Article mis en avant

AGENDA

4Joenice Jamison – François Feldman, dans la chaleur de la nuit hyéroise

8Bertrand Usclat & Ahmed Sylla… Des jumeaux pas comme les autres !

HORS SAISON S01
Marina Hands & Sofiane Zermani « Hors saison » sur France 3

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Florence Davis, artiste tous azimuts !

NUMEROS UTILES
AIX-en-PROVENCE
LE JEU DE PAUME : 04.42.99.12.00 – jeudepaume@lestheatres.netwww.lestheatres.net
BANDOL
Théâtre Jules Verne : 04 94 29 22 70
BRIANCON
THEÂTRE LA CADRAN : 04.92.25.52.52 – theatre-le-cadran@wanadoo.fr
CANNES
PALAIS DES FESTIVALS : 04.92.99.33.83 – sortiracannes@palaisdesfestivals.com
DRAGUIGNAN
THEÂTRE en DRACENIE : 04.94.50.59.59 – www.theatresendracenie.com
GAP
LA PASSERELLE : 04.92.52.52.52 – info@theatre-la-passerelle.com
GRASSE
THEÂTRE DE GRASSE : 04.93.40.53.00 – www.theatredegrasse.cominfo@theatredegrasse.com
HYERES
CASINO DES PALMIERS : 04.94.00.78.80 – www.ville-hyeres.fr
LA CIOTAT
LA CHAUDRONNERIE : 09 70 25 20 00 – lachaudronnerie-laciotat.com
LA GARDE
LE ROCHER – 04.94.03.58.62 – le-rocher@ville-lagarde.frwww.ville-lagarde.fr
LA SEYNE-sur-MER
7ème VAGUE – 04.94.06.02.52 – cafetheatre7vague@gmail.com
LA VALETTE
THEÂTRE MARELIOS – ESPACE PIERRE BEL – LA TOMATE – CINEMA HENRI VERNEUIL –
ESPACE ALBERT CAMUS : 04.94.23.62.06 – culture@lavalatte83.frwww.lavalette83.fr
LE CANNET
La Palestre : 04 93 46 48 88
LE PRADET
ESPACE DES ARTS : 04.94.01.77.34 – culture@le-pradet.fr
MARSEILLE
CITE DE LA MUSIQUE : 04.91.39.28.28 – www.citemusique-marseille.com
LA CRIEE : 04.91.54.70.54 – www.theatre-lacriee.com
LE GYMNASE : 04.91.24.35.24 – gymnase@lestheatres.netwww.lestheatres.net
LE GYPTIS : 04.91.11.41.50 – www.theatregyptis.com
ODEON : 04 96 12 52 74   – www.contact-odeon@marseille.fr
OPERA : 04 91 55.11.10 – www.opera.marseille.fr
THEÂTRE DE LENCHE   – MINI-THEÂTRE DU PANIER : 04.91.91.52.22 – lenche@wanadoo.frwww.theatredelenche.info
LE SILO : 04 91 90 00 00 – www.lesilo-marseille.fr
THEÂTRE TOURSKY : 04.91.02.58.35 – www.toursky.org
NICE
NIKAÏA : 04 92 29 31 29 – www.nikaia.fr
PALAIS DE LA MEDITERRANEE : 04 92 14 77 00
THEÂTRE LINO VENTURA : 04 97 00 10 70
THEÂTRE FRANCIS GAG – 04 94 00 78 50 – theatre-francis-gag.org – theatre.fgag@ville-nice.fr
OLLIOULES
CHÂTEAUVALLON : 04.94.22.02.02 – www.chateauvallon.com
SANARY
CASINO DU COLOMBET : 04 94 88 52 10 – service-culturel@casino-sanary-sur-mer.fr
THEÂTRE GALLI : 04.94.88.53.90 – www.sanarysurmer.com
SIX-FOURS
ESPACE MALRAUX : 04 94 74 77 79 – www.espace-malraux.fr
THEÂTRE DAUDET : 06.65.62.59.69 – www.labarjaque.com
TOULON
LE COLBERT : 04 94 64 01 58 – www.lecolbert.fr
OPERA : 04.94.93.03.76 – operadetoulon@tpmed.org
PALAIS NEPTUNE : 04.98.00.83.83 – info@congresneptune.com
THEÂTRE LIBERTE : 04 98 00 56 76 – www.theatre-liberte.fr
ZENITH-OMEGA : 04.72.32.09.29 – appel@appelspectacles.com

FESTIVALS

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CHATEAUVALLON -Festival d’été
Mercredi 22 juin
19h : Concert de guitares Sandrine Luigi, Gaëlle Solal
22h : Al di Meola trio – Juan Carmona Quintet
Vendredi 24 juin 19h : « Les copains d’abord », spectacle junior
Samedi 25 juin
19h :
« Le roi qui n’aimait pas la musique » et « La gloire de mon père » par le quatuor Saxo Voce et Charles Berling. (Lecture musicale)
22h :
Jane Birkin « Oh pardon, tu dormais… »
Vendred 1er, samedi 2 juillet 22h : « Room with a view » Ballet National de Marseille – Rone & (La) Horde
Vendredi 8 juillet
19h : « Le voyage de ma vie » d’après « Voyage en Orient » de Flaubert. Adaptation et mise en scène Daniel San Pedro, avec Nanda Mohammad, Muhammed Hatem, Louis Barthelemy, Stéphane Facco et Mustapha Jimmy. Direction musicale Mhamed el Menjra. Musique Sabrina el Hossamy, Mhamed el Menjra et John Sami
22h : Ron Carter « Foursight Quartet » (Enee Rosnes, Payton Crossley, Jimmy Greene
Samedi 9 juillet 18h : « Ma nuit au Musée, soirée lecture de textes de Leïla Slimani, Kamel Daoud, Jakuta Alikavazovic, Christophe Ono-ditBiot et adel Abdessemed. Récitants : Charles Berling, Jean-Pierre Darroussin, Audrey Fleurot
Vendredi 15 juillet
19h ; « 69 minutes pour s’aimer quand même » de, mise en scène et avec Isild le Besco, avec Lolita Chamman, Suzanne de Baecque, Peggy Grelat-Dupont, Claire Dupont
22h : « Le jeu des ombres d’après l’opéra de Monteverdi « Orfeo », texte de Valère Novarina, mise en scène Jean Bellorini, direction musicale Sébastien Trouvé
Mardi 19 juillet 18h : Hommage à Albert Camus, lectures, conférence, exposition. Avec Lola Roy, Quentin Wasner-Launois, Alexandre Alajbegovic, Thierry Fabre, Charles Berling
Vendredi 22, samedi 23 juillet
19h : « Le poids des nuages par la Cie Hors Surface (cirque)
22h : « Stéréo par la Cie DCA/Philippe Decouflé (danse)
Vendredi 29, samedi 30 juillet
19h :
« Garden of chance » avec Christian Uble & Kurt Demey (danse)
22h :
« Le lac des cygnes par le Ballet Preljocaj (danse)

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SOLLIES-Pont – Festival du Château
Mercredi 27 juillet : Barbara Pravi & Bernard Lavilliers
Jeudi 28 juillet : Christophe Maé
Vendredi 29 juillet : Gims
Samedi 30 juillet : Hoshi
Dimanche 31 juillet : Gad Elmaleh

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SIX-FOURS  – La vague classique – Maison du Cygne 20h30
Mercredi 1er juin : Jean-Paul Gasparian, piano
Vendredi 3 juin : David Fray, piano
Jeudi 4 juin : Moreau Family (Violo, piano, violoncelle)
Vendredi 5 juin : David Kadouch, piano  « Sur les pas d’Emma Bovary »
Samedi 6 juin : Renaud Capuçon, violon & Guillaume Bellom, piano
Vendredi 10 juin : Gautier Capuçon, violoncelle & Franck Braley et Kim Bernard, pianos

Dimanche 24 juillet 21h, Parc de la Méditerranée, Six-Fours : « Un été en France » avec Gautier Capuçon (Concert gratuit)

SIX-FOURS – Festival de la Collégiale
Vendredi 24 juin : L’ensemble Matheus irigé par Jean-Christophe Spinosi. Invité Philippe Jaroussky contre-ténor
Samedi 16 juillet : « Messe en ut de Mozart » par l’ensemble Matheus dirigé par Jean-Christophe Spinosi
Lundi 18 juillet : « Les sept dernières paroles du Christ en croix » par l’ensemble Matheus dirigé par Jean-Christophe Spinosi. Récitant Brigitte Fossey
Mercredi 20 juillet : Récital du contre-ténor Andreas Scholl accompagné par l’ensemble Matheus dirigé par Jean-Christophe Spinosi

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TOULON : Festival de musique
Mercredi 15 juin
De 11h à 20h30 : « Les pianos sauvages ». Cinq pianos en liberté déambulation dans toute la ville
19h, place des savonnières : Trio Franck Pantin, piano – Manuel Cartigny, violoncelle – Pascal Reymond, trompette
Mercredi 22 juin, de 14h à 18h, Auditorium du Conservatoire : Master class publique avec Joana Gama
Jeudi 23 juin 21h, Parvis de la médiathèque Chalucet : « France Portugal », concert de piano Joana Gama
Mardi 28 juin 21h30, Tour Royale : « Génération talents » avec Emmanuel Strosser et Nour Lakis, piano, Frédéric Audibert et Yvane Denis, violoncelle
Lundi 4 juillet 21h30, Tour Royale : « Valses » concert de piano avec Lidija et Sanja Bizjak
Dimanche 5 juillet 21h, stade nautique du Port Marchand : « Plouf ! » avec l’orchestre à corde et l’ensemble de musique actuelle du conservatoire TPM, dirigé par Jean-Louis Maes et les élèves du club Hyères Natation Artistique
Mercredi 6 juillet 21h30, Tour Royale, « Tantz ! » par le Sibra Octet

RAMATUELLE – Les nuits classiques
27/07 :
« Amici, nemici » : Récital Florian Laconi (ténor) – Laurent Arcaro (baryton) – Pianiste : Simon Ghraichy
28/07 : « Joséphine Baker, Paris mon amour : Magali Léger (soprano). Ensemble Contraste.
29/07 : « Une nuit d’été » – Marie Perbost (soprano) – Pianiste : Robert Gonella

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FESTIVAL DE RAMATUELLE
LEVER DE RIDEAU
31/07
: Jean-Claude Brialy a encore un mot à dire de Jacqueline Franjou. Mise en scène et avec Murielle Mayette. Avec Francis Perrin
1er août : Patrick Bruel en acoustique
2 août : François-Xavier Demaison « Di(x) Vin(s) ». De François Xavier Demaison, Mickael Quiroga et Eric Théobald. Mise en scène Eric Théobald.
3 août : « Jacques et son maître » de Milan Kundera. Mise en scène Nicolas Briançon.
Avec Stéphane Hillel, Nicolas Briançon, Lisa Martino, Pierre-Alain Leleu, Camille Favre-Bulle, Maxime Lombard, Philippe Beautier …
4 août : Alex Vizorek « Ad Vitam » Mise en scène Stéphanie Bataille.
5 août : « Drôle de genre » de Jade-Rose Parker. Mise en scène Jérémie Lippmann. Avec Victoria Abril, Lionnel Astier, Axel Huet et Jade-Rose Parker.
6 août : « Le vertige Marilyn par Isabelle Adjani        ; Conception : Olivier Steiner, Installation, scénographie, musique : Emmanuel Lagarrigue
7 août : « Marie des poules » de Gérard Savoisien. Mise en scène Arnaud Denis. Avec Béatrice Agenin et Arnaud Denis ou François Nambot
8 août : Eric Antoine « Best Of »
9 août : « Inavouable » d’Eric Assous. Mise en scène Jean-Luc Moreau. Avec Michel Leeb, Anne Jacquemin, Arthur Fenwick et Alice Raucoules
10 août : « L’école des femmes » de Molière. Mise en scène Francis Perrin. Avec Francis Perrin, Gersende Perrin, Louis Perrin et Clarisse Perrin
11 août : Un visiteur inattendu d’Agatha Christie. Mis en scène Frédérique Lazarini.
Avec Sarah Biasini, Emmanuelle Galabru, Pablo Cherrey-Iturralde, Cédric Colas, Antoine Courtray …
12 Août : Calogéro en concert

CONCERT-festival-le-chien-rouge-le-cannet-des-maures-2021

LE CANNET DES MAURES – FESTIVAL DU CHIEN FOU
L’édition 2022 du Festival le Chien Rouge revient du 21 au 23 juillet ! Soul, rock, folk, blues et bluegrass seront au rendez-vous :
Le 21 juillet, Ko Ko Mo ouvrira le bal accompagné des Jacket en première parti
 Concert à 21h30 / Première partie assurée par Jacket à partir de 20h
Le 22 juillet, Knuckle Head partagera sa dark country, avec The Grasslers en première partie
Concert à 21h30 / Première partie assurée par The Grasslers à partir de 20h
Le 23 juilletPopa Chubby conclura cette édition, et The Blue Butter Pot l’accompagneront en début de soirée.
Concert à 21h30 / Première partie assurée par The Blue Butter Pot à partir de 20h
Restauration sur place (Foodtruck et Restaurent)
Accès : Gare SNCF arrêt Le Luc-Le Cannet – Autoroute A57 sortie 13, National DN7
https://www.lecannetdesmaures.com/culture-et-patrimoine/festival-du-chien-rouge/edition-2022
Facebook : https://www.facebook.com/FestivalLeChienRouge

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TOULON – LE TELEGRAPHE : METEK JAZZ FESTIVAL
l’heure ou la scène musicale devient ce métèque exotique, à demi reconnu, maintenu dans l’entre deux d’une zone de droit absolu.
Le Metek Jazz Festival, reprend les grandes lignes de la scène d’ici par l’ailleurs, et fait voir ce qu’il y a dedans. Le Jazz, est peut-être encore un continent qui autorise, par sa culture, et sa nature à explorer, il parle authentique, sans pourtant ne jamais dicter sa langue, cherchera à
comprendre pour créer l’union par et pour la différence.
Les frontières, ne peuvent être que celles de nos croyances pendant que le jazz fait l’amour à la bossa, embrasse chaque ton du roll sexy, pour un Trip hop rassasié d’un afro beat recalé dans l’harmonie des grands classiques, le Jaaazzz continue de faire jaaazer.
François Veillon
02 juin : Julien Brunetaud
03 juin : Gami
09 juin : Abi Afrobeat
16 juin : Yamatsuki
17 juin : Andréa Caparros
21 juin : Fête de la Musique
– 17h30 : Omri Swafield et Myriam Lamotte (Danseuse) – 20h30 : Martin Joey Dine –
– 21h30 : Candela – 22h30 : Ghost of Christmas
23 juin : Triggerfish
30 juin : We are birds
www.letelegraphe.org

affiche
L’été à Sanary célèbre la saison estivale en offrant une programmation riche, dans
un environnement solaire, fleuri et coloré. C’est l’occasion de se réunir pour découvrir des
artistes de qualité et des lieux d’exception, le coeur en fête.
Placée sous le signe du partage, la ville respire les délices et les joies simples sous
le soleil et les nuits étoilées. On retrouve le Festival Sanary Sous les Etoiles, fort de multiples
sensations musicales: de nombreux groupes et artistes se produisent pour notre grand
plaisir. On apprécie la diversité des sonorités sur fond de cigales et d’embruns au bord de la
Méditerranée.
Au fil des mois, l’été se déploie au rythme des festivités proposées: le Festival d’Art
sacré, le Festival de Théâtre à Sanary, le Festival du Temple, le Festival Sanary en musique,
le Festival de Septembre.
Du 5 juillet au 28 septembre, profitez des beaux jours avec une palette d’activités:
des spectacles, le port piéton et le marché nocturne artisanal, des activités nautiques, des
expositions culturelles, et la (re)découverte du patrimoine et des traditions de la région.
Programme : 04 94 74 01 04 – www.sanarysurmer.com

large_17697492280_046_1007Une programmation internationale aux accents du Sud
Cette 32e édition de Jazz à Toulon ne dérogera pas à la qualité de sa programmation en accueillant des artistes internationaux de haut vol qui viendront d’Angleterre, du Canada, des États-Unis, de Paris et d’ailleurs…
La particularité de cette programmation 2022 est de compter parmi eux, quelques figures dont l’empreinte varoise n’est pas étrangère à l’histoire de leurs monumentales carrières : Tony Petrucciani n’a-t-il pas enseigné la guitare à l’école de musique de Solliès-Toucas (entre autres écoles varoises), là où précisément Yvan Belmondo en était le directeur, transmettant sa passion musicale à ses deux fils Stéphane et Lionel Belmondo devenus les amis du regretté Michel Petrucciani ? ! Le décor provençal n’a-t-il pas servi de coulisses aux complicités musicales nouées entre le batteur niçois André Ceccarelli et Thomas Bramerie, le contrebassiste toulonnais qui a également marqué sa part d’histoire au sein du Belmondo Quintet ?

Concerts à 21h30
Vendredi 15 | Place de la Liberté : Leee John of Imagination
Samedi 16 | Place Raspail : ASTA Feat Ceccarelli, Farao, Beuf, Bramerie
Dimanche 17 | Place Raspail :Tony Petrucciani Quartet
Lundi 18 | Place Martin Bidouré (Pont du Las) : Theo Croker « BLK2LIFE »
Mardi 19 | Place de l’Equerre : Belmondo Quintet « Brotherhood »
Mercredi 20 | Place de l’Equerre : Toni Gree
Jeudi 21 | Place Saint-Jean : Minor Sing
Vendredi 22 | Place Bouzigues (4 chemins des routes) Adrien Brandeis Quartet
Samedi 23 | Plages du Mourillon : Kenny Garrett Quintet
Apéro-concerts de 17h30 à 19h
Samedi 16 | Place Camille Ledeau : Cosimo Blues Trio
Lundi 18 | Place Puget : West Coast Jazz Quartet
Mardi 19 | Place Puget : Angel City Players
Mercredi 20 | Place du Théâtre : Dixie Cats Blues
Jeudi 21 | Place Dame Sibille : Triggerfish
Vendredi 22 | Place Raspail : Sandy M Quartet
Dimanche 24 | Place Mgr Deydier (Mourillon village) : Neps Quartet
Parade – jazz déambulatoire
Vendredi 15 | En centre-ville de Toulon de 10h à 12h : Swing Pocket Manouche
Jeudi 21 | Quartier du Mourillon de 10h à 12h et de 17h30 à 19h : Shabada Swing

Dossier de Presse # 11 -min-1
TOULON – TOUR ROYALE – CINEMA EN LIBERTE8/9 JUILLET
Le festival Cinéma en Liberté propose un échange annuel entre les réalisateurs, les artistes et le public. Il soutient des valeurs de partage et de solidarité. Depuis sa création il y a 11 ans par l’association Au cœur des arts, l’équipe organisatrice s’est fixée une ligne directrice, celle de retrouver dans les courts métrages un regard porté sur le monde qui nous entoure. Les films sélectionnés sont porteurs de valeurs morales et d’une sensibilité poétique qui reflètent la réalité sociale de notre société contemporaine.
Depuis la première édition en 2011, plusieurs films du monde entier ont été visionnés et plusieurs nouveaux talents découverts.
Les soirées de découverte et d’éveil artistique qu’offre Cinéma en Liberté sont de véritables témoins de la richesse et de la diversité créatrice de la planète cinéma. Elles apportent une contribution supplémentaire au développement et à la diffusion d’œuvres
cinématographiques sur l’ensemble du territoire varois.
Cinéma en Liberté fonctionne sans thème et contrainte de style. Ainsi, il permet de faire découvrir chaque année des films d’animation, de fiction, de genre, des films expérimentaux, des documentaires ou des travaux de fin d’études qui entraînent le public dans les différents univers possibles de la création cinématographique.

 

































































France 2 – inédit – Série « Et la montagne fleurira »

La nouvelle saga historique adaptée du livre « Le mas des Tilleuls » de Françoise Bourdon
diffusion à partir du lundi 29 août à 21.10

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1837, en Provence. Fils d’un riche propriétaire terrien de la région de Buis-les-Baronnies, Jean-Baptiste perd sa mère dans un accident tragique. Son père, un homme bourru, jaloux de son fils et de la relation qu’il avait avec sa mère, remplace celle-ci par une fille de joie rencontrée quelques mois plus tôt. Peu de temps après, Jean-Baptiste est injustement accusé par sa « belle-mère » d’avoir voulu abuser d’elle. Ulcéré, son père le bannit pour toujours du mas de son enfance.
Jean-Baptiste n’a d’autre choix que de partir vivre chez la sœur de sa mère, Blanche, à Saint-Pancrace. Il devient colporteur-droguiste et sillonne la France pour vendre des plantes médicinales et aromatiques cueillies sur la montagne de Lure. Quand il rencontre Lila, fille de sourciers et de guérisseurs qu’il aime éperdument et qui lui donne un fils, il croit avoir vaincu l’adversité. Lila, fille de la montagne, apprend à vivre avec Blanche et tisse des liens forts avec sa nouvelle famille. Mais le bonheur de Jean-Baptiste s’évanouit dans les tumultes d’une Provence en révolte contre le coup d’État de Louis-Napoléon Bonaparte. Déshérité, maudit par son père, Jean-Baptiste comprend pourtant qu’il ne trouvera la paix qu’à une condition : reconquérir ses droits sur le mas qui l’a vu naître…
Guillaume Arnault (Jean-Baptiste), Claire Duburcq (Lila), Philippe Torreton (Sosthène), Constance Dollé (Blanche), Ophélia Kolb (Zélie), Julien Boisselier (Hector), Chloé Astor (Agathe Marie), Anne Brochet (Adélaïde), Catherine Allégret (Léonie), Rio Vega (Gaspard), Pauline Briand (Alexandrine), Liah O’Prey (Estelle), David Kammenos (Ailhaud), Damien Jouillerot (Gigoulet)
Avec la participation de Michel Jonasz (maire de Buis)
et avec Hélène de Fougerolles (Séraphine)

ET LA MONTAGNE FLEURIRA ET LA MONTAGNE FLEURIRA ET LA MONTAGNE FLEURIRA
ET LA MONTAGNE FLEURIRA ET LA MONTAGNE FLEURIRA ET LA MONTAGNE FLEURIRA
Julien Boisselier – Philippe Torreton – Guillaume Arnault
Hélène de Fougerolles – David Kammenos – Ophélia Kolb

S’emparer de notre patrimoine littéraire et fédérer les téléspectateurs autour d’une mini-série historique font partie des plus belles missions du service public.
Dans cette perspective, adapter Le mas des Tilleuls, de Françoise Bourdon, nous permet de partager une belle œuvre patrimoniale qui nous plonge dans le quotidien des cultivateurs en Drôme provençale au milieu du XIXe siècle. C’est à la fois pittoresque et très réaliste, ancré dans ce terroir, ses coutumes, sa langue.
L’objectif était de développer l’intrigue et la trajectoire de notre héros, Jean-Baptiste, dans la modernité, grâce à une saga et une fable morale dont les thématiques sur les violences familiales et l’engagement politique résonnent avec notre époque contemporaine.
C’est au fond l’histoire d’un jeune maltraité, chassé de chez lui par son père et sa belle-mère, qui se retrouve totalement démuni. Cette dimension résonne universellement, tout comme ces portraits féminins dans la lutte pour leurs droits donnent une très belle dimension féministe à cette série historique.
Grâce à des producteurs investis et généreux, une auteure-réalisatrice sensible et talentueuse, une interprétation magistrale, Le mas des Tilleuls est devenu Et la montagne fleurira…, que nous sommes heureuses de partager prochainement avec le public.
Anne Holmes et Anne Didier, direction de la fiction française (France Télévisions) 

ET LA MONTAGNE FLEURIRA ET LA MONTAGNE FLEURIRA
Guillaume Arnault & Catherine Allégret

Quand j’ai vu la série « Downton Abbey », que j’ai adorée, je me suis dit qu’on avait tout ce qu’il fallait en France pour faire une série d’époque d’aussi belle qualité, mais qui défende nos valeurs républicaines.
C’est à ce moment-là que j’ai découvert le roman de Françoise Bourdon, Le mas des Tilleuls. Il se déroule en Provence, dans un village que j’aime depuis que je suis toute petite.
Elle y décrit la révolte des Montagnards provençaux contre le Second Empire, qui a chassé la IIe République. Le personnage d’Ailhaud de Volx, qui mène les combattants, a réellement existé. Cette lutte essentiellement provinciale faisait terriblement écho à la crise des gilets jaunes. C’était touchant de découvrir ces premières élections au suffrage universel masculin, ce combat pour voter, alors qu’aujourd’hui on se désole des taux d’abstention lors des élections.
J’étais aussi portée par le souffle de cette saga familiale, et le parcours initiatique du jeune Jean-Baptiste, qui traverse des paysages que j’identifiais immédiatement, et que j’avais très envie de filmer. Ce sont des lieux sur lesquels plane l’ombre de Giono, et j’y ai naturellement introduit l’épisode du choléra qui évoque Le hussard sur le toit, mais qui a surtout réellement eu lieu à l’époque. L’épidémie de covid ne s’est déclarée qu’après ce choix et, là encore, le parallèle entre cette époque et la nôtre s’est imposé.
Françoise Bourdon sait particulièrement décrire les activités traditionnelles de la région, les costumes de l’époque… J’avais envie de montrer la distillerie de la lavande telle qu’elle avait lieu alors, le travail de l’ocre, les processions et la vie dans ces fermes à l’architecture si typique.
J’ai eu beaucoup de plaisir à me documenter sur tout cela, et je souhaitais le présenter au spectateur dans une série à la fois belle et facile à regarder, avec des personnages attachants, dont les aventures s’inscrivent dans la grande Histoire.
Éléonore Faucher, scénariste et réalisatrice 

Ophélia KOLB (Zélie) Constance DOLLÉ (Blanche) Guillaume ARNAULT (Jean-Baptiste)

 

 



France 3 – inédit – Série  » HORS SAISON « –

HORS SAISON S01

Nouvelle série de 6 épisodes de 6×60′
Diffusion à partir du jeudi 1er septembre à 21h10, avec Marina Hands & Sofiane Zermani
Jusqu’où iriez-vous pour sauver ce que vous avez de plus cher ?
C’est la fin de saison, les vacanciers partent, la neige fond… et dévoile le cadavre d’une femme assassinée dans une mise en scène intrigante et macabre. La capitaine suisse Sterenn Peiry est chargée de l’affaire, épaulée par l’enquêteur français Lyes Bouaouni qui lui révèle qu’un corps a été retrouvé dans un état similaire de l’autre côté de la frontière. Alors que le mystère s’épaissit, l’enquêtrice découvre que son fils a accidentellement tué sa copine en voiture. Sa vie bascule : jusqu’où ira-t-elle pour protéger son fils ?

HORS SAISON S01 HORS SAISON S01

Avec Marina Hands « de la Comédie Française » (Sterenn Peiry), Sofiane Zermani (Lyes Bouaouini), Anna Pieri Zürcher (Félicie Glassey), Cyril Metzger (Jérémy Peiry), Nicolas Wanczycki (Yann Peiry), Christian Gregori (Andréas Dreiner), Isabelle Caillat (Cyrielle Bouaouni), Viviana Aliberti (Gaby Tanner), Cédric Djedje (Lucas Barbieri), Nastassja Tanner (Melinda Estrefi)…
Série créée par Sarah Farkas, Marine Flores-Ruimi, Claire Kanny
Scénario Sarah Farkas, Marine Flores-Ruimi, Claire Kanny, Ami Cohen, Storm Sigal-Battesti, Malou Briand, Raphaël Meyer, Raphaël Chevènement
Réalisation Pierre Monnard

HORS SAISON S01

Rencontre avec Marina Hands et Sofiane Zermani
Il a fallu le talent du réalisateur Pierre Monnard pour que ces deux-là se rencontrent car au départ rien ne les rapproche : Elle vient de la Comédie Française, il vient… du rap !
Et pourtant leur duo fonctionne !

HORS SAISON S01

« Marina, Sofiane, décrivez-nous votre personnage
Marina : Sterenn est une flic qui s’est arrêtée de travailler trois ans à la suite d’un drame personnel. Elle reprend donc ses fonctions. Son métier est de gérer la loi mais elle va quelque peu la bousculer. Elle va se trouver du côté obscur.
Sofiane : Je suis Lyes, inspecteur à la police judiciaire de Lyon , dépêché en Suisse pour seconder Sterenn en poste à Chambéry, sur l’énorme enquête d’un tueur en série qui sévit entre les deux pays. On se rejoint donc sur cette enquête.
Vous collaborez avec Lyes Bouaouini (Sofiane Zermani). Comment ça se passe entre eux ?
Marina : Sofiane est un garçon hyper intelligent. Il a l’intelligence du terrain, des gens qu’il a rencontrés, des problèmes qu’il a traversé. Il a une énergie brute. C’est un personnage magnifique. Lyes m’a beaucoup aidée car mon personnage est composé de beaucoup de mensonges, de mystère, de dissimulations. Lui est beaucoup plus spontané. Ces deux personnages sont très différents et ça marchait bien avec l’histoire.
Sofiane : Au départ cela semble un duo improbable Il a un côté cavalier  mais a un rapport très tendre avec sa maman. Il semble qu’il ait également ce rapport avec les femmes, ce qui va les rapprocher car il est aussi très protecteur

HORS SAISON S01

Le lieu est particulier…
Marina : Oui puisque l’histoire se passe en montagne, hors saison et qu’il n’y avait absolument personne autour de nous. Nous étions dans un décor tellurique puissant et nous avions un sentiment très fort en voyant ces montagnes qui survivent quoiqu’il arrive. La réflexion devient très brute , très brutale et je vous avoue que ça n’était pas facile tous les jours. Le drame que nous traversions, nous le vivions, il était très éprouvant. Il fallait qu’il le soit.
Mais je vous avoue que ces montagnes, je ne les ai pas aimées tous les jours !
Sofiane : C’était la première fois que je découvrais la Suisse avec en plus une équipe suisse. C’est elle d’ailleurs qui m’a appris à la voir, à connaître sa cuisine, ses paysages. C’est ainsi que je j’ai pu l’apprécier, qu’il pleuve ou qu’il neige et que j’ai aimé ses montagnes. Le charme de ce pays m’a complètement eu. »

 



Florence DAVIS, artiste tous azimuts !

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Elle est chanteuse, danseuse, auteure, compositrice, coach vocal… Bref l’artiste dans toute sa splendeur, dans toutes ses passions qui la poussent là où on ne l’attend pas.
J’ai connu Florence Davis en 85 grâce à Jean-Claude Brialy et Catherine Lara.
Jean-Claude créait son festival et m’y invitait. Catherine Lara y participait et, l’ayant connue grâce à Denise Glaser qui m’avait offert son premier album, j’étais devenu un vrai fan et par la suite, son ami.
Elle venait accompagnée d’une choriste magnifique, cheveux courts, regard bleu, une pêche pas possible et une voix extraordinaire. Sur scène, malgré Catherine, on ne pouvait pas la rater tant elle avait de charisme.
Elle aurait pu devenir une grande star mais elle préféra prendre, au gré du temps, des chemins de traverse.
Elle est néeau Cap d’Antibes. Elle est la fille d’Andrée Davis-Boyer qui fut à l’origine des scopitones, (On l’appelait Mamy Scopitone !) qui était programmatrice de spectacles et vivait au milieu des chanteurs, de Piaf à Pétula Clark en passant par Frehel, Mistinguet, Mouloudji, Trenet Line Renaud, Annie Cordy, Johnny, Sylvie, Clerc, Dick Rivers … Son père, Roby Davis, était un grand saxophoniste de jazz et chef d’orchestre et évoluait au milieu des plus grands jazzmen, de Django Reinhardt à Kenny Clarke, en passant par Count Basie, Bill Coleman, Eddie Barclay, Salvador, Gillespie… Comment ne pas aimer la musique et ne pas avoir envie d’être de ce milieu ?
Et pourtant…

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Son père, sa mère avec Django Reinhardt, ses sœurs Micheline, Liliane, épouse de Dick Rivers et elle toute pitchoune

Je retrouve Florence chez une amie commune, Chantal, à Toulon. Il y a un moment qu’on ne s’était retrouvés tous les trois, –quatre, devrais-je dire car il y a aussi son compagnon, Olivier Danloup, lui aussi grand et beau musicien aux yeux bleus (auteur, compositeur, guitariste, pianiste,) et ils ne se quittent jamais, à la ville comme à la scène.
« Alors, Florence, la musique, ça n’a pas été pour tout de suite ?
Pas du tout. J’aimais évoluer avec tous ces artistes venus d’horizons différents, c’était mon milieu naturel, mais j’étais loin de ça car je voulais devenir psy, philosophe, bref je voulais comprendre les mécanismes de la psychologie ! Et j’ai donc entrepris des études de psychologie.
Et comment est venue la chanson ?
Je préférais danser que chanter mais je me débrouillais bien et j’aimais chanter aussi. C’est alors que Vangelis (l’un des trois Aphrodit’s Childs, qui a entre autre écrit la musique du film « Chistophe Colomb)) qui devait passer à l’Olympia, m’a proposé de chanter dans son spectacle. C’est ainsi que j’ai fait mes premiers pas de chanteuse… direct Olympia !
A partir de là tu as fait beaucoup de choses… On s’y perd un peu !
Même moi je m’y perds et ne me demande pas une chronologie, je n’ai aucune mémoire des dates !

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Avec Catherine Lara à Ramatuelle

Bon alors, tu as accompagné nombre de chanteurs, hormis Catherine Lara.
Oui, Lara, ça a duré dix ans et c’est Joenice Jamison qui m’aremplacée. J’ai fait le tour de France et le tour du monde même avec Charles Aznavour, Michel Sardou, Clo Clo avec qui j’étais choriste avec les Fléchettes, Sylvie Vartan, Berger-Gall, Dick Rivers, qui a épousé ma sœur Micheline, Didier Lockwood et nombre de musiciens de jazz.
Et Guesh Patti !
Nous avons fait beaucoup de choses ensemble. Nous étions toutes deux chanteuses et danseuses, nous avons joué dans des comédies musicales, nous avons créé, avec Lydie Callier, le groupe Dacapo avec lequel nous avons remporté un prix au MIDEM. Notre titre était « Somnifère ». Et puis, j’ai été appelée ailleurs et c’est là que Guesh a décidé de chanter en solo et a fait un carton avec « Etienne ». Si l’on ne s’était pas quittés, peut-être n’auarit-elle chanté ce qui est devenu un tube.
On t’a vu aussi dans nombre de comédies musicales.
Oui, j’étais à la création de « Starmania » au Palais des Congrès, j’étais la doublure de tous les rôles féminins et j’ai eu le bonheur de remplacer » Nanette Workman, puis, 20 ans après Michel Berger m’a rappelée pour la reprise auprès de Maurane.
Il y a eu d’autres comédies musicales !
Oui, « Les misérables » de Robert Hossein. J’y jouais, une fois sur trois, le rôle de Gavroche car j’étais petite et je pouvais jouer le rôle de ce gosse. Je me souviens d’un soir où Il y avait 5000 mômes qui tapaient dans leurs mains comme à un concert de rock et j’arrive sur scène en chantant « Je suis tombé par terre, c’est la faute à Voltaire… » Et d’un coup, troublée… un trou. J’ai balbutié n’importe quoi… et ça a été un triomphe !
Et puis il y a les retrouvailles avec Catherine Lara pour « Revue et corrigée »
Oui, c’est Annie Girardot qui voulait rouvrir le Casino de Paris et qui a demandé les chansons du spectacle à Catherine. J’étais là donc et nous avons souvent joué pour… dix personnes ! Il y avait eu un quiproquo avec le public qui pensait que ce serait un spectacle traditionnel avec plumes et strass, alors qu’on imaginait mal Girardot dans ce rôle. La critique a commencé à… critiquer avant de savoir ce que c’était. Et ça a été un four. Girardot a  vendu tout ce qu’elle avait, Catherine est tombée malade. Reste ce superbe disque avec « Lara torio » qui est un chef d’œuvre.

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As-tu fait d’autres comédies musicales ?
Oui, aux Folies Bergère, j’ai joué dans « Nine » tirée du film de Fellini « 8 1/2» J’y jouais deux rôles : la porca (la cochone !) et la mère de Fellini. A part celui qui jouait Fellini, il n’y avait que des femmes !
Ça a été une expérience extraordinaire mais aussi douloureuse. Je suis tombée à 8 1/2 de tension… J’étais raccord !!!
J’ai retrouvé des photos du MIDEM de la Bande à Basile… Et tu y es !
Oui, j’ai même fait ça à mes débuts. Et ça a marché, J’avais un immense tutu rose et une culotte de french cancan… C’était très seyant !
Autre surprise, on te retrouve sur le concours Eurovision !
Enfin, on ne m’y retrouve justement pas. Une maison de disque a décidé de créer un groupe pour l’Eurovision : deux filles, deux garçons, nous nous appelions « Alphabet ».

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Une de ses œuvres, avec son compagnon Olivier Danloup

Autre étape : coach de « Star Academy »
Oui, j’ai été appelée pour la première Star Ac’ comme coach. J’ai donc coaché Jenifer, Mario, Jean-Pascal, Olivia Ruiz… et les autres !
Et alors ?
Au départ, ça se passait bien, j’étais là tous les jours au château, tous les samedis en prime time sur le plateau. J’étais la seule à être tout le temps là. Puis  tout s’est un peu gâté. Il y a eu le problème avec Jean-Pascal qui décidait de partir, malgré les nombreux appels du public qui l’aimaient et voulaient qu’il reste. Comme la productrice Alexia Laroche-Joubert voulait le faire partir et n’osait pas, elle m’a demandé de le faire. Ce que j’ai refusé. Du coup j’ai beaucoup parlé avec lui et en fait, il est resté et s’est assagi. Après, Alexia a eu l’idée de créer une intrigue amoureuse entre une coach et un élève. Et elle m’a proposé ce rôle que j’ai refusé. Je n’étais pas là pour ça !
Du coup, on ne m’a pas rappelée pour la Star Ac’ 2. Elle a compris que je n’étais pas malléable, que j’étais cash et du coup, pour les 20 ans de la Star Ac’, je n’ai pas été invitée… Mieux, j’ai été évitée dans tous les reportages montés autour où je n’apparais jamais.
Bon, difficile de te suivre… Qu’as-tu fait et que fais-tu encore ?
Je peins, je dessine, j’ai eu la chance que parmi les amis de mes parents, il y avait Charles, Robert et Sonia Delaunay et c’est certainement eux qui m’ont donné ce goût. Je crée des aquarelles.
Côté chansons, j’ai enregistré et produit un disque « French songs » avec le Paris Jazz Big Band .  J’ai produit le disque moi-même et j’ai pris des grandes chansons françaises avec des orchestrations jazzy comme « Dans la maison vide » de Michel Polnareff, « Requiem pour un con » de Serge Gainsbourg, « La déclaration » de Michel Berger, « Le Cœur Volcan » de Julien Clerc et surtout « Les Marquises » de Jacques Brel.
Pourquoi « surtout » ?
Parce qu’elle a été sélectionnée pour l’album « Tribute tor Jacques Brel »
Ah et puis, s’il vous plait, j’ai chanté à l’Elysée devant le président Mitterrand, Charles et Diana… Pas mal non ? Une anecdote, j’ai eu le culot de demander à Mitterrand ce qu’il aurait fait s’il n’avait pas été président. Il m’a répondu d’un seul mot : « Pape » !!!
Et aujourd‘hui ?
Je me produis avec Olivier Danloup en duo et en plus grande formation à travers le monde, nous nous sommes produits entre autre au Cotton Club de Tokyo, au Festival de Jazz de Séoul devant 20.000 personnes, en Chine, au Festival jazz de Juan les Pins.
Et puis j’ai un autre projet de spectacle intitulé « Ainsi parlait Nostradamus »

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Avec la Bande à Basile

Voilà la vie d’une artiste hors pair, qui est toujours là où on ne l’attend pas, une vie de passionnée de musique qui n’a jamais choisi de devenir « star », terme aujourd’hui galvaudé mais est toujours allée là où sa passion la menait.
Alors qu’elle était toute jeune, Nougaro lui avait prédit : « Toi, tu seras quelqu’un »
Et c’est vraiment quelqu’un de talentueux, d’original qui vit à fond ses passions, ses multiples talents avec une joie et une sérénité qui ne se démentent jamais.

Propos recueillis par Jacques Brachet










Hyères – François FELDMAN-Joenice JAMISON
dans la chaleur de la nuit

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A Hyères – ce qui n’est pas le cas partout ! – on est toujours reçu avec le sourire, d’autant que le producteur de la tournée Robert Maurel est un vieux complice avec qui on a beaucoup bourlingué.
Soleil de folie, ce qui n’est pas de tout repos pour nos artistes du jour, François Feldman et Joenice Jamison. Et puis, catastrophe, Joenice est fatiguée, elle pense tout de suite au Covid et part aussitôt se faire faire un test. Fausse alerte, au bout d’un moment elle est rassurée mais s’excuse aussitôt pour l’interview prévue car elle doit se reposer. Mais elle sera toute belle pour faire les photos avec Feldman, le temps que je lui rappelle qu’on s’est retrouvés sur les tournées de Sardou et de notre amie Catherine Lara.
« Oh my god ! mais ce n’était pas hier ! Que de beaux souvenirs… »
Pendant ce temps, François Feldman répète, sa fille Joy l’appelle et du coup il lui fait faire le tour de la scène et du lieu où va se passer le spectacle.
Et l’on se pose pour bavarder tranquillement à l’ombre des coulisses avec une bouteille d’eau bien fraîche indispensable et… une nuée de mouches qui nous attaquent.

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« François, ta rencontre avec Joenice ne date pas non plus d’hier !
C’était en 89, nous nous sommes connus pour l’enregistrement de « Joue pas ». Depuis, nous ne nous sommes jamais quittés… sauf pour dormir ! Nous avons fait beaucoup de concerts, d’autres duos. C’est une amitié qui dure.
Et tu n’as pas eu l’idée de faire un disque pour elle ?
Non car d’abord, en dehors de nos duos, elle chante en anglais. Elle aime être libre pour faire ses trucs, elle est indépendante et nos styles sont très différents. Et puis ce n’est pas parce que nous avons fait quelques duos qu’on doit toujours travailler ensemble.
Ton premier succès date de 86 … Déjà !
Et oui, c’était « Rien que pour toi » et c’est un grand souvenir. C’était mon premier succès commercial et c’est très important pour un artiste. Souvent on n’a que des succès d’estime et ça a du mal à démarrer. Et là, ça a été le bonheur.
Suivi de nombreux autres succès !
86/94 ont été mes années lourdes de succès. Il y en a eu 14 en tout, comme « Valses de Vienne », « Joue pas », « Joy », « Petit Franck », « Magic Boulevard », « J’ai peur », « Slave », « Je te retrouverai », « Parfum de vanille…  et je les chante tous ce soir.
Que gardes-tu de ces années ?
De chouettes souvenirs, de nombreuses tournées… Tout ça c’est fini. Je ne veux plus faire que des concerts, avec des musiciens top, comme ceux que j’ai ce soir. Ils sont de Toulon, Nice, Marseille. Ce sont des pointures et je m’éclate avec eux, avec Joenice, lorsqu’elle n’est pas libre, c’est avec Sarah Cooper qui qui est une très grande chanteuse. Je ne veux plus rien à voir avec les maisons de disques.
Aujourd’hui, je ne veux rien faire d’autre que du live. Du LIVE … Tu comprends ?
Je comprends, ce qui ne t’empêche pas de faire des disques !
Bien sûr mais c’est de l’autoproduction. J’en ai fait trois : « Vivant », « Latino », « L’origine »…

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Avec une photo… originale !
Bien sûr puisque c’est l’origine et que la photo, qui est d’Alain Marouani est une photo de l’époque où je débutais !. Ce disque s’est fait en plusieurs étapes : les basses ont été faites à New-York, les guitares à Los Angeles, les chœurs à Bruxelles, les cuivres, les cordes et la voix de Joenice à Avignon… C’est pas beau Internet ? Je me suis éclaté, j’ai tout mixé chez moi. Et toutes les chansons sont funky, ce que j’aime.
On est loin des valses de Vienne !
Ça, c’est mon côté slave qui vient de mon père. Et mon côté Gémeaux. Mais ceux qui aiment cette chanson ne se retrouveront pas dans « L’original ». Par contre, sur scène, je même les deux styles qui sont ce que je suis. Je chante « Ressuscité » avec Joenice, « Ma douce » et « Can You feel it » que tu retrouves sur le disque en duo avec Guy Waku, un chanteur zaïrois qui vit en Belgique.
En 1990 tu as écrit une chanson pour Mireille Mathieu « Ce soir je t’ai perdu ». Tu n’as jamais écrit d’autres chansons pour d’autres chanteurs. Pourquoi ?
Parce que ça ne s’est pas présenté. Mireille, c’est une rencontre, comme l’a été ma rencontre avec Annie Girardot pour le clip de « Magic Boulevard. Et puis, je ne me considère pas comme un vrai auteur-compositeur…
Quand même ! Vu toutes les chansons que tu as écrites !
Oui, pour moi. Et je les écris quand j’en ai envie… Je ne suis pas Barbelivien ou Goldman qui passent leurs journées à écrire ou composer. Moi, je prends le temps de vivre et quand ça me prend, j’écris. Je peux rester des mois sans le faire.
Ton côté slave ?
Je ne sais pas.
Ton côté… fainéant ?
(Il rit)… Tu l’as dit mais c’est ce que tu voulais me faire dire !
Tu sais, je vis dans un village à 8 kilomètres de Cannes. Dans la montagne. Je vis à mon rythme et c’est là que je suis bien quand je ne suis pas en concert ».

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Et à propos de concert, il nous a donné celui-ci devant trois mille personnes dont les premiers rangs se sont levés comme un seul homme à la troisième chanson, au grand dam de ceux qui n’y voyaient plus rien. Ça a été difficile de venir à bout de cette foule excitée qui chantait avec lui toutes les chansons. Difficile aussi parce qu’il faisait tout pour les faire bouger !
Ainsi, avec Joenice, il a enchaîné tous ses succès, de nouveaux titres et, moment très joli, lorsque seul au piano il a chanté de belles mélodie émouvantes comme « Petit Franck »  « Le mal de toi » ou ces chansons pour son père ou pour sa fille Joy.
Ce fut un grand moment de communion et une vraie fête funky, comme seul l’ami Feldman sait nous les offrir.

Jacques Brachet
Photoscréations.fr

Eric FANINO fabrique de la bonne humeur

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Il a du soleil plein les yeux, l’accent que, comme disait Mireille Mathieu, l’on prend en naissant du côté de Marseille et il transporte avec lui un sourire perpétuel.
Normal, il est né au pays de Pagnol, à Aubagne, sous le Garlaban et il n’est pas parti beaucoup plus loin puisqu’il vit à Trets.
Eric Fanino, comme moi, est un provençal pure souche et un routard de 58 ans qui écume toute notre région, depuis quelques décennies, en faisant des spectacles où il mêle l’humour et la chanson. Et il écrit tout, chansons, sketches, sous le regard sévère de son fils qui le suit, technicien de son spectacle, partout où il va. Un beau et sympathique duo.
Sympathique, on ne peut l’être plus que lui. Dès la rencontre on est conquis par son sourire, sa bonne humeur et sa gentillesse.
Il vit de sa passion depuis près de 35 ans, il n’a jamais ressenti le besoin de « monter à Paris », n’a pas de velléités de devenir une star et il est heureux de vivre.
Heu-reux !
Nous voilà attablés au bar des Sports à Six-Fours, où il a fait étape pour qu’on se rencontre.
Et nous sommes tout étonnés de ne nous être jamais rencontrés alors qu’on fréquente le même milieu et qu’on a des tas d’amis en commun comme Zize, Anthony Joubert, Benjy Dotti, Patrick Cottet-Moine, Yves Pujol d’Aïoli et bien d’autres ! Mais c’est le hasard de la vie et notre rencontre est due à une attachée de presse… de Six-Fours !
Il était donc temps que nous nous rencontrions !

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Eric a toujours voulu être artiste, déjà tout petit et peu à peu il s’est affirmé dans des pianos-bars, de petites salles marseillaises et alentour, puis des scènes plus grandes et aujourd’hui il travaille à l’année avec les comités des fêtes, les mairies, les associations.
« Je n’ai jamais eu la prétention d’aller conquérir Paris, d’abord parce que être « vedette » ne m’a jamais fait envie. J’ai juste fait un plateau à la Cigale à Paris avec des artistes du sud. Et puis parce que j’aime trop ma région que je peux parcourir dans tous les sens en vivant de ce que j’aime : chanter, raconter des histoires, monter des spectacles. Mon accent je j’ai et je me le garde !
Comment sont conçus tes spectacles ?
Je mêle les chansons à mes sketches, je crée des parsonnages, j’écris tout, je fais tout moi-même aidé de mon fils et de mon ami Daniel. C’est une entreprise artisanale et familiale et l’on tourne beaucoup dans la région.
J’ai fait plusieurs disques. Plus jeune j’ai fait un disque de rock, puis un disque de chansons populaires italiennes et là je viens de sortir un nouveau CD « J’veux du soleil » .
Un disque, il est vrai, plein de bonne humeur qui donne envie de danser sur des rythmes méditerranéens, brésiliens comme « Pâtes, boulettes, parmesan », « La banane » et la reprise d’une chanson de l’ami Carlos « La bamboula ». C’est plein d’énergie, de bonne humeur… de soleil évidemment !
« J’aime les choses simples, j’ai envie de créer une complicité avec le public, de les faire rire, de les faire danser, de leur faire oublier les soucis du quotidien. La finalité est de fabriquer de la bonne humeur (Le titre de son spectacle étant « La fabrique de la bonne humeur ») et de faire plaisir aux gens tout en me faisant plaisir et si c’est gagné ça suffit à mon bonheur. J’ai tourné quelques clips dont un au lac de Ste Croix, à Esparon.
On vit dans une belle région car le Midi ce n’est pas que Marseille.
Tu t’autoproduis ?
Oui, nous faisons tout ensemble comme des grands, nous travaillons avec un studio d’enregistrement (Pirris Editions), nous tournons nos clips et nous démarchons comme beaucoup. Depuis le temps nous commençons à être connus. Malgré cela, le covid nous a coupés dans notre élan. Il a fallu faire repartir la machine et… ça repart ! »

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Eric est un homme cordial, optimiste, avenant, même s’il se dit timide (mais il se soigne m’avoue-t-il !) qui aime aller vers les gens et le public se rend très vite compte de ce qu’il est : un homme simple, un artiste vrai, heureux de vivre et de donner du bonheur aux gens. Avec lui, c’est la fête tous les jours.
« J’essaie de rester le plus vrai possible, j’aime faire partager mes histoires, mes chansons et je suis toujours disponible pour ce public avec qui j’ai des relations particulières, simples, joyeuses. Mon humour n’est jamais au-dessous de la ceinture, ce qui fait que tous les publics y trouvent leur compte »
Qu’est-ce que ça fait du bien de rencontrer un artiste qui ne se prend pas la tête et qui n’a qu’un but : donner du plaisir aux gens.
A découvrir sur youtube

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Jacques Brachet

Ahmed SYLLA & Bertrand USCLAT…
Des jumeaux pas comme les autres !

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Anthony (Ahmed Sylla) est black. Grégoire (Bertrand Usclat) est white. Ils ont 33 ans et vont découvrir qu’ils sont jumeaux.
Comment cela a-t-il pu arriver ? Vous le saurez en découvrant le film « Jumeaux mais pas trop » signé Olivier Ducray et Wilfried Meance.
Tout ce qu’on peut vous dire c’est que les hasards de la vie font qu’ils vont le découvrir, se retrouver… Pour le pire et le meilleur ?
La situation est cocasse d’autant qu’en dehors du fait que l’un est noir… noir et l’autre blanc, blond aux yeux bleus, ils n’ont rien en commun. Bertrand vit dans une famille bourgeoise, a fait des études et se présente aux élections. C’est un homme pas très sympa, manipulateur, imbu de sa personne. Quant à Anthony, il a vécu dans un quartier populaire avec un couple aimant qui l’a adopté. Vivant de petits boulots et de petites magouilles, ils n’étaient pas faits pour se  rencontrer.
Et pourtant…
A partir de là, des mystères se dévoilent, des quiproquos vont s’enchaîner, que va-t-il advenir de cette gémellité inattendue et que va-t-il en sortir ?
Ce film est la surprise de cette saison, un film à la fois drôle et émouvant, tout en finesse et nos deux comparses sont à la fois drôles, craquants et l’on suit leur originale aventure avec beaucoup d’empathie, de plaisir, de fous-rires et d’émotion. On est sur une espèce de montagne russe, passant ainsi de situations drolatiques à des moments pleins de jolis sentiments.
Ahmed et Bertrand sont épatants et l’on se prend très vite à s’attacher à eux.
Très joli moment de cinéma avec, en plus de nos deux comédiens charismatiques, une belle brochette de seconds rôles : Pauline Clément, Gérard Jugnot, Isabelle Gélinas, Nicolas Marié, Jean-Luc Bideau…

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Les bébés… ce n’est pas nous, précise Ahmed !

Et très joli moment de rencontre aussi – un peu trop brève – avec nos deux comédiens et l’un de leurs metteurs en scène, Wilfried Meance.
Entre eux on sent une connivence, une fraternelle complicité qui se dégage d’ailleurs du film. Ahmed n’arrête pas de plaisanter, jette sur le catering que la direction du Six N’Etoiles a préparé (quiche, pizza et autres gourmandises) un regard de convoitise avant de choisir… une banane !

« Je prépare un film dans lequel je joue un boxeur et je dois faire un régime… Dur, dur…
– Dommage, réplique Bertrand, ces pizzas sont délicieuses ! Et il s’en engouffre un morceau devant le regard désabusé d’Ahmed et le rire du réalisateur.
« D’où vient cette idée de gémellité hors du commun, Wilfried ?
D’un fait divers incroyable qui est tombé sous les yeux de de notre producteur. Après ça, le départ du film était trouvé et il fallait y ajouter une histoire entre ces deux hommes…
Comment vous deux êtes venus sur le film ?
– Ahmed : Lorsque j’ai reçu le pitch, j’avoue qu’au départ je me suis posé beaucoup de questions et j’avais peur que la rencontre blanc-noir fasse un peu cliché. Et puis j’ai reçu la deuxième version et je me suis rendu compte que, dépassé la différence, ce film abordait beaucoup de sujets, il parlait beaucoup de la famille et de ses secrets, du fait que si l’on nait quelque part, dans un certain milieu, la vie ne sera pas pareille pour tous.
Bertrand : J’ai reçu le pitch par Email et mon premier réflexe est de dire : c’est mauvais ! Et puis, lorsque j’ai su qu’Ahmed avait accepté, je me suis dit qu’en fait ça ne devait pas être si mauvais. Le sujet étant que deux enfants ont été séparés, ont eu des vies diamétralement opposées et vont se retrouver… Il y avait quelque chose à transmettre. Et puis, j’avais très envie de rencontrer Ahmed.

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Vous vous connaissiez ?
Ahmed : Chacun connaissait l’autre mais nous ne nous étions jamais rencontrés
Bertrand : on le voit beaucoup au cinéma ou à la télé… Difficile de le rater !
Ahmed : Et moi j’avais vu sur les réseaux, sur Youtube et dans la mini-série « Broute »
Et alors ?
Ahmed : Coup de foudre ! Il faut dire qu’on a fait beaucoup de lectures en amont, ce qui nous a permis de nous découvrir et de nous apprécier !
Bertrand : Nous nous sommes à la fois trouvé des affinités et rendu compte que nous étions comme le yin et le yang.Et que ça pouvait coller. Il a été un partenaire prodigieux.
Ahmed : Et nous avons tous été portés par le film.
Où le film a-t-il été tourné ?
Wilfried : A Angoulême, nous avons tourné du 24 juillet à la mi-septembre…
Ahmed : Vous connaissez Angoulême ? Il ne s’y passe rien à part le covid ! Heureusement qu’on avait du boulot, sinon on se serait bien fait….
Bertrand : (qui le coupe avant) Ça nous a poussés à être focus et à travailler à fond. Car c’est vrai qu’on ne voyait pas grand monde.
Ahmed : J’aurais préféré que ça se passe  à Six-Fours !
Alors pourquoi Angoulème ?
Wilfried : Parce que nous voulions une ville qui ne soit pas marquée politiquement dans la mesure où Bertrand-Grégoire est en pleine période d’élections.
Comment définiriez-vous vos rôles ?
Bertrand : Grégoire est un type qui a fait des études, qui est né dans une famille bourgeoise, qui n’a manqué de rien et qui se présente aux élections plus pour paraître que pour faire quelque chose pour sa ville. Il veut surtout briller.
Ahmed : Anthony sait qu’il a été adopté par un couple qui l’a toujours aimé. Il est heureux, un peu naïf, il vit de petits boulots, il regrette sa maison communale qui a fermé et où il était entre potes mais il vit sa vie sans se poser trop de problèmes… et en magouillant un peu ! »

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Voilà. Rencontre rapide avant que notre équipe ne présente aussi rapidement le film aux six-fournais et avant qu’ils repartent aussitôt pour Toulon.
On aurait bien aimé passer encore un moment avec eux, autour d’une pizza !
Mais, comme l’aurait ma grand-mère, c’était une visite de docteur, trop rapide. D’autant que notre duo est fort sympathique et que leur film pourrait bien être un des succès de l’été.

Jacques Brachet
Photoscreations.fr




VANILLE & ENZO ENZO
Une soirée sous le signe de la femme et de la poésie

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Deux magnifiques femmes. Deux chanteuses, auteurs, compositrices : vanille et Enzo Enzo.
Toutes deux dans le même programme à Sanary, nous ont offert un spectacle intimiste, fait de belles mélodies et de mots simples et beaux.
Vanille est la fille de Julien Clerc qui a suivi les traces de son père avec bonheur. Elle s’est éveillée à la chanson en composant des textes qui racontent les histoires des  gens de tous les jours, les préoccupations des femmes d’aujourd’hui.
Enzo Enzo est celle qui, grâce à une chanson « Juste quelqu’un de bien » a démarré une carrière qui n’a jamais arrêté et elle a suivi son chemin avec douceur, avec tendresse, sans esbroufe, toujours avec cette force tranquille qui est la sienne.
C’est la première fois qu’elles se rencontraient, ça a fait tout de suite « tilt » entre elles et elles nous ont toutes deux offert une soirée faite de jolies ballades et de poésie.
On a eu la joie de rencontrer deux femmes simples, joyeuses, passionnées. Ce fut un grand moment de charme.

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VANILLE : La pêche et l’énergie
Elle est grande, belle, souriante et volubile. Un vrai bonheur que de parler avec elle, chanson ou littérature. Malgré les moustiques, ce fut un vrai moment de plaisir !

« Vanille… Vous avez failli ne pas vous appeler Vanille !
Et malgré tout on m’a toujours appelée Vanille ! Lorsque je suis née et que mon père a voulu déclarer ce prénom, il lui a été refusé. Du coup il est inscrit en second après Elisa ! Mais jamais personne ne m’a appelée ainsi. Plus tard, j’ai pu récupérer mon vrai prénom… Je suis bien Vanille !
Grâce à votre père, vous avez été baignée de musique et puis il y a eu la découverte de la littérature…
C’est arrivé un peu plus tard, vers mes 22/23 ans, lorsque j’ai découvert Françoise Sagan. C’est elle qui m’a donné envie, d’abord de lire puis d’écrire des textes. J’ai ainsi découvert la littérature française, anglaise, russe (pas dans leur langue, je précise !), Tolstoï, Alberto Moravia, Steinbeck… et j’ai commencé à lire tous les classiques. Puis je me suis mise à la littérature contemporaine en découvrant Nicolas Mathieu et d’autres auteurs.
Dans un autre genre, il y a eu Marguerite Duras !
Oui, c’est vrai que c’est plus ardu que Sagan et que je comprends qu’on puisse s’ennuyer mais je crois que toutes deux se rejoignent par la voix, la manière de s’exprimer. Lorsque j’ai lu « Barrage contre le Pacifique », j’ai totalement été habitée par cet aller-retour de la mer à la mère. J’ai eu des sensations extrêmes en  lisant aussi « Les petits chevaux de Taquinia », cette ambiance étouffante, mystérieuse…
Du coup, la lecture devenu une passion ?
Totalement et un entraînement dont je ne me lasse pas. Je suis capable de « m’envoyer » un roman en un seul jet !
Et la chanson alors ?
J’ai commencé à m’entraîner dans mon coin sur ma guitare, à écrire des mots et surtout à rencontrer des gens comme le rappeur Lomepal. Mes textes viennent de ma vie de tous les jours, de mes émotions vécues, de mon ressenti, des faits dont je suis témoin.

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Beaucoup de textes parlent de la femme aussi…
Je vis à Bordeaux avec ma mère et je suis entourée de femmes. Je connais leurs joies, leurs problèmes, j’ai été soutenu par elles, elles me font du bien, je suis devenue naturellement féministe et il y a entre toutes ces femmes qui m’entourent, un naturel, une sororité. Mais, vivant à la campagne, je suis aussi très concernée par l’écologie. C’est un choix que de m’installer au bord de la Dordogne. Je suis entourée de potagers, d’arbres fruitiers, de poules. La manière de consommer est différente qu’à Paris !
Comment composez-vous vos chansons ?
Il y a d’abord la musique. Partout où je vais, il y a ma guitare et je compose souvent, un peu partout. Pour les paroles, c’est différent car c’est un travail de solitaire. Il me faut absolument m’isoler. Mon inspiration me vient de l’humanité sentimentale ! J’ai envie de toucher les gens, être avec eux la plus honnête possible. A la source, il y a un travail d’introspection, sur mes propres failles que j’essaie d’expliquer. Et puis, pour finaliser mes chansons, j’ai besoin d’un endroit.
Comment votre père a-t-il pris le fait que vous vouliez chanter ?
Il a d’abord été très inquiet ! Il a débuté dans les années 68, c’était une période où il y avait beaucoup moins de chanteurs qu’aujourd’hui. Il m’a mise en garde mais il a très vite compris qu’il n’y avait plus rien à faire… sinon que d’accepter ce fait !
Vous avez même chanté en duo avec lui !
Oui, ça s’est passé durant le confinement. Il avait décidé de faire un disque de duos et il m’a proposé d’en faire un. On a choisi « Fais-moi une place », en hommage à ma grand-mère maternelle. De plus j’étais enceinte de mon fils… C’était une histoire de transmission.

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Pourriez-vous composer avec lui ?
Rien n’est impossible mais jusqu’ici ça ne s’est pas fait. Mais j’aime beaucoup co-composer avec d’autres artistes, comparer et mêler nos univers car beaucoup de choses passent par les mots et par les rencontres.
Comme avec Gaël Faye que vous aimez beaucoup ?
Oui c’est vrai, j’adore ce qu’il écrit et j’aimerais travailler avec des gens comme lui. Il suffirait peut-être d’une rencontre car à ce jour ça ne s’est pas fait. Et je ne vais pas spontanément vers ces gens.
Alors, aujourd’hui, heureuse ?
Oui, très heureuse car j’aime ce que je fais. Et vivre de son art, même modestement, c’est une bénédiction ! »

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ENZO ENZO : Juste une femme bien !
Elle est toute menue derrière ses lunettes rondes qui fait penser à une institutrice qu’on aimait bien et avec qui on a envie de faire un bout de chemin.

Question incontournable, Enzo Enzo… Pourquoi ce pseudo ?
Evidemment, je ne peux y couper ! D’abord, je trouve que c’est joli, et puis, je ne me voyais pas chanter avec mon nom (Körin Ternovtzell) difficile à prononcer. Enfin, ce nom englobe tous les gens avec qui je vis, auteurs, compositeurs, musiciens, techniciens. C’est pour leur rendre hommage et leur dire qu’ils sont indispensables à ma vie.
Vous avez démarré avec « Juste quelqu’un de bien » tiré d’une œuvre de Brahms (Le 3ème mouvement de la symphonie N°3)*
C’est vrai mais avant tout, cette chanson faite avec Kent a plu aux gens plus par les paroles que par la musique. C’est un hommage à tous ces gens inconnus, simples, qui ne sont pas des héros mais des gens comme tout le monde. Des gens bien et qui le sont sans tapage. J’avoue qu’au départ c’est le texte que j’ai entendu. Et puis il y a eu ces arrangements un peu jazzy, intimistes, qui ont plus aux gens. Savez-vous que pas tout le monde connaît Brahms et qu’on m’a beaucoup dit que la chanson faisait penser à celle de Montand « A bicyclette ». C’est du même ordre d’intimité. Le public s’est retrouvé dans ces propos et chacun peut s’y voir. D’ailleurs, cette chanson, qui date de 94, traverse le temps. C’est pour cela que je l’ai reprise dans mon dernier album « Eau calme », qui est sorti il y a quelques mois.
Elle vous colle à la peau ?
Oui, c’est vrai, depuis le départ je la chante toujours, elle colle à mon atmosphère musicale, c’est net, sobre, simple, elle a pris plu de profondeur car aujourd’hui je la chante avec la voix d’une femme de 60 ans, qui a vécu des joies et des tempêtes. Dans un climat plus lent, plus latin. Dans un cheminement plus personnel, j’ai appris à mieux me comporter. J’ai aujourd’hui une aptitude à la joie. A force d’avancer, il n’y a plus de temps à perdre. Je me sens plus joyeuse, plus calme, plus sereine.

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Il y a quelque temps, vous avez fait un spectacle musical autour de Marie Nimier. Pourquoi elle ?
Tout d’abord parce qu’on me l’a demandé et que j’ai adoré découvrir à la fois ses chansons et la femme. J’ai pu la rencontrer et si j’aime ce qu’elle écrit, que ce soient ses romans ou ses chansons, d’une manière tellement simple, j’ai pu aussi apprécier la femme formidable qu’elle est. Art Mengo s’est rapproché de moi  puis des gens comme Alain Lantier et Daniel Lavoie avec qui j’ai collaboré.
Ce sont des gens dont je me sens proche, comme Allain Leprest, Romain Didier, Kent..
Kent avec qui vous collaborez toujours ?
Nous nous sommes perdus de vue mais nous retrouvons toujours avec plaisir, comme avec toutes ces personnes que je vous ai citées.
Qu’on retrouve sur « Eau calme »
« Eau calme » est un disque qui m’a donné envie de me poser. C’est un disque enveloppant, doux, rassurant, porté à ce sentiment de sérénité et on y retrouve plusieurs chansons justes portées par ma voix et deux guitares. C’étaient des chansons que je n’avais pas osé enregistrer. Et j’ai sauté le pas. On peut penser que c’est osé ou courageux que d’arriver sur scène avec juste deux guitaristes mais je voulais des textes poétiques porteurs de sens, sans une grande orchestration. Je trouve qu’aujourd’hui on a besoin de choses qui reposent, de choses limpides, logiques.

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Et il se trouve que, que ce soit dans un théâtre ou en plein air, ça marche. Les gens apprécient cette simplicité, cette intimité que l’on a tendance à perdre et qui est propice à l’écoute
L’été, il y a beaucoup de musiques festives, au demeurant très honorables mais ce n’est pas si mal que l’on puisse aussi entendre des musiques propices à être écoutées. Et chaque soir je sens le public captif de ces mots, de ces petites musiques, de cette légèreté, de cette joie qu’ils ont à écouter et pas seulement entendre.
C’est une musique qui rend apte au bonheur ».

Propos recueillis par Jacques Brachet
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Mister MAT : Bien dans ses bottes

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C’est un grand costaud au regard bleu et brillant, au sourire carnassier, le bob vissé sur la tête. Un grand ogre à la gentillesse extrême avec lequel, aussitôt, passe un sentiment de sympathie. Sa voix éraillée pour vous dire bonjour ajoute au charme de ce chanteur issu de l’émission « The Voice », qui, malgré « son grand âge » (40 ans !) est arrivé en finale, juste poussé par une gamine de 16 ans, Nour, qui lui a ravi la place de justesse.
En tout état de cause, c’est lui qui, contre toute attente, a fait le buzz, grâce à son charisme, sa personnalité et cette voix qui oscille entre Garou et Joe Cocker. Il a d’ailleurs, pour un concert, chanté avec Garou… « Enchain my heart » !
C’est à Cultura, à la Valette, qu’il est venu nous offrir un show case où il était tout à fait en harmonie avec un public qui l’a découvert dans cette émission et l’on se rend aussitôt compte de son charme, de son talent et de la proximité qu’il a avec ce public.
Une belle rencontre avec celui dont le grand-père était toulonnais  et qui arrivait du Québec, via St Pierre et Miquelon, un peu déphasé par le décalage horaire.

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« Mat, est-ce qu’on peut dire… enfin et salut l’artiste !
Il rit : Je ne suis pas un artiste, je suis un musicien ! Et je ne suis pas une star non plus, je ne le serai jamais. Depuis des années, j’ai baroudé partout, j’ai fait des centaines de concerts avec mon groupe, Mountain Men, nous avons fait des disques qui se sont bien vendus, et puis j’ai eu envie de me lancer en solo. Bien m’en a pris puisqu’on était en 2019, j’ai fait un disque « Freedom », suivi de « Du bonheur en retard »  je suis passé chez Ruquier, puis le 13 mars 2020 à « Taratata » et le 14… tout s’arrêtait avec le covid !
Ce qui a beaucoup compliqué les choses durant deux ans jusqu’à ce qu’on me propose de faire « The Voice ». Je dois dire qu’au départ je n’y croyais pas, je ne voulais pas le faire. Qu’allais-je faire dans ce genre d’émissions où seuls des jeunes se présentent ? Ce n’était pas mon truc. Et puis ce covid m’a fait dire : pourquoi pas ? Je n’avais rien à perdre et en attendant que ça se passe, j’avais quelque chose à faire. Et montrer que j’existais.
Lorsqu’on entre dans une telle émission a-t-on la liberté de faire ce que l’on souhaite ?
La production a bien vu que j’étais un cas à part, que je ne venais pas pour me dandiner et prouver que j’avais une voix. Je suis comme je suis, je viens du blues, j’adore la chanson française, Brassens et Dylan, et j’avais envie de me montrer tel que j’étais, avec mon âge, ma voix, ma personnalité et la prod m’a laissé faire mes choix. Je n’ai eu aucun problème à ce sujet. Même les interviewes que j’ai faites au cours des émissions sont restées telles quelles.
Au fur et à mesure que l’émission avançait, Ils se sont rendus compte qu’il se passait quelque chose… et qu’ils n’allaient pas pouvoir se débarrasser de moi ! (Rire)
Et pas frustré d’être coiffé au poteau par une gamine de 16 ans ?
Pas du tout ! Je ne venais pas pour gagner, devenir une star mais pour me montrer tel que j’étais et faire savoir que j’étais là. Ce genre d’émission peut aussi bien te faire découvrir sans que, du jour au lendemain, tu deviennes une star. C’est une vitrine qui te donne un coup de projecteur. Et puis, avec un type comme moi, ça a un peu bousculé l’émission car je n’avais rien du petit gendre idéal. J’arrivais avec mon vécu, avec mon expérience et je n’avais pas le stress de continuer ou d’être éliminé. Les gens ne s’y sont pas trompés puisque de semaine en semaine j’étais plébiscité.
Je crois qu’aujourd’hui les gens ont besoin d’authenticité.

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Pourquoi dis-tu ça ?
Parce que c’est une réalité. Aujourd’hui je trouve que la chanson française n’est plus ce qu’elle était. On s’extasie sur tout et rien, la médiocrité s’installe, on est nivelé vers le bas, et ça devient hélas une habitude. C’est comme tout d’ailleurs, comme la bouffe. On mange de plus en plus mal mais on finit par s’y habituer. On est aujourd’hui dans un monde d’images , le contenu on s’en balance. On vit à l’heure des smartphones, des influenceurs qui gagnent des fortunes avec du vent. Des artistes qui n’en sont pas et deviennent stars avant d’être artistes.
Alors que faire ?
Pas grand-chose, hélas. La culture des mots se perd, on voit comment s’expriment les jeunes… sans parler de l’écriture. Moi j’essaie de défendre ce qui est défendable, dont la vraie chanson française. Je suis mon chemin, même s’il est quelquefois compliqué. Mais c’est mon chemin.
Alors, comment ça s’est passé avec Vianney, qui était ton coach ?
C’est un garçon sympathique avec qui j’ai eu une jolie relation, même si ce qu’il chante n’est pas ce que j’aime. Mais il y a eu une belle approche, on a bossé dans son studio, on continue à s’envoyer des SMS, nous avons une chouette relation.
D’habitude, lorsqu’un artiste sort d « The Voice » il met souvent plus d’un an à sortir un disque. Toi, tu en as déjà deux à ton actif !*
Oui, parce qu’ils ont été faits chez Decca avant le covid. Le premier « Du bonheur en retard » était prêt, se second « L’aventure continue » est un mélange de mes chansons et de chansons que j’ai chantées sur « The Voice ». Donc tout était déjà là et ça a facilité les choses.
Tu as toujours vécu de ta musique ?
Depuis pas mal d’années déjà, avec mon groupe.
Ce qui n’empêche que j’ai pratiqué plein de petits métiers, j’ai travaillé à l’assainissement, j’ai été représentant en soutien gorge !!! »

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Et le voilà reparti avec ce rire tonitruant d’ogre sympathique qui fait partie de son personnage non, de sa personne, car c’est un artiste… et musicien aussi vrai que talentueux, un homme d’une belle simplicité qui suit sa route bien dans ses bottes, guitare en bandoulière (sa plus ancienne date de 1933 !), sans concession, désespérément optimiste et qui ne regrette rien.

Jacques Brachet
Photoscreations.fr
* « Du bonheur en retard (Je m’envolerai – Désespérément optimiste – Jours dans le vent…)
« Laventure continue (Non, je ne regrette rien, Marie, Georgia on my mind, Je l’aime à mourir…)


Notes de lecture

dhalluin-4977982-330-540 Frain© Céline Nieszawer 2

Benoît d’HALLUIN :  Une nuit sans aube (XO éditions – 347 pages)
Premier roman de l’auteur dont le thème tourne autour de l’homosexualité masculine avec la difficulté de se reconnaître différent, de le révéler à sa famille, de le vivre et d’aimer. Le livre comporte successivement des chapitres sur l’enfance et la vie d’adulte de ses personnages pour en montrer à la fois l’évolution avec ses difficultés et souffrances, à la recherche de sens et d’amour.
A cela, l’auteur ajoute une énigme : Catherine apprend que son fils Alexis a été heurté par un véhicule à New York et se trouve dans le coma : accident ou pas ? Marc l’accompagne de France aux USA, mais qui est cet inconnu et quelles étaient ses relations avec son fils ?
Livre révélateur des relations homosexuelles dans un milieu aisé qui nous transporte de Nice à New York.
Étude sociologique d’une population et de ses pratiques.
Malgré de belles descriptions de lieux et de paysages ce livre ne suscite cependant pas de grandes émotions.
Irène FRAIN : L’allégresse de la femme solitaire (Ed du Seuil – 375 pages)
Un jour d’août 1853, une femme indienne est ramenée de l’île désolée de San Nicolas au village de Santa Barbara près de Los Angeles. Toute la population est attirée par cette femme dont la langue est inconnue, mais qui chante et danse dans une joie incompréhensible.
Elle surprend par ses robes en plumes noires, ses colliers en ormeaux.
James Shaw, ancien médecin devenu éleveur de moutons cherche à déchiffrer son langage et à comprendre son passé, son histoire.
Irène Frain s’est inspirée d’une histoire vraie qui n’a pas fini de livrer tous ses secrets sur la vie des amérindiens de Californie. C’est un livre bien documenté et à l’écriture fluide qui célèbre la confrontation respectueuse à l’Autre.

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Nicolas REY : Crédit illimité (Ed Au diable vauvert – 207 pages)
Que voilà un roman délicieusement amoral… et immoral !
C’est l’histoire de Diego Lambert, un type lambda, un raté, sans profession, interdit bancaire, des dettes à la pelle qui, après avoir ponctionné toute la famille n’a plus qu’une solution : Aller voir son père avec qui il est brouillé, richissime chef d’entreprise, despote, manipulateur, violent en mots autant qu’en gestes, que sa femme battue et ses deux enfants humiliés ont quitté.
C’est son ultime chance mais quel en sera le prix ? Celui de devenir DRH de son entreprise pour virer une quinzaine d’employés… Avec au bout, un vrai pactole qui le sauvera de tous ses problèmes.
Forcé, il accepte mais déteste devoir renvoyer des gens humbles, honnêtes, qui ont des familles, des besoins d’argent mais il va malgré tout les recevoir un à un… sans arriver à les virer, plein de compassion pour eux et défiant son père qui, bien sûr, va très vite lui mettre le marché en main : ou il fait son boulot ou il n’aura pas un sou.
Entretemps il étudie la situation et se rend compte que ces renvois ne sont  que des magouilles pour se faire plus d’argent avec ses associés.
Il décide alors de passer à l’action : tuer son père. Ce qu’il fera avec un plan machiavélique incroyable, avec une espèce de sérénité, tout en se servant de quelques personnes, tout en vivant une histoire d’amour avec une psy qui le suit depuis des années, tout en tenant tête au commissaire qui dirige l’enquête.
Que pensez-vous qu’il arriva ? Il faudra lire le roman pour le croire !
D’une plume légère, pleine d’humour, Nicolas Rey,  nous entraîne dans cette aventure à la fois folle et  iconoclaste, originale et rocambolesque, par petites touches, les chapitres étant toujours très courts.
On s’attache malgré tout à cet anti-héros cependant bien sympathique et malgré la gravité de ses actes, on espère jusqu’à la fin qu’il s’en tirera ! Allez savoir !
A propos : ce livre est dédié à son père !
Boris MARME : Appelez-moi César (Ed Plon – 312 pages)
Eté 1994, Étienne,15 ans, un mètre quatre-vingt, part dans un camp de marche en montagne pour les 14-18 ans, organisé par la paroisse du quartier de Le Grandin, une banlieue défavorisée.
Fils de bourgeois, élève sérieux, il va devoir s’intégrer à un groupe de jeunes difficiles, encadrés par Frère Michel, Frère Jean Marc, Mireille infirmière scolaire et Albert le cuisinier.
Vingt-cinq ans après, Étienne veut raconter la vérité sur les évènements tragiques qui se sont passés cet été-là.
Boris Marme qui est professeur de lettres et dont c’est le deuxième roman, dresse avec une belle écriture les profils de ces jeunes si différents. On va assister à la lente transformation d’Étienne, se libérant de son éducation au fil des défis transgressifs et des jeux de pouvoir entre les membres du groupe mais surtout sous l’emprise de Jessy, jeune gravement cabossé par la vie.
Un phénomène classique qui est décrit avec talent.

Olivier Adam Photo du Festival Berlioz 2017
Olivier ADAM : Dessous les roses. (Ed. Flammarion- 247 pages)
« Dessous les roses » est un roman sur la fratrie, les relations familiales vues par des adultes qui évoquent le passé et le vécu qui les a amenés là.
A nouveau réunis lors du décès du père, la mère épuisée se repose, le frère et la sœur attendent le troisième larron, le fils difficile, metteur en scène célèbre qui a utilisé ses relations familiales pour installer son succès tout en le niant. En froid avec les siens la question se pose : Viendra-t il ou pas ?
Il vient bien sûr et c’est à cette réflexion, cette nouvelle mise en scène que nous allons assister dans le huit-clos familial. Chacun évoquera son vécu réécrivant la scène, en fonction de leurs souvenirs, de leurs rancœurs et de leur difficulté à exister dans ce cocon familial perturbé mais aussi plein d’amour chacun à sa manière.
Présenté un peu comme une pièce de théâtre où chacun joue son rôle on assiste à une fresque sociéto-familiale qui porte le lecteur à la réflexion sur les relations humaines.
Tendre et rude à la fois l’auteur, très en osmose avec ses personnages comme toujours  réveille en nous l’empathie envers le passé.
Bruno MESSINA : 43 Feuillets. Profession Intermittents(Ed-Actes Sud – 187 pages)
Intermittent ? Quelle drôle de profession dont on entend parler surtout lorsqu’est annoncée la suppression d’un spectacle pour cause de grève.
Qui sont-ils ? Quand les voyons-nous ? Pas souvent. Ils sont ceux qui ne brillent pas au premier rang des spectacles mais qui en sont la charpente, les indispensables qui installent le matériel et  font que les acteurs puissent se produire.
L’auteur nous fait suivre ici le quotidien d’un musicien d’orchestre de variétés que l’on suit de discothèques en fêtes votive,s qui s’enfonce dans la surdité mais résiste et persiste à faire partie du groupe qu’il soutient, les montages de décors, les rangements d’instruments. Quarante trois feuillets où il narre les voyages en car ou en train ou en avion, les désordres confus de dates, les bons et mauvais tours de la vie.
De vie familiale il y en a peu. Toujours parti, toujours ailleurs il ne voit pas grandir ses enfants. Peu rémunéré, peu honoré beaucoup ignoré et si indispensable cependant
D’une écriture ciselée l’auteur nous émeut et nous fait partager les moments intenses de cette approche à la fois désabusée parfois drôle et toujours riche, documentée, engagée. Un bon livre de découverte et de sympathie

 




Une excellente « dégustation » avec Isabelle CARRE et Ivan CALBERAC

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Jacques (Bernard Campan) est un garçon divorcé, espèce d’ours solitaire qui tient une cave à vin un peu branlante et qui ne voit personne à part un ami..
Hortense (Isabelle Carré) et une femme encore jeune, pleine d’entrain, très catho, chantant à l’église dans une chorale et s’occupant de sans-abris. Elle se sent vieillir, sage-femme elle voit tous les jours naître des bébés, alors que son seul désir est d’en avoir un.
La rencontre autour du vin entre cet ours et cette poupée  va changer leur vie. Mais avant, il faudra que chacun se lâche, raconte sa vie, ses déceptions, ses peines, ses fêlures, s’ouvre à l’autre et ce ne sera pas des plus faciles.
Ivan Calbérac nous offre, une fois de plus, une comédie romantique pleine de douceur, de délicatesse, nos deux personnages sont attachants, lui qui cache un énorme besoin de tendresse après une vie faite de drames, elles qui se sent vieillir seule et surtout sans espoir d’avoir un enfant.
C’est l’histoire de deux solitudes qui vont s’ouvrir par l’intermédiaire du vin, un sujet original qui fut d’abord une pièce de théâtre à succès mais l’ami Ivan a cette habitude de transformer un livre, une pièce de théâtre écrits par lui en film, comme il l’a fait avec « Venise n’est pas en Italie » étant à la fois romancier, scénariste, metteur en scène et réalisateur.

C’est dans le domaine du château de la Castille qu’on retrouve Isabelle et Ivan, à la fraîcheur de la cave aux senteurs enivrantes. Joyeuse retrouvailles car nous nous connaissons de longue date et c’est toujours un vrai plaisir que de retrouver ces deux adorables personnes… autour d’une dégustation !
On sent entre eux une véritable complicité qui date depuis 2019, date de la pièce qui a débuté dans la joie mais qui, Covid oblige, a viré à la frustration :
« Nous avons créé la pièce – nous explique Ivan – alors que le Covid commençait à entrer partout. Nous avons quand même joué en nous demandant quand tout allait s’arrêter. Et c’est la pièce qui s’est arrêtée.
– Ce qui est fou – ajoute Isabelle – c’est que c’était un succès, que le public venait tous les soirs remplir la salle, avec les masques et qu’on espérait encore faire la tournée. Mais par deux fois elle a été annulée et ça a été un énorme chagrin.
Du coup, Bernard et moi avons supplié Ivan d’en faire un film !
– Difficile de dire non à Isabelle ! Ca a été, c’est vrai, une grande consolation, une belle façon de rebondir, d’autant qu’on a pu garder la presque totalité des comédiens et que ça a été un grand bonheur que de tous nou retrouver. Ça a été la cerise sur le gâteau !
Ivan, il a quand même fallu transformer un texte de pièce en un scénario de film… Ce qui n’est pas la première fois que tu fais ça !
Oui, c’est vrai mais si l’on a gardé beaucoup de choses de l’histoire, j’ai pu ajouter beaucoup de scènes qu’on ne pouvait faire au théâtre, des scènes plus intériorisées comme des scènes faites dans d’autres décors, pour sortir du huis clos de la cave. Si la pièce était peut-être plus centrée sur Jacques, j’ai voulu suivre plus la vie d’Hortense qui fait beaucoup de choses, qui va vers les autres tout en finissant par s’oublier elle-même.

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Pourquoi avoir choisi le vin ?
D’abord parce qu’il y a eu peu de films tournant autour de ce sujet et je trouvais que ce métier est tout aussi complexe que les personnages. Le vin s’oublie un temps dans une cave, les personnages oublient de vivre des choses, puis un jour, tout s’ouvre, un découvre un millésime comme on découvre des choses de sa vie. Tout cela est à la fois symbolique et sensuel.
– Le vin – reprend Isabelle – est aussi l’éloge de la convivialité, du partage et ça m’a permis de développer des sentiments que je n’avais pas pu développer au théâtre.. Cette convivialité qu’on avait aussi tous les soirs avec le public, qui nous a tant manquée et qu’on retrouve avec joie en présentant ce film dans toute la France. On y retrouve cette joie partagée et cette approche du public qui nous manquait tant.
– Isabelle : Ces personnages sont ancrés dans la réalité et chacun peut s’y retrouver, s’identifier, on passe du rire aux larmes, de la drôlerie à l’émotion et je crois que c’est ce qui touche le cœur du public.
Ivan : C’est un film qui se fonde sur l’identification car si ce n’est pas particulièrement nous, ce peut être des proches, des gens qu’on connaît. C’est aussi un film qui parle de thèmes d’aujourd’hui.
Le petit Steve (Mounir Amamra) est incroyable dans ce rôle de gamin paumé qu’on oblige à faire un stage dans cette cave. Comment l’as-tu trouvé ?
Par casting tout simplement. Ça a été pour moi une révélation. C’est son premier rôle au théâtre comme au cinéma. Il a été le premier surpris que je le choisisse et au départ il n’avait pas compris qu’il fallait être là tous les soirs et à l’heure pour jouer ! Il arrivait d’ailleurs chaque soir à cinq, dix minutes du début, très décontracté et il est d’un naturel incroyable.
Où a été tourné le film ?
En Bourgogne, en Champagne, à Troyes…
Nous avons découvert des paysages magnifiques et surtout des gens merveilleux, simples, humbles, accueillants. Ils se relevaient du gel puis il y a eu la grêle. On ne se rend pas compte à quel point ce métier est difficile, aléatoire. C’est vraiment un métier de passion. Nous avons également découvert des vins incroyables.
Justement, où vont vos préférences ?
– Ivan : Déjà, le Château Obrion, que j’ai découvert. D’ailleurs j’ai découvert beaucoup de choses sur le vin car je dois avouer que je n’y connaissais pas grand-chose !
Isabelle : Moi j’adore les vins du Minervois des frères Larrieux
Ca a dû être un joyeux tournage avec tout ce vin autour !
Ne crois pas ça –dit Ivan en riant – car, c’est vrai, ça été un joyeux tournage mais pas à cause du vin, toutes les scènes où les comédiens boivent, ce n’est pas du vrai vin ! Sauf le Château Obrion qu’on a dû ouvrir et, une fois ouvert… On l’a bu !
– Le tournage (précise Isabelle) a été surtout joyeux parce qu’on se retrouvait tous et que ça nous manquait vraiment. On avait été très triste d’annuler les tourner et tous se retrouver a été un bonheur… sans alcool car pour moi, il me suffit de deux verres !

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Chacun de vous a une sacrée actualité. Vous Isabelle, c’est tout azimut : livre, théâtre, cinéma, télé…
Oui, mais aujourd’hui, après plus de trente ans de carrière, je choisis mes projets et quelquefois tout s’enchaîne. Je viens donc de publier mon troisième livre « Le jeu des i » et c’est un grand bonheur d’écrire.
Côté théâtre j’ai joué « Biographie : un jeu » de Max Frisch et « Les amants de la commune » de Laurent Seksik
Pour la télé, j’ai tourné « L’enfant de personne » d’Akim Isker.
Enfin au cinéma, j’ai tournée « La dérive des continents » de Lionel Baier et « La dégustation » bien sûr !
Et toi Ivan ?
Je viens de monter à Avignon une pièce que j’ai écrite « Glenn naissance d’un prodige » avec Josiane Stoleru et Bernard Malaka, c’est un hommage à Glenn Miller qui et a eu un destin incroyable, à qui je voulais rendre hommage. Je l’ai présenté au théâtre des Béliers où, en 2016, j’avais présenté « Venise n’est pas en Italie ». Je le reprends de septembre à Noël… et plus si affinités, au Petit Montparnasse.
Et puis il y aura « Les humains » avec Bernard Campan et Isabelle Gélinas au théâtre de la Renaissance du 23 septembre au 15 janvier.
Pas de livre ?
J’ai signé pour un prochain livre mais je n’en ai pas écrit un seul mot ! »

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Avec Eric Favier grâce à qui tous ces artistes viennent au Pathé

Après cette belle rencontre, c’est tous ensemble qu’à la fraîcheur de la cave, nous avons trinqué au succès du film qui sortira le 31 août et… que nous avons retrouvé la canicule pour faire quelques photos dans les vignes. Avant de présenter le film au Pathé la Valette puis au Six N’Etoiles de Six-Fours.
Mais ce fut un beau moment de retrouvailles et un joli moment de cinéma, qu’il ne faut pas manquer… dans la fraîcheur d’une salle !

Jacques Brachet