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Sanary – Les Disques d’Or… au féminin !

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Toute l’équipe des Sanary Animations et le jury des Disques d’Or

C’est devenu une tradition : chaque été, Noël Lebrethon, président de Sanary Animations, propose au public un concours de chant «Les Disques d’Or». Concours très couru des amateurs, aussi bien varois que vacanciers et Dieu sait s’ils sont pléthore !
Certains viennent pour le plaisir de chanter, d’autres pour faire plaisir à la famille et aux amis, d’autres encore espèrent que ce sera le marchepied d’une future carrière. D’ailleurs, plusieurs d’entre eux passant à Sanary, se sont retrouvés en compétition à l’émission «The Voice»
Beaucoup d’appelés mais peu d’élus, c’est la loi de la jungle musicale mais on peut quand même citer en exemple celle qui reste le symbole de ce concours : Hélène Ségara.
Mais ce concours reste malgré tout un jeu bon enfant présenté depuis des années par Yves Julien à la faconde toute provençale et mettant en confiance certains concurrents un peu stressés.

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Encore des dames à Sanary Animations… et quelques hommes : Yves Julien et Noël le Brethon

Cette année, à la demande d’un public nombreux, Noël, dit «Nono» avait décidé que les concurrents chanteraient en français et c’et une bonne chose car beaucoup chantaient avec plus ou moins de bonheur en anglais alors que nous avons un répertoire français on ne peut plus riche et des auteurs et compositeurs de grand talent. D’ailleurs il est un peu dommage que beaucoup de filles se cristallisent sur Piaf ou Céline Dion, tant il y a de magnifiques chansons à interpréter.
A propos de filles, la grande surprise de cette année a été le manque de mecs… Où sont-ils passés ?
Sur la sélection des juniors, huit filles en finale  et pour les adultes trois hommes pour treize filles !
Et le palmarès est 100% féminin !
Chez les juniors, sont arrivées dans le trio de tête :
3ème : Liu-Jane Jacotot qui a interprété «Alors regarde» de Patrick Bruel
2éme : Lola Martin-Teissère qui a interprété «Vole» de Céline Dion
1ère : Laly Docq qui a interprété «Ordinaire» de Robert Charlebois, version… Céline Dion !

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Liu-Jane Jacotot – Lola Martin-Teissère – Laly Docq

Chez les adultes :
3ème : Cécile Labadens qui a choisi «Hananera», tiré de l’opéra de Bizet «Carmen» et ça, ça fait du bien !
2ème : Stella Cino qui a chanté «Le blues du businessman» de l’opéra-rock «Starmania»
1ère : Manon Maley qui a interprété «Quand on n’a que l’amour» de Jacques Brel.
Chacune a reçu un trophée des bons d’achat de 100 à 200€ et pour la gagnante et un week-end à la Neige à la station de Puy St Vincent, sponsor de la manifestation et fidèle depuis des années.
Six voix magnifiques et l’on est étonné d’entendre, surtout chez les juniors qui ont 11/12 ans des voix aussi amples, des notes si élevées et si justes. Vraiment nos six finalistes nous ont époustouflés et ont époustouflé le jury qui, comme chaque année, se retrouvait avec joie : Nadine et Claude Millour (Guitar ZZ), Daniel Darigot qui s’occupa durant des années à la Ciotat des animations musicales, Jean-Michel et Geneviève Machto, respectivement musicien et productrice, Brigitte Benabida, responsable culturelle à la Ciotat et moi-même.

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Cécile Labadens – Stella Cino – Manon Maley

Ce fut une belle cuvée 2019 avec seulement une petite critique : la venue sempiternelle de certains candidats que l’on retrouve chaque année, certains n’ayant pas leur place dans ce concours qu’ils ne gagneront jamais et enlevant la place à d’autres qui ne peuvent pas s’inscrire. On aimerait un peu plus de sang neuf et surtout une sélection un peu plus sévère… A bon entendeur, Nono !!!
A noter aussi que quelques jeunes n’ont pas voulu s’inscrire parce qu’ils ne pouvaient pas chanter en anglais. Mais bon sang, on est en France et si un jour ils arrivent à être produits, leur disque se fera en français. Sans compter que souvent, ils chantaient sans connaître le sens de la chanson et dans un anglais très approximatif. SI si… c’est arrivé !

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Alors, vive la France et les chansons françaises et bravo aux six finalistes méritantes et talentueuses !

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Jacques Brachet

Luq HAMETT ou la passion théâtre

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Que serait le festival  In Situ» sans Luq Hamet qui, tous les ans nous amène de belles pièces pour rire et pour pleurer.. de rire ?
Il n’y a pas plus sympathique et simple que lui. Plus passionné aussi car le théâtre, il l’a dans la peau, il le défend depuis 35 ans.
Comédien, metteur en scène il est aussi un grand patron de théâtre pour une petite bonbonnière de 132 places exactement : le théâtre Edgar.
De retour à Carqueiranne, il nous a proposé deux pièces cette année : «C’est pourtant simple» de Sophie Brachet avec Marion Game et «Ciel, ma belle-mère» d’après Feydeau, avec David Martin et il a fait mouche une nouvelle fois en faisant se tordre de rire deux salles pleines.
Comment es-tu devenu comédien, Luq ?
J’ai écrit mon premier one man show à 16 ans : « Moi, je craque, mes parents raquent». Ca a marché car j’avais déjà cette envie de devenir comédien. En 83 j’ai fait une audition au Point Virgule… où j’ai joué trois ans !
Entre temps, on m’a proposé de faire du doublage et à partir de là, j’en ai fait beaucoup : j’ai fait la voix de Michaël J Fox pour «Retour vers le futur», je le double toujours, j’ai été la voix de Roger Rabitt, de Mozart dans «Amadeus»,  j’ai doublé Jason Priestley dans «Beverley Hills» de 1990 à 2000, j’étais le calife dans « Iznogoud » et bien d’autres…

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Tu doubles toujours Michaël J Fox ?
Oui, il travaille moins à cause de sa maladie mais il a toujours un immense fan club qui se réunit au Canada. Le 19 octobre ils seront à Paris pour l’anniversaire des 30 ans de «Retour vers le futur 2»
La soirée s’intitulera «Retour au grand Rex»
La postsynchronisation c’est en fait ton vrai métier ?
C’est une partie de mon métier car il faut être à la base comédien pour en faire. Mais j’ai toujours varié les plaisir en écrivant des pièces, en jouant, en mettant en scène. J’ai même fait de la télé en travaillant avec Dorothée à «Récré A2», de 90 à 96 j’ai animé l’émission «Hanna-Barbera  Ding dong», je travaille sur «les cahiers d’Esther», nombre de dessins animés français comme « Tom Tom et Nena »
Comédien, metteur en scène, aujourd’hui tu as un théâtre…
J’ai aussi une maison de production, une société de constructions de décors «Les ateliers de décors» et nous sommes en train de créer les décors de  «La dame de chez Maxim’s» que va mettre en scène Zabou Breitman…
C’est de la boulimie !
C’est surtout le meilleur moyen d’être totalement libre. En ayant tous les outils de travail.
Alain Malet avait créé en 75 le Théâtre Edgar et le Café d’Edgar dans le 14ème, 58 rue Edgar Quinet, d’où son  nom. En 2014 ils étaient à vendre et je ne les ai achetés qu’à la condition de n’en faire qu’un théâtre. Il possède 132 places, a une scène de huit mètres d’ouverture, nous y présentons deux pièces différentes, une à 19h, l’autre à 21h, le week-end nous proposons des spectacles jeune public et une troisième pièce le dimanche. C’est ouvert sept jours sur sept, le prix des places est de 25€ et de 15€ sur Internet. Nous ne jouons que des comédies familiales afin que tout le monde y trouve son compte et puisse venir au théâtre.
Dès le mois d’octobre nous présenterons pour trois mois la pièce que nous avons créée à Carqueiranne «Ciel, ma belle-mère». C’est mon épouse Emmanuelle qui a fait l’adaptation de cette pièce de Feydeau qui s’appelle «Le mariage de Barillon». Je trouve l’argument formidable et j’espère que le public s’amusera autant que nous.

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C’est ce qui s’est passé «In Situ» avec une troupe on ne peut plus joyeuse et soudée, une vraie famille comme nous l’ont dit les comédiens.
Et après Paris, une tournée se prépare… Que demande le peuple ?

Propos recueillis par Jacques Brachet

Du Liberté – Toulon au Théâtre l’œuvre – Marseille
« Homo, ça coince… »

Premières nationales : jeudi 23 et vendredi 24 mai 2019 à 20h, Le Liberté, scène nationale, Toulon, puis mercredi 28, jeudi 29, vendredi 30 mai 2019 à 20h, Théâtre de l’œuvre, Marseille.

Communiqué Homo ça coince

Homo ça coince ! Voilà qui est dit.
À travers sa dernière création, le Collectif « Manifeste Rien » persévère et signe en poursuivant sa lutte contre les toutes les formes de discriminations. Ici, tout en s’inspirant des écrits de sociologues, d’anthropologues et de romancières, le Collectif s’amuse à déconstruire la question du masculin-féminin. Un sujet qui lui tient particulièrement à cœur et déjà abordé dans plusieurs de ses autresmises en scène, notamment Chacal, fable de l’exil et La domination masculine.
Du tabou au débat, Homo ça coince ! nous propose une réflexion sur les identités hétéro et homosexuelles telles que vécues à nos époques contemporaines, des années 1990 à nos jours.
Un one man show corrosif issu des sciences humaines
En s’appuyant sur les textes du socio-anthropologue Laurent Gaissad ainsi que ceux de Sam Bourcier, Gilles Dauvé, Virginie Despentes, Erving Goffman, Guy Hocquenghem, Wilhem Reich et Monique Wittig, « Manifeste Rien » n’a absolument pas choisi la facilité.
Tous ces auteurs n’ont jamais mâché leurs mots pour étudier, expliquer, dénoncer les situations vécues par les homosexuels hommes et femmes tout comme les hypocrisies, assimilations, stigmatisations. Conscients et provocants, parfois même considérés comme sulfureux, ces « intellectuels » ne s’en laissent pas compter et nous permettent tout simplement de poser d’autres regards sur la société d’aujourd’hui.
Le Collectif a choisi d’illustrer leurs propos de telle façon qu’en une heure de temps, chaque spectateur, quelle que soit son orientation sexuelle ou son origine sociale, puisse s’approprier une réflexion alimentée par une mise en scène alliant l’humour et la poésie. Alors, ça grince toujours ?

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La performance du comédien Olivier Boudrand mêle les archétypes du divertissement contemporain aux techniques traditionnelles du théâtre populaire (conte, mime, cabaret)
Quelle place est réservée à la rencontre homosexuelle dans nos villes ?
Comment les homosexuels sont-ils invités à »s’hétéronormer » pour grossir les rangs de la productivité ? Comment les municipalités exploitent-elles la cause LGBT et font-elles du « pinkwashing » pour servir aux mieux leurs intérêts ? Qu’est-ce qu’être gay ? Lesbienne ? Bisexuel ? Trans’ ? Queer ? Doit-on définir l’autre par le prisme de sa sexualité ?
Face à ces interrogations, vont se croiser points de vue, expériences, scènes de vie burlesques et quotidiennes. Ainsi, des personnages se rencontrent, s’aiment et s’affrontent : un monsieur Loyal, une transgenre franco-argentine, une famille marseillaise, des homophobes & homo-refoulés, un grand bourgeois parisien, une goudou de Belleville… parfois tous clients du même bistrot du coin.
Olivier Boudrand interprète les différents personnages, mais il joue également les lieux où se déroulent l’action, tels le bistrot où rivalisent la machine à café et le flipper, l’appartement marseillais en surplomb de la place Sébastopol ou bien encore l’Assemblée nationale et ses déchirements quant au mariage pour tous.
Une mise en scène de Jérémy Beschon.
Écriture de Jérémy Beschon avec la collaboration de Virginie Aimone (comédienne), Olivier Boudrand (comédien) et Laurent Gaissad (chercheur).

https://www.theatre-liberte.fr reservation@theatre-oeuvre.com

35ème édition du Festival de Ramatuelle
Michel Boujenah avare et directeur artistique !

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Le restaurant les Jumeaux ayant vécu, c’est un autre lieu qui devient le quartier général du Festival de Ramatuelle : la Séréna, sur la plage de Pampelone, chaleureusement accueillis par son directeur Térence Turchi-Fridrici et bien évidemment la présidente du Festival, Jacqueline Franjou, Michel Boujenah, son directeur artistique et toute leur équipe.
Avant d’attaquer le programme de la 35ème mouture du festival, Michel nous parle de son projet immédiat qui démarrera mardi prochain pour dix-huit représentations, au théâtre Athéna d’Antibes : « L’avare » de Molière.
Invité par son directeur Daniel Benoin, c’est une création qui prend en ce moment toute la tête et tout le temps de notre ami qui y est en pleine répétitions.
« En ce moment, je vis avec Harpagon, il m’a envahi, il me prend la tête, le corps, le cœur et du coup, passer une journée à Ramatuelle me fait le plus grand bien.
Mais bon, j’ai accepté, alors que je devais être en vacances et que j’ai encore quelques dates de mon one man show. Mais je ne pouvais pas rater un tel rôle car je crois que je vais jouer le personnage le plus riche que j’aie eu à interpréter. C’est Daniel Benoin qui me l’a proposé, qui en a fait les décors qui sont somptueux. L’équilibre décor/jeu est à tomber par terre.
Harpagon est un personnage incroyable à jouer car en fait ce n’est pas un radin mais un homme malheureux. C’est un personnage que j’aime, même s’il est détestable. Il est ambigu et difficile à cerner. Michel Bouquet qui l’a beaucoup interprété m’a dit qu’il avait mis quinze ans à le comprendre ! « .

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On sent tout à la fois la passion, l’exaltation et… le stress que Michel a à entreprendre cette belle aventure.
Mais revenons au Festival de Ramatuelle qui se déroulera donc du 1er au 11 août, avec, pour entrée en matière, les Nuits Classiques qui se dérouleront juste avant, les 27, 28 et 30 juillet, dont on reparlera avec Jacqueline Franjou.

« Pour débuter, le 1er août, nous avons choisi un chanteur au charme certain, à la voix de velours, aux yeux revolver : Marc Lavoine. C’est un artiste à la fois affirmé et atypique, chanteur et comédien attachant, élégant, discret, qui a su mener une carrière sans faille et a su traverser les décennies. J’adorerais le diriger dans un film. Son seul défaut : il est plus beau que moi et ça m’énerve ! Mais il va bien dans le cadre de Ramatuelle.
Le 2 août, nous recevrons ceux qui sont devenus les pensionnaires de festival : Philippe Lellouche, Christian Vadim, David Brécourt pour la pièce de et mise en scène par Philippe : « Le temps qui reste ». Ils sont beaux (encore !), talentueux et les recevoir c’est un peu comme une série dont on suivrait chaque épisode. Quant à la petite nouvelle, Mélanie Page, elle est belle et joue magnifiquement.

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Et voilà que le 3 août revient Virginie Hocq. Elle était venue pur la soirée de l’humour et avait, la pauvre, dû patient jusqu’à minuit pour entrer sur scène. Cette fois elle vient pour la pièce d’Emmanuel Robert-Espalieu « C’était quand, la dernière fois ? » avec Zinedine Soualem. Virginie est l’une des comédiennes les plus douées de sa génération. On va la découvrir sous une autre facette.
Le dimanche 4 août, nous recevrons « La légende d’une vie », une superbe pièce de Stephan Zweig, avec deux remarquables comédiennes : Macha Méril et Natalie Dessay. Avec aussi Bernard Alane, Gaël Girodeau et Valentine Galey. C’est une grande pièce à la fois exigeante et populaire, comme quoi les deux peuvent aller ensemble. J’ai vu la pièce alors que Michel Legrand, le mari de Macha, était encore là. Il venait de faire un disque et un spectacle avec Natalie Dessay et les retrouver toutes les deux est très émouvant. Je suis très heureux d’accueillir cette pièce.
Sans le faire exprès nous avons cette année nombre de spectacles qui ont reçu un Molière, alors qu’on les a signés avant, ce qui nous fait très plaisir et prouve que Jacqueline et moi avons bon goût et qu’on a du flair ! Nous essayons de donner du plaisir aux spectateurs sans tomber dans la facilité, en étant exigeants et en offrant la qualité. Et si « La machine de Turing » de Benoît Solès n’a pas encore eu de prix, ça ne saurait tarder. C’est pourquoi nous la présenterons le lundi 5 août. J’espère que le public nous fera confiance et viendra la découvrir.
Que dire de Zazie, qui viendra le mardi 6 août, sinon que, comme Marc Lavoine, je la voulais depuis longtemps. Elle vient de sortir un magnifique album et nous prouve à chaque fois qu’elle est une grande artiste.
Le mercredi 7 août, nous aurons la pièce de François Bégaudeau « Le lien » avec Pierre Palmade et Catherine Hiegel. Duo inattendu et surtout grand risque pour Pierre qui sort des personnage que l’on connaît, auprès d’une comédienne hors pair qui est, mieux qu’une Rolls, une Bentley ! Elle est incroyable et vient à Ramatuelle pour la première fois. C’est une histoire de famille, sujet que j’aime particulièrement avec une confrontation frontale incroyable. C’et à la fois drôle et émouvant. La pièce se passant dans un appartement avec un décor important, du coup je le fais jouer dans un jardin !
Alors qu’à Paris, il y a 150 humoristes qui jouent chaque soir, ceux qui ont du talent sont quelquefois noyés dans la masse. Caroline Vigneaux, qui viendra présenter son one woman show « Croque la pomme » le jeudi 8 août, est un vrai talent. Elle est drôle, intelligente, gonflée sans jamais être vulgaire et en plus, elle est belle. Elle porte la parole des femmes et ça ne rigole pas, elle y va… et on rigole ! Elle viendra accompagnée en première partie d’Elodie Pou dont on commence à beaucoup parler.
Vendredi 9 août, un habitué, Nicolas Briançon, revient vendredi 9 août en compagnie d’Anne Charrier, François Vincentelli et Sophie Artur avec une pièce increvable qu’il met aussi en scène : « Le canard à l’orange » . Ils y sont magnifiques et drôles et on sent leur complicité et leur plaisir à la jouer.

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Michel, Jacqueline, Terence (foulard) et les autres, sponsors et équipe du festival

Samedi 10 août, c’est Richard Berry qui viendra, seul en scène présenter « Paidoiries – Je vous demande l’impossible ». C’est Matthieu Aaron qui a rassemblées des plaidoiries, choses qu’on ne peut jamais lire. Il a choisi cinq affaires judiciaires signées entre autres Gisèle Halimi, Paul Lombard, Jean-Pierre Mignard… Certains avocats sont de véritables comédiens, Richard Berry incarne un excellent avocat.
Enfin, le dimanche 11 août, la clôture sera étincelante et c’est la surprise que je vous réservais puisque Gérard Depardieu en personne viendra chanter Barbara. Je l’ai beaucoup supplié car au départ il voulait arrêter de jour ce spectacle. Il ne pensait pas qu’il aurait un tel succès. Je l’avais rencontré sur un tournage et durant celui-ci, ma mère lui avait confectionné un couscous dont il se souvient encore ! Ce fut une soirée mémorable et ça a dû aider à le décider. Quant à Barbara, j’avais été voir son spectacle et elle m’avait subjugué. Allant la voir en coulisses pour lui dire : « Laissez-moi vous aimer », je n’en eus pas eu le temps. Elle m’a pris dans ses bras et m’a dit : Alors, où tu en es ? ». Ce fut un grand moment.
Grand moment aussi, comme à chaque fois, que de retrouver l’ami Boujenah, si volubile, si sincère, si sensible, si passionné, si fidèle aussi.
Tout à sa pièce et son festival, il en a retardé, au grand dam de ses producteurs, le film dont il a terminé le scénario « Frères » et qu’il devrait tourner… Dès que possible. Seule certitude. S’il démarre à Paris, il se terminera dans la région. Nous y serons… dès que possible !

Propos recueillis par Jacques Brachet
Photos Christian Servandier

La Seyne sur Mer – Cercle des Travailleurs
Jazz à la Philharmonique

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Le Cercle des Travailleurs, association créée en 1878, très active jusque dans les années 70, relance depuis une dizaines d’années des activités en organisant des concerts, des repas hebdomadaires le jeudi midi, en mettant également ses locaux à la disposition d’autres associations.
En 2016, Le Cercle des Travailleurs déménage et s’installe sur la place Bourradet où il crée le bar associatif La Quadrature, qui continue les mêmes activités.
Depuis Novembre 2018, grâce à un partenariat avec la Société Philharmonique La Seynoise, présidée par Frédéric Denoyer, Le Cercle organise des « Concerts A La Philharmonique », clin d’œil à Norman Granz et son « Jazz at the Philharmonic », tous les 1er samedis du mois, plus 2 samedis supplémentaires, dont le deuxième sera le 23 mars 2019. Ces concerts reçoivent le nom, selon le type de musique, de Jazz à la Philharmonique (JALP), Rock à la Philharmonique (RALP), Chanson à la Philharmonique (CALP) …
Cette salle est la propriété de la Société Philharmonique La Seynoise qui se prépare à fêter le centenaire de sa construction en 2021. La Seynoise a été créée en 1840. Avec le Cercle des Travailleurs, ce sont les deux plus anciennes associations de la Seyne sur Mer.
Lors des « Concerts à La Philharmonique » un décor et des lumières intimistes procurent une ambiance chaleureuse de cabaret. Les bénévoles de l’association proposent une petite restauration légère et tiennent une buvette.
La programmation vise à valoriser la scène locale et régionale, y compris quand les musiciens locaux ont acquis une audience internationale.
Nous voulons souligner également que beaucoup d’artistes qui sont programmés le fond à titre amical, pour soutenir l’association du Cercle des Travailleurs.
La saison s’arrête au mois de juin, quand commence le programme municipal des Vendredis de Bourradet..
Ajoutons que la vie du Cercle est assurée par 15 bénévoles passionnés et généreux.
Pour ce qui est de la musique la programmation est proposée par Eric Marro, et plus particulièrement le jazz.

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Virginie Teychené & Gérard Maurin – Lionel Belmondo

Pour 2019 rien que des grosses pointures :
* le 2 mars : La chanteuse Virginie Teychené, l’une des meilleures chanteuses de jazz d’aujourd’hui, encensée par toute la presse spécialisée ; elle a connu de magnifiques succès dans les grands festivals. Elle sera accompagnée par deux autres musiciens de poids, Gérard Maurin à la contrebasse et à la guitare, Stéphane Bernard au Fender Rhodes, pour un nouveau répertoire, du blues avec « I gotta right to sing the blues ».
*le 23 mars : « In the Mood for Chopin » avec Jean Cortes à la contrebasse, Claudio Céléda au piano, Piero Iannetti à la batterie. Jean Cortes connaît Chopin sur le bout des doigts ; il a osé interpréter le grand Frédéric en jazz par des arrangements exceptionnels. Pari gagné, c’est une grande réussite. Un « bœuf » ouvert à tous les musiciens se tiendra après le concert. Avis aux amateurs.
*le 6 avril : Lionel Belmondo, Thomas Bramerie + Feat. Ils sont archi connus, et comptent parmi le gotha du jazz. Ce sont des enfants du pays, venant de l’école de musique d’Yvan Belmondo, le père.
*le 4 mai : Christophe Dal Sasso Syvian Ghio + Feat (invités). Christophe Dal Sasso se fit connaître avec le « Grand Huit ». Il est maintenant reconnu comme un des meilleurs arrangeurs pour Big Band ; il est à la tête d’une belle discographie.
*le 1er juin : La chanteuse Missko & Friends pour de la grande chanson française.
Comme on le voit, c’est une programmation à faire pâlir de jalousie les grandes scènes. Cet exploit repose sur l’amitié ; les artistes perçoivent 30% de la recette, ce qui est généreux si la salle d’une jauge de 150 places était pleine à chaque fois. Hélas on en est loin. Si on veut continuer à voir venir à la Seyne sur Mer de tels artistes, il est vital qu’un public nombreux assiste à ces concerts, afin également de permettre au Cercle des Travailleurs de développer ses activités. Alors…ils vous attendent !

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Serge Baudot
La Philharmonique – salle Edouard Aillaud, 7 boulevard Charles Gounod à La Seyne sur mer.
Les concerts ont lieu à 20h.
Réservation par texto au 06 42 33 11 33 – Tapez code CALP10 et indiquez votre nom et le nombre de personnes. On peut venir sans réservation.

St Cyr sur Mer
Les cigognes au pays des cigales !

GRAND MARCHÉ DE TERROIR ET DE NOËL ALSACIEN – 14e édition
DU VENDREDI 12 OCTOBRE A 15H AU DIMANCHE 14 OCTOBRE 2018 A 18H
Boulodrome Henri Salvador – Centre-Ville/parkings gratuits à proximité

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Les Cigales accueillent pendant trois jours festifs leurs amies Cigognes sur le Boulodrome Henri Salvador, en centre-ville.
Une vingtaine de stands tenus par des Alsaciens offrent un bel éventail de produits du terroir et spécialités alsaciennes : charcuterie, lard, palette fumée, viande fumée, fromages, biscuits, pains d’épices, nougat, bretzels, kougelhopfs, crémantaises, bredeles, gâteau Hansi, tartes flambées, tartines, pains de campagne, tartines au Munster, burgers alsaciens…confiture, miels, jus, nectars, foies gras, vins d’Alsace, bières artisanales, poteries et moules, préparation pour pâtisserie, nappes, linge de maison, décoration, épices et herbes aromatiques… de quoi se régaler sur place ou à emporter et offrir de jolis présents à quelques semaines de Noël.
Les visiteurs ont la possibilité, outre de flâner, de se restaurer sur place grâce aux espaces de convivialité dressés pour l’occasion. Des animations sont prévues tout le week-end pour occuper les enfants pendant que les grands savourent leurs spécialités alsaciennes.
La convivialité se poursuit tout le week-end sous chapiteau avec d’une part, le grand loto des Cigognes et des Cigales qui offre la possibilité de gagner de nombreux lots de qualité et d’autre part, avec la dégustation de choucroute faite par un maître artisan alsacien les vendredi et samedi soir ainsi que samedi et dimanche midi (20€ : choucroute, forêt noire, café / Billetterie du 9 au 12 octobre, chalet parking Gabriel Péri de 9h à 12h et de 15h à 18h / Service Vie Locale et Associative 04 94 32 19 46 / Office de Tourisme 04 94 26 73 73 / sur le marché alsacien à compter du 12 octobre à 15h).

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Programme :
Vendredi 12 octobre
15h : Ouverture du marché
18h30 : Inauguration et vin d’honneur en présence du groupe folklorique «Les Coquelicots » et de l’Orchestre d’Harmonie « Le progrès Musical » de Saint-Cyr-sur-Mer
20h : Repas alsacien sous chapiteau – Ambiance musicale
Samedi 13 octobre
9h – 21h : Marché alsacien
12h30 : Repas alsacien sous chapiteau – Ambiance musicale
20h : Repas alsacien sous chapiteau – Ambiance musicale
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Dimanche 14 octobre
8h – 18h : Marché Alsacien
11h30 : Tirage de la tombola (corbeille garnie à gagner)
12h30 : Repas alsacien sous chapiteau – Ambiance musicale
15h30 : Grand loto des Cigognes et des Cigales sous chapiteau
Animations enfants

Service animation : 04 94 26 26 22 – Office de Tourisme : 04 94 26 73 73
www.saintcyrsurmer.fr

Opéra de Toulon – Vendredi 19 octobre 20h
« Entrez dans la danse »

Avec David Kadouch, piano et l’Orchestre symphonique de l’Opéra de Toulon dirigé par Gabor Takacs-Nagy.
En partenariat avec le Festival de Musique de Toulon et sa Région – (Grieg, Kodàly, Bartok)

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GÁBOR TAKÁCS-NAGY
Gábor Takács-Nagy est né à Budapest où il commence à jouer du violon dès l’âge de 7 ans. Encore étudiant à l’Académie Franz Liszt, il gagne en 1979 le 1er Prix du concours de violon Jenó Hubay. Par la suite, il suit des cours de violon avec Nathan Milstein et de musique de chambre avec Ferenc Rádos, András Mihaly et György Kurtag. En 1982, il reçoit le Prix Liszt.
Au sein du Quatuor Takács, qu’il fonda en 1975 et dont il fut le premier violon pendant dix-sept ans, Gábor Takács-Nagy s’est fait une spécialité de la musique de son pays, la Hongrie, mais également de Haydn, Mozart, Beethoven ou Schubert, compositeurs dont les enregistrements par le quatuor ont fait date.
En 1996, il fonde le Takács Piano Trio et enregistre les Trios pour piano de Franz Liszt, de Sándor Veress et de Lászlo Lajtha ainsi que l’oeuvre complète pour violon de Sándor Veress.
En 1999, il crée le quatuor à cordes Mikrokosmos avec ses compatriotes, Miklos Perényi, Zoltán Tuska et Sándor Papp et en 2009 leur enregistrement des Six Quatuors de Bartók a été récompensé par le Prix «Pizzicato-Excellentia».
Lorsqu’il est passé de l’archet à la baguette en 2002, ce chambriste dans l’âme n’a pas renoncé à sa conception de la musique comme un partage. C’est ainsi qu’il a fondé en 2005 un ensemble à cordes, la Camerata Bellerive et, en 2006, le Weinberger Kammerorchestra. Deux ans plus tard, il prend la tête du Verbier Festival Chamber Orchestra.
De 2010 à 2012, il est directeur artistique de l’Orchestre Symphonique MAV Budapest et en septembre 2011 est nommé directeur artistique de la Manchester Camerata, l’un des plus éminents orchestres de chambre du Royaume-Uni. Depuis août 2012, il est également chef invité principal du Budapest Festival Orchestra et directeur artistique du Irish Chamber Orchestra.
Depuis 1997, Gábor Takács-Nagy donne des «master classes» dans de nombreuses académies internationales. En juin 2012, il a été nommé membre honoraire du Royal Academy of Music à Londres

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DAVID KADOUCH
David Kadouch se forme auprès d’Odile Poisson au CNR de Nice, de Jacques Rouvier au CNSM de Paris, de Dmitri Bashkirov à l’École Reina Sofia de Madrid et se perfectionne auprès de Murray Perahia, Maurizio Pollini, Maria-Joao Pires, Daniel Barenboim, Vitaly Margulis, Itzhak Perlman, Elisso Virsaladze et Emanuel Krasovsly. À 13 ans, il joue au Metropolitan Hall de New York, à 14 ans au Conservatoire Tchaïkovski de Moscou. En 2005, il est l’invité des académies de Salzbourg et de Verbier, puis finaliste du «Leeds International Piano Competition» en 2009. Depuis 2007, il est lauréat de l’ADAMI, de la Fondation Natexis Banque Populaire, «Révélation Jeune Talent» des Victoires de la Musique 2010 et «Young Artist of the Year» aux Classical Music Awards 2011.
Il est invité dans de nombreux festivals Lucerne sous la direction de Pierre Boulez, Klavier-Festival Ruhr, Gstaad, Montreux, Verbier, Jérusalem, Aix-en-Provence, Colmar, Deauville, La Roque d’Anthéron, Montpellier, Saint-Denis, Piano aux Jacobins à Toulouse et en Chine. Il se produit en musique de chambre avec Renaud et Gautier Capuçon, Edgar Moreau, Nikolaj Znaider, Antoine Tamestit, Frans Helmerson, Sol Gabetta, Patricia Kopatchinskaja, Michel Dalberto, ainsi qu’avec les quatuors Ebène, Modigliani, Quiroga et Ardeo.
Il se produit avec l’Orchestre de la Tonhalle de Zurich et David Zinman, le BBC Symphony Orchestra et Marc Minkowski, l’Orchestre Philharmonique de Radio France et Myung-Whun Chung, l’Orchestre National de France et Daniele Gatti, l’Orchestre National de Lille et l’Orchestre de la Fondation Gulbenkian avec Jean-Claude Casadesus, l’Orchestre de Strasbourg et Marc Albrecht, le Halle Orchestra et Robin Ticciati, Israël Philharmonic, le Hong-Kong Sinfonietta, l’Orchestre Insula et Laurence Equilbey, l’Orchestre National de Montpellier, l’Orchestre Philharmonique de Marseille, le BBC Scottish Symphony Orchestra et Matthias Pintscher. Il a enregistré le 5e Concerto de Beethoven, l’intégrale des Préludes de Chostakovitch, un disque Schumann avec le Quatuor Ardeo, un disque de musique russe, un récital consacré à Bach, Janacek, Schumann et Bartók, un récital en duo avec Edgar Moreau autour de Franck, Strohl, Poulenc, de la Tombelle.

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LINE – ANNIE… 9O ans de belle jeunesse !

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Elles se nomment Jacqueline Enté et Léonie Cooreman.
C’est peut-être un détail pour vous mais pour moi… ça veut dire beaucoup !
Mais aussi pour des centaines de fans car derrière ces deux noms l’on découvre Line Renaud et Annie Cordy, deux amies de longue date puisque j’ai connu Annie en 1972, lors de sa triomphale tournée de « Hello Dolly » et Line en 1981 lors de sa non moins triomphale tournée de « Folle Amanda ».
Je vous parle d’un temps… où les vrais, les grands artistes se laissaient approcher, interviewer, photographier sans problème, sans crise d’angoisse, sans pêtage de plombs, sans ego… sans pour cela devoir faire le parcours du combattant à travers producteurs, agents, attachés de presse, tourneur, secrétaire, coiffeur ou garde du corps et le tour était joué. Pas de mail, de « phoning », de trucs absurdes qu’on nous impose aujourd’hui.
Et si ça se passait bien, l’artiste vous donnait lui-même ses coordonnées pour qu’on lui envoie l’article… auquel il répondait ! Ainsi de tissaient des liens épistolaires ou téléphonique et naissaient des amitiés. Ce qui s’est passé pour mes deux artistes, deux amies aussi fidèles que ce que je le suis.

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Lorsque je rencontrai Annie, ce fut à l’Opéra de Toulon avec « Hello Dolly », dans une ambiance de folie, tant il y avait de monde en coulisse, notre « Nini », pas encore « la chance » mais le charme, dirigeait la grande troupe, entourées de Monsieur Bruno, son mari-producteur-manager-auteur-compositeur et son chien qui, malgré son nom « Féroce », était loin de l’être !
Tout de suite le contact passa, elle fut prodigue en joyeuses confidences. En quelques minutes on se tutoyait et elle m’invitait à souper. Mieux : elle m’invitait à la rejoindre à Nice quelques jours plus tard pour fêter la 300ème de la comédie musicale. Journée mémorable sous le soleil avec gâteau, champagne et partie de pétanque. L’amitié était scellée, à travers nos écrits, nos appels, nos rencontres dans un théâtre, sur un tournage, sur les fameuses tournées « Age Tendre » et je l’invitais même à être la présidente du festival du premier film à la Ciotat.

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Line, coïncidence, je la rencontrai dans le même lieu où sa pétulance, son énergie, faisaient presque oublier Jacqueline Maillan dans « Folle Amanda ». Comédienne encore débutante elle fut d’une grande gentillesse, malgré deux heures de scène et après avoir reçu tous ses fans, elle m’accorda un long moment d’entretien. De ce jour-là, comme avec Annie, on s’est revu, on s’est reconnu, on s’écrivait, on s’écrit toujours et elle m’envoie la photo de chacun de ses nouveaux chiens, accompagnés de vœux et de remerciements pour mes articles… Comme Annie !
En dehors donc de cette amitié qui nous lie, Line et Annie ont beaucoup de points communs, ne serait-ce que leur naissance « nordique », l’une en Belgique l’autre à Armentières. Leur carrière a démarré très jeune grâce à leurs maris respectifs Loulou et Bruno, Pygmalion et producteurs, Loulou étant en plus auteur-compositeur.

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Une carrière exemplaire, des succès musicaux nombreux, revues pour l’une, qui l’amena jusqu’à Las Vegas, comédies musicales et opérettes pour l’autre puis, des succès au cinéma, au théâtre, à la télévision, Annie n’ayant jamais quitté la chanson, Line y revenant à l’Olympia avec le succès que l’on sait.
Toutes deux ont conquis leurs lettres de noblesse sur scène et derrière les caméras avec pour Annie, un titre de plus : celui de Baronne, adoubée par le roi des Belges.
Encore un point commun : pour leurs 90 ans, Line a reçu en cadeau un boulevard de Las Vegas qui porte son nom et Annie a aujourd’hui une place qui porte le sien en Belgique !
A quand, pour toutes les deux, une rue portant leur nom à Paris ?
Les années passent et elles ont toujours la même énergie, la même joie de vivre, malgré la disparition de leur époux. Bravement, courageusement, elles ont continué leur métier seule, ou presque car elles ont des amis sûrs et Annie, une nièce, Michèle, qui veille sur elle.
Et lorsque je leur demande ce qui les fait courir, même réponse : la passion du métier, la peur de rester sans rien faire, l’amour inconditionnel du public, des deux côtés, et sur trois, quatre générations ! Qui dit mieux ?

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A 90 ans, presque bon pied bon œil, en, tout cas même envie de bouffer la vie, une carrière incroyablement longue et prolifique… qui n’est pas finie car elle n’ont pas dit leur dernier mot !
Alors, attendons la suite et qu’il me soit permis de vous souhaiter, chère Annie, chère Line, un joyeux anniversaire, encore beaucoup de rencontres et une longue route accompagnées par ce public qui vous aime.
Et moi aussi, je vous aime. Mais ça, vous le savez depuis longtemps !

Jacques Brachet

Louis WAN der HEYOTEN, homme de passion et de sagesse

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Environnés par la stridulation des cigales, sous les pins centenaires de la forêt de Janas, se meuvent avec lenteur des groupes d’hommes et de femmes, comme dans un film passé au ralenti, écartant les bras, se pliant, pivotant, faisant des gestes avec leur main, comme une sorte de danse initiatique, dans un silence à la fois sérieux et souriant, une sorte de sérénité.
C’est une rencontre organisée par Louis Wan der Heyoten, maître en arts martiaux, qui réunissait pour une journée les clubs de Taï Chi Chuan, de gymnastique taoïste, de QI Gong, de karaté. Rencontre afin de mieux faire connaître toutes ces méthodes qui ont pour but de développer le corps, l’esprit, se sentir mieux dans sa peau. Toutes la journées, se sont succédées des démonstrations, des initiations avec le maître et son équipe. Ce que Louis appelle « Le dynamisme dans la lenteur ».
Louis est un homme incroyable, tout en énergie positive, en passion et sérénité, avec un sourire qui ne se dément jamais et une volubilité impressionnante.
Né le 11 mai 1948 au Viet-Nam, il a eu une vie hors du commun.
D’un père hollandais, d’une mère chinoise avec quelque part un soupçon de corse, il débarque en France à 8 ans sans parler un mot de français. Il ira avec peine jusqu’en seconde et on lui signifie qu’il est en incapacité intellectuelle.
Il devance alors l’appel à l’armée afin d’essayer de trouver sa voie. Il aime déjà les arts martiaux mais passera une maîtrise de psychologie et un doctorat de naturopathie… Pas mal pour un déficient intellectuel, et pas banal !
Installé à la Seyne sur Mer, il ouvre un cabinet en se spécialisant dans la psychologie enfantine.
Il continue à faire du Taï Chi à raison d’un week-end par mois durant 8 ans. Entre temps il ouvre une école de karaté à Djibouti, (Il est 7ème dan) fait deux tours du monde « en kimono », précise-t-il, en 84 il part en Chine pour une remise en question.
Au cours de ses pérégrinations, en Espagne il rencontre un maître : Kao Chi. Il a 89 ans. « Ce sera, me dit-il, un éblouissement. Je sais enfin ce que sera ma vie ». Kao Chi mourra à 102 ans.
Autour de Louis, se sont créées 12 associations de Taï Chi dont une à Six-Fours, regroupant en tout quelque 400 adhérents à travers la France.

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Question d’un néophyte, Louis : Le Taï Chi est-il un sport ou un art ?
C’est un art… Un art martial mais un art, qui vient des temps ancestraux puisqu’on ne sait pas qui l’a inventé.
Un art qui agit sur la santé, la spiritualité, c’est une sorte de thérapie, un chemin qui n’est jamais abouti, que l’on suit toute sa vie.
Nous vivons dans un monde chaotique et le Taï Chi nous permet de nous poser de voir en soi, de se connaître physiquement, moralement, spirituellement qui améliore notre santé. En fait c’est l’anti vision de la vie !
Le Taï Chi, c’est comme l’eau qui n’en finit pas de couler, qui ne lutte jamais, que l’on ne peut tenir entre les doigts. L’eau est humble.
Est-ce que tout le monde peut le pratiquer ?
Bien sûr, hommes et femmes, gros et maigres, petits et grands, jeunes et vieux… Chacun à son niveau car il y a plusieurs styles de Taï Chi et l’on est libre de prendre celui qui est bon pour soi. C’est la seule vérité fondamentale.
Chaque professeur enseigne selon sa propre vision et évite ainsi la dictature de l’art. C’est un art de partage et de tolérance. Chacun y prend ce qu’il veut y prendre ».

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L’homme est magnifique, ouvert, lumineux, serein, à l’écoute des autres. On sent chez lui à la fois cette passion et cette sagesse, l’humanité et la mansuétude.
La dernière phrase qu’il me dit avant qu’on se quitte :
« Il faut savoir voir l’invisible, croire à l’incroyable, obtenir l’impossible ».
Phrase à méditer car il est vrai qu’on peut tout avoir lorsqu’on le veut vraiment.

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Jacques Brachet
Photos Monique Scaletta

Sanary
Marché – Galli, Floralies, Casino… et ce n’est pas fini !

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Edouard Leperlier – Ferdinand Bernhard

Ferdinand Bernhard est le seul maire de notre région a prendre des chemins de traverse avant d’arriver au but. Il monte sur scène et le show commence. Et pourtant il n’est pas programmé au théâtre Galli pour la saison prochaine, même si, encore cette année, il y a pléthore de one man et woman show, au détriment des pièces de théâtre qui sont de moins en moins nombreuses.
Mais bon, ne faisons pas la fine bouche puisqu’on a un théâtre magnifique de presque mille places dont le maire nous donne quelques chiffres : 1530 abonnés, 25.105 entrées payantes, 420.000€ de fonctionnement, pour une subvention de 50.000€ donnée par le département, ce qui – ajoute le maire – est très peu par rapport à d’autres théâtres ! Aujourd’hui, le théâtre n’achète plus les spectacles, ce qui fait une économie conséquente. Grâce au système de co-réalisation le théâtre récupère 43.000€.
Le Petit Galli, qui a une jauge de cent spectateurs, reçoit des spectacles classiques, de jazz, le théâtre Poquelin et le café-philo, et s’est constitué au fil du temps, une clientèle fidèle.
Depuis samedi matin, les abonnés ont le privilège d’être les premiers à réserver leurs spectacles, soit en venant au théâtre, soit par Internet… s’il veut bien marcher, souligne le maire en se remémorant les problèmes de la saison dernière.

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Jean-François Bernardini (I Muvrini) – Fiona Gélin – Michel Boujenah

Pour vous donner une idée de la prochaine saison, concoctée par Edouard Leperlier et vous donner envie d’y venir, vous pourrez applaudir quelques chanteurs comme Michel Fugain, Christophe Willem, Robert Charlebois, Christelle Chollet, Roch Voisine, Juliette, I Muvrini. pour les humoristes, il y en aura pour tous les goûts, de Jeanfi Janssens à Jérôme Commandeur en passant par Michel Boujenah, Bigard, Kev Adams, Roland Magdane, les Chevaliers du Fiel, Zize, Sellig, Fabrice Eboué, Charlotte de Turkheim, Ary Abittan, Ahmed Sylla… et la liste n’est pas exhaustive !
Quelques pièces nous permettront d’applaudir Fiona Gélin, Danièle Evenou, Séverine Ferrer, Véronique Genest, Martin Lamotte… et c’est tout !
Côté danse , l’on partira danser le tango à Buenos Aires, pour mieux y revenir avec « pasion », on assistera à la rencontre entre Carmen et Sheherazade avec le ballet de Kiev qui nous proposera aussi la Nième version du Lac des Cygnes, avant de vibrer avec l’Irlande et son Irish Celtic ou encore de voyager en Georgie pour retrouver son Royal Ballet National…
Voilà un avant-goût de la prochaine saison que vous pouvez retrouver sur www.sanarysurmer.com
Beaucoup d’améliorations encore pour que le spectateur voit les spectacles dans de bonnes conditions, comme les deux premiers rangs qui sont amovibles afin de recevoir des personnes à mobilité réduite et, chose important les accompagnateurs. Toujours pour ces mêmes personnes, un ascenseur va être installé dans le Petit Galli.

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Zize – Les Chevaliers du Fiel – Roch Voisine

Et puis, le maire nous annonce sa satisfaction de voir enfin s’ouvrir le Casino des jeux pour lequel il se bat depuis des années. Ce sera donc pour septembre et outre les jeux, il y aura une vraie activité culturelles dans une salle de 500 places qui recevra des soirées cabaret, des conférences, des expositions, des spectacles, ce qui donnera à Sanary un lieu culturel supplémentaire, d’autant que le Casino se dotera d’un restaurant et d’un parking souterrain.
Le casino versera une redevance à la ville et le maire promet que celle-ci sera consacrée à la culture. Ainsi les premières dépenses seront pour équiper le second étage de la Maison Bleue qui pourra recevoir des enfants handicapés et pour la création d’une nouvelle crèche.
Par ailleurs, le Casino devient mécène du théâtre Galli et versera une somme de 5000€ pour chacun des dix spectacles que son directeur a décidé de promouvoir. A rappeler qu’à Sanary, le premier budget de la ville est consacré à la culture.
Autre nouvelle que nous a annoncé le maire : le retour des Floralies dont la disparition était regrettée et réclamée. Elles reviendront du 7 au 10 juin prochain, avec la venue de grands artistes spécialisés, de jardiniers, de fleuristes parmi lesquels ceux de Sanary seront partie prenante.
Comme les Sanaryens se sont mobilisés pour que la ville soit élue le plus beau marché de France (Le maire nous prouvera qu’il est aussi le plus beau marché du monde, même si sa théorie est un peu tirée par les cheveux !), il demande à la population de se motiver pour faire connaître ces floralies qui faisaient alors parti des plus beaux événements floraux et pourraient devenir le premier !
On le voit, le maire a toujours de beaux projets pour sa commune, jamais à cours d’idées pour que ses habitants s’y vivent bien, y trouvent tout ce qui fait la joie de leur quotidien et le fait est qu’il n’y a pas que son marché qui fait la réputation de ce petit port où il fait bon vivre.

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Michel Fugain

Jacques Brachet