver sur www.sanarysurmer.com
Beaucoup d’améliorations encore pour que le spectateur voit les spectacles dans de bonnes conditions, comme les deux premiers rangs qui sont amovibles afin de recevoir des personnes à mobilité réduite et, chose important les accompagnateurs. Toujours pour ces mêmes personnes, un ascenseur va être installé dans le Petit Galli.

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Zize – Les Chevaliers du Fiel – Roch Voisine

Et puis, le maire nous annonce sa satisfaction de voir enfin s’ouvrir le Casino des jeux pour lequel il se bat depuis des années. Ce sera donc pour septembre et outre les jeux, il y aura une vraie activité culturelles dans une salle de 500 places qui recevra des soirées cabaret, des conférences, des expositions, des spectacles, ce qui donnera à Sanary un lieu culturel supplémentaire, d’autant que le Casino se dotera d’un restaurant et d’un parking souterrain.
Le casino versera une redevance à la ville et le maire promet que celle-ci sera consacrée à la culture. Ainsi les premières dépenses seront pour équiper le second étage de la Maison Bleue qui pourra recevoir des enfants handicapés et pour la création d’une nouvelle crèche.
Par ailleurs, le Casino devient mécène du théâtre Galli et versera une somme de 5000€ pour chacun des dix spectacles que son directeur a décidé de promouvoir. A rappeler qu’à Sanary, le premier budget de la ville est consacré à la culture.
Autre nouvelle que nous a annoncé le maire : le retour des Floralies dont la disparition était regrettée et réclamée. Elles reviendront du 7 au 10 juin prochain, avec la venue de grands artistes spécialisés, de jardiniers, de fleuristes parmi lesquels ceux de Sanary seront partie prenante.
Comme les Sanaryens se sont mobilisés pour que la ville soit élue le plus beau marché de France (Le maire nous prouvera qu’il est aussi le plus beau marché du monde, même si sa théorie est un peu tirée par les cheveux !), il demande à la population de se motiver pour faire connaître ces floralies qui faisaient alors parti des plus beaux événements floraux et pourraient devenir le premier !
On le voit, le maire a toujours de beaux projets pour sa commune, jamais à cours d’idées pour que ses habitants s’y vivent bien, y trouvent tout ce qui fait la joie de leur quotidien et le fait est qu’il n’y a pas que son marché qui fait la réputation de ce petit port où il fait bon vivre.

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Michel Fugain

Jacques Brachet

 

Carqueiranne – Festival « In Situ »
Demandez le programme

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Chaque année, fin juillet – début août, on attend avec impatience que le magnifique fort de la Bayarde à Carqueiranne reprenne vie avec son désormais traditionnel et incontournable festival de Théâtre, le seul de la région. « In Situ » est son nom et dans ce lieu magique, viennent et reviennent chaque année de beaux artistes. Ceux qui viennent sont tellement charmés qu’ils y reviennent dès que possible.
Cette année encore, sept représentations feront la part belle à la comédie et au Vaudeville. Et, cette année encore, sur les planches du Fort de La Bayarde nous aurons la chance de la présence de comédiens exceptionnels tels que : Philippe Lellouche, Olivier Lejeune, Christian Vadim, Tex, Steevy Boulay, David Brécourt et Georges Beller… et quelques autres.
De bons comédiens donc, qui serviront de beaux textes signés Guitry, Feydeau, Molière…
Le festival créé en 2000 par la municipalité et labellisé “Var Festival” en 2002, a pris progressivement une place importante dans le paysage culturel régional avec le soutien des collectivités partenaires, le Conseil Départemental du Var et la Communauté d’Agglomération Toulon Provence Méditerranée.
Le 30 juillet, le Fort ouvrira donc ses portes au Festival “In Situ » pour sept pièces et sept représentations qui feront la part belle à la comédie et l’humour ; un programme destiné aux passionnés et aux amoureux du théâtre.

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Programme
30 Juillet : « Monsieur Nounou » de Georges Feydeau. Mise en Scène de Luq Hamett.
Un Tex, qui, suite à d’incroyables circonstances, change de sexe pour passer de clerc de notaire à nounou !
31 Juillet : « Le temps qui reste » de Philippe Lellouche et Christian Vadim. Mise en Scène de Nicolas Briançon
Les deux auteurs sont de la partie avec leur inséparable ami Christian Brécourt. Noémie Elbaz viendra les rejoindre.
2 Août ; « Oui » de Pascal Rocher. Mise en Scène de Rodolphe Sand
Un rôle sur mesure pour l’auteur et une rencontre improbable, un hymne à la tolérance et au respect de l’autre, une comédie intelligente à laquelle on ne peut que dire… oui !
3 Août : « Mémoire d’un tricheur » de Sacha Guitry Mise en Scène d’ Eric Emmanuel Schmitt
Voilà que nous revient l’ami Olivier Lejeune qui, aujourd’hui, connaît bien le festival et qui y revient avec « un Guitry ». Quand l’humour, l’intelligence et le talent sont réunis.
6 Août
« Numéro complémentaire » de Jean-Marie Chevret. Mise en Scène de Jean- Pierre Dravel et Olivier Macé
Georges Beller et Steevy Boulay forment un duo original et drôle sur le thème de l’argent gagné au loto… Résout-il tous les problèmes ?
8 Août : « La croisière ça use » d’Emmanuelle Hamet Mise en Scène de Luq Hamett
Deux Hamet(t) différents pour une croisière qui ne sera pas de tout repos !
10 Août : « Le malade imaginaire » de Molière Mise en Scène de Jean-Philippe Daguerre
Terminer avec Molière est toujours la garantie d’une belle fin de festival avec une équipe classique et talentueuse.

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Réservations : 04 94 01 40 26 – 04 94 01 40 46 – www.carqueiranne.fr

Six-Fours : Coup de théâtre au collège Reynier
Marie-Paule MARTINETTI a encore frappé !

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Pour la 13ème année consécutive, le groupe de théâtre du collège Reynier, mené par le capitaine du navire, Marie-Paule Martinetti, s’est installé au Théâtre Daudet de Six-Fours pour son spectacle de fin d’année.
Une année un peu mouvementée car six marin ont lâchement quitté le bord au milieu de l’année, ce qui a passablement perturbé l’équipage qui dût endosser les rôles des déserteurs en plus des leurs.
Du coup, le stress était à son comble, plus d’ailleurs chez le capitaine que chez ses marins, plus excités que stressés !

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Quant à Marie-Paule, elle courait de la salle aux coulisses, se perdait dans ses notes, prenant à la fois les rôles de metteur en scène, d’habilleuse, de souffleuse, demandant un coup de noir qui ne venait pas pour crier « lumière » lorsqu’elle n’arrivait pas… Bref, au milieu de ses comédiens de « Kaamelot », dame Martinetti dans toute la splendeur de son énergie, pendant que ses chevaliers le prenaient cool, faisait contre mauvaise fortune bon cœur et ne se démontait pas.
Une belle équipe qui mérite un sacré coup de chapeau devant une salle comble.
Coup de chapeau entre autres à quelques éléments : Ugo Hembert, bel inconnu, Lorenzo Larguet, impassible Mercure, Victor Raquin, étonnant don Quichotte, Elisa Brocard, émouvant Cyrano…

G H
I J

A noter un joli trio chantant « Mercy » de Madame-Monsieur, un peu frustré qu’ils ne l’aient pas chanté en entier. Et un grand bravo aussi aux danseuses de l’UNSS Reynier, menées par Sandrine Emorine.
La soirée fut on ne peut plus chaleureuse et bon enfant, et tous ces petits problèmes transformés en gags firent rire l’assemblée composée de parents et d’amis.
Tout se termina en chanson avec « Lampedusa » de Christophe Mahé.

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On retrouvera cette sympathique troupe le mardi 19 juin 20h30, même lieu car cette année nous avons droit à deux spectacles et le second sera consacré à « Kaamelot », la fameuse série TV d’Alexandre Astier, librement adaptée de son oeuvre par Marie-Paule, dont nous avons eu une « mise en bouche » lors de la première soirée.
Nul doute que cette soirée laissera à tous de jolis souvenirs et que l’énergie et la passion de Marie-Paule sauront susciter des vocations chez certains dont on peut déjà déceler quelque talent.

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Jacques brachet