Archives de l’auteur : Jacques BRACHET

Festival de Musique de Toulon – Les Concerts Été 2020

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Ensemble Télémaque

Très impatients de partager la musique avec les artistes et le public, le Festival de Musique est extrêmement heureux d’annoncer le report d’une grande partie de notre saison Les Concerts Eté 2020 initialement prévue début juillet à la Tour Royale et qui se déroulera en août.
Si l’évolution de la situation sanitaire et des conditions d’accueil dans l’espace public est favorable, le Festival espère aussi reporter en septembre les concerts «entrée libre» sur la Place Puget.
Les concerts avec les élèves du Conservatoire Toulon Provence Méditerranée au Théâtre de Verdure du Mont Faron et Place de l’Equerre, ainsi que la journée Pianos Sauvages ont dû être annulés, mais rendez-vous en juin 2021 pour retrouver ces manifestations !
Les concerts de la fin de saison 2019-2020, programmés en mars au Lycée Dumont d’Urville avec les pianistes Bertrand Massei, Frantz Baronti et la conférencière Coline Miallier, et en avril au Palais Neptune avec le pianiste Nelson Goerner sont reportés en octobre et novembre prochains, dans le cadre de la saison 2020-2021.
Par ailleurs, nous apprenons le changement de présidence pour le Festival de Musique, Didier Patoux succède donc à Claude-Henri Bonnet.

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Nuit Andalouse – Trio Karenine

Tour Royale – 21h : 7, 10 et 13 août
En cas d’intempéries : Eglise Saint-Jean Bosco
Accueil du public dans le respect des consignes sanitaires en vigueur, port du masque, sauf les enfants de moins de 11 ans

Vendredi 7 août :  La nuit andalouse
Marie Pons, contralto – Ensemble Télémaque dirigé par Raoul Lay
Entre Tango et Flamenco, le chant des Suds…
Joaquin Turina  La Oración del Torrero
Manuel De Falla  El amor Brujo)
Astor Piazzolla  Vuelvo al sur (arr. Raoul Lay)

Lundi 10 août : Quintette à 2 violoncelles
Victor Julien-Laferrière, violoncelle – Quatuor Modigliani : Amaury Coeytaux, violon – Loïc Rio, violon – Laurent Marfaing, alto – François Kieffer, violoncelle
Schubert Quatuor n°15 en sol majeur, D. 887  / Quintette à deux violoncelles en ut majeur, D. 956

Jeudi 13 août : Triple Concerto
Trio Karenine : Fanny Robillard, violon – Louis Rodde, violoncelle – Paloma Kouider, piano



RAMATUELLE : Un livre, un festival

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Ceux par qui tout à été possible : Albert Raphaël, Jean-Claude Brialy, Jacqueline Franjou.

Le festival de Ramatuelle est aujourd’hui LE festival incontournable de l’été provençal.
Créé par Jean-Claude Brialy sur les aspirations de Jacqueline Franjou alors conseillère municipale, il naquit d’une envie commune, d’un projet fou, en quelques mois, avec l’adoubement du maire d’alors, Albert Raphaël.
On est en novembre 84, Ramatuelle n’a pas de théâtre mais en un temps record naquit ce magnifique lieu d’un simple trou…
Bon, je ne vous raconterai pas la suite puisque je l’ai maintes fois fait dans la presse et dans un livre paru en 2008 : «Jean-Claude Brialy-Ramatuelle : une histoire d’amour» (Ed Didier Carpentier.
De l’amour, il y en eut, il y en a, il y en aura toujours à revendre, grâce à Jacqueline qui, après le décès de Jean-Claude, a gardé les rênes sous la houlette de Michel Boujenah.
Ainsi, le festival a continué sa route avec un succès jamais démenti, tous les comédiens, chanteurs, humoristes, metteurs en scène se disputant chaque année pour venir y jouer, tant le lieu est magique, le public généreux, sans compter qu’ils sont reçus en toute intimité, avec joie, gentillesse et bonheur de jouer sous les étoiles.
J’ai suivi Jean-Claude du premier au dernier festival qu’il a animé, j’ai repris la suite avec Michel Boujenah et bien évidemment Jacqueline qui est l’âme de ce festival. La joie des retrouvailles, de l’amitié est toujours omniprésente.

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A quoi ou qui rêve la présidente ?

Cette année, pour ce 36ème anniversaire, c’est Jacqueline qui s’y colle pour nous raconter «son» Ramatuelle, «son» festival, sa passion, ses amis, ses amours, ses emmerdes, car tenir un tel festival devient de plus en plus difficile mais grâce à son entregent, sa pugnacité, sa capacité de persuasion, sa ténacité, elle travaille main dans la main et depuis les débuts, avec des sponsors qui ne l’ont jamais quittée, en amenant d’autres au fil des ans.
Et pour Michel, à lui de trouver des spectacles divers et de qualité !
Voici donc ce bel album que Jacqueline nous offre : «Ramatuelle, un théâtre sous les étoiles» (Ed Cherche Midi) où elle nous raconte la genèse de ce qui est aussi son histoire d’amour avec cette belle commune ensoleillée, avec ce projet qui semblait alors d’une totale utopie, son histoire d’amitié avec ses 2 B : Brialy et Boujenah et des souvenirs et anecdotes dont notre présidente possède des tiroirs pleins.
Cette année, le festival, 35ème du nom, aura lieu, même si cela n’a pas été facile, entre les lieux de spectacles fermés, les spectacles abandonnés pour cause de coronavirus, des sponsors qui auraient pu être atteints économiquement, mais contre vents et marées notre duo a affronté les tempêtes et ce confinement a donné vie à un magnifique livre que j’ai lu évidemment avec beaucoup de plaisir et de nostalgie aussi car à travers ces décennies, j’ai eu des moments de partage magnifiques avec mes trois amis, j’ai fait de superbes rencontres artistiques et Jacqueline a le don de faire revivre ces instants de bonheur mais aussi quelquefois de déceptions, de prblèmes mais jamais insurmontables… Quand on a la foi !

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Mais de Gréco à Barbara, de Bouquet à Perrin, de Huster à Girardot, de Maillan à Marceau, de Sanson à Sardou, ses souvenirs se ramassent à la pelle et elle a aussi su mettre en lumière, ceux qui sont toujours dans l’ombre, comme les auteurs, les metteurs en scène mais aussi son équipe, soudée, fraternelle dont certains sont là depuis les débuts et qui ne rateraient un festival pour rien au monde.
Encore une belle histoire d’amour et d’amitié protégée par l’ombre d’Anne et Gérard Philipe, ce dernier reposant dans le joli petit cimetière de cette commune dont il était tombé amoureux, Comme Jacqueline, comme Jean-Claude, comme Michel et comme beaucoup d’autres.

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 FESTIVAL DE RAMATUELLE – Programme 2020
1er Août : Jarry
2 Août  : « Par le bout du nez », mis en scène par Bernard Murat. Avec François Xavier Demaison et François Berléand
3 Août : « Les petites ouvreuses » – Première Partie : La poésie d’une guinguette exotique – Des chansons métisses entre Java et Bossa Nova
« Inconnu à cette adresse », De Kressmann Taylor , mis en scène par Delphine de Malherbe
Avec Michel Boujenah et Charles Berling.
4 Août : Pierre Palmade joue ses sketches
5 Août : « Le muguet de Noël »,  Sébastien Blanc et Nicolas Poiret. Mise en scène Jean-Luc Moreau, avec Lionel Astier, Frédéric Bouraly, Jean-Luc Porraz et Alexie Ribes
6 Août : « Et pendant ce temps Simone veille » . Auteurs : Corinne Berron, Hélène Serres, Vanina Sicurani, Bonbon & Trinidad. Textes des chansons : Trinidad. Avec Nathalie Portal, Hélène Serres, Vanina Sicurani et Dominique Mérot
7 Août : « Hugo au bistrot » Texte Victor Hugo – Adaptation Christine Weber. Avec Jacques Weber et Magali Rosenzweig
8 Août : « Rupture à domicile » De Tristan Petitgirard – Mise en scène de Tristan Petitgirard. Avec Olivier Sitruk, Anne Plantey et Benoit Solès
9 Août :  « The opéra de Locos » ; De la Compagnie Yllana & Rami Eldar. Mise en scène David Ottone, Joe O’Curneen, Marc Alvarez, Manuel Coves, Yllana, Dominique Plaideau. Avec Laurent Arcaro, Diane Fourès, Michael Koné, Margaux Toqué, Florian Laconi ou Tony Boldan
10 Aout : Abd el Malik, « Le Jeune Noir à l’Epée »

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The show must go on…





Des « crimes parfaits » sur France 3 Mardi 30 juin 21h05

CRIMES PARFAITS

Un meurtrier, connu dès le début de l’épisode, pense avoir commis le crime parfait.
Mais l’enquêteur ou l’enquêtrice va tout faire pour trouver la faille dans le plan machiavélique imaginé par le tueur.
Auteurs : Lucas Marchesi, Morgann Martin & Brice Homs
Réalisation : François Guérin
Avec Antoine Duleéry (Renaud Delaunay) & Elisa Ruschke (Laura Mizon)

CRIMES PARFAITS CRIMES PARFAITS

Deux nouveaux épisodes
Un plat qui se mange froid
Guest : Bruno Debrandt
Philippe décide de se débarrasser du mari de sa sœur qui exerce dans la même clinique que lui. Au fait de ses allergies alimentaires, Philippe empoisonne son beau-frère, tout en s’assurant de brouiller méticuleusement les pistes quant à l’heure du décès. Le commandant Delaunay et le lieutenant Mizon devront percer à jour ce médecin un peu trop propre sur lui.

CRIMES PARFAITS CRIMES PARFAITS

Pas de fumée sans feu
Guest : Annelise Hesme
Clémence organise le crime parfait du fils de son patron, maquillé en accident de la route, en utilisant un surprenant système de sécurité commercialisé par l’entreprise familiale. Mais c’est sans compter sur le flair incomparable du commandant Delaunay et du lieutenant Mizon qui ne se laisseront pas berner par l’ingénieuse mise en scène.

CRIMES PARFAITS CRIMES PARFAITS

Deux épisodes sont en tournage au Grau du Roi, Nice et Menton depuis le 8 juin  sous la direction d’Emmanuel Rigaut : « Un cœur sombre » et « Master du crime », deux enquêtes menées par Isabel Otéro et Hubert Roulleau avec également Anne Caillon et Alexandra Vandernoot.
Deu autres épisodes sont également prévus :  « Légitime Défense » et « Une étoile est morte » sous la direction de François Guérin avec entre autres, Philippe Caroit, Astrid Veillon, …

CRIMES PARFAITS

Photos Guillaume Bournaud

Sur les pas de Jean GIONO

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A l’instar de Marcel Pagnol, Jean Giono est un écrivain prolixe qui a su porter la Provence au sommet, qui en a chanté la beauté, la force, la rudesse.
Né à Manosque en 1895, il y est toujours revenu «plein d’usage et raison», totalement enraciné dans sa ville natale, Manosque, où il s’est éteint en 1970.
Il a su peindre magnifiquement le monde paysan provençal et ses romans au souffle romanesque, sont souvent inspirés de la tragédie grecque.
C’est adolescent qu’il commence à écrire des poèmes, des nouvelles, qu’il fait alors lire à Elise, jeune professeure à Manosque. C’est elle qui le pousse à continuer dans cette voie. C’est d’ailleurs elle qu’il épousera après la première guerre, en 1920
Cette guerre, il la fera contre sa volonté car il est un grand pacifiste. Il en reviendra traumatisé mais heureux – écrit-il – de n’avoir tué personne.
Il devient donc un écrivain engagé et subira évidemment la seconde guerre, où il sera accusé de «collabo». Ce qui, roman après roman, ne l’empêchera pas d’avoir tous les honneurs dont la légion d’honneur en 1932, de nombreux prix pour des romans comme «Regain», «Colline», «Le hussard sur le toit».

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Il sera élu à l’Académie Goncourt en 1954, nommé président du jury du Festival de Cannes en 1961. Car entretemps, le cinéma s’est emparé de ses œuvres. Entre autres son confrère provençal, Marcel Pagnol, qui en a tiré les scénarios de «Regain», «Joffroy», «Angèle», «La femme du boulanger», tous ces films faisant la part belle à des comédiens provençaux dont les plus célèbres sont Raimu, Fernandel, Charpin.
Mais il n’est pas que Pagnol qui s’intéresse à ses œuvres. Marcel Camus tournera «Le chant du monde» avec Hardy Kruger, Charles Vanel, Catherine Deneuve et Ginette Leclec, la fameuse femme du boulanger. Jean-Paul Rappeneau nous offrira un flamboyant «Hussard sur le toit» avec Olivier Martinez, Juliette Binoche, François Cluzet et même Raoul Ruiz qui tournera «Les âmes fortes» avec Laetitia Casta, Arielle Dombasle, Frédéric Difenthal, Charles Berling, John Malkovitc, présenté à Cannes en 2001.. Henry Villiers tournera «L’eau vive» dont le scénario est signé Jean Giono, qui révèlera la comédienne Pascale Audret, sœur d’Hugues Aufray, disparue trop tôt, et Guy Béart dont la chanson éponyme deviendra un grand succès. Giono signera également le scénario du film de François Leterrier «Un roi sans divertissement» avec Charles Vanel et Colette Renard. Il réalisera «Crésus », aidé par Claude Pinoteau et Costa Gavras
A propos du cinéma, Giono avouait que si la rencontre avec Pagnol était inévitable, aboutissant à la réalisation des quatre films cités, les rencontres furent orageuses, leur vision de la Provence n’étant pas vraiment la même et il ne se reconnaissait pas dans les films à succès du réalisateur et ce qu’il appelait «son petit théâtre». Il aurait préféré un cinéma plus ample, plus lyrique, plus subjectif, à l’opposé du  naturalisme théâtral de Pagnol, écrit Jacques Mény
En 87, on découvrait au Festival de Cannes, un magnifique film d’animation tiré de son œuvre «L’homme qui plantait des arbres» signé Frédéric Back et dont on reconnait la voix de Philippe Noiret.

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Pourtant, s’il fut à la fois écrivain, scénariste, réalisateur et même producteur à ses heures, il précisait que, s’il aimait le cinéma, ce n’était pour lui qu’une récréation qui lui apportait le mouvement et les paysages que la lecture n’apportait pas. Ça restera pour lui, à la fois «un amusement et une frustration d’écrivain qui s’est presque toujours senti trahi par les réalisateurs»
Dès 1929, il achètera à Manosque «sa maison» qu’il nommera le Paraïs, qui deviendra son refuge et où il écrira la majorité de ses œuvres. A sa mort, sa fille et sa femme créeront l’association des amis de Jean Giono et sa maison en deviendra le siège.
Le grand prix Jean-Giono, créé en 1990 par la femme et la fille de l’écrivain à l’occasion du vingtième anniversaire de sa mort, est un prix littéraire qui distingue chaque année l’ensemble de l’œuvre d’un auteur de langue française qui a défendu la cause du roman ; le prix du jury distingue quant à lui un roman en particulier. Ces prix sont hébergés par la Fondation Pierre Bergé – Yves Saint Laurent.
Parmi les lauréats ayant obtenu ce prix : François Nourissier, Félicien Marceau, Michel Déon, Jean d’Ormesson, Jean-Marie le Clezio, Jean Raspail, Amélie Nothomb, Jean-Luc Coatalem…
A noter que l’équipe des «Notes de lectures» d’Evasion Mag a l’honneur et le privilège de faire partie chaque année du jury.

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Aujourd’hui cette association est très active puisqu’elle propose des stages «Patrimoine et littérature» qui nous proposent la découverte du patrimoine de la Haute Provence à travers l’œuvre de Giono, avec des randonnées, des rencontres avec des écrivains, avec des témoins, héla de moins en moins nombreux, qui ont connu l’auteur.
Sont également proposés des ateliers d’écriture et de calligraphie, art qu’appréciait particulièrement Giono. Il employait d’ailleurs indifféremment les mots «écriture» ou «calligraphie» pour évoquer son geste d’écrivain. Geste qui lui procurait d’immenses plaisirs car il avait découvert que l’écriture pouvait être un dessin. Elle ajoutait chez lui un pouvoir de fascination, de volupté pour ce qu’il appelait «une jonglerie».
«Je n’écrivais pas bien – disait-il – j’écrivais beau. Qu’on me passe le mot, il peut paraître fat, j’entends dire tout simplement que les lignes de mon écriture me donnent un plaisir esthétique après m’avoir donné une joie d’exécution»

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Photos Blanche Buffet-Hoffman

Au cours d’une ballade, on part sur les traces d’Angelo Pardi, le héros du «Hussard sur le toit», jeune colonel de hussards piémontais qui se réfugie en France suite à un duel politique lors de la lutte du Piémont contre la domination autrichienne qui, pour se cacher, se réfugiera de temps en temps sur les toits de Manosque.
Ces balades nous font découvrir des paysages, des lieux dits, des hameaux aux noms fleurant bon la Provence : St Martin des Eaux, Dauban, Vachères, le pont du Largue, le col de Montfuron, le col de l’homme mort, les gorges de la Méouge, Forcalquier….
Sur les pas de Giono, c’est retrouver la Provence, la vraie, la terre âpre mais oh combien belle et si magnifiquement décrite par l’auteur.
Jacques Brachet

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CHATEAUVALLON –  Ollioules – HOMMAGE à GIONO
Mercredi 1er juillet 19h – Soirée Jean Giono
Giono méditerranéen / Jacques Meny (Conférence)
Claire Chazal et Charles Berling lisent Jean Giono
(Lecture)
Crésus
de Jean Giono (Cinéma)

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La Seyne-sur-Mer-Tamaris
Histoire et histoires de la Villa des Terrasses

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Les Seynois connaissent la Maison Blanche, qui fut, depuis le siècle dernier, l’un des hauts lieux où se retrouvaient les gens de la haute bourgeoisie côtoyant des artistes comme George Sand, Ralph Barton, ami de Charlie Chaplin, Germaine Taillefer, musicienne et compositrice et bien d’autres dont Jean Cocteau qui y peint une superbe fresque sur un mur entier.
Elle y vit défiler quelques propriétaires avant d’être scindée en deux : La Villa Blanche et  la Villa des Terrasses. La fresque de Cocteau n’y restant pas longtemps, le propriétaire d’alors ayant la judicieuse idée, de repeindre par-dessus !
Ainsi de propriétaire en propriétaire, un jour Isabelle et Jean-Paul Barry de passage dans la région, eurent un énorme coup de cœur pour les Terrasses, et décidèrent de l’acheter.
Après avoir été une maison de convalescence, elle était mal en point mais, avec acharnement, avec passion, avec leurs trois enfants, ils décidèrent d’en faire des chambres d’hôtes d’exception.

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A cinq, durant deux ans, ils devinent maçons, architectes, électriciens, plombiers, sans jamais avoir une fois recours à des artisans. Travail de Titans pour cinq fous qui firent tomber les cloisons, qui refirent charpentes, sols en dalles et même créèrent la piscine en récupérant le bassin historique d’alimentation d’eau potable de la villa. La façade étant intouchable, elle n’eut droit qu’à un coup de neuf  mais elle est tellement belle qu’il n’y avait rien à changer. Les jardins furent revus et corrigés, le petit banc de coquillages sur lequel George Sans venir y méditer et écrire, resta à sa place, tout comme cette allée d’oliviers plus que centenaires qui continuent à vous accueillir, comme une haie d’honneur, dans cette sublime demeure restaurée, comprenant cinq chambres, deux appartements devenus chambres d’hôtes où le petit déjeuner et les repas sont concoctés et servis par Jean-Paul Barry.
L’histoire de ce couple est passionnante, lui venant de Marseille, exactement de l’Estaque, elle de Senlis en Anjou, s’étant rencontrés à Paris et ayant fait des enfants dans trois lieux différents.
Car le moins qu’on puisse dire est qu’ils ont la bougeotte !
A 18 ans, après son bac, Jean-Paul partit sac au dos visiter le Pérou et la Bolivie. Revenu plein d’usage et raison, il se remit aux études et obtint un bac +6 IAE à Aix-en-Provence, deux maîtrises et un doctorat d’économie. Avec un tel bagage il obtint vite un poste important dans un grand groupe de distribution… sans jamais continuer à voyager à travers le monde.

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Isabelle, elle, après un BTS tourisme et la maîtrise de trois langues, l’Anglais, l’Allemand, l’Italien, s’oriente, avec Américan Express dans la formation, à Paris, où elle rencontre son homme.
Ensemble ils ne resteront jamais vraiment sur un lieu, Ils changeront de villes, d’où les naissances dispersées et surtout ils continueront à voyager.
Ils achèteront à Tourves un ancien moulin à papier du XIIIème siècle où ils animeront des séminaires avant de le revendre à Amma Amritanandamayi, cette magnifique figure humanitaire qui embrasse tous ces gens qui viennent se prosterner à ses pieds.
Avant-dernier ancrage, Bras, où ils achèteront « La Solaire » une bâtisse du XVIème siècle, ebn vente aujourd’hui.
Enfin, les voilà par hasard – si l’on y croit – à la Seyne sur Mer, où, sans avoir visité l’intérieur, ils tombent amoureux de la bâtisse avec lever et coucher de soleil sur la mer. Et ils en feront, ce qu’il est devenu aujourd’hui et depuis trois ans : un havre de paix.
Autre hasard : ils découvrent qu’un ancien maire de la Seyne se nommait… Antoine-Léonard… Barry, nommé sous Napoléon III. Il ne le fut que de 1852 à… 1853 ! Mais il le fut  et surtout, il se trouve que c’est son aïeul !
Après que tous les travaux furent terminés, ils en firent aussi la décoration avec un goût extrême, mêlant meubles anciens chinés chez les antiquaires et objet, sculptures et mobilier ramenés de tous les pays traversés jusque chez les tribus Massaï. Ils en ont fait un lieu enchanteur où l’on voit la mer de tous côtés, dont ils sont l’âme, et y reçoivent des gens de tous les pays venus y trouver un cadre de silence, de beauté et d’intimité.

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Et encore et toujours le hasard : Leurs murs blancs ne semblaient attendre qu’un artiste vienne y trouver sa place. Et c’est là que ce virus, pour une fois, ne fut pas négatif.
Une artiste de la Seyne, de qui nous vous avons déjà parlé, Christiane Broussard, fut, durant le confinement, quelque peu désœuvrée, et,  devant annuler, comme tous les artistes, les expositions à venir, elle décida de créer un blog pour y présenter ses œuvres.
Ce qui devait arriver arriva : nos amis Isabelle et Jean-Paul Barry y tombèrent dessus et aimèrent aussitôt son travail qui s’adaptait on ne peut mieux à ce lieu, puisque Christiane étant seynoise, peint de nombreux paysages de mer de la région. On y retrouve entre autre les fameux deux frères que l’on peut voir de la fenêtre des chambres de la villa.

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Aujourd’hui, notre amie y a installé ses belles œuvres qui sont un véritable écrin et donnent une dernière touche d’intimité et de beauté.
On y découvre également une œuvre signée Constant, qui n’est autre que le père de Christiane à qui elle rend hommage.
D’ailleurs son rêve serait de proposer une exposition des œuvres d’elle et de son père.
En attendant, la voilà bien accrochée dans ce lieu qui lui va comme un gant et qui apporte la touche qui lui manquait, dans ce lieu empreint de beauté et de sérénité.

Jacques Brachet

Villa les Terrasses – 1461, chemin de Goran – Corniche Bonaparte – 83500 – Tamaris-La Seyne
www.villa-les-terrasses.com villa.les.terrasses.provence@gmail.com – 04 94 30 07 33
Christiane Broussard : 06 11 76 43 88 – www.lagaleriedecri.com









Six-Fours – Maison du Patrimoine
Henri CHICH : d’art et de patience

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Des nuées d’insectes ont envahi la Maison du Patrimoine…
Libellules, sauterelles, coccinelles, cigales, chenilles, araignées, mantes religieuses et plein de bestioles fantasmagoriques qui butinent, volent, rampent, copulent et ce grâce à Henri Chich, un six-fournais passionné de photographie et surtout de macrographie, même si, autour de ces petites bêtes, l’on rencontre aussi oiseaux, phoques, tigres, crocodiles qu’il a ramenés de ses lointains voyages.
Henri, président de l’association Phot’Azur à Six-Fours, mais aussi membre de la Fédération Photographique de France et de l’association Image sans frontière, est passionné de photo depuis des décennies et il s’est spécialisé dans la macro dont il est devenu un spécialiste de très haut niveau.
Pour l’avoir vu travailler, il part avec tous ses objectifs, à l’aube, pour trouver des insectes encore endormis, attendant les premiers rayons du soleil pour s’ébrouer et prendre leur envol.
Lui, allongé dans l’herbe encore humide de rosée, son objectif à la main, attend, épie le moindre mouvement d’un de ces petits animaux dont  la plaine des Maures est peuplée.
Il jette son dévolu sur une mante religieuse qui va s’accoupler et manger son mâle, une chrysalide dont va émerger une cigale, une chenille qui va se restaurer avant de faire son cocon, une araignée parcourant sa toile  perlée de goutte de rosée, un cocon d’où surgira un papillon qui étendra ses ailes au soleil avant d’aller butiner l’une des multiples fleurs multicolores qui poussent dans ce lieu magique…

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Et ça donne des images vertigineuse, des personnages de science-fiction, qu’il approche quelquefois de quelques millimètres, avec patience et minutie, attendant le moment où il appuiera  sur le bouton pour fixer un moment unique de la vie quelquefois très courte  de ces minuscules animaux.
Des heures de marche, de patience aussi, pour trouver son modèle de prédilection dont il nous offrira ces instantanés magnifiques.
Et puis, à côté de cette mini-population, le voilà parti au bout du monde pour nous ramener des photos de «grozanimaux»  mais toujours vus sous un angle dont lui seul a l’idée et le regard. Comme ce minuscule oiseau posé sur un immense glacier.
Cette superbe exposition, vous pouvez la découvrir jusqu’au 5 juillet à la Maison du Patrimoine de Six-Fours, expo qui se propage sur trois salles, vous faisant entrer dans le monde de l’’infiniment petit… et du plus grand.
A noter un diaporama très original et humoristique où, sur la musique de Gainsbourg «Je t’aime, moi non plus», il a réuni un tas d’insectes s’accouplant… Il n’y a pas d’interdiction aux moins de 18 ans !

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Pour ce vernissage intimiste, virus oblige, aux côtés de Jean-Sébastien Vialatte, encore maire de Six-Fours avant que le deuxième tour, espérons-le, ne l’y réinstalle, et de quelques élus, Dominique Ducasse, adjointe aux affaires culturelles, y faisait ses adieux car, quel que soit le verdict, elle quitte ses fonctions et ce qui est drôle c’est que lors de son premier mandat et de son premier vernissage en tant qu’adjointe elle présentait… Henri Chich !
Terminant donc avec lui, la boucle est vraiment bouclée pour elle qu’on espère encore revoir aux prochaines expositions… en tant que spectatrice !

Jacques Brachet



Six-Fours : Des apéros 100% Six-Fours

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Parmi les nombreuses actions que la Mairie de Six-Fours propose afin de «rebooster» l’économie six-fournaises, le maire, Jean Sébastien Vialatte et son équipe lancent, à partir de mardi, un événement gastronomique solidaire original : les bistros 100% Six-Fours.
Il a demandé à tous les restaurateurs de la commune, les concessionnaires des bars et restaurants de plages, de proposer, tous les mardis à partir de 18h des apéritifs et des menus confectionnés par d’uniques produits locaux.
Afin de les aider au mieux, la ville a renoncé à la redevance des terrasses, et proposé l’extension de celles-ci afin d’accueillir  le maximum de monde dans les conditions d’hygiène toujours obligatoire, même si le virus est en train de s’éloigner et circule très peu dans les parages.
Evidemment, nombre d’ établissements de la commune ont répondu favorablement en espérant que le temps se remette au beau car depuis le déconfinements, ils n’ont pas été très gâtés par la pluie et le vent.
Le maire précise que ces «restos 100% Six-Fours» doivent être exclusivement préparés par des produits locaux afin que tous les commerçants puissent profiter de cette offre et les remette sur pieds après ces deux mois d’arrêt et d’incertitudes ,en proposant des formules accessibles à tous.
Tous ces lieux recevront également artistes, créateurs et artisans qui pourront aussi proposer leurs œuvres et éventuellement les vendre.
La Mairie est donc totalement partie prenante en offrant une large communication (presse, affiches, réseaux sociaux) et si cette initiative est bénéfique, pourquoi ne pas aller au-delà de l’été et continuer à proposer ces mardis conviviaux et même créer une association ?
Le service communication réalisera de nombreux reportages que l’on pourra retrouver sur le magazine de Six-Fours et sur les divers sites de la Mairie et qui seront partagés sur les réseaux sociaux.

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Tous les mardis soir donc, et ce, à partir du 16 juin, les restaurants, brasseries, bars et pubs participant à cette opération proposeront un repas ou un apéritif 100% Six-Fournais autour du vin, de la charcuterie, des fromages et de mets divers.
Au niveaux des restaurateurs participants, vous retrouverez :
Sur la plage de Bonnegrâce :
Le Golfe 04 94 07 73 07
La Vague 04 94 07 01 73
La Frégate, Eden et Millesime 04 94 07 76 12
La Voile 04 94 07 17 70
Côté plage 04 94 26 03 32
A la Coudoulière :
La Petite plage 04 94 34 61 27
Sur la presquîle du Gaou :
La Lagune 04 94 07 43 29
Pour tous renseignements, contacter le service des Marchés Publics : 04.94.34.93.17
service.marches@mairie-six-fours.fr ou le service Communication : 04 94 34 92 45
service.communication@mairie-six-fours.fr
Pour les restaurants, il est préférable de réserver.
Bonnes soirées 100% six-fournaises !

Jacques Brachet



France 2 – Jeudi 25 juin 21h,05
100 ans de comédies musicales

 LES STARS CHANTENT POUR SIDACTION

SIDACTION 2017

France Télévisions a décidé de mobiliser ses antennes autour de l’Association Sidaction le jeudi 25 juin 2020. Rappelons que l’Association avait été contrainte d’annuler l’édition 2020 du Sidaction en raison en raison de la crise sanitaire sans précédent que nous traversons. Point d’orgue de cette mobilisation, la diffusion, en première partie de soirée sur France 2, du divertissement évènementiel, «100 ans de comédie musicales – Les stars chantent pour Sidaction», enregistré quelques jours avant le début du confinement.

France 2 propose une soirée exceptionnelle autour des grandes comédies musicales le jeudi 25 juin, à 21h05, sous la présidence de Line Renaud.
Inspirée des émissions de Gilbert et Maritie Carpentier, découvrez cette fiction-variété unique en son genre, orchestrée par Marie-Sophie Lacarrau qui vous transportera dans l’univers des comédies musicales de Broadway, Las Vegas ou Paris.
Spécialement conçus et chorégraphiés pour l’émission, vivez de l’intérieur les plus beaux tableaux revisités de «West Side Story», «Notre-Dame de Paris», «New York, New York», «Roméo & Juliette», «Moulin Rouge», «Mozart, l’Opéra Roc », «Cats», «Hello Dolly !», «Chicago», «Les Dix Commandements» et beaucoup d’autres…
De nombreux artistes d’aujourd’hui referont vivre ces spectacles musicaux féériques dans des mises en scène inédites : Patrick Bruel, Maëlle, Vincent Niclo, Nicole Croisille, Jean-Paul Gaultier, les danseuses du Moulin Rouge, Chimène Badi, Agustin Galiana, Véronic Dicaire, Loïc Nottet, Anggun, la troupe du Paradis Latin, Bilal Hassani, Marina Kaye, Kamel Ouali, Élodie Fégé, Arielle Dombasle…

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Mais aussi les interprètes originaux des comédies musicales de légende qui viendront réinterpréter leurs plus belles chansons : Daniel Lévi (Les Dix Commandements), Florent Mothe(Mozart, l’Opéra Rock), Julie Zenatti (Notre-Dame de Paris), Cécilia Cara & Damien Sargue (Roméo & Juliette)…
Une grande soirée d’engagement pour l’association Sidaction afin de sensibiliser les téléspectateurs et faire appel à leur générosité.
Afin de donner le maximum d’impact et de soutien aux actions de l’Association Sidaction en matière de recherche, d’aide aux malades et de prévention, les antennes et les programmes de France Télévisions accompagneront éditorialement cette mobilisation tout en multipliant les appels aux dons.

Pour faire un don à Sidaction : Par téléphone : en appelant le 110 (numéro d’appel gratuit) ; Par Internet : www.sidaction.org ; Par SMS au 92110 : en envoyant le mot «DON» pour faire un petit don de 5€ (coût d’envoi du SMS gratuit ou inclus dans les forfaits SMS). Par courrier : Sidaction – 228, rue du Faubourg Saint-Martin 75010 PARIS




Six-Fours – Maison du Cygne
Roger BOUBENEC, le plasticien de l’eau

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Après Lucie Barra, voilà que le service culturel de Six-Fours – première commune à avoir rouvert ses galeries – nous présente les dernières œuvres de Roger Boubenec, à la Maison du Cygne et ce, jusqu’au 5 juillet.
Tout comme la veille à la Batterie du Cap Nègre, c’est à un vernissage très intime que la même équipe culturelle nous invite autour du «plasticien de l’eau», ce qui sera un moment d’exception et je dirais de grâce tant l’homme est aussi passionnant et volubile que le sont ses toiles.
Ce Toulonnais qui, enfant, a failli se noyer dans le port n’a pourtant pas été traumatisé puisque l’eau est devenu son univers, d’abord devenant plongeur dans la Marine Nationale, nageur de combat, scaphandrier descendant jusqu’à 218 mètres de fond.
Mais cet éternel voyageur qui a connu tous les océans, prends aussi le temps de regarder «l’eau qui vient de la bouche des fontaines», titre de cette exposition, tous nos souvenirs enfouis, affirme-t-il, venant de l’eau, souvenirs du fond des âges, du fond de l’âme et qui l’inspirent pour créer ces somptueuses aquarelles rehaussées d’empreintes de fleurs, de plantes, qu’il va cueillir à l’aube, dans la nature qui l’entoure.
Toute cette technique de ruissellement est un travail d’art mais aussi un travail de force car il travaille à plat par terre, jette ses couleurs et y fait ruisseler l’eau en remuant ses grands supports papiers de bas en haut, attendant ensuite que ça sèche pour y apposer les empreintes ou y ajouter des motifs à l’encre de Chine du plus bel effet.
Il nous plonge ainsi dans le monde de la mer, des végétaux, ajoutant poissons et papillons multicolores. Il pense ses toiles mais laisse l’eau faire son travail de mélanges qu’il ne maîtrise pas et il en sort des œuvres aussi belles que mystérieuses, inattendues, créées par ce qu’il appelle des incidents de parcours.

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Durant sa remontée en caisson de ses 218 mètres, il a eu le temps, dans ce confinement choisi, de créer des œuvres mais qui, dues à la pression de cet enfermement solitaire d’un mois  et des gaz qui s’en échappaient, ont donné à l’arrivée, des œuvres tout à fait inattendues, différents de ce qu’il avait imaginées, la lumière descendant dans le caisson comme au travers d’un vitrail d’église, sublimant son  œuvre.
Philosophe à ses heures, durant un mois il a eu le temps de réfléchir sur l’être, la solitude le rendant hypersensible, dans un lâcher prise total, un apaisement, les sens se modifiant par rapport aux phénomènes chimiques qui l’environnaient dans ce no man’s land.
Roger Boubenec fait un avec la nature dont il est très proche, le végétal et l’eau faisant un tout qui, en liaison avec l’aquarelle, le pastel, l’encre, les végétaux lui fait donner naissance à des œuvres sensibles, poétiques, quelquefois impressionnistes mais toujours d’une beauté presque irréelle, magique.

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Notons aussi ce magnifique oiseau, une sculpture faite de fleurs de papier qu’il découpe et peint à l’aquarelle, et les juxtaposant une à une, donnant des camaïeux de roses, de beiges du plus bel effet. Et encore ces cœurs de papillons, dont il varie les tons, d’une grande diversité vus de près et d’une belle unité vus de loin.
On entre dans le monde de Boubenec comme dans un monde surnaturel, apaisant, fait de rêves, d’irréel comme si on descendrait dans des abysses de beauté.
On est ravi de le retrouver dans ce lieu où il fut invité pour donner des master classes qui, cette fois hélas, à cause des circonstances, ne pourront pas avoir lieu.
Mais vous pourrez le retrouver au lycée Peiresc où il reprendra ses cours dès la rentrée.
En attendant, il ne pouvait trouver plus bel écrin que dans ce lieu entouré d’une végétation luxuriante qui fait écho avec son travail «d’aquarelliste-voyageur»

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Jacques Brachet

Six-Fours – Batterie du Cap Nègre
Lucie BARRA, artiste aux mille facettes

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Lucie Barra est une plasticienne toulonnaise.
Elle ne nous est pas inconnue puisque la ville de Six-Fours l’a déjà accueillie à l’Espace Jules de  Greling, puis à la Maison du Patrimoine, aujourd’hui, et ce, jusqu’au 5 juillet, à la Batterie du Cap Nègre. Beau parcours dont il ne lui reste plus qu’à franchir la Maison du Cygne !
Quel plaisir de la retrouver avec cette exposition originale qu’elle nous propose en cinq thèmes.
Cinq épisodes de sa vie d’artiste qui a démarré à l’école primaire, qui s’est poursuivie aux Beaux-Arts de Toulon avec l’ami Mayer, avec un arrêt à Marseille puis aujourd’hui, se poursuivant depuis douze ans «sérieusement», comme elle aime à le dire.
Il faut remonter à son enfance pour voir éclore cette passion :
«Toute petite, je n’étais heureuse qu’avec crayons, feutres et papier. Ça s’est poursuivi au fond de la classe où je préférais dessiner qu’écouter les cours. Je m’amusais à dessiner des caricatures de mes professeurs !
Après le primaire, j’ai pris des cours de dessin qui ont révélé ma passion. Aux Beaux-Arts de Toulon, en élève libre, j’ai appris à dessiner des corps. Ça a été ma première approche.

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Le hasard – si tant est qu’il existe – m’a fait rencontrer le père de mes enfants, peintre et professeur à Marseille, qui m’a ouvert d’autres portes, m’a fait découvrir d’autres thèmes, d’autres techniques. Il m’a fait toucher à tout et j’ai ainsi évolué du nu au portrait, des visages sans regard aux visages avec regard, aux petits et aux grands formats…
Godard disait qu’après le cinéma où l’on voyait les visages sur grand écran, la télé nous avait appris à les voir sur un petit écran».
Chez elle, toute petite, elle est baignée dans la musique, de préférence la chanson française : Ferré, Barbara, Brassens, Clerc, Gainsbourg… Le cinéma la fascine, surtout les mythes comme Marylin Monroe, Ingrid Bergman, Lauren Bacall et surtout Brigitte Bardot :
«Une galerie de St Tropez m’a demandé de consacrer une toile à Bardot. J’ai commencé à regarder des photos d’elle où elle est tellement belle sur chacune que j’ai eu du mal à choisir. Ainsi est née toute une série sur elle. Mais tous les artistes sur lesquels je travaille sont des artistes que j’aime et à qui je rends hommage.

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Expliquez-moi comment vous travaillez…
Tout d’abord je choisi l’artiste à qui je veux rendre hommage puis je cherche des portraits sur Internet, que je trie. Une fois choisie la photo, je la zoome, je la recadre  et je fais des croquis jusqu’à ce que ce soit le plus ressemblant passible. Après quoi je peins au couteau sur acrylique, avec de grands à plats et je fini les détails avec la lame du couteau. C’est toujours du noir et blanc, à part Bardot qui mérite la couleur tant elle est belle».
A côté de ça, pour s’amuser, elle crée des petits formats, des portraits de femmes improbables, déjantées, explosant de folie et de couleurs et chacune est reliée par un petit tortillon disséminé dans la toile.
Tous ces thèmes, elle les a regroupés pour cette exposition.
Il y a donc «Les icônes», portraits grand format en noir et blanc, quelques petits formats aussi, d’où se dégage une grande émotion. Puis il y a «Les figures», portraits d’inconnus d’où se dégage un certain mystère. «Sensualité» est le troisième thème, où l’on découvre des beautés hiératiques entre ombre et lumière. «BB» occupe une place à part sa beauté l’ayant magnifiquement inspirée. Enfin, «Luba», contraction de LUcie et BArra où explose son inventivité, sa folie dans des visages hilares, hirsutes, entre BD et Wharol, où elle se laisse totalement aller, détachée de toute académie.

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Lucie Barra entourée – à distance règlementaire ! – de Sandra Kuntz, Dominique Baviéra et Dominique Ducasse… qui a prolongé son poste d’adjointe au service culturel suite au Coronavirus !

Un magnifique éventail du talent superbement maîtrisé et diversifié d’une plasticienne lumineuse, dont on est fier qu’elle soit de chez nous.
Et en plus, elle est belle !

Jacques brachet