Archives de l’auteur : Jacques BRACHET

Toulon – Tour Royale
ROCKORAMA
L’événement musical : Indé à Toulon est de retour

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Rendez-vous du 29 juin au 2 juillet

Lieu magique, face à la mer, au pied d’une tour classée monument historique
depuis le 11 avril 1947, 3 jours de concerts sous le soleil…
Différents courants musicaux dérivés du Rock :
Pop, électronique, garage, noisy, lo-fi, post rock … seront au rendez-vous ;
Attaché à l’actualité du mouvement « Indé » le Rockorama Festival présente des groupes éloignés des standards commerciaux.
Découvertes, coups de cœur, et incontournables de l’année !
Jeudi 29 Juin
✶Entrée gratuite✶
18h00-20h00 | RockoDJS (Sélecters) – Nany Cool /Satan je t’aime – PPLC
20h00-20h40 | Korine (Fr))
21h00-21h40 | Brother James (Fr)
22h00-22h40 | Dame Civile (Fr)
23h00-23h40 | Potochkie (Fr)
VendrediI 30 Juin
*Pass*
19h00-20h00 | RockoDJS (Sélecters) – Nany Cool/ Satan je t’aime / PPLC
20h00-20h40 | Flashing Teeth (Fr)
21h00-21h40 | Slowes (DK)
22h00-22h40 | Mourn (Esp)
23h00-23h40 | Dream Wife (IC/UK)
00h00-00h40 | Sydney Vlette (Fr)
01h00-03h00 | Piu Piu (Fr/Dj set)
Samedi 1er Juillet
*Pass*
19h00-20h00 | Indiscipline (Sélecters)
20h00-20h40 | Tuesdays (Fr)
21h00-21h40 | The Goon Sax (Aus)
22h00-22h40 | Gloria (Fr)
23h00-23h40 | Motorama (Rus)
00h00-00h40 | Vox Low (Fr)
01h00-03h00 | Pouvoir Magique (Fr)
Dimanche 2 Juillet
Jardins de la Tour Royale
✶Entrée gratuite✶
Carte blanche à Barbi(e)Turix !
15Hh0-16h30 | Warm Up/ PPLC (Da Rockorama Festival)
16h30-18h00 | Sara Zinger(Dame Noir /Marseille)
18h00-19h30 | Nari FSHR (Résidente BBX / Paris)
19h30-21h00 | RAG (Résidente BBX / Paris)
21h00-22h00 | Caspian Pool (Fr/Live)
22h00-Minuit | RBK Warrior (Fr/Dj set Sexy Sushi)

Billetterie : de 20 à 23 € Pass de 35 à 40 €

 

Les Arcs sur Argens
Festival de musique « Gloriana » au Château Ste Roseline

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Parmi les nombreuses manifestations estivales proposées par le Château Ste Roseline à partir du 16 juillet nous pourrons assister à quelques concerts classiques qui, entre Les Arcs, Bormes, Cotignac, s’y installent dans le cadre du 17ème festival Gloriana, créé par le grand violoncelliste Eric Courrèges.
Alors que les plus grands noms de la musique et de l’Opéra, remplissent d’immenses salles de concerts dans le monde entier, Eric réussit chaque année à les faire jouer dans ce lieu intimiste, sous les étoiles, devant un public restreint, en petit comité. Et si le public est heureux de les rencontrer, les artistes sont heureux de jouer en ce lieu, d’autant qu’à la place d’aller dans un hôtel impersonnel, ils sont invités à dormir dans les chambres d’hôtes dans un décor on ne peut plus bucolique.
Il faut savoir que ce festival est aidé par la région et l’ADAMI, le département n’ayant pas encore décidé de l’aider malgré sa qualité et ses 17 ans d’existence.
« Ce qui prouve – ajoute Eric – que même avec de petits moyens, on peut faire de grandes choses ». A noter que ce festival est parrainé par la cantatrice Mireille Alcantara et l’animateur de Radio Classique Jean-Michel Dhuez.

Les concerts au Château Sainte Roseline :
ROMANCE À TROIS – TRIO VIOLON, COR, PIANO | le lundi 17 juillet, à 19h00 :

Concert classique allant du génie de Koechlin, en passant par Saint Saëns, Debussy, Ravel et Brahms. Trois artistes de renommée internationale pour un concert exceptionnel : Stéphanie-Marie Degand au violon, André Cazalet au cor et Georges Pludermacher au piano.
Programme :
18h30 : Dégustation des vins du Château
19h00 : Concert (tarif : 25 €) 20h30 : Dîner (tarif : 27 €)
UNE NUIT À L’OPÉRA | le vendredi 28 juillet, à 19h00 :
Concert lyrique : Offenbach, Mozart, Massenet, Bizet, Verdi, Puccini. Des artistes confirmés sur les scènes internationales pour un marathon lyrique avec les plus beaux airs et ensembles du répertoire d’opéra. Laurent Arcaro, Jérémy Duffau, Violette Polcchi, Chantal Perraux aux voix et Philip Richardson au piano.
Programme :
18h30 : Dégustation des vins du Château
19h00 : Concert (tarif : 25 €) 20h30 : Dîner (tarif : 27 €)
LES GRANDES MUSIQUES DE FILMS | le lundi 7 août, à 19h00 :
Revivez de grands moments de cinéma : Les Parapluies de Cherbourg, un été 42, West side Story, Pirates des caraïbes, Lawrence d’Arabie, Huit et demi, Roméo et Juliette… romantisme et émotion garantis !
Programme :
18h30 : Dégustation des vins du Château
19h00 : Concert (tarif : 25 €) 20h30 : Dîner (tarif : 27 €)

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SALON ROSSINI | le mardi 8 août, à 18h30 :
Chant lyrique et fantaisies pour piano autour de l’oeuvre de Gioachino Rossini. Avec la participation de Dominique Plancade au piano, et de la grande Mezzo-soprano Karine Deshayes au chant, qui a été consacrée par les Victoires de la Musique Classique comme « Artiste Lyrique de l’année » en 2011, puis de nouveau en 2016 !
Programme :
18h00 : Dégustation des vins du Château 18h30 : Concert (tarif : 25 €) 20h00 : Dîner dans le parc du Château, préparé par Max Callégari, Chef du Restaurant « Le Logis du Guetteur » aux Arcs-sur-Argens – vin compris (tarif : 65 €)

contact@sainte-roseline.com
Voir le programme complet
Festival Gloriana : 06.60.90.17.23 | www.festivalgloriana.fr

Sanary -Venez danser avec le Rotary Club SBO !

Flyer Baleti

Vendredi 7 juillet 2017
4ème Baletti au kiosque du Port de Sanary sur mer A partir de 19 h00

Comme chaque début d’été depuis 4 ans le Rotary Club SBO organise un baletti sur le port de Sanary.
Sous les grands platanes des allées d’Estienne d’Orves, vous pourrez regarder le soleil se coucher, déguster une soupe au pistou et siroter un verre de rosé frais !
Un orchestre sera là pour danser sous les étoiles.
Quel plus sympathique moment pour commencer l’été en musique !
Le Rotary Club SBO vous invite, pour 10€ à danser et passer un très bon moment avec au menu une soupe au pistou « maison » accompagnée de rosé et de navettes provençales.
Cette soirée, en collaboration avec ma mairie de Sanary, est organisée au profit du village de Sinamatella (Zimbabwe) et des œuvres du Rotary Club Sanary, Bandol, Ollioules.
Pendant la soirée, une tombola aura lieu, où vous pourrez gagner un tableau du port de Sanary, peint par Yvette Berenger, peintre provençal qui a vécu à Sanary et fut la seule élève de Maître Edmond Astruc de l’Académie de Marseille. C’est un don de la fille de l’artiste.

Angelin PRELJOCAJ
entre la Criée et Châteauvallon

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Angelin Preljocaj est un surdoué de la danse.
Cet Albanais né en France possède des bases classiques solides avant de devenir l’un des fers de lance de la chorégraphie contemporaine.
Nous l’avons connu à ses balbutiements à Châteauvallon et depuis vingt ans il s’est installé avec sa compagnie à Aix-en-Provence.
Formé à l’école new-yorkaise du chorégraphe Merce Cunningham il se produit aujourd’hui dans le monde entier, avec passage à Avignon et surtout l’Opéra de Paris où, lorsque Patrick Dupont en était le directeur de la danse, il l’invita à s’y produire. Aujourd’hui, plusieurs de ses ballets sont entrés dans le répertoire du ballet de l’Opéra.
Officier des Arts et Lettres, Chevalier de la Légion d’Honneur, il ne cesse de créer et réalise des films dont le dernier en date « Polina », qu’il est venu présenter au Six N’Etoiles de Six-Fours et y fait danser Juliette Binoche.

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Il s’installe, du 14 au 17 juin, au théâtre de la Criée de Marseille avec un ballet tiré du conte traditionnel chinois « La peinture sur le mur », devenu pour la circonstance « La fresque ou l’extraordinaire aventure »., sur une musique de Nicolas Godin et des costumes d’Azzedine Alaïa.
Un spectacle à la croisée des cultures, des esthétiques et des époques, mêlant contes, estampes, fresques et illusion. Un ballet proche du fantastique ou du rêve. Entre images et réalité, magie et illusion.
On le retrouvera le samedi 1er juillet à Châteauvallon, à Ollioules pour une série de duos tels « La stravaganza », « Roméo et Juliette », « Le parc » et quelques autres créations qui ont marqué son parcours.
C’est de la haute couture, du sur mesure cousu à même la peau et la chair des danseurs, faits de sensualité, de liberté, de communion charnelle, sur des textes sacrés, mythiques, symboliques où les temps anciens se mêlent à une actualité brûlante.
Beau et émouvant retour sur les lieux de la naissance de sont art aujourd’hui reconnu de tous.

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Jacques Brachet

LA GARDE – Place de la République
Jeudi 6 juillet 21H30 : LES ANNÉES 90

Après la « La folie des années 80″, les années 90 seront à l’honneur.
Proches et lointaines à la fois, elles ont marquées nos esprits avec des tubes pop inoubliables.
Un show réunissant les artistes emblématiques de cette décennie avec écrans géants, effets de lumière comme dans une boite de nuit à ciel ouvert, pour retrouver : Zouc Machine Nadiya, Laam , Génération boy’s band. Une soirée placée sous le signe de la fête et de la bonne humeur.

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Génération Boy’s Band
Chris, Allan Théo et Franck sont de retour, décidés de sortir de leur garage pour annoncer leur grand come-back sur scène. Unissant leurs voix, les trois chanteurs ont créé un nouveau groupe et ont annoncé vouloir repartir en tournée.
Dans les années 90, ils ont enchanté vos soirées avec « Emmène Moi », « Partir Un Jour » ou encore « Raide Dingue de Toi » et « Touché en Plein Cœur » : à cette époque, les boys bands avaient la cote ! Ils ont d’ailleurs été nombreux à tenter un retour en fanfare, souhaitant reconquérir leurs anciens fans et retrouver le feu des projecteurs.
C’est ce que semblent vouloir faire Chris Keller, l’un des membres de G-Squad, Allan Theo l’un des membres des 2Be3, et Frank Delay qui se sont réunis à la surprise générale pour créer le groupe GBB (Generation Boys Band).
pour interpréter en live « Raide dingue de toi » , « Emmène-moi » et « Partir un jour »

Zouk Machine
Zouk Machine est un trio de filles, originaire de Guadeloupe, notamment connu pour la chanson Maldòn (la musique dans la peau), n°1 des ventes de singles pendant 9 semaines consécutives en 1990 et disque de platine avec plus d’un million d’exemplaires.. L’album se vend à plus de cent-mille exemplaires sur les Antilles uniquement. Après une signature chez BMG, le succès du groupe dépasse largement la communauté antillaise et le remix du titre Maldòn (La musique dans la peau) restera numéro 1 au Top 50 durant neuf semaines en 1990, devenant ainsi le titre Zouk le plus vendu de tous les temps encore à ce jour, avec plus d’un million de singles vendus et un disque de platine. Depuis le succès de cet album, certifié disque de platine en vendant plus de 600 000 exemplaires. Elles se produisent au Zénith de Paris et ainsi que sur les plateaux des émissions de télévision françaises. Zouk machine sera cet été sur la côte d’azur en compagnie d’autres artistes emblématiques de cette décennie.

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Lââm
Elle a, dans années 90 a été révélée au grand public avec une reprise de Michel Berger, « Chanter pour ceux ». Les paroles de cette chanson remises au goût du jour de façon plus urbaine, trouva une seconde jeunesse et se hissa à la deuxième place du Top 50, en 1998, en s’écoulant à 1,5 million d’exemplaires ! D’autres albums et d’autres singles suivront, qui installeront l’artiste dans le cœur des ados, mais aussi du grand public avec ses looks différents à chacune de ses apparitions.

Nâdiya
A 20 ans, elle tente sa chance dans la musique et prend la décision d’aller à Paris. Elle participe en 1996 à l’émission « Graines de stars » sur M6 qu’elle gagnera trois fois. L’année suivante, Nâdiya enregistre son premier single « Dénoue mes mains ». Au début des années 2000, elle électrise les foules avec des hits aux sonorités rock comme « Tous ces mots », « Comme un roc » et l’incontournable « Et c’est parti ».
En 2008, Nâdiya rencontre le chanteur hispano-américain avec qui elle chante sur le titre « Tired of being sorry »  La chanson est N°1 en France et en Belgique pendant 11 semaines
C’est le plus grand succès en France en 2008] qui sera disque de platine

 

ESCAPADES AU CLAIR DE LUNE DANS LES VIGNES

À VOS AGENDAS
PROFITEZ DES DOUCES SOIRÉES D’ÉTÉ

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LES INSTANTS VINS (26) – Juin – Juillet – Aooût 2017
Le spot : dans le vignoble de Grignan-les-Adhémar, à quelques kilomètres de Montélimar.
Le concept : pique-nique chic, repas dans les chais, dîner sous les étoiles mais aussi ateliers culinaires, buffets maison et tapas de chef, tout l’été, les vignerons ont à coeur de valoriser le terroir généreux et gourmand de l’appellation.
Pourquoi on y va : des moments de plaisirs chics et partagés, sur fond de carte postale.
Infos et résa : www.grignan-adhemar-vin.fr

FÊTE DES VINS (84) – 13 & 14 juillet 2017
Le spot : dans le vieux village de Vacqueyras
Le concept : une dégustation itinérante des crus de Vacqueyras dans les ruelles du vieux village avec plus de 25 domaines présents. Deux jours de fêtes pour découvrir la diversité des vins de l’appellation et rencontrer les vignerons participants… Ne ratez pas l’incontournable repas champêtre du 14 juillet, servi sous les platanes avec les crus de Vacqueyras.
Pourquoi on y va : pour l’ambiance conviviale et le charme du vieux village…
Invité d’honneur : Francis Perrin
Infos et résa : www.fetesdesvins-vacqueyras.fr

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ART & VIN (83) LES RENDEZ-VOUS DES VIGNERONS INDÉPENDANTS DU VAR
Du 1er jjuillet au 31 août 2017
Le spot : à travers les vignes du Var
Le concept : Un artiste, un vigneron et son domaine Côtes de Provence ou Coteaux Varois en Provence comme lieu d’échange et de création. Le temps d’une saison, les domaines se transforment en galeries d’art éphémères.
Pourquoi on y va : l’occasion de découvrir des sculptures et peintures originales dans un cadre bucolique, où les vignes jouent les muses et les oeuvres se taillent une place de choix pour intégrer parfaitement le vignoble.
Infos et résa : www.art-et-vin.net

WINE & TRANSAT (69) – 12, 19 & 26 juillet & Le 2 août 2017
Le spot : une péniche sur les quais du Rhône au soleil couchant
Le concept : l’appellation Crozes-Hermitage revient sur les berges du Rhône pour la 9e édition de « Wine & Transat by Crozes-Hermitage ». On se retrouve sur la péniche La Plateforme pour des apéros autour d’une carte des vins exclusive, des cours d’oenologie et ateliers de dégustation.
Pourquoi on y va : une ambiance musicale électro et une carte des vins & tapas qui change chaque semaine… Les transats, les amis et la douceur de vivre des soirs d’été.
Infos et résa : www.crozes-hermitage-vin.fr/wine-transat

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70 ème Festival de Cannes
Des roads movies au féminin

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Sélection officielle
Dans une compétition officielle, dans l’ensemble décevante cette année, quelques films ont toutefois retenu notre attention.
Au lieu de réaliser un énième documentaire ou un film réaliste larmoyant sur les réfugiés syriens, le hongrois Konél Mundruczo ose avec Jupiter’s Moon (La lune de Jupiter) un film de genre avec des migrants. Souvent centré sur son seul protagoniste, comme Le fils de Saul, Jupiter’s Moon est alourdi par les (trop?) nombreuses références christiques, mais a le mérite de l’originalité.
Cheminement d’une femme dont le mari et l’enfant ont été victimes d’un crime raciste, Aus Dem Nichts (In the fade) de Fatih Akin a valu à son actrice Diane Kruger le prix d’interprétation féminine. Il laisse nonobstant le spectateur dubitatif sur son message. Justifie-t-il la vengeance dans un pays où, la plupart du temps, les lois existent et fonctionnent ?
Krotkaya (Une femme douce) de l’ukrainien Sergei Loznitsa offre une descente aux enfers dans une Russie intemporelle. A la croisée de Dostoïevski et de Kafka, une femme impassible traverse corruption, prostitution, drogue jusqu’à la scène onirique fellinienne rassemblant les personnages du road movie.

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Téhéran Taboo

Okja de Bong Joon Ho, avec Tilda Swindon est l’un des deux films Netflix en compétition officielle. Si ce film d’aventure fantastique défendant la cause des animaux s’adresse aux enfants (comme ses protagonistes, un animal de synthèse et une enfant le laissent entendre), il est souvent trop dur pour un jeune public. Son principal mérite est de décentrer le regard américain vers un autre pays, la Corée du Sud où se déroule la première partie du film, et d’être en partie sous-titré. La fidélité de la traduction en est d’ailleurs le message principal (« La traduction est sacrée »), devise que l’un des personnages (qui a fauté) se fait tatouer sur le bras. C’est en cela qu’Okja est un pur produit Netflix.
Les débats ont beaucoup porté cette année à Cannes sur l’inclusion de deux films produits par Netflix dans la compétition officielle. Le président du Jury Pedro Almodovar déclarait en début de Festival ne pas vouloir décerner la Palme à un film qui ne sortirait pas en salle. D’une part, ce n’est pas le rôle du Président du Jury de commenter sur l’inclusion ou pas de films dans la compétition. D’autre part, il ne peut pas révéler le contenu des débats du Jury. S’il ne veut pas leur donner la Palme, qu’il ne le fasse pas, c’est tout. Si Netflix a accepté que ces films sortent de façon limitée dans trois pays (dont la France ne fait pas partie), il semble toutefois que cette première et la projection de séries télévisées certes prestigieuses comme « Twin Peaks » de David Lynch et « Top of the Lake » de Jane Campion laissent présager une nouvelle ère pour le Festival de Cannes.

posoki avant que nous disparaissions
Posoki – Avant que nous disparaissions

Sélections parallèles
A la Quinzaine des réalisateurs, L’intrusa de Leonardo di Costanzo est centré sur une ancienne ferme dans une banlieue de Naples aux prises avec la Camorra. Géré par la seule non-napolitaine du film, ce lieu est un espace de liberté pour les enfants. Ils y créent, s’y amusent en liberté et y font la fête, jusqu’à ce que le monde des adultes viennent les diviser.
L’un des films les plus singuliers de la Semaine internationale de la critique est Téhéran Taboo d’Ali Soozandeh. Dans ce film d’animation de production allemande et autrichienne, plusieurs femmes iraniennes de milieux différents se croisent et se recroisent. Face à l’impossibilité de filmer en Iran, le cinéaste filme ses acteurs sur fond vert en Allemagne, puis les redessine par la suite dans ce qu’on nomme la rotoscopie. L’ensemble offre le tableau d’une société hypocrite où règnent corruption, prostitution, drogue et où le destin des hommes n’est pas plus à envier que celui des femmes.
C’est dans la sélection « Un certain regard » que nous avons trouvé cette année le plus de pépites. Dans Lu guio wei lai (Passage par le futur) de la chinoise Li Ruijun, une jeune fille dont deux parents sont renvoyés se prête à des expériences pharmaceutiques.
Le film, très lent, oppose le Nord et le Sud, la ville et la campagne, où la famille finit par se réfugier.
Pas moins de trois titres pour le film de l’argentin Santiago Mitre: Cordillera en espagnol, El presidiente en français (!) et The Summit en anglais. Peut-on tourner une film argentin sans Ricardo Darín ? Le film démarre comme une bonne série américaine sur le pouvoir politique : West Wing, House of Cards, Homeland, Scandal… Les présidents latino-américains se rencontrent dans un hôtel à la montagne autour d’un accord pétrolier contre les Etats-Unis. Isolés dans la cordillère des Andes enneigée, ils se jaugent, se rencontrent pour comploter en marge ou coucher… La tension est palpable alors que nous suivons un président argentin entaché de scandale. Ricardo Darín ne manque pas de modèles dans l’histoire récente et moins récente de son pays. Les luttes de pouvoir dans les réunions plénières et en marge du sommet font monter la tension, puis le film s’arrête pour laisser place à un face à face psycho-fantastique du président avec sa fille et l’intérêt du spectateur ne suit pas. Dommage.

la novia del desierto
La novia del desertio

La Ricardo Darín chilienne, Paulina Garcia, qui joue la présidente chilienne de La cordillera, ne quitte pas l’écran de ce road movie au féminin, La novia del desierto (La fiancée du désert) des argentines Cecilia Atàn et Valeria Pivato. Une employée de maison quitte la famille avec laquelle elle a passé presque toute sa vie pour aller travailler dans le nord du pays. Une série d’événements l’empêche d’atteindre sa destination, dont la rencontre avec l’amour. Un film subtil, tout en tendresse et délicatesse. A ne pas manquer.
Toute la force de Sanpo suru shinryakusha (Avant que nous disparaissions) de Kiyoshi Kurosawa réside dans le scénario, les quelques effets spéciaux étant datés et totalement inutiles. Dans ce film de science-fiction philosophique, les extraterrestres prennent possession de trois corps sur terre pour voler les concepts des êtres humains avant l’invasion, invasion qui échouera grâce au concept d’amour.
Notre préféré cette année est le bulgare Posoki (Directions). La Bulgarie était absente de Cannes depuis les années 80, peut-être à cause de sa production clairsemée. Comme la plupart des films en compétition cette année, le cinquième film de Stephan Komandarev parle de pauvreté, émigration, corruption dans un pays sinistré, mais c’est la forme qui est remarquable. Posoki respecte l’unité de temps et de lieu : la capitale Sofia est arpentée par six taxis pendant une longue nuit. Le premier chauffeur de taxi tue un homme politique véreux et se tire une balle dans la tête. A la manière de La ronde de Max Ophuls ou du Cercle de Jafar Panahi, on passe ensuite d’un taxi à l’autre à mesure qu’ils se croisent en écoutant sur les ondes les commentaires que suscitent cet acte désespéré. Chaque scène est poignante et admirablement bien écrite. Dans ce road movie motivé par la mort, dominent pourtant l’humour et l’humanité des personnages, qui ne perdent pas espoir. Si le pays va mal, il n’en est pas de même de son cinéma.
Le festival a été agrémenté de deux superbes concerts gratuits sur la plage Macé. Mathieu Chedid a présenté son nouvel album M-Lamomali avec les grands musiciens maliens Toumani et Sidiki Diabaté, la chanteuse Fatoumata Diawara et l’Afro Pop Ochestra.
Le ciné-concert avec projection du dernier film de Tony Gatlif Djam a été précédé d’un concert de rebetiko grec.
Si la sélection officielle 2017 a été jugée dans l’ensemble décevante, on a pu voir par ailleurs des documentaires de grande qualité comme Visages Villages d’Agnès Varda avec le photographe JR et 12 jours de Raymond Depardon sur les hôpitaux psychiatriques.
A quand des documentaires dans la compétition officielle ?

Myrto Konstantarakos

Du 16 juin au 22 juillet 2017
Le Festival Estival Toulon Provence Méditerranée

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Traditionnelle présentation du programme de la saison estivale 2017 par le Président, Monsieur Claude Pinet, assisté du Vice-Président, Monsieur Jean-Guy Levy qui ouvrit la séance en nous confiant une définition personnelle de la musique qui doit être partout, la musique c’est la paix, et surtout elle doit être là pour oublier les événements tragiques que nous subissons.
Cette année le Festival continue à présenter de grands concerts dans des lieux de prestige, et des concerts gratuits sur quelques places de la ville, afin de faire partager la musique à tous ceux qui le désirent. Et bien sûr des actions envers le jeune public, source d’avenir.
A noter pour 2018 la création d’un Festival Hivernal. Nous y reviendrons.
Claude Pinet brossa un tableau rapide des différents événements de la nouvelle saison.
L’ouverture du festival aura lieu le 16 juin avec le concert au profit de la « pharmacie humanitaire internationale Var » à la Collégiale Saint Pierre avec le chœur Kallisté, l’ensemble instrumental de Toulon & du Var, plus quelques invités.
Puis en route pour les grands concerts les 4, 6 et 7 juillet à la Tour Royale pour Laurent Korcia (violon) et Elodie Soulard (accordéon) ; puis Adam Laloum en piano solo, et le lendemain avec le Trio Les Esprits : rien que du Schubert pour ces deux concerts.
Les concerts « entrée libre » se dérouleront au Faron avec des élèves du CNRR de Toulon Provence Méditerranée; place Victor Hugo avec le Quintette Ad Libitum ; place Puget avec le Quatuor Zahir.

La Collégiale Saint-Pierre ouvre ses portes du 17 au 22 juillet.
Dans l’enceinte de la collégiale de Six-Fours, Claudio Monteverdi (1567-1643) sera à l’honneur (c’est le 450ième anniversaire de sa naissance) pour deux concerts avec l’Ensemble Matheus (à nouveau en résidence) pour différentes compositions et « Le couronnement de Poppée » dans sa version orchestrale.
Un concert « entrée libre » au Parc de la Méditerranée intitulé « Barock’n’roll » avec à nouveau l’Ensemble Matheus plus quelques invités. Ce concert sera suivi à 22h30 d’un feu d’artifice tiré sur la plage de La Coudoulière.
Tradition oblige, cette présentation fut suivie de la conférence de Monique Dautemer, musicologue du festival, toujours aussi brillante, sachant mettre ses connaissance à la portée de tout le monde. Comme il y aura de l’accordéon au festival elle a choisi de présenter deux instruments peu employés dans le musique classique : l’accordéon et le saxophone.
Elle retraça le genèse de l’accordéon, cet instrument populaire à anches libres métalliques actionnées par un soufflet. Les ancêtres en seraient le Sheng, orgue à bouche chinois, et l’orgue réale avec soufflet en cuir. Dans les instruments à anches libres on trouve aussi la cornemuse et la musette ; cette dernière fut jouée dans les bals populaires autour de la Gare du Nord à Paris d’où l’origine du nom de musique musette, vase musette. Cet instrument avait la faveur des aristocrates et des bourgeois au XVIII° siècle. On a aussi l’harmonica qui aurait été inventé par Friedrich Buschmann vers 1820, qui inventa aussi l’handaoline, en somme un harmonica avec un soufflet.

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L’accordéon donnera naissance à d’autres instruments basés sur le même principe : le bandonéon cher au tango ( on songe à Astor Piazzola) inventé par Heinrich Band en 1843 et le concertina (utilisé par les clowns) par Charles Wheatstone en 1829.
D’abord diatonique, l’accordéon deviendra chromatique, ce qui lui permettra de jouer toutes les musiques.
Démonstrations pratiques par Caroline Chevalier, bardée de diplômes, et qui pourtant doit se reconvertir en professeur des écoles pour gagner sa vie, l’accordéon classique offrant peu de débouchés. Avec son instrument de 15 kilos, véritable usine à sons, elle fait la démonstration de toutes ses possibilités musicales, pour la plus grande joie de l’auditoire.
Monique Dautemer nous rappelle ensuite que le saxophone fut inventé par le Belge Antoine-Joseph Sax (1814-1894), plus connu sous le nom d’Adolphe Sax, fils d’un facteur d’instrument. Dès son plus jeune âge il améliorait, inventait des instruments. C’est en partant de la clarinette basse qu’il a inventé le saxophone nommé d’après son nom. Pour la défense de l’étymologie, on doit dire sax en abrégé, et non saxo, mais l’habitude populaire deviendra la règle.
Le saxophone est un instrument à anche unique battante. Les meilleures anches sont issues de la canne de Provence, majoritairement du var ; on en fait maintenant en plastique.
La famille des saxophones va de l’extrême grave, le saxhorn, à l’aigu du sopranino. Les plus employés sont les saxophones baryton, ténor, alto, soprano : c’est l’instrument majeur du jazz où il a supplanté la trompette pour la place royale. En musique classique, malgré de belles œuvres contemporaines il est encore assez marginal.
Le saxophoniste Antoine Nello avait apporté cette famille des quatre saxophones pour en montrer les aspects mécaniques, techniques, et les possibilités musicales, pour le plus grand plaisir du public.
Et tradition respectée, le pot de l’amitié offert par l’association des Amis du Festival, présidée par Colette Gluck, admirables bénévoles sans qui rien ne pourrait se faire.

Serge Baudot
www.festivalmusiquetoulon.com – Tel : 04 94 93 55 45 – musiquetoulon@wanadoo.fr

Six-Fours – Auditorium du Collège Reynier
Elian BACHINI, le photographe du corps

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Henry Chich, président de Phot’Azur, Francine Chich, présidente de l’Union Régionale de Photographir de la région PACA, Elian Bachini

Lorsque Elian Bachini a un jour débarqué à Châteauvallon, le Centre de la danse en était alors à ses balbutiements et cherchait un photographe pour y inscrire la mémoire du lieu.
Il était là avec son appareil photo… Alors, pourquoi pas lui ?
Il a aussitôt dit oui sans savoir que le chemin n’était pas si rectiligne que ça : réaliser des photos avec des lumières improbables autour de danseurs sans cesse en mouvement, sans les gêner avec le clic de l’appareil… Pas une mince affaire !
Mais à force de travail, de volonté et de talent il a fini par maîtriser au plus haut point l’art et la technique de fixer des images arrêtées sur des corps qui ne le sont pas.
Vingt ans après, il était connu et reconnu à tel point que nombre de compagnies ont fait de ses images leurs photos et affiches officielles. Photos qui ont fait le tour du monde.

B C

« La photo de danse – nous dit-il – est un travail particulier, un travail de patience où il faut savoir improviser, anticiper, s’adapter dans l’instant à la situation sans avoir eu le droit d’assister aux répétitions. On doit donc faire des photos d’un spectacle qu’on ne verra peut-être qu’une fois ».
Travail de longue haleine et de précision, donc qui, au bout de vingt ans, a commencé à peser sur l’artiste qu’est Elian, en ayant fait le tour de la question et voulant s’essayer à autre chose.
Ce fut le théâtre, le travail sur le portrait, sur le corps bien sûr qui reste son cheval de bataille mais qu’il va sublimer en le mêlant à la couleur, aux tissus, au dessin, à la peinture (il a démarré aux Beaux Arts) à la pierre, jusqu’à en faire de véritables sculptures.
Puis il s’est lancé dans le recherche sur de nouveaux supports comme la toile de jute, travaillant sur la minéralité du corps.

F G

La photo étant un art à part entière, il crée artisanalement dans la passion, la curiosité, transformant, recomposant, créant son propre monde, son propre univers, en constante recherche, faisant de lui un des photographes les plus doués de sa génération.
Invité du club Phot’Azur de Six-Fours, il nous a offert un florilège de ses oeuvres en perpétuelle progression, en constante évolution, les membres du club étant suspendus à ses explications, à son cheminement, à ses images qu’il sait si bien sublimer.
A tel point qu’au pot qui a suivi, tout le monde s’est agglutiné autour de lui pour découvrir ses albums, et poser encore mille questions.
Avec lui, la saison du club s’est terminée en beauté. D’ailleurs, il est déjà invité la saison prochaine, tant il a encore beaucoup de choses à nous faire découvrir !

Jacques Brachet

La Seyne – Fort Napoléon
Festival du théâtre amateur

Chapeau 1

Pour la seconde année consécutive, les compagnies théâtrales amateurs de la région vont travailler… du chapeau !
Explication : ce festival, qui va se dérouler au Fort Napoléon à la Seyne du 13 au 18 juin, et se nomme « Le festival du Chapeau », réunit en effet les compagnies seynoises amateurs dont le théâtre est leur passion.
Avec l’aide des services municipaux d’Eric Marro, adjoint aux affaires culturelles de la Seyne, ils vont trouver en ce lieu magnifique et historique, une vraie scène, des tréteaux et des gradins comme au bon vieux temps de ce bon Jean-Baptiste Poquelin, alias Molière.
Mais comme le théâtre est une grande famille, cette années les Seynois ont décidé d’inviter des compagnies toulonnaises : La Cie Ad Libitum qui se produira le jeudi 15 juin à 21h avec une pièce d’Alexandre Ostrovski « La forêt » et Les Dictionnariens qui se produiront le vendredi 16 juin à 21h30 avec une pièce de Hanoch Levin « Yakich et Poupatchee ».

chapeau 3

Autre nouveauté cette année, « Le Big Impro Conteste de la Seyne City », qui verra s’affronter diverses troupes dans un match d’improvisation théâtrale mené sous la houlette de la Radit et Impro2pro. Ce sera l’un des moments forts qui clora en beauté ce festival composé le passionnés pleins de talents.
Par ailleurs, afin que cette manifestation soit la plus chaleureuse possible, les rencontres compagnies-spectateurs auront lieu au point de rencontre où chacun pourra à la fois se restaurer et parler théâtre.
Outre donc ces deux compagnies toulonnaises, vous pourrez applaudir :
– Le mardi 13 juin à 21h, l’Atelier de Tisot qui proposera « C’est pas facile… de commencer !!! »
– Le mercerdi 14 juin à 21h, la Cie des Loups qui interprètera « Radio Quartier » d’Hélène Bottasso, « Services publics » de Luc Piette et « Appelez-moi le directeur », adaptation de la série TV de Jean-Michel Ribes « Palace »
– Le vendredi 16 juin 20h, le Théâtre de l’Utopie proposera une pièce de Guy Foissy « L’enfant mort sur le trottoir… ou la douceur de vivre ».
– Le samedi 17 juin 20h, nous retrouverons notre langue provençale avec la Cie Lou Pitchoun Tiatre qui jouera une pièce de la Pignate « Lou lipet mau servi ». Suivra à 21h30, le Bric et Broc Théâtre avec « Bienvenue au Paradis » de Bernard Weber.
– Enfin, le dimanche 18 juin à 20h, aura lieu le grand match d’improvisation organisé par la Radit et Impro2pro.
On vous conseille de réserver !

Jacques brachet