Archives pour la catégorie Portraits

Patrice LAFFONT
L’homme qui sait tout faire…
même le déménageur !

F

Plus sympa que lui, difficile à trouver ! Au bout de cinq minutes d’entretien, ça tourne vite à l’amicale conversation.
Comédien (son premier métier), journaliste, animateur, il a aussi écrit des chansons, un livre et il a même joué dans une opérette !
Et il m’avoue avoir tout fait dans la joie et la bonne humeur. Son seul regret : ne pas avoir été élu président de l’O.M ! Car il est marseillais de naissance et a un temps espéré ce poste.
« C’était – m’avoue-t-il en riant – au temps de Bernard Tapie et il me poussait à me présenter à sa place ! Mais, avec son accent et sa faconde, Jean-Claude Gaudin, le maire de Marseille m’a dit : « C’est une bonne idée… Mais avez-vous 250 millions d’Euros ? Non ? Alors vous ne serez pas président ! » Voilà comment un rêve s’arrête net !
Malgré tout, avez-vous toujours des accointances avec Marseille ?
De moins en moins, hélas car peu à peu ma famille s’amenuise. Mais je viens voir ma sœur qui vit à Cassis… Et je suis toujours comme un fou derrière l’O.M !
Bon, assez parlé de l’O.M. Parlons de cette pièce de Julien Antonin, « Gentlemen déménageurs » que vous emmenez en tournée, avec halte au Théâtre Galli de Sanary le 6 novembre !
C’est une pièce dite « de boulevard » donc plutôt rigolote… Du moins je l’espère !
Une femme désespérée par une rupture quitte son appartement. Elle appelle deux déménageurs qui arrivent en même temps que le nouveau locataire accompagné d’une petite peste. Je suis donc un vieux déménageur homo et dément qui, avec son collègue, va essayer de calmer la tension entre les uns et les autres, de les réconcilier… en foutant la m…e.

B C

Quel effet ça fait d’entrer dans ce personnage particulier ?
C’est réjouissant de jouer un rôle à la Serrault mais je pense qu’au début j’en faisais trop dans le genre vieille folle. Je me suis calmé, j’ai levé le pied après que quelques spectateurs m’aient dit que je les avais déstabilisés !
Depuis quelques années, vous êtes revenu à votre premier amour : le théâtre.
C’est vrai, j’ai commencé par le théâtre. J’ai tourné avec les Tréteaux de France. J’ai même joué « Antigone ». Et puis la télé m’a bouffé durant des années. Je ne le regrette pas mais tout s’est enchaîné. Je suis revenu sérieusement au théâtre depuis 15 ans.
Là, on est loin d’Antigone !
(Il rit) Oui mais j’aime varier les plaisirs. D’ailleurs, les lundis et mardi à Paris, je joue dans une autre pièce « Le dernier carton », encore une histoire de déménageurs mais j’y joue… un animateur télé ! Ce sont deux univers différents. Et j’ai déjà signé pour fin 2018, pour une pièce avec Bigard.
C’est de la boulimie !
Oui, d’autant que je ne suis pas un perdreau de l’année (j’ai 77 ans !) et que la tournée est éprouvante. J’ai 42 dates à assurer jusqu’à mi-avril ! Mais j’adore la scène, même si ne brigue pas le désir de mourir sur scène comme Molière ! Mais aussi, il faut vivre… Il ne faut pas croire qu’en faisant de la télé on devient riche !
Justement : la télé, c’est fini ?
J’aurais pu le croire mais bizarrement, non. Après qu’on m’ait « conseillé » de prendre la porte sous prétexte de limite d’âge, on vient de me proposer deux projets : Prendre le rôle de Fabrice dans l’émission qu’il animait « La classe », pour deux prime time. Et puis, une télé-réalité pour France 3 qui va envoyer quatre papys en Thaïlande pour voir comment ils se débrouillent lorsqu’on les lâche dans un tel pays. Rassurez-vous, ce n’est pas « Koh Lanta », sinon j’aurais refusé ! Je suis donc l’un des quatre papys avec Jean-Pierre Castaldi, Philippe Lavil et un quatrième qu’on ne connaît pas encore.
Journaliste, animateur, comédien, auteur… vous êtes toujours où on ne vous attend pas !
Bon, remettons les choses en place : d’abord, je ne suis pas journaliste. J’ai juste couvert quelques faits divers pour Europe 1. Mais je n’avais pas la fibre.
En tant qu’animateur, c’est Armand Jammot qui m’a proposé un stage TV sur « Aujourd’hui Madame ». Puis il y a eu « Des chiffres et des lettres » et bien d’autres émissions. Tout s’est enchaîné.

D E
Le dernier carton – Gentlemen déménageurs

Auteur de chansons, je l’ai été un temps et par hasard. J’étais dans un cours d’art dramatique avec Michel Sardou et Michel Fugain. A l’époque, Sardou ne voulait pas vraiment être comédien mais chanteur, même si aujourd’hui c’est le contraire ! Je lui ai donc écrit quelques chansons… qui n’ont pas marché, J’en ai fait aussi pour Fugain et pour Frank Alamo. Puis je me suis arrêté en me disant que ce n’était pas un métier sérieux… Je me suis lourdement trompé car si j’avais continué, peut-être aujourd’hui je pourrais vivre de mes rentes !
Enfin, quant à écrire des livres… j’en ai écrit un ! Ma sœur, qui travaille aux éditions Anne Carrère, m’incite à en écrire un. Je l’ai commencé, j’en ai cent pages mais d’abord je n’ai pas le temps et en plus… je suis très paresseux ! Si j’ai du temps de libre, je préfère le passer à jouer à la pétanque… Comme un bon Marseillais que je suis resté !
Dans la famille Lafont, il y a eu le père, l’éditeur Robert Laffont, il y a le fils, vous, votre fille Axelle qui est comédienne, votre fils Fabrice qui est réalisateur…
Oui, Axelle vit sa vie de comédienne loin de moi et est en train de tourner son premier film en tant que réalisatrice, entre St Cyr sur Mer et la Ciotat. Quant à Fabrice, il capte des spectacles et réalise des clips. Il vient de travailler avec Julien Doré. Il est plutôt côté musique. Il a tourné pour Canal + avec sa sœur une série intitulée « Addict ».
Vous étiez à Avignon, cet été ?
Oui, j’y suis allé trois fois avec mon one man show « Je hais les jeunes. Cette année j’y étais avec « Le dernier carton », en off. Mais je crois que je n’y retournerai pas, c’est devenu trop énorme et si l’on tombe sur de beaux spectacle, il y en a trop de mauvais !
Dernière questions : jouer dans deux pièces à la fois, ça ne vous rend pas schizophrène ?
(Il rit) Effectivement, de temps en temps, surtout pour un homme de mon âge !
Mais je ne vais pas me plaindre… même si je rêve d’aller faire la sieste sous un arbre ! »

Propos recueillis par Jacques Brachet

Le nouveau disque d’I MUVRINI
Jean-François BERNARDINI… Un message d’humanité

A

Écouter chanter Jean-François Bernardini et I Muvrini est déjà un plaisir musical et un grand moment d’émotion.
Écouter parler Jean-François Bernardini est un immense moment d’émotion, de sagesse, d’humanité, de joie.
Nous nous connaissons depuis près de vingt ans et le plaisir de la rencontre est intact, toujours renouvelé.
Plaisir retrouvé à Aix-en-Provence pour la première interview de la tournée-promo qu’il démarre avec leur tout nouveau disque intitulé « Luciole » (Sony Music). Un disque exceptionnel qui prône la paix, la liberté, la fraternité, l’amour avec des accents évidemment venus de son île natale, mêlés à du gospel et des mélodies arabisantes. Un disque un peu différent de ceux qu’ils nous ont donné à écouter. Un disque universel qui apporte la foi en l’humain, sinon à l’homme et à la fois un cri d’alerte, de non-violence et l’espoir de sauver le monde, s’il en est encore temps.

Jean-François, d’abord pourquoi le titre « Luciole » ?
Parce qu’une luciole est le seul être vivant qui éclaire sans brûler. C’est donc un exemple extraordinaire qui dit à sa manière : apprenons à faire la lumière, à la partager sans crainte. On veut t’apprendre à ne pas briller, il y a trop de gens aujourd’hui qui veulent te voler la lumière.
On a quelquefois du mal à reconnaître ta voix, dans certaines chansons !
(Il rit). C’est normal car lorsque je chante en corse, il y a une certaine façon de le faire. Par exemple en Corse, le son « U » n’existe pas. Et puis, tu ne peux pas chanter de la même façon du français, de l’arabe, avec Lena Chamamyan ou du gospel, avec « Gospel pour 100 voix »..
Pour chaque chanson, il y a un thème, une écriture, un rythme, une tonalité… Tu ne joues pas avec un violon comme avec une guitare. D’une certaine manière, à chaque fois tu te réinventes, tu t’exposes. Nous devons apprendre à nous réinventer afin d’avancer, de ne pas tourner en rond.
Comment qualifierais-tu ce disque ?
Le contenu est fait à la fois de tendresse et de colère au sens politique, noble du terme.
Il me semble assez mystique.
Il y a toujours d mysticisme dans la musique car elle vient du ciel pour aller vers la terre. Je viens aussi du monde de la polyphonie qui est un chant sacré. Le sacré est en nous, est omniprésent. Ces sources sont précieuses, elles nous invitent à monter sur la colline pour voir plus haut, plus loin.

D C

Serait-ce aussi un disque engagé ?
Je dirais que c’est un disque… engageant ! J’ai toujours été engagé dans le sens de « concerné ». Je préfère cet adjectif. Durant quinze jours, j’ai parcouru les lycées de France. J’étais d’ailleurs à Hyères avec 700 élèves, pour leur parler de la non-violence. Grâce à eux, j’en suis ressorti milliardaire tant ils m’ont apporté car je sens que je réponds à une urgence.
Je ne suis pas seulement un chanteur mais un faiseur. C’est ça mon engagement et c’est totalement bénévole. Un artiste, ou il crée de la lumière ou il n’est rien. Après, ce n’est pas à moi de décider.
Tu chantes donc « Ma sœur musulmane » avec Lena Chamamyan. Bel hymne à l’amour.
Lena, c’est la plus belle voix de l’Orient.
Ça a été une belle rencontre grâce à une journaliste d’Arte, Sophie Rozenzweig, qui savait que je cherchais une voix pour cette chanson. En 2016, en concert à Strasbourg, elle me l’a présentée. Je lui ait fait écouter la chanson. Elle a été étonnée, touchée et quelques jours après nous l’enregistrions.
Sa voix est sublime, ça a été un moment de bonheur extraordinaire. C’est vrai, c’est une sorte d’hymne à l’amour, à la communion, à la vie, un pont qui relie les rivages de « La madre universale »
L’amour… un grand mot !
Un gros mot !
Le mal contamine le monde, on le voit dans le comportement des hommes. Il n’y a que des héros négatifs à la Une. Amour devient presque un gros mot, il semble louche. Et pourtant il y a les guerres, la famine et bien d’autres choses et c’est là que la non-violence est nécessaire. Il faut semer des graines ensemble mais ce qui manque aujourd’hui, ce sont les semeurs. C’est pour en trouver que je fais le tour des écoles, non pas en chantant mais en parlant, en échangeant. Il faut trouver les solutions, avancer pas à pas en essayant de décontaminer ce monde de crocodiles et afin que les jeunes, aidés par leurs enseignants, contaminent les adultes avec ces idées.
Le rôle d’un artiste, aujourd’hui, c’est ça.
« Ma sœur musulmane » et donc le premier single de l’album, suivi d’un clip. Ca a l’air de fonctionner ?
Sur scène, ça fonctionne, elle est accueille bras et cœur ouverts. Reste à savoir si les médias suivront.
Pourquoi ne suivraient-ils pas ?
Parce qu’elle va indisposer nombre de programmateurs français. Cette chanson est un défi. J’espère seulement que certains penseront qu’elle vaut la peine qu’on l’entende.
C’est un peu une chanson-vaccin contre les peurs qu’on nous inflige. Dans la chanson, je dis « Allahou akbar », ce qui est très fort et panique les gens à juste titre lorsqu’on voit comment certains l’utilisent aujourd’hui. Et pourtant, 99% des musulmans le prononcent plusieurs fois par jour à d’autres fins, à des fins de paix.

B

Les médias en font peut-être un peu trop à ce sujet ?
La violence fait vendre. Avec la violence tu vends tout ce que tu veux aujourd’hui. La peur fait vendre et elle est extraordinaire pour diviser un peuple. Nous sommes tous saturés de cette surmédiatisation. Les belles choses, on n’en parle jamais car elles ne vendent pas.
Que faut-il faire ?
Il faut que les justes s’unissent aux justes, sinon nous sommes en danger. Nous avons la chance de ne pas être en dictature, donc on peut le faire. Au moins le tenter. La non-violence va aussi de pair avec l’écologie qu’on détruit aujourd’hui. On ne devrait plus appeler les ouragans, qui sont de plus en plus nombreux, que « Donald », lorsqu’on voit ce qu’il veut en faire.
Que penses-tu du problème de la Catalogne, qui se rapproche quelque peu de ce qu’a vécu la Corse et le vit encore ?
(Un grand silence) Les Catalans, comme les Corses, ne l’oublions pas, sont des peuples qui ont été humiliés dans leur Histoire. Ils vivent avec ce traumatisme, c’est fondamental de le reconnaître. Ils ont su se reconstruire et ce n’est pas en les réprimant parce qu’ils votent, que ça s’arrangera. Au contraire ça ne peut que renforcer la violence et le divorce.
Par ailleurs, être indépendant, est-ce la solution ? Je ne vois pas comment un drapeau peut les aider, d’autant qu’ils n’auront pas plus de pouvoir. Ce sont les multinationales qui gèrent le monde.
Les Catalans sont un peuple qu’on a voulu détruire, comme les Corses. Mais si l’on veut s’en sortir on ne peut le faire qu’ensemble, France/Corse, Catalogne/Espagne.
L’humain est aveuglé par le pouvoir et l’argent et ce n’est pas dans la séparation qu’on trouvera le bonheur. »

Le bonheur, la paix… Ce disque est un bel exemple, un bel hymne. Un hymne aussi à la diversité linguistique.
C’est un magnifique témoignage que nous apportent Jean-François et ses Mouflons.
Un grand message d’humanité.

Propos recueillis par Jacques Brachet
Photo de JFA : Christian Servandier
I Muvrini en tournée, à Marseille au Silo le 8 mars 20h30

La Rochelle 2017
Anne CHARRIER sacrée meilleure comédienne

G

Elle a un sourire ravageur, une personnalité attachante.
2017 aura été une belle année pour elle puisque, hormis le prix d’interprétation féminine raflé à la Rochelle pour le film de Thierry Petit « Prêtes à tout », un téléfilm pour France 2, elle était aussi de la partie avec « Marjorie » réalisé par Mona Achache, une série 90’/collection toujours pour France 2, où l’on retrouve François Vincentelli et Thierry Frémont entre autres, elle à l’affiche du film d’Eric Gravel « Crash test Aglaé » et elle a joué au théâtre, durant un mois à Avignon « En attendant Bojangles » d’Olivier Bourdeaut.
Année chargée donc pour cette belle comédienne.

« C’est vrai -me confie-t-elle – ça a été une année très dense.
Pas trop de stress à la Rochelle ? (La remise des prix n’avait pas eu lieu)
Non aucun, que du plaisir d’être là. Le stress, on l’a avant et pendant le tournage. Et si l’on est sélectionné pour la Rochelle c’est que ça s’est bien passé !
Comment fait-on pour gérer une telle année ?
On s’organise et on se dit que ça vaut pour les années où il y a moins de projets !
Lorsqu’on vous propose de jolies choses à faire, on essaie de les faire, même si, quelquefois, le planning est serré. Il y a des années plus denses que d’autres et c’est une grande joie que d’avoir de jolies propositions.
Depuis la série « Maison close », il semble qu’on vous offre beaucoup de rôles de mère !
C’est vrai mais à chaque fois, c’est une mère différente. Et j’arrive à un âge où l’on me propose ce genre de rôles, étant moi-même mère et donc, pouvant y apporter mon expérience, mon vécu.
Et comment ça se passe à la maison ?
(Elle rit) Je suis une mère normale et mes enfants considèrent que je fais un métier comme un autre. La porte de la maison fermée, on ne parle que très rarement de mon métier… même si, quelquefois, ils m’aident à répéter un rôle… comme je les aide à réviser leurs devoirs !
De plus, je n’ai pas une notoriété qui les gênent à l’école ou dans la vie. Quelques copains savent ce que je fais, ça s’arrête là. Et surtout, je ne les oblige pas à me voir à l’écran. Ils sont libres.

F thumbnail_20989152_966121720194292_1718854763899493386_o

Cependant je crois que votre fille à des velléités de comédienne !
C’est vrai, on en parle, mais si ça reste sa vocation, son envie, elle fera ce qu’elle veut. Elle sait que c’est un métier difficile mais si c’est son désir…
Les parents sont des tuteurs, nous les aidons à avancer, nous sommes là pour les accompagner dans leur jeune vie et nous restons attentifs, à leur écoute. Après, c’est eux qui décideront.
Je reste une maman avant tout.
Vous jouez, dans « Prêtes à tout » une maman qui peut aller jusqu’à tuer… Et dans la vie ?
Je crois vraiment que pour mes enfants, je serais prête à tout. Après, entre ce qu’on dit, ce qu’on pense et ce qu’on ferait dans une situation donnée, comment réagirait-on ? Il faut, je crois, être dans une situation extrême.
Comme dans le film ?
Exactement. Je joue Aline, le rôle d’une maman qui va, avec une autre maman, Nadia, que tout sépare, de leurs origines à leur classe sociale en passant par leurs convictions et leur façon de vivre, qui vont être confrontées par la situation de sauver leur fils de la drogue et même de la mort. Tos leurs préjugés, toutes leurs pensées vont être remis en question. Elles vont s’épauler dans l’adversité.
C’est un très beau sujet qui pose beaucoup de questionnements.
Dans « Marjorie », vous n’êtes pas une mère !
Ce n’est pas une spécialité ! Non, je vais aider un prêtre qui découvre l’amour et qui a beaucoup de mal à revenir à la vie civile, qui se pose beaucoup de questions et à qui elle permettra de retrouver un sens à sa vraie vie.

E D
L’équipe de « Marjorie » – « L’équipe de « Prêtes à tout »

A Avignon, les critiques ont été belles à Avignon pour « En attendant Bojangles »…
Où je joue une mère ! encore très différente, éprise de danse, avec son mari, quelque peu déjantée, qui ne vit que pour le plaisir, dans la poudre de perlimpinpin jusqu’au jour où elle va entrer dans la folie. C’est une belle histoire tirée du livre éponyme d’Olivier Bourdeaut, le titre évoquant la chanson « Bonjangles » de Nina Simone, sur lequel ils dansent. On va le jouer en tournée de septembre à Décembre et certainement à Paris.
Sinon ?
Je vais jouer dans une mini-série pour France 2 et devinez quel rôle je vais jouer ? Une mère qui est commandant de police. C’est une histoire complexe autour d’un enfant. Puis je retrouverai le film de Rochdi Zem qui n’a pas encore de titre définitif. C’est l’histoire… d’une femme qui se retourne sur savie et qui n’a pas fait le bon choix.

En tout cas la belle Anne Charrier sait, elle, faire les bons choix.
Propos recueillis par Jacques Brachet

 

Michaël GREGORIO sur grand écran !

MICHAEL_PRESS_2015_2_Credit_Pierre et Florent

C’est l’un des artistes les plus doués de notre génération.
Michaël Grégorio est inclassable : chanteur ? imitateur ? comédien ?
Tout ça ensemble peut-être maisl ui pourtant ne se dit pas imitateur :
« En fait, je n’ai qu’une seule voix – me dit-il – et je n’imita pas vraiment. J’essaie de faire croire, de suggérer, mais jamais de reproduire. S’il vous trouvez une justesse d’imitation… c’est vous qui faite le travail !. Moi, je me contente de m’imprégner de l’univers des artistes plus que de leur voix, même si leur voix fait partie de leur personnalité.
Est-ce que vous ne faites que des artistes que vous aimez ?
Pas particulièrement. Lorsque je les aime, c’est peut-être plus facile mais ce n’est pas pour ça que je m’arrête là. Par contre, mon but est de les détourner, de les prendre en otage.
Avez-vous des retours de ces artistes ?
Oui mais même si certains me disent qu’ils aiment, qu’ils sont bluffés, c’est toujours en public, lors d’émissions de télé ou de radio. Donc, est-ce vraiment sincère ? Mais ça ne me préoccupe pas plus que ça.
Quand vous êtes-vous aperçu de ce don ?
J’ai commencé par faire du théâtre et là, je me suis rendu compte que je pouvais modifier ma voix qu’elle pouvait devenir un outil de travail. C’est vrai qu’au départ j’ai vu que j’avais des prédispositions mais derrière de « don », il y a beaucoup de travail.
Vous avez aussi fait du cinéma, de la télévision, ce qui est différent d’être seul en scène et d’interpréter vos propres textes…
Dans la mesure où j’ai commencé par le théâtre donc je suis habitué à dire les textes des autres et de jouer avec d’autres artistes. Mais d’une manière comme une autre, mon plaisir, vraiment, c’est de jouer… Jouer, quel beau mot pour dire qu’on travaille. J’ai toujours gardé ce rapport à l’enfance qu’est de jouer. Ce n’est pas pour rien que j’ai intitulé mon spectacle « J’ai dix ans ».
L’interprétation est le dénominateur commun de tous ces arts du spectacle et j’ai toujours du plaisir à interpréter.
Et puis, jouer un rôle me rends déjà moins responsable, même s’il y a toujours du stress. C’est confortable de se faire diriger, de ne pas être seul devant à co-écrire, à jouer, à mettre en scène. on s’investit différemment mais c’est tout aussi intéressant.

B michael-gregorio-a-contre-emploi-dans-la-peau-d-un-poilu-ec-ok,M272089
Au cinéma : « Venise sous la neige » – « Les fusillés »

Ce vendredi 29 septembre l’on va donc vous voir sur nombre d’écrans de cinéma* et découvrir votre show. Avez-vous réfléchi longtemps pour dire oui, n’avez-vous pas eu peur de perdre des spectateurs en salle, car votre tournée n’est pas finie ?
J’avoue qu’au départ j’étais quelque peu sceptique. Mais d’abord, nous devions faire une captation du spectacle pour un DVD et je me suis dit pourquoi pas ? Quand à perdre des spectateurs je ne pense pas car un film ne remplacera jamais un spectacle vivant, qu’il soit au cinéma ou sur le petit écran. Je pense que les deux sont complémentaires car la proximité de la caméra fait découvrir d’autres choses grâce à des gros plans, des mouvements, une ambiance autour de l’artiste
Certains artistes comme Dupontel, Valérie Lemercier, n’ont jamais voulu laisser de trace filmée de leurs spectacle. Vous, ça ne vous gène pas ?
Non, je peux comprendre leur façon de voir les choses mais je pense que les gens qui nous apprécient sur scène ont envie de garder un souvenir de leur soirée, de revoir un spectacle qu’ils ont aimé. Même si rien ne remplace d’être dans une sale, face à l’artiste.
Vous avez fait de la musique, du cirque… Continuez-vous ?
Oh, le cirque, ça remonte à l’enfance. J’en ai fait de la 6ème à la quatrième. Je faisais du jonglage, j’adorais ça mais je n’étais pas particulièrement doué, même si j’en ai de bons souvenirs et quelques moments de trac ! Et puis très vite, le théâtre a pris le pas.
Quant à la musique, j’en ai toujours fait, j’en fait toujours, j’ai même écrit une chanson pour un film « Dépression et des potes ». J’ai aussi écrit une chanson pour Barcella. Peut-être un jour il la sortira.

MC-8741_Credit_Kmeron

Et, comme le Luron faire un disque avec votre propre voix, vos propres chansons et les proposer à d’autres chanteurs ?
Je ne dis pas non car je passe mon temps de lire à écrire des chansons. Si certains en veulent, pourquoi pas ? Quant à moi, il y a toujours cette idée dans un coin de ma tête mais pour le moment, ce n’est pas d’actualité.
Vous regarder à l’écran pour vous améliorer, est-ce que c’est quelque chose que vous faites ?
Malheureusement, je suis bien obligé de le faire mais ce n’est pas ce que j’aime le plus. J’ai bien dû le faire pour ce film et c’est vrai que ça peut aider à s’améliorer. Il faut un certain recul et ça fait partie des outils de travail.
La tournée continue donc ?
Oui jusqu’au début de 2018. Nous terminerons par la Réunion. Après j’ai envie d’un peu me poser; de penser à d’autres projets…
Si vous aviez un mot pour définir ce que vous faites ?
Le plaisir ! C’est un moteur extraordinaire. Et quelle chance incroyable de faire ce qu’on aime, de vivre de ce qu’on aime… même si le trac est toujours là !

Propos recueillis par Jacques Brachet

A

*Vendredi 29 septembre – Pathé Live – La Valette – 20h

Jean-Pierre SAVELLI… Revoir Toulon

010

Notre Toulonnais devenu célébrissime grâce à un tube incontournable « Besoin de rien, envie de toi » sous le nom de Peter, indissociable de Sloane, revient à Toulon, non pas pour y passer quelques jours en famille mais pour y revenir définitivement.
Le voici depuis cet été, installé sur les hauteurs de la Valette du Var, entouré de verdure, d’arbres, les pieds dans la piscine, la tête au soleil, ce soleil qui lui a tant manqué à Paris et qu’il ne voyait qu’épisodiquement.
Avec Jean-Pierre, c’est 50 ans d’amitié puisque nous nous sommes connus lui, chanteur débutant, moi, journaliste débutant et attaché de presse des tournées Renzulli sur lesquelles nous nous sommes rencontrés. De Toulon à Paris, de Paris à Toulon, nous ne nous sommes jamais perdus de vue.

073 - Copie 017

« Tu te rends compte que j’ai quitté Toulon en 69… Il était temps que j’y revienne !
Qu’est-ce qui t’a fait prendre cette décision ?
L’idée trotte dans ma tête depuis pas mal de temps car aujourd’hui, avec les moyens que nous avons, l’on peut pratiquer ce métier n’importe où. Nombre d’artistes ont quitté Paris pour vivre en province. Le problème est que Sandry, mon épouse, avait à Paris une école de zumba. Elle est parisienne, avait son travail et il était difficile de tout quitter. Et puis l’an passé, ma mère est décédée et ça a été le déclic. Je me suis dit qu’il fallait que je me rapproche de ma famille.
La décision a donc été prise; on était prêt à sauter le pas, on a commencé à chercher une maison et à s’organiser afin de pouvoir continuer tous les deux à travailler.
C’est à dire ?
Il fallait d’abord que Sandry puisse continuer à donner ses cours de zumba et de body fight, donc à trouver un local, condition sine qua non pour la décider à quitter Paris. Quant à moi, je voulais monter une école de comédie musicale où l’on pourrait coacher chanteurs et danseurs.
Pour cela, j’ai fait le tour des mairies et j’ai eu beaucoup de réactions positives, notamment à la Garde et à Solliès-Pont.

032 - Copie 022 - Copie
Le Chevalier Cristal

Ton idée, c’est quoi au juste ?
D’aider et de pousser des aspirants artistes de la région, leur donner des bases pour chanter et danser, les incorporer dans mes différents spectacles et créer avec eux, une comédie musicale. Pour cela, je ferai passer des castings le 7 octobre à la Garde et le 11 à Solliès-Pont.
Y a-t-il un âge requis ?
Non, ce peut être des ados, des enfants, des plus âgés, des plus jeunes. Le tout est qu’ils sachent bouger et qu’ils sachent chanter et trouver quelques bons éléments pour travailler ensemble et monter ce spectacle.
Ce sera quoi ?
Un spectacle basé sur les airs célèbres des comédies musicales actuelles et proposer, avec Sandry au mois de juin, trois spectacles de fin d’année : zumba, body fight, comédie musicale.
Et toi, en tant que chanteur, que deviens-tu dans tout ça ?
Je chante !!!
Je continue à tourner dans les différents spectacles que j’ai montés : le spectacle pour enfants « Le chevalier Cristal », le spectacle années 40 autour des chansons que chantait mon père Carlo Cotti, pour lui rendre hommage, accompagné de mon ami accordéoniste Damien Michel, mon spectacle « Années 80″ et mon spectacles de chansons qui retracent ma carrière. Je ne suis entouré que d’artistes varois, mon but étant de les faire travailler. Et crois-moi, il y en a beaucoup et qui ont du talent.
Au mois de novembre, je mettrai en ligne le premier titre de mon prochain disque. J’ai écrit la musique avec Damien Michel, ma complice Patricia Lenoir en a signé les paroles et Olivier Beretta a fait les arrangements. C’est un slow intitulé « L’hiver en juillet », une histoire d’amour qui se passe à Sienne, en Italie. Nous l’avons mixé ici.

005
Et le producteur ?
Il produit ! Mon disque d’abord, mes spectacles et une jeune chanteuse hispanique, Sabelita, qui est d’Aix-en-Provence, qui a une voix de folie. J’ai retrouvé un titre que j’avais écrit et enregistré « Reste là » et on en a fait une version espagnole. C’est très latino. Ça sortira dans les mois à venir.
Revenons donc à ces stages. Ils se dérouleront où et quand ?
A Solliès-Pont ce sera à la salle des fêtes le mercredi de 14h à 16h30. Une heure de chant que j’animerai, une heure de danse. que Sandry animera.

A la Garde, ce sera au Mas Ste Marguerite le samedi matin de 10h à 11h30.
Je tiens à remercier le maire de la Garde, M Masson et son adjoint à la culture, M Granarolo, tout comme le maire de Solliès-pont, M Garron et son adjointe à la Culture, Mme Smadja, ainsi que tous les interlocuteurs de ces deux communes, qui nous ont magnifiquement accueillis.
Et puis te voilà avec le second volet du film « Stars 80″ dont le premier avait fait un tabac.
Il sort le 6 décembre, je viens juste de le visionner. Une grande avant-première aura lieu à Paris le 3 décembre, le lendemain du lancement de la nouvelle tournée « Stars 80, le triomphe » qui aura lieu donc le 2 décembre au nouveau stade de rugby Arena.
Le 21 novembre nous serons au Pathé de la Valette avec quelques-une des artistes, pour présenter le film.
Et puis, je présenterai le film le 9 décembre au cinéma de… Besse-sur-Issole ! Le directeur y a une petite salle, il passera le film trois fois d’affilée et j’irai le présenter. J’ai trouvé ça sympathique !
D’autres spectacles en vue ?
Il y en a pas mal à travers la France, quelques-uns cet été qui s’annoncent dans la région, je serai le 4 novembre à l’ATE de la Crau avec mon spectacle « Années 80″ (Il faut réserver), le 20 décembre, je présenterai « Le chevalier Cristal » à la Garde, salle Gérard Philipe, pour le Téléthon…

001

Alors, heureux d’avoir retrouvé Toulon ?
On ne peut plus heureux ! Je retrouve la mer, le soleil, ma famille, mes amis et… le RCT !
Avec ma fille Lola, nous sommes de vrais supporters. Tu sais, je suis de Besagne et ça a toujours été notre club de cœur. Du coup, au lieu de les voir deux fois par an, nous serons de tous les matches !

Propos recueillis par Jacques Brachet
Inscriptions à l’atelier de comédie musicale, aux cours de zumba et de Body fight :
07 50 93 01 05 – sandry.chore@gmail.com

La Rochelle 2017
Christophe FAVRE : l’ignoble Baptiste Severin dans « La mante » !

Favre

Après avoir joué dans des films comme « Radin », « Camping », « Disco », il est absolument démoniaque dans la série « La mante » qu’on vient de suivre sur TF1. Difficile à croire tant dans la vie, Christophe Favre est jovial, souriant et d’une gentillesse extrême !
Il rit lorsque je le lui fait remarquer.
« Belle série, belle réalisation, belle équipe et… beau personnage que l’on m’a offert là. Et quand je dis « beau » c’est que c’est très excitant de jouer ainsi les vrais méchants ! Il est inquiétant à souhait mais ce sont des rôles rares, originaux et très jouissif à jouer !
Comment peut-on penser à toi dans un tel rôle, lorsqu’on te voit aussi jovial dans la vie ?
C’est ce qui est formidable car ça prouve que le diable peut s’incarner chez n’importe qui ! C’est un mec tout simple, insignifiant, qu’on ne remarque pas, en qui, justement, on peut faire confiance et qui est amené aux pires actes. On peut en rencontrer partout, des gens de ce type et c’est tout l’intérêt de jouer un tel rôle.
On entre facilement dans ce genre de rôle ?
Curieusement oui, en décortiquant le personnage, en essayant de comprendre ses émotions, ses objectifs, en découvrant son caractère pour lui donner vie, même si, comme tu le dis, il est à l’opposé de moi… heureusement !
C’est en fait un travail très personnel que je fais durant des heures chez moi, pour le trouver, l’incarner. J’essaie plein de trucs.
Et après la maison ?
On se retrouve sur le plateau, on en parle avec le réalisateur pour voir si l’on est sur la même longueur d’ondes. Le réalisateur nous guide, ensemble on élabore les desseins du personnage afin de le vivre le plus naturellement. C’est vraiment un jeu.
En es-tu sorti indemne ?
Oui car si l’on voit ce qu’il a fait à l’écran, moi je ne l’ai pas joué, je ne l’ai pas vu, je ne l’ai pas vécu. On ne me voit pas trancher la tête heureusement car je crois que j’aurais eu du mal à le faire et ç’aurait été différent pour moi.
Donc je suis sorti d’autant plus facilement du rôle que, le temps d’une nuit de sommeil, le lendemain du tournage je me retrouvais sur le film d’Olivier Marchal « Carbone » où je jouais un avocat auprès de Gérard Depardieu ! Je n’ai pas eu le temps de souffler et du coup, Baptiste a été instantanément oubli.
Mais l’on devait vivre avec tous nos rôles, on deviendrait dingue !
Comment es-tu venu à ce métier ?
Par des chemins détournées, dans le bon sens du terme : Natif de Royan, j’ai longtemps été saisonnier, je partais travailler partout de ville en ville, de pays en pays. Un jour on m’a proposé de faire une silhouette dans un film. Le cinéma c’était mon rêve d’enfant mais je n’y croyais pas. Là je me suis dit : c’est vraiment ce que tu veux faire. J’ai voulu faire du théâtre mais je me suis longtemps cherché, je ne me trouvais pas d’emploi. Je me suis alors tourné vers le cinéma et j’ai compris que c’était là qu’il fallait que j’aille. On a alors commencé à me proposer des rôles, intéressants, riches et variés et tout s’est enchaîné.
Tourner avec Depardieu ?
Une immense joie une grande chance. C’est un comédien remarquable doublé d’un homme formidablement gentil et lorsqu’on est sur un tournage avec lui et Olivier Marchal, il y a une ambiance tellement chaleureuse qu’on ne peut qu’être heureux.
Après « Carbone » que va-t-il se passer ?
J’ai toujours eu la chance d’avoir un projet qui arrive après l’autre et là, je vais tourner un film de Jean-Philippe Grosset « D.K.PIT » (Décidemment !) où je joue le parrain d’une maffia de l’herbe. Le tournage se fera à la Réunion avec Antoine Stip (« Cut ») que je viens de croiser à la Rochelle.
J’en chaînerai sur un film fantastique où je joue un double personnage de concierge et de croquemitaine !
Ça n’arrête pas !
C’est vrai, j’ai cette chance et aussi le fait que me dit souvent que j’ai un jeu très anglo-saxon.
Peut-être ceci explique cela !

Propos recueillis par Jacques Brachet

 

 

 

 

 

La Rochelle 2017
Audrey ISMAËL… Tout pour la musique

A

Audrey Ismaël est une ravissante et talentueuse musicienne, auteure, compositrice.
Depuis deux ans dans la série « Les grands » que Vianney Lebasque réalise pour OCS, elle œuvre pour que, sur les conseils de réalisateur, la musique prenne plus de place dans cette juvénile série à succès.
Audrey, comment êtes-vous arrivée sur cette aventure ?
Je connais Vianney depuis cinq ans et lorsqu’il a imaginé cette série, il a fait appel à moi et à Bastien Burger pour écrire la musique. Nous avons fait des essais, j’ai écrit le générique et ça lui a plu. Nous sommes donc partis pour deux saisons… et nous préparons la troisième !
C’est votre première musique de film ?
Pour un long métrage, oui, sinon j’ai beaucoup écrit pour des courts-métrages, des pubs. J’ai toujours aimé la musique, j’ai toujours écrit des chansons et j’ai même fait des disques en tant que chanteuse, entre autres avec le groupe Smoking Smoking. Je compose, j’écris, je chante… C’était mon rêve d’enfant, c’est devenu mon équilibre. D’ailleurs, dans la série, c’est moi qui chante le générique et l’on entend ma voix dans certaines scènes.
La musique est aujourd’hui plus présente dans la série…
Oui parce qu, durant le tournage, on a découvert des comédiens qui faisaient de la musique, comme Rio Vega où Mao Touriol qui a une voix superbe. On en a profité pour les faire jouer et chanter, en solo ou en duo.
Rio est un bon musicien mais un piètre chanteur… que vous faites chanter !
(Elle rit). Oui, c’est une idée que nous avons eue lorsqu’il veut à tout prix jouer et chanter pour devenir un DJ star, au grand dam du prof de musique déjanté qui est éberlué ! Vous savez, c’est dur et à la fois très rigolo de faire chanter faux, c’est un exercice de style qui m’a amusée.
Comment travaillez-vous avec Vivien ?
En dehors des génériques, j’attendais qu’il me donne les séquences montées pour savoir si l’on pouvait poser de la musique. Il me donnait son idée et en fonction de ce qu’il désirait, en fonction de l’histoire aussi et de la personnalité des comédiens, j’apposais ma musique.
J’ai eu cette chance de rencontrer Mao qui a une voix exceptionnelle. Ca a été un plaisir d’écrire pour elle.
Avez-vous des projets ?
Prochainement sortira « Blockbuster » de July Hygreck dont j’ai écrit la musique, Vivien prépare un long métrage pour le cinéma et m’a proposé d’en faire la musique, on va démarrer la troisième saison de la série « Les grands » et peut-être un CD sortira avec la musique et les chansons de la série… Je suis dans mon élément car j’adore écrire pour l’image !

Propos recueillis par Jacques Brachet

La Rochelle 2017 Olivier PAGES, de la Russie à l’Angleterre

Pagès

Il est des amis qu’on a plaisir à retrouver au fil des ans.
Olivier Pagès est de ceux-là.
Notre beau comédien que l’on a vu récemment dans « Plus belle la vie » et « Meurtres à la Ciotat », est à la Rochelle comme beaucoup d’autres artistes car c’est dans ces festivals que l’on fait de belles rencontres, amicales ou professionnelles.
Cette année 2017 a été pour Olivier une année cinématographique et internationale.
En effet, il vient de tourner dans un film… russo-arménien, ce qui ne se fait pas tous les jours !
« Je connaissais le réalisateur Alexander Kott avec qui, figure-toi, j’ai tourné des pubs pour le café, en Russie. Il a à nouveau pensé à moi, cette fois pour un long métrage « Spitak ». Il cherchait un comédien français pour interpréter un chef d’équipe venu de France pour intervenir sur le tremblement de terre de cette ville. Il a tourné ce film pour commémorer les 30 ans de ce terrible événement. Le film a des chances d’$être présenté au prochain festival de Cannes.
Et puis, j’ai tourné en Angleterre le film de Florian Hessique « La légende » où je joue le rôle d’un coach de basket… Baskette qui a été le premier sport que j’ai pratiqué dans une équipe de benjamins avant de passer au handball. J’y joue avec Patrick Préjean, Frédéric Radeport, Géraldine Lapalus. Il sortira l’année prochaine. »
A quand le retour à la télé ?
Il n’y a rien de prévu à ce jour pour les mois à venir mais j’ai un projet de théâtre qui devrait se préparer pour l’an prochain. Mais je ne peux rien te dire de plus aujourd’hui ! » .

Propos recueillis par Jacques Brachet

La Rochelle 2017
Le journal de Catherine ARTIGALA

A

Le hasard à la Rochelle fait toujours bien les choses.
C’est comme cela qu’au cours du repas d’ouverture, je me suis trouvé aux côtés d’une charmante comédienne et que nous nous sommes trouvé des amis communs : Charles Berling, Xavier Deluc, Macha Meril, avec qui elle a tourné.
Et de là, l’idée de vous faire découvrir cette comédienne qui, sans tambours ni trompettes, fait une triple carrière au cinéma, à la télévision, au théâtre.
Elle a débuté à Toulouse avec des professeurs tels que Jean Bousquet et Claude Masquard.
Être comédienne, du plus loin qu’il lui en souvienne (comme dirait Barbara) a toujours été sa passion, sa vocation. Elle a beaucoup joué de pièces d’Ionesco car elle a toujours été attirée par les beaux textes.
Évidemment, passage oblige : Paris, d’abord aux cours Florent puis, durant deux ans, dans des stages et de lieux divers et variés. Elle fait donc beaucoup de théâtre avant de venir à l’image avec, pour premier film important « La vouivre » de George Wilson. Il y aura « Grabuge » de Mocky et bien d’autres encore, jusqu’au dernier festival d’Angoulême où elle a présenté, avec la réalisatrice Nan Aurousseau « Jour de pèche ».
A la télévision, il y a eu « Marie et Madeleine », « Plus belle la vie », « Clem », « Section de recherches » entre autres.
Durant cinq ans, elle joué, à Paris et en tournée « Les Bidochons », énorme succès. Elle prête également sa voix pour des documentaires sur TF1, France Télévision, Arte.
La revoici sur scène, du 3 au 28 octobre, à Paris, Théâtre des Déchargeurs pour jouer « Le journal d’une femme de chambre » d’Octave Mirbeau, dans une mise en scène de Jean-Pierre Hane.
« Il y a longtemps que je rêvais de jouer de magnifique texte et j’ai convaincu Jean-Pierre de le monter. Il est, tout comme moi, attiré par la condition féminine à la fin du XIXème siècle, le livre ayant été écrit en 1900. Je l’ai jouée durant le moi de juillet au festival off d’Avignon et après Paris, il y aura une tournée.
La Rochelle est le lieu idéal pour prendre des contacts, retrouver des amis. Certaines années, e suis venu y présenter des films comme je l’ai fait au dernier festival de Cabourg où je suis de la distribution du film de Flavia Coste « Un jour mon prince viendra »
Il y a peu, on l’a également vue dans le film de Nicolas Bedos « Monsieur et Madame Adelman »
« J’aime le cinéma et la télévision – me dit-elle – mais très vite le théâtre me manque et j’y reviendrai toujours pour défendre de beaux textes ».

Propos recueillis par Jacques Brachet

La Rochelle 2017
« Meurtres à Sarlat » Cécile BOIS : de Candice à Claire

2

Le film
Quittant la fantasque Candice pour endosser la panoplie du capitaine de gendarmerie de Bordeaux Claire Dalmas, cette dernière se retrouve dans sa ville natale de Sarlat pour enquêter sur un meurtre, et elle y retrouve sa famille et, par un curieux hasard, le capitaine de gendarmerie de Sarlat, Eric Pavin, avec qui elle a eu une liaison d’une nuit et avec qui elle devra mener l’enquête. Elle est directe, ne montre aucun sentiment, ni regret, ni explication. Au contraire du gros nounours d’Eric (superbe Thierry Godard) qui éprouve un sentiment pour elle et aimerait une explication.
L’affaire est compliquée, intrigante et nos deux comparses, aussi attachants que possible, vont devoir la démêler avec ce point d’interrogation entre eux.
Belle réalisation de Delphine Lemoine et, à côté du couple-vedette, la petite Sabrina Aliane qui regarde, curieuse, se développer ce couple. Atmosphère lourde dans des paysages magnifiques du Sud-Ouest, autour de crimes qui réveillent de vieilles histoires moyenâgeuses de Jacqueries et les Croquants
Une très belle réalisation qu’on pourra découvrir sur France 3.

7

La rencontre
Un regard infiniment bleu, un sourire à tomber par terre, Cécile Bois, c’est le charme et la simplicité incarnées.
Difficile d’avoir rendez-vous avec elle. Du coup, c’est en toute simplicité que je suis allé vers elle et qu’avec la même gentillesse elle a accepté ce moment d’entretien on ne peut plus charmant
Cécile.. encore un flic ?
(Elle rit). Oui, c’est vrai, et je vous avoue que je n’étais pas loin de refuser. Et puis j’ai vu que c’était avec Thierry Godard, comédien que j’aime. J’ai alors demandé de lire le scénario… Et j’ai très vite dit oui !
Vous vous connaissiez ?
Non, nous ne nous étions jamais rencontrés mais je me suis bien vue tourner avec lui. Je pensais que nous avions des choses en commun, que nous étions aussi pudiques et timides l’un que l’autre… Et puis, c’était un défi de comédienne que de faire un flic différent, plus conventionnel, moins déjanté. Je trouvais très drôle d’inverser les rôles dans la mesure où on donne souvent à Thierry des rôles d’ours mal léché et à moi des rôles solaire, que le processus s’inverse. Et ça a bien fonctionné !
Qu’est-ce qui vous a semblé le plus difficile ?
De sortir de ma zone de confort où je travaille toujours avec les mêmes comédiens, les mêmes techniciens qui sont notre premier public, avec qui je me sens à l’aise, moi qui suis très timide. Mais ça m’a permis de sortir de ma réserve, même si, durant les premiers jours, c’était un peu compliqué pour moi. Mais avec Thierry, qui est aussi timide que moi et avec qui on se ressemble beaucoup, on s’est rassuré mutuellement.

3
Thierry Godard – Cécile Bois – Sabrina Aliane

Ce film était donc une parenthèse… Candice a repris la route ?
Oui, nous en sommes à la saison 5 et je tourne en ce moment et jusqu’en février, les épisodes 3, 4 et 5. Ca se présente plutôt bien puisque, après quelques bourrasques de la précédente saison, Candice retrouve le grand soleil et reprend du service à plein temps. Ce n’est plus moi qui ai des problèmes mais les autres… Chacun son tour !
Que va-t-il se passer ?
Je ne peux pas vous en dire grand chose sinon que Candice et Antoine seront plus en vue, tout va tourner autour d’eux. Mais vous savez, je ne sais jamais trop à l’avance ce qu’il va se passer et d’ailleurs, ça me va, j’aime garder la fraîcheur de la surprise afin de ne pas avoir à anticiper. Je suis une fille de terrain, j’aime improviser et laisser venir les choses.
Vous avez le champ libre pour improviser ?
En fait non, pas vraiment, j’ai vraiment peu mon mot à dire. Mais c’est une belle équipe, ouverte et on peut se parler sans problème. On m’écoute donc si j’ai un problème mais te tiens aussi à rester à ma place sauf si je sens que la qualité de l’ensemble ne vas pas. Je ne m’impose pas.
Est-ce que cette série vous laisse le temps de faire autre chose ?
Pas vraiment car nous tournons sept mois par an. Ca réduit le champ des possibles et surtout, j’ai envie, le reste du temps, de m’occuper de ma famille, de partager des moments avec elle.
En fait, il ne me reste que peu de temps pour tourner d’autres choses comme « Meurtres à Sarlat ».

5 4

Du coup, le théâtre n’est pas pour tout de suite ?
Le théâtre est ma vocation première mais il faut au moins trois mois d’arrêt pour en faire, un mois de répétition et au moins deux mois à jouer, si ça marche. Ce qui me fait peur, c’est que, plus je m’en éloigne, plus il va me sembler difficile de remonter sur scène. Le théâtre est un exercice immédiat, j’ai toujours un stress énorme et ça ne va pas s’arranger ! Mais ça reste ma raison première et j’y reviendrai car c’est mon école.
Comment êtes-vous venue au rôle de Candice ?
Bizarrement : c’est un producteur qui, quinze ans auparavant, m’avait repérée dans un épisode de « Maigret ». Il avait gardé une photo de moi et en la retrouvant, il a eu un flash. Je sortais alors d’une grossesse et j’étais tout en rondeurs. Il a incorporé ce « surpoids » dans le personnage !
Est-il vrai qu’une close de votre contrat précise que vous ne devez pas maigrir ?
(Rires) Disons qu’on m’a conseillé de rester comme je suis car aujourd’hui ça fait partie du personnage ! Mais vu le mal que j’ai à maigrir et la gourmande que je suis, je n’ai pas trop de mal à garder mes kilos !
Par contre, c’est vrai, au départ, j’ai refusé de le faire par le fait qu’on voulait qu je maigrisse. Je me suis dit que si l’on ne me prenait pas, c’est qu’on n’était pas sur la même longueur d’ondes et que ça ne se ferait pas. Depuis, j’ai perdu 8 kilos et l’on a encore incorporé cet état de fait dans le scénario, sans s’appesantir dessus ! Mais c’était plus un pari pour la prod qu’une condition !
Y a-t-il un projet pour l’an prochain ?
Oui, ce sera un thriller psychologique où je ne serai pas flic mais psychiatre qui me semble très excitant !

6
Rencontre amicale avec Alexandre Brasseur

Propos recueillis par Jacques Brachet