Archives de l’auteur : Jacques BRACHET

« The Artist » Sur France 2, Culturebox et France.TV

Samedi 11 septembre dès 20h40

the artist

Découvrez les 22 artistes en compétition 
Samedi soir en direct, l’expérience «The Artist» démarre pour 22 auteurs-compositeurs et interprètes !
Aux manettes, Nagui, dans le Jury, Elodie Mermoz, Emmanuel Virot et Clara Luciani, marraine de l’émission et invitée de choix de cette grande première ; et depuis chez eux, les téléspectateurs, qui évalueront eux aussi les prestations des candidats via un système de votes totalement gratuit.

Samedi soir, 22 talents réaliseront une reprise de leur choix, enrichie d’une vraie prise de liberté de réécriture et/ou de recomposition, inspirée de leur univers artistique.
Deux choix s’offriront au Jury et aux téléspectateurs à l’issue de chaque passage : une étoile dorée (J’aime) ou un octogone (Je n’aime pas)
Pour décrocher une étoile du Jury, il faudra convaincre un minimum de 2 juges sur 3. Quant aux téléspectateurs, plus de 50% de votes favorables permettront d’obtenir leur soutien.
Pour la première fois en France, ces derniers pourront voter gratuitement, via Instagram et la page officielle de l’émission @theartistoff ainsi que par SMS au 3 2323 (appel non surtaxé).
Pour nos artistes, l’enjeu de ce premier passage sera de taille : aligner les deux étoiles dorées du Jury et des téléspectateurs pour assurer une place en semaine 2.
Aucune étoile n’entrainera une élimination sur le champ. En cas d’étoile unique, les artistes en ballotage auront une deuxième et dernière chance de faire l’unanimité grâce à une composition de leur répertoire personnel. Mais s’ils n’y parviennent pas ils seront eux aussi éliminés du concours.

visuelcompothertsit

De gauche à droite (haut)
Esken, 22 ans, Valentin, 24 ans, Laura Crowe & Him (duo), 31 et 47 ans
Rouquine (duo), 28 et 44 ans, De grands enfants (duo), 37 et 38 ans Coline Capel, 17 ans, Fils Cara, 26 ans, Félixita, 26 ans, Nikola, 20 ans Alphée, 27 ans
De gauche à droite (bas)
Claire Hardy, 25 ans, Diese, 19 ans, Elisa Erka, 32 ans, Cynthia, 27 ans Bandit Bandit (duo), 26 et 30 ans, Petite Gueule, 34 ans, François Henri, 28 ans, Gabiel Joseph, 25 ans, Anissa al Tmayer, 32 ans, Igee, 23 ans, Mauvais oeil (duo), 28 et 30 ans, Joseph Kamel, 25 ans

Quels artistes réussiront à aligner les étoiles ?

 



Châteauvallon – Liberté… C’est… enfin la rentrée !

1

En ce dimanche 5 septembre, quel plaisir de se retrouver à Châteauvallon, après une année pesante à tous les amoureux de musique, de théâtre, de danse qui nous ont tant manqués !
Malgré les pass, les masques sous un soleil torride, l’on retrouvait avec joie ce lieu magique où nous recevaient le maître de Châteauvallon-Liberté Charles Berling , la présidente de l’association de Châteauvallon Françoise Baudisson, le directeur des relations publiques du lieu, Stéphane de Belleval et Robert Bénéventi, maire d’Ollioules, autour de quelques artistes qui feront les beaux soirs de la saison du Liberté ou de Châteauvallon.

3

D’habitude, chacun s’assoit à une table, devant un public qui écoute la longue litanie des spectacles à découvrir toute la saison Mais cette année, notre ami Charles a trouvé une idée originale : faire des groupes de 25 spectateurs autour d’un artiste dans des lieux divers du site : la régie, l’atelier, le local des décors, la terrasse du bar, le théâtre couvert, la cour du château, l’amphithéâtre….
Ainsi ont-ils pu découvrir certains lieux qui ne sont pas obligatoirement ouverts au public et ont-ils eu une vraie communication avec les artistes jouant le jeu.
Un jeu original et sympathique car tous les quarts d’heures, une corne de brume annonçait la fin de la rencontre et chacun, à l’instar des chaises musicales, partait d’un lieu à l’autre, d’un artiste à l’autre.
Etaient présents les chorégraphes Nassim Battou et Romain Bertet, l’équipe des Voix animées, les comédiens Christine Citti, Jean-Louis Martinelli, Frédéric Fisbac, Bérangère Warluzel, Jean-Baptiste Sastre, Alain Béhar, Jeanne Mathis, Claire Nebout, Carole Errante, Gustavo Giacosa, le musicien Fausto Ferraiuolo…
Après l’ouverture qui se fit dans l’amphi, chacun s’éparpilla donc, immense fourmilière où l’on se croisait, montait et descendait les escaliers (nombreux !) du site et se reposant de temps en temps sur les chaises longues aux couleurs de l’affiche.

12 11
10 13

Robert Bénéventi  nous faisait part de sa joie de revenir à Châteauvallon :
«Je tenais absolument à être ici aujourd’hui car le lieu nous a manqué et je voulais féliciter le travail remarquable de toute l’équipe qui perpétue l’esprit de Châteauvallon. Je remercie particulièrement Charles Berling qui nous offre des programmes de grande qualité».
Charles Berling et Françoise Baudisson devaient également remercier les équipes qui ont continué à œuvrer malgré le Covid qui a d’ailleurs touché certains collaborateurs.
Ainsi toute la journée, le public a pu déambuler dans ce beau lieu, approchant les artistes qui parlaient de leurs spectacles et leur posant beaucoup de questions.
Arrêt à 13h car un pique-nique offert réunissait tout le monde sur la terrasse du bar, chacun arrivant avec son petit sac et s’asseyant autour des tables, se rencontrait au soleil ou à l’ombre, dans un même bonheur de retrouver une vie culturelle «normale», arrosée d’un petit rosé venant des domaines Lolicé et Figuière, offerts par l’association des Vins de Provence.
Et l’on pouvait voir un Charles heureux du résultat :
«C’est vrai, j suis très heureux – me confiait-il – car c’est une expérience originale et j’étais un peu inquiet de savoir ce qu’allaient penser les gens. C’était la première fois que l’on tentait autre chose et à voir les mines joyeuses et les gens venant me dire leur plaisir, je pense qu’à partir d’aujourd’hui, on va garder cette formule qui est un beau moment de communication. Je remercie les artistes qui ont joué le jeu avec nous, l’équipe qui s’est dépensée sans compter… et le beau temps qui a été avec nous !»
D’ailleurs, il devait récidiver le soir même au Liberté qui fêtait ses dix ans.

5 6 7

Comme à chaque fois, il a accepté avec gentillesse et humour la traditionnelle séance photo, avec une chaise longue puis avec Claire Nebout venue nous rejoindre.
Nous avons prolongé la séance avec Claire qui présentera, les 22 et 23 février, en avant-première à Châteauvallon, un spectacle intitulé «Viva Frida» :
«C’est un spectacle tiré d’un livre et de lettres de frida Kahlo, qui était une artiste peintre mexicaine et qui, quoique frappée de poliomyélite jeune et après un grave accident de bus, s’est retrouvée handicapée, n’en a pas moins continué à vivre, à combattre, à peindre. Elle était communiste, anticonformiste et une grande combattante pour la condition féminine. Malgré les problèmes, la douleur, elle n’a jamais cessé le combat. Elle était une artiste originale et son talent a été reconnu.
Le texte est de Didier Goupil et la mise en scène de Karine Prugnant»
Claire sera en résidence à Châteauvallon et nous avons déjà rendez-vous avec elle.
Autre rencontre à la fois joyeuse et émouvante : celle avec Jeanne Mathis, que j’ai connue «minote», dans les jambes de ses parents Henri Komatis, cet architecte génial à qui l’on doit ce lieu superbe et Simone Komatis, qui fut l’âme de ce même lieu.
C’étaient des amis et leur départ fut une grande peine.

8 9

Aujourd’hui disparus, Jeanne revient à Châteauvallon. Elle est comédienne et a écrit une pièce qu’elle présentera en avant-première… au Liberté les 30 et 31 mars.
«La pièce s’intitule «De l’autre côté des vagues»
«C’est – me dit-elle – la vision de trois jeunes Africains, Katio, ancien activiste sans espoir, son ami Kouami, qui n’attend plus rien de son pays et Akouba, la seule à croire encore en l’avenir. C’est à la fois la vision d’une Afrique réelle et une Afrique fantasmée sur fond de musique à la fois moderne et traditionnelle, composée par Djéké Koffi».
Entre Châteauvallon et Liberté, de beaux artistes viendront s’ajouter à ceux présents ce jour : Jane Birkin, Nicole Garcia, Jean-Pierre Darroussin, Macha Makeïeff, Alain Fromager, Robin Renucci, et des auteurs aussi divers que Théophile Gautier, Nelson Mandela, Sénèque, Carlo Goldoni, Federico Garcia-Lorca, Rainer Werner Fassbinder, Charles Péguy, Molière, William Shakespeare, Marguerite Duras.
Beaucoup de musique, de danse, de cirque aussi avec le cirque Aïtal, les chorégraphes Hofesh Shechter, Alonzo King, Michel Kelemenis, Régine Chopinot, Debussy, Beethoven, Bach, Coltrane,  Brad Mehldau, Jean-François Zygel…
N’oublions pas les «Themas» au Liberté proposant trois thèmes par saison où se mêlent spectacles, expositions, films, conférences, rencontres.
Le premier, d’octobre à décembre, s’intitule «Quoi ? L’éternité» et pose la question : Quel temps nous reste-t-il pour agir, si l’on veut que l’univers ne continue pas sans la Terre, sans nous ?
Le second, de janvier à Mars, nous proposera de parler du rire dont on a tant besoin en ces temps difficiles. Il s’intitule «La farce cachée du rire» et abordera tous les rires possibles et existants et reposera la question éternelle : Peut-on rire de tout ?
Enfin, le troisième, d’avril à mai, s’intitulera «Miroir, mon beau miroir» et abordera le thème  du rapport avec son physique, avec son corps, des différences, de la soumission à une norme et bien sûr de la diversité.

4

Beau programme que voilà, éclectique et audacieux que nous espérons pouvoir découvrir sans qu’aucun problème ne vienne encore perturber la saison !

Jacques Brachet
Photocreations.fr
Renseignements : 09 80 08 40 40


AUSTRALIA NOW

Jarracharra : Les vents de la saison sèche
Abbaye du Vœu – Cherboug en Cotentin : Juin à août 2021

5

L’Australie présente de juin 2021 à juin 2022 la plus grande série de manifestations australiennes jamais présentée en France, avec une programmation dense et variée allant des arts vivants à la gastronomie, en passant par les arts visuels, le cinéma, la musique, le sport, la scène, l’innovation, et le monde des affaires : dixit l’Ambassadeur d’Australie en France.
Des événements qui se dérouleront dans différents lieux à travers la France : Paris, Lyon, Le Havre, Cherbourg en Cotentin, Cannes, Grenoble, Dijon, Arras, Saint Tropez, Boulogne-Billancourt, Bordeaux, Aix en Provence. Ce sont des dizaines d’œuvres et de manifestations offertes au public pendant une année. Une excellente façon de découvrir la création, les productions, les engagements, de ce continent peu connu de nous autres Français.
A Cherbourg c’est dans le cadre de l’Abbaye du Vœu, lieu empreint d’histoire, qu’on a pu admirer une collection d’œuvres textiles réalisées par des femmes artistes aborigènes du Bàbbarra Women’s Center, l’un des centres artistiques les plus isolés du monde, au cœur de la Terre d’Arnhem (Territoire du nord de l’Australie). Ce fut d’abord un refuge pour femmes seules au début des années 1980.
Pendant les années 90 les artistes de Bàbarra Center commencèrent à travailler la gravure, la lithographie, la sérigraphie pour en arriver à 25 artistes qui ont déjà réaliser 70 « screendesigns », avec des techniques utilisant jusqu’à quatre couleurs, reflétant un éventail de l’imagerie de l’Arnhem ainsi que de ses diverses cultures.
Bàbbarra est l’une des plus vieilles entreprises textiles indigènes d’Australie. Elle est dirigée par des femmes pour des femmes.

2 4 6

Le « Bàbarra Women’s Governance Group » lutte pour de meilleurs services de santé à Maningrida, pour la protection de l’environnement, contre la fracturation hydraulique du gaz de schiste ; aide également au retour des gens dans leur patrie.
« Jarracharra » qui est le titre de l’exposition de Cherbourg est le nom d’un vent froid  qui annonce la saison sèche. Saison pendant laquelle les Aborigènes parcourent l’Arnhem (nord-est du Territoire du Nord) dans toutes les directions, à pied ou en canot.  Les vents Jarracharra ont réuni les gens pour toutes sortes de cérémonies, danses, rituels, pendant des milliers d’années. C’est donc une région chargée d’histoire et de coutumes.
« Jarracharra » porte un message fort en faveur de la préservation et de la transmission des langues et des savoirs ancestraux autochtones australiens.
Cet ensemble de femmes appartient à neuf groupes linguistiques différents. Elles célèbres par leurs créations textiles la diversité culturelle et linguistique exceptionnelle de la région de Maningrida, ainsi que la contribution des femmes aborigènes à l’art contemporain et au graphisme.
Cette exposition est dirigée par des artistes séniors de Kununjku du clan Kurulk, ainsi que par les sœurs Deborah et Jennnifer Wurrkidj, et leur tante Susan Marawarr.
Les sérigraphies présentées sont l’œuvre de plusieurs artistes sur plusieurs générations, concoctées dans les ateliers de Maningrida.
Les œuvres sont suspendues au plafond dans la grande salle gothique de l’abbaye du Vœu, par rangées de trois ou quatre, ce qui donne tout de suite l’aspect d’une forêt. Chacune mesure environ 3 mètres sur un mètre cinquante. Ce sont des œuvres majestueuses irradiant la salle de toutes leurs couleurs. Elles sont composées de motifs répétés, soit géométriques, ou de fleurs, feuilles ou autres plantes stylisées, ou encore d’animaux, par exemple tortues, poissons… S’y ajoutent quelques petits tableaux, d’essence plus naïve, sur les murs de la salle. Et, placés judicieusement dans des angles vides, deux fauteuils anciens recouverts de ces magnifiques tissus.

1

Ce sont des façons de dessiner très proches de celles de nos artistes contemporains, avec une jouissive fraicheur et une grande sincérité. On y sent le plaisir et la joie du travail heureux.
Dans certaines toiles le hasard intemporel fait se retrouver des motifs d’artistes   contemporains connus, tels Claude Viallat, ou Raoul Hébréard (voir photos) ; ce qui prouve que l’art n’a ni temps, ni frontières. C’est un festival de formes et de couleurs. Un enchantement à se promener à travers cette forêt de toiles tendues. Cette disposition permet de s’y balader, d’aller et venir, de s’arrêter dans la contemplation; ce qui ajoute au plaisir de la visite.

Serge Baudot (correspondant en Normandie)
Photos : Véronique Adam
Renseignements : <france.celebrateaustralianow.com>
Offices de tourisme des villes concernées.



Jean-Marc BARR dans le grand bleu de Toulon

JEAN-MARC BARR
Photos
creation.fr

Retrouver Jean-Marc Barr, c’est retrouver un grand sourire, une vraie gentillesse, une belle simplicité mais aussi une confiance totale en l’homme, à la nature… A la vie.
Marqué à vie par son interprétation de Jacques Mayol dans «Le grand bleu», il est devenu l’homme de l’eau, de la mer, des océans.
Il était d’ailleurs venu, voici quelques temps, présenter au Six N’Etoiles de Six-Fours le film hommage à Mayol auquel il prêtait sa voix off : «L’homme dauphin».
Et voilà qu’il revient à Toulon, invité par Charles Berling et le Liberté, pour un événement hors normes qui se déroulera le 11 septembre de 13h à 19h dans l’anse de Pipapy, intitulé «Sea of sound».
C’est un concert subaquatique proposé par Michel Rodolfi, compositeur, à qui nous devons «Sonic waters 1981», un spectacle dans lequel il mêle ses propres musiques qu’il interprète en immersion dans des piscines, à des chants de baleines, de dauphins, des cliquetis d’écrevisses, des sons venus de divers poissons, mais aussi tortues et autres perroquets…
Aujourd’hui, voici que le rejoint dans l’eau Jean-Marc Barr qui dira des poèmes d’Erri de Luca, d’Homère, de John Cage…
Tous deux sont venus à Toulon pour y faire des repérages et préparer cet événement unique et original.
L’occasion de retrouver Jean-Marc qui nous parle de ce fantastique projet.

6

«Jean-Marc comme est né ce projet ?
De ma rencontre avec Michel Rodolfi.
Ce qui est incroyable c’est qu’avant de venir m’installer en France, je vivais aux Etats-Unis où je faisais mes études à l’université de San Diego. Et alors que je venais en France, Michel, lui, entrait à cette université. Nous nous sommes donc croisés sans jamais nous rencontrer. Et puis, lorsque s’est tourné «Le grand bleu», il travaillait sur le film… Et nous ne sommes jamais vus !
Finalement, nous nous sommes rencontrés voici quatre ans à Villefranche où il donnait son concert. Nous avons beaucoup discuté et émis l’idée que, dans son spectacle, on pouvait y ajouter des poèmes en le rejoignant dans l’eau
Ainsi est né ce spectacle «Le cinquième rêve», tiré d’une histoire culte écrite par Patrick van Eerensel dont l’héroïne est une sirène.
Ces poèmes, tu les as appris par cœur ?
(Il rit) Non, je les lis sur des feuilles plastifiées, avec des lunettes !
Nous serons donc sous l’eau, entourés de spectateurs qui seront autour de nous. Ce sera la première fois que nous le ferons en mer et nous ne savons pas encore ce que ça va donner. Dans une piscine, ça donne des vibrations sur tout le corps. C’est à la fois impressionnant et émouvant.
C’est à l’opposé d’une musique de night-club, faite pour danser, s’exciter. Là, on redécouvre des émotions qu’on a perdues avec cette harmonie eau-musique-poésie et ces personnes tout autour. Ça génère une grande relaxation, une spiritualité que l’on a un peu perdue, par rapport à notre propre insignifiance et au sacré de la mer.
C’est en fait plus qu’un spectacle…
Oui car on y découvre des valeurs plus importantes qu’un simple spectacle. C’est d’abord un vrai spectacle culturel qui peut rassurer sur l’humanité alors qu’on vit en ce moment des choses horribles, des violences, des catastrophes. Nous sommes tous ensemble dans le même bain ! C’est une sorte de glisse sémantique et poétique pas seulement agréable mais fondamentale pour retrouver la mer et ce qu’elle représente, et de flotter dans le temps»

JEAN-MARC BARR 7

Vous découvrirez donc ce spectacle étonnant et initiatique qui se déroulera le 11 septembre, de midi à19h dont le déroulera sera minuté et fait de six séquences :
De midi à 13 heures, la mer donne le la  : Le public s’immergera dans l’anse aux sons de cette musique à la fois aérienne et sous-marine.
De 13h à 14h, ouverture sonique : La musique se déploie dans toute l’anse à la vitesse de 1450 mètres-seconde, Jean-Marc, maître de cérémonie, apparaît.
De 14h à 15h, le lagon enchanté : Restitution acoustique avec la musique mêlée aux cris et chants d’animaux que Michel interprète avec son vibraphone futuriste : le thevenium.
De 15h30 à 16h30, bleu outremer : C’est un chorus de baleines qu’a enregistré Michel en Polynésie.
De 17h à 18h, World-word-mix : Jean-Marc entre dans l’eau pour dire ses poèmes, accompagné par un chill-out electro-jazz auxquels s’ajouteront des messages vocaux porteurs d’espoir sur le futur de la mer, qui ont été enregistrés via le site web «Sea of sound».
De 18h à 19h, Bleu nuit : Voici qu’arrive le chant des sirènes au milieu de sons cosmiques et autour de Jean-Marc qui incarne les marins et les voyageurs mythiques, d’Ulysse au Surfer d’argent.
Comme on peut l’imaginer, les Toulonnais auront la chance de découvrir un spectacle hors du commun célébrant la mer.

4 5

«Jean-Marc, dans la mesure où Michel toi présenteront ce spectacle pour la première et unique fois, comment vous y préparez-vous ?
Nous avons fait des repérages et nous nous sommes entraînés dans des grottes : la source St Martin, pas loin d’ici, dans la vallée de Dardennes, et en Ardèche près du Pont de l’Arc.
Finalement, depuis «Le grand bleu», tu es toujours associé à la mer !
En fait – dit-il en riant – ce film a tellement marqué que dès qu’on parle de mer, on pense à moi ! A tel point que lorsque Mayol est décédé, un journal a mis ma photo au lieu de la sienne dans l’article !
C’est d’ailleurs un peu pour ça que j’ai accepté de prêter ma voix au film «L’homme dauphin» afin de rendre hommage à cet homme génial et fantasque, même si, à la fin de sa vie, le succès lui était monté à la tête. Et je crois qu’il avait pris ombrage du fait qu’on m’associait toujours à lui.
Parlons un peu de ton actualité. Car, même si tu n’as jamais été une star, tu es toujours entre deux projets !
Je n’ai jamais voulu être une star, je n’ai jamais fait ce métier pour la gloire ni pour l’argent. Je suis comédien par passion mais je me considère comme un homme normal qui vit sa vie comme beaucoup de gens.
Je me sens très privilégié de pouvoir vivre de mon métier. Mais je vis en toute liberté, en tournant ce que j’ai envie de tourner et en faisant des choses qui me passionnent.
J’ai quitté justement mon pays natal, l’Amérique, pour ne pas avoir cette contrainte de réussite à tout prix. Ici je me sens libre, je n’ai pas de pression. Le métier ne m’a pas changé, je suis honnête avec moi-même, je vis dans ma vérité. Au bout de trente ans de métier, j’ai toute confiance à la vie et j’ai toujours plein d’envies.
En ce moment d’ailleurs tu es sur tous les fronts, télé, ciné…
Et je voyage beaucoup, c’est vrai !
Je viens de tourner un film en Pologne qui s’intitulera en français «La terre silencieuse» dans lequel je joue… un professeur de plongée ! Je te donne son nom ? Prends ton élan : Agnieszka Woszczynska !
Je viens de présenter au festival de Lille «La corde», une série mi-métaphysique, mi-horreur de Dominique Rocher avec Jeanne Balibar et Suzanne Clément entre autres.
J’ai coréalisé, produit et joué dans «Les indociles» de Pascal Arnal avec qui j’avais déjà travaillé.
Je joue mon propre rôle dans la série de TF1 «Je te promets» avec Camille Lou et Marilou Berry qui est aussi réalisatrice et qui est une belle personne.
J’ai tourné dans une série britannique «Little birds», tiré du roman d’Anaïs Nin et dans «Garçon Chiffon» le premier film de Nicolas Maury (Dix pour cent) qu’hélas à cause du Covid, je n’ai pas encore pu voir.

B17

Tu vois mes choix ne se portent pas sur des super stars ou des super héros. Je n’ai pas envie de ça. Et quand je vois le nombre d’artistes célèbres qui vivent mal leur gloire, leur métier leur âge, la peur de ne plus jouer, de ne plus plaire, de manquer d’argent, je ne les envie pas…
Mais certains m’envient !!! »

Propos recueillis par Jacques Brachet





Julie GAYET : « Ma sensibilité joue dans mes choix »

1

Cinéma, télévision, théâtre, production… Le choix du roi… Ou plutôt de la reine, celle-ci étant en l’occurrence Julie Gayet.
Julie que j’ai souvent rencontrée à la Rochelle, au festival TV, à Toulon pour présenter «Le gendre idéal», à Marseille, sur le tournage TV de «Ca va passer… mais quand ?» et avec qui j’ai gardé de jolis souvenirs.
Jouant en ce moment sur tous les tableaux, il fallait donc qu’on se retrouve pour parler de tous ses évènements. Et on le fait, alors qu’elle revient du Festival d’Angoulème.

C’est quoi ce papy ?
Troisième volet de cette série cinématographique signée Gabriel-Julien Laferrière.
Nous avions eu un premier épisode, «C’est quoi cette famille ?» où l’on avait découvert une famille totalement foldingue composée de couples divorcés, recomposés, d’enfants, tous cousins ou demi-frères et sœurs, vivant les uns avec ou sur les autres, ne pouvant se séparer, s’aimant, se chamaillant… Bref une famille partie de deux sœurs Sophie (Julie Gayet) et Agnès (Julie Depardieu) dont on ne connaissait pas les parents. Dans le deuxième épisode «C’est qui cette mamy ?», on découvrait Aurore (Chantal Ladesou) grand-mère totalement déjantée qui recevait tous ses petits enfants en crise avec leurs parents. Et voici qu’au troisième épisode de cette cocasse trilogie, «C’est qui ce papy ?», surgit Gégé (Patrick Chesnais) un supposé grand-père, berger solitaire, ours mal léché, bougon  mais toujours amoureux d’Aurore qui fut sa maîtresse.
C’est après un accident qui a fait perdre la mémoire à Aurore qui ne reconnait plus personne mais parle tout le temps de Gégé, qu’après quelques recherches, les enfants retrouvent sa trace. Les voici donc embarquée avec la mamy amnésique sur les traces du fameux Gégé… qu’ils vont retrouver.
Et à partir de là aventures et mésaventures de toute la tribu, dont les parents partis sur leurs traces, vont se jouer à 200 à l’heure avec des répliques irrésistibles, des situations complètement dingues.
Comme pour les deux autres volets, le réalisateur Gabriel-Julien Laferrière, nous offre une comédie loufoque où les enfants ont la part belle et où les comédiens chevronnés s’amusent comme des fous car, outre ceux cités, on y trouve pêle-mêle Lucien Jean-Baptiste, Claudia Tagbo, Thierry Neuvic, Philippe Katherine, Arié Elmaleh… tous magnifiques en parents totalement dépassés et une kyrielle de jeunes comédiens prometteurs.
Le film ne devrait pas tarder à sortir mais nous avons eu la chance que le Six N’Etoiles de Six-Fours nous le présente en avant-première. Sans personne pour le présenter. Donc mon amie Julie pour en parler !

2 3
4 5

«Julie, heureuse de te retrouver dans ce triptyque ?
Ce n’est pas un triptyque, c’est plutôt pour la peinture. Ce n’est pas une série, c’est plutôt pour la télé. Disons donc que c’est une saga ! C’est un film choral et c’est un vrai plaisir de retrouver les amis comédiens et ces jeunes acteurs  qui ont grandi avec nous et qu’on retrouve un an sur deux depuis six ans.
Heureuse aussi de retrouver Chantal Ladesou avec qui ça a été un véritable coup de foudre. Je l’adore, c’est la mère que j’aurais pu avoir tant elle adorable, drôle, c’est une femme d’une modernité folle. Et retrouver aussi Julie Depardieu qui est pour moi une vraie sœur.
Depuis le temps, on s’est créé une vraie famille et on se retrouve chaque fois avec bonheur.
Et puis cette fois, en plus d’être un film plein d’humour et très familial, il y a cette histoire d’amour qui ressort entre Gégé et Aurore, moment très émouvant… La boucle est bouclée !
Vraiment bouclée ?
(Elle rit) Va savoir ? Est-ce que Gégé est le vrai père des deux filles, car il y en a eu d’autres ! Peut-être y aura-t-il un quatrième épisode, un autre grand-père va surgir… A suivre !
En tout cas, ce que j’aime dans ce film, c’est qu’il défend de belles valeurs familiales et j’aime ça.
Les films de Gabriel permettent de parler de sujets qui touchent et de tous les combats des femmes d’aujourd’hui
Sujet qui te préoccupe beaucoup !
Oui. Avant ça, il y avait aussi eu «Poly», qui défend aussi ces valeurs familiales que j’aime. Le film est sorti une semaine après le confinement  hélas, et n’a pas bénéficié de la lumière qu’il pouvait espérer. Le réalisateur Nicolas Vannier a fait là un film familial qui défend la place de la femme».

8 9
« Poly » – Rencontre à la Rochelle

6 7
« Une mère parfaite »

Une mère parfaite
«Ce qui nous amène à cette série «Une mère parfaite», qui démarre sur TF1 le lundi 6 septembre.
Oui, puisque le film tourne autour de la relation mère-fille. Hélène (que je joue) apprend que sa fille est accusée de meurtre. A partir de là sa vie bascule, elle va, aidée de Vincent (Tome Sisley), un avocat avec qui elle a vécu une histoire d’amour, défendre sa fille, même si elle n’est pas certaine de ce qu’elle a fait ou pas fait.
Même si le titre est «Une mère parfaite», je pense, pour ma part, qu’une mère, une fille, une femme parfaite, ça n’existe pas. C’est très difficile de l’être et c’est difficile d’être une adolescente, une jeune fille dans notre société d’aujourd’hui faite de violence. Aujourd’hui, il faut choisir entre liberté et sécurité, les risques sont grands, de l’insulte au viol. Ce n’est pas normal, on ne peut pas accepter ça. Les bêtes ne violent pas alors que les hommes le font.
C’est pourquoi tu as adhéré à cette association : «Fondation des Femmes» ?
Évidemment car on ne plus accepter ces situations. C’est Anne-Cécile Mailfert, qui est avocate, qui l’a créée et qui en est la présidente. Elle offre une protection juridique à ces femmes battues, violentées, violées, elle a posé des statuts sur la violence et le harcèlement, elle aide, aiguille ces femmes, fait des levées de fonds pour aider, fédérer les associations, aborder tous les problèmes que ces femmes connaissent, créer des lieux dédiés pour les recevoir, des événements pour sensibiliser le plus de monde possible.
D’ailleurs, Eden Ducourant, qui joue ma fille dans cette série, a décidé de mener une campagne intitulée : «Regarde-moi bien». Elle s’y implique à fond. En lus d’un talent fou, elle est devenue aujourd’hui comme ma fille. C’est une belle découverte et j’aime mettre les femmes en lumière.
En dehors d’Eden, tu retrouves Tomer Sisley…
Oui et dans ce film il est méconnaissable !
Hasard ou choix de vous deux ?
Nous nous connaissons depuis longtemps et c’est avec plaisir que nous nous sommes retrouvés. Mais c’est un hasard dû au choix du réalisateur Fred Garson. Je n’interviens jamais dans le choix des comédiens, je suis trop respectueuse des réalisateurs. C’est leur choix, pas le mien. Ce qui compte c’est leur regard, leur point de vue.
Et que devient la productrice ?
Avec le Covid (je le mets au masculin !) j’ai un peu levé le pied. Mais j’aime toujours découvrir des sujets, des réalisateurs, des réalisatrices, les mettre en lumière. (Sa dernière production est «J’irai mourir dans les Carpates» d’Antoine de Maximy). Je suis très fière de ce que j’ai produit qui s’appuie toujours sur ma sensibilité».

10
« Je ne serais pas arrivée là si… »

Je ne serais pas arrivée là si…
Et voici que tu reviens au théâtre !
Oui, avec Judith Henri qui a eu l’idée de ce duo à partir de lettres de femmes qui sont des entretiens qu’Annick Cojean a eu avec des personnalités comme Gisèle Halimi, Virginie Despentes, Christiane Taubira, Amélie Nothom… et qui avait fait l’objet d’un livre publié chez Grasset.
Nous lisons ces lettres à deux voix, comme une conversation, c’est Judith qui en a fait la mise en scène.
Les questions posées par Annick Cojean tournent autour du sujet : comment la vie m’a marquée, en bien, ou en mal, quels sont les hasards, les rencontres, les drames qui ont fait ce que je suis devenue ?
C’est un sujet universel qui, bien évidemment, m’interpelle.
Nous partons en tournée, nous passerons par l’Odéon à Marseille le 3 octobre et les 1er, 2, 3 décembre au théâtre National de Nice».

Prochaine rencontre donc à Marseille… A bientôt Julie !

Propos recueillis par Jacques Brachet

 


France 2 : « Deux femmes »
avec Odile Vuillemin et Agathe Bonitzer

DEUX FEMMES

Lundi 6 septembre 21h05
En 1965, Colette, qui revendique sa liberté de mœurs, est accusée à tort de meurtre par des policiers misogynes.L’affaire est confiée à Anne-Marie, une jeune juge d’instruction timide et réservée. Pourra-t-elle résister au machisme de la hiérarchie judiciaire de l’époque ?
Librement inspiré d’un fait divers réel, ce film raconte le combat convergent et inattendu de deux femmes aux tempéraments opposés.

DEUX FEMMES

Librement adapté d’une affaire qui a défrayé la chronique en 1965,  «Deux femmes» est un film historique qui parle de la condition féminine dans les années 1960, période de notre histoire à la fois proche et si lointaine. On a peine à croire que c’est seulement cette année-là que les femmes ont été enfin autorisées à avoir un chéquier à leur nom L’histoire de ces deux femmes que tout oppose – Colette est une jolie femme aux mœurs libérées, Anne Marie est une juge d’instruction, timide et réservée qui habite encore chez ses parents – est émouvante, touchante et surprenante.
Deux personnages qui, l’une comme l’autre, sont victimes du sort réservé aux femmes dans ces années-là. Une histoire qui fait encore écho aujourd’hui.

DEUX FEMMES DEUX FEMMES

Avec notamment : Odile Vuillemin (Colette Chevreau, Agathe Bonitzer (Anne-Marie Leroux), Aurélien Recoing (Commissaire Faurens), Nicolas Beaucaire (Pierre Chevreau), Pierre Rochefort (Inspecteur Berthelot), Wallerrand Denormandie (Robert Ferrand), Nicolas Wanczycki (Docteur Marcellin), Stephan Wojtowicz (Pierre Selignac) Réalisation : Isabelle Doval
Scénario & dialogues : Stéphane Brisset
Adaptation : Chantal de Rudel & Stéphane Brisset



France 2 – « Les Invisibles »
A partir du mercredi 08 septembre – 6×52’

1

Réalisée par Chris Briant & Axelle Laffont
Une série créée par Olivier Norek, Christian Mouchart, Patrick Tringale
Avec la collaboration de Christophe Joaquin
D’après une idée originale d’Olivier Norek
Écrite par Christian Mouchart &  Patrick Tringale
Avec : Guillaume Cramoisan (commandant Darius), Nathalie Cerda (Marijo), Déborah Krey (Duchesse), Quentin Faure (Ben),  Cécile Rebboah (Angie)…
Special guests : : Élodie Hesme, Jérémie Covillault, Benjamin Egner, Laurence Côte, Adèle Galloy, Édouard Montoute, Virginie Caliari, Bastien Bouillon, Roby Schinasi, Abraham Wapler, Élise Tilloloy, Arnaud Binard, Gaëla Le Dévéhat, Arnaud Lechien.

LES INVISIBLES LES INVISIBLES
LES INVISIBLES LES INVISIBLES

Darius, vif, passionné, un brin magouilleur est le boss des « Invisibles », une brigade à la marge qui gère des enquêtes sur les corps sans identité, sans histoire, sans passé…
Son obsession ? Leur redonner une dignité, une humanité afin que les familles puissent faire leur deuil.
Son équipe ? Marijo, gouailleuse au grand coeur, toujours à râler ; Ben, ancien champion de boxe, gros nounours aux poings sensibles ; Duchesse, petite bourgeoise de 25 ans, brillante mais peu habituée au terrain et Angie qui reconstitue les corps avec un peps malicieux.
Leur mission ? Identifier les corps avant qu’ils ne finissent à la fosse commune.  Un corps calciné, une mariée emportée par les flots, des morceaux de corps à travers la ville… Ils sont mandatés pour reconstituer une vie, une destinée et rendre la justice.

LES INVISIBLES



Aix-en-Provence – LE SM’ART !… C’EST ARTY

23 au 27 septembre – Parc Jourdan – Aix-en-Provence

thumbnail_VISUEL -50's SEPTEMBRE (1) page 1 communiqué de presse SM'ART 2021.indd

Enfin !… Votre rendez-vous artistique toujours innovant et détecteur de talents. Le salon contribue au rayonnement et à la mise en avant des artistes émergents ou reconnus, des galeristes qui veulent donner de la visibilité en exposant leurs artistes. C’est la rencontre exceptionnelle avec 200 artistes professionnels, plasticiens, peintres, sculpteurs, photographes, designers, des métiers d’art, du vintage et 30 galeries d’art françaises et internationales.
Les exposants sont restés fidèles ou ont rejoint le Sm’art en cette période année si particulière.
Cette rencontre annuelle intense, originale et festive autour de l’art contemporain est plébiscitée par un public curieux de la programmation 2021 qui est riche en événements. Les curieux et les amoureux de l’Art constituent une pépinière importante de collectionneurs d’œuvres d’art contemporain dans notre région. Le Sm’art a favorisé l’émergence de nombreux et nouveaux collectionneurs, bon nombre d’entre eux se sont rendu compte que l’art n’était pas élitiste.
Le Sm’art,c’est avant tout une certaine idée de l’accès à l’art
Pour découvrir les signatures d’aujourd’hui et de demain, s’émerveiller, se rencontrer, échanger, se laisser submerger par la richesse de la création sous toutes ses formes … C’est essentiel. Il n’y a plus beaucoup de lieux où ces échanges et rencontres sont spontanés, diversifiés.
La Ville d’Aix-en-Provence permet cette découverte autour de l’art contemporain, c’est une chance.

MARCEL TIMMERS - SEAGULLS FINCH R Sgarra -Auto Gelb+Pfad

Programme
Les temps forts de cette édition du 15ème anniversaire
Vernissage Jeudi 23 septembre 2021 à partir de 19h jusque 23h (sur invitation)
4 invités d’honneur – 3 prestations musicales – 4 prestations dansantes – 3 conférences inédites – 2 soirées Partenaires.
Invités d’honneur
Korian : Artiste français né en 1971, compte parmi les héritiers du mouvement expressionniste Bad Painting , à l’instar de Basquiat et de bien d’autres artistes de cette génération. Il débute par une période de tags dans les rues de Paris, puis se rend à New York en 1995 où il trouve son propre style. Korian sera présent sur le salon stand n° 195.
Marcel Timmers est un artiste plasticien, designer néerlandais. Après une formation dans la fabrication d’instruments médicaux et 15 ans d’activité en tant que concepteur. Son perfectionnisme permet de réaliser des objets de très haute qualité à la finition élégante. L’artiste sera présent représenté par la Gallery Lill’Art sur le salon, stand n° 107.
Anita Fleerackers & Christine Barrès NITA, fidèles parmi les fidèles, affichent toutes les deux 15 ans de présence sur le Sm’art
Christine Barrès coloriste, originaire de Bozouls (Aveyron) se passionne pour l’art. Elle crée des portraits espiègles, malicieux ou rêveurs, qui nous offrent leur regard pétillant sur le monde. Présente sur le salon stand n° 92.
Anita Fleerackers est la globe trotteuse de l’art… Elle déborde de vitalité et c’est cette force inépuisable qu’elle imprime à ses œuvres. Elle travaille sans relâche et explore toutes les techniques. Qu’elle façonne la terre, le bronze, la peinture, elle transmet à la matière l’énergie qui la caractérise. Présente sur le salon stand n°93

thumbnail_image

Tarifs.
Le prix d’entrée du Salon est fixé à 10€.
Gratuit pour les enfants de moins de 12 ans, et les personnes à mobilité réduite.
½ tarif pour les étudiants munis d’une carte.
Tarif catalogue : 12 €
Tarif groupé entrée + catalogue : 20 €
Vente en ligne des billets sur le site – www.salonsmart-aix.com
Pass sanitaire
Conformément aux mesures gouvernementales en vigueur dans le cadre de la lutte contre la COVID-19, le pass sanitaire
devient obligatoire pour toute personne souhaitant assister à un événement rassemblant plus de 50 personnes. Afin de
pouvoir accéder à notre événement, il vous sera donc indispensable de le présenter.
Présence de la croix rouge et possibilité de se faire tester.
Pour plus d’informations concernant le pass sanitaire, nous vous invitons à consulter la page dédiée
sur le site du Gouvernement.


Carqueiranne – Auditorium Clairval
Tom LEEB : «Je vais où le vent me pousse»

1

Il est beau comme un dieu, regard bleu-vert sous la casquette, sourire carnassier et en plus… Il ne se la pête pas !
Il n’y a pas plus gentil, simple et souriant.
Humoriste, chanteur, comédien, à l’instar des américains, avec qui il a partagé quelques années, Tom Leeb sait tout faire. Et tout bien faire.
Pas encore très connu comme chanteur, il crève les écrans, petits et grands car on l’y voit partout. Trois films entre 2020 et 2021, idem pour la télé. Beau parcours d’artiste dont il va me parler après plus d’une heure de répet’ pour le concert qu’il donne ce soir-là dans ce bel amphi en plein air de Carqueiranne avec des oliviers pour décor. Si nous n’avions pas été attaqués par les moustiques, c’eut été idyllique. !

6 5
4 3
Tom & Kevin – Avec Camille Lou dans « Pourris Gâtés » –
Avec Claire Keim dans Infidèle » – Avec Alice Pol dans C’est la vie »

Tom, tu es sur tous les fronts. Par quoi tout a commencé ?
En fait, tout a commencé en même temps. J’ai commencé à suivre des cours de théâtre aux Etats-Unis, puis j’ai trouvé une guitare chez moi, j’ai commencé à jouer et à composer des chansons, puis j’ai rencontré Kevin Levy avec qui on a commencé à écrire des textes humoristiques. Et on a créé un duo. Tout est arrivé en même temps, en 2013.
C’est ton père, Michel Leeb, qui t’as mis le pied à l’étrier, puisque tu as joué à ses côtés dans «Madame Doubtfire» ?
Oh, là j’avais 12 ans mais à l’époque j’étais attiré par le tennis où je me débrouillais bien et j’aurais pu en faire une carrière si je n’avais alors pas été centré sur moi : je faisais des trucs sur le terrain uniquement pour qu’on me regarde ! Ça n’a pas duré !
Alors ?
Alors j’ai laissé tomber et en 2014 j’ai été engagé dans la seconde mouture de la série «Sous le soleil.»
Il y a eu aussi «Section de recherches»…
Non, là je n’avais pas de rôle récurrent, j’y suis venu en guest pour un épisode.
Passant d’un art à l’autre, n’as-tu pas eu peur de t’éparpiller ?
Je crois que ça c’est très français, même si aujourd’hui ça s’estompe un peu. Des comédiens chantent, des chanteurs viennent au cinéma. J’avoue que je me suis même pas posé la question. Lorsqu’on me propose quelque chose que j’ai envie de faire, je ne me vois pas refuser sous prétexte que je suis chanteur ou comédien. Je vais où le vent me pousse.
Ton duo «Kevin et Tom» a bien marché ?
Oui, avec Kevin on a traversé la France et la Belgique. Ca fait six ans que ça tourne et c’est le Covid qui a tout freiné. On était en pleine tournée. Avec lui tout est arrivé par hasard. On rigolait bien ensemble, on se renvoyait la balle et on a commencé à écrire des sketches. Ça a marché. Avec l’arrêt, chacun est parti dans une autre direction mais ça ne veut pas dire que c’est terminé. On se retrouvera !

7 EUROVISION 2020 - SOIRÉE À LA Tour Eiffel

Et puis il y a eu le concours Eurovision… qui n’a pas eu lieu en 2020.Comment l’as-tu vécu ?
Pas si mal que ça. D’abord parce que j’étais surpris qu’on fasse appel à moi pour un tel concours alors qu’il y a tant de chanteurs qui ont envie de le faire et que ça ne faisait vraiment pas partie de mes objectifs. Et puis parce que ça a été annoncé en janvier et qu’en mars tout était annulé. Je n’ai donc pas eu grand-chose à faire sinon à présenter la chanson, «Mon alliée», ce qui m’a un peu exposé. Donc ça ne m’a pas vraiment contrarié. D’ailleurs, on m’a proposé de me représenter en 2021 et j’ai refusé. Je suis très fataliste, je me suis dit que si ça n’avait pas marché la première fois c’est que je ne devais pas le faire.
A propos du Covid, comment l’as-tu vécu ?
Du mieux possible. Je n’ai pas voulu broyer du noir et durant le confinement, j’ai eu une période très créative. J’ai écrit pas mal de chansons que je trouvais de moins en moins mauvaises et j’ai eu la chance que le label Roy Music me tende la main. J’ai enregistré, je suis sur des plateformes et je fais des concerts. J’aime la solitude donc tout s’est bien passé.
Tu chantes en anglais. Pourquoi ?
On me pose souvent la question. Ca me vient naturellement et ça fonctionne comme ça pour moi.
Et puis, en dehors de la musique,   j’ai eu la chance que, hors confinement, les tournages aient pu continuer.
A ce propos, depuis «Edmond», tu n’as pas arrêté, au cinéma comme à la télévision !
J’ai eu cette chance puisque, au cinéma, j’ai tourné «C’est la vie» de Julien Rombaldi et «Pourris gâtés» de Nicolas Cuche, avec Gérard Jugnot et Camille Lou qui sortira à la rentrée.
Et que j’ai eu la joie de voir !
Oh la chance ! Tu sais que je ne l’ai pas encore vu ! Alors qu’en as-tu pensé ? Excuse-moi, c’est moi qui fais l’interview !
J’ai beaucoup ri et ton rôle de Colombien avec l’accent est irrésistible. Tu crèves l’écran !
Merci, ça me fait très plaisir. Nous avons tourné un peu à Monaco, beaucoup à Marseille, on s’est beaucoup marrés, Jugnot est sympa et Camille Lou, en plus d’être belle, est d’une gentillesse  extrême.
Par ailleurs, e viens de tourner dans le film de et avec Dany Boon «8, rue de l’Humanité» pour Netflix, avec Laurence Arné, Yvan Attal, François Daemiens, Alison Wheeler.
A la télé, il y a eu deux séries.
Oui l’an dernier : «Infidèle» avec Claire Keim, Jonathan Zaccaï et Chloé Jouannet  et «Plan B» avec Julie de Bona pour TF1. Et là j’enchaîne en parallèle avec «L’amour (presque) parfait», une comédie romantique avec Maud Baeker, Antoine Dulery, Isabelle Vitalli, François Vincentelli, Evelyne Bouix pour France 2, et pour TF1-Netflix je tourne «Les combattantes», une épopée historique tournée dans les Vosges et en baie de Somme avec une belle distribution*
Comment arrives-tu à tout faire ?
(Il rit), il faut beaucoup d’organisation, j’ai un planning très serré et… Je m’en sors !»

9 10
11 12

Le soir-même, tenue décontractée, casquette vissée sur la tête, savates aux pieds, en compagnie de son acolyte guitariste Romain, dit «Poc», tout aussi décontracté, en short, il nous offrit une concert tout en anglais de sa belle voix un peu rocailleuse, mi-jazzy, mi-bluesy, mi-country avec des riffs de guitare de folie, en totale complicité tant avec son excellent guitariste qu’avec le public, discutant avec l’un, avec les autres (C’est l’humoriste qui ressort !). On sent, et il l’avoue, l’influence de John Mayal ou de Chris Isaak qui sont ses idoles et dont il reprend une de leurs chansons entre deux de ses compositions.
C’est un concert intimiste qui s’accorde avec ce lieu magique et avant de partir, il revient seul avec un piano voix qui a fait se lever le public.
Inutile de préciser qu’après le concert, nombre de jeunes filles… et quelques mamans, ont voulu un selfie avec lui qui s’est prêté au jeu avec ce sourire qui en a fait se pâmer plus d’une !

PLAN B
« Plan B ». (Photo François Lefebvre)

Jacques Brachet
Photos Carqueiranne Patrick Carpentier
* «Les combattantes» avec Audray Fleurot, Julie de Bona, Camille Lou (les trois héroïnes du «Bazar de la charité», Sofia Essaïdi, Sandrine Bonnaire, Laurent Gerra, Tcheky Kario, Tom Leeb…..


La Crau, domaine de la Navarre
Anthony JOUBERT… avé l’accent !

2

Notre ami Jérôme Leleu s’exporte de plus en plus et, contre vents, marées et Covid, le voici qu’il continue à nous proposer, avec Fantaisies Prod, des spectacles d’humour où il reçoit des pointures de cet art qui prend de plus en plus de place dans le spectacle vivant, et donne la chance à des talents nouveaux.
Ainsi cet été, à la Crau, exactement au Domaine de la Marseillaise, a-t-il installé ses tréteaux pour un «Festival des p’tits bonheurs», en fait de grands bonheurs et de jolies surprises.
Ainsi, Smaïn, Gérald Dahan, Anthony Joubert, Eric Collado, Benjy Dotti, Jovani se sont-ils retrouvés en pleine canicule mais dans un cadre idyllique entre vignes et piscine et c’est là que j’avais rendez-vous avec Anthony Joubert… que je retrouve à poil (ou presque !) dans la piscine.
Cet arlésien qui a gardé l’accent que l’on garde en naissant du côté du Midi, n’arrête pas de monter depuis son passage dans l’émission «La France a un incroyable talent» et aujourd’hui, comme Rastignac, le voici qui monte sur la capitale.
En attendant, le voici qu’il plonge dans la piscine, revient se sécher, discute avec moi, prend un coup de fil, reçoit la visite de son pote Jovany qui est passé la veille au festival*, fait quelques photos avec Patrick Carpentier… Interview à épisodes qui a duré plus de deux heures à l’ombre d’un soleil écrasant, bouffé par les moustiques !

1

Alors l’Arlésien, avant cette émission de télé qui a mis le feu aux poudres, qu’est-ce qui t’a fait devenir humoriste ?
Petit, j’étais d’une timidité maladive. Je passais mon temps à observer les autres, surtout les humoristes dont j’enviais l’aisance. Je m’amusais à imiter Eric Collado, Elie Kakou et je me suis rendu compte que ça faisait rire les gens, que je devenais intéressant. Du coup, je n’ai pas eu besoin de thérapie, je l’ai trouvée et maintenant, je n’ai plus peur de rien !
Humoriste, c’est devenu une vraie passion, je travaille 14 heures par jour, c’est du boulot mais j’aime ça.
Et alors ?
Alors, j’ai commencé à me présenter dans des festivals : 17 festivals, 28 prix… Pas mal non ?
Et puis j’ai eu la chance de rencontrer Eric Collado que j’admirais et c’est lui qui m’a aidé à trouver ma voie… Et surtout ma voix !
J’avais alors 17 ans, il en avait vingt de plus et il m’a conseillé d’adapter mon écriture à mon âge : «Tu ne peux pas jouer un père de famille à 17 ans, ce n’est pas crédible. Adapte tes textes à ton âge.»
Il m’a aidé à les écrire. A partir de là, j’ai décidé de me lancer. Je n’avais rien à perdre. Personne ne me connaissait, si je faisais un bide, personne ne le saurait !
C’est difficile de faire rire ?
C’est comme un matador qui doit driver le taureau et qui doit surprendre le public.
Là, devant le public, tu dois faire rire sinon tu es cuit. Pour ça, il faut foncer, bien écrire et surtout attirer la sympathie du public. Tu livres chaque soir un vrai match. Mais j’aime les défis, j’aime prendre des paris.
Ta rencontre avec Collado, en fait, a été le déclic !
Complètement. Il m’avait vu au Chocolat Théâtre à Marseille et m’a proposé de m’aider en m’écrivant vingt minutes de spectacle.
Il m’avait donné rendez-vous à Toulon, nous sommes arrivés chacun de notre côté, un peu comme Roger Moore et Tony Curtis dans «Amicalement vôtre» ! Il était déjà dans le groupe «Nous c’est nous» avec entre autres Jean Dujardin et Bruno Salomone. Il nous a écrit «Entre père et fils». C’était crédible car il a vingt ans de plus que moi et il est devenu mon père du spectacle !

4 3

Et puis il y a eu «Incroyable talent»
Où j’étais perdu entre danseurs, trapézistes, prestidigitateurs ! Un humoriste au milieu de tout ça, c’était un peu décalé. J’étais dans mon coin quand un type m’a demandé ce que je faisais. J’ai dit : «Je jongle avec des chiens nains». Tout le monde s’est marré, on m’a mis aussitôt un micro, le producteur a aimé ça et même si je n’ai pas gagné, il m’a proposé de co-animer l’émission de l’année d’après avec Jérôme Anthony.
Et tout s’est enchaîné !
Oui et j’ai eu la chance de ne pas avoir à taper aux portes, je n’aurais pas su faire. On m’a proposé beaucoup d’émissions de télé dont «On ne demande qu’en rire» et j’ai monté mes propres spectacles.
Et tu as même fait du cinéma…
J’ai fait… un film, «Vive la France» ! C’est vrai, je reçois des scénarios mais c’est toujours pour jouer un policier ou un facteur avec l’accent qui est fan de l’OM ! Mais là, la demande est venue de Michaël Youn et même si c’était un rôle de policier, ce qui m’a intéressé c’est qu’il était homo !
Et puis il y a eu le web…
Là encore, le hasard : J’entends un parisien qui a fait une chanson sur l’OM. Je trouve ça mauvais et sans humour et je lui réponds sur sa propre chanson. Je la publie et en deux heures j’ai 800.000 vues !
Je n’y croyais pas. Du coup j’ai continué à en faire et aujourd’hui j’en suis à cinquante millions de vues et 500.000 abonnés !!! En plus il y a eu le Covid, le confinement et je m’en suis bien servi.
Tu chantes aussi !
Oui, je fais le chanteur de temps en temps, je reste dans l’humour.

5 6
Avec son pote Jovany et… avec moi et la chemise de son père !

Tu as fait un clip avec Alex Dana ex L5.
Oui, elle est marseillaise, on se connait et elle voulait faire un duo avec moi sur la chanson «Si on devait mourir demain» de Pascal Obispo, qu’il chante avec Natasha St Pier. On a pensé, puisqu’on était en période de confinement, à ce qu’on pouvait faire si tout à coup on devait ressortir. Et ça a donné «Si on devait partir demain». On a tourné le clip à Marseille, à Carry le Rouet et à Cabriès.
En fait, tu es toujours dans le Midi «Arlésien cœur fidèle» !
Je t’avoue qu’ en ce moment je vis plutôt dans le train ou dans ma voiture. Ma voiture est devenue mon épicerie !
Mais c’est vrai que je suis fidèle à Arles. J’ai récupéré la maison de mes parents, tous les deux ont aujourd’hui disparu mais j’y ai tous mes souvenirs d’enfance, c’est la maison de mon père et je l’ai rachetée avec beaucoup de difficultés car j’ai eu des problèmes avec ma sœur qui est en fait la fille de ma mère et pas de mon père.»
Là un petit blanc au souvenir de son père… mais l’humour revient vite alors qu’il me dit : «Tu sais, mon père avait la même chemise que toi. Ça m’a fait un choc lorsque tu es arrivé !»
J’ai failli la lui donner mais comme je n’avais rien d’autre, je l’ai finalement gardée.
Aujourd’hui, notre ami se partage entre spectacles et web car il continue ses petits tournages qui ont un succès fou et il se prépare à affronter la capitale.
«Je suis un micro comédien, je suis en bas de la ligue 2, il va falloir que je m’accroche pour monter en ligue 1 – me dit-il en riant – car Paris ce n’est pas encore gagné, il y a encore beaucoup d’à priori sur les artistes avec accent mais je tiens à le garder… Et je n’ai pas dit mon dernier mot !»

Jacques Brachet
Photos Patrick Carpentier
* On retrouvera Jovany au théâtre Daudet de Six-Fours  le samedi 26 février à 20h30 et 22h et au Centre Culturel Marc Baron de St Mandrier le dimanche 27 février à 17h et 18h30