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Priscilla BETTI a toujours le cœur au Sud

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Priscilla Betti est une belle niçoise au regard Méditerranée, à l’accent chantant – dès qu’elle revient au « pays » dit-elle en riant ! – et c’est le cas ces jours-ci où elle est allée embrasser ses parents avant de faire la montée des marches au Festival de Cannes et de se retrouver pour un show-case-dédicaces à l’Espace Cultura d’Aubagne.
Elle y démarre une promo pour présenter son nouvel opus intitulé « La vie sait », joli titre pour de jolies chansons pop où elle chante les choses de la vie, les choses de « sa » vie… Mais pas que…
Rayonnante, souriante, lumineuse, décontractée et drôle, avant le show-case, nous allons passer ensemble un agréable moment, en toute simplicité. Non pas une interview mais une agréable conversation.

« Vous avez vu ma montée des marches ? Et vous avez vu ma belle robe ? Elle est de mon ami Christophe Guilarmé, pour qui j’ai défilé. Monter les marches de Cannes est un plaisir intense mêlé d’émotion. Il y a pire situation !

Alors, parlons de ce nouveau bébé !
Le bébé se porte bien, la maman aussi ! Elle est sortie de l’hôpital avec la pèche et elle est satisfaite de son bébé – me dit-elle en riant – plus sérieusement, j’attendais le 19 mai, date de la sortie du disque avec une grand impatience même si évidemment, il y a toujours un peu d’appréhension sur l’accueil qu’il va avoir. Mais j’ai déjà eu de bons retours. Je crois que c’est un album qui me ressemble.
Comment est-il né ?
Il y a toute une bande d’amis qui a créé une sorte d’association. Ils sont auteurs, compositeurs et se réunissent pour écrire ensemble des chansons pour eux et pour les autres. Parmi eux il y a Quentin Mossiman, Alma, Slimane, Nazim Khleb, Amir… Mon producteur me les a fait rencontrer au cours d’un séminaire. Je leur ai parér des thèmes, des sujets que je voulais aborder, des sonorités auxquelles je songeais. Je les ai laissés faire et à la sortie j’ai eu de belles surprises et des coups de cœur. Je leur ai laissé beaucoup de liberté tout en précisant que je ne voulais pas que ce soit un disque autobiographique, mais que ça aborde des sujets de tous les jours.
Avez-vous eu beaucoup de propositions ?
Il en est ressorti quelque 18 chansons. Je voulais que le disque ait une certaine cohérence. Le choix s’est donc fait en fonction de ce critère. Mais peut-être que les autres chansons seront utilisées sur scène…
La scène, c’est prévu pour quand ?
La tournée se fera vers février-mars. Mais je chanterai le vendredi 13 octobre à l’Alhambra.
Pas superstitieuse ?
(Elle rit) Oui… Mais j’essaie de ne pas en faire une fixation !
La scène vous manque ?
Énormément. Vous savez, je n’ai fait en tout qu’une seule tournée et j’avais 13 ans ! Depuis j’attends… et je trépigne !

D C E

Facile de faire le pont entre la gamine d’hier et la femme d’aujourd’hui quant on débute si jeune ?
Il y a eu des moments où ça a été un peu compliqué car le public d’aujourd’hui ne me connaît pas. Mais le public d’hier est resté fidèle. Il a grandi avec moi. « Danse avec les stars » m’a permis de me faire redécouvrir en tant qu’artiste adulte. Puis il y a eu « Flashdance ». Il faut donc que j’impose gentiment et doucement ma nouvelle image. Mais vous savez, ce métier, on n’est jamais sûr de le faire toute sa vie. Surtout lorsqu’on a, comme moi, débuté très jeune.
Lorsqu’on a commencé si tôt, n’as-t-on pas peur de l’avenir ?
Évidemment. On a peur d’être obligée d’arrêter. D’ailleurs, à 17 ans, j’ai eu deux années difficiles où il ne se passait plus grand chose, où il y a eu beaucoup de doutes, de désillusions. Mais j’ai toujours continué car je suis aussi résistante que volontaire et je ne lâche jamais l’affaire !
« Danse avec les stars » vous a permis de revenir au premier plan…
Oui, ça a été une vraie chance, un vrai plaisir aussi, même si ça n’a pas toujours été de tout repos car je ne faisais pas semblant, croyez-moi !
C’était un travail très intense de quatre à six heures par jours, sans compter les répétitions, le stress des prime, les interviewes… Heureusement, Christophe Licata a toujours été très présent, très attentif.
Parlez-moi de lui
C’est un homme formidable et entre nous s’est très vite installée une vraie complicité même si, je peux l’avouer, il y a eu quelquefois de vraies prises de bec, des moments de découragement. Mais j’avais la curiosité, l’envie d’apprendre, de me dépasser. Je lui ai fait totalement confiance.
D’ailleurs, nous sommes restés très proches. Il vient d’avoir un bébé, il m’envoie des photos. De temps en temps je le retrouve pour un stage de danse, comme celui qu’on vient de faire à Lyon. Quoique travaillant beaucoup, chacun de notre côté, nous faisons en sorte de nous retrouver, de ne pas rompre le fil.
Et puis il y a eu la belle aventure de « Flashdance »
C’est « mon » aventure, l’aventure qu’on ne vit qu’une fois. J’y réunissais mes trois passions : chant, danse, comédie. Et puis, cette comédie musicale, c’est 100% moi… Ca me correspond totalement.

H G F

Pourquoi dites-vous qu’on ne vit une telle aventure qu’une fois ?
Je ne sais pas si je pourrais récidiver car c’est une expérience extraordinaire mais c’est un travail de folie, on ne peut plus rien faire d’autre à côté. Et c’est le genre de projet où on ne peut pas aller si l’on n’a pas un caractère bien trempé. Alors quand on y va… on y va !
Pour la tournée qui s’annonce, avez-vous une idée du spectacle que vous voulez faire ?
Je commence à penser à l’ordre des chansons, aux tableaux, aux lumières. Bien évidemment, il y aura un clin d’œil à la danse.
Cette date à l’Alhambra sera en fait un galop d’essai ?
En quelque sorte. J’ai choisi cette salle parce qu’elle contient 800 places. Je ne prends pas de gros risques puisque ce n’est pas une grosse capacité et ce n’est que pour un soir !
Parlons un peu de Nice, votre ville, votre région. Avez-vous le temps d’y revenir ?
Je fais en sorte de prendre le temps, et ce n’est pas toujours facile. Mais je veux voir ma famille et c’est un lieu qui est cher à mon cœur. Je ne chante pas « Le cœur au Sud » pour rien ! Paris, c’est uniquement pour le travail car Nice me manque très vite. J’y viendrai cet été pour travailler.
Pour travailler ou pour aller à la plage ?
(Elle rit) Disons que ce seront des vacances-travail… Même si je suis sur la plage, je cogiterai… Promis !

J I K

Propos recueillis par Jacques Brachet
Photos : Christian Servandier3

 

Manu PAYET… dans un fauteuil !

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Une affiche on ne peut plus suggestive nous montre un Manu Payet, qui a retrouvé son vrai prénom, dans une pose on ne peut plus alanguie, installé dans le mythique fauteuil en osier d’Emmanuelle ! Irrésistible !
Et bien sûr, c’est la première chose dont je lui parle.

« Image presque osée pour un comédien, Manu !
(Rires… il y en aura beaucoup !) Oui c’est vrai mais j’assume ! Je ne voulais pas d’une affiche accrocheuse et pourrie avec ma tête qui a l’air de dire : « Viens me voir, ça va être bien ! ». Je voulais quelque chose qui soit à la fois rigolo, original et beau… et un clin d’œil à Emmanuelle… la vraie !
Pour être original, ça l’est… A qui est ce corps d’éphèbe sous votre tête ?
(Re-rires). Mais c’est moi !!! Merci pour le compliment mais tout est vrai, rien n’est faux, il n’y a pas de triche, pas de retouche !
Eh bien bravo ! Pour en venir au spectacle, vous l’avez rodé courant 2016 avant de présenter le définitif. Pourquoi ?
Durant cette tournée de rodage, je me trimballais toute la journée avec mes notes, j’écrivais des anecdotes mais aussi des moments de ma vie que je proposais le soir au public. Si ça marchait, je gardais, sinon, j’enlevais. Je voulais à la fois partager mes histoires et surtout que le public s’y retrouve car ce que je raconte est presque universel et ça rassemble tout le monde. Ce monde que je ne voulais surtout pas emmerder et ne faire que du bien, donner du plaisir. Tout ça passait donc par un rodage.
Aujourd’hui il ne bouge plus ?
Oui car c’est un spectacle vivant qui varie en fonction des événements et du public que je retrouve chaque soir, dans une ville est qui est chaque fois différent.
Du Nord au Midi, ça change tant que ça ?
Oh oui ! C’est une évidence. Par exemple dans le Sud – et j’en sais quelque chose, venant « du sud du Sud » ! – quelquefois les gens sont plus drôles dans la salle, que moi sur la scène ! J’ai donc plutôt intérêt à être très très très drôle car ils sont plus exigeants. Ils ont la culture de la vanne, de la dérision, de l’autodérision. Elle est plus exacerbée.
Vous venez de la radio et peu à peu vous avez franchi toutes les étapes qu’on puisse faire…
Oui puisque, après la radio, il y a eu la télé, la parodie, l’animation puis la première scène, le premier film… C’est toutes ces étapes qui m’ont fait apprendre mon métier.
Vous avez toujours voulu faire ce métier ?
Oui, j’ai toujours voulu jouer la comédie, divertir les gens. Être à la radio pour dire du bien du dernier disque de Shakira, ça va un temps. Mais j’ai toujours voulu être un homme de divertissement.

Manu Payet participe à la 2ème édition du Festival International du Film de Saint-Jean-de-Luz, le 9 octobre 2015.  | 00277079

Ça vient de famille ?
(Rire) Oh que non, loin de là. J’étais dans une famille très sévère, humble, avec une mère catéchiste… Voyez le genre ! Moi, je passais le temps à les faire marrer… et je les faisais aussi beaucoup suer ! Ils passaient leur temps à dire : « Qu’il est con, mais qu’il est con ! ». Lorsque je me suis lancé, ma mère a été traumatisée. Il faut dire que je suis la dernière génération à avoir grandi à l’ancienne. On ne concevait pas qu’on puisse faire un travail pour le plaisir. Combien de fois j’ai pris une tarde dans la gueule et au lit ! Sans compter qu’à force, ils m’ont fichu en pension !
Mais vous avez persévéré malgré tout !
Oui mais en gardant en moi une petite part de péché. Je voyais tellement mes parents inquiets, qui avaient peur que je ne mange pas à ma faim avec ce travail qui, pour eux, n’en était pas un.
Et aujourd’hui ?
Mon père est décédé hélas mais ma mère est heureuse. Et à l’inverse d’avant, elle m’appelle pour je la fasse rire avec mes conneries !
Parmi tout ce que vous avez fait, il y a ce film « Situation amoureuse, c’est compliqué » où vous êtes scénariste, réalisateur, comédien… Vous avez n’avez pas pensé « Situation artistique… c’est compliqué » ?
Je dois dire que je me suis lancé dans cette aventure avec beaucoup d’inconscience. Pour moi, lorsqu’on a un projet, on y va ou on n’y va pas. J’y suis allé et j’ai commencé à stresse à partir du moment où j’ai préparé le film. J’ai eu des insomnies et mon manque de sommeil m’a fait comprendre la folie de l’aventure. Mais c’était trop tard pour reculer et je ne le regrette pas car j’ai eu une très bonne presse. D’ailleurs elle aurait pu me faire penser à un énorme succès. Ce qui n’a pas été le cas mais je m’en sors honorablement avec 340.000 entrées !
En fait, tout ce que vous faites marche ?
J’avoue que jusqu’ici j’ai eu du bol. Je n’ai pas analysé la chose. Ce que je sais , c’est que je suis un touche-à-tout et que, c’est vrai, jusqu’ici ça ne m’a pas trop mal réussi. Avec plus ou moins de succès.
Envie de recommencer… les insomnies ?
(Rires) Pourquoi pas ? Ce premier film, je l’ai fait grâce à un producteur qui m’a laissé toute liberté parce qu’il a vu que c’était mon truc. Je pense avoir fait quelque chose qui me ressemble, sans compromis… Si je repique au jeu, j’essaierai quand même de dormir plus !
Après la tournée, Manu, des projets ?
Un film que je tournerai au mois de juin, autour de l’enterrement de la vie de garçon, avec Jonathan Cohen… Mais je le réalise pas, je pourrai donc dormir !

Propos recueillis par Jacques Brachet

 

Bruno PUTZULU… le grand chelem !

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Bientôt 50 ans, l’allure d’un adolescent, Bruno Putzulu est un comédien à la fois talentueux et discret. Lorsqu’il fait parler de lui, c’est toujours pour de bonnes raisons et en ce moment, il est le gagnant du grand chelem : théâtre, télévision, cinéma, littérature, chanson… Qui dit mieux ?
Je suis toujours heureux de retrouver cet ami chaleureux et souriant, que je considère un peu comme un petit frère. On s’écrit beaucoup, on s’appelle un peu moins mais on se retrouve dès que cela est possible.
Et je suis surtout heureux de le retrouver avec la pèche car il a passé une année douloureuse son père étant décédé de la maladie d’Alzheimer.
Maladie qui est d’ailleurs un peu le sujet de la pièce de Jean-Claude Grumbert qu’il joue au théâtre de l’Atelier jusqu’au 2 juillet avec Catherine Hiegel.

 » C’est une pièce à la fois sur la mémoire individuelle et collective. Individuelle car cet homme que je joue vient voir sa maman en maison de retraite, qui le reconnaît ou pas, selon les moments, qui a des absences et qui pourtant se souvient très bien des camp où sa maman est morte. D’où aussi, la mémoire collective. Mais c’est une pièce drôle, même un peu loufoque, où l’on rigole beaucoup. Avec cette langue que Grumberg manie avec bonheur.
Tu vis donc un peu sur scène ce que tu as vécu avec ton papa.
Oui, c’est vrai et je sais donc de quoi je parle. Quant à cette maladie, elle prend diverses formes selon les personnes et sous ce nom, c’est une grande poubelle où l’on trouve un peu de tout. Mais j’avoue avoir aussi vécu avec mon père des moments très drôles, surtout au début de la maladie.
Autre sujet grave : celui qui est abordé dans le film qui passe mercredi soir sur France 2 : « Baisers cachés ».
Oui, c’est un film sur l’homophobie, de Didier Bivel, sur un scénario de Jérôme Larcher, avec Patrick Timsit, Catherine Jacob, Barbara SChulz et les deux ados Bérenger Anceaux et Jules Houplain. Lors d’une fête dans un lycée, deux ados s’embrassent. Quelqu’un les photographie et met la photo sur les réseaux sociaux. L’un des deux étant de dos, la vie devient un enfer pour l’autre. Les deux pères sont Timsit et moi, Timsit rejetant son fils et moi n’arrivant pas à comprendre ce qui se passe. Ce qu’il pourrait comprendre chez les autres, il ne le comprend pas chez lui, comme beaucoup de gens.

C D
E F
Votre maman – L’attentat – Baisers cachés – Sélection officielle

Passons au cinéma où sort, également mercredi « Sélection officielle », film de circonstance où ce soir-là démarre le festival de Cannes !
C’est un film de Jacques Richard, inspiré du livre éponyme de Thierry Frémaux, avec Bernard Menez, Jean-Claude Dreyfus, Jackie Berroyer, Jeanne Goupil, Géraldine Danon… et moi !
Jacques Richard est un réalisateur un peu à part qui avait réalisé un documentaire remarquable sur Henri Langlois. C’est un film très drôle, presque une caricature des gens de cinéma, acteurs, réalisateurs, producteurs, qui se retrouvent dans un festival… Mais des caricatures intelligentes qui décrivent bien ce milieu du cinéma où l’on connaît tous des gens qui leur ressemblent !
Passons aux CD… Il y a deux événements pour toi !
Oui, d’abord, le coffret de 5 CD qui vient de sortir, où j’ai enregistré le roman d’Honoré de Balzac « Le père Goriot ». Ca a été un énorme travail car c’est un gros roman avec de nombreux personnages. Mais j’ai adoré faire ça car ça permet à ceux qui ne peuvent pas lire, de découvrir ce roman et pour ceux qui le connaissent, de l’aborder sous un autre angle.
Et puis, cet été, j’enregistrerai mon second album avec des chansons que j’ai entièrement écrites. J’ai beaucoup écrit, jeté, repris, modifié. J’ai fait ça sur plusieurs années, j’ai pris mon temps et il en ressort douze à treize chansons. Le CD devrait sortir fin 2017, début 2018.
Venons-en à l’écriture… Tu es en train d’écrire un livre ?
Oui, c’est un livres de nouvelles, dans tout le sens du terme, puisque, sous forme de lettres, je donne des nouvelles à mon papa qui m’a quitté. Je lui raconte plein de choses de ma vie… Je suis en plein travail d’écriture.
Après tout ça, as-tu encore du temps de libre ?
Oui… pour reprendre à la rentrée, en tournée, la pièce de théâtre « L’attentat », tirée du roman de Yasmina Khadra, mise en scène par Franck Berthier, que nous avons jouée l’été dernier à Avignon.
C’est l’histoire d’un chirurgien qui vit avec sa femme à Tel-Aviv. Lors d’un attentat, sa femme meurt et il apprend que c’était elle la kamikaze. Il va essayer de comprendre ce qu’il n’a pas pu déceler en vivant auprès d’elle, de refaire le trajet avec elle ».
C’est bien tout ???
(Rires) Oui… pour le moment !

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Propos recueillis par Jacques Brachet

 

Six-Fours
Patrick PEREZ, Cachalot dans l’âme !

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Lorsqu’à Six-Fours l’on prononce le mot « Cachalots », tous les Six-Fournais savent qu’il s’agit du club de natation dont sont entre autres issus des champions olympiques tels Franck Esposito ou Nicolas d’Oriano.
C’est, dans la région, un club remarquable qui regroupe quelque mille pratiquants .
Patrick Perez, qui est adjoint délégué aux affaires sociales de la ville de Six-Fours, s’en est rapproché lorsque ses enfants ont voulu pratiquer ce sport. De fil en aiguille il s’y est intéressé, y a apporté son aide bénévolement car il déteste rester inactif dans une association.
C’est ainsi qu’un jour il s’en est retrouvé président « sans l’avoir cherché », me dit-il en riant !
Mais il a accepté ce titre avec enthousiasme et s’est totalement impliqué. A tel point qu’on lui a proposé d’entrer dans le Comité du Var puis de la Côte d’Azur.
C’est là qu’il a rencontré son président, Gilles Sezionale.
Puis une fusion s’est faite avec le Comité de Provence pour créer la ligue PACA où il a été nommé vice-président.
La FFN
Devenant président de la Fédération Nationale de Natation, Gilles lui a proposé d’entrer dans le bureau. Aujourd’hui il y a de multiples responsabilités sur tout ce qui touche à la communication, aux médias, au marketing. Il a en charge les contrats de partenariat et tout ce qui touche à l’image de l’équipe de France, les sponsors, l’hôtellerie, l’équipement.
Il faut savoir que la Fédération regroupe 320.000 licenciés.
« Nous avons choisi – me dit-il – de prendre des dirigeants motivés, passionnés, professionnels, choisis pour leurs compétences. Nous gérons la Fédération comme une entreprise, avec obligation de résultats ».

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Les J.O

Bien évidemment, les Jeux Olympiques approchant, la question se pose de savoir si Paris va être choisi;
« Nous en reparlerons en septembre car pour le moment, rien n’est gagné. Si cela se fait, il faudra savoir de ce qu’il y a lieu de construire et surtout, ce qu’il adviendra, après les J.O, de ces structures et de ces équipements dont la Fédération pourrait être gestionnaire. Nous n’en sommes pas encore là et attendrons que les 90 responsables du CIO se déclarent.
Mais il est vrai que cet événement est une formidable machine d’éducation populaire. »
Les Cachalots et la nouvelle piscine
Revenons donc aux Cachalots, club auquel, on le sent, Patrick Perez garde un grand attachement :
« Ça reste « mon » club et si je m’en suis éloigné, je n’en suis jamais très loin. J’ai mis en place une équipe super compétente, tous des bénévoles passionnés qui ont envie d’avancer. C’était la condition sine qua non de mon départ. Je reste extrêmement attentif, même d’un peu plus loin.
Je voudrais préciser que lorsque j’étais élu je n’ai jamais favorisé le club, je n’ai jamais fait l’amalgame et je continue à apporter ma contribution. »
Nous revenons à la construction de la nouvelle piscine qui reste un projet d’actualité et qui – dit-il – se réalisera, car notre piscine est vieillissante..
« Mais ce ne peut se faire sans une grande réflexion puisque c’est un énorme budget que doit assumer la municipalité. Bien sûr, la FFN et le Centre National du Développement du Sport encouragent ces projets ils ne donnent pas d’argent pour créer un bassin. Le projet est donc toujours à l’étude ».
Patrick Pérez est resté un Cachalot dans l’âme et le cœur !

Jacques Brachet

Sanary – Théâtre Galli
Ary ABITTAN nous raconte sa »story » !

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Nous avions raté Ary Abittan lors de son passage éclair au Six N’étoiles de Six-Fours où il était venu présenter avec Christian Clavier, son dernier film « A bras ouverts ». Ils n’étaient restés que le temps de présenter le film et étaient repartis aussi vite.
Le revoilà dans la région, le vendredi 5 mai au Théâtre Galli de Sanary et cette fois, je n’avais pas envie de le rater… Et avant son passage, j’ai pu enfin l’interviewer !

Ary, parlons d’abord de ce one man show intitulé « My story »
Comme son nom l’indique, c’est en fait mon histoire. J’y raconte mon enfance, mes parents, mon mariage, mon divorce, mes enfants… En fait, chaque soir je parle de ma famille et je fais ma séance de psy… Mais ce n’est pas moi qui paye !
Qu’en pensent vos parents ?
Tout le monde se marre, ils viennent me voir tout le temps, ils sont heureux et s’éclatent autant que le public !
Vous tournez depuis le début de l’année ?
Oui, j’ai une grande tournée jusqu’à l’été et je reprendrai à Paris en Octobre jusqu’en 2018.
Les gens rient beaucoup, sont heureux eux aussi parce que chacun s’y retrouve un peu car si c’est un spectacle qui raconte ma vie, ce sont aussi des histoires universelles qui concernent tout le monde. Tout le monde s’y retrouve.
En ce moment tout vous réussit. Dans ce métier où l’on met vite des étiquettes, vous naviguez entre scènes et écran comme un poisson dans l’eau !
C’est vrai que j’ai cette chance de pouvoir aller partout où j’ai envie d’aller et j’en suis heureux car j’ai autant de plaisir d’un côté comme de l’autre. Je crois que les gens ressentent que je fais ce métier le plus sincèrement du monde. J’essaie d’être le plus sincère dans mes choix, mon but étant avant tout de distraire, de faire rire… Et j’en profite !
Justement, être « comique » n’est-il pas un peu réducteur ?
Pas pour l’instant ! C’est vrai qu’on me propose beaucoup de choses comiques et ça me plaît. J’ai encore beaucoup de bêtises et de conneries à faire dans ce domaine ! Je ne dis pas que si l’on me propose un beau rôle plus grave, je n’irai pas car je ne suis pas « que » comique. Je suis un comédien avant tout.
Vous avez fait les premières parties de Macias, Elmaleh, Semoun… Entre Méditerranéens, on se soutient !
Oui, ça a été une chance. Macias m’a pris pour sa première partie à l’Olympia, Gad est venu me voir et m’a proposé un rôle dans son film « Coco » et d’être sa première partie au Palais des Sports. Semoun, ça a été occasionnel. J’ai fait mon chemin grâce à ces rencontres.
La chance encore lorsque, pour votre première pièce « Happy Hanoukah », on vous propose le premier rôle !
C’est vrai. C’était en 2007 et j’avais pour partenaire Maaïke Jansen, la femme de Roland Giraud. Mais c’est allé plus loin car la maison du père de Gad avait ses bureaux au-dessus du Théâtre Michel, où nous jouions. Il est venu me voir et a dit à Gad de venir. Tout a démarré là !

CDE

Parlons un peu de ces accents que vous prenez, qui ont fait le buzz et qu’on vous réclame à chaque émission où vous êtes invité. C’est venu comment ?
C’est grâce à ma grand-mère qui écoutait sur le câble, une chaîne régionale arabe, la N°663 dont je ne comprenais rien mais dont j’appréciais ces musiques orientales que j’ai commencé à chanter en inventant des paroles. Ça a fait rire tout le monde et c’est parti comme ça ! Rassurez-vous, je ne parle aucune langue… C’est du yaourt !
Vous avez fait votre première télé en 1994. Vous pouvez nous raconter ?
(rires). Oui… mais j’étais alors chauffeur de taxi, pour faire plaire à mon père et gagner des sous pour payer mes cours de théâtre. Passant par les Champs-Élysées, j’ai été interviewé pour le journal de 20h comme un simple quidam… J’ai donc débuté à la télé par la grande porte !
C’est ça qui vous a donné l’envie de faire ce métier ?
(re-rires) Pas vraiment, non ! Déjà, à l’époque, je montais sur scène dans les clubs Med, dans les cabarets et les restaurants. L’envie était déjà là. Je dirais même que ma survie était de monter sur scène.
Vous avez fait quelques films qui ont cartonné : « Les visiteurs 3″, « Qu’est-ce qu’on a fait au bon Dieu ? », « A bras ouverts »… Et à chaque fois avec Christian Clavier !
Oui, hasard et plaisir car on s’entend très bien, qu’on aime jouer ensemble. D’ailleurs il se peut qu’on se retrouve en 2018 pour « Qu’est-ce que j’ai fait au bon Dieu 2″. C’est en cours d’écriture et l’on a très envie de tous se retrouver.
Après cette tournée, ce sera théâtre ou cinéma ?
La tournée est loin d’être finie mais il y a des projets de cinéma. Je suis en train de lire quelques scénarios mais à ce jour rien n’est finalisé.
Alors, il vous faudra attendre pour en savoir plus !

Propos recueillis par Jacques Brachet

Julie ZENATTI
Un beau voyage musical en Méditerranée

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D’origine italo-algérienne, Julie Zenatti est une vraie Méditerranéenne très ancrée dans ses racines.
Et son nouveau disque le prouve, intitulé tout simplement « Méditerranéennes ». C’est un petit bijou de beauté, d’émotion, de musicalités diverses et d’humanité.
Sans compter qu’elle y a un affiche incroyablement belle, réunissant pas moins de quinze artistes venant de tous les pays bordant la Méditerranée, avec qui elle nous propose duos, trios et un peu plus. Une vraie fête où se mêlent les voix de Chimène Badi, Elisa Tovati, Sofia Essaïdi, Rose, pour les plus connues et de chanteuses peu connues en France comme Nawel Ben Kraïem, Lina El Arabi, Samira Brahmia, Cabra Casay ,le groupe vocal Insulatine. Sans oublier trois voix mâles : Claudio Capeo, Slimane et Enrico Macias, ce dernier étant en quelque sorte le parrain du projet.
Mais Julie me raconte toute l’histoire lors de notre rencontre à Aix-en-Provence.
« Mon projet est né d’une envie de rendre hommage à mes origines. J’ai un héritage familial que, devenant maman, j’ai eu envie de raconter et transmettre à ma fille, afin d’éveiller son intérêt à la fois pour son passé et son présent.
Je suis Méditerranéenne avant tout et je n’avais jamais encore exploré cette partie de moi. Et comme j’aime le partage, je n’avais pas envie d’être seule sur ce projet mais d’y emmener des chanteuses qui ont un parcours semblable au mien, qui ont la trentaine et sont mamans.
Qui a été la première ?
Celle dont je suis la plus proche : Chimène Badi. Je me suis dit que si elle aimait ce projet qui me titillait ce serait bon signe et j’irais plus loin. Elle a tout de suite été emballée et d’accord pour y participer. Du coup j’ai appelé d’autres copines : Sofia Essaïdi, Rose et Elisa Tovat qui été d’accord d’emblée. Je me suis donc dit que j’étais sur le bon chemin !

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B E

Et les autres ?
J’avais aussi envie de faire découvrir d’autres chanteuses qui sont connues dans leurs pays mais pas ou peu en France. Après vingt ans de carrière, c’était bien à mon tour de donner des coups de pouce.
Et les hommes ?
Dès le départ, je voulais chanter « J’ai quitté mon pays », chanson aussi emblématique que son auteur : Enrico Macias. Je lui ai demandé s’il acceptait. Il a tout de suite dit oui et mieux, il m’a proposé qu’on la chante en duo. J’étais très heureuse mais j’avais un peu peur qu’il soit le seul mâle de ce harem ! J’ai donc appelé Claudio Capeo et Slimane car j’aime ce qu’ils dégagent humainement. Ils délivrent de beaux messages dans leurs chansons, il y a beaucoup de profondeur dans leurs propos. Ils sont en quelque sorte des porte paroles, sans une once d’agressivité. Il y a à la fois un vrai réalisme et une vraie poésie.
Les chansons sont chantées en sept langues !
Sur le disque oui, mais il y en a une dizaine qu’on n’a pas mises sur le disque parce que les langues sont très difficiles à chanter comme le Grec,le Turc ou encore le Ladino, qui est une langue hébraï-espagnole. Nous avons abandonné l’idée et mis les chansons en Français.
Par contre, il y a « La Maritza » qui ne parle pas de Méditerranée et « Beautiful Tango », chanté par Sofia et Nawel en Anglais. Explication ?
(Elle rit). C’est vrai mais elles ne sont pas là par hasard. Peut-être ne savez-vous pas que la Maritza se jette dans la Méditerranée après avoir longé la Grèce et la Turquie. Elle est donc proche de la Méditerranée et je trouve que la musique des Balkans en est tout aussi proche, avec ce côté violons et mélancolie. Il est évident qu’il y a eu des rapprochements entre ces pays.
Et ce « Beautiful Tango » ?
C’est une chanson écrite par Hindi Zahra, sur une musique arabo-andalouse. Hindi est une chanteuse marocaine qui chante en Berbère, en Français, en Anglais. Ca donne une jolie bulle de modernisme et de tradition et je tenais à ce qu’elle soit sur ce disque.
J’avoue que j’ai trouvé bizarre, voire incongrue, la version de « Mustapha », tube des années 60… chanson que, je l’avoue, je n’ai jamais aimée!
Cette chanson est là parce qu’elle a une histoire : c’est la première chanson arabe qui a été enregistrée dans le monde entier, en de nombreuses versions. C’est un succès mondial, Bob Azzam en a fait avec succès la version française et aujourd’hui encore, elle est chantée dans tout l’Orient, en Egypte en particulier.
Elle est emblématique et chantée par trois filles, Lina, Nawel et moi, je trouve que ça donne un côté primesautier, festif… et évidemment très féminin !

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Chimène Badi est très présente dans cet album…
Ce qui est normal, d’abord parce qu’elle est mon amie, qu’elle été la première à adhérer au projet et aussi que notre histoire est à la fois similaire, différente mais très proche.
Et puis Chimène est une fille exceptionnelle, à la fois sensible et pudique et elle porte en elle une force presque animale.
Et, en dehors de sa voix et de son talent, c’est une fille très rigolote !
Comptez-vous faire un spectacle de cette album ?
Ce serait formidable mais c’est très difficile à monter. Pensez : réunir quinze artistes au même moment dans un même lieu ! Mais quand on veut on peut. On va essayer de faire un spectacle à Paris et dans le Sud… Ce qui s’impose !
Comment définiriez-vous cet album ?
C’est un voyage.
Un voyage musical à travers les peuples, les musiques, les langues de Méditerranée.
C’est aussi un message de paix, de partage, de tolérance, de liberté qui ne porte aucune revendication communautaire.
C’est juste un disque pour partager le plaisir de la musique.

Propos recueillis par Jacques Brachet
Photos Christian Servandier

 

Olivier LEJEUNE
Tout bascule à Sanary !

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Jacques Lasségué (!) est un célèbre publicitaire doublé d’un éternel séducteur. Malgré cela, il va fêter ses cinq ans de vie commune avec Corinne. Mais durant la fête, sa sœur Lucie, éternelle maladroite, lui envoie un grain de riz dans l’œil.
Il n’aura suffi qu’un tout petit grain de riz pour que la machine s’enraye… et que tout bascule !
Coups de théâtre, quiproquos, catastrophes en tous genres vont s’enchaîner d’une façon totalement délirante.
Et cela, depuis quinze ans qu’Olivier Lejeune a écrit, scénarisé et joué cette pièce intitulée « Tout bascule ». C’était en 2002 et depuis tout ce temps, il reprend épisodiquement cette pièce, avec des comédiennes différentes (Marthe Mercadier, André Damant, Julie Arnold…) mais toujours le même succès.
Le revoici donc en tournée en compagnie de Grâce de Capitani, avec arrêt au théâtre Galli de Sanary le vendredi 28 avril à 20h30.

A

Rencontrer Olivier Lejeune est toujours un plaisir tant il est charmant. Nous avons un ami commun : Francis Huster, avec qui il a joué, dans le cadre du festival « In Situ » de Carqueiranne « La guerre de Troie n’aura pas lieu » de Giraudoux et « Une folie » de Guitry.
« Et c’est avec plaisir – me confie-t-il – que j’y reviendrai cette année avec cette pièce, le 4 août. J’en suis ravi car j’ai tissé des liens amicaux avec Marc Giraud, le maire de Carqueiranne. Et le public est toujours superbement présent.
Alors Olivier, chose rare, depuis 2002, date de la création de cette pièce, vous la reprenez avec toujours le même succès !
Et toujours le même bonheur ! Nous l’avons jouée quatre ans à Paris, nous avons fait trois tournées, les salles sont toujours pleines… Et nous y revoilà ! Je suis d’ailleurs ravi de faire halte au théâtre Galli, qui est une belle salle, qui a toujours un public chaleureux et dont je garde d’excellents souvenirs.
Quand arrêterez-vous de la jouer ?
Le 7 août à la Baule où tout a commencé puisque c’est là qu’en 2002 je l’ai jouée pour la première fois. C’est un retour aux sources. Mais en fait… il est déjà question de faire une reprise à Paris suivie d’une tournée !
Toujours avec vous ?
Chaque fois je me dis que je vais laisser le rôle à un autre mais je prends un tel bonheur à la jouer que je ne me résigne pas à laisser ma place. Savez-vous que c’est la seule pièce de théâtre qui possède un certificat d’huissier stipulant qu’il y a un rire chaque seconde !!!
Sans compter qu’elle a té traduite et joué en italien et en espagnol !
Et pas seulement ! Il existe aussi une traduction turque, luxembourgeoise, flamande et même en patois belge ! Et toutes les compagnies qui la reprennent régulièrement.
Théâtre, écriture, music-hall… Vous y retrouvez-vous ?
Oui, j’aime varier les plaisirs . La seule chose qu’on oublie un peu c’est que j’ai fait le conservatoire et que j’ai joué les grands classiques, de Molière à Shakespeare en passant par Feydeau, Giraudoux que j’adore, Musset, Achard et bien d’autres.
En parlant de la Belgique, vous y avez été animateur à la télévision !
Oui, durant six ans dans une émission qui s’intitulait « Bon week-end ». C’était l’émission la plus populaire dans laquelle je réunissais dans une brasserie, des personnalités pour jouer des scènes, des sketches que j’écrivais. C’est de là que m’est venu le plaisir d’écrire, ce que j’ai également fait, par la suite, dans l’émission de Guy Lux « La classe ». j’ai d’ailleurs aussi animé durant deux ans une émission en Suisse Romande… qui s’est arrêtée pour cause de jeunisme !
Vous avez toujours été un touche à tout !
Oui, à tel point que le public oublie que j’ai fait le conservatoire et que j’ai joué les grands classiques, de Molière à Shakespeare en passant par Giraudoux que j’adore, Achard, Feydeau, Musset et bien d’autres. L’humoriste, « le comique » ont pris le dessus.
On ne sait pas beaucoup, non plus, que vous étiez au Lycée Pasteur avec une bonne partie de ce qui allait devenir l’équipe du Splendid !
Oui, c’est là que j’ai fait ma première mise en en scène. J’avais 16 ans.
Lorsqu’ils ont monté la compagnie, ils m’ont proposé d’en faire partie. Mais j’étais alors au Conservatoire et j’ai refusé l’offre. Lorsque je vois ce qu’ils sont tous devenus, je me pose des questions… Mais bon, j’ai pris une autre voie et je ne regrette rien. J’ai fait beaucoup de choses intéressantes.

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Combien avez-vous écrit de pièces ?
J’en ai écrit 9 et je suis en train d’écrire la dixième avec acharnement. Plus je prends de l’âge, plus j’écris lentement. D’autant que je veux sortir des sentiers battus et qu’il faut à chaque fois trouver un sujet original. Comme « Le bouffon du roi » avec Michel Guidoni, qui tournait autour du président François Nicoly… Cherchez la ressemblance !
Vous avez également écrit des livres ?
Oui, pour le plaisir. Mon cheval de bataille a été, dès sept, huit ans, ma mnémotechnie. Ca ne m’a jamais quitté, j’ai repris la méthode et j’ai écrit « Mémoire d’éléphant » et « Mémoire au top ». Et puis je me suis amusé à « commettre » quelques autres livres comme « Le dictionnaire des horreurs » ou « Guide des petites méchancetés pour briller en société ».
Et le roman ?
Je suis vierge de tout roman ! J’avoue que j’aimerais bien m’y essayer mais il me faut un sujet et du temps.
Alors, quels sont vos projets ?
A part ceux dont je vous ai parlé, je vais terminer d’écrire ma pièce et je vais reprendre, de septembre à décembre « Une folie » avec Lola Dewaere.
Après… on verra.

Propos recueillis par Jacques Brachet

 

 

Toulon
Marc HOLLOGNE s’installe au Théâtre Colbert

Affiche
Il a un regard bleu acier qui vous transperce et une volubilité qui vous enchante car il démarre au quart de tour et parle autant sur scène que dans la vie.
Marc Hollogne est auteur, comédien, réalisateur, musicien et depuis quelques décennies, il a créé un spectacle aussi original qu’unique, innovant, même si aujourd’hui, beaucoup le copient. Appelons ça le théâtre-cinéma puisque se mêlent le texte avec un comédien – lui en l’occurrence – un film qui se déroule avec des personnages qui lui donnent la réplique et la musique qu’il interprète.
Difficile à expliquer. Aussi le plus simple était d’aller lui demander d’en parler.
Ce que j’ai fait. durant une longue et passionnante conversation.
« C’est à chaque fois une pièce de théâtre puisqu’il y a un texte que j’écris et que je dis, un écran où passe un film où interviennent d’autres acteurs avec qui je dialogue.(ces comédiens étant Rufus, Jugnot, Miou Miou, Anouk Grimberg, Michel Jonasz et bien d’autres…)
Mais le film n’est que le hameçon car ce n’est pas lui qui prime, le spectateur l’oubliant vite pour entrer dans l’histoire. Chacun de mes spectacles a un thème différent, souvent inspiré d’événements de la vie, de l’Histoire et autour duquel je tourne. C’est à la fois un prétexte à dire des choses mais aussi à s’amuser. »
Grâce à Lelouch
Le personnage de Marciel est apparu dans un spectacle qui devait faire l’objet d’un film de Claude Lelouch. Il ne s’est pas fait mais j’ai démarré le spectacle dans son théâtre à Montmartre et, de salle en salle, je l’ai joué trois ans. Marciel est resté et est devenu le fil conducteur de mes spectacles.
Comment est venue cette idée de spectacle ?
A l’adolescence. J’avais 15 ans, je jouais du piano avec un copain qui lui, jouait de la guitare. Mais j’étais souvent seul et à 18 ans, j’ai commencé à faire des tours de chant et l’idée m’est venue de ce cinéma-théâtre où d’autres personnes intervenaient par écran interposé. De fil en aiguille j’ai amélioré mes spectacles.

LA COMPAGNIE DU CINEMA THEATRE LA COMPAGNIE DU CINEMA THEATRE

En fait, qui est Marciel ?
C’est un peu Tintin. Un Tintin un peu naïf, un peu provocateur, mélange de campagnard intuitif et d’intello scientifique. C’est un peu deux aspects de moi. Ce qui m’a donné, dans un spectacle, l’idée de me dédoubler et de jouer avec moi grâce à l’écran
Vous vous installez au théâtre Colbert du 8 au 29 avril. Comment avez-vous atterri à Toulon ?
Je jouais l’an dernier un spectacle au théâtre Toursky de Marseille, « Marciel l’illuminé ». Je devais jouer quelques jours pendant les fêtes de Noël. Ca a tellement bien fonctionné que j’y suis resté trois mois ! Jérôme Leleu et Pascal Lelli sont venus me voir et m’ont proposé de venir jouer deux soirs au Colbert. Ca a très bien marché, j’ai aimé aussi bien la salle que les deux bonshommes, l’investissement de Pascal et son histoire m’ont touché et lorsqu’ils m’ont proposé de m’y installer plusieurs jours, j’ai dit oui
Ce spectacle, ce sera quoi ?
Un truc étonnant et fou. Un type arrive dans un lieu sans décor, sans texte. Il ne sait pas ce qu’il fait là, est étonné de voir une caméra et des gens qu’il ne connaît pas et le regardent bizarrement. A partir de là, tout peut arriver et je joue sur l’illusion, la poésie, l’humour, la déconnade, avec des musiciens qui seront sur scène, avec des extraits de mes spectacles. Il n’y a pas vraiment d’histoire, ça n’est pas cohérent du tout et si c’est casse-gueule… tout est entièrement assumé !
C’est la liberté totale et un défi !

Propos recueillis par Jacques Brachet

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A partir du 08 avril. Du Mercredi au samedi à 20h30. Les dimanches à 15h00
Théâtre Colbert – 34 Rue Victor Clappier83000 – Toulon – Tel : 04 94 64 01 58
Samedi 08/04 – 20h30 – Dimanche 09/04 – 15h00 – Mercredi 12/04 – 20h30 – Jeudi 13/04 – 20h30 – Vendredi 14/04 – 20h30 – Samedi 15/04 – 20h30 – Dimanche 16/04 – 15h00 – Mercredi 19/04 – 20h30 – Mercredi 26/04 – 20h30 – Jeudi 27/04 – 20h30 – Vendredi 28/04 – 20h30 – Samedi 29/04 – 20h30

Sanary – Théâtre Galli
Portrait craché de Véronique GENEST

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S’il est une comédienne populaire, c’est bien Véronique Gesnest, tous âges confondus.
Durant 22 ans elle fut Julie Lescaut avec un succès jamais démenti. La preuve étant que les derniers épisodes rassemblaient 7 millions de téléspectateurs !
Mais 22 ans, c’est long et il était temps pour Véronique de passer à autre chose. Ce qu’elle fit.
Et la voilà pour la première fois en tournée théâtrale avec une pièce signée Thierry Lassale, « Portrait craché », entourée de Maxime, Julien Cafaro, Carolline Devismes et Nicolas Leguen.
Avant qu’elle ne passe, vendredi 7 avril au Théâtre Galli de Sanary, j’ai voulu en savoir un peu plus.

« C’est – me confie-t-elle – une pièce qui a énormément bien marché à Paris et que nous emmenons en tournée depuis la rentrée de septembre avec un énorme succès. Toutes les salles sont pleines, les gens hurlent de rire, c’est de la folie… Nous somme même désolés d’arrêter. Mais peut-être la reprendra-t-on plus tard.
Alors… racontez !
C’est un vaudeville moderne ou les portes claquent, les quiproquos s’enchaînent, les dialogues font mouche. C’est l’histoire de Marie – en l’occurrence, moi ! – qui a fait un bébé toute seule… Enfin presque puisque son mari disparaît à la naissance de son fils, qu’il ne verra jamais.. Jusqu’au jour où ce fils lui présente sa petite fiancée puis ses parents… dont le père n’est autre que son propre père ! Comment déjouer le quiproquo sans avouer la situation. De mensonges en mensonges, l’affaire va prendre un tour totalement fou. Sans oublier un plombier qui s’en mêle et dont la femme est fan de Céline Dion et la nouvelle femme de mon ex mari qui est animatrice sur Radio autoroute et a une vénération pour Lucien Jeunesse !
Vous voyez, il n’y a pas de quoi s’ennuyer et le public réagit divinement bien.

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C’est une pièce que Thierry Lassale avait, je crois, écrite pour Jacqueline Maillan ?
A l’époque, il avait proposé un pitch à Jacqueline Maillan mais entre temps elle a disparu. Le temps passant, il a pensé à moi, pensant que j’avais le tempérament de Maillan. Et il m’a proposé la pièce une fois écrite Ce qui est très flatteur pour moi. Elle m’a plu tout de suite, j’ai trouvé le texte très intéressant, j’avais envie de faire du théâtre et j’ai dit oui !
Et ça vous a plu ?
Vu le succès et le plaisir que j’en ai, j’espère ne pas quitter la scène de sitôt. J’ai d’ailleurs déjà un projet pour 2018. Une pièce anglaise qui s’appellera « Face à face » et que je jouerai avec Martin Lamotte.
Il y a eu le succès de « Julie Lescaut ». 22 ans, comment avez-vous tenu le coup ?
La série était bien écrite, elle avait beaucoup de succès, l’équipe était formidable. A la fin, les scénarios commençaient à moins me plaire, on commençait à s’user, à être moins performants. Mais ce n’est pas nous qui avons décidé de l’arrêt de la série.
Est-ce que ça n’a pas un peu freiné vote carrière cinématographique par exemple ?
Certainement, c’est possible, surtout qu’en France on a l’étiquette télé, cinéma, théâtre et il n’est pas facile de changer ça ! C’est très français. Mais j’ai toujours fait des choses qui me plaisaient et que j’ai choisies. On me propose de temps en temps un rôle au cinéma mais si c’est pour servir la soupe, ça ne m’intéresse pas. Si un jour le rôle est beau, le sujet intéressant, je n’hésiterai pas à faire des bouts d’essai s’il le fallait. Si ça vaut le coup, je plongerai, même pour trois scènes, à condition qu’elles soient belles, utiles au film et intéressantes.
Vous venez de jouer pour France 3 « La bone dame de Nancy » réalisé par Denis Mallaval, avec Yann le Bolloch. C’est très différent de ce qu’on vous propose !
Oui et ça me plait. J’aime surprendre et être surprise. L’histoire était intéressante. Il y avait un beau texte aussi. J’ai travaillé deux ans sur ce personnage et je suis heureuse du résultat.

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Vous avez fréquenté beaucoup de chanteurs : Moustaki, Johnny dans la série « Lansky », Fugain avec qui vous avez enregistré un duo et quelques autres.
N’avez-vous pas eu envie de chanter ?

J’avais surtout envie de jouer la comédie. Et puis, dans ce milieu, on côtoie tout le monde et c’est souvent l hasard. Moustaki était un ami. Il m’a hébergé deux ans lorsque ma co-loc m’a virée parce qu’elle avait un petit copain. Je suis partie en tourné avec lui et pour m’amuser j’ai fait la choriste. Pour Fugain, après notre duo, il m’a écrit des chansons. Ca ne m’a pas intéressé plus que ça et j’ai préféré jouer que chanter. Et je ne voulais pas être opportuniste. Je ne l’ai pas regretté.
Alors, aujourd’hui c’est le théâtre qui vous passionne ?
C’est vrai que j’y ai pris goût et je ne veux plus en rester éloignée longtemps. Je vais m’arranger pour ne plus y être absente. Après « Portrait craché », je vais donc repartir en tournée avec « Face à face » avant de jouer la pièce à Paris. J’espère qu’elle aura le même succès. Le metteur en scène sera le même que pour « Portrait craché » : Thomas le Douarec.
J’espère que le public me suivra comme il m’a suivie sur cette tournée.

Propos recueillis par Jacques Brachet

 

 

Line RENAUD
« Ma passion : mon métier – Mon amour : le public »

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Line Renaud est un phénomène.
89 ans au compteur, toujours belle et énergique, toujours battante et passionnée et toujours dans le feu de l’actualité car elle n’arrête jamais, quand ce n’est pas sur scène, c’est sur grand ou petit écran, à moins qu’elle ne prenne la plume pour nous écrire une histoire. La sienne.
Après le succès de la pièce adaptée par Didier Kaminka « Pleins feux », qu’elle a joué au théâtre Hébertot, mise en scène par son complice Ladislas Chollat et qui est passée en direct sur France 2, on la retrouve sur France 3 dans un épisode de « Magellan » aux côtés de Jacques Spiesser, mais aussi le samedi 25 mars sur France 2 pour une soirée « Sidaction » au Moulin Rouge, association dont elle s’occupe toujours avec courage et conviction.
Mais surtout il ne faudra pas la manquer, le jeudi 23 Mars sur France 3 dans un magnifique film signé Xavier Durringer « Rappelle-toi ».
Pour l’occasion, on s’appelle, comme on le fait souvent depuis des années, lorsqu’on ne s’écrit pas.

« Mon cher Jacques, c’est l’une des plus belles histoires, l’un des plus beaux rôles qu’il m’ait été de jouer depuis « Suzy Berton ».
Alors… raconte-moi tout, Line !
C’est une histoire forte, un rôle à la fois très difficile et magnifique. L’histoire de Mado, une femme de mon âge, qui revient à Brest où elle est née, dont elle est partie à 16 ans et qu’elle retrouve après 58 ans d’absence
Pourquoi ?
Elle fut une syndicaliste communiste à la SNCF mais surtout elle fut une résistante. A 16 ans à peine elle était en première ligne et, avec deux amies, elle combattait les Allemands et faisait sauter des ponts. Lorsque le film commence, on lui remet une médaille pour ses faits de résistance. Son mari assiste à la cérémonie mais, plus âgé qu’elle et très ému, il décède.
Quatre jours après, elle annonce à sa petite-fille qu’elle part en voyage, retrouver Brest mais aussi à la recherche d’un homme, sans vouloir lui en dire plus.
Va-t-elle le retrouver ?
Oui mais je ne peux pas tout te raconter ! Elle retrouve Brest avec nostalgie. Un Brest qu’elle a du mal à reconnaître après tant d’années et les bombardements de la guerre. Avec l’aide d’un chauffeur de taxi, elle essaie de retrouver les lieux de son enfance et de son adolescence. Elle retrouvera cet homme mais qui es-il ? Pourquoi le recherche-t-on ?… Tu le sauras, et les téléspectateurs aussi en regardant le film !
C’est, je crois, tiré d’une histoire vraie ?
Oui, Mado a existé. Je suis même allée sur sa tombe où d’ailleurs n’apparaît que le nom de son frère. Mais là encore, tu sauras pourquoi en voyant le film.
Nous sommes restés deux mois à Brest pour le tournage et ce fut à la fois beaucoup de joie et d’émotion que de revenir sur les pas de cette héroïne. Crois-tu au hasard ? aux coïncidences ?

 

Line RENAUD

Rappelle-toi

Pourquoi me demandes-tu ça ?
Pour deux choses : la première est que, sur le tournage, il y avait un technicien d’une soixantaine d’années qui a connu cette femme. Très ému, il m’a dit : « Elle serait heureuse de savoir que vous l’incarnez car elle vous aimait beaucoup. Elle avait tous vos disques ! »
Belle histoire, non ?
Et autre coïncidence : alors que le film passera le 23 mars à la télévision, le même jour le président de la République m’élèvera au titre de Grand Croix dans l’Ordre National du Mérite. Ce sera un grand moment d’émotion et je penserai très fort à ma mère qui fut une résistante.
Alors, en parallèle avec ce beau film, tu viens de sortir un livre paru chez Robert Laffont, avec la complicité de Bernard Stora, avec qui tu avais déjà écrit « Et mes secrets aussi ». Le livre s’intitule « Une drôle d’histoire »… Autre que drôle, elle est incroyable !
C’est en fait une histoire que j’ai vécue. Celle de Jenny, une jeune fan de 16 ans qui entre un jour dans ma loge du Palais Royal et qui, sans que je m’en rende compte, va pernicieusement entrer dans ma vie. A tel point que je vais l’inviter chez moi à « La Jonchère » et que, peu à peu, va se rendre indispensable, va s’y installer et prendre ma vie en main. Mais avec tellement de finesse, d’intelligence, sous des dehors de fan timide et énamourée, qu’elle va manipuler tout le monde. Au point que j’envisage de lui faire un viager pour y abriter la fondation Loulou Gasté-Line Renaud que j’envisage de créer.
Cette histoire va durer dix ans avant qu’on ne découvre le pot aux roses…
C’est un véritable thriller psychologique, un superbe scénario qui pourrait inspirer Bernard Stora !
C’est vrai. Ce qui est fou, c’est que je n’ai rien vu venir, même si, quelquefois, je me suis posé la question de savoir si elle n’était pas mythomane ! Mais je l’ai faite tester auprès de mes plus proches amis et tous étaient d’accord pour dire que j’avais trouvé la perle rare, que j’avais de la chance car elle était un véritable cadeau du ciel. En fait, elle a trompé tout le monde !
A-tu eu de ses nouvelles ?
Non, depuis qu’elle a quitté la maison, je ne l’ai plus revue mais je suis sûre qu’elle lira le livre et j’espère surtout qu’elle ne s’attaquera pas à quelqu’un d’autre. Je pense hélas qu’elle risque de continuer car c’est une grande malade, une grande manipulatrice. Elle est très forte et très dangereuse. »

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Mais tout est bien qui finit bien et ce n’est pas cette histoire qui, quoique douloureuse, arrêtera l’énergie, l’optimisme et la passion de vivre et de travailler de notre indestructible Line. D’ailleurs, déjà, elle pense au tournage du prochain film de son complice Dany Boon puisqu’elle sera au générique de « Une jolie ch’ite famille ».
Mais qu’est-ce qui fait courir Line ? Lorsque je lui pose la question, elle me répond, avec un beau sourire et son magnifique regard bleu :
« C’est à la fois dans ma nature et, Dieu merci, après quelques petits ennuis de santé, je suis en peine forme. Faire ce que je fais, c’est une passion et en plus, j’ai la chance d’avoir un public fidèle et aimant. Je l’adore et il me le rend bien.
Alors… rien que pour ça, je continue ! »

Propos recueillis par Jacques Brachet