Sofia MORGAVI, la diva toulonnaise ! « Eh bien, chantez maintenant ! » (Ed de l’observatoire – 267 pages) Elle est une diva… Notre Castafiore toulonnaise. Elle a de la voix, oh combien, du charisme, un port altier et même lorsqu’elle parle… Elle chante ! Connue pour être, depuis deux ans, la professeure des élèves de la « Star Academy », elle est devenue une star et les élèves l’adorent, pour son professionnalisme, pour sa technique, pour ses cours faits de rigueur et de bonne humeur car elle est toujours positive et arrive à les mettre dans le droit chemin avec fermeté mais en douceur, gentillesse, empathie, à coup de « chérie », « mon chou » et toujours à l’écoute de chaque élève. Elle nous offre aujourd’hui un livre très particulier « Eh bien, chantez maintenant ! » (Ed de l’Observatoire), où elle mêle biographie et cours de chant, de technique vocale. Bon, j’avoue qu’à mon âge et n’étant pas prétendant à la Star Ac’, je me suis plus penché sur le cheminement qu’elle a parcouru, de Toulon où elle est née et a fait ses études à Dumont d’Urville, comme beaucoup d’entre Toulonnais, jusqu’à ce qui l’a amenée, par des chemins de traverse, à cette émission devenue iconique… Comme elle ! Et puis je me suis trouvé plein de points communs avec elle, Dalida, qu’elle aimait comme moi, « C’est en septembre », une de mes chansons préférée d’un autre toulonnais, Gilbert Bécaud, j’ai retrouvé des souvenirs d’enfance comme cette vierge lumineuse qui trônait chez sa grand’mère, comme chez la mienne, et qui me faisait peur la nuit ! Malgré une mère « anti curés », comme la mienne ! Et dans notre jeunesse, on fréquentait « le Bar à thym » au Mourillon. Et puis, nous avons même une amie en commun, Catherine, qui fut son élève avant d’être son amie, et que j’ai connue enfant, sa mère étant mon amie.
Femme passionnée, femme libre, elle a toujours mené sa barque comme elle le voulait, prenant des risques, rencontrant « des anges » qui l’ont souvent faite changer de route, alors qu’elle aurait pu être une star de l’Opéra. Ses chemin ont donc étaient divers parce qu’elle est une femme curieuse, qu’elle vit la musique et le chant comme une passion, qu’elle n’a jamais pensé faire une carrière ni gagner des fortunes. Elle vit à l’instinct, à l’amour des autres et lorsqu’on voit ce qu’elle obtient de ces jeunes académiciens en quelques semaines ont se dit qu’ils ont eu de la chance de tomber sur une « prof » de cette envergure. C’est vrai, elle aurait pu devenir une vraie star du chant opératique mais elle a préféré vivre sa vie avec les intuitions qui l’ont menée à prendre ces chemis qui lui ont chaque fois amené le bonheur. Bonheur de chanter, bonheur d’enseigner, bonheu rde vivre de et par la musique. Bref, Sofia Morgavi est une femme fascinante, admirable, qu’on aimerait avoir pour amie, tant elle a son franc-parler, son humour, sa folie.
Olga Jegunova est une pianiste internationale qui a choisi de poser ses valises dans le Sud de la France, où elle vit avec sa famille entre Hyères et Paris. Ggrâce au maire de Solliès-Pont, André Garon, et son adjointe à la Culture Marie-Aurore Smadja elle a créé un festival « Les Nocturnes à Solliès-Pont » dont la troisième édition aura lieu cette année Belle musicienne à l’accent russe et musical, on ne pouvait que la rencontrer ! « Olga, parlez-nous de vos origines… Je suis lettone, née en Lituanie et donc russophone. Au milieu de tout cela, il a fallu que je me trouver une vraie identité, ce qui n’a pas été facile ! Le piano, c’est venu comment ? Dès cinq, six ans j’ai commencé à faire des concours, des concerts. J’ai travaillé beaucoup mais c’était une passion. Le piano est devenu ma vie quotidienne et je pensais alors que c’était une vie « normale » ! Je n’ai pas eu le temps de me rendre compte que c’était un vrai travail, d’autant que ma mère était aussi pianiste.
Elle vous a donc poussée dans cet art ? Pas vraiment mais elle me faisait travailler. Je me souviens avoir travaillé sur une œuvre de Schumann dont je n’arrivais pas à trouver la bonne expression. Avec beaucoup d’attention de sa part, elle m’a expliqué que si l’on n’était pas touchée par la musique, ce n’était pas la peine de continuer. Et elle a vu que j’étais touchée par la musique. Combien d’heures passez-vous au piano ? Au moins deux à trois heures par jour mais si j’ai un concert ce peut être cinq à six heures ! Et le reste du temps… Je joue au lego avec mes deux enfants ! Je passe du noir et blanc à la couleur ! Comment-êtes-vous venue à créer ce festival à Solliès-Pont ? A la suite d’un concert, le maire me l’a proposé. Je trouvais intéressant de me trouver de l’autre côté d’un festival, non plus pour seulement jouer mais pour l’organiser, d’abord pour le public mais aussi pour les musiciens. Nous sommes toujours stressés avant un concert et j’avais envie de les guider, de les accompagner. Ça m’a également beaucoup aidée, beaucoup apporté et je voulais que la musique classique ne soit plus élitiste, qu’elle soit accessible au plus grand public possible. Déjà, lorsque je donne un concert, entre deux morceaux, j’aime parler au public, raconter, expliquer, être proche de lui.
Vous vivez donc entre Hyères et Paris aujourd’hui. Qu’est-ce qui vous a donné l’envie de vous installe en France ? Je vivais à Londres puis il y a eu le Covid, qui a été un drame pour tout le monde entre autres pour nous les artistes puisqu’on ne pouvait plus travailler. Je suis venue dans la région pour y trouver un refuge, de nouvelles racines que je n’avais pas. J’ai découvert la nature, le climat, des gens gentils et j’ai décidé que ce serait parfait pour nous et mes deux petits anges, après avoir travaillé dans le monde entier. La France est donc devenue votre nouvelle patrie ? Exactement et le Sud en particulier. J’ai retrouvé, sinon mes racines, du moins mon chemin, ma maison, une famille. Depuis deux ans, vous avez donc créé ce festival qui, sera, cet été, la troisième mouture… Oui, les deux premiers ont bien marché dans un cadre de rêve et de plus, j’ai rencontré des gens magnifiques, comme cette chorale « Sur tous les tons » formée de bénévoles, que j’aime, que j’accompagne, avec qui je travaille aujourd’hui et qui fait partie du festival. Il y a eu également la rencontre avec notre ami Charles Berling… Ah Charles ! Ça a été une belle rencontre. Je l’ai connu grâce à l’opéra de Toulon et il est venu participer au festival l’an dernier. Vous avez aussi ajouté du jazz dans votre festival ! Pas de jazz cette année, malheureusement…Néanmoins, en 2026 y aura un pianiste légendaire Christian Zacharias,le mime Benoît Turjman, un concert pour présenter de jeunes talents, les spectacles musicaux pour les enfants “Le petit prince” et le “Ti-train” et un concert en partenariat avec l’Opéra de Toulon des chanteurs lyriques Kaarin Cecilia Phelps et Emmanuelle Demuyter. En dehors du festival, nous aurons le plaisir de découvrir votre nouvel album ? Oui, ce sera mon sixième et il sera consacré à un compositeur géorgien : Giya Kancheli. C’est une musique pleine d’espoir et dans cette période très difficile c’était quelque chose de très important pour moi. »
Programme des Nocturnes de Solliès-Pont Mardi 30 juin 21h, cour du château Forbin : Récital de piano par Christian Zacharias Mercredi 1er juillet 17h, Médiathèque René Char : « Le petit prince », narration, avec Pierrick Grillet et Olga Jegunova Mercredi 1er juillet 21h, cour du château Forbin : Musique de chambre avec Christian Zacharias, Benoît Salmon (Violon), François Mereaux (Alto), Delphine Perrone (Violoncelle) Jphanna Sans (Contrebasse) Jeudi 2 juillet 19h, Médiathèque René Char : Les voix de demain – Concert jeunes talents du conservatoire à rayonnement régional TPM Vendredi 3 juillet 21h30, cour du château Forbin : « Piano et pantomime » avec Olga Jegunova et Benoît Turjman Samedi 4 juillet 10h30, Médiathèque René Char : « Abracadabra Musiques » Spectacle musical pour enfants Samedi 4 juillet 21h30, Cour du château Forbin : En partenariat avec l’Opéra de Toulon, Kaarin Cecilia Phelps (Soprano), Hugeau Philippeau (Piano) et la participation d’Emmanuelle Demuyter (Soprano). Concert de chant lyrique et première mondiale d’une nouvelle composition de Nolan Monnet
Isabelle Bouvier a le regard bleu Provence, un sourire lumineux, une vie de passion et de détermination qui, de danseuse, est devenue comédienne avant de devenir scénariste et réalisatrice. Tous ces arts, elle les pratique chez nous dans le Sud, à Six-Fours car elle a décidé de ne pas faire comme tout le monde : « Monter » à Paris pour réussir. Réussir, pour elle, n’a jamais été de devenir star ni de gagner beaucoup d’argent, mais simplement de vivre de ses passions chez elle. C’est plus difficile mais elle se voit mal vivre à Paris. Le soleil et la mer lui manqueraient trop ! Elle vient de terminer le tournage d’une série, « Happy reset », qui participe au seizième concours Nikon. En chemin, elle a connu quelques difficultés et du coup, la série n’est pas exactement ce qu’elle avait écrit. Elle nous raconte tout cela.
« Isabelle, le cinéma, pour vous, ça représente quoi ? C’est une passion qui m’a été transmise par mon papa, qui a exprimé beaucoup de choses à travers les films qu’il me proposait de voir. Il a été journaliste, il avait une appétence pour tout ce qui était artistique et, si par pudeur, il ne se manifestait pas, c’est par les films que nous allions voir qu’il laissait passer des messages. Vous avez commencé par la danse ? Oui, j’étais danseuse dans différentes troupes, divers orchestres comme K-Danse qui est à Six-Fours, les orchestres de Claude Girard, André Auzias, je me suis arrêtée lorsque j’ai eu mes filles, j’ai alors donné des cours de danse, puis je me suis tournée vers l’art dramatique et je suis devenue comédienne de théâtre. Et le cinéma dans tout ça ? Il y a eu le Covid où l’on ne pouvait plus rien faire et alors, comme j’avais fait une formation de scénariste, j’ai commencé à écrire, pendant le confinement. Qu’en est-il sorti ? Beaucoup de choses, j’ai notamment scénarisé une série qui s’appelle « 63 minutes », premier pilote que j’ai réalisé. J’ai d’ailleurs eu un prix. Ça m’a pris beaucoup de temps car c’était en autoproduction et qu’à côté de ça, il faut gagner sa vie. J’ai aussi écrit deux gros scénarii qui sont très importants pour moi mais j’ai bien compris que pour avoir des aides, entre autres du CNC, il fallait que je montre ce que je faisais dans des festivals et recevoir des prix . Entretemps j’ai écrit « Happy reset » que j’ai totalement autoproduit mais les gros autres projets, je ne pourrai pas les financer sans aide ni si le CNC ne m’octroie pas des fonds. Donc c’est en stand bye ? Si l’on veut mais en ayant fait « Happy reset », j’ai de l’espoir car la série fait partie des vingt meilleurs projets soutenus par Nikon Festival. Ce festival est de plus en plus prestigieux. Je fais partie des vingt soutenus et j’espère que nous serons dans les huit sélectionnés. Nous le saurons en avril. C’est par petits pas qu’on avance, avec beaucoup de ténacité et j’espère que des gens seront sensibles à mon univers.
Quel est votre univers ? Il y a beaucoup de questionnements comme le temps qui passe, et « Si c’était à refaire » . Il y a aussi la place de la femme de plus de cinquante ans dans la société et aussi l’intelligence artificielle. C’est-à-dire ? La place qu’elle prend aujourd’hui. Le modernisme ça a évidemment des avantages mais jusqu’où est-ce que peut aller ce pouvoir ? Tous mes projets sont des dystopies qui se passent dans un futur proche. Et le futur est de plus en plus proche, il nous rattrape vite ! Lorsque j’ai écrit, c’était de la science-fiction et ça l’est de moins en moins. Bon, alors parlons de « Happy reset » ! La série se passe en 2035, cinq jours avant la fin de l’année, une intelligence artificielle avertit les gens que le pire parasite de la terre a été identifié : Ce sont les êtres humains ! Dans la nuit du 31 décembre 2036 à 2037, l’humanité sera éradiquée. On va suivre le comportement de quelques personnages qui n’ont plus que cinq jours à vivre. Il y a à la fois de la science-fiction et quelque chose de philosophique. La série interroge vraiment sur le sens des priorités lorsqu’on sent qu’on va mourir. En dehors de la science-fiction, c’est vraiment une fiction ? Il y a beaucoup de fragments de ma vie et j’ai l’énorme bonheur d’avoir écrit en pensant à des gens que je connais, dont mes filles, mon gendre, des amis. Et ce n’est pas parce que ce sont des gens de ma famille mais tous sont comédiens… Et talentueux ! Mais en écrivant ce scénario, c’est venu tout seul. Après, il fallait qu’ils acceptent. Et s’ils n’avaient pas accepté ? Le problème est que lorsqu’on écrit en pensant à quelqu’un, on a du mal à penser à d’autres comédiens ! J’ai eu beaucoup de chance, tous ont dit oui. C’est vraiment mon bébé, si comme j’avais accouché ! Et ça se passe où ? Tout se passe dans la région car je voulais que ce soit vraiment une série du Sud. Nous avons tourné du 2 au 4 janvier, entre Fabrégas, la Verne, Sanary, Six-Fours, la plage de Bonnegrâce, le parc de la Méditerranée, que des sites magnifiques. Nous avons aussi tourné à la Bibliothèque pour tous les Gémeaux à Six-Fours, l’Ehpad du Verger à Sanary et l’école de danse Team Pôle Addict à la Seyne qui nous ont ouvert leurs portes et que je remercie. Je remercie également tous les comédiens magnifiques dont l’âge varie entre 4 mois et 90 ans, dont les doyens de la maison de retraite ! C’est toute une représentation de l’humanité. Et tous sont du Sud ! Je veux le souligner car c’est vrai que beaucoup de parisiens viennent tourner chez nous alors que, si nous avons de beaux paysages, nous avons aussi des comédiens talentueux. Les comédiens-vedettes sont souvent castés à Paris et l’on prend les nôtres pour faire de la figuration !
Parlez-moi de ce concours Nikon… C’est un concours qui devient de plus en plus important. Il y a aujourd’hui des têtes d’affiche qui viennent avec de gros moyens. Cette série que j’ai autoproduite entièrement, passe sur le site de Nikon festival et les gens doivent voter jusqu’au 26 mars. Le fait d’être sélectionnée en catégorie A, c’est-à-dire sélectionné dans un grand festival comme Lille, Clermont-Ferrand, Nikon en faisant partie et d’avoir un prix implique que le CNC s’y intéresse et puisse m’aider. Mais… Il y a un mais … Oui car aujourd’hui je rencontre un problème. J’ai fait venir un chef opérateur de Paris que connaissait ma fille.. Surpris par le côté qualitatif de la série, il m’a proposé de faire le montage à Paris, faisant en sorte que n’y participe pas au montage et qu’il coupe quelques parties importantes. Et il a inscrit la série à son nom et celui de son assistant avec le nom de sa boîte de production et sur l’affiche je figure en quatrième place ! Alors que tous les droits à l’image sont à mon nom. Il a coupé certains moments poétiques qui font que ça dénature mon histoire. Et avec ça, il donne des interviewes en parlant de « sa » série, sans stipuler que j’en suis l’autrice, alors que jusqu’ici, il n’a fait que des publicités et des clips. Le festival Nikon est au courant. J’espère qu’il va rectifier et inscrire mon nom pour que je puisse intégrer la sélection « Regard de femmes ». A propos de projets, puisque cette série va vivre sa vie, malgré tous ces aléas, je pense que vous n’allez pas en rester là ? Oui, j’ai plusieurs projets. D’abord les deux dont je vous ai parlé mais là, j’ai besoin de producteurs. Les deux projets se passent encore dans le milieu de l’intelligence artificielle. Le long métrage aura un casting presque exclusivement féminin et la série sera autour de la pédo-criminalité et de l’IA. Je suis également sur un court-métrage qui va traiter des foyers pour jeunes filles et de la résilience à travers la boxe. Il va se faire dans les trois mois qui viennent. Je lance aussi des ateliers d’écriture qui auront lieu entre Toulon et Six-Fours. Chacun va raconter un bout de sa vie, une anecdote qui sera lue par un autre. Et j’aimerais pouvoir entrer dans des écoles pour parler du harcèlement scolaire. Et la comédienne de théâtre, où en est-elle ? Je vais reprendre en avril, une pièce, « Derrière la porte » de Claude Broussouloux… Qui est en voyage de noces sur l’Île Maurice ! C’est l’histoire d’un couple qui rentre chez lui en fin d’après-midi et dont la femme croit avoir vu un homme rôder dans le jardin. Au départ c’est sur le mode de la comédie style « Scènes de ménages » et peu à peu, il y a une montée en tension. Ca évoque les secrets qu’il peut y avoir dans un couple. Et puis, j’ai écrit une pièce et je recherche un comédien de 20/25 ans pour jouer mon fils. Une pièce sur les liens familiaux. Et à part ça ??? (Elle rit) A part ça… Je ne m’ennuie pas ! Mais aujourd’hui, je cherche des producteurs ou des mécènes pour pouvoir continuer à tourner ! »
Avis aux amateurs ! Propos recueillis par Jacques Brachet
Letizia GORETTI : Le vertige du jeu ( Ed de l’atelier – 184 pages ) Avec cet ouvrage, l’autrice retrace l’histoire de l’Internationale Situationniste depuis sa création dans les années 1950 par un groupe de philosophes et d’artistes jusqu’à sa disparition, ainsi que des inspirations modernes qu’elle a suscitées. Letizia Goretti propose une lecture contemporaine axée sur un des piliers centraux du situationnisme : le jeu, envisagé comme une manière de se réapproprier sa vie et de rompre avec les cadres imposés. Le vertige du jeu est un ouvrage exigeant mais stimulant par sa capacité à nous amener à réfléchir aux questions de société.
Martine-Marie MULLER : Les amants du gaillard (Ed Terre de France – 422 pages). Au commencement, il s’agit d’un chalutier qui rentre au port après plusieurs mois passés en mer. Mais il arrive à marée haute et passe donc la nuit à l’entrée du port, faute de pouvoir y amarrer. C’est au milieu de la nuit que va disparaitre le capitaine du chalutier, un homme, en théorie, apprécié de tous. Petit à petit, le récit remonte les souvenirs de sa femme et de son entourage : leur première rencontre, la guerre contre l’Allemagne Nazi qui éclate et assiège ce port de pêche… Les secrets longtemps gardés se dévoilent et révèlent la véritable personnalité de tous ces gens confrontés à l’horreur de la guerre. Ce livre est autant une histoire d’amour que de courage et d’humanité. Il sonde le cœur des hommes et femmes, pour y confronter la complexité des sentiments où l’amour et la haine sont inextricablement liés. L’écriture de ce livre est très bien menée. J’y ai trouvé beaucoup de poésie et je me suis laissée transporter dans cet univers de pécheurs de morue normands. Leur accent, leur expression, tout y est retranscrit avec une précision donnant à ce récit une authenticité remarquable
Luc Patentreger est médecin, plasticien, homme d’art et de politique, écologiste, il sculpte, peint, écrit des livres, des BD – Il a créé un curieux et sympathique petit personnage nommé Paprika – et chaque année il organise le festival de cinéma « Femmes ! » qui rayonne sur plusieurs villes varoises. Il est ce qu’on appelait au XVIIème siècle « un honnête homme », cultivé, curieux de tout, humaniste et il est aussi un amoureux de la Seyne-sur-Mer où il vit. A tel point qu’il nous offre aujourd’hui un livre « La Seyne, la mer » où il défend sa ville qui en a aujourd’hui bien besoin et que, en utopiste et optimiste qu’il est, il espère voir naître un jour, belle et fière. C’est, dit-il, un livre d’espérance magnifiquement illustré de superbes photos de notre ami Pascal Scatena, et de dessins signés de l’auteur lui-même. Un livre plein d’amour et de poésie qui a cette originalité de laisser parler sa ville au singulier, dont chaque chapitre est une escale, l’Histoire se mêlant à l’histoire dans une écriture simple et belle.
Une rencontre s’imposait, avec toute l’amitié et l’admiration que je lui porte. « Luc, parle-moi de la genèse de ce livre… Je suis arrivé à le Seyne-sur-Mer en 1981 et, moi parisien, je découvre la mer Méditerranée et je tombe immédiatement amoureux de cet espace car je suis un passionné de la beauté et la mer fait évidemment partie de la beauté de notre planète. Je m’y installe en tant que médecin en 1984. En 1985, il y a la fermeture des chantiers navals et tous les licenciements qui en découlent. De ce moment, je vois débarquer dans ma clientèle les conséquences sanitaires d’une crise sociale et économique : la dépression, des femmes battues, des enfants qui font pipi au lit, de l’alcoolisme, je vois des suicidés et je ne me sens pas d’être un simple prescripteur d’antidépresseurs mais je veux faire quelque chose pour cette ville… Et faire quoi alors ? A partir de 1989, j’ai commencé à écrire des articles, des réflexions sur comment reconvertir cette ville, comment peut-elle rebondir alors que les politiques avaient out misé sur les chantiers navals sur un plan électoraliste, économique, social. Mais ils n’avaient pas diversifié les activités comme à La Ciotat. J’ai donc réfléchi sur la dimension maritime à travers ma clientèle, les associations, les chefs d’entreprises, des politiques aussi. Etant aussi écologiste je me suis dit que l’avenir de cette ville nécessiterait une dimension maritime et écologique nécessaire.
Tous ces articles, tu les donnais à qui ? Au parti des écologistes qui m’ont demandé, à partir de 92, de les représenter. Ne sachant pas dire non, j’ai donc dit… oui et ça m’a permis de construire une vie d’homme, de citoyen engagé. En 95, je me suis retrouvé élu, adjoint à la culture avec aussi en charge l’aménagement du territoire où j’ai monté des dossiers européens dont le parc Fernand Braudel aux Sablettes. Mon concept était de créer trois parcs car c’était la seule ville à ne pas avoir de parcs. Mais ce n’étaient pas des parcs pour verdir, comme un écolo primaire, mais des parcs pour l’emploi. Un parc balnéaire, un parc culturel et un parc de la rade, ce dernier étant un parc économique et d’agrément, un bassin d’emploi avec des arbres, des pelouses. Mais j’ai très vite été débarqué par le maire d’alors qui voulait construire une cité HLM sur le site des chantiers, ce que je refusais. Alors, revenons à ce livre ! C’est avant tout une réflexion par rapport à un constat, un vécu, à une souffrance. En tant que médecin, citoyen et humain, je ne pouvais pas rester insensible à cette souffrance humaine mais aussi urbaine. La Ciotat a réussi à se reconvertir, la Seyne n’arrêtait pas de plonger. J’ai donc voulu apporter ma petite contribution à la reconversion de cette ville avec la dimension maritime et écologique. Aujourd’hui, en 2026, la dimension maritime, tous les candidats l’ont oubliée, je n’entends pas de discours par rapport à la mer. Quant à la dimension écologique, elle est inexistante alors que nous vivons un dérèglement climatique. Ce livre est onc un récit, un mémoire de la ville et ses avenirs basés sur les solutions liées à la nature. Il est né d’une passion pour elle, pour les gens, pour mes patients, desquels j’ai appris beaucoup de choses et j’ai voulu leur rendre hommage.
George Sand à Tamaris
Lorsque tu parles d’avenir de cette ville… Y crois-tu vraiment ? Si j’écris « La Seyne, la mer », c’est que je crois en cette ville qui, depuis quarante ans, a beaucoup de difficultés mais il va bien falloir qu’un jour, il y ait des politiques qui prennent la ville en main par rapport aux urgences, aux nécessités et tout simplement à une logique de bon sens dans la dimension maritime et écologique. C’est notre identité. Il faut accepter la nature et nous mettre, nous les humains, à sa hauteur. Je donne donc quelques exemples sur les posidonies, qui sont très importantes, sur les cargos à voiles réalisés par la CNIM. On ne peut pas revenir en arrière, on s’adapte. A la Seyne, on n’a rien, on part de pas grand-chose mais on peut proposer un modèle de ville qui soit original, singulier, qui se démarque du reste. Donc on a encore la possibilité de faire en sorte que cette ville ait cette dimension à la fois maritime et à taille humaine. Tout ça, ce sont de bonnes intentions… Evidemment, mais ce sont des alertes et je suis un messager, un lanceur d’alerte, je transmets par l’Histoire, la mémoire, les années-lumière, les années d’acier, les années de plomb. Il y a eu les bombardements, le choléra mais depuis quarante ans ce sont des années de boue. C’est tout ça que j’ai voulu raconter, illustré par des photos de Pascal Scatena et de mes dessins. C’est un livre singulier car je fais parler la Seyne comme un bateau à voile. C’est un navire à trois mâts puisque nous avons trois quartiers, Berthe, centre-ville et le Sud. Il parle de l’Histoire, de la préhistoire, de demain, qui met en avant la conscience écologique, qui parle de la mer, des océans, de la Méditerrané dont la surface maritime est la plus grande après les Etats-Unis. La Méditerranées est une mer d’une très grande richesse par sa biodiversité mais c’est la mer la plus fragile de la planète car c’est une mer fermée qui souffre du plastique et du réchauffement climatique. Pour les politiques, la mer est plus qu’un décor qu’une partenaire. Il faut la respecter et faire avec ».
On le sait, le Téléthon est le bébé de Dany Cayol, chargée de mission de la Mairie de Six-Fours. D’une année sur l’autre, sans souffler un seul instant, elle part tout azimut chercher des sponsors, des spectacles, des animations, des bénévoles. Infatigable, elle se livre corps et âme avec passion, avec empathie car c’est sa fonction principale et naturelle : Aider les autres. Cette année encore, elle a fait des prouesses, elle a battu tous les records et aujourd’hui, on ne peut plus fière du résultat, elle s’adresse à toutes ces personnes de bonne volonté qui l’ont aidée à franchir le seuil des 30.000 Euros.
Chère Madame, Cher Monsieur, VOUS avez fait exploser le record !!!!!!!!!!!!! Si en 2024 nous avions déjà eu un montant jamais atteint, en 2025 la ville de Six Fours vient de remettre au Téléthon la somme de 30 036,81 €, soit 1 576,49 € de plus que l’année dernière !!!! Les diverses manifestations se déroulent dans notre ville sur 3 mois ½, et j’ai reçu le dernier chèque lundi 2 février !! Un ENORME merci à tous. C’est à la fois un engagement auquel vous répondez tous, depuis une crèche, les deux Collèges et le Lycée, les associations patriotiques, culturelles, sportives, les maisons de retraite, entre autres, et encore je sais que quelques-uns n’ont pu faire comme ils le souhaitaient, pour raisons personnelles. Il y eut aussi des actions menées conjointement par plusieurs associations, et vous savez que je suis très sensible à ce rapprochement. La recherche médicale progresse, avec des résultats fiables, et vous en êtes les contributeurs. Grâce à vous aussi la ville de Six Fours se situe dans le peloton de tête de notre Région.
Encore bravo, merci………….. Et à bientôt Amicalement Dany Cayol Chargée de Mission Mairie de Six Fours Coordonnatrice du Téléthon
Sanary : Christiane Boussard entre terre & mer Voilà des années que je suis cette belle artiste et à chacune de ses expositions, j’y retrouve le même bonheur de peindre, d’assembler les couleurs, de représenter des paysages de sa région, entre autres la Seyne , où elle vit. A chaque fois, elle surprend par l’évolution de sa peinture qui va de l’expressionnisme à l’impressionniste et aujourd’hui la voilà qui se lance dans l’abstrait avec un chatoiement de couleurs « qui vont si bien ensemble ». Sortie de nombreux mois de maladie dont elle est aujourd’hui convalescente, elle n’a jamais baissé les bras, jamais lâché son pinceau, ce qui lui a permis de résister avec un beau courage à toutes les pressions médicales qu’elle a enduré.
Après des camaïeux de bleus qui représentent cette Provence qu’elle aime et qui l’inspire, enfermée dans son atelier, elle s’est jetée dans l’abstrait et l’on ressent dans ses toiles, toute l’énergie, toute la force qu’elle a gardée dans ces mois sombres. Et de l’ombre vient la lumière qu’elle pose sur ses toiles avec, on le sent, une joie de peindre irrépressible. Et comme par hasard, ses nouvelles toiles s’agrandissent dans des explosions de couleurs, très différentes de ses premières toiles dans lesquelles on trouvait un calme, une sérénité qui s’est aujourd’hui accrue dans la joie de continuer à peindre. Joie qu’elle nous communique dans cette belle exposition qu’elle nous offre à la galerie Barthelemy de Don jusqu’au 15 février.
Solliès-Pont : Portraits de Femmes avec homme Voilà donc la galerie peuplée de femmes dans tous leurs états, pulpeuses, mystérieuses, poétiques, sculpturales, stars, androgynes… Toutes plus belles les unes que les autres, sublimées par des femmes avec une exception : un homme qui les aime, Olivier Vinet, d’autant plus qu’il est à bonne école avec son épouse, Yannick, qui expose auprès de lui.
Photo Serge Allègre
Bénédicte Le Moigne-Grijol, Cette grande voyageuse nous propose la beauté, la grâce, la féminité, le mystère, la douceur dans ces femmes perdues sous des fleurs et des feuilles, qui, comme des elfes, semblent s’envoler, nimbées de teintes pastel. Tout comme ses sculptures, longilignes et tout aussi mystérieuses, semblables à des icônes. Allez, on passe au couple toulonnais : Olivier et Yannick Vinet dont les styles sont à la fois différents et approchants puisqu’ils présentent les femmes comme des divas, des stars inabordables, sophistiquées, dans des décors géométriques psychédéliques, très seventies, qui peuvent faire penser à Warhol pour cet ex mathématicien, et à la star séductrice et intouchable pour cette artiste, mère de ses cinq enfants.
Marie-Aurore Smadja &Bénédicte Le Moigne-Grijol
Rosa Vanmarcke-Gilissens, est une vieille connaissance, car cette belge installée à Solliès-Pont, vient en voisine et nous a déjà offert ses sculptures monumentales aussi originales qu’elle, qui nous invitent à entrer dans la galerie. Ses œuvres peuvent aller de la femme réelle à la femme abstraite mais toujours d’une beauté hiératique. AK La Rousse a un nom qui est déjà tout un poème. Cette femme de feu, comme son nom l’indique, née du côté de Signes idéalise la femme avec à la fois de la poésie, de la liberté, de l’exubérance. En découvrant certaines de ses toiles, on ne peut s’empêcher de penser à Cocteau, couleurs chatoyantes en plus. La toulonnaise Odile Fayon balance entre classique et imaginaire. Elle peut en même temps nous offrir une femme nue bien en chair, comme les peignaient les anciens, puis partir sur une guitare peuplée de personnages inattendus et colorés. Comme on peut le voir, la Var ne manque pas de beaux et belles artistes dont vous pouvez découvrir un magnifique échantillon jusqu’au 15 février dans ce lieu superbe qu’est le château de Solliès-Pont.
S’il a un nom difficile à retenir au premier abord, son succès, fait qu’aujourd’hui, pour tous les amoureux de la danse du monde, il est devenu un danseur et chorégraphe incontournable. Et on a la chance qu’il se soit installé à Aix-en-Provence, dans ce lieu magique qu’est le Pavillon Noir. Je l’ai rencontré, il y a quelques décennies à Châteauvallon avant qu’il ne parte à Aix. On aurait pu le garder chez nous alors qu’il devait créer en 1995, le Ballet National Contemporain. L’arrivée du FN à Toulon a changé la donne et il a fait d’Aix-en-Provence, le siège de sa compagnie avec le succès que l’on connaît. Il crée en 2015 la section junior, afin d’ouvrir les portes à de jeunes artistes en herbe. L’école a un succès énorme, les apprentis danseurs viennent aussi bien de France que d’Italie, du Portugal, d’Angleterre, de Belgique, Espagne… And so on. Le réalisateur Julien Bengel, qui a créé la Société « Mise en boîte » est, depuis quelques années, un fidèle de la compagnie, collaborant avec Angelin. Et il décide de monter un documentaire sur cette école exemplaire, en compagnie de Marie-Anne Sorba, productrice et créatrice de la société Fred Hilgemann Films. Le film s’intitule « Danser pour grandir », un magnifique film qui nous montre combien la danse est art merveilleux mais difficile. Nombre de danseurs s’y cognent car il faut de la détermination, de la passion, de la ténacité, du talent évidemment peut-être du courage aussi car lorsqu’on aime, le courage est omniprésent. C’est tout ce que nous montre le film de Julien qui a su magnifiquement filmer les danseurs durant leur période test, les découragements, les blessures, les corps qui souffrent, mais aussi l’espoir au bout duquel ils seront pris dans la compagnie. Ils lui ont confié leurs doutes, leurs espoirs mais aussi leur foi en cet art qui est leur vie, avec des confidences très émouvantes. Le film nous montre aussi ce qu’est le collectif, l’entraide de ces jeunes à la fois concurrents et devenus amis malgré leurs différences de langue, de mode de vie… Le vivre ensemble est important lorsqu’on se retrouve loin de son pays, de sa famille et Angelin, qui est d’une grande humanité, est toujours à leur écoute avec une gentillesse extrême. C’est tout cela que nous montre ce film que Julien Bengel et Marie-Anne Sorba sont venus présenter dans le cadre de l’association « Lumière(s) du Sud » présidée par Pascale Parodi.
« Julien, Marie-Anne, deux entités, deux sociétés qui s’épousent pour nous donner ce magnifique film… Racontez-nous… Et racontez-vous ! Marie-Anne : Je suis auteure, réalisatrice et productrice de films documentaires depuis quinze ans. Je suis de la région, j’ai passé mon bac au lycée Dumont d’Urville de Toulon, puis je suis partie à Marseille puis à Paris où j’ai passé vingt ans. Je suis d’abord passée par le journalisme, entre autres à Libération, au Figaro Economie, les anciennes pages saumon, pour faire des reportages dans les pays de l’Est, j’ai écrit quelques livres sur la Russie. J’avais appris la langue au lycée. Et puis je me suis mise à faire des documentaires pour la télévision. J’ai alors créé ma propre maison de production pour avoir plus d’autonomie et d’indépendance En 2017, je suis revenue chez moi en famille, et j’ai rapatrié ma société à Toulon. Julien : J’ai fait le contraire de Marie-Anne, Je suis arrivé de Paris à Toulon en 2005. J’ai fait des études de cinéma, puis je me suis lancé dans la vidéo institutionnelle. J’ai travaillé en tant que monteur sur des documentaires et nous nous sommes rencontrés avec Marie-Anne. Elle m’a demandé si j’avais une idée de film documentaire. Je lui ai parlé de ce projet qui consistait à suivre des jeunes en formation chez Angelin Preljocaj. Nous avons écrit ce projet ensemble, avec nos deux boîtes de production. Pourquoi la danse et pourquoi Preljocaj ? Julien : Cela fait plus de quinze ans que je travaille avec Preljocaj en tant que vidéaste. Je fais des captations de ses spectacles, des coulisses, je suis ses créations. C’est un milieu qui me passionne. Ce n’était pas quelque chose qui m’intéressait au départ mais que j’ai découvert au fur et à mesure. Je suis tombé dedans ! Alors, comment est né ce projet ? A force de voir tous ces jeunes passionnés et travailler d’arrache-pied, j’ai eu envie d’aller un peu plus loin et de les suivre, durant une année de formation, comment ils peuvent arriver à ce niveau-là.
Et vous, Marie-Anne, la danse vous intéressait ? J’ai toujours été fascinée par les danseurs, ce sont pour moi des êtres surnaturels, ils ont quelque chose que les autres n’ont pas, la grâce, la souplesse, la beauté, des choses dont on a besoin plus que jamais dans ce monde d’aujourd’hui. On a besoin de ces émotions liées à la beauté, à l’art. Et de voir tous ces jeunes entre dix-huit et vingt ans qui sont dans leur passion, dont leur vie est dédiée à leur art, c’est à la fois très rare et très beau. C’est magnifique de voir ces êtres passionnés… Et qui ne sont pas fixés sur leur téléphone ! J’ai beaucoup d’espoir que la jeunesse d’aujourd’hui s’intéresse à la danse, ou à tout autre art d’ailleurs. Julien, comment avez-vous travaillé avec Angelin ? Déjà, il nous a fait entièrement confiance. Lorsque je lui ai parlé de ce projet, il m’a seulement dit : « Fais-le comme tu le sens ». On l’a également interviewé vers la fin pour qu’il nous donne son regard sur cette jeunesse. Par contre, il ne nous jamais demandé de voir ce que nous faisions. Il connaissait mon travail, quant aux élèves, recrutés pour un an, je les ai découverts le premier jour et on s’est apprivoisé ! Je n’ai jamais empiété sur leur travail et très vite ils ont oublié ma caméra. Y avait-il quand même un scénario au départ ? Marie-Anne : Nous avons pas mal écrit au départ en fonction du planning en cours de formation car on savait qu’ils reprenaient un ballet « Après la bataille », qu’ils devaient aller travailler à Paris pour répéter. Nous avons écrit des séquences pour savoir vers quoi on voulait aller.
Julien : Ça reste quand même un documentaire et il est difficile de savoir comment les jeunes vont se comporter durant une année. Nous avons eu quelques belles surprises, l’idée était de montrer comment ces jeunes qui sortent d’un cocon familial s’adaptent à un milieu professionnel, de les voir évoluer, prendre confiance et de voir comment, malgré des langues différentes, ils arrivent à travailler ensemble, à se comprendre et apprendre à être ensemble. D’ailleurs, ceux qui ne parlaient pas français ont pris des cours, car chez Preljocaj, les répétitions se font en français. Reçus en France, la moindre des choses est qu’ils s’adaptent. Il y avait aussi cette idée d’intégration. Le film dure 52 minutes. Comment s’est fait le montage ? Nous avons tourné deux à trois fois par mois, de septembre 2024 à fin juillet 2025. Nous avions à peu près cinquante heures d’interviewes, chacun des danseurs l’ayant fait dans sa langue. Il a fallu tout traduire et tout sous-titrer par la suite. Nous avons également fait une mini-série de huit fois huit minutes diffusée avant le journal de 19 heures Ont-ils vu le film ? Julien : Oui. On l’a projeté en septembre 2025 en avant-première au Pavillon Noir, quelques jours avant son passage sur France 3 Marseille, et ils ont découvert le film en présence d’un public. Ils avaient beaucoup d’appréhension et ils ont été très heureux du résultat. C’était fidèle à ce qu’ils sont. Marie-Anne : Ce projet est soutenu dans le cadre d’un dispositif qui permet à France 3 et à la région Sud de financer de nouvelles écritures qui s’appelle « Med in doc » ce qui nous a permis l’apport de France 3 et le soutien de production de la Région. Ce film, en dehors de France 3, va-t-il passer ailleurs ? Le film leur appartient mais ils nous ont donné l’autorisation de le présenter dans des festivals ou dans des salles comme ce soir.
La page Preljocaj se tourne… Et maintenant… Qu’allez-vous faire ? Marie-Anne : On travaille sur un projet, dont on a commencé le tournage. Il s’agit d’une classe de théâtre du collège Joliot-Curie à Carqueiranne. Il y a une petite compagnie nommée « L’Etreinte » qui fait des ateliers avec des ados de 3ème et 4ème’, l’an dernier ils ont écrit une pièce qui s’appelle « Le destin de feu Carotte », l’ont mise en scène et l’ont jouée une fois sur l’Espace des Arts du Pradet avec un certain succès car elle est intelligemment écrite. C’est une comédie et le professeur de Français du Collège, Roger-Michel Allemand a décidé de reprendre cette pièce. Autour de ces communes, il se passe plein de choses avec ces jeunes de 12/15 ans qui font autre chose que de regarder des écrans. Le théâtre est un outil formidable de communication, pour apprendre à s’exprimer, avoir confiance en soi, faire du collectif, du lien social, chacun ayant quelque chose à apporter. Les choses se font au fil de l’eau, plein d’idées arrivent et on cherche des partenaires, du financement, un diffuseur. Le projet est en route… Et vous en avez la primeur car vous êtes la première personne à qui l’on en parle ! On espère le concrétiser avant la fin de l’année… » Eh bien Pascale… Voilà une soirée à proposer à l’association, pour la rentrée prochaine !
On a tous un petit bout de Delpech dans la tête, pour peu qu’on ait plus de 20 ans… ou 30… ou 40 ! J’ai eu la joie de faire quelques tournées avec lui et c’était toujours un plaisir de le retrouver, intact malgré quelques années galère et heureux d’être devant de si grands publics retrouvés pour égrener nos belles années… Après ma première rencontre sur le fameux » Inventaire 66 » avec Stone, Charden, Pascal Danel et quelques autres, je devais partir en tournée avec Michel Delpech en 1971 alors qu’il venait d’éclater littéralement avec » Pour un flirt « . C’était une tournée de folie car il fallait souvent doubler les concerts tant la demande était grande et je me souviens des hurlements des filles lorsqu’il arrivait sur scène avec son fameux tube «Pour un flirt» et qu’il terminait son concert avec le même titre et dans la même folie. Et alors qu’il était en plein succès, la première interview fut quelque peu laconique car, je m’en aperçus très vite, il était timide et réservé malgré cette énergie qu’il avait sur scène. Mais peu à peu, au cours de la tournée, nous eûmes de jolis moments ensemble et je vais découvrir un autre aspect de son caractère : il était anxieux et malgré le succès, cette folie qu’il drainait derrière lui, je me souviens qu’il m’avait dit : «Combien de temps est-ce que ça va durer ?» Cette tournée était un bonheur puisqu’il y avait en première partie Maria de Rossi dont je m’occupais et Sophie Darel. L’ambiance était au beau fixe Son premier gros succès fut «Wight is Wight». » Cette chanson – m’avait-il confié – a été une étape pour moi. Jusqu’ici, j’avais eu quelques petits succès espacés et d’un coup, » Wight is Whight » devient un très gros succès, tout simplement parce que c’est un événement marquant de la musique de ces années 60 et que ça concernait toute la jeunesse.
Inventaire 66 avec Pascal Danel
Une virée au MIDEM
« Le public m’a vraiment découvert avec cette chanson et surtout m’a fait sortir de l’étiquette « chanteur de charme » que je trimballais déjà. On s’est alors rendu compte qu’un chanteur de charme, dans le sens désuet qu’on lui donnait, pouvait aussi être « new look» Après quoi j’ai eu quand même un peu peur que ce ne soit qu’un phénomène de mode… Mais « Pour un flirt » est venu pour renforcer ce succès « Avant, il y avait eu la tournée en première partie de Mireille Mathieu. » Pour moi, ça a été une grande chance de partir avec Mireille Mathieu car elle avait déjà un public énorme ce qui m’a permis d’élargir le mien qui était loin d’être si important. J’avais un public essentiellement jeune, Mireille avait un public très familial et ces tournées m’ont donc apporté un nouveau public. Et puis il faut savoir qu’à l’époque, personne ne me voulait en « vedette américaine » car j’avais déjà un certain succès et nombre de chanteurs avaient peur que j’aie trop de succès. Et je le dis sans vouloir me vanter ! Mais Mireille était au-dessus de ça et puis, elle ne craignait rien ni personne ! » Les années vont donc passer avec nombre de galas, d’Olympia, de succès pour un Michel entraîné dans une course folle. Une course qui le fait aller un peu trop loin, un succès qu’il ne maîtrise plus, pas plus que sa vie d’ailleurs. Il abusera de tout, sexe, drogue, alcool… une vie très rock’n roll qui va lui faire perdre sa femme, ses amis, ses repères, ses fans…Un long tunnel démarre pour lui.
Tournée avec Dalida
Tournée Age tendre avec Jean-Jacques Lafon
Un long tunnel démarre pour lui. Il est au bord du précipice, il a des idées suicidaires mais quelque chose de plus fort que tout va le faire sortir de ce chemin cahotant. Il cherche un sens à sa vie à travers la fumée, les médicaments, les gourous…L’amour le sauvera et ce sera la résurrection dont il nous parlera dans un premier livre « L’homme qui avait bâti sa maison sur le sable » (Eobert Laffont), un livre très émouvant qui est l’histoire de cette quête de la vérité, du sens de la vie. Je le retrouve à cette occasion en novembre 93 : » Il fallait que j’expulse tout cela, que je mette tout noir sur blanc et que je me justifie auprès d’un public qui m’est, malgré tout, resté fidèle, même s’il n’arrivait pas à comprendre mon comportement. J’ai fait le point, je peux aujourd’hui tourner la page. Quelquefois, il me semble même que j’ai écrit l’histoire d’un autre homme… » C’est en effet une chronique poignante de sept années d’enfer où la folie était omniprésente et dont il était sorti vainqueur. La vie n’est pas toujours un long fleuve tranquille mais avec de l’amour, de la volonté, de l’acharnement, on arrive à s’en sortir. Sa carrière pouvait repartir de plus belle. Et même mieux.
Et il reprit le chemin du succès, avec un retour au premier plan, à tel point qu’au fil des ans, Michel est devenu une icône que tous les jeunes chanteurs d’aujourd’hui admirent. La preuve, ce beau disque de duos qu’il a partagé avec quelques jolies pointures. Il a ratissé large pour ce « Michel Delpech &… » puisque, toutes générations confondues, on y retrouve Voulzy, Souchon, Clérika, Julien Clerc, Michel Jonasz, Cabrel, Bénabar, Vassiliu, Cali, Barbara Carlotti… tous ont répondu présent… ou presque ! C’est cette belle aventure qu’il me raconta, lors d’une nième rencontre car c’était toujours avec le même plaisir qu’on se retrouvait. Il était décontracté, mal (ou pas ?) rasé mais avec toujours ce charme indéfinissable, cette gentillesse, cette simplicité qu’il a toujours gardé malgré les années-galères. » Ce disque c’est d’autant plus beau qu’aucun des artistes n’est un ami intime. Je connaissais certains, il y en a d’autres que je n’avais jamais rencontrés et lorsque cette idée m’est venue, j’ai foncé car j’avais très envie de le faire. J’étais très excité et je crois que tous ont été aussi curieux que moi de monter dans mon grenier pour retrouver ces chansons qui dormaient dans la naphtaline, qui les ont marqués ados ou enfants… En 2006, il a été « Mis à nu » par Pascal Louvrier qui a écrit, avec son aide, cette biographie (Ed Perrin). Pourquoi, alors qu’il avait déjà écrit, voici quelques temps, son autobiographie ? « D’abord parce qu’il me l’a demandé poliment et aussi parce que c’est un livre très professionnel qui retrace toute ma carrière. Nous avons eu beaucoup d’entretiens mais il a fait des recherches incroyables pour que cette bio soit la plus proche de la vérité. Je n’ai donc eu qu’à répondre à ses questions, quant au reste, je ne m’en suis pas occupé. Il a mené son enquête, est souvent venu me rejoindre en concerts pour prendre la température…Ca a toujours été sans intervention de ma part. Ce n’est pas une bio dirigée ! »
Et puis, il y a eu les tournées « Âge Tendre » et il était heureux de retrouver la scène avec les copains d’Antan, entre les deux galas de la journée on se retrouvait tous dans les coulisses au catering et il était considéré comme une icône. « N’exagérons rien – m’avait-il dit en riant – mais c’est vrai que c’est une grande joie de se retrouver là après un parcours assez mouvementé. Mais c’est aussi avec beaucoup de recul que je vis ça car je connais les aléas d’une vie de chanteur et ça change les donnes. Aujourd’hui je suis un vieux sage qui prend le bonheur quand il passe et je ne vis pas le succès de la même manière que lorsqu’il est arrivé pour la première fois ! Je sais que ça peut repartir mais je sais que je chanterai tant que l’on voudra de moi car je n’ai aucune intention d’arrêter !!! » Hélas, c’est la maladie qui lui a fait arrêter cette passion de chanter. J’avais été heureux de le retrouver sur ces tournées où nous avions le temps de rire, de parler, de manger tous ensemble.. Nous avons ainsi passé de nombreux moments de connivence en nous retrouvant tous avec plaisir.
A le voir sur scène sur les premières années qui aurait pu penser qu’il allait vivre un tel drame ? Lors de sa dernière participation à la tournée on pouvait s’apercevoir qu’il commençait à mal articuler mais jamais on aurait imaginé une telle fin. Il devra arrêter la tournée, subir une douloureuse première opération en 2013 dont il se remettra peu à peu. Il n’arrêtera pas malgré tout car dès qu’il ira mieux il écrira un livre «J’ai osé Dieu» car il est très croyant et aura le temps d’enregistrer une chanson prémonitoire : «La fin du chemin» car fin 2015 il y a une récidive fatale et il s’éteindra le 2 janvier 2016. Avec son départ il reste un grand vide dans la chanson française.
Avec Anthony Joubert, c’est une vieille complicité qui s’est créée au bord d’une piscine où j’ai mis deux heures à faire mon interview, tant, après une question-réponse, il partait plonger, alors que je l’attendais en plein cagnard ! C’est un garçon volubile, d’une grande gentillesse, qui a toujours la pêche et chaque rencontre est un vrai plaisir, surtout lorsqu’on se retrouve en plus avec deux amis six-fournais : Eddy Benalal, réalisateur et scénariste et Franck Trapelas, scénariste, de la série « Drôle de zinc » que vous pouvez retrouver sur You Tube. Avec son bel accent bien de chez nous que l’on prend du côté d’Arles, il me raconte sa vie à cent à l’heure car c’est un fada de travail et de passions qu’il enchaîne et même qu’il cumule sans jamais respirer et en dormant peu. Un vrai stakhanoviste qui passe d’un one man show à une pièce de théâtre, d’une série à la chanson… Bref, comme le furet, il passe partout avec une incroyable énergie. Je pensais qu’il était en tournée avec la fameuse reprise de la pièce iconique « Un dîner de cons « … Oui mais… Pas que !
« Alors, je viens parler d’une pièce avec toi et voilà que tu m’énumère un tas d’activités ! (Il rit)… Non… Pas tant que ça ! Mais je m’amuse surtout et j’ai plein d’envies et de projets. Alors, commençons par ce « Dîner de cons » que tu emmènes en tournée. C’est nouveau pour toi ! Ce n’est pas si nouveau que ça, car ça fait un peu plus de trois ans que je fais aussi du théâtre. J’ai commencé avec une petite compagnie. Mais j’ai toujours rêvé de jouer ce personnage de François Pignon. Tout le monde a vu la pièce ou le film et on ne peut pas faire mieux que Jacques Villeret. Il est et restera le meilleur con qui existe. Par contre, on peut nuancer le personnage. Je le voulais un peu plus naïf et à la sauce provençale. C’est un nouveau François Pignon et apparemment le public adhère. La pièce commence à devenir ancienne et je la dépoussière un peu. Par exemple, à la création, le portable n’existait pas et comme on est sur un téléphone, j’essaie de l’exorciser pour faire comprendre au public pourquoi le téléphone est là. Et plein de petits détails de ce genre pour mettre la pièce au goût du jour. C’est donc toi qui as monté la pièce ? Oui car j’étais avec une compagnie et on me la demandait un peu partout. J’ai donc demandé les droits qu’on m’a donnés. Ca a tout de suite accroché. Et ça marche ! Je suis très heureux. C’est donc une compagnie que tu as montée, entièrement provençale ! Oui, ils sont de Montpelier, d’Alès, de Marseille. Ça reste très méridional et ça marche du feu de Dieu, Nous venons de Corse où nous avons ajouté des dates, je n’ai pas le temps de m’ennuyer, d’autant que je joue aussi une autre pièce…
Raconte… C’est une nouvelle pièce que j’ai écrite, « Le sosie ». J’y ai mis tout ce que je voulais mettre dans « Le dîner de cons », que je n’ai pas pu mettre, du coup, j’ai réécrit une nouvelle histoire avec plein de clins d’œil. C’est l’histoire d‘un mec qui va se marier et qui dit à sa future femme qu’il est le meilleur ami de Ricky Jones, sorte de Johnny Hallyday. Elle veut le rencontrer et comme il ne le connaît pas, il cherche un sosie qu’il va trouver, une sorte de François Pignon et qui se trouve être un ami d’enfance. C’est pour quand ? C’est déjà parti ! On va la jouer à Alès, au Festival d’Avignon, Châteauneuf-les-Martigues…. Et tu mènes les deux de front ? Oui… Avec aussi mon one man show « A quel moment ça a merdé ? » Et puis je vais prendre un troisième spectacle que je vais jouer à Paris « La photo de mon pote » Et c’est tout ??? Quand tu as un creux, tu fais quoi ? Il y a aussi les vidéos que je fais avec mes deux potes Eddy et Franck. Et je vais retourner sur « la série « Plus belle la vie » ! Je joue un rôle à la fois drôle et touchant, qui cherche l’amour. C’est un personnage qui me correspond et qui touche les gens. Amour/Humour, ça me va bien. Mais, même si c’est quelquefois un peu fatigant, tous les jours sont différents, ma vie n’est pas monotone. C’est une passion et j’aime passer d’une pièce à l’autre, d’une série à une chanson… La seule chose qui m’ennuie c’est de ne plus avoir le temps de jouer à la Play station ! Ton one man show est toujours le même ? Oui, le personnage est un peu plus élaboré que dans la saison 2, un peu plus piquant. Il évolue. J’ai grandi, j’ai pris de l’âge et j’en parle, par rapport à ce que je faisais avant, ce que je vis aujourd’hui. A 40 ans passés, je fais un vrai bilan de vie
Eddy, Anthony & Franck
’âge a l’air de te préoccuper ! Oui, énormément. Je me rends compte qu’aujourd’hui, pour les jeunes nous sommes des darons et je me dis qu’en fait, je n’ai pas grandi dans ma tête. J’ai connu l’époque où on pouvait aller aux toilettes sans téléphone. Si un jeune ne l’a pas, il fait une occlusion intestinale !!! On est tous menés par le téléphone, on filtre avec ça. On peut rire de tout ça mais ma jeune génération, pour moi, a été la plus belle. En boîte de nuit, on sautait ensemble mais on se prenait dans les bras. Ça, c’est fini. Je me rends compte que je suis un vieux con. Du coup, j’en ai fait une chanson qui s’intitule d’ailleurs « Vieux con » Ah… Parce que tu chantes aussi ! A quand le disque ? Il est déjà sorti ! Nous avons fait six millions de vues. Je ne suis pas chanteur, je ne finirai jamais chanteur mais j’aime bien pousser la chanson de temps en temps. J’adore créer. On parle aussi de « Drôle de zinc » que tu fais avec tes deux complices ici présents … C’est une petite série qui m’a énormément plu car le producteur laisse faire le personnage, le laisse vivre. Si on ne dit pas le bon mot, ce n’est pas grave, du moment que ça reste humain et c’est ce qui est sympa. On a fait une petite séquence avec le comédien Moussa Maaskri qui a été formidable. Au tournage, il faisait tout pour me faire rire et j’aurais pu exploser mais j’ai tenu le coup.
Vous allez continuer ? On voudrait, mais le problème est qu’il faut aller à Paris car les décideurs sont là-haut ! Tu y vas quand même ? Malheureusement oui ! Bon, on a fait le tour ? Ah, j’ai oublié : J’ai deux livres en préparation ! A part ça… Heureux ? Oui, je m’amuse beaucoup et L’essentiel est de toujours prendre du plaisir et de ne pas aller au bout de ses rêves… Pourquoi ??? Pour pouvoir aller beaucoup plus loin !!! »
Toute l’équipe du « Dîner de cons »
A noter que nous ne pouvons pas vous parler de ce « Dîner de con » car dans certains salles de spectacles à Six-Fours, la presse est personna non grata. Donc, on ira voir la pièce ailleurs !