Archives de l’auteur : Jacques BRACHET

Souvenirs, souvenirs !

Michel ORSO (Pitt Musique)
Nous sommes en 1966. J’ai 20 ans et je viens de rentrer à Var Matin.
Arrive un jour un garçon au sourire ravageur, à l’accent bien de chez nous, avec, sous le bras un 45 tours (Oui, ça existait à l’époque !). Je travaillais pour la rubrique 15/20, 4 pages insérées dans le journal, tous les jeudis, alors jour libéré de l’école et réservées aux jeunes.
Bon, il avait passé les 15/20 puisqu’il avait déjà 30 ans et c’était déjà vieux pour les «yéyés» mais avec «Angélique», il allait monter direct dans les hit parades. C’était Michel Orso.
Je fis donc l’un des premiers papiers qu’il eut dans sa carrière qui promettait.
Pourquoi, après quelques autres succès comme «Ma vérité», «Sans toi», l’ami Michel disparut-il de la circulation ? Il n’en parle guère.
Et le voilà qui renaît avec les «Tournées Age Tendre» et que durant dix ans, il fera un tabac chaque soir, retrouvant le succès avec jubilation, chantant du Bécaud, qui a toujours été son idole, se démenant comme un beau diable, sautant dans la salle retrouver le public… «Public, je t’aime», criait-il entre deux chansons. Et il était difficile de le faire sortir de scène.
75 ans alors, bon pied, bon œil, bonne voix et énergie à revendre. Il avait tellement attendu ça depuis des années ! Et ainsi l’on renoua… après quelques décennies.
Il retrouvait ses copains d’alors, de Frank Alamo à Michèle Torr et il était le plus heureux.
Il n’eut pas une vie facile, sortant de l’orphelinat pour faire de multiples métiers puis, admirateur de Bécaud, il se mit à chanter dans les fêtes, les anniversaires, les mariages.
Jusqu’à cette fameuse Angélique qui changea sa vie pour quelque temps.
Depuis ces années Age Tendre, il a repris vie, il rechante et voici qu’à 85 ans, après quelques ennuis de santé, il revient avec un single… et un prénom ! Il nous propose un beau slow comme on n’en entend plus beaucoup de nos jours et s’adresse à «Laetitia» (Pas celle que vous croyez !) et surtout à une star qu’il admire pour tout ce qu’elle a fait pour la nature et les animaux : «Madame Bardot, Madame». Hommage à l’artiste et ode à la nature qu’il voit s’abimer de jour en jour.
D’ailleurs, Brigitte Bardot très émue, lui a adressé un très joli message.
CD plein d’émotion et la voix est toujours là.
A noter qu’au verso de la pochette, la photo est signée… Jacques Brachet !
Erreur et rectification : elle est de Christian Servandier, mon ami et complice de nombre de mes reportages et de tous ceux réalisés durant toutes ces années Age Tendre.
Ami Michel, si tu passes dans le coin… N’oublie pas, on est toujours là l

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Enfants de tous pays (Marianne Mélodie)
«Enfants de tous pays» est un énorme succès d’Enrico Macias qui donne le titre à cet album dont la chanson ouvre le premier CD, qui regroupe 43 chansons de chanteurs différents, qui chantent des succès  qui ont tous rapport à la différence de couleurs, à la paix dans le monde, qui prône la fraternité, l’amour qui sont aujourd’hui bafoués dans le monde.
Un double album qui fait du bien où l’on retrouve avec plaisir et nostalgie, de magnifiques chansons, toutes époques confondues, ces sujets étant hélas de toutes générations.
Les citer toutes serait une interminable litanie mais citons par exemple : «Né quelque part» de Maxime le Forestier mais superbement chantée par Juliette Gréco, «Ma yiddish môme», duo inattendu de Régine et Fanny Ardant, autre duo : «Manhattan-Kaboul» de Renaud et Axelle Red, «Multiraciale et pluriculturelle», chanson peu connue de Michel Delpech, «Is sont tombés» d’Aznavour, «Si Marianne était black» de Philippe Lavil, «l’Aziza» de Daniel Balavoine, «Color Gitano» de Kendji Girac… chanteurs de toutes générations de Johnny à Béart, en passant par Nougaro, Pia Colombo, Duteil, Adamo, Souchon, la fameuse chanson de Demis Roussos «On écrit sur les murs»… Jolie émotion que de retrouver tous ces succès qui prônent de belles valeurs qu’on n’a pas le droit de perdre.
Une belle initiative de Marianne Mélodie qui nous propose toujours des belles surprises.
Une précision, 1 euro sera reversé à l’association Licra (Ligue Internationale contre le racisme et l’antisémitisme par CD vendu.

Jacques Brachet


Adieu Marthe !

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Je vous parle d’un temps que les moins de… 40 ans ne peuvent pas connaître !
Nous sommes en 68, j’ai 21 ans et viens d’entrer à Var Matin.
Adorant le théâtre, je me suis branché avec Monique Gérard, attachée de presse des tournées Karsenty, par encore Herbert, qui faisaient alors florès en province.
Il s’agissait de faire tourner les pièces parisiennes à succès dans toute la France.
L’Opéra de Toulon était une étape et Monique m’arrangeait alors une rencontre avec l’artiste vedette.
Comme c’était simple alors… Il suffisait d’un coup de fil.
Pas  d’autre intermédiaire que Monique, pas de producteur, d’attachée de presse, de régisseur, de tourneur, et l’artiste était toujours d’accord. C’est ainsi que j’ai pu rencontrer Jean Marais, François Périer, Michel Galabru, Jean Piat, Jean-Claude Brialy, Jacqueline Maillan, Sophie Desmarets, Serge Reggiani, Daniel Gélin, Micheline Presle, Danielle Darrieux, Michèle Morgan et bien d’autres dont certains restèrent des amis. Un seule refusa : Ralf Vallone, alors qu’on avait rendez-vous et qui me jeta… mieux, qui me claqua la porte au nez.
Au milieu de tous ces grands artistes aujourd’hui hélas disparus, (hormis Micheline Presle) qui à l’époque, faisaient le bonheur des théâtreux et remplissaient partout les salles où il passaient… Marthe Mercadier !
Une des plus belles rencontres tant elle était pétillante, volubile, excentrique et drôle.
Une question toute simple et la voilà partie dans une douce folie, sa façon de raconter me faisant rire aux larmes.
Elle jouait alors la reprise de «N’écoutez pas mesdames» de Jean Marsan avec un Jean le Poulains, aussi «destroy» qu’elle, et c’était un feu d’artifice. Marthe était virevoltante, sa voix tonitruante portait sur des répliques qui faisaient hurler de rire un public qui en redemandait. Un charisme, un abattage qu’elle garda jusqu’à la fin de sa carrière.
Ca y était, on avait sympathisé, elle m’invita à souper (Ce que je fis souvent avec ces artistes, chose qui ne se fait plus aujourd’hui).
De ce jour, nous avons commencé à nous écrire (Ca aussi ça ne se fait plus, Internet et les SMS sont passés par là) et je garde des tas de courriers de tous ces beaux artistes que j’ai eu la chance d’approcher.
Au fil des ans, nous nous sommes toujours revus avec joie, surtout à l’Opéra de Toulon où, comme elle accumulait les succès, elle fait toujours partie des tournées dès qu’une pièce s’arrêtait de jouer à Paris. A chaque fois nous passions la soirée ensemble avec certains membres de l’équipe.

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Les dernières fois que nous nous sommes vus c’était d’abord au festival du court métrage de Hyères qui en était à ses balbutiements, pas encore très au point et dont elle était une invitée… Pourquoi ? Elle ne le sut pas. Elle ne faisait pas partie du jury, elle venait de sortir un livre mais personne ne pensa à lui organiser une dédicace, il n’y eut même pas un hommage. Très en colère, elle se demandait ce qu’elle faisait là. Et du coup, je passais de grands moments avec elle, ce qui la rassurait, et avec mon amie Fiona Gélin, qui était à peu près dans le même cas qu’elle.
Qu’est-ce qu’on a pu rigoler !
On se vit aussi au théâtre Galli de Sanary où elle devait créer une pièce et où elle vint faire des castings pour les seconds rôles. Pièce qui ne se fit jamais. Mais il fallait la voir, avec son tempérament de feu, bousculer les apprentis artistes, leur expliquant avec force gestes et sa voix de stentor, ce qu’il fallait faire. Ce fut un grand moment, même si le projet capota.
Et puis elle vint à la fête du livre en 2011, je crois, où l’on se tomba dans les bras et où nous fîmes un mémorable déjeuner. Elle parlait tellement fort, elle racontait avec tellement de passion qu’il était difficile de ne pas s’apercevoir qu’elle était là ! Et tous ceux qui y déjeunaient assistèrent à un one woman show inédit !
Marthe, ça a toujours été la joie de vivre, de rire, une énergie débordante et pourtant elle ne démarra pas dans la joie puisqu’elle fut d’abord muette puis bègue, paralysée après un accident de la route… Et malgré ça, elle alla toujours de l’avant, se redressant comme un Phénix. Elle eut pour professeur Léopold Sédar Senhor dont elle avait une immense admiratio, qui lui permet de créer une troupe de théâtre dans l’école et avec qui, plus tard, elle fonda une association dans son pays, le Sénégal et dont le projet était d’y construire un hôpital. Mais le gouvernement sénégalais voulant récupérer l’argent, le projet tomba à l’eau. Elle aida l’Abbé Pierre, elle épaula Line Renaud dans la lutte contre le sida. Elle risqua aussi cent fois sa vie dans la Résistance.
Mais il ne faut pas oublier la carrière éblouissante qu’elle fit au théâtre, au cinéma, à la télé  la terminant à 80 ans dans l’émission «Danse avec les stars» où elle y mit le feu et leva la jambe comme une jeunette !
Son livre s’intitulait «Je jubilerai jusqu’à 100 ans !». Mais la vie (ou le mort) en a décidé autrement, disparaissant à 93 ans… On n’était pas loin !

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Jacques Brachet


France 3 – Inédit – Alex Hugo revient

Dès mardi 21 septembre à 21.05 « La voie de l’esprit »
Une collection qui continue de fidéliser un très grand nombre de téléspectateurs.
Après plus de 6 millions de téléspectateurs rassemblés par la collection la saison passée, France 3 propose deux nouveaux inédits dès le 21 septembre.

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Épisode 19 : La voie de l’esprit 
Au retour d’une course en montagne, Alex sauve Élise d’une tentative de suicide. Cherchant à comprendre les causes de son geste, il découvre que la jeune femme a été victime d’un viol. Le crime remonte à une semaine, mais Élise n’en a aucun souvenir car elle a été droguée et son agresseur a frappé lors d’une soirée en boîte de nuit où tout le monde portait des masques. Alex la convainc de porter plainte et met la rurale et la criminelle sur le coup. Alors qu’Angelo confie la jeune femme aux soins de Thérèse, une vieille amie qui aide les victimes d’agressions sexuelles à surmonter leur traumatisme, Alex mène son enquête et découvre qu’une jeune femme, Ariane Brazac, également présente lors de la soirée, a un comportement étrangement destructeur, signe qu’elle aurait elle aussi été agressée. De leur côté, Dorval et Renart réalisent que l’homme qui a agressé Élise est le violeur en série qu’ils traquent depuis des mois…
Auteur : Julien Guérif – Réalisatrice : Muriel Aubin – Musique originale : David Salkin
Avec  Samuel Le Bihan (Alex Hugo), Lionnel Astier (Angelo), Mikaël Fitoussi (Renart), Marilyne Canto (commissaire Dorval), Fabien Baïardi (Tony Leblanc), Élise Diamant (Marie), Pauline Serieys (Élise), Annick Blancheteau (Thérèse) Florence Muller (Hélèna), Alice Daubelcour (Ariane), Bastien Bernini (Max).

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Prochainement, l’épisode 20 : La fin des temps
Tandis que le cadavre d’un homme est recraché par les eaux d’un torrent, une jeune adolescente sans identité s’est réfugiée dans le chalet d’Alex. Muette, apeurée, elle semble découvrir le monde et la technologie pour la première fois. Est-elle parvenue à s’échapper d’une longue séquestration, ou vivait-elle à l’écart de tous, quelque part dans la montagne ? En tout cas, le danger rôde : une « ombre » semble bien décidée à la récupérer. Alex la prend sous son aile et se lance dans une double enquête. Une recherche de vérité qui va le plonger au cœur de l’univers parfois inquiétant des survivalistes.
Auteurs :  Niko Tackian / Franck Thilliez
Réalisateur Olivier Langlois  – Musique : Jérôme Lemonnier / Alexandre Delilez
Avec Samuel Le Bihan (Alex Hugo), Lionnel Astier  (Angelo), Mikaël Fitoussi (Renart), Marilyne Canto (commissaire Dorval) Fabien Baïardi  (Tony Leblanc), Natacha Krief (Iris), Emmanuelle Galabru (Mathilde Dumont), Nicolas Wanczycki (Éric Brochant)

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Sport Adapté Santé 83
Une sympathique assemblée générale

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C’était la première !
En effet, Cécile Limier, professeure de karaté do et de taï chichuan a créé l’an dernier une association «Sport Adapté Santé 83» dans le but de promouvoir la pratique d’activité physique préventive et thérapeutique, en proposant un programme personnalisé qui aide à améliorer l’autonomie des personnes et restaurer leur capacité énergétique.
C’est donc la première assemblée générale où de nombreuses personnes, adhérents et personnalités* se sont retrouvées à l’Hacienda, en forêt de Janas à la Seyne, reçus par le dynamique Patrick Philibert.
C’est Mme Marchetti, membre de l’association qui a ouvert la session, précisant en riant que le bébé était né après de gros efforts mais qu’il se porte aujourd’hui très bien… comme sa maman !

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Elle a précisé que l’absence d’activités physiques est le quatrième facteur de mortalité, provocant du diabète ou encore des cancers, des affections cardio-vasculaires, des problèmes des fonctions respiratoires et que le sport permettait de gérer le stress, le renforcement du squelette  et bien d’autres développements physiques et psychologiques.
Est alors intervenu Louis Wan der Heyoten, professeur d’arts martiaux, expert en Tai Chi Chuan et en Qi Gong et professeur de Karaté-Do qui travaille depuis plusieurs années avec Cécile, précisant que le Taï Chichuan, la gymnastique taoïste, permet de faire circuler l’énergie, une méditation intérieure et est un acte thérapeutique.

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Louis Wan der Heyoten ,Lise Limon qui a présenté le budget

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Christine Charton, qui a présenté le dispositif Asaléé et le travail effectué conjointement auprès des patients du Pôle Santé de Six-Fours – Lucienne Roques, présidente du Comité Départemental Olympique et Sportif du Var.

«L’association, a été créée en 2020, pour promouvoir l’activité physique, pour prévenir, restaurer, maintenir l’autonomie des personnes » devait-il préciser.
– Elle comprend aujourd’hui – a repris Cécile – 93 adhérents dont 77% de femmes, 16% d’hommes, retraités, salariés sans emploi ou en situation d’invalidité, des personnes atteintes de maladies chroniques mais aussi des personnes en bonne santé.
Nous travaillons avec le réseau CapSein, un collectif de professionnels de la pathologie du cancer du sein, dont la coordinatrice est Béatrice Metayer, avec Lucienne Roques présidente du Comité départemental Olympique et sportif, avec le Pôle Santé représenté par Christine Charton, avec nombre d’associations, avec aussi la mairie de Six-Fours… Grâce à Patricia Mancini, nous avons été sur le salon de la Femme en mars 2021, le salon des thérapeutes en mai 2021, nous avons créé un réseau de partenariats, avec entre autre Eléonore Chwaiki coordinatrice de la Maison Sports Santé et Solidarité de la Seyne sur Mer, avec Henri Roig, président de la Fédération du Sport Adapté, Marie-Ange Aubert, responsable du centre Alter Ego de la Seyne-sur-Mer, Thierry Boudet, gérant du Parc Coudou de Six-Fours, grâce à Marie-Diane Tassy, une communication efficace a été mise en place, nous avons tourné un clip promotionnel, «Sport sur ordonnance», réalisé par Patrick et Carole Deroux, nous travaillons avec l’association Asaléé (Association de Médecins Généralistes et d’Infirmières Déléguées à la Santé Publique) qui instaure une coopération pluri-professionnelle entre médecins généralistes et infirmiers intégrée au cabinet des praticiens.
Nous proposons des balades car nous voulons développer la marche qui offre une meilleure capacité respiratoire, avec Louis Wan der Heyoten, nous donnons des cours de karaté do, de Qi gong et de taï chichuan…»

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Le nouveau bureau

Suite à toutes ces informations, comme toute assemblée générale, les bilans et le budget ont été approuvés par la majorité ainsi que le nouveau bureau :
Monique Brachet, Christine Charton, Dr Jean Gouezo, Michel Lendi, Marie Limier, Lise Limon, Henriette Marchetti, Josiane Oestreich, Christine Richon, Marie-Diane Tassy, Louis Wan der Heyoten.
Cécile, jamais à court d’idées, avec son énergie légendaire, son sourire et sa sérénité, nous a annoncé plein de projets à venir :
«Chaque premier jeudi du mois, nous organiserons une sortie avec une activité découverte et un intervenant. Nous proposerons des stages mensuels de  self défense et de gymnastique taoïste. Nous proposerons également des programmes personnalisés pour des personnes à minima sociaux ou sans emploi…»
Comme on le voit, l’association, malgré son jeune âge, démarre sur les chapeaux de roues grâce à une équipe de choc menée tambour battant par Cécile Limier.
Après toutes ces bonnes nouvelles, un fort sympathique buffet a été proposé aux adhérents et aux nombreuses personnalités qui soutiennent cette belle association  qui se bat pour la santé et le bien-être et se dépense sans compter.

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Mme Marchetti & Joseph Mulé – Jean-Luc Benevento – André Mercheyer – Parick Perez  Stéphanie Guillaume – Cécile Limier – Lucienne Roques

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Béatrice Métayer – Patricia Mancini – Stéphanie Guillaume
Béatrice Métayer & Cécile Limier

Jacques Brachet
sportadaptesante83.fr – sportadaptésante83@gmail.com
* Parmi les personnalités :  Joseph Mulé, conseiller départemental du Var, les élus de Six-Fours : Stéphanie Guillaume, médecin généraliste, adjointe à la santé, André Mercheyer, délégué au service des sports, Patrick Perez, délégué aux actions sociales et familiales, Jean-Luc Benvenutto, conseiller municipal. Les élus de la Seyne Valérie Guittienne, conseillère municipale/handicap,  Daniel Martinez, conseiller municipal, délégué aux sports, Henri Roig, président de la Fédération du Sport Adapté

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«Merci à ma famille ici présente, qui représente le terreau même de la bienveillance dans lequel chaque petite graine plantée au service de notre humanité a poussé dans la joie et avec beaucoup d’enthousiasme». Cécile limier.

Jacques Brachet







Notes de lectures

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Metin ARDITI : L’homme qui peignait les âmes (Ed Grasset – 292 pages)
Écrivain francophone d’origine turque, auteur de nombreux romans, Metin Arditi nous offre une bien belle histoire.
C’est d’iconographie qu’il va s’agir par le biais du débat ouvert à propos d’une icône du monastère de Mar Saba, près de Bethléem, dont la datation est remise en question et l’auteur réel recherché. On pensait que l’icône datait du XIVème siècle et elle était attribuée à Théophane le grec, mais le bois est plus ancien de deux siècles. Qui a pu peindre cette splendeur ? Nous voilà partis au XIème siècle au Proche Orient dans la région d’Acre.
Avner, un jeune juif de 14 ans, va vendre le poisson péché par son père au monastère de la ville. A chaque fois il écoute, couché sous un figuier les chants des moines qui l’envoutent. Son père Elzéar lui a interdit de pénétrer dans l’église, mais poursuivant un agneau échappé jusque sur le parvis, il va entrer subjugué par la vision d’une icône. Le moine Anastase le guide jusqu’à l’iconostase. C’est l’éblouissement.
Avner veut apprendre à faire de telles beautés. Mais comment un juif peut-il devenir iconographe ? Comment, si on n’a pas la foi, respecter la règle, car on ne peint pas une icône, on l’écrit, c’est une prière incarnée a dit le moine Anastase à Avner.
Commence le récit du parcours d’Avner vers Mar Saba, puis Capharnaüm et son retour à Acre. D’une belle écriture, le roman prône l’amitié entre les êtres au-delà des religions, la cohabitation des croyances, le goût du travail bien fait, avec passion mais sans orgueil. Les personnages ont des caractères trempés, l’écriture est soignée : un bel ouvrage.
Philippe GRIMBERT : Les morts ne nous aiment plus (Ed Grasset – 198 pages)
Paul, psychanalyste renommé qui fait souvent des conférences sur le deuil,  se retrouve soudain confronté à une chose qui n’est plus virtuelle mais bien réelle : le décès brutal de son épouse dans un accident de la route.
Il nous décrit très bien la sidération, la douleur le manque qu’il subit sans verser dans le pathos et en ayant l’air de se maintenir à flots. Mais au bout d’une année de doutes, de souffrance, il se laisse entrainer vers l’irrationnel, la communication avec l’au-delà proposée par un internaute, au moyen d’une intelligence artificielle. Jouera-t-il le jeu ?
Oui il se laissera tenté mais cette rencontre virtuelle sera-t-elle satisfaisante ?
C’est ce que l’auteur nous livre un peu techniquement peut être. Un peu froidement aussi par rapport à ses précédents romans pleins de sensibilité et d’émotions comme dans « Le secret » ou « la petite robe de Paul ».
Sommes-nous face à la technique qui sera peut être approchable un jour ? Mystère et malaise imprègnent l’atmosphère de ce roman émouvant. Toujours un style clair et fluide .
Amitav GHOSH : La déesse et le marchand (Ed Actes Sud – 307 pages)
Traduit de l’anglais (Inde) par Myriam Bellehigue
Comment un marchand de livres anciens vivant à New York arrive-t-il à s’intéresser à une vieille légende de son pays d’origine le Bengladesh ?
Quand on n’a pas la télévision, on raconte des légendes en Inde et celle de la déesse et du marchand d’armes correspond à l’Odyssée d’Homère avec pour seule différence qu’à la fin le héros ne retrouve ni sa famille, ni sa maison.
C’est l’occasion pour l’auteur de faire intervenir de nombreux protagonistes prêts à prendre l’avion de Calcutta à Venise, retour vers New York et surtout de superposer à la légende le problème actuel écologique annoncé par la déesse et conséquemment les flux migratoires des populations en danger.
Promenez-vous à Venise, le vendeur de gadgets ne sera pas italien mais originaire du Bengladesh.
L’auteur tient essentiellement à faire prendre conscience du dérèglement climatique, des bouleversements dans le débit des rivières, les zones cultivables de plus en plus en danger, la pollution de la mer et donc notre survie et celle des générations suivantes.
C’est un avertissement solennel, n’essayez pas de retrouver le temple de la déesse, il a été englouti par les flots.
Ce livre toutefois peut agacer le lecteur qui peut trouver facile de voyager sans problème d’un bout à l’autre de la terre, mais c’est un roman fort bien documenté, à conseiller aux climato-sceptiques.

Fanny Chesnel 5 6

Constance JOLY : Over the rainbow ( Ed Flammarion – 175 pages)
Seule Constance Joly peut qualifier ces 175 pages d’Over the rainbow de roman.
Le lecteur découvre au fil des pages une superbe histoire d’amour entre une petite fille et son père, une petite fille qui partagera la douleur de ses parents lorsque le père acceptera son homosexualité et quittera le foyer familial.
Une petite fille qui grandit, passera ses vacances avec son père et Ivan, puis Soren, qu’importe elle a toujours été choyée et heureuse. Parfois le tableau «Le damné aux enfers», accroché au-dessus de son lit lui faisait peur mais son père éclatait de rire et la vie reprenait avec visite de musées, films, un contexte intellectuel des années 80 où bientôt le mot sida apparait dans toute sa dangerosité. Et pour l’enfant devenue adolescente plutôt indépendante, c’est désormais  «La maladie que l’on tait, car elle fait si peur qu’elle promet l’exclusion, l’isolement».
Constance Joly vient d’accoucher d’une merveilleuse petite fille et à cette occasion reçoit la visite d’une amie. Qu’elle n’est pas sa surprise lorsque cette amie lui demande des nouvelles de son père pourtant décédé depuis plusieurs années ; réalisant ce qu’elle avait oublié, ses simples paroles «La dasse, oui c’est ça» provoquent un tremblement, un effroi qui engendrera ce roman troublant de vérité, de lucidité, de douleur. Comment vivre avec pour seule définition de son père «Ce vieil homo», non ce n’est pas possible. Il y a la maladie bien sûr, le silence, mais surtout tellement de joie, de rires et d’amour dans ce récit que Constance Joly a eu raison de lécrire. Un écriture en très courts chapitres qui permet de ne pas tourner la page, surtout dit-elle «Pour inverser le cours du temps, ne pas te perdre pour toujours, pour rester ton enfant».
Peut-être le lecteur découvrira-t-il, acceptera et comprendra désormais ce qui a été un énorme changement dans la société française. Et je conseille vivement d’écouter avec délice cette merveilleuse chanson Over the rainbow. (Photo Roberto Frankenberg).
Nathalie de BROC : Lucile de Nantes (Ed Presses de la Cité – 355pages)
Bien qu’étant une suite, ce roman peut tout à fait se lire de façon indépendante.
L’époque : 1805, Lucile jeune femme téméraire qui a survécu à la Révolution Française revient des Antilles où elle avait suivi son époux Alexis de Préville, capitaine d’un navire marchand auquel un lourd passé la liait.
La traversée sera tumultueuse comme l’est son couple. Amour et haine, dominant dominé. C’est ce que nous décrypterons tout au long de ce roman foisonnant de batailles, tempêtes,  affrontements complots et tragédies.
D’une plume vive et parfaitement documentée l’auteur nous fait vivre  une épopée pleine d’imprévus, très entrainante et agréable à lire quand on aime l’Histoire.
Nathalie RHEIMS : Danger en rive (Ed Léo Scherer – 186 pages
Vingt-deuxième roman de cette écrivaine qui, une fois de plus, nous expose ses sentiments envers la mort et les disparus. Elle se met en scène en recluse volontaire, dans sa belle maison en vallée d’Auge, en compagnie de son chien Paul.
Menant une vie paisible et retiré, elle essaie d’oublier le traumatisme causé par un harceleur qui l’a poursuivie sur les réseaux sociaux et qui s’est échappé de l’hôpital psychiatrique où il purgeait sa peine.
Elle nous fait donc partager ses angoisses devant l’abando,n tant de la justice que de la société. Imaginant un scénario à partir d’un fait divers qu’elle a vu ou crû voir elle nous promène dans ses rêves ou ses prémonitions en embrouillant tout.
On a beaucoup de mal à la suivre, avec l’impression d’être baladée dans un n’importe quoi.
Très confus et peu crédible.

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Michel LAURY :  Johann Sébastian Bach et la représentation de l’univers
(Ed Amalthée -129 pages)
L’auteur nous dit tout de suite qu’il a écrit «Un essai, pour être compris par un lecteur non spécialiste», et du coup, l’on prend beaucoup de plaisir et apprenons beaucoup de choses en le lisant, bien que quelques fois, la technique musicale puisse nous.
L’auteur recherche : «Pourquoi la musique de Bach nous transporte-t-elle au ciel ?»
On apprend qu’il y a plusieurs formes musicales au XVIIème siècle : la Mort, le Divin et la Musique sont liés.
Dans un nouveau chapitre, résumé de la biographie de Bach (1685-1750), il s’intéresse au luthéranisme, nous explique l’importance de cette nouvelle religion, en quoi elle consiste et ses rapports avec la musique, Luther pense que «La musique est un puissant don de Dieu fait aux hommes» d’où l’importance des cantiques et du chant grégorien. Lui-même en a composés. Bach vénérait Luther (1483-1546).
Presque contemporain de Bach, Leibniz (1646-1716) l’influença aussi avec le concept d’harmonie, le contrepoint dont il est déjà question au début du livre, les dissonances, et les consonances. «La musique est un modèle de l’harmonie du monde». Suit un autre chapitre sur différentes musiques : religieuses, concertantes etc. …
Difficile de résumer ce livre très riche, Bach «Ce colosse musical et guérisseur d’âmes» a consacré sa vie, il le dit lui-même, à composer de la musique d’église à la gloire de Dieu.
Le chapitre sur la confrontation de Bach avec d’autres musiciens, en particulier Mozart est fort intéressant. Cela nous aide à comprendre mieux l’un et l’autre et à les apprécier différemment. Dans le dernier chapitre, quelques critiques de Bach faites par des personnages célèbres sont drôles et parfois originales. Celle d’Einstein par exemple, est particulièrement savoureuse, il écrit «Voici tout ce que j’ai à dire à propos de l’œuvre de Bach : écouter, la jouer, l’aimer, la vénérer et taisez vous»
Ce résumé a été un peu long et pourtant ne dévoile pas la moitié de ce que Michel Laury écrit, chaque mot est important, à peine a-t-on fini de lire ce magnifique essai que l’on a envie de courir écouter Bach et tous ceux dont l’auteur a fait mention.
Charif MAJDALANI : Dernière oasis (Ed Actes Sud – 267 pages)
Charif Madjalani, auteur libanais, professeur de littérature à l’université de Beyrouth publie son huitième ouvrage.
Le narrateur, Raphaël Arbensis, un archéologue libanais spécialiste du Moyen Orient, se rappelle et raconte.
C’était en avril 2014. Expert reconnu, il n’hésite pas à intervenir dans des cessions d’antiquités dont l’origine est douteuse. Il est une sorte d’«Arsène Lupin un peu snob de la vente d’antiquités». C’est à ce titre qu’il est contacté  par le général Ghadban pour se rendre au nord de l’Irak expertiser des antiquités qui proviendrait du trésor de la famille de ce dernier et organiser leur vente. Il arrive dans l’oasis de Cherfanieh, dans la plaine de Ninive. Le lieu est magnifique mais son calme est relatif. L’oasis est occupée par des militaires car le danger rode. Les forces kurdes sont à l’Est, les djihadistes de Daech sont au Nord et à l’ouest.
Bien sûr, rien ne se passera comme il l’avait prévu.
Ce roman d’aventures est l’occasion pour l’auteur d’aborder de multiples questions : l’art et le beau, la propriété des vestiges archéologiques, la démocratie et le comportement de leurs dirigeants, le sens de l’Histoire qui selon son narrateur et donc lui-même, est le fruit d’un évènement imprévu ou du hasard et de l’entropie provoqué par les erreurs des hommes.
Un ouvrage original qui se lit agréablement bien que certains passages des discussions sur l’entropie soient un peu répétitifs.
Thierry SCHWAB : OPTIMA 2121 Le monde dans cent ans, si proche, si différent
(Ed L’ombre rouge – 261 pages)
Thierry Schwab est polytechnicien. Il a créé une galerie d’art contemporain, un site internet de poésie française et une maison d’éditions, L’ombre rouge, où il a publié ses deux derniers romans.
Cet ouvrage, sorti en mars 2021, met en scène un journaliste scientifique parisien, Damien Ferlot, qui accepte d’être le cobaye de Pierre Maréchal, un astrophysicien spécialiste de la relativité générale et d’être envoyé dans le futur pour une durée de six mois.
Damien va partir le 12 avril 2019 pour arriver dans le futur à la date du 13 avril 2121, soit cent ans plus tard. A son retour il devra faire un compte rendu de tout ce qu’il aura constaté au seul Pierre Maréchal, puis faire effacer de sa mémoire tout ce qu’il a vécu.
Mais il ne tient pas sa promesse et relate son expérience.
L’auteur nous emmène alors dans le monde qui lui paraît possible d’exister dans cent ans au vu des progrès de la science et de l’évolution probable des conditions géopolitiques. C’est bien vu et original.
Mais OPTIMA est-elle devenue la planète du bonheur ? L’utilisation de l’intelligence artificielle peut-elle entrainer un risque d’un monde mené par les robots humanoïdes ? Si l’on connaît le futur, peut-on le modifier par les actes du présent ? Le lecteur sera seul juge.
Un très bon moment de lecture. Les varois comprendront que l’auteur connaît bien ce département, où il situe quelques scènes.

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Wilfried N’SONDE : Femme du ciel et des tempêtes (Ed Actes Sud – 267 pages)
C’est le sixième roman de cet auteur né à Brazzaville, vivant actuellement à Lyon.
L’histoire se passe aux confins de la Sibérie, dans la péninsule de Yamal. Noun, chaman Nenets, lors d’un glissement de terrain, découvre la sépulture d’une reine africaine ayant vécu il y a plus de 10.000 ans. Cette Africaine de l’Arctique, comme il la nomme, vient alerter le monde sur les problèmes climatiques et le respect de la planète. Elle tombe à point nommé car des gigantesques travaux d’exploitation des réserves de gaz vont commencer dans la zone. Cette découverte archéologique va peut-être permettre d’arrêter ce saccage.
Noun prévient immédiatement son ami Laurent Joubert, zoologue français qui décide de monter au plus vite et dans le plus grand secret une expédition scientifique de reconnaissance. Joubert doit convaincre Cosima Meyer-Yamazaki, médecin légiste germano japonaise et le jeune ethnologue congolais Silvère Mabanza de compléter l’équipe. Bien sûr, ils vont devoir affronter la mafia russe locale et le propre neveu de Noun qui espère devenir chef de chantier des futurs travaux gaziers.
Un roman d’aventures mettant en avant l’antagonisme entre les protecteurs de l’environnement et les industriels, mais qui donne une place excessive et peu crédible à la communication entre les mondes visible et invisible.
Gilles PARIS : Un baiser qui palpite là, comme une petite bête (Ed Gallimard – 213 pages)
Ils se prénomment Tom, Emma, sa sœur Timothée, Gaspard, Sarah, Romane, Julien, Aaron… tous 15/16 ans, dans la même école et qui ont tous un point commun : Iris.
Iris est cette gamine violée par son beau-père, qui n’a pas été crue par sa mère, et qui pour se venger de la vie et des hommes, s’est mise à coucher avec tous les gars de la classe, jusqu’à ce que ses frasques arrivent sur les réseaux sociaux.
Tout le monde alors lui tourne le dos, lui crache dessus comme sur une pestiférée, même ceux qui ont profité de ses charmes… Jusqu’à ce que, la vie devenant impossible, elle se suicide.
Un énorme choc pour tous, des regrets, des culpabilisations, et chacun va se raconter, raconter sa vie d’adolescent toujours un peu compliquée à cet âge-là, avec ses peurs, ses espoirs, ses joies, ses tristesses, ses amis, ses amours, ses emmerdes, comme le chantait Aznavour, et cette fameuse aventure que chacun vit à sa manière : sa première fois.
Emma et Tom sont les deux personnages centraux autour desquels les autres gravitent, chacun pour des raisons différentes.
On y retrouve Gilles Paris, qui nous avait offert un roman très autobiographique : «Certains cœurs lâchent pour trois fois rien» et dont certains personnages lui ressemblent.
Tous ces émois et problèmes d’ado sont magnifiquement transcrits. Chacun se retrouvera dans un des personnages car on a tous vécu cette période difficile entre l’enfance et l’âge adulte.
Leurs histoires s’imbriquent, chacun se raconte au jour le jour et peu à peu révèle sa personnalité, ses histoires intimes, par petites touches, à travers le souvenir d’Iris qui reste prégnant dans leur jeune mémoire.
L’histoire est écrite comme pourrait l’écrire ces ados, avec leurs mots à eux, ce qui parfois est un peu difficile pour les moins jeunes qui doivent s’adresser au lexique de leurs expressions que l’on retrouve à la fin du livre !
Un livre plein de tendresse et d’émotion, plein de questionnements de ces ados qui ont peut-être mûri trop vite.
Comme toujours, Gilles Paris joue sur la corde raide, la corde sensible des sentiments et l’on a presque envie de retrouver ses personnages pour savoir ce qu’ils vont devenir.
Romain SARDOU : Un homme averti ne vaut rien (Ed XO – 342 pages)
Le roman de Romain Sardou ne laisse aucune place à la miséricorde et au pardon.
Un homme est froidement assassiné, personne ne bronche, donc c’est la règle.
Le titre d’ailleurs prévient le lecteur qu’un homme averti ne vaut rien. L’histoire prend sa source en Irlande pour les Bateman, en Angleterre pour les Muir et sur plusieurs générations avec des trafics bien juteux et des hommes prêts à tout, les fortunes s’accroissent et ce sont ces clans mafieux que le lecteur découvre au fil des pages.
Intéressant par exemple de prévoir l’extension du port de Savannah surtout quand l’amour s’en mêle. Nombreux rebondissements, des fortunes dont on a du mal à mesurer l’importance, toujours un esprit de vengeance soit pour dominer soit pour assouvir sa haine.
Roman à tiroirs, le lecteur y trouvera son compte s’il aime les clans, les puissants et a encore un peu d’espoir dans l’amour.

 



Cherbourg – Théâtre de l’Arlequin
Être ou ne pas être.

En ce mois de septembre 2021 le Théâtre de l’Arlequin de Cherbourg reprenait vie avec la pièce «Être ou ne pas être» de Luca Franceschi interprétée par Gérard Picot. Mise en scène : Mirabela Vian – Lumières : Richard Croisé

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De quoi s’agit-il ?
C’est une pièce qui englobe toute l’histoire du théâtre occidental moderne en une heure vingt minutes. On pourrait se dire bigre ! Quelle prétention, ça va être un pensum des plus ennuyeux. Détrompez-vous, c’est un festival mené par un seul et incroyable comédien, tournant, vibrionnant, sautant, gesticulant, grimaçant, ou bien statique, grave, dramatique, émouvant. On rit souvent, on est touché par tout ce qui s’y véhicule sur la condition humaine, car la grande question d’Hamlet « être ou ne pas être » qu’on traduit parfois par  « être ou n’être pas » – je vous laisse réfléchir à la subtilité de sens entre les deux versions – devient « être ou ne pas pas être » pour le personnage, car tout est là, c’est le fondement de la pièce, le personnage ne peut être sans le comédien, et en retour le comédien a besoin du personnage pour être, sur scène.
En fond de scène la cabane de Guignol. Posés à gauche un réveil, un masque vénitien, et à droite un crâne; le temps de la vie avant la mort dans la lucarne de Guignol. Côté jardin un manteau « shakespearien », rouge.
Le théâtre moderne commence avec la Commedia dell’ Arte au XVI° siècle. C’est l’auteur italien Carlo Goldoni (1707-1793) qui partant de là va participer à la naissance du théâtre moderne occidental en y amenant la psychologie et la philosophie des lumières, mais sans négliger la fonction de divertissement. Confer sa pièce « La Locandiera » de 1752.
Les spectacles de la Commedia Dell’ Arte étaient en grande partie improvisés à partir d’une trame narrative sur laquelle les acteurs brodaient des dialogues et des « lazzi » : toutes sortes de plaisanteries burlesques, soit en paroles, soit en actions, des jeux de mots, des grimaces, des gestes grotesques et, et des échanges avec le public. Et les rôles sont des caractères bien définis: Arlequin, Colombine, etc. C’est là qu’est le génie de Gérard Picot : il reprend à lui tout seul toutes ces techniques, y ajoutant celles des artistes du stand up contemporain, comme ce jeu avec le gong et une spectatrice à laquelle il demande de marquer les scènes quand il fera un geste de la tête : de là toutes une série de gags du plus haut comique. Il est tour à tour – changeant de rôle en un clin d’œil – Arlequin, Polichinelle, ou bien un comédien shakespearien grandiose, ou prétentieux, ou plein de doute, et bien d’autres rôles. Le comédien dira quelques tirades de grandes pièces de Shakespeare, Hamlet bien sûr, Macbeth, Richard III… dans des tons divers ; là encore on admire la plasticité de la voix, capable d’imiter tous les tons, et nombre de sons de gorge. On admire aussi la malléabilité du visage.

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D’entrée le personnage déclare qu’il a kidnappé le comédien, qu’il l’a enfermé en lui. On y vivra aussi le rapport du metteur en scène au comédien, celui-ci d’abord humble, confiant, puis révolté devant l’emprise dictatoriale du metteur en scène. Ce ne fut certainement pas le cas avec Mirabela Vian qui assura une mise en scène solide laissant une grande liberté d’improvisation au comédien. Les relations comiques avec l’éclairagiste
C’est la lutte entre ces deux rôles, personnage et comédien, pour avoir la sensation d’exister, d’être, dans un maelstrom étourdissant de la part du comédien.
En résumé, partant de la Commedia dell’ Arte pour aller jusqu’au théâtre intellectuel d’aujourd’hui, Gérard Picot a réussi, par le corps et par le verbe à nous faire rire, nous émouvoir, et vivre toute cette histoire. Nous soumettant de plus la grande difficulté d’arriver à être du personnage et du comédien, tant l’un ne va pas sans l’autre ; et pour nous faibles humains cette même question sans réponse : Être ou ne pas être ? Mais nous étions là, au théâtre.
Souhaitons que cette pièce puisse continuer à vivre dans d’autres théâtres. Avis aux directeurs de salle, car dans la pièce Gérard Picot aborde aussi les difficultés de trouver une scène pour tout jouer.

Serge Baudot

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Gérard Picot vient du théâtre amateur, notamment de la troupe de l’Arlequin, comme quoi en art on peut être grand par soi même. Il a tourné dans des courts métrages, dont un de Stéphane Birette en 1998. Depuis on l’a vu pendant une semaine au Théâtre du Châtelet à Paris, et sur bien d’autres scènes en France. Quant à moi je l’avais déjà admiré il y a quelques années dans une comédie musicale « Le Petit Monde de Georges Brassens » de Laurent Madiot. C’est dire qu’il peut jouer.

 



Toulon… Jean-Marc BARR à l’eau !

JEAN-MARC BARR

Ce 11 septembre a été le jour des retrouvailles.
D’abord, l’après-midi, c’est à l’anse Pipady, située derrière la Tour Royale au Mourillon, que l’ami Jean-Marc Barr nous avait conviés. Il y proposait sa journée musique subaquatique dont il nous avait parlé quelques jours auparavant au Liberté (Voir article) et on le retrouvait sous une chaleur caniculaire, nous habillés, lui à poil, avec son ami le musicien et compositeur Michel Rodolfi.
Une plage noire de monde où Jean-Marc se balade, heureux comme… un poisson dans l’eau,  souriant et parlant en toute simplicité avec les gens venus lui faire une photo ou un selfie et lui s’y prêtant avec son habituelle gentillesse.
Etant donné qu’on n’avait pu faire que quelques photos sur la place de la Liberté, il nous avait proposé de faire quelques dans son élément : l’eau.

JEAN-MARC BARR JEAN-MARC BARR

Et voilà notre photographe crapahutant sur les rochers pour faire des photos avec le fameux tee-shirt de ce bel événement «Sea of sound» puis se prêtant à un déshabillage pour glisser (dans tout le sens du terme, tant il y a de pierres et d’algues) dans cette eau qui lui est devenue aussi habituelle que la terre ferme !
Michel Rodolfi est venu l’y rejoindre pour quelques photos, les baigneurs profitant de l’aubaine pour faire de même, Jean-Marc s’y pliant avec patience et son éternel sourire en toute simplicité.
Malgré cette chaleur, il fallut bien le laisser travailler et quant à nous, de notre côté, deux autres rendez-vous nous attendaient.
Promesse de se revoir bientôt avec Jean-Marc devenu un ami au fil des 20 ans de rencontres datant du «Grand Bleu».

Jacques Brachet
Photocreations.fr



ZIZE-Alain TURBAN
Quand Marseille rencontre Montmartre via l’Ardèche

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Thierry Wilson alias Zize du Panier est de Marseille
Alain Turbanovitch, alias Turban, est de Montmartre mais il a, tout comme moi le cœur en Ardèche où il avait une discothèque à Lavilledieu et où il vit en partie dans sa maison de Ruoms. Auteur du tube «Santa Monica» il a aussi collaboré avec de nombreux artistes : Michèle Torr, Annie Cordy, Michaël Jones,  Jean-Jacques Goldman, Herbert Léonard, Michou et Gilles Dreu entre autres.
Avec Zize, nous nous rencontrons souvent entre Nice et Marseille, où elle tourne avec son dernier spectacle «La famille Mamma mia»
Quant à Alain, je lui fais de temps en temps une visite à Ruoms l’été.
Tous deux sont amis de longue date et nous nous sommes tous retrouvés, il y a quelques temps au Casino de Vals les Bains où tous deux étaient jurés de «Super mamies» avec un autre complice : Gilles Dreu.
Les années passent, les amitiés restent et voici que Zize, qui a aujourd’hui conquis la France avec son bel accent bien de chez nous, se met à chanter. Et c’est carrément un CD de 15 chansons drôlissimes, énergiques et dansantes, signées… Alain Turban et Mario Santageli et arrangées par Frédéric Andrews.
On peut entendre «Faites chauffer la colle» qui évoque un nombre de chansons populaires, de «Tata Yoyo» à  «La chenille» en passant par «Le rire du sergent», «La Macarena», «Big bisou», «Le papa pingouin» et plein d’autres titres qui ont fait les beaux jours des «balettis», des mariages et des événements festifs.
Après le fameux zizi que Pierre Perret a évoqué sous toutes ses formes, voici que Zize nous parle des «Gros nénés», des bonnets A aux bonnets M en passant par les bonnets blancs ! Irrésistible.
Plus évocateur encore et très coquin «J’aime tes rouleaux de printemps». Inutile de vous préciser de quoi il est question. Emprunté chez Prévert (aurait-il apprécié, lui qui avait beaucoup d’humour ?) «Je suis comme je suis», où elle nous chante sa vie d’artiste, de «Reine des cagoles» «sexygénaire» et le CD se termine par une chanson très émouvante que Zize a composé pour parler de ce qu’elle a vécu : «Ma différence».
C’est festif, on s’éclate, on danse, on passe un bon moment de rire ensoleillé avec cet accent qu’aujourd’hui tout le monde connaît, celui de notre Zize devenue nationale.
Qu’on se le Zize !!!

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Rencontres
Il fallait bien que j’en parle avec mon marseillais et mon parigot-ardéchois Alain Turban !
Alain, dans sa campagne, ne sort que pour aller chanter en ces temps de Covid dont, me dit-il, il n’a rien à foutre et se contente de se faire tester plutôt que de se faire vacciner !
Alors, Alain, comment cette idée de faire chanter Zize t’es venue ?
Elle n’est venue ni de moi, ni de Zize. Elle est née chez Michou, qui était un ami commun et où nous nous sommes retrouvés. Et c’est Michou qui m’a lancé : «Pourquoi n’écrirais-tu pas une chanson à Zize ?». L’idée nous a plu à tous les deux et quarante-huit heures après, j’ai proposé «On peut rire de tout», que j’ai écrite avec Mario Santagelli. Zize a aimé, décidé de l’enregistrer et de fil en aiguille, l’idée d’autres chansons est arrivée. Nous en avons finalement écrit douze, orchestrées par mon ami Frédéric Andrews.
Ta version, Thierry ?
Il t’a raconté l’essentiel.
Avec Alain, on se connait depuis les années 90. On s’était rencontrés chez Michou qui était notre ami commun. C’est à l’anniversaire de Michou que celui-ci lui a dit que j’avais envie de chanter depuis longtemps…

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C’était déjà dans ta tête ?
Oui. C’est Coccinelle qui me poussait à le faire. A l’époque j’ai enregistré une chanson mais finalement ça n’a pas abouti. Du coup, Alain m’a  qu’il allait s’y coller… Et le lendemain il m’envoyait le texte de «Faites chauffer la colle» !
C’était juste pour un single ?
Au départ oui  mais on a commencé à en parler avec Alain. Je lui disais que je voulais chanter une chanson sur Marseille, j’avais quelques idées et du coup, Alain s’est lancé…
Alain, Comment s’est fait ce travail à trois ?
A deux surtout car les chansons écrites on les proposait à Zize qui avait bien sûr son mot à dire, qui modifiait quelques trucs, validait ou pas mais elle a accepté toutes les chansons que nous lui avons envoyées. Après quoi on est passé par l’enregistrement, les orchestrations, la voix.
Combien en avez-vous écrit ?
Douze… les douze qui sont sur l’album !
Thierry, en fait tout s’est fait sans vous voir ?
Exactement, moi j’étais toujours par monts et par vaux, lui était souvent en Ardèche. En fait, avec Alain, on se voit surtout à Paris où l’on se retrouve souvent dans sa belle maison avec son épouse qui est une femme adorable.
C’est toi donc, qui donnais les idées de chansons ?
Non, pas vraiment. J’attendais les textes d’Alain, je disais oui ou non, je changeais parfois des mots, des expressions que je ne voyais pas dans la bouche de Zize. Il fallait que ça aille avec le personnage.
Après quoi Mario Santagelli faisait les musiques.

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Il y avait le zizi, non pas de Zize mais de Perret et il y a aujourd’hui les gros nénés de Zize !
J’ai adoré qu’il me propose cette chanson car elle est coquine sans être vulgaire. Comme toutes les chansons car Alain est un poète et même dans des textes drôles il y a cette veine
Y aura-t-il un spectacle autour de ces chansons ?
Alain : Il faudra lui demander ! Lors de quelques dates qu’elle a faites cet été, elle terminait par une chanson. Après, elle fera ce qu’elle voudra. Mais elle a assez de matériel pour faire un mini-concert après son show.
Zize : Effectivement, d’ailleurs nous avons fait un galop d’essai cet été. Nous avons fait quelques dates avec Richard Gardet, qui est le chef d’orchestre de Michèle Torr et qui m’a proposé de faire ce tour sur quelques dates, avec son orchestre. Et ça a très bien marché.
Qui sont tes complices Alain ?
Frédéric Andrews est pianiste classique et jazz, arrangeur et il a accompagné Charles Dumont, Bonnie Tyler, Gérard Lenorman, Jane Manson…
Mario Santagelli est compositeur, arrangeur, pianiste, guitariste… Il a même été choriste.
Il a collaboré avec Bruel, Nicoletta, Charles Trenet, Sacha Distel, Herbert Léonard entre autres.
Aujourd’hui, quelle est votre actualité ?
Zize :
Je prépare un nouveau spectacle intitulé «Sexygénaire», titre d’une chanson de l’album.
Je raconterai des histoires, des choses de ma vie, du CD et j’y mêlerai des chansons de l’album car ça a l’air de plaire aux gens et ça marche. Tous les jours une chanson passe sur Radio Bleu et Laurent Ruquier adore la chanson «J’aime tes rouleaux de printemps»… Va savoir pourquoi !
Alain : Des galas, un spectacle à l’Atelier à Paris le 6 décembre qui s’intitule «Entre la terre et le ciel»
Ce sera à la fois du théâtre et de la chanson. Je viens de sortir un nouvel album intitulé «Eternelle» dont je mettrai quelques chansons dans mon spectacle. Et des concerts en Auvergne, à Lyon et bien sûr à la Ferme théâtre à Ruoms où je fais venir des tas de copains, dont Gilles Dreu. D’ailleurs, Gilles passera au Casino de Vals les Bain le 18 septembres et je viendrai chanter deux ou trois chansons avec lui dont «On chante encore» que l’on a enregistré sur son CD «Le comptoir des amis» où il chante en duo avec Lama, Barbelivien, Stone, Lenorman, Billon, Fabienne Thibault, Marcel Amont…»
Gilles Dreu, rappelons-le, est l’auteur de succès comme «Alouette, alouette», «Pourquoi Bon Dieu ?», «Descendez l’escalier», «Ma mère me disait», qu’il avait écrite pour Dalida… Montmartroise de cœur !

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Thierry, le disque se termine sur une chanson que tu as écrite et qui est très émouvante : «Ma différence»
Oui, j’y raconte ce que l’on peut vivre lorsqu’on est différent. J’avais envie de m’exprimer sur ce sujet car c’est du vécu. C’est assez fort, violent.
Tu écris donc ?
Oui, j’écris beaucoup et ce qui est bizarre c’est que lorsque j’écris mes sketches, c’est toujours drôle et lorsque j’écris des textes de chansons, c’est toujours sinon triste, du moins sérieux.
Tu vas continuer ?
Oui bien sûr, et avec Alain. Alain est un garçon talentueux qui écrit des choses magnifiques. C’est aussi un homme de cœur qui vient de faire un magnifique album.

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Nostalgie quand tu nous tiens…
Un nouvel album est toujours un moment important et voilà donc le nouvel album d’Alain intitulé «Eternelle», la chanson qui ouvre le bal, présenté par sa mère aujourd’hui disparue, qui reste son amour éternel, comme les chansons qu’il nous propose de sa voix feutrée, pleines de nostalgie, de souvenirs, d’intimité et pour la circonstance, il a repris son vrai nom : Turbanovitch.
Rendez-vous manqué (Quand on s’est rencontré), souvenir d’un amour (Pony), hymne à l’amitié (Dans la rue Copernic), reggae sur la différence (Je suis l’homme de couleur), hommage à son Montmartre (La nouvelle Eve sur un tempo jazzy, Le petit café), hommage à son ami Charles Dumont (Dumont et merveilles), souvenirs, souvenirs (Et le monde dansait le twist), le temps qui passe (Si c’était à refaire)… toutes sont belles, émouvantes, poétiques et nous retracent son parcours, non pas de star, mais de vrai artiste qui nous offre encore et toujours  de la vraie chanson française.

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Propos recueillis par Jacques Brachet


Fantaisie Prod… C’est la reprise !

COTTET MOINE Patrick

«C’est la reprise… du moins on l’espère», me dit en riant Jérôme Leleu, le grand maître de Fantaisie Prod, autour d’un apéro au théâtre Daudet de Six-Fours, l’un des lieux dont il s’occupe pour nous offrir des humoristes de tout bois, qu’ils soient connus ou moins connus pourvu qu’ils nous fassent rire.
«C’est vrai que depuis un an, on n’a pas cessé de programmer, déprogrammer, annuler, reporter.
Après le fesrival d’humour qu’on a présenté cet été à la Crau avec succès, Fantaisies Prod revient en force puisque nous investissons le Théâtre Daudet, le théâtre Marc Baron de Saint-Mandrier avec qui nous entamons une collaboration, le Casino de Hyères. Pour l’instant, l’Oméga live est en stand by, toujours pour la même cause qui gâche notre vie et notre métier depuis trop de mois.
Nous sommes très heureux que la ville de Saint-Madrier fasse appel à nous pour présenter un à deux spectacles par mois.
Notre programmation a toujours été éclectique, mêlant one man shows, stand up, mimes,  pièces de théâtre, mentalisme… Nous aurons, comme chaque année, des avant-premières comme Valérie Damidot qui viendra nous présenter en avant-première son one-woman show, tout comme Elizabeth Buffet, Gil Alma, qui avait été déprogrammé, revient avec son acolyte Benoît Joubert, Yves Pujol présentera deux spectacles : «J’adore ma femme» et son Best Of, Jovany, vu à la Crau revient avec son spectacle «Le dernier saltimbanque».

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Valérie Damidot – Jovany – Tandy Pastureau

Retour aussi d’Eric Collado, Benjy Dotti, Alexandre Pesle et plein de petits nouveaux qu’on aura plaisir à vous faire découvrir. Un à deux spectacles par mois seront proposés aux plus petits. Nous aurons aussi la création d’un spectacle musical de Lisa Fleur autour du roman de Pagnol «Cigalon», Audrey Vernon proposera son spectacle «Billion Dollar Baby» qu’elle a écrit alors qu’elle était enceinte. Là, elle le jouera… en scène ! Elle s’adresse à son bébé pour lui décrire l’état du monde.. Nombre d’humoristes viennent aujourd’hui des réseaux sociaux qui sont devenus un vrai lieu d’expression. Viendront des humoristes issus d’autres milieux comme  Greg le pompier marseillais, brut de langage, juste dans le propos, Tandy Pastureau, chroniqueur radio-télé,  Arnaud Demanche qui fut entre autre auteur des sketches de Canteloup, qui a une belle plume, Thomas Martin, journaliste qui est de Saint-Raphaël, qui est un vrai coup de cœur qui a une gouaille à la Audiard, très franchouillarde,  Chicandier, qui fut notaire dans une autre vie,
En tout, la saison comportera 110 spectacles éclatés sur le territoire.»

COTTET MOINE Patrick

Patrick Cottet-Moine
Et ce soir-là, c’est l’ami toulonnais Patrick Cottet-Moine qui ouvrait la saison.
Beau retour de ce mime incroyable, longue gigue au visage caoutchouté, au corps désarticulé et ce n’est pas pour rien qu’il a écrit son prochain spectacle avec le québécois Courtemanche… Qui se ressemble s’assemble dit-on et c’est le cas.
Après son spectacle intitulé «Mime de rien» étourdissant fait d’énergie, de grimaces et d’onomatopées (c’est un excellent bruiteur !) il nous proposa une série de sketches muets ou presque, tour à tour pêcheur, médecin, tennisman, Zorro, toréador qui fit crouler le public de rires.

COTTET MOINE Patrick COTTET MOINE Patrick COTTET MOINE Patrick

Je voyais ce spectacle pour la troisième fois et je rigolai tout autant que les deux autres.
Et après ça, il arrivait frais comme une fleur pour parler au public, faire des photos, donner des autographes et, avec un culot monstre, signer son livre… Où, entre deux dessins, l’on essayait de découvrir… Les dialogues du spectacle !
«Courtemanche – me dit-il – je l’adorais et j’ai eu la chance de le rencontrer au Québec. Je lui ai demandé de m’aider pour mon prochain spectacle et il a tout de suite accepté.
Il est prêt ?
Oui, je le joue. Il s’intitule «Chez lui»
Et pourquoi ne le joues-tu pas… chez toi ?
Parce que, tant qu’on me demande «Mime de rien», je le joue et je ne m’en lasse pas. Et ainsi, je pourrai revenir ici !
Même si tu as une belle musculature (on le voit quand tu joues au tennis), comment fais-tu pour garder cette silhouette filiforme ?
(Il rit) C’est dans ma nature, je mange normalement, je ne fais aucun régime mais rien que dans mon spectacle, je me dépense beaucoup. Je fais aussi pas mal de sport. D’ailleurs, demain à 13 heures, je participe au triathlon des Salins à Hyères !

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Si tu tournes dans ta région, tu es souvent invité dans de nombreux pays !
Étant donné qu’il n’y a pas de dialogues, le mime s’exporte sans problème, je suis allé jouer à Bucarest, à Pékin, en Allemagne, en Algérie, au Portugal, à Barcelone, au Québec bien sûr !
Et tu chantes toujours ?
Oui, avec les Zablocks reformés, nous proposons un spectacle humoristique et musical. Nous venons de jouer au Luc en Provence et nous préparons une tournée».

COTTET MOINE Patrick

A bientôt pour d’autres aventure Patrick !
Propos recueillis par Jacques Brachet
Photocreations.fr
www.fantaisie-prod.com





TOULON retrouve ses Halles Municipales !

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J’étais un petit toulonnais de dix ans lorsque le jeudi, jour alors sans écoles, je partais faire le marché avec ma grand-mère, nous descendions le marché du cours Lafayette,  vrai marché de Provence chanté en partie par Bécaud (Je dis en partie car il m’avait avoué que c’était  un mélange du marché de Toulon où il était né et de Nice où il était parti vivre avec sa famille !). Et l’on se retrouvait invariablement aux halles municipales où mille odeurs nous assaillaient et où chaque commerçant nous accueillait avec cet accent  «que l’on garde en naissant du côté de Toulon !».
Et puis j’ai grandi, les halles ont vieilli, les commerçant ont quitté le pont pour aller se ruer sur les grandes surfaces qui étaient alors le nec plus ultra.
Ainsi les halles ont fermé, les revendeurs du marché se sont raréfiés, les habitants du centre de Toulon, appelé «la basse ville» comme le rappelait Hubert Falco, maire de la ville, ont émigré, les magasins se sont raréfiés… jusqu’à l’avènement du maire qui a décidé, avec tout son amour pour sa ville, toute sa volonté, toute son énergie et son acharnement de faire revivre sa ville, d’y faire revenir des familles, des jeunes et pour cela, il s’est dépensé sans compter, créant une université, un théâtre national, un cinéma, une médiathèque, un hôtel des Arts, rénovant le Musée, faisant tomber des immeubles vétustes, recréant le jardin public et en en créant un autre,  faisant revivre des rues, des places, des lieux de rencontres, une place de la Liberté rénovée… Bref, refaisant de Toulon une ville de laquelle aujourd’hui tout le monde parle, étrangers, médias comme une ville avec son port, qui a retrouvé un art de vivre.

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Quelques chiffres : 80.000 mètres de dallages remis à neuf, 100 immeubles détruits afin que Toulon retrouve son soleil, 3.000 logements rénovés, 80 rues et places entièrement réhabilités.
Lors de de son élection à la mairie, il y a déjà vingt ans, il avait défendu ces halles de Toulon fermées et menaçant d’être détruites, alors que le bâtiment style Arts Déco datant de 1929, est une pure merveille.
Il a dû se battre et il aura mis vingt ans pour que revive ce lieu que vont retrouver les vieux toulonnais, que vont découvrir les plus jeunes et les vacanciers toujours plus nombreux.
Et en ce vendredi 10 septembre, il était le plus heureux des maires en inaugurant ce magnifique bâtiment qui a retrouvé sa superbe, ses commerçants et son public.
Il a rappelé que  ce lieu se nomme depuis 1956, les Halles Esther Poggio, en hommage à cette héroïne de la Résistance, qui fut une jeune vendeuse des Halles fusillée par les Allemands en 1944 à l’âge de 32 ans.

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Des travaux de rénovation commencés en 2019, et ralentis par la crise du Covid, sont nés 1000 mètres carrés de surface, réunissant 25 commerçants de bouche de très haut niveau (Epicerie fine, boulangers, charcutiers, cavistes, poissonniers, pâtissiers, confiseurs, fabricants de pâtes, restaurateurs,  traiteurs, rôtisseurs, fromagers régionaux, l’Espagne, l’Italie, le Mexique,  sans oublier la Corse, le café Biltoki, Biltoki étant une entreprise du Pays Basque qui a déjà créé ou rouvert six halles en France, Toulon étant la 7ème, inaugurée auprès de son maire par Romain Alaman, cofondateur et directeur général de l’entreprise.
Biltoki signifie en basque «L’endroit qui rassemble» et les halles en sont un bel exemple.
Il aura fallu six millions d’investissement pour adapter le bâtiment aux contraintes actuelles, défi technique assumé brillamment par l’architecte Etienne Peneau et en dehors des commerces installés au rez-de-chaussée, une immense terrasse de 180 mètres carrés installée sur le toit, permet d’avoir une belle vue ensoleillée sur les toits de Toulon et l’on peut à la fois y boire et se sustenter. Lieu idyllique de convivialité.

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Un monde fou, fou, fou pour cette inauguration ouverte à tous et l’on se pressait dans les allées pour voir, découvrir, déguster, acheter et boire un coup sur la terrasse. Inauguration dont le ruban a été coupé par Hubert Falco assisté de Liliane Bloch, petite-fille d’Ernest Bloch qui fut adjoint à la mairie de Toulon et à l’initiative des Halles en 1927, et Sabrina Rossi-Amouroux, son arrière-petite-fille.
Inutile de dire que le bâtiment a été pris d’assaut, on avait des difficultés à y naviguer mais ce fut une bousculade joyeuse, bon enfant avec le plaisir de tous de s’y retrouver et de promettre d’en devenir des habitués.
Nous avons enfin retrouvé – pour les moins jeunes dont je fais partie ! –les odeurs, les parfums de notre enfance qui faisaient dire au maire, à l’instar de Proust, que c’était sa petite madeleine. Une madeleine qui va faire revenir les toulonnais sur les lieux de leur enfance, de leur jeunesse et venir les plus jeunes qui n’ont pas connu cette époque.
Souvenirs, souvenirs… Quand tu nous tiens !

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Jacques Brachet