Article mis en avant

AGENDA

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Sanary sous les étoiles : Rencontre avec Amandine Bourgeois, la diva du rock

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Ils ont gagné les Disques d’Or 2018 : Marie Heinrich & Pacey Marine-Jaquot

NUMEROS UTILES
AIX-en-PROVENCE

LE JEU DE PAUME : 04.42.99.12.00 – jeudepaume@lestheatres.netwww.lestheatres.net
BRIANCON
THEÂTRE LA CADRAN : 04.92.25.52.52 –
theatre-le-cadran@wanadoo.fr
CANNES
PALAIS DES FESTIVALS : 04.92.99.33.83 –
sortiracannes@palaisdesfestivals.com
DRAGUIGNAN
THEÂTRE en DRACENIE : 04.94.50.59.59 –
www.theatresendracenie.com
GAP
LA PASSERELLE : 04.92.52.52.52 –
info@theatre-la-passerelle.com
GRASSE
THEÂTRE DE GRASSE : 04.93.40.53.00 –
www.theatredegrasse.cominfo@theatredegrasse.com
HYERES
CASINO DES PALMIERS : 04.94.00.78.80 –
www.ville-hyeres.fr
LA CIOTAT
LA CHAUDRONNERIE : 09 70 25 20 00 – lachaudronnerie-laciotat.com
LA GARDE
LE ROCHER – 04.94.03.58.62 –
le-rocher@ville-lagarde.frwww.ville-lagarde.fr
LA VALETTE
THEÂTRE MARELIOS – ESPACE PIERRE BEL – LA TOMATE – CINEMA HENRI VERNEUIL –
ESPACE ALBERT CAMUS : 04.94.23.62.06 –
culture@lavalatte83.frwww.lavalette83.fr
LE PRADET
ESPACE DES ARTS : 04.94.01.77.34 –
culture@le-pradet.fr
MARSEILLE
CITE DE LA MUSIQUE : 04.91.39.28.28 –
www.citemusique-marseille.com
LA CRIEE : 04.91.54.70.54 – www.theatre-lacriee.com
LE GYMNASE : 04.91.24.35.24 – gymnase@lestheatres.netwww.lestheatres.net
LE GYPTIS : 04.91.11.41.50 – www.theatregyptis.com
ODEON : 04 96 12 52 74   –
www.contact-odeon@marseille.fr
OPERA : 04 91 55.11.10 – www.opera.marseille.fr
THEÂTRE DE LENCHE   – MINI-THEÂTRE DU PANIER : 04.91.91.52.22 –
lenche@wanadoo.frwww.theatredelenche.info
LE SILO : 04 91 90 00 00 – www.lesilo-marseille.fr
THEÂTRE TOURSKY : 04.91.02.58.35 –
www.toursky.org
NICE
NIKAÏA : 04 92 29 31 29 – www.nikaia.fr
PALAIS DE LA MEDITERRANEE : 04 92 14 77 00
THEÂTRE LINO VENTURA : 04 97 00 10 70
OLLIOULES
CHÂTEAUVALLON : 04.94.22.02.02 –
www.chateauvallon.com
SANARY
THEÂTRE GALLI : 04.94.88.53.90 – www.sanarysurmer.com
SIX-FOURS
ESPACE MALRAUX : 04 94 74 77 79 – www.espace-malraux.fr
THEÂTRE DAUDET : 06.65.62.59.69 – www.labarjaque.com
TOULON
LE COLBERT : 04 94 64 01 58 – www.lecolbert.fr
OPERA : 04.94.93.03.76 –
operadetoulon@tpmed.org
PALAIS NEPTUNE : 04.98.00.83.83 – info@congresneptune.com
THEÂTRE LIBERTE : 04 98 00 56 76 – www.theatre-liberte.fr
ZENITH-OMEGA : 04.72.32.09.29 –
appel@appelspectacles.com

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CONCERTS – CHANSONS
AOÛT
Jeudi 2 août 21h, Théâtre de Ramatuelle : Francis Cabrel
Mardi 7 août 21h, Place Noailles, Hyères : Natasha St Pier
Mercredi 8 août 21h30, Théâtre de la mer, Sainte Maxime : Christophe Willem
Mercredi 8 août 21h, Théâtre de Ramateuelle : Julien Clerc
Jeudi 9 août 20h30, Stade de Bandol : Festival les Aoûtiennes avec BB Brunes – Marina Kaye – Voodoo Story
Vendredi 10 août 20h30, Stade de Bandol : Festival les Aoûtiennes avec Lost Fréquence, 2ManyDJS et Head on Television
Samedi 11 août 20h30, stade de Bandol : Les Aoûtiennes avec MC Solaar et The Weird Art
Samedi 11 août 21h, Esplanade de Sanary : Amandine Bourgeois
Mardi 14 août 20h, Théâtre Antique, Arles : Joan Baez
OCTOBRE
Mercredi 3 octobre 20h, le Silo, Marseille : Europe
Vendredi 5 octobre 20h30, le Silo, Marseille : Kyo
Vendredi 5 octobre 20h, Espace Julien, Marseille : Vitaa
Mercredi 17 octobre 20, le Silo, Marseille : Amir
Mercredi 17 octobre 20h, Théâtre Toursky, Marseille : Cali chante Ferré
Samedi 20 octobre 20h, le Dôme, Marseille : Bigflo et Oli
Samedi 20 octobre 20h30, le Silo, Marseille : Sylvie Vartan « World Tour 2018″
Samedi 27 octobre 20h30, Théâtre François Mitterrand, Lorgues : Julie Zenatti & Chimène Badi « Méditerranéennes »
NOVEMBRE
Mardi 6 novembre 20h, le Silo, Marseille : Katie Melua
Jeudi 8 novembre 20h30, Acropolis, Nice : Les Parisiennes (Arielle Dombasle, Mareva Galanter, Inna Modjo, Héléna Noguera)
Vendredi 9 novembre 20h30, le Silo, Marseille : Les Parisiennes (Arielle Dombasle, Mareva Galanter, Inna Modjo, Héléna Noguera)
Dimanche 11 novembre, Acropolis, Nice : Les Parisiennes (Arielle Dombasle, Mareva Galanter, Inna Modjo, Héléna Noguera)
Samedi 10 novembre 20h, le Silo, Marseille : Dany Brillant « Rock and swing tour »
Samedi 10 novembre 20h30, La Palestre, le Cannet : Christophe Willem
Mercredi 14 décembre 20h30, Zénith-Oméga, Toulon : Louane
Vendredi 23 novembre 20h30, le Silo, Marseille : Etienne Daho « Blitz tour »
Vendredi 23 novembre 20h, Espace Julien, Marseille : Madame-Monsieur
Vendredi 23 novembre 20h30, Nikaïa, Nice : Marc Lavoine « Je reviens à toi »
Samedi 24 novembre 20h30, le Dôme, Marseille : Marc Lvoine « Je reviens à toi »
Vendredi 30 novembre 20h30, Espace Julien, Marseille : Oldelaf
DÉCEMBRE
Samedi 1er décembre 20h, le Dôme, Marseille : Bénabar
Samedi 1er décembre 17h, le Silo, Marseille : Leni Kim
Mardi 4 décembre 20h, Zénith-Oméga, Toulon : Julien Clerc
Jeudi 6 décembre 20h, Nikaïa, Nice : Stars 80
Vendredi 7 décembre 20h, Zénith-Oméga, Toulon : Stars 80
Vendredi 7 décembre 20h, Espace Julien, Marseille : Jeremy Frérot
Samedi 8 décembre 20h, le Dôme, Marseille : Stars 80
Jeudi 13 décembre 20h30, le Silo, Marseille : Cats on Trees
Vendredi 14 décembre 20h30, Zénith-Oméga, Toulon : Louane
Samedi 22 décembre 20h, Arena, Aix-en-Provence : Calogero
2019
JANVIER
Mercredi 9 janvier 20h, théâtre Toursky, Marseille : Benjamin Biolay – Melvil Poupaud « Song  book »
Samedi 12 janvier 20h30, Théâtre Toursky, Marseille : Julie Zenatti & Chimène Badi « Méditerranéennes »
MARS
Samedi 9 mars 20h30, le Galet, St Martin de Crau : Julie Zenatti & Chimène Badi « Méditerranéennes »
Dimanche 10 mars 18h, Acropolis, Nice : Jenifer
Dimanche 10 mars 20h30, Théâtre Molière, Marignanne : Julie Zenatti & Chimène Badi « Méditerranéennes »
Mardi 19 mars 20h30, le Silo, Marseille : Joe Starr « Eloquence à l’Assemblée »
Jeudi 21 mars 20h, le Silo, Marseille : Jenifer
Vendredi 22 mars 20h, le Silo, Marseille : The Dire Straits experience
Mercredi 27 mars 20h30, le Dôme, Marseille : Patrick Bruel Tour 2019
AVRIL
Jeudi 4 avril 20h, Nikaïa, Nice : Amir
Vendredi 12 avril 20h, le Dôme, Marseille : Shaka Ponk
MAI
Samedi 4 mai, jeudi 9 mai 17h, le Dôme, Marseille : Kids Uniteds
Samedi 4 mai 17h, Acropolis, Nice : Lenni-Kim

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MUSIQUES DU MONDE
NOVEMBRE
Dimanche 4 novembre 19h, Espace Julien, Marseille : Samia Orosemane
2019
MARS
Vendredi 29 mars 20h30, Acropolis, Nice : Les Chœurs de l’Armée Rouge
Samedi 30 mars 20h30, Zénith-Oméga, Toulon : Les Chœurs de l’Armée Rouge
Dimanche 31 mars 1(h, le Silo, Marseille : Les Chœurs de l’Armée Rouge

JAZZ – BLUES -MUSIQUES ACTUELLES
OCTOBRE
Samedi 13 octobre 20h30, le Silo, Marseille : Michel Jonasz quartet (Manu Katché, Jean-Yves d’Angelo, Jerôme Regard
NOVEMBRE
Mercredi 21 novembre 20h, Nikaïa, Nice : Dad Ju G20 Tour
DÉCEMBRE
Samedi 8 décembre 20h, Acropolis, Nice  : Michel Jonasz quartet (Manu Katché, Jean-Yves d’Angelo, Jérôme Regard

CONCERTS CLASSIQUES, LYRIQUES

JUILLET
Samedi 28 juillet 21h, Théâtre de Ramatuelle : Orchestre Philharmonique de Nice, dirigé par Laurent Petitgirard
Lundi 30 juillet 21h3à, Théâtre de Ramatuelle : Concert de piano Jean-Marc Luisada
AOÛT
Samedi 18 août 21h, Parvis de la Chapelle ND de Pitié, Sanary : Collectif Fractales « Arabesques d’ici et d’ailleurs »
Mardi 21 août 21h, Église St Nazaire, Sanart : Concert Gilles Apap, violo et le Collectif Fractales
Mercredi 22 août 21h, Église St Nazaire, Sanary : Concert de musique de chambre avec Gilles Apap, Frédéric Audibert et le Collectif Fractales
Jeudi 23 août 20h30, Eglise St Nazaire, Sanary : Les Voix Animées (chant a capella)

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OPÉRAS- SPECTACLES MUSICAUX
FEVRIER
Vendredi 22 février 20h15, Acropolis, Nice : Priscilla, folle du désert
Samedi 23 février 20h15, le Silo, Marseille : Priscilla, folle du déseer

DANSE
2019
MARS
Vendredi 15 mars 20h30, Acropolis, Nice : Rock the ballet

HUMOUR
AOÛT
Vendredi 3 août 21h, Théâtre de Ramatuelle ; Ary Abittan « My story »
Mardi 7 août 21h, Esplanade de Sanary : Yves Pujol sort les dossiers
Vendredi 10 août 20h30, Théâtre de Verdure, Nice : Il était une fois Jean-Marie Bigard
Samedi 11 août 21h, Théâtre de Ramatuelle : Alex Lutz
OCTOBRE
Jeudi 18 octobre 20h30, Casino d’Hyères : Issa Doumbiz
NOVEMBRE
Vendredi 23 novembre 20h30, Casino d’Hyères : Noëlle Prna « Certifié Mado »
Samedi 24 novembre 20h, le Silo, Marseille : Michel Leeb « 40 ans ! »
Vendredi 30 novembre 20h30, Palais de la Méditerranée, Nice : Charlotte de Turkheim « Une journée chez ma mère »
DECEMBRE
Mercredi 5 décembre 20h30, Casino d’Hyères : Gil Alma « 100% naturel »
2019
JANVIER
Jeudi 17 janvier 20h30, le Silo, Marseille : Malik Benthala « Encore ! »
Dimanche 20 janvier 19h, Palais de la Méditerranée, Nice : Malik Benthala « Encore »
Mercredi 23, Jeudi 24 janvier 20h30, le Silo, Marseille : Les Chevaliers du Fiel « Camping-car forever
Vendredi 25 janvier 20h30, Zénith-Oméga, Toulon : Les Chevaliers du Fiel « Camping-car forever
Samedi 26 janvier 20h30, Nikaïa, Nice : Les Chevaliers du Fiel
FEVRIER
Vendredi 1er février 20h, le Dôme, Marseille : Eric Antoine « Best of »
Samedi 2 février 20h30, le Silo, Marseille : Le Comte de Bouderbala
Samedi 2 février 20h, Espace Julien : Vamp Privée
Samedi 23 février 20h30, théâtre de la Méditerranée, Nice : Olivier de Benoist
MARS
Samedi 23 mars 20h30, Espace Julien, Marseille : La Bajon « Vous couperez »
Samedi 23 mars 20h30, dimanche 24 mars 19h, le Silo, Marseille : Jérôme Commandeur « Tout en douceur »
Dimanche 24 mars 19h, Palais de la Méditerranée, Nice : La Bajon « Vous couperez »
AVRIL
Jeudi 4 avril 20h30, le Silo, Marseille : Fabrice Eboué « Plus rien à perdre »
Samedi 6 avril 20h30, le Silo, Marseille : Ahmed Sylla
Mardi 25 avril 20j30, Espace Julien, Marseille : Elie Semoun et ses monstres
Jeudi 28 mars 20h, le Silo, Marseille : Alex Lutz

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THÉÂTRE
JUILLET
Lundi 30 Juillet 21h, Théâtre In Situ, Carqueirannet : « Monsieur Nounou » de Georges Feydeau. Mise en Scène de Luq Hamett. Avec Tex
AOÛT
Mercredi 1er août 21h, Théâtre de Ramatuelle : « Edmond » de et mise en scène d’Alexis Michalik, avec Pierre Forest, Guillaume Sentou, Benoît Cauden
Jeudi 2 Août 21h, Théâtre In Situ, Carqueiranne : « Oui » de Pascal Rocher. Mise en Scène de Rodolphe Sand
Vendredi 3 Août 21h, Théâtre In Situ, Carqueiranne : « Mémoire d’un tricheur » de Sacha Guitry Mise en Scène d’ Eric Emmanuel Schmitt, avec Olivier Lejeune
Samedi 4 août 21h, Théâtre de Ramatuelle : « Art » de Yasmina Reza, mise en scène Patrice Kerbrat, avec Charles Berling, Jean-Pierre Darroussin, Alain fromager
Dimanche 5 août 21h, Théâtre de Ramatuelle : « La raison d’Aymé » de et avec Isabelle Mergault, mise en en scène et avec Gérard Jugnot
Lundi 6 août 21h, Théâtre de Ramatuielle : « Fausse note » de et mise en scène de Didier caron, avec Christophe Malavoy et Tom Novembre
Lundi 6 Août  21h, Théâtre In Situ, Carqueiranne : « Numéro complémentaire » de Jean-Marie Chevret. Mise en Scène de Jean- Pierre Dravel et Olivier Macé, avec Georges Beller et Steevy Boulay
Mardi 7 août 21h, Théâtre de Ramatuelle : « Silence on tourne de, mise en scène et avec Patrick Haudecoeur, avec Alice Allwright, Pierre Reggiani, Serge Noël…
Mercredi 8 Août 21h, Théâtre In Situ, Carqueiranne : « La croisière ça use » d’Emmanuelle Hamet Mise en Scène de Luq Hamett
Jeudi 9 août 21h, Théâtre de Ramatuelle : « Faisons un rêve » de Sacha Guitry, mise en scène et avec Nicolas Briançon, avec Eric Laugerias, Marie-Julie Baup, Michel Dussarat
Vendredi 10 août 21h, Théâtre de Ramatuelle ; « Deux mensoges, une vérité » de Sébastien Blanc et Nicolas Poiret, mise en scène Jean-Luc Moreau avec Lionnel Astier, Raphaëline Goupilleau, Frédéric Bouraly
Vendredi 10 Août 21h, Théâtre In Situ, Carqueiranne : « Le malade imaginaire » de Molière Mise en Scène de Jean-Philippe Daguerre

JEUNE PUBLIC – CIRQUE – ILLUSION – MAGIE
2019
FEVRIER
Vendredi 1er février 20h, le Dôme, Marseille : Eric Antoine « Best of »
Vendredi 8 février 20h, Zénith-Oméga, Toulon : Les étoiles du cirque de Pekin « Le roi des singes »

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Sanary sous les étoiles
De belles révélations au concours des Disques d’Or

En 2016, le concours « Les Disques d’Or » a fêté, à Sanary, son lieu de naissance, ses 40 ans.
Plus de 40 ans donc, que ce concours est un tremplin pour des artistes en herbe dont le plus beau fleuron n’est autre qu’Hélène Ségara. Mais aujourd’hui, la télévision s’intéresse à cet événement puisque, pour la finale, était présente Valérie Mendez.

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Le jury avec, à l’extrême droite, Noël Lebrethon : Jacques Brachet, Geneviève Machto, Brigitte Julien, Marjorie Guerdoux, Jean-Michel Machto, Nadine Millour, Claude Millour, Daniel Darigot.

Valérie Mendez, la reine du casting
En avril 2013, notre belle Marseillaise décide de créer un grand concours de chant sur la région PACA, pour donner la chance aux artistes de se faire connaître. Elle contacte alors Bruno Berbères, directeur de casting, qui devient très vite parrain du projet, et c’est lui qui choisit le nom de « La meilleure voix ».
A partir de 2014, elle propose un grand casting régional destiné à présélectionner les artistes pour les présenter à Bruno Berbéres pour ses différents projets : The Voice ou des comédies musicales.
Et ça marche puisque, depuis, l’on a pu découvrir Alexandre Bertrand dans la saison 3, Francesca et Delphine Mailland dans la saison 5, Imane dans The Voice Kids 2017, Florent Marchand The Voice 2017, gagnant des Disques d’Or la même année.
Il y a eu aussi aux Voice Kids, Iliana, Victoria Adamo, Eva Giordano, présente cette année sur les Disques d’Or, Angelina qui a gagné aux Voice Kids 2017… Beau palmarès !
Si Valérie a été chanteuse très peu de temps et a gagné pas mal de concours elle a vite compris que, comme la chanson d’Alice Dona, elle préférait être derrière celui qui est devant et s’occuper du devenir de ces graines de stars.

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Valérie Mendez (en blanc), entourée de ses concurrents des Disques d’Or 2018

La preuve cette année, ont participé aux Disques d’Or , Marie Heinrich et Eva Giordano, arrivées 1ère et 2ème des kids, Clara Kehlhoffner, Tessa Cernacciaro, Océane Perrault, Celia Justibelli, et enfin, le grand gagnant de cette année, Pacey Marine-Jacquot… C’est dire si elle a du flair !
Après avoir écumé la région PACA, aujourd’hui elle s’étend sur Montpellier, Monaco et même l’Italie.
Mais ce n’est pas tout : propriétaire du restaurant « L’étoile des Artistes », à Pont de l’Etoile, , elle y organise des master class, aidée de deux coaches, la chanteuse Julia Eden et le metteur en scène Valéry Rodriguez pour préparer des chanteurs de haut niveau à de gros castings. Et elle les présente sur scène lors de soirées intitulées « Les Talents de l’Etoile ».
On la retrouve aussi au Novotel du Vieux Port, à Marseille où tous les samedis soir elle présente des artistes en herbe. Pour cela elle a créé l’association « Open Mic » et le parrain n’est autre que, une fois de plus, Bruno Berberès. Avec cette association et avec l’aide d’Ahmed Moussi (Les 10 commandements) elle organise des soirées en faveur de l’association « Stop à la violence, espoir pour les enfants », enfants victimes de viol afin de passer un message.
Comme on le voit, Valérie est une passionnée, une femme de cœur d’une énergie folle, fière du travail qu’elle fait, et on le serait à moins
Et de voir le palmarès de cette année aux Disques d’Or, qui ne le serait pas ?
Surveillez de près les prochaines émissions de « The Voice » et de « The Voice Kids »… et vous reconnaîtrez certains de nos lauréats de cette année !

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Symphonie in yellow : Jacky Lacomba, producteur et une partie de l’équipe « Sanary Animations  » : Maryse Loigne, Noël Lebrethon, Serge Loigne – Yves Julien, animateur des trois soirées.

Alors, la « promo 2O18″… Qu’en penser ?
Eh bien, comme chaque année, l’on a découvert de superbes voix, de vrais talents et… quelques concurrents qui croient savoir chanter, qui veulent chanter, qui reviennent malgré tout chaque année (On n’en peut plus de certains !) qui veulent se faire plaisir… et qui ne font pas toujours plaisir, ni aux spectateurs, ni au jury qui, quelquefois, grince des dents ! Il faudrait peut-être une sélection plus sévère.
Juste quelques mises au point : faire chanter du Piaf à une enfant de 5/6 ans, est-ce vraiment raisonnable ? « Non, je ne regrette rien »… Qu’a-t-elle à regretter à cet âge et comprend-t-elle ce qu’elle chante alors qu’elle n’a pas encore vécu ? Avec toutes les jolies chansons d’ados qui existent aujourd’hui, il serait temps de passer à autre chose que de chanter sempiternellement du Piaf. Pour le faire, il faut des voix et le talent d’un Johnny Hallyday, d’une Céline Dion, d’une Michèle Torr.
Pareil pour les chansons en anglais : Est-ce que tous ces apprentis chanteurs savent qu’il existe une chanson française d’une richesse incroyable ? Chanter en anglais pourquoi ? Pour envisager une carrière internationale dont certains sont loin car il faudrait déjà maîtriser l’anglais. Alors pitié, chantez français ! D’ailleurs, cette année, des voix dans le public se sont élevées contre cette cascade de chansons souvent en anglais mal maîtrisé.
Malgré cela, 2018, en général, a été un bon cru et ce qui est étonnant, c’est qu’à la première demi-finale, sur les huit retenus, un seul garçon est resté et sur la deuxième demi-finale, deux seules filles sont restées, ce qui faisait une presque parité pour la finale.

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Lyana Pouilly – Eva Giordano – Marie Heinrich

Par contre, côté enfants, ce fut du 100% filles puisque nous avons eu droit à huit gamines dont certaines étaient un peu petites mais d’autres ayant déjà tout de grandes et une belle aisance sur scène, ce qui était quelque peu difficile à comparer.
Parmi elles, la petite Lola Martin-Teissère qui a eu l’honneur de partager une chanson sur scène avec Amandine Bourgeois, lors de son passage à « Sanary sous les étoiles »…
Un jury fidèle, qui suit le président de « Sanary Animations » et organisateur des Disques d’Or, Noël Lebrethon, était encore réuni pour sélectionner ces graines de stars : Nadine et Claude Millour (régisseurs du groupe Guitar ZZ), Brigitte Julien, responsable cinéma à la Ciotat, Geneviève Machto, productrice et son époux Jean-Michel musicien et chanteur, Marjorie Guerdoux, chanteuse, gagnante des Disques d’Or 2016, Daniel Darigot, ex président du comité des fêtes de la Ciotat et un certain jacques Brachet.
Comme chaque année, nous retrouvions avec plaisir « l’animateur de service », l’ami Yves Julien qui, avec sa faconde et son accent que l’on prend en naissant du côté de… la Ciotat, rassurait certains candidats un peu stressés et anima les trois soirées.

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Julien Quillet – Florian Ringuet – Pacey Marine-Jaquot

Le Palmarès
Parité totale puis chez les kids, on retrouve trois filles, et côté adultes, ce sont trois garçons qui se sont placés en tête.
Les kids :
-3ème : Lyana Pouilly, de St Mandrier qui a chanté « Dommage » en demi-finale et « Je serai là » en finale.
– 2ème : Eva Giordano, d’Allauch, qui a chanté « Yallah » en demi-finale et « Creep » en finale.
– 1ère : Marie Heinrich, de la Ciotat qui a chanté « Bella Ciao » en demi-finale et « All by myself » en finale… Fallait le faire !
Chacune a reçu un trophée et un bon d’achat de 100€
Les Adultes :
– 3ème : Julien Quillet , d’Avignon, qui a chanté « Plus je pense à toi » en demi-finale et « L’envie d’aimer » en finale.
– 2ème : Florian Ringuet, de la Seyne-sur-Mer, qui a chanté « Zombie » en demi-finale et  » I can’t stand the rain » en finale
– 1er : Pacey Marine-Jaquot, de Sanary (quand même !) qui a chanté « A friend like me » en demi-finale et  » Old man river » en finale.
Trois vois superbes, trois personnalités qui devraient faire leur chemin.
Chacun a reçu un bon d’achat de 150€, un trophée et le 1er, un séjour d’une semaines pour deux personnes à la station de ski du Puy St Vincent, partenaire des Disque d’Or.

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Serge Loigne – Robert Porcu – Yves Julien – Noël Lebrethon – René Hoquet

Noël Lebrethon a fêté ses 20 ans
Moment d’émotion cette année, en début de soirée de la finale : la célébration des 20 ans du président de « Sanary Animations », Noël Lebrethon, 80 ans passés ! Succédant à René Hoquet qui créa voici plus de 40 ans « Les micros d’or » devenu « Les Disques d’Or », celui-ci vint nous raconter la genèse de cette manifestation, saluer Noël et rappeler que le technicien d’alors n’était autre que Jean Loigne, père de Serge Loigne, complice de Noël. L’adjoint au service animation de la mairie de Sanary, Robert Porcu vint également féliciter Noël, dit Nono et qui, malgré son nom, est normand bon teint !
La soirée était loin d’être finie puisque, après la remise des prix, une fête attendait le héros du jour avec discours, diplôme et cadeaux émanant de toute son équipe. Ce fut une bien belle et émouvante soirée.

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Ainsi se terminait la saison 2018 de « Sanary sous les étoiles » avec entre autres ces « Disques d’Or » toujours très attendus et qu’on espère retrouver l’an prochain… avec notre infatigable Nono !

Jacques Brachet

 

 

 

DES NOUVELLES DE FRANCE 2

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PARENTS, MODE D’EMPLOI
Depuis cinq ans, les téléspectateurs suivent avec appétit les tribulations de la famille Martinet et depuis deux ans, celles de la famille Costan.
France 2 est fière d’avoir accompagné et diffusé cette série à succès et se félicite d’avoir mis en avant d’excellents comédiens : Alix Poisson, Arnaud Ducret, Vanessa David et Amaury de Crayancour…Les enfants ont bien grandi, il est désormais temps de refermer le mode d’emploi à l’usage des parents.
D’un commun accord, France 2 et Elephant Story ont décidé d’arrêter la production et la diffusion de « Parents, mode d’emploi » à la fin de l’été et remercient Béatrice Fournera et l’ensemble des équipes de réalisateurs, d’auteurs et de production.
France 2, se lance dans une nouvelle aventure quotidienne avec un « Un si grand soleil », le nouveau feuilleton de 22’, à découvrir à la rentrée.

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ALEX HUGO – Mercredi 29 août 21h – épisode « Marche ou crève »
Alors qu’il descend un torrent en kayak, Alex Hugo assiste à la chute d’un homme depuis le haut des gorges... L’homme s’apprêtait à participer avec cinq autres candidats à un stage d’entreprise réputé très difficile. Un poste très convoité est à la clé de la compétition… Vite persuadé qu’il s’agit d’un meurtre et que l’assassin se trouve parmi les candidats du stage, Alex va prendre la place du mort, dans le décor à la fois magnifique et hostile du fort Saint-Paul, un puissant bâtiment perché au bord du vide. Et se retrouver parmi les sociopathes prêts à tout pour écraser leur prochain. Parmi eux, le tueur rôde… Une confrontation qui le ramène à cette violence sournoise qu’il a justement cherché à fuir en se réfugiant dans les montagnes.
Avec Samuel Le Bihan (Alex Hugo), Lionnel Astier (Angelo Batalla), Mikaël Fitoussi (Renart), Marilyne Canto (Commissaire Dorval)

vuillemin - Copie

TOURNAGE DE LA SÉRIE « LA DERNIERE VAGUE » – 6×52′
Lieux de tournage: environs de Bordeaux et des Landes, du 6 août au 31 octobre
Ce jour-là à Brizan, paisible station balnéaire des Landes, tout bascule avec l’arrivée de « la première Vague » : un déferlement de nuages qui, tel un tsunami, va provoquer la disparition de  surfeurs. La première d’une série de phénomènes auxquels vont être confrontés les habitants de cette petite communauté, bouleversant leurs vies intimes.
S’agit-il d’un simple dérèglement climatique ou, comme certains l’affirment, du commencement de la révolte de la Nature ?
Comment vont réagir les habitants ?
Avec David Kammenos, Marie Dompnier, Lola Dewaere, Arnaud Binard, Guillaume Cramoisan, Isabel Otero… et la participation d’ Odile Vuillemin

Sanary sous les étoiles
Les chemins de traverse d’Amandine BOURGEOIS

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Quel plaisir de rencontrer une belle jeune femme a regard azur, au sourire lumineux, pétillante et drôle… Et quelle voix ! Elle a tout pour elle et surtout, la musique dans le sang.
On l’a découverte dans l’émission « La nouvelle star » qu’elle a gagné haut la main en 2008. Depuis elle a fait nombre d’expériences mais il y a eu un avant. Un avant pas banal, comme tout ce qu’elle fait, entre autre entre le conservatoire de musique de Nice pour apprendre… la flûte traversière et l’école hôtelière. Beau grand écart !
Elle rit lorsque je le lui fait remarquer :
« Je dois vous dire que je viens d’une famille de musiciens, mon père était guitariste, mon beau-père a accompagné nombre de chanteurs en tant que bassiste. Moi, je rêvais d’être Mariah Carey ou Witney Huston ! Mais lorsque je me suis entendue chanter, mon rêve s’est aussitôt écroulé. J’avais alors une voix entre celle de Jane Birkin et de Vanessa Paradis ! Et lorsque j’ai dit à ma mère que je voulais chanter, elle m’a tristement regardée et a dit : « la pauvre ! ».Je suis donc entrée au Conservatoire de Nice où j’ai appris à jouer de la flûte traversière. Je m’y suis vite ennuyée car ce n’était pas assez ludique.
Alors ?
Alors j’ai monté un groupe de rock avec ma meilleure amie et en parallèle j’ai fait des études d’hôtellerie. Je suis allée en Angleterre où là, j’ai découvert la culture musicale anglo-saxone très riche et l’envie de chanter m’a repris. Je dois dire qu’à chaque dîner en famille tout le monde devait chanter. Si vous étiez venu, vous y auriez été obligé ! Un jour j’ai chanté trois notes de blues et tout le monde a été éberlué.

C B

Et ça a été le déclic ?
Un peu oui et j’ai alors écumé les orchestres de bal, j’ai fait du rock, du rythm’n’blues, je faisais tout ce qui se présentait. J’ai fait aussi un école de jazz. Jusqu’à ce que la production de M6 me propose de faire le casting de « Nouvelle Star ». J »avoue y être allée en dilettante mais j’ai franchi toutes les étapes jusqu’à la finale que j’ai gagnée.
Ça a été une étape importante ?
Oui, ça a été un sacré tremplin ! Ca m’a ouvert beaucoup de portes, d’opportunités, d’autres univers. J’ai fait mon premier disque qui a été disque d’or, j’ai fait une grande tournée en France, Suisse, Belgique, j’ai travaillé avec l’équipe d’Amy Winehouse, Johnny m’a prise sur sa tournée et j’ai fait avec lui le Royal Albert Hall, puis j’ai fait la tournée des Zéniths avec Thomas Dutronc. Et il y a eu l’Eurovision.
Autre étape importante…
Je dois dire qu’au départ j’étais très réticente. Mon manager m’a fait changer d’avis mais j’ai mis une condition : je ne voulais pas qu’on m’impose une chanson, je voulais chanter « ma » chanson, composée avec Boris Bergman et que je comptais enregistrer pour mon prochain disque. C’était « L’enfer et moi »
Même ne gagnant pas, l’Eurovision est-il un tremplin ?
Oui, vraiment. Vous chantez devant une salle immense, devant des millions de téléspectateurs, médiatiquement j’étais partout, ça vous donne une incroyable visibilité et pas seulement en France. C’est une expérience qui m’a fait grandir. Et j’aime à dire que je suis arrivée troisième… en partant de la fin !!! Et ça m’a donné l’opportunité d’enregistrer mon troisième disque : « Au masculin ».

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Original, celui-là !
Oui, parce que Warner m’a ouvert ses portes et que j’ai pu faire ce disque avec des chansons uniquement écrites et composées par des hommes comme Souchon, Gainsbourg, Ferré, Jonasz, Cali, Stromae, Higelin, Johnny…
Facile de choisir ces chansons ?
Oui, assez facile car ce sont des chansons qui ont jalonné mon enfance, mon adolescence, ma vie de femme, des chansons qui m’ont donné des émotions, des vibrations. par exemple Higelin, que j’ai découvert à 13 ans lors du premier concert live que j’ai vu. « Mona Lisa klaxon », j’adorais… sans comprendre les paroles !
« Ma gueule »… Fallait oser !
(Elle rit). Oui mais c’est une chanson que j’adore et que j’ai recomposée. D’ailleurs Johnny a été très heureux de ma version en soulignant justement que je n’avais pas fait une copie de sa version. J’étais très heureuse.
On a entendu parler d’un quatrième album. Où en est-il ?
Il est prêt depuis… 2016 ! Je ne sais pour quelle raison ma maison de disque a mis tant de temps à le sortir. Elle devrait le faire pour octobre. C’est un disque totalement écrit avec Marc Bastard, l’ex chanteur du groupe Skip the Use. Nous avons enregistré dans le plus grand studio d’Europe, ICP à Bruxelles, pendant qu’à côté, enregistraient Polnareff et Renaud ! Ca a été une super expérience et j’ai rencontré le producteur de la maison Périscope qui a décidé de développer ma carrière sur scène, la scène étant le lieu que j’aime le plus au monde.

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Il y a donc de la promo dans l’air ?
Je ne sais pas car le projet date déjà et depuis, j’ai vécu d’autres choses, j’ai écrit d’autres chansons et je prépare un nouvel album. J’avoue que ça me concerne moins car ça a été trop long.
Et ce nouvel album ?
Il me tient très à cœur car il va être 100% moi, ce sera, comme on dit, l’album de la maturité… car j’avance en âge, mon bon monsieur ! (Elle rit).
On parlait tout à l’heure de la flûte traversière… Pourquoi avoir choisi cet instrument inattendu ?
Je ne sais pas ! C’était n’importe quoi ! J’étais jeune, je ne savais pas trop ce que je voulais. En plus, avec cet instrument, je ne peux pas chanter ! Il n’y a que Jethro Tull qui savait bien le faire (Et voilà qu’elle me fait une petite improvisation !)
En fait, avec tous ces chemins de traverse musicaux que vous avez pris, où vous sentez-vous le mieux ?
Le blues… c’est mon feeling et justement, mon prochain disque balancera entre rock et blues, un truc très incarné, très puissant, où se mêleront interprétation et émotion ».

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Et c’est ce qu’elle nous a offert sur cette scène à Sanary où elle nous a prouvé qu’elle avait cette fibre là, véritable bête de scène à la voix puissante, allant de la force d’une Amy Winehouse et la folie de Nina Hagen, haranguant le public, jouant avec lui, avec ses musiciens qui sont de belles pointures, chantant avec Lola, une petite sanaryenne « L’enfer et moi », recevant Julie, gracieuse danseuse venant des Alpes Maritimes. C’est une bombe qui explose sur scène et qui en fait une chanteuse hors du commun, radieuse et élégante dans son ensemble-short noir, montée sur des talons aiguille qu’elle enlèvera pour se déchaîner sur scène.
Un show de folie qui a fait trembler les spectateurs… et les habitants des environs !
Amandine est certainement la nouvelle diva du rock !

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Jacques Brachet

Jazz à Toulon 2018 – 29ième édition

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Remember Petrucciani

Le 29ième festival « Jazz à Toulon » s’est achevé par des tornades de basses sur les plages du Mourillon avec The Stanley Clarke Band.           
Stanley Clarke, physique de colosse américain avec casquette de base-ball sur les yeux, montre d’emblée ce qu’il sait faire. Il tentait parfois de retrouver le feeling de School Days ; ce furent les meilleurs moments. Ainsi qu’avec son hommage à John Coltrane « Song For John », également quand il se mit à jouer vraiment de la contrebasse dans quelques morceaux, démontrant qu’il restait un très grand bassiste, comme sur « No Mystery ». A la basse électrique il usa et abusa de son fameux slap jusqu’à la caricature.
Il était en compagnie de 3 jeunes musiciens comme il y en a tant, qui jouent à fond du n’importe quoi sans intérêt : Cameron Graves(clav), Beka Gochiashvili (p) et Shariq Tucker qui jouait si fort qu’il éclata sa grosse caisse ! Du cirque !
Dommage que Stanley Clarke n’ait pas su, ou pas pu, résister aux sirènes du showbiz.
La foule en délire lui fit une ovation à faire décrocher la lune qui se tenait à l’écoute derrière la scène. Il en fut ainsi à tous les concerts, même sans la lune !
Retour sur quelques concerts. Tout d’abord les concerts d’après midi de 17h30 à 19h au centre de Toulon sur quelques jolies places ombragées.
Place Dame Sibille :
Sur cette place, noire de monde, officiait le groupe « ALF and Half » qui tourne avec succès dans la région depuis de nombreuses années, dont les musiciens sont très connus, à savoir Marc Abel à la guitare et au chant, Stéphane Leroy à la basse électrique et Frank Farrugia à la batterie. Ils présentaient leur nouveau disque « Wacky ».
Place Puget :
Jean Dionisi, 81 ans, joue toujours de la trompette et du cornet, avec la même fougue, le même plaisir, la même joie et la même force qu’à ses débuts. Voilà plus de 60 ans qu’il fait vivre le jazz traditionnel dans la région et au-delà, ayant toujours été à la tête des meilleurs groupes New-Orleans. Et celui d’aujourd’hui ne nous démentira pas, avec Jean-François Bonnet (cl,ss), Raphaël Porcuna (tb) Christian Lefèvre (soubassophone), Jean-Claude Proserpine (dm), Eric Méridiano qui remplaçait au pied levé, et avec brio, le pianiste en titre, et un invité de poids venu de Clermont-Ferrand, l’excellent banjoïste Henri Lemaire.
Jean-Philippe Sempéré Quartet avec Gérard Murphy (as), Pierre Fenichel (b) et Cédrick Bec (dm) sur le répertoire du guitariste Grant Green, auquel le leader à la guitare voue une grande admiration, pour un concert riche en subtilités et en contrastes.
Après avoir enregistré un disque éminent « This I Dig For You », salué par la presse musicale, le trio de Jean-Marie Carniel, l’un des meilleurs contrebassistes d’aujourd’hui, se produisait avec Denis Césaro (p), Cédrick Bec (dm) plus un invité Olivier Chaussade (ts), pour de grands moments sur quelques titres du disque entre autres.
« Sub Jazz Project » c’est le groupe de l’excellent batteur-chanteur-compositeur Rudy Piccinelli, avec avec Olivier Debourrez (tb), Benoît Eyraud (clav) Julian Broudin (s), Mathieu Maurel (tp), Antoine Borgniet (b), et Fortuné Muzzupapa (perc). Le répertoire du groupe est basé sur des chansons connues, réinterprétées en jazz. Magnifique travail et quelle prestation, avec 5 étoiles au percussionniste.

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Jean Dionisi – Carlos Maza Familia Septeto


Quelques grands concerts du soir :
Place Victor Hugo :
De l’avis général et du mien, le concert de Youn Sun Nah – « She Moves on » fut l’acmé du festival, et une belle découverte pour la plupart des gens.
Un ange est descendu du paradis de la musique, un bel et doux ange bleu, petite femme d’apparence si fragile sous sa robe bleue qui flotte au vent, et qui pourtant possède une voix d’une puissance exceptionnelle, capable des graves les plus profonds jusqu’aux aigus les plus fracassants, Yun Sun Nah offrit un concert mémorable, dont le moment le plus incroyable fut son interprétation fabuleuse de « Momemtum Magicum » de Ulf Wakenius qui fut son guitariste dans « Breakfast in Bagdad ». Elle était accompagnée à minima par Frank Woeste (clav), Brad Christopher Jones (b), Tomek Miernowski (g) et Dan Rieser (dm).
Jamais la qualité d’écoute dans les concerts n’avait atteint cette intensité.
Place Saint-Jean à Saint Jean du Var :
La fine fleur des musiciens de jazz habitant la région, et les proches de la famille Petrucciani, étaient réunis pour un hommage public au grand pianiste, Michel Petrucciani, en ce « Remember Petrucciani ». A noter la présence du saxophoniste Yvan Belmondo, figure patriarcale et grand formateur de musiciens, dont ses fils le saxophoniste, Lionel, et Stéphane, le trompettiste. Pour le répertoire il s’agissait de thèmes que Michel aurait aimé mettre en chanson, nous dit Nathalie Blanc. Elle s’est chargée de le faire avec des paroles en français, changeant les titres, exemple : « I Wrote Your Song » devient « Soir de mai ».
Étaient donc réunis l’un des frères de Michel, le sympathique Philippe Petrucciani, leader et à la guitare, auteur des arrangements, la chanteuse Nathalie Blanc, Nicolas Folmer (tp), Lionel Belmondo (s), Francesco Castellani (tb) Dominique Di Piazza (eb), Manhu Roche (dm). Ils sont tous amis, pratiquent le même langage musical, et comptent parmi la crème des jazzmen qui vivent dans le Sud.

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Subjazz Project – Yun Sun Nah

Les paroles n’étant pas transcendantes et la façon de chanter trop linéaire, malgré le scat, on ressenti un certain ennui. C’est dans le morceau en rappel que Nathalie Blanc va « se lâcher » comme on dit, et faire exploser ses qualités vocales assez époustouflantes, en galvanisant l’orchestre, avec l’habituel et roboratif délire de Lionel Belmondo. Dommage que tout le concert n’ait pas été de cette trempe.
Place de l’Equerre : La fête cubaine avec Carlos Maza & Familia Septeto,
Cinq femmes, deux hommes, la parité s’effondre ! Affaire de famille, le père, Carlos Maza (p), la mère, Mirza Maza (eb) et deux filles : Hilda Camila Maza (vln), Ana Carla Maza (cello). Noyau familial renforcé par Nino de Luca (acc), Rita Payes (tb), Naile Sosa (dm, perc).
Ana Carla Maza va mener la fête, aussi belle que déchaînée, elle maltraite son violoncelle, mais sait en jouer, chante, hurle et danse, ne tenant pas en place, occupant toute la scène : elle provoque le délire, au détriment de la musique souvent. Mais quel emportement, et quel charme sensuel ! Le spectacle fut abracadabrantesque. Ce fut une tornade qui emporte les corps dans un tourbillon de sons et de couleurs. Il faut se laisser emmener, chanter et danser. Nada màs !
Place Louis Blanc : Trilok Gurtu Quartet
Trilok Gurtu est un percussionniste-batteur indien d’abord joueur de tablas traditionnels, qui découvre les congas, bongos et autres percussions, puis la batterie et le jazz vers 1970. Il va alors jouer avec les plus grands, dont Don Cherry et Paolo Fresu. On se souvient de sa participation au « Mahavishnu Orchestra » de John Mc Laughlin, il vint d’ailleurs une première fois à Jazz à Toulon avec ce dernier.
Jean Cocteau appelait la batterie « Le bar des rythmes », on peut appliquer cette formule à Trilok Gurtu tellement il étale d’éléments de percussion autour de lui, jusqu’à un assemblage de bouchons plastiques multicolores, remplaçant les habituels coquillages, et un seau d’eau qui lui sera prétexte à un concerto pour eau, seau et baguette : beau spectacle. Sa démonstration de scat indien laissa pantois ; c’est ce scat qui permet aux joueurs de tablas de mémoriser les figures rythmiques.
Il jouait avec un groupe très européen : Jonathan Ihlenfeld Cuniado, espagnol (eb), Tulug Tirpan, Turc (p), et Frederik Köster, Allemand, (tp); trois excellents instrumentistes, fougueux et brillants. Le trompettiste est un des meilleurs en Allemagne, il lancera à la nuit quelques solos lumineux.
L’essentiel du concert fut dévolu au percussionniste qui fit la preuve de son immense savoir faire en la matière, et nous offrit un véritable festival. Il est impressionnant aux tablas, jouant l’équivalent d’une batterie avec seulement deux petits tambours et ses dix doigts.
A la batterie il joue dans la cour des bons batteurs jazz. Jazz qu’il n’a pas oublié, avec notamment un vibrant hommage à Paolo Fresu, intitulé « Berchidda », village de Sardaigne qui a vu naître Paolo ; ou encore « Pop Corn » dédié à Miles Davis.
Trilok Gurtu et ses musiciens m’avouèrent avoir été très émus et portés à se donner à fond par l’accueil toulonnais ; j’ajoute que j’eus le même aveu de la part de tous les grands leaders. Donc Toulon sait recevoir les artistes.
Des bons points sont à distribuer pour le son et la présentation des concerts.

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Trilok Gurtu Quartet – Stanley Clarke

Le Festival « Jazz à Toulon 2018 » fut égal à lui-même, dont le point culminant fut la prestation de haute tenue de Youn Sun Nah ; et les concerts d’après-midi qui ont tous présenté quelques-unes des meilleures facettes du jazz qui se joue aujourd’hui.
Les choix étaient bons, finalement bien dans la philosophie de « Jazz à Toulon » qui est d’animer différents quartiers de la Ville avec des concerts gratuits. Concerts qui sont concoctés avec courage, abnégation et persévérance, par Bernadette Guelfucci, présidente du Comité officiel des fêtes et des sports de la Ville de Toulon, aidée encore et heureusement par quelques subventions, épaulée par une solide équipe dévouée, travailleuse et efficace. L’an prochain le festival fêtera sa trentième édition, gageons qu’il y aura de belles surprises.

Serge Baudot

Carqueiranne – Festival In Situ
LELLOUCHE and CO… La der !

GH

Lorsqu’un groupe d’amis d’enfance se retrouve, à la cinquantaine, devant le décès de l’un des leurs, c’est le choc. Mais après le choc, ce sont toutes les questions de l’existence, de leur vie, qui sont remises sur la table. A-t-on bien vécu ? avons-nous réalisé nos rêves ? En avons-nous encore ? Combien de temps en avons-nous encore ? Le temps qui reste, comment l’employer ?
Ce sont toutes des questions qui vont perturber l’existence de ces quatre quinquagénaires face à une mort qui les touche de près et qui va tout remettre en question.
C’est ce sujet grave que Philippe Lellouche aborde avec, dans cette pièce intitulée « Le temps qui reste », comme toujours dans ses pièces, beaucoup d’humanité, de sincérité, de réalisme. Une comédie douce-amère où se retrouve ce trio inséparable qu’est l’auteur-comédien et ses deux acolytes, David Brécourt et Christian Vadim.
A leurs côtés, exit Vanessa Demouy , arrivée de Noémie Elbaz, qui a déjà une jolie carrière à la télé (elle a été Simone Brassens, on l’a vue dans « Section de recherches », « Femmes de loi », « Camping Paradis » mais aussi dans un autre « Camping », celui de Fabien Otteniente !)
Les trois autres, complices depuis des années, se retrouvent pour la troisième fois dans ce magnifique cadre du fort de la Bayarde, avec le même plaisir mais aussi une émotion particulière car ce soir-là, c’est la dernière.
Inutile de dire que la terrasse des coulisses est une véritable ruche car famille et amis y sont réunis et s’il est facile de trinquer avec eux, plus difficile est celui de les prendre à part, Philippe étant très volubile, dégustant avec gourmandise des gâteaux spécialement apportés pour lui, David s’occupant de son épouse et de son petit Mathurin de deux ans, Christian recevant des amis et Noémie, après être restée un long moment sur son Iphone, disparaissant pour se préparer.

E D

Juste le temps d’accrocher Christian, David qui commence à se concentrer et par contre Philippe, lui, décontracté, prendra le temps de se poser un moment avec moi.
David, comment s’est constitué ce trio qui a l’air aujourd’hui indissociable ?
Notre rencontre a été guidée par le hasard. Il se trouve que Philippe et moi habitions tout près l’un de l’autre à la campagne. On ne se connaissait pas mais on s’est retrouvé autour d’une table chez des amis communs. A la fin du repas, il m’a proposé sa pièce « Le jeu de la vérité ». Il a fait de même avec Christian, quant à Vanessa, ça allait de soi puisqu’elle était alors sa femme.
As-tu vite dit oui ?
…Oui ! la pièce était percutante et je découvrais un véritable auteur avec beaucoup de talent, une grande intelligence, une grande vivacité d’esprit… Avec Philippe, on a touché le gros lot et depuis, nous sommes engagés dans la même aventure !
Nous avons donc joué avec succès « Le jeu de la vérité ». C’est la première pièce que nous avons créée, puis il y a eu sa suite « Le jeu 2 la vérité » et « Boire, fumer et conduire vite »… il y a eu les films et enfin cette pièce qui se termine ce soir « Le temps qui reste »
Christian, dans quel état d’esprit êtes-vous ce soir ?
C’est la dernière… et alors ? Ca fait 17 ans qu’on est ensemble, aussi bien au théâtre qu’au cinéma et avec eux on sait que ce n’est jamais la dernière. Nous venons de faire Paris et la tournée avec cette pièce, cet été nous avons fait les festivals et la suite… elle est à écrire. Mais on sait déjà qu’il y aura une suite. Donc ce soir nous sommes joyeux, heureux, moi je vais prendre des vacances, me trimballer à moto avec des potes, je vais passer un mois de vacances avec mes filles.
Comment s’est fait la rencontre avec les deux comparses ?
Avec Philippe, nous nous étions croisés quelquefois dans le cadre professionnel. Il y a 35 ans, Philippe était journaliste et la première interview qu’il a faite, c’était au festival de Cannes et c’était… moi ! Il travaillait pour un média portugais !
Puis on s’est retrouvé sur une série TV de TF1 « 72 heures » et un an plus tard il me proposait « Le jeu de la vérité. Avec David ils se connaissaient car tous deux vivaient à Barbizon. On s’est retrouvé tous les quatre, avec sa femme, Vanessa Demouy, à Pierres et Vacances à Cogolin… C’est là que tout a démarré… Et que ça dure !

I

Philippe… Auteur, scénariste, réalisateur, metteur en scène, comédien, journaliste, chanteur… Qu’est-ce que vous n’avez pas encore fait ?
La météo ! Blague à part, tous ces métiers sont les mêmes, chacun est la prolongation de l’autre, c’est en fait raconter des histoires de diverses manières.
Comment passe-t-on de journaliste à comédien et auteur ?
J’étais grand reporter mais le métier, vous devez en savoir quelque chose, est devenu aujourd’hui très compliqué. Du coup, de témoin, j’ai voulu devenir acteur de ce monde. J’ai donc choisi. L’écriture, c’est ce que j’ai toujours aimé faire et lorsque j’ai vu que je n’étais pas prisé par les meilleurs auteurs et réalisateurs français, j’ai décidé d’écrire moi-même des pièces. Ainsi est née la première pièce « Le jeu de la vérité ».
Et comme je voulais être entouré de copains, j’ai choisi David et Christian qui, au fil du temps, sont devenus des amis. Vanessa, ça allait de soi, c’était alors ma femme !
Lorsque vous écrivez, vous pensez toujours à eux ?
Oui, très souvent lorsqu’il y a plusieurs personnages. Mais j’ai écrit pour Gérard Darmon « Tout à refaire » et au départ, je n’avais même pensé à y jouer. Sinon, je pense à eux, évidemment. Nous sommes amis, nous avons le même âge, les mêmes préoccupations, je développe des thèmes d’actualité qui les intéressent. En fait, nous sommes la seule troupe de théâtre privé existant en France !
Et le succès est toujours là, on le voit ce soir où on a refusé du monde !
Oui, c’est à la fois formidable et inconfortable car, c’est vrai, le public nous aime tous les trois, ils nous sont fidèles, ils attendent beaucoup de nous et c’est donc à chaque fois un challenge… Vont-ils aimer ? Je pense qu’ils aiment car j’aborde des sujet où tout le monde se sent concerné. Ca a été les problèmes de la trentaine, de la quarantaine, aujourd’hui de la cinquantaine. D’ailleurs aujourd’hui, on ne pourrait plus jouer « Le jeu de la vérité »… On est trop vieux !
En attendant de retrouver vos acolytes pour certainement un autre projet, les votres vont vers où ?
Oui, il y a déjà un projet qui se dessine mais avant ça, je vais mettre en scène l’avocat Eric Dupont-Moretti pour un spectacle intitulé « A la barre », au théâtre de la Madeleine. C’est évidemment lui qui écrit le texte où il va raconter sa vie d’avocat. Puis je redeviendrai comédien, au cinéma, en septembre, dans le prochain film de Michaël Youn, qu’on tournera à St Tropez et j’enchaînerai avec le prochain film de Lelouch… l’autre ! Et je finalise un scénario.
Et toujours rien avec Gilles, votre frère ?
Il y a longtemps qu’on y pense mais le problème est que nous sommes deux frères et qu’en plus, on se ressemble. Alors, quoi jouer d’autre que deux frères ? Ou alors l’un joue, l’autre réalise ou met en scène. Mais c’est sûr, on trouvera la solution un jour !
Aujourd’hui, avez-vous d’autres envies ?
J’en ai toujours plein. Comme par exemple, j’aimerais chanter. Je m’y suis essayé et j’aimerais aller plus loin, pas simplement pour faire un disque et l’ajouter à mon CV !
Je me donne encore vingt ans pour accéder à mes désirs… Et il y en a !

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Propos recueillis par Jacques Brachet

Carqueiranne – Festival « In Situ »
TEX… une nounou pas comme les autres

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Feydeau a dû se retourner dans sa tombe… Mais comme il a de l’humour, il a dû aussi bien se marrer de la version que Tex a faite de « Monsieur Nounou ». Une version qui, malgré les costumes restés d’époque a été « remastérisée » par les ajouts que notre humoriste y a parsemés, au grand dam de ses collègues qui ne peuvent s’empêcher d’attraper des fous-rires sur scène !
Sans compter le public qui, venu nombreux pour l’ouverture du festival « In Situ » de Carqueiranne, le seul festival de théâtre de la région, n’a pas été en reste pour rire toutes les cinq minutes à ce vaudeville actualisé.
L’histoire ? Un sénateur cherche une nouvelle nounou pour faire garder son fils, celle qu’il a étant un peu trop entreprenante avec les hommes alors que lui ne se gêne pas pour mélanger la chambre des débutés à sa chambre à coucher ! Survient un clerc de notaire pour une saisie, amoureux de la nounou proche du renvoi, bloqué dans sa chambre et du coup, devant se faire passer pour la nouvelle nounou.
Quiproquos, portes qui claquent, situations folles… C’est du Feydeau pur jus avec un gros zeste de Tex qui fait crouler de rire. Avec, autour de lui, quatre superbes comédiens qui jouent le jeu avec à propos, énergie et fous-rires à l’appui ! Très drôle, Lionnel Lagel en neveu pas très futé !
Beau début de festival !

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entourant Tex, Eric Massot, Jacques Bouanich, Lionel Lagel, Belen Lorenzo

Quelque heures auparavant, je retrouve Tex et sa troupe à l’hôtel à Hyères où un sérieux (?) filage bat son plein, car il n’ont pas joué la pièce depuis un an !
Tex ne reste pas une minute en place, va, vient, balance ses répliques, les vraies comme les fausses dans une bonne humeur contagieuse.

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Tex, deux rôles à la fois… compliqué ?
Pas du tout, au contraire, c’est rigolo et sympathique à faire. le tout est de pouvoir se changer à temps !. C’est speed, c’est plein de folie et d’énergie mais c’est très exaltant à faire !
Remontons donc dans ta carrière : Comment le jeune Jean-Christophe le Texier est-il devenu comédien ?
J’ai fait le conservatoire de Troyes où j’ai rencontré deux copains avec qui nous avons monté une troupe intitulée T (Théâtre, Tex et nous sommes Trois !). Puis je suis monté à Paris où j’ai passé les auditions pour l’émission « Le théâtre de Bouvard » où j’ai été reçu. Bigard, Muriel Robin sont venus me rejoindre. J’ai écrit et joué de nombreux sketches. puis j’ai fait « La classe », « Les enfants de la télé »…
Le comédien s’est transformé en humoriste ?
Non, c’était inné en moi. J’ai toujours aimé et manié l’humour, c’est ce que je sais le mieux faire. J’ai écrit et joué une dizaine de one man shows. Et c’est toujours la même angoisse, le même stress… et le même plaisir !
Et le théâtre ?
Les one man shows, c’est du théâtre mais j’ai joué quelques pièces pour la télévision. J’en ai fait trois pour France 2 entre autres. Mais en ce moment je peaufine mon dixième one man show qui s’intitule « Tex en toute liberté » où j’aborde tous les sujets de société d’aujourd’hui. Je l’ai rodé six soirs à Avignon.

E G
H J

C’est quoi pour toi, les sujets d’aujourd’hui ?
C’est un monde déprimant fait de critiques, de délations, d’accusations, de peur, de jugements hâtifs et à tort. C’est la liberté bafouée…
Pas rigolo tout ça ?
Non, mais c’est la réalité, la fin de la liberté d’expression, c’est beaucoup d’abus de pouvoir… La preuve, pour une blague on se trouve mis à la porte !* Mais bon, je suis optimiste et léger, pessimiste et grave et je joue avec tout ça sous la forme de l’humour. Je choisis quelques sujets brûlants pour les apaiser alors que tout le monde rallume des feux tout autour… oh, j’aime cette phrase… Je la note !
Justement, durant 17 ans, l’animateur a occulté le comédien avec l’émission « Les Z’Amours »
Pas du tout. J’ai toujours joué au théâtre en parallèle avec l’enregistrement de l’émission. J’ai toujours mené les deux de front et j’aurais continué si on ne m’avait pas trahi, menti…
Malgré ton humour et son optimisme, on sent que cette « affaire » est encore bien présente chez toi !
Oui, même si peu à peu ça s’estompe et de jouer, de retrouver le public qui est toujours là est une source de joie. Aujourd’hui tout est policé, il faut faire attention à tout ce qu’on dit… C’est tout.
Tu as sorti, juste après l’affaire, un livre de blagues… vengeance, provoc ?
Ni l’un ni l’autre. Ni cynisme ni provocation. J’essaie simplement d’ouvrir des portes dans l’allégresse en espérant que le public la passera.
Ton public est-il différent lorsque tu passes de l’animateur, du comédien de théâtre, de l’humoriste ?
Je crois qu’il l’est de moins en moins. Aujourd’hui le public est plus flexible qu’avant. Il s’adapte aux situation, peut-être est-il plus curieux, il aime pouvoir choisir, ses choix sont diversifiés.

I

Parlons donc de ce retour au théâtre.
Je n’ai jamais arrêté mes one man shows et la pièce est venue se greffer là-dessus, ce qui fait que je joue les deux spectacles en alternance. J’ai en tout quelques cinquante dates. Bien, sûr, ce sont des salles différentes, des ambiances différentes, peut-être des publics différents… En 20 ans, j’ai fait quelque 5000 spectacles ! Eh… je suis comédien !
Comment es-tu arrivé sur ce Feydeau ?
J’en ai déjà fait plusieurs et on a donc pensé à moi. J’ai tout de suite été emballé par le fait de jouer deux rôles car mon personnage offre beaucoup de possibilités. C’est entre « Tootsie » et « Mme Doubtfire »… D’un côté le clerc fait des saisies, de l’autre, il fait des ménages ! C’est très agréable à jouer.
Et le cinéma dans tout ça ?
Pour le moment il ne bouge pas mais j’ai trois, quatre scénarios sur le feu et ça viendra quand ça devra venir. j’ai la chance de pouvoir me diversifier, je ne m’inquiète pas. Je suis ouvert à tout, j’aime ouvrir d’autres portes… »

Propos recueillis par Jacques Brachet
*Le 30 novembre 2017 Tex, invité dans l’émission « C’est que de la télé ! » sur C8 raconte une blague sur les femmes battues. Ca n’a pas eu l’heur de plaire à la direction qui l’a aussitôt démis de ses fonctions.

Sanary sous les étoiles
Julie Zenatti – Chimène Badi…
Voyage musical en Méditerranée

H

Au départ, c’était un disque imaginé par Julie Zenatti, ex Fleur de Lys, ex Esméralda de la comédie musicale « Notre-Dame de Paris ». Son idée était d’offrir un album où seraient représentées toutes les musiques méditerranéennes, chantées par des artistes méditerranéens.
Tous ont répondu présent, de Chimène Badi à Sofia Essaïdi, d’Enrico Macias à Slimane, d’Elisa Tovati à Claudio Capéo, de Rose à Samira Brahmia et quelques autres moins connus…
Ainsi dans ce disque magique qu’est « Méditerranéennes », nous visitons les pays bordant la Méditerranée avec des chansons pleines de soleil comme « Zina », « Le café des délices », « Le dernier qui a parlé » et même « Mustapha » !
Le projet était original mais pour un spectacle, réunir tous ces gens sur une scène le même jour n’était pas des plus faciles. Pourtant, ça s’est passé en février au Bataclan dans la joie et l’émotion qu’ont voulu prolonger Julie Zenatti et Chimène Badi en partant toutes les deux sur les routes de France, ce qui était encore un projet original, partager à deux une scène en tournée n’étant pas si courant que ça.
Et les voici, sur l’esplanade de Sanary sous les étoiles où ce fut une nuit magique, accentuée par une éclipse qui ajouta au charme de la soirée.
Car ce fut une soirée de charme avec ces deux belles filles du Sud, aux voix puissantes et ensoleillées. On n’avait pas vu, depuis longtemps, un tel spectacle fait d’amour et d’émotion, de sensualité et de bonne humeur, les deux filles se partageant la vedette en duo, en solo, en trio parfois avec un violoniste magnifique, plus trois autres musiciens énergiques, qui nous entraînés sur les chemins de l’Orient et d’ailleurs car les langues se mélangent, de l’arabe au turc, de l’espagnol au grec… sans oublier le français.
Leurs voix s’accordent à merveille, l’une, Chimène, dans les graves, l’autre, Julie, dans les aigus, l’une, Julie, volubile, entraînant le public avec un grain de folie, l’autre, plus réservée, plus hiératique, plus en retenue, mais toutes deux respirant la complicité et le bonheur de partager cette scène.
Elles sont lascives, ondulantes, elles ont un charme fou et se partagent les chansons qu’elles ont chantées en duo sur le disque et quelques autres que chantaient les autres artistes, avec un plein soleil dans la voix. Entre toutes ces chansons méditerranéennes, quelques succès personnels comme « Si je m’en sors » pour Julie, « Entre nous » ou la bien nommée « Je viens du Sud » de Chimène.
Ça a été un régal pour les oreilles et pour les yeux, un vrai grand spectacle festif où le public venu nombreux et se bagarrant pour avoir les meilleures places, s’est mis à l’unisson pour chanter, danser, taper des mains.
Une soirée unique avec, cerise sur le gâteau, une rencontre après concert car, après avoir mouillé leurs belles tenues de scène, elles prennent le temps de nous recevoir, ce qui devient rare à l’heure d’aujourd’hui.
A peine reposées et heureuses, les voici toutes deux, belles, rayonnantes et heureuses.

A C
J I

« Mon projet – nous confie Julie – est né d’une envie de rendre hommage à mes origines. J’ai un héritage familial que, devenant maman, j’ai eu envie de raconter et transmettre à ma fille, afin d’éveiller son intérêt à la fois pour son passé et son présent.
Je suis Méditerranéenne avant tout et je n’avais jamais encore exploré cette partie de moi. Et comme j’aime le partage, je n’avais pas envie d’être seule sur ce projet mais d’y emmener des chanteuses qui ont un parcours semblable au mien, qui ont la trentaine et sont mamans.
Et vous, Chimène, comment êtes-vous arrivée sur ce projet ?
Avec Julie, nous nous connaissons depuis le départ de ma carrière. Dès le début elle a été l’artiste la plus sympa avec moi, elle est venue vers moi, avait envie de me découvrir. Nous avons fait des promos ensemble, les Restos du cœur, elle est venue me rejoindre sur mon troisième album. Des liens très forts d’amitié se sont noués et lorsqu’elle m’a parlé de ce projet, j’ai bien sûr été tout de suite partante. D’autant que nous avons, sinon une histoire, du moins des origines communes.
– Lorsque j’ai eu l’idée de ce projet – ajoute Julie – j’ai aussitôt pensé à Chimène car c’est d’elle dont je suis la plus proche. Je me suis dit que si elle aimait ce projet qui me titillait ce serait bon signe et j’irais plus loin. Elle a tout de suite été emballée et d’accord pour y participer. Du coup j’ai appelé d’autres copines : Sofia Essaïdi, Rose et Elisa Tovat qui ont été d’accord d’emblée. Je me suis donc dit que j’étais sur le bon chemin !

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Comment s’est fait le choix des chansons ?
Chimène : Julie est arrivée avec une liste et nous a fait choisir ce qu’on avait envie de chanter. J’ai tout de suite eu envie de chanter avec elle « Zina » car le titre me plaisait et j’aimais ce qu’elle racontait. Et puis nous avons encore chanté ensemble « Le café des délices », « Amal », et en en fait je ne chante qu’une chanson seule : « Ssendu ». C’est la première fois que je chante en kabyle.
Les adaptations pour la scène ont-elles été faciles  ?
Julie : Oui, même si nous avons dû faire un choix et réadapter des chansons que nous chantions avec d’autres. On les a aussi choisies en fonction de nos voix, de nos liens, de nos racines et ce qu’on avait envie de dire…
Et pas d’italien ?
Non car la chansons que je chante sur disque avec Claudio Capéo n’avait pas de rapport avec l’énergie du spectacle, même si la chanson est superbe, elle ne s’adaptait pas au concept de ce spectacle.
Comment s’est imposé ce choix de faire le spectacle en duo ?
Julie : Dès le départ, nous avions envie de faire cette tournée avec ces chansons car nous voulions dire des choses qui ont un rapport avec nos vies de femmes, des choses qui résonnent pour beaucoup de gens car ce sont nos racines…
Chimène : Nous venons tous de quelque part et donc, ça parle à tout le monde.
Avant la tournée, il y a eu le Bataclan…
Julie : Oui et ça a été un moment magnifique où d’abord, pour une seule soirée, tous les chanteurs du disque ont été réunis. Ça a été un grand moment d’émotion, surtout dans ce lieu aujourd’hui devenu tellement symbolique.

D B

Avez-vous fait une captation pour un éventuel DVD ?
Chimène : C’est vrai que pour les fans ç’aurait été un joli souvenir. Mais pour nous, le souvenir est dans notre cœur, dans notre tête, ça restera un moment inoubliable et, vu les circonstance, nous avons pensé qu’il serait mieux, par pudeur, que ça ne soit pas enregistré.
Julie : Nous avons les images dans notre tête, ce sont des instants particuliers de notre vie, un moment unique que nous n’oublierons pas.
Cette tournée va-t-elle se prolonger ?
Chimène : Nous tournerons jusqu’au mois de mars 2019 et l’on est à la fois heureuses et surprise de ce succès.
Pourquoi ?
Julie : On ne pouvait imaginer un tel succès car les gens aujourd’hui sont très versatiles. Ils ne connaissent pas obligatoirement le disque et l’affiche où nous sommes toutes les deux parlent-elles vraiment au public ? Sait-il ce qu’il va venir voir ? Mais c’est vrai que le bouche à oreille fonctionne bien !
Je suppose que quelques chansons n’ont pas été enregistrées… Verra-t-on naître un second album ?
Julie : Vous savez, ça a été un moment de notre vie, un moment fort, inoubliable dont ce disque est le témoin. Mais on n’envisage pas de faire de ce projet un concept à répétition.
Chimène : Ça a été beau parce que fait dans l’instant, sur une envie, sur un instant de partage. C’est cela qu’il faut retenir et il n’est peut-être pas nécessaire de le reproduire.

E

Propos recueillis par Jacques Brachet
Photos Monique Scaletta
Prochaines dates dans la région : 27 octobre, Théâtre François Mitterrand à Lorgues – 12 janvier : Théâtre Toursky à Marseille – 9 mars : Le Galet à St Martin de Crau (Festival Voix de Femmes) – 10 mars : Théâtre Molière à Marignane.

Anthony MILLET ou l’art de couper les cheveux en quatre !

A

Dijon – Paris – Lyon – Six-Fours.
C’est le parcours d’un jeune garçon de 27 ans, né dans une famille de coiffeurs et, les chats ne faisant pas des chiens, il a, dès l’enfance, été pris de passion pour ce métier, même si sa mère ambitionnait pour lui une profession dans le milieu médical où, disait-elle, il gagnerait mieux sa vie !
Anthony Millet est donc né à Dijon et son enfance s’est passée entre les salons de ses parents et de sa tante, tante qui le prend comme apprenti à l’âge de 14 ans.
Il « montera » à Paris pour passer les CAP de coiffure et de coloriste. Après les avoir obtenus, il se rend compte qu’il ne pourra jamais vivre à Paris où il lui manque l’essentiel : le soleil.
Il fera une année à Lyon, le temps de passer son brevet professionnel, il travaillera avec les salons Dessange et Franck Provost. Pourquoi ces deux stars de la coiffure ?
« Dessange, pour la qualité, Provost pour la rapidité d’exécution – nous explique-t-il – tous deux se complètent et Prouvost possède une technique de coloriste très au point ».
Puis retour à Dijon où il retrouve sa tante et ouvre son propre salon. Il a alors 23 ans.

« Anthony, comment vous retrouvez-vous à Six-Fours ?
Je connaissais Six-Fours parce que j’y venais en vacances et j’ai toujours adoré cette ville. Je voulais ouvrir un deuxième salon, me rapprocher du Sud et du soleil et j’ai commencé à chercher sur Internet. Il se trouve que je suis tombé sur le salon Dessange… à Six-Fours ! Ouvert en 92, il était à vendre et je me suis dit : pourquoi pas ?
Vous avez donc repris la marque Dessange ?
Non. Ni Dessange, ni aucune autre. Je voulais avoir toute ma liberté sans être assujetti à une marque, une façon de faire. Je ne voulais avoir de directives que les miennes. J’ai donc créé ma propre enseigne, comme à Dijon.
Ca a été facile de trouver ses marques dans une ville où l’on ne connaît personne ?
Curieusement, ça a été plus facile qu’à Dijon où j’ai vraiment galéré. Mais je me suis battu, je me suis fait connaître par les réseaux sociaux, j’ai proposé des formations, j’ai passé des concours… Ca a duré un an et demi.
Ici, ça a été plus facile et je dois dire que la Mairie et en particulier le Maire, m’ont beaucoup soutenu et aidé, ce dont je leur suis très reconnaissant. Même si j’ai eu quelques personnes jalouses qui m’ont très vite envoyé l’URSSAF et autres services… Mais tout s’est bien passé.
Et pour les employées ?
Au départ, j’ai proposé à mes employées de Dijon de me suivre. Mais elles avaient toutes leur vie, leur famille. J’ai donc passé des annonces et j’ai été très surpris de recevoir une quantité incroyable de CV. J’ai fait le tri, j’ai organisé des formation et aujourd’hui nous sommes quatre à travailler.
Parlez-nous des tendances d’aujourd’hui ?
Il y a l’effet « wavy », c’est à dire un mouvement très souple, qui s’adapte aussi bien aux cheveux longs qu’aux cheveux courts. Côté couleur c’est le blond polaire, c’est-à-dire un blond tirant sur le blanc.

C B
Avec sa collaboratrice  Assia Soultana

Comment vous vient l’inspiration ?
Ça ne vient pas de nous mais de la rue. Il y a ce qu’on appelle des chercheurs de rues, qui observent la façon de s’habiller, de se coiffer des gens dans la rue car il faut savoir que les modes viennent toujours du peuple, ce n’est pas nous qui les inventons, nous les adaptons et c’est ce qui est formidable.
Continuez-vous à faire des formations ?
Sans arrêt, aussi bien pour moi que pour mes employées, pour être toujours dans la mouvance et pour qu’il y ait une cohésion entre nous. Rien n’est jamais acquis et il est essentiel et passionnant de toujours se remettre en question. Et puis nous participons à des concours.
C’est-à-dire ?
Il y a chaque année des concours internationaux où chaque salon peut participer. C’est en fait les clients qui décident en nous mettant tout au long de l’année des notes de 1 à 10 qui sont collectées. Nous avons gagné en 2016, 2017 et 2018 !
Il y a aussi le concours du meilleur coiffeur dont les prix sont attribués par un jury qui juge sur photo et sur un thème donné. J’avoue que ça ne m’emballe pas car ça ne se joue que sur l’artistique et j’aime être libre dans ma création. C’est au salon que ça se passe. Chaque jour je me dis : « Alors, aujourd’hui, qu’est-ce qu’on fait ? »
Vous avez un salon hommes-femmes…
Oui et une spécialiste en barbe. Nous travaillons à l’ancienne. D’ailleurs, nous allons réaménager le salon pour séparer les côtés hommes-femmes car aujourd’hui, les hommes veulent être plus discrets sur leur désirs de teindre leurs cheveux ou leur barbe ! Et la déco sera différente.
Vous êtes aux petits soins avec vos clients ?
Oui, d’abord parce que j’aime faire plaisir en offrant un café, un thé, une boisson. Je veux que ce moment passé chez nous soit le plus agréable possible, soit un moment de détente. Nous avons aménagé un patio pour que les clients puissent fumer ou grignoter quelque chose en toute tranquillité. Et puis je reçois des artisans qui, durant l’attente, proposent leurs créations, bougies, bijoux.. ».

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Anthony Millet et son équipe

Un visage souriant, une belle énergie, une gentillesse naturelle et un accueil amical, Anthony Millet, en dehors de son talent, respire la joie de vivre, la passion de son métier et le goût du contact humain.
Pour le plaisir… Le sien et celui de ses clients.

Jacques Brachet
Salon Anthony Millet – 70, rue de la République – 83140 – Six-Fours
O4 9434 89 04 – www.lsreservation.com/anthonymillet

Ramatuelle
Trois « Nuits classiques » sous les étoiles

Festival de Ramatuelle : Orchestre Philharmonique de Nice

Cela fera 34 ans que Jean-Claude Brialy et Jacqueline Franjou ont créé, en quelques semaines, à la fois un théâtre en plein aire et un festival où se mêlent comédiens, chanteurs, danseurs, humoristes.
Et cela va faire 10 ans que Michel Boujenah a pris la suite de Jean-Claude, disparu trop tôt.
Mais ce lieu, en trois décennies, est devenu mythique et ce festival résiste aux tempêtes qui ont vu, en peu d’années, disparaître nombre d’événements de ce type.
Il faut dire que notre duo se dépense sans compter pour que ce festival reste ce qu’il a toujours été : un maelström de talents, de spectacles divers, un lieu chaleureux où chaque nuit sous les étoiles est un enchantement.
Un festival de jazz y a vu le jour mais aussi, Jacqueline Franjou étant une férue de musique dite « classique », y a ajouté, en avant-propos du festival, trois nuits éponymes où le musicien et chef de l’orchestre philharmonique de Nice Laurent Petitgirard, vient prêter main forte à notre présidente.
Donc, comme les autres années, ils nous proposeront trois soirées de prestige qui démarrera
le samedi 28 juillet nous plongerons dans les musiques de films avec Laurent Petitgirard et son orchestre qui rendront hommage à deux des plus grands compositeurs de BO de l’histoire du cinéma : Jerry Goldsmith et John Williams.
Jerry Goldsmith est décédé en 2004 mais, depuis sa première musique de films en 1957 (L’homme au bandeau noir), sa vie est jonchée de 18 nominations aux oscars (Star Trek, La planète des singes, Basic Instinct, Chinatown, Rambo, Mulan…) mais aussi d’Emmy Awards et de Golden Globes.
John Williams, est, depuis 1958, date où il signe la musique de film de « Daddy-O » certainement le plus titré des compositeurs de musiques de films, dont on ne compte plus Oscars, Golden Globes, Grammy Award, Bafta et autre prix dans le monde entier.
Certainement aussi le plus populaire car, qui ne connaît pas les thèmes de « Indiana Jones », « Superman », « Jurassik Park », « Les dents de la mer », « E.T » ou encore la série des « Stars Wars » dont il vient de signer les deux derniers épisodes.
Bref, une soirée musico-cinématographique menée à la baguette par Laurent Petitgirard.

Les Virtuoses, Erquinghem-Lys décembre 2014 les-nuits-classiques-jean-marc-luisada_4969384_1

Le dimanche 29 juillet, viendront les Virtuoses, mélange de musique, de magie, de burlesque. C’est fou, c’est poétique, c’est un grand moment de spectacle musical.
Les Virtuoses, ce sont deux frères Mathias et Julien Cadez qui apprennent le piano et font leurs gammes au Conservatoire de Lille. Leurs carrières de concertistes étaient toutes tracées, mais les deux frères ne tiennent pas en place devant le clavier : dès que Bach a le dos tourné, ils s’amusent à jouer debout, à quatre mains et, en dignes héritiers d’une famille d’illusionnistes, ils prennent un malin plaisir à faire apparaître des colombes ou à faire voler le chandelier du piano au rythme d’une gymnopédie. Ils ont la musique au bout des doigts et la magie dans le sang.
Ces Nuits classiques termineront par un concert de piano interprété par Marc Luisada, le 30 juillet.
Marc Luisada étudie le piano à Paris puis à l’école de musique de Yehudi Menuhin et remporte le premier prix au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris en 1977. Il gagne en 1983 le concours Dino Ciani en Italie. Et en 1985, il est lauréat du concours Chopin.
Il a enregistré plusieurs disques en particulier les Valses et l’intégrale des Mazurkas de Chopin, mais aussi Bach, Beethoven et Mozart et entre autres « L’Histoire de Babar » de Francis Poulenc avec Jeanne Moreau et « Feu sacré » au théâtre avec Macha Méril, superbe George Sand, lui jouant, dans tout le sens du terme, Frédéric Chopin.
Le réalisateur Alejandro Amenabar a d’ailleurs choisi son interprétation de Chopin pour la bande originale de son film « Les Autres » avec Nicole Kidman.
Comme on le voit, trois nuits aussi classiques que magiques sous les étoiles de Ramatuelle.

Jacques Brachet
www.festivalderamatuelle.com

Les Embiez… Cinéma en plein air

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Cet été, les projections en plein air reviennent sur la place de l’île des Embiez, en partenariat avec le Théâtre Liberté pour la troisième année consécutive.
Les 3 films choisis sont projetés sur l’écran gonflable géant fourni par le théâtre.
En première partie de soirée dès 19h30, les musiciens Matteo Michelino et Remi Drouillard animent la place en musique, suivis à 21h30 par l’intervention d’un chercheur de l’Institut Océanographique Paul Ricard.
Le 13 juillet, le film » La Planète Bleue » était projeté, précédé par l’intervention de Sylvain Couvray. Hier,c’était Robert Bunet qui présentait l’Institut et répondait aux questions des spectateurs avant de laisser place à la projection du film « Océans ».
Le 10 août enfin aura lieu la dernière projection de la saison avec « Le Grand Bleu ». Nardo Vicente, responsable scientifique de l’IOPR aux multiples casquettes, lancera par son intervention la projection du film mythique qui fête les 30 ans de sa sortie cette année.
Des stands sont également présents pour accueillir les spectateurs et visiteurs : le stand du Théâtre Liberté, ainsi que celui de l’association Souffleurs d’Ecume.

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Cette association a été créée il y a presque 20 ans dans le but de préserver l’environnement et les populations présentes en mer Méditerranée.
Elle a développé la certification High Quality Whale-watching®, qui promeut la bonne conduite des opérateurs touristiques qui emmène estivants, touristes, et locaux en mer pour observer dauphins et oiseaux.
En plus de cette certification, elle met au point le système REPCET, contraction des mots repérage et cétacés, qui est un logiciel permettant d’éviter les collisions entre navires et grand cétacés, première cause de leur mortalité en mer Méditerranée.