Article mis en avant

AGENDA

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Maria MOLIO, bohémienne de l’Art

richard anconina bon format
Richard ANCONINA est un mauvais garçon sur France 2

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XAL dit merde à Shakespeare !

NUMEROS UTILES
AIX-en-PROVENCE
LE JEU DE PAUME : 04.42.99.12.00 – jeudepaume@lestheatres.netwww.lestheatres.net
BANDOL
Théâtre Jules Verne : 04 94 29 22 70
BRIANCON
THEÂTRE LA CADRAN : 04.92.25.52.52 –
theatre-le-cadran@wanadoo.fr
CANNES
PALAIS DES FESTIVALS : 04.92.99.33.83 –
sortiracannes@palaisdesfestivals.com
DRAGUIGNAN
THEÂTRE en DRACENIE : 04.94.50.59.59 –
www.theatresendracenie.com
GAP
LA PASSERELLE : 04.92.52.52.52 –
info@theatre-la-passerelle.com
GRASSE
THEÂTRE DE GRASSE : 04.93.40.53.00 –
www.theatredegrasse.cominfo@theatredegrasse.com
HYERES
CASINO DES PALMIERS : 04.94.00.78.80 –
www.ville-hyeres.fr
LA CIOTAT
LA CHAUDRONNERIE : 09 70 25 20 00 – lachaudronnerie-laciotat.com
LA GARDE
LE ROCHER – 04.94.03.58.62 –
le-rocher@ville-lagarde.frwww.ville-lagarde.fr
LA SEYNE-sur-MER
7ème VAGUE – 04.94.06.02.52 – cafetheatre7vague@gmail.com
LA VALETTE
THEÂTRE MARELIOS – ESPACE PIERRE BEL – LA TOMATE – CINEMA HENRI VERNEUIL –
ESPACE ALBERT CAMUS : 04.94.23.62.06 –
culture@lavalatte83.frwww.lavalette83.fr
LE CANNET
La Palestre : 04 93 46 48 88
LE PRADET
ESPACE DES ARTS : 04.94.01.77.34 –
culture@le-pradet.fr
MARSEILLE
CITE DE LA MUSIQUE : 04.91.39.28.28 –
www.citemusique-marseille.com
LA CRIEE : 04.91.54.70.54 – www.theatre-lacriee.com
LE GYMNASE : 04.91.24.35.24 – gymnase@lestheatres.netwww.lestheatres.net
LE GYPTIS : 04.91.11.41.50 – www.theatregyptis.com
ODEON : 04 96 12 52 74   –
www.contact-odeon@marseille.fr
OPERA : 04 91 55.11.10 – www.opera.marseille.fr
THEÂTRE DE LENCHE   – MINI-THEÂTRE DU PANIER : 04.91.91.52.22 –
lenche@wanadoo.frwww.theatredelenche.info
LE SILO : 04 91 90 00 00 – www.lesilo-marseille.fr
THEÂTRE TOURSKY : 04.91.02.58.35 –
www.toursky.org
NICE
NIKAÏA : 04 92 29 31 29 – www.nikaia.fr
PALAIS DE LA MEDITERRANEE : 04 92 14 77 00
THEÂTRE LINO VENTURA : 04 97 00 10 70
THEÂTRE FRANCIS GAG – 04 94 00 78 50 – theatre-francis-gag.org – theatre.fgag@ville-nice.fr
OLLIOULES
CHÂTEAUVALLON : 04.94.22.02.02 –
www.chateauvallon.com
SANARY
CASINO DU COLOMBET : 04 94 88 52 10 – service-culturel@casino-sanary-sur-mer.fr
THEÂTRE GALLI : 04.94.88.53.90 –
www.sanarysurmer.com
SIX-FOURS
ESPACE MALRAUX : 04 94 74 77 79 – www.espace-malraux.fr
THEÂTRE DAUDET : 06.65.62.59.69 – www.labarjaque.com
TOULON
LE COLBERT : 04 94 64 01 58 – www.lecolbert.fr
OPERA : 04.94.93.03.76 –
operadetoulon@tpmed.org
PALAIS NEPTUNE : 04.98.00.83.83 – info@congresneptune.com
THEÂTRE LIBERTE : 04 98 00 56 76 – www.theatre-liberte.fr
ZENITH-OMEGA : 04.72.32.09.29 –
appel@appelspectacles.com

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CONCERTS – CHANSONS
JANVIER
Vendredi 10 janvier 20h, Casino de Hyères : André Manoukian « Le chant du périnée »
Vendredi 24 janvier 20h, le Dôme, Marseille : Big Flo & Oli
Vendredi 15 janvier 20h30, le Dôme, Marseille : « Pop Legends » : Abbamanie & Best Beat
Samedi 25 janvier 20h30, Théâtre en Dracénie : Alexis HK « Comme un ours »
FÉVRIER

Dimanche 2 février 16h, Théâtre Toursky, Marseille : Lou
Mercredi 5 février 20h30, le Pasino, Aix-en-Provence : Roch Voisine acoustique
Mercredi 5 février 20h30, Arena, Aix-en-Provence : Gospel pour 100 voix
Vendredi 28 février 20h, le Silo Marseille : Black M
MARS
Dimanche 1er mars 19h, le Dôme, Marseille : James Blunt « Once upon a wind tour »
Vendredi 6 mars 20h30, le Moulin Marseille : Les Frangines
Mercredi 18 mars 20h30, le Silo, Marseille : Respect Tour (Hommage à Aretha Franklin)
Vendredi 20 mars 20h30, le Silo, Marseille : Jain
Vendredi 20 mars 20h, Arena, Aix-en-Provence : M’Pokora « Pyramide tour »
Samedi 21 mars 20h, le Silo, Marseille : Lara Fabian « 50 World Tour »
Mardi 24 mars 20h, le Silo, Marseille : David Hallyday
Vendredi 27 mars 20h, le Dôme, Marseille : Alain Souchon
Dimanche 29 mars 17h, Acropolis, Nice : Lenni Kim
AVRIL
Mercredi 1er avril 20h30, le Silo, Marseille : Inès Reg hors normes
Jeudi 2 avril 20h, Zénith-Oméga, Toulon : Stars 80
Samedi 4 avril 20h, Zénith Oméga, Toulon : Christophe Maë « Ma vie d’artiste »
Vendredi 3, samedi 4 avril 20h30, le Dôme Marseille : Gim’s « Décennie Tour »
Mardi 7 avril 20h30, le Silo, Marseille : Iggy Pop « Free »
Mercredi 8 avril 20h, Nikaïa, Nice : Vitaa/Slimane
Mercredi 8 avril 20h, le Silo Marseille : Natalie Dessay chante Nougaro
Vendredi 10 avril 20h, Nikaïa, Nice : Christophe Maë « Ma vie d’artiste »
Samedi 11 avril 20h GMI en pays d’Aix : Catherine Ringer chant les Rita Mitsouko
Jeudi 9 avril 20h, le Dôme, Marseille : Vitaa/Slimane
Samedi 25 avril 20h30, Espace Julien, Marseille : Julie Zenatti
Mardi 28 avril 20h, le Silo, Marseille : Jeanne Mas
MAI
Samedi 9 mai 17h, le Silo, Marseille : Lenni Kim
Mercredi 27 mai 20h30, le Dôme, Marseille : Patrick Bruel
Mercredi 27 mai 20h, Théâtre Toursky, Marseille : Vincent Delerm
JUIN
Samedi 13 juin 20h, le Dôme, Marseille Party 80
JUILLET
Jeudi 16 juillet 20h45, Château de Solliès-Pont : Jean-Louis Aubert
Samedi 18 juillet 20h45, Château de Solliès-Pont : Alain Souchon + Rose
NOVEMBRE
Vendredi 6 novembre 20h, Nikaïa, Nice : Jean-Baptiste Guégan
Samedi 7 novembre 20h, Zénith-Oméga, Toulon : Jean-Baptiste Guégan
Dimanche 8 novembre 18h, Arena, Aix-en-Provence : Jean-Baptiste Guégan
Samedi 14 novembre 20h30, le Dôme Marseille : Zucchero
Samedi 20 novembre 20h, le Silo, Marseille : Yannick Noah
DÉCEMBRE
Jeudi 10 décembre 20h, le Dôme, Marseille : Born in 90

MUSIQUES du MONDE
JANVIER

Mardi 21 janvier 21h, Théâtre Toursky, Marseille : « Invitacion », duo Intermezo (Marielle Gers piano, Sébastien Authemayoi bandonéon) (Tango, bossa Nova)
Vendredi 31 janvier 21h, Théâtre Toursky, Marseille : Pandit Shyam, maître du Khyal (Musique classique indienne)
Vendredi 31 janvier 20h, Grand Théâtre, Aix-en-Provence : Concert de l’Orchestre national de Lyon dirigé par Miguel Harth-Bedoya. Sitar : Anoushka Shankar (Ravi Shankar, Philip Glass, Michaël Torke)
AVRIL
Samedi 4 avril 20h, le Silo, Marseille : I Muvrini

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JAZZ – BLUES – MUSIQUES ACTUELLES
JANVIER
Samedi 18 janvier 20h, Grand Théâtre, Aix-en-Provence : Anouar Brahem « The astounding eyes of Rita » (Jazz- oud envoûtant)
Vendredi 31 janvier 19h, Théâtre du Gymnase, Marseille : The Amazing Keystone Big Band « La voix d’Ella »
Vendredi 31 janvier 20h, Théâtre du Gymnase, Marseille : Hugh Coltman « Who’s happy ? »
Vendredi 31 janvier 21h, la Passerelle, Gap : Samy Thiébault saxophoniste « Carribbean Stories » (jazz métissé)
FÉVRIER
Dimanche 2 février 18h, Grand Théâtre de Provence, Aix-en-Provence : Michel Jonasz, Manu Katché, Jean-Yves d’Angelo, Jérôme Regard « Groove »
AVRIL
Samedi 4 avril 20h30, le Moulin, Marseille : Sinclair

CLASSIQUE-LYRIQUE
JANVIER

Mercredi 1er janvier 17h, Grand Théâtre, Aix-en-Provence : Concert du Nouvel An par l’Orchestre Philharmonique du Pays d’Aix dirigé par Jacques Chalmeau (Strauss, Lehàar, Rimski-Korsakov, Brahms, Tchaïkovski)
Samedi 11 janvier 20h, Grand Théâtre, Aix-en-Provence : concert violoncelle-piano avec Gautier Capuçon et Yuja Wang (Chopin, Franck)
Lundi 20 janvier 20h, Palais Neptune, toulon : « Tous les matins du monde » par la Chapelle Harmonique. Récitant Jean-Damien Barbin. (Couperin, Lully, Marin Marais)
Mardi 21 janvier 20h, Grand Théâtre, Aix-en-Provence : Concert de l’Orchestre Philharmonique de Marseille dirigé par Lawrence Foster. Piano David Fray, mezzo-soprano Marina Rodriguez-Cusi (Enesco, Mozart, de Falla)
Vendredi 24 janvier 21h, Théâtre Toursky, Marseille : Récital de piano Alexandra Lescure (Sonates de Scarlatti, Haydn, Mozart)
Samedi 25 janvier 15h, Opéra de Toulon : Concert des élèves du Conservatoire TPM
Dimanche 26 janvier 17h, Collégiale St Paul, hyères : Les voix Animées « Gratias »
Vendredi 31 janvier 20h, Grand Théâtre, Aix-en-Provence : Concert de l’Orchestre national de Lyon dirigé par Miguel Harth-Bedoya. Sitar : Anoushka Shankar (Ravi Shankar, Philip Glass, Michaël Torke)

OPÉRAS- SPECTACLES MUSICAUX
JANVIER
Vendredi 10 janvier 20h30, la Passerelle, Gap : « Al Atchal, chant pour ma mère » de Norah Krief d’après le poème d’Ibrahim Nagi, chanté par Oum Kalsoum
Mardi 14, mercredi 15 janvier 20h, Théâtre de Grasse : « Viril », concert-lecture de et mis en scène par David Bobée, avec Béatrice Dalle, Virginie Despentes, Casey et le groupe Zéro
Vendredi 24, mardi 28 janvier 20h, dimanche 26 janvier 14h30, Opéra de toulon : « Le comte Ory » de Rossini avec Francisco Brito, Marie-Eve Munger, Armando Noguere, Eve-Maud Hubeaux, l’orchestre et choeur de l’Opéra de Toulon, dirigés par Jurjen Hempel. Mise en scène Denis Podalydès
MARS
Dimanche 15 mars 19h, le Dôme : Eric Serra « Le Grand Bleu en concert »

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DANSE
JANVIER
Mardi 7 janvier 20h30, Théâtre Galli, Sanary : « Casse Noisette » de Tchaîkovski par le Grand Ballet de Kiev
Mardi 14 janvier 20h30, le Liberté : « L’homme à la tête de chou », musique Serge Gainsbourg, chorégraphie Jean-Claude Gallotta. Avec la voix d’Alain Bashung
Mardi 14 janvier 20h30, Théâtre en Dracénie : « Outwitting the devil », par l’Akram Khan Compagny
Vendredi 24, samedi 25 janvier 20h30, Chateauvallon, Ollioules : « Quintette », chorégraphie et mise en scène Jann Gallois
Samedi 25 janvier 20h, la Chaudronnerie, la Ciotat : « La Belle au Bois dormant » de Tchaïkovski par le Ballet Royal de Moscou
25 au 28 janvier, Grand Théâtre, Aix-en-Provence : « Blanche Neige » par la Cie Angelin Preljocaj. Musique Gustav Malher
28/29 janvier 21h, Nikaïa, Nice : Disney sur glace
MARS
13 au 15 mars, Palais des Sports, Marseille : Holiday on Ice
Samedi 21 mars 20h30, Acropolis, Nice : Rock The Ballet
AVRIL
Jeudi 9 avril 20h30, le Silo, Marseille : Rock The Ballet

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HUMOUR
JANVIER

7, 8, 10, 11 janvier, Théâtre Toursky, Marseille : Jean-Jérôme Esposito « En quarantaine »
Vendredi 10 janvier  20h30, le Silo, Marseille : Laurie Peret
Vendredi 10 janvier 20h30, Théâtre Daudet, Six-Fours : Marine Baousson
Samedi 11 janvier 20h30, Théâtre Daudet, Six-Fours : Anaïs Tampère-Le Breton
Samedi 11 janvier 20h30, Théâtre Galli, Sanary : Laurie Peret « Spectacle alimentaire en attendant la pension »
Jeudi 16, samedi 18 janvier 19h, la Passerelle, Gap : Frédéric Ferrer « Atlas de l’anthropocène »
Vendredi 17 janvier 20h30, le Silo, Marseille : Marc-Antoine Lebret
Samedi 18 janvier 20h, Oméga Live, Toulon : David Desclos « Ecroué de rire »
Samedi 18 janvier 20h30, Théâtre Daudet, six-Fours : Benjamin Tranie
Samedi 18 janvier 20h30, Théâtre Galli, Sanary : Zize « Dans la famille Mamma Mia »
Dimanche 19 janvier 19h, le Pasino Aix-en-Provence : Jérôme Commandeur « Tout en douceur »
Dimanche 19 janvier 20h30, Théâtre Daudet, Six-Fours : David Desclos « Ecroué de rire »
Mardi 21 janvier 20h, la Chaudronnerie : le Comte de Bouderbala 2
Mercredi 22 janvier 20h30, Casino de Hyères : Fabrice Eboué « Plus rien à perdre »
Vendredi 24, samedi 25 janvier 20h30, Théâtre Daudet, Six-Fours : Daniel Camus
Samedi 25 janvier20h30, Espace Julien, Marseille : Mathieu Longatte « Star des gueux »
Samedi 25 janvier 21h, Théâtre Toursky, Marseille : Xal « Merde à Shakespeare »
Samedi 25 janvier 20h30, Casino de Hyères : Arthur Jugnot « Moi papa ? »
Mercredi 29 janvier 20h, Casino des Palmiers, Hyères : Laura Laune
Vendredi 31 janvier 20h30, Théâtre Daudet, Six-Fours : Tanial Dutel
Vendredi 31 janvier 20h30, Théâtre Galli, Sanary : Elodie Poux « Le syndrome du playmobil »
Vendredi 31 janvier 20h30, Théâtre Marélios, la Valette : Akim Omiri
FÉVRIER
Vendredi 7 février 20h, Casino des Palmiers, Hyères : Vérino
Vendredi 7 février 20h, Nikaïa, Nice : Véronic Dicaire « Show Girl »
Samedi 8 février 20h, Arena, Aix-en-Provence : Muriel Robin « Et pof ! »
Samedi 8 février 20h30, la Palestre, le Cannet : Chant Ladesou « On the road again »
Samedi 8 février 20h, Zénith-Oméga, Toulon : Véronic Dicaire « Show Girl »
Mardi 11 février 20h, Nikaïa, Nice : Muriel Robin « Et pof ! »
Mercredi 12 février 20h, Espace Julien, Marseille : Pierre Palmade joue ses sketches
Jeudi 13 février 20h30, le Silo, Marseille : Fabrice Olicart
Samedi 15 février 20h30, la Palestre, le Cannet : Franck Dubosc
Samedi 15 février 20h30, le Colbert Toulon : Pierre Palmade
Jeudi 20 février 20h, Casino des Palmiers, Hyères : Paul Dewarde « Les hommes viennent de Mars, les femmes de Vénus »
MARS
Jeudi 12 mars 20h30, le Silo, Marseille : Nora Hamzawi
Jeudi 19 mars 20h, Casino de Hyères : Marc-Antoine Lebret
Jeudi 19 mars 20h, le Silo, Marseille : Ben Hur, la parodie
Jeudi 19 mars  20h30, Espace Julien, Marseille : Paul Taylor « So british ou presque »
Vendredi 20 mars 20h30, Palais de la Méditerranée, Nice : Paul Taylor « So british ou presque »
Samedi 28 mars 20h30, La Palestre, le Cannet : Noëlle Perna « Certifié Mado »
Samedi 28 mars 20h30, Casino de Nice : Jeanfi Janssens décolle
AVRIL
Mercredi 8 avril 20h30, le Pasino Aix-en-Provence : Alban Ivanov « Vedette »
Samedi 18 avril 20h30,le Silo, Marseille « Certifié Mado »
Vendredi 22 avril 20h, Casino de Hyères : Caroline Vigneaux
Jeudi 30 avril 20h30, Arena, Aix-en-Provence : Les Chevaliers du Fiel « Camping car for ever »
MAI
Samedi 16 mai 20h, Casino de Hyères : Maxime Gasteuil arrive en ville
Samedi 16 mai 20h, le Dôme, Marseille : Eva
Samedi 16 mai 20h, Espace Julien, Marseille : Redouane Bougheraba s’éparpille
Mercredi 27 mai 20h, le Forum, Fréjus : Gad Elmaleh « D’ailleurs »
Jeudi 28 mai 20h30, Théâtre Galli, Sanary : Gad Elmaleh « D’ailleurs »
JUIN
Mercredi 3 juin 20h30, le Silo, Marseille : Louis Bertignac
Jeudi 4 juin 20h30, le Pasino, Aix-en-Provence : Gaspard Proust
Jeudi 11 juin 20h30, Acropolis, Nice : La Barjon « Vous comprenez ? »
Vendredi 12 juin 20h30, le Silo, Marseille : La Barjon « Vous comprenez ? »
JUILLET
Vendredi 17 juillet 20h45, Château de Solliès-Pont : Inès Reg hors normes
Mercredi 15 juillet 20h45, Château de Solliès-Pont : Gim’s
OCTOBRE
Samedi 10 octobre 20h, Espace Julien, Marseille : Tom Villa « Les nommés sont… »
Jeudi 15 octobre 20h30, le Silo, Marseille : Baptiste Lecaplan « Voir les gens »
Samedi 17 octobre 20h30, Palais de la Méditerranée, Nice : Baptiste Lecaplan « Voir lers gens »
NOVEMBRE
Mardi 10 novembre 20h30, Acropolis Nice : Alban Ivanov « Vedette »
Mercredi 18 novembre 20h, Nikaïa, Nice : Laurent Gerra sans modération
Dimanche 15 novembre 18h, Acropolis, Nice : Ben Hur, la parodie
Jeudi 19 novembre 20h30, la Palestre, le Cannet : Bigard
Jeudi 19 novembre 20h, Aréna, Aix-en-Provence : Laurent Gerra sans modération
Vendredi 20 novembre 20h, Aréna, Aix-en-Provence : Gad Elmaleh « D’ailleurs »
Samedi 21 novembre 20h, Nikaïa, Nice : Gad Elmaleh « D’ailleurs »
25 et 26 novembre 20h, le Silo Marseille : Alban Ivanov « Vedette »
DÉCEMBRE
5, 6, 7 décembre 20h, Le Jeun de Paume, Aix-en-Provence : Lorànt Deutsh « Romanesque »
Mardi 15 décembre  20h, Aréna, Aix-en-Provence : Véronic Dicaire « Show girl »
Mercredi 16 décembre 20h, La Palestre, le Cannet : Véronic Dicaire « Show Girl »

THÉÂTRE
JANVIER
Mercredi 8 janvier 20h, la Chaudronnerie, la Ciotat : « Signé Dumas » de Cyril Gély et Eric Rouquette, mise en scène Tristan Petitgirard, avec Davy Sardou, Xavier Lemaire, Sébastien Pérez
Vendredi 10 janvier 21h, Théâtre Toursky, Marseille : « La malade imaginaire » de Molière, mise en scène Jean-Philippe Daguerre (Nomination aux Miolières 2018, meilleur spectacle jeune public)
Vendredi 10 janvier 20h, Théâtre de Grasse : « Un nénuphar dans ma baignoire » de et avec Emilie Pirdas. Mise en scène Dimitri Hatton
Lundi 13 janvier 20h, la Chaudronnerie : « Molière » de et avec Francis Huster, avec Yves le Moign’
15 au 19 janvier, le Gymnase, Marseille : « Le prénom » de Mathieu Delaporte et Alexandre de la Patellière, mise en scène Bernard Murat, avec Florent Peyre, Jonathan Lambert, Juliette Poissonnier, Mathieu Rozé, Julie Farenc
Jeudi 16 janvier 20h, la Chaudronnerie, la Ciotat ! « Edmond » de et mise en scène d’Alexis Michalik
Jeudi 16, vendredi 17 janvier 20h, le Liberté, Toulon : « La loi des prodiges ou la réforme Coutard » de et avec françois de Brauer
Vendredi 17 janvier 20h30, le Liberté, Toulon : « Dei » de Spiro Scimone d’après Pirandello, mise en scène Francesco Sframedi. (Spectacle en italien surtitré)
Vendredi 17, samedi 18 janvier 21h, Théâtre Toursky, Marseille : « Mère et fils » de Joël Jouanneau, mise en scène et avec Ivan Romeuf, avec Marie-Line Rossetti, Jean-Baptiste Alfonsi
Vendredi 17, samedi 18 janvier 20h30, Chateauvallon, Ollioules : « Sous d’autres cieux » inspiré de « L’Eneide » de Virgile par la Cie Crossroad
Samedi 18 janvier 21h, Théâtre Toursky, Marseille : « Vous n’aurez pas ma haine » d’Antoine Leiris, adaptation et mise en scène Benjamin Guillard, avec Raphaël Personnaz
Mardi 21 janvier 20h30, Théâtre en Dracénie : « Le sourire au pied de l’échelle » d’Henry Miller avec Denis Lavant. Mise en scène Bénédicte Nécaille
21 au 25 janvier, Théâtre des Bernardines, Marseille : « La terre se révolte »  de Sara Liorca et Omar Youssef Souleimane, mise en scène Sara Liorca, avec Lou de Laâge, Elie Youssef,…
22 au 24 janvier, Théâtre du Jeu de Paume, Aix-en-Provence : « Les belles de nuit » de Magali Mougel, mise en scène Marie Provence, avec Dominique Sicilia, Claire Cathy, Pascal Rozand
Jeudi 23, vendredi 24 janvier 20h, Théâtre de Grasse : « Le prénom » de Mathieu Delaporte et Alexandre de la Patellière, mise en scène Bernard Murat, avec Florent Peyre, Jonathan Lambert, Juliette Poissonnier, Mathieu Rozé, Julie Farenc
22 au 25 janvier, Théâtre du Gymnase, Marseille : « Liberté à Brême » de RW Fassbinder, mise en scène Cédric Gourmelon par le Théâtre National de Strasbourg
Jeudi 23, vendredi 24 janvier 20h30, la Passerelle, Gap : « Illusions perdues » d’après Balzac, adaptation et mise en scène Pauline Bayle, par la Cie A Tire-d’Aile
23 au 25 janvier 20h, Chateauvallon, Ollioules : « La visite » de et mise en scène d’Anne Berest avec Lolita Chammah
Vendredi 24 janvier 20h30, le Liberté, Toulon : « Féminines » de et mise en scène de Pauline Bureau
Samedi 25 janvier 20h30, Théâtre Galli, Sanary : « Coup de griffe »  ave Noëlle Perna
Mardi 28 janvier 21h, Théâtre Toursky : « Sur tes ruines j’irai dansant » de et avec Gilles Ascaride. Mise en scène Julien Asselin
Mardi 28 janvier 20h30, Théâtre Galli, Sanary : « Cyrano de Bergerac » par la Cie Théâtre Poquelin
28 janvier au 1er février Théâtre du Jeu de Paume, Aix-en-Provence : « Le canard à l’orange » de William Douglas Home, mise en scène et avec Nicolas Briançon, avec Anne Charrier, sophie Artur, François Vincentelli, Alice Dufour
Vendredi 31 janvier 20h, la Chaudronnerie, la Ciotat : « Amoureux » de Titoff et Amélie Borgese avec Titoff et Thaïs
Vendredi 31 janvier, samedi 1er février 20h30, Chateauvallon, Ollioules : « 40° sous zéro »  de Copi, mise en scène  et avec Louis Arène, sophie Botte, Delphine Cottu, Olivia Dalric…
31 janvier au 2 février, le Liberté, Toulon :  « Les belles de nuit » de Magali Mougel, mise en scène Marie Provence, avec Dominique Sicilia, Claire Cathy, Pascal Rozand

JEUNE PUBLIC – CIRQUE – ILLUSION – MAGIE
JANVIER

Samedi 4 janvier 20h, dimanche 5 janvier 15h, Grand Théâtre, Aix-en-Provence : Le Cirque du Vietnam Teh Dar
Mercredi 8 janvier 15h, Théâtre en Dracénie : « Les enfants c’est moi » de et mise en scène Marie Levavasseur, Cie Tourneboulé
Vendredi 10 janvier 21h, Théâtre Toursky, Marseille : « La malade imaginaire » de Molière, mise en scène Jean-Philippe Daguerre (Nomination aux Molières 2018, meilleur spectacle jeune public)
Vendredi 10 janvier 20h, Espace Chapiteau de la Mer, la Seyne : « Les genoux rouges » par la Carré Blanc Cie (cirque chorégraphique)
Samedi 11 janvier 20h, la Chaudronnerie, la Ciotat : « Flip Fabrique « Transit » (Cirque)
Mercredi 15 janvier 15h et 19h, la Passerelle, Gap : « Lilelalolu » conception et jeu Damien Bouvet
Vendredi 17 janvier 19h30, théâtre Marélios, la Valette : « Hermès, Dieu espiègle » par la Cie arketal (marionnettes)
21/22 janvier 21h, Arena, Aix-en-Provence : Disney sur glace
24/26 janvier 21h, le Dôme, Marseille : Disney sur glace
28/29 janvier 21h, Nikaïa, Nice : Disney sur glace
Mardi 28 janvier 19h30, le Liberté, Toulon : « Fable pour un adieu » de et mise en scène d’Emma Dante adaptée de « La petite sirène » d’Andersen avec Elena Borgogni, Davide Calona, Stéphanie Taillandier
Mardi 28 janvier 20h30, Théâtre en Dracénie : « L’herbe de l’oubli », de et mise en scène de Jean-Michel d’Hoop par la Cie Point Zéro
Mardi 28, mercredi 29 janvier 20h30, la Passerelle, Gap : « Les Hauts Plateaux » par la cie de cirque MPTA
Samedi 31 janvier 20h, Espace Chapiteau de la mer, la seyne : « Strach-a fear Song par le Théâtre d’un Jour (acrobaties, chant lyrique)
FEVRIER
Samedi 29 février, la Chaudronnetie, la Ciotat : Angelina
MARS
Jeudi 19 mars 20h30, le Silo, Marseille : Dani Lary « Tic Tac »
Samedi 21 mars 20h30, Arena, Aix-en-Provence : Messmer « Hypersensoriel »
Samedi 21 mars 2àh, Casino de Hyères : Gus « Illusionniste »
AVRIL
Samedi 18 avril 20h, Casino de Hyères : Viktor Vincent « Mental Circus »
AOÛT
20 au 23 août, Nikaïa, Nice : Le Cirque du Soleil

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XAL dit merde à Shakespeare !

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Louis-Alexandre Clément de la Compagnie Professionnelle «Les sacrifiés du Dernier Monde», est invité par l’association «La joie par les Arts» à donner une conférence sur «Le Grand Shakespeare».
Mais il y a un hic : le comédien, tout en l’admirant, le déteste, le jalouse car il sait pertinemment qu’il ne sera jamais à la hauteur de ce grand dramaturge… qu’il ne sera jamais Shakes… nom qu’il ne peut prononcer en entier. Alors il le vilipende, il le critique, il le nomme le boulet gothique, le demeuré du théâtre qui écrit sous lui.
Bref, la conférence monte d’un ton au fur et à mesure jusqu’à tourner au règlement de compte.
La pièce s’intitule : «Merde à Shakespeare»
Derrière Louis-Alexandre Clément, ne se cache même pas Xavier-Adrien Laurent, dit XAL, comédien fougueux et haut en couleur qui nous entraîne dans le monde du théâtre, un monde difficile, surtout pour ceux qui ne réussissent pas mais qui reste le plus beau métier du monde. Soliloque est signé Henri-Frédéric Blanc et superbement mis en scène par Olivier Pauls , plein de trouvailles dans le décors de Fred Bothorel et superbement interprété par un Xal au mieux de sa forme pour ce nouveau spectacle qu’il est venu présenter à l’Espace Comédia à Toulon, qui est un peu son fief, puisqu’il fit partie de la compagnie d’André Neyton, maître des lieux.
Si le spectacle débute en demi-teinte, très vite il enfle, au fur et à mesure que l’acteur n’énerve sur celui qu’il ne sera jamais, sur le théâtre, sur la vie d’un artiste, les rêves de gloire. Cette crise qui, une fois atteint son paroxysme, se dégonfle pour laisser place avec une belle émotion sur une réflexion sur l’état de comédien que nous propose Xal avec maestria.
En fait, la question est : être ou ne pas être… Comédien !

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Xal, je le suis depuis les débuts de sa carrière et d’année en année, il s’affirme comme un grand comédien, par son talent et sa démesure. Et là, il atteint encore un palier avec ce spectacle seul en scène où il excelle.
Heureux de le retrouver nous parlons bien sûr de ce tout nouveau spectacle :
«Henri-Frédéric Blanc, qui est romancier et auteur de nombreuses pièces, qui a créé avec Gilles Ascaride, le Mouvement Littéraire Contestataire, m’avait approché lors de mon spectacle «Xavon de Marseille»  qu’il avait aimée.  Il avait cette pièce sous le coude mais en préparait une autre, «Zoé» et m’a demandé si je ne voulais pas monter «Merde à Shakespeare», ce qu’il appelle une conférence-bouffe. Ce monologue m’a séduit, d’autant qu’il formait en fait une sorte de trilogie avec mes deux autres spectacles, «Textuellement transmissible» et «Xavon de Marseille» qui parle, chacune d’elle d’un loser magnifique. Là, c’est un comédien qui n’arrive pas à exister car il est écrasé par Shakespeare,  emprisonné dans cet objet théâtral. C’était intéressant à interpréter. Donc j’ai accepté et j’ai demandé à Olivier Pauls de me mettre en scène.
Tu viens de la créer. Vas-tu tourner avec ?
Peut-être pas tout de suite à part quelques dates par-ci, par-là, Mais je la jouerai au Théâtre Toursky à Marseille le 25 janvier. Car je vrais créer une autre pièce «Poésie et punch line», que j’ai écrite  et dont je devrais faire une lecture en septembre à Marseille.

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C’est quoi ?
C’est une poésie gesticulée où il devrait y avoir 5% d’impro. Mais en septembre, il pourrait y en avoir 40% ! Elle a failli s’appeler «Poésie à poil»… Mais ça a changé en cours de route !
Mais avant ?
Je vais «monter» à Paris car j’ai quelques rendez-vous pour pouvoir y jouer ma trilogie. Je vais donc m’y atteler. Je dois construire ma propagande parisienne !
Mais entretemps, j’écris aussi un solo pour Hervé Masquelier. C’est un grand comédien qui a une imposante carrière au théâtre, au cinéma, à la télévision (Plus belle la vie) il est directeur du Théâtre de Charenton et a une carrière impressionnante. Il m’a demandé de lui écrire un spectacle solo.
Enfin, durant une semaine, en février, je serai en résidence au Liberté à Toulon avec la compagnie Théâtre de l’Exploitation et le comédien et metteur en scène Jesshuan Diné. Nous allons travailler sur une pièce de Thomas Bernard».

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Nous suivrons comme toujours les pérégrinations de ce comédien original et talentueux et luis souhaitons bonne chance à Paris.

Jacques Brachet


Six-Fours – Maison du Patrimoine
La fine fleur de la peinture provençale

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Il y a sans conteste une peinture provençale. Celle qui fleure bon la mer, la lavande et la garrigue
Et il y a des peintres talentueux, essentiels, qui portent ou ont porté haut les couleurs de la Provence.
Parmi eux, Paul Cèze, Xavier Etienne, Claude Gémy et Henri Borowski.
De ces quatre, les deux premiers ont disparu, l’un, l’an dernier, l’autre en 2017. Mais tous les quatre sont réunis grâce à Dominique Baviéra, directeur du Pôle Arts Plastiques de Six-Fours et on retrouve leurs œuvres sur les deux étages de cette belle Maison du Patrimoine, face à la mer, où ils ne pouvaient avoir meilleur écrin !
Au vernissage, l’on retrouvait donc la fille et la veuve de Paul Cèze, la veuve de Xavier Etienne. Claude Gémy, souffrant, ne pouvait être là mais Henri Boroswski, lui, était bien présent !
Que dire de cette exposition qui explose en mille couleurs «bien de chez nous», sinon que nous avons là quatre représentations de la Provence qui se complètent à merveille.
Chez le Toulonnais Xavier Etienne, l’on passe de paysages en marines dans des tons harmonieux et il excelle entre autres dans des tons moins exploités de la Provence mais tout aussi réels, tendus vers les bleus et les mauves de fin du jour ou de fins d’automne, pour mieux se retrouver dans la sérénité de l’été provençal.
Chez le Carnoulais, Paul Cèze qui fut professeur, écrivain et maire de sa ville, l’on sent une tendance cubiste mâtinée d’académisme, mélange de Cézanne et de Braque mais avec toujours la touche personnelle et provençale dans les couleurs chaudes et lumineuses, les contrastes ombre et lumière.

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Chez Claude Gémy le Valettois,  l’on découvre  toute la Provence chatoyante que l’on trouve aussi bien dans sa nature, qu’elle représente la campagne ou la mer, que dans l’intimité d’une maison qu’il peint avec délicatesse, avec mille détails.
Enfin, pour Henri Borowski , toulonnais et… ancien footballeur, la reconversion est magistrale et ses toiles, balançant entre impressionnisme et figuratif, éclatent de soleil et de couleurs contrastées, pleines de lumière,  de fantaisie, de joie de vivre.

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Belle rétrospective et belle idée que de réunir quatre beaux artistes, que nous propose Dominique Baviéra qui nous confie :
«La griffe de chaque artiste représenté est bien spécifique, bien reconnaissable mais leurs univers se recoupent : ils se complètent et s’unissent pour le meilleur…» et surtout pour nous offrir une ode à la Provence, leur Provence, qu’ils décrivent, chacun avec sa personnalité mais avec talent et amour.
Une belle initiative à ne pas manquer, l’exposition étant visible jusqu’au 23 février. Et vous pourrez rencontrer les artistes et leurs représentants le samedi 1er février à 15h  lors d’un «Art-Thé/dialogue», autour de leurs œuvres.

Jacques Brachet



La Seyne-sur-Mer
Art Bop – Jazz au Fort Napoléon

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Art Bop, membre de Jazz sur la Ville, propose pour 2020 un programme digne des meilleurs festivals. Du jazz, rien que du jazz, du style New Orleans le plus pur aux expressions contemporaines.
Michel Le Gat et son équipe de bénévoles dévoués à la cause jazz méritent la médaille d’or pour la persévérance, la durée (24 ans d’âge), l’accueil et la programmation. Qu’on se le dise, haut et fort !
Car les nombreuses tentatives de faire vivre un lieu véritable et permanent de jazz dans la région toulonnaise ont souvent fait long feu. Il est bien que dans ce Fort Napoléon qui accueillit pendant plus de 30 ans l’un des meilleurs festivals de jazz en France, lieu dont les murs résonnent de cette musique, qu’Art Bop donc continue à accueillir d’excellents groupes deux fois par mois.

Serge Baudot

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Programme  2020 :
17 janvier 2020 « Jean Paul Daroux Project – La légende des 7 sages »
Jean Paul Daroux (piano) –   Jean Christophe Gautier (contrebasse) –  Luca Scalambrino (batterie)
07 février 2020 « i love Garner trio »
Lionel Dandine (piano) – Nicolas Kodinger (contrebasse) –  Thierry Larosa (batterie)
06 mars 2020  Hot Jazz Band
Jean Dionisi (trompette, cornet, chant) –  Jean François Bonnel (clarinette, sax) –  Stéphane Matthey (piano) –  Jean Claude Tycock (batterie)
20 mars 2020 « Michel Petrucciani Souvenirs »
Alexis Tcholakian (piano) –  Christophe le Van (contrebasse) – Philippe le Van (batterie)
03 avril 2020 « Ananda »
Rudy Piccinelli (batterie, voix) –  Romain Thivolle (guitare) – Nicolas Grassone (contrebasse) –  Geoffrey Nicolas (claviers)
08 mai 2020 « Christian Brazier Trio Origine »
Christian Brazier (contrebasse) – Gérard Murphy (sax) – Nicolas Aureille (batterie)
29 mai 2020 Fred Pasqua Trio
Frédéric Pasqua (batterie) – Robin Nicaise (sax) – Pierre Fénichel (contrebasse)

 Renseignements : Fort Napoléon, La Seyne sur mer, chemin Marc Sagnier ;
Ouverture des portes : 21h – Concert 21h30 – Pas de réservation.
04 94 09 47 18 – 06 87 71 59 30 – michel.le-gat@orange.fr



Février à la télé

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Mardi 4 février à 21h05 sur France 3
Prière d’enquêter (90’)
Un monde les sépare, le crime les réunit
Ecrit par Marie Deshaires et Catherine Touzet – Réalisé par Laurence Katrian
Auteurs : Sabrina Compeyron & Olivier Gorce
Réalisateur :Xavier Durringer
Avec : Sabrina Ouazani (Elli) – Mathieu Spinosi (Clément) – Jérôme Robart (Franck) – Stéphane Freiss (Abbé Louis) – Guy Marchand (Pierre Maillard) – Christian Rauth (Mathias)
Christine Citti (Hélène) – Xavier Guillebon (Eric Maillard) – Myriam El Ghali-Lang (Bérénice)
À 33 ans, Clément a passé toute sa vie au monastère et s’apprête à prononcer ses vœux définitifs pour devenir moine.
Il ne connaît le monde moderne qu’à travers les livres et les cours par correspondance qu’il a pris à l’université.
Orphelin, il a été adopté par le régisseur du monastère et pris sous son aile par le Frère Benoit.
Quand ce dernier est retrouvé assassiné, Clément va aider Elli Taleb, une capitaine de police totalement athée, à retrouver le meurtrier.
Guidé par cette inspectrice singulière qui élève seule ses trois sœurs, Clément va découvrir le monde à l’extérieur du monastère et les secrets de son passé.

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Mercredi 5 février à 21h05 sur France 2
Soirée continue : «Est-on coupable à jamais ? »
A 21.05 La fiction « Un mauvais garçon »
Auteurs : Sabrina Compeyron & Olivier Gorce
Réalisateur : Xavier Durringer
Avec : Richard Anconina (Benoît Delage), Isabelle Renauld (Cecile Delage), Andréa Ferreol (Catherine Fontanelle), Judith Magre (Gisèle Delage), Jean-Claude Dauphin (Yves Fontanelle), Rachid Hafassa (Idriss Doumane), Alexandre Desrousseaux (Théo Delage)
Benoît Delage semble mener une vie sans histoire. Professeur de faculté apprécié de tous, heureux en famille, c’est un homme bien sous tous rapports.
Mais son existence est bouleversée lorsque son fils commet des actes de délinquance. Son propre passé est alors brutalement révélé : dans sa jeunesse, il a fait une longue peine de prison pour avoir tué un policier.
Malgré son parcours exemplaire de réinsertion, le voici confronté à la rumeur, impitoyable et destructrice.
Ce film interroge, en particulier à l’heure d’Internet et des réseaux sociaux : l’auteur d’un crime qui a purgé sa peine a-t-il le droit de recommencer sa vie ?
«Est-ce que je regrette d’avoir tué ? Oui, chaque jour de ma vie. Est-ce que j’oublierai ?  Non, jamais, jamais je ne pourrai oublier»

UN MAUVAIS GARCON UN MAUVAIS GARCON

A 22.30 Le débat : « Est-on coupable à jamais? »
Suite à la diffusion de la fiction « Un mauvais garçon », France 2 propose une nouvelle Soirée continue animée par Julian Bugier.
A-t-on tous le droit à une deuxième chance ? Après une condamnation, après une peine de prison, a-t-on vraiment fini de purger sa peine et de payer sa dette ou demeure-t-on à jamais coupable ? Comment affronter le jugement des proches et de la société ? Peut-on tout recommencer à zéro et retrouver une vie normale, sans être rattrapé par son passé judiciaire ?
Julian Bugier
abordera toutes ces questions avec ses invités, juges, avocats et citoyens qui viendront témoigner de leur vie après la prison
Rencontre avec Richard Anconina
Qu’est-ce qui vous a convaincu d’accepter ce rôle pour la télévision ?
A la lecture du scénario, j’ai été saisi par le sujet : mon personnage est un professeur d’université apprécié, un père attentionné, un époux modèle, un ami généreux et agréable. Il est avenant, aimable, patient, cultivé, drôle… Mais on apprend que plus jeune, il a commis un crime et a été condamné à 25 ans de prison.
Ce qui m’a intéressé,c’est la question de la réinsertion,de savoir comment on fait pour vivre avec ça une fois sorti. Une fois dehors, il faut bien continuer à vivre, on ne peut pas vous laisser seul vous marginaliser. Ce personnage n’est ni un héros, ni un anti-héros classique. Je n’ai pas hésité à accepter ce rôle!
Comment avez-vous travaillé une telle personnalité ?
Le plus simplement possible, avec une approche humaine. Le crime qu’il a commis ne pourra jamais s’effacer.Les années de prison ne pourront jamais s’effacer. Sa soif de vivre, d’apprendre et de comprendre ce qu’il a fait et d’où il vient sont palpables. Le film donne des clés pour comprendre comment il en est arrivé là mais sans jamais tomber dans la facilité et la victimisation de ce personnage, il n’est pas question de s’apitoyer sur lui car rien ne peut excuser l’irréparable. Cet homme a purgé sa peine et surtout a reconstruit sa vie sur des bases solides. Il s’est restructuré grâce à des études, des lectures, un métier, une famille, des amis, un engagement associatif.
Benoit Delage pense à ce crime tous les jours,mais il invoque le droit d’avoir changé, de travailler,de vivre. Sa hantise jour après jour,c’est que sa vie se résume à cet acte criminel. Ce qui est passionnant dans un tel projet, c’est de présenter les différentes facettes d’un même personnage, a priori antagonistes, sans jamais que l’une n’efface l’autre.

richard anconina bon format

Du fait des questions qu’il pose, ce film a-t-il selon vous une «utilité» ?
Bien sûr !  Il pose la question qui n’est que très rarement traitée, celle de la réinsertion. Comment se passe la vie d’un délinquant ou d’un criminel qui a purgé sa peine ? Surtout s’il n’a pas le profil d’un récidiviste. Attention ,il ne s’agit pas de «réhabilitation» : le crime est un fait que rien n’effacera. Mais la peine a été prononcée, la justice est passée. Comment vit-on ensuite ? Avant le tournage, je me suis beaucoup renseigné sur la situation des prisons en France, la surpopulation carcérale, le fait qu’on soit passé de 30.000 détenus il y a 40 ans à plus de 70 000 aujourd’hui. Beaucoup d’entre eux travaillent activement à leur réinsertion en prison : ils préparent un métier, reprennent leurs études, certains passent le bac et d’autres accèdent même à des études supérieures.Tous ces gens qui sortent de prison chaque année, que deviennent-ils ?
Ce n’est pas seulement leur problème et celui de leur entourage. C’est notre responsabilité commune d regarder cette réalité en face.Tout commence au sein de la structure familiale. Et c’est ensuite à la société et aux pouvoirs publics de mettre en place tous les outils nécessaires pour rendre la réinsertion possible et éviter la récidive.« J’espérais que me vie ne se résume pas définitivement à cet acte. Mais aujourd’hui j’ai comme un doute… »

 

Maria MOLIO, Bohémienne de l’Art

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Maria devant « Tanhauser », inspiré de l’opéra de Wagner

Molio… C’est la fougue, l’exubérance de l’Espagne
Molio… C’est la force, la ténacité de la Bretagne
Molio… C’est la plénitude, la joie de la Provence
Maria Molio a le cœur et l’accent de son Espagne natale, mitigée par quelques années passées en Bretagne puis son installation à Toulon.
Peintre et décoratrice, elle a la bohême en elle, la fantaisie et surtout la passion ce son art qui, d’année en année, a évolué mais, ayant gardé ses fibres bohémiennes, qui lui font sans cesse prendre des chemins de traverse, tant est grande sa curiosité d’autre chose à découvrir.
Car avec une folle énergie, elle continue à chercher, se chercher pour mieux se connaître, à s’engager dans d’autres chemins de traverse.
Belle évolution depuis des années qu’on se connaît et où j’ai pu voir avec étonnement, éclore une originalité sans limites, de la dilettante que j’ai connue à la passionnée qu’elle est devenue, toujours à la recherche du Graal, toujours prête à vivre un nouveau voyage artistique à trouver, une nouvelle route à prendre, ce qui fait qu’on a du mal à la suivre car en éternel changement de cap.

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« Les maîtres chanteurs » – « Lohengrin »

Mais c’est certainement dû à ses trois étapes : Espagne – Bretagne – Provence qui sont imprégnées en elle, qui s’unissent, se contrarient, s’opposent pour mieux se mélanger et nous offrir une œuvre originale susceptible de nous désorienter.
Que de changements entre sa période wagnérienne où les opéras du compositeur lui ont fait nous donner des œuvres fortes, à la fois violentes et romantiques puis de la retrouver au milieu de nymphéas qu’elle  voit de sa fenêtre et lui procurent plus de sérénité, qui la font revenir aux couleurs éclatantes de ses débuts.
Sa peinture peut-être joyeuse et optimiste comme elle l’est elle-même. Mais aussi empreinte de gravité, sentiment que lui procure la musique classique.
Femme du soleil et de la mer,  elle garde en elle cette joie de vivre, cet optimisme, mêlés de simplicité, d’humilité devant son travail qu’elle remet sans cesse en question.
Le soleil de son pays, de sa nouvelle terre promise, mêlé aux brumes de l’océan, ont donné un délicieux cocktail qui font qu’elle est unique en son genre.
Fugueuse, fougueuse, Molio avance et voyage dans son imagination fertile et multiple pour nous offrir une œuvre universelle.

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Les nymphéas

Vous pourrez vous en rendre compte à l’Espace d’Art du Moulin de la Valette, du 21 janvier au 7 février.  De là, elle enchaînera directement avec la galerie Flor Davelia à Toulon. Début Mars on l’attend à Madrid puis, fin mars, ce sera le Portugal suivi de la Grèce, l’Italie, Miami et New-York.
De quoi lui faire découvrir de nouveaux chemins et des inspirations nouvelles.

Jacques Brachet

Photos Monique Scaletta




Toulon – EcoQuartier Chalucet
Naissance du quartier
de la créativité et de la connaissance

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Il aura fallu sept ans pour que sorte de l’ancien hôpital de la Charité, un nouveau quartier en cœur de ville : l’EcoQuartier Chalucet.
Datant de 1678, avec, dans son prolongement, le jardin botanique qui lui, date de 1852 cet hôpital désaffecté depuis des décennies est devenu ce centre culturel de connaissance et de créativité qui s’ouvrira le vendredi 17 janvier et comprendra une médiathèque, l’école des Beaux-Arts qui déménagera à la prochaine rentrée scolaire, une Maison de la Créativité, un somptueux immeuble de logements avec vue sur la mer et sur le Faron, le Conseil Départemental du Var (Site Lazare Carnot et site Vincent Allègre), la Kedge Business School (école de management), des espaces partagés, le Cnam (Conservatoire des arts et Métiers) et le jardin Alexandre 1er, plus communément nomme le jardin de la ville, revu et corrigé, jardin botanique qui qui possède entre autre un cyprès planté en 1797.
Réunion ce jeudi  à l’Hôtel Métropole où tous les acteurs de ce complexe culturel qui a nécessité des travaux pharaoniques (pas moins de cinq chantiers donc une coordination complexe, beaucoup de contraintes) étaient réunis pour en parler… Enfin, surtout pour entendre en parler par le maire de Toulon, Hubert Falco, qui est intarissable sur ce nouvel édifice culturel qui voit enfin le jour dans sa ville.

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«C’était un défi d’envergure – nous dit-il – mais un défi collectif car les collaborations et les aides ont été nombreuses, du département à la région, de la municipalité à l’Etat, de tous les métiers qui ont reconstruit ce lieu qui fut un lieu de souffrance et de soins. Entre autre l’architecte Corinne Vezzani, femme de la mer et du soleil, femme de cœur, qui a su garder le patrimoine et l’histoire de ce lieu avec la modernité d’aujourd’hui.
Je lui avais simplement demandé : «Dessinez-moi Chalucet», ce qu’elle a fait avec talent, laissant entrer partout la lumière. Elle nous en parlera le 18 janvier à 17 heures lors d’une rencontre avec le public. Ce projet a coûté 120 millions d’Euros et sera ouvert à tous dès le 17 janvier, avec trois jours de portes ouvertes».

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A noter, nous a précisé Rémi Kertinian, directeur des affaires culturelles, que la médiathèque, qui possède 70.000 ouvrages, sera ouverte  même le dimanche, avec de nombreuses animations pour toutes les tranches d’âges, dont la 4ème Nuit de la Lecture, manifestation nationale, qui se déroulera le 18 janvier, avec des lectures publiques, des tournois de jeux vidéo, des conférences, des rencontres, une bourse aux livres, des jeux de société.
Avec l’aide du Musée d’Art, sera proposée dans la chapelle une exposition des grands peintres de la Provence de 1800 à 1950, qui ont porté haut les couleurs de notre région, et on fait la renommée de notre ville.
Une précision : cet espace est totalement sécurisé.

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A noter encore que durant les trois jours portes ouvertes, un petit train gratuit vous emmènera sur les lieux,  d’est en ouest jusqu’à destination.
L’ EcoQuartier a obtenu le label national et, après le Théâtre Liberté, l’Hôtel des Arts, le Musée d’Art rénové, ajoute un magnifique fleuron culturel à la ville de Toulon.

Jacques Brachet



La rentrée à l’Opéra de Toulon

vendredi 24 janvier – 20h – dimanche 26 janvier – 14h30 – Mardi 28 janvier – 20h
Le Comte Ory, opéra de Rossini
Opéra-comique en deux actes de Gioacchino Rossini (1792-1868)

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Livret de Eugène Scribe (1791-1861) & Charles-Gaspard Delestre-Poirson (1790-1859)
Création : Paris, Opéra Le Peletier, 20 août 1828
Mise en scène Denis PodalydèsChorégraphie Cécile Bon
Avec : Marie-Ève Munger, Ève-Maud Hubeaux, Sophie Pondjiclis, Khatouna Gadelia, Francisco Brito, Armando Noguera, Thomas Dear, Laurent Podalydès & Léo Reynaud
Orchestre et Chœur de l’Opéra de Toulon
Direction musicale Jurjen Hempel
Denis Podalydès
Entré en 1997 à la Comédie-Française, Denis Podalydès en devient sociétaire en 2000. Il joue entre autres dans Le Revizor (Molière de la révélation théâtrale), La Forêt, La Grande Magie, L’Avare, Hamlet, et cette année Les Damnés.
Il joue dans de nombreux films au cinéma, notamment avec son frère Bruno, Emmanuel Bourdieu, Arnaud Desplechin, Bertrand Tavernier, François Dupeyron, Yves Angelo…
Il a notamment mis en scène Cyrano de Bergerac (Molière de la mise en scène), Fantasio, Lucrèce Borgia et plus récemment Les Fourberies de Scapin. À l’opéra, il a signé les mises en scène de Fortunio, Don Pasquale, La Clémence de Titus. Il a publié plusieurs livres dont Voix off (prix Femina Essai 2008) et récemment l’album Pléiade Shakespeare. Il est officier dans l’ordre des Arts et Lettres.
Francisco Brito Le Comte Ory
Né en Argentine Francisco Brito y commence ses études musicales. En 2004, en Italie , il approfondit le répertoire Rossinien avec William Matteuzzi à l’Académie d’Art Lirica d’Osimo, puis à Scuola dell’Opera Italiana (Bologne). Il fait ses débuts en 2006 à Pesaro sous la direction d’Alberto Zedda. De Rossini, il chante notamment Lindoro, Belfiore, Eacide, Bruschino Jr… Il chante Ernesto/Don Pasquale (Darmstadt, Trento, Francfort), Fenton/Falstaff à Francfort, Don Ramiro/ La Cenerentola (Dresden Semperoper), Almaviva/Il Barbiere di Siviglia (Wiesbaden, Erl, Venise), Dorvil/La Scala di Seta (Mannheim, La Fenice, Circuit Lombardo), Conte Alberto/L’Occasion de il Ladro (Trieste), Il Signor Bruschino et La Cambiale di Matrimonio (Venise), L’Italiana à Alger (Trevise), Ariodante (Dublin), Donna del lago (Pesaro), Giannetto/La Gazza Ladra (Francfort, Bari, Milan), Otello (Naples), I Puritani (Stuttgart), Così fan tutte (Dubaï), Il Barbiere di Siviglia (Erl, Venise), L’Italiana in Algeri (Trieste), Don Pasquale (Moscou), Il Barbiere di Siviglia et Il Signor Bruschino (Venise), Il Viaggio a Reims (Mascate), Il Castello di Kenilworth et Pietro il Grande de Donizetti (Bergame).
Prochainement, il chantera dans L’Italiana à Alger au Filarmonico de Vérone et Il Barbiere di Siviglia à Nancy.

samedi 1er février 2020 – 20h
En partenariat avec le Festival de Musique de Toulon et sa Région
«Passion Galliano»

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Richard Galliano accordéon
Orchestre Symphonique de l’Opéra de Toulon dirigé par Marzena Diakun
Richard Galliano
Richard Galliano étudie le piano et l’accordéon avec son père Lucien Galliano, accordéoniste et professeur.
Particulièrement doué et investi, il entre au Conservatoire de Nice et suit les cours d’harmonie, de contrepoint et de trombone à coulisse. Il obtient un 1er Prix en 1969 pour cet instrument. Il arrive à Paris en 1975 et rencontre Claude Nougaro dont il deviendra l’ami, l’accordéoniste et le chef d’orchestre, et ce jusqu’en 1983. De cette étroite collaboration naîtront bon nombre de chansons qui font partie du patrimoine de la chanson française.
La deuxième rencontre déterminante aura lieu en 1980, avec le compositeur et bandonéoniste argentin Astor Piazzolla qui l’encourage à créer le «New Musette» français, comme il a lui-même inventé auparavant le «New Tango» argentin.
Au cours de sa longue et prolixe carrière, Richard Galliano enregistre plus de 50 albums sous son nom. Il collabore en parallèle avec un nombre impressionnant d’artistes et de musiciens prestigieux : Chet Baker, Eddy Louiss, Ron Carter, Wynton Marsalis, Charlie Haden,Gary Burton, Michel Portal, Toots Thielemans, Kurt Elling, pour le jazz; Serge Reggiani, Claude Nougaro, Barbara, Juliette Greco, Dick Annegarn, Georges Moustaki, Allain Leprest, Charles Aznavour, Serge Gainsbourg, pour la chanson française; Nigel Kennedy pour le répertoire classique et un grand nombre d’orchestres. Au cours de ses tournées dans le monde, il se produit dans les théâtres les plus prestigieux.
En 1997, il est récompensé par une Victoire de la Musique Jazz pour son album New York Tango. Il l’est à nouveau en 1998 pour l’album Blow Up, enregistré en duo avec Michel Portal. En 2009, il est nommé Officier dans l’Ordre des Arts et des Lettres. Il enregistre un album Bach en 2010.
Il est nommé Commandeur de l’Ordre des Arts et des Lettres en 2011. Il obtient la Victoire de la Musique Classique en 2014 et reçoit également le Prix du Meilleur Compositeur de l’année.
Il enregistre en 2016 un nouvel album dédié à Mozart et un second en quartet New Jazz Musette.
En 2016, il est promu Officier de l’Ordre National du Mérite par le Président de la République François Hollande.

France 3 Mardi 7 janvier à 21H05 : La Loi de Damien

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avec Richard Berry, François Berléand et Caroline VigneauX
90’
Un film réalisé par Arnaud SELIGNAC
Un scénario de Céline & Martin GUYOT
L’égal des dieux
Après Gérard Jugnot dans «La loi d’Alexandre» ou encore Jean-Pierre Darroussin dans «La loi de Julien», c’est au tour de Richard Berry de revêtir la robe d’avocat dans «La Loi de Damien».
Il y incarne un avocat qui doit assurer la défense d’un chirurgien accusé d’homicide involontaire. Mais est-il vraiment convaincu de l’innocence de son client ?
Avec : Richard Berry – François Berléand – Anne Loiret ) – Caroline Vigneaux – Souad Amidou –  Virginie Desarnault

LA LOI DE DAMIEN LA LOI DE DAMIEN

Janvier sur France 2

visuel emblématique Rivières pourpres saison 2

LES RIVIERES POURPRES
Saison 2 – Série 8×52′ – 4 soirées inédites
A partir du Lundi 06 janvier 2020 à 21.05
Une série créée par Jean-Christophe Grangé
Auteurs : Jean-Christophe Grangé – Yann Le Gal – David Neiss – David Morley – Louis Grangé et Olivier Prieur
Une série inspirée du roman culte du maître du thriller, Jean-Christophe Grangé (Ed Albin Michel).
Réalisateurs : Olivier Barma – David Morley  – Manuel Boursinhac et Ivan Fegyveres
Avec : Olivier Marchal et Érika Sainte

INNOCENTES

Après le succès de la saison 1, une association renouvelée entre les deux services publics européens; une coproduction franco-allemande avec Maze Pictures et ZDF.
Après une série d’enquêtes originales et intenses, le duo de choc du commandant Pierre Niemans et Camille Delaunay replonge dans le versant noir de l’âme humaine, le long d’une route parsemée de morts inexpliquées, dans des univers toujours plus étranges et mystérieux.
Prenant soin l’un de l’autre, leur relation va se renforcer lorsque le fils de Camille se retrouvera dans une situation désespérée.

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 FAITES DES GOSSES
Série inédite 6 X 52′
Dès le mercredi 8 janvier 2020 à 21h05
Réalisée par Philippe Lefebre
Scénario et dialogues de Diane Clavier et Samantha Mazeras
Avec : Fred Testot (Serge), Amelle Chahabi (Anissa), Linh-Dan Pham (Meï), Maurice Cheng (Chang), Constance Dolle (Odile), Philippe Lefebvre (Alexandre), Eva Darlan (Claudine), Jonathan Lambert (Clément), Eléna Plonka (Brune), François Vincentelli(Arnaud Vapali).
Odile et Alexandre mènent une vie tranquille autour de leurs trois enfants. Anissa, Serge et Clément forment une famille recomposée avec ses hauts et ses bas… Meï et Chang, réfugiés politiques, sont arrivés de Pékin, il y a six mois.

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Rien ne prédestinait ces trois familles à se rencontrer…
Si ce n’est l’amitié de leurs enfants : Anouk, Brune et Jean-Paul.
Les liens des enfants déteignent vite sur les adultes qui partagent tous la même envie d’être de bons parents et ce malgré les aléas de la vie.
Ensemble, ils affronteront avec humour et solidarité les surprises (bonnes ou mauvaises) que la vie leur réserve.

NOTES de LECTURE

arnaud bannalec

Alain ARNAUD : le vieux pressoir (Ed.BoD)
Ce deuxième roman de cet auteur hyérois laisse présager d’une belle place littéraire dans le monde du roman. Situé en Provence dans la région de Hyères –Toulon l’intrigue met en scène une femme, Mylène, la quarantaine, mère d’une ado et perturbée par le comportement d’un mari à problèmes dont elle cherche à démêler les tourments d’un passé qui les a conduit à la rupture. Elle revient sur des moments étranges situés tant en Provence qu’à Paris ou en Turquie.
De belles évocations, des  paysages fabuleux, du mystère captivent le lecteur et maintiennent un suspense jusqu’au dénouement inattendu. L’histoire bien menée, le style fleuri et nuancé maintiennent le lecteur en haleine. Bonne lecture, que laissait présager la couverture pleine de malice.
Jean-Luc BANNALEC-  Les disparus de Trégastel  (Ed Presses de la Cité – 385 pages)
Une enquête du Commissaire Dupin.
L’auteur utilise un pseudo et est en réalité allemand. Ses livres ont pour cadre la Bretagne.
Le commissaire Dupin est en vacances près de Paimpol, avec sa femme médecin. A son grand désespoir, il est sommé par son médecin de se reposer et de ne pas penser au travail. Mais une jeune femme résidant dans le même hôtel que lui disparaît.
Le voilà parti à enquêter discrètement avec l’aide d’autochtones.
Interrogations et réflexions du commissaire qui va rester dans l’ombre.
Roman policier gentillet qui nous plonge au cœur de la Bretagne.

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Mylène DEMONGEOT : Très chers escrocs… (Ed l’Archipel – 224 pages)
Elle a toujours appelé un chat un chat. Ça ne lui a pas toujours été bénéfique d’ailleurs mais Mylène Demongeot est tout d’une pièce et ce n’est pas aujourd’hui qu’elle va changer.
On ne compte plus les succès cinématographiques qu’elle a accumulés durant une immense carrière, depuis ses débuts dans «Les sorcières de Salem» jusqu’à «36, quai des orfèvres» entre autres.
Elle fut longtemps notre voisine à Porquerolles où elle a vécu jusqu’à la mort de son mari Marc Simenon. C’est d’ailleurs lorsqu’elle l’a rencontrée qu’elle a décidé de s’éloigner des plateaux pour vivre sa vie de femme au bord de l’eau avec ses animaux car, comme BB, elle milite beaucoup pour eux.
Entre temps, elle a écrit de nombreux livres sur divers sujets, sa vie, sa carrière, ses animaux. Et lorsqu’on la connait et qu’on la lit, on la retrouve tout entière dans ses écrits plein d’énergie, de vérité et ce n’est pas son dernier livre qui me démentira.
Remontons à 2012 où elle découvre avec horreur que cet homme à qui elle avait fait confiance, son conseiller en patrimoine, a détourné ses économies à son profit pour la laisser littéralement sur la paille.
Et c’est une bataille juridique qui commence, qui va durer six ans avec des hauts et des bas qui va l’épuiser mais qu’elle va en partie gagner. Le procès s’est ouvert en septembre.
Elle nous raconte donc cette dramatique aventure avec sa faconde et l’on suit ses péripéties comme un thriller passionant.
La seconde partie est plus anecdotique puisqu’elle évoque quelques arnaques célèbres que l’on connait pour avoir été largements diffusées sur tous les médias. C’est donc moins passionnant malgré quelques conseils de prudence qu’elle nous donne.
Mais ça se lit avec plaisir.
Vincent CHAPEAU : Claude Zidi en toute discrétion (Ed Hors Collection – 380 page)s
Ce n’est pas vraiment une biographie que ce livre dédié à Claude Zidi car si Claude est un réalisateur talentueux, recordman des entrées en salles, champion du box-office, il n’en est pas moins un homme d’une grande discrétion. A tel point que lorsque Vincent Chapeau lui a proposé d’écrire sa bio, il ne voulait pas en entendre parler et qu’une fois accepté le principe, après que l’auteur l’eut bien tanné, il a posé ses conditions : il ne sera aucunement question de parler de sa vie privée, challenge que Chapeau a accepté et il faut avouer qu’il a dû prendre des chemins de traverse en consultant les archives cinématographiques, en lisant nombre de bios d’artistes et techniciens qui parlaient de lui, en allant lui-même à la pêche aux infos.
En fait c’est une bio sans en être une, le fil rouge restant bien sûr Claude Zidi lorsqu’il voulait bien s’épancher mais c’est surtout une histoire de cinéma sur plus de 50 ans car il faut remonter aux années 60 pour commencer à entendre parler de l’homme au 80 millions d’entrées qui a démarré comme chef op’, caméraman et bien d’autres métiers du cinéma. Il a ainsi collaboré avec Demy, Mocky, Varda, Chabrol, Clair et quelques autres avant de s’engager sur la route des Charlots dix ans après, avec le succès que l’on sait.
Si l’on en apprend peu de l’homme, on découvre une période du cinéma français où tout explosait, où les comédies fonctionnaient, où il n’était pas si difficile de faire des films, une période faste, ludique, où triomphaient de Funès, Girardot, Birkin, Pierre Richard, Belmondo, Coluche, Lhermitte, Noiret dans des films drôles et populaires et où Zidi et Oury «se tiraient la bourre» avec des millions d’entrées !
Vincent Chapeau a bien travaillé, allant rencontrer comédiens, techniciens, producteurs, scénaristes pour parler de Zidi puisque celui-ci était avare de confidences. D’ailleurs, après avoir lu ce livre passionnant, si l’on en apprend beaucoup sur 50 ans de cinéma français, on n’en n’apprend pas beaucoup sur cet homme discret, secret même, qui protège sa vie et sa famille jusqu’au point de choisir une photo de couverture du livre… où on ne le voit pas !
Il est l’homme de l’ombre dans toute sa splendeur mais qui a su mettre en lumière des tas d’artistes qui lui doivent leur plus belles pages cinématographiques comme la série des bidasses et des Charlots, «L’aile ou la cuisse», «Les ripoux», «La zizanie», «L’animal», «La moutarde me monte au nez», «Les sous-doués», «Asterix et Obélix» et bien d’autres films à succès sans compter les scénarios écrits pour d’autres.
Une carrière incroyable pour cet homme qui, aujourd’hui à plus de 80 ans, et est un peu revenu du cinéma d’aujourd’hui et qui préfère se consacrer à sa famille.

Sagan Blondel

Françoise SAGAN : Les quatre coins du cœur (Ed Plon – 202 pages)
Nous sommes en Touraine où vit la famille Cresson. Le père, Henri, a fait fortune dans le cresson et les pois chiches. Son seul fils, Ludovic, a été grièvement blessé dans un accident de voiture alors qu’il était passager dans la voiture de sport conduite par sa femme Marie Laure.. Il est resté dans le coma puis a été hospitalisé de nombreux mois placé sous des médicaments qui ont pu laisser croire qu’il était fou. Il vient de rentrer à la propriété familiale. Outre son père, il retrouve sa belle-mère, Sandra, la deuxième épouse d’Henri que celui-ci n’aime plus. Il y a également le frère de celle-ci, Philippe qui ne travaille plus et squatte la demeure de famille. Enfin il retrouve sa femme mais Marie Laure ne supporte plus son mari qu’elle traite de débile et auquel elle se refuse désormais
Seule Fanny Crawley, la mère de Marie Laure, veuve, présente un peu de compassion pour Ludovic. C’est sous son influence que Henri a fait sortir Ludovic de l’hôpital. Elle vient à la Cressonnade rendre visite à sa fille. Elle est sollicitée pour organiser une réception au cours de laquelle Ludovic  devrait retrouver sa place dans la société. Son arrivée va mettre en émoi ce petit monde bourgeois dont les membres vivent l’un à côté de l’autre sans communiquer.
Une histoire banale, des personnages peu intéressants. Françoise Sagan était-elle sans inspiration quand elle a écrit ce roman ?
Dans la préface, Denis Westhoff, fils unique de Françoise Sagan et dépositaire de sa succession, indique avoir lui-même repris et corrigé le texte dont le manuscrit retrouvé deux à trois ans après l’acceptation de la succession  était  privé de certains mots, parfois de passages entiers» et être passé outre à l’avis de l’éditeur Jean Marc Roberts, qui lui avait déconseillé de publier le texte inachevé et incohérent.
Le lecteur comprend que ce texte rédigé en fin de vie par Françoise Sagan, alors qu’elle était en proie à d’importants problèmes financiers et qu’elle reconnaissait elle-même avoir perdu tout goût de l’écritur,e aurait dû rester dans le carton où il se trouvait.
Jean –Philippe BLONDEL  (Ed Buchet–Chastel – 266 pages)
L’auteur, lui-même professeur, père de deux enfants, nous raconte l’histoire d’une bande d’enfants et de leurs parents, des enseignants du primaire, habitant un groupe scolaire en province.
Les parents sont empêtrés dans leur vie familiale et s’endorment sur leurs lauriers. L’Éducation Nationale leur envoie un «prof innovateur» qui pour eux ne peut être qu’une taupe. La taupe va faire bouger les choses mais pas qu’à l’école.
Tableau d’une époque révolue dans un monde en pleine mutation.
Une chronique des années 70 réjouissante, riche d’événements et de traditions oubliées.
Une chronique douce amère emprunte de tendresse et d’émotions.
Une fine analyse d’une société où la jeunesse est prête à prendre le relais de leurs ainés.

B A

Miriam TOEWS : Ce qu’elles disent (Ed Buchet Chastel – 225 pages)
Traduit de l’anglais (Canada) par Lori Saint Martin et Paul Gagné
Une communauté mennonite installée en Bolivie depuis 1950 a été bouleversée par une série de viols commis par des membres de cette même communauté, obligeant pour la première fois la police et la justice à intervenir.
L’auteur elle-même élevée dans les principes de la religion protestante dénonce l’horreur subie par ces femmes paralysées par un anesthésiant vétérinaire à la belladone. Et c’est en donnant la parole  à ces femmes sur trois générations, femmes se référant continuellement à la Bible qu’elles s’expriment, doutent, se mettent en colère, jurent, hésitent sur le sort réservé aux hommes qui vont revenir au village. C’est un grand moment d’inquiétude, de questionnement, de sororité avec l’auteur. Partir ? Fuir le monde des hommes violents, arrogants, méprisants ? S’affranchir du carcan de la religion ? Que deviendront-elles dans un monde dont elles ignorent le fonctionnement ? Qu’adviendra-t-il des jeunes garçons adolescents ? C’est une cacophonie orchestrée par Gus l’instituteur lequel recueille tous leurs propos et se permet quelques apartés.
Il est rare de lire un livre si poignant et réaliste. Le lecteur plonge dans un monde parallèle dont les règles sont celles de Dieu, il y a donc de la stupéfaction, du rejet puis de la curiosité pour ces mennonites s’exprimant toujours dans un dialecte germano-hollandais, durs travailleurs de la terre et malgré leurs différences bien acceptés par les boliviens.
Sébastien SPITZER : Le cœur battant du monde (Ed  Albin Michel – 445 pages)
Sébastien Spitzer s’est emparé de l’histoire de Karl Marx, réfugié à Londres où il rédige à la petite semaine son grand et révolutionnaire ouvrage « Le Capita »l. Nous sommes en 1850, le peuple souffre, travaille dans les usines, surtout le coton récolté dans les états du sud des États Unis. Tout irait bien si la guerre de Sécession ne venait troubler cet équilibre. Le sud perd la guerre et ses esclaves, le coton n’est plus récolté, c’est la crise, les filatures anglaises ne sont plus approvisionnées, les usines ferment, c’est la grande misère.
Une jeune femme Charlotte prend en charge un enfant illégitime ; irlandaise, elle attend le retour de son mari parti en mer mais jamais revenu. Cet enfant recueilli, Freddy, sera son salut, c’est le fils miracle, mais d’où vient-il ? Quel est son père ? il y a bien un mystère autour de cet enfant qui grandit, dévoué corps et âme à sa mère. Mais comment l’élever sinon en accueillant régulièrement des hommes plus ou moins généreux. Le mystère s’épaissit quand Freddy devient l’objet de surveillance. Il y a Engels, l’ami argenté de Marx, bourgeois co-auteur avec lui du Manifeste du parti communiste, Malte le médecin accoucheur pourvoyeur de petites pilules euphorisantes, Karl Marx le maure ainsi désigné à cause de son teint sombre et sa chevelure et sa barbe très noires, sa femme la riche et hautaine baronne von Westphalen et leurs filles, tous ces personnages sont liés autour du mystère de la naissance de Freddy. Et avec les années qui passent Freddy devient l’objet d’une chasse à l’homme car il a la mauvaise idée de trop ressembler à son père.
Sébastien Spitzer offre au lecteur une peinture réaliste de l’extrême précarité des ouvriers, de la guerre ouverte entre les irlandais nationalistes écrasés sous le joug de la Grande Bretagne, des idées de l’exploitation du capitalisme sur les classes populaires développées par Marx et Engels. Cette fresque bien documentée manque parfois de cohérence ou de vraisemblance, les raccourcis historiques notamment nuisent à l’unité du roman, c’est toutefois une lecture agréable.

HUSTVEDT Fregni

Siri HUSTVEDT: Souvenirs de l’avenir (Ed Actes Sud – 325 pages)
Traduit de l’américain par Christine Le Bœuf.
L’auteure, la soixantaine est amenée à s’occuper de sa mère dont la mémoire flanche et qu’elle va placer dans une maison de retraite. Elle  range, trie ses papiers, ses propres souvenirs et se confronte à son passé de jeune fille intellectuelle de vingt-trois ans dans les années 78 à New York et à ce qu’elle était à cette époque. Elle retrouve ses bonheurs mais aussi ses révoltes contre la violence des hommes ; les changements insidieux  qui la font s’égarer par rapport à ce qu’elle est devenue. Elle nous fait traverser ses fantasmes, ses doutes, ses idées et leurs contraires à travers tout ce que la mémoire transforme et déforme. Étrange livre sur la mémoire et les cheminements ou tout existe et son contraire un peu comme ce titre véritable oxymore.
La lecture est un peu laborieuse dans l’enchevêtrement des récits, des narrations, alternant entre passé et présent, écrits de carnets et ébauches de dialogues ou de monologues délirants. Le livre est d’ailleurs écrit en polices différentes, adapté aux méandres de l’esprit de  l’auteure et même entrecoupé de dessins, d’ébauches sommaires et très aériennes.
C’est un passé recomposé pour un avenir où tout est remis en question.
René FREGNI : Dernier arrêt avant l’automne (Ed Gallimard – 165 pages)
Retrouver René Frégni à travers ses romans est toujours un plaisir renouvelé tant il est imprégné de cette haute Provence qu’il aime et qui l’inspire. Et ce n’est pas ce dernier roman paru chez Gallimard «Dernier arrêt avant l’automne» qui fera exception à la règle car à travers son intrigue «son pays» est là, omniprésent. D’ailleurs tout commence par là…
Le narrateur, un écrivain (?) en manque d’inspiration et d’argent, répond à une annonce qui recherche un gardien dans un monastère.
Un monastère inhabité depuis longtemps, quelque peu délabré avec un terrain en friche.
Mais il accepte l’offre sans avoir vu le richissime et mystérieux propriétaire qui lui verse royalement mille euros par mois sans jamais demander des comptes.
Dès son installation précaire, il retrouve avec délice et nostalgie, la nature qu’il hume, qu’il admire, qu’il vit au jour le jour tout en jardinant et bricolant dans une solitude salutaire, avec pour tout compagnon un chaton qui est venu s’installer chez lui et avec lequel une grande tendresse va naître. Il le baptise Solex car il ronronne comme un vélomoteur.
Les souvenirs d’enfance remontent à la surface et il retrouve la paix, la sérénité. L’inspiration peut-être ?
Jusqu’au jour où, débroussaillant les tombes des moines, il découvre une jambe humaine.
En quelques secondes, il bascule dans l’horreur et la peur, prévient les gendarmes mais décide malgré tout de rester au domaine.
Qui est le cadavre dont on ne trouve plus la jambe qui a entretemps disparu ?
Qui est le meurtrier et rode-t-il autour du domaine ?
Par son écriture imagée et poétique, René Frégni nous balade dans cette nature qui commence à sentir les prémices de l’automne. On y navigue avec lui en toute sérénité jusqu’au moment où le roman bucolique devient un thriller  jusqu’au coup de théâtre final inattendu.
Une belle plume que celle de René dont on sent tout l’amour qu’il porte à sa Provence qu’il décrit par de belles envolées lyriques et qui nous entraîne dans cette aventure pas banale, empreinte de suspense.

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Valentin MUSSO : Un autre jour (E. le seuIl – 311 pages)
Adam Chapman architecte de 41 ans est dévasté quand il apprend que son  épouse vient d’être violée et assassinée sur la plage où elle avait l’habitude de faire son jogging matinal.
L’enquête se met en place : Le drame se déroule en cinq actes. Au premier le décor les personnages sont posés : le mari, les parents, la sœur, tous effondrés, sont campés.
Puis l’époux  Adam se démarque, impressionné par des évocations, des confusions, des sentiments issus du réel et de l’irréel.  Il s’égare  et se perd dans une situation instable.
La perte de la notion des jours, des souvenirs, des épisodes vécus ou non le rend fragile et suspect. Entre alors en lice l’action de la police, des médecins, psy et autres et tout s’emballe. Renversement de la situation pour aboutir à une fin…  renversante !
C’est le thriller, le suspense généré par l’étrangeté des évènements. Suite à un épisode somme toute assez banal de meurtre sexuel, on aboutit à une intrigue bien menée qui rend le roman passionnant et inattendu. Grâce à une écriture fluide et sans détour on est porté par l’action même si les personnages manquent un peu de consistance au début.
Arturo PEREZ REVERTE : Eva, Une aventure de Lorenzo Falco (Ed.Seuil – 405 pages)
Eva est le deuxième épisode d’une suite romanesque consacrée par l’auteur à l’agent secret Lorenzo Falco durant la guerre civile espagnole. Falco a la petite quarantaine, dandy gominé et sanglé dans son costard  à rayures. Il traverse des péripéties houleuses alors qu’il se trouve à Tanger dans les années 35-40 aux prises avec les malfrats des bas-fonds marocains qu’il doit convaincre de trahir afin de récupérer le chargement d’un cargo républicain transportant trente tonnes d’or via l’Union Soviétique.
Toujours invaincu il les écrase tous comme il séduit toutes les femmes et les met dans son lit.
Roman très stéréotypé et daté dans l’époque des années quarante, l’atmosphère est parfaitement rendue avec tous les poncifs des gros machos et des malfrats guindés. Toujours très bien écrit, très enlevé mais on a de la peine à y croire et à éprouver une quelconque empathie pour ce Falco brutal, violent et fourbe.

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Jean LE GALL : L’île introuvable (Ed.Robert Laffont – 420 pages)
Quand un éditeur et directeur de collection prend la plume pour dresser un état de la littérature contemporaine, cela donne  L’île introuvable».
Un lecteur, naïf et confiant, penserait trouver dans ce roman matière à s’évader d’un quotidien routinier. A tort ! Sous ce titre, prometteur d’aventure, se cache, à notre grand désarroi un plaidoyer pour sauver le monde de l’édition et ses écrivains de la médiocrité ambiante.
«Le roman d’aujourd’hui n’est pas si mauvais en somme, c’est le choix des lecteurs qui est catastrophique» écrit Jean Le Gall. Dont acte !
Une intrigue existe cependant dans ce récit, mais nous laisse perplexe. Sans doute faudrait il reprendre notre lecture, la dernière page tournée (énigmatique elle aussi dans sa formulation) : «Alors dites moi ce qui distingue ce roman, ce qu’il apporte à la littérature.
-Ah la littérature !
-…Oui ?
-La littérature… mais la littérature ma chère…» en sont les dernières phrases.
Nous comprendrons que ces réflexions s’adressent désormais à un public averti, réservé aux gens de lettres, dotés de références littéraires.
Le lecteur lambda s’ennuiera donc et passera certainement à coté des critiques, citations et anecdotes évoquées dans le roman, qui peuplent le monde des écrivains.
De ces quatre cents pages, il reste néanmoins les personnages. Au nombre de trois, pour les principaux, nous retiendrons Olivier Ravanec, journaliste et écrivain, en mal de créativité après avoir connu un premier succès. Puis Dominique Bremmer éditrice à forte personnalité. Enfin Vincent Zaïd amant de Dominique, sorte de voyou, roi de la nuit, collectionneur de femmes et riche à millions.
Jugé et emprisonné, pour meurtre, Vincent laissera le champ libre à Olivier, qui à son tour, deviendra l’amant de Dominique.
Rien de plus simple en apparence, une histoire d’amour à trois, avec, en prime, le récit de la vengeance du truand qui voudra perdre et éliminer son rival et sa maîtresse sur L’île introuvable» où il a trouvé refuge.
Mais qui l’eut cru, l’abominable Vincent Zaïr, en prison, se sera pris d’affection pour la littérature, tout particulièrement pour le roman d’Alexandre Dumas dont il possède une bibliothèque entière remplie de toutes les éditions du « Comte de Monte Cristo » !
Il aura fallu beaucoup de vigilance pour suivre l’intrigue de ce roman ou finalement seuls comptent les exercices de style (digressions jeux de mots et ruptures de rythme) et les idées sur la politique culturelle française d’un professionnel de l’écriture.
Surprenant, inclassable et résolument déstabilisant !
Eric-Emmanuel SCHMITT : Journal d’un amour perdu (Ed Albin Michel – 256 pages)
Éric Emmanuel Schmitt publie un ouvrage tiré du journal qu’il a tenu pendant les deux années qui ont suivi la mort brutale de sa mère Jeannine, à l’âge de 87 ans, dans son appartement lyonnais. Il nous fait partager cette période douloureuse de son existence et se livre entièrement au lecteur sans fausse pudeur.
On découvre l’amour exclusif, quasi fusionnel qui l’unissait à sa mère. On s’émerveille de la relation exceptionnelle qui existait entre ces deux êtres. On comprend la détresse intime, le cafard, les envies suicidaires, les larmes de cet homme. On le suit pendant sa dépression. Ce fils orphelin s’est autorisé à vivre pleinement son chagrin, à se réfugier pendant de longs mois dans le souvenir de cette mère «solaire» qui a illuminé sa jeunesse. Elle lui a transmis le culte des arts, de la littérature, le goût des voyages, le sens de l’humour, l’amour des chiens et une bouche pour la gastronomie. Depuis l’enfance, sa vie grandissait du récit qu’il lui en faisait quotidiennement. Il a continué de lui parler dans son journal. Il fallait qu’il sorte de sa dépression en mémoire de cette mère qui lui a tant donné car comme dit Alain : «Ce qu’on peut faire de mieux pour ceux qui nous aiment, c’est encore d’être heureu ». Il est donc revenu à la vie par son travail d’écrivain et sa passion pour le théâtre.
Deux ans après la disparition de sa mère, l’auteur décide de faire un livre de son journal de deuil qui ne parle pas de lui mais de nous tous, confrontés aux mêmes épreuves, un jour où l’autre, avec la perte de nos parents. Car si l’écrivain n’a pas le pouvoir de ressusciter les êtres, il peut leur rendre la vie par les mots.
La forme du journal est originale. Avec une tendresse infinie et un talent délicat, l’auteur alterne de belles et profondes réflexions, brèves et isolées, que l’on a envie de noter, des questionnements sur le sens de la vie et de la mort et le récit des évènements. C’est un hymne à la vie.« Guérir du chagrin, c’est donner un autre statut à ses souvenirs, c’est enrichir ce qui est présent de ce qui a été. » dixit l’auteur.
Un livre beau et puissant.

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les Mondes Magiques d’Okel (Ed les rêves d’Ily)
En ces fêtes de fin d’année, pléthore de livres pour enfants sortent dans toutes les maisons d’édition.
Nous avons choisi une jolie collection, «Les mondes magiques d’Okel», Okel étant une petite fille qui se projette dans  des aventures surprenantes, des mondes magiques que sont ses jouets.  Des histoires drôles, farfelues, des personnages loufoques qui entraînent les enfants dans un monde intemporel et que même les tout petits apprécieront… si tant est que leurs parents voudront bien les leur raconter. C’est une collection imprimée en France qui comprend déjà quatre petits livres, tous plus beaux les uns que les autres, dont les histoires sont écrites par Fatiha Messall et les très belles illustrations sont signées Johanna Crainmark.
En voici deux : «La princesse Tralala et la sorcière Ras-le-Bol» qui entraîne Okel dans un monde aventureux avec une jolie princesse magicienne et une sorcière pas très futée.
«La guerre des peluches» Okel va se retrouver à devoir sauver des peluches qui sont prisonnières d’un extra-terrestre nommé Frisbi. Seul un magicien peut l’aider, encore faut-il qu’elle le trouve.
Grâce à Fatiha et Johanna, faites entrer vos enfants ou petits enfants, dans le monde magique d’Okel, un nouveau petit personnage bien sympathique.