Archives de l’auteur : Jacques BRACHET

Sanary – Théâtre Galli
Et Thierry WILSON devint ZIZE DUPANIER

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L’écrivain David Lelait-Helo a écrit : «Quand je serai grand, je serai Nana Mouskouri».
Thierry Wilson, lui, disait : «Quand je serai grand, je serai Jacqueline Maillan».
Évidemment, aucun des deux n’est devenu ce qu’il désirait être… Of course !
Mais David est devenu écrivain et auteur de chansons et Thierry est devenu… Zize Dupanier !
Une marseillaise haute en couleur, «Nature-peinture», comme elle aime à le dire, qui ne craint «dégun», qui a le verbe haut, la voix qui porte et l’accent… qui rapporte !
Elle vit avec un vieux con de mari et est prête à marier son jeune con de fils. Sans compter la fiancée, suédoise pure et dure qui va sentir les bois des meubles Ikéa lorsqu’elle est en manque de son pays. Et sans parler enfin de la mère, cul cousu, snobinarde et radin qui pratique le naturisme dans un chalet…  au Cap d’Agde.

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Et voilà notre Zize embringuée dans ce mariage «contre nature», alors qu’elle a l’oignon et le mimosa. Entendez par là : un cor au pied et la ménopause. Bref, tout ne va pas bien dans ce monde qui est loin d’être meilleur.
Mais voilà, ça se passe au soleil de Marseille et tout nous est raconté par une comediante-tragediante à l’accent à couper au couteau et par sa bouche,le moindre événement devient une épopée… Et on se marre !
D’ailleurs, on a pu le constater au Théâtre Galli de Sanary plein comme un œuf, ce qui devient rare, où durant une heure et demi le public a éclaté de rire et lui a fait une standing ovation de folie.
Zize est en train de devenir un (une ?) artiste incontournable de la scène, non plus provençale mais nationale.
Derrière Zize, on retrouve donc l’ami Thierry qui, à l’inverse de son personnage, est un garçon calme, posé, discret, d’une grande gentillesse mais toujours avec cet humour qu’il sait si bien faire passer sur scène.
Il doit cette notoriété, non pas à Jacqueline Maillan mais à des personnes comme Michou ou encore Coccinelle, qui fut le premier artiste transsexuel célèbre en France et qui le prit sous son aile.

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Mais encore à une émission que l’on connaît bien : «La France a un incroyable talent» qui, si elle n’a pas gagné, lui a permis d’un seul coup de se faire connaître de la France entière et a donné un coup de fouet à sa carrière, dépassant aujourd’hui les frontières de la Provence.
Et puis, elle s’y est fait deux amies : Hélène Ségara, sa compatriote provençale et Marianne James, qui joua dans la même cour qu’elle en créant le personnage aussi très haut en couleur de Maria Ulrika Von Glott.
Voilà donc notre Zize sur le chemin de la gloire, gloire méritée s’il en est et qui, si vous l’avez ratée, revient à Toulon au Colbert le 30 mai et le vendredi 10 juillet au Casino de Hyères, où elle sera l’invitée de Michèle Torr qui donnera, avec quelques autres amis, un concert en faveur de l’association SEP en pays d’Aix, créée pour aider à la recherche de la sclérose en plaques dont est atteint son fils Romain.
Et déjà elle nous annonce son nouveau spectacle qui s’intitulera « Sexygénaire »… Tout un programme !
On n’a pas fini de parler de Zize !

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Jacques Brachet
Photos Patrick Carpentier & Jacques Brachet



EcoQuartier Chalucet… Ca y est, c’est ouvert !

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On l’attendait depuis des mois, grâce à une chronique d’un chef d’œuvre annoncé bien entretenue.
Depuis des mois c’était la priorité d’un maire emphatique dès qu’il en parlait et encore il y a à peine quelques jours lors de la conférence de presse.
Après celle-ci, on était très impatient de voir le résultat.
Et depuis vendredi le voici, offert au public et à la hauteur de tout ce qu’on en avait entendu parler. C’est… grandiose !

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Le jardin Alexandre 1er qui était longtemps quelque peu à l’abandon, a retrouvé plus que son lustre d’Antan, agrandi, métamorphosé, presque difficilement reconnaissable pour un Toulonnais comme moi qui ai vécu toute mon enfance et qui y ai joué des après-midi entiers.
L’hôpital Chalucet a retrouvé son lustre d’Antan et, offre une entrée somptueuse à ce complexe culturel unique en son genre. Un espace de lumière, celle-ci y entrant de partout, une luminosité formidable et un agencement incroyable. Bravo à Mme Corinne Vezzoni !
Et bravo à M le Maire, Hubert Falco,  qui ajoute à sa ville un magnifique fleuron avec ce lieu dédié à la culture, au partage, à la connaissance. Après l’Hôtel des Arts et le Liberté, Toulon peut s’enorgueillir de ce complexe qui va accueillir la jeunesse estudiantine mais aussi toutes les personnes, toutes générations confondues, pour qui le savoir est de première importance.

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Remarquablement situé en plein centre-ville de Toulon sur un terrain de 3,5 hectares, entre le mont Faron et la Rade, le nouveau quartier de la créativité et de la connaissance a été bâti sur l’ancien site de l’hôpital Chalucet.
Plus de six ans de conception, dont deux ans de travaux, ont été nécessaires pour mener à bien ce chantier exceptionnel, véritable opération de rénovation urbaine pensée par l’architecte Corinne Vezzoni et Associés, qui réalise ici la construction simultanée de différents ouvrages (campus urbain, centre culturel et patrimonial, résidences d’entreprises créatives et quartier de vie), ainsi que la réhabilitation du Jardin Alexandre 1er.

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Ce nouvel îlot affiche une exigence de qualité urbaine qui se traduit par des espaces publics ouverts et conviviaux propices à la rencontre entre les populations et les générations.
Le Jardin Alexandre 1er agrandi de 5000m² et recomposé.
La grande médiathèque de 5000m et 70.000 ouvrages, avec sa chapelle historique transformée en espace d’exposition.
La Maison de la Créativité accueillant l’école de commerce Kedge Business School, l’école internationale d’architecture Camondo Méditerranée ainsi que des espaces partagés destinés aux étudiants

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Quelques chiffres
Superficie de 3,5 hectares, plus grand projet d’Europe en cœur de ville.
Coût total : 120 millions d’€.
4 maîtres d’ouvrages (Conseil départemental du Var, ville de Toulon, CCIV et TPM).
Le jardin agrandi sur 20.000m² avec plus de 350 arbres, 15.000 plantes et arbustes et de nombreux bassins.
Une médiathèque de 5000m² et 70_000 ouvrages.
1200 étudiants attendus à terme.

JB
Photos Monique Scaletta



XAL dit merde à Shakespeare !

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Louis-Alexandre Clément de la Compagnie Professionnelle «Les sacrifiés du Dernier Monde», est invité par l’association «La joie par les Arts» à donner une conférence sur «Le Grand Shakespeare».
Mais il y a un hic : le comédien, tout en l’admirant, le déteste, le jalouse car il sait pertinemment qu’il ne sera jamais à la hauteur de ce grand dramaturge… qu’il ne sera jamais Shakes… nom qu’il ne peut prononcer en entier. Alors il le vilipende, il le critique, il le nomme le boulet gothique, le demeuré du théâtre qui écrit sous lui.
Bref, la conférence monte d’un ton au fur et à mesure jusqu’à tourner au règlement de compte.
La pièce s’intitule : «Merde à Shakespeare»
Derrière Louis-Alexandre Clément, ne se cache même pas Xavier-Adrien Laurent, dit XAL, comédien fougueux et haut en couleur qui nous entraîne dans le monde du théâtre, un monde difficile, surtout pour ceux qui ne réussissent pas mais qui reste le plus beau métier du monde. Soliloque est signé Henri-Frédéric Blanc et superbement mis en scène par Olivier Pauls , plein de trouvailles dans le décors de Fred Bothorel et superbement interprété par un Xal au mieux de sa forme pour ce nouveau spectacle qu’il est venu présenter à l’Espace Comédia à Toulon, qui est un peu son fief, puisqu’il fit partie de la compagnie d’André Neyton, maître des lieux.
Si le spectacle débute en demi-teinte, très vite il enfle, au fur et à mesure que l’acteur n’énerve sur celui qu’il ne sera jamais, sur le théâtre, sur la vie d’un artiste, les rêves de gloire. Cette crise qui, une fois atteint son paroxysme, se dégonfle pour laisser place avec une belle émotion sur une réflexion sur l’état de comédien que nous propose Xal avec maestria.
En fait, la question est : être ou ne pas être… Comédien !

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Xal, je le suis depuis les débuts de sa carrière et d’année en année, il s’affirme comme un grand comédien, par son talent et sa démesure. Et là, il atteint encore un palier avec ce spectacle seul en scène où il excelle.
Heureux de le retrouver nous parlons bien sûr de ce tout nouveau spectacle :
«Henri-Frédéric Blanc, qui est romancier et auteur de nombreuses pièces, qui a créé avec Gilles Ascaride, le Mouvement Littéraire Overlittérature m’avait approché lors de mon spectacle «Xavon de Marseille»  qu’il avait aimée.  Il avait cette pièce sous le coude mais en préparait une autre, «Zoé» et m’a demandé si je ne voulais pas monter «Merde à Shakespeare», ce qu’il appelle une conférence-bouffe. Ce monologue m’a séduit, d’autant qu’il formait en fait une sorte de trilogie avec mes deux autres spectacles, «Textuellement transmissible» et «Xavon de Marseille» qui parle, chacune d’elle d’un loser magnifique. Là, c’est un comédien qui n’arrive pas à exister car il est écrasé par Shakespeare,  emprisonné dans cet objet théâtral. C’était intéressant à interpréter. Donc j’ai accepté et j’ai demandé à Olivier Pauls de me mettre en scène.
Tu viens de la créer. Vas-tu tourner avec ?
Peut-être pas tout de suite à part quelques dates par-ci, par-là, Mais je la jouerai au Théâtre Toursky à Marseille le 25 janvier. Car je vrais créer une autre pièce «Poésie et punch line», que j’ai écrite  et dont je devrais faire une lecture en septembre à Marseille.

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C’est quoi ?
C’est une poésie gesticulée où il devrait y avoir 5% d’impro. Mais en septembre, il pourrait y en avoir 40% ! Elle a failli s’appeler «Poésie à poil»… Mais ça a changé en cours de route !
Mais avant ?
Je vais «monter» à Paris car j’ai quelques rendez-vous pour pouvoir y jouer ma trilogie. Je vais donc m’y atteler. Je dois construire ma propagande parisienne !
Mais entretemps, j’écris aussi un solo pour Hervé Masquelier. C’est un grand comédien qui a une imposante carrière au théâtre, au cinéma, à la télévision (Plus belle la vie) il fut directeur du Théâtre de Charenton durant 13 ans et a une carrière impressionnante. Il m’a demandé de lui écrire un spectacle solo.
Enfin, durant une semaine, en février, je serai en résidence au Liberté à Toulon avec la compagnie Théâtre de l’Exploitation et le comédien et metteur en scène Jesshuan Diné. Nous allons travailler sur une pièce de Thomas Bernard».

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Nous suivrons comme toujours les pérégrinations de ce comédien original et talentueux et luis souhaitons bonne chance à Paris.

Jacques Brachet



Six-Fours – Maison du Patrimoine
La fine fleur de la peinture provençale

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Il y a sans conteste une peinture provençale. Celle qui fleure bon la mer, la lavande et la garrigue
Et il y a des peintres talentueux, essentiels, qui portent ou ont porté haut les couleurs de la Provence.
Parmi eux, Paul Cèze, Xavier Etienne, Claude Gémy et Henri Borowski.
De ces quatre, les deux premiers ont disparu, l’un, l’an dernier, l’autre en 2017. Mais tous les quatre sont réunis grâce à Dominique Baviéra, directeur du Pôle Arts Plastiques de Six-Fours et on retrouve leurs œuvres sur les deux étages de cette belle Maison du Patrimoine, face à la mer, où ils ne pouvaient avoir meilleur écrin !
Au vernissage, l’on retrouvait donc la fille et la veuve de Paul Cèze, la veuve de Xavier Etienne. Claude Gémy, souffrant, ne pouvait être là mais Henri Boroswski, lui, était bien présent !
Que dire de cette exposition qui explose en mille couleurs «bien de chez nous», sinon que nous avons là quatre représentations de la Provence qui se complètent à merveille.
Chez le Toulonnais Xavier Etienne, l’on passe de paysages en marines dans des tons harmonieux et il excelle entre autres dans des tons moins exploités de la Provence mais tout aussi réels, tendus vers les bleus et les mauves de fin du jour ou de fins d’automne, pour mieux se retrouver dans la sérénité de l’été provençal.
Chez le Carnoulais, Paul Cèze qui fut professeur, écrivain et maire de sa ville, l’on sent une tendance cubiste mâtinée d’académisme, mélange de Cézanne et de Braque mais avec toujours la touche personnelle et provençale dans les couleurs chaudes et lumineuses, les contrastes ombre et lumière.

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Chez Claude Gémy le Valettois,  l’on découvre  toute la Provence chatoyante que l’on trouve aussi bien dans sa nature, qu’elle représente la campagne ou la mer, que dans l’intimité d’une maison qu’il peint avec délicatesse, avec mille détails.
Enfin, pour Henri Borowski , toulonnais et… ancien footballeur, la reconversion est magistrale et ses toiles, balançant entre impressionnisme et figuratif, éclatent de soleil et de couleurs contrastées, pleines de lumière,  de fantaisie, de joie de vivre.

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Belle rétrospective et belle idée que de réunir quatre beaux artistes, que nous propose Dominique Baviéra qui nous confie :
«La griffe de chaque artiste représenté est bien spécifique, bien reconnaissable mais leurs univers se recoupent : ils se complètent et s’unissent pour le meilleur…» et surtout pour nous offrir une ode à la Provence, leur Provence, qu’ils décrivent, chacun avec sa personnalité mais avec talent et amour.
Une belle initiative à ne pas manquer, l’exposition étant visible jusqu’au 23 février. Et vous pourrez rencontrer les artistes et leurs représentants le samedi 1er février à 15h  lors d’un «Art-Thé/dialogue», autour de leurs œuvres.

Jacques Brachet



La Seyne-sur-Mer
Art Bop – Jazz au Fort Napoléon

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Art Bop, membre de Jazz sur la Ville, propose pour 2020 un programme digne des meilleurs festivals. Du jazz, rien que du jazz, du style New Orleans le plus pur aux expressions contemporaines.
Michel Le Gat et son équipe de bénévoles dévoués à la cause jazz méritent la médaille d’or pour la persévérance, la durée (24 ans d’âge), l’accueil et la programmation. Qu’on se le dise, haut et fort !
Car les nombreuses tentatives de faire vivre un lieu véritable et permanent de jazz dans la région toulonnaise ont souvent fait long feu. Il est bien que dans ce Fort Napoléon qui accueillit pendant plus de 30 ans l’un des meilleurs festivals de jazz en France, lieu dont les murs résonnent de cette musique, qu’Art Bop donc continue à accueillir d’excellents groupes deux fois par mois.

Serge Baudot

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Programme  2020 :
17 janvier 2020 « Jean Paul Daroux Project – La légende des 7 sages »
Jean Paul Daroux (piano) –   Jean Christophe Gautier (contrebasse) –  Luca Scalambrino (batterie)
07 février 2020 « i love Garner trio »
Lionel Dandine (piano) – Nicolas Kodinger (contrebasse) –  Thierry Larosa (batterie)
06 mars 2020  Hot Jazz Band
Jean Dionisi (trompette, cornet, chant) –  Jean François Bonnel (clarinette, sax) –  Stéphane Matthey (piano) –  Jean Claude Tycock (batterie)
20 mars 2020 « Michel Petrucciani Souvenirs »
Alexis Tcholakian (piano) –  Christophe le Van (contrebasse) – Philippe le Van (batterie)
03 avril 2020 « Ananda »
Rudy Piccinelli (batterie, voix) –  Romain Thivolle (guitare) – Nicolas Grassone (contrebasse) –  Geoffrey Nicolas (claviers)
08 mai 2020 « Christian Brazier Trio Origine »
Christian Brazier (contrebasse) – Gérard Murphy (sax) – Nicolas Aureille (batterie)
29 mai 2020 Fred Pasqua Trio
Frédéric Pasqua (batterie) – Robin Nicaise (sax) – Pierre Fénichel (contrebasse)

 Renseignements : Fort Napoléon, La Seyne sur mer, chemin Marc Sagnier ;
Ouverture des portes : 21h – Concert 21h30 – Pas de réservation.
04 94 09 47 18 – 06 87 71 59 30 – michel.le-gat@orange.fr



Février à la télé

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Mardi 4 février à 21h05 sur France 3
Prière d’enquêter (90’)
Un monde les sépare, le crime les réunit
Ecrit par Marie Deshaires et Catherine Touzet – Réalisé par Laurence Katrian
Auteurs : Sabrina Compeyron & Olivier Gorce
Réalisateur :Xavier Durringer
Avec : Sabrina Ouazani (Elli) – Mathieu Spinosi (Clément) – Jérôme Robart (Franck) – Stéphane Freiss (Abbé Louis) – Guy Marchand (Pierre Maillard) – Christian Rauth (Mathias)
Christine Citti (Hélène) – Xavier Guillebon (Eric Maillard) – Myriam El Ghali-Lang (Bérénice)
À 33 ans, Clément a passé toute sa vie au monastère et s’apprête à prononcer ses vœux définitifs pour devenir moine.
Il ne connaît le monde moderne qu’à travers les livres et les cours par correspondance qu’il a pris à l’université.
Orphelin, il a été adopté par le régisseur du monastère et pris sous son aile par le Frère Benoit.
Quand ce dernier est retrouvé assassiné, Clément va aider Elli Taleb, une capitaine de police totalement athée, à retrouver le meurtrier.
Guidé par cette inspectrice singulière qui élève seule ses trois sœurs, Clément va découvrir le monde à l’extérieur du monastère et les secrets de son passé.

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Mercredi 5 février à 21h05 sur France 2
Soirée continue : «Est-on coupable à jamais ? »
A 21.05 La fiction « Un mauvais garçon »
Auteurs : Sabrina Compeyron & Olivier Gorce
Réalisateur : Xavier Durringer
Avec : Richard Anconina (Benoît Delage), Isabelle Renauld (Cecile Delage), Andréa Ferreol (Catherine Fontanelle), Judith Magre (Gisèle Delage), Jean-Claude Dauphin (Yves Fontanelle), Rachid Hafassa (Idriss Doumane), Alexandre Desrousseaux (Théo Delage)
Benoît Delage semble mener une vie sans histoire. Professeur de faculté apprécié de tous, heureux en famille, c’est un homme bien sous tous rapports.
Mais son existence est bouleversée lorsque son fils commet des actes de délinquance. Son propre passé est alors brutalement révélé : dans sa jeunesse, il a fait une longue peine de prison pour avoir tué un policier.
Malgré son parcours exemplaire de réinsertion, le voici confronté à la rumeur, impitoyable et destructrice.
Ce film interroge, en particulier à l’heure d’Internet et des réseaux sociaux : l’auteur d’un crime qui a purgé sa peine a-t-il le droit de recommencer sa vie ?
«Est-ce que je regrette d’avoir tué ? Oui, chaque jour de ma vie. Est-ce que j’oublierai ?  Non, jamais, jamais je ne pourrai oublier»

UN MAUVAIS GARCON UN MAUVAIS GARCON

A 22.30 Le débat : « Est-on coupable à jamais? »
Suite à la diffusion de la fiction « Un mauvais garçon », France 2 propose une nouvelle Soirée continue animée par Julian Bugier.
A-t-on tous le droit à une deuxième chance ? Après une condamnation, après une peine de prison, a-t-on vraiment fini de purger sa peine et de payer sa dette ou demeure-t-on à jamais coupable ? Comment affronter le jugement des proches et de la société ? Peut-on tout recommencer à zéro et retrouver une vie normale, sans être rattrapé par son passé judiciaire ?
Julian Bugier
abordera toutes ces questions avec ses invités, juges, avocats et citoyens qui viendront témoigner de leur vie après la prison
Rencontre avec Richard Anconina
Qu’est-ce qui vous a convaincu d’accepter ce rôle pour la télévision ?
A la lecture du scénario, j’ai été saisi par le sujet : mon personnage est un professeur d’université apprécié, un père attentionné, un époux modèle, un ami généreux et agréable. Il est avenant, aimable, patient, cultivé, drôle… Mais on apprend que plus jeune, il a commis un crime et a été condamné à 25 ans de prison.
Ce qui m’a intéressé,c’est la question de la réinsertion,de savoir comment on fait pour vivre avec ça une fois sorti. Une fois dehors, il faut bien continuer à vivre, on ne peut pas vous laisser seul vous marginaliser. Ce personnage n’est ni un héros, ni un anti-héros classique. Je n’ai pas hésité à accepter ce rôle!
Comment avez-vous travaillé une telle personnalité ?
Le plus simplement possible, avec une approche humaine. Le crime qu’il a commis ne pourra jamais s’effacer.Les années de prison ne pourront jamais s’effacer. Sa soif de vivre, d’apprendre et de comprendre ce qu’il a fait et d’où il vient sont palpables. Le film donne des clés pour comprendre comment il en est arrivé là mais sans jamais tomber dans la facilité et la victimisation de ce personnage, il n’est pas question de s’apitoyer sur lui car rien ne peut excuser l’irréparable. Cet homme a purgé sa peine et surtout a reconstruit sa vie sur des bases solides. Il s’est restructuré grâce à des études, des lectures, un métier, une famille, des amis, un engagement associatif.
Benoit Delage pense à ce crime tous les jours,mais il invoque le droit d’avoir changé, de travailler,de vivre. Sa hantise jour après jour,c’est que sa vie se résume à cet acte criminel. Ce qui est passionnant dans un tel projet, c’est de présenter les différentes facettes d’un même personnage, a priori antagonistes, sans jamais que l’une n’efface l’autre.

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Du fait des questions qu’il pose, ce film a-t-il selon vous une «utilité» ?
Bien sûr !  Il pose la question qui n’est que très rarement traitée, celle de la réinsertion. Comment se passe la vie d’un délinquant ou d’un criminel qui a purgé sa peine ? Surtout s’il n’a pas le profil d’un récidiviste. Attention ,il ne s’agit pas de «réhabilitation» : le crime est un fait que rien n’effacera. Mais la peine a été prononcée, la justice est passée. Comment vit-on ensuite ? Avant le tournage, je me suis beaucoup renseigné sur la situation des prisons en France, la surpopulation carcérale, le fait qu’on soit passé de 30.000 détenus il y a 40 ans à plus de 70 000 aujourd’hui. Beaucoup d’entre eux travaillent activement à leur réinsertion en prison : ils préparent un métier, reprennent leurs études, certains passent le bac et d’autres accèdent même à des études supérieures.Tous ces gens qui sortent de prison chaque année, que deviennent-ils ?
Ce n’est pas seulement leur problème et celui de leur entourage. C’est notre responsabilité commune d regarder cette réalité en face.Tout commence au sein de la structure familiale. Et c’est ensuite à la société et aux pouvoirs publics de mettre en place tous les outils nécessaires pour rendre la réinsertion possible et éviter la récidive.« J’espérais que me vie ne se résume pas définitivement à cet acte. Mais aujourd’hui j’ai comme un doute… »

 

Maria MOLIO, Bohémienne de l’Art

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Maria devant « Tanhauser », inspiré de l’opéra de Wagner

Molio… C’est la fougue, l’exubérance de l’Espagne
Molio… C’est la force, la ténacité de la Bretagne
Molio… C’est la plénitude, la joie de la Provence
Maria Molio a le cœur et l’accent de son Espagne natale, mitigée par quelques années passées en Bretagne puis son installation à Toulon.
Peintre et décoratrice, elle a la bohême en elle, la fantaisie et surtout la passion ce son art qui, d’année en année, a évolué mais, ayant gardé ses fibres bohémiennes, qui lui font sans cesse prendre des chemins de traverse, tant est grande sa curiosité d’autre chose à découvrir.
Car avec une folle énergie, elle continue à chercher, se chercher pour mieux se connaître, à s’engager dans d’autres chemins de traverse.
Belle évolution depuis des années qu’on se connaît et où j’ai pu voir avec étonnement, éclore une originalité sans limites, de la dilettante que j’ai connue à la passionnée qu’elle est devenue, toujours à la recherche du Graal, toujours prête à vivre un nouveau voyage artistique à trouver, une nouvelle route à prendre, ce qui fait qu’on a du mal à la suivre car en éternel changement de cap.

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« Les maîtres chanteurs » – « Lohengrin »

Mais c’est certainement dû à ses trois étapes : Espagne – Bretagne – Provence qui sont imprégnées en elle, qui s’unissent, se contrarient, s’opposent pour mieux se mélanger et nous offrir une œuvre originale susceptible de nous désorienter.
Que de changements entre sa période wagnérienne où les opéras du compositeur lui ont fait nous donner des œuvres fortes, à la fois violentes et romantiques puis de la retrouver au milieu de nymphéas qu’elle  voit de sa fenêtre et lui procurent plus de sérénité, qui la font revenir aux couleurs éclatantes de ses débuts.
Sa peinture peut-être joyeuse et optimiste comme elle l’est elle-même. Mais aussi empreinte de gravité, sentiment que lui procure la musique classique.
Femme du soleil et de la mer,  elle garde en elle cette joie de vivre, cet optimisme, mêlés de simplicité, d’humilité devant son travail qu’elle remet sans cesse en question.
Le soleil de son pays, de sa nouvelle terre promise, mêlé aux brumes de l’océan, ont donné un délicieux cocktail qui font qu’elle est unique en son genre.
Fugueuse, fougueuse, Molio avance et voyage dans son imagination fertile et multiple pour nous offrir une œuvre universelle.

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Les nymphéas

Vous pourrez vous en rendre compte à l’Espace d’Art du Moulin de la Valette, du 21 janvier au 7 février.  De là, elle enchaînera directement avec la galerie Flor Davelia à Toulon. Début Mars on l’attend à Madrid puis, fin mars, ce sera le Portugal suivi de la Grèce, l’Italie, Miami et New-York.
De quoi lui faire découvrir de nouveaux chemins et des inspirations nouvelles.

Jacques Brachet

Photos Monique Scaletta




Toulon – EcoQuartier Chalucet
Naissance du quartier
de la créativité et de la connaissance

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Il aura fallu sept ans pour que sorte de l’ancien hôpital de la Charité, un nouveau quartier en cœur de ville : l’EcoQuartier Chalucet.
Datant de 1678, avec, dans son prolongement, le jardin botanique qui lui, date de 1852 cet hôpital désaffecté depuis des décennies est devenu ce centre culturel de connaissance et de créativité qui s’ouvrira le vendredi 17 janvier et comprendra une médiathèque, l’école des Beaux-Arts qui déménagera à la prochaine rentrée scolaire, une Maison de la Créativité, un somptueux immeuble de logements avec vue sur la mer et sur le Faron, le Conseil Départemental du Var (Site Lazare Carnot et site Vincent Allègre), la Kedge Business School (école de management), des espaces partagés, le Cnam (Conservatoire des arts et Métiers) et le jardin Alexandre 1er, plus communément nomme le jardin de la ville, revu et corrigé, jardin botanique qui qui possède entre autre un cyprès planté en 1797.
Réunion ce jeudi  à l’Hôtel Métropole où tous les acteurs de ce complexe culturel qui a nécessité des travaux pharaoniques (pas moins de cinq chantiers donc une coordination complexe, beaucoup de contraintes) étaient réunis pour en parler… Enfin, surtout pour entendre en parler par le maire de Toulon, Hubert Falco, qui est intarissable sur ce nouvel édifice culturel qui voit enfin le jour dans sa ville.

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«C’était un défi d’envergure – nous dit-il – mais un défi collectif car les collaborations et les aides ont été nombreuses, du département à la région, de la municipalité à l’Etat, de tous les métiers qui ont reconstruit ce lieu qui fut un lieu de souffrance et de soins. Entre autre l’architecte Corinne Vezzani, femme de la mer et du soleil, femme de cœur, qui a su garder le patrimoine et l’histoire de ce lieu avec la modernité d’aujourd’hui.
Je lui avais simplement demandé : «Dessinez-moi Chalucet», ce qu’elle a fait avec talent, laissant entrer partout la lumière. Elle nous en parlera le 18 janvier à 17 heures lors d’une rencontre avec le public. Ce projet a coûté 120 millions d’Euros et sera ouvert à tous dès le 17 janvier, avec trois jours de portes ouvertes».

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A noter, nous a précisé Rémi Kertinian, directeur des affaires culturelles, que la médiathèque, qui possède 70.000 ouvrages, sera ouverte  même le dimanche, avec de nombreuses animations pour toutes les tranches d’âges, dont la 4ème Nuit de la Lecture, manifestation nationale, qui se déroulera le 18 janvier, avec des lectures publiques, des tournois de jeux vidéo, des conférences, des rencontres, une bourse aux livres, des jeux de société.
Avec l’aide du Musée d’Art, sera proposée dans la chapelle une exposition des grands peintres de la Provence de 1800 à 1950, qui ont porté haut les couleurs de notre région, et on fait la renommée de notre ville.
Une précision : cet espace est totalement sécurisé.

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A noter encore que durant les trois jours portes ouvertes, un petit train gratuit vous emmènera sur les lieux,  d’est en ouest jusqu’à destination.
L’ EcoQuartier a obtenu le label national et, après le Théâtre Liberté, l’Hôtel des Arts, le Musée d’Art rénové, ajoute un magnifique fleuron culturel à la ville de Toulon.

Jacques Brachet



La rentrée à l’Opéra de Toulon

vendredi 24 janvier – 20h – dimanche 26 janvier – 14h30 – Mardi 28 janvier – 20h
Le Comte Ory, opéra de Rossini
Opéra-comique en deux actes de Gioacchino Rossini (1792-1868)

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Livret de Eugène Scribe (1791-1861) & Charles-Gaspard Delestre-Poirson (1790-1859)
Création : Paris, Opéra Le Peletier, 20 août 1828
Mise en scène Denis PodalydèsChorégraphie Cécile Bon
Avec : Marie-Ève Munger, Ève-Maud Hubeaux, Sophie Pondjiclis, Khatouna Gadelia, Francisco Brito, Armando Noguera, Thomas Dear, Laurent Podalydès & Léo Reynaud
Orchestre et Chœur de l’Opéra de Toulon
Direction musicale Jurjen Hempel
Denis Podalydès
Entré en 1997 à la Comédie-Française, Denis Podalydès en devient sociétaire en 2000. Il joue entre autres dans Le Revizor (Molière de la révélation théâtrale), La Forêt, La Grande Magie, L’Avare, Hamlet, et cette année Les Damnés.
Il joue dans de nombreux films au cinéma, notamment avec son frère Bruno, Emmanuel Bourdieu, Arnaud Desplechin, Bertrand Tavernier, François Dupeyron, Yves Angelo…
Il a notamment mis en scène Cyrano de Bergerac (Molière de la mise en scène), Fantasio, Lucrèce Borgia et plus récemment Les Fourberies de Scapin. À l’opéra, il a signé les mises en scène de Fortunio, Don Pasquale, La Clémence de Titus. Il a publié plusieurs livres dont Voix off (prix Femina Essai 2008) et récemment l’album Pléiade Shakespeare. Il est officier dans l’ordre des Arts et Lettres.
Francisco Brito Le Comte Ory
Né en Argentine Francisco Brito y commence ses études musicales. En 2004, en Italie , il approfondit le répertoire Rossinien avec William Matteuzzi à l’Académie d’Art Lirica d’Osimo, puis à Scuola dell’Opera Italiana (Bologne). Il fait ses débuts en 2006 à Pesaro sous la direction d’Alberto Zedda. De Rossini, il chante notamment Lindoro, Belfiore, Eacide, Bruschino Jr… Il chante Ernesto/Don Pasquale (Darmstadt, Trento, Francfort), Fenton/Falstaff à Francfort, Don Ramiro/ La Cenerentola (Dresden Semperoper), Almaviva/Il Barbiere di Siviglia (Wiesbaden, Erl, Venise), Dorvil/La Scala di Seta (Mannheim, La Fenice, Circuit Lombardo), Conte Alberto/L’Occasion de il Ladro (Trieste), Il Signor Bruschino et La Cambiale di Matrimonio (Venise), L’Italiana à Alger (Trevise), Ariodante (Dublin), Donna del lago (Pesaro), Giannetto/La Gazza Ladra (Francfort, Bari, Milan), Otello (Naples), I Puritani (Stuttgart), Così fan tutte (Dubaï), Il Barbiere di Siviglia (Erl, Venise), L’Italiana in Algeri (Trieste), Don Pasquale (Moscou), Il Barbiere di Siviglia et Il Signor Bruschino (Venise), Il Viaggio a Reims (Mascate), Il Castello di Kenilworth et Pietro il Grande de Donizetti (Bergame).
Prochainement, il chantera dans L’Italiana à Alger au Filarmonico de Vérone et Il Barbiere di Siviglia à Nancy.

samedi 1er février 2020 – 20h
En partenariat avec le Festival de Musique de Toulon et sa Région
«Passion Galliano»

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Richard Galliano accordéon
Orchestre Symphonique de l’Opéra de Toulon dirigé par Marzena Diakun
Richard Galliano
Richard Galliano étudie le piano et l’accordéon avec son père Lucien Galliano, accordéoniste et professeur.
Particulièrement doué et investi, il entre au Conservatoire de Nice et suit les cours d’harmonie, de contrepoint et de trombone à coulisse. Il obtient un 1er Prix en 1969 pour cet instrument. Il arrive à Paris en 1975 et rencontre Claude Nougaro dont il deviendra l’ami, l’accordéoniste et le chef d’orchestre, et ce jusqu’en 1983. De cette étroite collaboration naîtront bon nombre de chansons qui font partie du patrimoine de la chanson française.
La deuxième rencontre déterminante aura lieu en 1980, avec le compositeur et bandonéoniste argentin Astor Piazzolla qui l’encourage à créer le «New Musette» français, comme il a lui-même inventé auparavant le «New Tango» argentin.
Au cours de sa longue et prolixe carrière, Richard Galliano enregistre plus de 50 albums sous son nom. Il collabore en parallèle avec un nombre impressionnant d’artistes et de musiciens prestigieux : Chet Baker, Eddy Louiss, Ron Carter, Wynton Marsalis, Charlie Haden,Gary Burton, Michel Portal, Toots Thielemans, Kurt Elling, pour le jazz; Serge Reggiani, Claude Nougaro, Barbara, Juliette Greco, Dick Annegarn, Georges Moustaki, Allain Leprest, Charles Aznavour, Serge Gainsbourg, pour la chanson française; Nigel Kennedy pour le répertoire classique et un grand nombre d’orchestres. Au cours de ses tournées dans le monde, il se produit dans les théâtres les plus prestigieux.
En 1997, il est récompensé par une Victoire de la Musique Jazz pour son album New York Tango. Il l’est à nouveau en 1998 pour l’album Blow Up, enregistré en duo avec Michel Portal. En 2009, il est nommé Officier dans l’Ordre des Arts et des Lettres. Il enregistre un album Bach en 2010.
Il est nommé Commandeur de l’Ordre des Arts et des Lettres en 2011. Il obtient la Victoire de la Musique Classique en 2014 et reçoit également le Prix du Meilleur Compositeur de l’année.
Il enregistre en 2016 un nouvel album dédié à Mozart et un second en quartet New Jazz Musette.
En 2016, il est promu Officier de l’Ordre National du Mérite par le Président de la République François Hollande.

France 3 Mardi 7 janvier à 21H05 : La Loi de Damien

950 x 529

avec Richard Berry, François Berléand et Caroline VigneauX
90’
Un film réalisé par Arnaud SELIGNAC
Un scénario de Céline & Martin GUYOT
L’égal des dieux
Après Gérard Jugnot dans «La loi d’Alexandre» ou encore Jean-Pierre Darroussin dans «La loi de Julien», c’est au tour de Richard Berry de revêtir la robe d’avocat dans «La Loi de Damien».
Il y incarne un avocat qui doit assurer la défense d’un chirurgien accusé d’homicide involontaire. Mais est-il vraiment convaincu de l’innocence de son client ?
Avec : Richard Berry – François Berléand – Anne Loiret ) – Caroline Vigneaux – Souad Amidou –  Virginie Desarnault

LA LOI DE DAMIEN LA LOI DE DAMIEN