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La Rochelle – 21ème festival de la Fiction TV
Véronique GENEST : « La vie m’a gâtée »

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Rencontrer Véronique Genest est toujours un joyeux moment tant elle est une boule d’énergie, d’optimisme. Elle aime rencontrer les gens et c’est totalement réciproque, car elle est abordable et populaire, on l’a vu au festival de la Rochelle. Je la retrouve avec plaisir pour parler télévision, écriture et théâtre. Surtout écriture car dans quelques jours sort un livre édité par Flammarion «Arrêts sur images» qu’elle a écrit toute seule, qui n’est pas une biographie mais plutôt une réflexion sur la vie, la mort, l’amour, le métier.
Elle a une plume alerte, écrit comme elle parle, avec volubilité, appelant un chat un chat, «nature», tellement nature car en la lisant on entend sa voix qui porte loin la joie de vivre. Ce livre est fait de moments drôles mais aussi de moments émouvants, lorsqu’elle parle de son père, de son frère, tous deux décédés, de sa mère aussi avec laquelle ce livre lui a fait faire une mise au point bénéfique.
Elle nous donne la pêche car elle a le don de vous passer et vous faire partager son énergie.
Ne dit-elle pas d’emblée : «La vie m’a gâtée» ?
Après la folie des autographes et des selfies aujourd’hui incontournables, nous voici confortablement installées dans la brasserie des Dames, «loin de la foule déchaînée !»

Alors comme ça, Véronique, la vie t’a gâtée ?
Mais oui bien sûr ! D’abord, je suis une éternelle optimiste, je positive tout ce qui m’arrive, je trouve que ma vie est belle.
Entre nous, il y a pire que la mienne, non ?
Je fais un métier qui me plaît, j’ai un mari et un fils que j’aime… Bien sûr j’ai perdu des êtres que j’aime mais qui n’a pas été dans ce cas ? Finalement, le bilan est positif.
Il y a beaucoup de phrases que j’ai beaucoup aimées dans ce livre, dont celle-ci : «La vie serait trop triste si elle était toujours gaie». Explique-moi.
Mais si elle était toujours gaie, d’abord on ne saurait pas qu’elle est belle, on n’apprécierait pas les bons moments puisqu’ils seraient tous pareils ! C’est comme les saisons : s’il faisait toujours brumeux et pluvieux, on n’apprécierait pas la chaleur et le soleil.
Tu dis encore que tu es insoumise et plus loin que tu ne sais pas dire non. N’est-ce pas antinomique ?
Mais pas du tout ! Ce n’est pas pareil. Insoumise, ça veut dire que je suis rebelle à toute forme d’autorité ou d’obligation aux choses qu’on veut m’obliger de faire. Par ailleurs, c’est vrai, je n’ai jamais su dire non à un ami, à quelqu’un que j’aime mais c’est par amour ou par amitié. Par contre, je sais dire non à des projets qui me semblent foireux, à des rôles qui ne me conviennent pas, à des sujets qu’on veut m’imposer. Je suis une insoumise mais j’ai un grand cœur !

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Tu es aussi une «catho-communiste, dis-tu. Ça m’a fait beaucoup rire !
Ben oui… J’avais une grand-mère qui était très catho… Du moins le disait-elle mais elle ne serait jamais allée à l’église sans avoir pu jouer au PMU. L’intérêt est qu’elle arrive avant le fameux «Ite missa est». Elle était catho plus par tradition familiale que par conviction. Par contre, quant au communisme, j’étais issu d’un milieu ouvrier, d’une famille nombreuse et donc on ne pouvait être que communiste… Heureux qui communiste !!!»
Et dans tout ça ?
Je suis un melting pot social ! Et j’ai surtout une grande faculté d’adaptation. Je m’adapte à tous les gens, à tous les milieux, je suis une femme populaire dans le bon sens du terme car ce n’est pas péjoratif. J’aime aller vers les gens car tout simplement je les aime.
Tu parles de l’Ardèche. Ca ne peut qu’éveiller mes souvenirs d’Ardéchois…
Tu es ardéchois ? Alors tu connais Neyrac, Meyras… Mes grands-parents étaient soyeux. Ils avaient une usine de tissage qu’ils ont léguée à mon oncle, qui n’a pas mis beaucoup de temps pour faire faillite… Le pauvre Léon !
Je suis longtemps allée là-bas car grand père était notaire et maire de Meyras. Mais j’ai eu des problèmes avec mon oncle et je n’y suis plus allée. J’ai vendu la maison. Mais j’aimerais y retourner.
Ton style est très imagé. Parfois on se croirait dans un film. D’ailleurs, justement, lorsque tu parles de l’Ardèche et des réunions de famille, on se croirait dans le film de Brialy «Eglantine» !
Ça, ça me fait très plaisir mais c’est dans ma nature et je suis une femme d’images. J’aime décrire de petites saynètes avec des images, des métaphores…
Pourquoi avoir écrit ce livre ?
Parce que Flammarion me l’a demandé car il s’inscrit dans une collection dont le thème est : qu’est-ce qu’on a tiré de la vie qu’on nous donnée ? Ce n’est donc pas une bio mais une réflexion sur la vie et les événements que j’ai vécus. J’ai mis six mois à l’écrire en fouillant beaucoup dans ma mémoire, dans mon cœur. C’est en fait la vie d’une femme et d’une actrice.
Justement, arrives-tu à faire la part des choses ?
Ah, complètement. Je suis une artiste mais je fais avant tout un métier comme beaucoup de gens. Mais je le lâche  dès que c’est terminé. Je deviens femme, épouse, mère de famille. Je laisse le métier derrière moi, quand je le veux.
Alors parlons métier : que prépares-tu ?
Tout d’abord une pièce de théâtre avec laquelle je partirai en tournée*et que j’espère jouer à Paris après la tournée. Elle s’intitule «Gina et Cléopâtre», elle est signée Olivier Macé et Ariane Bachet. Olivier signe également la mise en scène. J’ai pour partenaires Daniel-Jean Colloredo, Andy Cocq qui est hallucinant, Emilie, Marié. Je crois que c’est une excellente pièce de boulevard. Je n’ai jamais tant ri à la lecture d’une pièce !
Le théâtre c’est vraiment mon métier, je me sens bien sur une scène et j’adore le public de province qui est gentil, pas bégueule, qui aime rigoler.

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Et l’écriture ?
J’ai envie d’écrire un roman mais j’écris aussi des scénarios… J’en ai cinq sur le feu, avec des styles très différents. Lequel arriverai-je à terminer en premier ? L’avenir me le dira.
Mais un avenir lointain car je commence les répétitions de la pièce le 3 octobre.
Ca va donc être un peu compliqué d’arriver au bout d’un bout !
J’ai aussi deux projets de télé et surtout un projet cinéma qui me tient très à cœur. Il y a longtemps que je n’en avais plus fait mais je n’avais pas envie de faire des panouilles. Là, c’est du sérieux. Je pense qu’on peut me faire confiance, après 30 ans de carrière !
Bon, ça va pour toi ?
Oui, merci ! Je n’arrête pas de travailler mais je ne fais que des choses qui me plaisent et j’avoue que je m’éclate au théâtre. Tout ça me permet de choisir et de refuser de jouer n’importe quoi.
Tu ne t’ennuies jamais, en fait !
Jamais ! J’ai beaucoup d’énergie et aujourd’hui je suis très satisfaite de ce livre que j’ai commencé de promouvoir à la Rochelle puisque tous les journalistes sont là… La preuve ! Et puis, ça me permet de retrouver plein de copains, de découvrir des films, des réalisateurs et de donner de mes nouvelles !
C’est le lieu où il faut être !

Propos recueillis par Jacques Brachet
* «Gina et Cléopâtre» au théâtre Galli de Sanary le 21 mars 2020

La Rochelle – 21ème festival de la fiction TV
Valérie KARSENTI : « Où sont les femmes ? »

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Depuis dix ans, Valérie Karsenti, avec sa voix tonitruante et haut perchée nous fait rire dans «Scènes de ménages» aux côtés de son complice Frédéric Bouraly. José et Liliane sont devenus pour le public, des membres de la famille, qui rentrent tous les soirs dans leur salon.
Mais si ce rôle lui a apporté la célébrité, la comédienne n’a pas arrêté de travailler depuis ses 15 ans où elle est entrée au cours Florent.
Théâtre, cinéma, télévision lui ont ouvert les portes et elle n’a cessé de passer de l’un à l’autre. Elle a même été la voix de stars célébrissimes : Salma Hayek, Pénélope Cruz, Julianne Moore, Jennifer Aniston… Sans compter les doublages de films d’animation. Molière de la meilleure révélation féminine 2003, elle est une comédienne de haut vol et il était donc normal que le Festival TV de la Rochelle l’invite dans le jury en tant que présidente.
Une présidente consciencieuse qui nous a quand même donné un peu de son temps pour une interview.
Valérie, qu’attendez-vous de ce titre, de ce festival ?
Que Stéphane Strano, le président du Festival, me propose le rôle de présidente a été à la fois une surprise, une marque de confiance et un bonheur. C’est très excitant de pouvoir, en un laps de temps, découvrir des formats, des thèmes différents, de pays différents qui vont pouvoir aiguiser mon goût, ma curiosité, me permettre de découvrir diverses écritures. Je n’ai aucun à priori, j’aime tous les genres, excepté les films d’horreur, j’aime avoir des surprises et j’espère en avoir.
Vous-même, qu’aimez-vous jouer ?
Là non plus je n’ai pas d’à priori. Je suis ouverte à toute proposition à partir du moment où le sujet, le rôle me plait. La qualité du projet détermine mon choix. J’aime passer d’un drame à la comédie, d’un sujet à un autre. J’ai cette liberté, ce luxe énorme de pouvoir aujourd’hui choisir, me balader dans des univers différents, d’avoir des types de jeu différents à jouer.

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Que pensez-vous de la production française aujourd’hui ?
Je vois à la télévision des choses de grande qualité, d’une grande richesse, d’une belle diversité. Je trouve qu’il y a de plus en plus d’audace, d’énergie dans les thèmes, qui poussent à faire éclater ce qui est conventionnel. Et en regardant les productions francophones, j’y découvre une autre façon d’aborder les sujets. D’aborder la vie. Pour moi, rien n’est jamais trop audacieux. Par exemple, de voir un film où un homme est violé, met en perspective ce qu’est être agressé, pour un homme comme une femme. On vit aujourd’hui dans un monde de violence insupportable, d’où l’utilité de déplacer la narration.
Jouer un tel rôle est une prise de risque pour un homme, non ?
Tout autant que pour une femme ! Je ne porte jamais de jugement sur un acteur ou une actrice, je comprends tout aussi bien qu’on ose ou qu’on refuse un tel rôle, pour diverses raisons et nous n’avons pas à juger. D’autant que souvent, ils ont un temps d’avance sur le commun des mortels.
La place de la femme est un sujet qui vous tient particulièrement à cœur…
Évidemment, lorsqu’on voit, ne serait-ce qu’à ce festival, le peu de réalisatrices dans la programmation, tout comme des histoires écrites par des femmes. Quant aux actrices, à 25 ans, la femme ne peut-être que da la séduction. A 50 elle ne l’est plus, elle n’intéresse plus et il faut attendre 60 ans pour qu’on leur offre des rôles de grand-mère. Je trouve cela scandaleux. Les femmes de 50 ans ont souvent des vies passionnantes, peut-être plus intéressantes que les plus jeunes femmes. Je suis quelquefois outrée de voir ce qu’on écrit pour les femmes.
Avec vous, difficile de ne pas parler de «Scènes de ménages». 10 ans après, comment vivez-vous l’aventure ?
D’abord, comme je ne me projette jamais dans le futur, je n’aurais jamais pu imaginer d’y être encore après 10 ans d’existence ! D’un autre côté, heureusement que ma carrière n’est pas limitée à cette série que je ne dénigre pas, loin de là, puisqu’elle m’a apporté une immense popularité. Mais à côté, j’ai pu jouer des choses différentes. Mais «Scènes de ménages» reste un espace de liberté qui me permet de faire le clown. Car Liliane est une folle qui n’a pas de limites. Elle est alcolo, dépressive, elle a une libido de folie, elle est givrée. C’est un électron libre et c’est très jouissif de jouer un tel personnage. Grâce à des textes de plus en plus aboutis et à la souplesse des plans de travail, on peut se permettre plein de choses. Il n’y a pas de limites.
Est-ce que cette série, qui certes, vous a donné une grande popularité, ne vous a pas trop figée dans un personnage ?
Cette série est surtout arrivée à un moment où, après avoir fait beaucoup de théâtre, j’étais dans une période un peu creuse. Et alors qu’on me la proposait, on me proposait aussi un rôle dans la série «Maison close», deux rôles aux antipodes l’un de l’autre qui m’ont permis de montrer en même temps, deux facettes de moi. Ce qui m’a tout de suite donné une certaine liberté et surtout de ne pas être cataloguée dans un style de personnage. D’accord, ça m’a apporté une certaine popularité, je le conçois, mais je n’ai jamais fait ce métier dans ce but. Ça n’a jamais été ce que j’ai recherché. C’est une conséquence de ce métier mais je peux très bien jouer quelque chose demain pour un public restreint si le sujet m’emballe. Je cherche surtout et toujours à développer d’autres couleurs de moi. Justement pour ne pas être enfermé dans un style de rôle.

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Grâce à cela, vous n’êtes pas considérée comme une actrice «de télévision !»
Vous savez, ce clivage commence à de moins en moins exister, depuis que les acteurs dits «de cinéma» jouent à la télévision. Ça a tendance à s’estomper. Les carcans m’ont toujours exaspérée. J’estime qu’un acteur doit avoir la liberté de s’exprimer partout où il veut aller, dans une aventure qui lui plaît.
Ecrire, réaliser, est-ce que ça vous tente ?
La production me passionne plus. J’adore faire se rencontrer les gens, les faire travailler ensemble. J’aime aussi l’écriture et en ce moment j’essaie de développer deux projets. J’aime écrire, j’ai très envie d’écrire une histoire mais je n’ai aucune frustration, à partir du moment où j’ai des projets qui me plaisent.

Propos recueillis par Jacques Brachet et Marie-Aurore Smadja

La Rochelle – Festival de la fiction TV
21ème rendez-vous

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Alors que je quittais ma région varoise sous des trombes d’eau, je découvrais un merveilleux soleil à mon arrivée à la Rochelle. Soleil et chaleur qui ne nous quitteront pas durant ces trois jours de fête, de projections, de rencontres, d’interviewes que vous allez découvrir durant ces prochaines semaines.
Ce festival qui, parti de St Tropez, vient de fêter l’ancienne majorité, est en train de devenir un grand festival qui attire de plus en plus de monde, de plus en plus de professionnels, de plus en plus de presse. Surtout depuis qu’il s’est ouvert à l’Europe. Et si c’est la rançon de la gloire il faudrait que les organisateurs restent vigilants car il y a à la fois du bien et du mal. Voir ce qu’est devenu Cannes et sa foire d’empoigne, il serait dommage que la Rochelle perde son identité, son atmosphère bon enfant, sa chaleur humaine et surtout les conditions de travail que nous avons eues jusqu’à maintenant.
Je prends pour exemple «Plus belle la vie» qui fêtait ses 15 ans, qui  a été prise d’assaut par une presse qui ne s’en était jamais inquiétée (Nous étions, les autres années, une poignée d’assidus en conférences de presse) au détriment de ceux qui faisaient chaque année un papier. Nous avons été cette année mis sur le carreau faute de temps par une attachée de presse qui n’a pas fait de différence ni de quartier et c’est dommage.
Sans compter le public qui, certes, entre gratuitement à toutes les projections et dont des dizaines, cette année n’ont pu assister aux projections faute de place. Il va donc falloir que l’organisation soit vigilante à ce qui arrive à toute manifestation qui prend trop d’ampleur.
Malgré tout, nous avons pu travailler d’arrache-pied sous un soleil de plomb et nous avons ramené une moisson de reportages, nous avons vu de très belles œuvres que vous pourrez découvrir tout au long des mois à venir.

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Elodie Frenck, François Tron Isabelle Czajka, Valérie Karsenti, Marie Roussin, Alex Beaupain, Sydney Gallonde

Les temps forts
Plus de 60 œuvres françaises et internationales ont été projetées lors de cette 21ème édition, parmi lesquelles, 43 films en compétitions : 26 œuvres françaises inédites, 12 séries et films européens, et 5 séries francophones étrangères.
Une journée politique le vendredi 13 septembre avec le Grand Débat, sous le signe de  La nouvelle loi audiovisuelle, quels bénéfices en attendre pour la création ?», en présence de Monsieur le ministre de la culture, Franck Riester, et de nombreux professionnels.
Suivi du Débat francophone la même journée, ayant pour thème «Production, diffusion, distribution : «Comment promouvoir la francophonie à l’international ?»
Un Atelier de la fiction Européenne le jeudi 12 septembre avec comme invité exceptionnel Dominic Savage, auteur, réalisateur et producteur de la collection «I’m…» pour Channel 4, en compétition dans la catégorie Fictions Européennes. Avec la trilogie «I’m..», qui raconte trois histoires de femmes, l’auteur-réalisateur a partagé la plume avec trois immenses comédiennes que sont Samantha Morton, Gemma Chan et Leanne Best pour conter des moments-clés dans la vie de leurs personnages. Il est venu nous raconter notamment cette expérience et son parcours.
Le Festival s’est engagé également pour la seconde année avec l’association PFDM  Pour les femmes dans les médias» qui défend depuis 5 ans des valeurs fondamentales autour de l’engagement, del’entreprenariat, de l’égalité et de la parité entre hommes et femmes dans l’industrie audiovisuelle. A cetteoccasion, deux tables rondes ont été organisées jeudi 12 et vendredi 13 septembre, afin de confronter lestémoignages de professionnelles (scénaristes et comédiennes) de plusieurs générations.
Une table ronde CNC sur le thème «Séries et fictions, place au genre» le jeudi 12 septembre autour de la représentation des LGBT+ dans les séries, et savoir notamment où la France en est-t-elle de la représentation des identités de genre sur les écrans.
Enfin, suite au succès de l’an dernier, le mercredi 11 septembre après-midi, et le jeudi 12 septembre en matinée, le Festival de la Fiction a organisé la deuxième édition des «Rendez-vous de la création francophone», entre des professionnels internationaux invités à La Rochelle (producteurs, distributeurs ou diffuseurs) et producteurs francophones porteurs de projets de séries TV en langue française au potentiel international.
La première rencontre du festival est toujours celle avec son président, Stéphane Strano, qui nous accueille avec son habituelle gentillesse pour faire le point, justement sur le festival et sur la fiction française et européenne.

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Stéphane STRANO : la rançon du succès
« C’est vrai, à notre grande surprise, ce festival a démarré sur les chapeaux de roues avec une bonne demi-journée d’avance. Il y a de plus en plus de monde, de plus en plus de professionnels.
Je suis très heureux de cette situation évidemment et lors de la venue du Ministre de la Culture, il va falloir lui faire comprendre ce qu’est et va être la télévision.
Notre mission est d’être au cœur de la création française et européenne. C’est aujourd’hui une magnifique vitrine qui revêt une grande importance et un véritable enjeu pour la circulation des œuvres européennes et francophones. Pas moins de 18 investisseurs s’intéressent cette année aux œuvres françaises.
Avez-vous des thèmes que vous désirez développer ?
Bien sûr, le premier étant la parité, la femme est, cette année, placée au cœur du débat et les chiffres ne sont pas très bons et il faut objectivement s’en préoccuper.
Le second thème est l’écologie. En cela, la ville de la Rochelle nous accompagne car elle a une réelle identité et ce partenariat est important pour nous.
L’Europe est aujourd’hui au cœur du festival…
Oui, et ce, depuis trois ans. Les propositions qui nous sont arrivées cette année ont doublé depuis l’an dernier. Nous en avons reçu 90. C’est une marque de confiance et d’intérêt importante pour nous, d’autant que les européens nous présentent des œuvres d’une qualité exceptionnelle. Les sélections espagnole et anglaise sont particulièrement formidables et l’extrême occident, comme les tchèques, les ukrainiens, les russes, se développe. La Russie a toujours été un pays qui apprécie la langue française. Tout cela dépasse le côté politique.
Pensez-vous que vous aurez les moyens de faire encore grandir ce festival ?
Il est vrai que le succès de cette année a fait que beaucoup de public n’a pu entrer aux séances, au profit des professionnels eux aussi de plus en plus nombreux. Il y a cette année 2300 accrédités !  Cela nous a surpris mais en dehors de cet enthousiasme immédiat, il va falloir en tenir compte. La ville nous offre déjà une nouvelle salle de cinéma et nous allons essayer de continuer dans ce sens.

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Stéphane Strano et son épouse

L’an dernier, l’on pouvait se rendre compte qu’il y avait beaucoup de polars.
C’est un thème qui plait au public mais d’autres thèmes se développent aujourd’hui : les faits divers, les faits de société entre autres. Les Français aiment les fictions, les audiences sont en hausse, les unitaires sont plus nombreux et les séries plaisent particulièrement aux téléspectateurs. Elles développent les faits de société. Les deux catégories de fiction cohabitent avec bonheur et engagent les citoyens sur des sujets graves traités de diverses manières. Ce sont des moyens de faire passer des messages.
Le public jeune délaisse beaucoup la télé au profit des plateformes…
Ayant six enfants, je n’ai pas encore compris ce qu’ils y regardent ! C’est pour moi une véritable interrogation.
Il faut donc travailler dans ce sens et que les diffuseurs se posent aussi la question. Le replay est une force d’accès pour les jeunes. La moyenne d’accès est de 25 ans. Il faut donc se pencher sur ce problème.

Le jury
Valérie KarsentiPrésidente du jury – Comédienne – Alex Beaupain – Compositeur – Elodie Frenck – Comédienne – Marie Roussin – Scénariste – Sydney Gallonde – Producteur – Isabelle Czajka – Réalisatrice – François Tron – Directeur général des contenus RTBF
Parmi les 43 œuvres en compétition officielle dont 26 œuvres françaises (7 Téléfilms unitaires, 7 séries 52’ et 90’, 4 Séries 26’, 3 programmes courts, 5 fictions web et digitales), 5 Fictions francophones étrangères, et 12 Fictions européennes), le jury a remis 15 prix.A ces 15 prix s’ajoutent deux prix remis par la région, et un prix remis par le partenaire Télé Star/Télé Poche suite au jeu concours par vote des internautes.

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L’équipe de « Temps de chien »

Le palmarès
Meilleur téléfilm : «Temps de chien», réalisé par Edouard Deluc (Arte France)
Meilleure série 52’/90′ : «Une belle histoir », réalisée par Nadège Loiseau (France 2)
Meilleure série 26′ : «Mental», réalisée par Slimane-Baptiste Berhoun (France.tv Slash)
Meilleure série web et digitale : «Lost in Traplanta», réalisée par Mathieu Rochet (Arte)
Meilleure fiction européenne : «Arde Madrid», réalisée par Paco León (Movistar+, Espagne)
Prix spécial du Jury fiction européenne : «Invisible heroes», réalisé par Mika Kurvinen et Alicia Scherson (Finlande)
Meilleure fiction francophone étrangère : «Helvetica», réalisée par Romain Graf (RTS Radio Télévision Suisse)
Meilleure réalisation : Simon Bouisson pour «Stalk» (France.tv Slash)
Meilleur scénario : «L’agent Immobilier », réalisé par Etgar Keret et Shira Geffen (Arte France)
Meilleur programme court : «Merci», créé par Vincent Toujas
Meilleure musique : «Les Grands», d’Audrey Ismaël et Bastien Burger (OCS)

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Luna Carpiaux, Yanninick Choirat, Cécile Rebboah

Meilleure interprétation féminine (Ex aequo) : Luna Carpiaux «Connexion Intime» – France 2) et Cécile Rebboah «Itinéraire d’une maman braqueuse»  (TF1)
Meilleure interprétation masculine : Yannick Choirat «Un homme abîmé» (France 2 et TV5Monde)
Jeune espoir féminin ADAMI : Tiphaine Daviot «Une belle histoire» (France 2)
Jeune espoir masculin ADAMI : Théo Fernandez «Stalk» (France.TV/ Slash)
Prix Nouvelle-Aquitaine des lecteurs de Sud-Ouest : «Si tu vois ma mère», réalisé par Nathanaël Guedj (Arte France)
Prix des collégiens de la Charente-Maritime : «Les Grands» (OCS)
Meilleure séries de ces 5 dernières années – Prix Télé Poche / Télé Star (vote des internautes) : Les bracelets rouges (TF1)

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Théo Fernandez, la présidente du jury Valérie Karsenti, Tiphaine Daviot

Jacques Brachet

Anne-Marie GUINET-LEVY
L’art d’aimer et d’écrire malgré tout

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Anne-Marie a, dès sa plus tendre enfance, toujours écrit en vers. A 8 ans, à l’école, toutes ses rédactions étaient écrites en vers ! Et elle n’a jamais cessé, y trouvant son évasion, son bonheur, même s’il fut bien souvent malmené. Mais c’est sa passion qui l’a sauvée.
« C’est –dit-elle – un exutoire avec le but d’apporter de l’esprit, de jongler avec les mots. On naît poète, on est poète dans sa façon de vivre, de penser, de ressentir ».
Elle n’a jamais considéré son art et son talent comme un métier.
Elle est née en Allemagne, a fait ses études en France et en Angleterre, a reçu depuis, de nombreux prix et diplômes. Elle a enseigné deux ans en Angleterre et depuis dix ans elle intervient dans les écoles pour, dit-elle encore, apprendre aux élèves, aux ados,  «à écrire et à crier», les deux mots ayant, à quelque chose près, les mêmes lettres. Car elle a vécu une vie de maltraitance, d’humiliations, d’infortunes dues à l’être aimé qui était loin d’être aimable. Le sujet hélas n’est pas nouveau et est plus actuel que jamais.
Elle a cru à l’amour, au bonheur sans violence. Elle s’est trompée mais a persisté, espérant l’impossible.
Malgré tout, elle est en apparence souriante, sereine, toujours prête à croire à la vie, à l’avenir.
Elle trouve son exutoire dans son art.

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Les poèmes d’Anne-Marie sont forts car profondément vécus souvent émouvants, déchirants même. On y sent toutes ses blessures comme dans «Il ne me reste rien» sinon la solitude après la guerre, «Ni haine, ni rancœur» ou l’aptitude à pardonner même si l’insouciance est à jamais perdue, «A mes petits-enfants», particulièrement poignant ou encore «Plus de «Je t’aime» même si l’espoir est toujours là, enfoui quelque part.
Rencontrant la plasticienne Claude Printemps, celle-ci décide d’illustrer ses poèmes.
Et par effet miroir, Claude répond par des graphismes où s’enchevêtrent, en noir et blanc, des formes géométriques et symboliques qui s’entrelacent et se bousculent et s’entrechoquent comme des bourrasques de rage. Ce n’est pas une œuvre de sérénité mais elle s’imbrique tout à fait aux écrits de son amie.
Un symbiose totale entre deux artistes, deux personnalités, deux femmes que vous pourrez rencontrer  du 18 au 26 octobre, salle du Moulin d’Oli à Solliès-Ville.

 

Jacques Brachet

St Marc Jaumegarde
Liane FOLY… bis mais non repetita !

LIANE FOLY

Tout d’abord un peu d’histoire et de géographie.
Connaissez-vous St Marc Jaumegarde ? C’est un petit village atypique des Bouches du Rhône situé entre Aix-en-Provence et Vauvenargues. Un petit village perdu dans la nature qu’il faut mériter car il faut y aller avec un GPS sous peine de rater une route ou un chemin !
Un millier d’habitants y vit entre la mairie, l’église, la tour des Templiers et la campagne environnante.
Si ce n’était Liane Foly qui m’en ait parlé, ce village me serait encore inconnu à ce jour.
C’est durant sa tournée d’été que Liane me confie qu’elle va aller s’y produire sur l’invitation d’un de ses complices nommé Marc Jolivet qui s’y est posé et qui, depuis trois ans, y a créé un mini-festival de deux jours accueillant des amis chanteurs dont, cette année, Charlélie Couture et Liane Foly qui en est la marraine.
Accueil chaleureux de son maire, Régis Martin puis, plus tard, de Marc Jolivet quelque peu perturbé par les gouttes qui vont doucement s’abattre durant plusieurs heures, mettant en péril la soirée. Excité comme une puce, volubile, Il n’arrête pas une minute  d’aller et venir, de parler haut, de me promettre une interview qui ne viendra jamais malgré un temps de pause-champagne qu’il va faire durer, sous la tente VIP, à l’abri de la pluie.
Liane arrive, ne peut évidemment pas répéter, sans compter que certains matériels sont endommagés. Le public, lui, commence à arriver et bientôt un rassemblement de parapluies qui ne cesse de s’agglutiner devant l’entrée, attend, stoïque, de savoir si le concert aura lieu.
Finalement, vers 20 heures la pluie a l’air de quitter le territoire, Liane peut faire une succincte balance et les portes s’ouvrent remplissant en dix minutes les quatre cents places de ce théâtre en plein air.
Après la chaleur de la journée, la soirée se fait fraîche mais des plaids vendus 5€ au profit de la Croix Rouge sont pris d’assaut.

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Liane peut arriver… enfin presque, car elle est allée se changer à l’hôtel et n’est pas là. Du coup, c’est avec délectation que notre maître de cérémonie et sa fille Camille, elle aussi comédienne, vont combler l’attente. Et comme toujours, Marc se lance, en fait des tonnes, raconte tout et n’importe quoi mais c’est improvisé et ça fait patienter le public bon enfant.
Liane arrive enfin avec son pianiste Hervé Noirot, musicien magnifique qui accompagne Liane depuis de longs mois en France, au Québec, à Londres avec ce piano-voix jazzy qui colle à la voix de cette chanteuse qui aurait pu faire une carrière dans le jazz mais qui a préféré varier les plaisirs en étant aussi chanteuse de variété, humoriste, comédienne, journaliste à l’occasion et imitatrice de talent. D’ailleurs, durant le spectacle, elle ne se privera pas, entre deux chansons, d’imiter Muriel Robin, Line Renaud, Catherine Frot et quelques autres. Elle ne se privera pas non plus d’égratigner avec plus ou moins de tendresse Brigitte Macron, Line Renaud, André Manoukian qui fut son compagnon…
Mais surtout elle chantera et là, c’est le plaisir extrême car elle mêle, bluzzy-jazzy, ses propres succès avec des chansons de compositeurs qu’elle aime… ou qu’elle a aimés car, avoue-t-elle en riant «il y a beaucoup de morts autour de moi !»… En effet, Michel Legrand, Charles Aznavour, Balavoine, Johnny Hallyday, Charles Aznavour, Nougaro, Michel Berger, George Michaël, Léo Ferré et je dois en oublier, sont au programme et c’est un véritable plaisir que de retrouver ces succès intemporels revus et corrigés par la sublime voix de Liane : «Hier encore», «C’est extra», «Yentl», «Le cinéma»… Ça, c’est de la belle chanson que nous devons à des artistes français. Elle terminera d’ailleurs avec «Les adieux d’un sex symbol» la chanson phare de Diane Dufresne dans «Starmania», magistrale interprétation qui a fait se lever le public.

LIANE FOLY

Bien évidemment, Marc Jolivet n’a pu s’empêcher de venir occuper la scène et ce fut un moment complètement surréaliste où tous deux sont partis dans des souvenirs communs très particuliers Liane nous dévoilant (info ou intox ?) ses rapports particuliers avec les deux frères Jolivet, la naissance de son show «La folle parenthèse» écrit avec Marc et quelques autres badineries du genre.
Il y eut aussi le gag du bouquet de fleurs impromptu, l’un des organisateurs le lui apportant sur scène croyant qu’elle avait terminé son tour !
Bref, loin de sa tournée d’été, Liane sut habilement mêler chansons, imitations, humour pour le plus grand plaisir d’un public qui, même un peu transi, a su l’apprécier et le lui prouver.
Du grand art, Liane et heureux de t’avoir à nouveau retrouvée, d’autant que, durant quelques semaines – et on l’espère, le plus longtemps possible ! – on va te découvrir à la télé abordant un nouvel art : la danse puisque tu fais partie du casting «Danse avec les stars» avec  à la clef, cinq heures d’entrainement par jour… Courage !
Un nouveau disque, un nouveau show sont sur le feu (voir interview)… Alors à quand ?
L’avenir nous le dira.

Jacques Brachet
Photos Patrick Carpentier

Six-Fours : Une belle journée africaine

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Dimanche 15 septembre 2019 de 10h00 à 18h00, l’association «Un Dojo Pour Réo» organise une journée africaine conviviale et festive, ouverte à tous, sur la promenade de la plage de Bonnegrâce à Six-Fours-les-Plages.
Une cinquantaine de stands (associations humanitaires, culturelles et sportives, artisanat, mode, littérature africaine, santé,…) vous accueilleront pour vous faire découvrir le visage souriant de l’Afrique.
Pour le déjeuner, des repas africains seront mijotés par le restaurant d’insertion « Le Petit Prince » et un service de boissons  sera constamment assuré.
Tout au long de cette journée, diverses animations (musiques, danses, défilés de mode, contes,…) égaieront les visiteurs,  public sensibilisé, familles ou simples curieux.
Cette journée, coordonnée par Michel Clerc, est organisée pour célébrer la culture africaine en favorisant le rapprochement avec les peuples africains et l’échange entre les différentes associations.

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Un Dojo pour Réo
C’est l’histoire de Cécile Limier CN 6ème dan de Karaté, belle créatrice de cette association qui avait pour but de créer uneécole de karaté à Réo, à 120 km de Ouagadougou au Burkina Faso et dont nous vous avons déjà raconté l’aventure.
Cette école existe aujourd’hui, réunissant quelque 70 femmes que Cécile va régulièrement rencontrer.
Elle a voulu que l’Afrique soit au centre de cette journée qui rassemble  associations, créateurs, artistes en tous genres venant de toutes les régions de France faire découvrir la vie africaine dans tous ses arts et son humanitaires.
Ainsi, durant toute la journée, vous pourrez découvrir des chanteurs, des plasticiens, des créateurs de mode, des conteurs, des danseurs, des musiciens, vous pourrez aussi participer  à des démonstrations de kankudaï Karaté, de danse, des intervenants vous parleront de l’Afrique mais aussi de toutes les associations culturelles et humanitaires vous aider et la mieux connaître, à la mieux comprendre.
Quand le soleil de l’Afrique rencontre celui de Six-Fours…

Renseignements : 06 03 48 07 88 – 06 62 12 04 49

L’Artiste Peintre Caroline FAINDT
en résidence artistique à Antibes

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A partir du 4 Septembre, l’artiste peintre Caroline Faindt prendra ses quartiers à la Villa Fontaine à Antibes. Elle y restera jusqu’au 28 Septembre pour créer et s’inspirer de la région, de ses couleurs, de ses odeurs, de son atmosphère… Depuis de nombreuses années, la ville d’Antibes met à disposition cette villa , afin que des artistes peintres, sculpteurs, écrivains viennent y séjourner et créer… Une résidence d’artistes, remplie d’histoire… Avec ses pinceaux, ses couleurs, ses pastels, et ses matières secrètes c’est au tour de Caroline Faindt de raconter la sienne pendant un peu plus de trois semaines. C’est la première fois que cette artiste parisienne part créer ailleurs pendant aussi longtemps, s’immerger dans une nouvelle ville, une nouvelle maison. Caroline Faindt à la bougeotte et fourmille toujours d’idées. Elle cherche toujours à surprendre, innover, toucher les gens…

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Cette parisienne a grandi dans l’Est de la France. Elle débute sa carrière dans le domaine des médias et de la télévision. A l’âge de 23 ans, la rencontre d’une artiste peintre Franco-Suisse bouleverse sa vie et lui donne l’envie de peindre ! La peinture devient dès lors son moyen d’expression artistique, la clé de son accomplissement. Si Caroline Faindt explore régulièrement de nouveaux thèmes, de nouvelles techniques, elle s’efforce depuis longtemps de peindre l’âme des choses avec l’envie qu’elles durent toujours.
Elle capture un instant sur la toile, une ville, une foule qui s’unit pour mieux célébrer la vie, et tente de faire ressortir de ce moment ce qu’il a de plus beau et de meilleur, de peindre l’essentiel, de faire ressortir sa nature invisible. Elle cherche en profondeur, touche l’intime et souhaite laisser une empreinte vivante, émouvante, des lignes vibrantes et essentielles.

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Avec son compagnon Zinedine Soualem

Dans ses peintures, on sent les cœurs qui battent, les formes et les couleurs vivre. Sa maitrise de la couleur nous fait entrevoir des horizons inattendus et inexplorés. Grâce à de nombreuses collaborations et à la confiance de marques comme Orange, Renault …la peinture de Caroline Faindt et sa créativité, s’invitent sur vos téléphones portables, vos meubles et sur vos bijoux !
Son esprit voyage et son talent aussi : certaines toiles ont rejoint des collectionneurs au Brésil, en Hollande, ou encore en Allemagne et en Belgique. Chacune de ses toiles renferme un secret, une véritable clé en métal est dissimulée dans chacune des toiles de l’artiste. Saurez-vous la trouver ?

Mardi 24 septembre à partir de 21h05 Soirée spéciale
«Plus Belle La Vie» Prime et documentaire inédits

Soirée spéciale pour le feuilleton de France 3 «Plus Belle La Vie» avec un prime et un documentaire inédits, suivis de la rediffusion d’un documentaire.
21.05 – Prime inédit «Révélations»
Afin de venir en aide à une association, le lycée Scotto a décidé d’organiser une rencontre de handball amicale et de lui en reverser les bénéfices.
À quelques minutes du coup d’envoi, ils sont nombreux du Mistral à avoir pris place dans les travées : il y a les lycéens venus supporter leurs copains, les profs venus encourager leurs élèves, et parfois des familles entières sont présentes…
Au moment où les équipes s’apprêtent à rentrer sur le terrain, le bâtiment s’effondre sur les tribunes, ensevelissant sous des tonnes de gravats le public présent.
Deux mistraliens, miraculeusement épargnés, décident de replonger sous terre pour tenter de trouver des survivants… et pendant que les secours s’organisent, commencent pour ceux qui sont sous terre l’épreuve d’une vie. Ils devront affronter leurs peurs, leurs remords et cette partie d’eux-mêmes qu’ils croyaient cachée aux yeux des autres.
Personne ne ressortira indemne de ces révélations…
Avec (par ordre alphabétique) :

Malika Alaoui, Alexis Baginama, Jérôme Bertin, Théo Bertrand, Marwan Berreni, Fabienne Carat, Sam Chemoul, Guillaume Delorme, Serge Dupire, Jules Fabre, Stéphane Henon, Marie Hennerez, Cécilia Hornus, David Marchal, Laurent Orry, Stéphanie Pareja, Enola Righi, Caroline Riou, Charles Schneider, Myra Tyliann, Thibaud Vaneck…
Réalisation : Marion Lallier – Scénario : Pierre Monjanel, Mariem Hamidat, Virginie Parietti – Dialogues : Christiane le Brima

 PLUS BELLE LA VIE
LES SECRETS DE PLUS BELLE LA VIE

22.35 – Documentaire inédit «Dans le secret de «Plus belle la vie : la vie d’après»
Depuis quinze ans, «Plus Belle La Vie» tente d’être un miroir de nos vies quotidiennes et aborde de véritables thématiques de société au travers de ses personnages. Intrigues policières, histoires sentimentales ou familiales, «Plus Belle La Vie»  passionne chaque soir près de 4 millions de Français. Comme dans les précédents documentaires, Wendy Bouchard vous propose de partir à la rencontre de téléspectateurs qui ont vécu des histoires similaires à celles des héros de la série. Nous allons vous raconter des destins de personnes dont la vie a basculé du jour au lendemain. Face à des drames, après des nouvelles chocs ou suite à des accidents, nos témoins ont dû faire preuve de résilience.
Parmi les trois thématiques de l’émission, le documentaire aborde celle du handicap. Nous retracerons l’histoire tragique et le parcours extraordinaire de Céline, devenue paraplégique à la suite d’une chute de cheval.
Vous découvrirez comment cette cavalière professionnelle a transformé son handicap en force.
C’est accompagné des comédiens de la série que nous vous dévoilerons ces récits aussi extraordinaires qu’inspirants… Boubacar Kabo, qui incarne Mouss, et Anne Décis, qui joue le rôle de Luna – l’un des personnages phares de la série –, partiront à la rencontre de cette jeune femme handicapée…

 PLUS BELLE LA VIE
LES SECRETS DE PLUS BELLE LA VIE

Comment surmonter un traumatisme ?
Comment se reconstruire quand on a  subi un véritable raz de marée émotionnel… ? Pour faire écho à l’histoire de Gabriel et Thérèse, qui se retrouvent coincés dans une grotte plusieurs jours et voient la mort en face, nous vous ferons partager une histoire bouleversante. Celle de Virginie et de ses deux filles, qui ont survécu à l’effroyable ouragan Irma, à Saint-Martin… C’est avec beaucoup d’émotion qu’elle racontera à Wendy et à Joakim Latzko, alias Gabriel, le cauchemar qu’elles ont vécu et comment leur petite famille a fait  preuve d’une force insoupçonnée pour se reconstruire.
Enfin, nous retrouverons Laurent Orry et Sam Chemoul, qui jouent les rôles de Tom et Jérôme. Ils se confronteront aux témoignages d’un homme qui découvre du jour au lendemain qu’il est le père d’une fille de 17 ans. Puis Wendy vous fera partager l’histoire bouleversante mais pleine d’espoir d’une jeune fille qui va renouer avec un père qu’elle rencontre alors qu’elle a à peine 18 ans.
Dans ce nouveau documentaire des secrets de Plus Belle La Vie, nous vous ferons découvrir une partie des coulisses de la série, les comédiens nous diront comment ils se sont préparés à leurs différents rôles, ils dévoileront ainsi secrets et anecdotes de tournage. Témoins et comédiens échangeront sur les thèmes de la résilience, du pardon ou encore de la reconstruction
Réalisation : IngridAngeloglou.

Françoise GNERI, Collectif FractalesI :
«Je me bats pour ma passion»

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L’été musical a été, comme chaque année, très chargé dans notre région varoise, nous vous nous en avons offert quelques reportages et interviewes. Mais si la variété a été à l’honneur avec la venue de nombreux chanteurs, la musique classique est souvent un peu oubliée.
Heureusement, nous avons une lyonnaise qui la met en lumière en nous offrant chaque année depuis cinq ans à Sanary, un festival intitulé «Sanary en musique». Il s’agit de Françoise Gneri qui a créé le Collectif Fractales.
« Fractales… il va falloir nous expliquer ce nom, Françoise !
Une fractale est un objet qui se reproduit et se diffuse à l’infini avec toujours la même forme initiale.
J’ai trouvé que ça définissait bien ce que je voulais faire avec la musique classique à qui je voulais  faire retrouver sa place sur le territoire en présentant des concerts, des musiciens de qualité qui ne sont pas nécessairement des stars. Pour moi la musique de chambre est l’un des meilleurs vecteurs pour faire connaître et reconnaître cette musique.
Pourquoi avoir choisi Sanary, alors que vous êtes enseignante à Lyon ?
Je suis souvent venue en vacances à Sanary. J’y ai des amis, de la famille et je me suis rendu compte que le maire offrait tout l’été des concerts de toutes sortes. Je suis donc allé le voir pour lui proposer un concert. Mais il a trouvé que c’était trop cher. Je me suis donc adressé à la paroisse qui a été intéressée. Du coup, il a revu le projet et nous a finalement donné nos premiers 3000€. De fil en aiguille le projet s’est développé, la SACEM, Musique Nouvelle en Liberté, le département du Var, Spedidam, le mécénat musical de la Société Générale et la Mairie de Sanary nous ont aidés et voilà cinq ans que nous proposons «Sanary en musique» et que nous avons pris notre rythme de croisière.

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Le but du jeu ?
Réunir deux choses qui me tiennent à cœur : faire de la musique et l’enseigner, la populariser, la faire évoluer et faire évoluer les mentalités, leur en montrant l’accessibilité. Nous n’avons pas de gros moyens ni de stars, même si quelques-unes se prêtent au jeu. Nous nous adressons à toutes les écoles supérieures de musique européennes pour réunir de jeunes talents, les faire connaître.  Et nous faisons de l’éducation populaire en allant à la rencontre des élèves des écoles de Toulon, nous organisons de petits concerts dans les églises et même dans la rue. Je ne peux pas dissocier jouer et enseigner. Si je ne faisais qu’un ou l’autre, il me manquerait quelque chose.
Avez-vous une équipe de musiciens régulière ?
Un gros noyau d’une douzaine de musiciens mais il y a aussi un renouvellement et des invités vedettes comme Kazimiertz Olechovski, violon solo à l’Opéra de Lyon, Frédéric Audibert magnifique violoncelliste, Elio Ditana, superbe pianiste avec qui j’ai joué l’an dernier à Dieppe, grâce à qui nous avons eu Francis Huster cet été, qui est venu dire «Pierre et le loup»…
Huster a tout de suite été d’accord. C’est un personnage à part, attachant, fascinant, un hyper actif qui possède le talent, la culture, l’humour. Ça a été une belle rencontre.
Je voudrais aussi souligner que, dès que j’ai pu le faire, j’ai salarié ces jeunes musiciens et pas seulement défrayés. J’estime qu’ils doivent vivre de leur travail. Trop de festivals font venir des stars qu’ils payent grassement et «oublient» de payer les jeunes musiciens qui les accompagnent, ce que je trouve anormal.
Chaque année donc vous proposez ce festival à Sanary. Comment se fait le choix du programme ?
Je trace les grandes lignes, je demande aux musiciens ce qu’ils ont envie de jouer et nous en discutons et décidons tous ensemble. Quant aux invités, ils sont choisis selon nos affinités artistiques et musicales. Nous n’oublions pas d’ajouter dans notre programme une création contemporaine.

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Parlons du bilan de ce festival 2019
Il est magnifique ! Avec cinq concerts, trois ou quatre animations, Nous avons réussi à fidéliser un public et avec pour principe de jouer sur les places et dans les rues, il y a de plus en plus de monde à nos concerts et pas seulement des mélomanes. Quant aux églises, elles sont toujours remplies. La presse s’intéresse de plus en plus à nous, nous avons donc une visibilité en hausse. C’était le but recherché, aujourd’hui on existe Notre équipe est soudée, nous nous entendons bien et passer une semaine ensemble sur ce festival a tissé et resserré les liens.
Donc vous allez continuer ? Des projets ?
Oui, nous allons continuer ce festival, ce travail avec les écoles et nous avons l’envie de nous développer ailleurs, dans d’autres régions, en travaillant avec d’autres associations… Nous voulons nous «fractaliser» ! Nous avons cet été travaillé avec «Les Voix Départementales» en donnant quatre concerts dans le Haut Var, ce qui nous a donné plus de visibilité et on commence à nous demander ailleurs.
Paris ?
(Elle rit) Pourquoi pas ? Mais on n’en est pas encore là !
Alors… heureuse ?
Bien sûr ! Je me bats pour ma passion et c’est très excitant.

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Propos recueillis par Jacques Brachet

Du nouveau sur les chaînes

MEURTRES À COLMAR

France 3
Meurtres à Colmar
Samedi 14 septembre 21h05
Avec Pierre Arditi et Garance Thenault
Réalisé par Klaus Biedermann
Scénario et dialogues : Elizabeth Verry & Martin Sauvageot
La collection  « Meurtres à… » se poursuit après une saison au succès qui ne se dément pas. Les cinq inédits diffusés la saison dernière ont séduit en moyenne 5,3 millions de téléspectateurs pour 23,6 % de PdA, dont 800 000 en moyenne en replay (15 % de l’audience).
De nouveaux opus à venir qui nous emmèneront à Lille, en Corrèze ou même à Tahiti !
Étienne Ronsard, chirurgien humanitaire, se rend à Colmar pour comprendre les circonstances de la mort de son fils Gilles, chef de brigade de la Crim’ de la ville.
À peine arrivé sur place, il trouve le cadavre d’un homme, affublé d’un étrange costume d’inspiration médiévale. Anaïs Lacombe, nouvelle cheffe de la brigade, interroge Étienne comme témoin. Quand elle découvre son identité, elle se trouble.

MEURTRES À COLMAR MEURTRES À COLMAR

En effet, elle pense que le fils d’Étienne, Gilles Ronsard, est responsable de la mort de son fiancé, également membre de la brigade.
Les conclusions de l’enquête montrent que le jeune homme conduisait sous l’emprise de stupéfiants lors de l’accident, des résultats qu’Étienne remet en cause. Gilles n’était pas un drogué.
L’affaire est classée. Pourtant, Étienne sait qu’il n’est jamais trop tard, il espère parvenir à convaincre Anaïs d’ouvrir à nouveau le dossier de ce tragique accident …

BAY (THE)

France 2
The bay
Saison 1 inédite – 6 x 60 min
Lundi 16 septembre à 21h05
Une série créée par Daragh Carville & Richard Clark
Scénario Daragh Carville
Réalisateurs Lee Haven Jones & Robert Quinn
Avec : Morven Christie (Capitaine Lisa Armstrong), Jonas Armstrong (Sean Meredith), Chanel Cresswell (Jess Meredith), Taheen Modak (Lieutenant Med Kharim), Daniel Ryan (Commandant Tony Manning), Lyndsey Coulson (Penny Armstrong), Imogen King (Abbie Armstrong), Art Parkinson (Rob Armstrong), louis Greatorex (Sam Hesketh), Adam Long (Vincent Chapman)
Dans la station balnéaire de Morecambe, les jumeaux adolescents Holly et Dylan Meredith ont disparu. C’est le capitaine Lisa Armstrong, agent de liaison auprès des familles dans les cas de disparition, qui est chargée de l’affaire. Lisa découvre la famille Meredith de l’intérieur et découvre qu’un lien extra professionnel la rattache à eux. Les premières 24h sont capitales. La disponibilité totale et l’empathie de Lisa mettent cependant en péril sa propre vie familiale. Mère célibataire, elle a de plus en plus de mal à suivre ses ados, en particulier sa fille Abbie.

BAY (THE) BAY (THE) BAY (THE)