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Francis HUSTER : Un homme indigné

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Petite pose à l’Opéra de Toulon ce samedi 25 novembre, pour Francis Huster qui, aux côtés de Régis Laspallès, est venu jouer « A droite, à gauche », pièce de Laurent Ruquier, mise en scène par son complice Steve Suissa.
Une star. Un réparateur de chaudière. Ils n’ont rien en commun, rien pour se rencontrer. Et pourtant… Pièce à la fois drôle et piquante où Ruquier prouve qu’un homme de droite et un homme de gauche… ça n’est pas si loin de se retrouver… au centre !
Gros succès, salle pleine et le plaisir renouvelé de retrouver mon ami Francis avec qui l’on ne se quitte jamais longtemps et qui a toujours mille choses à me raconter, tant ce diable d’homme ne reste pas un seul jour à ne rien faire. Vous allez le découvrir.
Mais auparavant, nous avons beaucoup parlé de son nouveau livre : « N’abandonnez jamais, ne renoncez à rien » paru au Cherche Midi. Une diatribe, une mise au point, un coup de gueule sur le monde d’aujourd’hui, sur la politique, ses colères, ses déceptions, ses indignations et « peut-être » un espoir : la jeunesse d’aujourd’hui.

A Droite à Gauche © christine-renaudie 030

Francis, ce livre est, je trouve, un livre de colère…
Oui, et je pense que j’ai le droit d’être en colère car il y a toute une jeunesse coupée de la Culture, et je pèse mes mots. L’Education Nationale a failli à son devoir. Quand je pense qu’on oblige les parents à faire faire de la natation à leurs enfants, sous peine de pénalisation, pendant qu’on laisse la Culture de côté !
Durant le cursus 6ème/bac, combien d’élèves ont-ils assisté à un spectacle de théâtre, de musique, de danse ? C’est déshonorant pour l’Education Nationale. Quant à la télévision, combien de chaînes nationales ont-elles retransmis un grand spectacle aux heures de grande écoute ? On les compte sur les doigts.
La jeunesse peut-elle réagir à ça ?
La jeunesse d’aujourd’hui, je parle des 15/30 ans, a compris qu’on lui ment, qu’on la tient dans un état de somnambulisme. Elle va onc réagir et agir. C’est tout ce que je souhaite. La question est : comment va-t-elle réagir ?
Crois-tu en la jeunesse d’aujourd’hui ?
J’y crois et j’en ai peur à la fois.
Elle est l’avenir du monde mais je pense qu’elle sera intransigeante. Elle tournera le dos aux 40/70 ans. L’avenir est entre leurs mains mais il faut que le mot « partage » soit le centre de leur vie. C’est le mot-clef de l’avenir. Mais vont-ils partager ?
Nos grands parents étaient des héros qui sortaient des guerres
Nos parents étaient des héros car ils ont été des bâtisseurs.
Nous, nous sommes lâches, impuissants, responsables de l’état de destruction de la planète.
Tu es très critique…
Oui, car nous ne faisons plus partie de leur monde. Leurs vrais parents… c’est le portable. Leurs grands-parents… c’est Internet ! Et c’est une plaie mondiale.
La jeunesse s’intéresse plus à ce qui se passe dans le monde qu’autour d’eux, dans leur cœur. Ils jugent en fonction de l’ailleurs. Un nouveau monde commence

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Rencontre avec Claude-Henri Bonnet, directeur de l’Opéra de Toulon

Ne trouves-tu rien de positif ?
Heureusement oui. Je pense à Eric Ruf, directeur de la Comédie Française que je félicite car il maintient une troupe et il a ouvert cette maison comme un arc en ciel à des pièces, des auteurs, des comédiens modernes. Elle reprend une véritable morale du théâtre. Mais il faudrait plus d’exemples de ce genre. Il faut se battre pour que renaissent de nouvelles troupes. Trop d’entre elles ont disparu.
Pourquoi ?
A cause du Ministère de la Culture ! Il y a eu Malraux, il y a eu Lang… Et depuis ?
Le Ministère s’est déshonoré car, outre les grandes troupes théâtrales qui ont disparu faute de moyens, nombre de festivals ont dû s’arrêter et d’autres se battent pour résister. C’est inadmissible.
Tout au long de ce livre, tu fais un parallèle avec Molière, sa vie, son œuvre, son modernisme…
Molière, c’est la modernité totale et plus on se rapproche de 2022, qui sera le tricentenaire de sa naissance, plus on va se rendre compte qu’il est devenu la sauveur des dix ans à venir.
Daniel Auteuil va monter « Le malade imaginaire », Michel Bouquet joue « Tartuffe » qui sera aussi monté avec Jacques Weber et Pierre Arditi. Richard Berry va monter un Molière. Bacri/Jaoui ont joué « Les femmes savantes », Francis Perrin a monté une spectacle autour de sa vie et j’espère qu’il va revenir avec une de ses pièces… Plus on avance, plus on s’aperçoit que la modernité de Molière fait mouche auprès de public, par sa force, sa morale politique.
Jamais Racine n’a remis le pouvoir politique en question. Corneille quant à lui, a passé son temps à lui cirer les pompes. Molière est le seul à avoir osé s’élever contre lui.
Tu écris qu’il faut vivre, aimer dans l’excès. Ce pourrait être ta devise car tu es quand même un homme excessif !
(Il rit, suivi d’un silence) En amour, s’il n’y a pas d ‘excès, pour moi ce n’est pas la vraie vie, le véritable amour. Et puis tu sais, j’ai déjà eu cent, deux cents vies en jouant tous mes rôles. Il ne faut pas être tiède dans la vie, il faut savoir dire « Mort aux cons », « Merde aux lèche-bottes », aux menteurs à ceux qui entravent nos vie. Il faut être très solide moralement et s’aimer plus que ce qu’on s’aime. Dire non à ceux qui nous appellent à la raison; être déraisonnable. Sans déraison, nous n’aurions pas eu Zola, Picasso, Chaplin, Mc Enroe…
Les bien pensants sont des criminels. Dire « Ca n’est pas si grave que ça », ça ne fait plus partie de ma vie car dans la vie tout est grave. Chaque instant de ma vie est grave.

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Bon, revenons à moins grave : ton actualité !
D’abord je continue cette tournée « A gauche, à droite » jusqu’au mois de février. Puis je partirai en tournée avec « le théâtre, ma vie ». Je serai seul en scène pour raconter ma vie d’homme et d’artiste, pour transmettre ma passion, donner envie aux jeunes de faire du théâtre.
Puis ce sera « Albert Camus, un combat pour la gloire », un monologue, un testament imaginaire de Camus où je me mets dans sa peau. Avec la pianiste Claire-Marie Le Gay, je raconterai « Horowitz, le pianiste du siècle » que nous jouerons le 3 février salle Gaveau et que nous emmèneront un peu partout dans le monde. C’est avec une autre pianiste, Hélène Tysman, que nous proposerons « Musset-Chopin ».
De février à Juin, je tournerai un film mais je ne peux rien t’en dire aujourd’hui..
Retour à Paris en septembre 2018 avec une nouvelle pièce canadienne magnifique… dont je ne peux non plus te dire ni le titre, ni qui sera ma partenaire !
Et puis, à partir de 2019, ce sera une année cinéma
Et enfin, un grand projet : celui, avec mon ami et complice Steve Suissa, de prendre un théâtre et de monter une troupe. Il le mérite bien. Il vient de créer en octobre un festival de Théâtre français en Israël. C’était une folie mais ça a été un énorme succès. J’y étais, comme Pierre Arditi, Thierry Lhermite, François-Xavier Demaison et quelques autres.
Voilà, tu sais tout
Avec tout ça, quand te poses-tu ?
Je prends le temps de respirer, je dors très peu.
Tu sais lorsque tu as la chance de faire ce que tu aimes, que c’est ta passion, tu ne réfléchis pas et tu as raison de le faire.

Propos recueillis par Jacques Brachet

Frank LEBOEUF, le libéro-comédien !

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Il fut et reste l’une des grandes stars du football français et international, remportant nombre de matches, de coupes, de championnats.
Le jour de la retraite sportive arrivée, on retrouve Frank Leboeuf… comédien !
Un comédien qui fait du théâtre en France, du cinéma en Angleterre et aux Etats-Unis et que vous pourrez voir ce samedi 18 novembre au théâtre Galli de Sanary dans une pièce de Brun Drurt et Erwin Zirm : « Ma belle-mère et mois… neuf mois après ! » dans une mise en scène du Toulonnais Nicolas Vitiello, avec qui il partage la scène. Sans oublier ses deux belles partenaires Véronique Demonge et Christine Lemler.
Comédien, producteur, animateur, consultant sportif… Mister Leboeuf est un monsieur très pris, très demandé, débordé… mais qui prend le temps d’un sympathique moment d’entretien.
« Cette pièce – me confie-t-il – nous l’avons créée à Paris et jouée de janvier à juin avec succès. Et nous voilà partis sur les routes depuis septembre et jusqu’au mois de juin pour quelque 80 dates. Et c’est pour nous un régal !

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Un petit teaser ?
Je joue un présentateur de télé qui va être bientôt papa mais la chaîne ne veut pas que ça se sache afin de ne pas perdre son fameux public des « ménagères de moins de cinquante ans » ! C’est sans compter avec sa belle-mère, cougouar invétérée, qui va vendre la mèche et son homme de maison qui est homo et amoureux de lui, qui veut arranger les choses et va les compliquer. On se marre bien à jouer et le public rigole bien, ce qui est le but du jeu.
Vous partagez la scène avec un Toulonnais : Nicolas Vitiello. Vous êtes vous-même natif de St Cyr-sur-mer, vous avez commencé votre carrière sportive à Toulon et à Hyères. Etes-vous resté varois dans l’âme ?
En fait, je suis Varois parce que mes parents s’y sont installés avant ma naissance. Ils sont normands. Je suis donc mi-champagne/mi-pastis ! Mais j’aime le Var, même si ne n’y viens pas souvent. Cette pièce est l’occasion de faire une halte chez ma maman qui habite Sanary !
En réalité, je me sens citoyen du monde.
Comédien, producteur mais aussi animateur, consultant… C’est beaucoup pour un seul homme, non ?
C’est pour cela que je n’ai pas beaucoup de temps pour venir à Sanary ! Je suis consultant sur TMC Sport avec Mon complice Christophe Dugarry et j’anime plusieurs émissions dont celle dont je suis producteur « Le vestiaire » sur TF1 où je reçois des sportifs, des comédiens, des chanteurs…
Revenons au comédien et… au citoyen du monde ! Pourquoi, après avoir quitté le sport, êtes-vous parti aux Etats-Unis pour apprendre la comédie ? Vous aviez peur qu’on ne vous prenne pas au sérieux en France ?
Vous savez, je n’ai pas peur de grand’chose mais j’avais surtout envie d’apprendre ce nouveau métier – métier que j’avais envie de pratiquer avant de devenir footballeur ! – dans la tranquillité et l’anonymat. J’ai fréquenté de grandes écoles dont le Lee Strasberg Institute d’où sont sortis des comédiens comme Al Pacino, Robert de Niro. J’ai appris la méthode Stanislavski , je me suis perfectionné et croyez-moi, j’ai beaucoup bossé.

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Que vous a-t-elle appris ?
A utiliser les émotions que nous avons en nous et surtout qu’on « n’entre pas dans un personnage » mais c’est le personnage qui entre en nous.
Quant à revenir sur la France, c’est vrai qu’en France, lorsqu’on est sportif et qu’on veut devenir comédien, le métier ne vous fait pas de cadeau : vous restez sportif, même s’il y a quelques beaux exemples de reconversion comme Lino Ventura qui était boxeur.
Ce n’est pas le cas aux USA ?
La preuve ! j’ai déjà neuf films à mon actif et je viens de terminer pour l’Angleterre un film que nous avons tourné en Espagne où j’ai le troisième rôle.
En France, avez-vous passé des castings ?
Même pas ! On ne me propose rien. D’ailleurs je n’ai plus d’agent car je le payais pour rien !
Mais ça ne me gêne pas parce que j’ai le théâtre où je m’éclate et… qu’avec le planning que j’ai, j’aurais du mal à ajouter un tournage ! De plus, au théâtre, j’ai des projets jusqu’en 2021 ! Et avec Nicolas Vitiello, nous sommes en train d’écrire une nouvelle pièce de théâtre…
On vous a quand même vu un peu à la télé ?
Oui, comme vous dites : « un peu » ! J’ai fait des apparitions dans « Scènes de ménage », « Nos chers voisins », « Un gars une fille », « Camping Paradis »… Mais c’est plus pour faire plaisir car ce ne sont pas des propositions stables. Sur un tournage, en deux jours, on ne peut pas beaucoup s’investir émotionnellement.
Revenons à l’Amérique. Que vous y propose-t-on ?
(Rires) Avec mon accent, des rôles de Français, de Suisse ou de Belge ! Mais ce sont de vrais rôles et mon accent ne les gêne pas plus que ça.
Vous y avez même produit un film : « Programmed ».
Oui, tourné à Los Angelès mais c’était pour aider des jeunes et je n’en ai pas été récompensé !
Par contre, vous êtes producteur au théâtre !
Oui, j’aime produire, écrire, jouer et je trouve tout ça au théâtre et j’aime cette ambiance d’équipe, de famille. D’ailleurs ce sera la même dans la prochaine pièce.
Par contre j’essaie d’écrire un scénario pour le cinéma. Mais vu le peu de temps que j’ai pour écrire et le temps qu’il faut pour monter le projet… ce n’est pas pour tout de suite !

Propos recueillis par Jacques Brachet

Patrice LAFFONT
L’homme qui sait tout faire…
même le déménageur !

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Plus sympa que lui, difficile à trouver ! Au bout de cinq minutes d’entretien, ça tourne vite à l’amicale conversation.
Comédien (son premier métier), journaliste, animateur, il a aussi écrit des chansons, un livre et il a même joué dans une opérette !
Et il m’avoue avoir tout fait dans la joie et la bonne humeur. Son seul regret : ne pas avoir été élu président de l’O.M ! Car il est marseillais de naissance et a un temps espéré ce poste.
« C’était – m’avoue-t-il en riant – au temps de Bernard Tapie et il me poussait à me présenter à sa place ! Mais, avec son accent et sa faconde, Jean-Claude Gaudin, le maire de Marseille m’a dit : « C’est une bonne idée… Mais avez-vous 250 millions d’Euros ? Non ? Alors vous ne serez pas président ! » Voilà comment un rêve s’arrête net !
Malgré tout, avez-vous toujours des accointances avec Marseille ?
De moins en moins, hélas car peu à peu ma famille s’amenuise. Mais je viens voir ma sœur qui vit à Cassis… Et je suis toujours comme un fou derrière l’O.M !
Bon, assez parlé de l’O.M. Parlons de cette pièce de Julien Antonin, « Gentlemen déménageurs » que vous emmenez en tournée, avec halte au Théâtre Galli de Sanary le 6 novembre !
C’est une pièce dite « de boulevard » donc plutôt rigolote… Du moins je l’espère !
Une femme désespérée par une rupture quitte son appartement. Elle appelle deux déménageurs qui arrivent en même temps que le nouveau locataire accompagné d’une petite peste. Je suis donc un vieux déménageur homo et dément qui, avec son collègue, va essayer de calmer la tension entre les uns et les autres, de les réconcilier… en foutant la m…e.

B C

Quel effet ça fait d’entrer dans ce personnage particulier ?
C’est réjouissant de jouer un rôle à la Serrault mais je pense qu’au début j’en faisais trop dans le genre vieille folle. Je me suis calmé, j’ai levé le pied après que quelques spectateurs m’aient dit que je les avais déstabilisés !
Depuis quelques années, vous êtes revenu à votre premier amour : le théâtre.
C’est vrai, j’ai commencé par le théâtre. J’ai tourné avec les Tréteaux de France. J’ai même joué « Antigone ». Et puis la télé m’a bouffé durant des années. Je ne le regrette pas mais tout s’est enchaîné. Je suis revenu sérieusement au théâtre depuis 15 ans.
Là, on est loin d’Antigone !
(Il rit) Oui mais j’aime varier les plaisirs. D’ailleurs, les lundis et mardi à Paris, je joue dans une autre pièce « Le dernier carton », encore une histoire de déménageurs mais j’y joue… un animateur télé ! Ce sont deux univers différents. Et j’ai déjà signé pour fin 2018, pour une pièce avec Bigard.
C’est de la boulimie !
Oui, d’autant que je ne suis pas un perdreau de l’année (j’ai 77 ans !) et que la tournée est éprouvante. J’ai 42 dates à assurer jusqu’à mi-avril ! Mais j’adore la scène, même si ne brigue pas le désir de mourir sur scène comme Molière ! Mais aussi, il faut vivre… Il ne faut pas croire qu’en faisant de la télé on devient riche !
Justement : la télé, c’est fini ?
J’aurais pu le croire mais bizarrement, non. Après qu’on m’ait « conseillé » de prendre la porte sous prétexte de limite d’âge, on vient de me proposer deux projets : Prendre le rôle de Fabrice dans l’émission qu’il animait « La classe », pour deux prime time. Et puis, une télé-réalité pour France 3 qui va envoyer quatre papys en Thaïlande pour voir comment ils se débrouillent lorsqu’on les lâche dans un tel pays. Rassurez-vous, ce n’est pas « Koh Lanta », sinon j’aurais refusé ! Je suis donc l’un des quatre papys avec Jean-Pierre Castaldi, Philippe Lavil et un quatrième qu’on ne connaît pas encore.
Journaliste, animateur, comédien, auteur… vous êtes toujours où on ne vous attend pas !
Bon, remettons les choses en place : d’abord, je ne suis pas journaliste. J’ai juste couvert quelques faits divers pour Europe 1. Mais je n’avais pas la fibre.
En tant qu’animateur, c’est Armand Jammot qui m’a proposé un stage TV sur « Aujourd’hui Madame ». Puis il y a eu « Des chiffres et des lettres » et bien d’autres émissions. Tout s’est enchaîné.

D E
Le dernier carton – Gentlemen déménageurs

Auteur de chansons, je l’ai été un temps et par hasard. J’étais dans un cours d’art dramatique avec Michel Sardou et Michel Fugain. A l’époque, Sardou ne voulait pas vraiment être comédien mais chanteur, même si aujourd’hui c’est le contraire ! Je lui ai donc écrit quelques chansons… qui n’ont pas marché, J’en ai fait aussi pour Fugain et pour Frank Alamo. Puis je me suis arrêté en me disant que ce n’était pas un métier sérieux… Je me suis lourdement trompé car si j’avais continué, peut-être aujourd’hui je pourrais vivre de mes rentes !
Enfin, quant à écrire des livres… j’en ai écrit un ! Ma sœur, qui travaille aux éditions Anne Carrère, m’incite à en écrire un. Je l’ai commencé, j’en ai cent pages mais d’abord je n’ai pas le temps et en plus… je suis très paresseux ! Si j’ai du temps de libre, je préfère le passer à jouer à la pétanque… Comme un bon Marseillais que je suis resté !
Dans la famille Lafont, il y a eu le père, l’éditeur Robert Laffont, il y a le fils, vous, votre fille Axelle qui est comédienne, votre fils Fabrice qui est réalisateur…
Oui, Axelle vit sa vie de comédienne loin de moi et est en train de tourner son premier film en tant que réalisatrice, entre St Cyr sur Mer et la Ciotat. Quant à Fabrice, il capte des spectacles et réalise des clips. Il vient de travailler avec Julien Doré. Il est plutôt côté musique. Il a tourné pour Canal + avec sa sœur une série intitulée « Addict ».
Vous étiez à Avignon, cet été ?
Oui, j’y suis allé trois fois avec mon one man show « Je hais les jeunes. Cette année j’y étais avec « Le dernier carton », en off. Mais je crois que je n’y retournerai pas, c’est devenu trop énorme et si l’on tombe sur de beaux spectacle, il y en a trop de mauvais !
Dernière questions : jouer dans deux pièces à la fois, ça ne vous rend pas schizophrène ?
(Il rit) Effectivement, de temps en temps, surtout pour un homme de mon âge !
Mais je ne vais pas me plaindre… même si je rêve d’aller faire la sieste sous un arbre ! »

Propos recueillis par Jacques Brachet

Six-Fours – Théâtre Daudet
Gigi a encore frappé !

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Elle arrive sur scène comme une tornade, pour se retrouver devant un monde fou… venu se faire décaper la tignasse !
Entendez : il vient parce que, sur le site « Goupon », il a trouvé une annonce qu’un nouveau salon de coiffure ouvrait ses portes et que les premiers arrivés auraient une remise. Donc, venus en nombre, les clients attendent, à la grande surprise de Gigi mais aussi son mécontentement, les clients de « Groupon » étant des fauchés et « plus ils sont fauchés, plus ils sont exigeants » !
Bref tout ça pour dire qu’on retrouve la marchande d’olives dénoyautées, coiffeuse dans un super chic salon qui l’a presque ruinée, d’autant que Jeannot, son mari, a oublié de déclarer les impôts… Et surtout qu’elle a appris en trois jours sur Internet à être coiffeuse… Ce qui promet de belles peurs aux clientes… Martine entre autres qu’elle fait monter dans son salon pour lui soigner les cheveux à l’huile de vidange, remède miracle paraît-il pour régénérer le cheveu !
La cliente (alias spectatrice), n’en mène par large. Pas plus que Jean-Paul, ce beau spécimen de mâle, aux épaules musclées, au sourire carnassier, qu’elle appelle au secours car son coiffeur a eu un accident, a les deux bras dans le plâtre et qu’elle a besoin d’un second. Mais, très viril et à son goût, il est trop mâle pour la boutique et elle va lui apprendre à se déhancher et répondre au téléphone comme une folle bon teint.

B C

Inutile de vous dire que la salle est pliée en deux de rire aux facéties « aqueu l’assent » de notre Gigi qui est une vraie « barjaque », n’arrêtant pas de piailler, de raconter sa vie, de la mêler à ses états d’âme et à la politique, de descendre dans la salle pour discuter avec le public, lustrer le crâne d’un type qu’elle ne peut pas coiffer, de faire exprès de faire sonner son téléphone caché dans son soutien-gorge pour obtenir à la fois des frissons… le numéro du fameux Jean-Paul…
Quel abattage ! Quelle énergie ! Quelle verve ! Et quelles trouvailles de gags, de bon mots, de situations drôlissimes…
Avec Gigi, alias Ghislaine Lesept, on va de fous-rires en fous-rires dans ce tout nouveau spectacle qu’elle a créé au Théâtre Daudet, entre deux spectacles de sa pièce « Noces de rouille, les débuts de l’embrouille » qu’elle continue de tourner partout avec grand succès.
Mais si vous avez manqué ce nouveau one-Gigi-show, séances de rattrapage les 24 et 25 novembre au Café-Théâtre de la Porte d’Italie à Toulon et retour à Daudet pour le réveillon de Noël les 29, 30 et 31 décembre.
Il ne faut pas rater ce spectacle… décapant !

Jacques brachet

Toulon – Le Liberté
François MARTHOURET… va bien !

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« Ca va ? ».
Un mot que l’on dit sans cesse lorsqu’on rencontre quelqu’un sans que, quelquefois, la réponse ne nous intéresse plus que ça.
C’est à partir de ce constat de Jean-Claude Grumberg a écrit cette pièce justement intitulée « Ca va ? », qui est en tournée avec François Marthouret, Pierre Cassignard et Eric Prat… et un invité surprise, dans une mise en scène de Daniel Benoin.
Pièce que vous pourrez découvrir les vendredi 6 et samedi 7 octobre au Liberté à Toulon

Rencontre avec François Marthouret : « Je vais enfin faire rire »
François Marthouret, pouvez-vous nous expliquer le fonctionnement de cette pièce ?
C’est une série de saynètes plus ou moins longues qui se déclinent autour de l’expression « Ca va ? », dans diverses situations, qu’elles soient humaines ou sociales, toujours entre deux personnes. Nous sommes trois et nous jouons alternativement l’un avec l’autre. Ce sont de minuscules pièces, des gags qui durent quelquefois quelques secondes. C’est une sorte de collection de vies. C’est loufoque.
Alors, quel est ce comédien mystère qui vient s’ajouter à vous trois ?
Ca, ce n’est pas au départ dans la pièce de Grumberg, c’est Daniel Benoin qui a imaginé de faire intervenir quelques amis au cours des spectacles. Le comédien invité entre dans le jeu et remplace l’un des trois au fil des sketches. Ainsi sont déjà venus nous rejoindre Charles Berling, Michel Boujenah, Gérard Jugnot et à Toulon, ce sera je pense Lorant Deutsch.
C’est donc un spectacle comique ?
Oui et c’est pour moi un plaisir car en 50 ans de carrière, on compte les rôles que l’on m’a proposés et qui font rire. C’est presque pour moi une première fois !
On ne vous a jamais proposé de pièces ou de rôles comiques ?
Bizarrement non. J’ai toujours eu des rôles sérieux, dramatiques. On me propose facilement du Shakespeare, du Peter Brook… « La mort d’un commis voyageur », « Les affaires sont les affaires »… Alors le public va découvrir un nouveau François Marthouret.

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Avec Daniel Benoin, il y a une grande complicité…
Oui, il m’a souvent mis en scène : « Le souper » de Brisville, « Le nouveau testament » de Guitry, « Le collectionneur » de Christine et Olivier Orban… Nous nous connaissons depuis longtemps, tout comme Jean-Claude Grumberg d’ailleurs qui est un vieil ami mais dont je n’avais jamais joué de pièce de lui… Ca fait partie des mystères du métier.
Cette année vous avez tourné deux films pour la télévision
Oui : « La loi de Julien » de Christophe Douchaud et « Tantale » réalisé par Pierre Porte qui fut mon chef opérateur sur le film que j’ai tourné.
A ce propos, vous êtes comédien mais aussi metteur en scène et réalisateur.
Oui, au théâtre c’est en quelque sorte le prolongement du métier de comédien. Le cinéma et la télévision, c’était une envie. J’ai réalisé trois films pour France Télévision : « Mémoire de fuite », « Comment va la douleur ? », « Le grand Georges », avec chaque fois la foi du débutant… qui s’est soldée par des prix !
Et puis j’ai réalisé en 2015 un film « Port au Prince, dimanche 4 janvier » que j’ai tourné à Haïti et en Guadeloupe. J’ai mis deux ans et demi pour le faire !
Ca vous a-t-il plu et recommencerez-vous l’expérience ?
J’avais très envie de vivre cette aventure extraordinaire car c’est une facette du métier totalement différente. Mais je reste surtout comédien. Il faut aussi avouer que je suis assez paresseux et que monter un film est un boulot de fou. Mais je ne dis pas que je ne recommencerai pas !

Propos recueillis par Jacques Brachet
Photos : Unifrance Films -Philipducap

 

 

 

Six-Fours – Théâtre Daudet
Ghislaine LESEPT…
Quand Gigi passe des olives… aux bigoudis !

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Gigi est une fille drôlement culottée… et dénoyautée !
Normal, elle vend des olives… Enfin, elle en vendait car entre son one woman très culotté et ses noces de rouilles qui lui ont apporté beaucoup d’embrouilles, si elle a gardé le mari, elle a dû se séparer du magasin, les olives ne faisant pas son beurre. Du coup, elle décide de devenir coiffeuse. Je dis bien « devenir », car elle ne l’a jamais été de sa vie et va apprendre le métier… sur Internet. Son salon de coiffure a pour nom tout un programme : « Faudra Tif air » !
Du coup, ce sont les spectateurs – pardon, les clients – qui vont faire les frais de ses coupes, de ses teintures, de ses soins miracle qui, quoique catastrophiques au départ, vont la mener au championnat du monde de la coiffure !
Entre temps quelques clients auront perdu, sinon la tête, du moins quelques cheveux !
Normal, son nouveau « one woman » s’intitule « Gigi vous décape la tignasse ».
Meffi, messieurs et dames, ce spectacle vous promet, ou vous menace de quelques surprises.
En plein filage au Théâtre Daudet où aura lieu la première de son nouveau spectacle, Ghislaine Le sept s’active sur son décor et elle nous offre un superbe salon de coiffure et une immense salle d’attente puisque c’est la salle entière qui va attendre son tour.

E D

Notre Gigi a donc redémarré la saison dans ses divers lieux de Six-Fours-Toulon-le Revest où elle propose, tout au long de l’année de découvrir des spectacles uniquement drôles et humoristiques, ce qui nous permet de nous changer les idées.
Par ailleurs, elle est toujours en tournée en France avec « Noces de rouille, les débuts de l’embrouille » qui n’arrête pas de venir et revenir un peu partout avec un beau succès puisque la pièce a dépassé à ce jour les 22.000 spectateurs. Si vous avez raté cette pièce, séances de rattrapages les vendredi 6 et samedi 7 octobre 20h30, au Théâtre Daudet;
Elle ne peut donc être que ravie malgré une ombre qui plane sur son association « la Barjaque », puisqu’il est question que le gouvernement supprime les emplois aidés. Et sans cette aide, elle devra mettre la clef sous la porte.
La France, ta culture fout le camp !
Espérons donc que cette menace ne se concrétisera pas et que l’on pourra continuer à rire et s’amuser en découvrant son programme.

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En attendant « Gigi vous décape la tignasse » sera jouée les vendredi 13 et samedi 14 octobre 20h30 au Théâtre Daudet et si vous voulez passer un réveillon original et rigolo, elle y reviendra les vendredi 29, samedi 30 décembre à 20h30 et le dimanche 31 décembre à 19h et 21h.
Entre temps, elle s’installera également le vendredi 24 novembre à 20h30 et le samedi 25 novembre à 18h et 20h30, au Café-Théâtre de la Porte d’Italie.
Un conseil : venez casqué !

Jacques Brachet
www.labarjaque.com – labarjaque1@gmail.com – – 06 65 62 59 69

Carqueiranne – Trois beaux comédien « In Situ » :
Francis PERRIN – Patrick PREJEAN – Olivier LEJEUNE

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Chaque année, le seul festival de théâtre de la région renaît à Carqueiranne « In Situ », dans ce merveilleux lieu entre mer et forêt, véritable écrin pour les comédiens qui y sont reçus en princes et qui, une fois venus, ne désirent qu’une chose : revenir.
Cette année, le festival m’a offert trois beaux cadeaux avec la présence de trois amis que, depuis des années, je retrouve sur le chemin des tournées, des théâtres, des festival

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Francis PERRIN, Molière malgré lui
Cette année, le parrain du festival, 17ème du nom, l’ami Francis Huster, nous a fait faux bond en allant jouer au festival de Ramatuelle.
Mais son complice de deux Molière « Dom Juan » et « Le Misanthrope » joués sur cette scène, a fait l’ouverture du festival. Il s’agit de Francis Perrin qui nous a offert un « Molière malgré moi » ébouriffant. Une heure vingt seul en scène pour nous faire découvrir la vie et l’œuvre de Jean-Baptiste Poquelin, alias Molière, alias « le patron » car tel il est considéré par tous les comédiens. Et par Perrin entre autres qui, au fil de sa carrière théâtrale, a joué une grande partie des pièces de celui à qui il ressemble tant par sa passion du théâtre, sa joie d’être sur les routes pour s’offrir au public, son amour des mots et des comédiens.
Là, tout seule, il nous offre une performance formidable et l’on sort du spectacle enrichi sur tout ce qu’on doit savoir sur cet auteur-acteur qui a donné son nom à la récompense ultime donnée aux artistes.

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Passation de Molière entre père et fils

Avec Francis on ne se perd jamais de vue longtemps mais peut-être aujourd’hui nos rencontres se feront plus rares car ça y est, c’est décidé, il quitte les planches et se consacrera aujourd’hui à la mise en scène et aux caméras. D’ailleurs, à la rentrée, quatre épisodes de la série télé de France 3 « Mongeville » l’attendent à Bordeaux.
Entre temps, autre page qui se tourne : il quitte définitivement Paris pour aller habiter près de Vaison-la-Romaine… Peut-être alors nous y rencontrerons-nous ?
En tout cas, lundi soir à Carqueiranne, il a fêté la 300ème de cette pièce qu’il a écrite, mise en scène et qu’il joue encore pour quelques trente représentations à la Gaîté Montparnasse, sous les lumières signées du grand magicien des éclairages, Jacques Rouveyroullis, venu lui rendre visite le soir de cette dernière en province.
Encore un joli moment : lorsqu’à la fin du spectacle, Molière reçoit un… Molière bien mérité des mains de son fils Louis, qui a bien grandi et est un fou des gares, des trains et des métros sur lesquels il est incollable !

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Chasse aux abeilles – Avec Jacques Rouveyrollis

Autre moment, amusant celui- là : la chasse aux abeilles que nous avons faite durant tout le repas en enfermant ces délicieux petits insectes venus picorer nos mets sous des verres, avant qu’ils ne nous piquent. Et c’est Francis qui a gagné !
Beau départ donc, de cette 17ème mouture d’un festival unique en son genre dans la région et quel plus beau moment que de débuter ce festival dédié à l’humour par le maître des maîtres : Molière, et son fidèle et talentueux serviteur : Francis Perrin.
Molière, un rôle qui lui va si bien !

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 Patrick PREJEAN : Le parti d’en rire
Patrick Préjean n’est pas une star mais c’est un vrai, un grand comédien à la carrière très riche, passant du rire au drame avec dextérité, du cinéma au théâtre en passant par la télévision avec des rôles qui ont marqué les esprits.
Des « Gendarmes de St Tropez » aux « Pétroleuses » pour le cinéma, on le retrouve au théâtre avec « Angèle » de Pagnol, « Du vent dans les branches de Sassafras » d’Obaldia, « Désolé pour la moquette » de Bertrand Blier… Guitry, Feydeau, Anouilh font aussi partie de son répertoire. Quant à la télé, on le retrouve épisodiquement dans « Joséphine Ange gardien », « Tout feu, tout flamme », « Femmes de loi » ou encore « Une famille formidable »
Il est aussi en voix off dans des dessins animés comme « Winnie l’ourson », « Asterix », « Titi et Grosminet » et cette année, dans une mini-série américaine « Containment »…
Le voilà qui s’attaque à Pierre Dac avec une pièce concoctée par Jacques Pessis, « Le Schmilblic », expression inventée par Dac, reprise dans un sketch par Coluche et dans une émission de jeu de Guy Lux. Jacques Pessis était présent ce soir-là à Carqueiranne, présentant en préambule ce personnage haut en couleur dont il fut le secrétaire et dont il est aujourd’hui le légataire universel.

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Une vraie pièce de théâtre avec une vraie histoire montée de répliques, de pensées, de sketches, de mots d’humour de cet artiste original qu’en bon fils de son père, Albert Préjean, Patrick nous assène avec son complice Jérémy Prévost.
C’est un vrai feu d’artifice de bon mots, de situations et de dialogues absurdes et loufoques.
Une pièce qui est à la fois incroyablement difficile tant le tempo est rapide et les multiples bons mots font mouche durant une heure et demi. Fatigant aussi pour le spectateur qui ne doit pas lâcher prise une seule minutes tant les dialogues fusent à vitesse grand V !
C’est une grande performance pour ces deux magnifiques acteurs qui, on le sent, se régalent d’avoir tous ces mots, ces répliques en bouche. Exercice aussi exténuant, nous avoue l’ami Préjean qui, après leur énorme succès durant six mois au Théâtre Edgar, vont emmener cette pièce inclassable en tournée avant de la reprendre à Paris tant elle a eu de succès.

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Avec son complice Jérémy Prévost

Retrouver Patrick Préjean est toujours un grand moment d’amitié. Nous avons toujours mille choses à nous dire et surtout lui qui n’arrête pas de passer d’un style à l’autre, d’une discipline à l’autre puisqu’on l’a vu ces temps-ci dans le film de Michaël Cohen « L’invitation » et dans « Marie-Francine » de Valérie Lemercier.
Partager cette journée et ce repas avec lui, face à la mer, avec un superbe coucher de soleil, fut un vrai moment de partage et d’amitié.

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Le fameux schmilbibc

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L’équipe de « Tout bascule »… avec le maire en guest star !

Olivier LEJEUNE : Ca bascule depuis 15 ans !
Increvable !
La pièce « Tout bascule », signée, mise en scène et jouée par Olivier Lejeune, est increvable depuis sa création en 2002 !
Il n’arrête pas de la reprendre à Paris, en tournée, dans les festivals et à chaque fois c’est le succès assuré.
Il faut dire que, réglée comme du papier à musique et au rythme intensif, elle est digne des plus grands vaudevilles de Feydeau, avec les portes qui claquent, les gags et les coups de théâtre qui s’enchaînent à la vitesse grand V, les répliques qui fusent… Pas de temps mort durant 1h45 et les comédiens, croyez-moi, mouillent leurs chemises, surtout en cet été caniculaire !
Avec Olivier, l’on s’était quitté avec cette pièce cet hiver au théâtre Galli de Sanary et l’on se retrouve où, l’été dernier il jouait un Guitry avec Francis Huster « Une folie ».
Le revoici donc avec sa troupe qui n’engendre pas la mélancolie, dont Julie Arnold qui est là depuis la création et qui a seulement changé de rôle.

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Profitant d’un jour de relâche, la veille de Carqueiranne il s’est essayé au vélo électrique sur l’île de Porquerolles et a découvert ce nouveau moyen de déplacement en redécouvrant l’île avec ravissement. Ravissement qui a continué lorsqu’il a pu photographier un coucher de soleil magnifique en arrivant sur le fort de la Bayarde pour une courte répétition.
Au cours du repas, il m’a confié sa joie de voir que cette pièce était devenue un classique et il continuera à la jouer jusqu’à plus soif, avec ou sans lui d’ailleurs ! Entre deux spectacles avec « Tout bascule », il propose aussi durant cet été son one man show qu’à chaque fois il retravaille et qu’il joue avec autant de plaisir.

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Il va continuer durant un temps l’alternance, en attendant sa prochaine pièce, qu’il tarde à terminer tant il est toujours par monts et par vaux.
Après le spectacle, nous étions attendus par M Robert Masson, maire de Carqueiranne et ami d’Olivier, pour une sympathique coupe de champagne.
A propos du maire, je tiens à le remercier particulièrement pour l’aide qu’il m’a apportée afin de réaliser mes reportages et rencontrer mes amis dans les meilleurs conditions. Un grand merci également à Sylvie Léandri et toute son équipe pour l’accueil chaleureux que je reçois chaque année en ce lieu.
C’est sur ce verre de champagne entre amis que j’ai laissé se terminer ce festival, l’un des plus réussis de notre région et consacré au théâtre, le seul de la région.

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Jacques Brachet

Un Toulonnais à Avignon : Frédéric ANDRAU

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Frédéric Andrau est Toulonnais. Il a d’ailleurs fait ses classes au Conservatoire de Toulon avant d’être engagé dans la Comédie de St Etienne.
Comédien de théâtre et de cinéma, il a réalisé un court métrage et mis en scène nombre de pièces.
Il n’a jamais oublié sa ville, où vit sa famille et où il vient sporadiquement mettre en scène un opéra.
Durant l’été c’est à Avignon qu’on pourra le voir, jusqu’au 30 juillet, dans le cadre du festival off, au Ninon Théâtre., – 5, rue Ninon Vallin.
Il y joue et met en scène « Intégral dans ma peau ou le monde selon Josh » de Stéphanie Marchais. Auprès de lui : Sylvie Amato, Geoffrey Dahm, Benoît Giros, Sophie Tellier.
« Intégral dans ma peau » est une fable qui explore cette période troublante, parfois crépusculaire de l’adolescence où l’on touche à la frontière entre les rêves absolus de l’enfance et l’âge adulte.
Il y a Josh, adolescent brillant, atypique, solitaire et désorienté, qui s’investit d’une mission : éradiquer tous les cons, en commençant par ceux de son lycée par esprit de logique, et par amour pour sa prof, Christine, qui évoque en cours “un problème de surpopulation”…
Il y a aussi la question de ses parents qu’il rêve de séquestrer, de son père, absent, rigide et paumé qui finit parfois par hurler, frapper, à la demande de sa femme désemparée pour que tout rentre dans l’ordre…
Il y a Christine D, obèse et généreuse, qui subit des interrogatoires au commissariat et raconte sa version des faits et sa vision passionnée du personnage de Josh… Christine, que l’on retrouve en cours avec Josh, qui, lui, rêve les yeux ouvert en la regardant pendant qu’elle essaie de retenir son attention…
Josh croise le chemin de Tite et Sson, 7 ans et Tutite, 5 ans, des enfants qu’il regarde avec nostalgie, comme par le trou d’une serrure, et dont l’histoire se déroule en parallèle de la sienne. Ils décident de fuguer la nuit de chez leurs parents et de partir en Afrique. Ils veulent jouer à l’amour, comme “les grands”. Leur projet est d’organiser le mariage de Tite et Sson dont Tutite sera le témoin, mais d’abord il leur faut apprendre à faire “le baiser qui scelle”..
Un beau moment de théâtre sous le soleil d’Avignon

Jacques Brachet.

 

SANARY – Théâtre Galli
Pour le meilleur et pour le rire

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Le Théâtre Galli de Sanary sera, pour la saison 2017/2018, sous le signe de l’humour.
Et c’est le maire de Sanary, Ferdinand Bernhard, qui a donné le ton lors de la conférence de presse, présentant, auprès d’Edouard Leperlier, directeur artistique et de toute l’équipe du théâtre, la programmation puisque, comme à son habitude, il nous a fait son show, toujours plein d’humour (plus, que certains artistes dits « humoristes » !). Car à chaque présentation, il nous offre de drôles d’anecdotes, griffe au passage quelques politiques et, comme il l’avoue, lorsqu’il a un bon public, il en rajoute !
Ce qu’il a encore fait cette année, à la grande joie d’une salle pleine et acquise venue découvrir ce qui nous attend à Galli dès la rentrée.

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Mais c’est par de la danse qu’a débuté la présentation, avec la jeune sanaryenne Thaïs Boissier, issue de l’école de Danse Arts’& Co, qui a déjà à son actif nombre de prix et récompenses, qui fait partie de la compagnie d’Anne-Marie Pourras et qui devrait très vite s’envoler vers les Etat-Unis pour ses études, aidée par la municipalité.
Mais si vous voulez aussi aider cette jeune étoile en herbe, vous pouvez le faire en prenant contact avec la mairie.
Après avoir précisé qu’il allait « quand même » deux fois par an chez le coiffeur, ce qui a fait rire toute la salle, il a remercié le public pour sa fidélité, arguant que le théâtre n’était plus en déficit, depuis qu’il n’achetait plus les spectacles, au risque des producteurs et des tourneurs : 25.000 billets vendus sur la saison qui s’achève, 70.000€ donnés par le département, 900.000€ de recettes,… et les artistes qui n’ont qu’une envie : venir rejouer dans cette salle où tous sont superbement accueillis par l’équipe et par le public..
Dès aujourd’hui, vous pouvez réserver vos places sur Internet ou, si vous êtes de la vieille école (comme lui, avoue-t-il !) venir au théâtre.
A noter en passant que le budget culturel reste le budget N°1 de la commune.
Un mot pour le casino qui, enfin, après sept années de procédure, verra le jour en septembre ou octobre 2018, avec une salle d’exposition et également une salle de spectacles de 500 places qui ne sera pas une salle concurrente mais une salle complémentaire à Galli.

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Et puis, a défilé sur l’écran, la programmation prochaine qui a été très (trop ?) basée sur les humoristes, le théâtre et la chanson étant un peu devenus les parents pauvres de cette saison. Seulement quatre chanteurs : Vincent Niclo, Isabelle Boulay, Amaury Vassili, Amir.
Quant aux humoristes, ils sont pléthore, plus d’une quinzaine et côté théâtre, pas de grandes pièces à succès ni de comédiens vedettes : Franck Leboeuf, Martin Lamotte, Thierry Beccaro, Pierre Santini, n’étant pas des comédiens qui font courir les foules, même si ce sont de bons comédiens.
Par contre, René Raybaud sera omniprésent avec sa compagnie Poquelin, le jazz club de Sanary proposera une belle série de concerts au petit Galli réaménagé, un peu de classique, un peu de danse, classique ou internationale dont les russes et les Celtes toujours appréciés… Somme toute, une saison où le rire sera roi car de ce côté là, vous n’aurez que l’embarras du choix !

Jacques Brachet

La Seyne – Fort Napoléon
Festival du théâtre amateur

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Pour la seconde année consécutive, les compagnies théâtrales amateurs de la région vont travailler… du chapeau !
Explication : ce festival, qui va se dérouler au Fort Napoléon à la Seyne du 13 au 18 juin, et se nomme « Le festival du Chapeau », réunit en effet les compagnies seynoises amateurs dont le théâtre est leur passion.
Avec l’aide des services municipaux d’Eric Marro, adjoint aux affaires culturelles de la Seyne, ils vont trouver en ce lieu magnifique et historique, une vraie scène, des tréteaux et des gradins comme au bon vieux temps de ce bon Jean-Baptiste Poquelin, alias Molière.
Mais comme le théâtre est une grande famille, cette années les Seynois ont décidé d’inviter des compagnies toulonnaises : La Cie Ad Libitum qui se produira le jeudi 15 juin à 21h avec une pièce d’Alexandre Ostrovski « La forêt » et Les Dictionnariens qui se produiront le vendredi 16 juin à 21h30 avec une pièce de Hanoch Levin « Yakich et Poupatchee ».

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Autre nouveauté cette année, « Le Big Impro Conteste de la Seyne City », qui verra s’affronter diverses troupes dans un match d’improvisation théâtrale mené sous la houlette de la Radit et Impro2pro. Ce sera l’un des moments forts qui clora en beauté ce festival composé le passionnés pleins de talents.
Par ailleurs, afin que cette manifestation soit la plus chaleureuse possible, les rencontres compagnies-spectateurs auront lieu au point de rencontre où chacun pourra à la fois se restaurer et parler théâtre.
Outre donc ces deux compagnies toulonnaises, vous pourrez applaudir :
– Le mardi 13 juin à 21h, l’Atelier de Tisot qui proposera « C’est pas facile… de commencer !!! »
– Le mercerdi 14 juin à 21h, la Cie des Loups qui interprètera « Radio Quartier » d’Hélène Bottasso, « Services publics » de Luc Piette et « Appelez-moi le directeur », adaptation de la série TV de Jean-Michel Ribes « Palace »
– Le vendredi 16 juin 20h, le Théâtre de l’Utopie proposera une pièce de Guy Foissy « L’enfant mort sur le trottoir… ou la douceur de vivre ».
– Le samedi 17 juin 20h, nous retrouverons notre langue provençale avec la Cie Lou Pitchoun Tiatre qui jouera une pièce de la Pignate « Lou lipet mau servi ». Suivra à 21h30, le Bric et Broc Théâtre avec « Bienvenue au Paradis » de Bernard Weber.
– Enfin, le dimanche 18 juin à 20h, aura lieu le grand match d’improvisation organisé par la Radit et Impro2pro.
On vous conseille de réserver !

Jacques brachet