Archives de l’auteur : Jacques BRACHET

Toulon – Galerie Michel Estades
Sylvie DERELY : L’art, la force et la fragilité

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Michel Estades a le don de découvrir des artistes talentueux et originaux, qu’ils soient peintres, maîtres verriers, sculpteurs…
Parmi eux, Sylvie Derely qui revient dans sa galerie toulonnaise pour nous offrir tout un peuple de curieux personnages longilignes, en petit ou grand format, des personnages aussi attachants que ceux que l’étaient ces naïfs amoureux de Peynet ou ces mystérieux personnages de Giacometti, aux gestes gracieux, élancés qui, quoique coulés dans le bronze, semblent d’une romantique fragilité.
Curieux parcours pour cette lilloise qui va d’abord approcher la peinture, le dessin, la décoration intérieure en travaillant pour Renault, Rochas ou encore Guerlain pour qui elle créera des fresques.
Et puis, elle découvre la sculpture aux Beaux-Arts de Lyon.

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«J’ai – me confie-t-elle – tout d’abord approché la terre où j’ai commencé à créer mes personnages mais plusieurs choses me gênaient : Tout d’abord, travaillant la terre, mes personnages étaient trop fragiles et cassaient souvent, je n’arrivais pas à leur trouver une gestuelle. Par ailleurs, il fallait que j’aie toujours un modèle face à moi. Du coup, j’ai essayé avec du plâtre et de la cire et ça a été une belle découverte car j’y ai trouvé plus de liberté.
Puis m’est venu l’idée de travailler le fil de fer par hasard. Il avait l’avantage d’être malléable, je pouvais au départ donner à mon armature, la forme, le mouvement que je désirais. Une fois créée la silhouette, je l’ai recouverte de bandes de plâtre que je modulais à la spatule. Ainsi sont nés ces personnages»
Des personnages qu’elle fait couler dans le bronze, géants ou miniatures, lui donnant une élégance, une harmonie, une douceur et un mystère.
Ainsi est né tout un monde, bien à elle qu’elle conjugue et multiplie à l’infini, en les plongeant dans des scènes de tous les jours.

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Comment lui vient l’inspiration ?
«En observant les gens dans la rue, dans les gares, dans les aéroports, des lieux où je croise beaucoup de gens. J’aime les gens, j’aime les regarder vivre autour de moi et c’est vrai que ces lieux sont très inspirants. J’aime le mouvement il m’inspire des sentiments, des émotions ».
Elle aime à dire que ces longs bras sont fait pour enlacer et ces longues jambes pour parcourir le monde. Monde qu’elle parcourt elle-même car elle est une grande voyageuse
Ces émotions elle nous les fait partager et l’on se laisse envelopper par son monde où la sensibilité est à fleur de peau… même si ses personnages n’ont pas de regard. C’est le geste qui provoque les sentiments d’amour, d’amitié, de fraternité.
Sylvie Derely est née dans une famille d’artistes qui se perpétue de génération en génération :
«Ma mère était peintre, mes frères et sœurs baignaient comme moi dans l’art, j’ai une fille qui peint, des neveux qui dessinent, ma petite-fille est très douée.
Hormis à Toulon où Michel Estades l’accueille toujours avec joie, Sylvie expose un peu partout en France mais aussi en Allemagne. Pour cette exposition, elle mêle des œuvres plus anciennes et d’autres jamais exposées.
Mais déjà, elle pense à ce qu’elle va créer demain :
«J’ai toujours envie d’aller plus loin, d’épurer encore plus, envie de me dépasser. J’aime chercher, aller vers l’inconnu… Je ne sais jamais où je vais aller… Mais j’y vais !»
En attendant d’aller plus loin, arrêtez-vous à la Galerie Michel Estades où vous attend le monde de Sylvie Derely installé jusqu’au 27 février.
Une exposition à découvrir. A rêver.

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Jacques Brachet

Galerie  Estades – 18, rue Henri Seillon – 83000 – Toulon
galerie.toulon@estades.com – www.estades.com

TOULON – Conservatoire TPM
Macha MAKEÏEFF, invitée de la 5ème «Transmission»

Communique Presse Base

Macha Makeïeff n’est jamais là où on l’attend : Décoratrice, costumière, scénographe, auteure, productrice de musique, metteur en scène, plasticienne, réalisatrice… Elle sait tout faire et le fait à chaque fois avec passion et talent.
Notre première rencontre était à l’Opéra de Toulon pour l’opéra bouffe d’Offenbach «Les brigands». Entretemps elle a pris la direction de la Criée à Marseille, après avoir été celle du théâtre de Nîmes, sans oublier qu’elle est, avec Jérôme Deschamps, la créatrice de la pièce «La famille Deschiens» devenue une série télé qui a eu le succès dont on se souvient encore.
Et comme Tatischeff rythme avec Makeïeff, elle a créé avec Sophie, fille de Jacques Tati, «Les films de mon oncle» dans le but de restaurer l’œuvre de cet artiste hors du commun.
Une chose qu’elle n’a pas encore faite : être ministre de la Culture et Dieu sait qu’elle y excellerait beaucoup mieux que certains d’entre eux qui n’ont fait que passer dans plusieurs gouvernements !
A suivre…

Mais pour l’heure, la voici invitée en cette fin du mois de janvier et jusqu’à fin mars, au conservatoire TPM par son directeur Jean-Louis Maes et son adjoint Régis Laugier, pour créer le cinquième volet de «Transmission», après Barre Philips, André Gabriel, Rhys Chatham et Jean-François Zygel. Première femme invitée elle va, tout un trimestre, animer cette transmission qui a pour but, comme son nom l’indique, de proposer aux élèves des animations pluridisciplinaires, des master class, des conférences, des échanges avec tous les arts, du théâtre au cinéma, de la musique au cirque en passant par les arts plastiques.
Macha Makeïeff était l’invitée toute trouvée puisque se passionnant pour tous les arts divers et variés.

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Toute l’équipe du Conservatoire TPM pour une cinquième Transmission

C’est dès son arrivée au conservatoire que je peux la rencontrer une heure avant qu’elle ne prenne ce rôle qui l’exalte, comme tout ce qu’elle fait.
«Macha, comment êtes-vous venue à ce projet ?
Il y a un lien très fort entre le théâtre Liberté et le théâtre de la Criée et surtout un lien très fort aussi avec Charles Berling que j’apprécie beaucoup et avec lequel nous partageons beaucoup de choses.
Donc, lorsque Régis Laugier m’a proposé ce projet, j’ai été emballée et ne pouvais pas refuser. C’est donc lui le coupable.
Qu’est-ce qui vous a plu dans ce projet ?
Le mot «transmission» déjà qui est tout ce que j’aime qui est un geste de réciprocité magnifique. J’ai donc tout de suite été enthousiaste car tous ces métiers artistiques demandent beaucoup de simplicité, d’exigence, de plaisir et bien sûr, de travail.
Au départ, nous aurions aimé un public plus large mais suite à ces événements que l’on connait, nous nous nous adresserons seulement aux élèves mais j’aime cette idée de passation, de leur faire connaître des choses fondatrices que j’ai pu assimiler et que je vais leur passer à mon tour, ce travail sur la méthode.
Comment cela va-t-il se passer ?
Régis Laugier : Nous avons lancé des candidatures, nous avons reçu une cinquantaine de réponses, sur lesquelles nous avons retenu 24 candidats, des gens de tout âge et de profils différents, puisque ça s’étale de 12/13 ans à 67 ans. On y trouve  des élèves, des comédiens qui jouent dans des troupes de théâtre. On a visionné les images qu’ils nous ont confiées. Et aujourd’hui, le casting va se faire sur scène pour sélectionner dix candidats.
Macha, comment allez-vous procéder ?
L’idée est de les faire monter sur scène quelque cinq, six minutes et de leur demander de faire quelque chose devant moi, de voir s’ils sont à l’aise, qu’ils disent un texte, qu’ils improvisent, qu’ils chantent, qu’ils s’expriment avec leurs corps. Qu’ils s’expriment sincèrement, en toute simplicité. En fait, qu’ils puissent répondre à cette question : Monter sur scène, c’est quoi ? L’idée n’est pas la performance à tout prix. Nous tournerons leur prestation pour pouvoir ensuite en discuter.

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Ces dix personnes choisies, qu’allez-vous leur faire faire ?
Nous allons tourner de petits courts métrages, afin de leur apprendre les différents plans existant dans le cinéma, l’équilibre d’une scène, d’une séquence, qu’ils s’expriment dans le langage, le chant, les expressions, le silence afin qu’ils puissent aller au plus près d’eux-mêmes, qu’ils découvrent l’espace dans lequel ils naviguent. Ils pourront s’exprimer seuls, à un, à deux, à trois, peu importe, que  ce soit dans le drame, l’humour, la musique. Ils ont libre choix.
Avez-vous déjà fait cela, à la Criée ou ailleurs ?
Je l’ai fait à la Criée mais sur des grands plateaux, sur de grandes images, avec des comédiens, des choristes, professionnels et amateurs mêlés. Rappelez-vous que je suis une adepte de Pialat !
Ici se sera différents.
Et qu’en attendez-vous ?
J’attends d’être aussi étonnée qu’eux !»

Voilà qu’arrive un jeune musicien, Baptiste Giuliano, qui va participer à l’événement
«On m’a proposé d’intervenir en tant qu’accordéoniste mais j’arrive et je ne sais pas encore trop ce que je vais faire. Je suis musicien, j’écris des chansons, je pratique l’électro, le jazz, et c’est suite à un concert que j’ai fait avec Régis Laugier que celui-ci m’a proposé d’intervenir avec mon petit savoir-faire ! Mais aujourd’hui, tout reste à imaginer.
Régis Laugier : Pour moi, l’accordéon est un personnage d’une humanité incroyable. C’est pour cela que j’ai proposé à Baptiste de nous rejoindre sur ce projet.
Macha Makeïeff : Je reprends le mot d’humanité car ce projet est d’abord une aventure faite de rencontres, de relations humaines. Un échange permanent que nous allons avoir durant tout ce temps et qui, je l’espère, permettra de créer des interventions fortes, faites d’opportunités et la démonstration de ce que j’aime : le frottement des arts et des artistes car nous avons des artistes exceptionnels dans la région.
Régis Laugier : Notre conservatoire est à rayonnement régional et nous travaillons beaucoup entre Nice et Marseille. C’est un vrai acteur culturel et le challenge est de passer à un stade plus important car nous sommes capables de nous donner une dimension hors région »

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Macha précise qu’elle a toujours aimé allier, confronter tous les arts, les faire se rencontrer et le mot «rencontre» revient souvent dans sa conversation. Elle a toujours travaillé à rapprocher tous les arts, sans aucune frontière. Il avait d’ailleurs été question de réunir un grand orchestre symphonique mais comme le déplore Jean-Louis Maes, avec ce virus, cela était impensable. Et bien dommage car le concert devait tourner autour des musiques de Jacques Tati, ce qui n’aurait pas déplu à Macha Makeïeff ! Par contre, l’école de cirque Archaos, de Marseille, viendra participer à l’événement et plus tard viendra animer une Transmission.
Après cette première journée qui aura permis à Macha Makeïeff de sélectionner les dix concurrents qui vont participer à cette transmission, elle repartira à la Criée où elle est en répétition de deux spectacles pour mieux revenir sur les tournages sur lesquels nous reviendrons.

Jacques Brachet

FRANCE 2
Les petits meurtres d’Agatha Christie… Ça repart !

Vendredi 29 janvier à 21h05 – saison 3 épisode 1 – 70’
Auteurs : Flore Kosinetz et Hélène Lombard  –
Réalisateur : Nicolas Picard-Dreyfuss

LES PETITS MEURTRES D'AGATHA CHRISTIE- 70'S

Après 11 épisodes passés dans les années 30’s (Saison 1) et 27 épisodes passés dans les années 60’s (Saison 2), «Les petits meurtres d’Agatha Christie» font peau neuve et s’installent dans les années 70’s avec de nouveaux personnages et un tout nouveau casting.
Pourquoi les années 70’s ? Tout d’abord car c’est une époque excitante et folle. Notre univers est coloré et joyeux, futuriste et psychédélique. Le orange et le vert pomme y sont rois. La mode est ultra-sexy : les mini-jupes s’affichent avec des cuissardes, les pantalons sont très moulants, avec pat’ d’éph’ obligatoires. Hippies et imprimés fleurissent.
Les années 70’s sont aussi passionnantes sur le plan des mœurs. 68 est passé par là. Mais liberté sexuelle et libération de la femme cachent un machisme ambiant hallucinant. C’est le règne du mâle viril avec sa « bagnole » et sa drague lourde. Une occasion rêvée de stigmatiser certains comportements avec humour. « Les Petits Meurtres » était déjà une série féministe dans les années 60’s. Elle le sera plus que jamais dans les années 70’s !
Nous sommes en 1972. Tout démarre par l’arrivée d’une femme au commissariat de Lille. Elle est là pour prendre le job de Commissaire. C’est une expérience menée par le ministère, une première en France. Annie Gréco c’est la rencontre entre un holster et un sac à main. D’origine populaire, elle n’a pas froid aux yeux, et c’est une tueuse. Elle sera interprétée par Emilie Gavois-Kahn.

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Gréco choisit de faire équipe avec la tête brûlée du commissariat, Max Beretta, une bombe à retardement qui pète des câbles avec les suspects et sort son flingue pour un rien. Un mâle dominant macho typique de son époque. C’est Arthur Dupont qui l’incarnera. Gréco lui impose de soigner ses problèmes de violence en faisant une thérapie avec une psychologue.
C’est ainsi qu’entre en scène notre troisième personnage Rose Bellecour, fille à papa richissime et psychologue très douée. Contrairement à son apparence de fashionista ultra-lookée, Rose va se révéler une enquêtrice hors-pair car le crime et les criminels la passionnent.
Elle est interprétée par Chloé Chaudoye. 
Nous partons avec un nouveau trio vers de nouvelles aventures, mais en conservant plus que jamais l’ADN des « Petits Meurtres », que les spectateurs adorent (5,5 millions de téléspectateurs lors de la diffusion de la comédie musicale en Octobre 2020).
Mais c’est quoi au fait l’ADN des « Petits Meurtres » ? D’abord c’est le goût du décalage et la passion de l’humour chevillés au corps. Il fallait oser adapter les machiavéliques histoires de crime d’Agatha Christie avec des enquêteurs français drôlissimes et hauts en couleurs, sur un ton de comédie débridée. C’est ce mélange des genres, sur un ton unique, qui séduit depuis dix ans les téléspectateurs.

LES PETITS MEURTRES D'AGATHA CHRISTIE- 70'S

L’autre promesse de la série, elle est visuelle: c’est la reconstitution glamour d’une époque, après les années 60’s, les années 70’s. C’est le soin maniaque apporté aux décors, aux costumes, aux voitures, aux accessoires, grâce à une merveilleuse équipe artistique, la même depuis dix ans, sous la direction de la créatrice de la série, Sophie Révil. « Les Petits Meurtres » , c’est un voyage dans des époques passées fantasmées avec un petit vernis de nostalgie.
Enfin, il faut parler du soin apporté à l’écriture et aux dialogues.
« Les Petits Meurtres » ce sont des répliques culte ciselées comme au théâtre.



Gilles PARIS : Certains cœurs lâchent pour trois fois rien (Ed Flammarion)

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 «Tu es une merde, tu ne feras rien de ta vie»
C’est avec ces «mots d’amour», qu’entre humiliation, coups de poing, de pied, de ceinture, de son père, Gilles Paris a  dû essayer de se construire.
Gilles est romancier et attaché de presse d’auteurs, donc des deux côtés de la barricade de l’édition qu’il pratique avec talent et passion.
Parmi ses autres romans à succès «Ma vie de courgette» fut un succès mondial qui a également fait l’objet d’un film.
C’est donc entre les violences d’un père et une mère lointaine qui laisse faire, que Gilles va suivre son chemin de souffrance, entre deux dépressions et quelques tentatives de suicide. Un long cheminement, un long tunnel, un itinéraire d’un enfant pas gâté du tout.
Son enfance, son adolescence, sa vie d’homme, il essaiera de les construire  tant bien que mal, ses suicides étant plus des appels au secours qu’une véritable envie d’en finir.
Sa vie chaotique est en dents de scie, entre deux métiers qu’il aime et essaie de faire au mieux malgré ses passages d’hôpitaux en établissements psychiatriques.
Son histoire est l’histoire d’une errance, d’une recherche de soi, un combat de tous les jours qu’il nous raconte avec à la fois émotion et lucidité.
Son histoire est poignante et ressemble à celles des écrivains  maudits qui noient leur mal être dans toutes les drogues possibles, l’alcool et le sexe. Une vie de débauche, de tous les excès.
Mais à chaque fois, tel un Phénix, il renait de ses cendres. Après une tentative, un médecin lui a dit cette phrase : «Certains cœurs lâchent pour trois fois rien». Le sien résiste, aidé par Laurent, son ami, son amour, son mari, toujours à ses côtés dans le meilleur comme dans le pire, fidèle, patient, compréhensif et quelquefois aussi paumé que lui.
Auteurs de romans magnifiques, malgré les succès, le burn out n’est jamais loin et il le voit chaque fois venir avec angoisse. Après cette lecture, si l’on a lu ses romans, on le retrouve dans chacun d’eux, tapi dans un personnage.
Il a besoin d’exister mais lorsqu’on est une merde, c’est un pari difficile à tenir.

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Il ne vit que par ses deux passions, par Laurent, par la musique. Ce sont ses bouées de sauvetage.
Quand on le connaît tant soit peu (j’ai eu l’occasion de le rencontrer dans des fêtes des livres et je travaille avec lui depuis longtemps) on a l’impression d’un homme calme, serein, gentil mais derrière cette façade, la tempête gronde toujours…
Cet homme dévasté sera-t-il en paix un jour ? Arrivera-t-il à passer de l’ombre vers la lumière ?
Il y croit malgré tout.
Gilles Paris nous offre là un livre bouleversant, il se livre totalement avec des mots quelquefois très durs, avec une colère qu’il essaie de canaliser, pas toujours d’ailleurs, mais ses mots expriment cette envie de s’extirper de cette spirale infernale qui en fait un homme toujours sur le qui-vive avec à la fois la peur de sombrer à nouveau et l’envie de pouvoir enfin avoir une vie, sinon normale et heureuse du moins tranquille et apaisée.
Lorsque la lecture est terminée, on reste abasourdi de tant de violence et on a envie de lui dire : «Tiens bon, Gilles, tu n’es pas tout seul et la vie vaut la peine de lutter pour avoir enfin la lumière en soi»

Jacques Brachet



Michèle LAROQUE… Le bonheur de faire ce métier

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Catherine (Michèle Laroque) pourrait être heureuse de retrouver une vie de couple avec Yann (Stéphane de Groodt), alors que leurs deux filles ont quitté le foyer.
Seulement voilà, Yann, tout en occultant le voyage qu’il avait promis de faire avec sa femme.
Yann, venant de prendre sa retraite, tourne en rond et est devenu accro aux bonzaïs avec qui il entretient des relations… humaines.
Comble de joie, leur fille Anna (Alice de Lencquesaing) revient à la maison avec Thomas, son compagnon (Olivier Rosemberg), celui-ci ayant à la fois perdu son job (ce qu’il ne dit pas à Anna) et l’appartement que leur prêtait un copain.
Cela bien sûr, va perturber Catherine qui, tout en aimant sa fille, ne veut plus retourner à la case départ. Elle va donc tout faire pour que le couple ne s’incruste pas.
Ca donner lieu à des scènes cocasses où en fait, personne n’est dupe, jusqu’à ce que le petit noyau familial explose.
C’est une comédie que signe Michèle Laroque dont c’est le second film en tant que réalisatrice, après le succès de «Brillantissime», ce scénario étant coécrit avec Julien Colombani.
C’est drôle, les dialogues sont percutants, les scènes drolatiques et les comédiens épatants, entre autre Stéphane de Groodt désopilant en retraité  à côté de la plaque mais qui n’est à aucun moment dupe de ce qui se trame entre les personnages.

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Michèle Laroque était de passage à Toulon pour présenter ce film quelques jours avant le premier confinement. Evidemment, les salles fermées, le film est resté en rade et n’a pu sortir.
Nouvelle annonce pour cette fin de mois… Le film sera-t-il reporté ? C’est fort possible étant donné les circonstances. Mais nous osons espérer qu’il finira par sortir et que, comme les quelques chanceux dont nous avons été, vous pourrez découvrir cette comédie drôle, émouvant e à la fois, superbement maîtrisé par une comédienne devenue avec bonheur réalisatrice.
Michèle, vous voilà avec votre second film en tant que réalisatrice… Vous y avez donc pris goût ?
Oui, d’autant que pour «Brillantissime», j’étais très stressée. J’avais peur de ne pas en être capable même si l’envie était là. J’ai eu la joie que ce film marche et ait eu un gros succès. Et, bonne surprise, cette fois c’est Studio Canal qui m’a contactée en me proposant ce scénario.
J’ai tout de suite adhéré au projet et nous avons, avec Julien Colombani, travaillé sur une seconde mouture afin de pouvoir m’approprier l’histoire. Nous avons tous beaucoup parlé, une confiance mutuelle s’est très vite installée car ma condition sine qua non était que j’aime l’histoire et me l’approprie. Sinon je n’aurais pas accepté le film.
Qu’est-ce qui vous a plu dans cette histoire ?
Ça tourne autour de la famille et d’un couple dont  l’histoire, sans être dramatique, est un peu compliquée. Mais avant tout, tous s’aiment même si, quelquefois, ils ont du mal à se supporter mais n’envisagent jamais de se séparer et cherchent plutôt des solutions pour gérer tous leurs problèmes.
Vous savez, une famille c’est souvent compliqué, il y a des hauts et des bas mais ça n’empêche pas de s’aimer. On s’engueule, on se dispute, on se dit des choses pas toujours agréables à entendre, mais une fois dites, personne ne boude dans son coin et l’on tourne la page.

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Ça vous parle ?
Comme ça parle à tous. J’ai aimé raconter le retour des enfants adultes à la maison, c’est un sujet qui parle à beaucoup de familles : les parents pensent pouvoir un peu respirer après avoir élevé les enfants et le avoir vu partir faire leur vie et… les revoilà parce qu’ils ont des problèmes, ne savent pas où aller et sont obligés de revenir… Ce n’est facile à vivre pour personne. Cette histoire, je le vois lors de cette tournée pour présenter le film, ça touche beaucoup de familles, toutes les générations. Nombre de spectateurs viennent m’en parler après avoir vu le film. Beaucoup s’y retrouvent.
Vous formez un couple incroyable avec Stéphane de Groodt !
Stéphane est fabuleux ! Il y a longtemps que nous nous connaissons et que nous avons envie de travailler ensemble. Il est hyper intelligent et drôle, il comprend tout, tout de suite. Je lui ai envoyé beaucoup de messages pour lui expliquer ce que je voulais, ce que j’attendais de lui. Il est arrivé sur
le plateau totalement imprégné du sujet et de son rôle, il m’a fait des propositions qui allaient dans le droit fil de ce que j’attendais, il a rebondi sur chaque proposition… Il a été incroyable.
Je suis heureuse et fière de lui avoir proposé ce rôle qui sort de ce qu’il a l’habitude de faire, il est plutôt dans le rire et les jeux de mots. Là il joue un rôle décalé de ce retraité qui s’est réfugié dans les bonzaïs, qui a l’air à côté de la plaque mais qui comprend tout de ce qui se passe autour de lui. Il n’est jamais dupe. Il a tout compris, il a foncé et grâce à ça, nous avons gagné beaucoup de temps sur le tournage qu’on devait réaliser en sept semaines. D’un regard, nous nous comprenons.
Vous avez un casting épatant…
Merci, ça me fait plaisir. J’avais découvert Alice de Lencquesaing dans le film de Maïwen «Polisse» où je l’avais trouvée exceptionnelle. Je ne l’ai jamais perdue de vue, j’ai suivi son parcours, elle est incroyablement vraie. C’est un petit animal.
Olivier Rosemberg, je l’ai rencontré par hasard en découvrant les courts métrages qu’il avait réalisés et dans lesquels il jouait. J’ai adoré son humour dans le film «Family business».
J’ai aussi fait appel pour des «guests», à trois copains : François Berléand, Lionel Abelanski et Vinnie Dargaud qui jouaient déjà ensemble dans la pièce de théâtre «Encore un instant».
François adore jouer les psy, Lionel était heureux que je lui propose de jouer ce prof qui a des idées derrière la tête avec Anna étudiante à la Sorbonne, quant à Vinnie, vu dans «Scènes de ménages», c’est sa première apparition dans un film et il est tellement beau !
Il y a encore ma vieille copine Lola Burbeuil qui joue une femme qui veut tout diriger mais que son mari laisse tomber. Enfin il y a ma fille Oriane Deschamps avec qui je joue pour la troisième fois. Elle était dans «Brillantissime» et «Comme t’y es belle» et je savais qu’elle serait bien dans le rôle de mon autre fille. Elle m’a dit que ce serait la dernière fois !

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Ce tournage s’est en fait tourné en famille ?
Totalement et nous avons eu des fous-rires inénarrables. Il y a de quoi faire un sacré bêtisier !
Tout s’est fait dans la joie même durant la canicule où nous avons tourné sous 40° dans une pièce, dans le noir avec 40 personnes !
Au générique, pour les chansons, il y a Gaétan Roussel. Comment s’est fait ce choix ?
J’ai toujours aimé ses chansons et pendant que j’écrivais m’est revenue cette chanson d’un album que j’adorais : «Trafic». Les paroles de la chanson intitulée «Tu me manque, pourtant tu es là» s’adaptaient parfaitement au film et je me suis dit : «C’est «ma» chanson» ! Et puis j’avais découvert un groupe, «Third world» lorsque j’étais étudiante à Montréal. Je l’ai retrouvé au théâtre Edouard VIII et j’ai demandé à son producteur, le fils de Bob Marley, de la mettre dans le film. Il n’était pas très chaud au départ mais j’ai été tenace et il a dit oui ! Quant au groupe Téléphone, nous avons tous une de ses chansons dans la tête et je côtoie Jean-Louis Aubert sur «Les enfoirés». C’est aussi la famille et c’était cohérent.
Alors, vos impressions après ce film ?
J’ai pris beaucoup plus de plaisir avec ce deuxième film car j’avais plus confiance en moi, j’étais entourée d’une belle équipe et j’avais une certaine connaissance du tournage. J’étais donc plus rassurée et je dois vous avouer que, succès ou échec peu m’importe car je me suis fait plaisir. Bien sûr je serais heureuse que le film marche mais on sait très bien que dans ce métier, il y a des hauts et des bas ; J’ai eu les deux sur la cinquantaine de films que j’ai tournés dont quand même treize qui ont dépassé le million d’entrées. J’ai toujours su rebondir et j’ai la chance et le bonheur de faire un métier qui me passionne, d’avoir tourné avec de grands réalisateurs, de magnifiques comédiens. Que demander de plus ?

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Justement… Et maintenant ?
J’ai quelques projets en tant que comédienne mais aussi en tant que réalisatrice. J’étudie tout ça, je ne sais pas quel chemin je vais prendre… On verra… Et vous verrez !

Propos recueillis par Jacques Brachet
Photos Patrick Carpentier

Vladimir COSMA – Vincent-BEER-DEMANDER
Grégory DALTIN – Alberto VINGIANO
Classique ou moderne ?

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Vladimir Cosma, on ne le présente plus tant ses musiques de films ont marqué le cinéma français, de «Rabbi Jacob» à «La gloire de mon père», en passant par «La boum», «Le grand blond», «Diva», «Le père Noël est une ordure» et bien d’autres, sans parler de deux tubes monumentaux pour des séries TV «L’amour en héritage» et «Châteauvallon».
Nana Mouskouri, Herbert Léonard mais aussi Marie Laforêt, Guy Marchand, Mireille Mathieu, Lara Fabian, Nicole Croisille… Que de belles voix, l’ont chanté.
Les plus grands musiciens ont joué avec lui : Chet Baker, Stéphane Grapelli, Jean-Luc Ponty, Ghorghe Zamfir, Ivry Giltis… Il a même composé un opéra autour des œuvres de Marcel Pagnol «Marius et Fanny» qu’ont interprété Roberto Alagna et Angela Gheorghiu.
Si ce compositeur prolifique, ce franco-roumain est connu pour ses musiques de films, il n’en est pas moins l’auteur de musiques dites «classiques».
Mais classique, lyrique, moderne… Où est la frontière ?
Vladimir Cosma n’en a pas et peut composer à son gré des chansons, des musiques folkloriques ou autres… Musiques avec un grand M.
Et il nous l’a prouvé tout au long de sa carrière impressionnante.
Il y a quelques temps d’ailleurs, il nous avait proposé un disque «24 caprices pour mandoline solo» (Larghetto Music) composé pour Vincent Beer-Demander, où l’on retrouvait  mélopées, ballades, gavottes, sérénades quelquefois issues de ses célèbres musiques de films.

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Il récidive avec Vincent Beer-Demander sur ce disque : «Suite populaires et œuvres pour mandoline et accordéon» (Larghetto Music), l’accordéoniste étant Grégory Daltin, de disque étant scindé en quatre volets : «La suite populaire» qui regroupe six danses qui se rapprochent de l’univers roumain de Cosma qui compose là un univers folklorique imaginaire allant de l’Italie à la Provence en passant par… la Transylvanie. Le «Concerto méditerranéen», c’est un désir de Beer-Demander dont le thème tourne autour de la Provence, qu’ils aiment tous les deux et où l’on retrouve le thème de «Marius et Fanny». «Fantaisie concertante» date de 1940 mais n’a pas perdu de sa jeunesse et de sa vigueur et surtout de sa virtuosité, sur des rythmes mêlés de tango, de mazurka, de pizzicato. Enfin «Cinéjazz» est le thème revu et corrigé de trois musiques de films : «Le dîner de cons», «Le jouet», «Le bal des casse-pieds» où l’o retrouve la verve jazzistique du compositeur. Et l’on comprend pourquoi les plus grands musiciens de jazz ont joué avec Cosma car il y prouve, là encore, son talent.
Voilà pour l’ami Vladimir, que j’ai eu l’occasion de rencontrer, que j’avais même invité au festival du premier film de la Ciotat et qui était d’une jeunesse et d’une énergie incroyables. J’en garde de jolis souvenirs.

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Et puis, revenons à Vincent Beer-Demander qui, avec un autre comparse, le guitariste Alberto Vingiano nous prose «La dolce vita» (VBD), une belle ballade italienne à travers les plus belles musiques de films des plus grands compositeurs italiens. On y retrouve «La vità è bella» de Nicola Piovani, «Cinema paradiso» ou encore «Le bon, la brute et le truand» d’Ennio Morricone, «Il padrino» (le parrain) de Nino Rota, «Omaggio a Fellini» de Simone Lanarelli… Et beaucoup d’autres grands compositeurs moins connus en France mais tout aussi magnifiques.
Alors qu’on connait ces musiques interprétées par de grands orchestres, on les retrouve ici épurées et intimistes avec ce son italien qui nous renvoie, avec ces deux instruments à cordes, aux années 40/50 qui leur donnent un côté à la fois désuet et nostalgique et nous revoient à ces promenades à travers l’Italie à cheval sur la fameuse Vespa. De très jolis moments musicaux… italianissimes !

Jacques Brachet




Du nouveau sur France 3

MEURTRES À ALBI

Meurtres à Albi – Samedi 23 janvier à 21h05 – 90’
Ecrit par  Delphine Chouraqui et Fabien Adda – Réalisé par Delphine Lemoine
Un nouvel opus de la collection « Meurtres à » au cœur de la cité épiscopale et de ses mystères.
Avec  : Léonie Simaga (Annabelle Dalmasio), Bruno Debrandt (Marc Lemaire), Frédérique Kamatari (Léopoldine Morel), Hélène Vincent (Suzanne Dalmasio), Alain Doutey (Michel Dalmasio), Catherine Allégret (Mylène Bouvier), Amélie Robin (Gloria Cazals), Daniel Njo Lobe (Gilles Carasco)

MEURTRES À ALBI

Après de longues années d’absence, Annabelle rentre à Albi, où elle a grandi, avec  sa fille Pauline, 12 ans. Tout juste promue commissaire, elle est la première femme à prendre la direction du commissariat, au grand dam de Marc, convaincu que le poste lui revenait. Le meurtre d’un vieil agriculteur, bientôt suivi de celui d’une assistante sociale, va l’entraîner dans une enquête qui lui fera découvrir ses origines.

ALEXANDRA EHLE

Alexandra Ehle Ep. 6 « La Peste », mardi 26 Janvier à 21h05 – 90 min
Créé et écrit par Elsa Marpeau
Réalisé par Magaly Richard-Serrano
Julie Depardieu retrouve le personnage d’Alexandra Ehle pour un sixième épisode, après le succès des précédents opus qui ont réuni en moyenne 4,5 millions de téléspectateurs.
Avec : Julie Depardieu (Alexandra Ehle), Bernard Yerlès (Antoine Doisneau), Xavier Guelfi (Théo Durrel), Sara Martins (Diane Dombres), Sophie Le Tellier (Ludivine Moret), Émilie Lehuraux (Iggy), Quentin Baillot (Louis Pincé)
Avec la participation de Thomas VDB (Samuel), Catherine Allégret (Arlette)
Alexis Loret (Luc), Kim Higelin (Thétis), Rio Vega (Ulysse), Marie Le Cam (Emilie), Julie Papin (Angèle), Jérôme Thévenet (Jérémie), Mathieu Barbet (Docteur Mangin), Françoise Goubert (Mme Le Gall)

ALEXANDRA EHLE ALEXANDRA EHLE

Un homme est retrouvé mort dans un bateau amarré au port de plaisance de Bordeaux.
Son corps est couvert de pustules, ses extrémités noircies… Pour Alex, le diagnostic est sans appel : cet homme est mort de la peste !
Un périmètre de sécurité est établi autour du bateau, et les dernières personnes à l’avoir fréquenté, des membres de sa famille, mises en quarantaine sur le domaine viticole qu’ils possèdent.
Très vite, Alex découvre que cet homme n’a probablement pas été contaminé par hasard. Quelqu’un lui a inoculé le bacille. Mais qui ? Le coupable est forcément parmi ses proches, et Alex va devoir résoudre le mystère de ce Cluedo familial…

 



Du nouveau sur France 2

 

LES SANDALES BLANCHES

Les Sandales blanches avec Amel Bent – Lundi 25 Janvier à 21h05 – 90′
Écrit par Mikaël Ollivier et Christian Faure Un film réalisé par Christian Faure
D’après le livre de Malika Bellaribi-Le Moal (Éditions Calmann Lévy, 2008)
Avec Amel BENT (Malika), Naidra AYADI (Fatima), Mhamed AREZKI (Mohamed), Stéphane RIDEAU (Christian), Théo FRILET (Paul), Laurence JOSEPH (Gabrielle)
Malika Bellaribi, la Diva des quartiers
Tirée d’une histoire vraie, la fiction « Les Sandales blanches » retrace la vie de Malika Bellaribi, une mezzo-soprano française d’origine algérienne rescapée d’un grave accident de la route alors qu’elle n’était qu’une fillette dans les années 1960.
Les soins qu’elle doit suivre seront pour elle, de nombreuses souffrances qui l’éloignent de sa famille et la conduisent d’hôpitaux en maisons de convalescence. Soignée par les sœurs de Saint Vincent de Paul, elle se rend à la messe. Ce jour est une révélation : elle découvre le chant sacré et au final, sa voie (et sa voix!), jusqu’à devenir « la diva des banlieues ».

LES SANDALES BLANCHES LES SANDALES BLANCHES

LES SANDALES BLANCHES LES SANDALES BLANCHES

Tout commence au début des années 60, dans le bidonville algérien de Nanterre.Malika a 5 ans. Sa mère vient de lui acheter une paire de sandales neuves.
Des sandales si blanches que la fillette ne les quitte pas des yeux et ne voit pas le camion qui recule.
C’est le début d’années d’hôpital, d’opérations à répétition, de souffrance et de lutte. Des années loin des siens durant lesquels la petite musulmane, aux mains de bonnes sœurs et d’infirmières catholiques, va, à la messe, découvrir la musique et le chant. Dès lors, affrontant le racisme d’une société française qui peine à se remettre de la guerre d’Algérie, mais butant aussi contre les aprioris tenaces de sa propre communauté, Malika va suivre son rêve et déplacer des montagnes pour devenir celle que toutes et tous appelleront un jour « la Diva des quartiers. »

 DISPARITION INQUIETANTE

Disparition inquiétante : Une affaire personnelle – Mercredi 27 janvier à 21.05 – 90’
Réalisation  Arnauld Mercadier  – Scénario Johanne Rigoulot
Une Affaire Personnelle
Avec : Sara Forestier (Maya Rosetti), Pierre Rochefort (Clément Herrmann), Bruno Dreyfürst (Lieutenant Dietsch), Selma Kouchy (Lieutenant Perez), Nicolas Giraud (Tony Koenig), Delphine Cogniard (Alexandra Koenig), Arthur Huster (Mathis Koenig)
Avec la participation de Gabrielle Lazure
Marié, deux enfants, un petit pavillon, Tony coche toutes les cases du bonheur de carte postale. Mais, cette perfection a un prix et ses fins de mois seraient intenables sans les petits deals auxquels il se livre en cachette de sa famille. Tony s’accommode de ces coups de canif à ses valeurs jusqu’à ce que, Laura, l’une de ses clientes meurt d’une overdose. L’enlèvement de la procureure Dassault serait-il en lien avec ce fait divers ? C’est ce que va tenter de découvrir Maya Rosetti, enceinte, en explorant l’intimité d’une femme dont elle ignorait tout.

DISPARITION INQUIETANTE DISPARITION INQUIETANTE
DISPARITION INQUIETANTE DISPARITION INQUIETANTE

 

 



Robert HOSSEIN
Un de nos derniers monstres sacrés

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Décidément, cette année n’aura pas épargné nos artistes en fin d’année.
Sans spectacles passés et à venir, sans rencontres, on fait des nécrologies à n’en plus finir.
Le dernier en date est Robert Hossein.
Je ne l’ai rencontré qu’une seule fois dans ma carrière et au départ, ce n’était pas en tant que journaliste.
J’étais alors responsable du festival du premier film de la Ciotat et chaque année, nous rendions hommage à un grand : Claude Lelouch, Annie Cordy, Françoise Fabian, Vladimir Cosma, Claude Pinoteau…
Et j’avais demandé à Robert Hossein de venir pour rendre hommage à une carrière exceptionnelle, tant au théâtre qu’au cinéma, tant en tant que comédien que réalisateur. Hommage qu’il refusa.

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Lorsque je le joignis au téléphone, il me dit qu’il n’était pas très friand de ce genre d’honneur car cela prouvait qu’il avait un certain âge et pas loin de disparaître !
Il me le dit avec drôlerie et gentillesse mais, comme chaque année, nous rendions aussi hommage à un musicien et compositeur qui avait écrit des musiques de films, il se trouve que sortait alors un CD regroupant les musiques de films de son père, André Hossein, grand musicien et compositeur natif d’Iran.
Il avait signé entre autres, les musiques de «Le chant du monde», «J’ai tué Raspoutine», «Un été 42» et des films de son réalisateur de fils «Toi le venin»,  «La mort d’un tueur», «Les misérables», «Point de chute» avec Johnny Hallyday.
Et Robert venait de réenregistrer une musique de son père pour son spectacle théâtral titanesque «Ben Hur».
Et c’est par là que j’ai pu le convaincre en lui demandant de venir recevoir le trophée posthume pour son père.
Et là, il me dit aussitôt oui et fit mieux en m’envoyant l’enregistrement de la symphonie qu’il utilisa pour «Ben Hur» et qui n’était pas sortie !
Il arriva donc en toute simplicité à la Ciotat, me remerciant chaleureusement de cet hommage à son père que personne alors ne lui avait rendu. Il fut d’une gentillesse extrême et chaque fois qu’on lui proposait quelque chose, ou qu’il désirait quelque chose, il était très gêné, ne voulant pas nous importuner.

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Le soir où l’on rendit hommage à son père et où nous passâmes donc ses musiques, il ne put se retenir de verser une larme et ce fut un moment très émouvant.
Il était heureux de se trouver parmi nous, de retrouver des amis communs que j’avais aussi invités, Macha Méril et Laurent Malet et ce fut une magnifique soirée où l’on découvrait un homme tout aussi magnifique.
Il repartit deux jours après avec le trophée de son père et, dès son arrivée à Paris, il fit parvenir à mon épouse un énorme bouquet pour nous remercier de l’accueil que nous lui avions fait.
Ce fut un joli moment, une belle rencontre et le regret de n’avoir pu mieux le connaître.

Jacques Brachet


«Germain NOUVEAU, le poète illuminé»
le nouveau film de Christian PHILIBERT

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Christian Philibert

Né et mort à Pourrières dans le Var, Germain Nouveau forme avec ses amis, Arthur Rimbaud et Paul Verlaine, le plus remarquable trio de la poésie française. Bohème et vagabond, à moitié saint, à demi-fou, hanté par la mort et par l’amour, il s’opposa à l’édition de ses recueils (La Doctrine de l’Amour, Valentines) qui ne furent publiés qu’à titre posthume ou contre son gré. Célébré par les surréalistes (Breton, Aragon), il demeure méconnu du grand public. De récentes recherches démontrent qu’il est le véritable auteur d’une partie des textes regroupés sous le titre Illuminations.

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Le film
Conçu comme une enquête historique, littéraire et philologique, le film de Christian Philibert, tourné sur une période de 25 ans, relate la vie de Germain Nouveau et les recherches des principaux spécialistes. Porté par de nombreux extraits de textes et illustré par une abondante iconographie, il dévoile l’itinéraire de cet artiste hors du commun et lui offre la place qui lui revient dans l’Histoire de la poésie.
Genre : Documentaire historique Format : 16/9 – Son : 2.0 Durée : 85 minutes
Scénario, réalisation et montage : Christian Philibert
Image, son et étalonnage : Patrick Barra Avec la participation de Jacques Lovichi, Eddie Breuil, Jean-Philippe de Wind, Pascale Vandegeerde, Guillaume Zeller et Cyril Lhermelier Textes interprétés par Philippe Chuyen et Jean-Louis Todisco extraits du spectacle de P. Chuyen « Germain Nouveau, Le Mendiant Magnifique » (Artscénicum Théâtre) Musique : Jean-Louis Todisco Chanson du générique de fin : Nicolas Comment Mixage : Pascal Hochenedel Avec le soutien de la ville de Pourrières, la ville d’Aix-en-Provence, La Région Sud, Le Conseil Départemental du Var, Les Amis de La Méjanes Produit par Les Films d’Espigoule en coproduction avec Les Amis d’Espigoule Distribution : Les Films d’Espigoule
Christian PHILIBERT
Christian Philibert est un scénariste, réalisateur et producteur, né à Brignoles (Var) en 1965, dont la filmographie est profondément ancrée dans le sud de la France. Au fil des années, il construit une oeuvre originale et sensible, drôle et authentique, toujours à la frontière du documentaire et de la fiction (Les 4 Saisons d’Espigoule, Afrik’aïoli). Passionné d’Histoire, il est également auteur de plusieurs documentaires TV, consacrés à des personnages et des événements de l’histoire de Provence, souvent méconnus du grand public.
Longs métrages : 2021 Le poète illuminé (85mn) 2017 Massilia Sound System Le Film (100mn) 2013 Afrik’aïoli (90mn) 2003 Travail d’Arabe (85mn) 1999 Les 4 saisons d’Espigoule (97mn)
Documentaires historiques TV : 2017 L’affaire Yann Piat (52mn) 2014 Provence août 1944, l’autre débarquement (52mn) 2005 Le complexe du santon (52mn) 2001 Français à part entière (26mn) 2001 1851, ils se levèrent pour la République (52mn) 1993 Gaspard de Besse (52mn)

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Philippe Chuyen – Valentine Renaud peinte par Germain Nouveau

Calendrier des événements
Aix-en-Provence – Bibliothèque Méjanes
8 janvier 10h30 : Visite de presse de l’exposition «Germain Nouveau, l’ami de Rimbaud et Verlaine» (Du 16 janvier au 17 avril) en présence de Christian Philibert
6 février  de 9h30 à 16h30 : Colloque «Grmain Nouveau, un poète varois à redécouvrir», organisé par la Faculté de Lettres de Toulon (Michèle Monte)
17 février  18h30 : Lecture de poèmes de Germain Nouveau par Philippe Chuyen. Avant-première du film de Christian Philibert, en sa présence.
10 avril : Concert de sortie de l’album vinyle 33 tours «Nouveau», de Nicolas Comment (Médiapop), musique du générique de fin du film, accompagné d’un livret photographique.
Toulon
5 février de 9h à 19h, faculté de Lettres : Colloque «Germain Nouveau, un poète varois à redécouvrir»
12 mars 16h30, Médiathèque Chalucet : Présentation de la biographie de José Lenzini «Germain Nouveau, le trimardeur céleste» – Avant-première du film de Christian Philibert suivi d’un débat avec le réalisateur, organisé par la Faculté de Lettres de Toulon.
15 avril 19h30, le Liberté : Lecture de poèmes de Germain Nouveau par Philippe Chuyen. Projection du film suivi d’un débat avec le réalisateur.
Marseille
27 février 17h, BMVR Alcazar : Lecture de poèmes de Germain Nouveau par Philippe Chuyen. Projection du film suivi d’un débat avec le réalisateur.
A noter que la sortie nationale du film est prévu dans certaines salles de cinéma à partir du 17 mars. Christian Philibert viendra présenter son film certainement au Six N’Etoiles de Six-Fours. (Dates à confirmer).
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Tournage du film avec Eddie Breuil (Tourtour 2019)