Archives pour la catégorie Théâtre

Sanary – Théâtre Galli : Ça repart pour une saison

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Une saison s’achève. Une autre s’annonce.
Et elle s’annonce avec une programmation plus éclectique que jamais où le théâtre reprend ses droits et revient en force alors qu’il avait été un peu oublié.
De l’humour, de la danse, du jazz, de la musique classique, par contre peu de chanson (I Muvrini, Murray Head, Nadiya) et c’est un peu dommage. Mais bon, ne boudons pas le plaisir de voir venir ou revenir Charlotte Valandrey, Christian Vadim, 2 V sur la même affiche, Laurent Gerra pour deux soirées, succès oblige, Thierry Beccaro, Christophe Alévâque, Eric-Elmmanuel Schmitt, Noëlle Perna dans un autre rôle que Mado, notre ami Yves Pujol accompagnant Patrick Sébastien, Véronique Genest, Roland Giraud, Jean-Pierre Castaldi, Valérie Mairesse et j’en passe… En tout 81 spectacles !
Avant cette présentation, toujours avec son sens de l’humour et des formules, le maire de Sanary, Ferdinand Bernhard, nous a offert un splendide film-souvenir de cet événement exceptionnel que furent les Floralies, soulignant l’engagement, l’amabilité, le talent et les qualités professionnelles de ces artistes meilleurs ouvriers de France.
Succès énorme et populaire au point que déjà il nous annonce le prochain festival pour mai 2024 !
Revenant au Théâtre Galli, il nous a annoncé avec fierté et joie quelques chiffres parlants : Il y a 3 ans, 23.000 spectateurs, l’an dernier 26.000, cette année 32.000, ce qui est on ne peut plus encourageant.
Quant aux recettes, sachant qu’aujourd’hui ce sont les producteurs qui louent la salle, rétrocédant une part de celles-ci à la commune, elles aussi, évidemment, n’ont fait qu’augmenter : de 42.00€, puis de 59.000€, elles sont passées à 85.000€. Cette année, 1.610 spectateurs se sont abonnés. Du coup, pour l’année prochaine, ils auront la priorité pour choisir leurs spectacles !
Le maire tient aussi à souligner que nombre d’artistes passant à Galli, n’ont qu’un souhait : revenir dans cette salle confortable, accueillante, à l’acoustique impeccable, à la vision optimum de la scène, où qu’on se place. Sans compter – ajoute-t-il – un détail qui a son importance car cela est rare, de l’avis des artistes, les loges sont chaleureuses et propres, ce qui n’est pas toujours le cas.

B C D

Comme depuis dix ans, nous retrouvons donc pour la onzième année, l’équipe de René Raybaud qui fête ses 57 ans de théâtre, avec le Théâtre Poquelin rebaptisé Théâtre Romain Bouteille en hommage à son ami comédien disparu.
« C’est – ajoute René – 11 ans de bonheur grâce à Ferdinand Bernhard qui nous a offert le petit Galli puis la grande salle alors que nous étions à la rue, chose que je n’oublierai jamais ». Cette année Molière et Feydeau et Robert Lamoureux seront au programme avec un moment très attendu : un « Cyrano » musical avec musiciens et 60 choristes sur scène. Ce sera pour le 8 octobre.
Jean-Michel Berenguier est venu à son tour présenter ses cafés-philo appréciés par de plus en plus de gens, ce qui prouve, précise-t-il, que la philo n’est pas réservée à une élite mais c’est le rendez-vous des idées. Le sujets seront divers et variés, allant de l’intelligence artificielle aux fake news en passant par la religion et la spiritualité, la puissance du désir et quelques autres sujets à raison d’un café-philo par mois avec une soirée spéciale et musicale pour clore l’année le 10 juin avec le comédien Manuel Pratt.
En l’absence de son époux pris par la fête de la Musique, c’est Mme Froment qui est venue présenter la saison jazz qui elle aussi, fête ses dix ans, avec beaucoup de beaux talents, débutant par Christine Lutz Quartet le 13 septembre et avec un point d’orgue un concert gospel pour les fêtes de Noël.
Le maire a remercié toute l’équipe qui, à part l’incontournable JP, est uniquement composé de femmes et son adjoint à la culture Pierre Chazal. Puis il a dit un mot sur le succès du Casino qui, en un an, a vu passer 100.000 personnes qui ont joué 108 millions d’Euros. Le casino qui, comme l’an passé, sera partenaire du théâtre Galli, sponsorisant trois spectacles.
Une belle année 2019/2020 nous attend donc, nous promettant de bons moments grâce à un maire qui met toujours la culture au premier plan, le plus gros budget de la municipalité restant toujours pour celle-ci.
Et ça devient rare de nos jours !

Jacques Brachet
Renseignements : 04 94 88 53 90 – www.sanarysurmer.com

La Seyne – Festival du Chapeau : En compagnie des Loups

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En cadrant les comédiens, à gauche Eliane Obrecht-Laurenci,, à droite Hélène Nicolas-Botasso,

Chaque année le Festival du Chapeau présidé par Jacqueline Visciglio, nous donne l’occasion, dans ce magnifique cadre du Fort Balaguier, de découvrir des compagnies théâtrales amateur varoises. Et chaque année, malgré la fraîcheur, le jardin ne désemplit pas et l’ambiance y est chaleureuse.
En ce jeudi soir, c’est la Compagnie des Loups, venue tout droit d’un long périple… seynois, qui s’y collait avec quatre saynètes qui avaient pour dénominateur commun « Moments de vie », toutes se passant dans divers salons avec des thèmes différents.
C’est ainsi que, sous la houlette d’Eliane Obrecht-Laurenci, metteuse en scène des quatre piécettes, nous avons d’abord pu entrer dans un salon de coiffure nommé « Bell’enCoiff' » où certaines clientes étaient aussi bizarres que certaines coiffeuses. On le sait, dans ce genre de lieu, les conversations vont bon train, des affaires politiques aux potins de la commère et quelques péripéties vont se produire au cours des événements concoctés par Hélène Nicolas-Botasso, pièce maîtresse de la compagnie qui nous offre un moment de pure joie.

C D E

Suivront « Le malaise de Georges », signé Roland Dubillard où comment deux infirmières se demandent comment soigner un malade qui a l’air très mal en point. Puis l’on retrouve l’ineffable « Gora » de Georges Courteline, où comment démontrer à sa femme qu’un chat angora n’est ni un gora, ni un nangora, ni un tangora, si petit soit-il. Enfin, l’on part dans le monde de Gérard Moncomble qui, façon Agatha Christie, nous montre que « A quelque chose malheur est bon ».
Quatre pièces joyeuses et drôles interprétées par de belles comédiennes, le seul mec – mais quel mec ! – étant Patrick Dias qui en fait se retrouve en septième femme de la troupe ! Il est désopilant, qu’il interprète une coiffeuse, un amant donneur de leçon ou encore une demoiselle anglaise. Il a un don comique auquel le public n’a pu résister.

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Reste une mise en scène manquant peut-être un peu d’énergie, avec quelques blancs, quelques déplacements qui ralentissent l’action et bien sûr, de temps en temps un petit trou dans le texte mais pour des amateurs… chapeau, c’est le cas de le dire ! Et l’on sent tout le plaisir qui l’emporte sur le trac.
Autre petite remarque : le problème de jouer quatre pièces dans des décors différents, ce qui fait que les entr’actes sont quelquefois un peu longs lorsque le public attend dans le noir et la fraîcheur du soir. Le système d’une pièce unique est plus approprié, il me semble, le rythme restant soutenu tout au long de la soirée et les moments d’attente supprimés.
Reste que nous avons passé une excellente soirée en compagnie des loups.*

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Jacques Brachet
*Andrée Abadie, Nauria Hudelot, Simone Illiano, Christiane Louault, Lydia Przadka, Jocelyne Yepes… et Patrick Dias !

Châteauvallon – Le Liberté – Saison 19/20

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Présentation de la nouvelle saison de « Châteauvallon – Le Liberté », scène nationale, par les co-directeurs Pascale Boeglin et Charles Berling dans un long ping pong époustouflant.
Châteauvallon-Le Liberté  réunis sont maintenant la deuxième scène nationale de France avec l’ambition de devenir la première. Ces deux scènes qui administrativement n’en font qu’une, relient la campagne à la mer, comme au temps des Ligures et de Telo Martius, rappela Jean-François Principiano.
Toulon, située entre Marseille Aix Nice, a toujours été l’enfant pauvre de la région. Grâce à cette scène nationale c’est fini, tant ce qui a été réalisé depuis 2005 par Le Liberté, et l’ambition des directeurs qui pratiquent une utopie réaliste (dixit Charles Berling) avec des projets très ambitieux.
Chacun des deux lieux conserve sa spécificité, il y a complémentarité et non pas concurrence.
Piqûre de rappel pour la saison 2018-2019 : Plus de 400 événements qui ont vu se produire plus de 1000 artistes devant 100 000 spectateurs dont 25 000 abonnés, avec un taux de remplissage de 90 %. 5000 jeunes dont 3600 scolaires ont été accueillis, des collégiens ont tourné un court métrage.
La volonté des premiers jours est de plus en plus en action, faire que les spectateurs ne soient pas seulement des consommateurs : Ouverture des lieux au plus grand nombre avec une mixité des publics. Croisement des disciplines et soutien de la création. Ouverture aux compagnies locales. Résidences d’artistes. Un lieu de parole, citoyen et engagé. Egalité hommes-femmes. Des productions. Des stages. Le billet suspendu. Des partenariats. Le respect de l’environnement, comme par exemple la réintroduction des lucioles à Châteauvallon, qui feront partie d’un spectacle. Un projet architectural, la reprise du projet de jardin proposé jadis par Gilles Clément, des installations sportives, la création d’un sentier pour des balades nature, et déplacement du restaurant pour un plus grand confort. Voilà pour le côté campagne. Pour le côté mer, Le Liberté développe le Projet Méditerranée- Le Liberté Plage, etc…
En juin on retrouvera Le Liberté en ville.

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Châteauvallon-Le Liberté sera présent au Festival d’Avignon et restera tout le mois de juillet au Théâtre des Halles avec « Vivre sa vie » inspiré du film de Jean-Luc Godard, spectacle mis en scène par Charles Berling.
D’autres nouveautés : billetterie unique pour les deux lieux. De nouveaux logos dessinés par Tom Henni. L’itinérance, Châteauvallon part à la rencontre des publics dans le Var et la Région Sud. Le co-voiturage.
La saison repose comme d’habitude sur 4 Théma : Lachez les chevaux – Mamma mia – Un jeu d’enfant – EXTRA-ordinaires ! Ce sont des expositions, des projets participatifs, des films, des rencontres, des conférences, en écho aux grands événements parmi lesquels : Le Liberté Ville en juin – Le Liberté Plage en août – Ex Anima Zingaro en novembre et décembre – Les mardis Liberté – Le Festival Expressions en Liberté #1 – Le festival d’été à Châteauvallon en juillet – etc…etc…
Un livre programme tête-bêche qui regroupe astucieusement les actions des deux lieux, donnant tous les détails, et que nous vous conseillons de vous procurer aux théâtres ou dans les lieux habituels, tant la programmation est riche et diverses.

Serge Baudot
Châteauvallon :04 94 22 02 02 – Le Liberté : 04 98 00 56 76
www.theatre-liberte.frwww.chateauvallon.com

La Seyne – Fort Balaguier
Festival du Chapeau, 4ème édition

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Les compagnies entourant Jacqueline Visciglio (chapeau beige) –
A droite, l’adjoint au service culturel de la Seyne : Thierry Kriegel.

Le Collectif Théâtre en Seyne, présidé par la pétulante Jacqueline Visciglio, réunit quelques belles associations théâtrales de la Seyne sur Mer, comme son nom l’indique. Des Compagnies amateur composé de passionnés de cet art qui s’y donnent corps et âme et – ajouterai-je – talent car il y a dans chacune d’elles des graines, non pas de stars, mais de comédiens, qui se et nous font plaisir en nous offrant des spectacles théâtraux divers et variés.
Ce collectif a un jour décidé de s’agrandir en créant un festival et en appelant d’autres compagnies théâtrales de la région varoise comme la Crau, la Garde, Ollioules, Toulon…
Comme il fallait trouver un nom à ce festival, voici qu’est donc né « Le Festival du Chapeau ». Pourquoi ce nom ? Tout simplement parce que l’entrée de ce festival est libre, le collectif a eu l’idée de mettre à la sortie de chaque spectacle, un chapeau dans lequel chaque spectateur peut apporter son obole afin de pouvoir aider ces compagnies, souvent en manque de subventions (celles-ci étant de plus en plus réduites !) à vivre et à continuer de nous offrir de beaux spectacles.
Cette année donc, comme chaque année, le festival prendra place du 8 au 15 juin dans un magnifique décor : le Fort Balaguier et nous offrira 10 spectacles proposés par cinq associations seynoises et cinq associations varoises.
« Notre but – nous confie Jacqueline Visciglio – est de faire connaître ces compagnies, de leur offrir un lieu magique pour y jouer, d’élargir les thèmes, les styles, allant du seul en scène à une troupe plus importante, d’alterner les genres pour que tous les publics puissent s’y retrouver… Et ça marche puisque jusqu’ici, quelque 170 à 200 personnes sont venues chaque soir découvrir des compagnies qui méritent qu’on les découvre.
Le but aussi est que toutes ces compagnies puissent se connaître, chacune, souvent, travaillant dans son coin, créant ainsi des ponts amicaux, des liens dans une ambiance fraternelle, avec aussi, bien sûr, le public qui, après la représentation, peut rencontrer les artistes. Ce festival est devenu un lieu d’échange, de partage. »
A noter que les compagnies seynoises devront présenter un spectacle en avant-première, d’où l’intérêt de la découverte.

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En dehors du premier spectacle qui démarrera à 19h, tous les autres démarreront à 21h.
C’est donc le samedi 8 juin que sera donné le coup d’envoi avec Lou Pitchoun Tiatre du Mai, une compagnie qui a déjà 25 ans et propose des pièces en provençal, très loin du folklore mais des pièces actuelles qui parle de problèmes actuels et ont aussi pour but de faire perdurer la langue provençale. Cette année elle nous proposera « La cabanetto d’estrasso » qui tourne autour d’un camping à la ferme. Elle est signée Sylvie David et Raymond Guinheu.
A la suite, ce même soir, l’atelier-théâtre de Tisot, qui fête ses 9 ans, proposera une pièce de Serge Valetti, auteur marseillais très connu : « Paroles d’ici et d’ailleurs » qui réunira une vingtaine de comédiens ! Toujours dans le style loufoque et décalé qu’on retrouve dans chaque pièce de cet auteur qui parle de la vie de tous les jours « avé l’assent » et de façon toujours décalée.
Le dimanche 9 juin, ce sont les Ateliers du Paradoxe qui s’y collent abordant pour la première fois un classique des classiques puisque signé Molière : « Les femmes savantes ». Pièce très contemporaine malgré le temps qui est passé depuis qu’elle fut écrite, évoquant l’émancipation de la femme et la problématique du vivre ensemble. Ca ne peut pas être plus d’actualité !
Lundi 10 juin, Art Thea proposera une pièce créée voici un an et demi : « Le début de la fin » de Sébastien Thiery où là encore la femme en est le centre, vue par son mari après des années de mariage. Comédie à la fois absurde, acide et très moderne sur l’effet dévastateur du temps sur un couple.
C’est le mardi 11 juin qu’on découvrira la Cie toulonnaise Ailes des Pat qui jouera « L’envoûtement » de Jean-Pierre Dopagne, encore un thème d’actualité vu de façon caustique sur la société, le monde du travail et le harcèlement au bureau.
L’association le Troubadour-Cie de la Reppe, d’Ollioules, 27 ans d’existence, proposera, le mercredi 12 juin, une pièce de JC Danaud « Ouvrage de dames », pièce contemporaine, théâtre de l’absurde qui traite du féminisme… dans son excès ! A la clé humour, délires, rebondissements.
Le jeudi 13 juin, la Compagnie des Loups proposera quant à elle, quatre oeuvres brèves reliées par le thème « Moments de vie » : « Bell’en coiff » d’Hélène Nicolas-Botasso, « Le malaise de Georges » de Roland Dubillard, « Le Gora » de Georges Courteline, « A quelque chose malheur est bon » de Gérard Moncomble.
Vendredi 14 juin c’est la Cie Il qui nous propose une pièce délirante signée Dario Fo : « Klaxon, trompettes et pétarades ». Monde de Fo, monde de fou, une satire politique sur justement la folie du pouvoir à la fois drôle et truculent.
Samedi 5 juin, revoici Serge Valetti, auteur choisi par Claude Pikiakos qu’on a plaisir à retrouver, créateur de l’Epikos Théâtre, qui, durant des années, nous a charmé, surpris, fait aimer le théâtre. Le revoici seul en scène avec « Jésus de Marseille », car, on le sait tous, Jésus est né dans une station service de la cité phocéenne !!!
Enfin, c’est le théâtre de l’Utopie qui, le samedi 15 juin, tirera le rideau de ce festival avec une pièce d’Ahmed Madani « Ernest ou comment l’oublier », l’histoire de deux vieilles artistes de cirque qui attendent encore l’homme de leur vie. Une jolie réflexion sur l’attente, la vieillesse.
Voilà. Vous savez presque tout sur cet original et sympathique festival qui, cette année, a choisi des thèmes très divers même si la Femme et l’Absurde – sans commun rapport ! – sont un peu le fil rouge de ces pièces très différentes.
A suivre donc de très près car vous y rencontrerez des gens de passion qui se donnent à fond pour l’art qu’ils ont choisi de partager avec le public. Un public chaque année plus nombreux, ce qui prouve la qualité des compagnies et des artistes qui les composent. Artistes que vous pourrez aussi rencontrer dans la ville car, pour faire connaître ce festival, ils ont décidé de parader dans les rues de la Seyne avant d’aller rejoindre ce merveilleux écrin qu’est le Fort de Balaguier où ils vous attendront !

Jacques Brachet
Direction de la culture : 04 94 06 96 60 – Office du Tourisme : 04 98 00 25 70 – Fort Balaguier : 04 94 94 84 72

Carqueiranne : Festival « In situ »… 19ème édition

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Depuis 1890, le Fort de la Bayarde trône fièrement au sein du site majestueux de la Colle Noire qui domine la baie de Carqueiranne, la presqu’île de Giens et les Îles d’Or.
La Commune, avec le concours du Conseil Départemental et de la Métropole TPM, ont depuis 1998 entrepris des travaux d’ampleur avec l’ambition d’en faire un des hauts lieux de culture du Département.
Aujourd’hui, équipé de la plus grande scène extérieure du Var (326m²), d’équipements scéniques complets, et d’une jauge de 700 places, le succès est au rendez-vous avec ses près de 5000 spectateurs par an.
Étant attaché à l’accès à la culture et au rayonnement de notre commune, j’ai oeuvré au cours de mon mandat afin que la programmation soit toujours au plus proche de vos aspirations, afin que soit sans cesse renforcée la place de Carqueiranne dans le paysage culturel de notre région.
Cette 19ème édition du Festival « Théâtre In Situ – La Bayarde », qui se tiendra du 29 juillet au 9 août, est ainsi une nouvelle fois placée sous le signe de la comédie et de l’humour ! Tous les ingrédients ont été réunis pour vous faire passer un agréable moment, vous apporter le sourire et même de francs éclats de rire !
Robert MASSON, Maire de Carqueiranne

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PRGRAMME
Lundi
29 Juillet 21H30
Le sommelier, de Patrick Sébastien
Mise en scène : Olivier Lejeune
Avec : Philippe Chevallier, Bruno Chapelle, Marianne Giraud et Juliette Poissonnier
Mercredi 31 juillet 21h30
Le Bourgeois gentilhomme, de Molière
Mise en scène : Jean-Philippe Daguerre
Avec : Didier Lafaye, Mariejo Buffon, Gary Grines, Séverine Delbosse, Olivier Girard, Barbara Lamballais, Laurent Conoir, Yves Roux, David Slovo et Agnès Pat
Vendredi 2 août 21h30
Dîner de famille, de Joseph Gallet et Pascal Roche
Mise en scène : Pascal Rocher, assisté de Joris Donnadieu
Avec : (en alternance) Pascal Rocher, Joseph Gallet, Emmanuelle Graci, Carole Massana,
Jean Fornerod et Emmanuelle Donzella.
Lundi 5 août 21h30
L’art’nacoeur, de Nicolas Vitello
Mise en scène : Nicolas Vitiello et Frank Leboeuf
Avec : Georges Beller, Veronique Demonge, Frank Leboeuf, Christine Lemler, Michèle
Kern et Nicolas Vitiello
Mercredi 7 août 21h30
C’est pourtant simple, de Sophie Brachet
Mise en scène : Luq Hamett
Avec : Marion Game, Geneviève Gil, Virginie Stevenoot, Emmanuel Vieilly et Elisa Aze
Jeudi 8 août 21h30
Ciel, ma belle-mère, de Georges Feydeau !
Mise en scène : Luq Hamett
Avec : David Martin, Virginie Pradal, Nadège Lacroix, Luq Hamett, Jean-Marie Lhomme,
Thomas Vernant, Guillaume Darnault et en alternance Stéphane Navarro
Vendredi 9 août 21h30
Quelle famille !, de Francis Joffo
Mise en scène : Xavier Viton
Avec : Jean-Pierre Castaldi, Armelle, Claire Conty, Julie Lagnier, Didier Claveau, Simon
Jeannin et Xavier Viton

Ouverture des réservations le 11 juin 2019
Ouverture des réservations téléphoniques le 14 juin 2019 : 04 94 01 40 46
Du lundi au vendredi de 9h à 12h et de 14h à 17h30 à l’Hôtel de Ville

 

 

Festival de théâtre à Saint-Tropez

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Au printemps 2019, Saint Tropez accueillera du 7 au 11 juin, au Théâtre La Renaissance, son premier festival international de théâtre.

 Pour Angelina Belle et Michel Kalflèche, Présidents de ce festival, ce lieu s’imposait car durant la première moitié du 20ème siècle, Saint-Tropez était une source d’inspiration pour de nombreux écrivains  qui y séjournaient ou y avaient leurs habitudes : Guy de Maupassant, Marcel Pagnol, Prévert, Simone de Beauvoir, Jean-Paul Sartre, Marguerite Duras, Colette, Joseph Kessel, Boris Vian, Françoise Sagan, jean Cocteau… Bon nombre de leurs œuvres contribuèrent à apporter au théâtre ses lettres de noblesse.
« Il nous a paru important de jouer toute à la fois la carte de la convivialité, du respect et de la fête. D’où la formule originale qui sera proposée chaque soir ; un apéritif musical précédant le spectacle, suivi lui-même d’un cocktail dinatoire afin de favoriser l’échange entre les artistes et le public. »
Il est à noter dans la programmation la présence de la pièce « Boys and Girls » avec Constance Dollé qui a reçu le « Molière 2019 du Seul en scène ».

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Programme
Vendredi 7 juin
« Michel for ever », spectacle dédié à Michel Legrand par Stephane Druet et Delphine Tesson
Samedi 8 juin
« Ich bin Charlotte » de Doug Wright, avec Thierry Lopez (nommé aux Molières 2019)
Dimanche 9 juin
« Gils and boys » de Dennis Kelly,  avec Constance Dollé (Nommée aux Molières 2019)
Lundi 10 juin
« La peur » de Stefan Zweig, avec Hélène Degy (Nommée aux Molière 2017)
Mardi 11 juin
« Berlin Kabaret » de Stepane Druet, avec Marisa Berenson

Réservation en ligne : https://saint-tropez-festival.com

Sanary – Théâtre Galli : Christelle CHOLLET… Comme un ouragan

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Quelle voix !
Quelle énergie !
Quelle tchatche !
Quelle présence !
Elle sait tout faire la Chollet et tout faire avec talent : chanter, danser, jouer la comédie avec un humour corrosif et même des claquettes… avec les dents !
Elle harangue le public comme aucune autre et elle passe de « Respect » d’Aretha Franklin à « Vezoul » à Brel façon rock’n’roll pour nous offrir une superbe et émouvante version de « Dis, quand reviendras-tu ? » de Barbara, pour mieux repartir sur « Show must go on » de Freddy Mercury et, estocade finale, « Mes amis, mes amours, mes emmerdes d’Aznavour », version de folie qui fait se lever, danser, taper dans les mains, hurler la salle entière du Théâtre Galli pleine à craquer, pour célébrer cette lionne blonde au costume de zèbre jaune.
Sortie d’un ghetto blaster géant (vous savez, cet énorme transistor qu’avant le baladeur ou l’Iphone, les jeunes portaient sur l’épaule en marchant ou patinant), elle déboule avec deux Blues Brothers aussi déjantés qu’elle et démarre au quart de tour, super sexy, avec sa gouaille, sa voix d’un autre monde et elle ne va pas nous laisser une seule seconde de répit, enchaînant chansons, histoires de famille, racontant avec un humour quelquefois grinçant, des histoires, des bouts de sa vie, son mari, son carlin prénommé Jean-Michel (qui la rejoindra sur scène au final), griffant quelques chanteurs au passage et nous offrant un « merdley » des « chansons de merde », revues et corrigées, descendant dans le public pour titiller quelques spectateurs, tout ça en deux heures de temps qu’on ne voit pas filer.
Elle nous aura fait rire jusqu’au bout et vieillir de deux heures (la vieillesse est un peu son point noir) de la plus belle des façons.
Bref, notre ex-empiafée nous a offert un grand feu d’artifice, un show puissance mille, soulevant le public qui l’a ovationné durant dix bonnes minutes.
Ovation méritée.
Un petit regret : qu’elle ne prenne plus le temps de rencontrer la presse (hormis ses amis de Nice Matin) qui pourtant, à Toulon, l’a bien aidée à ses débuts. Sans compter qu’on n’a pas le droit de prendre des photos… et que la prod oublie de nous en envoyer !
La rançon de la gloire ?
Mais bon, ne boudons pas la grande jubilation que nous avons eue de retrouver notre toulousaine devenue toulonnaise par amour.

Jacques Brachet

La Seyne sur Mer
Café Théâtre 7ième Vague

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Dans la rue Berny, anciennement rue des Chais, petite rue sombre à la longue histoire, près du port de La Seyne sur Mer, officie le Café-Théâtre « 7ième Vague » qui fête ses 20 ans en 2019, régi par Gérard Rinaldi et Cédric Psaïla.
«Un lieu de loisirs culturels, d’intimité avec le public, et d’apprentissage du théâtre et des métiers du spectacle…qui bénéficie d’un cachet patrimonial : sol pavé, arcades murales et haut plafond de remise, dans des couleurs et une spatialité des plus harmonieuses». Une salle des plus chaleureuse qui peut accueillir 50 personnes dans de bonnes conditions de confort avec sièges et tables, et un bar. La salle ouvre une heure avant les concerts et offre une petite collation pour une somme modique.
Nous sommes accueillis chaleureusement par le  patron-fondateu » Gérard Rinaldi, plus connu sous le nom de Tonton Djé, artiste, généreux animateur et grand activiste pour le développement de la culture populaire à la Seyne sur Mer, qui créa pour mener à bien son action le «Constroy Mouvement».
Le nom « 7ième Vague » a été inspiré par le film « Papillon » qui raconte l’histoire de ce prisonnier français qui s’évada du bagne de Guyane. Il comprit qu’il pouvait bénéficier du ressac de la septième vague. A l’aide d’un sac de noix de coco il gagna le large et recouvra la liberté. Devenant ainsi l’emblème de ceux qui osent entreprendre en assumant les risques.
Qu’est-ce que la septième vague ? Dans son roman Daniel Glattauer la définit ainsi : « Les six premières sont prévisibles. Elles se suivent, se forment l’une sur l’autre, n’amènent aucune surprise. La septième vague est longtemps discrète. Elle s’adapte à celles qui l’ont précédée, mais parfois elle s’échappe. La septième vague remet tout à neuf. Pour elle, il n’y a pas d’avant, mais un maintenant. Et après, tout a changé ! »
Gérard Rinaldi en compagnie de la Présidente Estelle Vailland, alias Stella, de Didier Delfino responsable de la communication et de Cécile Vaquier en charge de «Constroy Mouvement», (toutes et tous artistes) présentaient les événements qui vont marquer les 20 ans de la 7ième Vague.

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Cet anniversaire va se dérouler sur trois jours, du 20 au 22 septembre 2019, avec une grande fête qui réunira 100 bénévoles, 100 artistes, en différents lieux de la Seyne : la place Perrin, la place Bourradet, le chapiteau des Sablettes avec un pique-nique avant les spectacles, et bien sûr la salle de la rue Berny. Il y aura des spectacles de toute nature : musiques, clown, théâtre, poésie, slam, défilé ; et même un immense apéro offert sur la place Perrin. Comme le répète Tonton Djé : On va faire pétiller la culture à la Seyne !
Nous reviendrons en détails sur ces manifestations.
Le café-théâtre recrute des bénévoles pour la réalisation de ce festival ; il est également en recherche de 7000 €uros par co-funding (internet) pour en assumer les frais. Avis aux générosités.
Autour de la 7ième vague se greffe un projet de tournage de trois films, avec des acteurs de renom, sous la houlette de Jean Noël Grougnet. A savoir «A fond de cale – Les larmes du diable – L’ange de la mort».
L’association se compose de 1078 adhérents à ce jour et de plus de 2500 abonnés, avec une équipe de 13 bénévoles permanents, d’une salariée à mi-temps, et d’un collège d’une trentaine d’artistes qui participent au choix des manifestations et à la programmation.
La 7ième vague organise aussi des résidences d’artistes.
Tonton Djé a de grandes ambitions pour l’activité culturelle de la ville. Avec sa foi, son dynamisme, sa ténacité, et l’aide enthousiaste de son équipe, nul doute qu’il réussira, pourvu que les responsables officiels de tous échelons administratifs veuillent bien lui prêter main forte.

Serge Baudot

 

Renseignements 7ième Vague, 38 rue Berny, 83500 La Seyne sur Mer –

tel : 04 94 06 02 52 – cafetheatre7vague@free.fr

Toulon – Le Liberté
« Le jeu de l’amour et du hasard » : un spectacle fastueux

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En cette soirée de mai 2019 Le Liberté, scène nationale, avait revêtu des habits comédie Française, pour accueillir la célèbre pièce de Marivaux «Le jeux de l’amour et du hasard» mis en scène avec maestria par Catherine Hiegel, qui fut entre autres emplois, sociétaire et «doyenne» de la Comédie Française. Elle a elle-même joué cette pièce dans la mise en scène de Maurice Escande en 1969.
Un décor, somptueux, classique : un magnifique jardin à la française devant une imposante maison de maître XVIII° siècle. On se trouve ainsi dans un lieu qui présente tous les détails de la réalité, ce qui est devenu rare au théâtre, et qui ma fois procure beaucoup de plaisir et de dépaysement, même si c’est le texte qui prime, et quel texte ! Une langue qu’il faudrait faire apprendre à tous les enfants de France. On évite ainsi les habillages pseudo contemporains trop employés ces dernières années. On est au théâtre, pour être transporté ailleurs : ce qui n’empêche pas de penser.
On connaît l’intrigue : Silvia et Dorante vont être mariés par leur père respectif. Mais Silvia veut un mari qui lui convienne. Pour l’observer elle décide, avec la complicité de son père que cela amuse, de se faire passer pour sa servante Lisette. Pour les mêmes raisons Dorante se fait passer pour son valet Arlequin. Ce changement d’identité et surtout de classe sociale permet à Marivaux de mettre à jour les préjugés, de bousculer les conventions, l’ordre social, les rapports maîtres et servants, tout en disséquant la naissance de l’amour, exaltant sa force qui emporte tout finalement, sans tenir compte des classes sociales. Chacun des maîtres amoureux se trouve confronté au dilemme : abandonner l’être aimé, ou passer par-dessus les conventions, ce qu’ils choisissent. Tout est bien qui finit bien, nous sommes dans la comédie, mais Marivaux nous aura fait nous poser de très graves questions tout en nous amusant. Ces difficultés de vivre son amour sans entraves sont toujours d’actualité, dans certains pays plus que d’autres, auxquelles s’ajoutent les questions de couleurs de peau et de religion. Jeux de l’amour certes, mais hasards provoqués quand même.

H G I
Vincent Dedienne avecLaure Calamy et Cyrille Thouvenin

D’une fenêtre d’un étage supérieur on voit et entend une violoncelliste qui ouvre le spectacle et qui ponctuera les changements d’acte.
La pièce est menée tambour battant par d’excellents acteurs qui jouent à fond. La direction d’acteur est irréprochable, et les trouvailles de mise en scène époustouflantes ; du grand art car tout coule de source et paraît évident. C’est un tourbillon qui vous emporte, avec un parti pris de comique irrésistible, semé de gags sobres et d’une terrible efficacité, surtout pour le duo Lisette-Arlequin. Laure Calamy (Lisette-Sylvia) joue avec un charme délicieux et une fougue dévastatrice (C’est Calamity Jane, dit mon amie). Comme on dit au cinéma, elle prend la lumière ; dès qu’elle apparaît la scène est envahie de sa présence. Vincent Dedienne (Dorante-Arlequin) est d’une truculence à toute épreuve ; grandiose d’humour dans ses poses qu’il croit être celles d’un maître, burlesquement physique, et ses sauts au final, quand il a obtenu l’accord de celle qu’il aime, sont dignes d’un danseur classique.
Je n’émettrai qu’un petit bémol : nous sommes en présence d’une langue de haute tenue qui demande la même hauteur de ton. Ce à quoi s’astreignent avec brio les comédiens. Cependant il arrive assez souvent à Clotilde Hesme d’avoir une intonation, une façon de parler des filles d’aujourd’hui qui nuit quelque peu au personnage. Par contre ses véhémences sont monumentales.
Les autres comédiens sont Alain Pralon (le père) heureux de s’amuser à sa farce, et Cyrille Thouvenin (Dorante), plus en retenue que les autres, Emmanuel Noblet (le frère).
Il faut noter les décors de Goury, les costumes de Renato Blanchi : belle interprétations des costumes XVIII° siècle, et les lumières de Dominique Borrini ; tous contribuent à la beauté et à la réussite de cette mise en scène.
Spectacle fastueux qui fut applaudi par de nombreux rappels y compris par les lycéennes et lycéens. Il est capital de les mettre en présence de ce grand théâtre du répertoire, surtout quand il est présenté avec une telle approche et de tels talents.

Serge Baudot

B

Vincent DEDIENNE, curieux et gourmand
Marivaux, Ovide, Nietzsche, Ella Fitzgerald, la télé, le cinéma, l’écriture, la radio, la scène seul ou accompagné… Vous avez dit boulimique ?
Dix ans de carrière à peine et Vincent Dedienne a déjà touché à tout. Et touché avec talent car il est un artiste complet et surdoué.
Il me reçoit dans sa loge du Liberté avec un grand sourire et j’ai beaucoup de chance car, m’avoue-t-il, en tournée il accueille peu de journalistes. Alors, pourquoi moi ?

« Parce que vous avez un nom qui me plaît et un beau cahier pour prendre des notes », me dit-il en riant. Je me contenterai de cette joyeuse réponse.
Nous parlons d’abord de cet éblouissant Marivaux qui de sa part, mais comme il le fait souvent, nous surprend car il n’est jamais là où on l’attend. Il rit de cet aparté. D’ailleurs il rira souvent durant notre trop court entretien car il est à quelques minutes de passer son habit d’Arlequin déguisé en bourgeois.
Comment êtes-vous venu à jouer ce classique des classiques, Vincent ?
Grâce à Catherine Hiegel et au hasard. Nous ne nous connaissions pas et nous sommes croisés dans la rue. Elle connaissait mon spectacle et très vite elle m’a dit qu’elle me verrait bien dans le rôle d’Arlequin. Nous avons déjeuné ensemble, nous avons parlé de Goldoni, de Marivaux et très vite on s’est mis d’accord sur « Le jeu de l’amour et du hasard ». C’est allé très vite puisque notre rencontre a eu lieu en mai et l’adaptation était prête en décembre.
Nous avons joué cent représentations à Paris puis la tournée. Nous en sommes à quatre spectacles de la fin et nous aurons donné trente-quatre représentations en Province.
En 2018, vous avez joué trois pièces ; « Le jeu de l’amour et du hasard », « Callisto et Arcas » d’Ovide, « Ervart ou les derniers jours de Frédéric Nietzsche » d’Hervé Blutsh.. Presque en même temps… Comment faite-vous ?
Il part d’un grand rire : C’est vrai que je jouais quelquefois en même temps, un autre jour, dans un autre lieu ! Comment je fais ? dans ces cas-là, je fais confiance à la SNCF !

E Emilie Incerti Formentini et Vincent Dedienne
« Ervart ou les derniers jours de Frédéric Nietzsche » – « Callisto et Arcas« 

Qu’est-ce qui vous fait courir ainsi ?
Ce qui me fait courir c’est la curiosité la gourmandise et le hasard des propositions. Rassurez-vous, je ne suis pas schizophrène ! Mais je me dis qu’en ce moment tout va bien, on me propose plein de choses et dans ce métier on ne sait jamais si ça va s’arrêter. Alors j’en profite au maximum.
Comment passe-t-on de la Comédie de St Etienne où vous avez étudié et joué les classiques, au one man show ?
C’est le contraire qui s’est passé ! Tout jeune, j’ai un jour découvert Muriel Robin. J’ai été ébloui et je me suis dit : « C’est ça que je veux faire ! ». Et je l’ai fait. La Comédie de St Etienne est venue après. Le hasard encore. C’est un ami qui passait un concours et qui m’a demandé de lui donner la réplique. J’ai alors découvert qu’il existait autre chose que l’humour, de belles pièces, de beaux textes. C’est ce qui m’a amené au théâtre.
Vous voilà encore à la radio, France Inter, « Les grosses têtes » sur RTL, puis à la télé dans « Quotidien » de Yann Barthès sur TMC entre autres, « Burger Quiz » encore…
« Burger Quiz », c’était juste parce qu’Alain Chabat m’a demandé de le remplacer deux ou trois jours. Quant aux autres, c’est toujours le hasard, les propositions, la curiosité. Et ça me plaît de varier les plaisirs.

D C
« Premières vacances » avec Dominique Valadié – « La fête des mères » avec Nicole Garcia

Il y a encore le cinéma et là, ça commence à prendre de l’ampleur avec des films qui se suivent et ne se ressemblent pas…
Oui, en 2018 j’ai tourné « La fête des mères » de Marie-Castille Mention-Schaar avec plein de belles comédiennes, en particulier Nicole Garcia dont je jouais le fils. Puis il y a eu « Premières vacances » de Patrick Cassir avec les deux Camille, Cottin et Chamoux et Dominique Valadié. J’ai enchaîné avec « L’étreinte » réalisé par Ludovic Bergery, avec Emmanuelle Béart et le vais partir pour deux mois à la Réunion pour tourner dans la jungle une comédie, un film d’aventure justement nommé « Terrible jungle », d’Hugo Banamozig et David Caviglioli avec… Catherine Deneuve !
Ca va pour vous ?! Beau cadeau d’anniversaire pour vos dix ans de carrière !
(Il marque un temps, surpris) Mais c’est vrai ! Je n’avais pas réalisé que j’ai débuté à ma sortie d’école, en 2009. Tout s’est en fait enchaîné et je n’ai pas vu le temps passer !

Propos recueillis par Jacques Brachet

Collectif Manifeste Rien : une vocation jamais démentie,
actualité brûlante de l’éducation populaire…

Communiqué MR Théâtre populaire 3 exils d'Algérie

Tout en préparant sa prochaine création « Homo ça coince ! » dont la première sera donnée les 23 et 24 mai prochains Scène Nationale Le Liberté à Toulon, le Collectif Manifeste Rien n’en poursuit pas moins sa mission au plus près d’un large public en se produisant dans les théâtres de quartier, dans les centres d’animation et centres sociaux, dans les établissements scolaires et pénitentiaires. Les pièces présentées hors les murs ne sont jamais livrées brutes, elles sont accompagnées en amont d’ateliers de médiation et sciences humaines et en aval de débats constructifs.
En ce mois d’avril 2019, le Collectif a présenté « Rappel à l’ordre ! » à la prison de Salon-de-Provence et il sera bientôt à la Maison pour tous La Maurelle à Marseille et au lycée Pasquet à Arles avec « Les 3 exils d’Algérie »…
Deux spectacles qui déconstruisent le temps et nous permettent ainsi d’éclairer le présent par le passé : « Rappel à l’Ordre ! », en lien avec les luttes sociales et violences judiciaires d’hier et d’aujourd’hui, » Les 3 exils d’Algérie » revenant sur la pluralité de l’Algérie alors que le peuple se défait d’un pouvoir unique.

thumbnail_3 exils d'Algérie panorama- Manifeste Rien

Les 3 exils d’Algérie :
Un voyage qui nous mène des débuts de la colonisation française à l’indépendance algérienne entre mémoire et histoire, entre quête personnelle et enquête historique…
La comédienne Virginie Aimone donne vie à des photos de famille qui révèlent d’arbitraires ruptures qui marqueront plusieurs générations. Créant les lieux d’échanges et de batailles, elle interprète les personnages de différentes époques : des leaders algériens, de grands rabbins, un enfant et sa mère débarquant dans cet autre pays qu’est la France…
Cette adaptation du livre de Benjamin Stora nous fait découvrir la richesse et la complexité des relations entre juifs et musulmans en reconstituant les trois exils des juifs d’Algérie qui sont sortis par trois fois de ce qui était leur univers familier : ils sont passés de l’indigénat à la citoyenneté française avec le décret Crémieux en 1871 puis ont été rejetés hors de cette citoyenneté en 1940 avec les lois de Vichy.
À Salon-de Provence, à Arles comme à Marseille, les représentations sont précédées par des ateliers de médiation et sciences humaines avec Marie Beschon, anthropologue, chercheuse associée au Collectif Manifeste Rien, s’appuyant sur des matériaux hétérogènes
Après les représentations, un débat en présence de l’auteur – metteur en scène Jérémy Beschon permet aux participants de partager leur analyse critique et d’approfondir les réflexions suscitées par la pièce sur le déracinement, les traces laissées par l’histoire, l’histoire qui éclaire le présent…

couv-stora Communiqué MR Théâtre populaire 3 exils d'Algérie

Maison pour tous La Maurelle à Marseille (13013) le 25 avril à 18h
Lycée Pasquet à Arles le 29 avril à 14h
Ateliers à Marseille les 19 et 23 avril, à Arles le 29 avril.
Débats suite aux spectacles les 25 et 29 avril.
http://manifesterien.over-blog.com – https://www.facebook.com/events/2313247368919059/