Article mis en avant

AGENDA

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Six-Fours – Jean-Christophe Spinosi : Tempête à la Collégiale

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Joyce Jonathan : un vent de fraîcheur à Sanary

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Six-Fours … Gérard Jugnot : Retour au Six N’étoiles

NUMEROS UTILES
AIX-en-PROVENCE
LE JEU DE PAUME : 04.42.99.12.00 – jeudepaume@lestheatres.netwww.lestheatres.net
BANDOL
Théâtre Jules Verne : 04 94 29 22 70
BRIANCON
THEÂTRE LA CADRAN : 04.92.25.52.52 – theatre-le-cadran@wanadoo.fr
CANNES
PALAIS DES FESTIVALS : 04.92.99.33.83 – sortiracannes@palaisdesfestivals.com
DRAGUIGNAN
THEÂTRE en DRACENIE : 04.94.50.59.59 – www.theatresendracenie.com
GAP
LA PASSERELLE : 04.92.52.52.52 – info@theatre-la-passerelle.com
GRASSE
THEÂTRE DE GRASSE : 04.93.40.53.00 – www.theatredegrasse.cominfo@theatredegrasse.com
HYERES
CASINO DES PALMIERS : 04.94.00.78.80 – www.ville-hyeres.fr
LA CIOTAT
LA CHAUDRONNERIE : 09 70 25 20 00 – lachaudronnerie-laciotat.com
LA GARDE
LE ROCHER – 04.94.03.58.62 – le-rocher@ville-lagarde.frwww.ville-lagarde.fr
LA SEYNE-sur-MER
7ème VAGUE – 04.94.06.02.52 – cafetheatre7vague@gmail.com
LA VALETTE
THEÂTRE MARELIOS – ESPACE PIERRE BEL – LA TOMATE – CINEMA HENRI VERNEUIL –
ESPACE ALBERT CAMUS : 04.94.23.62.06 – culture@lavalatte83.frwww.lavalette83.fr
LE CANNET
La Palestre : 04 93 46 48 88
LE PRADET
ESPACE DES ARTS : 04.94.01.77.34 – culture@le-pradet.fr
MARSEILLE
CITE DE LA MUSIQUE : 04.91.39.28.28 – www.citemusique-marseille.com
LA CRIEE : 04.91.54.70.54 – www.theatre-lacriee.com
LE GYMNASE : 04.91.24.35.24 – gymnase@lestheatres.netwww.lestheatres.net
LE GYPTIS : 04.91.11.41.50 – www.theatregyptis.com
ODEON : 04 96 12 52 74   – www.contact-odeon@marseille.fr
OPERA : 04 91 55.11.10 – www.opera.marseille.fr
THEÂTRE DE LENCHE   – MINI-THEÂTRE DU PANIER : 04.91.91.52.22 – lenche@wanadoo.frwww.theatredelenche.info
LE SILO : 04 91 90 00 00 – www.lesilo-marseille.fr
THEÂTRE TOURSKY : 04.91.02.58.35 – www.toursky.org
NICE
NIKAÏA : 04 92 29 31 29 – www.nikaia.fr
PALAIS DE LA MEDITERRANEE : 04 92 14 77 00
THEÂTRE LINO VENTURA : 04 97 00 10 70
THEÂTRE FRANCIS GAG – 04 94 00 78 50 – theatre-francis-gag.org – theatre.fgag@ville-nice.fr
OLLIOULES
CHÂTEAUVALLON : 04.94.22.02.02 – www.chateauvallon.com
SANARY
CASINO DU COLOMBET : 04 94 88 52 10 – service-culturel@casino-sanary-sur-mer.fr
THEÂTRE GALLI : 04.94.88.53.90 – www.sanarysurmer.com
SIX-FOURS
ESPACE MALRAUX : 04 94 74 77 79 – www.espace-malraux.fr
THEÂTRE DAUDET : 06.65.62.59.69 – www.labarjaque.com
TOULON
LE COLBERT : 04 94 64 01 58 – www.lecolbert.fr
OPERA : 04.94.93.03.76 – operadetoulon@tpmed.org
PALAIS NEPTUNE : 04.98.00.83.83 – info@congresneptune.com
THEÂTRE LIBERTE : 04 98 00 56 76 – www.theatre-liberte.fr
ZENITH-OMEGA : 04.72.32.09.29 – appel@appelspectacles.com

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CONCERTS – CHANSONS
SEPTEMBRE
Dimanche 19 septembre 18h, le Dôme, Marseille : Christophe Maé « La vie d’artiste »
Vendredi 24 septembre 20h, le Dôme, Marseille : Slimane/Vitaa « Versus »
Samedi 25 septembre 20h30, le Silo, Marseille : Tryo
Dimanche 26 septembre 16h, Théâtre Galli, Sanary : Olivier Laurent « Brel »
Mercredi 29 septembre 20h, Théâtre de Grasse : Olivia Ruiz « Bouche cousue »
Mercredi 29 septembre 20h30, Théâtre de Draguignan : Ben Mazue « Paradis Tour »
OCTOBRE
Vendredi 1er octobre 20h, Zénith-Oméga, Toulon : Dadju « ROA Miel Tour »
Samedi 2 octobre 20h, Arena, Aix-en-Provence : Dadju « ROA Miel Tour »
NOVEMBRE
Mercredi 3 novembre 20h, Nikaïa, Nice, Vitaa/Slimane « Versus »
Vendredi 5 novembre 20h, le Dôme, Marseille : Vitaa/Slimane « Versus »
Samedi 20 novembre 20h, le Dôme, Marseille : Section d’Assaut
Dimanche 21 novembre 18h, Nikaïa, Nice : Vitaa/Slimane « Versus »
Mercredi 24 novembre 20h, le Silo, Marseille : Jane Birkin « Oh pardon, tu dormais »
Samedi 27 novembre 20h30, Théâtre Galli, Sanary : Murray Head
DECEMBRE
Mercredi 1er , jeudi 2 décembre 20h, le Silo, Marseille : Bruel acoustique
Dimanche 5 décembre 18h, Acropolis, Nice : Bruel acoustique
Mercredi 8 décembre 20h30, la Palestre, le Cannet : Patrick Fiori
Mercredi 8 décembre 20h, le Silo, Marseille : Benjamin Bioley
2022
FÉVRIER
Samedi 5 février 20h30, le Dôme, Marseille : Gim’s
MARS
Mercredi 9 mars 20h30, le Moulin, Marseille : Jérémy Frérot
JUIN
Jeudi 16 juin 20, le Dôme, Marseille : Vitaa/Slimane « Versus »

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MUSIQUES du MONDE
DÉCEMBRE

Vendredi 17 décembre 20h30, Théâtre de Draguignan : I Muvrini
Samedi 18 décembre 20h, le Zénith, Toulon : I Muvrini

JAZZ – BLUES – MUSIQUES ACTUELLES
SEPTEMBRE
Samedi 18 septembre 20h, Dimanche 19 septembre 11h, Grand Théâtre, Aix-en-Provence : « West Side Story » par The Amazing Keystone Big Band
Dimanche 19 septembre 17h, Théâtre de Grasse : Daniel Goyone Trio « Jeunes lunes »

OPÉRAS – SPECTACLES MUSICAUX
SEPTEMBRE
21 et 22 septembre 19h30, la Criée, Marseille : « Showgirl » d’après l’oeuvre de Paul Verhoeven, création musicale Rebeka Warrior, mise en scène et avec Marlène Saldana


CLASSIQUE-LYRIQUE
SEPTEMBRE
Samedi 18 septembre 20h, la Criée, Marseille : Concert de Nemanja Radulovic, violoniste et le quintet à cordes les Trilles du Diable
Lundi 27 septembre 20h, Grand Théâtre, Aix-en-Provence : « Beethoven, 9ème symphonie » par l’Orchestre Philharmonique de Mote-Carlo dirigé par Kazuki Yamada. Choeur du London Symphony Chorus

DANSE
SEPTEMBRE
22 au 25 septembre, Grand Théâtre, Aix-en Provence ; « Gravité » par la Compagnie-Ballet Anjelin Preljocaj
Vendredi 24 septembre 20h, la Criée, Marseille : « Quand on se retrouve entre nous chacun reprend sa place » par le Collectif KO.com, chorégraphie Manon Avram

HUMOUR
SEPTEMBRE

Mercredi 21 septembre 20h, Théâtre de Grasse : Bun Hay Mean « Le monde appartient à ceux qui le fabriquent »
Jeudi 23 septembre 20h30, Théâtre Galli, Sanary : Sellig épisode 5
NOVEMBRE
Samedi 20 novembre 20h30, Théâtre Galli, Sanary : «Certifié Mado»

THÉÂTRE
SEPTEMBRE
14 au 16 septembre, Théâtre du Jeu de Paume, Aix-en-Provence : « La plus précieuse des marchandises » de Jean-Claude Grimberg, adaptation et mise en scène Charles Trodjman, avec Eugénie Anselin, Philippe Fretun et la participation de Julie Pilod
23 au 25 septembre, Théâtre de Draguignan : « Les enfants du Paradis » par la Cie Marius
23 au 30 septembre, Théâtre du Gymnase, Marseille : « Le Cabaret des absents » de et mise en scène de François Cervantès, avec Théo Chédeville, Pia Lagrange, Emmanuelle Dariès…
23 septembre au 3 octobre, la Criée, Marseille : « Médée » de Sénèque, traduction Florence Dupont, mise en scène Tommy Milliot, avec Bénédicte Cerutti, Charlotte Ciamens, Cyril Gueï, Miglen Mirtchef et un binôme d’enfants en alternance
28 au 30 septembre, Théâtre du Jeu de Paume, Aix-en-Provence : « La légende du saint Buveur de Joseph Roth, adaptation, mise en scène et avec Christophe Malavoy
28 et 29 septembre 19h30, la Criée, Marseille : « After all Springville » concept et mise en scène Miet Warlop, par sa compagnie
NOVEMBRE
Dimanche 21 novembre 17h, Théâtre Galli, Sanary : « Pair et manque » avec Vincent Lagaff et Christian Vadim

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JEUNE PUBLIC – CIRQUE – ILLUSION – MAGIE
SEPTEMBRE
Samedi 11 septembre 20h30, Palais des Festivals, Cannes : « FIQ ! » (Réveille-toi !) par le groupe acrobatique de Tanger-Maroussia Diaz Verbèke
Mercredi 22 septembre , la Criée, le Mucem, et autres lieux publics, Marseille : « La marche du petit Amal », festival artistique, déambulation et contes par la Handspring Puppet Compagny (marionnettes)

 







































Sanary sous les étoiles Une chasse à l’homme déconcertante

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«Sanary sous les étoiles» c’est habituellement de la musique, du jazz, du rock, de la variété.
Pour la première fois, l’on nous propose une pièce de théâtre : «Chasse à l’homme», une pièce de boulevard où, comme le veut la tradition, les portes claquent, les quiproquos  s’enchaînent et les placardssont toujours encombrés par un personnage.
Ce n’est pas du Molière, encore moins du Duras, mais une pièce rigolote concoctée par trois auteurs : Colette Kraffe, Fabien Martin et Caroline Santini.
Vous avez vu «Tanguy» ? C’est le même principe, sauf que là, c’est la mère, Jeanne (Valérie Mairesse) qui s’incruste chez sa fille Charlotte (Caroline Santini) et qui vit à ses crochets, qui cherche un homme sur les réseaux sociaux et qui va le trouver mais dont la fille va tomber amoureuse avant de se rendre compte qu’ils demi-frère et sœur.
Ce n’est pas un hasard si Christian (Thomas Lempire) est là : c’est son père qui l’envoie pour récupérer l’argent de sa femme. S’ensuivent des situations burlesques qui font qu’on perd un peu le fil de l’histoire.

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Trois comédiens qui crient et gesticulent et s’en donnent à cœur joie.
Mais même si quelquefois ils crient très fort, ça ne couvre pas les clacksons, les bruits de moteur de voitures et motos qui passent tout à côté de l’esplanade.
Lorsque ce sont des concerts, la musique passe au-dessus de toutes ces nuisances mais sans musique celles-ci sont terriblement gênantes. Le lieu n’est pas fait pour le théâtre et c’est dommage. Sans compter le vent qui, durant les répétitions, a fait tomber un pan du décor dans un grand fracas. Heureusement personne n’était dessous !
Après, comme nombre de spectacles, un «arrêt maladie» qui a duré plus d’un an, Sanary était leur reprise et nos consciencieux comédiens ont dû faire un filage  pour se remettre texte et situations en adéquation.
Du coup, ils sont passés de la répet’ au spectacle, sans espoir de rencontre.
Ce n’était pas le public des grands jours, la pièce étant le seul spectacle payant de la saison, ce qui n’est pas habituel, mais ceux qui étaient venus ont bien ri.
Et c’est là l’essentiel.

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jacques Brachet



Sanary sous les étoiles Joyce JONATHAN
un vent de fraîcheur dans la canicule

2Joyce Jonathan arrive toute belle, toute souriante, toute simple, regard lumineux, dit bonjour à tout le monde, ce qui devient rare aujourd’hui chez la jeune génération de chanteurs.
On est aussitôt sous le charme de cette jeune chanteuse qui, voici plus de dix ans, était venue chanter, toute timide à Sanary. Elle devait avoir seize ans, débutait alors et voici qu’aujourd’hui c’est une artiste accomplie qui a gardé le charme et la simplicité de ses débuts.

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Malgré une écrasante chaleur, elle va consciencieusement répéter avant de m’offrir un moment d’entretien, ce qui se fait aussi rare de nos jours.
Dans l’intimité d’un joli salon concocté par la belle équipe de Serge Loigne et de Noël Lebrethon dit «Nono», respectivement directeur et président de Sanary Animation, et de leur équipe de choc, qui nous offrent chaque année deux mois de concerts sous les étoiles, nous nous installons dans ce joli cocon.
«Joyce, question hélas devenue aujourd’hui traditionnelle : comment avez-vous vécu ce confinement ?
Je crois que nous avons tous eu le même ressenti. Tout d’abord ça a été de l’incompréhension, puis la déception de tout devoir annuler et cette incertitude de ne pas savoir où on allait, surtout lorsque le second confinement a été déclaré. Là, ça a commencé à être très long.
Par contre, dans ma vie personnelle, ça s’est mieux passé car j’étais enceinte !
D’un autre côté, ça nous a rapprochés de la terre, de la nature et de la réalité de la vie.
Mais le plus difficile a été le manque de concerts et de public. Ça a duré trop longtemps… Et j’espère de tout cœur que ça ne va pas recommencer car retrouver le public, après la frustration, ça a été le bonheur.
Et vous, qu’avez-vous fait durant cet enfermement ?
J’ai beaucoup travaillé, j’ai réalisé à la maison la moitié de mon album qui paraîtra en fin d’année.
J’ai pu aussi enregistrer quelques chansons lorsque les studios étaient restés ouverts. Comme je suis très perfectionniste, j’ai revu et corrigé toutes mes chansons, j’ai eu le temps de les peaufiner.
Alors, lorsqu’on a une licence de psychologie, comment devient-on chanteuse ?
La chanson est arrivée bien avant les études car j’ai toujours voulu chanter. D’ailleurs, j’ai longtemps, naïvement, cherché à savoir si l’on pouvait passer un bac en chanson ! Du coup, je suis allée jusqu’au bac, en parallèle j’ai appris à écrire, à jouer de la musique et à passer une licence en psychologie. J’ai réussi mon diplôme et en même temps j’ai cherché sur Internet une maison de disques que j’ai trouvé : My Major Compagny.

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Du coup, plus de psycho ?
Je dois avouer que depuis, j’ai complétement oublié d’aller chercher mon diplôme ! Mais comme j’ai très envie de me lancer dans une maîtrise, il va falloir que j’y pense !
Vous croyez que vous en aurez le temps ?
Vous savez, si l’on voit toujours le bon côté de ce métier de chanteuses, les gens ne voient pas le côté coulisses. On est souvent en attente, on passe du temps sur les routes, on arrive dans une ville, on fait les balances et puis on se retrouve souvent à l’hôtel, à attendre l’heure du concert. Il faut meubler ce temps. Et justement, lorsqu’on passe des heures en voiture, en train, en avion, il faut faire quelque chose. En voyage, sur les routes, je bosse mes chansons, j’en écoute beaucoup, je suis très investie, je donne mon avis. Je regarde aussi des séries. Je me souviens que lorsque j’ai fait ma tournée en Algérie, je me passionnais pour «Downton Abbey». J’étais accro, je n’arrivais pas à la lâcher. Dès ma sortie de scène je la retrouvais !
Vous préférez ça plutôt que de visiter une ville, un pays ?
Là justement, on n’a pas assez de temps. Mais j’ai par contre beaucoup visité la Chine.
A ce propos, vous vivez avec elle une belle histoire d’amour !
Oui, et ça dure depuis dix ans ! Il se trouve que mes parents parlent chinois et j’ai appris le mandarin. Du coup j’ai enregistré un disque dans cette langue qui a beaucoup marché et qui marche toujours. Depuis dix ans je vais là-bas une fois par an. Hélas, avec le Covid, les frontières sont fermées et depuis, je n’y suis plus allée. Ça me manque.

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Vous êtes chanteuse, auteure, compositrice et de temps en temps comédienne…
Oui, je pense que toutes ces disciplines  se rejoignent, je fais de la scène depuis plus de dix ans, j’ai fait des clips,d onc j’ai l’habitude des caméras, des micros.
A ce propos, vous avez écrit les paroles de la chanson générique de la série «Demain nous appartient» et vous y avez même joué. Comment se fait-il que ce soit Lou qui chante le générique et pas vous ?
Lorsque la série a été créée, la production cherchait une chanson pour le générique, qui serait chantée par une des comédiennes phare de la série. Avec Lou Jean qui a écrit la musique, nous avons présenté la chanson et c’est celle-ci qui a été retenue. C’est Lou qui a été choisie pour la chanter car dans la série elle joue le rôle d’une jeune chanteuse. Du coup, on m’a proposé un rôle dans la série.
J’ai ainsi découvert une ville superbe, Sète, la patrie de Brassens.
Mais pas un rôle récurrent !
Non, c’était juste un passage. Mais je ne me considère pas encore comme une comédienne, même si cela me plaît. J’ai fait des apparitions dans «Nos chers voisins», «Scènes de ménages», «Plus belle la vie» et j’ai également joué dans «Meurtre en Moselle». Mais pour le moment je suis juste un petit moustique !
Il y a aussi quelque chose que vous aimez : les duos.
Oui, ce sont de jolis moments de rencontres et j’aime travailler avec des artistes aussi différents que Vianney, Adamo, Ycare, Lama, Emmanuel Moire…
De toutes vos rencontres, quelles sont les plus marquantes ?
Difficile question mais il y a bien sûr Louis Bertignac qui a collaboré à mon premier album, avec qui j’ai été co-coach sur «The voice». Nous sommes très soudés. Il y a évidemment Vianney avec qui j’ai chanté «Les filles d’aujourd’hui» et que je chante sur scène. Il y a bien sûr Michaël Goldman (le fils de…) qui a créé My Major Compagny et qui a produit mon premie disquer. Tout est parti de lui. Et puis, une nouvelle belle rencontre : Ibrahim Maalouf avec qui je travaille sur mon prochain disque».

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Avec Joyce Jonathan, on pourrait parler des heures tant déjà, sa jeune carrière est riche en événements, en rencontres. Mais l’heure tourne, il faut qu’elle se prépare à monter sur scène.
Et la voici, dans une adorable robe à fleur, guitare à la main où, durant plus d’une heure, elle va nous enchanter avec sa voix cristalline et des succès  qui jalonnent déjà sa jeune carrière : «Ça ira», «Sur mes gardes», «Les p’tites jolie choses», «Les filles d’aujourd’hui», «Bottero» qu’elle a écrit et chanter avec Ycare…
Les textes sont ciselés, les musiques souvent entraînantes, Joyce passe de la guitare au clavier, se permet deux chansons en anglais qui envoient, deux reprises : «Emmenez-moi» d’Aznavour, «Il jouait du piano debout» de Berger-Gall… Elle a avec le public une belle complicité avec qui elle parle, le tout accompagné de l’efficace orchestre de Richard Gardet et ses deux superbes choristes.
Après le spectacle, en quelques minutes elle s’est retrouvée derrière les barrières où les fans se sont repus de dédicaces et de selfies.
Joyce a fait passer un vent de fraîcheur dans cette canicule estivale. C’était tout simplement un très beau moment.

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Jacques Brachet


Six-Fours – Jean-Christophe SPINOSI : Tempête à la Collégiale

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Ce mercredi 21 juillet, la tempête a fait trembler les murs de la Collégiale grâce à Jean-Christophe Spinosi, notre magnifique chef d’orchestre, violoniste et directeur de l’Ensemble Matheus, devenu depuis huit ans incontournable de ce festival estival.
Invité à assister à la répétition de la soirée  intitulée «Tempête et fureur», c’est dans la fraîcheur (et les moustiques !) de la Collégiale que j’ai eu l’immense joie de voir travailler ce magnifique artiste que j’ai plaisir à retrouver chaque année.
Car c’est passionnant de voir naître une œuvre qui, à force de répétitions, sera le soir-même une performance sans faille brillantissime.
«Cent fois sur le métier remettez votre ouvrage», écrivait Boileau et c’est ce que font tous ces beaux artistes sous la baguette du maître, concentré, à l’écoute de chacun d’eux, reprenant un passage, un mouvement, trois notes jusqu’à l’accord parfait.
Rien ne lui échappe et c’est quelquefois cinq, dix fois, qu’ils recommencent pour être au plus proche de l’œuvre.
Perfectionniste, c’est avec patience et passion, avec énergie, sans jamais une once d’énervement, avec le sourire et l’humour, la joie et la sérénité qu’il prépare ce concert, et surtout le plaisir de retrouver le soir un public qui a manqué à tous.
Après la répétition, c’est sur un banc de pierre, sous un mûrier qui nous lâche au passage quelques fruits et face à un superbe paysage, que Jean-Christophe m’accorde un moment malgré un travail intense de dernière minute.

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« Jean-Christophe, comment un artiste comme toi qui passe de théâtres en salles de concerts, d’un pays à l’autre, vit-il le confinement ?
Comme tout le monde : mal ! Ça a été très violent.
Mais je ne suis pas resté sans rien faire, j’en ai profité pour travailler à la «rénovation» de l’Ensemble, essayer des choses, d’autres possibilités, en essayant de garder le contact avec le public avec d’autres moyens de communication. Nous avons joué en streamer, nous avons aussi réalisé une série de courts métrages musicaux que j’espère pouvoir sortir. On a fait ce qu’on a pu pour garder le contact avec le public qui nous a beaucoup manqué.
Les retrouvailles avec le public…
Elles se sont réalisées il y a un mois avec une série de trois concerts à Berlin avec l’orchestre philharmonique de Berlin que j’ai dirigé. Tu ne peux pas savoir le plaisir de retrouver le public après tant de mois de frustration. C’était très émouvant, très beau… Un alignement de planètes incroyable !
Est-ce que ça a changé quelque chose ?
On a retrouvé la joie mais en même temps aujourd’hui, on relativise chaque concert, chaque note, on est à nouveau vivant, concret et on s’émerveille. Retrouver la Collégiale a été un beau moment, comme le seront les concerts que nous allons donner à Uzès, à St Rémy de Provence, en Corse…
A chaque concert, c’est une nouvelle bouffée d’oxygène.

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Parle-moi de ces trois concerts donnés à la Collégiale…
Le premier est ce qu’on appelle aujourd’hui une battle ! C’était en fait une bataille de duos dont le sujet était grave-aigu, ténor-contre-ténor, avec José Coca Lozza, basse et Filippo Mineccia, contre-ténor. Ils se sont battus sur des duos de Vivaldi et Haendel. C’était plein de joie, de verve, d’énergie… et de défis ! Disons que c’était à la fois original et sportif !
Le second de ce soir s’intitule «Tempête et fureur», le sujet étant évidemment la tempête et l’on y découvrira une immense soprano, Sandrine Piau qui n’est jamais venue à Six-Fours mais avec qui j’ai déjà fait des concerts et un enregistrement. Elle vit aujourd’hui à Marseille. C’est un concert voix-instruments,  et l’on se retrouve au milieu de la tourmente qui emporte tout. C’est, je dirais «une météo musicale et tourmentée» !
Tu utilises une drôle de machine : une roue mue par une manivelle qui fait un bruit d’enfer !
C’est la machine à vent que l’on utilisait à cette époque. J’ai trouvé que c’était original de ressortir un tel instrument et c’est plus poétique que d’utiliser cette mécanique plutôt que des sons faits avec des machines d’aujourd’hui, d’autant que le thème est la tempête.
Tu sais qu’on utilisait beaucoup le mot «tempête» à cette époque. Par exemple, lorsqu’on avait un mal de tête, on disait qu’on avait une tempête dans la tête. On utilisait alors beaucoup de paraboles.

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Et donc, la troisième soirée ?
Je l’ai intitulée «Une soirée chez les Mozart» où se retrouve Mozart, son père Léopold, Boccherini. Une soirée musicale  durant laquelle une comédienne, Lina Bréban, lira des lettres, tirées de la correspondance de Mozart.
J’ai entendu dire qu’en dehors de ce festival, tu allais t’investir dans la ville de Six-Fours ?
C’est vrai, il y a des projets. Le maire, Jean-Sébastien Vialatte, voudrait développer la musique classique qui, dit-il, est un vrai moyen de communication qu’il voudrait démocratiser et transmettre aux plus jeunes.
Nous reviendrons donc en résidence pour offrir des concerts et le plus beau projet c’est de créer un opéra et le jouer au lycée de la Coudoulière en y faisant participer tous les pôles d’enseignement.
C’est un projet qui m’excite vraiment !»

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Décidemment, une belle histoire d’amour est en train de se nouer entre la ville de Six-Fours et ce musicien passionné devenu un immense spécialiste de la musique baroque.
A suivre donc…

Jacques Brachet

Six-Fours – Gérard JUGNOT : retour au Six N’étoiles

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En 2017, Gérard Jugnot nous avait fait le plaisir de venir présenter «La vie est belle» avec son ami Bernard Lecoq, au Six N’étoiles de Six-Fours.
Quelle surprise alors de retrouver ce duo complice dans le même lieu !
Mais cette fois, Bernard Lecoq n’est là qu’en tant que voisin et ami pour venir saluer son «pote» et découvrir, comme nous, le film de Nicolas Cuche «Pourris, gâtés», Nicolas qui est également présent pour présenter ce film qui a mis longtemps pour sortir, à cause, comme beaucoup d’autres films, de ce maudit Covid.

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Mais nous sommes des spectateurs chanceux puisque, le film ne sortira qu’à la rentrée et que nous en sommes les premiers spectateurs !
Francis Barteck (Gérard Jugnot) est un homme d’affaire qui a plus que réussi dans les affaires. Veuf, il a tant bien que mal – et plutôt mal, élevé ses trois enfants : Sheila (Camille Lou), imbuvable, prétentieuse, dépensière, Philippe (Artus) dépensant des fortunes en voitures et projets foireux, Alexandre (Louka Meliava) passant son temps dans le lit en bonne compagnie. Tout ce beau monde vit dans une demeure incroyable à Monaco, dépensant la fortune de papa à tour de bras.
Fatigué, déçu, le père décide, avec l’aide de son ami (François Morel) de leur donner une leçon : il leur fait croire qu’il est ruiné à cause de malversations, qu’il est recherché par la police et qu’ils doivent fuir à Marseille où Le père a gardé la maison de son enfance qui est dans un piètre état. Ils devront vivre dans une semi-ruine et surtout… travailler, un mot qu’ils découvrent à leur dépends.
Nicolas Cuche réalise là un film drôle et émouvant à la fois, énergique, truffé de scènes hilarantes, d’un dialogue percutant. Un film mené à cent à l’heure avec des comédiens formidables. Hormis les trois cités, Tom Leeb (le fils de..) est incroyable en mec haut en couleur, sans un sou, qui se la joue grand seigneur avec un accent à couper au couteau et essaie d’épouser Sheila.
Malgré une tournée-promo que Jugnot et Cuche font à cent à l’heure, avant de se retrouver le même soir à Toulon et à la Valette, nos deux complices nous ont offert un court moment pour parler de ce film.

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«Ce fait presque deux ans que nous sommes sur ce film – nous confie le réalisateur – et nous sommes heureux de pouvoir enfin le présenter. Il devrait sortir en septembre… en principe, si certains événements ne viennent pas encore perturber la sortie. Le film a été tourné à Monaco et à Marseille, deux lieux et ambiance diamétralement opposés, que l’on comprend en découvrant le film.
Gérard, heureux de vous retrouver au milieu de cette nouvelle génération de comédiens ?
Je suis un peu leur papa de cinéma, j’aime jouer avec ces jeunes acteurs qui ont un talent fou et j’ose espérer qu’ils ont aimé jouer avec ce «vieux» comédien que je suis. Et puis, après avoir joué les fils, je joue les pères et j’ai aujourd’hui l’âge de jouer les grands-pères. C’est avec plaisir que je le fais, surtout lorsqu’on me propose de tels rôles.
Justement, Nicolas, comment avez-vous choisi ces comédiens ?
Je dois dire que lorsque j’écris un scénario, je ne pense au départ à personne. Là, lorsque l’histoire a été écrite, j’ai aussitôt pensé à Gérard Jugnot. Je ne le connaissais pas et lorsqu’il a dit oui j’ai été à la fois heureux et stressé. Mais le stress est très vite passé tant il est bienveillant, attentif aux autres sur un plateau. Il a même eu l’élégance de me donner un coup de main. Sans compter qu’on s’est trouvé beaucoup de choses en commun comme le fait de traiter avec un certain humour et de recul des sujets graves.

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C’est toujours comme ça, Gérard ?
Vous savez, lorsque je suis invité chez des amis, j’aime aider, participer à la cuisine. Au cinéma c’est pareil. J’aime aider, transmettre et de plus, ce film parle aussi de la transmission. On donne, on reçoit. C’est ce que j’aime dans la vie et c’est un peu le sujet du film. Il y a aussi le fait que ce film peut toucher beaucoup de gens car on est toujours le pourri-gâté de quelqu’un.
Nicolas, on retrouve au générique Camille Lou que vous aviez fait tourner dans la série «Les bracelets rouges»
Oui, c’était son premier film et elle m’avait très vite emballée. J’avais envie de faire un bout de parcours avec elle. Mais tous sont formidables. C’est un vrai cadeau de tourner avec une telle équipe.
Aujourd’hui, vous retrouvez le public. Quel effet cela vous fait ?
Nicolas : C’est un ressenti à la fois émouvant et stressant car il nous a tellement manqué ! Nous avons eu la chance de pouvoir malgré tout travaillé. Ce film fait j’étais sur un autre film. Mais retrouver une salle pleine est une grande joie. C’est d’autant plus émouvant que ce soir c’est notre premier public.
Gérard : Voir revenir le public vers nous, qui ne nous a pas oubliés et leretrouver devant nous est, c’est vrai, un grand plaisir. Entendre des rires dans une salle pleine, ça nous a vraiment manqué».

Ces comédiens formidables donc, en dehors de Jugnot qu’on ne présente plus, sont tous des débutants ou presque.
Camille Lou , après avoir été chanteuse (Elle a entre autres sorti un CD hommage à… Sheila, dont elle porte le prénom dans le film !) elle a également enregistré un très beau duo avec Garou «La belle et la bête» du film de Disney et surtout elle fut magistrale dans la série «Le bazar de la charité». Elle fut aussi au générique du film hilarant de Tarek Boudali «Epouse-moi mon pote».
Artus est connu comme humoriste dans ses one man shows, et on l’a vu dans beaucoup d’émissions de télé avec Ruquier et Arthur entre autres.
Louka Meliava est peut-être le moins connu même si on a pu le voir dans «Camping 3» de Fabien Oteniente, «Respire» de Mélanie Laurent et à la télé dans «Les petits meurtres d’Agatha Christie» et «Infidèle»

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Nos comédiens avec Fabiola Casagrande, Adjointe à la Culture, venue saluer les artistes

Tom Leeb, comme Camille Lou, est chanteur et comédien. Débutant dans des séries comme «Sous le soleil» et «Section de recherches», il fut sélectionné pour l’Eurovision 2020 avec la chanson «Mon allié», concours hélas annulé. Au théâtre, il était le fils de son père dans «Madame Doubtfire et il était du générique du film «Edmond» d’Alexis Michalik.
Tout ce jeune petit monde joue tambour battant autour du vétéran et si l’on prend un plaisir extrême à découvrir ce film, on sent également la plaisir et la connivence qu’ils ont eus à jouer ensemble.
Merci au Six N’Etoiles de nous avoir offert ce moment de cinéma qui nous manquait tant.

jacques Brachet


NOTES de LECTURES

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Jean-Baptiste ANDREA : Des diables et des saints (Ed. L’iconoclaste – 364 pages)
Un titre qui à lui seul résume le magnifique roman de Jean-Baptiste Andrea.
Qui n’a pas été ravi d’entendre dans une gare, une mélodie, un morceau de musique classique, du jazz, des notes hésitantes de débutant ou comme dans ce roman un toucher particulier, un toucher qui traduit une vie entière de souffrance, un toucher qui a saisi le mot magique de rythme.
Joe est orphelin et subit comme de nombreux autres garçons le régime sévère d’un orphelinat tenu par l’abbé Sénac assisté d’un garde-chiourme, ancien de la légion étrangère. Joe a appris à jouer du piano avec son maître Mr Rothemberg. Une tape derrière les oreilles n’était jamais de la maltraitance, c’était une marque d’encouragement !
Dans cet orphelinat, une société secrète avec ses membres Souzix, Sinatra, Edison, Fouine et Danny accueillera Joe et son petit protégé Momo, les rendez-vous sont nocturnes, il faut impérativement échapper à l’œil de l’abbé Sénac, un abbé qui impose la soumission aux plus rebelles. Cet abbé aurait-il subi plus jeune des sévices ?
Tout le roman est rythmé par la musique, les sonates de Beethoven et le conseil à ne jamais oublier de Mr Rothemberg «Joue, bubele, tu dois entendre la voix de ton peuple».
Il y a aussi le lien magique que Joe entretient avec Michael Collins l’astronaute, un dialogue d’espoir car Collins savait que la pire des solitudes ne dure que quarante-sept minutes et que Columbia finirait par émerger dans la lumière.
Ce roman est bouleversant et mérite largement le grand Prix RTL 2021. Une plongée dans un monde que tous espèrent révolu et une réflexion sur l’influence de l’éducation.
Qu’en est-il des conséquences sur les futures générations ?
Isabelle de COURTIVRON : L’été où je suis devenue vieille (Ed.L’iconoclaste -192 pages)
Brillante universitaire franco-américaine qui a beaucoup vécu aux US, Isabelle de Courtivron a écrit sur des femmes marquantes de la société avant de se confronter au temps qui a passé, à l’été où elle est devenue vieille.
Après avoir campé son propre personnage de battante dans la vie sociale et intellectuelle elle nous offre une évocation de son parcours familial et ses choix de vie. Avec humour et tendresse elle s’étend sur cet avenir qui s’annonce plus sombre de ce que l’on ne peux plus faire et non de ce que l’on voudrait faire.
Bien sûr c’est la vie mais avec bien de nostalgie et de regrets aussi.
Elle n’a pas anticipé, c’est le temps qui l’a gagnée. Elle s’y résout honnêtement et avec le sourire mais avec quelque tristesse aussi. C’est un constat sans concession dans un style émouvant et plein d’éclat.

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Maylis de KERANGAL: Canoës (Ed.Gallimard -167 pages)
Bien que l’écrivaine présente son roman comme un recueil de pièces détachées, il se présente plutôt comme des nouvelles centrées sur la voix que l’on retrouve partout et sur Mustang  qui est un peu le cœur du livre.
Mais la liaison entre ces différents tableaux parait un peu artificielle.
Certes fort bien écrit comme toujours, le souffle des descriptions, la finesse des perceptions sont présentes, toutes les évocations de la voix y sont évoquées mais il n’en reste qu’une impression un peu disparate de petits raccords.
Charmé mais perplexe on reste un peu sur sa faim.
Jean des CARS : Au cœur des royautés (Es Perrin – 391 pages)
Cet ouvrage compile les textes diffusés dans «Au cœur de l’histoire», émission et série de podcasts d’Europe 1, écrits et racontés par Jean des Cars.
Avec un véritable talent de conteur, Jean des Cars trace les portraits de grandes figures historiques, rois, reines, empereurs et impératrices et relate les évènements marquants du passé.
Cléopâtre, Théodora, le roi Arthur, Elisabeth 1er, Gabrielle d’Estrées, Marie-Antoinette, Marie-Thérèse, Raspoutine, Sissi et François Joseph, Alexandre II et Katia, Marie de Roumanie, l’impératrice Eugénie, Elisabeth II, Lord Mountbatten sont présentés dans leur vie publique et privée, intimement liées.
S’intercalent entre les chapitres, quelques rubriques intitulées «Le saviez -vous ?» qui rapportent des anecdotes et répondent à des questions du type : Comment Louis XV espionnait les Français ? Comment Louis XVI a piégé les Français pour qu’ils mangent des pommes de terre ? Marie-Antoinette s’est-elle servie d’un tableau pour faire grimper sa popularité ?
Un ouvrage de vulgarisation qui plaira à ceux qui s’intéressent à la grande et la petite histoire et à ceux qui souhaitent avoir une trace écrite de ces émissions radiophoniques.

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Tatiana de ROSNAY : Célestine du Bac (Ed. Robert Laffont – 325pages)
Curieux roman que cette Célestine du Bac, premier roman de l’auteur refusé à l’époque par les éditeurs et qu’elle ressort aujourd’hui. Souvenir de jeunesse nul doute puisque le héros, jeune lycéen d’un prestigieux établissement parisien, fils d’une famille fortunée réduite à une mère absente et un père célibataire à la recherche d’un nouvel amour en élevant ce fils doué mais assez atypique au point d’avoir raté par deux fois son bac. C’est sur le chemin du lycée qu’il rencontre une vieille clocharde Céléstine dite « Titine du Bac », c’est-à-dire de la rue du Bac. De la curiosité à l’émoi, de la pauvreté et de la solitude il va construire sa vie à travers elle  et donner des leçons à son père en faisant se côtoyer des mondes inconciliables et en tirer des sentiments d’humanité et de confiance.
De bons sentiments, de bonnes études de caractères qui décèlent le futur talent de cette écrivaine aujourd’hui connue et reconnue.
Éric LE NABOUR : Les promesses de l’innocence (Ed Les Presses de la Cité – 412 pages)
Clotilde, Judith et Naîma sont trois jeunes filles fidèles en amitié depuis leur adolescence.
En 1953, elles fêtent joyeusement leurs vingts bougie à Alger. Bien que de religions différentes, Clotilde chrétienne, Judith juive et Naîma musulmane, rien n’entrave leur joie de vivre et leurs futurs espoirs. C’est sans compter avec un climat politique qui se détériore, les tensions religieuse quis créent désormais une barrière infranchissable entre les communautés. Clotilde est fille d’un officier de carrière qui a connu la guerre d’Indochine et les hauts faits comme les exactions et se mure dans le silence, Judith fille d’un bijoutier travailleur et respectueux des croyances de ses voisins a pour amant un musulman et enfin Naîmai se retrouve recluse dans sa cuisine et soumise à ses frères entrainés dans les rets du FLN et disparus dans la clandestinité.
Eric Le Nabour relate avec précision le développement de la guerre d’Algérie que le gouvernement n’a sans doute pas su gérer dès les prémices. Il nous livre un regard très pertinent de participants vivant le drame qu’est la guerre depuis la ville d’Alger en 1954. Les politiques à Paris n’entendent rien au peuple algérien, nient leurs revendications et les attentats commencent dans les provinces pour finalement gangrener tout le pays et notamment Alger. Les trois amies se murent dans leur famille, se soumettent ou non à leur père ou frère et chacune vivra intensément et douloureusement cette triste période de l’histoire. Il y a toujours un prix à payer.
Un titre prometteur bien vite compromis car d’innocence il n’y a plus.
Une lecture fluide, des faits historiques relatés avec réalisme sans doute plus faciles à découvrir dans le cadre d’un roman.

7 8

Marybel DESSAGNES : Gontran DESSAGNES ,musicien humaniste des deux rives (Ed GBGDB – 250 pages)
Dans ce livre largement documenté grâce à des archives familiales et à un voyage en Algérie la dernière fille de Gontran Dessagnes fait le récit de la vie de son père, né à Cholet le 25 mai1904 et décédé à Toulon le 29 juillet 1978.
Né dans une famille de teinturiers, d’une mère catholique pratiquante, Gontran Dessagnes apprend le piano et fait des débuts fulgurants de concertiste dans les années 1920.
Alors qu’il est en tournée en Algérie, il est nommé pianiste soliste et chef d’orchestre de Radio Alger. Il sera également directeur du conservatoire d’Alger où il créera des classes de musiques arabo-andalouses. Les évènements entraineront son rapatriement en 1964 et sa nomination au poste de directeur de l’école nationale de musique de Bayonne. Mal accueilli par le maire, anti Pieds Noirs, rejeté par ces derniers comme traitre car il était pro algérien, il sera renvoyé pour  « incompétence » et sera mis prématurément à la retraite après avoir perdu un procès en Conseil d’État. Il finira sa vie à Toulon, dans l’oubli.
Pourtant cet homme fut un brillant soliste et directeur d’orchestre ainsi qu’un prolixe compositeur.
Ainsi, il créera un opéra, un oratorio, une musique de ballet, une messe de Sainte Cécile, un Stabat Mater, sept œuvres concertantes, trois suites d’orchestres symphoniques, des œuvres pour deux guitares et une version de l’hymne algérien.
Un livre qui fait découvrir un personnage passionné.
Camille GOUDEAU : Les chats éraflés (Ed. Gallimard – 267 pages
Un premier roman qui ne laisse pas indifférent car comment la vie d’un bouquiniste sur les quais de Seine ne pourrait pas intéresser des amoureux des livres ?
Soizic, grande, oui un mètre quatre-vingt, belle jeune fille de vingt-deux ans quitte sa famille brutalement pour Paris avec pour seule référence un oncle qu’elle n’a jamais vu. Un défi qui paie car avec une promesse d’embauche et un toit, tout pourrait se dérouler sans faille
C’est la découverte d’une famille, du Paris glauque et difficile pour les pauvres ou sans papiers, mais surtout le monde étrange et merveilleux des bouquinistes des quais de Seine. Son cousin, amusé par son culot, l’embauche à l’essai et c’est pour nous, lecteur, la découverte de ce métier tellement dur, ingrat mais aussi plein de récompenses littéraires et humaines que nous faisons page après page avec Soizic.
Une panoplie de personnages attendrissants, l’obligation de faire son chiffre d’affaire avec la bimbeloterie pour touristes, tours Eiffel à gogo, et au fil des saisons le chaud, le froid, la pluie, le maniement des caisses de livres, subtil pour non initié, l’entraide entre bouquinistes, tout cela est relaté dans le livre de Camille Goudeau elle-même bouquiniste. Il y a aussi la recherche inconsciente de la mère de Soizic, une mère qui l’a abandonnée à six ans et ne se manifeste qu’en cartes d’anniversaire, et surtout un nombre incalculable de bières éclusées par caisses, mal déjà bien connu de Soizic élevée par des grands-parents alcooliques.
Un style chaotique, une certaine vulgarité mais une écriture à suivre, et surtout l’envie d’aller bien vite faire la connaissance de l’auteur, cela doit être assez facile !

9 10

Anne PARILLAUD : Les Abusés (Ed. Robert Laffont – 367 pages)
Terrible roman que cette actrice reconvertie en écrivaine nous livre.
Premier roman bouleversant qui relate les tourments d’une  femme qui lâche une vie rangée et tranquille auprès d’un mari aimant et de leurs trois enfants pour se lancer à corps perdu dans une passion amoureuse violente, passionnée, tumultueuse comme dans un combat, avec un peintre renommé, plein de mystère et de violence, qui fait de chaque étreinte une guerre qui réveille chez l’auteur les émotions refoulées, enfouies sous le déni de l’inceste qu’elle aurait subi par son père dans sa jeune enfance.
Horrible rétrospective que l’évocation de cet amour ravageur dans ce monde frelaté de la jet-set, de l’argent facile et d’une vie compliquée.
Beaucoup de talent pour cette femme mûrissante pour nous plonger dans un climat d’amour dévastateur qui nous entraine dans un malaise profond au point de rendre cette lecture dérangeante, insupportable même.
Un gros livre bouleversant, inquiétant même, tant le malaise est grand, rendu en phrases courtes et haletantes, brutales, elliptiques.
A ne mettre qu’entre certaines mains. On en sort brisé.
Sylvain TESSON : Un été avec Rimbaud (Ed Equateurs – France Inter – 218 pages)
Dans ce livre qui reprend les émissions diffusées sur France Inter pendant l’été 2020 «un été avec Rimbaud» par Sylvain Tesson, nous partons en trois chapitres à la découverte d’Arthur Rimbaud : Le chant de l’aurore, le chant du verbe et le chant des pistes.
Cet ouvrage, qui comprend de nombreuses citations des œuvres de Rimbaud, n’est pas une biographie mais la tentative d’analyse par l’auteur de la personnalité de ce poète.
Tesson partage avec Rimbaud ce phénomène psychiatrique nommé dromomanie, c’est-à-dire une impulsion incontrôlée à marcher, se déplacer. Rimbaud marchera, adolescent, le long de la Meuse autour de Charleville Mézières, sa ville natale, fuguera et ira à pied à Paris rejoindre Verlaine, marcher jusqu’en en Belgique. Puis il marchera en Afrique, jusqu’à ce qu’un cancer des os, touchant le genou, le conduise à Marseille où il mourra en 1891, à 37 ans.
Génie précoce, il écrit à 16 ans « Le Bateau Ivre ». Il veut être un poète qui transforme le monde par les mots et qui arrive à l’inconnu par le dérèglement des sens. Comment comprendre l’hermétisme de sa poésie ? La consommation de poison, (c’est ainsi qu’il nomme l’opium qu’il consomme) n’est pas la seule explication. Pas plus que son appartenance au mouvement zutiste, qui veut ridiculiser l’Académie.
Pourquoi Rimbaud cesse-t-il toute production artistique et part-il en 1875 pour cinq années de voyages erratiques pour finir par se fixer à Aden comme négociant en armes ?
Un livre, d’une écriture raffinée à laquelle nous a habitué Sylvain Tesson, qui donne envie de relire Rimbaud

 

 




Bricquebec en Cotentin
Gilbert CONAN : Promenade au long des tableaux

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Le peintre Gilbert Conan est né dans le Morbihan mais vit, peint et écrit essentiellement en Normandie. Il a effectué diverses missions dans plusieurs pays, a fréquenté les déserts du Thar, du Sahara et de l’Atacama : déserts qui  influencent largement sa peinture. Il peint aussi la Bretagne et le Cotentin. Il a exposé en France, notamment dans le Var, et à l’étranger. Le peintre se double d’un écrivain, dont les réflexions sur sa peinture sont originales et saisissantes.
Au cours de la promenade la lecture devant les tableaux est assurée par Patricia Drouet de la Médiathèque de Coutances et par Gilbert Renouf, écrivain et lecteur émérite, venu spécialement de Toulon. Il est également responsable des éditions Villa-Cisneros et de la revue «La lettre sous le bruit».
Gilbert Conan présente ici ses œuvres récentes. C’est une  belle occasion pour ses aficionados de contempler ses nouvelles peintures, et pour les autres de les découvrir. C’est un festival de couleurs, de formes et d’apparitions. On entre dans la fantasmagorie des rêves et des désirs, des appels secrets. Sa peinture force à imaginer, à descendre au fond de soi-même, à communier, voir à communiquer mystérieusement avec le peintre.
Dans cette nouvelle production, Barfleur la charmeuse est très présente dans ses habits de mer, d’ombres et de lumières. On sent, on saisit que c’est là que le peintre est en parfaite osmose avec son environnement.
Dans ses nouvelles œuvres le bleu domine, pas étonnant car on le sait, le bleu, entre autres significations, est synonyme d’évasion, et pour Égyptiens,  le bleu était une couleur porte-bonheur liée à l’immortalité et à la vérité. Nous mourons, les œuvres d’art restent.
Gilbert Conan déclare que ses tableaux sont des fenêtres sur la vie.  Il tente parfois d’expliquer le cheminement de la fabrique du tableau. On l’a vu, en certaines occasions, partir d’une toile vierge et peindre un tableau devant le public, dans un temps donné, sur une musique choisie.
Refusant l’antagonisme figuratio-abstraction il déclare que c’est le même combat. Il faut au peintre des pigments, de l’huile de lin et du temps pour faire sortir quelque chose de soi, qu’on ne s’attendait pas à y trouver.

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Dans le cadre de l’exposition deux déambulations étaient prévues devant quelques  œuvres au cours desquelles le peintre faisait part, à un public sous le charme, de ses réflexions sur son œuvre, réflexions techniques, métaphysiques, philosophiques, voire eschatologiques, ou tout simplement empreintes d’humour, insistant sur l’influence du désert dans sa peinture qui oscille entre le rien et le vide. Il dévoila aussi quelques secrets du métier.
Ponctuant les arrêts devant les tableaux, Gilbert Renouf et Patricia Drouet lisaient à tour de rôle des extraits de différents livres du peintre, extraits qui étaient en parfait écho au tableau et au discours de l’artiste. Les deux lecteurs s’emparaient d’un tableau, y faisant résonner leur voix et la charge des mots, nous plaçant nous, regardeur auditeur, au cœur de l’œuvre.
Au passage, notons quelques réflexions du peintre : Comment peindre la tempête intérieure qui n’a plus de sens ? – Que se passe-t-il quand la lumière vient ou disparaît ; comment saisir l’instant ? – Essayer de trouver par la peinture s’il existe toujours des chemins possibles. (Le chemin est une métaphore récurrente dans son œuvre.)
Je ne résiste pas au désir de citer quelques lignes de la Non-Préface de Gilbert Renouf au livre «Parcelles», du peintre, car elles réunissent les trois faces de l’artiste, à savoir, l’homme, le peintre et l’écrivain : «Gilbert Conan  est un enfant de l’océan, des côtes hachées et du désert. Des uns aux autres, cela ouvre pas mal de voies. L’océan en se retirant encre le sable de paysages et de visages. Il n’est pas certain d’ailleurs que l’auteur veuille vraiment les sauver de la marée suivante. Et pourtant. Il sait en tout cas que lorsque la mer reviendra, ce ne seront plus les mêmes paysages, et les visages peut-être regarderont ailleurs, et les oiseaux finiront les cadavres.»
Pour Gilbert Conan peinture et écriture sont inséparables, tant l’une influence l’autre qui inspire l’une. « Mes réalisations, c’est de l’écriture picturale qui pousse à la réflexion dans les couleurs. »

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Serge Baudot (Correspondant en Normandie)
Les textes lus étaient  extraits des ouvrages suivants : « Ombres et Lumière » (Gilbert Conan – éditions La feuille de thé) – « Parcelles » (Gilbert Conan) – « Fenêtres dans l’atelier » (Gilbert Conan – Gilbert Renouf) – « Venant de la nuit » (Gilbert Renouf) – tous trois aux éditions Villa-Cisneros.
Exposition :
Cour du château – Salle du Chartier
samedi et lundi 10h30 -13h / 15h – 18.30 – Du mardi au dimanche : 15h – 18h30

 



La Ciotat – XXVIème festival Musiques en vacances

Affiche Musique en Vacances 2021

16 au 25 juillet 2021 – Festival organisé par l’A.M.E.I
Fondée en 1984, l’A.M.E.I (Association Méditerranéenne d’Echanges Internationaux),  a pour but La promotion et la diffusion de la culture française sous toutes ses formes par l’organisation de séjours linguistiques, culturels et sportifs en favorisant les rencontres, les échanges avec différents pays étrangers en privilégiant le spectacle vivant.
Depuis sa création, ce sont plus de 995 jeunes musiciens et quelques 483 ensembles (solistes, petites formations, choeurs et orchestres symphoniques) accueillis dans le cadre de nos stages internationaux et, depuis 1996, dans celui du Festival « Musique en Vacances » de la ville de La Ciotat.
La présence des Institutions aux côtés de l’A.M.E.I. pour l’organisation de ce festival, mobilise tous les membres bénévoles de l’Association pour que cet événement poursuive son ascension sur le plan régional, national et international. La qualité et la renommée des artistes qui nous honorent de leur présence sur les différentes scènes contribuent à étendre son rayonnement.
Tout lieu est prétexte à la Musique, des plus traditionnels (théâtre, église, salle des fêtes …) à d’autres plus inattendus comme les squares dans les cités, les places et les rues, pour que la ville entière vive au rythme de la Musique.
Le XXVIème Festival «Musique en Vacances» 2021 qui se déroulera du 16 au 25 juillet gardera les mêmes objectifs que ses prédécesseurs, toujours à dominante classique avec des soirées en direction de quelques grands courants musicaux et souligner par leur différence, la richesse de l’événement.
La programmation 2021 réunira des artistes et formations aussi bien dans le registre du grand répertoire que dans d’autres domaines, sans exclusive de genre, classique, jazz et traditionnel, instrumental ou vocal.
Du jeune lauréat à la grande formation symphonique, ce sont une vingtaine de concerts qui seront ainsi proposés au public.
Chaque soirée, du 16 au 25 juillet verra un lieu s’inonder de Musique, sans oublier pour autant ceux très appréciés des rendez-vous en fin d’après-midi.
Le succès du Festival sans cesse grandissant, montre et stimule notre désir de poursuivre l’aventure pour offrir encore et encore de belles heures musicales à notre fidèle public de plus en plus nombreux à suivre nos rendez-vous.

Nico sextuor du Parvis
Nico New Ideas Chamber Orchestra – Sextuor du Parvis

Programme
Vendredi 16 juillet : Prélude -Théâtre de La Chaudronnerie – 21h00 Soirée caritative – Groupe Percujam
Au profit de l’Association « Un Regard Pour l’Autisme »
Sous l’Egide du «Lion’s Club La Ciotat Lumières»
Samedi 17 juillet : Théâtre de La Chaudronnerie – 21h00 Nico New Ideas Chamber Orchestra. Direction : Gedeminas Gelgotas (Vivaldi – Bach – Richter – Gelgotas )
Dimanche 18 juillet : Eglise Notre-Dame de l’Assomption – 21h00 Sextuor du Parvis (Bach – Pachelbel – Albinoni – Beethoven – Brahms)
Lundi 19 juillet : Théâtre de La Mer – 21h00 Big Band Utah
Grands standards de la musique Soul, Blues & Rythm’n Blues
Mardi 20 juillet : Théâtre de La Mer – 21h00/21h30 Troupe «Première» Autour de «Starmania», Opéra Rock de Michel Berger et Luc Plamandon
Mercredi 21 juillet : Eglise Notre-Dame de l’Assomption – 18h00 Duo Martenitsa – Musiques des Rivages du Danube
Jeudi 22 juillet : Cour du Cinéma Eden Théâtre – 21h00 Clémentine Coppolani & ses musiciens  – Compositions et chansons populaires  de la tradition Corse, d’inspiration jazz ou d’influences latines

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Monique Borrelli – Amaury Vassili

Vendredi 23 juillet : Eglise Notre-Dame de l’Assomption – 21h00 Orchestre Impromptu Direction : Alizé Lehon (Mendelssohn – Saint-Saëns – Fauré)
Samedi 24 juillet : Cinéma Eden Théâtre – 10h00 Hommage à Monique Borrelli, Soprano Colorature disparue tragiquement le 22 juillet 2020
Film de son concert donné le 20 juillet 2018 «Maria Callas, l’indomptable» Commentaire : Hervé Deroeux.
Samedi 24 juillet : Eglise Notre-Dame de l’Assomption – 21h00 Trio Alphea (Borodine – Tchaïkovski – Taneïev)  – Concert pour la sortie de leur nouvel album «Matriochkas»
Dimanche 25 juillet : Théâtre de La Chaudronnerie – 21h00 Concert exceptionnel Amaury Vassili (ténor)-Piano/Voix – Des très belles chansons aux plus grands « tubes «

Renseignements / Accueil Public / Billetterie / Réservations : 04 42 83 08 08 du lundi 21 juin au dimanche 25 juillet 2021  Tous les matins, de 9h30 à 12h30 – email : amei@orange.fr



Final Rush du PRO SAILING TOUR 2021


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DU 1er
AU 7 AOÛT : COURSE AU LARGE DE TOULON À BREST

Un concept fort et innovant
Créé et organisé par la société Upswin Prod, lePro Sailing Tour est un nouveau circuit professionnel de courses dédiées à la classe Ocean Fifty. Cet événement a pour objectif d’attirer un nouveau public et démocratiser la voile en compétition. Comment ? En dévoilant le quotidien extraordinaire de ces hommes et femmes qui vivent de leur passion pour leur sport, pour la mer et les océans. Grâce à une implantation exceptionnelle au cœur de la ville et la mise en œuvre de moyens de production audiovisuelle inédits de qualité cinéma, le public aura la chance inédite de vivre les courses en immersion totale et découvrir des aventures humaines hors du commun.
Un circuit en trois épisodes spectaculaire et inédit au cœur des villes

Chaque épisode du circuit est fortement soutenu par des territoires d’accueil séduits par l’originalité du concept et souhaitant rapprocher le monde de la course au large du grand public, en privilégiant une forte dimension sociale et environnementale.
À chaque épisode, le scénario est le même : tout commencera par le défi 24h, sur environ 400 miles nautiques, suivi de 8 manches en baie ou en rade, en mode régates côtières, sur deux jours. La finale, sous forme d’une course au large, se déroulera en mer Méditerranée et en Atlantique, durant sept jours, au départ de Toulon avec une arrivée à Brest autour du 7 août. Ainsi la boucle sera bouclée et le vainqueur du Circuit déclaré !
Tournage de la série documentaite « Ocean Fifty »
  Le Pro Sailing Tour donnera lieu au tournage puis à la diffusion d’une série documentaire de création originale en 5 épisodes de 50 minutes totalement dédiés non seulement au suivi de l’ensemble des équipages en course, mais aussi aux territoires d’accueil et à leurs acteurs liés à la mer et au nautisme. Upswing Prod assure intégralement la production et la réalisation de cette série documentaire, intitulée simplement « Ocean Fifty » et pour laquelle une quinzaine de « médiamen » et de techniciens sont mobilisés

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Le Pro Sailng Tour donnera lieu au tournage puis à la diffusion d’une série documentaire de création originale en 5 épisodes de 50 minutes totalement dédiés non seulement au suivi de l’ensemble des équipages en course, mais aussi aux territoires d’accueil et à leurs acteurs liés à la mer et au nautisme. Upswing Prod assure intégralement la production et la réalisation de cette série documentaire, intitulée simplement « Ocean Fifty », et pour laquelle une quinzaine de « médiamen » et de techniciens sont mobilisés
Le Final Rush, dernier des quatre épisodes du Pro Sailing Tour après Brest, La Rochelle et Las Palmas de Gran Canaria
Sept multicoques Ocean Fifty pilotés par des trios affutés, pour un podium très disputé
Les Ocean Fifty pour la première fois en Méditerranée, au cœur de Toulon
Epilogue du Pro Sailing Tour, circuit innovant dédié aux trimarans Ocean Fifty, le Final Rush verra sept équipages abattre leurs derniers atouts entre Toulon et Brest pour une course au large qui promet d’être très disputée. C’est la première fois que les multicoques Ocean Fifty viendront courir en Méditerranée. Dès le jeudi 29 juillet, les sept trimarans de course s’amarreront quai de la Sinse au cœur de la ville de Toulon.
Au programme :
Jeudi 29 juillet : arrivée des Ocean Fifty dans Darse Vieille, à quelques mètres du Stade Mayol. Les quais seront ouverts au public.
Vendredi 30 juillet : une journée de régates en Rade, pour le plaisir de faire découvrir les Ocean Fifty au public toulonnais.
Dimanche 1er août : départ du FINAL RUSH, ultime épisode du Pro Sailing Tour, saison Arrivée à Brest entre le 6 et le 10 août.
DU SPECTACLE ET DU SPORT DE HAUT NIVEAU
Les sept Ocean Fifty ne bouderont pas leur plaisir de venir enfin régater en Méditerranée et offriront, le vendredi, un spectacle hors du commun en Rade de Toulon, au plus près des côtes. Après une journée de relâche lors de laquelle le public pourra les admirer à quai, au cœur de la ville, ils prendront le départ du Final Rush le dimanche en début d’après-midi. Au terme des trois premiers épisodes, tout reste jouable pour la plupart des sept équipages qui peuvent encore monter sur le podium et même prétendre à la victoire finale, à Brest. Le PRO SAILING TOUR, ce circuit international innovant devrait se conclure ainsi sur un sprint de plusieurs jours, en attendant la docu-série qui lui est dédiée et qui sera diffusée sur Canal+ en fin d’année.

Solliès-Pont – Festival de musique au château

photo_cour du château

La ville de Solliès-Pont, en collaboration avec l’Opéra de Toulon, propose un festival de musique classique qui se déroulera du 27 au 31 juillet.
Avec l’orchestre symphonique de l’Opéra de Toulon dirigé par Benoît Salmon, premier violon.
Premiers violons ; Bruno-Tsilavo Rasamison / Léopold Lucciardi / Sylvie Bonet / Hélène Clément / Laetitia Schiavo
Seconds violons : Agnès Kosaz / Corinne Moirano-Cartigny / Anne Fabre / Liviu Dumbrava / Nathalie Girod
Altos : Alain Pélissier / Guitty Peyronnin / Matéa Ibanez / Anna Duval
Violoncelles : Manuel Cartigny / Natacha Cartigny-Sedkaoui / Manon Ponsot
Contrebasses : Patrice Serrus / Sylvain Zackarin
Hautbois : Guillaume Deshayes

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Benoît Salmon – Guillaume Deshayes

Mardi 27 juillet 2021 – 21h – «Cordes sensibles»
Direction musicale et violon solo Benoît Salmon
Hautbois solo Guillaume Deshayes
Ensemble à cordes de l’Orchestre Symphonique de l’Opéra de Toulon
(Mozart, Elgar, Bartok, Williams)
Mercredi 28 juillet 2021 – 21h – «Éternité»
Avec le quatuor Varèse
(Schumann, Schubert)
Vendredi 30 juillet 2021 – 21h : «Voix nouvelles»
Récital lyrique de jeunes artistes français lauréats de concours nationaux et internationaux
Piano : Nino Pavlenichvili
Samedi 31 juillet 2021 – 21h : «Piano aux étoiles»
Piano Shani Diluka
(Beethoven, Schubert, Liszt)

Renseignements – réservations : Opéra de Toulon – 04 94 92 70 78 – www.operadetoulon.fr
Office de Tourisme de la Vallée du Gapeau : 04 94 28 92 35

Six-Fours-les-Plage- Île du Gaou –

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Du 28 juillet au 1er août 2021
La Ville de Six-Fours-les-Plages présente le Grand Gaou Festival !
Afin de fêter le retour de la musique live après ces longs mois de silence, la ville de Six-Fours-les-Plages lance le Grand Gaou Festival, nouvel évènement musical exceptionnel qui se tiendra du 28 juillet au 1er août 2021 sur l’Île du Gaou.
Avec un format inédit et une programmation éclairée réunissant grandes figures françaises (Benjamin Biolay, Catherine Ringer, Ibrahim Maalouf…) et artistes internationaux (Morcheeba, Mogwai, Kyle Eastwood…), le Grand Gaou Festival vous invite à une promenade au grand air dans un cadre idyllique, entre criques et pinède, le temps de cinq soirées de concerts.
Voici le programme de cette première édition :
• 28/07 : Mogwai + The Notwist
• 29/07 : Benjamin Biolay + Hoshi
• 30/07 : Morcheeba + AaRON
• 31/07 : Ibrahim Maalouf + Kyle Eastwood
• 01/08 : Catherine Ringer chante les Rita Mitsouko

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Ibrahim Maalouf – Catherine Ringer – Morcheeba

Ibrahim Maalouf + Kyle Eastwood
À l’occasion du mois de novembre 2020, durant lequel il fête son 40ème anniversaire, Ibrahim sort un tout nouvel album « 40 MELODIES » et pour la première fois, il est en duo avec François Delporte son fidèle ami et guitariste depuis plus de 10 ans, ainsi que de nombreux invités prestigieux tels que Sting, Matthieu Chedid, Marcus Miller, Alfredo Rodriguez, Richard Bona, Trilok Gurtu, Hüsnü Senlendirici, Jon Batiste, Arturo Sandoval, et bien d’autres.
Catherine Ringer
Les Rita Mitsouko, ça a toujours été un peu – et jusqu’à infiniment, parfois – plus, que Fred Chichin et Catherine Ringer. Ne serait-ce qu’à cause des paroles, de la musique, de toutes ces formidables émotions, de toutes ces éclaboussures d’images. De leur âpre liberté, de leur fol imaginaire.
Bien sur, et ça pèse lourd depuis que Fred les/nous a quittés, les Rita, le groupe ou le duo, étaient uniques : en tant qu’artistes, que puissance créatrice à double détente, tant chez eux en France, que dans ce vaste monde de la création tous azimuts qu’ils désiraient si fort embras(s)er.
Morcheeba
Groupe pionnier de la scène Britannique avec 9 albums sortis, vendus à plus de 10 millions d’exemplaires, Morcheeba revient sur scène !
Pour le plus grand plaisir des fans, le groupe jouera des nouveaux titres extraits de Blackest Blue ainsi que ses plus gros tubes comme « Otherwise », « The Sea », et « Rome Wasn’t Built In A Day ».

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Benjamin Biolay – Oshi – Kyle Eastwood

Benjamin Biolay + Oshi
Benjamin Biolay s’est imposé en quelques années comme le pilier de la chanson française avec ses textes hors norme, ses mélodies et ses productions percutantes. Son nouvel album «Grand Prix» est sorti le 6 juin 2020 (Polydor/Universal) sera l’occasion de le retrouver sur scène pour un nouveau live.
Deux ans après un premier album intitulé  Il suffit d’y croire» écoulé à plus de 200 000 exemplaires, celle que l’on qualifie de nouvelle étoile de la chanson française (référence à son nom de scène, étoile en japonais) a sorti un deuxième opus le 27 mars 2020.
Un album plus tranché, à l’image du parcours de cette artiste qui n’a pas fini de faire parler d’elle.
Kyle Eastwood
Depuis son apparition sur la scène jazz internationale au milieu des années 90, c’est avec un mélange bien à lui d’indépendance, d’élégance, de ténacité et d’humilité que Kyle Eastwood, ne se fiant finalement qu’à ses intuitions et son goût très sûr, a entrepris de tracer son propre chemin dans le foisonnement des genres et des styles constituant désormais cette musique…
Fils de Clint Eastwood «Le cinéma est ma seconde passion» avoue-t-il. Il paraissait donc naturel, qu’aujourd’hui, son quintet se penche sur les bandes originales de film.