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Gil ALMA… 200% sympa !

CESAR WAGNER

Il a une belle gueule mais, à l’instar d’un Courtemange, il a le don élastique de la transformer d’un sourcil qui remonte, d’un sourire narquois et c’est ainsi qu’il s’est fait connaître en quelques pubs qui ont fait recette en mêlant grimaces et accents divers.
Et puis, il y a eu la série «Nos chers voisins», qui l’a propulsé dans le vedettariat et depuis, du théâtre à la télé en passant par le cinéma, et le one man show, l’humoriste-comédien-producteur n’a pas arrêté de jouer. On a pu le voir dans «Camping Paradis», «Joséphine ange gardien», «Alice Nevers», «Les toqués». Il a même fait des clips avec Olivia Ruiz et Jenifer, il s’est payé le luxe de tourner avec Costa-Gavras et le voici aujourd’hui dans cette série qui le consacre, passant avec justesse et bonheur de l’humoriste à l’excellent comédien qu’il est : «César Wagner» sur France 2, le premier épisode en janvier dernier ayant rassemblé cinq millions et demi de téléspectateurs ! (23% de parts de marché)
Nous nous étions rencontrés au Festival TV de la Rochelle où nous avions partagé une coupe de champagne et depuis, avec ce COVID de malheur, nous avons raté plusieurs rendez-vous.
Il devait passer au Colbert à Toulon le 14 décembre avec son spectacle «200% naturel» (Entre son dernier spectacle, il a augmenté de 100%, après être passé par la série «10%»…
Les hauts pourcentages, ça le connait !
Pour le moment, Gil fait comme tout le monde et, depuis ce satané virus, on s’est raté au Colbert à Toulon où, pour a seconde fois, il est déprogrammé puisqu’il devait passer avec «200% naturel» ce 14 décembre. Espérons qu’un troisième déconfinementne  le déprogrammera pas encore le 29 janvier au Théâtre Daudet de Six-Fours et en juin au Colbert de Toulon !
En attendant, nous allons le retrouver sur le petit écran avec «César Wagner» et dans plusieurs émissions pour parler de son nouveau spectacle en duo avec Benoit Joubert, intitulé «Gil et Ben».
Je l’appelle donc pour parler de tout cela.

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«Gil, comment se passe ce confinement ?
Bof… En dehors du fait que je ne joue plus, je n’ai pas trop à me plaindre, tout va bien, je vis en reclus avec ma femme et mes enfants, nous sortons pour les amener à l’école et le reste du temps, on vit comme tout le monde. J’en profite pour peaufiner le spectacle que nous avons écrit avec Benoît Joubert, que je produis, qui est mis en scène par Catman et que, je l’espère, nous pourrons très vite jouer sur scène.
Ce sera celui-ci ou «200 % naturel» que vous jouerez à Toulon et à Six-Fours comme annoncé ?
Non, ce sera le duo car on a abandonné l’autre. Il y a eu trop de coupures, d’arrêts, de reprogrammations… et de déprogrammations. Et puis, on a tellement ri en écrivant ce spectacle que nous avons très envie de monter sur scène avec… Le plus tôt possible ! Je pense que ça va être du bonheur.

CESAR WAGNER

Revenons à «César Wagner» second épisode, que nous découvrirons le 11 décembre sur France 2. Comment vous êtes-vous retrouvé dans ce rôle de flic solitaire ?
Par casting, tout simplement. Jean-François Luccioni, le programmateur de la fiction m’avait vu dans
la série «A l’intérieur» et j’ai été retenu. J’étais très heureux de tourner ce qui était un pilote au départ, qui est passé en janvier sur France 2, qui a fait un carton. Du coup la série continue, on a tourné deux nouveaux épisodes qui passeront les 4 et 11 décembre… Face à la finale de «Koh Lanta»,
Ce qui nous fait un peu peur car déjà, l’émission est costaude et en plus c’est la finale qui attire le plus de téléspectateurs… Mais bon, on va faire au mieux… Et essayer d’être seconds !
C’est un rôle important pour vous… On vous voit moins qu’en simple humoriste ou acteur dit «comique»…
Je ne sais pas. J’ai toujours essayé de varier les plaisirs entre ciné, télé, théâtre mais peut-être qu’aujourd’hui on me fait plus confiance en me proposant des rôles plus vrais, plus sensibles, plus nuancés, plus émouvants. Et ça a l’air de fonctionner.
Grâce à ces approches diverses, il semble que le cinéma vous appelle alors que souvent, ciné et télé sont cloisonnés…
Il y a toujours un petit fossé mais doucement, il se comble avec des rôles qui ne sont pas encore des premiers rôles. J’ai quand même fait du cinoche avec Dany Boon, Costa-Gavras…
Costa-Gavras, quand même !
Oui et c’est très agréable qu’un grand réalisateur fasse appel à moi, même si ce n’est pas le rôle principal. Sans compter que j’ai rencontré un grand réalisateur, un grand monsieur d’une simplicité et d’une gentillesse incroyables. C’est un homme admirable, un vrai gentleman comme on en voit peu dans le métier. J’ai tourné en 2008 avec lui et cette année a été un grand tournant pour moi car hormis ce tournage, je suis entré à l’agence Artmédia et j’ai eu mon premier fils…

CESAR WAGNER 6

Vous êtes aujourd’hui sur le casting de deux films…
Oui, dont hélas, on ne sait quand ils sortiront.
Il y a «Dou you dou Saint-Tropez de Nicolas Benamou avec une distribution étincelante : Christian Clavier, Thierry Lhermitte, Benoît Poelvoorde, Jerôme Commandeur, Rosy de Palma, Gérard Depardieu, Virginie Hocq…
Et puis, «Le sens de la famille» de Jean-Patrick Benès et la distribution n’est pas mal non plus : Alexandra Lamy, Franck Dubosc, Artus, Sébastien Chabal… Tout ça devrait sortir en janvier… Si tout va bien !
Votre chemin est semé de surprises… Vous avez aussi tourné des clips !
Oui c’est vrai, avec de jolies filles, ce qui ne gâte rien ! Jenifer m’a demandé d’être son petit ami qu’elle malmène dans «Les jours électriques». Quant à Olivia Ruiz, nous avions tourné ensemble à Marseille dans «Etat d’urgence» dont le thème était le suicide d’un flic. Et elle m’a demandé de jouer dans «Elle panique». J’ai aussi tourné dans le clip de Renan Luce «La fille de la bande».
Et ça vous plait ?
Oui car je suis une feignasse et tourner des clips ça veut dire ne pas avoir de texte à apprendre ! Je rigole mais c’est très sympa à faire… Et je ne suis pas vraiment une feignasse !
Vous participez aussi à des associations caritatives comme Ela et d’autres, vous avez participé à un livre pour les autistes….
Quand je le peux, je le fais avec plaisir car tout ce qui touche les enfants me touche, d’autant plus lorsqu’ils sont malades. Et si l’on peut apporter un peu de soi, un peu de joie et de réconfort, je suis toujours partant.
Même pour vous mettre à poil ???
(Rires). Oui mais là c’est pour la seconde émission de TF1 «Stars à nu», pour le dépistage du cancer. On a fait ça au Lido. Ont participé entre autre Linda Hardy, Christophe Beaugrand, Camille Lacourt, Nathalie Marquay, Catman, Jeanfi Janssen… Mais, si les spectateurs du Lido ont tout vu, vous, à la télé, vous ne verrez pas tout !
Mais l’actualité la plus proche devrait être ce fameux duo. Comment est-il né ?
Avec Ben, ça fait dix ans que nous nous connaissons. Nous sommes tombés amoureux l’un de l’autre sans que ma femme en prenne ombrage. Et au bout de dix ans, nous avons décidé de faire un enfant qui s’appellerait Gil et Ben».
Beau parcours pour cet artiste multi-casquettes qui reste l’un de nos plus sympathiques comédiens. En attendant ce «two-men show», retrouvons-le avec sa casquette de flic sur TF1.

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Champagne !

Propos recueillis par Jacques Brachet

CESAR WAGNER

César Wagner
César Wagner, notre flic au grand cœur, célibataire endurci et hypocondriaque compulsif, est de retour pour deux nouvelles enquêtes inédites !
Découvrez ce soir le deuxième et dernier épisode inédit qui se déroule dans le monde de l’art.
Réalisation : Antoine Garceau Auteurs : Sébastien Paris et Eric Vérat
Avec : Gil Alma (César Wagner), Olivia Côte (Elise Beaumont), Fanny Cottençon (Marie-Ange Wagner), Soufiane Guerrab (Farid Belladj), Joséphine de Meaux (Frédérique Koelher), Coralie Russier (Léa Saskevitch)… En guests : Bruno Todeschini, Ophélia Kolb, Emilie Caen.
Sombres desseins
Deux personnes sont retrouvées mortes à quelques heures d’intervalle dans le même coin de Strasbourg, le quartier du Musée d’art moderne.
L’enquête montre qu’elles se connaissaient et s’étaient même appelées avant de mourir. Leur point commun : un designer local devenu une star de son milieu, Peter Breck. Et accessoirement le mari du Dr. Beaumont. Beaumont, mariée ?
Voilà qui va compliquer l’enquête de César…



Il était une fois… Zélie la pirate

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Zélie a 15 ans. Elle est la fille du capitaine-pirate MacPherson et de de sa femme Bella Rossa.
Elle a, d’après son père, le «sale» caractère de sa mère,  qui tient les galeries Laplayette, son père dont elle a l’énergie, le courage et la détermination de devenir pirate.
C’est le gentil marin Barbemolle qui veille sur elle avec beaucoup de difficulté et qui a offert à la jeune adolescente un superbe perroquet géant qu’elle a baptisé Hashtag. Bien entendu, dans l’histoire qui va vous être contée, il y a un prince charmant peut-être pas si charmant que ça, du nom de Charles de la Mare de l’Etang Sec, pirate diplômé, élégant, ambitieux et comme par hasard amoureux de Zélie qui n’en a que faire. N’est pas Cendrillon, Aurore ou Blanche Neige qui veut ! D’autant que le beau Charles, second du capitaine Macpherson, n’a rien moins l’intention que de prendre sa place. Et pour cela, il faut qu’il s’empare de leur mascotte : Hashtag.
Drôle d’histoire concoctée par un quatuor de jeunes artistes qui ont inventé l’histoire, mis en image, mise en paroles et mis en musiques.

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Il s’agit d’Aurélie Cabrel (la fille de…), auteure, compositrice, interprète, qui a déjà sorti deux albums depuis ses débuts en 2011. Esthen Dehut, son mari, compositeur, rencontré à Astaffort où Francis Cabrel a créé ses rencontres dans son village, et qui a collaboré aux deux albums de sa compagne. Bruno Garcia est réalisateur. Il a réalisé des séries comme «Sous le soleil», «Section de recherches», «Cassandre», «Camping Paradis» et bien d’autres. Enfin, Olivier Daguerre, grand musicien et compositeur, lui aussi issu d’Astaffort et ayant déjà collaboré avec Francis Cabrel pour le CD pour enfants «L’enfant porte», paru en 2010.
Ces quatre mousquetaires nous offrent dont ce livre-CD distribué par Baboo Music dont l’histoire est très drôle, les illustrations magique signées Aurélie Cabrel et Guylaine Lafleur et les chansons que, sans nul doute, les enfants vont très vite chanter. C’est un magnifique cadeau de fin d’année dont Aurélie Cabrel nous parle.

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«Aurélie, voici longtemps qu’on n’avait plus entendu parler de vous !
Oui, ça fait à peu près trois ans que le public ne m’a pas vue… Je vous rassure, la famille et les amis ont continué à me voir ! Mais, bon, j’ai entre temps donné naissance à Raphaël, mon second enfant, je n’ai pas arrêté de faire et d’écrire des projets avec Esthen Dehut, mon conjoint, nous avons fait repartir Baboo Music et bossé entre autre sur la production de deux artistes : Allan Védé dont le premier single «Rayon d’or» sortira le 4 décembre et Mayou, un artiste franco-brésilien…
Avez-vous aussi pensé à votre troisième album ?
Non, pas du tout, je me suis occupée de nos productions, je me suis un peu oubliée en tant que chanteuse mais c’est bon de s’occuper des autres, de faire preuve d’altruisme.
Vous dites avoir remonté votre maison de production Baboo Music… Vous l’aviez arrêtée ?
Non, nous l’avions mise en sommeil à cause d’abord des concerts et aussi de la naissance de notre premier enfant. Mais, confinement oblige, nous avons décidé de la faire repartir et nous avons produit le premier single d’uAllan Védé, Mayou et nous avons d’autres projets.
Et vous ? Un troisième disque à venir ?
Non, ce n’est pas d’actualité, nous avons préféré faire preuve d’altruisme et de produire de jeunes artistes. Je me suis un peu oubliée mais ça reviendra en temps utiles !
Par contre, durant ce confinement, nous avons fait un pont Internet avec mon père.

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C’est-à-dire ?
Nous avons travaillé sur la communauté Internet, Instagram, Facebook et mis en ligne tous les jours une chanson de mon père que nous avons filmée. Lui, ce n’est pas son truc, alors on l’a fait pour lui !
Alors, parlons de ce beau livre disque que vous nous proposez : «Zélie la Pirate». Comment est-il né ?
A la naissance de notre première fille, je cherchais, comme toutes les mamans, des histoires à lui raconter avec de la musique. J’avais en mémoire les disques de Chantal Goya qui racontait de jolis contes en musique, «Emilie Jolie», les histoires d’Henri Dès… Curieusement, je ne trouvais rien. Il y a plein de jolis livres, plein de jolis disques mais pas de conte musical avec une belle écriture, de belles musiques. Je me suis alors dit : Et pourquoi je n’écrirais pas un conte musical avec un esprit d’aventure, de légèreté, un état d’esprit enfantin et imaginaire ?
J’ai donc appelé des copains. Il y avait déjà Esthen, sont venu nous rejoindre Bruno Garcia et Olivier Daguerre, nous nous sommes mis tous les quatre autour d’une table et avons commencé à cogiter.
Aviez-vous déjà une idée de là où vous vouliez aller ?
Nous nous sommes très vite mis d’accord sur le fait que ce conte devait autant toucher les garçons que les filles, ce qui n’est pas toujours le cas. Très vite nous avons pensé à une aventure de pirates dont l’héroïne serait une fille…

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Aurélie & Zélie

A partir de là, comment vous êtes-vous distribué les tâches ?
Justement, nous ne nous sommes rien distribué, tout avons tout fait ensemble : nous avons échafaudé le squelette de l’histoire, nous avons inventé les personnages, écrit la narration et les dialogues à quatre. Il n’y a que pour les chansons où nous nous sommes divisés en duos. Mais des duos interchangeables au fur et à mesure de l’écriture. C’était vraiment un travail intime, fusionnel, nous étions tous les quatre sur la même longueur d’onde et nous avons signé à quatre à la SACEM dans une parité totale des droits d’auteurs.
Pour les illustrations, vous n’êtes que deux : vous et Gylaine Lafleur… Et c’est du bel ouvrage !
Merci, c’est gentil. Gylaine est québécoise et nous avions déjà travaillé ensemble sur un thème musical qu’hélas nous n’avons pas pu concrétiser.
Comme elle habite au Canada, nous avons travaillé ensemble par skype. Le problème est qu’avec le décalage horaire de six heures, je travaillais la nuit avec elle… Et je travaillais le jour à Paris : Des journées de 24 heures !
Guylaine a compris très vite et exactement ce que je voulais et ça a donné, je crois, de magnifiques illustrations.
Justement, c’est tellement réussi qu’on verrait très bien Zélie devenir une héroïne de film d’animation… et même d’un spectacle musical sur scène. Y avez-vous pensé ?
Evidemment, à force de voir et d’écouter, on y a forcément pensé. Pourquoi pas ? Ce serait une autre belle aventure !
Alors surprise, vous racontez l’histoire, vous êtes dans les chœurs mais vous auriez pu être Zélie, non ?
Non… Je suis Aurélie, je ne suis pas Zélie, même si le personnage commence à me ressembler !
Ça a été clair dès le début ; je ne suis pas comédienne et il faut savoir s’arrêter au bon moment et laisser la place à ceux qui savent faire afin de servir le projet au mieux. Même si je parais un peu timbrée, je considère Zélie comme une artiste que je produis et qui existe vraiment !

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Bon, vous êtes quand même fière et heureuse de ce bel objet ?
Vous savez, tout artiste a un égo plus grand que les autres et à chaque fois qu’on fait un album on pense que ce sera l’album du siècle ! Ce n’est pas rien d’assumer d’être artiste. Il faut y croire, sinon ce n’est pas la peine de le faire. J’ai rarement vu un artiste dire que son projet était mauvais… Dans ce cas, pourquoi le faire ?
Alors oui, je suis heureuse et fière de ce qu’on a fait.
Et le papa ?
Celui d’Aurélie ou de Zélie ?!
Oui le papa d’Aurélie est content et fier comme tout père est fier de sa progéniture.  Mais quand même, il a aimé et reconnait le talent de l’équipe. D’ailleurs il m’a offert une préface très touchante. Ça m’a d’autant plus touchée que c’est un peu une espèce de passation. Mais ça m’a plus touchée que ce qu’il avait pu dire sur mes disques».

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Propos recueillis par Jacques Brachet
Vous pouvez commander le livre sur www.zelielapirate.com

 




France 3 – Mardi 24 novembre 21h05 – « Crimes parfaits »

CRIMES PARFAITS

«Crimes parfaits» est une série phare de France 3, qui a rassemblé 4,4 millions de téléspectateurs la saison dernière. Ce sont des enquêtes inédites menées tambour battant et avec toute l’énergie et le charme d’Isabel Otéro, alias le commandant Claire Moreno et son adjoint le jeune et bel Hubert Roulleau alias Hubert de Montalembert
(sans lien familial avec Thibeault de Montalembet, héros de la série «Dix pour cent» !)
Voici donc deux nouveaux épisodes qui nous arrivent le 24 novembre avec deux guste stars féminines : Alexandra Vandernoot pour l’épisode «Master du crime» et Anne Caillon pour l’épisode «Un cœur sombre». La première a une déjà longue carrière télévisée, de «Profilage» à «Cassandre» en passant par «Commissaire Magellan», «Le sang des îles d’or», une famille formidable». La seconde, nous la voyons presque tous les soirs dans «Demain nous appartient». Elle y interprète Flore, celle qui vole son mari, Alex, alias Alexandre Brasseur à Chloé, alias Ingrid Chauvin !Mais elle aussi a bourlingué de chez Magellan à chez Allice Nevers, en passant par «Camping Paradis» à «Section de recherches». La brune et la blonde, deux belles comédiennes que l’on a plaisir à retrouver.

Jacques Brachet

CRIMES PARFAITS CRIMES PARFAITS

Master du crime 
Avec Alexandra Vandernoot
Et Arsène Jiroyan, Fabian Wolfrom, Eric Poulain, Michel Biel, Laura Mathieu
C’est une enquête particulièrement complexe qui attend le commandant Claire Moreno et son adjoint Hubert de Montalembert.
Dans la bibliothèque de l’université, les enquêteurs découvrent le corps d’un étudiant gisant au milieu d’une fausse scène de crime mise en place par le professeur Lise Lenoir pour illustrer son cours de criminologie. La multitude d’indices rend les policiers quelque peu perplexes : difficile en effet d’y démêler le vrai du faux.
Malgré tout, il ne faut pas longtemps à Claire pour soupçonner l’enseignante, son amie de longue date, au grand dam d’Hubert, qui ne peut croire en la culpabilité de son ancien mentor. D’autant plus que Lise Lenoir a un alibi imparable : elle jouait au poker avec Claire à l’heure du crime.
Alors pourquoi Claire persiste-t-elle à soupçonner son amie ? Et pourquoi cette femme, dont la réputation a dépassé les murs de l’université, aurait-elle décidé d’éliminer son meilleur étudiant ?
Entre ces deux spécialistes du crime, la partie ne fait que commencer…

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Un cœur sombre
Avec Anne Caillon
Et Patrice Juiff, Clara Quilichini, Yannik Mazzilli, David Marchal, Valéry Schatz, Julien Bravo
Claire Moreno et son adjoint Hubert de Montalembert sont appelés pour constater le décès d’un agent d’entretien à l’aquarium de la ville. Simple infarctus inévitable ou crime parfait ? La question ne reste pas longtemps en suspens grâce à l’instinct et à l’esprit de déduction de Claire Moreno.
Lorsque l’autopsie confirme le piratage du simulateur cardiaque de la victime, commence alors une enquête singulière. Au sein de cet aquarium, les prédateurs ne sont pas forcément ceux que l’on croit. Rapidement, les soupçons de nos deux enquêteurs s’orientent sur la vétérinaire du parc. Brillante et sympathique, Marie Michalik, mère d’une enfant autiste, n’a pourtant rien d’une coupable idéale…

CRIMES PARFAITS


Line RENAUD en toute confidence

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C’est vrai qu’en ce moment, j’ai tendance à parler de mes «vieux amis» du spectacle… Je les ai connus lorsque j’avais 20/25 ans, ils en avaient déjà vingt de plus, ce qui ne m’a pas empêché de les connaître, de les aimer… de les voir disparaître à des âges canoniques comme Juliette Gréco ou Annie Cordy ou de les voir encore comme Jean-Louis Trintignant, Marcel Amont et, la plus fringante de tous : Line Renaud.
Line a toujours fait partie de mon paysage musical puisque, tout jeune, ma mère l’adorait et j’écoutais avec elle «Les enchaînés», «Que sera sera», qu’elle avait créés en français et quelques autres succès comme «Mister Banjo», «Ma p’tite folie»… Je me suviens encore d’un 25 cm qu’on écoutait en boucle : «Line Renaud au Moulin Rouge». Ça ne date pas d’hier !
Et puis, en dehors des revues qu’elle jouait à Paris, dans les années 60, elle n’a plus beaucoup fait de disques de variétés et il y a eu la grande aventure américaine.
De ce fait, étant devenu journaliste, je ne la rencontrais qu’en 1982, où elle avait décidé d’être comédienne, de reprendre le rôle créé par Jacqueline Maillan «Folle Amanda», de partir en tournée avec elle… Et de s’arrêter à l’Opéra de Toulon.
Fougue, énergie, glamour… Elle y était extraordinaire et sa reconversion le fut tout autant, lui ouvrant les portes des théâtres, du cinéma, de la télévision.
Je la rencontrai enfin et entre nous, le courant passa. Je réalisais avec elle, ce soir-là, une grande interview, très vite transformée en une conversation amicale et à la fin, elle me donna ses coordonnées pour que je lui envoie l’article.

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Même si le temps l’a abîmée, cette photo me tient à cœur car c’est notre première rencontre à l’Opéra de Toulon. Le début d’une longue amitié. Et puis, Ramatuelle, où elle reçoit les ovations… et les coussins de Ramatuelle !

C’est ainsi que commencèrent nos échanges épistolaires, téléphoniques et nos rencontres sur une scène ou sur un tournage sur lequel elle m’invitait. Très vite le «tu» est arrivé spontanément entre nous. Et ça dure depuis presque 40 ans !
J’ai gardé tous ses courriers, toutes les photos de ses chiens qu’elle m’envoyait et continue de m’envoyer, et je ne compte plus le nombre d’interviewes que je lui ai consacrées à chacun des événements de sa vie. Et Dieu sait s’il y en a eu, s’il y en a, s’il y en aura encore… Car, comme Annie Cordy, elle est une boulimique de travail, elle a toujours de multiples projets, sans quoi d’ailleurs, elle se sent perdue.
Je me souviens lui avoir un jour demandé : «Mais qu’est-ce qui fait courir Line ?». Et la réponse fut :
«C’est à la fois dans ma nature et, Dieu merci, après quelques petits ennuis de santé, je suis en peine forme. Faire ce que je fais, c’est une passion et en plus, j’ai la chance d’avoir un public fidèle et aimant. Je l’adore et il me le rend bien.
Alors… rien que pour ça, je continue !»
C’est aussi parce que, malgré un nombre d’amis qui l’entourent comme Muriel Robin, Claude Chirac, notre ami commun David  Lelait-Helo avec qui elle écrit «Mes années Las Vegas», depuis la disparition de son Loulou et de sa maman, elle comble le vide en étant tout le temps sur la brèche… Increvable, Line !

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C’est d’ailleurs ce qu’elle nous raconte entre autres choses, dans son ultime livre «En toute confidence», paru chez Denoël.
C’est en quelque sorte, le second tome de ses souvenirs, après «Et mes secrets aussi». Mais vu la longue vie d’une carrière exceptionnelle, je suppose qu’elle pourrait nous en offrir au moins un troisième tome !
Celui-ci a été écrit avec le réalisateur Bernard Stora avec qui elle a tourné plusieurs fois (Sixième classique, Suzie Berton, Isabelle disparue, la douce empoisonneuse), avec qui elle a déjà écrit «Et mes secrets aussi» et «Une drôle d’histoire» et qui a créé des liens amicaux avec lui.
Ce livre est un hymne à l’amour, à l’amitié, à la tendresse… A la vie.
Cette vie qu’elle partage avec le public ; un public qui, de décennie en décennie, lui est resté fidèle, s’est augmenté de génération en génération car à chacune d’elles, un public jeune est venu se joindre au public des débuts. «Je suis fan de mes fans» écrit-elle.
Tant d’artistes, en prenant de l’âge, ont été oubliés, n’ont pas su se renouveler, ont voulu rester jeunes à tout prix. Line, elle, traverse le temps avec la jeunesse du cœur et possède un coefficient d’amour incroyable.
Et ce n’est pas simplement pour son immense talent de chanteuse et de comédienne mais c’est qu’elle a su rester simple, humble, ouverte aux autres, abordable. Line ne joue pas : elle est.
Lorsque, depuis des années, elle se bat contre le Sida, c’est avec toute sa force, toute son énergie, tout son courage alors qu’au début de son virus, il n’était pas bien venu de s’occuper de ces «pédés qui l’avaient bien cherché». Mais elle a foncé et a emmené avec elle, les artistes, les politiques, elle a fait de ce virus sa préoccupation majeure et continue contre vents et marées à poursuivre ce combat, soutenue par l’amour et la reconnaissance de toutes les générations confondues. Et de tous les sexes aussi, car le Sida n’est pas qu’une affaire d’hommes… Oh !

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Elle revient sur ses années américaines, dans ce pays où peu de français ont réussi à s’imposer, côtoyant les plus grandes stars, de Sinatra à Presley, d’Elton John à Quincy Jones, de Liz Taylor à Grégory Peck et puis elle nous parle de son filleul, Johnny Hallyday dont elle déclare avec peine qu’il aurait été dans l’ordre des choses, qu’elle parte avant lui, de ses deux «filles de cœur» Muriel Robin et Claude Chirac, mais aussi de Dany Boon, son ch’ti préféré, de Jean-Claude Brialy dont elle fut la dernière partenaire,, de Dominique Besnhérard qui l’a guidée dans sa nouvelle carrière de comédienne, de Dalida qui était son amie et qui fut la première à se joindre à elle contre le Sida…
Mille anecdotes, mille portraits de gens qui l’ont aimée, qui l’aiment et qui l’aimeront.
Enfin, elle dévoile cet AVC qui, durant des mois, l’a tenue dans l’ombre d’un hôpital sous le nom de Mme Fleur, qui a failli lui coûter la vie mais qui, comme chaque épreuve dont sa vie est aussi pavée (car il n’y a pas que les étoiles et les paillettes !), avec une incroyable énergie, une force de tous les instants, un optimisme né, elle en est venue à bout en silence, hormis avec quelques intimes, sa garde rapprochée, entre autres ses deux filles de cœur, qui ont été là au jour le jour pour la soutenir.
Ce livre est à la fois bouleversant et drôle car Line ne se départit jamais de cet humour que j’aime chez elle, et elle a l’habitude d’appeler un chat un chat.
Bien sûr, il est toujours question de sa maman et de son Loulou, car ils vivent toujours dans son souvenir et d’ailleurs, elle reconnait les signes que lui envoie Loulou lorsqu’elle a une décision à prendre.

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Des trophées, des prix, des médailles, elle en a reçu des tonnes, le dernier prix en date, qui a fait beaucoup rire Muriel Robin, c’est l’an dernier, lorsqu’elle obtint le prix de la femme la plus optimiste de France !
A propos de la France, de de Gaulle à Macron, elle a connu tous les présidents avec des fortunes diverses car elle ne s’est pas entendue avec tous les dirigeants de France, hormis son grand ami Jacques Chirac et le dernier en date, Emmanuel Macron et sa femme Brigitte qu’elle aime et admire.
Peut-être, nous confie-t-elle à la fin de ce pavé de 455 pages, en connaîtra-t-elle un dernier avant de disparaître, en espérant que Macron soit réélu… Ça nous mènera en… 2027, elle aura 99 ans !
Aujourd’hui, en conclusions, elle nous dit d’abord qu’elle tourne pour le cinéma et la télévision (quand je vous dis qu’elle est increvable !), elle a mis ses affaires en ordre a créé un fonds de dotation Line Renaud-Loulou Gasté dont Muriel et Claude prendront la suite lorsqu’il sera temps.

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«A partir de maintenant, tout ce qui m’arrivera sera à ranger dans le chapitre «bonus» nous dit-elle en conclusion de ce beau livre à la fois nostalgique, plein de joie et de sérénité.

Jacques Brachet

TF1. Après «Demain nous appartient»… «Tout commence»

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Bon, tout d’abord une mise au point car, au départ de l’histoire, on n’y comprenait plus rien. Depuis de nombreux mois, on suit avec passion «Demain nous appartient» sur TF1 et voilà qu’on nous annonce une autre série passant après celle-là, intitulée «Ici tout commence» et qu’on y retrouve pas mal d’artistes transfuges de la première.
Alors ? DNA-ITC… Qu’en est-il ?
Je suis donc allé aux nouvelles auprès de deux amis qui vont se retrouver dans la seconde série : Francis Huster et Bruno Putzulu.
Tous deux sont en plein tournage mais Francis est venu jouer pour un soir «Bronx» au théâtre Jules Verne à Bandol, nouveau look de patriarche, cheveux et barbes blanches, et évidemment, je me le suis accaparé.
Comme toujours très volubile, il m’a tout expliqué :
«Cette série n’est pas une série dérivée de DNA, c’est une autre histoire, même si l’on y retrouve quelques personnages de DNA. J’ai fait mon apparition dans la première mais je vais la quitter pour la seconde, comme Vanessa Demouy, Clément Remiens, Frédéric Difenthal. Seule Ingrid chauvin sera sur les deux.
La série passera tous les soirs à 18, après «Quatre mariages pour une lune de miel» et avant DNA.
Pourquoi toute cette confusion ?
Aujourd’hui, l’avenir de la télévision passe par des productions comme on en voit sur Netflix. Mais il faut se mettre au diapason car les séries qui marchent sont celles qui sont achetées par le monde entier. Il faut donc que la France créé des séries à la fois typiquement françaises mais qui abordent des sujets qui passionnent tout le monde. Et quoi de mieux, pour la France, que de parler cuisine, idéalisme et amour ? C’est pour cela que producteurs et scénaristes ont choisi ces sujets.
Et le cinéma alors ?
On le sait, il est en perte de vitesse, avec le Covid, ça n’a pas arrangé les choses. Du coup, les gens se reportent sur les séries télé. Il y a des jeunes qui passent aujourd’hui la nuit à regarder des séries sur Netflix, bien meilleures que des films, avec aujourd’hui des moyens colossaux. Et ils aiment s’approprier des personnages et les suivre au fil des saisons.
C’est ce que nous essayons de faire.
Quel intérêt pour un comédien de devenir un personnage récurrent ?
Il y a le pour et le contre. Ce genre de série crée des personnages de légende et tout acteur est demandeur de ce genre de rôle. Un film, ça dure une heure et demi, le sujet et le héros sont formatés pour ça. Une série, ça permet à un comédien de développer, approfondir un personnage, une variété de jeu, un nombre de scènes et de situation infinies que le cinéma ne peut pas se permettre. Le hic c’est que souvent, l’acteur est tellement fort qu’il lui est quelquefois difficile d’en sortir.
Ça tourne à une vitesse grand V !
Oui, mais il y a beaucoup d’auteurs qui ne sont plus solitaires car ils travaillent en duo, en trio. Il faut savoir qu’il faut tourner 26 minutes par jour, ce qui oblige les auteurs à aller très vite. Il ne reste qu’un homme seul : le réalisateur.
Et puis, ça va aussi permettre à des auteurs de pouvoir adapter de grandes œuvres, de Zola, d’Hugo et autres… J’ai lu par exemples toutes les lettres en trois tomes de Laurence d’Arabie… Il y a une magnifique série à réaliser, impossible à faire au cinéma.

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Mais y a-t-il les mêmes moyens qu’au cinéma ?
Tu ne t’en doutes pas mais aujourd’hui il y a des moyens considérables… C’est Hollywood ! Car ces séries vont être les représentations d’un pays. Pour ITC, la production a choisi un château, le château de St Laurent d’Aigouze près de Sète, tout y a été repensé, on a créé des décors formidables il y a 200 personnes qui y travaillent, 17 metteurs en scènes qui sont changés tous les 15 jours, nous avons 15 coaches, deux caméras qui tournent sur une même scène, des techniciens… Tout est grandiose. La série est programmée pour les deux ans qui viennent mais on espère tenir autant que «Plus belle la vie» ou «Demain nous appartient» !
Te voilà donc promu chef étoilé !
Oui et surtout propriétaire de cette école de l’excellence que j’ai créée et où je travaille désormais avec mes deux filles, Clotilde et Rose (Elsa Lughini et Vanessa Demouy) Pour être au plus près de ce grand chef que je joue, je me suis inspiré de plusieurs chefs : Pierre Gagnaire, dont je me suis fait la tête, d’où cette barbe blanche et Guy Savoy et Bernard Loiseau. J’ai vraiment voulu être dans la vérité d’un vrai chef, je devais être crédible. Il fallait que ça sonne vrai.
Ça doit te prendre un temps fou, cette série, toitqui est tout le temps sur 36 projets ?
Je vais me calmer ! D’abord, je vais faire beaucoup moins de théâtre. Je ne jouerai que si l’on me propose un projet fort, original, si j’ai un coup de cœur et choisir des projets télé qui m’inspirent comme «De Gaulle» ou cette série…
Donc retour à la télé ?
Oui, car c’est l’avenir des acteurs. Au départ, on m’a beaucoup critiqué de passer à la télé. Aujourd’hui tous les comédiens rêvent de grands rôles à la télé, faute de les avoir au cinéma. Et puis, être acteur, ce n’est pas être «acteur de cinéma ou acteur de télé». On est acteur, point final et si le rôle, le scénario, le réalisateur sont bons, il faut y aller».

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Tout comme Francis, Bruno Putzulu est en tournée théâtrale et jongle avec la tournée et le tournage :
«Lorsqu’on m’a proposé cette série, j’étais très heureux car c’est la première fois que je tourne une série. Je n’avais jamais connu cette expérience et je ne regrette rien.
Comment as-tu fait avec ta tournée théâtrale ?
J’ai posé mes conditions à la production car je ne voulais pas annuler la tournée, même si, à cause du Covid, des dates se sont annulées.
Quelle est la pièce que tu joues ?
«Les ritals», d’après l’autobiographie de François Cavanna que j’ai adaptée et que mon frère Bruno a mise en scène. Je suis accompagné de l’accordéoniste Grégory Daltin.
Alors, comment fais-tu ?
C’est quelquefois compliqué car je tourne au château de St Laurent d’Aigouze dans la journée, le soir je prends un train pour jouer quelque part en France le soir suivant et pour revenir le surlendemain sur le tournage.
J’avoue que c’est un peu fatigant mais le tournage est très excitant et agréable et puis, je ne vais pas me plaindre alors que tant de camarades comédiens ne font plus rien avec ce Covid !
Qui es-tu dans cette série ?
Je suis Guillaume Davaut, le mari de Clotilde Armand, fille d’Auguste (Huster). Clotilde est Elsa Lunghini que je suis heureux d’avoir retrouvée car, dans mon premier (et seul !) disque, nous avions enregistré un duo «Je t’aimais, je t’aime plus» d’Yves Simon.
J’e suis donc l’adjoint au proviseur que joureFrédéric Difenthal.
Connaissais-tu d’autres artistes ?
Pa vraiment, même si j’avais côtoyé Frédéric Difenthal, Vanessa Demouy, Catherine Marchal…
Mais l’ambiance est formidable.
Que va-t-il se passer ?
(Il rit)… Tu n’en sauras rien car nous avons obligation de ne rien dévoiler. Il y aura des histoires de famille, des histoires de couples, des histoires entre profs et élèves… Mais il faudra attendre le 2 novembre pour tout découvrir !»

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Bon, on n’en saura pas plus que le résumé de l’histoire :
Auguste Armand a créé un institut, l’une des meilleures écoles de cuisine de France. Elle enseigne, outre la cuisine et la gastronomie, l’excellence, la rigueur, le talent, le respect et la discipline.
Bien évidemment, dans ce lieu clos vont se tramer des histoires d’amour, d’amitié, de trahisons, de jalousies, de rivalités, tous les sentiments humains de la vie en communauté autour d’un but final : devenir chef.
Outres les comédiens cités, on y rencontrera aussi Augustin Galiana et bien d’autres comédiens. La liste est longue… Un casting digne d’une  superproduction, qui démarrera sur TF1 le 2 novembre.

Philippe Garnier, Pierre Isoard,Pascal Maillard, Laurent Lecetre

Jacques Brachet


BEAUX LIVRES

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Greg ZLAP : «Sur la route avec Johnny» (Ed Hors Collection)
Il s’appelait Jean-Philippe Smet, mais vous le connaissiez sous le nom de Johnny.
Il s’appelle Greg Szlapczynski mais vous le connaissez sous le nom de Greg Zlap… Ce qui est, convenez-en est plus pratique à prononcer.
Deux noms qui ont été accolés durant dix ans et 282 concerts.
Vous ne pouvez pas l’avoir manqué si vous être allés applaudir Jojo… Car vous l’avez aussi applaudi à tout rompre dans la chanson «Gabrielle» dans laquelle il faisait un incroyable solo d’harmonica à en perdre haleine.
Depuis qu’il est tout petit, ce Polonais joue de l’harmonica, influencé par les films de Morricone. Et son talent fait que, exilé à Paris, il devient l’un des plus grands harmonicistes, monte un groupe, enregistre des disques et fait beaucoup de scène.
Il vit une vie tranquille en Normandie avec sa compagne puis épouse, Elvire, de qui il aura quatre enfants.
C’est par hasard que, dans la discothèque d’Elvire, il découvre le triple album live «Stade de France 98, Johnny allume le feu» de Johnny. De lui, il ne connait pas grand-chose car en Pologne sauf Charles Aznavour et Mireille Mathieu sont connus. Mais il a failli le rencontrer en 2001 car il joue dans la BO du film d’Alexandre Arcady «Entre Chien et Loup» dans lequel joue Johnny.
Et voilà qu’en 2007, Yvan Cassar, qui prépare les maquettes du prochain album de blues de Jojo, fait appel à lui. Coïncidence ? Yvan Cassar travaille avec Johnny depuis… 98 au stade de France !
Sans la venue de Johnny, il enregistre trois chansons : «Monument Valley», «Être un homme», «T’aimer si mal». Johnny, fan de blues, écoute les maquettes et appelle Greg aussitôt pour lui proposer de partir en tournée avec lui.
Ils ne se quitteront plus, créant ce fameux pont à l’harmonica de «Gabrielle» qui fera sa gloire.
Dix ans d’aventures avec le boss, dix ans de tournées épuisantes, d’enregistrements, de hauts et de bas car si Johnny est simple et gentil, il est quelquefois versatile, change d’idée, son entourage y étant pour beaucoup. Mais amitié et fidélité feront qu’ils ne se quitteront plus jusqu’à la disparition de l’idole.
C’est une belle et émouvante histoire que Greg nous raconte, émaillée de photos qu’il a lui-même réalisées durant ses pérégrinations avec Johnny, ce qui en fait des documents saisissants même s’ils ne sont pas de très bonne qualité.
C’est Vincent Perrot, son ami, qui signe la préface, lui qui a déjà signé pas mal de bios de Belmondo, Marais, Cosma, Boris Bergman, Brando…
Un seul regret : une couverture, certes très esthétique mais cartonnée et collée sur une feuille qui fait qu’elle n’est pas d’une solidité à toute épreuve.
Mais grâce à Greg, on entre dans les coulisses et dans l’intimité d’un monstre sacré attachant et superbe.

Alain MAROUANI : «Ferrat l’inoubliable» (Ed Cherche Midi)
Alain Marouani est un magnifique photographe que j’ai souvent côtoyé lorsque je travaillais avec Barclay qui, à l’époque, dans les années 60/70, «possédait » toutes les stars de la chanson : Aznavour, Dalida, Juvet, Nicoletta, Ferré, Ferrat, Delpech, Bardot, Salvador, Gréco, Mitchell, Sardou, Brel, Balavoine, Nougaro et bien d’autres.
Chaque fois que j’avais besoin de photos, elles étaient signées Marouani et lui, je le rencontrais avec l’équipe Barclay, chez celui-ci à Ramatuelle, au MIDEM, à la Rose d’or d’Antibes. Il était beau, lointain, beaucoup de filles le prenaient pour un chanteur de l’écurie Barclay mais lui s’en foutait… Il photographiait et l’on pouvait reconnaître ses portraits car il aimait photographier les artistes nimbés de lumière. J’ai encore un grand nombre de ses photos.
Il aimait les artistes qui le lui rendaient bien et devenait souvent ami avec eux qui lui faisaient confiance, et du coup, cela donnait toujours de très beaux portraits.
Avec Ferrat notamment, il réalisa un très grand nombre de photos, en studios, en scène, en Ardèche, pour ses pochettes de disques, sur ses émissions de télévision… Ce livre d’ailleurs est composé de splendides photos à toutes les étapes de la vie de Ferrat, ce qui en fait un album exceptionnel, car il nous raconte «son Ferrat» et tout ce qu’il en sait, qu’il a connu avec lui, à ses côtés. Ainsi nous raconte-t-il l’artiste qu’il était mais aussi l’homme politique, l’homme qui luttait contre les injustices, l’homme simple, tranquille dans son Ardèche, à Antraigues… pas loin de chez moi où je le rencontrais aussi avec sa femme, Colette. Là, il coulait des jours paisibles à jouer aux boules, à écrire et composer, ne venant à Paris que pour retrouver Gérard Meys, son producteur et mari d’Isabelle Aubret, pour les enregistrements et bien sûr Alain Marouani pour le reportage photo.
Une vie d’amour, de musique, de combats avec une émouvante préface de Véronique Estel, qu’il avait élevée, fille de sa première femme, la chanteuse Christine Sèvres, qu’il considérait comme sa fille.
Un magnifique livre où l’on voit l’évolution physique de Ferrat, visage glabre, cheveux courts, puis cheveux longs, avec cette éternelle moustache qu’il avait laissé pousser à Cuba et ne coupa jamais,  lui donnant l’air de d’Artagnan, puis le cheveu grisonnant, patriarche dans sa si belle montagne.
Une œuvre, un artiste, un homme attachant que Marouani a su si bien cerner.

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Rosalie VARDA-DEMY – Emmanuel PIERRAT : Il était une fois Peau d’Âne (Ed la Martinière)
Jacques Demy fut l’un de nos plus talentueux des réalisateurs français. Surtout l’un des plus original car il est le seul à nous avoir offert de vraies et belles comédies musicales «à la française» comme «Les parapluies de Cherbourg», «Les demoiselles de Rochefort», «Parking», «Deux places pour le 26»… Et «Peau d’Âne».
Ce conte de Charles Perrault, écrit en 1694, a traversé le temps et les générations et on compte même trois versions cinématographiques, en 1904, en 1908 avant que Jacques Demy n’en fasse, voici déjà 50 ans un film lumineux, baroque, fantastique, moderne et bien sûr musical. Tous les ingrédients étaient réunis : des décors plein d’imagination et de poésie signés  Jim Léon, des costumes somptueux signés Agostino Pale et par-dessus tout ça, la musique magique de Michel Legrand.
Sans compter l’éblouissant générique superbement choisi, chaque comédien n’ayant pas été choisi au hasard : Catherine Deneuve au sommet de sa beauté qui partagea des aventures avec Demy, entre Cherbourg et Rocheforts, Jean Marais, qu’il avait adoré dans «La belle et la bête» de Jean Cocteau dont il était un grand admirateur, et qu’il reprit pour «Parking», Jacques Perrin, déjà vu dans «Les demoiselles…», Delphine Seyrig parce que, pour lui, elle représentait une fée, mélange de l’actrice Jean Harlow  et des peintures de Boticelli, Micheline Presle, royale et belle qui berça son enfance cinématographique.
Tout était donc réuni pour que ce film traverse les décennies et c’est à la fois l’histoire de ce conte et de ce film que la fille de Demy-Varda, Rosalie, aidée par  Emmanuel Pierrat, nous… conte !
Ce fut un grand travail de recherche sur cette œuvre qui fit parler d’elle depuis qu’elle fut écrite par Perrault, œuvre qui fit couler beaucoup d’encre à une époque car elle parlait d’inceste tout en restant une histoire romanesque. Les écrivains, nombre de peintres et donc de cinéastes s’en emparèrent. Il y eut même une bande dessinée. Et ce qui reste un mystère, Disney, qui s’empara de nombreux contes, n’en fit jamais un film !
Demy, petit, fut nourri du théâtre Guignol, des images d’Epinal, de films fantastiques dont ceux de Cocteau, de l’héroïne des frères Grimm et… de Disney («Blanche Neige» était son idole !) et des comédies musicales américaines. Ce n’est pas pour rien qu’on retrouve, dans «Les demoiselles de Rochefort», Gene Kelly et George Chakiris !
Tout cela fit que Demy, mélangeant tous ces ingrédients, voulut faire des comédies musicales et il y réussit magnifiquement, aidé de Michel Legrand qui fut son fidèle compositeur durant toutes ces années. Legrand qui avait baptisé le réalisateur de ce joli surnom : «Mon Demy frère».
Dans ce livre magnifique, on retrouve plein de photos du film évidemment, les croquis des costumes et des décors mais aussi des illustrations qui ont été créées durant toutes ces décennies autour de ce conte, des interviewes des artistes et des collaborateurs….
Un livre qui est une véritable œuvre d’art.

Jacques Brachet




NOTES de LECTURES

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Kyra  DUPONT TROUBETZKOY : A la frontière de notre amour (Ed Favre – 182 pages)
Journaliste, grand reporter, passionnée par les relations internationales, l’auteur publie en juillet 2020 ce roman dédié «aux amoureux en temps de guerre».
C’est en effet surtout de l’amour dont veut parler l’auteur, celui naissant entre Gaia, jeune trentenaire professionnelle des missions humanitaires et Peter, un soldat des Forces spéciales américaines croisé à un check-point en pleine guerre en Tchétchénie. Cet amour, non autorisé car les humanitaires doivent respecter la neutralité, sera -t-il possible ?
Cet ouvrage nous permet de pénétrer dans les coulisses de la vie des membres des organisations humanitaires, prêts au sacrifice de leur vie, alternant adrénaline dans les zones dangereuses et défoulement avec journalistes et militaires lors de fêtes dans les capitales, parfois non à l’abri d’attentats.
Mais l’héroïne est trop belle, trop courageuse, trop volontaire, trop chanceuse pour qu’on y croit. On reste indifférent au sort des relations entre Gaia et Peter, comme celles de ses amies Emma et Marni avec des soldats.
Un roman qui, malgré son côté trop sentimental, pourra plaire cependant car il décrit avec réalisme les camps de réfugiés ou de prisonniers dans les années 2000 dans le Caucase ou en Afghanistan, et les évènements internationaux de cette époque.
Lars MYTTING : Les cloches jumelles (Ed Actes Sud – 425 pages)
traduit du norvégien par Françoise HEIDE
Lors de la christianisation de la Norvège au XII siècle, le territoire va se couvrir d’églises en bois debout, y compris dans les zones terrestres reculées. Les norvégiens, habiles charpentiers, vont élever ces bâtiments très particuliers, à l’aide de longs troncs de pins et de plaques de bois, décorés sur les faitages et les galeries extérieures de sculptures rappelant leurs vieilles croyances norroises, véritables dentelles en bois d’animaux fantasmagoriques, dragons, serpents et de têtes des dieux vikings, le tout recouvert de goudron pour assurer l’étanchéité.
C’est au sujet d’une de ces églises que Lars Mytting va écrire ce roman d’aventure, à la fois conte et récit historique.
Il situe le récit dans sa vallée natale de Gudbrandsdal, près de Lillehammer, dans un petit village peu accessible nommé Butangen.
A une date non indiquée, mais certainement il y a bien longtemps, à la ferme Hekne, naissent des jumelles siamoises, attachées de la hanche jusqu’en bas, nommées Halfrid et Gunhild, provoquant la mort de leur mère. Dès leur plus jeune âge, elles apprennent à tisser et réalisent à quatre mains de superbes toiles aux motifs mystérieux. Mais elles meurent adolescentes et sont enterrées sous le plancher de l’église en bois debout du village. Leur père utilise ses objets en argent ainsi que des pièces d’argent  pour faire fondre deux cloches au nom de ses filles qui sont installées au clocher de l’église en bois debout.
Puis le récit saute au premier janvier 1880. Astrid Hekne, âgée de vingt ans accompagne Klara, une vieille femme, à l’office du nouvel an célébré par le nouveau pasteur du village. Il fait glacial dans l’église et Klara meurt de froid. Le jeune pasteur explique à Astrid que cette église n’est pas assez grande pour la population du village, qu’elle est incommode, impossible à chauffer et qu’il a conçu le projet d’en construire une nouvelle.
Arrive alors au village un jeune architecte allemand, envoyé par l’académie des beaux-arts de Dresde.En effet pour financer la construction, le jeune pasteur a contacté cette institution qui veut sauver cet exemple d’architecture en la transplantant en Allemagne. Il s’est engagé à leur vendre la vieille église, y compris les deux cloches, pour 900 couronnes.
On va alors suivre Astrid dans son combat pour tenter de maintenir au village l’église et les cloches données par sa famille. Elle aura aussi à choisir entre le pasteur et le jeune architecte, entre la dure vie de la campagne norvégienne ou la modernité des villes allemandes.
Un beau roman dont l’écriture magnifie les paysages norvégiens et la vie rurale et pose la question de la conservation du patrimoine face à la modernité industrielle.

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Martine Marie MULLER : Dieu aime les rousses (Ed Terres de France – 585 pages)
Vaste programme que l’évocation de la vie de ce couple de hobereaux installé en Normandie dans un vaste domaine où ils vivent presque cachés, entourés de serviteurs et de leur trois filles adoptées, toutes rousses pour rester dans les canons de la beauté préraphaélique  et du monde de la peinture et des arts.
Des années 1910 à 1960 nous allons vivre avec ce couple excentrique et altruiste «complètement  à l’ouest» dirait-on maintenant, au cœur d’un merveilleux jardin que chacun s’escrime à cultiver et embellir jusqu’au jour où un cadavre est trouvé gisant parmi les fleurs. L’inspecteur chargé de l’enquête qui n’est autre que l’ex-fiancé de la fille ainée va  s’attaquer au problème en soupçonnant  tout l’entourage familial et amical. Qui est le coupable ? Tout le roman est la quête de cette vérité au travers des descriptions dithyrambiques des personnages et des paysage. Ce sont des digressions en tous genres qui s’éternisent nous faisant perdre tout sens du pourquoi nous sommes là, nous baladant du monde des arts à la guerre de 39 et la l’organisation de la Résistance sur les côtes normandes. Il s’ensuit un ennui qui nous fait perdre tout l’intérêt de l’histoire.
Écrit avec verve, dans un style extravagant  et foisonnant de références, ce roman pêche peut- être par le trop de tout au mépris de l’essentiel : la clarté du récit
Des phrases, des mots, des noms savants, l’auteure est certes prolixe mais l’intérêt du lecteur est passablement perdu dans ce fatras qui fait que l’empathie pour le défunt est totalement escamotée.
Mortel ennui.
Nathalie RHEIMS : Roman (Ed Léo Scheer – 143 pages)
Tout commence avec l’achat spontané, irraisonné d’un encrier en bronze doré représentant le diable.
Nathalie Rheims écrit ce livre pendant le confinement de mars dernier, une période qui offre temps et réflexion sur la vie, et bien sûr celle des autres, notamment dans le cas présent, Roman Polanski. Qu’ont en commun le Diable et ce cinéaste ? Tout le monde connait le diable et tout le monde connait Polanski sans être pour autant grand cinéphile.
Nathalie Rheims connait très bien la filmographie de Roman Polanski et elle analyse ses œuvres majeures en remontant à sa jeunesse où seul à Cracovie son instinct de survie l’a sauvé et inspiré. Lui, petit juif a réussi à produire des chefs d’œuvre oscarisés, a perdu sa femme assassinée par les membres d’une secte, a défié la chronique des scandales sexuels, a fui la justice américaine et malgré tout encore raflé une cascade de Césars pour son dernier film « J’accuse ».
Il faut sans doute avoir vu les films de Polanski pour comprendre la fascination du personnage, tout comme peut fasciner le diable installant dans le monde un vaste tribunal. Que ce soit dans « Rosemary’s Baby », « Le Pianiste » ou « J’accuse », Polanski crée des personnages qui incarnent l’étroitesse de l’âme humaine et agissent contre l’idéologie dominante. Pour autant le diable n’est fait que de la faiblesse des hommes qui laisse aux pires d’entre eux le Pouvoir et la Gloire, tels Hitler et Staline.
Cet écrit a pris forme pendant cette période «étrange d’enfermement. Peut-être le lecteur aura-t-il envie de revoir quelques films, peut-être posera-t-il un regard différent sur Polanski, peut-être s’ennuiera-t-il à lire cette association d’idées avec le diable.
Pourquoi, diable, Nathalie Rheims n’a-t-elle acheté un encrier bien classique ?

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Muriel BARBERY : une rose seule (Ed Actes Sud – 160pages)
Muriel Barbery nous entraine au Japon qu’elle connait bien pour y avoir  résidé, dans ce nouveau romans plein de grâce, de délicatesse et de  poésie.
Déjà la couverture nous transporte dans ce monde qu’elle a fait sien.
Rose, quadragénaire sans enfants, botaniste parisienne élevée par sa mère aujourd’hui décédée, est contactée par un notaire afin de se rendre au japon pour prendre connaissance du testament laissé par son père, riche marchand d’art contemporain qu’elle n’a jamais connu. Accueillie par Paul son assistant, elle va suivre le parcours initiatique qu’il lui révèle au fil de lieux mythiques dont il avait fait sa vie. Des jardins, des temples, des maisons de thé, cachés dans la laideur d’une ville moderne et défigurée.
Peu à peu le charme opère, l’apaisement s’installe.
Chaque chapitre placé sous le symbole d’une fleur unique, ouvre un degré dans le bien-être de la jeune femme. La fin, bien que conventionnelle, est un beau point d’orgue. De quoi le deuil est il difficile ? De ce qu’on a perdu ou de ce qu’on n’a jamais eu ?
Tout est léger, épuré, gracieux dans ce voyage. Exprimé avec beaucoup de pudeur et de poésie, on se laisse gagner par la mélancolie des tableaux et la symbolique des fleurs.
Certains lecteurs suivront pas à pas Rose dans ces temples, ces jardins japonais admirables en soins et en harmonie. Mais les avis peuvent être partagés. D’autres peut-être s’ennuieront-ils un tantinet dans ces déambulations si bien décrites…
Francis SZPINER : Une affaire si facile (Ed Le cherche midi – 150 pages)
Nous sommes en juin 1984.Simon Fogel, brillant avocat pénaliste, voit arriver dans son cabinet Martine Jiret qui lui déclare avoir tué le matin même, d’un coup de chevrotine, son mari Marcel. Mariée depuis dix ans, mère de Nicolas âgé de six ans, elle subit depuis des années la violence et les caprices sexuels sordides de son mari et n’a pas pu supporter une ultime humiliation de celui-ci. Sur les conseils de sa sœur, policière, elle vient se renseigner avant de se livrer à la police car elle veut protéger son fils, qui passait la nuit chez un ami.
L’avocat accepte de prendre la défense de cette femme, employée modèle, bonne mère et de tenter de mettre en avant toutes les circonstances atténuantes que sa triste histoire devrait permettre.
C’est donc par la bouche de Maître Fogel, son double, que l’auteur, avocat réputé, va faire découvrir au lecteur le système judiciaire français et les particularités du procès d’assises, en suivant Martine, de ses aveux jusqu’à sa condamnation.
Une lecture facile et agréable qui permet une vraie réflexion sur les procès criminels.

Munoz Molina perez

Un promeneur solitaire dans la foule : Antonio MUNOZ MOLINA (Ed Seuil – 516 pages)
C’est une promenade non pas solitaire comme l’indique le titre de l’ouvrage, mais au contraire une promenade à travers les villes de Madrid, New York, Paris, Londres, Lisbonne, une promenade à travers le temps plus ou moins juxtaposé de grands écrivains et de poètes comme Edgar Allan Poe, Thomas de Quincey, Baudelaire, Walter Benjamin; une promenade à travers le quotidien qui rappelle à chaque coin de rue un fantôme du passé.
Des situations ordinaires ou pittoresques recueillies méthodiquement au gré des pas de l’auteur, transcrites au crayon à papier, un crayon qui s’use à la longue, tiendra-t-il jusqu’au bout du roman ?
Il y a tout : la politique actuelle, Trump ne fait pas partie de ses amis ! Les faits divers, les sciences, la biologie, les petites choses du quotidien, les odeurs, les couleurs, le chant d’un oiseau, le retour au goût de vivre après une dépression, mais aussi le bonheur d’un amour partagé. L’auteur déambule et observe des itinéraires suivis par des écrivains, des artistes, des scientifiques, des visionnaires, des indigents et même des fous, et pour l’occasion s’inspire d’un chronobathyscaphe, d’un chronoaudimètre, ou d’un géolocalisateur pour mesurer un monde noyé dans les paradis artificiels, paradis déjà bien explorés par Poe, de Quincey et Baudelaire. Le lecteur est sous le charme de ces milliers de pas, notamment dans la ville de New York, la montée dans le Bronx où chaque rue révèle un moment de vie d’un chanteur de jazz, un acteur connu, un peintre, un écrivain sans oublier les invisibles qui peuplent les rues, les jardins, les ponts.
Antonio Munoz Molina a créé le mot «déambulologi », il en est un adepte et incite désormais le lecteur à marcher, ouvrir les yeux, s’intéresser, écouter, se choquer parfois, à respirer, à vivre. C’est un hymne à la vie avec ses hauts, ses bas, portant un espoir vibrant qui ne masque pas les difficultés rappelées à travers les vies de Quincey, Poe, Baudelaire et Walter Benjamin, ses poètes préférés.
Cinq cents pages, on en aurait lu bien davantage mais l’auteur se devait de rentrer chez lui , une femme l’attendait,
Il a trouvé la paix et tous ses cahiers nous offrent ce merveilleux récit.

Une nuit à Carthage : Annick PEREZ ( Ed Balzac – 147 pages)
La famille Barenti vit à Tunis dans l’aisance et l’exubérance. Dès les premières lignes Annick Perez brosse les traits caractéristiques de la famille juive avec ses cris de joie ou de douleur, la Mère Tita, petit bout de femme d’un mètre cinquante plutôt pessimiste à l’opposé de son mari Isaac, joyeux, bon vivant, heureux et volubile. Des enfants bien sûr, et parmi eux Alice, autre petit bout de femme de quinze ans, un rayon de soleil au rire cristallin et séducteur.
Et c’est la vie d’Alice dite Fliflo que l’auteur retrace avec humour mettant en avant sa volonté, son courage dans les épreuves car épreuves il y aura, et son amour pour Neldo jeune israélien venu recruter pour repeupler la jeune nation d’Israël, disparu du jour au lendemain après une promesse de mariage.
Nous sommes en 1947.
Il y a aussi l’amour de Paul qui lui déclare sa flamme et sa volonté de l’épouser malgré son jeune âge et qui se dit homme d’affaires à dix-sept ans.
Comme le dit l’auteur tout va bien aujourd’hui, il en sera autrement par la suite, la vie a ses revers, ses rebondissements. Car il faudra quitter Tunis, s’installer en France, travailler et encore travailler.
Alice est le cœur de ce roman polyphonique autour d’une femme courageuse, entreprenante, volontaire, attachante. Cette femme n’est peut-être pas sortie de l’imagination de l’auteur tant elle semble réelle et bien vivante.




Jacques FERRANDEZ : l’Histoire et les histoires en BD

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Jacques Ferrandez est un homme de la Méditerranée. Né en Algérie puis, installé à Nice alors qu’il n’a que quelques mois, à cause des événements entraînant l’indépendance,  il a très jeune fait un pont entre la France et le pays où il est né et qu’alors il n’avait pu connaître.
C’est donc à Nice qu’il fait ses études d’arts plastiques et d’art déco et la BD va un peu entrer par hasard dans sa vie :

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«J’étais alors étudiant, j’aimais dessiner et avec un copain scénariste, nous avons fait nos premières armes dans un périodique intitulé  «A suivre», édité chez Casterman. Très vite j’ai eu envie d’écrire mes propres récits avec mes dessins et en 82 je commence à écrire des histoires sur l’arrière-pays. Des paysages que j’aime, que Giono et Pagnol m’ont fait aimer et c’était en quelque sorte un hommage à ces deux auteurs qui m’ont influencé, qui m’ont nourri.
L’Algérie est très vite un pays que vous désirez connaître… Pourquoi ?
Ce sont d’abord des témoignages familiers et familiaux dont me parlent mes parents. A partir des témoignages familiaux j’ai eu envie de m’intéresser à son Histoire, de creuser c et j’ai commencé par la période coloniale jusqu’à l’insurrection de 54. Pour moi c’était important de situer les choses et c’est comme ça que sont nés «Les carnets d’Orient» en 87. Puis j’ai continué sur la guerre d’Algérie et l’Indépendance. J’ai lu énormément d’ouvrages historiques, de témoignages, j’ai fait la synthèse de tout ça et ça a été un travail énorme et passionnant.
Les BD d’après les œuvres de Pagnol et Giono… C’est venu comment ?
D’une sollicitation de Casterman qui était le diffuseur des éditions Pastorelli pour tout ce qui concernait les images de Pagnol. Clément Pastorelli était passionné par l’œuvre de Pagnol et avait eu l’idée d’en faire des BD car tout passait par lui. Il a donc envisagé de faire les «Souvenirs d’enfances» et m’a confié le projet. Ji parcouru tous les lieux de Pagnol, fais de nombreux repérages  pour être au plus près deux. Mais par suite de quelques embrouilles avec les droits d’auteur, le projet est tombé à l’eau.
A sa mort, c’est Jacqueline Pagnol qui a repris le projet  en 96/97mais entretemps, Yves Robert avait tournée «La gloire de mon père» et «Le château de ma mère». C’était peut-être un peu trop près des films et ce pouvait trop ressembler à une redite. Autant repartir «à la source et on a donc décidé de faire «L’eau des collines» avec ses deux volets : «Jean de Florette» et «Manon des sources».On aurait pu continuer mais après Jacqueline, c’est son petit-fils Nicolas qui a repris le projet et qui a choisi Serge Scotto (Petit-fils de Vincent Scotto) et Eric Scoffel en disant que c’était la première fois que Pagnol était édité en BD !

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Ça s’était pourtant bien passé avec Jacqueline Pagnol ?
Très bien. Elle était très attentive à mon travail et le surveillait de près afin que les dessins et l’histoire soient au plus près des romans et des films. «Je travaillais encore «à l’ancienne», il n’y avait pas encore Photoshop et aux deux tiers de l’histoire, elle a voulu voir les dessins. Elle a beaucoup aimé sauf… le visage de Manon qu’elle trouvait un peu trop sauvage, cheveux aux vents… Elle a voulu que je transforme la coiffure en sage queue de cheval qui lui semblait plus ressemblante à Manon… c’est-à-dire à elle ! J’ai donc dû reprendre chaque dessin où paraît Manon. Aujourd’hui, ce serait plus simple.
Je suppose que pour Giono, ça s’est passé de même pour «Le chant du monde» ?
Oui mais avec elle ça a été plus «cool». Elle avait un apriori favorable car Jean Giono aimait parait-il beaucoup les BD. Elle m’a aussitôt fait confiance et n’a même jamais souhaité intervenir. Lorsque je lui ai envoyé le PDF, elle a aimé le scénario, les images et a trouvé l’ensemble très fidèle au roman et m’en envoyé un message me disant qu’elle était ravie.
Pagnol, Giono, Camus (L’étranger), Daudet (Les lettres de mon moulin)… vous aimez adapter des gens de Méditerranée.
Pas toujours, j’ai adapté beaucoup d’autres auteurs. Mais pour Daudet c’était particulier, c’était pour un périodique qui s’appelait «Je bouquine». J’ai d’ailleurs fait pour eux «Le Cid», «Madame Bovary»…
Etant aussi musicien de jazz pour le plaisir, je joue de la contrebasse avec des copains. C’est une passion et du coup j’ai créé quelques albums. En 85/86 j’ai travaillé avec Patrick Raynal comédien et scénariste puis j’ai consacré deux albums à Miles Davis et j’écris un troisième volet. Les trois albums devaient être édités et accompagner un coffret vinyle de ses disques. Il faut donc que je reprenne les deux premiers dans le format 30 cm.
Par ailleurs, je voyage beaucoup et j’ai fait beaucoup de carnets de voyages…Ce sont une source d’inspiration. Il m’arrive de quitter ma Provence ! Et j’ai fait d’ailleurs une BD-reportage avec mon fils sur notre voyage à Cuba.

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Les voyages me font penser à cette caravane qui, en ce moment, parcourt la France. Racontez…
C’est, comme son nom l’indique, une caravane que j’ai emménagée en salle d’exposition où l’on trouve les diverses phases de mon travail, des reproductions de dessins, de croquis faits à l’atelier, de panneaux, de planches de travail, un film qui est le making off du «Chant du monde»…. J’ai trouvé l’idée originale et plus simple que de, chaque fois, tout déballer. C’est un projet conçu avec le Conseil Général qui est en ce moment en train de naviguer dans le Var. Je ne peux hélas pas être à toutes les étapes mais je serai jeudi à Draguignan. Et puis, je viendrai aussi à la Fête du Livre de Toulon, du 20 au 22 novembre».

La caravane y sera-t-elle ? Mystère mais elle sera à Sanary, à la Médiathèque Jacques Duhamel, pour  commémorer  le cinquantenaire de sa disparition.
Exposition coproduite par la région du Sud-Provence-Alpes-Côte d’Azur.
Diffusée avec le concours de la Régie culturelle régionale et l’Agence régionale du livre.
Dans le cadre de l’Année Giono 2020,.
A l’occasion de l’année Giono, en Région Sud, la Ville de Sanary-sur-Mer accueille du 10 au 14 novembre 2020, une exposition tirée du roman «Le chant du monde» de Jean Giono, adapté en bande dessinée par Jacques Ferrandez.
Le grand romancier Jean Giono, qui fut aussi poète, traducteur, scénariste, cinéaste, essayiste et historien, est décédé en octobre 1970 à Manosque. Nous commémorons ici les 50 ans de sa disparition.

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Cette exposition plonge le visiteur à l’intérieur d’une caravane itinérante où «Le Chant du monde» narre le récit d’une grande aventure épique aux accents d’un véritable western provençal.
Projections à l’auditorium
Mardi 10 novembre à 10h et à 14h30 : Projection d’un film d’animation «L’homme qui plantait les arbres» de 1982, tiré d’un livre de Jean Giono sur les thèmes des arbres, de l’écologie et de la patience.
Projection réservée aux scolaires / à l’Auditorium Ernest Blanc
Jeudi 12 novembre à 14h30 : Projection du film «Crésus» de 1960 réalisé par Jean Giono, avec Fernandel.
Entrée libre / à l’Auditorium Ernest Blanc
Samedi 14 novembre à 14h30 : Projection d’un film de 2001 adapté d’un roman de Jean Giono, une réflexion sur l’homme face à l’ennui, à la mort et au mal.
Entrée libre / à l’Auditorium Ernest Blanc
Atelier créatif sur le thème de Giono
Samedi 14 novembre à 10h et à 16h
Tout public – Sur inscription préalable au 04 94 32 97 80




Toulon…
Ouverture des Beaux-Arts et de la Maison de la Créativité.

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Ouvert au public en janvier dernier, le quartier Chalucet a vuaujourd’hui, ce vendredi 16 octobre, l’inauguration de deux de ses bâtiments remarquables : les Beaux-Arts et la Maison de la Créativité. Le maire de Toulon, Hubert Falco entouré de nombreux élus et personnalité, coupait le ruban symbolique ouvrant au public un nouveau et somptueux lieu de culture et d’art.
Les Beaux-Arts, le bâtiment totem dessiné par l’architecte Corinne Vezzoni & Associés, abrite l’École Supérieure d’Art et Design TPM et TVT Innovation, avec des espaces partagés pour les entreprises du numérique.
La Maison de la Créativité, signée de l’Agence d’architecture Devillers et Associés, accueille l’école de commerce Kedge Business School, l’école internationale d’architecture Camondo Méditerranée ainsi que des espaces partagés destinés aux étudiants.
Samedi 17 octobre, la journée portes ouvertes a permis au grand public de découvrir ces deux ouvrages de l’intérieur, avec leur architecture contemporaine et leur vue exceptionnelle sur la rade et le Faron.
«Le Quartier de la Créativité et de la Connaissance Chalucet – devait dire Hubert Falco – est un quartier qui répond aux besoins grandissants d’une ville qui se développe, se transforme, qui s’ouvre de plus en plus à la jeunesse, à la culture, à l’éducation, à l’université, aux écoles d’ingénieurs, aux start-up, au numérique ; une ville attractive»

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Cette inauguration se déroulait précisément le jour célébrant les 400 ans de la naissance de Pierre Puget, architecte et sculpteur régional majeur. Pierre Puget est né en effet le 16 octobre 1620, à Marseille. Au XVIIIe siècle il était considéré comme le «Michel-Ange de la France»
Et d’ailleurs, une statue le représentant trône au milieu de ce fameux «jardin de la Ville», le jardin Alexandre 1er totalement et superbement repensé et amenant au quartier de la créativité et de la connaissance Chalucet
Et il est vrai qu’il ne se passe quelques mois sans que le Maire de Toulon nous fasse découvrir un Toulon qui s’embellit d’année en année, apportant aux Toulonnais un nouveau bonheur de vivre, de se cultiver, d’aimer muser dans cette ville aujourd’hui ouverte sur l’avenir.
La foule étant nombreuse en ce jour d’inauguration, elle le fut tout autant le lendemain, ouvrant ses portes à tous pour découvrir le bâtiment des Beaux-Arts avec son école supérieure d’art et du design (ESAD), l’agence métropolitaine de développement économique, la Maison de la Créativité avec l’école Camondo d’architecture intérieure et du design qui a 75 ans d’âge, est de renommé internationale et ouvre donc une section dans ce temple de l’Art toulonnais, la seule donc après  Paris. L’on y découvre également la Kedge Business School, école de management française qui, après Paris, Bordeaux et Marseille, s’installe à Toulon, après s’être installée en Chine, au Sénégal.

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Le bâtiment Beaux-Arts, d’une grande prouesse technique, s’affiche comme un signal architectural fort qui domine le quartier. Surplombant le quartier, c’est l’ouvrage totem du site, par sa signature, son volume, sa luminosité. Il abrite dans ses 6400 m2 l’ESADTPM et de nouveaux locaux de TVT Innovation.
Ce bâtiment est conçu à l’image d’une grande sculpture contemporaine dont la volumétrie s’élève, jouant avec le soleil et captant la lumière, pour marquer l’entrée nord du quartier de la créativité et de la connaissance.
Lorsqu’on visite cet immense vaisseau on est surpris de voir les immenses espaces dont bénéficient tous les étudiants, la lumière qui éblouit tous les lieux et, du huitième étage, la formidable vue sur le port de Toulon et, en contrebas, du jardin où l’on aime flâner.

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L’ESADTPM – Ecole Supérieure d’Art et Design TPM
Implantée dans le paysage toulonnais depuis 150 ans, l’École Supérieure d’Art et Design Toulon Provence Méditerranée (ESADTPM) est placée sous la double tutelle du ministère de la Culture et du ministère de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche et de l’Innovation.
Les ateliers des Beaux-Arts, ou ateliers libres, sont ouverts au public postscolaire du lundi au samedi en fonction des ateliers choisis, et au public périscolaire le mercredi et le samedi.
L’école regroupe 180 étudiants : 57% d’étudiants originaires de la région Provence Alpes Côtes d’Azur, – 27% d’étudiants originaires de France hors région PACA, – 16% d’étudiants étrangers dont 44% de Coréens.
30 enseignants permanents, une trentaine d’artistes, universitaires, écrivains, théoriciens, designers intervenant chaque année. (95% de réussite aux diplômes).
Le bâtiment de 4000 m2 comporte : cinq plateaux d’études de 300 m2 chacun, dix-neuf ateliers techniques, du bois au numérique en passant par la lithographie, la reliure, le son, …Une galerie de 300 m2 au cœur de l’école, une galerie de 60 m2 au cœur de la vieille ville de Toulon, une bibliothèque spécialisée de 12 000 ouvrages, partagée au cœur de la Médiathèque municipale Chalucet.

TVT Innovation
Agence de Développement Économique de la Métropole TPM, TVT Innovation installe de nouveaux locaux dédiés au développement de projets innovants. En véritable carrefour de l’innovation sur le territoire, TVT propose dans le bâtiment des Beaux-Arts un ensemble d’espaces et de services avec : Résidence d’entreprises (bureaux pour entreprises en création). Espace de coworking (espace de travail partagé). Espaces de créativité (salles de réunion créatives) et de convivialité (lieu d’échange). Citylab, le laboratoire urbain pour la ville de demain. Bureaux de l’équipe TVT Innovation.
Ces espaces sont accessibles aux entrepreneurs innovants, entreprises, étudiants, écoles, associations, usagers et particuliers de l’écosystème toulonnais. Dans ce quartier de la créativité et de la connaissance, TVT Innovation met l’accent sur les #EdTech et sur les nouvelles formes d’apprentissages : e-learning, co-learning, etc.

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L’école Camondo Méditerranée
Créée à Paris il y a 75 ans, l’école Camondo, qui pour la première fois a été délocalisée, s’installe dans un second site à Toulon face à la Méditerranée. L’école Camondo forme des architectes d’intérieur-designers en délivrant un diplôme de niveau I visé par le Ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche. Elle jouit d’une situation unique en Europe adossée à une institution culturelle française, Les Arts Décoratifs, créée il y a plus de 150 ans dans le sillage des Expositions universelles et dont les collections et les ressources valorisent les arts décoratifs, le design contemporain, les savoir-faire de haute facture des artisans et des industriels tout en participant à leur rayonnement et à leur transmission. Camondo Méditerranée y déploie le même cursus en cinq ans, la même pédagogie pour un même diplôme. La pédagogie de l’école s’inscrira dans le contexte méditerranéen : Pôle Mer, art de la plaisance et du yachting, rapport de l’intérieur à l’extérieur, lien à la nature et aux matériaux bio-sourcés, étude des flux marchands, touristiques et humains, et s’enrichira naturellement de ces influences.
Camondo Méditerranée accueille depuis la rentrée de septembre 2020, trois promotions avant de compter à l’horizon 2022, 150 étudiants de l’année 1 à 5, déployés sur 2 000 m².

Kedge Business School
Kedge BS est une École de management française de référence présente sur 4 campus en France (Paris, Bordeaux, Marseille et Toulon), 2 en Chine, 1 en Afrique et 4 campus associés. Sur son campus de Toulon, Kedge BS accueille près de 400 étudiants qui se forment à deux programmes d’enseignement. D’une part, le Msc Ingénierie d’Affaires, un programme de double compétence qui recrute à partir de Bac+2, et forme chaque année près de 300 étudiants au management des technologies. Et le Kedge Bachelor, qui accueille un peu moins de 100 étudiants sur trois années, un programme Post Bac en management, qui diplôme à Bac+3. Ces deux formations sont visées par l’État.

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Au centre, la fontaine italique et son T de Toulon, de 7,5 mètres de haut, conçu par Didier Marcel

Le nouveau campus de Kedge BS a été conçu pour expérimenter un enseignement d’avant-garde. Connecté, cet espace est entièrement dédié aux méthodes pédagogiques les plus innovantes. KEDGE occupe 2100 m2 et dispose de 11 salles de cours et d’une médiathèque de 140 m2 située au coeur du bâtiment. Cet espace accueille une trentaine de collaborateurs et 350 étudiants.
Ces nombreux atouts permettent à Kedge BS Toulon d’être encore plus attractif, et ainsi faire venir plus d’étudiants sur Toulon, dans les deux programmes de formation présents sur le campus, le Master of Science Ingénierie d’Affaires, et le Kedge Bachelor.
Comme on peut le voir, rien n’a été laissé au hasard dans ce magnifique navire fait pour éduquer, cultiver, ouvrir d’immenses perspectives aux jeunes qui, de plus en plus, viennent s’installer à Toulon, y trouvant des ouvertures à leurs projets, leurs envies, leurs passions, leur avenir.
Hubert Falco a compris que, pour garder ses jeunes et en faire venir d’autres, il fallait qu’ils aient une envie, une ambition que, jusqu’ici, ils trouvaient à Marseille. Aujourd’hui, Toulon s’ouvre à la jeunesse, à la culture et devient un nouveau pôle d’attraction pour tous, grâce à un maire dynamique qui ne cesse d’embellir sa ville, d’ouvrir des lieux, des jardins où l’on a envie de vivre, entre mer et montagne.
Pendant longtemps, on ne faisait que passer à Toulon, pour aller à Nice ou à Marseille. Aujourd’hui on a envie de s’y arrêter et même de s’y poser, pas seulement pour aller s’y baigner au Mourillon ou prendre le téléphérique du Faron.
C’est une ville qui renaît et où, aujourd’hui, il y fait bon revivre.

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 Jacques Brachet
Photos Monique Scaletta


Six-Fours – La Batterie du Cap Nègre se coiffe et se barbe !

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Rarement on a vu un événement aussi festif dans ce lieu d’Histoire assez austère qui voit défiler des expositions d’arts plastiques.
Mais en ce 16 octobre, la Batterie du Cap Nègre innovait en recevant, non pas de la peinture mais de la mode, de la coiffure venues tout droit du Lycée d’Enseignement Professionnel de la Coudoulière et même un beau barbier venu de Cannes, qui nous offraient une originale exposition sur le thème : «Histoire de la coiffure et du barbier», arts patrimoniaux qui nous font traverser les différentes modes, la coiffure évoluant au longs des siècles, depuis l’Antiquité.
Marie-Paule Cordeiron, professeure de coiffure à «La Coudou» a eu cette magnifique idée de faire travailler ses élèves à travers les modes en leur faisant créer des coiffures incroyables. Chaque élève a donc choisi et créé  une coiffure d’époque et chacun et chacune s’est aussi prêté au jeu pour la porter et se faire photographier dans des costumes d’époque par les photographes Emilie Delamorinière, Pascal Scatena et Emi et Clyde.

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En haut à gauche, notre ami photographe Pascal Scatena, photographié (pour une fois !) avec sa fille qu’il a lui-même photographié.

Des photos aussi somptueuses que les coiffures que portaient ces mannequins d’un jour… Il fallait être très observateur pour reconnaître chacun d’eux, les coiffures et les maquillages d’époque les transformant… sans compter ce satané masque mis par-dessus ces visages !  On a quand même pu les leurs faire enlever pour la photo.
C’est une sacrée organisation, beaucoup de volonté et de passion aussi pour monter cette exposition, à laquelle s’est ajouté Laurent Briard, artisan-barbier de profession depuis 32 ans, tenant son salon boulevard Carnot à Cannes. Coiffeur il était, barbier il l’est devenu puisque aujourd’hui cette profession revient à la mode. Et comme il est passionné par son métier et tout ce qui le concerne, il passe son temps à chiner et collectionner tous les instruments, les objets et il a ainsi créé dans son salon un mini-musée.

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Ainsi découvre-t-on, pour les plus jeunes, des vaporisateurs à poire, ancêtre de la bombe laque, divers ciseaux, chacun ayant une fonction définie, le fameux blaireau redevenu à la mode, les coupe-choux, rasoirs des années 60, des produits cosmétiques qui n’existent plus, des fers à papillotes, à onduler, à gaufrer, à moustaches, remplacés par les fameux babyliss et même un nécessaire de barbier de campagne pour l’armée française, datant de la deuxième guerre mondiale !
Pour la circonstance, il a recréé un salon à la Batterie du Cap Nègre… Et c’’est ainsi que l’adjointe aux Affaires Culturelles, Fabiola Casagrande, est passée sous le mythique casque-séchoir et que Dominique Baviéra, directeur du Pôle Arts Plastiques de Six-Fours s’est fait raser de près par notre maître barbier !
Sympathique intervention dans ce lieu qui n’en n’avait jamais tant vu !
Si cet événement a pu être réalisé c’est grâce à une solide chaîne entourant Marie-Paule Cordeiro : En premier, le principal de l’établissement, Jean-Philippe Toujas, le chef de projet Jean-Yves Staron, les enseignants en coiffure, en maquillage, en français du LEP, le plasticien Francis Ruchet, les photographes suscités ainsi que les fidèles partenaires que sont le Rotary Club de Toulon Ponant et les sociétés Babyliss et l’Oréal.

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Les organisateurs autour de Marie-Paule Cordeiro – A droite : les lauréats

Comme le soulignait Jean-Philippe Toujas, qui, avouait-il, n’était en rien responsable de cet événement mais ayant soutenu à fond Marie-Paule Cordeiro, ce projet n’était pas réservé qu’à la section coiffure car c’est un travail pluridisciplinaire qui a permis à diverses classes, de travailler ensemble, de créer une émulation et une véritable cohésion d’ensemble.
Marie-Paule Cordeiro devait remercier tous les acteurs de ce beau projet et remettre quatre prix à ces concurrents qui se sont attelés à la tâche avec passion, talent et un véritable plaisir.
Laurent Briard avouait le sien de participer à cet événement, regrettant cependant qu’aujourd’hui le métier de la coiffure se perde et qu’ait disparu le CAP coiffure homme (Il n’y a plus que le CAP femme) qui risque de faire perdre un savoir-faire qui est un art à part entière.
Ce vernissage réunissait tous les participants, et ils étaient nombreux.

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Du coup l’adjointe à la Culture préférait réunir tout le monde à l’extérieur avant de faire entrer les gens par petits groupes. Mais la soirée était belle et on écouta avec plaisir et curiosité, son petit cours d’histoire de la coiffure qui remonte aux échoppes grecques et romaines au sein desquelles seuls les hommes se faisaient couper les cheveux, les femmes le faisant chez elles.
On apprit aussi avec surprise que les coiffeurs ne se contentaient pas d’être barbiers ou de «faire le poil» mais ils étaient souvent arracheurs de dents et pratiquaient les saignées, ce qui perdura jusqu’en 1691, sous Louis XIV, qui publia un édit séparant les métiers de barbiers et de chirurgiens … Heureusement, les temps ont changé, les mœurs ont évolué…
A noter encore que les salons de coiffure ne seront ouverts aux femmes qu’à la toute fin du XIXème siècle !
En tout cas, dans cette exposition, la femme y est omniprésente et a conquis une belle place dans ce monde de la coiffure.
Exposition a découvrir absolument.

Jacques Brachet