Article mis en avant

AGENDA

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Robert Hossein, un de nos derniers monstres sacrés..

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Michèle Laroque : Chronique d’un film annoncé

MEURTRES À ALBI ALEXANDRA EHLE
LES SANDALES BLANCHES DISPARITION INQUIETANTE
France 2 – France 3 : Les femmes à l’honneur : Léonie Simaga – Julie Depardieu – Amel Bent

NUMEROS UTILES
AIX-en-PROVENCE
LE JEU DE PAUME : 04.42.99.12.00 – jeudepaume@lestheatres.netwww.lestheatres.net
BANDOL
Théâtre Jules Verne : 04 94 29 22 70
BRIANCON
THEÂTRE LA CADRAN : 04.92.25.52.52 –
theatre-le-cadran@wanadoo.fr
CANNES
PALAIS DES FESTIVALS : 04.92.99.33.83 –
sortiracannes@palaisdesfestivals.com
DRAGUIGNAN
THEÂTRE en DRACENIE : 04.94.50.59.59 –
www.theatresendracenie.com
GAP
LA PASSERELLE : 04.92.52.52.52 –
info@theatre-la-passerelle.com
GRASSE
THEÂTRE DE GRASSE : 04.93.40.53.00 –
www.theatredegrasse.cominfo@theatredegrasse.com
HYERES
CASINO DES PALMIERS : 04.94.00.78.80 –
www.ville-hyeres.fr
LA CIOTAT
LA CHAUDRONNERIE : 09 70 25 20 00 – lachaudronnerie-laciotat.com
LA GARDE
LE ROCHER – 04.94.03.58.62 –
le-rocher@ville-lagarde.frwww.ville-lagarde.fr
LA SEYNE-sur-MER
7ème VAGUE – 04.94.06.02.52 – cafetheatre7vague@gmail.com
LA VALETTE
THEÂTRE MARELIOS – ESPACE PIERRE BEL – LA TOMATE – CINEMA HENRI VERNEUIL –
ESPACE ALBERT CAMUS : 04.94.23.62.06 –
culture@lavalatte83.frwww.lavalette83.fr
LE CANNET
La Palestre : 04 93 46 48 88
LE PRADET
ESPACE DES ARTS : 04.94.01.77.34 –
culture@le-pradet.fr
MARSEILLE
CITE DE LA MUSIQUE : 04.91.39.28.28 –
www.citemusique-marseille.com
LA CRIEE : 04.91.54.70.54 – www.theatre-lacriee.com
LE GYMNASE : 04.91.24.35.24 – gymnase@lestheatres.netwww.lestheatres.net
LE GYPTIS : 04.91.11.41.50 – www.theatregyptis.com
ODEON : 04 96 12 52 74   –
www.contact-odeon@marseille.fr
OPERA : 04 91 55.11.10 – www.opera.marseille.fr
THEÂTRE DE LENCHE   – MINI-THEÂTRE DU PANIER : 04.91.91.52.22 –
lenche@wanadoo.frwww.theatredelenche.info
LE SILO : 04 91 90 00 00 – www.lesilo-marseille.fr
THEÂTRE TOURSKY : 04.91.02.58.35 –
www.toursky.org
NICE
NIKAÏA : 04 92 29 31 29 – www.nikaia.fr
PALAIS DE LA MEDITERRANEE : 04 92 14 77 00
THEÂTRE LINO VENTURA : 04 97 00 10 70
THEÂTRE FRANCIS GAG – 04 94 00 78 50 – theatre-francis-gag.org – theatre.fgag@ville-nice.fr
OLLIOULES
CHÂTEAUVALLON : 04.94.22.02.02 –
www.chateauvallon.com
SANARY
CASINO DU COLOMBET : 04 94 88 52 10 – service-culturel@casino-sanary-sur-mer.fr
THEÂTRE GALLI : 04.94.88.53.90 –
www.sanarysurmer.com
SIX-FOURS
ESPACE MALRAUX : 04 94 74 77 79 – www.espace-malraux.fr
THEÂTRE DAUDET : 06.65.62.59.69 – www.labarjaque.com
TOULON
LE COLBERT : 04 94 64 01 58 – www.lecolbert.fr
OPERA : 04.94.93.03.76 –
operadetoulon@tpmed.org
PALAIS NEPTUNE : 04.98.00.83.83 – info@congresneptune.com
THEÂTRE LIBERTE : 04 98 00 56 76 – www.theatre-liberte.fr
ZENITH-OMEGA : 04.72.32.09.29 –
appel@appelspectacles.com

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Par suite de la Covid nombre de spectacles étant annulés ou différés, nous ne pouvons donc assurer à 100% l’agenda du mois de janvier.
Veuillez vous renseigner auprès des théâtres et salles de spectacles.

CONCERTS – CHANSONS
JANVIER
Vendredi 8, samedi 9 janvier 20h, Théâtre de Grasse : Youssoupha
Vendredi 8 janvier 20h30, Théâtre Galli, Sanary : The Rabeats « Best of the Beatles »
Samei 16 janvier 20h30, Théâtre en Dracénie : Juliette et l’orchestre Silbando
Vendredi 21 janvier 20h, le Dôme, Marseille : Eddy de Pretto
Vendredi 29 janvier 20h, Nikaïa, Nice : Eddy de Pretto
Vendredi 29 janvier 20h, la Chaudronnerie, la Ciotat : Marc Lavoine
Dimanche 30 janvier 17h, le Dôme, Marseille : Julien Clerc
FEVRIER

Mercredi 10 février 20h, le Silo, Maarseille : Benjamin Biolay « Grand Rex »
MARS
Mercredi 10 mars 20h30, le Silo, Marseille : « Beyond the Music » The Sound of U2
Jeudi 11 mars 20h30, Acropolis, Nice : « Beyond the Music » The Sound of U2
Vendredi 12 mars 20h30, Théâtre Galli, Sanary : Murray Head
Jeudi 17 mars 20h, Arena, Aix-en-Provence : Jean-Louis Aubert « Solo »
Samedi 27 mars 20h30, Théâtre Galli, Sanary : The Rabeats
AVRIL

Vendredi 2 avril 20h, le Dôme, Marseille : Stars 80
Samedi 3 avril 20h, Nikaïa, Nice : Stars 80
Dimanche 4 avril  19h, le Silo, Marseille : Iggy Pop
Mercredi 14 avril 20h, Espace Julien, Marseille : Dick Annegarn
Dimanche 18 avril 15h, la Palestre, le Cannet : Yannick Noah
Vendredi 27 avril 20h30, Théâtre Toursky, Marseille : Louis Chédid
Jeudi 29 avril 20h, Nikaïa, Nice : I Am
MAI
Mercredi 26 mai 20h, Zénith-Oméga, Toulon : Véronic Dicaire « Showgirl
Vendredi 28 mai 20h30, le Dôme, Marseille : Patrick Bruel
Dimanche 30 mai 18h, Zénith-Oméga, Toulon : Stars 80
JUIN
Jeudi 3 juin 20h, Nikaïa, Nice : Vitaa/Slimane « Versus »
Vendredi 4 juin 20h30, le Silo, Marseille : Carla Bruni
Lundi 7 juin 20h30, le Dôme, Marseille : Lara Fabian
Mardi 8 juin 20h30, la Palestre, le Cannet : Lara Fabian
Dimanche 13 juin 15h, Arena, Aix-en-Provence : Kids United
SEPTEMBRE
Dimanche 19 septembre 18h, le Dôme, Marseille : Christophe Maé « La vie d’artiste »
Samedi 25 septembre 20h30, le Silo, Marseille : Tryo
OCTOBRE
Vendredi 1er octobre 20h, Zénith-Oméga, Toulon : Dadju « ROA Miel Tour »
Samedi 2 octobre 20h, Arena, Aix-en-Provence : Dadju « ROA Miel Tour »
NOVEMBRE
Mercredi 3 novembre 20h, Nikaïa, Nice, Vitaa/Slimane « Versus »
Vendredi 5 novembre 20h, le Dôme, Marseille : Vitaa/Slimane « Versus »
Samedi 20 novembre 20h, le Dôme, Marseille : Section d’Assaut
Mercredi 24 novembre 20h, le Silo, Marseille : Jane Birkin « Oh pardon, tu dormais »

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MUSIQUES du MONDE
JANVIER
Jeudi 28 janvier 20h30, Théâtre Galli, Sanary : I Muvrini

JAZZ – BLUES – MUSIQUES ACTUELLES
JANVIER
Mercredi 13 janvier 20h, le Liberté, Toulon : « Wallsdown » avec Enzo Carniel & House of Echo
Samedi 23 janvier 20h30, la Passerelle, Gap : « Fragments » par Yves Rousseau Septet

OPÉRAS – SPECTACLES MUSICAUX
JANVIER
Samedi 9 janvier 21h, Théâtre Toursky, Marseille : « Entre deux caisses on voudrait vous dire au revoir ». Musique française avec Jean-Michel Mouron (chant), Bruno Martins (chant-contrebasse), Dominique Bouchery (chant-accordéon-clarinette), Gilles Raymond (chant-guitare-dulcimer)
Samedi 9 janvier 20h, la Chaudronnerie, la Ciotat : « La reine de la piste » avec Héléna Nogueira. Écrit et mise en scène par Pierre Notte sur des chansons d’Héléna Nogueira
Samedi 16 janvier 20h30, la Criée, Marseille : « La symphonie des oiseaux » avec Lidija Bizjak (piano) Jean Boucault (chant), Geneviève Laurenceau (violon), Johnny Rasse (chant)
Dimanche 24 janvier 14h30, mardi 26, vendredi 29 janvier 20h, Opéra de Toulon : « Si j’étais roi » d’Adam avec Armelle Khourdoïan, Éléonore Devez, Jean-François Marras, Valentin Thill, Orchestre et chœur de l’Opéra de Toulon dirigés par Robert Tuohry. Mise en scène Marc Adam
FÉVRIER
Vendredi 11 février 20h, Nikaïa, Nice : The Australian Pink Floyd Show
MAI
Mercredi 4 mai 20h, le Dôme, Marseille : Eric Serra « Le grand bleu »

CLASSIQUE-LYRIQUE
JANVIER

Samedi 2 janvier 20h, Grand Théâtre, Aix-en-Provence : Concert du Nouvel An par l’Orchestre National de France « D’Oslo à New-York », dirigé par  Dalia Stasevska. Mezzo-soprano : Anne-Sofie von Otter (Dukas, Grieg, Sibelius, Ravel, Gershwin, Kurt Weill
Mardi 5, jeudi 7 janvier 20h, Conservatoire Darius Milhaud, Aix-en-Provence : « Variations Goldberg » de Bach par Renaud Capuçon (violon), Gérard Caussé (Alto), Victior Julien-Laferrière (violoncelle)
Mardi 12 janvier 20h, Grand Théâtre, Aix-en-Provence : Concert de piano Nicholas Angelich (Beethoven, Prokofiev, Bach, Busoni, Brahmas)
Lundi 18 janvier 20h, Palais Neptune,  Toulon : « Viaggio in Italia » par ml’oechestre de chambre I Solisti Veneti  (Vivaldi, Paganini, Tartini, Arban, Bottesini)
Mardi 19 janvier 20h, Grand Théâtre, Aix-en-Provence : »De Mozart à Rivet »,  Concert de piano Célimène Daudet
Vendredi 22 janvier 20h, Grand Théâtre, Aix-en-Provence : Orchestre Philharmonique du pays d’Aix dirigé par JacquesChaimeau (Tchaïkovski, Borodine)
Samedi 30 janvie 15h et 16h, Auditorium Chalucet : Concert des élèves du Conservatoire TPM, département Chants-musiques anciennes et musique de chambre

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DANSE
JANVIER
Mercredi 6 janvier 20h30, Théâtre Galli, Sanary : « Cendrillon » par le Grand Ballet de Kiev
Jeudi 7 janvier 20h30, Théâtre en Dracénie : « Anthologie du cauchemar » par la Cie Marcia Barcellos
Vendredi 8 janvier 20h, samedi 9 janvier 15h, Grand Théâtre, Aix-en-Provence : « Le pavillon aux pivoines » par le Ballet National de Chine
Vendredi 15 janvier 20h30, Châteauvallon, Ollioules : « The falling Stardust » par la Cie Amala Dianor
Vendredi 15, samedi 16 janvier 19h, la Passerelle, Gap : « Deal » d’après « Dans la solitude des champs de coton » de Bernard-Marie Koltès. De et avec Jean-Baptiste André et Dimitri Jourde, cie Association W
Samedi 16 janvier 21h, Théâtre Toursky, Marseille : Cie Carolyn Carlson « The Tree »
Samedi 16 janvier 20h, la Chaudronnerie, la Ciotat : « My land » par la Cie Recirquel
Samedi 16 janvier 20h, dimanche 17 janvier 15h, Grand Théâtre, Aix-en-Provence : Cabaret magique autour de Mozart  par l’Insula Orchestra dirigé par Laurence Equilbey avec Olga Pudova (soprano, Lea Desandre (mezzo-soprano), Alasdair Kent (Ténor), Armando Noguera (Baryron). Chorégraphie Aragorn Boulanger
Dimanche 17 janvier 17h, Théâtre de Grasse : « L’amour sorcier » par la Cie Chatha et l’orchestre Danzas et Jean-Marie Machado (piano)
Vendredi 22 janvier 20h30, Théâtre Marélios, la Valette : « Hip Hop(s) or not » par la Cie Daruma
Dimanche 24 janvier 16h, théâtre Galli, Sanary : Le Moulin de Paris
28 au 30 janvier 20h, Grand Théâtre, Aix-en-Provence : « Full Moon » par le Tanztheater Wuppertal. Mise en scène et chorégraphie Pina Bausch

HUMOUR

JANVIER
12 au 23 janvier, Théâtre, Toursky, Marseille : Bouchta « Sois un homme mon fils »
Vendredi 15 janvier 20h, le Colbert, Toulon : Christophe Alévêque « Revue de presse »
Mercredi 20 janvier 20h30, Théâtre Galli, Sanary : Kyan Khojandi « Une bonne soirée »
Jeudi 21 janvier 20h, la Chaudronnerie, la Ciotat : Constance « Pot pourri »
Vendredi 22 janvier 20h30, Théâtre Daudet, Six-Fours : Doully « Admettons »
Samedi 23 janvier 20h30, Théâtre Galli, Sanary : Arnaud Ducret « Show two »
Jeudi 28 janvier 20h, Espace Julien, Marseille : Tom Villa « Les nommés sont… »
Vendredi 29 janvier 20h30, Théâtre Daudet, Six-Fours : Gil & Ben
Samedi 30 janvier 20h30, la Palestre, le Cannet : Noëlle Perna « Certifié Mado »
Samedi 30 janvier 20h30, Théâtre Galli, Sanary : Roland Magdane « Une histoire de fou »
Février
Samedi 11 février 20h, le Silo, Marseille : The best of Jean-Marie Bigard
Jeudi 16 février 20h, le Colbert, Toulon : Le cas Pucine
Vendredi 20 février 20h, le Colbert, Toulon : Eric & Quentin « On ne peut plus rien dire »
MARS
Samedi 13 mars 20h, le Silo, Marseille : 60 minutes avec Kheiron
Vendredi 26 mars 20h, la Chaudronnerie, la Ciotat : Vincent Dedienne
AVRIL
Jeudi 1er avril 20h, Espace Julien, Marseille : Jean-Luc Lemoine « Brut »
Vendredi 16 avril 20h30, Théâtre Galli, Sanary : Jeremy Ferrari « Anesthésie générale »
JUIN
Vendredi 11 juin 20h, Espace Julien, Marseille : Tom Villa « Les nommés sont… »
NOVEMBRE
Samedi 20 nocembre 20h30, Théâtre Galli, Sanary : « Certifié Mado »

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THÉÂTRE
JANVIER
Mardi 5 janvier 21h, mercredi 6 janvier 19h, Théâtre Toursky, Marseille : « L’incroyable rencontre – Jean-Paul II-Antoine Vitez » de Jean-Philippe Mestre, adaptation Bernard Lanneau. Mise en scène Pascal Vitiello. Avec Michel Bompoil et Bernard Lanneau
Mardi 5, mercredi 6 janvier 20h30, la Criée, Marseille : « Royan » de Marie NDiaye, mise en scène Frédéric Bélier-Garcia avec Nicole Garcia
13 au 15 janvier, la Criée, Marseille : « Breaking the waves », d’après Lars von Trier, adaptation Vivian Nielsen, mise en scène Myriam Muller, avec Mathieu Besnard, Louis Bonnet, Chloé Winkel, Valérie Planke…
Jeudi i7, vendredi 8 janvier 20h30, La Passerelle, Gap : « Hamlet » d’après Shakespeare, création Collectif Kobal’t
Samedi 9 janvier 20h30, le Liberté, Toulon : « Breaking the waves », d’après Lars von Trier, adaptation Vivian Nielsen, mise en scène Myriam Muller, avec Mathieu Besnard, Louis Bonnet, Chloé Winkel, Valérie Planke…
Mardi 12 janvier 20h, la Chaudronnerie, la Ciotat : « La guerre de Troie (en moins de deux !) » d’Eudes Labrusse, d’après Homère, Sophocle, Euripide, Hésiode, Virgile, Offenbach… etc. par la Cie du Théâtre du Mantois
Mardi 12 janvier 20h30, Châteauvallon, Ollioules : « Condor » de Frédéric Vossier, mise en scène Anne Théron, avec Mireille Herbstmeyer et Frédéric Leidgens
Mardi 12, mercredi 13 janvier 20h30, la Passerelle, Gap : « Saint-Félix, enquête sur un hameau français », par la Cie Babel, écriture et mise en scène Elise Chatauret
Vendredi 15, samedi 16 janvier 20h, Théâtre du Jeu de Paume, Aix-en-Provence : « Dans les cordes » de Pauline Ribat par la Cie Depuis l’Aube
Samedi 16 janvier 20h30, le Liberté, Toulon : « Royan » de Marie NDiaye, mise en scène Frédéric Bélier-Garcia avec Nicole Garcia
Mardi 19 janvier 21h, Théâtre Toursky, Marseille : « La légende du saint buveur » de Joseph Roth, adaptation, mise en scène et avec Christophe Malavoy
Mardi 19 janvier 20h, Châteauvallon, Ollioules : « Mon prof est un troll » de Dennis Kelly, mise en scène Vincent Franchi, avec Cécile Petit et Nicolas Violin »
Mardi 19 janvier 20h30, Théâtre en Dracénie : « La guerre de Troie (en moins de deux !) » d’Eudes Labrusse, d’après Homère, Sophocle, Euripide, Hésiode, Virgile, Offenbach… etc. par la Cie du Théâtre du Mantois
19 au 23 janvier, Théâtre du Gymnase, Marseille : « Le cabaret des absent » par la Cie François Cervantès
19 au 23 janvier, Théâtre des Bernardines, Marseille : « Maeström » de Fabrice Melquiot par la Cie MAB
20 au 22 janvier, la Criée, Marseille : « Ana » d’après « A nos amours » de Maurice Pialat, scénario original et dialogue Arlette Langmanmise en scène Laurent Ziseman
Jeudi 21, vendredi 22 janvier 20h, Théâtre de Grasse : « Mademoiselle Julie » de Strinberg, mise en scène et avec Julie Brochen, avec Anne Mouglalis, Xavier Legrand
21 au 23 janvier 20h, Théâtre du Jeu de Paume, Aix-en-Provence : « La légende du Saint Buveur » de Joseph Roth, adaptation, mise en scène et avec Christophe Malavoy
Vendredi 22, samedi 23 janvier 21h, Théâtre Toursky, Marseille : « Ma colombine » de Fabrice Merquiot, mise en scène et avec Omar Porras
Vendredi 22, samedi 23 janvier 20h30, le Liberté, Toulon : « Habiter le temps » de Rasmus Linberg, mise en scène Michel Didym, avec Quentin Baillot, Romane Bohringer, Jérôme Kircher…
Mardi 26 janvier 21h, Théâtre Toursky, Marseille : « J’entrerai dans ton silence » de, adaptation et mise en scène d’Hugo Horiot et Françoise Lefèvre, avec Camille Carraz, Fabrice Lebert, Serge Barbuscia
Mardi 26 janvier 20h, Théâtre de Grasse : « La guerre de Troie (en moins de deux !) » d’Eudes Labrusse, d’après Homère, Sophocle, Euripide, Hésiode, Virgile, Offenbach… etc. par la Cie du Théâtre du Mantois
26 au 30 janvier, Théâtre des Bernardines, Marseille : « Exécuteur 14″ d’Adel Hakim, mise en scène Tatiana Vialle, avec Swann Arlaut, Mahut
Mercredi 27 janvier 19h, Théâtre du Jeu de Paume, Aix-en-Provence ; « Verte » de Marie Desplechin  mise en scène Rachel Arditi avec Céline Carrère, Julie Pilod, Pierre Lefebvre
27 au 30 janvier 20h, théâtre du Gymnase, Marseille : « La dégustation », de et mise en scène d’Ivan Calbérac avec Isabelle Carré, Bernard Campan, Moundir Amamra, Eric Viellard, Olivier Claveris
Jeudi 28, vendredi 29 janvier 20h30, Châteauvallon, Ollioules : « Ma colombine » de Fabrice Melquiot, mise en scène et ave Omar Porras
Vendredi 29 janvier 20h, Théâtre de Grasse : « Le cabaret des absents » de et mise en scène François Cervantès, par la Cie L’Entreprise
Vendredi 29 janvier 20h30, la Passerelle, Gap : « Je suis la bête » texte et adaptation Anne Sibran, mise en scène Julie Delille par le Théâtre des Trois Parques
Vendredi 29 janvier 20h30, Théâtre Marélios, la Valette : « 1336 (parole de Fralibs) de et avec Philippe Durand, Comédie de St Etienne
Vendredi 29, samedi 30 janvier 21h, Théâtre Toursky, Marseille : « Fleurs de soleil » de et avec Thierry Lhermitte
MAI
Dimanche 2 mai 17h, Théâtre Galli, Sanary : « Louis XVI.com » de et avec Patrick Sébastien, avec Virginie Pradal, Geneviève Gil, Jeanne-Marie Ducarré, Fred Vastaire. Mise en scène Olivier Lejeune
NOVEMBRE
Dimanche 21 novembre 17h, Théâtre Galli, Sanary : « Pair et manque » avec Vincent Lagaff et Christian Vadim

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JEUNE PUBLIC – CIRQUE – ILLUSION – MAGIE
JANVIER
Mardi 12 janvier 19h30, théâtre Marélios, la Valette : « CaCHé ! », fable musicale avec Tom Poisson et Fred Pallem
14 au 30 janvier, Chapiteau de la Mer, la Seyne : « L’absolu », spectacle de cirque de Boris Gibé
Samedi 16 janvier 20h, la Chaudronnerie, la Ciotat : « My land » par la Cie Recirquel

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Gilles PARIS : Certains cœurs lâchent pour trois fois rien (Ed Flammarion)

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 «Tu es une merde, tu ne feras rien de ta vie»
C’est avec ces «mots d’amour», qu’entre humiliation, coups de poing, de pied, de ceinture, de son père, Gilles Paris a  dû essayer de se construire.
Gilles est romancier et attaché de presse d’auteurs, donc des deux côtés de la barricade de l’édition qu’il pratique avec talent et passion.
Parmi ses autres romans à succès «Ma vie de courgette» fut un succès mondial qui a également fait l’objet d’un film.
C’est donc entre les violences d’un père et une mère lointaine qui laisse faire, que Gilles va suivre son chemin de souffrance, entre deux dépressions et quelques tentatives de suicide. Un long cheminement, un long tunnel, un itinéraire d’un enfant pas gâté du tout.
Son enfance, son adolescence, sa vie d’homme, il essaiera de les construire  tant bien que mal, ses suicides étant plus des appels au secours qu’une véritable envie d’en finir.
Sa vie chaotique est en dents de scie, entre deux métiers qu’il aime et essaie de faire au mieux malgré ses passages d’hôpitaux en établissements psychiatriques.
Son histoire est l’histoire d’une errance, d’une recherche de soi, un combat de tous les jours qu’il nous raconte avec à la fois émotion et lucidité.
Son histoire est poignante et ressemble à celles des écrivains  maudits qui noient leur mal être dans toutes les drogues possibles, l’alcool et le sexe. Une vie de débauche, de tous les excès.
Mais à chaque fois, tel un Phénix, il renait de ses cendres. Après une tentative, un médecin lui a dit cette phrase : «Certains cœurs lâchent pour trois fois rien». Le sien résiste, aidé par Laurent, son ami, son amour, son mari, toujours à ses côtés dans le meilleur comme dans le pire, fidèle, patient, compréhensif et quelquefois aussi paumé que lui.
Auteurs de romans magnifiques, malgré les succès, le burn out n’est jamais loin et il le voit chaque fois venir avec angoisse. Après cette lecture, si l’on a lu ses romans, on le retrouve dans chacun d’eux, tapi dans un personnage.
Il a besoin d’exister mais lorsqu’on est une merde, c’est un pari difficile à tenir.

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Il ne vit que par ses deux passions, par Laurent, par la musique. Ce sont ses bouées de sauvetage.
Quand on le connaît tant soit peu (j’ai eu l’occasion de le rencontrer dans des fêtes des livres et je travaille avec lui depuis longtemps) on a l’impression d’un homme calme, serein, gentil mais derrière cette façade, la tempête gronde toujours…
Cet homme dévasté sera-t-il en paix un jour ? Arrivera-t-il à passer de l’ombre vers la lumière ?
Il y croit malgré tout.
Gilles Paris nous offre là un livre bouleversant, il se livre totalement avec des mots quelquefois très durs, avec une colère qu’il essaie de canaliser, pas toujours d’ailleurs, mais ses mots expriment cette envie de s’extirper de cette spirale infernale qui en fait un homme toujours sur le qui-vive avec à la fois la peur de sombrer à nouveau et l’envie de pouvoir enfin avoir une vie, sinon normale et heureuse du moins tranquille et apaisée.
Lorsque la lecture est terminée, on reste abasourdi de tant de violence et on a envie de lui dire : «Tiens bon, Gilles, tu n’es pas tout seul et la vie vaut la peine de lutter pour avoir enfin la lumière en soi»

Jacques Brachet



Michèle LAROQUE… Le bonheur de faire ce métier

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Catherine (Michèle Laroque) pourrait être heureuse de retrouver une vie de couple avec Yann (Stéphane de Groodt), alors que leurs deux filles ont quitté le foyer.
Seulement voilà, Yann, tout en occultant le voyage qu’il avait promis de faire avec sa femme.
Yann, venant de prendre sa retraite, tourne en rond et est devenu accro aux bonzaïs avec qui il entretient des relations… humaines.
Comble de joie, leur fille Anna (Alice de Lencquesaing) revient à la maison avec Thomas, son compagnon (Olivier Rosemberg), celui-ci ayant à la fois perdu son job (ce qu’il ne dit pas à Anna) et l’appartement que leur prêtait un copain.
Cela bien sûr, va perturber Catherine qui, tout en aimant sa fille, ne veut plus retourner à la case départ. Elle va donc tout faire pour que le couple ne s’incruste pas.
Ca donner lieu à des scènes cocasses où en fait, personne n’est dupe, jusqu’à ce que le petit noyau familial explose.
C’est une comédie que signe Michèle Laroque dont c’est le second film en tant que réalisatrice, après le succès de «Brillantissime», ce scénario étant coécrit avec Julien Colombani.
C’est drôle, les dialogues sont percutants, les scènes drolatiques et les comédiens épatants, entre autre Stéphane de Groodt désopilant en retraité  à côté de la plaque mais qui n’est à aucun moment dupe de ce qui se trame entre les personnages.

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Michèle Laroque était de passage à Toulon pour présenter ce film quelques jours avant le premier confinement. Evidemment, les salles fermées, le film est resté en rade et n’a pu sortir.
Nouvelle annonce pour cette fin de mois… Le film sera-t-il reporté ? C’est fort possible étant donné les circonstances. Mais nous osons espérer qu’il finira par sortir et que, comme les quelques chanceux dont nous avons été, vous pourrez découvrir cette comédie drôle, émouvant e à la fois, superbement maîtrisé par une comédienne devenue avec bonheur réalisatrice.
Michèle, vous voilà avec votre second film en tant que réalisatrice… Vous y avez donc pris goût ?
Oui, d’autant que pour «Brillantissime», j’étais très stressée. J’avais peur de ne pas en être capable même si l’envie était là. J’ai eu la joie que ce film marche et ait eu un gros succès. Et, bonne surprise, cette fois c’est Studio Canal qui m’a contactée en me proposant ce scénario.
J’ai tout de suite adhéré au projet et nous avons, avec Julien Colombani, travaillé sur une seconde mouture afin de pouvoir m’approprier l’histoire. Nous avons tous beaucoup parlé, une confiance mutuelle s’est très vite installée car ma condition sine qua non était que j’aime l’histoire et me l’approprie. Sinon je n’aurais pas accepté le film.
Qu’est-ce qui vous a plu dans cette histoire ?
Ça tourne autour de la famille et d’un couple dont  l’histoire, sans être dramatique, est un peu compliquée. Mais avant tout, tous s’aiment même si, quelquefois, ils ont du mal à se supporter mais n’envisagent jamais de se séparer et cherchent plutôt des solutions pour gérer tous leurs problèmes.
Vous savez, une famille c’est souvent compliqué, il y a des hauts et des bas mais ça n’empêche pas de s’aimer. On s’engueule, on se dispute, on se dit des choses pas toujours agréables à entendre, mais une fois dites, personne ne boude dans son coin et l’on tourne la page.

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Ça vous parle ?
Comme ça parle à tous. J’ai aimé raconter le retour des enfants adultes à la maison, c’est un sujet qui parle à beaucoup de familles : les parents pensent pouvoir un peu respirer après avoir élevé les enfants et le avoir vu partir faire leur vie et… les revoilà parce qu’ils ont des problèmes, ne savent pas où aller et sont obligés de revenir… Ce n’est facile à vivre pour personne. Cette histoire, je le vois lors de cette tournée pour présenter le film, ça touche beaucoup de familles, toutes les générations. Nombre de spectateurs viennent m’en parler après avoir vu le film. Beaucoup s’y retrouvent.
Vous formez un couple incroyable avec Stéphane de Groodt !
Stéphane est fabuleux ! Il y a longtemps que nous nous connaissons et que nous avons envie de travailler ensemble. Il est hyper intelligent et drôle, il comprend tout, tout de suite. Je lui ai envoyé beaucoup de messages pour lui expliquer ce que je voulais, ce que j’attendais de lui. Il est arrivé sur
le plateau totalement imprégné du sujet et de son rôle, il m’a fait des propositions qui allaient dans le droit fil de ce que j’attendais, il a rebondi sur chaque proposition… Il a été incroyable.
Je suis heureuse et fière de lui avoir proposé ce rôle qui sort de ce qu’il a l’habitude de faire, il est plutôt dans le rire et les jeux de mots. Là il joue un rôle décalé de ce retraité qui s’est réfugié dans les bonzaïs, qui a l’air à côté de la plaque mais qui comprend tout de ce qui se passe autour de lui. Il n’est jamais dupe. Il a tout compris, il a foncé et grâce à ça, nous avons gagné beaucoup de temps sur le tournage qu’on devait réaliser en sept semaines. D’un regard, nous nous comprenons.
Vous avez un casting épatant…
Merci, ça me fait plaisir. J’avais découvert Alice de Lencquesaing dans le film de Maïwen «Polisse» où je l’avais trouvée exceptionnelle. Je ne l’ai jamais perdue de vue, j’ai suivi son parcours, elle est incroyablement vraie. C’est un petit animal.
Olivier Rosemberg, je l’ai rencontré par hasard en découvrant les courts métrages qu’il avait réalisés et dans lesquels il jouait. J’ai adoré son humour dans le film «Family business».
J’ai aussi fait appel pour des «guests», à trois copains : François Berléand, Lionel Abelanski et Vinnie Dargaud qui jouaient déjà ensemble dans la pièce de théâtre «Encore un instant».
François adore jouer les psy, Lionel était heureux que je lui propose de jouer ce prof qui a des idées derrière la tête avec Anna étudiante à la Sorbonne, quant à Vinnie, vu dans «Scènes de ménages», c’est sa première apparition dans un film et il est tellement beau !
Il y a encore ma vieille copine Lola Burbeuil qui joue une femme qui veut tout diriger mais que son mari laisse tomber. Enfin il y a ma fille Oriane Deschamps avec qui je joue pour la troisième fois. Elle était dans «Brillantissime» et «Comme t’y es belle» et je savais qu’elle serait bien dans le rôle de mon autre fille. Elle m’a dit que ce serait la dernière fois !

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Ce tournage s’est en fait tourné en famille ?
Totalement et nous avons eu des fous-rires inénarrables. Il y a de quoi faire un sacré bêtisier !
Tout s’est fait dans la joie même durant la canicule où nous avons tourné sous 40° dans une pièce, dans le noir avec 40 personnes !
Au générique, pour les chansons, il y a Gaétan Roussel. Comment s’est fait ce choix ?
J’ai toujours aimé ses chansons et pendant que j’écrivais m’est revenue cette chanson d’un album que j’adorais : «Trafic». Les paroles de la chanson intitulée «Tu me manque, pourtant tu es là» s’adaptaient parfaitement au film et je me suis dit : «C’est «ma» chanson» ! Et puis j’avais découvert un groupe, «Third world» lorsque j’étais étudiante à Montréal. Je l’ai retrouvé au théâtre Edouard VIII et j’ai demandé à son producteur, le fils de Bob Marley, de la mettre dans le film. Il n’était pas très chaud au départ mais j’ai été tenace et il a dit oui ! Quant au groupe Téléphone, nous avons tous une de ses chansons dans la tête et je côtoie Jean-Louis Aubert sur «Les enfoirés». C’est aussi la famille et c’était cohérent.
Alors, vos impressions après ce film ?
J’ai pris beaucoup plus de plaisir avec ce deuxième film car j’avais plus confiance en moi, j’étais entourée d’une belle équipe et j’avais une certaine connaissance du tournage. J’étais donc plus rassurée et je dois vous avouer que, succès ou échec peu m’importe car je me suis fait plaisir. Bien sûr je serais heureuse que le film marche mais on sait très bien que dans ce métier, il y a des hauts et des bas ; J’ai eu les deux sur la cinquantaine de films que j’ai tournés dont quand même treize qui ont dépassé le million d’entrées. J’ai toujours su rebondir et j’ai la chance et le bonheur de faire un métier qui me passionne, d’avoir tourné avec de grands réalisateurs, de magnifiques comédiens. Que demander de plus ?

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Justement… Et maintenant ?
J’ai quelques projets en tant que comédienne mais aussi en tant que réalisatrice. J’étudie tout ça, je ne sais pas quel chemin je vais prendre… On verra… Et vous verrez !

Propos recueillis par Jacques Brachet
Photos Patrick Carpentier

Vladimir COSMA – Vincent-BEER-DEMANDER
Grégory DALTIN – Alberto VINGIANO
Classique ou moderne ?

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Vladimir Cosma, on ne le présente plus tant ses musiques de films ont marqué le cinéma français, de «Rabbi Jacob» à «La gloire de mon père», en passant par «La boum», «Le grand blond», «Diva», «Le père Noël est une ordure» et bien d’autres, sans parler de deux tubes monumentaux pour des séries TV «L’amour en héritage» et «Châteauvallon».
Nana Mouskouri, Herbert Léonard mais aussi Marie Laforêt, Guy Marchand, Mireille Mathieu, Lara Fabian, Nicole Croisille… Que de belles voix, l’ont chanté.
Les plus grands musiciens ont joué avec lui : Chet Baker, Stéphane Grapelli, Jean-Luc Ponty, Ghorghe Zamfir, Ivry Giltis… Il a même composé un opéra autour des œuvres de Marcel Pagnol «Marius et Fanny» qu’ont interprété Roberto Alagna et Angela Gheorghiu.
Si ce compositeur prolifique, ce franco-roumain est connu pour ses musiques de films, il n’en est pas moins l’auteur de musiques dites «classiques».
Mais classique, lyrique, moderne… Où est la frontière ?
Vladimir Cosma n’en a pas et peut composer à son gré des chansons, des musiques folkloriques ou autres… Musiques avec un grand M.
Et il nous l’a prouvé tout au long de sa carrière impressionnante.
Il y a quelques temps d’ailleurs, il nous avait proposé un disque «24 caprices pour mandoline solo» (Larghetto Music) composé pour Vincent Beer-Demander, où l’on retrouvait  mélopées, ballades, gavottes, sérénades quelquefois issues de ses célèbres musiques de films.

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Il récidive avec Vincent Beer-Demander sur ce disque : «Suite populaires et œuvres pour mandoline et accordéon» (Larghetto Music), l’accordéoniste étant Grégory Daltin, de disque étant scindé en quatre volets : «La suite populaire» qui regroupe six danses qui se rapprochent de l’univers roumain de Cosma qui compose là un univers folklorique imaginaire allant de l’Italie à la Provence en passant par… la Transylvanie. Le «Concerto méditerranéen», c’est un désir de Beer-Demander dont le thème tourne autour de la Provence, qu’ils aiment tous les deux et où l’on retrouve le thème de «Marius et Fanny». «Fantaisie concertante» date de 1940 mais n’a pas perdu de sa jeunesse et de sa vigueur et surtout de sa virtuosité, sur des rythmes mêlés de tango, de mazurka, de pizzicato. Enfin «Cinéjazz» est le thème revu et corrigé de trois musiques de films : «Le dîner de cons», «Le jouet», «Le bal des casse-pieds» où l’o retrouve la verve jazzistique du compositeur. Et l’on comprend pourquoi les plus grands musiciens de jazz ont joué avec Cosma car il y prouve, là encore, son talent.
Voilà pour l’ami Vladimir, que j’ai eu l’occasion de rencontrer, que j’avais même invité au festival du premier film de la Ciotat et qui était d’une jeunesse et d’une énergie incroyables. J’en garde de jolis souvenirs.

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Et puis, revenons à Vincent Beer-Demander qui, avec un autre comparse, le guitariste Alberto Vingiano nous prose «La dolce vita» (VBD), une belle ballade italienne à travers les plus belles musiques de films des plus grands compositeurs italiens. On y retrouve «La vità è bella» de Nicola Piovani, «Cinema paradiso» ou encore «Le bon, la brute et le truand» d’Ennio Morricone, «Il padrino» (le parrain) de Nino Rota, «Omaggio a Fellini» de Simone Lanarelli… Et beaucoup d’autres grands compositeurs moins connus en France mais tout aussi magnifiques.
Alors qu’on connait ces musiques interprétées par de grands orchestres, on les retrouve ici épurées et intimistes avec ce son italien qui nous renvoie, avec ces deux instruments à cordes, aux années 40/50 qui leur donnent un côté à la fois désuet et nostalgique et nous revoient à ces promenades à travers l’Italie à cheval sur la fameuse Vespa. De très jolis moments musicaux… italianissimes !

Jacques Brachet




Du nouveau sur France 3

MEURTRES À ALBI

Meurtres à Albi – Samedi 23 janvier à 21h05 – 90’
Ecrit par  Delphine Chouraqui et Fabien Adda – Réalisé par Delphine Lemoine
Un nouvel opus de la collection « Meurtres à » au cœur de la cité épiscopale et de ses mystères.
Avec  : Léonie Simaga (Annabelle Dalmasio), Bruno Debrandt (Marc Lemaire), Frédérique Kamatari (Léopoldine Morel), Hélène Vincent (Suzanne Dalmasio), Alain Doutey (Michel Dalmasio), Catherine Allégret (Mylène Bouvier), Amélie Robin (Gloria Cazals), Daniel Njo Lobe (Gilles Carasco)

MEURTRES À ALBI

Après de longues années d’absence, Annabelle rentre à Albi, où elle a grandi, avec  sa fille Pauline, 12 ans. Tout juste promue commissaire, elle est la première femme à prendre la direction du commissariat, au grand dam de Marc, convaincu que le poste lui revenait. Le meurtre d’un vieil agriculteur, bientôt suivi de celui d’une assistante sociale, va l’entraîner dans une enquête qui lui fera découvrir ses origines.

ALEXANDRA EHLE

Alexandra Ehle Ep. 6 « La Peste », mardi 26 Janvier à 21h05 – 90 min
Créé et écrit par Elsa Marpeau
Réalisé par Magaly Richard-Serrano
Julie Depardieu retrouve le personnage d’Alexandra Ehle pour un sixième épisode, après le succès des précédents opus qui ont réuni en moyenne 4,5 millions de téléspectateurs.
Avec : Julie Depardieu (Alexandra Ehle), Bernard Yerlès (Antoine Doisneau), Xavier Guelfi (Théo Durrel), Sara Martins (Diane Dombres), Sophie Le Tellier (Ludivine Moret), Émilie Lehuraux (Iggy), Quentin Baillot (Louis Pincé)
Avec la participation de Thomas VDB (Samuel), Catherine Allégret (Arlette)
Alexis Loret (Luc), Kim Higelin (Thétis), Rio Vega (Ulysse), Marie Le Cam (Emilie), Julie Papin (Angèle), Jérôme Thévenet (Jérémie), Mathieu Barbet (Docteur Mangin), Françoise Goubert (Mme Le Gall)

ALEXANDRA EHLE ALEXANDRA EHLE

Un homme est retrouvé mort dans un bateau amarré au port de plaisance de Bordeaux.
Son corps est couvert de pustules, ses extrémités noircies… Pour Alex, le diagnostic est sans appel : cet homme est mort de la peste !
Un périmètre de sécurité est établi autour du bateau, et les dernières personnes à l’avoir fréquenté, des membres de sa famille, mises en quarantaine sur le domaine viticole qu’ils possèdent.
Très vite, Alex découvre que cet homme n’a probablement pas été contaminé par hasard. Quelqu’un lui a inoculé le bacille. Mais qui ? Le coupable est forcément parmi ses proches, et Alex va devoir résoudre le mystère de ce Cluedo familial…

 



Du nouveau sur France 2

 

LES SANDALES BLANCHES

Les Sandales blanches avec Amel Bent – Lundi 25 Janvier à 21h05 – 90′
Écrit par Mikaël Ollivier et Christian Faure Un film réalisé par Christian Faure
D’après le livre de Malika Bellaribi-Le Moal (Éditions Calmann Lévy, 2008)
Avec Amel BENT (Malika), Naidra AYADI (Fatima), Mhamed AREZKI (Mohamed), Stéphane RIDEAU (Christian), Théo FRILET (Paul), Laurence JOSEPH (Gabrielle)
Malika Bellaribi, la Diva des quartiers
Tirée d’une histoire vraie, la fiction « Les Sandales blanches » retrace la vie de Malika Bellaribi, une mezzo-soprano française d’origine algérienne rescapée d’un grave accident de la route alors qu’elle n’était qu’une fillette dans les années 1960.
Les soins qu’elle doit suivre seront pour elle, de nombreuses souffrances qui l’éloignent de sa famille et la conduisent d’hôpitaux en maisons de convalescence. Soignée par les sœurs de Saint Vincent de Paul, elle se rend à la messe. Ce jour est une révélation : elle découvre le chant sacré et au final, sa voie (et sa voix!), jusqu’à devenir « la diva des banlieues ».

LES SANDALES BLANCHES LES SANDALES BLANCHES

LES SANDALES BLANCHES LES SANDALES BLANCHES

Tout commence au début des années 60, dans le bidonville algérien de Nanterre.Malika a 5 ans. Sa mère vient de lui acheter une paire de sandales neuves.
Des sandales si blanches que la fillette ne les quitte pas des yeux et ne voit pas le camion qui recule.
C’est le début d’années d’hôpital, d’opérations à répétition, de souffrance et de lutte. Des années loin des siens durant lesquels la petite musulmane, aux mains de bonnes sœurs et d’infirmières catholiques, va, à la messe, découvrir la musique et le chant. Dès lors, affrontant le racisme d’une société française qui peine à se remettre de la guerre d’Algérie, mais butant aussi contre les aprioris tenaces de sa propre communauté, Malika va suivre son rêve et déplacer des montagnes pour devenir celle que toutes et tous appelleront un jour « la Diva des quartiers. »

 DISPARITION INQUIETANTE

Disparition inquiétante : Une affaire personnelle – Mercredi 27 janvier à 21.05 – 90’
Réalisation  Arnauld Mercadier  – Scénario Johanne Rigoulot
Une Affaire Personnelle
Avec : Sara Forestier (Maya Rosetti), Pierre Rochefort (Clément Herrmann), Bruno Dreyfürst (Lieutenant Dietsch), Selma Kouchy (Lieutenant Perez), Nicolas Giraud (Tony Koenig), Delphine Cogniard (Alexandra Koenig), Arthur Huster (Mathis Koenig)
Avec la participation de Gabrielle Lazure
Marié, deux enfants, un petit pavillon, Tony coche toutes les cases du bonheur de carte postale. Mais, cette perfection a un prix et ses fins de mois seraient intenables sans les petits deals auxquels il se livre en cachette de sa famille. Tony s’accommode de ces coups de canif à ses valeurs jusqu’à ce que, Laura, l’une de ses clientes meurt d’une overdose. L’enlèvement de la procureure Dassault serait-il en lien avec ce fait divers ? C’est ce que va tenter de découvrir Maya Rosetti, enceinte, en explorant l’intimité d’une femme dont elle ignorait tout.

DISPARITION INQUIETANTE DISPARITION INQUIETANTE
DISPARITION INQUIETANTE DISPARITION INQUIETANTE

 

 



Robert HOSSEIN
Un de nos derniers monstres sacrés

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Décidément, cette année n’aura pas épargné nos artistes en fin d’année.
Sans spectacles passés et à venir, sans rencontres, on fait des nécrologies à n’en plus finir.
Le dernier en date est Robert Hossein.
Je ne l’ai rencontré qu’une seule fois dans ma carrière et au départ, ce n’était pas en tant que journaliste.
J’étais alors responsable du festival du premier film de la Ciotat et chaque année, nous rendions hommage à un grand : Claude Lelouch, Annie Cordy, Françoise Fabian, Vladimir Cosma, Claude Pinoteau…
Et j’avais demandé à Robert Hossein de venir pour rendre hommage à une carrière exceptionnelle, tant au théâtre qu’au cinéma, tant en tant que comédien que réalisateur. Hommage qu’il refusa.

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Lorsque je le joignis au téléphone, il me dit qu’il n’était pas très friand de ce genre d’honneur car cela prouvait qu’il avait un certain âge et pas loin de disparaître !
Il me le dit avec drôlerie et gentillesse mais, comme chaque année, nous rendions aussi hommage à un musicien et compositeur qui avait écrit des musiques de films, il se trouve que sortait alors un CD regroupant les musiques de films de son père, André Hossein, grand musicien et compositeur natif d’Iran.
Il avait signé entre autres, les musiques de «Le chant du monde», «J’ai tué Raspoutine», «Un été 42» et des films de son réalisateur de fils «Toi le venin»,  «La mort d’un tueur», «Les misérables», «Point de chute» avec Johnny Hallyday.
Et Robert venait de réenregistrer une musique de son père pour son spectacle théâtral titanesque «Ben Hur».
Et c’est par là que j’ai pu le convaincre en lui demandant de venir recevoir le trophée posthume pour son père.
Et là, il me dit aussitôt oui et fit mieux en m’envoyant l’enregistrement de la symphonie qu’il utilisa pour «Ben Hur» et qui n’était pas sortie !
Il arriva donc en toute simplicité à la Ciotat, me remerciant chaleureusement de cet hommage à son père que personne alors ne lui avait rendu. Il fut d’une gentillesse extrême et chaque fois qu’on lui proposait quelque chose, ou qu’il désirait quelque chose, il était très gêné, ne voulant pas nous importuner.

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Le soir où l’on rendit hommage à son père et où nous passâmes donc ses musiques, il ne put se retenir de verser une larme et ce fut un moment très émouvant.
Il était heureux de se trouver parmi nous, de retrouver des amis communs que j’avais aussi invités, Macha Méril et Laurent Malet et ce fut une magnifique soirée où l’on découvrait un homme tout aussi magnifique.
Il repartit deux jours après avec le trophée de son père et, dès son arrivée à Paris, il fit parvenir à mon épouse un énorme bouquet pour nous remercier de l’accueil que nous lui avions fait.
Ce fut un joli moment, une belle rencontre et le regret de n’avoir pu mieux le connaître.

Jacques Brachet


«Germain NOUVEAU, le poète illuminé»
le nouveau film de Christian PHILIBERT

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Christian Philibert

Né et mort à Pourrières dans le Var, Germain Nouveau forme avec ses amis, Arthur Rimbaud et Paul Verlaine, le plus remarquable trio de la poésie française. Bohème et vagabond, à moitié saint, à demi-fou, hanté par la mort et par l’amour, il s’opposa à l’édition de ses recueils (La Doctrine de l’Amour, Valentines) qui ne furent publiés qu’à titre posthume ou contre son gré. Célébré par les surréalistes (Breton, Aragon), il demeure méconnu du grand public. De récentes recherches démontrent qu’il est le véritable auteur d’une partie des textes regroupés sous le titre Illuminations.

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Le film
Conçu comme une enquête historique, littéraire et philologique, le film de Christian Philibert, tourné sur une période de 25 ans, relate la vie de Germain Nouveau et les recherches des principaux spécialistes. Porté par de nombreux extraits de textes et illustré par une abondante iconographie, il dévoile l’itinéraire de cet artiste hors du commun et lui offre la place qui lui revient dans l’Histoire de la poésie.
Genre : Documentaire historique Format : 16/9 – Son : 2.0 Durée : 85 minutes
Scénario, réalisation et montage : Christian Philibert
Image, son et étalonnage : Patrick Barra Avec la participation de Jacques Lovichi, Eddie Breuil, Jean-Philippe de Wind, Pascale Vandegeerde, Guillaume Zeller et Cyril Lhermelier Textes interprétés par Philippe Chuyen et Jean-Louis Todisco extraits du spectacle de P. Chuyen « Germain Nouveau, Le Mendiant Magnifique » (Artscénicum Théâtre) Musique : Jean-Louis Todisco Chanson du générique de fin : Nicolas Comment Mixage : Pascal Hochenedel Avec le soutien de la ville de Pourrières, la ville d’Aix-en-Provence, La Région Sud, Le Conseil Départemental du Var, Les Amis de La Méjanes Produit par Les Films d’Espigoule en coproduction avec Les Amis d’Espigoule Distribution : Les Films d’Espigoule
Christian PHILIBERT
Christian Philibert est un scénariste, réalisateur et producteur, né à Brignoles (Var) en 1965, dont la filmographie est profondément ancrée dans le sud de la France. Au fil des années, il construit une oeuvre originale et sensible, drôle et authentique, toujours à la frontière du documentaire et de la fiction (Les 4 Saisons d’Espigoule, Afrik’aïoli). Passionné d’Histoire, il est également auteur de plusieurs documentaires TV, consacrés à des personnages et des événements de l’histoire de Provence, souvent méconnus du grand public.
Longs métrages : 2021 Le poète illuminé (85mn) 2017 Massilia Sound System Le Film (100mn) 2013 Afrik’aïoli (90mn) 2003 Travail d’Arabe (85mn) 1999 Les 4 saisons d’Espigoule (97mn)
Documentaires historiques TV : 2017 L’affaire Yann Piat (52mn) 2014 Provence août 1944, l’autre débarquement (52mn) 2005 Le complexe du santon (52mn) 2001 Français à part entière (26mn) 2001 1851, ils se levèrent pour la République (52mn) 1993 Gaspard de Besse (52mn)

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Philippe Chuyen – Valentine Renaud peinte par Germain Nouveau

Calendrier des événements
Aix-en-Provence – Bibliothèque Méjanes
8 janvier 10h30 : Visite de presse de l’exposition «Germain Nouveau, l’ami de Rimbaud et Verlaine» (Du 16 janvier au 17 avril) en présence de Christian Philibert
6 février  de 9h30 à 16h30 : Colloque «Grmain Nouveau, un poète varois à redécouvrir», organisé par la Faculté de Lettres de Toulon (Michèle Monte)
17 février  18h30 : Lecture de poèmes de Germain Nouveau par Philippe Chuyen. Avant-première du film de Christian Philibert, en sa présence.
10 avril : Concert de sortie de l’album vinyle 33 tours «Nouveau», de Nicolas Comment (Médiapop), musique du générique de fin du film, accompagné d’un livret photographique.
Toulon
5 février de 9h à 19h, faculté de Lettres : Colloque «Germain Nouveau, un poète varois à redécouvrir»
12 mars 16h30, Médiathèque Chalucet : Présentation de la biographie de José Lenzini «Germain Nouveau, le trimardeur céleste» – Avant-première du film de Christian Philibert suivi d’un débat avec le réalisateur, organisé par la Faculté de Lettres de Toulon.
15 avril 19h30, le Liberté : Lecture de poèmes de Germain Nouveau par Philippe Chuyen. Projection du film suivi d’un débat avec le réalisateur.
Marseille
27 février 17h, BMVR Alcazar : Lecture de poèmes de Germain Nouveau par Philippe Chuyen. Projection du film suivi d’un débat avec le réalisateur.
A noter que la sortie nationale du film est prévu dans certaines salles de cinéma à partir du 17 mars. Christian Philibert viendra présenter son film certainement au Six N’Etoiles de Six-Fours. (Dates à confirmer).
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Tournage du film avec Eddie Breuil (Tourtour 2019)



Rika ZARAÏ . Avec tout son amour

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Cette année 2020 aura décidément été une année désespérante.
Sans parler des gilets jaunes, du Covid, des attentats, les salles de spectacles fermées, il y a e une hécatombe d’artistes magnifiques qui nous ont quittés et ce dernier mois ne nous a laissé aucun répit.
La dernière en date est Rika Zaraï.
J’ai très peu rencontré Rika Zaraï. Deux, trois fois peut-être mais à chacune de ces rencontres, je garde un souvenir chaleureux comme c’est rare dans ce milieu même si, à l’époque, les artistes étaient très accessibles.
Mais, rencontrer Rika, c’était rencontrer le soleil, le sourire, la gentillesse. J’ai rarement eu affaire à une artiste aussi abordable, aussi volubile car elle aimait les rencontres, elle aimait parler et une interview avec elle devenait très vite une conversation à bâtons rompus, comme si l’on parlait à une amie que l’on connaissait depuis longtemps.
Sans compter que le visage de Rika était beau et rayonnant, le sourire éclatant et si l’on se disait bonjour avec une poignée de mains, on avait droit à la bise à la sortie !
Bref, lorsque je sus qu’elle ferait partie de la tournée “Age Tendre”, je me faisais un plaisir d’aller à sa rencontre et d’ailleurs, le rendez-vous fut pris bien à l’avance et ce fut un accord sans aucune difficulté.
Elle venait alors de sortir son autobiographie “L’espérance a toujours raison” (Ed Michel Lafont) et j’avoue avoir été très ému en la lisant.
Elle me reçut dans sa loge qui sentait bon, dans un peignoir orange et elle irradiait de beauté, de chaleur humaine, de gentillesse.
Elle qui, comme Michèle Torr, n’a jamais quitté le devant de la scène, pourquoi alors faire partie d’une tournée pour ne chanter que quelques chansons ?
C’est ce qu’elle m’expliqua avec une gentillesse extrême :
«J’ai vu le spectacle à Paris que j’ai trouvé exceptionnel et c’est vrai que j’ai eu très envie de participer à cette aventure. Et l’aventure est vraiment magnifique et nous donne une sacrée banane.
Le monde que ça attire, c’est inouï et c’est la fête à chaque gala. Les salles sont enthousiastes et cette tournée est vraiment une tournée-passion. La passion qu’ont tous ces artistes de monter sur scène, de se retrouver devant le public et aussi entre nous car l’ambiance est très familiale. On fait tous partie d’un groupe, on se renvoie la balle, on mange, on boit un verre ensemble, on laisse la place à l’autre. On a le temps de se parler, de mieux se connaître, de nouer des relations plus approfondies parce qu’on se côtoie journellement alors que d’habitude on se voit entre deux émissions.
J’ai l’âme tsigane et je retrouve ici ce que je faisais lorsque j’étais jeune, les tournées de mes débuts, en famille. De plus, Michel Algay nous a donné des moyens techniques magnifiques, ce qui fait que personne ne chante en play back car les conditions sont idéales. Et puis, grâce à ce beau générique nous remplissons des salles immenses qu’aucun de nous ne pourrait remplir seul….
Sans compter qu’on n’a pas, seul, toute la responsabilité du spectacle sur les épaules et ça, c’est très reposant !
C’est un peu votre nouveau service militaire !
Elle éclate de rire : Vous ne croyez pas si bien dire ! On participe à une chose commune, on s’aide les uns, les autres, on est toujours ensemble… C’est tout à fait ça. Et puis, pour faire ça, il faut avoir la fibre populaire, la gentillesse dans le cœur, l’acceptation les uns des autres… comme à l’armée !
A ce propos, on ne peut passer sous silence ce merveilleux livre de souvenirs que vous nous avez offert et qui nous a fait pleurer d’émotion : « L’espérance a toujours raison » (Ed Michel Lafon). C’est une page de votre vie mais aussi une page d’Histoire…
C’est l’histoire de mon humble petite personne qui s’est retrouvée sans le vouloir dans une tranche d’histoire très dure, très difficile à vivre. On ne savait pas qu’on vivait l’Histoire, on vivait surtout notre propre histoire et le plus important alors était de trouver une tranche de pain pour essayer d’éteindre un peu notrefaim. On cherchait à vivre, à survivre, tout simplement.
Mes parents, il est vrai, étaient très politisés et j’ai donc aussi vécu dans ce chaudron politique. C’est vrai que j’ai vécu beaucoup de choses, heureuses comme dramatiques et tout cela est revenu au fur et à mesure que j’écrivais, que je me renvoyais dans mes souvenirs. J’ai pu me rendre d’ailleurs compte que ma mémoire était intacte, exceptionnelle, même.
Avez-vous conscience, quand même, que vous avez vécu des moments historiques ?
Aujourd’hui j’ai conscience d’avoir vécu surtout un moment historique : la création d’un état, ça n’est pas rien. Maintenant je vis avec tous ces souvenirs, je me remémore combien, quelquefois, c’était dur et je me demande, si ça recommençais, si j’aurais le courage de revivre cette peur sans rien dire… Mais nous sommes libres, alors… assez pleurniché, c’est mauvais pour le moral ! Ce n’est pas en chialant que les choses se font et tous les événements qu’on vit forgent le caractère. Vivre après tout ça, c’est du bonheur, on relativise tout. On est vivant et c’est ça l’essentiel. Et puis, grâce à ces événements, j’ai connu la solidarité, la fraternité vraie, le vrai courage et l’espoir malgré tout et cela, je le garderai toujours en moi.

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Est-ce que ça vous a permis de vivre dans ce show biz qui n’est pas un monde gentils » ?
Et comment ! Et heureusement car, là aussi, j’ai fait ma guerre ! Mais beaucoup de choses passent sur moi et ça ne m’empêche pas d’aller de l’avant. Je ne dis pas que certaines choses ne m’ont pas touchée mais je suis restée étrangère à beaucoup de choses et j’ai continué à avancer. Je crois que je n’ai jamais changé, je ne suis ni amère, ni méchante. Sans vouloir me vanter je crois avoir une gentillesse naturelle qui a souvent fait tomber les armes. J’ai vécu ce que j’appelle «mes trois glorieuses», les années 60 à 90, en restant étrangère à beaucoup de choses de ce métier car je n’avais ni le temps, ni l’envie, ni l’énergie.
Je n’ai jamais fait partie d’une bande et j’ai tout assumé comme je continue à tout assumer.
C’est vrai qu’on n’a pas toujours été très gentil avec moi mais j’ai continué à avancer en sachant qu’on ne peut pas plaire à tout le monde.
Le métier a beaucoup changé… Je ne crois pas, moi, avoir beaucoup changé…»
Belle leçon de vie que nous donnait alors cette femme belle et attachante qu’était Rika Zaraï.
Quelques mois après elle était victime d’un accident vasculaire. Et c’est avec une force, une énergie et un courage qu’elle s’est battue pour reprendre une vie normale, parler et marcher à nouveau et surtout chanter,  ce qui était toute sa vie.
Elle a toujours eu cet espoir et garda un sacré optimisme jusqu’au bout.
Je l’avais appelée il y a quelques mois.
Bien entendu je lui demandai aussitôt de ses nouvelles
«On fait aller… Ce n’est pas l’idéal mais ce le sera. J’ai beaucoup d’espoir. Si j’insiste lourdement, je sais que c’est moi qui gagnerai. Comme je l’ai écrit dans mon livre, l’espérance a toujours raison !
Vous êtes toujours positive, Rika, et c’est le principal. Parlons donc de ce beau coffret de 4 CD et 100 chansons, qui vient de sortir. Comment avez-vous choisi ces chansons, tant vous en avez enregistré ?
En fait j’en ai fait plus de 1.000 et j’en ai enregistré près de 600 !
Il y a d’abord les coups de cœur, vous savez, celles que, après vingt ans et plus, vous écoutez avec toujours le même plaisir, celles qu’on trouve toujours belles et dont on retombe amoureux dès qu’on les écoute. Un refrain, un couplet et l’on sait que c’est une belle chanson. Celles dont je me souviens du studio où je l’ai enregistrée, de la robe que je portais et même du sac dans lequel étaient les partitions !
A ce point ?
Eh oui ! Le souvenir est tellement vif que je retrouve les sentiments dans lesquels je les ai enregistrées, avec lesquelles j’ai une relation fusionnelle. J’avoue que j’ai quand même été aidée par Mathieu Moulin, Elysa Rouillat et Jean-Pierre, mon mari. 600 chansons, difficile de tout écouter ! Mais certaines étaient incontournables. Par contre, je n’ai pas fait de compromis : j’écoute, je garde ou je jette et alors c’est un non absolu. C’est tellement physique, la relation avec une chanson ! C‘est un peu comme un vêtement que l’on porte parce qu’on l’aime, qu’il nous représente, parce que c’est élégant et de bon goût.
On sent tout l’amour que vous portez à votre métier…
Evidemment, sinon je ne l’aurais pas fait car c’est un métier très difficile, très dur physiquement, mais c’est un métier exaltant. Lorsqu’on l’aime, on surmonte toutes les difficultés, on ne pense pas au fait qu’il faut quelquefois se lever à 5 heures pour prendre la route ou un avion, affronter le temps ou tout autre chose. Il faut faire avec. C’est un métier envoûtant, il faut aimer les chansons, le public et chanter pour donner au public de l’amour. Et je peux chanter dix mille fois la même chanson si je l’aime et si cet amour est partagé. Impossible pour moi de chanter une chanson que je n’aime pas, ce ne serait pas sincère et le public s’en apercevrait.
Vous est-il arrivé d’enregistrer des chansons que vous n’aimiez pas ?
Ça m’est arrivé une dizaine de fois mais dès l’écoute j’ai très vite compris que c’était une catastrophe ! Dans ce cas, je savais que je ne pourrais jamais la chanter. Je ne peux pas partager une chanson avec mon public si je ne l’aime pas. C’est pour cela que ce coffret, c’est un coffret d’amour.

3

Comme ce moment d’amour que vous partagez sur scène. Avez-vous le trac ?
La scène, c’est ma vie. C’est un mélange d’énergie, d’amour, de sentiments partagés. Il y a avec mon public un rapport immédiat. Dès que je suis sur scène je lui envoie des rayons bleus  et je les vois aussitôt revenir vers moi.
Le trac ? Je l’ai juste le temps de monter quelques marches et de me retrouver sur scène. Je suis dans un état second mais dès que j’entends l’orchestre et que le rideau s’ouvre, tout ça disparaît car j’ai un flot d’amour qui me fait face et je n’ai plus peur de rien.
Vous êtes positives, vous avez une âme de battante !
Je me suis toujours dit que, quoiqu’il arrive, la vie vaut la peine d’être vécue. Il y a des choses tellement belles à vivre qu’il ne faut jamais être négatif, ne jamais se laisser aller. Je pense que le plus beau mot qui existe c’est l’espoir. Il faut prendre pour exemple le peuple juif qui, depuis 3.000 ans, on ne sait pas pourquoi, a subi et continue de subir d’énormes souffrances. Et pourtant il n’a jamais perdu espoir. A tel point que leur hymne national s’intitule «Tiqvah», ce qui signifie «espoir». Et c’est cet espoir qui lui permet de vivre.
C’est pour cela que je le considère comme le plus beau mot de l’âme humaine.
En entendant ces paroles, je ne peux m’empêcher de vous demander quels sont vos projets, car vous en avez sûrement !
J’en ai deux : le projet N°1, le plus grand, le plus positif mais aussi peut-être le plus difficile c’est que j’ai décidé de remarcher normalement et de ne pas repousser la date. Ce sera à la fin de l’année. Je vais remarcher, c’est mon ordre de mission !
Mon projet N°2 est de trouver de belles chansons dont je tomberai amoureuse, de pouvoir les enregistrer pour offrir un nouveau disque à ce public que j’aime et qui m’est resté fidèle. Je le lui offrirai avec tout mon amour».
Hélas, elle n’en aura pas eu le temps et, tout comme Annie Cordy, elle nous a rendus heureux jusqu’à ce départ. Et j’en suis très triste.

Jacques Brachet


NOTES de LECTURES

Laurent Lavige, Sacha Rhoul & Jean Basselin Johnny Hallyday et s 2
Sacha RHOUL & Jean BASSELIN : Johnny Hallyday et ses anges gardiens
(Ed Casa – 192 pages)

Un magnifique livre-album concocté par deux hommes très proches de l’idole, Sacha Rhoul qui fut son secrétaire durant 40 ans et Jean Basselin qui, des 80 à 90, fut son intendant.
Inutile de vous dire que, s’ils étaient on ne peut plus proches, ils vivaient dans son ombre et ce que leur demandait Johnny dépassait de loin leurs fonctions car lorsqu’on travaillait avec l’artiste, il fallait se plier à sa vie de fou, à ses demandes, à ses exigences, même si – à l’inverse d’un Claude François – c’était toujours demandé gentiment.
Vivant presque 24 heures sur 24 avec lui, ils connaissaient tout de sa vie d’artiste et évidemment de sa vie intime qui était très… rock’n roll !
Ainsi, à travers des photos retrouvées et inédites, on entre dans les coulisses de la plus grande star française.
De son statut d’artiste, on sait à peu près tout mais dans les coulisses, il s’en passait des choses, tout comme hors spectacles et la star flamboyante qu’on voyait sur scène était différente dans la vie.
Côté qualités, il était timide, gentil, généreux. Côtés défauts, il était dépensier, menteur, pas très courageux lorsqu’un problème se dressait devant lui où lorsqu’il voulait virer quelqu’un… Les basses besognes, il les leur laissait faire… quitte à aller voir l’exilé en lui disant que ce n’était pas de sa faute !
Il aimait aussi dresser les uns contre les autres en inventant des histoires qu’il leur distillait sournoisement. Ce qui le faisait jubiler.
En fait, une immense star mais aussi un être humain avec avec ses qualités et ses défauts, mais un être attachant.
Un livre qui nous fait voir l’idole sous un autre jour !

Laure ADLER : La voyageuse de nuit (Ed. Grasset. 222 pages)
Cinquante ans après Simone de Beauvoir qui s’inquiétait de la manière dont la société traitait «les vieux», Laure Adler  veut briser la conspiration du silence  autour du thème de l’avancée en âge, de la mise à l’écart des ainés et de l’angoisse de vieillir seul, du comment accepter la perte d’autonomie. Pendant quatre ans, auprès de gens célèbres ou d’inconnus rencontrés au jour le jour, elle met en avant la richesse intellectuelle de ces vieux, l’acceptation de ce que la vie leur a apportée, du détachement acquis en oubliant les drames et la sérénité acquise par la relativité du vécu.
Ce livre est-il destiné aux Vieux ? Pas vraiment. Certes chacun s’y reconnaitra en fonction des aléas de son existence. Plutôt aux jeunes qui ont du mal à se projeter dans un futur qu’ils n’aimeront pas envisager.
C’est plutôt un aperçu du fait qu’il n y a pas deux vieillesses semblables et que tout dépend de la façon dont on l’a construite. Seul  dans le triste état des Epadh où l’auteur met en valeur le rude labeur d’accompagnement, ou l’entourage d’une famille qui tentera d’accepter que la vieillesse soit une fin qu’il faut accepter et accompagner.
Laure Adler n’élude aucun aspect de ces fins de vie tragiques souvent, apaisées parfois. Le tout dans un style rigoureux et avec beaucoup d’empathie.

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Florian FERRIER : Déjà, l’air fraîchit  ( Ed : Plon – 669 pages)
Comment une petite fille allemande, adulée par son père va-t-elle vivre et évoluer après la mort de celui-ci pendant la seconde guerre mondiale ?
Elektra a un caractère violent, elle prouve sa volonté de vaincre en escaladant les montagnes dès son plus jeune âge, elle arrivera au sommet malgré les difficultés. Passionnée de lecture, elle devient bibliothécaire à dix-huit ans lorsque la seconde guerre mondiale est déclarée, son esprit germanique profondément ancré en elle avec la légende de la Lorelei, l’éclairera ou l’aveuglera, tout dépendra de la fin de la guerre. Elle doit donc  inventorier, classer, archiver, éliminer tous les livres interdits par le haut commandement hitlérien, ce qui correspond exactement à son caractère.
La mort de son père disparu mystérieusement sera le fil à suivre jusqu’à la dernière page du roman. Ce roman est toutefois remarquable par la richesse de la documentation sur la captation des biens juifs en tous genres notamment les propriétés, les bijoux, les mobiliers, et dans le cas de ce roman les livres qui iront remplir les bibliothèques du Reich et surtout reprendre ce qui avait été volé depuis les conquêtes de Napoléon. Les années qui passent permettent à l’auteur de retracer l’évolution de la théorie de la suprématie de la race allemande et comment éliminer par tous les moyens l’existence des juifs.
Un roman de près de sept cents pages, parfois trop détaillé et qui suit les pas d’une très jeune femme que le lecteur s’étonne de voir côtoyer de très hauts dignitaires. Mais c’est la magie du roman !
Une traversée de cette guerre vue par une jeune allemande entièrement dévouée au Führer et qui malgré les atrocités qu’elle approchera en Russie restera fidèle à l’esprit du retour de la Grande Allemagne défaite en 1918.

David GROSSMAN : La vie joue avec moi (Ed : Seuil – 329 pages)
Traduit de l’hébreu par Jean-Luc Hallouche
Trois générations de femmes, Véra la grand-mère qui fête ses quatre- vingt dix ans, Nina sa fille, et Guili sa petite-fille. Un trio qui retourne sur la jeunesse de Véra et que Guili , la scripte dirigera avec sa caméra tenue par Raphaël, une caméra indiscrète qui scrute chaque visage, chaque parole, chaque silence, une caméra qui ira à Goli Otok, île maudite où Véra était tenue prisonnière sous le régime de Tito pour espionnage à la solde de Staline. Ce voyage en Croatie devient le lieu de la vérité, la révélation et peut-être la raison de la fuite de Nina revenue malade auprès de sa famille, et surtout de ceux qui l’aiment.
Que de souffrances pour un silence maudit, en effet pourquoi Véra a-t-elle abandonné sa fille lors de son incarcération ? C’est pourtant un immense roman d’amour que nous offre David Grossman dans « La vie joue avec moi ». Des relations difficiles mais des amours fidèles, sans faille, de Véra pour le père de Nina, de Raphaël pour Nina, de Véra pour Guili sa petite-fille qu’elle sauvera d’une profonde dépression .Et la question qui reste sans réponse au début de ce voyage, comment être la fille de Véra, Nina en est un vivant exemple dramatique dans son errance et sa quête de vérité.
Roman troublant, magique, poignant. Le prix de la vérité se paie toujours très cher, c’est une question à laquelle l’auteur répond, comme il l’a déjà fait dans son magnifique roman « Une femme fuyant l’annonce ».L’auteur indique dans ses remerciements de fin qu’il a voulu rapporter tout en la romançant largement, l’histoire que lui a racontée il y a vingt ans Eva Panic Nahir, célèbre yougoslave rescapée du camp de Goli Otok. La lecture de ce roman laisse une trace indélébile chez le lecteur, une lueur d’espérance et de vie. Magnifique.

 

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Peter CAREY : Loin de chez soi (Ed Actes Sud – 350 pages)
Traduit de l’anglais par France Camus-Pichon
Peter Carey est né en Australie et vit à New York .Il a été lauréat en 2003 du prix du meilleur livre étranger.
Nous sommes à l’automne de l’année 1958, à Bacchus Marsh en Australie à cinquante kilomètres de Melbourne. Tich et Irène Bobs viennent de s’installer dans cette zone rurale avec leurs deux enfants, Edith et Ronnie et espèrent ouvrir une concession automobile de marque Ford.
Ils font connaissance de leur voisin, Willie Bachhuber, jeune professeur de collège et vedette d’un jeu radiophonique. Ils vont sympathiser et l’emmener comme navigateur lecteur de cartes lorsqu’ils vont décider de participer au Redex Trail, rallye automobile à travers l’outback australien, sponsorisé par une marque de lubrifiant, voulant démontrer la fiabilité des véhicules.
L’auteur adopte des chapitres alternés donnant la parole successivement à Irène et Willie. La première partie du roman décrit la personnalité, l’origine et la vie des protagonistes. Ces cent quarante premières pages auraient pu être plus condensées, alors que le récit de mêmes évènements, bien que d’une vision divergente, peut lasser. Puis le récit de la course automobile relance l’intérêt du lecteur qui fait le tour de l’Australie avec les compétiteurs.
En troisième partie, Peter Carey, au gré des aventures de ses personnage, nous plonge dans les us et coutumes aborigènes, tout en rappelant les errements de la colonisation et ses conséquences sur cette population.
Un roman long, qui demande un effort de lecture mais qui fait découvrir un continent de façon originale. On peut regretter l’absence dans le livre d’une carte présentant le parcours du Redex Trail  et la localisation des évènements au cours du récit.
Il vous faudra chercher sur internet ces documents car l’auteur s’est inspiré de faits réels qu’il a romancé !

Mélanie GUYARD : L’enfant des tempêtes (Ed du Seuil – 300 pages)
Juin 2011.
Mathieu, étudiant en médecine spécialisé en psychiatrie, âgé de 23 ans, part pour l’île d’Oléron. Il veut revoir la maison où il passait ses vacances et dans laquelle son dernier séjour remonte à il y à douze ans. Il se remémore cette période. C’était l’hiver 1999. Son père venait de mettre fin à sa vie. Brisée de chagrin, sa mère l’avait emmené passer Noël tous les deux seuls dans cette maison, incapable de supporter de passer les fêtes en famille comme d’habitude.
Matthieu, âgé de 12 ans à l’époque rencontre Corentin, un gamin de son âge, avec qui il va explorer l’île, ses plages, ses blockhaus en ruine et tester son courage.
L’auteur met en scène le chemin initiatique de Matthieu vers la délivrance du deuil et de la culpabilité alors qu’une terrible tempête va s’abattre sur la côte française et éprouver la mère et l’enfant.
Un  roman dans lequel on ne sait plus parfois où est le vrai et le faux mais ce sera son charme pour les lecteurs qui se laisseront séduire…

7 8

Metin ARDITI :  Rachel et les siens (Ed.Grasset – 503 pages)
Magnifique épopée que cette rétrospective d’un temps où Juifs et Arabes vivaient en harmonie dans la région de Jaffa au tout début  des années 1910. Une histoire dans l’Histoire où l’on voit grandir deux familles, l’une juive, l’autre arabe, partageant la même maison, élevant les enfants en frères et sœurs et qui vont traverser ce siècle en pleine ébullition.  C’était avant l’arrivée des Juifs de l’Europe de l’Est, qui vont fragiliser les équilibres et que les effets collatéraux de la grande guerre vont remettre en question.
Rachel et les siens vont traverser la tourmente, rompant et tissant de nouveaux liens, nouant des intrigues, gagnant et perdant tour à tour, Rachel parvenant à devenir une célèbre dramaturge en finissant sa vie en Europe. C’est sa vie tumultueuse que cet admirable conteur nous fait partager.
De l’histoire, des sentiments, de la passion à travers les conflits mondiaux de notre époque.

Claire KEEGAN : Ce genre de petites choses (Ed Sabine Wespieser – 116 pages)
Traduit de l’anglais par Jacqueline Odin
Ce roman est dédié aux femmes et aux enfants qui ont connu la claustration dans les blanchisseries de Magdalen en Irlande.
Nous sommes à la fin de l’année 1985 à New Ross en Irlande. Bill Furlong, le marchand de bois et de charbon, a fort à faire pour livrer tous ses clients, dont le couvent voisin. Des bruits courent que les sœurs du Bon Pasteur y exploitent à des travaux de blanchisserie, des filles non mariées et qu’elles gagnent beaucoup d’argent en plaçant à l’étranger ces enfants illégitimes. Bill y a vu un jour des jeunes filles qui ciraient, pieds nus, le plancher.
Troublé, il en a parlé à Eilenn sa femme et mère de cinq filles, qui lui a répondu que de telles choses ne les concernaient pas.
Cet homme, élevé dans la maison où sa mère, enceinte à quinze, était domestique, va-t-il être capable s’entraider son prochain, de prodiguer les bienfaits qu’il a reçus ?
Ce court récit, écrit avec beaucoup de finesse,est comme un conte de Noël bien agréable à lire.

9 10

Katherine PANCOL : Eugène et moi (Ed Albin Michel – 197 pages)
Ce court roman, illustré par les dessins bariolés d’Anne Boudart, raconte les aventures de Katherine et Eugène, deux jeunes filles d’une vingtaine d’années qui se rencontrent à l’aéroport d’Orly alors qu’elles sont en partance pour Mexico.
Katherine fuit un amant possessif et ombrageux, «celui-qui-prétend-l’aimer-et-la-fait-pleurer».
Eugène fait le tour du monde, qu’elle finance par des emplois de dame pipi ou dame téléphone entre deux destinations. Sa devise : «Sans risque, la vie est trop triste».
Elles vont s’unir dans la drague et la recherche de gains faciles dans les casinos d’Acapulco. Mais il ne faut jamais faire confiance à un homme et séparer l’argent du mâle. Nos deux héroïnes doivent aller se réfugier chez Pepe, un ami d’Eugène. Chez lui,Katerine comprendra que son amie a un secret qu’elle lui cache.
En fin d’ouvrage, l’auteur révèle avoir écrit ce livre pendant le confinement, après avoir retrouvé sur Instagram en avril 2020, son ancienne amie Eugène et s’être remémoré leur joyeux passé de jeunesse.
Certes célébrer l’amitié sur le ton de l’humour n’est pas un vain exercice mais cet ouvrage doit être pris pour ce qu’il est : une publication chez Albin Michel Jeunesse !!!

Cécile PIVOT : Les lettres d’Esther (Ed. Calman- Lévy – 313 pages)
A la suite de la correspondance qu’elle  entretenait quotidiennement avec son père qui vient de décéder, Esther,  libraire à Lille, décide d’ouvrir un atelier d’écriture.
Cinq personnes  de tout âge, de tout milieu répondent à son annonce. Consigne au départ :  Contre quoi vous rebellez-vous ?
Jeanne, âgée, veuve, sans nouvelle de sa fille unique, cherche la  jeunesse et conseillera, sans juger. Samuel, vingt ans, déscolarisé, s’ouvrira à elle en disant les choses  telles qu’elles sont, Jean, business-man cynique, ne trouve plus de sens à sa vie,
Un couple fusionnel, à la dérive, n’arrive plus à communique , la jeune femme faisant une forte dépression post-partum.
Et Esther, l’initiatrice.
Tous ces cabossés de la vie vont prendre le temps de  la réflexion, loin de l' »immédiate it ».
Ces échanges de lettres croisée  vont réveiller leur nature profonde et s’avérer une expérience
salvatrice.
D’une écriture fluide,sensible, pleine d’humanité, ce roman épistolaire  est habillement construit pour adapter l’écriture à chacun de ces  personnages. Ils vont surmonter leur deuil, leurs peurs grâce au bien de  la communication si joliment symbolisé, à la fin du livre, par
l’émouvante et poétique « cabine téléphonique du vent » au Japon.
Un livre plus profond qu’il n’y parait!





Michel MONACO à la voix de velours

MM

C’est un beau garçon à la voix de velours, cannois d’origine italienne avec lequel j’ai fait connaissance grâce à mon amie Mick Micheyl qui était sa marraine.
Lors d’une de nos nombreuses rencontres, Mick m’offre un disque de Michel Monaco chantant ses chansons : «Je suis sa marraine en chansons, je suis sûr qu’il va te plaire». Et en effet, cette belle voix chantant Mick, c’était un vrai plaisir à écouter.
Il fallait donc qu’on se rencontre un jour, ce qui fut fait et depuis, nous sommes devenus amis.

«Monaco est mon vrai nom – devait-il me confier – et ce sont mes grands-parents qui ont émigré en France, d’abord en Lorrainne puis éparpillés un peu partout et c’est ainsi que mes parents se sont installés à Cannes. Monaco en italien, veut dire moine, voilà certainement pourquoi j’aime chanter dans les églises ! »
Du plus loin qu’il s’en souvienne, il a toujours voulu chanter. A 20 ans, il faisait partie d’un orchestre mais il ne vivait pas encore de la musique.
«J’ai arrêté mon boulot à 25 ans et décidé de vivre de ma passion. J’ai travaillé dans une radio locale et j’aimais par-dessus tout la chanson française. Tout ce que je faisais était lié à la chanson. C’est au cours d’un stage de musique au cours duquel j’avais monté un spectacle que l’organisateur me propose de rencontrer Mick Micheyl. C’est en 90 et je vais la voir à Paris. Aussitôt le courant est passé, elle décidé de me «marrainer»… Et j’ai décidé de lui rendre hommage en lui consacrant ce disque ».

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Photos Christian Servandier

Mais il aime tous les styles de chansons, du moment que les chanteurs sont français, que les chansons sont belles et que les paroles ont un sens et c’est ainsi qu’il rend hommage à Jean Ferrat en écrivant une chanson, parmi celles du l’auteur-compositeur ardéchois : «Monsieur Jean». Il fera de même avec Joe Dassin en enregistrant «Salut Joe».
Il sait aussi s’entourer d’auteurs et de compositeurs avec qui naîtront des chansons : Alain Turban, Claude Lemesle, Didier Barbelivien, Guy Mattéoni, Jean-Jacques Lafon, Frédéric Zeitoun…
Mais depuis sa rencontre avec Mick, il n’a pas cessé de chanter, d’écrire, de composer et de parcourir les routes de France, de Belgique, de Suisse et d’Espagne où il est très connu.
Il adore, comme il me l’a dit, chanter dans les églises et c’est ainsi qu’il a partagé quelque 25 dates avec Michèle Torr. Il avait aussi entamé une autre tournée des églises avec Natasha Saint-Pier, tournée interrompue par le Covid mais qui devrait reprendre… si un jour le virus nous permet de reprendre une vie normale. Il a également en projet pour avril, une tournée en Espagne avec Chico et les Gypsies.
Il a beaucoup voyagé avec des croisières musicales parrainées par l’émission de télé «1, 2, 3 musette – 1, 2, 3, dansez» sur lesquelles il collabore.

D9 - Copie MT Aix 101
Sa marraine, Mick Micheyl, son amie, Michèle Torr

«Alors Michel, comment, lorsqu’on est chanteur, vit-on cette année 2020 ?
Pas très bien évidemment puisque spectacles et manifestations ont été annulés les uns après les autres. Mais j’en ai profité pour peaufiner un album que j’avais commencé avant le confinement. J’ai fini par le terminer et le voilà ! Il s’intitule «Week-end en amoureux»
Comment pourrais-tu le définir ?
C’est un mélange de chansons romantiques et nostalgiques et de chansons rythmées inspirées des pays ensoleillés. J’ai entre autre écrit une chanson en espagnol «La gitana de mi corason»
Tu chantes en espagnol… Tu parles espagnol… toi l’Italien ?
(Il rit). Oui, c’est une langue que j’aime et que j’ai apprise mais il n’est pas dit qu’un jour je fasse un disque en Italien !
Comment as-tu composé ce disque ?
J’ai écrit quelques chansons, j’en ai aussi choisies dans celles qu’on me proposait et j’ai beaucoup travaillé avec Rémi Baillat qui est le mari de Lisa Angel et que j’ai connu lors d’une tournée avec elle, organisée par Michel Algay, le producteur et créateur des tournées «Âge Tendre». Avec Lisa, sur la tournée, nous faisions quelques duos ensemble et c’est ainsi qu’on a décidé d’aller plus loin. C’est entre les deux confinements que j’ai posé ma voix sur ses arrangements. J’ai également travaillé avec Patrick Jaymes qui est auteur-compositeur avec qui j’ai eu un excellent feeling.
Les chansons sont nées peu à peu et j’ai tout confié à Rémi».

Ce disque est formidablement abouti, entre les musiques, les orchestrations et surtout des chansons dans un beau français comme on les aime et qui détonnent presque avec ce qu’on entend aujourd’hui.
Il y a ce côté délicieusement rétro et nostalgique des beaux slows d’avant, quand, dans les boîtes ou les soirées, on prenait le temps de flirter, de se serrer l’un contre l’autre. Des chansons chargées d’émotion telles «Comme une chanson de Barzotti», «Où sont passés les slows d’été ?» que caresse la voix de Michel sur fond de violons et puis, tout à coup, il nous emmène dans des chansons aux rythmes ensoleillés comme «La danseuse aux pieds nus», «Rita Caraïba», «Viens danser» et cette «Gitana de mi corazon», aux orchestrations efficaces qui en font un disque où il nous inocule le chaud et le froid, la douceur et la sensualité…
Un très beau disque où sa voix chaude nous enveloppe.

MT Aix 30

«Aujourd’hui, alors que tout est encore arrêté, que fais-tu de tes journées, Michel ?
J’essaie de promouvoir ce disque par téléphone interposé et surtout, j’écris. Je n’arrête pas d’écrire, des chansons mais j’ai aussi démarré une livre, une sorte de biographie où je raconte mon grand-père qui a dû quitter son Italie natale, déraciné mais volontaire et courageux, qui a su se faire une place au soleil de France.
Et puis, j’espère que 2021 sera plus clément pour nous, artistes et qu’on pourra reprendre le fil de nos activités, de nos projets, retrouver le public et… revivre une vie d’artiste normale».

Propos recueillis par Jacques Brachet