Article mis en avant

AGENDA

 TOULON, FÊTE DU LIVRE

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Pierre Billon , la moto, Johnny… Une histoire d’amour et d’amitié

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Jean-Pierre Lavoignat et Danièle Thompson : Hommage à Gérard Oury

TROPIQUES CRIMINELS S01
Sonia Rolland revient sur France 2

NUMEROS UTILES
AIX-en-PROVENCE

LE JEU DE PAUME : 04.42.99.12.00 – jeudepaume@lestheatres.netwww.lestheatres.net
BANDOL
Théâtre Jules Verne : 04 94 29 22 70
BRIANCON
THEÂTRE LA CADRAN : 04.92.25.52.52 –
theatre-le-cadran@wanadoo.fr
CANNES
PALAIS DES FESTIVALS : 04.92.99.33.83 –
sortiracannes@palaisdesfestivals.com
DRAGUIGNAN
THEÂTRE en DRACENIE : 04.94.50.59.59 –
www.theatresendracenie.com
GAP
LA PASSERELLE : 04.92.52.52.52 –
info@theatre-la-passerelle.com
GRASSE
THEÂTRE DE GRASSE : 04.93.40.53.00 –
www.theatredegrasse.cominfo@theatredegrasse.com
HYERES
CASINO DES PALMIERS : 04.94.00.78.80 –
www.ville-hyeres.fr
LA CIOTAT
LA CHAUDRONNERIE : 09 70 25 20 00 – lachaudronnerie-laciotat.com
LA GARDE
LE ROCHER – 04.94.03.58.62 –
le-rocher@ville-lagarde.frwww.ville-lagarde.fr
LA SEYNE-sur-MER
7ème VAGUE – 04.94.06.02.52 – cafetheatre7vague@gmail.com
LA VALETTE
THEÂTRE MARELIOS – ESPACE PIERRE BEL – LA TOMATE – CINEMA HENRI VERNEUIL –
ESPACE ALBERT CAMUS : 04.94.23.62.06 –
culture@lavalatte83.frwww.lavalette83.fr
LE CANNET
La Palestre : 04 93 46 48 88
LE PRADET
ESPACE DES ARTS : 04.94.01.77.34 –
culture@le-pradet.fr
MARSEILLE
CITE DE LA MUSIQUE : 04.91.39.28.28 –
www.citemusique-marseille.com
LA CRIEE : 04.91.54.70.54 – www.theatre-lacriee.com
LE GYMNASE : 04.91.24.35.24 – gymnase@lestheatres.netwww.lestheatres.net
LE GYPTIS : 04.91.11.41.50 – www.theatregyptis.com
ODEON : 04 96 12 52 74   –
www.contact-odeon@marseille.fr
OPERA : 04 91 55.11.10 – www.opera.marseille.fr
THEÂTRE DE LENCHE   – MINI-THEÂTRE DU PANIER : 04.91.91.52.22 –
lenche@wanadoo.frwww.theatredelenche.info
LE SILO : 04 91 90 00 00 – www.lesilo-marseille.fr
THEÂTRE TOURSKY : 04.91.02.58.35 –
www.toursky.org
NICE
NIKAÏA : 04 92 29 31 29 – www.nikaia.fr
PALAIS DE LA MEDITERRANEE : 04 92 14 77 00
THEÂTRE LINO VENTURA : 04 97 00 10 70
THEÂTRE FRANCIS GAG – 04 94 00 78 50 – theatre-francis-gag.org – theatre.fgag@ville-nice.fr
OLLIOULES
CHÂTEAUVALLON : 04.94.22.02.02 –
www.chateauvallon.com
SANARY
CASINO DU COLOMBET : 04 94 88 52 10 – service-culturel@casino-sanary-sur-mer.fr
THEÂTRE GALLI : 04.94.88.53.90 –
www.sanarysurmer.com
SIX-FOURS
ESPACE MALRAUX : 04 94 74 77 79 – www.espace-malraux.fr
THEÂTRE DAUDET : 06.65.62.59.69 – www.labarjaque.com
TOULON
LE COLBERT : 04 94 64 01 58 – www.lecolbert.fr
OPERA : 04.94.93.03.76 –
operadetoulon@tpmed.org
PALAIS NEPTUNE : 04.98.00.83.83 – info@congresneptune.com
THEÂTRE LIBERTE : 04 98 00 56 76 – www.theatre-liberte.fr
ZENITH-OMEGA : 04.72.32.09.29 –
appel@appelspectacles.com

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CONCERTS – CHANSONS
NOVEMBRE
Mardi 5 novembre 20h, La chaudronnerie, la Ciotat : Emmanuel Moire
Vendredi 8 novembre 20h30, le Dôme, Marseille : Stars 80 « Le triomphe »
Vendredi 8 novembre 20h30, Omega Live Toulon : JB « Fleurs »
Samedi 9 novembre 20h, Nikaïa, Nice : Stars 80 « Le triomphe »
Mercredi 13 novembre 20h30, le Dôme, Marseille :Patrick Bruel
Jeudi 14 novembre 20h30, Espace Jules Verne Bandol : Stéphane eicher
Vendredi15 novembre 20h, Nikaïa, Nice : M’Pokora « Pyramide Tour »
Vendredi 15 novembre 20h30, la Palestre, le Cannet : Nolwenn Leroy
Vendredi 15 novembre 20h30, Théâtre Galli, Sanary : Nâdiya
Dimanche 17 novembre 18h30, le Dôme, Marseille  : M’Pokora « Pyramide Tour »
Lundi 18 novembre 20h, Arena, Aix-en-Provence : Mika
Mercredi 20 novembre 20h, le Dôme, Marseille : Saez
Jeudi 21 novembre 20h30, le Silo, Marseille : Maxime le Forestier
Samedi 23 novembre 20h, le Dôme : M « Lettre infinie »
Dimanche 24 novembre 19h, Nikaïa, Nice : M « Lettre infinie »
Jeudi 28 novembre 20h30, le Silo, Marseille : Véronique Sanson
Jeudi 28 novembre 20h30, théâtre en Dracénie : Jeanne Added
Vendredi 29 novembre 20h30, le Silo, Marseille : Voca People
Samedi 30 novembre 18h, le Dôme, Marseille : Aya Nakamura
DÉCEMBRE
Jeudi 12 décembre 20h30, le Silo, Marseille : Daniel Levi
Vendredi 13 décembre 20h30, le Silo, Marseille : Philippe Katerine
2020
JANVIER
Vendredi 10 janvier 20h, Casino de Hyères : André Manoukian « Le chant du périnée »
Vendredi 24 janvier 20h, le Dôme, Marseille : Big Flo & Oli
FÉVRIER

Dimanche 2 février 16h, Théâtre Toursky, Marseille : Lou
Mercredi 5 février 20h30, le Pasino, Aix-en-Provence : Roch Voisine accoustique
Vendredi 28 février 20h, le Silo Marseille : Black M
MARS
Dimanche 1er mars 19h, le Dôme, Marseille : James Blunt « Once upon a wind tour »
Vendredi 6 mars 20h30, le Moulin Marseille : Les Frangines
Mercredi 18 mars 20h30, le Silo, Marseille : Respect Tour (Hommage à Aretha Franklin)
Vendredi 20 mars 20h30, le Silo, Marseille : Jain
Vendredi 20 mars 20h, Arena, Aix-en-Provence : M’Pokora « Pyramide tour »
Samedi 21 mars 20h, le Silo, Marseille : Lara Fabian « 50 World Tour »
Mardi 24 mars 20h, le Silo, Marseille : David Hallyday
Vendredi 27 mars 20h, le Dôme, Marseille : Alain Souchon
Dimanche 29 mars 17h, Acropolis, Nice : Lenni Kim
AVRIL
Mercredi 1er avril 20h30, le Silo, Marseille : Inès Reg hors normes
Jeudi 2 avril 20h, Zénith-Oméga, Toulon : Stars 80
Samedi 4 avril 20h, Zénith Oméga, Toulon : Christophe Maë « Ma vie d’artiste »
Vendredi 3, samedi 4 avril 20h30, le Dôme Marseille : Gim’s « Décennie Tour »
Mercredi 8 avril 20h, Nikaïa, Nice : Vitaa/Slimane
Mercredi 8 avril 20h, le Silo Marseille : Natalie Dessay chante Nougaro
Vendredi 10 avril 20h, Nikaïa, Nice : Christophe Maë « Ma vie d’artiste »
Jeudi 9 avril 20h, le Dôme, Marseille : Vitaa/Slimane
Mardi 28 avril 20h, le Silo, Marseille : Jeanne Mass
MAI
Samedi 9 mai 17h, le Silo, Marseille : Lenni Kim
NOVEMBRE
Samedi 14 novembre 20h30, le Dôme Marseille : Zucchero
Samedi 20 novembre 20h, le Silo, Marseille : Yannick Noah

MUSIQUES du MONDE
NOVEMBRE
Samedi 23 novembre 20h, Youssoupha « Acoustique expérience »
Mercredi 27 novembre 20h30, Théâtre en Dracénie : I Muvrini
2020
AVRIL
Samedi 4 avril 20h, le Silo, Marseille : I Muvrini

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JAZZ – BLUES – MUSIQUES ACTUELLES
NOVEMBRE
Vendredi 8 novembre 20h30, Théâtre Galli, Sanary : Woodstock Spirit
Vendredi 8 novembre 20h, le Gymnase, Marseille : Mélanie de Biasio « Lilies »
Jeudi 14 novembre 20h30, le Silo, Marseille : Michel Jonasz, Manu Katché, Jean-Yves d’Angelo, Jérôme Regard « Groove »
Mardi 26 novembre 21h, théâtre Toursky, Marseille : Cie Jazz Suprême « I love Suprem » de John Coltrane
Samedi 30 novembre 20h30, Théâtre Jules Verne, Bandol : Fred Pasqua quartet featuring Nelson Veras
DÉCEMBRE
Dimanche 1er décembre 19h, le Dôme, Marseille : Ibrahim Maalouf
Samedi 7 décembre 20h, le Pasino, Aix-en-Provence : Michel Jonasz, Manu Katché, Jean-Yves d’Angelo, Jérôme Regard « Groove »
Jeudi 19 décembre 20h30, Théâtre Jules Verne, Bandol : Jeane Manson and Gospel for All
2020
FÉVRIER
Dimanche 2 février 18h, Grand Théâtre de Provence, Aix-en-Provence : Michel Jonasz, Manu Katché, Jean-Yves d’Angelo, Jérôme Regard « Groove »

CLASSIQUE-LYRIQUE
NOVEMBRE
Jeudi 7 novembre 20h, Conservatoire Darius Milhaud, Marseille : Café Zimmermann « Londres à la mode italienne » (Baroque)
Mardi 12 novembre 20h, Grand Théâtre de Provence, Aix-en-Provence : Concert de piano Alexandre Tharaud « De Lully à Debussy »
Vendredi 15 novembre 20h30, théâtre Marélios, la Valette : « Picasso à travers ses rencontres musicales ». Oiano Ludmilla Bodo-Marchix et Marie-Bénédicte Cohu-Garde
Mardi 16 novembre 20h, le Jeu de Paume Aix-en-Provence : Quatuor Zaïde (Mozart, Webern)
Dimanche 24 novembre 17h, Eglise St Jean la Valette : Concert de la Ste Cécile par l’ensemble Quint & Sens
Mardi 26 novembre 20h, le Jeu de Paume, Aix-en-Provence : « Le Messie » de Haendel par l’Ensemble Vocal et l’orchestre Ad Fontes dirigés par Jan Heiting. Récitante Catherine Sparta
Vendredi 29 novembre 20h, Opéra de Toulon : « L’oiseau de feu », création mondiale de Camille Pépin. Musiques de Tchaïkovski et Stravinski, par l’orchestre symphonique de l’Opéra de Toulon dirigé par Oksana Lyniv. Violon : Alexandra Conunova

OPÉRAS- SPECTACLES MUSICAUX
NOVEMBRE
Samedi 9 novembre 20h, dimanche 10 novembre 14h30, Opéra de Toulon : « Into the wood » de Stephen Sondheim avec Dalia Constantin, Jasmine Roy, Charlotte Ruby, Scott Emerson, Grégory Garrel…. Orchestre et choeur de l’Opéra de Toulon dirigés par Samuel Sené. Mise en scène Olivier Bénézech, chorégraphie Johan Nus
Vendredi 15 novembre 20h30, Théâtre en Dracénie : « Le jeune noir à l’épée » de et avec Abd al Malik
Vendredi 15 novembre 20h45, espace Comédia Toulon : « Prose du Transsibérien et de la petite Jehanne de France » de Blaise Cendrars par la Cie Sur le Chemin des Collines
Jeudi 21/vendredi 22 novembre 20h30, le Liberté Toulon : « Lewis versus alice » d’après Lewis Carrol, adaptation et mise en scène Macha Makeirff
Samedi 23 novembre 21h, Théâtre Toursky, Marseille : Anthony Joubert « Le spectacle avec des musiciens dedans ». Avec Jérôme Mouriez & Guiom Regnier
Jeudi 28 novembre 20h, la Chaudronnerie, la Ciotat : Voca People
Vendredi 30 novembre 20h30, Omega Live, Toulon : »La folle histoire de Michel Montana » avec Oldelaf et Alain Berthier
2020
MARS
Dimanche 15 mars 19h, le Dôme : Eric Serra « Le Grand Bleu en concert »

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DANSE

NOVEMBRE
Jeudi 7 novembre 20h, la Chaudronnerie, la Ciotat : Golden Stage Tour (Hip hop)
Mardi 19 novembre 20h, Opéra de Toulon : « Casse Noisette » musique de Tchaïkovski, chrorégraphie de Marius Petipa et Lev Ivanov par les étoiles et le corps de ballet de l’Opéra National de Kazan, Tatarstan
Vendredi 22 novembre 20h, la Chaudronnerie, la Ciotat : Marie-Claude Pietragalla « La femme qui danse »
Samedi 23 novembre 16h, théâtre en Dracénie : « Kadabrak », chorégraphie et interprétation de Duclaux et Chloé Déhu
Vendredi 29 novembre 20h30, la Passerelle Gap : « D’est en ouest, de Melbourne à Vancouver par le groupe Grenade – Josette Baïz
Vendredi 29/samedi 30 novembre 20h, Grand Théâtre de Provence, Aix-en-Provence : Akram Khan Compagny « Outwitting the devil »
DÉCEMBRE
Dimanche 6 décembre 15h, Zénith-Oméga, Toulon : Irish Celtic
Mardi 8 décembre 20h, le Dôme, Marseille : Irish Celtic
2020
JANVIER
28/29 janvier 21h, Nikaïa, Nice : Disney sur glace
MARS
13 au 15 mars, Palais des Sports, Marseille : Holiday on Ice
Samedi 21 mars 20h30, Acropolis, Nice : Rock The Ballet
AVRIL
Jeudi 9 avril 20h30, le Silo, Marseille : Rock The Ballet

HUMOUR
NOVEMBRE
Samedi 2 novembre 20h30, Oméga Live Toulon : Match d’impro Toulon-Ile de la Réunion
Vendredi 8 novembre 20h, Grand Théâtre de Provence, Aix-en-Provence : Fabrice Eboué
Vendredi 8/samedi 9 novembre 20h30, le Colbert Toulon : Bruno Salomone
Samedi 9 novembre 20h30, Théâtre Galli Sanary : Les Bonimenteurs « Driiing ! »
Dimanche 10 novembre 18h, le Dôme, Marseille : Ahmed Sylla
12 au 23 novembre, les Bernardines, Marseille : Fabrice Adde « 14 juillet »
Mercredi 13 novembre 20h30, Espace Julien, Marseille : Lafesse c’est du poulet
Vendredi 15 novembre 20h30, Théâtre Daudet, Six-Fours : Reda Seddiki « Deux mètres et davantage de liberté »
Vendredi 15 novembre 20h30, le Colbert Toulon : Les Jumeaux
Samedi 16 novembre 20h30, Théâtre Daudet Six(Fours : Chrystelle Canals « Vous avez dit adulte? »
Mercredi 20 novembre 20h30, Théâtre Galli Sanary ; « Chantal Ladesou « On the road again »
Mercredi 20 novembre 20h, la Chaudronnerie, la Ciotat : Antoine Dulery nous refait son cinéma
21 au 23 novembre 20h, le Gymnase, Marseille : Patrice Thibaud « Cocorico »
Vendredi 22 novembre 20h, le Dôme, Marseille : Alonzo
Vendredi 22 novembre 20h30, Théâtre Daudet Six-Fours : Les Picles « L’appartement »
Samedi 23 novembre 20h3à, Théâtre Daudet, Six-Fours : Redouane Harjàn
Samedi 23 novembre 20h30, Oméga Live, Toulon : Wahid « Graisse anatomy »
Samedi 23 novembre 20h30, Théâtre Daudet Six-Fours : Redouanne Harjanne « Miracle »
Dimanche 24 novembre 20h30, Oméga Live, Toulon : Redouane Harjàn
Mercredi 27 novembre 20h30, le Pasino, Aix-en-Provence : Malik Bentalha
Mercredi 27 novembre 20h, Casino des Palmiers, Hyères : Nora Hamzaoui
Vendredi 29 novembre 20h30, Théâtre Galli Sanary : Alex Vizorek est une oeuvre d’art
Samedi 30 novembre 20h30, le Silo, Marseille : Haroun
Samedi 30 novembre 20h30, Espace Julien, Marseille : Alex Ramirez
DÉCEMBRE
Jeudi 5 décembre 20h, le Silo, Marseille : Camille Lellouche
Jeudi 5 décembre 20h, la Chaudronnerie, la Ciotat : Guillermo Guiz
Vendredi 6 décembre 20h, Casino des Palmiers, Hyères : Guillermo Guiz
Samedi 7 décembre 20h30, Opéra de Toylon : Christelle Chollet « N°5 de Chollet »
Mercredi 11 décembre 20h30, Casino d’Aix-en-Provence : Véronic Dicaire
Mercredi 11 décembre 20h, le Silo, Marseille : Mareva Loud
Vendredi 20 décembre 20h30, le Silo, Marseille : Zora H

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2020
JANVIER
Vendredi 10 janvier  20h30, le Silo, Marseille : Laurie Peret
Vendredi 17 janvier 20h30, le Silo, Marseille : Marc-Antoine Lebret
Dimanche 19 janvier 19h, le Pasino Aix-en-Provence : Jérôme Commandeur « Tout en douceur »
Mercredi 22 janvier 20h30, Casino de Hyères : Fabrice Eboué
Samedi 25 janvier20h30, Espace Julien, Marseille : Mathieu Longatte « Star des gueux »
Mercredi 29 janvier 20h, Casino des Palmiers, Hyères : Laura Laune
FÉVRIER
Vendredi 7 février 20h, Casino des Palmiers, Hyères : Vérino
Samedi 8 février 20h, Arena, Aix-en-Provence : Muriel Robin « Et pof ! »
Samedi 8 février 20h30, la Palestre, le Cannet : Chant Ladesou « On the road again »
Mardi 11 février 20h, Nikaïa, Nice : Muriel Robin « Et pof ! »
Jeudi 13 février 20h30, le Silo, Marseille : Fabrice Olicart
Jeudi 20 février 20h, Casino des Palmiers, Hyères : Paul Dewarde « Les hommes viennent de Mars, les femmes de Vénus »
MARS
Jeudi 12 mars 20h30, le Silo, Marseille : Nora Hamzawi
Jeudi 19 mars 20h, Casino de Hyères : Marc-Antoine Lebret
Samedi 28 mars 20h30, La Palestre, le Cannet : Noëlle Perna « Certifié Mado »
AVRIL
Mercredi 8 avril 20h30, le Pasino Aix-en-Provence : Alban Ivanov « Vedette »Samedi 18 avril 20h30,le Silo, Marseille « Certifié Mado »
Jeudi 30 avril 20h30, Arena, Aix-en-Provence : Les Chevaliers du Fiel « Camping car for ever »
MAI
Mardi 19 novembre 20h30, la Palestre, le Cannet : Bigard
JUIN
Jeudi 4 juin 20h30, le Pasino, Aix-en-Provence : Gaspard Proust
Jeudi 11 juin 20h30, Acropolis, Nice : La Barjon « Vous comprenez ? »
Vendredi 12 juin 20h30, le Silo, Marseille : La Barjon « Vous comprenez ? »
NOVEMBRE
Mardi 10 novembre 20h30, Acropolis Nice : Alban Ivanov « Vedette »
25 et 26 novembre 20h, le Silo Marseille : Alban Ivanov « Vedette »

THEÂTRE
NOVEMBRE
Mardi 5 novembre 9h30, Théâtre Galli : Journée Molière par le Théâtre Poquelin : 9h30 : « Le malade imaginaire » – 14h30 : Les fourberies de Scapin »
Mardi 5 novembre 20h45, Espace Comédia, Toulon : « Un coeur simple » de Gustave Flaubert avec Isabelle Andréani. Mise en scène Xavier Lemaire
Mardi5/mercredi 6 novembre 20h30, la Passerelle, Gap : « Taïga » d’Aurianne Abécassis, par la Cie Cassandre. Mise en scène Sébastien Valignatù
5 au 7 novembre, Le Jeu de Paume, Aix-en-Provence ; « La fin de l’homme rouge » d’après le roman de Svetlana Alexievitch, adaptation et mise en scène Emmanuel Meirieu par la Cie Bloc Opératoire
5 au 8 novembre, Théâtre en Dracénie : « Gilles et Bérénice », d’après « Bérénice » de Racine , de et avec Gilles Cailleau
Mercredi 6 novembre 20h30, Théâtre Galli, Sanary : « Faut que ça change » de, mise en scène et avec Eric le Roch, avec Anne Richard et Thierry Beccaro
Vendredi 8/samedi 9 novembre 20h, Théâtre de Grasse : « Un amour exemplaire » , d’après la BD de Florence Cestac et Daniel Pennac, adaptation et mise en scène Clara Bauer et Daniel Pennac avec Florence Cestac, Marie-Elizabeth Cornet, Paco Loffredo, Laurent Natrella de la Comédie Française
Vendredi 8/samedi 9 novembre 20h30, le Liberté, Toulon : « Georges Dandin ou le mari confondu » de Molière, mise en scène Jean-Pierre Vincent par la Comédie de Caen CDN de Normandie
12 novembre au 31 décembre, théâtre Toursky, Marseille : « Sois un homme mon fils » de et avec Bouchta, mise en scène Richard Martin
14 au 16 novembre 20h, le Liberté Toulon : « Une saison en enfer » d’après Arthur Rimbaud, avec Jean-Quentin Châtelain. Mise en scène Ulysse di Gregorio
Vendredi 15 novembre 21h, Théâtre Toursky, Marseille : « Le cas Martin Piche » de et avec Jacques Mougenot, avec et mise en scène Hervé Devolder
19 au 22 novembre Théâtre de Grasse : « Zinc » d’après le livre de David Reybrouck, adaptation et mise en scène Michel Bellier, avec Patrick Donnay, Michel Bellier et Paolo Cafiero
19 au 23 novembre, le Jeu de Paume, Aix-en-Provence : « Ruy Blas » de Victor Hugo par le CDN Comédie Poitou-Charente. Mise en scène Yves Beaunesne
Mercredi 20 novembre 20h, la Chaudronnerie, la Ciotat : « Les faux british » d’Henri Lewis, Jonathan Sayer et Henry Shields
20 au 22 novembre, Grand Théâtre de Provence, Aix-en-Provence : « Bajazet » textes de Racine, Antonin Artaud et Frank Castorf par le Théâtre de Vidy, Lausanne
Vendredi 22 novembre 20h3°, Théâtre en Dracénie : « La fin de l’homme rouge » d’après le roman de Svetlana Alexievitch, adaptation et mise en scène Emmanuel Meirieu par la Cie Bloc Opératoire
Vendredi 22/samedi 23 novembre 19h, la Passerelle, Gap : « Imposture posthume » de et mise en scène de Joël Maillard par la Cie Snaut
Samedi 23 novembre 20h30, Théâtre Galli, Sanary : « Station Bonne Nouvelle » avec Charlotte Valandrey et Christian Vadim
26 au 30 novembre 20h, le Gymnase, Marseille : « Je parle à un homme qui ne tient pas en place » de Jacques Gamblin et Thomas Coville. Avec Jacques Gamblin
Jeudi 28/vendredi 29 novembre 20h, Théâtre de Grasse : « Dom Juan ou le festin de pierre » de Molière mise en scène et avec Jean-Lambert Wild et Lorenzo Malaguerra
28 au 30 novembre 20h, le Jeu de Paume, Aix-en-Provence : « J’aime Valentine, mais bon… » de et avec Rudy Milstein avec Agnès Miguras et Farid Bouzenad. Mise en scène Mikaël Chinirian
Vendredi 29 novembre 20h45, Espace Comédia Toulon : « Has been » de et mise en scène de Frédérique Keddari-Devisme et Stéphane Hervé. Avec Céline Dupuis, Mathias Bentahar, Stéphane Hervé
Samedi 30 novembre 21h, Théâtre Toursky, Marseille : « La légende d’une vie » de Stefan Zweig avec Natalie Dessay, Macha Méril, Bernard Alne, Gaël Giraudeau, Valentine Galey. Mise en scène Christophe Lidon

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JEUNE PUBLIC – CIRQUE – ILLUSION – MAGIE
NOVEMBRE
Mardi 5 novembre 20h, mercredi 6 novembre 19h, Grand Théâtre de Provence, Aix-en-Provence : « Halka » groupe acrobatique de Tanger
Mardi 5 novembre 19h30, Pôle du Revest les Eaux : « La mécanique du hasard » par le Théâtre du Phare
5 au 13 novembre, Théâtre de Grasse : « Le petit prince » de St Exupéry, mise en scène et avec Anne-Laure Janody, Eric Monvoisin et Alix Mozin
Mercredi 6 novembre 19h, le Gymnase, Marseille : « Blanche Neige, histoire d’un prince » de Marie Diasser, mise en scène Michel Raskine, avec Alexandra Bazan, Mariet Guittier et Tibor Ockenfels
Samedi 9 novembre 16h, Théâtre Marélios la Valette : « Koko le clown », d’après les films des frères Fleisher par le collectif Arfi
Jeudi 14 novembre 20h, Pôle du Revest les Eaux : « Deixe-me » par Subliminati Corporation (cirque contemporain)
Vendredi 15 novembre 19h, samedi 16 novembre 11h et 17 h, Villa Noailles, Hyères : « Midi/minuit » par la Cie Chloé Moglia-Rhizome (acrobaties aériennes)
15 au 17 novembre, espace chapiteau de la mer, la Seyne : « Fidelis Fortibus » par le cirque Ronaldo
19 novembre au 15 décembre, Plages du Mourillon, Toulon : « Ex Anima », spectacle équestre de Bartabas
Mardi 26 novembre 18h, la Chaudronnerie, la Ciotat : « Mottes, théâtre  d’argile et fait main » par la Cie le Poisson
2020
JANVIER

21/22 janvier 21h, Arena, Aix-en-Provence : Disney sur glace
24/26 janvier 21h, le Dôme, Marseille : Disney sur glace
28/29 janvier 21h, Nikaïa, Nice : Disney sur glace
MARS
Jeudi 19 mars 20h30, le Silo, Marseille : Dani Lary « Tic Tac »
Samedi 21 mars 20h30, Arena, Aix-en-Provence : Messmer « Hypersensoriel »
Samedi 21 mars 2àh, Casino de Hyères : Gus « Illusionniste »
AOÛT
20 au 23 août, Nikaïa, Nice : Le Cirque du Soleil

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Toulon : Le Télégraphe fête son premier anniversaire !

annivtelegraphe

LE TELEGRAPHE Fête son premier anniversaire
Dimanche 24 NOVEMBRE à partir de 12h30 sera en fête pour le premier anniversaire du Telegraphe !

Pour l’occasion un brunch sera soigneusement concocté : du salé, du sucré, à boire et à manger, pour célébrer la première année de notre foyer !
C’est entrée libre pour le reste de l’après-midi : dès 14h30, chacun pourra assister à l’impression d’une lithographie anniversaire par Mario Ferreri, une œuvre crée  par Mathurin Louis, en 30 exemplaires disponibles à la vente…
Le Telegraphe offrira aussi son écrin magique à la compagnie Rara Woulib, pour une carte blanche. La chorale de 50 chanteurs investira l’ensemble du lieu en fin d’après-midi… Un moment unique construit autour du projet SOUVNANS, entre création et cérémonie, un concert-fête entraînant le public sur le fil d’un voyage passant par Port-au-Prince en Haïti, Santiago de Cuba et la Nouvelle-Orléans…

souvnans

Un répertoire né de la rencontre d’un quartet de musiciens traditionnels issu de la compagnie (chants sacrés afro-caribéens, percussions, conques, vaksins…) avec un quartet de jazz, accompagnés pour cette occasion par la chorale afro-caribéenne Afrimayé.
Direction musicale, chef de chœur : Alexandra Satger
Mise en scène : Julien Marchaisseau
Musiciens : Alexandra Satger, Wilda Philippe, Olivier Boyer, Matthieu Maigre, Pierre Mougne, Djamel Taouacht, Sylvian Terminiello, Wim Welker

Toulon – Fête du Livre
Jean SICCARDI , un polar de montagne !

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Chaque année, la fête du Livre de Toulon me permet de retrouver un ami de longue date ave qui on a fait, comme on dit «Les cent dix-neuf coups» avec d’autres copains aujourd’hui hélas disparus : Jean-Michel Thibaux et Jean-Max Tixier.
Un ami écrivain dont les romans sentent la Provence, cette Provence qu’il aime profondément, qu’il n’a jamais quittée et qu’il décrit toujours, après une soixantaine de romans, avec un amour profond, un talent  toujours renouvelé et dans cette Provence qu’il décrit, à chaque fois ni tout à fait la même, ni tout à fait différente, il a le don d’y inscrire une histoire originale où drames et joies se mêlent, une histoire toujours forte, âpre et belle comme le sont les paysages qu’il dépeint avec minutie, avec de belles envolées lyriques, avec un vocabulaire choisi qui donnent la force à ses histoires.
Avec lui, on parcourt les chemins de la Provence profonde avec une histoire et des personnages hauts en couleur, aux personnalités bien campées, comme Noël Bertrand et Gaston des Vignes, ce dernier ayant donné le titre à cet ultime roman paru chez Calmann-Levy.
Nous voilà dans la Haute Provence d’après-guerre, à la ferme du Saut du Loup où vivent Noël et sa mère, Madeleine. Revenu de la guerre en héros, Noël va se retrouver confronté à Cécile, qui fut son amour de jeunesse, qui vit une vie dissolue avec un étrange visiteur qui a l’air d’avoir des vues sa ferme. Il retrouve Gaston des Vignes, devenu son mari, un mari trompé, berné et vieillissant duquel il va se rapprocher avant que celui-ci ne meure dans d’étranges conditions, juste après sa femme assassinée et son amant disparu.
Qu’est-ce qui se trame dans ce paysage si calme, au pied du Bec du Ponchon qui, tel un volcan non éteint, menace de s’écrouler sur le village et ses environs.
Jean nous offre là un thriller qu’on ne peut plus lâcher dès les premières pages, qui nous entraîne dans une histoire sombre et dramatique dans un pays de taiseux où peu à peu vont, malgré tout se révéler d’étranges histoires.
Il a encore frappé fort, cet homme placide et à l’imagination débordante, à la fois romancier, poète, auteur de théâtre, qui vient d’obtenir avec ce roman, le prix Nice Baie des Anges 2018.

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Jean, peut-on dire que tu as écrit un thriller provençal ?
Plutôt un polar de montagne ! Le mot «provençal» aujourd’hui, ça me gave un peu. Lorsqu’on dit que je suis un auteur provençal, je réponds que je suis un auteur comme les autres qui vit en Provence au lieu de vivre à Paris.
Bon, ceci mis au point, revenons à ce «polar de montagne» !
C’est un roman sur la désertion. Après «L’auberge du gué» j’avais toujours mes personnages en tête et je m’y étais attaché. Je n’arrivais pas à m’en détacher mais je ne savais pas quoi en faire. Je voulais que mes héros aient une vie plus romanesque, plus terrible. J’ai pensé qu’ils pouvaient avoir un secret. J’ai eu l’idée d’en faire disparaître quelques-uns comme dans une tragédie grecque.
Je trouve que tu fais des descriptions de paysages magnifiques…
Tu sais, pour moi c’est facile, j’y vis dedans, au milieu des forêts, des roches, je connais les lieux, je les aime, si je ne suis pas provençal dans l’écriture, je le suis dans le cœur et je suis enchaîné à cette terre, à cette montagne, à l’Italie qui est toute proche. Ce sont des choses qu’on ne peut pas inventer. J’ai failli être bloqué par la neige pour venir à la fête du livre mais c’était tellement beau !
Tu es un véritable peintre !
(Il sourit) Tu sais, la littérature a bouffé ma vie, il ne se passe pas un jour que je n’écrive. J’ai écrit jusqu’à huit, dix heures par jour. Aujourd’hui je me suis calmé et je vis dans la solitude et dans une sérénité presque bouddhiste ! Je n’ai personne autour de moi, rien qui ne vienne me troubler. J’écris moins longtemps mais j’arrive à écrire des choses différentes sans que ce soit complexe. Nous avons une belle langue, à la fois simple et difficile.
Comment travailles-tu ?
Beaucoup ! Le travail, c’est le plus important. J’écris dans mon bureau. En principe, lorsque je commence à écrire, j’ai toute l’histoire dans la tête. Après, je mets le temps qu’il faut pour écrire. Pour «Gaston des vignes», ça fait plus d’un an que je suis dessus. Il y a un roman sur lequel je travaille depuis près de 18 ans. Je l’avais commencé en 2002 et je pense que ce sera le dernier que j’écrirai. Je ne veux pas écrire un roman de plus mais faire une œuvre littéraire.
Ça veut dire que tu vas arrêter d’écrire ?
Oui, ce roman sera mon testament posthume ! Mais j’ai encore quelques idées avant d’arrêter. D’ailleurs, mon prochain roman sort le 14 janvier. Il s’intitule «Les dames du mardi». Il se déroule entre Nice et Gênes et ça n’a plus rien à voir avec mes précédents romans. C’est l’histoire d’un homme qui rêve de devenir riche et pour cela il est prêt à tout, même à devenir «barbot» (proxénète). Ça se passe dans un bar qui est en fait le dernier bordel existant du côté du Cannet.
J’écris aussi un autre livre avec Hélène Grosso : «Le relieur du diable». C’est la vie romancée du dernier tanneur de peau humaine !
Et puis je suis sur un autre livre : «Voyage en folitude» sur tout ce qui m’est arrivé de fou en tant qu’écrivain.
Bon, je vois que la retraite, ce n’est pas pour tout de suite ! Ça ne va pas te manquer de ne plus écrire ?
Je ne crois pas car lorsque je suis dans ma montagne, je n’arrête pas… J’ai appris à ne rien faire que lire, rêver, écouter. Tiens, un exemple : il est un compositeur que je n’aimais pas : Bruckner. Eh bien, j’ai appris à l’écouter et à l’aimer.

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Mendy RAYNAUD, illustratrice et carnettiste
Aux côtés de Jean Siccardi, une femme au sourire lumineux qui n’est pas à côté de lui sans raison. Elle est illustratrice et carnettiste. De descendance hollandaise, elle un parcours, selon ses dires, «biscornu» car elle est autodidacte. Elle a pratiqué différents métiers alimentaires avant de se rendre compte qu’elle avait un certain talent pour le dessin et les arts plastiques en général. Elle s’y est donc jetée et sa rencontre avec Jean et Hélène Grosso a été déterminante.
« J’ai fait des expositions mais j’aimais écrire aussi. J’avais envie de lier les deux en proposant des livres. Mais j’étais loin d’être sûre de moi. Hélène m’a alors formée dans des ateliers d’écriture  puis j’ai eu le courage de solliciter Jean pour qu’il me dise ce qu’il pensait de mes écrits et de mes poèmes. Il a lu et il m’a prodigué beaucoup de conseils. Nous avons donc travaillé ensemble sur un premier livre qui est sorti voici un an : «Alioth, le croqueur de nuages», un conte pour enfants qu’il a écrit et que j’ai illustré. Et je viens d’écrire et illustrer «D’encre et la nuit»  (Ed Encres de Siagne). En parallèle, j’ai créé une collection de livres pour enfants.
Je prépare un livre qui s’intitulera «La petite histoire du papier», un conte pour enfants, l’histoire d’une petite boule de papier qui va raconter comment elle est née. Il sortira au printemps. Et je prépare une exposition en collaboration avec Hélène Grosse au Moulin à Papier».

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Voilà donc un nouveau virage pour Jean : mentor. Alors, on n’est pas près de le perdre de vue.

Jacques Brachet

Toulon – Fête du Livre
Danièle THOMPSON-Jean-Pierre LAVOIGNAT :
En souvenir de Gérard OURY

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Avec Jean-Pierre Lavoignat, nous nous sommes rencontrés voici quelques mois à Toulon où il était venu présenter un superbe livre consacré à Romy Schneider, tout simplement intitulé «Romy» avec l’aide sa fille Sarah Biasini (Ed Flammarion).
Avec Danièle Thompson il y eut plusieurs rencontres : Mon invitation à Toulon pour présenter «La boum», une superbe après-midi passée aux Oliviers à St Tropez avec son père, Gérard Oury, pour la sortie de «Rabbi Jacob» et voici peu à la Ciotat pour l’inauguration de la place Gérard Oury.
Retrouvailles donc sur la Fête du livre de Toulon où ils présentaient «Gérard Oury, mon père, l’as des as» (Ed de la Martinière) écrit à quatre mains et dont je vous ai déjà parlé (Voir rubrique écriture)
Danièle, Jean-Pierre, comment travaille-t-on à quatre mains ?
Danièle : Ce sont beaucoup de rencontres, de notes, d’enregistrements, d’interviewes où Jean-Pierre me mettait sur des voies où il voulait aller et où je faisais de même. Après quoi il y avait les allers-retours où il m’envoyait ses écrits, où je corrigeais, où j’ajoutais quelque chose…
Jean-Pierre, je suppose que dans votre longue vie de journaliste, vous aviez eu l’occasion de rencontrer Gérard Oury ?
Oui, à plusieurs reprises et surtout lors d’une semaine en Inde au cours d’un voyage du cinéma français sur lequel nous étions invités. J’ai passé beaucoup de temps à discuter avec lui… enfin, il parlait plus que moi car il aimait raconter et c’était un merveilleux conteur. Je l’accompagnais dans ses visites et j’ai passé de très jolis moments avec lui. Et puis, son petit-fils, Christopher, le fils de Danièle, m’a demandé de faire un film avec Gérard pour lui dire, à travers ses images, tout ce qu’il n’osait pas lui dire. Là encore, c’est un très beau souvenir.
Danièle : C’est aussi un film très émouvant car mon père n’était pas encore trop malade, il aimait se raconter et ce face à face avec son petit-fils reste un beau moment.
Comment est né ce livre ?
Danièle : Ce sont les éditions de la Martinière qui m’ont proposé ce projet pour le centième anniversaire de mon père. J’ai dit oui, à condition que je le fasse avec Jean-Pierre parce que j’avais beaucoup aimé toutes les belles choses qu’il avait écrites sur lui.
Je suppose, Danièle, que vous aviez beaucoup de documents à votre disposition ?
Presque trop car d’abord, sa mère découpait tout ce qui concernait Gérard et gardait tout ça précieusement dans des albums. Et puis il y avait toutes les photos de son enfance, de mon enfance aussi… Sans parler des toutes les photos de tournage. Nous avions des archives extraordinaires.

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Comment trier toutes ces archives ?
Jean-Pierre : Tout d’abord par rapport au texte, afin de l’illustrer au plus près. Nous voulions justement que les photos illustrent le texte et pas le contraire.
Danièle : Ce qui a été quelquefois difficile car La Martinière voulais un livre plutôt iconographique, ce que nous ne voulions pas. Je voulais pouvoir parler de mon père à ma manière mais aussi de ma mère pour mettre les choses au clair…
C’est-à-dire ?
Beaucoup de gens pensent que ma mère était Michèle Morgan car c’est vrai qu’ils étaient un couple mythique. Mais mon père a quand même vécu vingt ans avec ma mère, je voulais que ça se sache et par là, lui rendre hommage.
Jean-Pierre : Nous voulions également bien évoquer cette relation père-fille, mais qui étaient aussi des collaborateurs. Il y avait entre eux une fusion qu’on voulait montrer.
Danièle : Je voulais aussi que les gens sachent que mon père a beaucoup ramé dans sa vie car il a été acteur avant de faire des films et le succès n’est venu qu’à 40 ans lorsqu’il est devenu réalisateur. Ce peut être un exemple et un espoir pour les jeunes générations, pour leur dire qu’il ne faut jamais baisser les bras et qu’on peut arriver un jour à force de talent, de persévérance, de travail.
Jean-Pierre : C’est ce qu’on montre aussi dans le film avec Christopher d’autant que, lorsque nous avons réalisé ce film, celui-ci était un jeune débutant qui cherchait sa voie, qui ramait aussi.
Je suppose aussi que votre mère, votre grand-mère vous ont raconté beaucoup de choses…
Effectivement et surtout ma grand-mère qui me racontait l’enfance de mon père et qui m’a fait découvrir beaucoup de choses dont le secret de son enfance, de sa vie, dont il ne m’avait, lui, jamais parlé.
Le livre est à la première personne du singulier. Vous avez préféré cette formule à une grande interview ?
Une journée par semaine je parlais avec Jean-Pierre, il posait des questions, je répondais, il m’a beaucoup fait parler mais une longue interview aurait, à mon avis, fait trop journalistique, trop impersonnel.

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Jean-Pierre : J’ai voulu m’effacer devant Danièle car en fait ce sont ses propos, c’est elle qui me racontait, qui se racontait et c’était beaucoup plus vivant et personnel que ce soit elle qui raconte car c’est son histoire.
Alors, le choix des photos ?
Danièle : J’ai privilégié les photos de familles qui sont moins connues que les photos de tournage. Mais là aussi, j’ai préféré privilégié les photos prises sur le tournage, avec son équipe, des moments de vie qui sont en fait l’envers du décor, les coulisses qu’on connaît peu. Les photos de films, on les connait par cœur.
Jean-Pierre : Il fallait aussi que ces photos fassent un tout avec les écrits et la maquette et le choix a pris beaucoup de temps. On a mis sept mois pour terminer ce livre. On ne se voyait pas tous les jours bien sûr mais j’avoue que j’ai beaucoup de boulot et qu’en plus je ne suis pas un rapide ! A cause de moi, le livre est sorti avec quinze jours de retard par rapport à la date anniversaire !
Jean-Pierre, vous avez l’habitude de travailler à quatre mains ?
Oui, j’ai fait ça très souvent, avec Dominique Besnehard, avec Pierre Lescure par exemple. J’aime beaucoup ça. C’est plus agréable que de travailler seul dans son coin
Danièle, est-ce que vos enfants ont participé au livre ?
Non, car ce n’est pas un livre de famille, c’est un livre sur mon père, l’homme, le père, l’artiste. Il était très proche de ses petits-enfants, c’était une importante partie de sa vie mais leur intervention ne s’y prêtait pas. Peut-être un jour écriront-ils un livre sur moi !

Propos recueillis par Jacques Brachet

Toulon – Fête du Livre
Pierre BILLON : Passion moto, passion Johnny

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Avec Pierre Billon, ce sont des retrouvailles de longue date et c’est donc avec plaisir que je le retrouve à la Fête du Livre de Toulon. Il est venu, avec son pote Pascal Louvrier, signer un magnifique album consacré à ses «road trips» à travers l’Amérique avec Johnny Hallyday, avec qui il a longtemps travaillé et qui était son ami. Le titre, paru aux éditions Tohu Bohu, s’intitule justement «Road Trip – Johnny Hallyday on the road»
Tous deux partageaient les mêmes passions de la musique, de l’Amérique, de la moto, passions de liberté qui leur a fait traverser cet immense pays avec arrêts dans tous les lieux mythiques des rêves d’enfance cinématographique de l’idole qui, à ce niveau-là, était resté un grand enfant. Par ailleurs, loin de France où il n’était pas connu, il redevenait Jean-Philippe Smet, fan du cinéma américain et de ses grandes stars qui bercèrent son enfance.
Pierre, qui a parcouru jusqu’à sa disparition, ces voyages à califourchon sur des motos de rêve, nous raconte, humour et émotions réunis, toutes leurs aventures hors show-biz où ils devenaient des hommes, tout simplement, dans une ambiance de totale amitié partagée avec un cercle restreint. Des belles images, très souvent inédites de leurs périples, viennent illustrer ce très bel album, à la fois hommage à la moto et hommage à l’ami. Avec eux, nous revivons leurs aventures qui se reproduisaient presque chaque année.

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«J’ai connu jeune l’Amérique – me confie Pierre – grâce à ma mère, la chanteuse Patachou, qui s’y est installée pour faire carrière. J’y vivais, et plus tard,  je racontais mon Amérique à Johnny et je voyais que, plus on avançait, plus on en parlait, plus il lui devenait important d’aller découvrir ce pays qui a fait fantasmer son enfance. Jusqu’au jour où tout s’est décidé et il en a tellement pris goût qu’il a décidé que ça se ferait tous les ans. A tel point que, même très malade, le jeudi soir 5 décembre, veille de sa mort, j’étais chez lui et il envisageait qu’on reparte en septembre prochain, ce qu’hélas, je savais déjà que ça ne se ferait pas.
Tu as continué à y aller ?
Oui, en 2018 et 2019, sans lui évidemment. Je l’ai souhaité en souvenir de lui, même si c’était difficile.
Et c’est aussi pour cela que j’ai fait ce livre et ce pour plusieurs motifs : d’abord pour lui rendre hommage et pour montrer un autre visage que celui que tout le monde connaît : la star avec ses spectacles incroyables, l’idole flamboyante. Alors que là, il était tout autre, il redevenait le jeune homme qui a grandi avec le cinéma américain, les westerns et ses idoles, de James Dean à John Wayne en passant par Clark Gable. Il voulait découvrir tous les endroits mythiques où avaient été tournés ces films comme «Autant en emporte le vent», «Rio Bravo», «Easy Rider» évidemment. On est d’ailleurs allé à Taos, sur la tombe mexicaine de Dennis Hopper, une tombe très colorée, très fleurie, qui ressemble à la sienne à St Barth.
Il a d’ailleurs rencontré Peter Fonda ?
Oui, il était comme un enfant, un fan devant son idole et là, il redevenait timide, il n’était plus la star qu’on connaissait, il osait à peine lui parler. Tout comme le jour où il a rencontré Elia Kazan et qu’il n’a pas osé lui demander une dédicace. Tu vois, c’est ce Johnny-là que je voulais montrer et qu’on ne connaît pas.
Tu me disais qu’il y avait plusieurs motifs à ce livre ?
Oui, l’autre motif c’est que je voulais qu’on sache c’est que, ce qu’on faisait, tout le monde peut le faire à partir du moment où tu as un engin car là-bas, tu trouves toujours des petits motels pas chers et c’est d’ailleurs ce qu’on faisait. On ne s’arrêtait pas dans des hôtels de luxe ou des grands restaurants. On cassait la croûte, on s’arrêtait quand on voulait, on dormait où on trouvait une chambre. Car Johnny voulait retrouver vraiment l’Amérique de sa jeunesse, celle de Tennessee Williams. Pas question d’aller dans les grandes villes mais plutôt découvrir les grands espaces et bien sûr Hollywood qui l’a tant fait rêver, Monument Valley, la vallée de la mort, la fameuse route 66. D’ailleurs, lorsque nous y sommes retournés sans lui, nous avons apposé une plaque commémorative à Mexican Hat.
Lui qui en avait un peu marre d’être photographié, il y a des centaines de photos prises sur ces road trips.
Oui mais ça, c’était la volonté de Johnny. Il voulait ramener des souvenirs personnels, les photos, pour la plupart, ne sont pas celles de photographes professionnels mais des amis avec qui nous étions. J’en ai fait pas mal. Et il voulait toujours qu’on réalise de petits films qu’il regardait, rentré à Paris. Souvent ces films ont été une inspiration pour ses spectacles ou pour ses clips.

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Pierre et Pascal Louvrier

Johnny a donc été une grande histoire d’amitié. Avant lui il y a eu Michel Sardou que tu as quitté un jour. Pourquoi ?
(Il rit) Justement parce que j’ai rencontré Johnny, que j’ai travaillé avec lui et Sardou m’en a voulu durant une dizaine d’années oùnous sommes restés fâchés. C’était un ami d’enfance que j’ai connu grâce à ma mère qui l’avait accueilli dans ses cabarets. Nous avons écrit beaucoup de chansons comme «Je vole», «Dix ans plus tôt», «Etre une femme»… Et puis il y a eu Johnny et il me prenait beaucoup de temps car j’ai produit certains de ses albums, de ses concerts… Puis j’ai revu Sardou et c’est moi qui ai produit son dernier album et sa dernière tournée «La dernière danse». Je l’ai d’ailleurs accompagné aux percus, à la guitare et nous avons chanté ensemble «Les Ricains».
Mais j’avoue que j’avais plus d’affinités avec Johnny qu’avec Sardou : lui il aime les chevaux, le golf, ce n’était pas notre truc avec Johnny. Un peu les chevaux peut-être. Mais surtout les motos et les voyages.
Que penses-tu de cet album symphonique réalisé par Yvan Cassar ?
(Il reste un moment dubitatif). On ne peut pas dire que ce soit mal fait mais faire du symphonique avec un rocker… Est-ce que ça aurait plus à Johnny ? Je comprends qu’on fasse ce genre de choses pour les fans qui ont toujours besoin de quelque chose de nouveau. Mais faire du neuf avec du vieux, je trouve ça un peu compliqué lorsque l’artiste n’est plus là. Ce n’est pas une idée que j’aime particulièrement.
Alors, surprise, on t’a vu ces jours-ci travailler avec Sheila… On est loin du rock ?
(Il rit). Oui mais j’ai deux casquettes, je suis aussi producteur et c’est ma maison de production qui s’occupe de l’émission «Mask singers». Ce n’est pas moi qui ai fait le casting même si je suis un des seuls à savoir qui se cache sous les masques… Et je ne te le dirai pas ! Obligé puisque c’est moi qui leur fait travailler et enregistrer les chansons et pour les chanteurs, leur faire modifier leur voix pour ne pas qu’on les reconnaisse. Mais ça a été très agréable de travailler avec elle. Et ce n’est pas facile de faire ce qu’elle a fait.
Dans ton livre tu nous parle en passant de deux de tes «fiancées» : Liza Minelli et Julia Migenès… Tu ne t’embêtais pas aux USA !
(Il rit). Oui mais c’est vieux et elles n’étaient pas connues alors, pas plus que moi d’ailleurs. Liza, on savait qu’elle était la fille de Judy Garland mais elle débutait. Elle n’était pas la grande star qu’elle est devenue. Mais nous avons gardé des liens, nous avons quelquefois repris notre histoire. On ne s’est pas perdu de vue. Avec Julia, nous avons beaucoup rigolé
En dehors de ce livre, Pierre, quels sont tes projets ?
Faire tourner ma maison de production, continuer à produire des émissions de télé, ce qui m’amuse bien. D’ailleurs j’espère qu’il y aura une seconde saison de «Mask singers», et voyager encore longtemps car la route, c’est quelque chose d’important dans ma vie. Je roule beaucoup dans la province française qui est très belle et je vais régulièrement aux Etats-Unis. Je vais d’ailleurs bientôt repartir pour Daytona».

Propos recueillis par Jacques Brachet

TF1, 18 novembre : Une grande épopée : « Le bazar de la charité »

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Nous avons pu, en avant-première au festival de la fiction TV de la Rochelle, découvrir la nouvelle grande série de huit fois 52’ qui démarrera le lundi 18 novembre : «Le bazar de la charité», une grande épopée signée Catherine Rambert et Karine Spreuzkouski pour le scénario et réalisée par Alexandre Laurent.
Une prestigieuse distribution : Audrey Fleurot, Camille Lou, Julie de Bona, Josiane Balasko, Florence Pernel, Antoine Dulery, Gilbert Melki, Stéphane Guillon dans les principaux rôles.
Une grandiose réalisation dont la scène qui ouvre cette série : l’incendie du bazar de la charité qui a eu lieu à Paris en 1897 et a fait 120 morts et un nombre incalculables de brûlés. Longue séquence qui voit le déploiement de ce feu gigantesque dans lequel sont enfermés nos héros. Une scène d’anthologie.

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Julie de Bona, Audrey Fleurot, Camille Lou

Une rescapée : Adrienne de Lenverpré (Audrey Fleurot) qui, humiliée et battue par son mari qui lui aenlevé sa fille (Gilbert Melki), au lieu d’aller à la grande fête où tous les bourgeois se retrouvent pour faire œuvre de charité, va retrouver son amant.
De retour au bazar et voyant l’étendue de l’incendie, elle décide de disparaître, faisant croire à sa mort. Son idée : que lors de son enterrement, le père vienne avec sa fille et préparer l’enlèvement de celle-ci.
A côté de cette histoire, d’autres histoires se greffent comme celle de Rose Rivière (Julie de Bona), bonne d’Alice de Jeansin (Camille Lou), qui, sauvée des flammes, est enlevée par Madame Huchon dont la fille est morte et qui va faire croire à tout le monde qu’elle est sa fille, à la grande détresse de Rose qui se retrouve séquestrée.

6 Le Bazar de la Charite ep5 LE BAZAR DE LA CHARITE

Alice Jeansin, promise à un mariage de raison pour cause de fortune à Jean Rivière (Aurélien Wiik) se retrouve avec lui dans ce bazar et au lieu d’essayer de sauver sa fiancée, il se jette vers la sortie pour se sauver lui-même. Elle doit son sauvetage à Victor Minville (Victor Martelet), un petit malfrat qui ne serait pas étranger à cet incendie, ce qu’elle ne sait pas. Elle en tombe amoureuse au grand dam de ses parents (Atoine Dulery et Florence Pernel) qui voient la fortune du prétendant en danger.
Voilà pour les trois grandes histoires dont, pour une fois, les héroïnes sont un trio de femmes magnifiques, Audrey Fleurot hiératique, Camille Lou lumineuse, Julie de Bona formidable sans oublier Josiane Balasko ambigüe à souhait dans ce rôle de femme taiseuse et résolue pour une raison qu’on découvrira.
La réalisation et brillante, maîtrisée, les décors  et les costumes somptueux et l’on retrouve enfin ce souffle des grandes sagas historiques que la télé avait un peu perdu après «Les dames de la Côte» ou «Les gens de Mogador». Tout y est parfait, de ces destinées croisées au suspense de l’histoire qui nous plonge dans ce monde bourgeois de la société parisienne de la fin du XIXème siècle.
A ne manquer sous aucun prétexte

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Jacques Brachet

Le coffret d’amour de Rika ZARAÏ

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Rika Zaraï est l’une des chanteuses que j’ai peu rencontrée durant mes 50 ans de journalisme. Pourquoi ? Je ne sais pas. Tout simplement peut-être parce qu’elle n’est pas souvent venue dans notre région.
Je l’ai donc interviewée il y a… quelques décennies puis, il y a moins longtemps, sur la tournée «Age Tendre» où là, nous avons eu le temps de bavarder très longuement. Il faut dire qu’entre les deux spectacles, les artistes avaient le temps de se reposer et de rencontrer des journalistes.
J’ai donc eu cette joie de passer du temps avec elle, dans l’intimité de sa loge. Elle venait de publier son livre de souvenirs «L’espérance a toujours raison» (EdMichel Lafon). C’était quelques temps avant qu’elle ne fasse un AVC qui allait hélas l’éloigner de la scène.

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Aujourd’hui ce n’est pas pour un livre que nous reprenons contact mais pour un coffret de quatre CD, paru chez Marianne Melody, qui regroupe cent titres, une anthologie allant de 1959 à 2000 d’une richesse incroyable tant on voit l’étendue de son répertoire car, comme Dalida, elle a suivi sinon devancé toutes les modes musicales avec toujours le même succès qui va de «Balappa» à «Et pourtant », de «Sans chemise sans pantalon» à «Exodus», de «Hava Naguila» à «Prague», de «Michaël» à «Alleluia et bien d’autres succès encore signée des plus grands : Charles Aznavour, Jean-Max Rivière, Jacques Plante, Jean-Jacques Debout, Pierre Delanoé, Serge Lama et Alice Dona, Claude lemesle, Vito Palaviccini, Catherine Desage avec qui elle a fait un bon bout de chemin… La liste est longue. (
Sa carrière aussi est longue et belle, traversée de belles rencontres : Denise Glaser, Jacques Brel, Charles Aznavour, Bruno Coquatrix, Eddie Barclay, Claude Lelouch…
Si elle a beaucoup fait parler d’elle en tant que chanteuse, son livre aussi a fait couler beaucoup d’encre, celui où elle nous enseigne la médecine par les plantes.
Il faut quand même savoir qu’elle a étudié durant onze ans la médecine dite «non conventionnelle» et qu’elle a un diplôme de conseillère de santé holistique…
Si sa vie a été ralentie par cet accident, il n’en demeure pas moins qu’elle a gardé une énergie, un courage et un optimisme que je retrouve dans sa voix emplie d’amour et de gentillesse.

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Lors de notre rencontre sur la tournée « Âge Tendre »

«Rika, tout d’abord, comment ça va ?
On fait aller… Ce n’est pas l’idéal mais ce le sera. J’ai beaucoup d’espoir. Si j’insiste lourdement, je sais que c’est moi qui gagnerai. Comme je l’ai écrit dans mon livre, l’espérance a toujours raison !
Vous êtes toujours positive, Rika, et c’est le principal. Parlons donc de ce beau coffret de 4 CD et 100 chansons, qui vient de sortir. Comment avez-vous choisi ces chansons, tant vous en avez enregistré ?
En fait j’en ai fait plus de 1.000 et j’en ai enregistré près de 600 !
Il y a d’abord les coups de cœur, vous savez, celles que, après vingt ans et plus, vous écoutez avec toujours le même plaisir, celles qu’on trouve toujours belles et dont on retombe amoureux dès qu’on les écoute. Un refrain, un couplet et l’on sait que c’est une belle chanson. Celles dont je me souviens du studio où je l’ai enregistrée, de la robe que je portais et même du sac dans lequel étaient les partitions !
A ce point ?
Eh oui ! Le souvenir est tellement vif que je retrouve les sentiments dans lesquels je les ai enregistrées, avec lesquelles j’ai une relation fusionnelle. J’avoue que j’ai quand même été aidée par Mathieu Moulin, Elysa Rouillat et Jean-Pierre, mon mari. 600 chansons, difficile de tout écouter ! Mais certaines étaient incontournables. Par contre, je n’ai pas fait de compromis : j’écoute, je garde ou je jette et alors c’est un non absolu. C’est tellement physique, la relation avec une chanson ! C‘est un peu comme un vêtement que l’on porte parce qu’on l’aime, qu’il nous représente, parce que c’est élégant et de bon goût.

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On sent tout l’amour que vous portez à votre métier…
Evidemment, sinon je ne l’aurais pas fait car c’est un métier très difficile, très dur physiquement, mais c’est un métier exaltant. Lorsqu’on l’aime, on surmonte toutes les difficultés, on ne pense pas au fait qu’il faut quelquefois se lever à 5 heures pour prendre la route ou un avion, affronter le temps ou tout autre chose. Il faut faire avec. C’est un métier envoûtant, il faut aimer les chansons, le public et chanter pour donner au public de l’amour. Et je peux chanter dix mille fois la même chanson si je l’aime et si cet amour est partagé. Impossible pour moi de chanter une chanson que je n’aime pas, ce ne serait pas sincère et le public s’en apercevrait.
Vous est-il arrivé d’enregistrer des chansons que vous n’aimiez pas ?
Ça m’est arrivé une dizaine de fois mais dès l’écoute j’ai très vite compris que c’était une catastrophe ! Dans ce cas, je savais que je ne pourrais jamais la chanter. Je ne peux pas partager une chanson avec mon public si je ne l’aime pas. C’est pour cela que ce coffret, c’est un coffret d’amour.
Comme ce moment d’amour que vous partagez sur scène. Avez-vous le trac ?
La scène, c’est ma vie. C’est un mélange d’énergie, d’amour, de sentiments partagés. Il y a avec mon public un rapport immédiat. Dès que je suis sur scène je lui envoie des rayons bleus  et je les vois aussitôt revenir vers moi.
Le trac ? Je l’ai juste le temps de monter quelques marches et de me retrouver sur scène. Je suis dans un état second mais dès que j’entends l’orchestre et que le rideau s’ouvre, tout ça disparaît car j’ai un flot d’amour qui me fait face et je n’ai plus peur de rien.
Vous êtes positives, vous avez une âme de battante !
Je me suis toujours dit que, quoiqu’il arrive, la vie vaut la peine d’être vécue. Il y a des choses tellement belles à vivre qu’il ne faut jamais être négatif, ne jamais se laisser aller. Je pense que le plus beau mot qui existe c’est l’espoir. Il faut prendre pour exemple le peuple juif qui, depuis 3.000 ans, on ne sait pas pourquoi, a subi et continue de subir d’énormes souffrances. Et pourtant il n’a jamais perdu espoir. A tel point que leur hymne national s’intitule «Tiqvah», ce qui signifie «espoir». Et c’est cet espoir qui lui permet de vivre.
C’est pour cela que je le considère comme le plus beau mot de l’âme humaine.

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En entendant ces paroles, je ne peux m’empêcher de vous demander quels sont vos projets, car vous en avez sûrement !
J’en ai deux : le projet N°1, le plus grand, le plus positif mais aussi peut-être le plus difficile c’est que j’ai décidé de remarcher normalement et de ne pas repousser la date. Ce sera à la fin de l’année. Je vais remarcher, c’est mon ordre de mission !
Mon projet N°2 est de trouver de belles chansons dont je tomberai amoureuse, de pouvoir les enregistrer pour offrir un nouveau disque à ce public que j’aime et qui m’est resté fidèle. Je le lui offrirai avec tout mon amour.

Propos recueillis par Jacques Brachet

Sanary – La Farandole
Quand la culture et l’amitié franco-russe
ne sont pas de vains mots

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Oleysia Sudzhan & Georges Klimoff

C’est devenu aujourd’hui un rendez-vous incontournable que nous devons à Olesya Sudzhan, directrice de la galerie Kvartiras à Moscou, qui nous propose, deux fois dans l’année dans ce magnifique hôtel de bord de mer qu’est la Farandole, de découvrir des peintres russes, parrainés par un plasticien français de notre région.
Le principe est fort sympathique puisque les artistes russes viennent en résidence à Sanary pour découvrir la région et s’en inspirer pour nous offrir, quelques semaines plus tard, une exposition d’œuvres que lui ont inspirés nos paysages, sur un thème donné.
Vaste thème que celui de cet automne : les femmes !

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Oleysia avec Elyane Thibaux, Pierre Chazal et la pianiste Victoria Appelia

Des femmes donc, vues par un homme : Denis Petrulencov et une femme : Natalia Onufrieva.
Et un couple français, plus précisément six-fournais et créateur de ces petits bonhommes qui ont inspiré Luc Besson : les Minikeums : Céline et Patrice Garcia.
Tous les quatre étaient donc réunis ce samedi 2 novembre à la Farandole, entourés d’Oleysia, de son équipe, de Georges Klimoff notre «russo-seynois» qui est le pont amical entre la France et la Russie, entre Sanary et Moscou et qui, avec son épouse, Marie, les soutient depuis quelques années.
L’on pouvait aussi rencontrer Elyane Thibaux, déléguée à la Médiathèque Jacques Duhamel et Pierre Chazal, adjoint à la Culture de Sanary.
Arts, mêlés, cultures mêlées, langues mêlées, ce fut comme à l’accoutumée une chaleureuse soirée franco-russe.

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Denis Petrulenkov, Natalia Onufrieva, Patrice & Céline Garcia

Les Français découvraient donc deux beaux artistes venus de la lointaine Russie. Deux artistes dont le style était surprenant, Denis Petrulenkov nous offrant des aquarelles, ce qui est déjà rare pour un homme. Aquarelles qu’il dût peindre pour la plupart de son appartement car une chute dans les escaliers et une jambe cassée l’empêchant d’aller découvrir la ville et ses environs. Ce fut donc de sa fenêtre que lui vint l’inspiration. Natalia Onufrieva quant à elle, nous offrit des œuvres ensoleillées, pleines de couleurs et de joie mêlées. Quant à nos deux amis six-fournais, loin de leurs personnages de BD, ils nous firent découvrir des œuvres belles et inattendues, Patrice Garcia nous offrant des femmes éthérées, oniriques et Céline Garcia des collages inventifs et originaux.
La soirée ne faisait que commencer lorsqu’est arrivé un couple jeune et beau : le russe Guillaume Blanc de Lanaute et la russe Yana Ussenko qui nous offrirent des danses de salons aussi maîtrisées qu’élégantes, dignes de «Danse avec les stars». De la valse au jive, ils conquirent un public émerveillé de tant de talent et de grâce.

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Et puis, alors que le cocktail battait son plein, c’est Victoria Appelia qui nous offrit un bel instant musical. Romancière, historienne et musicienne d’origine russe, elle anime une école de musique à Brignoles. Joli moment pianistique qui rythmait cette soirée où chacun découvrait l’autre, en russe, en français, en anglais, l’art n’ayant pas de frontières et Oleysia nous le prouvant avec cette chaleureuse soirée sous le signe des arts…
C’est ce qu’on appelle l’entente cordiale artistique et culturelle, entre deux pays, deux cultures si éloignés l’un de l’autre par la distance mais ayant tant de choses en commun.
Si tous les pays du monde pouvaient ainsi se donner la main…

Jacques Brachet

Six-Fours… Une journée d’enfer !

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Adams’s family is alive and well and living in Six-Fours… Qui l’eut cru ?
Pas nous en tout cas, tant que nous n’avons pas entr’ouvert un portail, pas loin de chez nous, où nous ont accueillis des monstres en tous genres, plus effrayants les uns que les autres, navigant entre une araignée géante, des ossements humains, un squelette de chat, une bouilloire où batifolaient quelques pieds et mains tous frais coupés, sans parler d’un corbeau au regard pas très accueillant veillant des tombes d’où dépassaient des restes humains.

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Mais nous n’étions pas au bout de nos surprises car dans l’antre de nos chers voisins nous attendaient quelques friandises sanguinolentes, des yeux bien globuleux flottant dans un jus qui n’avait pas trop l’air d’un jus de fraises, quant aux chamallows, difficile d’en récupérer un, une tête de mort aux yeux vermillon nous fonçant sur nos mains. Un gâteau nappé de toiles d’araignées complétait ce tableau et croyez-moi, nous n’avons pas demandé la permission de nous échapper très vite avant que l’un d’eux plante ses canines dans notre cou !!!
En fait, les monstres existent vraiment… nous les avons rencontrés !

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Jacques Brachet

FRANCE 2 – TROPIQUES CRIMINELS

TROPIQUES CRIMINELS S01

Une île. La Martinique. Deux flics contraintes à enquêter ensemble.
L’une, la loi et l’ordre. L’autre, la loi et le désordre. Deux femmes libres et sans tabou. Aventurières et exilées, elles sont prêtes à tout pour rendre Justice dans cette île aux multiples visages.
Une série créée par Eric Eider, Ivan Piettre,Thierry Sorel, d’après une idée originale de Thierry SorelRéalisation : Stéphane Kappes / Denis Thybaud
Avec Sonia Rolland , Béatrice de La Boulaye, Julien Beramis, Valentin Papoudof, Stephan Wojtowicz, Benjamin Douba  ,Antoinette Giret

Sonia Rolland est Mélissa Sainte-Rose. Mère et commandante, elle doit gérer en parallèle les humeurs de ses ados et celles de sa capitaine. Sur cette île qui l’a vue naître mais qu’elle a quittée à 4 ans, Mélissa n’a aucun repère. Et pourtant, c’est là qu’elle va devoir faire ses preuves et reconstruire sa vie.
Explications de son interprète
« C’est une série audacieuse, actuelle et collective, dont le ton m’a beaucoup plu. Tout comme l’idée de former un duo de flics féminin. J’aimais le fait que Mélissa Sainte-Rose soit plus parisienne que martiniquaise, qu’elle arrive avec des idées reçues et qu’elle ait face à elle une Martiniquaise blanche qui connaisse parfaitement les us et coutumes de l’île et qui en joue pour la perturber et lui rendre la vie dure. Une série, enfin, qui se joue des clichés et offre à la Martinique, un rôle à part entière. »

TROPIQUES CRIMINELS S01

C’est un rôle à la fois récurrent et original…
Ce qui ne m’était pas arrivé volontairement depuis douze ans et mon rôle de Léa Parker sur 50 épisodes. J’ai retrouvé mes instincts de comédienne de série. Malgré les contraintes, le rythme soutenu, les textes à mettre en bouche et l’éloignement d’avec mes filles, l’expérience fut grisante. Et j’ai adoré interpréter ce personnage. Mère de deux adolescents, Mélissa mène de front sa vie privée et sa carrière. Mais souvent la seconde prend le pas sur la première. Au travail, c’est une commandante perfectionniste, droite, autoritaire, qui a toujours un coup d’avance. Sans pour autant travailler seule. Elle a besoin de la réflexion et de l’expertise de tout le monde pour résoudre les enquêtes.
Ce que j’ai au départ vécu comme une difficulté – à savoir ne pas avoir bénéficié de plus de temps pour le préparer – s’est révélé bénéfique une fois sur le tournage. Mélissa se voit mutée sur l’île de son enfance sans avoir réellement eu le temps de s’y préparer. Dans sa vie privée, elle doit gérer ses enfants qui vivent mal la situation et, au travail, elle a du mal à s’adapter au caractère et à la personnalité de feu de sa capitaine. Au fur et à mesure du tournage, j’ai réalisé combien tout ce que je traversais en tant que comédienne nourrissait mon personnage. C’est C’est aussi une femme blessée qui renoue avec ses origines
Quand elle débarque avec ses enfants à la Martinique, Mélissa Sainte-Rose est, c’est vrai, une femme blessée. Son compagnon, policier, qui n’est pas le père de ses enfants, est mouillé dans une affaire de corruption qui a rejailli sur elle. Pour les besoins de l’enquête, Mélissa se retrouve mutée loin de Paris.
Elle revient sur une île qu’elle a quittée, suite au décès de sa mère, à 4 ans. C’est un sujet tabou, douloureux. Après son arrivée, elle ne cherche pas à contacter sa famille ; ce sont ses enfants qui feront la démarche et lui permettront de renouer avec ses origines. »
Elle ne veut pas reparler créole, pourquoi ?
J’ai pris le parti qu’elle aurait du mal à renouer avec le créole. D’ailleurs, les seules fois où elle s’y risque, avec l’aide de son dictionnaire, c’est lorsqu’elle doit rencontrer un homme. Si je parle la langue de ma mère, c’est parce que j’ai toujours eu envie de conserver un lien avec mes racines et cette culture. Alors peut-être qu’involontairement et dans l’inconscient de Mélissa, ne pas parler créole est une manière d’éviter de replonger dans son passé, de faire face à des souvenirs douloureux. »

TROPIQUES CRIMINELS S01

Elle va avoir à faire à un commissaire… irrécupérable !
Ce qui est drôle avec le commissaire Etcheverry, c’est qu’il est complètement misogyne. Et pour Mélissa et Gaëlle, c’est irrattrapable. On l’imagine très obséquieux avec les sphères politiques. Il veut du résultat, que tout se passe bien, sans vague. Il gère la capitaine Crivelli depuis des années et il n’en peut plus ! L’arrivée de Sainte-Rose va lui permettre, pense-t-il, de se décharger de l’organisation du commissariat. Et il n’en est rien. Elles lui imposent leur féminité, leurs règles. Finalement, face à ce duo, cela devient plus compliqué de se faire respecter. »
Nombre de comédiens sont issus de la diversité
Je n’ai jamais vu, en tant que comédienne, autant de nouveaux visages issus de la diversité. J’étais heureuse de découvrir tous ces talents et de pouvoir jouer avec eux. Eux-mêmes étaient fiers et heureux de faire partie de l’aventure, de bénéficier de propositions aussi riches, sans être cantonnés à des rôles de méchants. Je ressens de la fierté d’avoir participé à une série qui montre la France telle qu’elle est. Et parce qu’elle est diffusée sur une chaîne du service public, «Tropiques criminels» va non seulement être regardée à une heure de grande écoute chez nous, mais elle le sera dans le monde entier».

Sanary – Espace St Nazaire
Une exposition qui sent bon la Provence

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Serge et Maryse Loigne, Bernadette Porcu

La Provence, c’est une région où le patrimoine où les coutumes sont tenaces et se passent de générations en générations. L’un des plus beaux exemples est l’association «La Coustièro Flourido» (Ce qui signifie la petite côte fleurie), présidée par Martine Dalmarre dont la cinquantaine de membre s’est attachée au costume de notre région des XVIIIème et XIXème siècles.
Ainsi nous présente-t-elle jusqu’au 3 novembre à l’Espace St Nazaire, une exposition qui nous fait remonter le temps avec délice et nostalgie en nous présentant des superbes costumes d’époque, avec de nombreuses pièces authentiques qui ont traversé les décennies, et des pièces reconstituées grâce à l’atelier de couture de l’association qui, tous les lundis, de 14h à 17h, à l’îlot des Picotières, recrée les costumes d’époques suite à de studieuses recherches historiques.

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Les pièces authentiques, elles, sont méticuleusement recherchées chez les particuliers, dans des brocantes et en tous lieux où l’on peut trouver une pièce rare entièrement d’époque.
Il faut savoir que tous les membres, hommes et femmes, font eux-mêmes leurs costumes après avoir retrouvé des patrons, des tissus, des dentelles, des chapeaux, des rubans et c’est en partie ces costumes que l’on peut découvrir sur les deux étages de l’Espace St Nazaire car chacun a prêté avec joie ses propres œuvres.
Car ne nous y trompons pas, c’est du vrai travail d’art et de recherches qui nous est présenté là. On y trouve des robes, des jupons, des fichus, des bonnets, des costumes d’hommes et de femmes de paysans, de bourgeois, d’enfants, on y découvre un magnifique voile de mariée, des gants de dentelle d’une grande beauté. C’est avec curiosité qu’on remonte le temps  de nos aïeux qui bien sûr étaient vêtus ainsi,
Entre deux personnages costumés on retrouve les «vrais» personnages d’aujourd’hui grâce à de superbes photographies réalisées par les adhérents du club photo «Photographier autrement» dont le président est Eugène Ivanez et qui ont fait poser les adhérents de «l’autre» association dans leurs plus beaux atours. On reconnait même sur l’une d’elles un incontournable ami qui, chaque année nous régale avec son complice Serge Loigne de deux mois de concerts sous les étoiles, j’ai nommé Noël le Brethon, plus amicalement prénommé Nono !

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Maryse Loigne, qui nous fait visiter l’expo avec Serge Loigne et Bernadette Porcu, nous précise que l’association, hormis ses cours de couture et de recherches historiques, nous propose des cours de provençal et des cours de cuisine de la région.
Elle regrette d’une part, qu’il n’y ait plus de musiciens et de danseurs dans l’association et que nombre d’associations qui ont pour but de faire vivre le patrimoine provençal ne s’ouvrent pas aux autres associations. Sauf quelques-unes comme les associations du Beausset, de la Garde, de la Valette, qui jouent le jeu et s’unissent pour offrir aux nouvelles générations des événements pour perpétrer les traditions.
A l’heure des portables, mobiles et autres outils de communication, vivre une pratique en famille se fait plus difficile et hélas la relève est mal assurée et la jeunesse se fait rare dans ce genre d’associations.

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Et pourtant c’est d’hier que naissent le présent et le futur et il ne faudrait pas perdre nos racines et ne plus savoir d’où l’on vient.
Ce genre d’exposition nous fait connaître un pan de vie de nos ancêtres et il est important qu’elles continuent à perdurer.
En tout cas, c’est une très belle exposition que nous propose la Coustièro Flourido, qui nous fait remonter au temps de Mistral, de Roumanille, d’Aubanel et quelques autres. Et ici, les artistes sont les adhérents de cette association, hommes et  femmes de l’ombre mais aussi, de talent qui nous proposent un bel et grand échantillon de la mode d’autrefois.

Jacques Brachet