Archives de l’auteur : Jacques BRACHET

Toulon
L’installation de CAMONDO MÉDITERRANÉE
sur le futur quartier Chalucet

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MAD Paris et la Métropole TPM annoncent l’ouverture, en septembre 2019, d’une école Camondo à Toulon : Camondo Méditerranée. « Ce projet d’envergure est une formidable opportunité pour l’école, située Boulevard Raspail à Paris, de s’agrandir et d’accroître la diversité géographique, sociale et culturelle de ses étudiants en amplifiant son rayonnement international. » annonce le MAD ; c’est une ville côtière exemplaire de la reconstruction (avec les activités de la Marine Nationale, de la plaisance, du yachting, des flux marchands et de la construction navale), forte de la requalification de son centre ancien par la culture et l’enseignement supérieur, une scène nationale, l’École Supérieure d’Art et de Design (ESADTPM), un centre d’art d’intérêt national, l’école Kedge, une grande médiathèque, Toulon se positionne comme un des principaux pôles d’attractivité de la région. Pour TPM, « accueillir une des plus grandes écoles internationales est une nouvelle preuve de l’attractivité de notre territoire ! ».

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 « Camondo Méditerranée » ou Camondo dans un contexte méditerranéen international
La Méditerranée comme partenaire
Imaginer la création d’une antenne de Camondo en bordure de la Méditerranée est source de possibilités infinies : identité architecturale, lien de l’intérieur à l’extérieur, rapport à la nature, aux matériaux spécifiques et localement sourcés, art de la mobilité, du tourisme, des flux marchands et humains, savoir-faire locaux, art de la plaisance et du yachting,…
Autant de sujets qui coloreront un cursus et un diplôme, qui demeure celui du diplôme actuel de Camondo, sans distinction entre les sites, visé depuis 2016 par le Ministère de l’enseignement supérieur. La structuration générale de la pédagogie, qui a fait la réputation de l’école sera transposée dans un contexte, un lieu, et une équipe enseignante très largement renouvelée, mais garante d’une philosophie pédagogique éprouvée.
Envisager la Méditerranée comme partenaire, c’est un défi à relever localement mais aussi dans une relation inédite avec les pays du bassin méditerranéen avec lesquels il faudra nouer des ponts académiques et promouvoir le recrutement de nos étudiants mais aussi de nos enseignants.
Le déploiement d’un projet d’école
Camondo Méditerranée est l’occasion privilégiée, par son recrutement étudiant et enseignant, de donner corps au désir et à la nécessité de développement international de l’école, mais de l’intérieur… C’est un choix fort, qui se distingue de celui des principales écoles d’art appliqué françaises qui développent des antennes internationales. Camondo ambitionne d’attirer à la fois un corps étudiant local, national et international.
Dans cette logique, c’est donc le niveau Master (années 4 et 5) qui serait la tête de pont du projet, avec l’ouverture dès 2019 d’une ou deux classes de 4ème année, avec priorité donnée aux recrutements internationaux. L’enseignement sera à minima bi-langue. Parallèlement, si les conditions d’accueil le permettent et que les étudiants de Camondo Paris en émettent le souhait, une « résidence de diplôme », limitée à 15 étudiants, pourrait prendre place à Toulon et présenter des diplômes Camondo dès juin 2020.
Dès septembre 2020 s’ouvrirait alors le 1er cycle (années 1 à 3 du cycle de 3 ans), pour que se rejoignent en 2022 les deux cycles et qu’ils forment ainsi un cursus complet.
Composée de deux ateliers de projet par année (30 étudiants), l’école atteindra ainsi à cette date l’effectif cible de 150 étudiants, constituant ainsi l’échelle d’un corps étudiant et enseignant capable de porter et de nourrir une identité et une pensée d’école.
Le lien indispensable avec Paris se matérialisera par des échanges étudiants, enseignants, des résidences temporaires d’ateliers de projet et des workshops intensifs croisés entre les deux lieux de ce Camondo élargi.
Les liens au territoire
Le projet pédagogique s’ancrera aussi localement, tant par la sélection des étudiants que par la conclusion de partenariats pédagogiques autour de la force du Pôle Mer sur TPM, des savoir-faire locaux (les étudiants participeront à un programme spécifique de découverte des savoir-faire – Atelier Campus), et puisera aussi sa force dans la philosophie et le rayonnement artistique de la villa Noailles, dont les valeurs croisent celle de Camondo : rapport aux ensembliers, croisement des disciplines artistiques, liberté de création et promotion des générations en devenir.
Des parrains de projets, issus des prestigieux jurys de la villa Noailles, tant en architecture intérieure qu’en design, renforceront la dimension nationale et internationale du projet.
La constitution d’un véritable campus d’enseignement supérieur avec l’Ecole d’Art et de Design TPM, l’école Kedge et la médiathèque seront autant d’atouts qui permettront au projet de se déployer en intelligence et complémentarité avec ces acteurs importants de l’enseignement supérieur (partage des outils avec l’ESADTPM, modules de management croisés avec Kedge, partenariat avec les ressources de connaissances de la médiathèque).
Les moyens d’un projet novateur
Les espaces d’une école contemporaine : Camondo Méditerranée est l’occasion d’offrir à ses étudiants des moyens d’expérimentation de l’espace et des services complémentaires de ceux offerts à Paris (bibliothèque, atelier bois).
Déployée sur deux plateaux de 1000 m2 chacun, l’école offrira sur l’un d’entre eux un espace partagé de travail et d’expérimentation des étudiants, où équipes administratives et enseignantes travailleront dans un espace ouvert. Un cube d’expérimentation de l’espace permettra d’éprouver à l’échelle 1 les espaces, les ambiances (couleur, lumière et son) dans une agora mobile et décloisonnée.
Les deux plateaux qui accueilleront l’école seront entièrement mobiles pour pouvoir transformer l’école en lieu d’exposition, en période de diplômes, de portes ouvertes, d’événement ou du festival Design Parade.
La modularité des espaces préservera la possibilité d’intégrer à terme dans le projet de l’école des modules de formation continue, ou d’une classe préparatoire aux concours des écoles d’art, d’art appliqué ou d’architecture.
Ouverte du lundi au samedi (9h-21h), Camondo Méditerranée se pense comme un lieu d’expérimentation et de vie pour les 3 corps constitutifs d’une école : corps étudiant, corps enseignant et équipe d’administration et d’animation de l’école, composée de 7 personnes permanentes.
Une pédagogie adaptée 
Constituée de près de 80 enseignants/intervenants à Paris pour 350 étudiants, l’équipe pédagogique s’élèverait à environ 20 enseignants à Toulon, en régime de croisière (pour 150 étudiants), tenant compte des liens pédagogiques avec l’ESAD et l’école Kedge.
Les grands intervenants, qui enseigneront le projet, encadreront les mémoires et dirigeront les diplômes seront d’envergure nationale et internationale, ce que le partenariat avec la villa Noailles, pourvoyeur de prestigieux présidents et membres de jury depuis près de15 ans pourra faciliter, au-delà de la notoriété de Camondo et de l’attractivité du projet et de sa localisation.
Le coeur de la pédagogie de ces ateliers pourra être assuré par des enseignants volontaires de Camondo, des enseignants locaux et par de jeunes designers et architectes d’intérieur issus de près de 15 années de concours de la Villa, formés préalablement à la méthodologie pédagogique de Camondo et invités en résidence.
C’est ainsi que se constituerait un jeune corps enseignant doublement « apprenant » : des étudiants qu’ils encadrent et des grands intervenants qui les guideront sur une méthodologie pédagogique et les nourriront de leurs regards d’experts confirmés.

Max BOUBLIL dans une série déjantée : « Mike »

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Par une suite de quiproquos, j’ai failli rater mon rendez-vous avec Max Boublil. Changement d’hôtel, annulation de rendez-vous sans que j’en sois prévenu mais, joli hasard de fin de festival, je tombe sur lui alors qu’il part prendre son petit déjeuner. Surpris croyant en avoir fini avec les journalistes, il me propose alors de l’accompagner sur le port, sous un soleil radieux. Chance encore, voilà qu’arrive Frédéric Hazan, le réalisateur de la série « Mike » dans laquelle joue Max, présentée à la Rochelle.
Après trois jours de folie festivalière, si l’on a beaucoup travaillé dans une ambiance on ne peut plus sympathique, on ne peut pas dire qu’on ait beaucoup ri dans les salles.
On est dimanche matin, le festival est terminé, un peu naze après ces trois jours de folie et avant de repartir pour douze heures de voyage vers Toulon, quel plaisir de retrouver ce port redevenu calme par une telle belle journée.
Et quoi de mieux que de terminer par un grand éclat de rire !
C’est vrai que l’on a beaucoup ri lors de la projection de « Mike » qui a obtenu une ovation, et durant notre rencontre, les rires vont se prolonger car Max et Fred ne sont pas des tristes, se balançant des vannes à tout bout de champ, répondant à mes questions avec un humour aussi déjanté que dans la série. Ces deux là, ils ne pouvaient pas se manquer car ils sont vraiment sur la même longueur d’ondes.
Ce fut donc une grande bouffée d’air frais pour clore le festival car plus cool qu’eux, tu meurs… de rire, évidemment !
C’est donc l’histoire de Mike, qui fut au début des années 2000 un chanteur en vogue en vendant un million de disques sur un seul tube « Dis-le moi en face ». Et puis, comme beaucoup d’idoles météorite, il devint aussi vite un « has been ». Séparé de Caroline avec qui il a eu une fille, Mike ne vit que pour reconquérir sa femme et sa gloire passée. Mais il est un être très déséquilibré, autodestructeur, qui fait un peu tout et n’importe quoi pour cette reconquête.
Ce pourrait être un drame mais Fred et Max nous offrent là une comédie totalement déjantée, qui roule à deux cents à l’heure avec coups de théâtres, quiproquos, situations folles où, outre Max qui y est incroyable, on retrouve une pléiade de comédiens inattendus dans des rôles totalement loufoques : Richard Berry, Claire Nadeau, Sainclair, Plilippe Katherine, Julien Boisselier et quelques autres, dans des personnages jouissifs.

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Max, Fred, comment avez-vous eu l’idée de cette série iconoclaste ?
Durant un an nous avons écrit courageusement ensemble, dans des cafés, sans savoir ce qui allait en sortir. C’est une fois écrit que nous sommes allés voir des producteurs et nous avons eu la chance que ça plaise aussitôt. Il n’y a pas eu de galère, pas plus avec les comédiens que nous sommes allés chercher pour leur proposer des rôles totalement à contre-emploi, avec le risque qu’ils refusent de jouer dans cet étrange objet et en plus, malgré les petits budgets que nous avions.
Nous avons très vite démarré le tournage et nous avons tourné 12 épisodes de 26′ en 37 jours !
Record battu !
C’était risqué de proposer une série tellement hors norme ?
On ne s’est pas posé la question, d’autant que de la part d’OCS, il y a eu une confiance totale. Il n’y a eu aucune interférence, on nous a laissé une totale liberté.
Quelle est votre façon de travailler ensemble ?
On se parle beaucoup, on écrit beaucoup à quatre mains, on joue toutes les scènes, on dit tous les dialogues et comme on n’est pas susceptible, on se dit vite si ça fonctionne ou pas.
Max : Il faut dire qu’on se connaît depuis des années, on fait du kitesurf ensemble, on se voit souvent, on est toujours en contact.
L’idée et partie de quoi ?
Max : D’une nouvelle que j’avais écrite sur un chanteur qui avait eu une gloire passagère et qui veut essayer de la retrouver, que j’ai faite lire à Fred.
Fred : J’ai d’abord corrigé les fautes d’orthographe, ce qui m’a pris un certain temps ! Et puis je me suis dit que c’était une super idée. J’ai tout de suite pensé que c’était un sujet à développer pour une série.
Et vous voilà à la Rochelle avec votre OVNI !
Fred : Oui, avec quand même un peu peur de la réaction qu’allait avoir le public mais on a très vite été rassuré de l’entendre rire.
Max : Et surtout, on a été surpris de voir que les pros qui étaient dans la salle riaient aussi. C’est vrai que tout ça était encourageant. D’autant que c’est loin d’être politiquement correct, que c’est une série décomplexée.
Fred : Max est dans le film, ce qu’on appelle « un beautiful loser », tous les rôles sont totalement improbables et on n’a même pas épargné les femmes ! On les a mises au même niveau que les hommes.

C D

Fred, comment définirais-tu Max ?
Ce n’est pas ce qu’on appelle un vrai comique, c’est un clown saltimbanque…
Max : On m’appelle le petit poulbot du rire !
Votre complicité est énorme et communicative !
Max : En fait, on est comme un couple mais sans sexe…
Fred : Mais tout peut encore arriver !
Nous n’avons pas l’habitude de voir de telles comédies
Fred : En France c’est encore difficile à faire. On est loin de la culture anglo-saxone, des sitcoms à l’américaine. On vit dans une époque assez désespérante et tout le monde écrit des trucs désespérants
Parlez-moi chacun de votre cheminement
Fred : Je suis un homme de l’ombre ! J’espère ne pas y repartir !
J’ai commencé comme auteur à la télé, il y a 15 ans. J’ai aussi beaucoup écrit pour la radio, durant trois ans j’ai travaillé sur les Guignols. J’ai d’ailleurs failli être réparateur des marionnettes ! J’ai également écrit pour des humoristes, Elie Seimoun, Kad Merad. J’ai été auteur et animateur sur Virgin Radio. Chez moi, il y a toujours eu ce moteur comique.
Max : Il ne vous le dira pas mais ado, il était gros et subissait des sarcasmes. Ca l’a fait réagir.
Fred : J’avais aussi un père qui vannait pas mal, avec lequel on avait le droit de répondre. C’est là que j’ai, moi aussi, commencé à vanner. J’étais prêt à tout pour faire rire les gens.
Max : Moi, j’ai commencé ado. A 16 ans, je tournais à St Tropez « Sous le soleil »
Fed : Il a aussi fait des défilés de mode car c’était un beau mec, lui !
Max : Comme Fred, j’ai toujours voulu faire rire les gens. J’ai commencé sur les réseaux sociaux. Lorsque j’ai fait le fameux clip et la chanson « Tu vas prendre », tout s’est déclenché très vite. Ca a plu à un public de jeunes. J’ai fait aussi des pubs (Crunch, Yoplait…), du stand up. J’ai tourné quelques films comme « La vérité si je mens », « Des gens qui s’embrassent »…
Reviendras-tu au seul en scène ?
Depuis quelques temps ça me démange et d’avoir vu Mathieu Madénian à la soirée de clôture et cette salle pleine lui faire une ovation, je me suis rendu compte qu’il fallait que j’y retourne.
Avez-vous encore des projets ensemble ?
Fed: Un scénario pour le cinéma
Max : Et je voudrais que cette fois il joue avec moi

MYKE

Durant cet entretien sympathique au soleil, une toute belle jeune femme vient nous rejoindre : Leslie Médina, qui joue dans la série.
Leslie, comment êtes-vous entrée dans le monde de ces deux zigotos ?
Par casting, tout simplement !
Fred : J’avais envie qu’elle joue face à Max car elle est beaucoup plus belle que lui !
Facile de se faire une place entre eux ?
C’est vrai, ce sont des tordus mais de gentils tordus ! Et j’avoue que nous n’avons pas arrêté de rire ensemble. Ca a été un tournage très joyeux.
Quel est votre parcours ?
J’ai été la fille de Jugnot dans « Camping », j’ai fait « Mon poussin » avec Isabelle Lanty, j’ai tourné une série pour TF1 « Une chance de trop » avec Alexandra Lamy. J’ai aussi joué le rôle d’une sommelière dans la série « Chefs ».
Beaucoup de comédies ?
Oui, j’adore ce genre et je suis ravie d’avoir commencé par ça avec plein de grands acteurs qui m’ont beaucoup appris. Ca va me permettre d’aborder des rôles plus dramatiques.
Quel a été le déclic de votre vocation ?
Je suis Lyonnaise et j’ai toujours été passionnée par Guignol. C’est ce qui m’a donné l’envie de faire ce métier.
Et aujourd’hui je joue avec deux guignols !!!

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Propos recueillis par Jacques Brachet
« Mike », à partir du 24 janvier, à raison de deux épisodes le jeudi soir sur OCS

Toulon -Théâtre Liberté – Scène nationale
Songbook

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Benjamin Biolay et Melvin Poupaud ont trouvé le titre idéal avec « Songbook »pour leur spectacle, puisque le Songbook est un répertoire de chansons. C’est donc à un florilège de chansons françaises, et des meilleures, tant anciennes que d’aujourd’hui auquel nous allons assister. Preuve que la grande chanson française ne meurt pas.
Grand piano côté jardin, batterie côté cour, un block de synthétiseurs au centre en arrière plan, deux guitares et une basse électrique posées sur leur stand, deux chaises en bois, deux micros. En fond de scène un rideau qui va capter les éclairages, doux et discrets, chaque fois en accord avec l’esprit de la chanson. Voilà pour le décor.
Entrent en scène les deux protagonistes. Benjamin Biolay en costume gris de jeune homme de bonne famille, chemise blanche col ouvert, souliers noirs. Melvil Poupaud costume gris croisé, cravate, Borsalino sur la tête, chaussures blanches et noires façon Derby. Un vrai caïd des années 20/30. Puis le pianiste-claviériste-accordéoniste tout de noir vêtu.
Contrastes vestimentaires qui vont servir très subtilement d’éléments de mise en scène.
Les deux chanteurs-comédiens, nés la même année, sont aussi des musiciens accomplis. Melvil : batterie, guitare, basse électrique et harmonica. Benjamin : piano, guitare, et trompette avec un bon son new-orleans, mais quel concerto de canards, on lui pardonne tant ceci se passe dans la bonne humeur et l’humour.
Benjamin Biolay possède une voix chaude de baryton, avec du grain et une puissance maîtrisée. Melvin Poupaud a une voix plus douce, très crooner, là encore le contraste dans les interprétations apporte des attraits supplémentaires.

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Tout est donc en place pour une belle soirée cabaret, et telle fut-elle, très belle même. On se sent très proche des artistes, avec l’impression d’être assis à la première table devant la scène.
Chaque chanson est mise en scène selon son climat. Par exemple « Tu t’laisses aller » d’Aznavour est jouée d’une façon drôle et délicieuse, chacun étant à tour de rôle le mari, ou la femme. « Maman-Papa » de Brassens (chanté jadis avec Patachou) en tempo très rapide reprend une nouvelle vie. Idem avec la chanson de Léo Ferré «Jolie Môme », ils détaillent avec gourmandise et postures « T’es toute nue sous ton pull… ». Beau moment de nostalgie quand Melvin Poupaud s’accompagnant à la guitare susurre « Le jardin d’hiver » que Benjamin avait composé pour Henri Salvador. Il y aura même un hommage à Rina Ketty (seuls les plus de 70 ans doivent se souvenir d’elle, et encore !) avec son fameux tango « Pardonne-moi » de 1939, interprété avec une gentille moquerie. Gainsbourg, et d’autres ne furent pas oubliés. Etonnant qu’ils n’aient pas mis « Vieille Canaille » à leur répertoire.
Toutes les chansons, quels que soient les auteurs, sont à citer. Chacune est un bijou rutilant. Bien sûr ils en interprétèrent quelques-unes, parmi les plus fortes, de Benjamin Biolay, l’un des grands compositeurs de chansons d’hier et d’aujourd’hui. Il nous a offert pas mal de chefs-d’œuvre, et un bon nombre d’artistes lui doivent une part de leur succès.
Gros bémol à propos de la sono : trop forte pendant au moins les trois quarts du spectacle; cela empêche de comprendre les paroles et gâche la sonorité des instruments et la beauté des voix.
Fin de spectacle original, des hommes en blouse blanche viennent sur scène et emportent petit à petit les instruments, sous les huées amusées de la salle pleine à craquer ; le concert se termine en trio accordéon, caisse claire, guitare… puis plus rien.

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On sent la connivence, le plaisir des trois artistes à être là, sur scène, entre eux et pour nous. Tout est fait avec légèreté, élégance et un brin d’humour. On ne peut que se laisser prendre et emporter par le charme de ce spectacle.

Serge Baudot

Six-Fours les Plages
de Malraux à Daudet, de la musique à l’humour

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Grâce à une municipalité et un service culturel très actifs et ouvert, Six-Fours s’est doté d’un cinéma, le Six N’étoiles , où il se passe plein de choses grâce à Paul Bertin, Jérôme Quaretti et Noémie Dumas, d’une salle de concerts avec l’Espace Malraux où Vincent Lechat nous propose un programme éclectique qui va du pop au jazz, du rap au reggae, de l’électro à la chanson française. Enfin, le Théâtre Daudet où, grâce à Jérôme Leleu, l »humour est roi, décliné sous toutes ses formes du stand up à l’impro en passant par les one man shows, la comédie, la magie, l’hypnose et même le mime !
Les six-fournais et les habitants des villes alentours sont très gâtés donc et Six-Fours fait partie de ces villes varoises où l’on peut découvrir plein de spectacles et d’artistes.
Pour cette rentrée 2019, Jérôme Leleu et Dominique Ducasse, adjointe au service culturel de la ville, nous avaient donné un sympathique rendez-vous pour nous présenter leurs vœux et nous parler de cette saison qui démarre et ne s’arrêtera pas jusqu’à l’été.
Rencontre d’autant plus sympathique que Jérôme venait avec, d’abord son épouse qui aujourd’hui prend en main l’accueil de Daudet, Jérôme devant aussi s’occuper d’autres salles de spectacles dont l’Oméga Live de Toulon. Et aussi avec Guillaume Bats, qui est une des révélations de ces dernières années du spectacle seul en scène. Personnage « hors cadre », comme le titre de son one man show l’indique, Guillaume avait à la base tous les handicaps possibles mais il avait la foi, l’humour, l’énergie, la volonté et a fait de son handicap, une réussite aujourd’hui incontestable.
La vie ne l’a pas épargné et aujourd’hui il n’épargne pas la vie et le lui rend bien et peut tout se permettre même si quelquefois son humour est irrévérencieux et corrosif.
« Il est – nous dit Jérôme, qui est devenu son ami – le miroir de notre société, de nos états d’âme, des états du temps, des travers de l’homme ». Et ça le définit bien.
« A ma naissance – nous avoue-t-il – on ne donnait pas cher de ma vie et pourtant je suis là aujourd’hui. Mon parcours a été chaotique. Jusqu’au jour où je me suis dit que, puisqu’on riait de moi, autant que j’en rie moi-même et que je fasse rire les autres. Je suis alors monté à Paris bien décidé à maîtriser ce rire à mon avantage, en abordant plein de thèmes à travers mon histoire, avec beaucoup d’autodérision »

B C A

Et c’est vrai que sur scène il décape, le bougre et ne s’interdit rien qu’il parle de handicap, de sexe, de politique, toujours avec un humour qui peut quelquefois être à la limite du cynisme et de la bienséance tant il est impertinent, insolent et pourtant tellement drôle et touchant.
Guillaume Bats a su se faire aimer « malgré tout », aussi bien du public que de ses confrères comme Kavanagh, Bigard, et deux autres lurons nommés Arnaud Tsamère et Jeremy Ferrari avec qui il a créé à Paris, un sketch dans son spectacle. Tous deux sont venus improviser « Notre Dame de Paris » et, nous avoue-t-il : « Le sketch est complètement partie en c…les, d’abord parce que j’ai oublié mon texte, que nous avons improvisé et que ce qui devait durer dix minutes s’est prolongé vingt-cinq minutes ! Sans compter qu’Arnaud en Esméralda, ça n’était pas triste ! »
Guillaume, accompagné de son chien blanc de blanc nommé… Obama, ça vaut le détour et l’année humoristique a donc bien commencé à l’Oméga Live où il se produisait vendredi, suivi de Daudet ce samedi.
Après que Dominique Ducasse nous ait présenté la saison musicale de Malraux*, Jérôme nous a présenté sa saison à Daudet, où il a u mêler les genres, les nouveaux à qui il offre une scène, les « vedettes » d’aujourd’hui et même les stars qui lui font aujourd’hui tellement confiance qu’elles viennent roder et tester leur nouveau spectacle avant Paris. Ainsi au fil des mois verra-t-on revenir Tano (18 janvier), Warren Zavatta (2 février), Patrick Cottet Moine (9 février), Yves Pujol (23 mars), Maxime (29 mars) et quelques autres, pour finir en beauté avec le retour d’un « two man show » avec les frères Taloche.
Bien évidemment nous vous tiendrons informés de la programmation que vous pouvez d’ores et déjà découvrir en son entier sur www.fantaisie-prod.com.
Le duo Jérôme-Dominique semble fonctionner à merveille puisque Jérôme a remercié Dominique pour son accueil et son accompagnement et que Dominique en a fait autant en le félicitant pour la qualité de sa programmation et son accueil avec le public.
Bref, l’atmosphère fut sur le signe de l’amitié, de l’humour bien sur et Obama manifesta sa joie d’être en si bonne compagnie !
Un peu de rire et de chaleur en ces temps perturbés, ça fait du bien à tout le monde !

Jacques Brachet
*Prochaines dates à Malraux : 15 mars : Odezienne – 16 mars : Dafur Arnalds – 4 avril : Miossec – 11 avril : Tiken Jah Fakdy – 19 avril : RK – 23 mai : Hailey Tuck

Toulon – Janvier à l’Espace Comédia

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Mardi 15 janvier 20h45
M. Ibrahim et les fleurs du Coran d’Eric-Emmanuel Schmitt
Par le Théâtre du Sablier – Mise en scène et interprétation Prosper Diss
Ce texte est un lieu de réflexion sur l’amitié, la force de vivre, la tolérance.
Fable, conte, voyage initiatique…
Emprunt de philosophie, d’amour et d’humanité, ce texte touche le cœur de tous les hommes. On devrait tous avoir la chance de rencontrer un Monsieur Ibrahim dans notre vie…
Paris, Rue Bleue. Dans les années 60.
Moïse (Momo), un garçon juif de onze ans livré à lui-même, devient l’ami du vieil épicier
arabe de la Rue Bleue.
Abandonné par sa mère, il supporte de moins en moins de vivre seul avec son père. Il doit tout faire : laver, étudier, cuisiner, porter les commissions, vivre seul dans un appartement noir, vide et sans amour, être esclave d’un avocat sans affaires et sans femme…
Un jour le regard de Momo croise celui de Monsieur Ibrahim qui contemple la vie du haut de son tabouret et, de conversation en conversation, la vie devient plus souriante, les choses ordinaires extraordinaires…
Grâce au vieil arabe soufi, Momo entame un long voyage initiatique où il découvrira la bonté, l’amour et même l’adoption. Comme promis, Monsieur Ibrahim l’emmènera à sa mer de naissance. Il y décédera.
De retour à Paris, Momo découvrira que Monsieur Ibrahim lui a tout légué, son épicerie de la Rue Bleue qui n’est toujours pas bleue, son vieux Coran et son argent.
Pour tout le monde, Momo devient à son tout l’arabe du coin.

thumbnail_Monsieur Ibrahim thumbnail__MG_8260T-crédit S. Laurent

Vendredi 25 janvier 20h45
« Un rapport sur la banalité de l’amour » de Mario Diament
Mise en scène : André Nerman – Avec Emmanuelle Wion et André Nerman
Nous sommes en 1925 en Allemagne. Martin Heidegger est professeur de philosophie à l’Université de Marbourg. Son étudiante Hannah Arendt est subjuguée par cet homme brillant. Ils deviennent très vite amants. Dans ce pays vaincu les idées nazies gagnent du terrain. Hannah est juive. Elle est effrayée et révoltée par l’ascension de Hitler. Martin croit voir en ce mouvement un renouveau pour l’Allemagne et se compromet un temps avec les nazis. En dépit de ce fossé qui les sépare, les amants se retrouvent régulièrement.
Au cours de cinq rencontres entre 1925 et 1950, nous allons suivre l’histoire passionnée et tumultueuse de ces deux génies de la pensée du XXème siècle.
« Ce qui sépare les amants du monde qui les entoure, c’est le fait qu’ils soient dépourvus de monde, que le monde se consume entre les amants. » (Hannah Arendt)
Cette pièce est aujourd’hui d’une brûlante actualité : dans un monde amnésique menacé par la montée des populismes, l’Histoire nous rappelle comment même les plus grands esprits peuvent se laisser happer par la spirale sournoise de la barbarie.
A l’inverse de beaucoup d’intellectuels et d’artistes qui ont su s’arrêter à temps (comme l’École du Bauhaus qui a inspiré le décor) Martin Heidegger a fait un pas de trop… Et dans ce contexte dramatique, cette histoire d’amour passionnée et somme toute « banale » met en lumière le conflit inextricable entre les convictions et les actions, le désir et les sentiments. Hannah dans sa détresse et dans son combat contre le totalitarisme ne peut cesser d’aimer Martin qui ne l’oubliera jamais…
Un amour d’une telle puissance que les idées mêmes en sont bousculées, dans la tentative désespérée, non pas de comprendre, mais de pardonner ou d’obtenir le pardon.
André Nerman

 

La Seyne sur Mer
Art Bop 2019: Jazz au fort Napoléon

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Rappelons qu’Art Bop, depuis 2017, fait partie du collectif « Jazz sur la ville » qui regroupe la majorité des structures jazz du Var et des Bouches du Rhône, profitant ainsi d’une large ouverture vers les public du Sud.
Voici donc le programme pour le premier semestre 2019. On y retrouve avec plaisir des musiciens habitués d’Art Bop, et qui savent inviter avec générosité quelques autres de leurs compères de plus ou moins grand renom, mais toujours de qualité et parfaitement ancrés dans le jazz, prolongeant ainsi la philosophie du défunt et regretté festival de Robert Bonaccorsi et André Jaume, qui se tint pendant une trentaine d’années dans la cour de ce magnifique lieu.
Art Bop sait aussi provoquer des rencontres (voir le programme), donner une place à de jeunes artistes, telle Andrea Caparros par exemple, ainsi qu’à de nouveaux groupes.
J’ajouterai que c’est le seul endroit de Toulon et sa région où l’on peut écouter du jazz régulièrement, et ce dans une ambiance club très sympathique.

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11 janvier 2019 « Andrea Caparros 4tet »
Emile Melenchon : guitare – Andrea Caparros : piano, chant – Arnaud Pacini : contrebasse
Jessy Rakotomanga : batterie
01 février 2019 « Daoelectro »
Pierre de Bethman : piano – Christophe dal Sasso: flûte claviers – Sylvain Ghio: batterie
01 mars 2019 « Soul Jazz Rebells »
Christian Tonton Salut : batterie – Jean Vernhères : sax tenor – Cyril Amourette : guitare
Hervé Saint Guirons : orgue
05 avril 2019 « Philippe Duchemin Trio »
Philippe Duchemin : piano – Christophe Le Van : contrebasse – Philippe Le Van : batterie
10 mai 2019 « Duo »
Enzo Carniel : piano – Olivier Miconi : trompette
24 mai 2019   «Anne Santelli Trio »
Anne Santelli : piano, chant – Pierre Fenichel :contrebasse – Paul Pioli : guitare

 Ouverture des portes à 21 heures – Concert à 21h30 – Pas de réservations
Renseignements: 04 94 09 47 18 – 06 87 71 59 30 – michel.le-gat@orange.fr

France 2 :
« Philharmonia », une nouvelle série à partir de 23 janvier

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Ce fut l’un de mes coups de foudre lors du dernier Festival de la Fiction TV de la Rochelle et ce, pour plusieurs raisons.
La première est que c’est une histoire qui se déroule dans le milieu de la musique classique, ce qui en fait une rareté. La seconde est que c’est un thriller psychologique fait de coups de théâtres, d’une intrigue complexe à rebondissements multiples. La troisième est que l’histoire est totalement emmenée par la musique. De la musique classique mais aussi des musiques originales signées par Etienne Perruchon et Eduardo Noya. Enfin, la distribution y est étincelante, menée par Marie-Sophie Ferdane entourée entre autres de Jacques Weber, François Vincentelli, Tomer Sisley, Laurent Bateau, Véronique Jannot, Tom Novembre et la lumineuse jeune comédienne Lina el Arabi, entre autres…

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Le tout mené à la baguette par l’Orchestre National d’Île de France et tourné dans l’auditorium Pierre Boulez de la Philharmonie de Paris.
Plusieurs sujets sont abordés dans cette série pas comme les autres : tout d’abord, la venue, à la tête de l’orchestre, afin de le sauver car il est en perdition, d’une femme, musicienne surdouée à la réputation sulfureuse, Hélène Barizet (M.S Ferdane), ce qui est encore rarissime de nos jours et ce qui ne plaît pas à quelques membres de l’orchestre plutôt machistes dont le meneur est François Vincentelli. D’où une rébellion qui va sourdre et s’amplifier lorsqu’elle balaie le premier violon, pourtant son ami (Tom Novembre) pour y placer une toute jeune et douée violoniste (Lina el Arab). Par ailleurs, son couple vacille et arrive, en mécène de l’orchestre, son ex (Tomer Sisley). Là-dessus va ressortir un secret de famille, une malédiction révélée par son père luthier (Jacques Weber). D’autres histoires vont se greffer, quelques morts suspectes, durant ces six épisodes de 52 minutes créés par Marine Gacem, Laura Piani et Clara Bourreau et réalisés par le réalisateur québécois Louis Choquette.

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H
François Vincentelli, Marie-Sophie Ferdane, Tom Novembre, Louis Choquette

C’est une splendide fresque chorale qui vous tient en haleine d’un bout à l’autre, portée par la musique – les musiques devrais-je dire – qui apporte son lot d’émotion et vous emporte. A noter que si les comédiens sont doublés pour la musique, par les soliste de l’orchestre, tous ont été coachés afin que chaque geste soit réel, ce qui est une performance.
En finale, tout le monde va trouver son compte dans cette série originale, des amateurs de thrillers aux amateurs de musique, dans des intrigues bien menées et maîtrisées, dans une ambiance assez lourde même si la musique est sensée adoucir les mœurs !
Un très beau cadeau que nous fait France Télévision.

Jacques Brachet

Opéra de Toulon – TURANDOT – de Puccini

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vendredi 25 janvier 20h – dimanche 27 janvier 14h30 – Mardi 29 janvier 20h
Opéra en trois actes de Giacomo Puccini (1858-1924) – Final complété par Luciano Berio (1925-2003) – Livret de Giuseppe Adami et Renato Simoni – D’après la pièce de Carlo Gozzi
Mise en scène Federico Grazzini – Chorégraphie Marta Iagatti
Avec Gabriela Georgieva – Adriana Gonzalez -Amadi Lagha – Luiz-Ottavio Faria – Olivier Dumait Frédéric Goncalves – Antoine Chenuet – Vincent Ordonneau – Sébastien Lemoine
Orchestre et Chœur de l’Opéra de Toulon dirigés par Jurjen Hempel

UN OPERA INACHEV -. Notes de Federico GRAZZIANI
(…) Le final est le moment le plus important de cet opéra. Pour compléter le travail inachevé de Puccini, nous avons choisi le final de Luciano Berio.
Berio, par une utilisation intelligente des coupures, augmente l’ambiguïté et la signification latente de l’histoire qui transcende les catégories traditionnelles du drame. Les catégories «fin heureuse» ou «fin tragique» perdent leur sens. Dans la musique de Berio nous avons une fin suspendue sans triomphalisme. Le corps sans vie de Liù est sur scène jusqu’à la fin, sa présence tragique ajoute au duo un troisième pôle dramatique. La mort de Liù ne doit pas être interprétée d’un point de vue réaliste. À notre avis, toute sa force réside dans sa valeur symbolique. Le thème central de Turandot est la rédemption. Turandot et Calaf, grâce à la mort de Liù, peuvent renaître et être régénérés.
Le récit du prince Calaf et de la princesse chinoise raconte comment le soleil peut transformer l’obscurité, victoire de la conscience sur les pulsions les plus primitives par le biais de l’amour.
Le rideau se ferme montrant le corps de Liù sur une scène vide, éclairée par la lumière naturelle d’un nouveau jour.
Tout changement nécessite le sacrifice d’une partie de nous-mêmes (…)
Federico GRAZZIANI
Originaire de Florence, Federico Grazzini a d’abord étudié le théâtre en tant que comédien et plus tard comme metteur en scène. Il a fait ses débuts au Teatro Puccini de Florence avec La Casa di Asterione de Jorge Luis Borges en 2004. Il étudie la dramaturgie à l’Académie d’Art Dramatique Shukinskaja de Moscou. Il obtient son diplôme en 2008 à la «Scuola d’Arte Drammatica Paolo Grassi» à Milan, où il met en scène Expoi au Piccolo Teatro di Milano.
Il a travaillé pour le projet éducatif Operadomani, Operait et OperaKids d’après Nabucco, les représentations ont eu lieu en 2011 au Teatro Sociale de Come et en 2012 à l’Opéra Royal de Wallonie, dans sa version française. Les productions de Federico Grazzini en Italie et en Europe incluent Carmina Burana au Teatro Dal Verme de Milan (2008), Hänsel et Gretel et Rigoletto au Teatro Sociale di Como (2009), Gianni di Parigi de Donizetti au Festival della Val d’Itria à Martina franca (2010) et au Wexford Opera Festival (2011), Little Sweep de Britten au Teatro Regio de Turin (2013) et Der Fliegende Holländer au Teatro Ponchielli di Cremona (2013), Pagliacci et Gianni Schicchi au Teatro Regio di Parma (2014), Turandot à l’Opéra de Nice (2014), Hänsel et Gretel à l’Opéra de Rouen (2014).
En 2015 au Festival de Macerata, il a réalisé la nouvelle production de Rigoletto qui a connu un grand succès. En 2016, sa nouvelle production de Nabucco a été présentée aux Thermes de Caracalla à Rome. La même année, il a signé Pagliacci et Il Tabarro à l’Opéra national de Corée.
En 2017 pour le théâtre d’Erfurt, il réalise Roméo et Juliette de Gounod et à Rome il fait revivre Nabucco aux Thermes de Caracalla. à Spoleto, il a mis en scène la création mondiale de l’opéra Fammi udire la tua voce d’Adriano Guarnieri.

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Gabriela Georgieva, soprano (Turandot)
Gabriela Georgieva est diplômée de l’Académie nationale demusique de Sofia. Elle se perfectionne à l’Académie «BorisChristoff» de Rome. Elle travaille avec Kaludy Kaludow et GhenaDimitrova. Elle commence sa carrière à Varna, en Bulgarie avecLeonora/Il Trovatore en 2002 puis chante à l’Opéra nationalde Sofia, Amelia/Un Ballo in Maschera. Elle est lauréate denombreux concours nationaux et internationaux. Son répertoire comprend entre autres Didon/Didon et Énée, Abigaille/Nabucco, Odabella/Attila, Leonora/Il Trovatore, Amelia/Un ballo in maschera, Elisabetta/Don Carlo, Aïda, Maddalena/Andrea Chenier, Tosca, Suor Angelica, Manon Lescaut, Santuzza/ Cavalleria Rusticana, La Gioconda… En 2009, elle interprète Turandot à Sofia puis Abigaille/Nabucco à Graz, Aïda à Barcelone et à Madrid. Entre 2010 et 2012, elle chante notamment les rôles d’Abigaille/Nabucco et d’Amelia/Un Ballo in Maschera à Zürich, Tosca à Berne, Turandot et Abigaille/Nabucco à Sofia, Aïda à Rome. En 2013, elle chante à Zürich le rôle d’Amelia, puis celui d’Abigaille avec Roberto Alagna, au Wiener Staatsoper. En 2014, elle chante Tosca, Aïda et Elisabetta aux opéras de Sofia et Zagreb. En 2018, elle a chanté Odabella/Attila, Elisabetta/Don Carlo, Abigaille/Nabucco et Turandot à Sofia, Mexico et Maribor.
Elle a aussi chanté Yana/Yana’s Nine Brothers de Lubomir Pipkov à Sofia et La Gioconda à Varna

Toulon: CHALUCET Labellisé EcoQuartier

Communique Presse Base

jeudi 13 décembre, le quartier de la créativité et de la connaissance Chalucet à Toulon, a été labélisé EcoQuartier. Ce label, décerné par le ministère de la Cohésion des Territoires et des Relations avec les Collectivités Territoriales et le ministère de la Transition écologique et Solidaire, vient récompenser ce projet car il représente, par son exemplarité environnementale, la volonté de développement urbain durable et la transition écologique du territoire métropolitain.
Les ÉcoQuartiers en France
La démarche ÉcoQuartier, portée conjointement par le ministère de la Cohésion des Territoires et le ministère de la Transition écologique et Solidaire, vise à favoriser l’émergence d’une nouvelle façon de concevoir, de construire et de gérer la ville durablement. Un ÉcoQuartier est un projet d’aménagement multifacettes qui intègre tous les enjeux et principes de la ville et des territoires durables. Le label ÉcoQuartier se fonde sur 20 engagements rassemblés dans la Charte ÉcoQuartier, qui peuvent s’appliquer à toute opération d’aménagement durable.
Chalucet, un quartier emblématique en plein cœur de ville
Le quartier bénéficiera d’un environnement dense, tourné vers le développement numérique, les nouvelles technologies, la transmission du savoir, l’accueil d’activité d’enseignements supérieurs et d’entreprises.
Un nouveau cadre de vie agréable, composé d’espaces publics et récréatifs de proximité, ainsi qu’un lieu de vie qui ouvrira dès la rentrée universitaire 2019. La création de ce nouveau quartier a été confiée à l’architecte Corinne Vezzoni du cabinet Corinne Vezzoni et associés.
Chalucet labélisé EcoQuartier étape 2
Le projet a obtenu la labellisation EcoQuartier grâce à plusieurs critères :
– un cadre de vie agréable situé en plein coeur de ville, à proximité immédiate de la gare multimodale;
– une mixité de fonctions (habitat, équipements publics et équipements d’enseignement supérieur) ;
– la présence d’espaces naturels de qualité avec le Jardin Alexandre 1er , inscrit à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques ;
– une biodiversité préservée ainsi qu’une forte présence d’eau ;
– le prolongement du projet dans « la Promenade Verte des remparts »
Le label EcoQuartier est une démarche qui accompagne les collectivités tout au long du cycle de vie du projet : de la conception jusqu’à la vie du quartier, en 4 étapes.
Le projet Chalucet a obtenu le label étape 2, correspondant à l’expertise et la labélisation du chantier. Il fait ainsi partie des 158 chantiers labélisés EcoQuartiers étape 2 au plan national depuis 2013, et des 25 chantiers étape 2 labélisés en 2018.

DANSE : Vol de cygnes et d’acrobates dans la région !

Yacobson
Yacobson Ballet

Si Tchaïkovski a écrit nombre d’œuvres remarquables, les plus célèbres sont trois ballets : « La belle au bois dormant, « Le Casse-Noisette », « Le lac des cygnes », sur des chorégraphie de Marius Petipas le bien nommé. Mais celui des trois qui reste le plus emblématique est certainement « Le lac des Cygnes », qui traverse les décennies et a été joué dans le monde entier jusqu’à aujourd’hui où il ne se passe pas un mois qu’il ne soit repris ou recréé par une compagnie de danse.
Notre région n’en est pas exempte, la preuve en est que dans les semaines qui suivent, nous allons avoir le choix du roi.
Déjà, en novembre, l’Opéra de Toulon y avait reçu les étoiles du Ballet de l’Opéra National de Kazan-Tatarstan pour la version donnée à sa création.
En ce début d’année, c’est le Grand Théâtre d’Aix-en-Provence qui tire le premier en présentant la version de la compagnie russe, le Yacobson Ballet, le vendredi 4 janvier à 20h et les samedi 5 et dimanche 6 janvier à 17h, dans la chorégraphie initiale de Petipas. Léonid Yacobson a été le premier à créer une compagnie de danse indépendante en Russie et aujourd’hui elle y réunit 75 danseurs.

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Ballet de Milan – Ballet de KIev

Le samedi 11 janvier, le Théâtre de la Chaudronnerie de la Ciotat recevra le Ballet de Milan pour une version plus contemporaine de ce fameux ballet intitulé « Swan lake » dans une très belle mise en scène de Marco Pesta et une chorégraphie de Teet Kask.
Restons à la Chaudronnerie le jeudi 7 février avec cette fois le Ballet de Kiev, compagnie ukrainienne de 40 artistes sélectionnés par son directeur, le danseur étoile Alexander Stoyanov, qui y donnera sa version très classique que Marius Petipas avait créée au Bolchoï. Elle a fait le tour du monde.
Auparavant, le mercredi 6 février, le Ballet de Kief y fera escale au Théâtre Galli de Sanary.
Puisque nous sommes au Théâtre Galli et avec le Ballet de Kief, notons qu’il s’y produira le vendredi 11 janvier avec deux autres ballets : Carmen » de Bizet et « Shéhérazade » de Rimski-Korsakov, deux héroïnes aussi célèbres qu’Odette du « Lac des Cygnes », que vous pourrez découvrir.

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Carmen et Shéhérazade

Et comme le début d’année sera sous le signe de la danse, le Théâtre Galli invitera également, le 3 avril, le Royal Ballet National de Georgie qui est en train de faire le tour du monde avec sa nouvelle création, un spectacle totalement différent intitulé « Fire Georgia » qui mêle danse, cascades et acrobaties, une inovation totale pleine de couleurs, de rythmes, de prouesses et

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Royal Ballet National de Georgie

d’énergie. Un voyage magnifique à travers l’Histoire de la Géorgie.
Si vous aimez la danse, vous allez être servi !

Jacques Brachet