Article mis en avant

AGENDA

A

Patrik Cottet-Moine sur le divan !
Yves Pujol sur le fauteuil !

001

NUMEROS UTILES
AIX-en-PROVENCE

LE JEU DE PAUME : 04.42.99.12.00 – jeudepaume@lestheatres.netwww.lestheatres.net
BANDOL
Théâtre Jules Verne : 04 94 29 22 70
BRIANCON
THEÂTRE LA CADRAN : 04.92.25.52.52 –
theatre-le-cadran@wanadoo.fr
CANNES
PALAIS DES FESTIVALS : 04.92.99.33.83 –
sortiracannes@palaisdesfestivals.com
DRAGUIGNAN
THEÂTRE en DRACENIE : 04.94.50.59.59 –
www.theatresendracenie.com
GAP
LA PASSERELLE : 04.92.52.52.52 –
info@theatre-la-passerelle.com
GRASSE
THEÂTRE DE GRASSE : 04.93.40.53.00 –
www.theatredegrasse.cominfo@theatredegrasse.com
HYERES
CASINO DES PALMIERS : 04.94.00.78.80 –
www.ville-hyeres.fr
LA CIOTAT
LA CHAUDRONNERIE : 09 70 25 20 00 – lachaudronnerie-laciotat.com
LA GARDE
LE ROCHER – 04.94.03.58.62 –
le-rocher@ville-lagarde.frwww.ville-lagarde.fr
LA VALETTE
THEÂTRE MARELIOS – ESPACE PIERRE BEL – LA TOMATE – CINEMA HENRI VERNEUIL –
ESPACE ALBERT CAMUS : 04.94.23.62.06 –
culture@lavalatte83.frwww.lavalette83.fr
LE CANNET
La Palestre : 04 93 46 48 88
LE PRADET
ESPACE DES ARTS : 04.94.01.77.34 –
culture@le-pradet.fr
MARSEILLE
CITE DE LA MUSIQUE : 04.91.39.28.28 –
www.citemusique-marseille.com
LA CRIEE : 04.91.54.70.54 – www.theatre-lacriee.com
LE GYMNASE : 04.91.24.35.24 – gymnase@lestheatres.netwww.lestheatres.net
LE GYPTIS : 04.91.11.41.50 – www.theatregyptis.com
ODEON : 04 96 12 52 74   –
www.contact-odeon@marseille.fr
OPERA : 04 91 55.11.10 – www.opera.marseille.fr
THEÂTRE DE LENCHE   – MINI-THEÂTRE DU PANIER : 04.91.91.52.22 –
lenche@wanadoo.frwww.theatredelenche.info
LE SILO : 04 91 90 00 00 – www.lesilo-marseille.fr
THEÂTRE TOURSKY : 04.91.02.58.35 –
www.toursky.org
NICE
NIKAÏA : 04 92 29 31 29 – www.nikaia.fr
PALAIS DE LA MEDITERRANEE : 04 92 14 77 00
THEÂTRE LINO VENTURA : 04 97 00 10 70
OLLIOULES
CHÂTEAUVALLON : 04.94.22.02.02 –
www.chateauvallon.com
SANARY
CASINO DU COLOMBET : 04 94 88 52 10 – service-culturel@casino-sanary-sur-mer.fr
THEÂTRE GALLI : 04.94.88.53.90 –
www.sanarysurmer.com
SIX-FOURS
ESPACE MALRAUX : 04 94 74 77 79 – www.espace-malraux.fr
THEÂTRE DAUDET : 06.65.62.59.69 – www.labarjaque.com
TOULON
LE COLBERT : 04 94 64 01 58 – www.lecolbert.fr
OPERA : 04.94.93.03.76 –
operadetoulon@tpmed.org
PALAIS NEPTUNE : 04.98.00.83.83 – info@congresneptune.com
THEÂTRE LIBERTE : 04 98 00 56 76 – www.theatre-liberte.fr
ZENITH-OMEGA : 04.72.32.09.29 –
appel@appelspectacles.com

A
« 1988, le débat » Mitterrand-Chirac (Jacques Weber – François Morel)

CONCERTS – CHANSONS
FEVRIER
Vendredi 1er février 20h30, Casino de Hyères : Amel Bent
Vendredi 8 février 20h30, Théâtre Galli, Sanary : Roch Voisine
MARS
Samedi 9 mars 20h30, le Galet, St Martin de Crau : Julie Zenatti & Chimène Badi « Méditerranéennes »
Samedi 9 mars 20h, Espace Julien, Marseille : les Négresses Vertes
Dimanche 10 mars 18h, Acropolis, Nice : Jenifer
Dimanche 10 mars 20h30, Théâtre Molière, Marignanne : Julie Zenatti & Chimène Badi « Méditerranéennes »
Mardi 19 mars 20h30, le Silo, Marseille : Joe Starr « Eloquence à l’Assemblée »
Jeudi 21 mars 20h, le Silo, Marseille : Jenifer
Vendredi 22 mars 20h, le Silo, Marseille : The Dire Straits experience
Samedi 23, dimanche 24 mars 20h, Aréna, Aix-en-Provence : M
Mardi 26 mars 20h30, Casino du Colombet, Sanary : Michel Fugain
Mercredi 27 mars 20h30, le Dôme, Marseille : Patrick Bruel Tour 2019
Mercredi 27 mars 20h, Zénith-Oméga, Toulon ; M
Jeudi 28 mars 20h, Nikaïa, Nice : M
AVRIL
Jeudi 4 avril 20h, Nikaïa, Nice : Amir
Dimanche 7 avril 19h, le Dôme, Marseille : Eros Ramazotti
Vendredi 12 avril 20h, le Dôme, Marseille : Shaka Ponk
Samedi 26, dimanche 27 avril 20h30, le Silo, Marseille : Patrick Fiori « Promesse »
MAI
Samedi 4 mai, jeudi 9 mai 17h, le Dôme, Marseille : Kids Uniteds
Samedi 4 mai 17h, Acropolis, Nice : Lenni-Kim
Dimanche 5 mai 17h, le Silo, Marseille : Lenni-Kim
Mercredi 15, jeudi 16 mai 20h, le Silo, Marseille : Vanessa Paradis
Jeudi 23 mai 20h30, Xasino de Hyères : La voix de Johnny
Samedi 25 mai 20h30, Casino de la Méditerranée, Nice : El Chato
JUIN
Mercredi 5 juin 20h30, Arena, Aix-en-Provence : Patrick Bruel Tour 2019
Samedi 8 juin 20h, le Dôme, Marseille : Jain
Jeudi 13 juin 20h, Espace Julien, Marseille : Madame-Monsieur
Vendredi 14 juin 20h, Nikaïa, Nice : Kenji Girac « Amigo Tour »
Samedi 15 juin 20h, le Dôme, Marseille : Kenji Girac « Amigo Tour »
Jeudi 20 juin 20h30, le Silo, Marseille : Jean-Louis Aubert « Premixes »
JUILLET
Mardi 9 juillet 21H, Vélodrome, Marseille : Muse
Festival du Château, Solliès-Pont :
Mercredi 24 juillet : Malik Bentalha
Jeudi 25 juillet : Patrick Bruel
Vendredi 26 juillet : Zazie
Samedi 27 juillet : Dadju
AOÛT
Lundi 19 août 21h, Théâtre Sylvain, Marseille : Patti Smith
Mardi 20 août 21h, Théâtre de Verdure, Nice : Patti Smith
SEPTEMBRE
Mardi 3 septembre 20h, le Dôme, Marseille : Alice Cooper
OCTOBRE
Vendredi 11 octobre 20h, Vélodrome, Marseille : Soprano
NOVEMBRE
Vendredi 8 novembre 20h30, le Dôme, Marseille : Stars 80 « Le triomphe »
Samedi 9 novembre 20h, Nikaïa, Nice : Stars 80 « Le triomphe »
Vendredi15 novembre 20h, Nikaïa, Nice : M’Pokora « Pyramide Tour »
Dimanche 17 novembre 18h30, le Dôme, Marseille  : M’Pokora « Pyramide Tour »
Mercredi 20 novembre 20h, le Dôme, Marseille : Saez
2010
Mars
Samedi 21 mars 20h, le Silo, Marseille : Lara Fabian « 50 World Tour »

B C D

MUSIQUES DU MONDE
FÉVRIER
MARS
Dimanche 10 mars 20h30, Théâtre Molière, Marignanne : Julie Zenatti & Chimène Badi « Méditerranéennes »
Vendredi 22 mars 20h30, L’Anglicane, Hyères : Nelson Vera & Jonathan Kreisberg Club
Vendredi 29 mars 20h30, Acropolis, Nice : Les Chœurs de l’Armée Rouge
Samedi 30 mars 20h30, Zénith-Oméga, Toulon : Les Chœurs de l’Armée Rouge
Dimanche 31 mars 1(h, le Silo, Marseille : Les Chœurs de l’Armée Rouge
AVRIL
Mercredi 24 avril 20h30, Espace Julien, Marseille : Samia Orosemane

JAZZ – BLUES -MUSIQUES ACTUELLES
MARS
Vendredi 29 mars 20h30, Théâtre Denis, Hyères : Reggie Washington « Rainbow shadow »
AVRIL
Samedi 13 avril 20h30, Théâtre Jules Verne, Bandol :Nicolas Folmer & Christophe Dal Sasso
MAI
Samedi 25 mai 20h30, théâtre Jules Verne, Bandol : Michel Jonesz & Jean-Yves d’Angelo « Groove »
Vendredi 31 Mai 20h30, Couleurs Urbaines, la Seyne : Alpha Blondy
DÉCEMBRE
Samedi 7 décembre 20h, le Pasino, Aix-en-Provence : Michel Jonasz & Jean-Yves d’Angelo « Groove »

CLASSIQUE- LYRIQUE
FÉVRIER
Vendredi 1er février 20h30, Espace des Arts, le Pradet : Concert des élèves du Conservatoire TPM
Samedi 2 février 15h, Opéra de Toulon : Concert des élèves du Conservatoire TPM
Samedi 2 février 20h30, Espace Tisot, la Seyne : Concert des élèves du Conservatoire TPM
Mardi 5 février 20h, Conservatoire d’Aix-en-Provence : Milos « Impressions d’Espagne »
Mercredi 6 février 20h, Conservatoire d’Aix-en-Provence : Concert d’Edgar Moreau (violoncelle) & David Kadouch (piano)
Mardi 5 février 20h30, la Passerelle, Gap : « Valsez maintenant ! » par lensemble vocal Spirito, dirigé par Nicole Corti. Piano : Guillaume Coppola & Thomas Enhco
Jeudi 7 février 20h, Grand Théâtre, Aix-en-Provence : Les 20 ans du Café Zimmermann (Bach)
Vendredi 8 février 20h, Conservatoire d’Aix-en-Provence : Concert de violoncelle avec Narek Hakhnazaryan (Saint-Saëns, Fauré, Debussy)
Vendredi 8 février 20h, Opéra de Toulon : « Into the wood », concert de l’orchestre symphonique de l’Opéra de Toulon, dirigépar Benoît Fromanger (Jolivet, Mozart, Strauss, Ibert)
Samedi 9 février à partir de 17h30, Opéra de Toulon : « La nuit du piano » avec Fanny Azzuro, Nathanaël Gouin, Emmanuelle Swiercz, David Bismuth. Récital découverte : Léa Garnier, Fabiola Bartoli
Samedi 9 février 20h, Grand Théâtre, Aix-en-Provence : Concert de Renaud Capuçon (violon) et Lausanne Soloist (Bach, Tchaïkovski)
Mardi 12 février 19h, Opéra de Toulon : concert de musique de chambre avec Laurence Monti, violon, Olivier Lechardeur, piano, Sophie Brochet, comédienne « Le masque de la mort rouge » d’après la nouvelle d’Edgar-Allan Poe. Musique Olivier Lechardeur
Vendredi 15 février 20h, Grand Théâtre, Aix-en-Provence : Concert de l’Orchestra of the Age of Enlightenment dirigé par Giovanni Antonini. Mezzo-soprano : Magdanena Kofenä (Gluck, Mozart)
Dimanche 17 février 14h30, Opéra de Toulon : « Charlot tout court »,ciné-concert autour des films de Charlot mis en musique par Hugo Gonzalez-Pioli (piano) avec l’Orchestre Symphonique de l’Opéra de Toulon

E F G

OPÉRAS- SPECTACLES MUSICAUX
MARS
Vendredi 1er mars 20h,le Liberté, Toulon : « Eh bien, dansez maintenant », texte et avec Alexandra Ciamondi, texte et mise en scène Emilie Vandenameele. Chorégraphie Sidney Leon
MAI
Dimanche 12 mai 15h, le Dôme, Marseille : Chantal Goya « Le soulier qui vole »

DANSE
FÉVRIER
Vendredi 1er, samedi 2 février 20h, dimanche 3 février 17h, Grand Théâtre d’Aix-en-Provence : « Nouvelles pièces courtes » par la Cie DCA, Philippe Decouflé
Mardi 5, mercredi 6 février 20h30, Chateauvallon, Ollioules : « Swing Museum » par Héla Fattoumi & Eric Lamoureux, Cie Viadanse, CCN de Bourgogne Franche -Comté/Belfort
Mercredi 6 février 20h30, Théâtre Galli, Sanary : « La Lac des Cygnes » de Tchaïkovski par le Grand Ballet de Kiev
Jeudi 7 février 20h, La Chaudronnerie, la Ciotat : « Le Lac des Cygnes » de Tchaïkovski par le Grand Ballet de Kiev
Vendredi 8 février 19h30, Espace des arts, le Pradet : « Et Juliette », par la Cie Didascalia
Jeudi 28 février 20h, le Liberté, Toulon : « Eh bien, dansez maintenant », texte et avec Alexandra Ciamondi, texte et mise en scène Emilie Vandenameele. Chorégraphie Sidney Leon
MARS
Vendredi 1er mars 20h : le Liberté, Toulon : « Eh bien, dansez maintenant », texte et avec Alexandra Ciamondi, texte et mise en scène Emilie Vandenameele. Chorégraphie Sidney Leon
AVRIL
Samedi 6 avril 20h30, Casino du Colombet,  Sanary : Irish Celtic
Samedi 6, dimanche  7 avril, Palais des Sports, Marseille : Holiday on Ice
MARS
Vendredi 15 mars 20h30, Acropolis, Nice : Rock the ballet
AVRIL
Samedi 6, dimanche 7 avril 14h et 17h30, Palais des Sports, Marseille : Holiday on Ice
MAI
Samedi 18 mai 20h, Acropolis, Nice : « Alors on danse ? » avec Christophe et Coralie Licata, Robbie Kuretoni…
Dimanche 19 mai 17h, le Silo, Marseille : « Alors, on danse ? » avec Christophe et Coralie Licata, Robbie Kuretoni…

H I J
     Swing Museum           Mohamed el Khatib & Alain Cavalier

HUMOUR
FÉVRIER
Vendredi 1er février 20h, le Dôme, Marseille : Eric Antoine « Best of »
Samedi 2 février 20h30, le Silo, Marseille : Le Comte de Bouderbala
Samedi 2 février 20h, Espace Julien : Vamp Privée
Lundi 4, mardi 5 février 20h30, Théâtre Galli, Sanary : Les Chevaliers du Fiel « Camping for ever »
6 au 8 février 20h, le Gymnase, Marseille : Blanche Gardin « Création 2018″
Vendredi 7 février 20h30, le Dôme, Marseille : Malik Bentalha « Encore »
Vendredi 8 février 20h30, Nikaïa, Nice : Malik Bentalha « Encore »
Vendredi 8 février, Théâtre Daudet, Six-Fours : Olivier Stéphan « Trump, Bachar, T’choupi… et moi »
Samedi 9 février 20h30, le Liberté, Toulon : Blanche Gardin « Création 2018)
Samedi 9 février 20h30, Théâtre Daudet, six-Fours : Patrick Cottet Moine « Mime de rien »
Jeudi 14 février 21h, le Colbert, Toulon : Yves Pujol « J’aime ma femme »
Vendredi 15 février 20h30, théâtre Daudet, six-Fours : Michel Frenna « Est Salvatore Vrogen »
Samedi 16 février 20h3à, théâtre Daudet, Six-Fours : Pe « Optimiste »
Vendredi 22 février 20h3à, Théâtre Daudet, six-Fours : Noman Hosni « Breaking dad »
Vendredi 22 février 20h30, Palais Neptune, Toulon : André-Philippe Gagnon « L »homme aux mille voix »
Samedi 23 février 20h30, théâtre de la Méditerranée, Nice : Olivier de Benoist
Samedi 23 février 20h30, Théâtre Jules Verne, Bandol : Fellag
Mardi 26 février 20h30, Théâtre Galli, Sanary : La Bajon
MARS
Samedi 2 mars 20h30, Casino de Hyères Oldelaf & Alain Berthia font les intéressants
Vendredi 8 mars 20h30, Théâtre d’Aix : Laura Laune « le diable est une gentille petite fille »
Dimanche 10 mars 19h, le Silo, Marseille : Rachid Badouri
Mercredi 20 mars 20h30, le Silo, Marseille : Jeanfi Janssens
Vendredi 22 mars 20h, Acropolis, Nice : Jérôme Commandeur « Tout en douceur »
Vendredi 22 mars 20h30, Espace Julien, Marseille : Lafesse, c’est du poulet !
Samedi 23 mars 20h30, Espace Julien, Marseille : La Bajon « Vous couperez »
Samedi 23 mars 20h30, dimanche 24 mars 19h, le Silo, Marseille : Jérôme Commandeur « Tout en douceur »
Dimanche 24 mars 19h, Palais de la Méditerranée, Nice : La Bajon « Vous couperez »
Jeudi 28 mars 20h, le Silo, Marseille : Alex Lutz
Vendredi 29 mars  20h30, Théâtre d’Aix-en-Provence : Mathieu Madénian en état d’urgence
AVRIL
Jeudi 4 avril 20h30, le Silo, Marseille : Fabrice Eboué « Plus rien à perdre »
Samedi 6 avril 20h30, le Silo, Marseille : Ahmed Sylla
Samedi 6 avril 20h30, Théâtre d’Aix : Tony Saint-Laurent « Inclassable »
Mercredi 24 avril 20h, Nikaïa, Nice : Jeff Panacloc contre-attaque
Jeudi 25 avril 20j30, Espace Julien, Marseille : Elie Semoun et ses monstres
Vendredi 26 avril 20h30, théâtre d’Aix : Cartman
MAI
Samedi 4 mai 20h30, Casino d’Hyères : Elie Seimoun et ses monstres
Vendredi 10 mai 20h, Espace Julien, Marseille : Les Frères Taloche
Samedi 11 mai 20h30, Casino de Hyères : La Bajon
Jeudi 16 mai 20h30, Casino du Colombet, Sanary : Laura Laune
Lundi 20, mardi 21 mai 20h, Arena d’Aix-en-Provence : Florence Foresti « Épilogue »
OCTOBRE
Vendredi 4 octobre 20h30, Casino de Bandol : Elisabeth Buffet

K L M

THÉÂTRE
FÉVRIER

Vendredi 1er février 20h45, dimanche 3 février 16h, espace Comédia : « Moi, gaston dominici, assassin par défaut » de, mise en scène et avec andré Neyton, avec Christiane Cinil, Jacques maury, Sophie Neyton
Vendredi 1er, samedi 2 février 20h30, Chateauvallon, Ollioles : « Trans » (Més enllà), pièce en catalan surtitré de Didier Ruiz, par la Compagnie des Hommes »
Dimanche 3 février 17h, la Chaudronnerie, la Ciotat : « 1988, le grand débat » Mitterrand-Chirac avec Jacques Weber, François Morel,Magali Rosenzweig. Mise en scène Jacques Weber
5 au 9 février, Les Bernardines, Marseille : « Angèle » de Marcel Pagnol par le Cartoon Sardines
Mercredi 6, jeudi 7 février 20h, le Liberté, Toulon : « Conversation » entre Mohamed el Khatib et Alain Cavalier
Mercredi 6, jeudi 7 février 19h, Chateauvallon, Ollioules : « Apoptose ou la chute des feuilles en automne » de, mise en scène, avec Jeanne Mathis, Cie Kairos Théâtre
Mercredi 6, vendredi 8 février 20h, Théâtre du Jeu de Paume, Aix-en-Provence : « Le Cid » de Corneille. Mise en scène Sandrine Anglade. Avec Pierre-François Doireau
Samedi 16 février 20h, opéra de Toulon : « C’est encore mieux l’après-midi » de Ray Cooney avec Sébastien Castro, Lysiane Meis, Pierre Cassignard… Mise en scène José Paul
Mardi 26 février 20h30, Théâtre en Dracénie : « Bazajet » de Racine par la troupe de la Comédie Française
Mardi 26 février 20h30, la Passerelle, Gap : « Quatorze » de Vincent Fouquet par la Cie Cassandre. Mise en scène Sébastien Valignat
Jeudi 28 février 20h, le Liberté, Toulon : « Eh bien, dansez maintenant », texte et avec Alexandra Ciamondi, texte et mise en scène Emilie Vandenameele. Chorégraphie Sidney Leoni
MARS
Samedi 9 mars 20h30, salle Gérard Philippa, la Garde : « Quelle famille ! » de Francis Joffo avec Jean-Pierre Castaldi et Armelle
Samedi 23 mars 20h30, Casino de Hyères : « Nuit d’ivresse » de Josiane Balasko avec Jean-Luc Reichman, Thierry Lopez, Stéphane Boucher. Mise en scène Nathalie Lecoultre
AVRIL
Samedi 8 avril 20h30, Théâtre Jules Verne, Bandol : « Jules et Marcel », mise en scène de Nicolas Pagnol, avec Frédéric Achard, Gilles Azzopardi, christian Guérin
Samedi 27 avril 20h30, Théâtre Galli Sanary : « Ce n’est pas du tout ce que tu crois » avec Séverine Ferrer, Danièle Evenou et Norbert Tarayre

JEUNE PUBLIC – CIRQUE – ILLUSION – MAGIE
FÉVRIER
Vendredi 1er février 20h, le Dôme, Marseille : Eric Antoine « Best of »
Mardi 5 février 20h30, Théâtre en Dracénie : « Fractale » de et mise en scène de Fanny Soriano (Cirque)
Vendredi 8 février 20h, Zénith-Oméga, Toulon : Les étoiles du cirque de Pekin « Le roi des singes »
Vendredi 8 février 20h, la Chaudronnerie, la Ciotat : Les fouteurs de joie
Vendredi 8 février 19h30, Espace des arts, le Pradet : « Et Juliette », par la Cie Didascalia (Danse)
Samedi 9 février 20h30, Théâtre Daudet, six-Fours : Patrick Cottet Moine « Mime de rien »
Jeudi 14 février 20h, Pôle Jeune Public, le Revest  ; « Knot » par la Cie Nikki & JD »,  (Cirque contemporain réservé aux adultes)
Vendredi 15 février 20h, Pôle Jeune Public, le Revest : « Reflets dans un œil d’homme » par la Cie Le Diable
Vendredi 22, samedi 23 février 19h, mercredi 27 février 19h : « Mo » de Marie Vauzelle par le Théâtre Massalia
26 au 28 février, le Gymnase, Marseille : «  »L’enfant » d’Elise Vigneron
Mercredi 27 février 17h, le Rocher, la Gade : « Le voyage ou une histoire de deux petits vieux », par le Teatro delle Briciole (Théâtre d’objet)
MAI
Dimanche 12 mai 15h, le Dôme, Marseille : Chantal Goya « Le soulier qui vole »

N
Blanche Gardin

Toulon – le Royal
Tom BOOTHE : L’incroyable aventure des Food Coops

A

Un jour de 1975, en pleine crise économique, est né à New-York, et plus particulièrement à Blooklyn, la coopérative alimentaire de Park Slope. Un supermarché autogéré par aujourd’hui 17.000 membres qui, en plus d’être des actionnaires, donnent 2h45 de leur temps, une fois par mois, pour faire tourner ce magasin auquel personne ne croyait au départ car vu par les capitalistes américains, ce mouvement émane des socialistes donc… du diable ! D’autant que c’était aussi une mauvaise nouvelle pour la grande distribution, le but de cette coop étant d’offrir aux adhérents des produits à la fois de qualité, naturels ou bio, et bien moins cher qu’ailleurs.
Cette conception nouvelle est due entre autres à son co-fondateur Tom Boothe qui est également réalisateur et nous proposait vendredi soir au Royal, le film qu’il en a fait, invité par la coopérative varoise « Coop sur Mer » , présidée par Monique Tardy.
L’idée a depuis fait son chemin un peu partout et Tom est aussi le co-fondateur de la coopérative créée à Paris en 2016, « La Louve », de 1.500 m2 de superficie, qui possède aujourd’hui 4.400 membres.
Tom est donc venu témoigner à Toulon et encourager l’équipe toulonnaise qui n’en est qu’à ses balbutiements, puisque créée en janvier 2017, avec un local de 80 m2, Mais avec déjà 850 adhérents et 150 membres actifs. Le local est ouvert quatre demi-journées par semaine, chacun donnant à son tour trois heures par semaine de son temps.
Lorsqu’on découvre ce qu’est devenue la coop de Brooklyn on est ahuri de voir la discipline militaire qui y règne, même s’il n’y a aucun patron, aucune hiérarchie et qu’on se rend compte de l’atmosphère à la fois studieuse et amicale dans laquelle chacun évolue.
Tom nous précise qu’il en est de même à la Louve, dans une atmosphère moins drastique, plus calme, peut-être plus sereine.
« Chacun est actionnaire du lieu et aujourd’hui l’association est devenue un vrai business. Mais chaque actionnaire est libre à tout moment de revendre ses parts et de s’en aller. Ce qui, en fait, n’est jamais encore arrivé car en dehors des prix bas et de la qualité des produits venant de nombreux producteurs, il s’est instauré une vie dont le contact humain est primordial, convivial, fait de rencontres, de liens sociaux qui se créent, dont le manque aujourd’hui se fait sentir, dont les gens ont besoin et où les gens venus d’univers différents se côtoient, qu’ils soient ouvriers ou cadres. Une mixité sociale s’y est instaurée.

B E

C’est en fait une autre manière de consommer où l’humain a toute son importance. C’est un lien social par excellente, c’est aussi un projet éducatif et surtout pas moralisateur, sans jugement, chacun pensant et vivant le lieu à sa convenance ce qui manque peut-être un peu aux USA ».
Bien sûr, à la vue de ces deux cas, Toulon est encore une toute petite structure mais les projets sont ambitieux et pas si utopiques que certains pourraient le croire.
Monique Tardy nous explique ces projets :
« Nous espérons que d’ici un an, nous pourrons envisager de créer un supermarché, le problème majeur étant l’impossibilité de s’implanter en cœur de ville dans la mesure où nous avons besoin d’un local de 1.500m2 et d’un grand parking gratuit pour nos adhérents. C’est le premier problème. Le second est que le Var est un département essentiellement viticole et les maraîchers se font rares. Les petits producteurs quant à eux, n’ont pas assez de produits pour fournir en quantité un supermarché. Souvent, ils les vendent sur les marchés à des prix déjà intéressants, donc difficile de leur demander de faire des efforts et de les faire baisser. L’intérêt pour nos adhérents est de tout trouver sur place sans être obligé de courir d’un lieu à un autre pour trouver ces produits, à la fois naturels, locaux ou bio mais aussi à des prix attractifs ».
Tom nous précise que la Louve est locataire d’un bail social avec un loyer progressif et qu’elle est soutenue par la ville. Quant à Toulon, la coop a dû acheter le local et espère obtenir également le soutien de la ville, des approches et des promesses ayant été faites par l’élue au développement durable de la mairie de Toulon. Mais elle doit encore trouver de vraies ressources en dehors des adhésions, ce qui n’est pas aussi facile.
Mais avec le courage, l’envie, la persuasion, la Coop de la Mer voit l’avenir avec sérénité, même si elle sait qu’il y aura des obstacles à franchir.
L’optimisme est de rigueur !

CD

Jacques Brachet
Photos Monique Scaletta

Toulon – Oméga Live
Magic Buck, le Blues à la française.

A

Le var et sa région sont depuis longtemps Terre de Blues. Certes le Mississippi n’y coule pas, mais la Méditerranée les enchante ; et puis le Blues et universel.
Parmi les bluesmen et women de ce Sud de la France se détache Magic Buck qui a fêté ses 20 ans de carrière par la tournée « 20ième anniversaire » inaugurée à Lyon le 8 mars 2008 pour se terminer en beauté à Toulon à l’Omega Live le 8 décembre 2018, par un concert de 3 heures; Magic Buck rayonnant était entouré de ses potes du blues venus de tous les coins, avec entre autres: Mike Green (drôme) et Lou Brazzi, qui avait reformé leur trio « Medecine Men », Alain Augustyniak (nord), La Môme Emily (Toulon), Michele Biondi (Italie), The Gospel choir, Marc Poveda (Toulon), Tony Zombi (La Seyne sur Mer), Marc « Hanta Yo » Lozzino (Méounes), Poupa Claudio, l’autre grande figure du blues varois et personnage haut en couleurs (Toulon), sans oublier les trois enfants de Magick Buck , Théo, Colin, et Emmylou : l’aventure continuera encore longtemps.
Le concert s’est terminé avec « Shankila Washte », titre Lakota de son premier album il y a 20 ans.

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To the roots-Nord – Hommage à ma fille

La particularité de Magic Buck c’est qu’il écrit et compose ses propres blues, ce qui évidemment lui donne une touche très personnelle qui le détache des bluesmen accros aux thèmes classiques. C’est ainsi que tout en restant ancré dans la tradition il peut chanter l’époque actuelle, et créer en somme un blues à la française avec une sincérité, et une vérité profondes. Quand tant d’autres singent une vague tradition. Il ne s’interdit pas non plus d’aborder des thèmes classiques de temps en temps, pour les interpréter à sa façon.
Il a débuté dans des groupes rock ce qui lui donne son assise rythmique, le background rentre-dedans. Il choisit le plus souvent de se produire seul en accompagnant son chant à la guitare et à l’harmonica, rien d’original, mais en produisant la rythmique avec un instrument de son invention réunissant sur un tabouret un tambourin et une planche dont il joue avec les pieds pour assurer la partie de batterie ; rappelons que les esclaves du Sud des Etats-Unis fabriquaient leurs instruments avec des caisses, des manches à balais, des cordes et des fils de fer.

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Magic Buck a déjà enregistré 5 albums sous son nom, et ce n’est pas fini. (Bootstompin’ The Blues -1998 ; Thankful – 2008 ; Love & Light – 2011 ; This Magic will Buck you up – 2015 ; Soul confidence – 2017).
Magick Buck ne se repose pas sur ses lauriers. Il reprend la route des concerts dès le 22 février à Marnes-la-Vallée (78) ; le 23 février à Ivoy le pré (18) ; Le 8 mars à Vienne (38) ; le 9 mars à Rompm (07), Le 2 mai à l’Isle d’Abeau (38), le 21 juin à Lyon (69) dans sa ville de résidence.
Long and happy life with the blues, sir Magic Buck.

Serge Baudot

Toulon – Le Colbert
Yves PUJOL… overbooké !

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C’est pour moi un plaisir que de retrouver l’ami Pujol, sympathique comédien « bien de chez nous » puisque Toulonnais, même s’il est né par hasard à Lille, venant d’Algérie mais très vite émigré chez nous, qui est devenu son « chez lui ».
C’est au Colbert que je le retrouver, où il joue à guichets fermés (et même un peu plus !) « J’adore ma femme », spectacle de circonstance en cette soirée de St Valentin, même si sa femme en prend un coup, suivi d’ailleurs – parité oblige – par les hommes qui en prennent tout autant !
Et ce ne seront pas les seuls : comme les gendarmes, qui vont toujours par deux, qu’il surnomme les 421 (quatre bras, deux têtes, un seul cerveau !), les people qui adoptent sans problèmes des petits enfants de couleur, les vieux ou encore l’inénarrable sketch sur sa coloscopie… Ceux qui l’ont vécu le revivent !
Dix ans de scène déjà et, dit-il en riant, une carrière qui l’a mené de la Seyne, où il a joué pour la première fois à… Toulon ! Que de chemin parcouru !
Mais entre temps il y a eu la musique, le théâtre, le cinéma, la télé et les tournées qui l’on mené bien au-delà de Toulon.
En dix ans, trois one man shows : « Une affaire de famille », « J’adore ma femme » suivi de « J’adore toujours ma femme » et « Pujol sort les dossiers ».
Bien sûr, entre deux rires – Et Dieu sait s’il y en a durant une heure et demi – il rend hommage à Wolinski, avec qui il a écrit « J’adore ma femme », disparu lors de l’attentat de « Charlie Hebdo ». « Ils sont morts pour nous – dira-t-il – nous sommes vivants pour eux ».
A une heure du spectacle, je le retrouve donc pour une mise au point sur ses projets, véritable planning de star et surtout d’artiste populaire.

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« Je viens de terminer le second volet du film des Chevaliers du Fiel » « Les municipaux », que nous avons tourné à Port-Vendre. Il sortira en octobre. Je les retrouverai d’ailleurs pour un téléfilm que nous tournerons en avril, sur un certain Jean-Pierre Mouniès, homme politique pas très catholique qui va faire campagne dans le Sud-Ouest sous la bannière « Le Sud aux Sudistes » !
J’imagine que ce ne sera pas triste !
Certainement ! Il a été plusieurs fois mis en examen dans des affaires pas très catholiques, il a un programme complètement dingue… Bef, c’est du Chevaliers du Fiel !
Et dans tes projets pas tristes, qu’y a-t-il encore ?
La reprise de la pièce de théâtre « Le secret des cigales », écrite par Patrick Sébastien, que nous allons reprendre à partir du mois d’octobre. Patrick est un pote de longue date, c’est lui qui avait mis en scène « J’adore ma femme ». On a très peu joué cette pièce car il était très pris par ses émissions à la télé. Aujourd’hui, la télé va s’arrêter pour lui et du coup, nous allons tourner en France durant un an.

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Tu vas être donc très occupé ?

Oui, d’autant que ce n’est pas tout puisque je prépare un DVD pour 2020 qui va rassembler les sketches qui ont le mieux marché de mes trois spectacles. Ce n’est pas pour rien que ça s’appellera « Le meilleur du mieux ! ». On y retrouvera les sketches comme « La coloscopie » ou « Pôle Emploi »…
Dans la foulée, je vais aussi tourner un DVD de mon dernier spectacle « Pujol sort les dossiers ». Il sera capté d’ailleurs au théâtre Daudet de Six-Fours le 23 Mars lors des deux séances, à 19h et à 21h. La soirée sera chaude !
Jouant tes trois spectacles en alternance, tu ne t’embrouilles pas les pinceaux ?
Ça peut arriver mais d’abord je commence à les connaître mais surtout j’essaie de rester concentré.
Et la musique dans tout ça ?
Justement, je viens d’enregistrer un CD avec le groupe Aïoli. Ce sont des chansons que j’ai écrites et on les fait exister ensemble. On va tourner tout l’été, de Juin à août dans tout le Var car j’y suis mondialement connu, comme tu le sais !

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Et pendant que tu es mondialement connu et que tu as un programme chargé, durant ce temps, que font-ils ?
Ils n’arrêtent pas. Ils sont tous de très bons musiciens et jouent tous dans des groupes. Et puis, ils sont tous également professeurs de musique, métier qu’ils adorent car ils aiment transmettre. Entre nous, c’est quand même mieux d’enseigner la musique de travailler chez Mc Do, non ?
Et à part ça ?
Je serai à la télé le 16 février dans l’avant-dernière émission de Patrick Sébastien « Les années bonheur ».
Ca t’arrive de t’arrêter ?
Oui… pour dormir ! Mais c’est vrai qu’en ce moment c’est chaud. Je passe mon temps entre Toulon, Paris, la province… D’ailleurs, j’envisage, d’ici deux ou trois ans, de revenir définitivement m’installer à Toulon… Je ne veux pas mourir à Paris !!!

Propos recueillis par Jacques Brachet

Sanary – 1er Festival Jeune Public

Festival Jeune Public _ 14 au 17 fev-1

Le Festival Jeune public se déroulera du 14 au 17 février, et se tiendra chaque année pendant les vacances de février. Ce nouvel évènement s’inscrit dans la volonté de la ville d’offrir des animations à destination de la jeunesse, au cours de chaque vacance scolaire.
Une programmation artistique et culturelle
A travers ces différentes animations et créations artistiques à destination d’un public familial, le Festival a pour vocation d’éveiller la curiosité, l’invention, le rêve, susciter l’imagination et l’interrogation du public et donner toute sa place aux enfants dès le plus jeune âge.

Du 14 au 17 :
« La placette des mots doux » – Place des pénitents blancs – Accès libre
Katia Polles, l’atelier des Simone, Créactions
Jeudi 14
À 14h30 et 15h30 – Kiosque à musique. + 7 ans : Pour l’ouverture du festival, rendez-vous au kiosque à musique pour un départ en histoires. Et comme c’est la Saint Valentin, Colette nous emmènera vers un endroit lové au creux des rues piétonnes pour découvrir « la placette des mots doux » : Conte-atelier « Filles d’argile » de Fatiha Sadek, par la Compagnie « Conte sur moi »À 16h et 19h au Petit Galli. + 5 ans : Il était une fois une femme qui n’avait jamais eu d’enfant. Un jour l’idée lui vint de se fabriquer une poupée d’argile. Elle créa donc une jolie poupée à qui elle ne cessait de parler comme on le ferait avec un enfant… Et si le cœur vous en dit ce sera au tour de vos mains de s’exprimer et de dire. A partir de l’argile, vous ferez naître, à votre tour, votre petite créature.
Vendredi 15
Théâtre d’ombres par La Compagnie des Montreurs d’Ombres
À 15h et 17h – Petit Galli. + 3 ans – 40 mn : « La maison de Zacharie ». Une histoire toute en finesse d’une maison mobile, qui réveillera peut être votre envie de voyage suivie d’un atelier de manipulation de 20 à 30 minutes pour quelques-uns.
À 19h – Petit Galli. + 7 ans – 60 mn : 3 histoires en théâtre d’ombres trois univers bien différents, de quoi se laisser emporter dans un monde noir et blanc mais pas que.
Trois histoires, ; « La maison de Zacharie », la maison mobile – « La plongeuse » une plongeuse qui explore les fonds marins à la recherche de vestiges engloutis – « Les trois petits cochons courent toujours » une parodie du conte des trois petits cochons dans un contexte contemporain

7 février_ Festival Jeune Public

Samedi 16
Impro-minots spectacle interactif et familial par Lily, la ligue d’improvisation de Lyon
À 15h et 18h – Petit Galli. + 5 ans – 50 mn
« Range ta chambre ! Finis ton assiette ! Dépêche toi !…» Les parents n’ont jamais le temps, c’est bien connu. Heureusement le génie des histoires, complice espiègle des enfants n’est jamais loin. Ce spectacle improvisé se déroule grâce à l’imaginaire des enfants. Chaque représentation devient ainsi unique !
« II était une oie » : déambulation du troupeau d’oies et contes associés par la Compagnie Dog Trainer. C’est avant tout une histoire de complicité entre les hommes, les chiens et les oies. Spectacles dandinants et gracieux.
14h sur le port :Paroles d’oies, une déambulation améliorée
15h30 Allées d’Estienne d’Orves : les Oies et le Renard, une adaptation de l’œuvre des frères Grimm, quiproquos et jeux de mots
16h30 sur le port : La légende des oies du Capitole, un conte qui leur fait honneur
Dimanche 17
11h et 15 h – Parvis de la mairie : La fox compagnie « La légende de Verbruntschnek »
Nous sommes à quelques minutes du début du spectacle. Le décor est monté, les costumes sont en place, la sono est branchée mais pas de comédiens. Heureusement le public est chaud, grâce à lui le spectacle aura bien lieu ! (Au Petit Galli en cas de mauvais temps)
12h sur le port : La Compagnie Dog Trainer – Paroles d’oies. Une déambulation améliorée
14h30 Allées d’Estienne d’Orves : Les Oies et le Renard . Une adaptation de l’œuvre des frères Grimm. Quiproquos et jeux de mots
16h30 sur le port : La légende des oies du Capitole

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Six-Fours – Théâtre Daudet
Patrik COTTET-MOINE sur le divan !

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Patrik Cottet-Moine, c’est une silhouette longiligne surmontée d’un visage mobile, une espèce de masque en caoutchouc qui se déforme à sa convenance, un être qui pourrait être un assemblage de Bourvil, Sim, Courtemanche et Jim Carey. Un long cou, un regard on ne peut plus expressif, une mobilité et une énergie à toute épreuve… Sur scène, difficile à suivre tant il est speed et surtout, difficile de se remettre à respirer normalement entre deux salves de fous-rires dus à ses gags, ses bruitages, ses onomatopées et ce visage qui change à chaque minute.
C’est un grand show man à l’humour décapant, inventif, qui joue avec les situations qu’il s’invente en disant un minimum de mots puisqu’il s’est lui-même catalogué comme mime mais, ajoute-t-il, « un mime rock’n roll » nouvelle génération. Ce n’est pas pour rien que son spectacle, le premier qu’il ait écrit en 2002 et qu’il proposait à nouveau ce soir-là au Théâtre Daudet, s’intitule « Mime de rien » !
Un spectacle qui n’a rien perdu en force, bien au contraire !
J’ai rendez-vous au théâtre avec lui pour une interview et très vite, l’idée lui vient de la faire sur le divan du hall du théâtre… étendu, comme chez Chapier ou aujourd’hui Marc-Olivier Fogiel.
Me voilà donc assis devant lui, lui, couché comme il se doit, et moi prenant mes petites notes comme un psy !

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« Patrik, ce spectacle a 15 ans. En 15 ans il n’y en a eu qu’un autre , intitulé « Chez lui »… Pas prolixe le mec !
(Miracle, il parle normalement !) Mais c’est que je ne me suis pas arrêté depuis ce premier spectacle. Sache que je l’ai jusqu’alors joué 11.000 fois sur les 5 continents, dans 30 pays ! C’est l’avantage d’être mime, on est compris dans le monde entier ! Entre temps quand même j’ai donc écrit un second spectacle, j’ai fait de la musique, des pubs, un peu de cinéma….
Bon, par quoi on commence ? C’est avec la musique que tu as commencé ?
Oui, en jouant dans le groupe « Ankara » puis avec « les Zablocks ». J’ai toujours vécu avec la musique mais déjà, avec Ankara, le spectacle était émaillé de quelques sketches que je faisais en solo ou en duo. Ca marchait bien, c’était très structuré, on a fait beaucoup de spectacles, beaucoup de festivas de musique mais aussi d’humour, on est passé par Avignon, on a joué dans des cafés-théâtres et puis comme j’ai vu que les sketches marchaient bien, j’ai décidé de me lancer seul, avec Patricia Jean qui, depuis quinze ans est ma metteuse en scène et mon éclairagiste.
Quelles ont été tes influences ?
J’ai toujours aimé les « Histoires sans paroles » qui passaient à la télé, tout comme Benny Hill, Tati, Charlot…
Tu ne parles pas de Marceau, qui est pourtant la référence dans le mime.
C’est vrai, c’était un grand monsieur que j’admirais, comme j’admirais le film « Les enfants du Paradis », mais c’était une autre époque même si c’est devenu intemporel. Marceau, c’était un mime poétique, moi je suis plutôt rock’n roll et je suis plus proche de Farid Chopel que j’adorais, ou de Courtemanche. Un mime de situation plus humoristique.

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Avec sa complice, Patricia Jean

A propos de Courtemanche, tu as travaillé avec lui ?
Oui, et ça a été une grande joie. J’ai toujours admiré son travail et j’ai eu la chance d’aller présenter ce spectacle à Montréal où je l’ai rencontré. J’ai osé lui demander de travailler avec moi pour mon second spectacle. Il a été OK. Aujourd’hui, il a arrêté le spectacle, il écrit, produit et met en scène.
Donc tu joues en alternance tes deux spectacles… Est-ce qu’au fil de temps, ils se modifient ?
Pas vraiment même s’ils se nourrissent de toutes les expériences que j’ai vécu de par le monde, avec des publics différents. Par exemple, j’ai joué la veille à l’Oméga Live de Toulon « Chez lui » et le lendemain « Mime de rien » à Daudet. Tant qu’on me les demande !
Par contre j’ai un nouveau spectacle, musical cette fois, qui s’intitule « Au Quai (de la Gare) ». C’est un duo piano-chansons, des chansons que j’ai moi-même écrites et je suis accompagné par Patrick Gondolf, qui est pianiste et accordéoniste. Je jouerai ce spectacle à la 7ème Vague, à la Seyne sur Mer les 15 et 16 mars. C’est un mélange d’histoires et de chansons autour de gens qui attendent leur train dans une gare.

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Entre temps, tu as aussi fait des incursions à la télé pour des pubs et au cinéma… As-tu envie d’y aller plus souvent ?
Je ne sais pas, si ça se présente, pourquoi pas ? J’ai fait quelques castings, ça m’a permis de jouer avec Jean Reno dans « Avis de Mistral », avec Besson pour « Valérian et la cité des mille planètes », j’ai eu un petit rôle dans « Couleur locale » de Coline Serreau, grande bonne femme… Voilà, c’était sympa, rigolo mais j’ai fait ça en passant. Si je voulais continuer il me faudrait travailler plus et je n’ai pas beaucoup de temps. La preuve : je viens de refuser un rôle dans « Plus belle la vie », faute de temps.
On t’a vu aussi dans des pubs…
Oui, j’ai fait Royco, le loto, la 106 et je viens d’en tourner une pour Mercedes pour l’Allemagne. On a tourné en Estonie. Je ne sais pas si elle viendra en France….
J’anime quelquefois des ateliers, je donne des cours dans les écoles, je continue à faire quelques spectacles avec les Zablocks… En fait, je suis une sorte de « comédien couteau suisse », je fais tout pour éviter l’usine !!!
Et tu vis toujours à Cuers ?
Et comment ! Quand je vois la vie et le climat qu’on a ici par rapport à Paris où c’est de plus en plus encombré, où ça pue de plus en plus… Le choix est vite fait !

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Propos recueillis par Jacques Brachet

NOTES DE LECTURES

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Marjolijn VAN HEEMSTRA : Le prénom de mon oncle (Ed.Les Escales – 223 pages)
Traduit du néerlandais par Emmanuèle Sandron

Récompensé en 2017, par le prestigieux prix néerlandais BNC Bank Literatuurprijs, ce premier roman de Marjolijn Van Heemstra écrit à la première personne du singulier, surprend par son fond comme par sa forme.
Nous sommes à Amsterdam ; le texte rapporte l’histoire de Marjolijn, jeune trentenaire enceinte de son premier fils alors qu’elle a décidé de faire porter à son enfant le prénom de son grand oncle, héros de l’après guerre.
Un prologue nous apprend que la promesse a été faite à sa grand-mère en échange d’une belle chevalière que la narratrice porte à son doigt depuis douze ans déjà. L’enfant mâle, se dénommera Frans en hommage au grand oncle, décoré en son temps par le Général Montgomery.
L’essentiel du récit rapporte donc, sous forme de compte à rebours, la naissance programmée du bébé élu, tout en portant un regard sur le mythique personnage de l’oncle. Nous passons des «encore vingt sept semaines», puis vingt, puis huit, aux  «plus que trois semaine », puis deux, puis… etc. et X jours pour enfin annoncer le jour  j et la déclaration aux services civiques.
Parallèlement l’auteur, non sans ignorer la charge psychologique d’un tel héritage se met en quête de reconstruire le passé du personnage légendaire. C’est alors que, mêlant l’enquête sur le plan familial et personnel aussi bien qu’historique, les certitudes se délitent et la mythologie familiale en prend un coup !
Une bombe, un attentat, des morts à l’actif de ce héros (?), alors que la paix est revenue. L’enquête révèle une personnalité proche du «délire psychotique de l’illégalité», qui refuse «de s’adapter à l’ennui d’un monde en paix».
L’enfant à naître aura-t-il à porter le poids d’une telle légende ?
Si le récit s’organise simplement et de manière chronologique autour de ce destin, le lecteur s’étonnera cependant des nombreuses digressions autour de considérations, à juste titre, sur la transmission, le travail de mémoire, mais aussi sur l’avortement, la fécondation in vitro, la participation des hommes à l’expérience de grossesse, évoqués en des termes plutôt crus, jusqu’au récit du combat nocturne contre l’invasion des moustiques !
Une expérience de lecture différente qui n’est peut être pas étrangère à la nationalité et l’éducation libérale, avant-gardiste, de l’auteure.
Cathy BONIDAN : Chambre 128 (Ed de la Martinière – 284 pages)
Une femme trouve dans un hôtel de Bretagne, un manuscrit oublié par le précédent occupant de la chambre. Curieuse, elle le lit et s’aperçoit que la fin du roman n’a pas été écrite par la même personne. Intriguée, elle essaie de remonter, tout d’abord à l’auteur du manuscrit à qui elle le renvoie, aussi surpris qu’elle que la seconde partie ne soit pas de lui. Et elle se met en quête de  la longue liste des personnes ayant pu être l’auteur de ce livre.
Et de lettres en lettres, parfois des e mails, elle déplacera les montagnes pour rencontrer de nombreuses personnes, dont les écrits ont parfois modifié radicalement leur vie, pour finalement résoudre l’énigme de la chambre 128.
Une technique utilisée par l’auteure qui peut amuser ou lasser, mais rend la chose peu crédible.

Portrait de Jean-Christophe Rufin Arnaud

Jean-Christophe  RUFIN. Le suspendu de Conakry (Ed Flammarion – 309 pages)
Étonnant et atypique, ce consul de France à Conakr !
Natif de Roumanie dont il a gardé l’accent, au passé de pianiste de bar, amateur de Mozart et de Tokay bien glacé, il est méprisé par ses collègues dont il est la risée par sa garde-robes inadaptée au climat de la Guinée.
Il s’ennuie fort jusqu’au jour où on découvre non loin de la marina, un plaisancier blanc, mort, suspendu au mât de son voilier.  En l’absence de sa hiérarchie, il est trop content de sortir de son rôle potiche de consul pour mener cette enquête criminelle. Il a cinq jours. Les conclusions trop rapides des institutions locales ne le satisfont pas. Avec subtilité, malgré sa sensibilité à fleur de peau et à grands coups de Tokay glacé, il arrivera  à ses fins.
Avec son talent de conteur, son écriture fluide, l’auteur décrit bien l’ambiance africaine avec ses traditions, tenant compte de la hiérarchie administrative mêlée aux relations familiales entre autre.
Avec son talent d’écrivain, ses expériences de médecin et de diplomate, Jean-Christophe Rufinnous offre là un excellent roman policier, distrayant, bien ficelé, avec quelques observations caustiques sur le monde des consulats et des ambassades, mettant en lumière la réalité de la Guinée entre insécurité et trafics de drogue
Alain ARNAUD : Le festin des lanternes (Ed BoD – 190 pages)
Si certains se révèlent en se rasant le matin, Alain Arnaud a quant à lui, ressent, «l’éveil de la mémoire» en … urinant au pied d’un grand chêne ! Et pourquoi pas !
Il nous livre en ce début d’année, un roman en partie autobiographique dans lequel nous sont posés, à la croisée des âges, les réflexions et le questionnement propres à chacun d’entre nous, alors que notre parcours de vie parait déjà engagé.
Ainsi, selon le jeu subtil de sa miction, sa mémoire en réponse, flashe, par vagues, sur les épisodes marquants de sa vie.
Reproduits dans le roman en une cinquantaine de courts chapitres, nous voilà donc plongés dans la vie de l’auteur qui évoque l’évènement marquant de son adolescence et ses conséquences.
Sous les traits de son héros, journaliste publiciste, le narrateur vient de quitter Paris et se dirige vers Marseille en voiture.
Nous apprenons qu’une mauvaise piqure d’oursin à l’index droit, infectée, l’avait obligé à subir plusieurs interventions en milieu hospitalier, à Marseille justement, alors qu’il n’avait que dix sept ans. Ce doigt devenu «festin» pour l’appareil masticateur de l’échinoderme devient le fil conducteur du texte.
L’auteur rapporte des anecdotes, fait part de son ressenti, raconte les médecins, la cohorte des intervenants, les patients. Il décrit cet environnement si particulier, avec sincérité. Malicieux, il joue avec les champs lexicaux, ce qui rend le texte attachant et riche d’un humour subtil.
Certes, l’épreuve est longue et douloureuse mais c’est un autre monde que le narrateur observe avec curiosité, une jungle un peu loufoque. Il s’attache aux autres patients, s’inquiète pour eux. Ses nouveaux amis se nomment Nenesse, Paulo, Nightingale, plus âgés certes mais si solidaires.
Et puis il y a Marise, belle et jeune infirmière qui lui offre ses escapades et sa liberté assumée. Il est conquis !
Alors en retournant à Marseille, l’écrivain voudrait les retrouver tous. Mais le temps a métamorphosé la ville, dispersé les amis, perdu Marise. Tel un détective, il part à la reconquête de cet amour perdu.
En résumé, un roman touchant, riche d’une écriture pétillante.
Un joli moment de lecture avec en prime un coup de cœur pour la région méditerranéenne, la mer, la forêt, les odeurs, les bourrasques de vent racontées avec tendresse et poésie.

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Gilles PARIS : La lumière est à moi et autres nouvelles (Ed  Gallimard – 199 pages)
« La lumière est à moi » est le titre du dernier recueil de nouvelles de Gilles Paris et résume à lui seul l’approche délicate de l’auteur sur des sujets graves vus et vécus par des enfants ou des adolescents.
N’oublions jamais qu’un enfant voit, entend, souffre, aime et peut aussi haï. Heureusement, il garde son âme d’enfant et peut s’échapper du quotidien difficile, parfois brutal par le rêve, la communion avec la nature, un arbre, des oiseaux ou la mer.
Dans ces nouvelles, l’enfant épie, tâtonne, joue avec une sexualité naissante, est plein de questionnements devant des situations complexes à gérer, se réfugie auprès d’un frère protecteur, pare les coups des adultes qui grognent et paraissent si grands et si forts et pèsent si lourdement.
La force de ces nouvelles douces-amères est dans l’apparente légèreté des propos et la profondeur des blessures des enfants. Il leur faudra parfois des années pour trouver la paix. « La lumière est à moi », se dit Lior en hébreu, et c’est le prénom d’une petite fille généreuse, discrète, qui, par un sublime acte d’amour, redonnera vie à sa mère. Ce prénom prémonitoire éclaire et irradie autour de lui. C’est certainement le propos de l’auteur délicieusement pervers parfois comme peuvent l’être les enfants mais si magistralement perspicace quand le monde des adultes parait si complexe, dur, incompréhensible à l’enfant.
Ces nouvelles font parfois sourire, elles font surtout réfléchir et pourquoi pas, affronter la réalité. Il faut remarquer la superbe photo de Didier Gaillard-Hohlweg qui illustre la première page de ces nouvelles, reflet doux, lumineux mais si secret d’un enfant.
Camille PASCAL : L’été des quatre rois (Ed Plon – 622 pages)
Dans ce roman historique, couronné par le grand prix de l’Académie Française, Camille Pascal, agrégé d’Histoire et haut fonctionnaire, nous raconte en détail les mois de juillet et août 1830, au cours desquels vont se succéder sur le trône de France, Charles X, Louis XIX, Henri V et Louis- Philippe.
Le récit est découpé en journées qui portent chacune un titre et dont le cours est relaté par tranches avec indication en caractères gras des lieux où se déroulent les faits,.
Cette forme facilite la compréhension du lecteur et soutient son intérêt.
Le roman commence le 25 juillet 1830 date à laquelle le roi Charles X prend des ordonnances réduisant la liberté de la presse, prononçant la dissolution de la Chambre devenue trop libérale, réservant le droit de vote aux notables fortunés et ordonnant de nouvelles élections.
Il se termine le 16 août 1830 alors que Charles X s’embarque avec sa famille et sa cour à Cherbourg pour l’Angleterre.
Entre ces deux journées, l’auteur nous décrit comment ces ordonnances vont entrainer la perte de la dynastie des Bourbons. Pour cela, il nous plonge dans l’univers de la cour royale, des ministres en place, des députés et hommes politiques, qu’ils soient démocrates, ultraroyalistes ou opportunistes, des journalistes, des intellectuels, des salons mondains et enfin des bourgeois et du petit peuple parisien.
C’est ainsi que le lecteur rencontrera entre autres Talleyrand, La Fayette, Adolphe Thiers, Benjamin Constant, Hugo, Chateaubriand, Vigny, Stendhal ou Dumas.
Ce roman, d’un style classique et soutenu, est une lecture agréable et instructive

Six-Fours – Maison du Patrimoine
Chantal SAËZ… Quand un bateau passe…

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Elle a le regard pétillant, le sourire permanent, l’énergie débordante.
Et par dessus tout ça, comme aurait dit Bécaud, elle a un talent fou et l’on est heureux de retrouver cette artiste, déjà venue exposer plusieurs fois à Six-Fours, qu’est Chantal Saëz.
Elle avoue être heureuse d’être exposée à la Maison du Patrimoine, lieu qui correspond totalement à son thème qui tourne autour de l’eau et des bateaux, intitulée « Barcos », ces barques qui sont à quelques mètres de l’exposition et dorment au soleil.
Cette ancienne enseignante est entrée aujourd’hui, et depuis quelque temps, de plain pied dans sa passion de la peinture, du dessin, de la sculpture.
Ici, comme son nom l’indique, elle s’est intéressée aux bateaux, barques et autres cargos, petits ou grand bateaux qu’elle nous offre sur petits ou grands formats et quelques installations présentées avec originalité.

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D’un côté de petits formats carrés reposent sur le sable, comme autant de coquillages échoués, d’un autre, une grande toile voyant des silhouettes ramassant tout ce que l’homme dégurgite sur nos plages et en dessous, tout ce qu’ils peuvent y trouver. Sans prôner quoi que ce soit sans être militante, elle constate et montre ce que peut devenir notre monde si l’on n’y prend pas soin.
Ses toiles sont fortes, puissantes, souvent dans des camaïeux de gris-bleus, l’on peut y voir des paysages houleux, des étraves de bateaux qui invitent aux voyages, des envols de mouettes, et tout à coup une toile est traversée d’un éclair de lumière où d’aplats plus violents, de jaune, de rouge…

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Curieux cheminement que celui de cette prof de théâtre qui s’est épanouie dans cette autre forme d’art qu’est le dessin, la peinture la gravure, la sculpture. Pour cela elle fut à bonne école avec son professeur aux Beaux-Arts de la Seyne, Véronique Pibarot qui était d’ailleurs à ses côtés pour ce vernissage, accompagnée également par Roger Lafont avec qui elle avait exposé à la Batterie du Cap Nègre.
Elle nous avoue devoir beaucoup à ces personnes ainsi qu’à Claude-Henri Pollet, disparu aujourd’hui, qui l’a beaucoup influencée et à qui elle dédie cette exposition. Sans oublier son mari, omniprésent dans sa vie, qui est toujours là pour l’encourager et la booster !
Curieuse de tout, elle aime tester, appréhender, s’essayer à des techniques mixtes, trouver divers supports pour créer, que ce soit des pierres, des objets divers ramassés ça et là, des tissus, de l’isorel, des toiles de toutes origines,de la terre, du bois… Je la soupçonne de récupérer des éléments échoués sur les plages !

K L M
Avec Dominique Ducasse, Adjointe aux Affaires Culturelles, Véronique Pibarot, son prpfesseur aux Beaux-Arts de la Seyne – Roger Lafont

D’année en année, Chantal Saël bâtit une œuvre véritable, inspirée, originale, sensible, évocatrice et cette exposition nous le prouve, installée dans ce lieu qui ne pouvait pas mieux lui aller, près de cette mer qu’elle exprime avec bonheur, avec amour, véritable appel à de lointains voyages.
Moment de complicité avec l’artiste : une séance photo pas banale, où elle s’exprime tout autant avec son corps que lorsqu’elle a un pinceau au bout des doigts, sans rester en place une seconde.
Quel plaisir que ce moment de connivence au milieu de ses toiles d’où elle semble s’échapper !

J I H

Jacques Brachet

Opéra de Toulon : Le masque de la mort rouge

Mardi 12 février 2019 – 19h – Foyer Campra
LE MASQUE DE LA MORT ROUGE
Création d’Olivier Lechardeur d’après Edgar Allan Poe
Avec : Laurence Monti violon – Olivier Lechardeur piano – Sophie Brochet comédienne
Espérant échapper à la terrible épidémie de Mort rouge, le prince Prospéro abandonne son peuple et se barricade dans une abbaye fortifiée en compagnie de mille de ses courtisans.
Un jour, le prince décide d’organiser un bal masqué…
L’une des plus célèbres histoires extraordinaires d’Edgar Allan Poe, mise en musique par Olivier Lechardeur

Laurence Monti Olivier Lechardeur Sophie Brochet

Laurence Monti violon
Laurence Monti obtient à Nice ses prix de violon et de musique de chambre. Sa rencontre avec Aaron Rosand, professeur au Curtis Institute de Philadelphie, seradéterminante. Elle entre au Conservatoire Supérieur de Musique de Lyon et obtient un diplôme d’études supérieures de musique ainsi qu’un premier prix de violon. à l’âge de 18 ans, elle est violon solo de l’Orchestre Franco- Allemand et effectue des séries de concerts en Europe.
Passionnée de musique de chambre, elle se produit régulièrement en sextuor à cordes dans un répertoire classique et contemporain (création au Festival d’Avignon). Parallèlement, elle participe à des concerts au sein du Chamber Orchestra of Europe dirigé par Claudio Abbado.
Elle enseigne au Conservatoire de Musique de Cannes avant d’être engagée à l’Opéra de Paris en 1995. En 1998, elle est violon solo à l’Opéra de Marseille.
Elle se produit parallèlement en musique de chambre aussi bien en France qu’à l’étranger (Libye, Rome-Villa Médicis, Malte…). En 2006, elle obtient le poste de super soliste à l’Orchestre de l’Opéra de Toulon, au sein duquel elle se produit régulièrement en tant que violon solo lors de concerts
OLIVIER LECHARDEUR piano
Olivier Lechardeur est né à Marseille. Après l’obtention des prix de Piano, Violon, Musique de Chambre et Analyse musicale, il part se perfectionner au ConservatoireSupérieur de Genève, dans les classes d’Elisabeth Athanassova et de Guy-Michel Caillat.
Son parcours l’amène alors à côtoyer des personnalités telles que Georgy Sebok, Vladimir Spivakov, Ruggiero Ricci, Michel Portal… Depuis lors, sa passion pour la musique de chambre lui a permis de rencontrer de nombreux musiciens de tous pays avec lesquels il s’est produit en France, Italie, Belgique, Suisse, Norvège, Tunisie, Syrie, Algérie, Chine…
Depuis 2006, il s’associe à des comédiens ( Philippe Girard, Didier Sandre, Marie-Christine Barrault, Samuel Labarthe, Sophie Brochet…) dans le cadre de spectacles mêlant musique, théâtre, lecture … (Debussy-Van Gogh, Le Loup, L’Effroyable Histoire du Petit Poucet, Aux animaux-aux enfants, Trazom, L’Intruse…)
L’année 2008 voit la création de l’ensemble « Australoquintet » dans lequel il partage son enthousiasme pour le tango et les musiques du Sud avec quatre musiciens passionnés, complices de longue date.
En 2011, il fonde le Trio des Esprits avec la violoniste Laurence Monti et le violoncelliste Frédéric Lagarde. Entre 2013 et 2015, il enseigne la musique de chambre au Cefedem Sud.
Olivier Lechardeur est actuellement professeur d’enseignement artistique au Conservatoire à rayonnement départemental d’Aix-en-Provence.
Sophie Brochet comédienne
C’est en Franche-Comté, région dont elle est originaire, que Sophie Brochet découvre le théâtre. Elle poursuit ensuite des études d’Arts Dramatiques au Conservatoire de Manosque, dans la classe de Daniel Hanivel. Pendant cette formation, elle découvre et approfondit les spécificités de la commedia dell’arte dans un atelier animé par Patrick Rabier.
Elle rencontre le metteur en scène Jean-Pierre Weil avec lequel elle jouera plusieurs pièces (notamment Trazom, lectures de poèmes Le Cornet à dés de Max Jacob…).
Parallèlement à ses pratiques théâtrales, elle réalise de nombreuses lectures publiques. Elle rejoint les « Diseurs d’archives » (groupe de comédiens créé par Jacqueline Ursch), avec lesquels elle parcourt le département en diffusant à voix haute dans les villages les petites et grandes
histoires du patrimoine local.
Depuis 2006, elle fait partie des « Lecteurs de Giono », qui assurent la diffusion des oeuvres de l’écrivain. En outre, elle participe régulièrement à plusieurs festivals littéraires tels que « Blues et Polar » et « les RencontresGiono » à Manosque.
Son parcourt l’amène à rencontrer des musiciens de grand talent, tels Jean-Guihen Queyras ou le trio Dumky, avec lesquels elle réalise plusieurs lectures musicales C’est en 2007 qu’elle croise la route du pianiste Olivier Lechardeur. Leur complicité et leur exigence réciproque les
amèneront à poursuivre leur collaboration.
Conjointement à ses activités artistiques, Sophie Brochet se passionne également pour la pédagogie.

operadetoulon.fr – 04 94 92 70 78
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Sanary – Théâtre Galli
Jean-Michel COUSTEAU rencontre les écoles

A

Les chats ne faisant pas des chiens, Jean-Michel Cousteau, 80 ans aujourd’hui, est le digne fils de son père, le commandant Jacques-Yves Cousteau, explorateur océanographique, scientifique et rendu célèbre entre autres par son film « Le monde du silence » et son célèbre bateau, le « Calypso ».
Il faut dire que, né à Sanary, ville à laquelle il a toujours été fidèle, à 7 ans il plongeait déjà au large de ce port avec sa famille. Il a donc, comme il dit, fait de la randonnée palmée depuis son enfance. Petite confidence : « Tous les matins, avant d’aller en classe, j’allais ramasser les poulpes que je vendais ensuite… Mon meilleur client était le chef de la police ! »

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Cela, il le raconte devant une salle pleine à craquer, au théâtre Galli où étaient, jeudi, réunies 24 classes des écoles de la communauté de communes Sus-Est-Ste Baume, réunis par le maire en personne, Ferdinand Bernhard, qui eut fort à faire à se faire entendre dans le brouhaha d’une cour d’école puissance dix. Mais le silence se fit dès qu’il prit le micro pour présenter son invité.
« On sait – devait-il dire en s’adressant aux enfants – que la planète va mal et nombre d’individus, d’associations, de communes font beaucoup d’efforts pour la sauver tant qu’il est encore temps.
Dans le cadre du programme d’éducation à l’environnement et au développement durable, créé voici 20 ans par une institutrice sanaryenne, Mme Béranger, nombre de personnes se sont associées au projet, c’était une belle idée et elle est contagieuse, la preuve en est qu’elle existe toujours.
Aujourd’hui, nous recevons un homme qui se bat dans cette direction depuis nombre d’années, il va vous apprendre beaucoup de choses et il faudra les apprendre à votre tour à vos parents. »
Jean-Michel alors présenta quelques extraits de films dont certains remontaient aux tout débuts de la création des caméras sous-marines qui ont bien changé depuis, devait-il souligner en riant.

C B

« Grâce à ces expériences que j’ai commencé à faire à votre âge, j’ai très vite compris qu’il fallait s’occuper des mers et des océans. La planète est recouverte de 70% d’eau, elle s’évapore, la pluie et la neige la renvoient à l’océan et c’est grâce à elle que nous pouvons y vivre.
Aujourd’hui, beaucoup d’espèces souffrent, disparaissent et l’eau est essentielle à leur survie car elle ne peuvent pas se défendre. Il n’y a que l’humain qui peut décider de disparaître ou pas.
Grâce au progrès fait sur le matériel cinématographique sous-marin, aujourd’hui on peut descendre jusqu’à 300 mètres et filmer en trois D, permettant de découvrir des espèces qu’on ne connaissait pas.. Après 73 ans de plongée, je suis encore heureux de découvrir des merveilles ».
Ainsi nous montra-t-il des images d’animaux superbes et incroyables, semblant tout droit sortis de la science-fiction.

E F

Puis il nous parla, images à l’appui, des poissons qui sont ses préférés : les requins (il y en a 46 espèces), dont le plus grand, nommé le requin-baleine est le seul à n’avoir pas de dents. Les mérous dont il a découvert les cachettes pour y pondre et élever les petits, et qu’il va visiter tous les ans. Et puis ses préférés entre tous : les orques-épaulards à qui il a consacré un livre qu’il offrira aux écoliers.
Toutes ces expéditions, il les fait aujourd’hui avec ses enfants, Fabien et Céline, dont il ramène des films, des documents qu’il présente lors de conférences afin de dire aux gens de prendre soin du système aquatique dont nous dépendons tous.
C’est toujours sa mission depuis des années et le jeune public a été passionné par cet homme magnifique qui méritait bien une école qui porte son nom à Sanary !

Jacques Brachet

Six-Fours – Six N’étoiles
« Prochain arrêt : Utopia »… Une aventure humaine

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Au départ Vio-Me est une filiale d’une grande entrepris BTP de carrelages et de colle-ciment qui périclite et entraîne avec elle la petite entreprise de Thessalonique en Grèce.
Les ouvriers s’éparpillent alors pour chercher du travail ailleurs. Reste un noyau dur de 70 hommes, puis 40, puis 15 qui ont décidé de ne rien lâcher, d’occuper l’usine et de continuer vaille que vaille, malgré toutes les embûches qu’ils vont rencontrer, dont celle de gérer une équipe humainement et financièrement.
C’est leur seul but, leur seule issue, c’est une utopie. Mais une utopie nécessaire à leur survie, dans un pays où la crise est toujours omniprésente.
Du coup, ils changent leur façon de faire et décident de créer une ligne de produits d’entretien totalement naturels, lessives, savons, produits de vaisselle…
Et avec acharnement, ils y arriveront, montant une coopérative et restant dans « leur » usine, malgré l’épée de Damoclès qui plane au-dessus de leur tête : la vente aux enchères de celle-ci pour éponger les dettes. Ainsi vivent-ils depuis trois ans dans l’incertitude, mais sans jamais baisser les bras, ayant trouvé autour d’eux une entr’aide, une solidarité car ils ont ému la Grèce entière et aujourd’hui leurs produits sont exportés en Europe (France, Belgique, Allemagne…)
Cette magnifique aventure humaine en a donc ému plus d’un, dont un réalisateur, Apostolos Karakasis qui avec l’aide de son ami producteur, Marco Gastine, a décidé, dès le départ de l’aventure, de réaliser ce documentaire « Prochain arrêt : Utopia » et de l’accompagner en Grèce et dans certains pays d’Europe, dont le France et, bien entendu, le Six n’étoiles de Six-Fours, toujours partant, avec la complicité de l’association « Lumières du Sud » pour nous offrir ce genre de cinéma-vérité ,accompagné par Marco Gastine, qui en dehors du fait qu’il présente le film, emmène avec lui les fameux produits Vio.Me dont la vente va tout droit à ces travailleurs acharnés qui ont mis leur cœur et leur vie dans cette aventure bouleversante d’humanité.
Marco Gastine est réalisateur et producteur. De mère grecque, de père français, il est né à Paris, a entrepris des études d’architecture. Le hasard a fait que, parti pour trois mois découvrir le pays de sa mère… il n’en n’est plus reparti et y vit depuis 40 Ans, ayant changé de route pour devenir réalisateur puis producteur.

B

« Je suis – m’avoue-t-il en riant – un étudiant en archi réadapté ! Très jeune, je rêvais déjà de cinéma et le hasard a fait qu’un jour j’ai sauté le pas. Mais l’architecture n’est pas si loin du cinéma en fait, ce sont deux arts impurs et grâce à l’archi j’ai appris le processus de création que j’ai réutilisé au cinéma. Surtout dans le documentaire, la similitude étant que l’on part sur un projet mais qu’au fil de la réalisation, beaucoup de choses changent et souvent le final est autre de ce qu’on imaginait. De plus, ce sont deux métiers de collaboration car pour chacun il faut beaucoup de gens autour de soi pour réaliser un projet.
De réalisateur, vous êtes donc passé à la production ?
Oui et pour plusieurs raison. D’abord j’ai décidé de produire mes propres films car j’en avais assez d’aller frapper aux portes pour arriver à mes fins. Après, j’en ai eu assez d’être toujours seul avec moi et j’ai décidé de produire pour les autres. Ca a d’abord été un hasard qui est finalement devenu une nécessité et depuis vingt ans je réalise et produit des documentaires, j’ai longtemps travaillé pour la télévision grecque avant qu’elle ne ferme ses portes suite à la crise.

G F E

Pourquoi le documentaire plutôt que la fiction ?
J’ai essayé mais le cinéma grec est un milieu très fermé qui, alors, acceptait mal « les étrangers » même si je suis « demi-grec » et si j’y vis depuis des années. Et puis, le documentaire me convenait parce que je pouvais raconter des histoires réelles. La fiction, d’autres le font mieux que je ne l’aurais fait. Sans compter que les gens que je filme sont souvent de meilleurs acteurs que les vrais ! Ils sont plus spontanés, ils sont vrais, ils ne jouent pas, ils sont et leurs répliques spontanées sont souvent inénarrables ! Je suis passionné par leurs histoires qui sont une richesse inépuisable.
Comment trouvez-vous vos sujets ?
Il suffit de regarder autour de soi et les sujets s’imposent d’eux-mêmes. Je rencontre des gens qui me parlent d’autres gens et ce qui est à la fois excitant est difficile c’est qu’on ne peut pas écrire de scénario : on prend une histoire et on va la suivre sans savoir quand ni comment elle va se terminer. C’est du cinéma-vérité, les choses se passent devant les caméras. Malgré cela, j’écris beaucoup car j’ai besoin d’avoir un guide pour mieux comprendre l’histoire qui se joue devant moi.
Le documentaire est en fait un art à part. Quelle différence avec le reportage télé ?
L’art du documentaire c’est à la fois de savoir ce qu’on veut faire et s’adapter à la réalité. C’est comme l’art de la guerre : on a un plan d’attaque, un dispositif , et puis il y a un général qui mène l’affaire mais qui, au fil du temps, doit s’adapter à la réalité sur le terrain. Pour un reportage c’est différent car d’abord, ça ne dépasse pas, en principe, les 45 minutes et puis l’approche est autre car on écrit avant de mettre en image et l’on est là seulement pour informer et donner son point de vue de journaliste. Le documentaire, lui, c’est une histoire dramatique avec des personnages qui sont porteurs de l’histoire. Pour le reportage, on montre, pour le documentaire, on démontre.

H
Marco Gastine avec les équipes Six N’étoiles-Lumières du Sud

Et avec la fiction ?
Autre façon de faire : il y a une histoire écrite de bout en bout dont on connaît la fin. On sait donc d’avance ce qu’on va tourner . Une fois le scénario écrit, il faut le suivre même si souvent, on ne tourne pas les scènes dans l’ordre. Pour le documentaire, on ne connaît pas la fin et l’on est obligé de filmer dans l’ordre l’événement qui se déroule au jour le jour. Après, au montage, libre à nous d’interverser les scène dans une certaine cohérence.
Parlons donc de ce film « Prochain arrêt, Utopia »...
Je travaillais alors pour la télévision grecque où je réalisais des reportages sous le titre « Doc Ville » et j’étais toujours à la recherche d’un sujet. Je connaissais Apostolos qui avait été monteur sur l’un de mes films et je lui dit que je suis en quête de sujet. Nous sommes alors au début de la crise gracque. Quelques temps après il me parle de cette usine, le sujet m’intéresse mais je vois très vite qu’il déborde le cadre de ma série. Nous décidons alors d’en faire un film d’une heure trente pour le cinéma, lu,i réalisant, moi, produisant.
Cela s’est fait sans problème avec les travailleurs ?
Certains n’étaient pas chauds pour qu’on les filme et puis ils ont dit oui avec une condition : voir le film une fois monté et leur conseil d’administration déciderait alors de l’accepter ou non, d’enlever des scènes pour lesquelles ils ne seraient pas d’accord. Autre limite : ne pas les filmer dans leur intimité. On a joué le jeu malgré quelques inquiétudes, surtout pour ceux qui avaient mis l’argent sur le film. Et au final ils ont accepté le film tel qu’il était. Je vous avoue qu’on a été soulagé !

Depuis, Apostolos et Marco accompagnent le film partout, faisant connaître cette histoire exceptionnelle car c’est la seule entreprise en Grèce qui a réalisé ce tour de force, beaucoup d’autres ayant jeté l’éponge. Aujourd’hui, toujours dans l’incertitude de se voir retirer l’usine, malgré le président actuel qui, durant sa campagne, leur avait promis de les aider et qui jusqu’ici, ne l’a pas fait.
Vio.Me est en plein développement, la solidarité est toujours là dans plusieurs pays dont le France, l’entreprise a un site Internet qui rayonne partout et aujourd’hui leur réseau de vente s’étend en Europe, proposant des produits naturels qu’ils ont affiné depuis, s’étant structuré et continuant une lutte de tous les jours, soudés et sans patron, avec pour maxime : « occuper, résister, produire ». Et ça marche !

Jacques Brachet